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Faire taire les journalistes palestiniens

Faire taire les journalistes palestiniens
Faire taire les journalistes palestiniens
Dalia Hatuqa, Chronique de Palestine
 
Les attaques de l'AP et du Hamas contre les journalistes se sont intensifiées ces derniers mois, selon des groupes de défense des médias.
 
 
 «Cette année, nous avons assisté à l’escalade des attaques contre des journalistes de différentes sensibilités » [File: Reuters]
 
Au début du mois, Jihad Barakat, un journaliste de Palestine Today TV, roulait entre la ville de Nablus, dans le nord de la Cisjordanie, et le village de la région de Tulkarem où il se rendait pour visiter la famille, lorsqu'il a remarqué quelque chose d'inhabituel à un point de contrôle militaire israélien.
 
En violation du protocole, les soldats israéliens fouillaient le convoi du Premier ministre Rami Hamdallah (Autorité palestinienne). Barakat a sorti son téléphone et a rapporté l'incident. Quelques heures plus tard, il était arrêté par les forces de sécurité palestiniennes.
 
Des militants des droits des médias et des journalistes ont exprimé immédiatement leur indignation sur les médias sociaux et exigé que Barakat soit libéré. Le hashtag « Où est Jihad » a été adopté pour les posts des médias sociaux condamnant sa détention, et des journalistes ont manifesté devant le bureau du Premier ministre. Le syndicat des journalistes a été mobilisé.
 
Barakat a finalement été libéré sous caution, et accusé d'une litanie d'infractions fantaisistes, dont la mendicité. Il doit être jugé en septembre et ses collègues craignent que sa détention, ainsi que les autres arrestations qui ont eu au cours des dernières semaines, soient une tentative pour les empêcher de travailler et pour faire taire leur critique légitime de l’Autorité palestinienne.
 
Le Centre palestinien pour le développement et la liberté des médias (MADA) a noté que le nombre de violations commises à l'encontre des journalistes par l'AP en Cisjordanie et le Hamas à Gaza était beaucoup plus élevé en juin que le mois précédent.
 
En plus des efforts de l’AP pour réduire la liberté des médias, les journalistes palestiniens en Cisjordanie doivent affronter les exactions des autorités israéliennes, qui vont jusqu’à la détention, le harcèlement et les restrictions de mouvement ; beaucoup de journalistes ont été tués ou blessés. À Gaza, les journalistes se plaignent que le Hamas, qui contrôle le territoire assiégé, cherche à les intimider.
 
« Cette année, nous avons assisté à une escalade des attaques contre des journalistes de diverses sensibilités », a déclaré Sherif Mansour, coordinateur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord au Comité pour la protection des journalistes. « L'AP et le Hamas vont jusqu’à arrêter et poursuivre en justice des journalistes politiques indépendants qui soutiennent l'autre camp, pour les faire taire ou les punir ».
 
Le 8 juin, les autorités de Gaza ont arrêté Fouad Jaradeh, un journaliste de la télévision palestinienne dirigée par l'Autorité palestinienne, ce que la Fédération internationale des journalistes  a dénoncé par la bouche de son président, Philippe Leruth, : « Les forces de sécurité du Hamas doivent cesser d’attaquer les journalistes de Gaza et de violer systématiquement leurs droits fondamentaux »..
 
Jaradeh est toujours en prison. Son arrestation a eu lieu deux mois après que le journaliste de télévision palestinien, Taghreed Abu Tir, a été placé en détention provisoire et détenu pendant 10 jours. Il a été arrêté parce qu’il était soupçonné de travailler « en complicité avec Ramallah », c’est à dire l’AP, et de « faire un mauvais usage de la technologie ». Selon le Syndicat des journalistes palestiniens, Jaradeh a été contraint, par la force, à faire une fausse déposition.
 
En 2016, MADA a documenté 134 violations contre les journalistes perpétrées par l'Autorité palestinienne et les autorités du Hamas en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Alors que le nombre de violations commises contre le personnel médiatique a diminué par rapport à l'année précédente, le Centre a noté une escalade dans le « traitement dégradant des journalistes lors des interrogatoires et des arrestations », qui pourrait s’apparenter à la torture.
 
Le Centre a également noté que les journalistes étaient persécutés pour des publications personnelles écrites sur les réseaux sociaux. Depuis la libération de Barakat, au moins cinq journalistes de la Cisjordanie ont déclaré avoir été convoqués pour être interrogés par l'appareil de sécurité palestinien interne.
 
Les inquiétudes, concernant l'espace de plus en plus réduit dans lequel les journalistes peuvent opérer, ont augmenté en juin, lorsque l'AP a bloqué 29 sites Web reliés soit au Hamas, soit à Mohammad Dahlan, l'ancien homme fort de Gaza, un allié devenu un ennemi du président palestinien Mahmoud Abbas.
 
« La décision de l’AP d’interdire des sites Web et d’exercer un contrôle sur le contenu du Web est très alarmante », a déclaré M. Mansour. Parmi les sites Web bloqués se trouve le Centre d'information palestinien affilié au Hamas, et Amad, le site Web pro-Dahlan.
 
Une nouvelle loi sur les « crimes électroniques » votée par l'Autorité palestinienne préoccupe également les journalistes à cause des restrictions qu’elle menance d’imposer à leur travail. Selon Nour Odeh, une journaliste basée à Ramallah, la loi comble plusieurs lacunes importantes en matière de fraude, de chantage en ligne, de pornographie juvénile, de vol d'identité et d'autres crimes majeurs absents de l'organe juridique existant.
 
« Mais la loi utilise aussi des termes très vagues, pour définir des infractions, qui pourraient servir à poursuivre l'opposition politique ou les journalistes. Des termes comme le bien public, la sécurité nationale
et la paix civile », a-t-elle déclaré. « Certains articles de la loi [obligent aussi] les journalistes à révéler leurs sources, et naturellement, nous avons tous un problème avec ça ».
 
Le directeur général de MADA, Mousa Rimawi, a noté que « la société civile n'a pas été consultée pour la rédaction [de la loi] qui s’est faite dans le plus grand secret », ajoutant que « certains de ses articles affectent le droit à la liberté d'expression et les droits à la vie privée ».
 
Les groupes de défense des droits des médias pensent que les autorités de Gaza et de Cisjordanie utilisent les journalistes comme des pions du jeu politique. Le Fatah et le Hamas sont en conflit depuis plus d'une décennie, et toutes les tentatives pour réconcilier les deux parties ont jusqu'à présent échoué. La dissension a torpillé les efforts pour tenir des élections nationales,  ce qui a permis à Abbas de rester presque 12 ans au pouvoir, alors que le mandat présidentiel est de quatre ans.
 
La popularité d’Abbas a chuté ces dernières années et, selon un sondage, 65% des gens veulent qu’il démissionne. La répression des voix dissidentes a augmenté à mesure que sa popularité déclinait, en particulier celles des journalistes qui documentaient le mécontentement général contre la coordination sécuritaire de l'Autorité palestinienne avec Israël.
 
Ainsi, en janvier 2016, les forces de sécurité palestiniennes ont arrêté Salim Sweidan à cause d’un rapport publié sur son site web qui accusait l’AP d'aider les autorités israéliennes à arrêter des habitants du village de Beit Furiq après le meurtre d'un colonel israélien et de sa femme. Sweidan a été accusé de calomnie, de falsification d'informations et d'incitation à la haine et à la violence.
 
« Cela montre bien comment ... les journalistes sont persécutés pour les empêcher de faire leur travail et d’informer le public, et comment ils sont utilisés comme des pions par l'AP et le Hamas pour régler leurs différends politiques  », a déclaré M. Mansour.
                                                          
Traduction : Dominique Muselet
 
Faire taire les journalistes palestiniens
 

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En souvenir d’Udo…

En souvenir d’Udo…

Pour avoir donné l’alerte et révéler les faits ;

ET RIEN QUE LES FAITS…

Et je précise tout de suite que plus que jamais, pour moi, le nouveau paradigme qu’il nous faudra bien enclencher sera SANS aucun DIEU, ou demi-dieu, SANS aucun MAITRE non plus pour ne plus avoir à nous soumettre ou se faire mettre par les barbus de tout poil ► Ni dieu, ou demi-dieu ; Ni maître pour nous soumettre…
Billet après billet, je dénonce tous les fondamentalismes religieux, y compris le créationnisme, le Cabalisme, et tous les ISMES en ce domaine.  Et si la spiritualité est une chose positive la religion {toutes les religions sans exception} est le cancer de l’esprit ► Un carcan spirituel.

Udo Ulfkotte né le 20 janvier 1960 (et je suis née la même année) a été retrouvé mort le 13 janvier 2017 et dans cet article de Pierre sur Agoravox du 17 janvier 2017 vous trouverez un excellent résumé en bref de sa carrière journalistique et les points forts de sa vie & sa carrière notamment et de manière inédite : Après une brève conversion à l’islam, il se considérait à la fin de sa vie comme un chrétien né à nouveau. Et l’auteur de l’article ajoute : C’est son livre « « Gekaufte Journalisten – Wie Politiker, Geheimdienste und Hochfinanz Deutschlands Massenmedien lenken »  publié en 2014 qui le fit connaître en France. A ma connaissance, il n’existe pas de traduction française de ce livre. Ce sont les médias alternatifs qui l’ont fait connaître mais Udo Ulfkotte reste un inconnu du grand public. Il n’atteignit jamais la notoriété d’un Snowden ou d’un Assange. […] Udo Ulfkotte et l’islamisme : Ses précédents essais avaient surtout l’islamisation de l’Europe comme sujet et cela avait suscité beaucoup de polémiques dans le pays. C’est à partir de ce moment qu’il fut considéré comme indésirable dans les médias mainstream et qu’il fut étiqueté comme populiste radical de droite. En 2015, il a participé à des conférences de soutien à PEGIDA. Le court article Wikipédia consacré à Udo Ulfkotte mentionne qu’il soutient la thèse que le Mossad est responsable de multiples assassinats déguisés en morts naturelles et que les services secrets israéliens sont derrière les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises. (lien) Sans prendre position, je le mentionne parce que de telles révélations sont assez rares sur Wikipédia. Conclusion : Udo Ulfkotte a ouvert une porte avec ses révélations sur l’intégrité morale des médias allemands… Comparaison n’est pas raison mais c’est certainement une raison de plus pour ceux qui veulent être correctement informé de bien diversifier leurs sources et de ne plus considérer les médias traditionnels comme seules sources fiables. Lire l’article en entier sur AGORAVOX ► http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/udo-ulfkotte-n-est-plus-la-mort-188649
Et pour avoir lu le livre de Kevin D. Annett « Truth Teller’s Shield : A Manual for Whistle Blower & Hell Raisers » puisque Résistance71 en accord avec l’auteur l’a entièrement traduit en français et j’ai réalisé la version PDF {N° 2} pour en permettre la lecture, le téléchargement ou l’impression GRATUITEMENT ► LE BOUCLIER DU LANCEUR D’ALERTE, version PDF de 70 pages.  Ce manuel très complet et écrit d’expérience a pour but d’armer les lanceurs d’alerte et diseurs de vérité contre l’arsenal de l’establishment réprimant la dissidence et ceux qui exposent ses turpitudes et crimes en tout genre. Kevin Annett est connu pour avoir exposé au grand jour et forcé la reconnaissance (et des « excuses ») du gouvernement et des églises du Canada au sujet du génocide de plus de 50 000 enfants autochtones dans les pensionnats pour Indiens entre la fin du XIXème siècle et 1996 ; néanmoins, ce manuel s’adresse à toute forme de lancement d’alerte et fournit un mode d’action et une attente réalistes quant à l’entreprise de dire et d’exposer au grand jours les méfaits et les crimes des entreprises, gouvernements, états et toutes autres entités privées.
Il est clair que ces lectures conjuguées à d’autres nous permettront ainsi de devenir TOUTES & TOUS des LANCEURS D’ALERTE et/ou des DISEURS DE VÉRITÉ et en ouvrant des multitudes de foyer partout dans le monde il sera quasi impossible pour les États, les gouvernements et autres directeur de la CIA à l’humeur très très Mossad le plus souvent, de tous nous bâillonner ou nous éteindre définitivement, parce que nous sommes nombreux et qu’ils sont peu !

Et c’est d’ailleurs pourquoi je lance un appel à toute personne qui accepterait de traduire l’essentiel du dernier livre d’Udo Ulfkotte « Journalistes vendus » paru en 2014 car je me ferais un plaisir d’en faire une version PDF, aussi avis aux amateurs !
Udo ULFKOTTE déclara : « J’ai été journaliste pendant près de 25 ans, et on m’a appris à mentir, à trahir, et à ne pas dire la vérité au public, »  dans une interview sur Russia Today en vidéo ci-dessous ;

Dans cette vidéo Udo ULFKOTTE expliquait qu’il n’avait pas écrit ce livre pour faire de l’argent, trop conscient même des problèmes qu’il encourait plutôt, mais pour que tout le monde sache très précisément ce qu’il se passait en coulisses et pour que plus personne ne puisse prétendre : Oups désolé, je ne savais pas
Dans la fiche Wikipédia que Pierre d’Agoravox mentionne plus haut, on peut lire très exactement ceci : Dans son livre La guerre de l’ombre, la vraie puissance des services secrets, il [UU] donne les détails des opérations de deux unités du Mossad israélien : le Metsada, spécialisé dans le sabotage, incluant attaques terroristes et assassinats commis sous de « fausses bannières », et le LAP (Lohamah Psichlogit) qui œuvrerait dans la guerre psychologique. Il y soutient que l’empreinte du renseignement israélien serait retrouvée dans certains événements, parmi lesquels les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises, y voyant un lien avec la candidature de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle française de 2007 et une possible manipulation de l’opinion publique durant la campagne présidentielle française de 2007.
Grâce à l’œil acéré d’Udo ULFKOTTE et son courage d’avouer avoir participé à cette manipulation et sa honte, comme ses regrets, nous pouvons mener nos propres investigations et nous savons comment les mener et nous protéger, grâce au livre de Kevin Annett.
Et nous les moins que rien sommes ainsi capables de prouver un tas de choses, dont les dires d’Udo ULFKOTTE en lisant cet article de Corinne Autey-Roussel sur Mondialisation-ca du 8 juillet 2017 intitulé ; Déclassifié : Opération Mockingbird, la guerre froide culturelle de la CIA et notamment sur le lien avec la candidature de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle française de 2007 qu’il gagna ce qui donne un nouvel éclairage sur la guerre en Libye ainsi que la diabolisation d’un certain Assad entre autres ;


Déclassifié : Opération Mockingbird, la guerre froide culturelle de la CIA

Le but premier, l’obsession de la CIA, véritable État dans l’État créé en 1947 par le Président Truman en réponse au renforcement du bloc de l’Est à la fin de la Seconde Guerre mondiale : abattre le communisme, bête noire de l’Amérique. [NdJBL : ceux qui ont lu l’essentiel du Pr. Antony Sutton savent que c’est totalement faux, puisque au-delà de la révélation sans équivoque que l’occident à construit financièrement et technologiquement l’URSS dès 1917 et ce jusqu’à au moins la guerre du Vietnam, ajouté à cela l’implication de Wall Street dans la montée d’Hitler. ICI Il devient impossible de croire à ces fables.] À mesure de la publication de ses archives et des découvertes des historiens, l’historique rocambolesque des opérations de l’agence atteste de l’activité incessante d’une fourmilière. Ou plutôt, d’un véritable nid de frelons.
L’argent étant le nerf de la guerre, la CIA dispose dès ses débuts de fonds illimités. Et, comme toute agence de renseignements digne de ce nom, elle sait qu’une des conditions fondamentales de la victoire tient à un contrôle sans faille de l’opinion publique. Ce sera la mission de l’Opération Mockingbird (« Opération Oiseau moqueur »).1
En 1948, Frank Wisner* est nommé directeur du Bureau des projets spéciaux, plus tard renommé Bureau de la Coordination des politiques, une branche de la CIA dont le travail consistera en propagande, guerre économique, actions directes préventives, subversion dans les pays hostiles à l’Amérique et, au plan intérieur comme à l’international, promotion des éléments anticommunistes du camp occidental (dit « monde libre »).

Journalistes en vente : sur-mesure et prêt-à-porter

L’Opération Mockingbird**,  lancée la même année 1948, vise à influencer l’opinion à travers une emprise aussi large que possible sur les médias. La CIA commence à recruter des agences de presse et des journalistes, qui deviendront autant de pions à son service, dans deux buts : d’une part l’espionnage et le contrôle de confrères et d’autre part, la diffusion de propagande anticommuniste. […]
En mai 1976, le Sénat instaure un comité sénatorial censé garantir la conformité des activités des services de renseignements avec la Constitution des USA, le Senate Select Committee on Intelligence. 14 L’Opération Mockingbird, quant à elle, est déjà officiellement du passé ; le directeur de la CIA d’alors, un certain George H. W. Bush***, en a clôturé les activités, au moins en partie, en février 1976 – deux mois avant la présentation finale du rapport Church au Congrès. […]
Au cours des années 90, l’activiste Steve Kangas, 16 le journaliste d’investigation Angus Mackenzie 17 (Rolling Stone, Mother Jones, Washington Post, San Francisco Examiner) et d’autres réfutent la cessation de l’Opération Mockingbird. En 2014, le journaliste allemand Udo Ulfkotte, du Frankfurter Allgemeine Zeitung, révèle dans son livre Gekaufte Journalisten (Journalistes vendus) que la CIA continue à commander, insérer et publier des articles de propagande dans la presse européenne. Le livre, un best-seller en Allemagne, a récemment été traduit en anglais (2016) sous le titre Journalists for Hire : How the CIA Buys the News.
Nous en attendons toujours la traduction française. [NdJBL : Avis aux amateurs ; même partielle ! Je me ferais un plaisir d’en réaliser une version PDF !]
Fr.sott.net a relayé et fort bien complété cet article comme suit ► https://fr.sott.net/article/30845-Declassifie-Operation-Mockingbird-la-guerre-froide-culturelle-de-la-CIA


*Frank Wisner ; Même la simple fiche Wikipédia est éclairante ! Cependant que c’est Thierry Meyssan en juillet 2008 qui constitue le meilleur dossier qui soit ; Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française et l’intrication des liens entre Bush Junior et Sarko l’Américain saute aux yeux, même des plus endormis.

Alors, ce qui suit est un poil compliqué mais indispensable pour bien comprendre pourquoi dans ce système là ; C’est TOTALEMENT FOUPOUDAV ;

Wisner senior a eut un fils ; Frank G. Wisner qui épousa en seconde noce la seconde femme de Pal Sarkozy, le papa de Nicolas, Christine de Ganay (voir son blaze qui remonte à l’an 1300, l’époque où le Boniface VIII l’homme en jupe s’est déclaré représentant de dieu sur terre, tout est .) Christine et Pal ayant eu 2 enfants ensemble ; Caroline et Pierre-Olivier qui deviendra co-directeur de la direction financière du Carlyle Group, lorsqu’elle se remarie (vous suivez toujours ?) en 1976 avec le Franck G. Wisner qui est alors responsable du Département d’État des États-Unis , permit aux fils Sarkozy (dont Nicolas) de faire de nombreux séjours aux États-Unis !
Et comme ce n’est pas assez compliqué comme ça, vous rajoutez à cela le nom de Charles Pasqua témoin du premier mariage de Nicolas Sarkozy et Marie-Dominique Culioli famille avec Achille de PerettiPasquaFrench Connection et on retombe dans l’opération Mockingbird ! Et là encore vous pouvez lire l’excellent article de Meyssan de février 1995 sur Pasqua : Les questions sans réponse de l’Élysée à Matignon ?
**L’Opération Mockingbird ; J’ai traité de ce sujet précisément suite au décès de Udo Ulfkotte qui a soulevé de nombreuses questions, puisque UU avait dévoilé comment la CIA payait des journalistes en Allemagne, en France, au Royaume-Uni, en Australie et en Nouvelle-Zélande pour qu’ils publient de fausses informations dans ce billet  ► NE TUEZ PAS LE MESSAGER ! Source French-Almanar via R71 que je complète avec de nombreuses références, dont celle à Garry Webb qui fut également retrouvé mort chez lui.
Garry Webb lui aussi retrouvé mort ► Le journaliste Gary Webb a été retrouvé sans vie à son domicile de Carmichael (Sacramento County, Californie) vendredi dernier, 10 décembre. Le corps portait une blessure d’arme à feu à la tête ; le bureau du coroner local traite l’affaire comme un suicide. Lire l’intégralité de l’article sur Le Blogue de Jean-Pierre Cloutier ► http://cyberie.qc.ca/jpc/2004/12/suicide-de-gary-webb.html
***George H. W. Bush ; Alors je relève ici la date, 1976, (il a dû y avoir une faille spacio-temporelle cette année-là qui était de sécheresse en France) à laquelle le Directeur de la CIA d’alors, Bush Senior a prétendument clôturé les activités de l’Opération appelée Mockingbird. Parce qu’en remontant la Dynastie Bush, on comprend bien pourquoi l’Amérique messianique moderne d’aujourd’hui en est arrivé là où elle est. J’ai dans ce billet de blog ► Interdire un “droit païen” de domination par Steven Newcomb + Analyse JBL expliqué très précisément et de manière documentée l’origine pseudo-légaliste raciste de l’ordre colonialiste Zunien l’empire anglo-américano-christo-sioniste toujours à l’œuvre car réactivé précisément depuis Prescott et jusqu’à Doubleiou avec les Bush ; Trump poursuivant le Plan. Et le Plan inclut le « pivot » Zunien vers l’Asie = pivot de l’EIIL/Daesh vers l’Asie ► Le « pivot » Zunien sur l’Asie = pivot de l’EIIL/Daesh vers l’Asie par Tony Cartalucci
Et en France, avec l’entrée en scène de Macron, véritable cheval de Troie américain, à l’Élysée tout recommence, ou tout continue sur le même schéma qu’avec Sarkozy puissance 1000 car Macron est directement pucé par Rothschild !

Soyez résolus de ne servir plus et vous serez libres !

Disait Étienne de la Boétie dans le Discours de la servitude volontaire [NdJBL : extrait de ce billet majeur du 25 juillet dernier ► LA RACE PARFAITE], car ; Servir c’est accepter et de plus en plus nombreux, nous refusons l’un comme l’autre…
Et nous pouvons aisément conclure dans les mots de M. de la Boétie qu’il ne s’agit pas de leur rien arracher mais seulement de ne plus rien leur donner !

JBL1960


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Le curieux baromètre mondial de la liberté de presse

Le curieux baromètre mondial de la liberté de presse

Agrandissement
 

Selon le laïus de l’opinion majoritaire, le parc médiatique russe est l'un des moins libres du monde, cette profession de foi étant étayée par des études faites par de nombreuses ONG indépendantes. Si vous écoutez, les fameux « experts ès Russie » et les grands pontes de la télévision, vous entendrez qu'il n'y a pas de liberté de presse en Russie, que le gouvernement maîtrise totalement le paysage médiatique, que les opposants de Poutine sont assassinés et ses critiques embastillés. Ces « experts » citent souvent les organisations non gouvernementales, apparemment indépendantes et sans but lucratif, comme Amnesty International et Human Rights Watch. Ils citent les chiffres du Word Press Freedom Index, préparés par Reporters sans frontières, qu’ils considèrent comme l'autorité suprême et impartiale, dont les classements et les chiffres sont étayés par des données empiriques.
 

    Mais qu’en est-il en réalité du sérieux de ces chiffres et de ces classements ?
 

    Bon, tout d'abord, il faut réaliser qu'il ne peut exister d'ONG complètement indépendante (sauf si entièrement financée par le public ou la publicité). Financées par quelqu'un, elles ont l’obligation d’agir plus ou moins dans l’intérêt de ce quelqu’un.
 

    En 2005, Robert Menard (secrétaire général de Reporters sans frontières) a reconnu avoir reçu de l'argent de la NED (National Empowerment for Democracy, une organisation financée par le Congrès US, créée depuis des lustres pour propager le ‘rayonnement’ des USA à l'étranger), même si ce fait était nié avant le milieu de l’an 2000.
 

    Amnesty International a signalé avoir reçu dans le passé des fonds du Département du développement international du Royaume-Uni et de la Commission européenne. Cette ONG reçoit régulièrement des fonds de l’Open Society Foundation de Soros (George Soros a évidemment un ordre du jour économique et, par conséquent, politique pour de nombreuses régions du monde ; d’ailleurs, il a été affilié aux Clinton).
 

    The Human Rights Watch a reconnu ouvertement avoir reçu de l'argent de Soros.
 

    Ainsi, toutes ces ONG sont loin d'être libres et impartiales.
 

    Inutile de dire que les organisations comme Reporters sans frontières, Amnesty International et Human Rights Watch, semblent toujours agir dans l'intérêt du gouvernement US et des institutions financières transatlantiques. Elles soutiennent la ligne de politique étrangère officielle des USA, que ce soit leur activité en Amérique latine, En Asie ou en Europe de l'Est.
 

    Voyons à présent comment est évaluée la liberté de presse. Prenons le rapport annuel Press Freedom Index de Reporters sans frontières, dont les chiffres sont souvent cités dans les discours sur la liberté des médias. Tout le monde peut visiter son site officiel et lire la description de leur méthodologie.
 

    Ils y expliquent qu'ils choisissent eux-mêmes une poignée de « professionnels des médias », d’avocats et de sociologues dans chaque pays, et leur demande de remplir les 87 items d’un questionnaire. Non seulement des données objectives et empiriques servent à établir l'index, mais aussi la PERCEPTION SUBJECTIVE des gens interrogés qui sont choisis. L’étude n’est pas randomisée, et les gens sondés peuvent être choisis de manière à créer un parti pris ou même des réponses totalement contrefaites. Ils pourraient même questionner les gens des agences locales de la BBC ou des ambassades US locales, et dire qu’il s’agit de « professionnels des médias » et d’avocats.
 

    Du fait de ce grave problème méthodologique, le classement de Reporters sans frontières est sans fondement pratique.
 

    Il est aussi possible d'évaluer la fiabilité du Press Freedom Index en analysant directement son contenu.
 

    Par exemple, dans la dernière version de 2017, l'Ukraine est classée en 102ème position, alors que la Russie occupe la 148ème. Comment cela pourrait-il être l’image de la réalité ?
 

    Le gouvernement ukrainien a interdit les chaînes de télévision russes après le changement de régime en 2014. Certains organes de presse ukrainiens ont été contraints de fermer après les événements de l’Euromaidan. Des journalistes ont été assassinés par les nationalistes enragés (Kalashnikov et Buzyna étant les principaux exemples), certains ont été emprisonnés (ces temps-ci, même le simple quidam ukrainien qui pond et administre, sur les médias sociaux, des pages pro-russes ou contre le gouvernement de Kiev, est poursuivi en tant qu’« agent russe » par le Service de sécurité ukrainien, le SBU, qui s’en vante ouvertement). L'Ukraine a désormais un service Internet, Myrotvorets, qui sert de base de données pour ceux qui « manifestent des signes de délinquance contre la sécurité nationale. » Des documents publiés en ligne peuvent servir à n’importe qui pour dénoncer leur auteur, qui est soupçonné d'être un « agent russe » ou un « collaborateur des séparatistes » et, au risque de le mettre en danger, ses données personnelles (numéro de téléphone personnel, lieu de travail et de résidence) sont rendues publiques.
 

    De ce fait, même certains journalistes occidentaux ont été qualifiés de « collaborateurs des terroristes » pour avoir juste voulu obtenir l'accréditation des autorités des provinces rebelles.
 

    Juste avant d’être assassinés, Kalashnikov et Buzyna, dont nous avons déjà parlé, ont vu leurs informations personnelles détaillées affichées sur le site Internet Myrotvorets.
 

    Ce service Internet est tenu par Anton Gerashenko, conseiller du ministre de l’Intérieur.
 

    Comme ça, dans la pratique, des fonctionnaires du gouvernement ukrainien s’occupent ouvertement de services servant d’appareils répressifs contre les journalistes et les citoyens ordinaires.
 

    Il existe de nombreux cas d'attaques désinvoltes, délibérées et ouvertes contre la liberté d'expression dans l'Ukraine de l’après Euromaïdan. Il faudrait plusieurs gros volumes pour décrire tous les cas de violations et d’attaques connus du public, contre la liberté d'expression (pour ne parler que des plus récents, il y a quelques semaines, par exemple, Channel 5, qui appartient au Président Poroshenko, a diffusé des détails confidentiels, dont l'adresse du domicile, d'un journaliste exilé, Anatoly Sharij, qui critique le gouvernement actuel), mais toutes les ONG parrainées par la NED et Soros se taisent.
 

    Comment peuvent-ils comparer cela à la Russie ? La Russie a bien entendu ses propres problèmes, mais il est loufoque de dire qu'elle a l'un des parcs médiatiques les moins libres du monde. La Russie abrite beaucoup de grands médias qui sont fortement opposés à Poutine. Des organes de presse tels que RBK, Rain TV/Dozhd', Echo of Moscow, Gazetta Ru, Kommersant', travaillent tous en toute liberté. Ils emploient une centaine de journalistes qui ne cachent pas être anti-Poutine.
 

    L'un des journalistes les plus célèbres de Russie, Vladimir Posner, ne cache pas être un critique du gouvernement et de Poutine. Or, il a sa propre émission télévisée sur Channel One, l'une des chaînes de télévision publiques les plus regardées du pays, et son émission lui sert de tribune pour exprimer ses opinions politiques personnelles.
 

    Il est vrai qu’il y a en Russie de grands conglomérats médiatiques financés par l'État, comme VGTRK, mais il y a aussi d'autres médias qui sont indépendants du gouvernement. En fait, en Russie, les médias privés sont majoritaires en nombre.
 

    Inutile de dire que les grands médias occidentaux, comme la BBC, DW et Euronews, ont aussi des filiales régionales émettant en langue russe, qui peuvent être vues librement sur le réseau de la télévision câblée.
 

    Quand on compare cela à l'Ukraine, où le gouvernement actuel interdit les médias étrangers, met délibérément en danger la vie de ses critiques et poursuit systématiquement ceux qui ne suivent pas sa ligne sur les réseaux sociaux.
 

    Il est incohérent que la Russie soit 46 rangs après l'Ukraine dans le classement Freedom of Press Index de 2017. Cet exemple montre à lui seul l'honnêteté et la fiabilité du classement de la presse. Et il nous en dit long sur l'intégrité de ces ONG.
 

    Il s'agit d'utiliser des normes différentes, et de les appliquer en fonction de la région et de l’ordre du jour politique de ceux qui financent ces ONG.
 

    L'idée que, selon certaines ONG, le parc médiatique russe et l’un des moins libres du monde, est fausse à plusieurs niveaux : 1) Ces ONG ne sont pas indépendantes et sont financées par des gens et des organisations qui ont des objectifs politiques. 2) La méthodologie de leurs études souffre de défauts systémiques invalidants. 3) Avec les connaissances de base du sujet et du bon sens, on peut facilement réfuter leurs classements. 4) Contrairement à ce qui est prétendu, la Russie abrite, en fait, de nombreux organes médiatiques opposés au gouvernement et à Poutine, qui sont dans la situation de courant dominant.
 

    Aussi, vaut-il mieux prendre avec des pincettes les chiffres fournis par ces organisations, ou carrément les considérer comme de la propagande, s’ils sont ressassés sans être étayés par des faits, pour servir un ordre du jour.
 

Fort Russ, Denis Churilov, 11 juillet 2017

Original : www.fort-russ.com/2017/07/the-unreliability-of-press-freedom.html
Traduction Petrus Lombard


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Vous avez dit raciste? … Comme c’est bizarre!

Vous avez dit raciste? … Comme c’est bizarre!
Osez une seule fois de votre vie assimiler le sionisme au racisme et vous subirez les foudres des gardiens du politiquement correct et le mitraillage sémantique de ces terroristes des médias, d’ici et d’ailleurs, qui à force de propagande et de mauvaise foi forgent insidieusement l’opinion qui devient déboussolée et corvéable à merci. Au final, bien sûr, la bienpensance vous sera suggérée pour vous faire dire ce qui est convenu, la direction vers laquelle doivent s’orienter vos élucubrations d’intellectuel néo colonisé et vos réflexions nocturnes vous sera indiquée pour qu’enfin voit le jour tout ce que vous pensez naïvement avoir produit par vous-même. Il vous faudra aussi et toujours montrer patte blanche, et ce sera le prix à payer, pour espérer gagner au mieux l’adoption, avec le sacrifice de soi à la clé, où au pire l’assimilation ? Mais l’on a toujours la déculottée que l’on mérite. Alors basta !
Nous écrivions sans rougir il y a quelques années de cela qu’en termes d’afflux d’étrangers la France atteignait son seuil de saturation et reprenions à notre compte l’expression chère à la droite nationale et aux blocs identitaires de ce pays : Pleine, la bergerie est pleine ! Qui peut sincèrement contester à un pays le droit de gérer les flux de personnes qui y viennent pour moult motifs et diverses raisons ? Personne. L’Algérie et à la faveur d’une période faste, de grands projets de développement et d’opulence financière a subi elle aussi et du fait d’une attractivité certaine l’arrivée massive de personnes d’origine étrangère. Si la majorité a fui les guerres, la misère et des conditions climatiques insoutenables que continuent pourtant de supporter avec dignité et sans se plaindre nos valeureuses populations du sud de notre pays, une minorité est venue armée de capitaux et du désir de s’établir dans notre pays pour y investir en paix et pourquoi pas y créer de la richesse et des emplois. Beaucoup ont pu le faire, d’autres se sont avérés être de notoires escrocs et n’étaient pas animés que de bons sentiments à notre égard.
Turcs, chinois, syriens, maghrébins, originaires des pays du Sahel et bien d’autres encore sont ainsi venus nous apporter couleurs chatoyantes, saveurs culinaires, idées et ce mélange qui n’existait pas, ou plus, chez nous. Qui peut s’en plaindre. Mais lorsque cette pression migratoire induit des effets pervers, il n’est pas honteux de le dire pour que les pouvoirs publics puissent les prendre en charge pour les solutionner. Et ceux qui écrivent où pensent un instant que nous sommes devenus racistes se trompent. Il y a désormais chez nous et comme partout ailleurs dans le monde cette exigence de voir ces flux migratoires régulés, encadrés, identifiés et contenus lorsque la capacité d’absorption qui est la nôtre devient insuffisante. Nous sommes un peuple musulman et avons toujours eu le cœur sur la main et notre générosité et notre hospitalité sont connus de tous. Il ne faut pas être naïf. Ceux qui doivent avoir mauvaise conscience, ce sont plutôt ces puissances occidentales qui ont protégé des régimes impopulaires qui ont asservi et appauvri leurs propre peuples, sans oublier ces multinationales occidentales elles-aussi aussi qui continuent de saigner en pillant les richesses naturelles de ces pays. Alors que l’on ne vienne plus nous donner de leçons. Et s’il ya bien une solution pour contenir la pauvreté qui se propage dans un continent aussi riche que le nôtre, l’Afrique, c’est bien que tous ces profiteurs déguerpissent, avec armes et bagages, et qu’ils laissent les richesses de l’Afrique profiter enfin aux peuples africains !

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Entre Paris et Alger, ce n’est plus le grand amour

Entre Paris et Alger, ce n’est plus le grand amour
Depuis le départ, voici six mois, de l’ambassadeur d’Algérie en France, en raison, dit-on, de relations ambigües avec les services marocains, aucun nouveau diplomate n’a été désigné à ce poste ultra sensible. Une façon traditionnelle chez le président Bouteflika, pour manifester sa grogne. C’est qu’après la belle entente entre ce dernier et François Hollande qui a duré jusqu’aux dernières élections présidentielles, les relations franco-algériennes sont désormais nettement moins paisibles. Comme un sérieux coup de froid….

Paris-Rabat-Alger, l’infernal couple à trois

Le choix du Maroc, le frère ennemi de l’Algérie, comme première destination maghrébine du nouveau Président, Emmanuel Macron, n’a pas vraiment plus à Alger. Sur ce plan, François Hollande qui avait choisi la Tunisie comme premier voyage dans cette région du monde avait montré plus de doigté que son successeur.

Ce n’est pas tout. La composition du gouvernement Philippe n’a pas vraiment plus à Alger. Un seul ministre, en charge du numérique, Mounir Majoubi, est issu de la diversité, et encore il est d’origine marocaine. Ce qui à Alger est jugé comme une indélicatesse. Il reste que le succès d’En Marche », le mouvement de Macron, s’est traduit par l’élection de quatorze députés d’origine étrangère, un record absolu dans l’histoire de la République.

Enfin l’Algérie qui se rapproche du Tchad, principal allié des expéditions militaires de la France de Hollande au Mali et en Centrafrique, souhaiterait reprendre pied dans la gestion des dossiers sahéliens. Et cela nécessairement au détriment de l’armée française, au moment où cette dernière ne peut guère afficher un bon bilan dans cette région du monde. En Centrafrique, les heurts meurtriers entre communautés se multiplient. Le Mali apparait comme totalement déstabilisé et son président, IBK, que Hollande et Fabius ont porté au pouvoir est totalement contesté dans son pays où la mobilisation est très forte pour demander son départ.


Nicolas Beau
Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres, dont "Papa Hollande au Mali", "Le vilain petit Qatar", "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)



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« 56 » Mensonges & Crimes d’État – Tome 2 Jean-Loup Izambert

« 56 » Mensonges & Crimes d’État – Tome 2 Jean-Loup Izambert

Le pouvoir des mots…

Ici comme ailleurs, hier comme aujourd’hui ;

Comme un TRAIT-D’UNION !

Pour avoir largement relayé, commenté et analysé le Tome 1 de « 56 » « L’État Français complice de groupes criminels » – IS-Édition du journaliste indépendant Jean-Loup Izambert. Qui nous a permis de comprendre que ce ne sera que lorsque nous les occidentaux, reconnaitrons les criminels de guerre parmi les nôtres et que nous arrêterons de nier la vérité que le sang commencera à sécher…
Et par deux billets très complets ICI et .
Et en analyse complémentaire en appui de Byblos sur Réseau InternationalICI dénonçant la complicité passive dont on fait preuve en veautant par exemple, même à minima, puisque Jupiter 1er a affirmé et réitéré ces jours-ci qu’il était prêt à riposter en cas de « nouvelle attaque » chimique de la part de la Syrie ► http://www.ouest-france.fr/monde/syrie/syrie-macron-et-trump-prets-riposter-en-cas-de-nouvelle-attaque-chimique-5095685

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Je ne peux que recommander  la lecture du Tome 2 ► Mensonges et Crimes d’État du Livre « 56 » par Jean-Loup IzambertIS-Édition.com – Présentation de l’Éditeur : 
De la « génération Mitterrand » à la « république exemplaire » de François Hollande, en passant par celles de Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron, 56 dirigeants politiques français sont impliqués dans le soutien à des organisations criminelles et terroristes.
En soutenant et en armant ces groupes terroristes au prix de nombreux mensonges, ils ont fait de la France un État-voyou, en pleine illégalité internationale.
Maintenant, leurs « rebelles » [NdJBL : vous savez ces petits gars qui faisait du bon boulot… ] frappent l’Europe et le peuple français…
Voici pourquoi ;
À la suite du tome 1 de « 56 » (« L’État français complice de groupes criminels »), Jean-Loup IZAMBERT, journaliste d’investigation indépendant, livre de nouveaux éléments sur les complicités de dirigeants politiques et hauts fonctionnaires français avec des individus liés à des organisations criminelles. Il met à nu les mensonges et crimes ourdis par la présidence française, donne la parole à la Syrie démocratique et décortique les raisons de la guerre contre le « cœur de paix du Moyen-Orient ».
Tant là encore nous pouvons lire noir sur blanc les preuves que l’État est le plus froid des monstres froids…
“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche : ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi : je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”

~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~
Issu de ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/03/09/barnum2017-petit-rappel-sur-la-revolution-francaise-par-les-amis-du-peuple/

CHAPITRE 1 – PAGE 16 du Tome 2 « Mensonges et Crime d’État » de « 56 » :
 
[…] «Dans la même logique, le président Obasanjo a négocié un prêt d’un milliard de dollars auprès du gouvernement chinois afin de financer la réhabilitation des voies ferrées du Nigeria et acheter du matériel roulant. La partie chinoise se donne deux ans pour produire son premier baril de pétrole au pays de Ken Sarowiwa et de Wole Soyinka», précise Michel Collon. Depuis, les États-Unis y ont installé le chaos avec leur cantinière française. À la suite de la Libye. Telle est l’évolution – prévisible – d’une situation que le Secrétaire général de l’ONU Ban-Ki-moon salua, au lendemain de l’assassinat du colonel Kadhafi, comme « une transition historique pour la Libye« . Visiblement tout aussi averti de la géopolitique du Maghreb, le ministre français des Affaires étrangères de l’époque, Alain Juppé, se félicitait « d’avoir aidé à la fin de quarante-deux ans de tyrannie en Libye » (sic) ! Sans commentaires. Et, c’est dès 2011 que la République arabe syrienne voit sa population meurtrie et ses infrastructures détruites par la guerre ourdie par la présidence française avec les mêmes groupes assassins. […]
 
Et vous voudriez faire confiance aux politiques, aux représentants de l’État ?
Ils sont tous mouillés, tous impliqués à des degrés divers, Sarkozy, Fillon, Juppé, Fabius, Valls qui s’est mis EnMarche (Kadima, normal donc) Hollandouille, tous et MacDeRoth  a été mis en place pour nous péter les gencives, la preuve ICI, et nous éparpiller façon puzzle, si on arrête pas de roupiller ou de somnambuler en leur retirant notre consentement d’un coup sec !
La preuve par Manchester que nous sommes revenus en mode Gladio 3.0 voire 3.1
 
Nous « éveiller » c’est réaliser et abattre le plus grand fléau de l’humanité : Le colonialisme et ce par quoi il arrive : l’État !
 
L’État n’est en rien la société, il n’en est au mieux, qu’une caricature. La société elle, n’a aucun besoin de l’État pour exister.
Police et armés sont des institutions de l’État, donc des outils de la répression, le seul moyen est que ces fonctionnaires réalisent, pas dans leur totalité, c’est impossible, mais une certaine partie pouvant former une masse critique (les fameux 10% d’anti-systémistes) qu’ils viennent TOUS du peuple et qu’ils sont au service du peuple et non pas de l’État ==> Et qu’ils se positionnent « Crosses en l’air » car les 250 millions que l’État donne pour calmer les policiers, ce n’est pas pour qu’ils défendent la veuve et l’orphelin, non, mais pour éliminer le nouvel ennemi = Le chômeur, parce qu’il fait peur, parce qu’il nous renvoie à ce que celui ou celle qui travaille encore et pour combien de temps, craint le plus. Alors il faut comprendre, mieux, faire comprendre que nous sommes tous dans la même galère…
Et pour comprendre que l’État n’est pas la solution mais bien le problème, on peut lire tout Pierre Clastres. Et à l’occasion du 40ème anniversaire du décès prématuré dans un accident de voiture de l’anthropologue et ethnologue politique anarchiste Pierre Clastres (1934-1977) Résistance71 publie en plusieurs parties un résumé de sa pensée et de ses conclusions de recherches, qui ne demandent qu’à être poursuivies.
Alors, ce ne sont pas des analyses de plus, plutôt la démonstration que  nous sommes tous « INTER-RELIÉS » et que de cette « INTERCONNEXION » jaillira, telle une étincelle capable d’embraser tous les empires ;

UNION ► RÉFLEXION ► ACTION ► ASSOCIATIONS LIBRES CONFÉDÉRÉES ► SOCIÉTÉ DES SOCIÉTÉS

La Société des sociétés que nous souhaitons initier ne pourra être QUE mondiale si elle doit réussir car l’État ne laissera jamais en paix des poches de bonheur et de succès politico-social pour montrer à quel point il est futile et obsolète.
Ce livre d’Izambert, comme toutes ces lectures, ces PDF, ces analyses, nous permettront, à n’en plus douter, d’écrire la suite de l’Histoire à l’encre du réel et d’enclencher un nouveau paradigme autant que possible sans dieux, ni maitres, mais surtout SANS ARMES, ni haine, ni violence, et en lien avec tous les Natifs de la Terre, afin que plus jamais le présupposé « TUER L’INDIGÈNE POUR SAUVER L’HOMME » n’ait cours…
Parce que nous sommes tous INTER RELIÉS comme le signifie l’expression Lakota (Sioux) Mitakuye Oyasin
Et pour que tous nos feux, nos petites flammes intérieures, si chères à Zénon ; soient CONNECTÉS ; selon le mot Mohawk/Kanienkeha ; Kahwatsire !
Comme me le disait  Thahoketoteh  poète et penseur Mohawk ici-même :  With unity of mind comes great strength and with that power we will attain the peace. Unity, Strength, Peace
L’unité de l’esprit revêt une grande force et avec cette puissance, nous atteindrons la Paix.

Unité, Force, Paix !

Car pour beaucoup d’entre-nous, l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

JBL1960


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Sortie de « 56 – Tome 2 : Mensonges et crimes d’État » (Jean-Loup IZAMBERT)

Sortie de
56–TOME2 Mensonges et crimes d'État
Auteur : Jean-Loup IZAMBERT Résumé (Extrait du livre feuilletable sur notre librairie) :
De la « génération Mitterrand » à la « république exemplaire » de François Hollande, en passant par celles de Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron, 56 dirigeants politiques français sont impliqués dans le soutien à des organisations criminelles et terroristes.
En soutenant et en armant ces groupes terroristes au prix de nombreux mensonges, ils ont fait de la France un État-voyou, en pleine illégalité internationale.
Maintenant, leurs « rebelles » frappent l’Europe et le peuple français...
Voici pourquoi.
Notre avis :
À la suite du tome 1 de "56" ("L’État français complice de groupes criminels"), Jean-Loup IZAMBERT, journaliste d’investigation indépendant, livre de nouveaux éléments sur les complicités de dirigeants politiques et hauts fonctionnaires français avec des individus liés à des organisations criminelles.
Il met à nu les mensonges et crimes ourdis par la présidence française, donne la parole à la Syrie démocratique et décortique les raisons de la guerre contre le « cœur de paix du Moyen- Orient ».
Avec ce second tome percutant, Jean-Loup Izambert se positionne plus que jamais en tant que « lanceur d'alerte ».
L'auteur:
Journaliste d’investigation indépendant, Jean-Loup Izambert a consacré ses quarante années de journalisme à enquêter sur les secteurs économique, financier et politique. Son indépendance, son engagement et sa rigueur lui ont permis de produire plusieurs ouvrages essentiels sur les cercles de pouvoir et réseaux financiers internationaux.
Marseille Innovation. 37 rue Guibal. 13003 MARSEILLE – FRANCE Tel : 09 81 218 218 / Fax : 09 72 34 24 76 / Mail : contact [@] is-edition.com Site : www.is-edition.com / Catalogue : www.is-ebooks.com
Collection :
''Faits de société''
Genre :
Essai - Enquête
Détails :
Publié le 30/06/2017 15x22cm 368 pages
Prix :
20€TTC
ISBN :
978-2-36845-122-9
SYNTHÈSE
Avant-propos Chapitre 1 : La France en pleine illégalité internationale
Avec l’agression contre la République arabe syrienne, « on entre clairement dans le domaine de l’ingérence et de l'illégalité internationale », constate Alain Chouet, ancien chef du service de Renseignement de sécurité de la DGSE. Pourquoi la justice française laisse-t-elle impunis les crimes de dirigeants politiques alors que les lois autorisent leur poursuite et leur condamnation ?
Chapitre 2 : 56
Au cœur de l’État français, 56 dirigeants et hauts fonctionnaires sont impliqués depuis les années 90 dans la protection et/ou le soutien d’individus liés à des organisations criminelles et terroristes.
Chapitre 3 : Autopsie de crimes contre l’humanité
Comment les dirigeants français ont tenté de déclencher un conflit majeur en trompant l’opinion publique par le montage et la diffusion de fausses informations.
Chapitre 4 : Omar, le retour. Saison 2
Chassés de Syrie par l’armée et la population fin 2014, des éléments de l’« opposition » reviennent chez leurs « employeurs » occidentaux. Les attentats se succèdent dans plusieurs pays d'Europe.
Chapitre 5 : Parole à la Syrie démocratique
La vie des Syriens pendant l’agression française, la nouvelle Constitution, le début des événements et la responsabilité des dirigeants français dans la destruction de la Syrie... Entretien avec Maria Saadeh, députée indépendante de l’Assemblée du peuple de la République arabe syrienne.
Épilogue : Le crime au cœur de l’État Documents Documentation
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Le racisme comme système

- Rencontre le 5 mai autour du livre La mécanique raciste
Le racisme comme système
Une rencontre publique aura lieu ce vendredi 5 mai de 19h à 21h à la Librairie Petite Egypte à Paris [1] avec Pierre Tevanian pour la parution de son livre La mécanique raciste. Tout le monde ou presque se dit antiraciste, pourtant les discriminations se perpétuent dans des proportions massives, et en toute impunité. La mécanique raciste met à nu, chiffres à l’appui, cette remarquable contradiction. À rebours des discours complaisants faisant du racisme une simple pathologie individuelle ou un réflexe de « peur de l’autre » naturel et compréhensible, Pierre Tevanian souligne son caractère systémique et son enracinement dans notre culture. Soucieux de « connaître pour mieux combattre », il prend le racisme au sérieux et analyse ses ressorts logiques, esthétiques et éthiques, comme il est d’usage de le faire pour tout système philosophique – à ceci près qu’il s’agit ici de déconstruire une manière perverse de raisonner, de percevoir l’autre et de se concevoir soi-même. Concis, précis, implacable, il démasque le « racisme vertueux » des bons « républicains » et démonte les faux-semblants de l’« antiracisme d’État » – la « tolérance », l’« intégration », le « vivre-ensemble » – pour nous ramener à l’essentiel : une question simple mais sans cesse évacuée, celle de l’égalité. Les lignes qui suivent, extraites de l’avant-propos, présentent la démarche et le contenu de ce livre.
Les réflexions rassemblées dans ce livre ont été écrites au fil de deux décennies de luttes contre le racisme dans le contexte français – des luttes notamment contre des « politiques d’immigration » liberticides et xénophobes, des « politiques sécuritaires » ciblant la jeunesse dite « de la deuxième génération », et des campagnes prétendument « laïques » visant les « femmes voilées ». Rédigées en même temps que d’autres ouvrages portant sur les « années Jospin-Chevènement » puis les « années Sarkozy » et enfin les « années Hollande-Valls », ou sur l’essor d’un discours « antireligieux » ciblant les musulmans et plus encore les musulmanes, elles constituent pour ainsi dire une synthèse théorique sur le racisme, et la manière dont il se construit et s’exerce, au-delà des variations liées aux contextes sociohistoriques.
La construction du livre en quatre chapitres peut déconcerter, puisqu’elle appréhende le racisme comme un système philosophique, au même titre que celui d’Aristote, de Kant ou des Stoïciens, avec sa logique, sa métaphysique, son esthétique et son éthique. Il ne s’agit pas pour autant de lui accorder ainsi une quelconque valeur sur le plan intellectuel : il s’agit tout simplement de le prendre au sérieux, en le considérant comme le système qu’il est, d’autant plus redoutable et détestable qu’il est puissant, cohérent, adossé notamment à une logique, une métaphysique, une esthétique et une éthique :
- une logique fallacieuse, construisant une incompatibilité factice entre l’égalité et la différence [2] ;
- une métaphysique tout aussi fallacieuse, professant le respect de l’autre pour en déduire une supériorité civilisationnelle et donc une domination légitime [3] ;
- une esthétique perverse produisant une hypersensibilité et une perception phobique, méprisante ou haineuse de certains corps [4] ;
- une éthique non moins perverse, façonnant une subjectivité « majoritaire » hypernarcissique et étroitement égoïste, en même temps que « légitime » et autosatisfaite [5] .
Prendre le racisme au sérieux, c’est aussi considérer ce que l’antiracisme dans ses formes les plus convenues est trop enclin à nier ou minimiser : sa dimension politique et socio-économique. Loin d’être une simple pathologie, circonscrite à quelques extrémistes, et n’appelant donc que l’expertise psychologique ou le sermon moral, le racisme est une idéologie et un système politique, intimement lié à des forces sociales et des institutions, y compris étatiques – et à l’usage de la violence, notamment économique et policière. Le racisme est, en un mot, un système de domination. Si cette dimension sociopolitique, appréhendée et dénoncée plus frontalement dans mes précédents livres, ou dans le recueil Les Filles voilées parlent réalisé avec Ismahane Chouder et Malika Latrèche, peut paraître ici moins développée, elle demeure toutefois présente dans mes trois chapitres ainsi que dans la conclusion – et dans l’annexe où je rappelle quelques chiffres édifiants sur l’étendue des discriminations racistes. L’objet spécifique de ce livre est précisément la manière dont une domination sociale, économique, politique, perpétue et légitime son emprise matérielle en s’inscrivant dans les consciences et dans les corps, pour produire dans la population majoritaire une manière appropriée – je veux dire une manière raciste – de raisonner, de ressentir et de se subjectiver (au moyen, précisément, d’une logique, d’une esthétique, d’une métaphysique et d’une éthique spécifiques).
Les réflexions rassemblées ici le sont dans des versions entièrement relues, revues et modifiées, à la lumière des évolutions qui se sont produites ces dernières années et ces derniers mois, dans la société française ou dans ma perception, mais elles demeurent finalement proches de ce qu’elles ont été lors de leurs premières publications. Saïd Bouamama souligne leur actualité dans sa postface, mieux que je n’aurais pu moi-même le faire, en les remobilisant pour analyser toute une série d’offensives idéologiques et politiques récentes, des « arrêtés anti-burkini » de l’été 2016 aux surenchères « identitaires » de la campagne présidentielle de 2017, en passant par la nomination de Jean-Pierre Chevènement comme tuteur des « musulmans de France », chargé de les rappeler à plus de « discrétion ».
Considérer que des grilles d’analyse forgées il y a plusieurs années gardent toute leur pertinence pour les années à venir, ce n’est pas leur accorder une exceptionnelle puissance visionnaire. C’est plutôt constater – avec amertume – la remarquable inertie du système raciste. C’est le cas de son esthétique, qui ne sort pas de sa Sainte Trinité « corps invisible-corps infirme-corps furieux », mais c’est le cas aussi de sa logique, telle que je la déconstruis dans le premier chapitre – et plus précisément de la manière dont elle oppose ces deux notions inséparables que sont l’égalité et la différence, jusqu’à les faire apparaître comme contradictoires et incompatibles. Cette logique a par exemple structuré, tout récemment encore, l’ensemble des argumentaires de l’opposition de droite contre le « Mariage pour tous » (« vous homosexuels qui êtes différents, pourquoi demandez-vous l’égalité, pourquoi n’assumez-vous pas votre différence ? »), mais aussi toutes les campagnes consensuelles, menées par la droite aussi bien que par Manuel Valls, contre le foulard, le voile ou le « burkini » : on prêche l’égalité mais on ne l’accorde qu’à la condition expresse que d’aucuns – ou plutôt d’aucunes – renoncent à l’ostentation de « leur différence ».
François Hollande a même conclu son quinquennat en donnant à cette logique proprement perverse un « cachet présidentiel » : « La femme voilée d’aujourd’hui sera la Marianne de demain », a-t-il déclaré, « parce que, d’une certaine façon, si on arrive à lui offrir les conditions pour son épanouissement, elle se libérera de son voile et deviendra une Française, tout en étant religieuse si elle veut l’être, capable de porter un idéal ». Au moment même où il prétendait tendre une main généreuse à une femme exclue et la ré-inclure dans le corps de la nation, à égalité avec tou(te)s les autres Français(es), le président réaffirmait en fait son exclusion, d’abord en validant le stéréotype de « la » femme voilée, ensuite en projetant sa pleine et entière inclusion dans le futur (« demain ») et l’incertain (« si on arrive à lui offrir les conditions de son épanouissement »), enfin en conditionnant ce futur incertain à un pur et simple retour dans le rang de ladite femme voilée : elle doit se « libérer de son voile ». Ce qui se dit indirectement mais sûrement, derrière les circonvolutions et les doubles négations, c’est une chose très simple : tant qu’elle n’enlève pas son foulard, la femme musulmane n’est pas une Française comme les autres, « capable de porter un idéal » – et accessoirement de jouir des mêmes droits. Comment illustrer mieux, en 2017, l’utilité d’un retour critique sur la logique raciste, et d’une réfutation de ses fausses antinomies ?
Il en va de même de ce que je nomme la métaphysique raciste : cette manière d’interpréter et essentialiser les discours pour en conclure que « nous sommes la race supérieure de ceux qui ne croient pas aux races » – et que du même coup d’autres races sont « inférieures puisque racistes ». L’année 2017 a par exemple débuté avec le procès – et l’ahurissante relaxe – de Georges Bensoussan, poursuivi précisément pour avoir, après de nombreux autres entrepreneurs de morale islamophobe, voulu fonder le mépris et le rejet des musulmans sur le fait que « ce sont eux les racistes » – en l’occurrence contre les Juifs.
Quant à l’éthique raciste, que j’aborde dans le chapitre sur la « question blanche », Saïd Bouamama en évoque aussi les déclinaisons les plus récentes dans sa postface. Je me contenterai d’ajouter que le déni du privilège blanc, tel que je l’évoque dans ce chapitre, n’a cessé au cours des dernières années, et des derniers mois, de se manifester sous des formes de plus en plus caricaturales, en réaction à sa remise en cause par des non-Blancs. À un déni pur et simple, prenant la forme du silence et de la posture color-blind (« aveugle aux couleurs »), succède de plus en plus une dénégation active et agressive, sous forme d’interminables réfutations, indignations et imprécations – contre un supposé « racisme inversé », « antifrançais » ou « antiblanc ». Tout cela était déjà développé dans la première version de mon chapitre, publiée initialement il y a une dizaine d’années, mais a pris ces dernières années une place de plus en plus importante dans le débat public – jusqu’à mobiliser au cours de l’été 2016 l’attention de la ministre Najat Vallaud-Belkacem et celle de Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre les discriminations (sous la forme d’une ahurissante campagne contre un « camp d’été décolonial non mixte » et un cycle de « Paroles non-blanches » organisé dans une université).
C’est d’ailleurs, sans doute, l’un des rares points positifs si l’on envisage les évolutions récentes en termes de racisme : aussi bien l’éthique et la métaphysique que l’esthétique et la logique racistes se retrouvent au cœur du débat public, et sont donc questionnées, critiquées, sommées de se justifier, sous la pression notamment de collectifs divers et variés de Noir(e)s, d’Arabes, de musulman(e)s, de Rroms mais aussi d’Asiatiques et bien entendu de victimes de la violence policière. Le roi est encore loin d’être nu, en tout cas aux yeux de tou(te)s, mais il se dénude, aujourd’hui plus encore qu’il y a dix ans : le racisme le plus ordinaire, respectable et décomplexé est contesté de toutes parts et en profondeur. Ses victimes ne laissent rien passer, et elles parviennent à se faire entendre – par le biais des formes les plus anciennes et consacrées de l’action politique mais aussi par des pratiques sociales et culturelles plus informelles, et par le recours aux réseaux sociaux.
Les critiques formulées tout au long de mes trois chapitres et de ma conclusion trouvent plus que des échos dans la France d’aujourd’hui : au discours pieux, superficiel et pernicieux de ce que je nomme l’antiracisme d’État, qui accompagne et légitime le statu quo de l’exploitation économique, de la discrimination, de l’humiliation et de l’injonction à la discrétion, répond une insolence aussi virulente et inventive dans ses formes que solide sur le fond de l’argumentation – et sûre de son bon droit. Rien n’est épargné : ni les contradictions de la « logique raciste » (la fameuse et fallacieuse antinomie égalité/différence), ni les méfaits « esthétiques » (les caricatures, les stéréotypes, les fantasmes et phobies dans lesquelles sont enfermés les racisés, et les attitudes de mépris, de paternalisme ou de « fraternalisme » qui en découlent), ni enfin la bassesse morale du mode de vie raciste (la jouissance inquestionnée d’un privilège).
Si enfin il fallait trouver, en 2017, une ultime preuve de l’actualité de ce livre, plus encore que le propos présidentiel sur « la voilée », ce serait la fonction et le personnage de Gilles Clavreul, qui est apparu sous le mandat de François Hollande et a accompagné les reniements du président socialiste – notamment l’abandon de la promesse du droit de vote des étrangers, et celui du « récépissé » destinée à lutter contre les contrôles au faciès. Nommé à la DILCRAH (« délégation interministérielle de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT »), Gilles Clavreul aura incarné jusqu’à la caricature toutes les carences, inconséquences, ambivalences, points aveugles, toutes les caractéristiques évoquées dans ma conclusion à propos de cet antiracisme d’État dont j’explique qu’il s’inscrit davantage en continuité qu’en rupture avec le système raciste :
- hiérarchisation et mise en concurrence des racismes ;
- acharnement contre les groupes antiracistes jugés trop insolents ;
- procès en communautarisme voire en « racisme antiblanc » (contribuant à légitimer une notion directement empruntée à l’extrême droite) ;
- complaisance voire connivence avec l’islamophobie (en particulier sous sa forme vertueuse qu’est la stigmatisation des femmes voilées) ;
- sans oublier un soutien affiché au sinistre « Printemps républicain », sorte de Tea-party de la gauche républicaniste la plus réactionnaire, autoritaire et islamophobe.
Il n’y a pas lieu ici de développer – je renvoie à ma propre conclusion ainsi qu’à la longue postface de Saïd Bouamama, qui analyse précisément le récent retour en force d’un « antiracisme d’État » caricatural, au service d’un racisme d’État radicalisé, tout en soulignant aussi ce que ladite radicalisation révèle de positif : plus rien ne va de soi, le système raciste est en crise. Raison de plus pour enfoncer le clou, insister, revenir à la charge – ce livre n’a pas d’autre ambition, avec d’autres livres, et bien d’autres formes d’expression, que d’y contribuer.

P.-S.

La mécanique raciste paraît aux éditions La Découverte en avril 2017. 178 pages, 12 euros.
Table des matières :
Avant-Propos : Le racisme comme système
Introduction : Concept, percept, affect
1. Égalité e(s)t différence
2. Au pays des droits de l’homme
3. Le corps d’exception et ses métamorphoses
4. La question blanche
Conclusion. En finir avec l’antiracisme d’État
Annexe : Une discrimination systémique. Quelques données chiffrées
Postface : De l’intégration compulsionnelle à l’assimilation autoritaire (par Saïd Bouamama)

Notes

[1] 35 rue des petits carreaux, Paris 2ème
[2] cf. Chapitre 1 : « Egalité e(s)t différence »
[3] cf. Chapitre 2 : « Au pays des droits de l’homme »
[4] cf. Chapitre 3 : « Le corps d’exception et ses métamorphoses »
[5] cf. Chapitre 4 : « La question blanche »



http://lmsi.net/Le-racisme-comme-systeme

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« Le sang de l’économie »un film indépendant sur le colonialisme monétaire

« Le sang de l’économie »un film indépendant sur le colonialisme monétaire
 « Le sang de l’économie »un film indépendant sur le colonialisme monétaire
Des jeunes cinéastes indépendants de la seine saint Denis et de Dakar décident de s’unir pour tourner un film en soutient pour l’abolition de la monnaie coloniale du Franc CFA.
Une oeuvre cinématographique pour soutenir les quatorze pays africains et de l’ile des Comores dans la lutte pour l’obtention d’une politique monétaire propre.
La monnaie du Franc Cfa fut Créé par décret le 26 décembre 1945 elle est un système monétaire hérité par la colonisation. Cette monnaie est en cours aux Comores et dans quatorze États en Afrique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo.
Le septième art s’engage de moins en moins cela était une occasion à ne pas rater pour pointer à travers ce film ce qui est un handicap financier pour le développe de l’Afrique.Pour Boel Souleymane il s’agit de son deuxième film après avoir scénarisé le premier moyens mètrage du réalisateur Mahmoud Haroun.

– « Une chute stupéfiante » réalisé par Mahmoud Haroun
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19565359&cfilm=250667.html
« Le sang de l’économie »un film de Boel Souleymane pour mind jacking réalisé par Malick fall
résumé:Ousmane Sakho un jeune économiste et sociologue africain vient tout juste de sortir son premier ouvrage «Le carcan de l’Afrique» ou dedans il détails les dégâts que l’ingérence économique peut produire sur certains pays africains.Son ouvrage propose des alternatifs innovantes pour éradiquer la domination néocoloniale et faire cesser la spoliation de son continent à travers les maux de la monnaie du franc CFA. Seulement les idées de ce jeune écrivain se répandent sur les quatorze pays concernés lors de la promotion de son ouvrage au point de commencer à influencer des prises de décisions politique de certains chefs d’états.Risquant de déstabiliser les programmes des plus gros bailleurs de fonds internationaux et des grandes organisations financières internationales. Les services secrets occidentaux prennent l’initiative d’intervenir pour préserver leurs enjeux économiques mais ratent de justesse son assassinat après une séance de dédicace. Ousmane disparaît se sachant devenu un homme en sursit. Pour le retrouver les services secrets proposent 50 000 euros et un visa pour la France à son meilleurs amis pour l’attirer dans un guet-apens de façon à pouvoir retrouver sa trace et l’assassiner. Les liens d’une amitié résisteront t’-ils à cette sordide proposition financière?

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QUATRE MEDIAS INVISIBLES INFLUENCENT LES ACTUALITES DU MONDE ENTIER

"Des médias de plus en plus concentrés, des journalistes de plus en plus dociles, une information de plus en plus médiocre. Longtemps, le désir de transformation sociale continuera de buter sur cet obstacle." Serge Halimi
QUATRE MEDIAS INVISIBLES INFLUENCENT LES ACTUALITES DU MONDE ENTIER

Le monde de l’information, de la communication et de sa technologie qui va en bloc avec s’est approprié par les multinationales et la chefferie revient en premier aux « mainstreams ». Ces multinationales sont des entreprises de services qui génèrent de gros profits financiers mais aussi ils ont la force de la compénétration, de la pression, de la domination et de l’emprise ; donc par des effets d’entrainement allant jusqu’à façonner le produit politique de chaque nation (forme de domination intellectuelle et morale). Les agences de l’information qui détiennent le monopole dans le marché de l’information et de la communication peuvent se compter sur les doigts d’une seule main. La monopolisation de l’information leur permet d’assoir la pratique politicienne des oligarchies que ces derniers ils conçoivent dans des « think thank » .Ces oligarchies gouvernent la planète et contrôlent tous les grands medias, manipulent les opinions et met bas tous les gouvernements de la planète.
Ces entreprises ou agences de l’information sont :
1- L’agence américaine Associated Press (AP) : est une agence de presse généraliste, Créée en 1846 . Elle a plus d’une centaine de bureaux aux États-Unis et autant dans des dizaines de pays. Elle emploi des milliers employés dont une grande majorité de journalistes. Ses reportages sont publiés en plusieurs langues. Cette entreprise a un statut de coopérative et regroupe près de 1 500 journaux américains (source Wikipedia) et des milliers de stations de radio et de télévision. L'AP possède le réseau de photos numériques le plus avancé de l'industrie, un service de nouvelles continues 24 heures sur 24, un service de nouvelles télévisées haut de gamme et le plus grand réseau de radios des États-Unis.
2- L’agence britannique Reuters : créée en 1851 à Londres, l'agence de presse Reuters fait partie des agences de presse mondiale et généraliste.
Des milliers de journalistes, rédacteurs, photographes et caméramans travaillent pour Reuters dans l’ensemble des pays à travers le monde. C’est une entreprise privée britannique son siège est à New York . Reuters a changé de main au profit de l’entreprise Thomson (le patron canadien des médias).
3- L’agence de presse allemande (DPA) elle est Fondée en 1949 à Goslar, son siège et sa rédaction principale se trouve à Hambourg(Allemagne). La Deutsche Presse-Agentur Elle est la principale agence de presse de langue allemande et de bien d’autres langues. Son réseau mondial en fait presque une Agence de presse mondiale et généraliste.
. Elle emploi à travers le monde des milliers employés, répartis sur plus de 120 pays et 50 bureaux en Allemagne.
La DPA gère des maisons d’édition de médias allemands et même des stations de radiodiffusion. La DPA collabore étroitement avec l’AP américaine et possède la licence pour la commercialisation des services de l’AP dans l’espace germanophone.
4- L’Agence France Presse (AFP), c’est une agence de presse mondiale et généraliste elle est chargée de collecter, vérifier, recouper et diffuser l'information, sous une forme soit disant « neutre », fiable et utilisable directement par tous types de médias (radios, télévision, presse écrite.. ) mais aussi par des grandes entreprises et administrations. l'AFP est implantée dans environ plus d’une centaine de pays avec 200 bureaux. Elle assure une couverture complète de l'actualité mondiale, dans tous les domaines et sous toutes ses formes : photographie- infographie, vidéo et texte dans plusieurs langues. C’est une entreprise publique française. l’AFP est aussi un organe d’information qui a une clientèle très importante , englobe généralement tous les pays de la francophonie.
Ces différents organes de presse alimentent par dépêches les principaux supports d’informations que se soient écrites, écoutées et regardées se rapportant sur les faits , événements et conflits de par le monde et les situations financières sur les places boursières . Ces quatre uniques agences de presse dont leur influence est sans pareil, constitue l’unique source des actualités internationales. Toutes les informations que vous écoutez dans la radio, vous lisez dans vos journaux, vous regardez dans votre écran TV sont signez par une des quatre agence de presse. Certes, le public lecteur, écouteur et regardeur amateur n’est pas sensé de connaitre d’où sont issues exactement ces actualités et surtout de se poser la question suivante de pourquoi les médias que vous consultez parlent généralement de la même chose.
"On peut dire que plus un organe de presse ou un média est aux ordres de l'oligarchie dirigeante, plus il emploie d'euphémismes."
Eric Hazan


Cela est devenue une habitude du soir ,qu’allons nous voir à la Tv, un film, un feuilleton, un match de foot une émission télé, une table ronde….. les informations font toujours partie du décor par leur présence et aussi par notre curiosité de se qui se passe à travers la planète terre. Ce que vous ne devriez pas voir et savoir dans ces dites Télés c’est la guerre du Yémen, de la somalie, de la Lybie, les manifestations depuis plus de six ans jour pour jour au Bahreïn, ce qui se passe réellement en Irak ou en Syrie ou bien encore en Ukraine. Parce que ces agences monopolistes (Reuters-AFP-AP DPA) n’ont rien distribué comme dépêche faisant le scoop (information-vidéo..) pour les TV à ordre.
Ces TV sont elles indépendantes ou de simples retransmetteurs de ce qui est dicté par ces quatre agences, ne dit on pas que celui qui donne ordonne forcement !.Quand l’information ou la dépêche émane par ces grands qui s’entendent très bien, il faut se méfier car elles risquent d’être biaisé et manipuler selon les intérêts des oligarchies et des agences dans le même temps.
Un simple petit rappel très récent, Reuters, se basant sur une pseudo source du Hezbollah, avait affirmé, que Hassan Nasrallah, à travers son discours de jeudi16/02/2017 ,avait adressé un message au nouveau locataire de la Maison Blanche Donald Trump, en le menaçant de s’en prendre à ses intérêts personnels, établis dans les territoires occupés par l’entité sioniste le Hezbollah, a catégoriquement démenti ce vendredi17/02/2017, l’information publiée par l’agence REUTERS, “ basée sur une soi-disant “source proche du mouvement, au sujet d’un discours de son chef Hassan Nasrallah.
Le monopole de ces quatre agences a des conséquences bien calculé :
- le choix des sujets leurs appartient c’est a eux de décider de ce quoi on parle et ce quoi on ne parle pas.
-Les images sont tous les mêmes elles sont bien préparées, bien façonnées et très bien positionner pour avoir un impact optimal.
Le constat primaire que l’on peut faire, en se rapportant sur les sujets traités par ces quatre agences de presse ainsi que les commentaires sont souvent les mêmes ayant un seul objectif que seul les « mainstreams » connaissent.
Certes il existe de petites agences nationales mais n’ont pas le poids nécessaire c’est-à-dire dépourvu de réseau de correspondants à l’extérieur donc pas de possibilité de voir visuellement ce qui se passe à l’extérieur, les images réelles qui proviennent du Yémen, de Syrie, de l’Irak de Lybie …ne sont pas retransmises pour mieux les valider. Devant ces quatre grandes agences de presse qui monopolisent l’information à travers toute la planète, on peut dire alors que la liberté de la presse et à la liberté d’opinion de la population de la planète est vilipendé. Les petites agences n’auront qu’une seule possibilité, c’est celle de collaborer avec ces quatre grandes agences avec la signature du grand
Ce système monopoliste médiatique de ces quatre grandes ’agences qui permet d’être informé et de nous informer de tout ce qui se passe dans ce monde en temps réel présente bien des inconvenants c’est-à-dire en tant que maitre il ne peut offrir qu’une vision propre à ses intérêts des évènements par conséquent, leur second rôle est de sélectionner les faits et événements pour mettre la dépêche à la disposition des medias, si la dépêche est erroné , l’erreur est relayé en boule de neige exemple de celle cite plus haut de Hizb Allah et bien d’autres informations erronée.
La nouvelle bataille en cours se situe entre les médias indépendants, alternatifs, et les médias traditionalistes de propagande c’est la nouvelle guerre des medias qui se joue dans le terrain du TIC. Notre quotidien est trop conditionné par les flots de nouvelles drainée par la TIC qui charrie inlassablement un inextricable déluge d’informations SMS- Tel-Mobile -internet-Twitter-Face book-Google-Youtube-Chat et autres créatures du cyberespace qui ont totalement contrefait, dénaturé, modifié, transformé, notre façon de communiquer et de nous informer.

les médias indépendants et alternatifs sont en train de prendre des portions conséquentes du terrain des médias traditionnels, et l’impact ainsi que de l’influence est remise en cause pas les media alternatifs. Par conséquent les médias traditionnels ou dominants sont conscients de l’enjeu de ce qui va leur advenir, c’est-à-dire une perte totale de légitimité par la désinformation, de prestige par des mensonges et de pouvoir par la perte du lectorat.
Par ce nouveau conflit des Médias traditionnels et alternatifs, ces derniers sont actuellement capables de régler la cadence des nouvelles.
les autoproclamés Gardiens de la réalité, mieux connus sous le nom de médias système ont tout essayé, les fausses nouvelles, la diffusion de la désinformation, la propagande, l’intox, le mensonge, ils ont essayé également d’attaquer la vérité c’est la dire les fondements même de la réalité sont sapés .il s’agit tout simplement de voir ce qui se passe en Syrie pour se rendre en compte du mensonge et de l’émission de fausses nouvelles et même de faux événements mis en montage video pour saper le morale de toute une population ( les Lybiens se rappellent de la fausse prise de tripoli ce 25/08/2011)
La presse alternative reste à ce moment l’unique vecteur qui stigmatise toute forme de non respect de la réalité prôner par le système qui joue l’anormalisation de l’information. L’idiologie étant écarté du contexte politique, il ne reste que ce qui parait anormal pour dire qu’il normal, ce qui est vrai de ce qui est faux, de ce qui est réel et ce qui truquée, ce qui normal de ce qui est anormal cette démarcation ne nécessite pas une argumentation profonde c’est déjà une vérité évidente formalisé, indémontrable et invérifiable qu’aucun mortel ne peut contester, ni réfuter tous cela pour mieux fustiger l’opinion. Elles sont instrumentalisées par les néo-philosophes du système.
La valeur de ces mots sensibles étant purement une manœuvre. Ce sont des armes déployées par le groupe dominant pour faire respecter la réalité du consensus.
Le non sens de ces oppositions binaires su-citées que les néo-philosophes et les médias système s’emploient à substituer pour mieux orienter à leur guise l’opinion public , ils ont pour but de restructurer le consensus social établi sur la réalité comme étant devenu un territoire conceptuel dans lequel toute personne parlant, écrivant ou pensant en dehors du courant dominant est considérée comme une sorte de schismatique et même d’extrémiste, ou toute autre forme d’a-social. Pour aboutir à la déviance qui est une fin en soi.

il faudrait bâtir une raison pour laquelle les médias indépendants et alternatifs obtiennent un certificat de validité dans le marché des idées. Pour tous les importuns et les mauvais acteurs, l’émergence de l’internet à bouleverser la donne

. En voyant à l’œuvre ces quatre agences d’information sous l’ordre de quelques oligarques, on peut conclure pour mieux saisir le sens caché que les médias système sont guidés par des récits bien arrangés et que ces récits ne sont pas dans notre intérêt. Heureusement que l’internet a servi de contrepoids utile et nécessaire, et a été une bénédiction incroyable pour les connaissances humaines, la connectivité et le marché des idées.
. Par conséquent, être honnêtes dans nos actions est notre conduite, être objectif, sincère, juste et raisonnable dans notre analyse des faits et événements. Compte tenu de la concurrence au niveau des marchés d’idées, cela ne devrait pas être difficile par contre cela illumine mieux par la qualité de bonne vraie et juste de l’information. Les lecteurs sont les rois du marché des idées et ca sera ces lecteurs qui infligeront le bon coup aux medias traditionnels
BENALLAL MOHAMED

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 Livre: LA GUERRE, POURQUOI ? LA PAIX, COMMENT ? Eléments de discussion aux gens de bonne volonté 

Un essai qui tente de répondre d’une manière synthétique aux deux questions posées, pour comprendre les causes et les conséquences réelles des conflits (guerre, résistance armée et terrorisme) puis mener des actions en faveur d’un monde équitable et pacifique.
 Livre: LA GUERRE, POURQUOI ? LA PAIX, COMMENT ? Eléments de discussion aux gens de bonne volonté 

Plus de 1450 télé-déchargements en un seul jour, celui de sa mise en ligne en accès libre, le 18 mars 2017, sur un site internet, du livre intitulé : LA GUERRE, POURQUOI ? LA PAIX, COMMENT ? Éléments de discussion aux gens de bonne volonté.
Le livre n’est pas d’un expert pour experts, ni de vulgarisation simpliste pour lecteurs superficiels, ni une somme systématique pour doctrinaires. Le sous-titre précise l’esprit ayant présidé à la rédaction, ainsi que les destinataires.
Ces derniers sont prioritairement les personnes qui, bien que “de bonne volonté”, comme on dit, n’ont pas le temps de recueillir les informations nécessaires pour, d’une part, comprendre les causes et les conséquences réelles des conflits (guerre, résistance armée et terrorisme), et, d’autre part, mener des actions en faveur d’un monde équitable et pacifique. Ce temps leur manque, soit à cause d’un travail exténuant, soit d’une attraction par le “spectacle” factice offert par ceux qui manipulent leur naïveté pour en tirer profit.
L’essai a requis des années de recherches, puis de réflexions pour sa rédaction. En format pdf, il comprend environ... 900 pages, pas moins. Que le lecteur ne s’effraie pas ! Ces pages peuvent être lues comme une série d’articles de journal ou de revue, progressivement, selon le temps disponible.
Ce dernier est nécessaire pour celui qui veut connaître convenablement, comprendre correctement, réfléchir suffisamment sur ces thèmes fondamentaux, apparemment éternels : la guerre et la paix.
A ces deux problèmes, l’auteur s’est vu obligé de se confronter, vue la multiplication des conflits où personne, désormais, n’est à l’abri, dans n’importe quel pays. L’auteur a trouvé le temps de s’y consacrer pour sortir du désarroi de son ignorance. Il juge utile de livrer ses conclusions à celles et ceux qui vivent plus ou moins la même situation.
Bien entendu, l’Algérie est comprise dans l’analyse. Ses contradictions internes intéressent hautement des puissances étrangères ; elles attendent le moment propice pour intervenir par une action, camouflée en “révolution de couleur” à l’ukrainienne, pour changer le système social au profit de leurs intérêts, avec les habituels complices internes.
On connaît l’adage : à question mal posée, problème mal résolue. Aussi, l’ouvrage tente de présenter les vraies questions, et de les poser correctement ; il laisse au lecteur le soin de trouver par lui-même les réponses adéquates. Bien entendu, les interrogations contiennent souvent, de manière induite, les solutions. Cependant, le but n’est pas de “laver le cerveau” ou de persuader, mais de susciter la réflexion personnelle, libre, autonome, en dehors de tout préjugé.
L’ouvrage tente de comprendre non pas telle guerre et telle paix, mais ces phénomènes en tant que tels, sous leurs divers aspects, quelque soit l’époque historique et la la nation. Ne pas rester à la superficie, trompeuse, mais tenter de déceler l’essence, la racine, tel est le défi affronté.
Le livre est divisé en trois sections :
I. LES FACTEURS DE GUERRE : (ÉCONOMIE ou qui s'enrichit au détriment de qui ? - POUVOIR ou qui commande au détriment de qui ? Et pourquoi ? - CIVILISATION ou qui veut avoir raison contre qui ? Et pourquoi ?)
II. LES GUERRES : (GUERRE D’AGRESSION ou qui agresse et en tire profit ? - PACIFISME, RÉSISTANCE ET TERRORISME ou qui est agresse et qui se défend ? - RÉSULTATS DE LA GUERRE).
III. QUEL ORDRE ou qui tire profit du désordre ? (PAYS ET TYPE D’ORDRE – CIVILISATION – POUVOIR - LOIS ET INSTITUTIONS - QUEL ORDRE ?)

Le désir fondamental ayant motivé le temps consacré à cette recherche est celui-ci : le souhait que le lecteur ayant la patience d’en prendre connaissance ne serait plus victime de la manipulation exercée par les mass-medias dominants ; qu’iil ne serait plus désorienté par une avalanche quotidienne d’informations fausses et tendancieuses ; enfin, qu’il pourrait réellement s’affranchir de son aliénation, cause de son humiliante impuissance. Alors, il saurait déterminer, de manière autonome, sans « maître penseur », comment agir pour concrétiser une vie plus digne, lui et les autres.
Non pas que dans l’ouvrage il trouvera des recettes, mais, mieux, une manière de réfléchir, des éléments concrets à partir desquelles utiliser sa propre raison, quelque soit le niveau de formation reçue. L’intelligence n’est pas le privilège des seuls instruits ; la preuve en est le monde qu’ils nous imposent ou nous conditionnent à accepter.
Un autre but de cet ouvrage est de se proposer comme un outil susceptible d’encourager des discussions éclairantes entre citoyens libres, désirant changer en mieux le monde où ils vivent et celui qu’ils laissent à leurs enfants.
L’auteur de cette proposition de réflexion est Kadour Naïmi.
Le livre est télé-déchargeable ici :
http://classiques.uqac.ca/contemporains/NAIMI_Kadour/La_guerre_pourquoi/La_guerre_pourquoi.html
Qui voudrait en confectionner un livre papier peut connaître la procédure ici :
http://www.fichier-pdf.fr/2015/06/01/imprimeretrelier5/imprimeretrelier5.pdf




 

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Quand l’agression yankee de la Syrie fait tomber les masques de Trump… et de certains médias alternatifs

Maintenant que Trump “tient tête à Poutine” et nous mène vers la troisième guerre mondiale, les merdias l’adorent: Dénoncer InfoWars et Israël. “Trump a finalement pris de la maturité et est devenu un vrai président”: voilà le message des merdias qui est injecté profond dans le cortex frontal de l’Amérique.
Quand l’agression yankee de la Syrie fait tomber les masques de Trump… et de certains médias alternatifs
Mais la pressetituée n’a pas fait élire Trump. Ce furent les supposés médias alternatifs qui le firent, emmenés par les Breibart et Infowars, ce sont eux qui ont poussé le Don au sommet de la pyramide.

Le New York Times est maintenant en train de diaboliser quiconque dit que “l’attaque au gaz sarin” en Syrie était un faux-drapeau. D’après le Times, seuls des “extrêmistes de droite” (anciens supporteurs de Trump) disent une telle chose. Le Times cite la pute de l’info alter et islamophobe génocidaire Paul Joseph Watson:

“Paul Joseph Watson, un éditeur et théoricien du complot du site Infowars, a dit sur Twitter que ‘Trump était une autre marionnette de l’état profond et des nouveaux cons’… Je suis officiellement débarqué du train Trump.” a t’il ajouté.”

Mais Watson et Alex Jones ne dénoncent pas ouvertement et sans équivoque l’évident faux-drapeau de “l’attaque au gaz sarin”. Ils n’exposent pas au public les grands mensonges obscènes de Trump.

Watson et son acolyte A. Jones ont fait élire Trump. Ils ont abandonné leur vieille tradition de diseur de vérité sur le 11 septembre, célébrant le lynchage verbal des musulmans prôné par Trump, ont ignoré le fait que la guerre contre l’Islam est une fraude sioniste et ont engrangé un gros paquet de pognon pour rejoindre l’équipe criminelle du 11 septembre.

J’ai échangé des courriels avec deux véritables géants des médias alternatifs, Kurt Nimmo (NdT: dont nous avions dit il y a quelques mois dans un commentaire qu’il avait quitté Infowars pour rejoindre Newsbud, ce qui était assez significatif de l’état de déliquescence de ce média…) et Jack Blood. Tous les deux sont franchement écœurés des putes d’Infowars (l’ancien employeur de Nimmo) et avec toutes les marionnettes et idiots utiles qui sont jusqu’ici montés dans le train Trump.

Si la déclaration de guerre de Trump contre la Syrie (et l’implication d’une déclaration de guerre contre la Russie et l’Iran) est un tournant géopolitique, c’est aussi un tournant dans l’histoire des médias alternatifs. Il est maintenant évident qui est un média alternatif et qui ne l’est pas.

Les vrais médias alternatifs ont été de manière constante au cours des années des médias combattant pour la vérité sur le 11 septembre, ils ont été anti-islamophobe (ce qui était l’objectif du 11 septembre: monter la fadaise du “choc des civilisations” néo-conservatrice…) et anti-Trump. Quiconque posant comme “média alternatif” et ne rapportant pas sur la vérité pour le 11 septembre et sur la multitude de faux-drapeaux qui ont suivi, des gens et médias comme Amy Goodman (Democracy Now !), The Nation, Counterpunch etc, sont des fraudes et bouffent au ratelier des va t’en guerre d’une manière ou d’une autre. De la même façon, quiconque cache la vérité au sujet de la guerre contre l’islam fomenté par les sionistes et mise en place par les attentats du 11 septembre 2001 et qui au lieu de cela soutiennent une folle islamophobie et la psychopathie générale de Trump (NdT: et des blaireaux avant lui, élus ou non comme la Harpie de Clinton…), est de même sur la feuille d’émargement des salauds.

Alors qui sont les vrais médias alternatifs ? Des gens comme Richie Allen, Kurt Nimmo, Jack Blood, Bonnie Faulkner, Vinnie Eastwood, l’équipe de VT et plein d’autres bien entendu.


~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/04/07/infowhores/




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Les secrets du capitalisme de surveillance

Le contrôle exercé par les gouvernements n’est rien comparé à celui que pratique Google. L’entreprise crée un genre entièrement nouveau de capitalisme, une logique d’accumulation systémique et cohérente que nous appelons le capitalisme de surveillance. Pouvons-nous y faire quelque chose ?
Les secrets du capitalisme de surveillance
Google a dépassé Apple en janvier en devenant la plus grosse capitalisation boursière du monde, pour la première fois depuis 2010 (à l’époque, chacune des deux entreprises valait moins de 200 milliards de dollars ; aujourd’hui, chacune est évaluée à plus de 500 milliards). Même si cette suprématie de Google n’a duré que quelques jours, le succès de cette entreprise a des implications pour tous ceux qui ont accès à Internet. Pourquoi ? Parce que Google est le point de départ pour une toute nouvelle forme de capitalisme dans laquelle les bénéfices découlent de la surveillance unilatérale ainsi que de la modification du comportement humain. Il s’agit d’une intrusion globale. Il s’agit d’un nouveau capitalisme de surveillance qui est inimaginable en dehors des insondables circuits à haute vitesse de l’univers numérique de Google, dont le vecteur est l’Internet et ses successeurs. Alors que le monde est fasciné par la confrontation entre Apple et le FBI, véritable réalité est que les capacités de surveillance d’espionnage en cours d’élaboration par les capitalistes de la surveillance sont enviées par toutes les agences de sécurité des États. Quels sont les secrets de ce nouveau capitalisme, comment les entreprises produisent-elles une richesse aussi stupéfiante, et comment pouvons-nous nous protéger de leur pouvoir envahissant ?
I. Nommer et apprivoiser

La plupart des Américains se rendent compte qu’il y a deux types de personnes qui sont régulièrement surveillées quand elles se déplacent dans le pays. Dans le premier groupe, celles qui sont surveillées contre leur volonté par un dispositif de localisation attaché à la cheville suite à une ordonnance du tribunal. Dans le second groupe, toutes les autres.

Certains estiment que cette affirmation est absolument fondée. D’autres craignent qu’elle ne puisse devenir vraie. Certains doivent penser que c’est ridicule. Ce n’est pas une citation issue d’un roman dystopique, d’un dirigeant de la Silicon Valley, ni même d’un fonctionnaire de la NSA. Ce sont les propos d’un consultant de l’industrie de l’assurance automobile, conçus comme un argument en faveur de « la télématique automobile » et des capacités de surveillance étonnamment intrusives des systèmes prétendument bénins déjà utilisés ou en développement. C’est une industrie qui a eu une attitude notoire d’exploitation de ses clients et des raisons évidentes d’être inquiète, pour son modèle économique, des implications des voitures sans conducteur. Aujourd’hui, les données sur l’endroit où nous sommes et celui où nous allons, sur ce que nous sentons, ce que nous disons, les détails de notre conduite, et les paramètres de notre véhicule se transforment en balises de revenus qui illuminent une nouvelle perspective commerciale. Selon la littérature de l’industrie, ces données peuvent être utilisées pour la modification en temps réel du comportement du conducteur, déclencher des punitions (hausses de taux en temps réel, pénalités financières, couvre-feux, verrouillages du moteur) ou des récompenses (réductions de taux, coupons à collectionner pour l’achat d’avantages futurs).

Bloomberg Business Week note que ces systèmes automobiles vont donner aux assureurs la possibilité d’augmenter leurs recettes en vendant des données sur la conduite de leur clientèle de la même manière que Google réalise des profits en recueillant et en vendant des informations sur ceux qui utilisent son moteur de recherche. Le PDG de Allstate Insurance veut être à la hauteur de Google. Il déclare : « Il y a beaucoup de gens qui font de la monétisation des données aujourd’hui. Vous allez chez Google et tout paraît gratuit. Ce n’est pas gratuit. Vous leur donnez des informations ; ils vendent vos informations. Pourrions-nous, devrions-nous vendre ces informations que nous obtenons des conducteurs à d’autres personnes, et réaliser ainsi une source de profit supplémentaire… ? C’est une partie à long terme. »

Qui sont ces « autres personnes » et quellle est cette « partie à long terme » ? Il ne s’agit plus de l’envoi d’un catalogue de vente par correspondance ni le ciblage de la publicité en ligne. L’idée est de vendre l’accès en temps réel au flux de votre vie quotidienne – votre réalité – afin d’influencer et de modifier votre comportement pour en tirer profit. C’est la porte d’entrée vers un nouvel univers d’occasions de monétisation : des restaurants qui veulent être votre destination ; des fournisseurs de services qui veulent changer vos plaquettes de frein ; des boutiques qui vous attirent comme les sirènes des légendes. Les « autres personnes », c’est tout le monde, et tout le monde veut acheter un aspect de votre comportement pour leur profit. Pas étonnant, alors, que Google ait récemment annoncé que ses cartes ne fourniront pas seulement l’itinéraire que vous recherchez, mais qu’elles suggéreront aussi une destination.
Le véritable objectif : modifier le comportement réel des gens, à grande échelle.

Ceci est juste un coup d’œil pris au vol d’une industrie, mais ces exemples se multiplient comme des cafards. Parmi les nombreux entretiens que j’ai menés au cours des trois dernières années, l’ingénieur responsable de la gestion et analyse de méga données d’une prestigieuse entreprise de la Silicon Valley qui développe des applications pour améliorer l’apprentissage des étudiants m’a dit : « Le but de tout ce que nous faisons est de modifier le comportement des gens à grand échelle. Lorsque les gens utilisent notre application, nous pouvons cerner leurs comportements, identifier les bons et les mauvais comportements, et développer des moyens de récompenser les bons et punir les mauvais. Nous pouvons tester à quel point nos indices sont fiables pour eux et rentables pour nous. »

L’idée même d’un produit efficace, abordable et fonctionnel puisse suffire aux échanges commerciaux est en train de mourir. L’entreprise de vêtements de sport Under Armour réinvente ses produits comme des technologies que l’on porte sur soi. Le PDG veut lui aussi ressembler à Google. Il dit : « Tout cela ressemble étrangement à ces annonces qui, à cause de votre historique de navigation, vous suivent quand vous êtes connecté à l’Internet (Internet ou l’internet), c’est c’est justement là le problème – à ce détail près que Under Armour traque votre comportement réel, et que les données obtenues sont plus spécifiques… si vous incitez les gens à devenir de meilleurs athlètes ils auront encore plus besoin de notre équipement. » Les exemples de cette nouvelle logique sont infinis, des bouteilles de vodka intelligentes aux thermomètres rectaux reliés à Internet, et littéralement tout ce qu’il y a entre les deux. Un rapport de Goldman Sachs appelle une « ruée vers l’or » cette course vers « de gigantesques quantités de données ».
La bataille des données comportementales

Nous sommes entrés dans un territoire qui était jusqu’alors vierge. L’assaut sur les données de comportement progresse si rapidement qu’il ne peut plus être circonscrit par la notion de vie privée et sa revendication. Il y a un autre type de défi maintenant, celui qui menace l’idéal existentiel et politique de l’ordre libéral moderne défini par les principes de l’autodétermination constitué au cours des siècles, voire des millénaires. Je pense à des notions qui entre autres concernent dès le départ le caractère sacré de l’individu et les idéaux de l’égalité sociale ; le développement de l’identité, l’autonomie et le raisonnement moral ; l’intégrité du marché ; la liberté qui revient à la réalisation et l’accomplissement des promesses ; les normes et les règles de la collectivité ; les fonctions de la démocratie de marché ; l’intégrité politique des sociétés et l’avenir de la souveraineté démocratique. En temps et lieu, nous allons faire un bilan rétrospectif de la mise en place en Europe du « Droit à l’Oubli » et l’invalidation plus récente de l’Union européenne de la doctrine Safe Harbor2 comme les premiers jalons d’une prise en compte progressive des vraies dimensions de ce défi.

Il fut un temps où nous avons imputé la responsabilité de l’assaut sur les données comportementales à l’État et à ses agences de sécurité. Plus tard, nous avons également blâmé les pratiques rusées d’une poignée de banques, de courtiers en données et d’entreprises Internet. Certains attribuent l’attaque à un inévitable « âge des mégadonnées », comme s’il était possible de concevoir des données nées pures et irréprochables, des données en suspension dans un lieu céleste où les faits se subliment dans la vérité.

Les secrets du capitalisme de surveillance
Le capitalisme a été piraté par la surveillance

Je suis arrivée à une conclusion différente : l’assaut auquel nous sommes confronté⋅e⋅s est conduit dans une large mesure par les appétits exceptionnels d’un tout nouveau genre du capitalisme, une nouvelle logique systémique et cohérente de l’accumulation que j’appelle le capitalisme de surveillance. Le capitalisme a été détourné par un projet de surveillance lucrative qui subvertit les mécanismes évolutifs « normaux » associés à son succès historique et qui corrompt le rapport entre l’offre et la demande qui, pendant des siècles, même imparfaitement, a lié le capitalisme aux véritables besoins de ses populations et des sociétés, permettant ainsi l’expansion fructueuse de la démocratie de marché.

Le capitalisme de surveillance est une mutation économique nouvelle, issue de l’accouplement clandestin entre l’énorme pouvoir du numérique avec l’indifférence radicale et le narcissisme intrinsèque du capitalisme financier, et la vision néolibérale qui a dominé le commerce depuis au moins trois décennies, en particulier dans les économies anglo-saxonnes. C’est une forme de marché sans précédent dont les racines se développent dans un espace de non-droit. Il a été découvert et consolidé par Google, puis adopté par Facebook et rapidement diffusé à travers l’Internet. Le cyberespace est son lieu de naissance car, comme le célèbrent Eric Schmidt, Président de Google/Alphabet, et son co-auteur Jared Cohen, à la toute première page de leur livre sur l’ère numérique, « le monde en ligne n’est vraiment pas attaché aux lois terrestres… Il est le plus grand espace ingouvernable au monde ».

Alors que le capitalisme de surveillance découvre les pouvoirs invasifs de l’Internet comme source d’accumulation de capital et de création de richesses, il est maintenant, comme je l’ai suggéré, prêt à transformer aussi les pratiques commerciales au sein du monde réel. On peut établir l’analogie avec la propagation rapide de la production de masse et de l’administration dans le monde industrialisé au début du XXe siècle, mais avec un bémol majeur. La production de masse était en interaction avec ses populations qui étaient ses consommateurs et ses salariés. En revanche, le capitalisme de surveillance se nourrit de populations dépendantes qui ne sont ni ses consommateurs, ni ses employés, mais largement ignorantes de ses pratiques.
L’accès à Internet, un droit humain fondamental

Nous nous étions jetés sur Internet pour y trouver réconfort et solutions, mais nos besoins pour une vie efficace ont été contrecarrés par les opérations lointaines et de plus en plus impitoyables du capitalisme de la fin du XXe siècle. Moins de deux décennies après l’introduction du navigateur web Mosaic auprès du public, qui permettait un accès facile au World Wide Web, un sondage BBC de 2010 a révélé que 79 % des personnes de 26 pays différents considéraient l’accès à l’Internet comme un droit humain fondamental. Tels sont les Charybde et Scylla de notre sort. Il est presque impossible d’imaginer la participation à une vie quotidienne efficace – de l’emploi à l’éducation, en passant par les soins de santé – sans pouvoir accéder à Internet et savoir s’en servir, même si ces espaces en réseau autrefois florissants s’avèrent être une forme nouvelle et plus forte d’asservissement. Il est arrivé rapidement et sans notre accord ou entente préalable. En effet, les préjudices les plus poignants du régime ont été difficiles à saisir ou à théoriser, brouillés par l’extrême vitesse et camouflés par des opérations techniques coûteuses et illisibles, des pratiques secrètes des entreprises, de fausses rhétoriques discursives, et des détournements culturels délibérés.

Apprivoiser cette nouvelle force nécessite qu’elle soit nommée correctement. Cette étroite interdépendance du nom et de l’apprivoisement est clairement illustrée dans l’histoire récente de la recherche sur le VIH que je vous propose comme analogie. Pendant trois décennies, les recherches des scientifiques visaient à créer un vaccin en suivant la logique des guérisons précédentes qui amenaient le système immunitaire à produire des anticorps neutralisants. Mais les données collectées et croisées ont révélé des comportements imprévus du virus VIH défiant les modèles obtenus auprès d’autres maladies infectieuses.
L’analogie avec la recherche contre le SIDA

La tendance a commencé à prendre une autre direction à la Conférence internationale sur le SIDA en 2012, lorsque de nouvelles stratégies ont été présentées reposant sur une compréhension plus adéquate de la biologie des quelques porteurs du VIH, dont le sang produit des anticorps naturels. La recherche a commencé à se déplacer vers des méthodes qui reproduisent cette réponse d’auto-vaccination. Un chercheur de pointe a annoncé : « Nous connaissons le visage de l’ennemi maintenant, et nous avons donc de véritables indices sur la façon d’aborder le problème. »

Ce qu’il nous faut en retenir : chaque vaccin efficace commence par une compréhension approfondie de la maladie ennemie. Nous avons tendance à compter sur des modèles intellectuels, des vocabulaires et des outils mis en place pour des catastrophes passées. Je pense aux cauchemars totalitaires du XXe siècle ou aux prédations monopolistiques du capitalisme de l’Âge d’Or. Mais les vaccins que nous avons développés pour lutter contre ces menaces précédentes ne sont pas suffisants ni même appropriés pour les nouveaux défis auxquels nous sommes confrontés. C’est comme si nous lancions des boules de neige sur un mur de marbre lisse pour ensuite les regarder glisser et ne laisser rien d’autre qu’une trace humide : une amende payée ici, un détour efficace là.
Une impasse de l’évolution

Je tiens à dire clairement que le capitalisme de surveillance n’est pas la seule modalité actuelle du capitalisme de l’information, ni le seul modèle possible pour l’avenir. Son raccourci vers l’accumulation du capital et l’institutionnalisation rapide, cependant, en a fait le modèle par défaut du capitalisme de l’information. Les questions que je pose sont les suivantes : est-ce que le capitalisme de surveillance devient la logique dominante de l’accumulation dans notre temps, ou ira-t-il vers une impasse dans son évolution – une poule avec des dents au terme de l’évolution capitaliste ? Qu’est-ce qu’un vaccin efficace impliquerait ? Quel pourrait être ce vaccin efficace ?

Le succès d’un traitement dépend de beaucoup d’adaptations individuelles, sociales et juridiques, mais je suis convaincue que la lutte contre la « maladie hostile » ne peut commencer sans une compréhension des nouveaux mécanismes qui rendent compte de la transformation réussie de l’investissement en capital par le capitalisme de surveillance. Cette problématique a été au centre de mon travail dans un nouveau livre, Maître ou Esclave : une lutte pour le cœur de notre civilisation de l’information, qui sera publié au début de l’année prochaine. Dans le court espace de cet essai, je voudrais partager certaines de mes réflexions sur ce problème.
II. L’avenir : le prédire et le vendre

Les nouvelles logiques économiques et leurs modèles commerciaux sont élaborés dans un temps et lieu donnés, puis perfectionnés par essais et erreurs. Ford a mis au point et systématisé la production de masse. General Motors a institutionnalisé la production en série comme une nouvelle phase du développement capitaliste avec la découverte et l’amélioration de l’administration à grande échelle et la gestion professionnelle. De nos jours, Google est au capitalisme de surveillance ce que Ford et General Motors étaient à la production en série et au capitalisme managérial il y a un siècle : le découvreur, l’inventeur, le pionnier, le modèle, le praticien chef, et le centre de diffusion.

Plus précisément, Google est le vaisseau amiral et le prototype d’une nouvelle logique économique basée sur la prédiction et sa vente, un métier ancien et éternellement lucratif qui a exploité la confrontation de l’être humain avec l’incertitude depuis le début de l’histoire humaine. Paradoxalement, la certitude de l’incertitude est à la fois une source durable d’anxiété et une de nos expériences les plus fructueuses. Elle a produit le besoin universel de confiance et de cohésion sociale, des systèmes d’organisation, de liaison familiale, et d’autorité légitime, du contrat comme reconnaissance formelle des droits et obligations réciproques, la théorie et la pratique de ce que nous appelons « le libre arbitre ». Quand nous éliminons l’incertitude, nous renonçons au besoin humain de lancer le défi de notre prévision face à un avenir toujours inconnu, au profit de la plate et constante conformité avec ce que d’autres veulent pour nous.
La publicité n’est qu’un facteur parmi d’autres

La plupart des gens attribuent le succès de Google à son modèle publicitaire. Mais les découvertes qui ont conduit à la croissance rapide du chiffre d’affaires de Google et à sa capitalisation boursière sont seulement incidemment liées à la publicité. Le succès de Google provient de sa capacité à prédire l’avenir, et plus particulièrement, l’avenir du comportement. Voici ce que je veux dire :

Dès ses débuts, Google a recueilli des données sur le comportement lié aux recherches des utilisateurs comme un sous-produit de son moteur de recherche. À l’époque, ces enregistrements de données ont été traités comme des déchets, même pas stockés méthodiquement ni mis en sécurité. Puis, la jeune entreprise a compris qu’ils pouvaient être utilisés pour développer et améliorer continuellement son moteur de recherche.

Le problème était le suivant : servir les utilisateurs avec des résultats de recherche incroyables « consommait » toute la valeur que les utilisateurs produisaient en fournissant par inadvertance des données comportementales. C’est un processus complet et autonome dans lequel les utilisateurs sont des « fins-en-soi ». Toute la valeur que les utilisateurs produisent était réinvestie pour simplifier l’utilisation sous forme de recherche améliorée. Dans ce cycle, il ne restait rien à transformer en capital, pour Google. L’efficacité du moteur de recherche avait autant besoin de données comportementales des utilisateurs que les utilisateurs de la recherche. Faire payer des frais pour le service était trop risqué. Google était sympa, mais il n’était pas encore du capitalisme – seulement l’une des nombreuses startups de l’Internet qui se vantaient de voir loin, mais sans aucun revenu.

Les secrets du capitalisme de surveillance
Un tournant dans l’usage des données comportementales

L’année 2001 a été celle de l’effervescence dans la bulle du dot.com avec des pressions croissantes des investisseurs sur Google. À l’époque, les annonceurs sélectionnaient les pages du terme de recherche pour les afficher. Google a décidé d’essayer d’augmenter ses revenus publicitaires en utilisant ses capacités analytiques déjà considérables dans l’objectif d’accroître la pertinence d’une publicité pour les utilisateurs – et donc sa valeur pour les annonceurs. Du point de vue opérationnel cela signifiait que Google allait enfin valoriser son trésor croissant de données comportementales. Désormais, les données allaient être aussi utilisées pour faire correspondre les publicités avec les des mots-clés, en exploitant les subtilités que seul l’accès à des données comportementales, associées à des capacités d’analyse, pouvait révéler.

Il est maintenant clair que ce changement dans l’utilisation des données comportementales a été un tournant historique. Les données comportementales qui avaient été rejetées ou ignorées ont été redécouvertes et sont devenues ce que j’appelle le surplus de comportement. Le succès spectaculaire de Google obtenu en faisant correspondre les annonces publicitaires aux pages a révélé la valeur transformationnelle de ce surplus comportemental comme moyen de générer des revenus et, finalement, de transformer l’investissement en capital. Le surplus comportemental était l’actif à coût zéro qui changeait la donne, et qui pouvait être détourné de l’amélioration du service au profit d’un véritable marché. La clé de cette formule, cependant, est que ce nouveau marché n’est pas le fruit d’un échange avec les utilisateurs, mais plutôt avec d’autres entreprises qui ont compris comment faire de l’argent en faisant des paris sur le comportement futur des utilisateurs. Dans ce nouveau contexte, les utilisateurs ne sont plus une fin en soi. Au contraire, ils sont devenus une source de profit d’un nouveau type de marché dans lequel ils ne sont ni des acheteurs ni des vendeurs ni des produits. Les utilisateurs sont la source de matière première gratuite qui alimente un nouveau type de processus de fabrication.

Bien que ces faits soient connus, leur importance n’a pas été pleinement évaluée ni théorisée de manière adéquate. Ce qui vient de se passer a été la découverte d’une équation commerciale étonnamment rentable – une série de relations légitimes qui ont été progressivement institutionnalisées dans la logique économique sui generis du capitalisme de surveillance. Cela ressemble à une planète nouvellement repérée avec sa propre physique du temps et de l’espace, ses journées de soixante-sept heures, un ciel d’émeraude, des chaînes de montagnes inversées et de l’eau sèche.

Une forme de profit parasite

L’équation : tout d’abord, il est impératif de faire pression pour obtenir plus d’utilisateurs et plus de canaux, des services, des dispositifs, des lieux et des espaces de manière à avoir accès à une gamme toujours plus large de surplus de comportement. Les utilisateurs sont la ressource humaine naturelle qui fournit cette matière première gratuite.

En second lieu, la mise en œuvre de l’apprentissage informatique, de l’intelligence artificielle et de la science des données pour l’amélioration continue des algorithmes constitue un immense « moyen de production » du XXIe siècle coûteux, sophistiqué et exclusif.

Troisièmement, le nouveau processus de fabrication convertit le surplus de comportement en produits de prévision conçus pour prédire le comportement actuel et à venir.

Quatrièmement, ces produits de prévision sont vendus dans un nouveau type de méta-marché qui fait exclusivement commerce de comportements à venir. Plus le produit est prédictif, plus faible est le risque pour les acheteurs et plus le volume des ventes augmente. Les profits du capitalisme de surveillance proviennent principalement, sinon entièrement, de ces marchés du comportement futur.

Alors que les annonceurs ont été les acheteurs dominants au début de ce nouveau type de marché, il n’y a aucune raison de fond pour que de tels marchés soient réservés à ce groupe. La tendance déjà perceptible est que tout acteur ayant un intérêt à monétiser de l’information probabiliste sur notre comportement et/ou à influencer le comportement futur peut payer pour entrer sur un marché où sont exposées et vendues les ressources issues du comportement des individus, des groupes, des organismes, et les choses. Voici comment dans nos propres vies nous observons le capitalisme se déplacer sous nos yeux : au départ, les bénéfices provenaient de produits et services, puis de la spéculation, et maintenant de la surveillance. Cette dernière mutation peut aider à expliquer pourquoi l’explosion du numérique a échoué, jusqu’à présent, à avoir un impact décisif sur la croissance économique, étant donné que ses capacités sont détournées vers une forme de profit fondamentalement parasite.
III. Un péché non originel

L’importance du surplus de comportement a été rapidement camouflée, à la fois par Google et mais aussi par toute l’industrie de l’Internet, avec des étiquettes comme « restes numériques », « miettes numériques », et ainsi de suite. Ces euphémismes pour le surplus de comportement fonctionnent comme des filtres idéologiques, à l’instar des premières cartes géographiques du continent nord-américain qui marquaient des régions entières avec des termes comme « païens », « infidèles », « idolâtres », « primitifs », « vassaux » ou « rebelles ». En vertu de ces étiquettes, les peuples indigènes, leurs lieux et leurs revendications ont été effacés de la pensée morale et juridique des envahisseurs, légitimant leurs actes d’appropriation et de casse au nom de l’Église et la Monarchie.

Nous sommes aujourd’hui les peuples autochtones dont les exigences implicites d’autodétermination ont disparu des cartes de notre propre comportement. Elles sont effacées par un acte étonnant et audacieux de dépossession par la surveillance, qui revendique son droit d’ignorer toute limite à sa soif de connaissances et d’influence sur les nuances les plus fines de notre comportement. Pour ceux qui s’interrogent sur l’achèvement logique du processus global de marchandisation, la réponse est qu’ils achèvent eux-mêmes la spoliation de notre réalité quotidienne intime, qui apparaît maintenant comme un comportement à surveiller et à modifier, à acheter et à vendre.

Le processus qui a commencé dans le cyberespace reflète les développements capitalistes du dix-neuvième siècle qui ont précédé l’ère de l’impérialisme. À l’époque, comme Hannah Arendt le décrit dans Les Origines du totalitarisme, « les soi-disant lois du capitalisme ont été effectivement autorisées à créer des réalités » ainsi on est allé vers des régions moins développées où les lois n’ont pas suivi. « Le secret du nouvel accomplissement heureux », a-t-elle écrit, « était précisément que les lois économiques ne bloquaient plus la cupidité des classes possédantes. » Là, « l’argent pouvait finalement engendrer de l’argent », sans avoir à passer par « le long chemin de l’investissement dans la production… »
Le péché originel du simple vol

Pour Arendt, ces aventures du capital à l’étranger ont clarifié un mécanisme essentiel du capitalisme. Marx avait développé l’idée de « l’accumulation primitive » comme une théorie du Big-Bang – Arendt l’a appelé « le péché originel du simple vol » – dans lequel l’appropriation de terres et de ressources naturelles a été l’événement fondateur qui a permis l’accumulation du capital et l’émergence du système de marché. Les expansions capitalistes des années 1860 et 1870 ont démontré, écrit Arendt, que cette sorte de péché originel a dû être répété encore et encore, « de peur que le moteur de l’accumulation de capital ne s’éteigne soudainement ».

Dans son livre The New Imperialism, le géographe et théoricien social David Harvey s’appuie sur ce qu’il appelle « accumulation par dépossession ». « Ce que fait l’accumulation par dépossession » écrit-il, « c’est de libérer un ensemble d’actifs… à un très faible (et dans certains cas, zéro) coût ». Le capital sur-accumulé peut s’emparer de ces actifs et les transformer immédiatement en profit… Il peut aussi refléter les tentatives de certains entrepreneurs… de « rejoindre le système » et rechercher les avantages de l’accumulation du capital.
Brèche dans le « système »

Le processus qui permet que le « surplus de comportement » conduise à la découverte du capitalisme de surveillance illustre cette tendance. C’est l’acte fondateur de la spoliation au profit d’une nouvelle logique du capitalisme construite sur les bénéfices de la surveillance, qui a ouvert la possibilité pour Google de devenir une entreprise capitaliste. En effet, en 2002, première année rentable Google, le fondateur Sergey Brin savoura sa percée dans le « système », comme il l’a dit à Levy,

« Honnêtement, quand nous étions encore dans les jours du boom dot-com, je me sentais comme un idiot. J’avais une startup – comme tout le monde. Elle ne générait pas de profit, c’était le cas des autres aussi, était-ce si dur ? Mais quand nous sommes devenus rentables, j’ai senti que nous avions construit une véritable entreprise « .

Brin était un capitaliste, d’accord, mais c’était une mutation du capitalisme qui ne ressemblait à rien de tout ce que le monde avait vu jusqu’alors.

Une fois que nous comprenons ce raisonnement, il devient clair qu’exiger le droit à la vie privée à des capitalistes de la surveillance ou faire du lobbying pour mettre fin à la surveillance commerciale sur l’Internet c’est comme demander à Henry Ford de faire chaque modèle T à la main. C’est comme demander à une girafe de se raccourcir le cou ou à une vache de renoncer à ruminer. Ces exigences sont des menaces existentielles qui violent les mécanismes de base de la survie de l’entité. Comment pouvons-nous nous espérer que des entreprises dont l’existence économique dépend du surplus du comportement cessent volontairement la saisie des données du comportement ? C’est comme demander leur suicide.
Toujours plus de surplus comportemental avec Google

Les impératifs du capitalisme de surveillance impliquent qu’il faudra toujours plus de surplus comportemental pour que Google et d’autres les transforment en actifs de surveillance, les maîtrisent comme autant de prédictions, pour les vendre dans les marchés exclusifs du futur comportement et les transformer en capital. Chez Google et sa nouvelle société holding appelée Alphabet, par exemple, chaque opération et investissement vise à accroître la récolte de surplus du comportement des personnes, des organismes, de choses, de processus et de lieux à la fois dans le monde virtuel et dans le monde réel. Voilà comment un jour de soixante-sept heures se lève et obscurcit un ciel d’émeraude. Il faudra rien moins qu’une révolte sociale pour révoquer le consensus général à des pratiques visant à la dépossession du comportement et pour contester la prétention du capitalisme de surveillance à énoncer les données du destin.

Quel est le nouveau vaccin ? Nous devons ré-imaginer comment intervenir dans les mécanismes spécifiques qui produisent les bénéfices de la surveillance et, ce faisant, réaffirmer la primauté de l’ordre libéral dans le projet capitaliste du XXIe siècle. Dans le cadre de ce défi, nous devons être conscients du fait que contester Google, ou tout autre capitaliste de surveillance pour des raisons de monopole est une solution du XXe siècle à un problème du 20e siècle qui, tout en restant d’une importance vitale, ne perturbe pas nécessairement l’équation commerciale du capitalisme de surveillance. Nous avons besoin de nouvelles interventions qui interrompent, interdisent ou réglementent : 1) la capture initiale du surplus du comportement, 2) l’utilisation du surplus du comportement comme matière première gratuite, 3) des concentrations excessives et exclusives des nouveaux moyens de production, 4) la fabrication de produits de prévision, 5) la vente de produits de prévision, 6) l’utilisation des produits de prévision par des tiers pour des opérations de modification, d’influence et de contrôle, et 5) la monétisation des résultats de ces opérations. Tout cela est nécessaire pour la société, pour les personnes, pour l’avenir, et c’est également nécessaire pour rétablir une saine évolution du capitalisme lui-même.
IV. Un coup d’en haut

Dans la représentation classique des menaces sur la vie privée, le secret institutionnel a augmenté, et les droits à la vie privée ont été érodés. Mais ce cadrage est trompeur, car la vie privée et le secret ne sont pas opposés, mais plutôt des moments dans une séquence. Le secret est une conséquence ; la vie privée est la cause. L’exercice du droit à la vie privée a comme effet la possibilité de choisir, et l’on peut choisir de garder quelque chose en secret ou de le partager. Les droits à la vie privée confèrent donc les droits de décision, mais ces droits de décision ne sont que le couvercle sur la boîte de Pandore de l’ordre libéral. À l’intérieur de la boîte, les souverainetés politiques et économiques se rencontrent et se mélangent avec des causes encore plus profondes et plus subtiles : l’idée de l’individu, l’émergence de soi, l’expérience ressentie du libre arbitre.

Le capitalisme de surveillance ne dégrade pas ces droits à la décision – avec leurs causes et leurs conséquences – il les redistribue plutôt. Au lieu de nombreuses personnes ayant quelques « droits », ces derniers ont été concentrés à l’intérieur du régime de surveillance, créant ainsi une toute nouvelle dimension de l’inégalité sociale. Les implications de cette évolution me préoccupent depuis de nombreuses années, et mon sens du danger s’intensifie chaque jour. L’espace de cet essai ne me permet pas de poursuivre jusqu’à la conclusion, mais je vous propose d’en résumer l’essentiel.

Le capitalisme de surveillance va au-delà du terrain institutionnel classique de l’entreprise privée. Il accumule non seulement les actifs de surveillance et des capitaux, mais aussi des droits. Cette redistribution unilatérale des droits soutient un régime de conformité administré en privé fait de récompenses et des punitions en grande partie déliée de toute sanction. Il opère sans mécanismes significatifs de consentement, soit sous la forme traditionnelle d’un « exit, voice or loyalty »3 associé aux marchés, soit sous la forme d’un contrôle démocratique exprimé par des lois et des règlements.
Un pouvoir profondément antidémocratique

En conséquence, le capitalisme de surveillance évoque un pouvoir profondément anti-démocratique que l’on peut qualifier de coup d’en haut : pas un coup d’état, mais plutôt un coup contre les gens, un renversement de la souveraineté du peuple. Il défie les principes et les pratiques de l’autodétermination – dans la vie psychique et dans les relations sociales, le politique et la gouvernance – pour lesquels l’humanité a souffert longtemps et sacrifié beaucoup. Pour cette seule raison, ces principes ne doivent pas être confisqués pour la poursuite unilatérale d’un capitalisme défiguré. Pire encore serait leur forfait par notre propre ignorance, impuissance apprise, inattention, inconvenance, force de l’habitude, ou laisser aller. Tel est, je crois, le terrain sur lequel notre lutte pour l’avenir devra se dérouler.

Hannah Arendt a dit un jour que l’indignation est la réponse naturelle de l’homme à ce qui dégrade la dignité humaine. Se référant à son travail sur les origines du totalitarisme, elle a écrit : « Si je décris ces conditions sans permettre à mon indignation d’y intervenir, alors j’ai soulevé ce phénomène particulier hors de son contexte dans la société humaine et l’ai ainsi privé d’une partie de sa nature, privé de l’une de ses qualités intrinsèques importantes. »

C’est donc ainsi pour moi et peut-être pour vous : les faits bruts du capitalisme de surveillance suscitent nécessairement mon indignation parce qu’ils rabaissent la dignité humaine. L’avenir de cette question dépendra des savants et journalistes indignés attirés par ce projet de frontière, des élus et des décideurs indignés qui comprennent que leur autorité provient des valeurs fondamentales des communautés démocratiques, et des citoyens indignés qui agissent en sachant que l’efficacité sans l’autonomie n’est pas efficace, la conformité induite par la dépendance n’est pas un contrat social et être libéré de l’incertitude n’est pas la liberté.

—–

1. Shoshana Zuboff, « Big other : surveillance capitalism and the prospects of an information civilization », Journal of Information Technology, 30, 2015, p. 81.↩

2. Le 6 octobre 2015, la Cour de justice de l’Union européenne invalide l’accord Safe Harbor. La cour considère que les États-Unis n’offrent pas un niveau de protection adéquat aux données personnelles transférées et que les états membres peuvent vérifier si les transferts de données personnelles entre cet état et les États-Unis respectent les exigences de la directive européenne sur la protection des données personnelles.↩

3. Référence aux travaux de A. O. Hirschman sur la manière de gérer un mécontentement auprès d’une entreprise : faire défection (exit), ou prendre la parole (voice). La loyauté ayant son poids dans l’une ou l’autre décision.↩





Les secrets du capitalisme de surveillance
Shoshana Zuboff est professeur émérite à Charles Edward Wilson, Harvard Business School. Cet essai a été écrit pour une conférence en 2016 au Green Templeton College, Oxford. Son prochain livre à paraître en novembre 2017 s’intitule Maître ou Esclave : une lutte pour l’âme de notre civilisation de l’information et sera publié par Eichborn en Allemagne, et par Public Affairs aux États-Unis.

Article original en anglais paru dans le Franfurter Allgemeine Zeitung : The Secrets of Surveillance Capitalism

Traduction originale : Dr. Virginia Alicia Hasenbalg-Corabianu, révision Framalang : mo, goofy, Mannik, Lumi, lyn

Framalang est le groupe de traduction bénévole et communautaire de Framasoft. Les membres traduisent des articles du monde du Libre à l'intention du public francophone. Pour participer à cette aventure, rejoignez notre liste de diffusion ! https://participer.framasoft.org/traduction-rejoignez-framalang/


Alter Info l'Information Alternative

De nuisance à menace: le prix de la vérité

Je suis convaincu que les Etats-Unis et probablement tout le monde occidental, c’est à dire l’empire américain, sont maintenant entrés dans une ère dans laquelle le respect de la vérité n’existe ni dans les institutions publiques, ni dans les institutions privées.
De nuisance à menace: le prix de la vérité
Nous avons pu observer cet avènement depuis déjà un certain temps. Pensez par exemple au 3 août 2002, une époque récente en ce qui nous concerne, mais une période hors de la conscience politique de tous ceux plus jeunes que 33 ans aujourd’hui. A l’été 2002, le monde a été préparé par la propagande américaine à l’invasion de l’Irak. Le 3 août de cette année là, la prestigieuse publication britannique de “The Economist” résuma la pensée consensuelle de l’opinion dominante en deux phrases lapidaires: “Les choix honnêtes sont d’abandonner et d’accepter ou alors de retirer Mr Hussein du pouvoir en Irak avant qu’il n’ait sa bombe atomique. Aussi douloureux que cela nous soit, notre vote va à la guerre.”

Comme Lewis Lapham, moi-même et bien d’autres demandions à l’époque: quelle bombe ? La seule preuve de l’existence d’une bombe était fabriquée et tout le monde savait qu’elle l’était. Les inspecteurs du nucléaire de l’ONU avaient conclu que les fameuses armes de destruction massive irakiennes étaient une création de la propagande américaine. Le président George W. Bush reconnut éventuellement que l’Irak n’avait pas de telles armes. Le ministre des AE Colin Powell a dit que les mensonges qui lui furent imposés par déception par le régime Bush pour dire devant l’ONU que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, furent une tâche indélébile sur sa carrière. (NdT: sauf que Powell n’a pas été trompé, il savait pertinemment ce qu’il faisait…)

Bien qu’il fut connu que l’invasion de l’Irak en 2003 par les Etats-Unis avait entièrement été fondée sur des mensonges, les troupes américaines n’en furent pas évacuées pour autant et ce jusqu’en 2011 et qu’elles furent retirées ou pas, elles sont bel et bien de retour maintenant. Rien de ces faits avérés n’eut d’impact sur la bonne opinion que Washington et les médias ont d’eux-mêmes.

Enhardis, Washington et sa horde pressetituée ont menti au sujet de la Libye et ont détruit ce pays prospère. Ils ont menti au sujet de l’utilisation par Assad d’armes chimiques pour “gazer son propre peuple” et auraient détruit aussi la Syrie si la Russie ne s’était pas interposée.

Bloqués par la Russie, Obama, Hillary et Victoria Nuland se sont retournés contre elle, d’abord en renversant le gouvernement démocratiquement élu d’Ukraine et lorsque le peuple de Crimée vota massivement et pratiquement à l’unanimité pour son rattachement à la Russie, le régime Obama et ses putes des médias ont fabriqué une “invasion russe de l’Ukraine”.

Cette fausse accusation, répétée inlassablement jusqu’à aujourd’hui par la pressetituée occidentale, est devenue la justification pour des sanctions économiques contre la Russie que Washington a fait imposer par ses vassaux européens et ce entièrement à leurs dépends, ce qui montrent parfaitement le niveau crasse de couardise des gouvernements impliqués. Si Washington leur ordonne “sautez!”, le premier ministre britannique, le chancelier allemand et le président français demandent en chœur: “de quelle hauteur ?…”

Une des raisons pour laquelle Donald Trump a été élu président fut son implication à normaliser les relations avec la Russie et à reconsidérer la prolongation de l’OTAN, un quart de siècle après que son objectif de départ eut cessé d’exister après l’effondrement de l’URSS. L’implication de Trump constitua une menace directe au pouvoir et aux sources de profit du complexe militaro-industriel et de la sécurité américain, dont les 1000 milliards de dollars de budget annuel demandent l’existence justificative d’une menace majeure que seule la Russie peut fournir.

En conséquence, la Russie et son président ont été diabolisés. La propagande américaine et ses mensonges éhontés, a semé la peur de la Russie et de Poutine au travers de l’empire américain. Le réponse de l’empire à ceux qui confrontent cette propagande avec des faits et la vérité est de les dénoncer comme des “agents russes” ou des “dupes de Poutine”. La haine de la Russie qui a été inculquée par les nouveaux cons et la pressetituée a eu pour résultat de voir le sénateur républicain McCain, représentant l’Arizona (à la grande honte des Arizoniens), étiqueter lors d’une session sénatoriale le sénateur Rand Paul du Kentucky, comme quelqu’un qui “travaille maintenant pour Vladimir Poutine”, parce qu’il objectait qu’un tout petit pays comme le Montenegro devinsse un membre de l’OTAN.

http://news.antiwar.com/2017/03/15/sen-john-mccain-rand-paul-is-working-for-vladimir-putin/

Lorsque mon site internet a été inclus dans la liste de plus de 200 sites soi-disant “agents ou dupes des Russes” par un groupe secret appelé “PropOrNot”, j’ai questionné l’origine du financement d’une telle entreprise aussi bien camouflée qu’une opération de blanchiment d’argent offshore. J’en ai fait une blague qui a beaucoup amusé les Russes.

Comme personne ne sait ce qu’est PropOrNot, le site n’a aucune crédibilité. Alors les forces va t’en guerre ont monté l’affaire de plusieurs crans avec l’affaire de la bibliothèque de l’université d’Harvard. Sur ce site internet, quelqu’un a posté ce qui est essentiellement la liste de PropOrNot. Harvard ne dit rien de cette liste ni n’explique pourquoi quiconque devrait la croire. Cette liste est attribuée à une assistante professeur en média et communication du nom de Melissa Zindars, enseignant dans une institution qui n’est pas citée. C’est une liste, dit-elle, qu’elle utilise dans ses classes pour enseigner aux élèves comment ils peuvent éviter les “mensonges et fausses nouvelles”. En d’autres termes, la liste est un reflet de sa propre ignorance et de ses préjugés.

Comme l’a observé un lecteur, Melissa ne fait que montrer sa propre endoctrination par les médias pressetitués, les médias de masse américains, putes de la CIA: “Je lis, regarde, écoute très largement des sources d’information des médias de masse (New York Times, Washington Post, Boston Globe, Wall Street Journal, Forbes) et aussi de The Atlantic de la NPR et d’autres sources locales et alternatives ayant une perspective différente (Truth Out).”

Donc, nous avons le monde occidental informé par la bibliothèque de l’université de Harvard de qui il peut prendre ses informations sûres, le tout sur la base des préjugés d’une sombre inconnue. Ceux qu’on peut lire et écouter en toute sécurité sont les médias pressetitués qui mentent à tour de bras et qui servent la cause de la guerre et de l’état policier.

Quand on est le témoin d’un tel niveau de corruption de ce qui prétend être la meilleure université des Etats-Unis et qui est au sommet de 24 années de rien d’autres que des mensonges en provenance des trois derniers présidents ayant fait deux tours en fonction et qui entre eux ont massacré et disloqué des millions de personnes dans bien des pays et qui ne sont aucunement tenus pour responsables des millions de vies détruites, on ne peut cesser de réellement comprendre que pour les Etats-Unis et ses états vassaux corrompus, la vérité est quelque chose qui doit être évitée à tout prix.

Lorsque Trump s’est effondré sous la pression et a viré son conseiller à la sécurité, le gén. Flynn, il donna sans le vouloir un certain crédit à l’accusation de dire que quiconque cherche à normaliser les relations avec la Russie est un “agent russe2 et qu’être un “agent russe” veut dire que vous êtes coupable de trahison et méritez d’être destitué si vous êtes le président des Etats-Unis.

La conséquence du départ de Flynn a été de permettre aux forces russophobes de définir comme trahison le simple désir d’une détente avec la Russie. Si ceci avait été imposé aux présidents américains durant la première guerre froide, la vie sur la planète terre n’existerait probablement plus aujourd’hui.

Ce qui fait peur au sujet des Etats-Unis et de l’Europe n’est pas simplement la naïveté et l’insouciance d’un grand pourcentage de leurs populations ; ce qui fait peur est la volonté des médias, des hauts-fonctionnaires, des militaires et des membres des organsiations professionnelles de mentir pour préserver leur carrière. Essayez de trouver un quelconque remord parmi tous ces menteurs au sujet du fait que leurs mensonges exposent l’humanité a l’annihilation thermo-nucléaire. On ne le trouve nulle part. Ils n’en ont rien à cirer. Laissez moi ma Mercédès et ma mansion pour une autre année.

Le Saker, être particulièrement observateur, dit que la révolution colorée menée par les nouveaux cons, le parti démocrate, la pressetituée, la gôche libérale bobo/progressiste et par quelques républicains contre le président Trump ne fait que “délégitimer le processus démocratique complet qui mena Trump au pouvoir et sur lequel les Etats-Unis ont construit leur société.” La conséquence de cela, poursuit le Saker, est que “l’illusion de la démocratie et du pouvoir du peuple” a été détruite à la fois intra muros et à l’étranger. L’image propagandiste de la “démocratie américaine” a perdu sa crédibilité. Alors que la fausse image s’effondre, ainsi s’effondre aussi le pouvoir qui fut fondé sur l’autorité construite par la propagande.

Le Saker demande: “Faisons nous face à une horreur sans fin ou à une fin horrible ?”

Comme l’a dit George Orwell il y a quelques décennies: “Dans une époque de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire.”

C’est comme çà que le voient les criminels qui nous dirigent et c’est aussi la façon dont ces putes des médias le voient. Si vous dites la vérité en Amérique (NdT: et en France et partout dans l’empire du crime occidental), vous êtes le pourvoyeur de fausses nouvelles et possiblement un traître. (NdT: pourquoi Roberts ne dit-il pas ici que ce sont toutes ces ordures du pouvoir et facilitant le pouvoir qui sont les traîtres à leurs peuples et que nous les tiendront pour responsables de leurs crimes…)

Aussi longtemps que vous soutiendrez ce site, je continuerai à faire face aux conséquences évidentes que cela implique. Et qui sait… peut-être que Néo va pointer le bout de son nez ?


~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/03/16/nuisance-threat-high-cost-truth-paul-craig-roberts/


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Livre: « La grève de la faim Martyre ou damnation ? »

Livre:

La grève de la faim

Martyre ou damnation ?

ISBN: 979-10-97032-02-9
Décembre 2016
362 pages

Description de l’ouvrage

La grève de la faim ou jeûne protestataire est un acte qui ne laisse pas indifférent… Est-ce un acte efficace, libre et sans risque ? À travers cet ouvrage, notre auteure explore la question en revenant sur l’histoire de la grève de la faim, sur son rapport avec la non violence, et sur Gandhi qui a rendu cette action populaire. Mais elle aborde surtout la question du jeûne protestataire, de manière insolite à travers l’Islam. Elle consacre un chapitre entier à la notion de lutte ou jihad, dans le Coran et la tradition prophétique pour déterminer si la grève de la faim peut être considérée comme une forme de combat ? Elle interroge sur l’effort de réflexion ou ijtihad qui doit être accompli par les ulémas et juristes musulmans qui pour l’heure condamnent en grande majorité la grève de la faim. Notre auteure passe ainsi en revue les arguments des uns et des autres. Cet ouvrage, qui a donc pour axe central la grève de la faim sous tous ces aspects (plus de 500 notes de bas de page), permet de mener une réflexion sur le statut de la grève de la faim en islam, qui amène in fine à s’interroger sur les modalités d’un renouveau de la pensée islamique.

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Ne faut-il pas s’insurger à priori, et de façon définitive contre toute forme de violence qu’elle soit psychique ou physique ?

Une puissance ou un individu qui s’impose par la férocité de son armée, sa puissance de feu, par sa force physique ou mentale, ne peut irrévocablement être cautionné.

Cette violence érigée aujourd’hui en arts majeurs dans lesquels on s’essaie et se parfait, ne présage rien de bon pour notre fragile humanité.

En ce sens, la grève de la faim interpelle nos consciences. Pourquoi un individu s’inflige-t-il une telle violence ? Quelles sont les intentions et les motivations objectives de son acte ? Quelles sont, par-delà toutes les considérations subjectives et personnelles du jeûneur, l’efficacité et la légitimité d’une grève de la faim ?

On lutte généralement contre ce qui prend le contrepied de nos convictions ou heurte notre morale. Existe-t-il aujourd’hui, dans le contexte qui est le nôtre, un moyen efficace d’exprimer un profond désaccord ? Y-at-il encore une façon infaillible de s’opposer à l’innommable sans mettre sa vie en danger ? Malgré de multiples fatwas interdisant la grève de la faim, peut-elle malgré tout s’imposer comme une arme de lutte ou jihad ?

Licite ou illicite ? Choix délibéré ou contrainte ? Acte d’ultime recours ? La fin qui justifie les moyens ? C’est tout cela que cette étude essaie de déterminer, en passant en revue l’univers de la grève de la faim à travers l’histoire du phénomène et les différents avis religieux divergents ou concordants sur la question pour, au-delà de sa perception publique, en comprendre les mécanismes complexes.


Entre le marteau et l’enclume, en l’occurrence entre le joug de l’Occident, et l’oppression des despotes et des savants du pouvoir coupés des vrais problèmes, les pays arabes majoritairement musulmans se débattent avec une pratique qui a perdu son efficacité à changer les cœurs et à déplacer les montagnes, et avec des tentatives d’émancipation souvent réprimées dans le sang.

La réflexion subversive de Faouzia Zebdi-Ghorab sur l’Islam, où la grève de la faim n’est qu’une base de départ est une tentative de penser les modalités d’un renouveau de la pensée islamique. La question lui permet de revisiter tous les intégrismes ou archaïsmes qui empêchent les musulmans de prendre le chemin d’une foi qui donne du sens à la vie, et redonne vie aux arts qui jusqu’alors habitaient leur quotidien.
 

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Livre: Trump face à l’Europe par Jean-Loup IZAMBERT

Livre: Trump face à l’Europe par Jean-Loup IZAMBERT

Devenons TOUS des lanceurs d’alertes et des passeurs d’idées !

Après avoir largement relayé, par de larges extraits, le livre « 56 » de Jean-Loup Izambert ICI et qui  explique que ce sont les compromissions de tous les gouvernements successifs et leur « laisser-faire » qui ont conduits à la vague d’attentats en France et sur le territoire européen depuis 2015. Et j’ai, pour ma part, si souvent affirmé qu’il nous fallait reconnaitre les faits et que ce ne sera que lorsque nous, les occidentaux, reconnaitrons les criminels de guerre parmi les nôtres et que nous arrêterons de nier la vérité que le sang commencera à sécher… Pas avant. Et je pense sincèrement, qu’en participant au cirque électoral et en votant donc, vous restez complices des crimes commis en votre nom, pire vous donnez votre assentiment pour que tout continue… Exactement comme l’avait détaillé Zénon dans son texte « En notre nom  » de juillet 2016… Alors qu’il vous suffit de dire NON ! Et le bouzin s’arrête…

Ignorer le Système ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter l’ANCIEN au NEUF
Il faut créer une société parallèle, celle des associations libres fédérées, boycotter système et institutions de manière exponentielle au nombre de gens rejoignant les associations libres. À un moment donné, la désobéissance civile, donc la confrontation avec l’État sera inévitable, mais si nous faisons tourner la société, déjà, localement, en ignorant l’État et le système politico-économique qui nous sont imposés, l’obsolescence de ces entités ne fera que croitre et elles tomberont quasiment d’elles-même ou avec un petit coup d’épaule « non-violent ». C’est avant tout une question d’état d’esprit individuel/collectif se confédérant par la solidarité, il faut cesser de nous laisser dicter nos « différences » par l’oligarchie, cesser de la laisser organiser notre division. Et comprendre que collectivement, il y a bien plus de choses qui nous rassemblent que de choses qui nous divisent. La division est induite, fabriquée, et absolument pas inéluctable…


Sortie de « Trump face à l’Europe » (Jean-Loup IZAMBERT), un livre percutant qui présente les enjeux et conséquences de sa nomination sur l’Europe

Après avoir dénoncé la complicité de nombreux hommes politiques français avec des groupes terroristes dans son précédent livre « 56 », Jean-Loup IZAMBERT publie « Trump face à l’Europe », un livre qui analyse les stratégies guerrières des États-Unis et les conséquences sur l’Europe que la nomination de Donald Trump au poste de président va entraîner.
Donald Trump face à l'Europe Journaliste indépendant depuis plus de quarante ans, Jean-Loup IZAMBERT n’est plus à présenter. Qualifié de « lanceur d’alerte », il fut l’un des tous premiers journalistes à dénoncer l’implication de quarante banques européennes dans le plus grand krach boursier de la place de Genève en 1995 (« Le krach des 40 banques« , Ed. du Félin, 1998), et a également révélé de nombreux scandales, tels que le gigantesque détournement de fonds organisé par les dirigeants du Crédit Agricole (« Le Crédit Agricole hors la loi ? » Ed. Carnot, 2001) ou les dessous de la politique internationale au sein de l’ONU (« Faut-il brûler l’ONU ? » Ed. du Rocher, 2004).
Enfin, durant le mois de septembre 2015, il publie chez IS Edition le livre « 56 – Tome 1 : L’État français complice de groupes criminels « , dans lequel il dénonce les complicités de nombreux hauts fonctionnaires français avec des groupes criminels et terroristes.

Donald Trump : un homme de paix au pays de la guerre ?

Spécialiste en politique internationale, Jean-Loup Izambert s’intéresse, dans son nouveau livre « Trump face à l’Europe  » (collection Faits de société), au comportement dominateur et guerrier des États-Unis depuis leur création, notamment vis-a-vis de l’Europe et de la Russie, et présente les enjeux et conséquences de la nomination de Donald Trump au poste de président.
Lui laissant le bénéfice du doute sur ses intentions pacifiques, l’auteur craint surtout que les lobbies militaro-industriels et financiers l’empêchent de mettre en pratique ses « louables » intentions…
« Trump face à l’Europe » paraît dès demain aux formats papier comme numériques (formats ePub, Mobi/Kindle et PDF), dans tous les réseaux de librairies via Hachette Livre (livre imprimé) et Immateriel (eBooks).
Fidèles à nos habitudes, deux livres papier et deux livres numériques sont également à gagner cette semaine sur nos réseaux sociaux Facebook et Twitter, rendez-vous donc sur nos pages pour en savoir plus ► Version papier ou e-book, IS Edition du livre « Trump face à l’Europe » de J-L Izambert

Résumé

L’élection, fin 2016, de Donald Trump comme quarante-cinquième président des États-Unis peut-elle changer favorablement les relations des États-Unis avec le monde ainsi qu’il s’y est engagé ?
« Une voie difficile« , estime le président russe Vladimir Poutine. D’autant plus difficile que depuis leur fondation en 1776, les États-Unis ont consacré plus de 93% de leur existence à faire la guerre aux peuples pour s’approprier leurs richesses et imposer leur hégémonie.
Les dirigeants du « pays de la guerre » ont fait des millions de morts et de personnes déplacées, détruit des pays entiers, et favorisé le développement de la misère et du terrorisme jusqu’au cœur de l’Europe.
Aussi, le dossier « Europe », non de la petite Europe de Bruxelles mais de la grande Europe, qui s’étend de Lisbonne à Vladivostok, est l’un des plus importants auquel Donald Trump doit faire face.
Après avoir détruit l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et la Syrie, comment les États-Unis portent-ils la guerre en Europe ?  Et, face au péril, quel est ce nouveau monde qui met l’espoir en chantier ?

À propos de Jean-Loup IZAMBERT

Journaliste d’investigation indépendant et écrivain, Jean-Loup Izambert, auteur de plusieurs ouvrages qui font référence (« Le Crédit Agricole hors la loi ? », « Faut-il brûler l’ONU ? », « 56 – l’État français complice de groupes criminels »), décrit dans ce nouveau travail d’enquête les attaques incessantes des États-Unis contre l’Europe entière.
Avec « Trump face à l’Europe », l’auteur porte à la connaissance des lecteurs des faits importants dont ne traitent pas les médias. Il en révèle d’autres par des témoignages collectés auprès d’acteurs du monde du renseignement, de l’économie et de la finance. Éclairant le lecteur sur une succession d’événements, il l’interpelle sur les préparatifs de guerre qui malmènent la paix, et montre comment les États-Unis divisent le continent européen et les deux conceptions du monde qui s’opposent.
Un ouvrage essentiel à la compréhension des enjeux et du devenir de la civilisation européenne.


Pour ma part, il m’est impossible de laisser le bénéfice du doute à Trump sur ses prétendues intentions pacifiques, car billet après billet, et depuis le début, soit décembre 2015 ici dans ce blog, souvent en appui ou en complément de Résistance71 qui traduit les Natifs et Nations Primordiales, les juristes Steven Newcomb et Peter d’Errico, le Pr. Taiaiake Alfred  j’avance que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Et qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais. Comme vous pouvez le lire dans ce dernier billet de Peter D’Errico ► La Nation Sioux Yankton vs le DAPL
Trump n’a jamais eu d’intentions pacifiques, jamais, parce que “Les Américains sont le seul peuple, à l’exception des Boers, qui, de mémoire d’homme, ont totalement balayé la population autochtone du sol où ils se sont installés.” ~ Frantz Fanon ~ ICI.
Robert Mackey source Intercept via Le Saker Francophone le 15/09/2016 a écrit ceci ; Trump n’est pas contre la guerre – Il veut juste que l’armée Zunienne se concentre sur le vol du pétrole ! Et il a argumenté et documenté son article par des vidéos (qui bizarrement n’ont pas disparues, mais dont l’accès est limité) de Trump : Pour mieux comprendre que Trump est vraiment «bien plus militariste » que George W. Bush lui-même, comme il insistait lui-même pour le dire lors de la primaire républicaine, il est instructif de voir la fréquence avec laquelle il a présenté ses plans bizarres pour utiliser l’armée étasunienne comme le gros bras d’un racket global de protection, dont le but est seulement d’extorquer le pétrole aux pays que nous détruisons. L’intégralité de l’article et plus encore dans ce billet de blog ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/09/22/quattendons-nous/

Et mes dernier billets laissent peu de place au doute, justement ;

LES NOUVEAUX NOUVEAUX CONS CONS
ARCHI-NÉOCONS vs PALÉO-CONSERVATEURS
NE NOUS LAISSONS PLUS TRUMPER
Donald Trumpé ?

Gageons plutôt que ce livre nous permettra de prouver nos dires et démontrer, une fois de plus, que ce Système n’étant pas réformable de l’intérieur nous pouvons  changer de paradigme, en lien avec tous les Natifs, sans dieux, ni maitres, sans armes, ni haine, ni violence…

JBL1960


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Les médias ne comprennent pas les décisions politiques de Trump

Les médias  ne comprennent pas  les décisions politiques de Trump
Les médias  ne comprennent pas  les décisions politiques de Trump
Moon of Alabama
 
Depuis deux jours, les médias sont occupés à compter les gens qui manifestent à Washington. 90,3% des électeurs de Washington avaient voté pour Clinton.
 
Une manifestation Républicaine récente qui a eu lieu un jour de semaine pluvieux a attiré beaucoup de monde. La manifestation Démocratique qui a suivi, un jour férié ensoleillé, a attiré plus de monde encore.
 
Les médias ont observé, compté et se sont dits « surpris ». On a écrit des milliers de lignes « d’analyses politiques » pour expliquer la différence d’importance de la foule sans mentionner l'influence de l'endroit où la manifestation avait lieu, ni celle du jour choisi, ou du temps qu’il avait fait. Toutes ces analyses sont idiotes.
 
La nouvelle administration Trump était très heureuse que tout cela détourne l’attention d’elle. Elle a en outre ridiculisé les médias quand son nouveau porte-parole a accusé la presse de ne pas savoir compter. Les analystes ont écrit à nouveau toutes sortes des sottises au sujet de cette insulte.
 
Tout comme pendant la campagne électorale, les médias se sont laissés aller à la facilité et sont passés à côté des décisions et des événements sérieux qui avaient lieu en coulisse.  
 
Aujourd'hui, l'administration Trump a annoncé la fin de l'accord de Partenariat trans-pacifique (TPP):
 
Le retrait du président du pacte de commerce entre l'Asie et le Pacifique a représenté un renversement radical de décennies de politique économique au cours desquelles les présidents des deux camps ont abaissé les barrières commerciales et élargi leurs relations internationales. Bien que les candidats à la présidence aient souvent critiqué les accords commerciaux pendant leur campagne, ceux qui sont arrivés à la Maison Blanche, y compris le président Barack Obama, ont fini par étendre leur champ d’application.
 
Le NYT semble étonné que, contrairement à Obama, Trump ait tenu sa promesse. Les médias s'attendaient à autre chose et étaient occupés ailleurs. C’est seulement quand la décision a été prise qu’ils se sont réveillés.
 
Le TPP aurait imposé le « libre-échange » à un plus grand nombre de pays et de produits. Le mot « libre » dans ces relations commerciales aurait signifié que les entreprises privées auraient été « libres » de passer outre les gouvernements nationaux et leur juridiction. Ils auraient pu poursuivre les états pour obtenir des « compensations » si un pays, pour des raisons de santé publique ou environnementales, refusait ou entravait un de leur projet commercial. Tout le monde devrait être heureux que ce monstre soit mort.
 
Les médias ont eu une autre surprise politique : une nouvelle coordination entre le Renseignement russe et américain en Syrie porte ses fruits :
 
La Russie a reçu des coordonnées des cibles de Daesh à Al-Bab, dans la province d'Alep, en provenance des États-Unis via la « ligne directe » a annoncé lundi le Ministre russe de la Défense.
 
Les États-Unis ont fourni les coordonnées de cibles terroristes dans la ville d'Al-Bab dans la province d'Alep pour les frappes aériennes russes. Après le contrôle de reconnaissance, la Russie et deux avions de la coalition ont mené des attaques aériennes conjointes contre les cibles de Daesh dans la région.
 
Les militaires américains semblent le nier :
 
Tout engagement ou participation américaine sur le terrain dans le pays, à l'appui d'une série de frappes aériennes russes contre la ville syrienne du nord d'al-Bab est « 100 % faux », a déclaré le porte-parole du Pentagone, Maj Adrian Rankine-Galloway.
 
Le porte-parole de la coalition des États-Unis a également déclaré:
 
"Ne pas coordonner les attaques aériennes avec l'armée russe en Syrie"
Avant de sauter de haut en bas et prétendant que les Russes sont couchés, les médias devraient prendre un peigne fin et relire les déclarations.
 
Le Département de la Défense n'a fait que réfuter les attaques aériennes coordonnées ou aidé avec des «atouts sur le terrain». Il ne nie pas le transfert de coordonnées. Les Russes ne prétendent pas que les avions américains ont pris part à la mission - seulement "jets de coalition". La Turquie fait partie de la coalition américaine et coordonne les attaques aériennes avec les forces russes en Syrie:
 
Plus tôt, les avions de combat russes et turcs ont mené une nouvelle série de frappes aériennes conjointes contre des cibles de Daesh dans la Syrie déchirée par la guerre, a annoncé lundi le ministère russe de la Défense.
"Les avions russes et turcs ont mené des attaques aériennes conjointes contre des terroristes d'Etat islamiques dans la banlieue de la ville d'al-Bab, dans la province d'Alep, le 21 janvier", a déclaré le ministère dans un communiqué.
 
La déclaration russe est vraisemblablement aussi correcte que l'instruction DoD.
 
L'importance politique ici est le transfert des coordonnées de ciblage ISIS de quelque agence américaine directement aux forces russes en Syrie. C'est quelque chose que la Russie a demandé depuis plus d'un an et cela semble se produire soudainement.
 
C'est à côté de la décision TTP un deuxième changement significatif sous Trump les médias a manqué de faire rapport au fur et à mesure qu'il se développait.
 
Tandis que le bluffage contre Trump dans les médias des États-Unis ainsi que dans certains pays à l'étranger va sans cesse, des décisions sérieuses sont prises et mises en œuvre par la nouvelle administration. Les médias échouent de façon systématique. Les détournements mineurs de «politiquement correct» sont gonflés en grandes manchettes tandis que les grandes décisions politiques passent inaperçues. C'est simple: la tâche de faire rapport sur l'administration Trump est la même que pour tout politicien. N'écoutez pas ce qu'ils disent, regardez ce qu'ils font. Il est grand temps pour les médias de revenir à cette règle de base.
 
http://www.moonofalabama.org/2017/01/distracted-media-fails-to-catch-trump-policy-decisions.html

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AL QAÏDA DÉNONCE LES « COMPLOTISTES ANTISIONISTES » ? SON MESSAGE AUDIO A ÉTÉ DIFFUSÉ PAR UN GROUPE SOUS CONTRÔLE SIONISTE.

AL QAÏDA DÉNONCE LES « COMPLOTISTES ANTISIONISTES » ? SON MESSAGE AUDIO A ÉTÉ DIFFUSÉ PAR UN GROUPE SOUS CONTRÔLE SIONISTE.
Vendredi 6 janvier, la presse occidentale rapporte la diffusion sur les réseaux sociaux d'un "message audio" imputé à Ayman Al-Zawahiri, chef présumé d'Al Qaïda.

En France, l'existence de ce message a été rapportée en premier sur Twitter -jeudi 5 janvier, à 20h56- par Romain Caillet, présenté par les médias comme un spécialiste indépendant du djihadisme, ancien expert auprès de la chaîne BFM TV (détenue par l'Israélien Patrick Drahi) et intervenant sur la chaîne israélienne i24news.

Vingt minutes plus tôt, à 20h33 précisément, un compte Twitter fut le premier à rapporter la teneur de ce message : il s'agit d'IntelCenter, "centre d'analyse antiterroriste" basé à Washington.

Sa particularité : de 1999 à 2001, son président-fondateur (dénommé Ben Venzke) fut le "directeur des opérations spéciales sur le renseignement" au sein de iDefense, compagnie co-dirigée par le militaire ultra-sioniste et militant chrétien évangélique Jim Melnick (entouré à l'image et muni d'une cravate figurant le drapeau israélien).

En 2007, un expert informatique avait révélé qu'une vidéo d'Al Qaïda, divulguée par Intel Center, comportait une étrange anomalie: le logo d'IntelCenter et celui du média d'Al Qaïda avaient été incrustés dans l'image en même temps.

À souligner : le 2 octobre 2016, le site d'information The Daily Beast a confirmé une information autrefois qualifiée de "théorie du complot" par les idiots utiles...des comploteurs.
Des vidéos d'Al Qaïda mises en avant par le Pentagone étaient des fabrications issues du département psychologique du Pentagone.

Détail savoureux : dans le "message audio" dévoilé le 5 janvier, l'homme présenté comme le chef d'Al Qaïda dénonce ceux qui assimilent le 11-Septembre à un "complot sioniste".

{SOURCES :
*http://www.lefigaro.fr/…/97001-20170106FILWWW00021-le-chef-…
*https://twitter.com/IntelCenter1/status/817091572365934593
*https://www.linkedin.com/in/ben-venzke-850a2892
*https://wikispooks.com/wiki/IDefense
*http://web.archive.org/…/www.idefense.…/about/leadership.php
*http://www.lcje-na.org/jim-melnick
*http://www.panamza.com/01122015-daesh-rita-katz/
*https://www.wired.com/2007/08/researchers-ana
*http://www.thedailybeast.com/…/pentagon-paid-for-fake-al-qa…
*https://twitter.com/Panamza/status/728530533035220993
*https://twitter.com/RomainCaillet/status/817099163578011648}}

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Médias : pourquoi 10 milliardaires contrôlent notre information ?

Médias : pourquoi 10 milliardaires contrôlent notre information ?
Pour quoi 10 milliardaires contrôlent-ils nos médias, notre information ? Pourquoi avoir de l'influence sur le journalisme et les journalistes ? Pourquoi de grands industriels milliardaires investissent-ils, souvent à perte, dans le secteur des médias ? Pour de l’influence pardi ! Posséder des quotidiens, des chaînes d’info, des radios ou des magazines permet de ménager des clients ou des partenaires bien mieux que la corruption ou le lobbying. Censurer un documentaire à charge contre un client, influencer le tiercé politique en commandant sondages sur sondages, voilà ce que permet la prise en main des médias. Découvrez avec nous les rouages de ce jeu d’influence qui anime la grande famille des milliardaires français au mépris de notre démocratie.

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Mes voeux pour 2017

Mes voeux pour 2017
Petite pensée aux millions d'Irakiens, Afghans, Kurdes, Syriens, Libyens, Rohingyas , Palestiniens, Yéménites, Soudanais et  autres autochtones de Nations ayant des valeurs contraires à celles de l'Occident, qui ont été assassinés, mutilés, gazés, déportés, bannis, emprisonnés, enterrés vivant, bombardés aux phosphores blancs et autres joyeusetés « démocratiques » par les organisateurs et véritable cerveau des « attentats » du 11 septembre que sont United Fake of America et l’entité raciste khazar : l’état imposteur d’Israël.

En ce jour de l’an qui est le vôtre,  je  vous souhaite tous mes vœux de malheurs. J'ai  une pensée toute particulière pour  ces vermines, chantre de la démocratie à coup de bombardements, que sont BHL, Hollande, Cameron, Obama la prostituée, Chaytane-Yahoo, Bush père et fils, Rumsfeld, Wolfowitz, Henry Kissinger sans oublier notre cher Sarkozy le sabbataïste de Salonique ainsi que notre espion du KGB collaborateur du Mossad et accessoirement membre de la tribu qui usurpe la Terre sainte Vladimir Poutine le sous-traitant boucher verseur de sang arabo-musulman .

 

À tous ces obligés de Yahvé le dieu va-t’en-guerre du peuple élu, je vous souhaite de mourir comme vous avez fait mourir tous les innocents des pays cités. Profitez-en  au maximum, cela ne durera.

Lien vers l'article : http://leboucemissaire.canalblog.com/archives/2017/01/01/34749346.html

 


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Ces 4 médias invisibles qui influencent les actualités du monde entier

Ces quatre agences de presse les plus influentes du monde, qui constituent la principale source (et souvent unique) des actualités internationales, sont souvent inconnues du grand public. D’où proviennent les actualités que vous lisez, regardez ou écoutez chaque jour dans les différents médias? Et si on vous disait qu’il n’y a qu’une seule source?
Ces 4 médias invisibles qui influencent les actualités du monde entier
Vous êtes-vous jamais posés la question: mais d’où viennent les actualités et pourquoi les médias que vous consultez parlent tous en gros de la même chose? La chaîne germanophone Medien Klagemauer TV s'inquiète de la propagande unanime des médias et lance une alerte pour expliquer à son public à quoi il est confronté. Il s’agit de l’ossature sur laquelle se base tout le système médiatique et pourtant elle est presqu’inconnue du grand public. La majorité des nouvelles internationales proviennent de quatre agences de presse seulement basées à New York, Paris, Londres et Berlin.

Le monopole de ces quatre agences a plusieurs conséquences:

Il détermine le choix des sujets, de quoi on parle ainsi que de quoi on ne parle pas. Les reportages présentent souvent des similitudes, voire sont totalement les mêmes. Medien Klagemauer TV (Kla tv) prend en exemple que les principaux médias n’ont pas parlé de la procession de paix en Ukraine et du voyage de paix à Moscou, puisque selon la radio-télévision suisse SRF « les grandes agences de presse n’en ont rien dit ». Selon Kla.tv, cet événement a été crucial, car son but était d’inciter le gouvernement de Kiev à mettre fin à la guerre dans le Donbass.

« Des participants parlent d’environ 100 000 personnes qui seraient arrivées à Kiev. D’autres parlent de chiffres allant jusqu’à un million de personnes qui ont passé la nuit dans Kiev et autour de Kiev dans de nombreux camps de tentes, chez des milliers de particuliers, dans des institutions religieuses et des hospices et qui, après la procession, sont rentrées chez elles dans des cars et des trains en grand nombre », raconte la chaîne.

D’après la chaîne allemande, « le gouvernement de Kiev s’est gardé de révéler le vrai nombre de participants ». Et de souligner, « la procession de paix a été minimisée par les médias principaux occidentaux ou n’a pas du tout été mentionnée bien que les images en disent long ». Mais à la question adressée à la radio-télévision suisse le 25 juillet 2016 de savoir pourquoi elle n’avait rien dit sur la procession de paix en Ukraine, la radio a coupé net: « À ce jour, nous n’avons reçu des agences indépendantes, dont nous recevons des images (Reuters, AP, AFP), aucune information et aucun matériel vidéo concernant cette marche. Selon les recherches de notre correspondant, la marche n’est pas aussi importante que prétendue. » Mais qui se trouve derrière ces grandes agences de presse? Kla tv nous les présente:

• L’agence américaine Associated Press (AP), avec plus de 4 000 employés dans le monde entier, AP appartient aux entreprises de médias des États-Unis et à sa rédaction principale à New York. Les informations de l’AP sont utilisées par environ 12 000 médias et atteignent ainsi chaque jour plus de la moitié de la population mondiale.

• L’Agence France Presse (AFP), qui est quasiment publique, a son siège à Paris et emploie également environ 4 000 personnes. Chaque jour, l’AFP expédie plus de 3 000 informations et 2 500 photos à des médias dans le monde entier. • L’agence britannique Reuters à Londres, est une agence privée, et emploie un peu plus de 3 000 personnes. En 2008, Reuters a été acheté par Thomson le patron canadien des médias – une des 25 personnes les plus riches du monde – et a fusionné en Thomson Reuters dont le siège est à New York.

• L’agence de presse allemande (DPA) emploie environ 1 000 journalistes dans environ 100 pays. La DPA possède des maisons d’édition de médias allemands et des stations de radiodiffusion. Sa rédaction principale est depuis 2010 dans la Axel-Springer-Hochhaus à Berlin. La DPA collabore étroitement avec l’AP américaine et possède la licence pour la commercialisation des services de l’AP dans l’espace germanophone.

Si on regarde de plus près, on constate que les sujets traités par ces quatre agences de presse ainsi que les angles d’attaques sont souvent les mêmes, explique la Medien Klagemauer TV. Et même si déjà quatre agences de presse comme principales sources d’information pour le monde entier sont déjà loin d’être suffisantes, en réalité il n’y a qu’une vision mainstream derrière et une illusion de choix.

C’est-à-dire que « le droit de la population mondiale à la liberté de la presse et à la liberté d’opinion est bafoué », constate Kla tv.

Bien entendu, il ne faut pas oublier qu’il existe à côté de ces grandes agences de presse des agences nationales plus petites. Pourtant, elles ne disposent souvent d’aucun réseau de correspondants à l’étranger, c’est-à-dire, aucune possibilité de voir ce qui se passe à l’extérieur du pays par leurs propres yeux. Il ne leur reste qu’à collaborer avec ces quatre grandes agences pour avoir de l’actualité mondiale. Ne vous laissez donc pas tromper: si c’est écrit « avec l’AFP » c’est bien de l’information diffusée par l’AFP et non pas par le média que vous consultez et c’est aussi le point de vue de l’AFP. Ce système médiatique d’agences qui permet d’être informé de tout ce qui se passe dans le monde en quasi temps réel présente les inconvenants de n’offrir qu’une vision des évènements, de sélectionner ces derniers, voire pire, si la source rapport un fait de manière erronée tous les médias vont le relayer de manière erronée. Pour permettre une vraie liberté de l’information, la France, qui s’est bien gardée de libéraliser son agence de presse, à l’époque des radios libres et des premières chaînes de télévision privées, pourrait prendre exemple sur le monde russophone. Alors que la Russie est souvent décriée, il existe pourtant trois agences de presse dans ce pays, deux publiques dont Rossiya Segodnya et une privée.


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LIVRE: Le Manifeste de la Raison Objective

LIVRE: Le Manifeste de la Raison Objective
Presentation
 
Le Manifeste de la Raison Objective est un essai traitant de l’inconsistance du capitalisme libéral. Il ne s’agit pas d’être dans l’ « anti » mais de proposer une alternative concrète. Divisé en trois grandes parties, l’auteur dans une première partie fait un constat accablant de notre système économique, il établit ensuite la notion de société équilibre sans oublier les étapes transitoires, fruits du bon sens et du sens commun, qui nous mènerons à cette société.
Dans cette première partie, il passe en revue une série de paradoxes du capitalisme libéral à travers des exemples simples accompagnés de graphiques. Il décrit des indicateurs du système tout en remettant en cause leur légitimité.
Dans la deuxième partie, il s’engage dans la description d’une aspirante société équilibre qui brille par sa simplicité et surtout sa quiétude. Dans la troisième partie, il s’efforce de démontrer le réalisme de sa proposition en définissant des axes clairs de changement. En résumé, construire des localités autonomes en ce qui concerne les besoins primaires de la population : nourriture, habitation, santé, et éducation. Pour ce faire, un recadrage de valeur devra être opéré ; patriotisme local et repenser la rémunération.
Plus pratiquement, la France doit sortir de l’Euro pour retrouver sa souveraineté et sa gouvernance. De même, elle doit sortir de l’Otan pour éviter de s’embourber dans les conflits d’autres.
L’auteur donne des indications sur le processus de sélections des candidats à la présidentielle, en effet, il nous faut retenir les leçons du passé. Il ne s’agit pas d’un problème de personne mais de système.  En se contenant à une caste en faveur du statut-co, le changement ne sera pas pour maintenant. Si nous continuons a choisir nos candidats sur un programme marketing (dont le but est de se faire élire) nous serons les seuls coupables de la chute de notre société.
 
 
 
 
 
Une lettre d’amour au capitalisme
 
« Cher Capitaliste,
Je t’ai côtoyé toute ma vie, jusqu'à en oublier ce qu’était la vie sans toi. Tu as été mon oxygène, je te voyais partout dans tous les recoins, tu étais l’absolution. 
Je croyais que tu annihilais mon désir de consommer mais tu étais à sa genèse.
Je ne réalisais pas le prédateur que tu étais…
Sous ton emprise, j’oubliais le passé avant toi et pire je ne pouvais envisager un future sans toi.
Doucement, tu m’as conduit à l’endettement, pire tu m’as persuadé que c’était normal.
Tu as été violent et chaque violence était compensée par une caresse que je ne pouvais m’offrir. Qu’importe mon pouvoir d’achat, tu repoussais les lignes de crédit. J’étais au chaud dans tes bras, tous semblaient accessibles ; agios, prêt conso, j’étais ton créditeur. Je te devais tout mon bonheur comme mon malheur. Rien n’était trop beau ou trop cher, j’avais ce que je désirais. Je ne voyais pas ma condition d’esclave, tu avalais même mon temps de réflexion. J’avais ma part de culpabilité, obnubilé par tes présents, je n’avais plus la tête à réfléchir. J’avançais en ayant perdu mon but, j’étais accros à tes passe-droits, à cette sensation de puissance que m’octroyait l’argent que tu me donnais. Il me filait entre les doigts mais qu’il était bon de le dépenser. Je me sentais existé par ce pouvoir de consommation dont tu m’abreuvais.
Je n’avais pas le temps de me laisser pénétrer par une quelconque jalousie, rien ne t’égalait. Il fallait être fou pour te rejeter, comme tu le glanais plus ou moins implicitement… tu rimais avec liberté et démocratie. Effectivement, tout le monde avait le droit d’avoir ce qu’il désirait à condition d’en avoir les moyens … de crédit !
Qu’il était beau, de vivre ce rêve éveillé dans tes bras.
Je n’étais point aveugle, je voyais ton appétit dévorant. Tu n’étais jamais rassasié, il y avait toujours quelque chose à prendre, tu étais insatiable. Je te voyais comme l’eau que l’on tenterait de contenir dans une poigne… il te fallait toujours plus et tu trouvais toujours un moyen pour combler ta faim ou arriver à tes fins. Je te voyais soumettre bien d’autres pris dans cette illusion de plaisir ou de fatalisme. Nous étions des hamsters courant sans savoir pourquoi ? Nous étions maintenus en vie pour le plaisir d’inconnus et étions traités juste avec assez de gentillesse et de dignité pour ne pas nous rebeller.
J’ai mis du temps avant de voir ton vrai visage, ils m’avaient prévenu mais je ne prêtais que peu d’attention à ces jaloux. Ils ne te comprenaient pas, ils te voyaient et avaient beau te maudire, je n’étais pas réceptif, j’étais sous ton emprise.  Ils me disaient que l’herbe était plus verte ailleurs, je ne pouvais le croire, comment pouvait-on faire mieux que la démocratie ou la liberté ?
L’idéologie dogmatique s’était installée, tu étais le juste quand ton antagonisme ; le communiste était le mauvais… pire le malin. Tu détroussais tous tes partenaires de penser et anéantissais l’individu au profit du capital. Il s’agissait de raccourci et de contre-sens que ma naïveté et ma jeunesse ne pouvaient à elle seule expliquer. Tu es une machine en plus d’un escroc, tu emprisonnes tes victimes dans la spirale de l’endettement et pour leur survie les encourages à pousser à l’eau les derniers récalcitrants du système… tout ça en instaurant un naturel et une forme de moralité à ta démarche destructive. Tu impactais des générations et allais jusqu'à devenir omniscient. On ne pouvait échapper à ton pouvoir tentaculaire.
On avait prédit ta fin, je rigolais car ces mêmes personnes te qualifiaient de cancer…
Le cancer spread et est virulent en attente, il ne lâche rien… comment pouvait-il espérer ta fin dans le même temps ?
Ils divaguaient me disais-je alors.
J’avais tort, je t’ai vu au fil des années atteints d’une maladie chronique. Tu avais beau dire, je voyais bien que tu étais touché. « Ce qui ne me tue pas me rends plus fort », il ne pouvait en être ainsi pour toi !  Comment le juste pouvait se trouver touché…
Peut-être n’y avait-il pas de justice ? Pourquoi étais-ce à chaque fois la faute des autres ?
Les infidèles ?
Il me fallut du temps avant de réaliser la torture que tu me faisais subir… tu me pressais, tu prenais mon essence et après le jus extrait, c’est sans remords que tu prenais mon zeste … pire tu es prêt à me faire payer pour le supplice.  La précarité, ta couverture sociale si chauffante disparaissait… car j’étais devenu folle amoureuse des prix bas, j’aimais voir cette compétition autour de moi. J’étais devenu une précieuse consommatrice… sans plus grand moyen, si ce n’est cette ligne de cocaïne qu’était ma ligne de crédit. Tu m’envoyais des cartes, que j’utilisais sans remord sans avoir conscience que derrière chaque prix bas, c’était ma qualité de vie que je m’étais sur la balance. Tu nous troublais jusqu'à notre travail, nous n’avions pas une minute mais devions déjà céder face à la précarité pour survivre dans tes bras. Tu allais jusqu’à hanter nos nuits dès le premier faux pas… tu avais des amis, comme le banquier toujours à l’affut de l’écart incontrôlé, le but était de te maintenir à flot. De te sentir aimer, sans jamais avoir la sensation d’être abandonné. Ton étreinte devint étranglement, tes baisers charmants devinrent des viols. Ma dévotion était plus que de la soumission, j’étais devenu ton esclave. Junkie, si au départ, je faisais tout pour satisfaire mon addiction, il s’agissait maintenant d’une question de survie.
Alors quand une nouvelle fois, tu te trouvas grippé et quelle grippe en 2008 ? Je n’ai pu me retenir et me réjouir de la fin de ton règne. Le futur n’était pas plus beau, toujours opaque, je le voyais se dégager d’un de ces plus gros tortionnaires (tu contrôlais, l’espace et le temps).
Certaines de tes conquêtes corrompues étaient effrayées par ce qu’il adviendrait du monde sans toi. J’aurais pu faire partie de cette catégorie si seulement tu ne t’étais retourné sur moi en créancier. Je te donnais tout, mon travail, ma souffrance, mon temps et mon future… je n’étais plus rien, j’avais perdu toute faculté de penser et donc toute mon humanité. Mon imagination et ma créativité n’étaient que pour te servir, je pensais à tort que je gardais un contrôle sur mon destin. Ton emprise était abusive et imposante. Tu étais partout, visible et invisible, perturbais mon esprit et polluais mon environnement. Je n’étais pas aveugle mais trop à l’aise sous ses paires de lunettes grand luxe.
Je préparais ton lit de mort avec jubilation, j’aurais même aimé être la cause de ta chute mais être spectateur était déjà très jouissif. Toi, le puissant, toi le très haut, te trouvais à genoux par les armes qui t’avaient maintenu au pouvoir ; la Finance et le Crédit.
Le monde t’avait trépassé et même si tu n’en es point mort, nous nous sommes fait à l’idée de ta vulnérabilité. Tu es défaillant, pire destiné à défaillir car ton appétit destructeur te consume. Tu as besoin de trouver un équilibre vicieux ou comme une mécanique suisse, nous tes jouets passerions de consommateur à « cheapest to produce »…
Si tu nous racontais que ton ennemie était une utopie, tes conditions de survie éternelles, le sont aussi. Il faudrait pour cela priver l’Homme de son bon sens ou l’aveugler émotionnellement pour éviter l’inévitable.
 
La révolution est proche,
Ce sont des adieux bien chaleureux que je t’envoie…
Je souris en pensant à ce jour ou ton nom disparaîtra du dictionnaire ou plutôt ton règne sera dépeint avec les tristes couleurs du désespoir qui te suivaient.
 
Bien cordialement,
Citoyen du Monde »
 

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Oyez, Oyez, 2ème communiqué du Tunistan : Où en est la presse télévisée tunistanaise ?

Tunistanais, tunistanaises, voici le second communiqué du Tunistan : Cette fois nous allons aborder la question des émissions télévisées.
Oyez, Oyez, 2ème communiqué du Tunistan : Où en est la presse télévisée tunistanaise ?
Il s’agit pour commencer de parler d’un monsieur désigné il y a six mois à la tête d’un centre mondial religieux en Tunisie (Lotfi Chengli je crois). D’où tire-t-il sa compétence pour être nommé à un poste aussi pompeux ?
« Centre mondial des civilisations », c’est « lourd » comme dénomination. Selon ce que j’ai vu et entendu dans l’émission du 18 novembre matin sur Nessma, il organise des conférences, des symposiums mondiaux, etc.Qui y sont invités ? Des maîtres de conférences ? Des docteurs ? Jai entendu la désignation « savants ». Qui est savant ? C’est un grand mot. Ou c’est vrai ou cela devient de la mystification et de l’escroquerie intellectuelle.
Ce Chengli a aussi été invité l’autre jour à une émission de Hatem Amara sur « Ettounissia » pour donner son avis sur la visite d’une entreprise vinicole par Mehrezia Labidi. Il n’a donné aucun avis ou dit qu’il n’avait aucun avis.
Comment le directeur d’un « centre mondial » ne peut pas avoir d’avis ? Il a été invité avec les honneurs à l’émission précitée comme un véritable spécialiste et il se permet une telle déclaration ! C’est comme s’il disait « si je suis invité dans un camp de nudistes sur la plage (ça peut exister un jour) je garde ma chleka et ma Djerba et j’observe les rondeurs, je zieute obliquement les formes en poire ou en pomme des poitrines et les belles courbes des fessiers mais si me demande ce que j’en pense je dis que je n’ai pas d’avis !
D’ailleurs je me rappelle que dans le temps ce monsieur a été interdit d’officier dans les lieux de culte et a même été malmené par ses supérieurs en étant expulsé manu militari pour absence de qualité pédagogique et aujourd’hui il se transforme en chef des savants. Soubhanallah !
D’ailleurs, il n’a aucune envergure pour l’être. Sinon pour le reste je suis d’accord pour donner des indemnités supplémentaires aux imams. Il faut leur permettre de préparer leurs prêches et discours convenablement par des recherches, des révisions, des lectures de livres (je ne parle pas des livres sans valeur). En tous cas ce ministère des affaires religieuses doit être nettoyé de fond en comble sinon ce n’est pas la peine de créer des postes bluffants. On le supprime. Point final.
Je reste estomaque par la bêtise de la seconde émission que j’évoque, qui pourtant bénéficie de l’assistance de certains experts juridiquesIl s’agit de « El hak maak » de Hamza Belloumi.

Voici un sujet traite qui concerne les escroqueries dont sont victimes les candidats à la Omra ou au Hadj mais après 2 heures de banalités renouvelées les bonnes questions ne sont pas posées :

1/ un intermédiaire informel n’est pas inquiété alors que le pseudo agent de voyage escroc est en prison. Pourtant lui même est payé par le potentiel client par fractions, et la preuve en est rapportée. Comment se fait il qu’il ne soit pas impliqué? Quel est son intérêt de continuer a s’adonner à cette intermédiation s’il n est pas financièrement motivé? Et on ne lui pose même pas la question?

Et d’une.

2/ La dame qui est en prison pour avoir organisé la Omra est elle même découverte dans une situation illégale puisque selon de DG de l ONTT, elle ne dispose pas de patente pour organiser des voyages. Elle est en prison certes mais elle est aussi responsable civilement!?
Pourquoi les conseillers de l’émission ne recommandent pas aux victimes de se constituer partie civile contre l’escroc? Leur (s) avocat (s) pourraient en même temps remonter la filière et savoir comment l’escroc travaille au lieu de chercher à faire des recoupements à l’aveugle?
L’argent escroqué est donc restituable aux victimes avec des DI. C’était par conséquent une enquête bâclée. Les soi-disant juristes qui y participent viennent à l’émission pour toucher des PER DIEM qu’ils doivent rembourser car ils ne les méritent pas par leur paresse.

3/ Au lieu de rabâcher les mêmes histoires, l’émission aurait pu donner à sa fin la bonne procédure pour effectuer le Hadj et la Omra en inscrivant ou affichant les adresses utiles, en sachant que du temps de BA un seul operateur tunisien en combinant avec le MAE et les autorités saoudiennes était autorisé à procéder a l intermédiation et a obtenir les visas. Pourquoi on n’en a pas parlé ?

Finalement le spectateur reste sur sa fin avec un silence complice pour ne pas évoquer certains tabous. Comme d’habitude c est malheureux. Et le spectateur dakhlouh min Bâb kharjouh min Khoukha!
En plus ce Hamza est nul en français. Il confond a-formel (qui n’existe pas) et informel.



Troisième émission maintenant : celle de Naoufel Ouertani commentant l’interview de Youssef Chahed par el Kabbach. Je m’étonne encore de la puérilité de nos animateurs et de leurs invités.

1/ Ils considèrent qu’une interview est un pugilat ou un match de foot ou l’interviewé doit être comme dans un combat constamment sur la défensive surtout que l’intervieweur appartient à un pays ex-colonial. Chahed selon lui doit être tout le temps sur ses gardes pour échapper aux questions piège. Il ne doit pas décevoir tous les tunisiens dans cette rencontre pour le titre de championnat du monde, ne pas se tromper et répondre à la perfection quitte à répondre à côté quand il décèle une tentative perfide de le faire tomber dans le panneau par ce monstre à la langue fourchue d’el Kabbach.

En fait el Kabbach s’exprimait professionnellement. Il n’allait pas poser à Chahed des questions bateau inoffensives. Il était dans son intérêt et dans celui de son émission de poser à un chef du Gouvernement des questions pertinentes sans qu’il soit suspecté d’être méchant et raciste. El Kabbach ne l’était d’ailleurs pas et cela se voyait qu’il avait de la sympathie pour la Tunisie et pour Chahed mais avec le complexe de colonisé qui est loin d’avoir disparu on voit le diable partout.

2/ L’invité croit avoir décelé une faute de français de Chahed alors qu’il s’agit d une faute de prononciation en disant : " vous faisez" au lieu de "vous faisiez". Mais bon dieu! Attachez-vous à des questions de fond au lieu d’essayer de rechercher la petite bête! Et Ouertani qui était tout content de la découverte. D’ailleurs à la vue de ses invités et de sa qualité de mouherrij débile et inculte on s’assure que ce type de commentaires s’adresse aux mzeoudis et ne s’applique pas aux intellectuels dont il devrait cirer les chaussures assis sur son tabouret en bois de fortune.

Oyez ! oyez, Tunistanais, tunistanaises, c’est la fin du second communiqué (1) du Tunistan. Le troisième suivra bientôt .Ne soyez pas impatients.

HK
(1) Voir le premier dans http://www.alterinfo.net/Oyez-oyez-1er-communique-du-Tunistan_a126466.html


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La collaboratrice de CNN accusée d’avoir aidé Clinton donne sa démission

La collaboratrice de CNN accusée d'avoir aidé Clinton donne sa démission

Bien que la commentatrice de CNN conteste avoir transmis à l'avance la moindre question à l'équipe de campagne de la candidate démocrate, elle donne sa démission de la chaîne. Coïncidence?

  CNN a annoncé lundi avoir cessé de collaborer avec Donna Brazile, présidente du Comité national démocrate et commentatrice politique, après la publication par WikiLeaks de courriels laissant entendre qu'elle aurait communiqué à l'équipe d'Hillary Clinton des questions prévues pour un débat, indique Reuters.  
Dans un des courriels, Donna Brazile dit connaître certaines questions et propose d'en communiquer davantage.
Un des courriels rendus publics et daté du 5 mars prévient le camp d'Hillary Clinton qu'une femme avec une éruption cutanée posera une question à la candidate concernant la ville septentrionale de Flint, en raison de son réseau d'aqueduc gravement contaminé par le plomb.
« Sa famille a été empoisonnée au plomb et elle demandera ce qu'Hillary pourrait faire pour les gens de Flint si elle devient présidente », précise Donna Brazile dans son message.
Dans un autre courriel récemment dévoilé, Mme Brazile avait écrit: « De temps en temps j'obtiens les questions à l'avance. » Dans le même message, le stratège du Parti démocrate sous-entendait que Mme Clinton se verrait poser une question sur la peine de mort.
Après ces révélations, CNN a affirmé lundi que Mme Brazile avait donné sa démission de la chaîne. Dans un message publié sur Twitter, elle a remercié CNN et souhaité bonne chance à ses anciens collègues.
« Merci CNN. Honorée d'avoir été une politologue et commentatrice démocrate sur votre chaîne », a tweeté lundi Donna Brazile.
Les courriels rendus publics par WikiLeaks ont été piratés par des hackers sur le compte de John Podesta. Le Parti démocrate n'a pas confirmé ni infirmé leur authenticité.


https://fr.sputniknews.com/international/201611011028473354-clinton-primaire-cnn-commentatrice-demission/

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Théâtre : « Le Discours de la servitude volontaire » de La Boétie

Théâtre :
Tous les premiers lundis du mois nous proposons au Théâtre de Nesle  (8 rue de Nesle à Paris – 75006 / Métro : Odéon ou Pont Neuf), des lectures autour de grands textes.
 
Le lundi 07 novembre à 20h30 sera présenté :
 
 "Le Discours de la servitude volontaire" d'Etienne de La Boétie.
 
Texte dit :  Geoffroy Guerrier ;  adaptation et mise en scène Olivier Hueber (durée 1h).
 
Pour prolonger la réflexion, la représentation sera suivie d'un échange avec le public.
 
Nous aurons le plaisir d'accueillir :
Aymeric Monvile ; Philosophe et directeur des éditions Delga.
 
Tarifs : plein 15 euros ; réduit 13 euros ; Groupe plus de 10 personnes : 10 euros
Billetreduc : 10 euros
 
Réservations : 01 46 34 61 04
 
Cordialement,
Olivier Hueber
 
«L’habitude nous apprend à servir et à avaler sans le trouver amer le venin de la servitude [...] 
Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres.»
La Boétie (1530 - 1563)
 

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Après la diffusion de Cash Investigation, Estrosi joue les bombardiers sur Twitter

Après la diffusion de Cash Investigation, Estrosi joue les bombardiers sur Twitter

L'Enquête sur le stade de Nice ne passe pas. Invité à s'exprimer sur le sujet, l'ancien maire a changé son fusil d'épaule peu avant la diffusion de l'émission d'Elise Lucet, appelant à ne pas la regarder et tweetant plus de 30 fois sur le sujet !
 

Quelle mouche a piqué Christian Estrosi pour qu'il décide de torpiller sur Twitter le reportage de Cash Investigation, alors qu'il était invité sur le plateau d'Elise Lucet pour commenter l'enquête sur le coût du stade de Nice ?
Appelant au boycott de l'émission, niant plusieurs fait énoncés dans le reportage sur Twitter - il a twitté 35 fois en moins d'une heure sur le sujet -, l'ancien maire a repris point par point ce qu'il considère comme une attaque de sa gestion du projet de stade. 
A en juger par les tweets de Christian Estrosi, cette charge sur twitter n'était en rien improvisée. Il avait ainsi préparé un bon dossier de liens utiles et d'infographies de toute sorte pour appuyer ses arguments.
Et ça continue...
...et encore...
 
...sans répit...
...et même après la fin de l'émission...
 
...avant d'en venir au point d'orgue - annoncer avoir écrit une lettre au président du Conseil supérieur de l'audiovisuel, accusant Cash Investigation de manque d'objectivité.
Visiblement très énervé et déterminé à démonter ce qu'il considère comme étant des «mensonges» de la rédaction de France 2, l'élu fait à de multiples reprises référence au site Vérité Stade de Nice , censé apporter toute la vérité sur le fameux stade et contrer les «mensonges de Cash Investigation». 


https://francais.rt.com/france/27774-estrosi-dechaine-sur-twitter-apres

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M6 ne doit pas se voiler la face. La loi l’interdit.

M6 ne doit pas se voiler la face. La loi l'interdit.
« La production savait qu'elle était voilée »
Le meilleur pâtissier : accusée de discrimination par une femme qui porte le voile, M6 répond
 
La Rédaction Voici, mardi 18 octobre 2016 À 14:30  PAR
 
Une polémique touche actuellement Le meilleur pâtissier : une femme qui s’était présentée aux castings a assuré qu’elle n’avait pas été sélectionnée en raison de son voile. Une accusation que M6 réfute.
 
La semaine dernière, lors du lancement de la nouvelle saison du Meilleur pâtissier sur M6, les fans du blog Les délices de Oumi n’étaient pas à la fête : Sarah, la talentueuse pâtissière qui y partage ses créations, a annoncé qu’elle ne ferait pas partie de l’aventure, malgré sa candidature et sa pré-sélection. Dans un long post publié sur Instagram, la pro de la pâte à sucre a raconté son parcours : elle a postulé par mail, puis a été choisie par la production pour la seconde étape des castings. C’est avec deux gâteaux et beaucoup d’appréhension qu’elle est donc venue à Paris pour un entretien. La pâtissière, qui porte le voile, ne savait pas comment les équipes du Meilleur pâtissier allaient réagir. En arrivant, elle a été « très surprise par leur accueil très chaleureux » : « Pour être honnête, moi et mon voile sur la tête on appréhendait énormément leur réaction. »
 
Après quelques essais filmés, une présentation de ses créations et une série de questions, la jeune femme a quitté « le lieu du casting avec un très grand sourire » : « Tout c'était super bien passé, aucune fausse note, s’est-elle souvenue sur Instagram. J'ai eu à peine le temps de sortir de l'immeuble que mon téléphone a sonné. [Une membre de la prod’] m'appelait pour me dire que toute l'équipe se régalait avec mes gâteaux […] Elle était super enthousiaste et cela m'a réconfortée dans l'idée que j'avais peut-être une chance, qui sait. » C’est au cours de cette conversation téléphonique qu’a été évoqué pour la première (et dernière) fois le « sujet délicat » du voile : on lui aurait demandé s’il était possible de mettre un voile coloré et qui « laisse apparaître le cou ». Elle a en partie refusé : « Je lui ai gentiment expliqué que les couleurs ne me dérangent absolument pas mais que je tiens à cacher mes cheveux et mon cou, a-t-elle raconté. Je lui ai posé tout de même la question à savoir si cela les dérangeait : elle m'a bien expliqué que non et que je pouvais même être un profil atypique. »
 
Par « profil atypique », comprenez : une candidate qui ferait écho au succès de Nadiya Hussain, musulmane portant le voile, qui a remporté l’édition 2015 de The Great British Bake Off, la version britannique du Meilleur pâtissier. Mais cela ne s’est finalement pas produit. « Quelques semaines plus tard, je reçois un appel de cette même personne, qui m’annonce que je n'ai pas été retenue. » La raison ? Elle ne serait « pas du tout au niveau » de la compétition. « Je conçois bien que je suis loin d'être la meilleure, mais “pas du tout le niveau”, oh purée la claque », s’étonnait-elle dans son post Instagram. Selon elle, une autre pâtissière portait le voile aurait connu le même parcours, « avec la même claque » à l’arrivée.
 
Contactée par Télé Star, M6 a fermement démenti toute relation entre les candidatures rejetées et le port du voile : « Ce qui prime c'est le talent et nous avons beaucoup de candidatures. Elle n'a tout simplement pas convaincu le jury, a assuré la chaîne. Il n'y a aucune directive en ce sens. Nous avons des participants de toutes origines. Qui plus est, lorsqu'elle est venue à Paris, la production savait qu'elle était voilée. »
 
L’intéressée a depuis posté un nouveau message, sur Facebook, pour expliquer pourquoi elle avait voulu témoigner : « Ma seule volonté était de raconter à mes proches et mes abonnés ce que j’ai vécu, mais sans intention de vouloir faire valoir cette injustice que j’ai ressentie, a-t-elle assuré. Je veux bien que cette histoire soit relayée si ça peut faire avancer les choses et dénoncer des dogmes de sélection. » Pour l’heure, Sarah ne semble pas prête à retenter sa chance pour une future saison du Meilleur pâtissier : « Je ne pense pas réessayer l'an prochain car malheureusement, je sais d'avance que le même scénario se reproduira… », avait-elle regretté sur Instagram.
 

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Les médias : Tu n’as rien vu à Baracoa !

Les médias : Tu n’as rien vu à Baracoa !
Après le passage dévastateur de l’ouragan Matthew, on déplore pour l’instant, plus de 300 morts en Haïti, pays où le capitalisme est triomphant et la misère effroyable, et ce malgré l’aide massive de l’armée étasunienne ; grâce au plan gigantesque d’évacuation et de mise à l’abri de la population par la défense civile, aucune victime à Cuba, pays où le socialisme se construit avec le peuple depuis la Révolution et qui, depuis longtemps, a éradiqué la misère, mais qui, étranglé par l’Empire, sait qu’il ne peut compter que sur lui-même.

Vous les médias serviles, vous les faux-culs politicards qui ne cessez de calomnier Cuba en l’accusant ignoblement d’être une dictature, par aveuglement idéologique, vous voulez ignorer qu’un dictateur n’aime pas son peuple et ne cherche jamais à le protéger comme le fait aussi bien le gouvernement cubain, mais parce qu’il en a peur, il s’en méfie comme de la peste, et le réprime férocement.

Vous n’aimez pas Cuba parce qu’elle s’obstine à contrarier votre crédo libéral rampant. Alors, pas de victimes ? Pas d’information ! Les monstrueux dégâts que ce petit pays a subis ? Passés à la trappe ! Votre silence est affreusement coupable.

L’ONU vient de féliciter Cuba et citer en exemple l’efficacité du processus de protection de la population appliqué par la défense civile cubaine contre les catastrophes naturelles... Les médias sont muets...Vous n’en saurez rien !

Je vous conchie.

Les médias : Tu n’as rien vu à Baracoa !
L’inquiétante apparition d’ouragans d’un type nouveau

Notre ami Michel Taupin ne décolère pas (ci-dessus).

Sur le site Le Grand Soir, il accuse les médias d’avoir occulté les efforts faits par les autorités cubaines (Raul Castro en tête, sur place) pour protéger la population devant l’ouragan Matthew qui a ravagé les Caraïbes. « 300 000 personnes ont été évacuées par bus, logées en dortoir et nourries par plateau repas dans les cantines ». Résultat : plus de 800 victimes de l’ouragan à Haïti, aucune à Cuba où les dégâts sont immenses (une ville entière a été rasée : Baracoa).

D’aucuns insinuent que, si Cuba avait eu 800 morts et Haïti aucun, les médias nous auraient dit deux mots sur l’incurie d’une dictature à bout de souffle face à un ouragan annoncé qui fonce tout droit.

Mais la vérité, que je tiens de météorologistes, c’est que l’ouragan a adopté un circuit incompréhensible qui ne laisse pas de les inquiéter (voir photo).

Théophraste R
(Chef du bureau d’étude qui cherche à déterminer si les médias, c’est du vent).

Alter Info l'Information Alternative

Des intérêts particuliers créent les « bons », les « méchants », et l’histoire « intéressante » qui va avec.

Des intérêts particuliers créent les « bons », les « méchants », et l’histoire « intéressante » qui va avec.
Des intérêts particuliers créent les « bons », les « méchants », et l’histoire « intéressante » qui va avec.
Moon of Alabama
 
Amanda Taub du New York Times fait une analyse intelligente de la raison pour laquelle certaines guerres attirent plus l'attention « occidentale » que d'autres:
 
C’est seulement lorsqu’on peut tirer des conflits un récit, une histoire convaincante et excitante, sans rapport nécessaire avec les pertes humaines, mais qui passionne le public comme les politiciens, que l’intérêt des Américains pour eux ne faiblit pas. Il faut qu’ils aient un lien direct avec les intérêts américains immédiats et des questions culturelles ou des débats politiques américains, et surtout, sans doute, qu’ils offrent un cadre émotionnel attractif où les bons et les méchants sont clairement identifiables.
...
le nombre de morts du Yémen est inférieur à la Syrie mais, bien qu’Al-Qaïda y opère, le conflit du Yémen n'a pas eu le même impact sur les intérêts américains et européens que la Syrie. Il n'y a pas d'histoire évidente du bien contre le mal à en tirer. Le pays est déchiré par différentes factions en guerre sur le terrain, et pilonné par l'Arabie saoudite, un allié américain. Il n'y a pas de méchants assez faciles à photographier pour que les Américains s’enflamment contre eux.
 
Ce sont de bonnes observations. Mais ces journalistes font eux-mêmes partie du processus qu'ils décrivent. Ils créent artificiellement des « bons » et des « méchants » et sont conduits par des « intérêts ». (Note: Je doute qu’il soit exact, comme elle l’affirme catégoriquement, que « le nombre de morts du Yémen est inférieur à la Syrie ». La famine dans le nord-Yémen est très sévère. Le nombre de morts n’est tout simplement pas encore connu, mais il se monte probablement à des centaines de milliers...)
 
Les informations ne dépendent pas de l’existence du bien et du mal ni de l’existence d'une histoire intéressante. Une telle idée relève tout simplement d’une idéalisation ridicule. Ce sont les médias qui créent les camps (souvent artificiels) d'une guerre en fonction des intérêts en jeu. Le bien et le mal ne sont pas intrinsèques aux situations, ils sont fabriqués. Il n’est pas du tout nécessaire qu’une histoire soit réellement excitante.  Il est facile de concocter, à tout moment, une histoire excitante qui ne sera probablement pas vraie du tout.
 
Ce sont les « intérêts » qui décident qui sont les « bons » et les « méchants » et qui créent les histoires « intéressantes » - des intérêts économiques bien précis, comme le business du pétrole qui sous-tend la campagne Ltd* en Syrie, mais aussi la recherche du pouvoir personnel ou d’avantages tribaux. Les entreprises de relations publiques et les politiciens qui sont au service de ces « intérêts » donnent aux journalistes les infos dont ils ont besoin pour bien tourner leurs histoires. Les journalistes bien domestiqués des médias dominants savent intuitivement quand des « intérêts » sont en jeu. Ils font de leur mieux pour les satisfaire – sinon ils perdraient leurs emplois lucratifs.
 
Au milieu des années 2000, al-Qaïda en Irak était « méchant » et la force d'occupation américaine qui « sauvait les pauvres Irakiens » était « bonne ». Mais tout cela n’était que mensonge, c’était simplement l’histoire  « intéressante » que l'armée américaine voulait que les médias racontent. Elle a fabriqué cette histoire pour cacher la vérité: à savoir que les vrais Irakiens se soulevaient contre l'occupation, de quelque côté qu’il soit.
 
L'armée américaine a versé plus de 540 millions de dollars à la firme de relations publiques britannique, Bell Pottinger, pour fabriquer les horribles vidéos d'Al-Qaïda:
 
Les vidéos fabriquées par Bell Pottinger incluaient de courts extraits télévisuels réalisés dans le style des médias arabes et de fausses vidéos des insurgés qui pouvaient être utilisées pour poursuivre les gens qui les regardaient, selon un ancien employé.
 
Le personnel de l'agence travaillait avec des officiers américains haut gradés dans leur base du Camp de la victoire à  Bagdad, pendant que l'insurrection faisait rage à l'extérieur.
 
Pour 540 millions de dollars on pourrait tourner deux films primés aux Oscars dans la série les films les plus chers. C’est une énorme quantité d'argent, assez pour des milliers de clips à petit budget des « terroristes d’al-Qaïda ». Dans la guerre d’Irak ces clips ont créé le nouveau « méchant » de la guerre et l'histoire « intéressante » qu’il fallait raconter pour que l'occupation militaire soit vue comme « bonne » et puisse se poursuivre en tout bien tout honneur.
 
Les gouvernements « occidentaux » ont versé plus de 70 millions de dollars aux « Casques blancs », la fausse « Défense civile syrienne » créée par la firme de relation publique Purpose Inc. de New York, pour faire et pour diffuser des photos et des films qui désignent l'insurrection islamique en Syrie comme  « bonne » et le gouvernement syrien et ses alliés comme « méchant ». (Des milliards (!) supplémentaires sont consacrés chaque année à l'approvisionnement en armes des mercenaires du camp djihadiste et à leurs salaires.)
 
Les médias « occidentaux » comprennent ce que veulent les « intérêts ». Ils avalent ce que produisent les firmes de relations publiques, le digèrent et le recrachent au consommateur. L’« indignation » suscitée par les « intéressantes » histoires quotidiennes est ensuite utilisé par les « intérêts » pour faire avancer leurs objectifs.
 
Voici quelques exemples récents de ces manipulations trouvées dans le menu quotidien proposé par les médias au public « occidental ».
 
Lousie Loveluck, une « journaliste » du Washington Post, envoit de la propagande  sur les « djihadistes modérés » depuis Alep-est : Le bombardement d’Alep détruit encore un important hôpital.
 
Le plus grand hôpital d'Alep-est a été bombardé samedi pour la deuxième fois de la semaine, tuant et blessant plus d'une douzaine de patients qui se remettaient des attaques précédentes.
 
Les médecins de l'établissement, connus sous le nom de M10, ont déclaré que l'assaut incluait des bombes à sous-munitions, des bombes baril et des armes incendiaires qui ont provoqué une grande panique et des appels à l'aide.
 
Elle tweete :
 
Louisa Loveluck @leloveluck
 
L’attaque sur le principal hôpital de traumatologie d'Alep a tué 2 patients, blessé 13. 7 frappes, incluant des bombes à sous-munitions, des bombes baril, des bombes incendiaires et à vide.
 
08:38 - 1 octobre 2016
 
Il semble que les « médecins » (probablement tous les pédiatres, dont certains sont « les derniers » et d’autres sont morts ) soient les seules sources  de Loveluck à Alep.
 
Sept attaques avec des armes à sous-munitions, des bombes à canon, des armes incendiaires et des bombes à vide, tout cela ensemble (note: et pas encore d'armes nucléaires ?) « SUR » un hôpital soi-disant plein et seulement deux morts ??? Et iI y a encore un bâtiment debout ??? C'est un peu curieux. Poutine et Assad sont vraiment nuls en frappes aériennes. Ou peut-être que l'hôpital n'a pas été ciblé du tout. Peut-être que la véritable cible était une position d'artillerie ou des quartiers généraux des djihadistes. Mme Loveluck ne montre aucun désir d’en savoir plus. Les « médecins », payés par l'organisation américaine de relations publiques SAMS Foundation, sont tout ce dont elle a besoin. Les « bons », les « méchants », l’histoire « intéressante », tout est déjà là, elle n’a plus qu’à s’en servir pour son « reportage ».
 
Le National de Dubaï dans les Emirats Arabes Unis (E.A.U.) est généralement un bon journal. Son récent article sur les coulisses de l’organe de propagande mensongère des « Casques blancs » est bien meilleur que ceux des médias grand public. Le reportage de Phil Sands sur le sud de la Syrie est excellent. Mais parfois, il doit faire son devoir en tant que bénéficiaire de subventions publiques et il se met à publier  de « drôles » de trucs: Des passagers sauvés du bateau d’aide humanitaire émirati attaqué par des combattants rebelles au Yémen :
 
Des passagers civils d'un navire d'aide humanitaire des Emirats transportant des fournitures médicales et de première nécessité vers le Yémen ont été sauvés après que le navire a été attaqué par les milices Houthi.
 
Une opération de sauvetage a été lancée dans les premières heures de samedi après qu’un navire civil appartenant à National Marine Dredging Company des EAU a été intercepté dans le détroit de Bab Al-Mandeb alors qu’il livrait du matériel d'urgence à Aden.
 
Le «navire d’aire humanitaire » était le catamaran d'approvisionnement militaire rapide HSV-2 Swift. Il fait des allers et retours entre le port érythréen d’Assab et Aden, dans le sud-Yémen, pour transporter des militaires et mercenaires  des E.A.U., ainsi que leurs armes lourdes. L'année dernière, Janes a analysé des images satellites du port d’Assab:
 
L'Image du 7 novembre montre aussi que le catamaran roulier à grande vitesse Swift 1 (IMO: 9283928) était également présent sur les lieux.
 
(Janes se trompe de nom. Le numéro IMO est celui du HSV-2 Swift que les Emirats Arabes Unis ont loué.)
 
Le mois dernier, War on the Rocks s’est penché, de manière plus approfondie, sur la guerre des Emirats Arabes Unis contre le Yémen et dont le port d'Assab, loué à l'Erythrée, est la base principale:
 
Au cours de la dernière année, ce port en plein désert est devenu une base aérienne moderne avec un port en eau profonde et un centre de formation militaire.
...
La construction d’un aérodrome à Assab s’est terminée fin juillet 2015, ainsi que la base qui sert de zone de soutien logistique et de plaque tournante aux forces blindées, de la taille d’une brigade des E.A.U.,  qui serviraient de fer de lance à l’attaque d’Aden.  Elles étaient composées de deux escadrons de chars de combat Leclerc, un bataillon de véhicules de combat d’infanterie BMP-3 et deux batteries d’obusiers G6. Les E.A.U. ont également envoyé par mer une force de 1500 hommes – des soldats yéménites, montés dans des véhicules blindés fournis par les  E.A.U., qui ont été formés et équipés à Assab.
 
Le navire, qui était évidemment un navire militaire, a été frappé pendant la nuit du 28 septembre. Les forces armées yéménites alliées aux Houthis ont lancé depuis la terre un missile anti-navire C-802 chinois. Les médias Houthi ont publié une excellente vidéo de ce lancement réussi. Le navire, à la vaste et puissante coque d’aluminium, s’est enflammé d’un seul coup. L’« aide humanitaire » et les nombreux « passagers civils » n’ont probablement pas survécu.
 
Aujourd'hui, les militaires des E.A.U., dirigés par le général australien, Mike Hindmarsh, et ses hommes, ont bombardé les bateaux de pêche yéménites le long de la côte occidentale du Yémen. Les bateaux de pêche, l'une des rares sources d’approvisionnement alimentaire qui reste au Yémen, n'ont rien à voir avec le succès de l'attaque. Le C-802 a été lancé et guidé par radar depuis la terre. Mais aucun média dominant « occidental » ne vous le dira. Les « bons » et les « méchants » dans cette guerre ne sont pas ceux qui leur conviennent. Ils aimeraient peut-être nous parler des « bons » Yéménites opprimés et des « méchants » Saoudiens, mais ils n’en ont pas le droit. Il manque à l’histoire son aspect « intéressant ». Le National tente de promouvoir les « intérêts » de ceux qui le subventionnent, mais il rate son coup.
 
On trouve un autre exemple de reportage très partial sur les « bons » et les « méchants », pour ne pas parler carrément de mensonge, dans l’Independent d'aujourd'hui: La nageuse syrienne et son frère 12 ans tués par les bombardements à Alep
 
L’étudiante et sportive, Mireille Hindoyan, a été grièvement blessée, et est décédée plus tard, après que des bombes sont tombées sur le quartier de Villi.
 
« Des bombes sont tombées », écrit l'Independent. Nulle part dans l’article on ne nous dit qui a fait « tomber les bombes » et tué la nageuse. Mais les lecteurs savent bien que seules les forces syriennes et russes sont en capacité de bombarder Alep.
 
Villi est le quartier arménien d'Alep. Voici ce que les médias arméniens ont  écrit :
 
ALEP. - Trois Arméniens ont été tués à la suite du bombardement du quartier arménien densément peuplé de Villi à Alep, en Syrie.
..
Les terroristes bombardent le district de Villi, densément peuplée d'Arméniens [..], à Alep, depuis vendredi matin.
 
Le district de Villi se trouve dans la partie occidentale d'Alep tenue par le gouvernement. La nageuse a été tuée par les bombardements des djihadistes d'Alep-est soutenus par les Etats-Unis. Mais ce n’est pas l'Independent qui vous le dira. Il insinue que les « méchants » Assad et Poutine ont tué la nageuse. Le fait que les « bons » djihadistes tuent des civils du camp du gouvernement n’est pas une histoire « intéressante ».  On n’a pas le droit de le dire. À moins qu'ils ne soient des nageurs primés, ces morts-là, pourtant quotidiens, n'existent pas.
 
Début 2011, on trouvait des rapports similaires, concernant la Libye, partout dans les médias « occidentaux ». Dans son discours, Kadhafi menace de déclencher un « génocide » en Libye a été un des gros titres décisifs. Khadhafi n'a bien sûr jamais proféré de telles menaces. Il a seulement promis de vaincre la sanglante insurrection armée menée par le Groupe islamique combattant libyen, aligné sur les djihadistes d’Al-Qaïda financés par le Qatar. Ils ont occupé Benghazi, supprimé ses habitants et menacé l'Etat libyen. Mais la fausse information et l'indignation « occidentale » qu’elle a suscitée a servi de base à une attaque à grande échelle de l'OTAN qui a ensuite détruit la nation libyenne. Une enquête du parlement britannique confirme maintenant qu'il n'y a jamais eu de menace contre des civils par Kadhafi et que toutes les assertions des médias et des politiciens « occidentaux » étaient fausses et sans fondement. À l'époque, c’était une histoire « intéressante », racontée par les « intérêts » dirigeants - et un mensonge absolu.
 
L’histoire « intéressante » du génocide de Kadhafi ne s’est bien vendue qu’au public « occidental » parce que les médias ont joué le jeu des bellicistes. Ils ont décrit le gouvernement libyen comme « méchant » et les djihadistes comme « bons ». Une véritable enquête médiatique aurait mis à jour sans difficulté des faits prouvant le contraire. Mais les « reporters » s’en sont bien gardés. Rien n'a pas changé, comme on peut le constater avec la Syrie. Tout ce qu’affirme la « bonne » opposition est considéré comme la vérité et relayé sans aucune vérification. Les attaques des « bons » djihadistes contre le camp du gouvernement, perçu comme le « méchant », ne sont pas « intéressantes », et soit ne sont pas rapportés, soit le sont de manière biaisée.
 
Dans la guerre contre le Yémen les médias sont dans le camp des attaquants émiratis et saoudiens soutenus par les Américains. On peut seulement trouver quelques infos sur la famine qui sévit dans le nord du Yémen à cause du blocus américano-saoudien de toutes les importations vitales pour le pays. Bien que ce soit vraiment une histoire intéressante mettant en jeu des intérêts humains vitaux qui pourrait engendrer un débat public, on n’en fait pas une histoire « intéressante ». De même, les bombardements saoudiens et émiratis qui terrorisent, au quotidien, la population de la capitale yéménite Sanaa ne trouvent pas d'écho dans les journaux « occidentaux ». L'attaque Houthi réussie contre le navire militaire sera vendue comme du « terrorisme » pour justifier une nouvelle escalade de la guerre.
 
Tout cela n’est qu’une affaire d’« intérêts ». Pas seulement les « intérêts américains » en général, ou les « intérêts humains » idéalisés, mais des intérêts beaucoup plus spécifiques. Amanda Taub et les autres « reporters » sont à la solde de ces « intérêts ». Le plus souvent, ils se mentent à eux-mêmes et s’imaginent qu’il en est autrement. Mais leurs illusions ne résistent pas à l’épreuve des faits.
 
Note :
* limited company, une forme juridique d'entreprise anglo-saxonne.
 
Traduction : Dominique Muselet
 
http://www.moonofalabama.org/2016/10/special-interests-create-the-good-and-bad-and-the-compelling-story-the-media-just-tell-it.html#more

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FACEBOOK COLLABORE AVEC ISRAËL : 4 ARTICLES DE PANAMZA SONT SUPPRIMÉS.

FACEBOOK COLLABORE AVEC ISRAËL : 4 ARTICLES DE PANAMZA SONT SUPPRIMÉS.
Le 12 septembre, l'agence américaine Associated Press a rapporté l'existence d'un pacte -conclu le 11 septembre 2016 à Jérusalem- entre Facebook et le gouvernement israélien d'extrême droite pour faire censurer dorénavant toute publication apparentée à de "l'incitation à la haine anti-israélienne" {http://panamza.com/byt; http://panamza.com/byu; http://panamza.com/byv}.

À la date du 26 septembre, Facebook a supprimé -sans explication- 4 récents articles de Panamza. 2 étaient consacrés au militant antipalestinien (et antimusulman) Ahmed Meguini. Les 2 autres étaient relatifs à l'attentat de Nice : l'un révélait notamment que la vidéo-choc des victimes avait été propagée sur Internet par un site israélien.

Fondé le 21 juin 2013 et diffusé partiellement via Facebook, le site Panamza n'avait jamais fait auparavant l'objet d'une quelconque censure.

Message à l'attention des apprentis censeurs et autres "Charlie" qui mènent actuellement une campagne de diabolisation de Panamza : toute tentative d'attaquer la liberté d'expression et d'INVESTIGATION du site est vouée à l'échec.
Plusieurs plate-formes de l'Internet (parmi lesquels AlterInfo) avaient ainsi reproduit et publié entretemps ces 4 articles de Panamza aujourd'hui supprimés par Facebook {http://panamza.com/byw; http://panamza.com/byx; http://panamza.com/byy; http://panamza.com/byz}.

***SOUTENEZ L'INFO-PANAMZA ! http://www.panamza.com/presselibre***

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La république du mépris – Retour sur un courant idéologique devenu hégémonique

La république du mépris - Retour sur un courant idéologique devenu hégémonique

La république du mépris

Retour sur un courant idéologique devenu hégémonique

par Pierre Tevanian
 

Le 21 septembre, alors que se réunira à nouveau (à l’Ecole Normale Supérieure) le sinistre Printemps républicain, sorte de Tea Party de gauche, aura lieu un meeting alternatif, pour un Printemps de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, réaffirmant un attachement et un nécessaire combat pour la défense de ces principes que le mot République, dans ses usages aujourd’hui dominants, est très loin de promouvoir. En guise d’invitation à s’y rendre – de 18H30 à 22H30 à l’Espace Confluences, 190 Boulevard de Charonne, Paris 20ème – nous publions aujourd’hui une analyse et une généalogie de ce monstre politique qu’est ledit Printemps républicain, et plus largement ce racisme républicain qui court de la gauche à l’extrême droite, cette République du mépris plus puissante et arrogante que jamais.

À celles et ceux, encore nombreu-se-s, qui se scandalisent de voir accolés ces termes à leurs yeux antinomiques que sont la République et le mépris ou le racisme, on ne peut qu’opposer les faits. La compatibilité entre le racisme et la République n’a pas à être démontrée : elle est constatable empiriquement. Ce n’est pas l’extrême droite monarchiste, ce n’est pas Maurras, ce sont d’authentiques républicains, unanimement célébrés comme tels, qui ont géré et célébré pendant plus d’un siècle l’oppression coloniale – qu’on songe, par exemple, à Jules Ferry et à ses déclarations sur les droits et les devoirs des « races supérieurs » envers les « races inférieures ».
Ce n’est pas l’extrême droite monarchiste qui, dans l’entre-deux-guerres, a mené des campagnes politiques violemment xénophobes à l’encontre de ceux qu’on appelait alors les « indésirables » - du moins pas seulement, et ce n’est en tout cas pas l’extrême droite monarchiste qui, au pouvoir, a instauré des mesures policières spécifiques contre les immigrés et des lois de « préférence nationale » dans l’accès à des millions d’emplois (7 millions exactement, soit près d’un tiers des emplois recensés). Le livre de Gérard Noiriel, Les Origines républicaines de Vichy, donne un aperçu saisissant de cette « œuvre politique » de la troisième République.
Aujourd’hui encore, ce sont bien des républicains qui refusent d’ouvrir à tous ces « emplois réservés » - ils n’ont été ouverts qu’aux « ressortissants de l’Union européenne ».
Ce sont des républicains qui ont instauré la double peine.
Ce sont des républicains qui, depuis des décennies, laissent prospérer dans une impunité quasi complète une discrimination massive par « la race, l’ethnie ou la religion », pourtant proscrite par la loi.
Ce sont d’authentiques républicains qui, après avoir totalement ignoré ce qu’on appelait alors la « main-d’œuvre immigrée », après avoir ignoré notamment les conditions de travail et de logement indignes qui leur étaient imposées, ont fait de la stigmatisation de l’ « immigration », de la « seconde génération » ou de l’« islam » un fond de commerce électoral.
C’est Jacques Chirac, alors Premier ministre, qui déclare en 1976 qu’il ne devrait pas y avoir un million et demi de chômeurs puisqu’il y a un million et demi d’immigrés.
C’est son successeur Raymond Barre qui, deux ans plus tard, appelle le patronat à « substituer » une main-d’œuvre nationale à une main-d’œuvre immigrée – ce qui signifie concrètement : pratiquer la discrimination, théoriquement prohibée, en licenciant prioritairement des immigrés et en embauchant prioritairement des Français.
C’est le Parti communiste français (PCF) qui, en 1981, part en guerre contre un foyer de travailleurs immigrés au nom du « seuil de tolérance dépassé ».
Tout cela se passe à une époque où le Front national (FN) est quasi inexistant politiquement. Puis c’est le Premier ministre socialiste Laurent Fabius qui déclare en 1984 que Jean-Marie Le Pen « pose de bonnes questions », c’est le président François Mitterand qui reprend en 1989 le thème du « seuil de tolérance dépassé », c’est son prédécesseur Valéry Giscard d’Estaing qui parle en 1991 « d’invasion », c’est à nouveau Jacques Chirac, la même année, qui dénonce une « overdose d’immigrés », stigmatise « le bruit et l’odeur » des familles africaines et préconise la préférence nationale pour l’accès aux prestations.
Ce sont enfin des gouvernements républicains, de gauche et de droite, qui ont multiplié depuis trente ans les réformes démantelant le droit d’asile et le droit à l’entrée et au séjour des étrangers.
Parler d’un racisme républicain, c’est donc prendre acte d’une réalité. C’est accepter de simplement regarder notre République en face, telle qu’elle est et non telle qu’elle se rêve et s’auto-célèbre. C’est prendre acte du fait qu’aujourd’hui comme dans le passé, une très grande part des discours et des actes racistes est le fait d’authentiques républicains, qui se revendiquent comme tels et se reconnaissent les uns les autres comme tels (au point qu’un « Front républicain » se constitue entre eux lorsque « l’autre » de la République, l’extrême droite, risque de remporter une élection).
Mieux que ça : c’est le plus souvent au nom de la République et de sa supériorité (sur les « féodalités » africaines par exemple, ou les juridictions musulmanes) que des hiérarchies racistes ont été construites au temps de la colonisation, et c’est au nom de la République qu’est maintenu le statu quo inégalitaire : c’est toujours « la République » qui est invoquée, comme un ex-voto, pour rappeler à l’ordre les immigrés ou les Français « de couleur » lorsqu’ils se rassemblent et s’organisent afin de combattre le racisme et les discriminations.
Il est vrai aussi qu’« au nom de la République », ou plus précisément de « ses principes », la liberté, l’égalité et la fraternité, des luttes d’émancipation ont été menées. Mais, justement, si la signification d’un mot dépend des forces qui s’en emparent, il est patent qu’aujourd’hui, le mot « République » est plus souvent prononcé pour justifier une inégalité et « remettre à leur place » les immigrés et leurs enfants que pour revendiquer une réelle égalité de traitement. Force est en tout cas d’admettre que des usages racistes du signifiant « République » existent (comme existent des usages sexistes ou homophobes du même signifiant), qu’ils sont même légion, et qu’il n’y a aucune raison de les nommer autrement que « racisme républicain ».
L’objet de mon livre – La république du mépris – est d’en mesurer l’étendue, d’en comprendre les ressorts, et d’en analyser les reformulations récentes, plus particulièrement celles de la période 2002-2005 qui a été dominée, tant sur le plan de l’activité législative que sur celui de la présence médiatique, par la figure de Nicolas Sarkozy, avant de se conclure par l’accession de ce dernier à la Présidence de la République. De nombreux épisodes (lois, mouvements sociaux, controverses intellectuelles, « affaires » médiatiques) y sont évoqués, dont le récit détaillé est disponible sur ce site sous le titre : Chronique du racisme républicain, 2002-2007.
Parler de racisme républicain, ce n’est donc pas, comme feignent de le comprendre les républicanistes intégristes, s’en prendre à « la République » en général. Ce n’est pas dire que la République est raciste par nature – plus raciste par exemple que d’autres régimes comme la monarchie ou l’empire. Ce n’est pas dire que tout individu qui se déclare républicain est nécessairement un raciste qui s’ignore. C’est une république et non la république qui est en cause – mais il se trouve aussi que cette république particulière n’est pas n’importe laquelle : c’est la nôtre, telle qu’elle a été construite et a administrée depuis deux siècles.
Parler de « racisme républicain » n’est pas davantage un refus des idéaux proclamés de liberté, d’égalité et de fraternité. C’est au contraire souligner le fait que l’Etat républicain a rarement été fidèle à ces idéaux – ou plus précisément le fait que cet Etat a poursuivi en réalité d’autres idéaux, en faisant passer avant la liberté et l’égalité la préservation d’un certain ordre social et symbolique – dans lequel « l’Occident » domine à tous points de vue « l’Afrique » et le « monde arabo-musulman », et où les immigrés ne sont que des « travailleurs » censés raser les murs et baisser la tête.
Enfin, parler de « racisme républicain », ce n’est pas prétendre que seuls des républicains peuvent être racistes. Il est indiscutable qu’en France a existé une forte tradition raciste anti-républicaine, qui s’est incarnée notamment dans l’antidreyfusisme, l’Action française et le régime de Vichy, et qui a aujourd’hui encore ses nostalgiques, au Front national comme dans le reste de l’extrême droite – et même un peu au-delà. Mais il convient d’ajouter que ce racisme antirépublicain n’est pas le seul, qu’il ne l’a jamais été, que certains des plus valeureux dreyfusards étaient par ailleurs colonialistes, que des antifascistes et des résistants, y compris de gauche, se sont révélés incapables de comprendre et d’accepter le soulèvement des peuples colonisés, et qu’aujourd’hui, les propos et les actes racistes dépassent de très loin des cercles de l’extrême droite.
Le racisme républicain a en effet ceci de particulier, qui le rend extrêmement dangereux, qu’il est massif : l’extrême droite, même si elle progresse dangereusement, a été capable jusqu’à maintenant de rassembler 18% des votants au second tour de l’élection présidentielle de 2002, ce qui est beaucoup trop mais demeure bien en deçà du succès des énoncés racistes ou xénophobes comme « il y a trop d’immigrés », « Les Maghrébins sont plus difficiles à intégrer », « L’islam est vecteur de violence » ou « Les Français doivent être embauchés prioritairement », qui recueillent des taux d’approbation de 20, 30, 40 % et parfois davantage – sans parler des pratiques discriminatoires, elles aussi massives. Le racisme républicain est, en d’autres termes, un racisme beaucoup plus « ordinaire », ce qui implique une autre particularité : il est beaucoup moins facilement identifié – et par conséquent beaucoup moins condamné et combattu. C’est même un racisme qui s’ignore, car il se dissimule – nous y reviendrons – sous les plus belles parures : la protection des « petites gens », le féminisme, la laïcité, le « vivre ensemble » ou la liberté d’expression… C’est donc un racisme « respectable » et même « vertueux » (selon les formules de Rachad Antonius, Saïd Bouamama, Nacira Guénif-Souilamas) qui s’exprime et se transmet en toute bonne conscience.
C’est aussi un racisme qui imprègne l’Etat, qui s’inscrit dans des politiques publiques, des dispositifs administratifs, des lois et des circulaires (sur « l’immigration », « l’intégration », la « prévention de la délinquance », la « défense du principe de laïcité » et même, comble de l’ironie, le « devoir de mémoire » et la promotion de « l’égalité des chances »), alors que l’extrême droite n’a jamais eu accès à l’appareil d’Etat – son ascension s’étant arrêtée pour le moment à la gestion de quelques municipalités.
S’il existe un racisme républicain, en quoi consiste-t-il exactement ? Davantage qu’une idéologie bien circonscrite, il s’agit plutôt d’une espèce de « culture commune », étonnamment compatible avec les options idéologiques les plus diverses : traditionalisme, gaullisme, ultra-libéralisme, social-libéralisme, social-démocratie, stalinisme, trotskisme, anarchisme, anarcho-syndicalisme, voire féminisme et écologisme. Cette culture commune s’incarne dans un vocabulaire commun, un ensemble de croyances et surtout d’habitudecommunes, qui déterminent une certaine manière de penser et de percevoir.
Le plus facile à repérer, ce sont tout d’abord certains mots récurrents : république, ordre, valeurs (les fameuses « valeurs de la République »), mais aussi les mots insécurité, incivilité, communautarisme, universalisme, intégration, laïcité, islamisme, sphère publique et sphère privée, repentance ou victimisation … Toute personne employant par inadvertance l’un de ces mots n’est évidemment pas automatiquement étiquetable comme « raciste-républicaine », mais il ressort de l’expérience que, lorsqu’on entend l’un de ces mots, la probabilité est forte d’avoir affaire à un discours raciste.
Au-delà du vocabulaire, on peut relever quelques postures caractéristiques. La première est un rapport particulier et problématique aux « jeunes de banlieue », qui peut aller d’une condescendance « amicale » et « fraternelle » à des formes extrêmement agressives de peur ou de haine (dès lors en tout cas que ces « jeunes de banlieue » ne sont pas des « miraculés scolaires » reconnaissants à l’égard de « l’école de la République »), et des injures de Nicolas Sarkozy contre la « racaille » au complexe de supériorité fort mal placé d’une bonne partie de la gauche et de l’extrême gauche à l’égard de ce qu’elle perçoit comme un lumpenproletariat, tout juste bon à « faire du bizness » ou à « brûler les voitures d’autres pauvres ».
Le second trait récurrent est un rapport particulier et problématique à l’égard de l’islam et des musulmans, qui se décline lui aussi sous des formes différentes, du mépris à la haine, en passant par une combinaison des deux. D’un côté, nous avons une certaine tolérance et même une certaine bienveillance, fortement teintée de paternalisme, à l’égard des « musulmans modérés » - c’est-à-dire des musulmans considérés comme tels parce qu’ils ont le bon goût de rester « discrets » et de se soumettre en tous points au « consensus républicain ». Mais cette bienveillance paternaliste va de pair avec un rapport phobique à tous les autres musulmans, qualifiés indifféremment de « radicaux », « d’islamistes » ou « d’intégristes » dès lors qu’ils manquent de discrétion ou dérogent au consensus.
Le troisième trait récurrent est un rapport particulier et problématique au passé colonial  : une propension à le minimiser, et surtout à minimiser son impact sur le présent. Pour certains (grosso modo, l’essentiel de la droite, mais aussi certaines personnalités de gauche comme le socialiste Georges Frêche), la nostalgie de l’empire colonial est pleinement assumée. D’autres – l’essentiel de la gauche – concèdent que la colonisation est critiquable, mais font preuve d’une capacité de reconnaissance très limitée, fortement tempérée par des maximes très commodes, relevant du truisme (« la colonisation appartient au passé ») et de la tautologie (« le passé est le passé »).
D’autres encore, notamment à la gauche du Parti socialiste, vont plus loin et semblent accepter non seulement une condamnation sans appel de la colonisation, mais aussi l’hypothèse d’un impact de cet épisode historique sur la situation présente des immigrés, mais, là encore, sous conditions : d’une part, que cet impact s’avère « en dernière instance » négligeable à côté de la « lutte des classes » ou de la « mondialisation libérale », d’autre part, que la critique du passé colonial et du présent postcolonial soit laissée aux intellectuels et aux partis d’avant-garde, et non aux descendants de colonisés eux-mêmes. Ce dernier point est essentiel : d’une manière générale, le racisme républicain peut se définir comme l’incapacité d’admettre l’hypothèse – et plus encore l’incapacité d’admettre l’existence – de l’immigré ou du « jeune issu de l’immigration » en tant que sujet politique, porteur d’une parole et d’une pratique politique propres.
Deuxième partie

P.-S.

Ce texte est paru initialement en 2007 [1] mais il nous a paru actuel, plus que jamais hélas, puisque le courant idéologique et politique qu’il prend pour objet n’a cessé de se radicaliser et de s’imposer, tant au coeur du débat médiatique que des politiques publiques.

Notes

[1] Dans La république du mépris aux Editions La Découverte.



http://lmsi.net/La-republique-du-mepris,1805

Alter Info l'Information Alternative

Un journaliste se confie: « Jamais depuis la seconde guerre mondiale l’information n’a été aussi muselée » « il faut recréer une presse libre et indépendante »

Un journaliste se confie:
Dans cette entrevue, Laurent Mauduit parle cash et explique parfaitement pourquoi la presse est en état de déliquescence avancé. On comprend mieux pourquoi personne ne l'invite pour qu'il parle de son livre. Laurent Mauduit est co-fondateur de Mediapart, ancien chef du service économique de Libération et ancien directeur adjoint de la rédaction du Monde. Autant dire qu'il sait de quoi il parle.

Son livre, "Main basse sur l'information" est sorti il y a une semaine, pourtant, il est très probable que personne n'en a entendu parler jusque là et pour cause. Le seul article paru dans la presse pour la sortie de son livre (hormis celui de Mediapart qui n'est accessible qu'aux abonnés) a été publié sur...son propre blog hébergé sur le Huffington Post.

Voilà de quoi montrer que les médias sont seuls juges de ce qui convient d'être dit ou non au public. Cela ne s'applique évidemment pas que pour la sortie d'un livre...


"Main basse sur l'information
Alors qu'il est ambassadeur des États-Unis en France, Thomas Jefferson écrit : "si l'on me donnait à choisir entre un gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, je n'hésiterais pas un moment à choisir cette dernière formule."
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, jamais la liberté et le pluralisme de la presse n'ont à ce point été menacés. Pourtant, ce droit de savoir était au fondement de notre démocratie, garantie par l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Certainement serait-il bon de le rappeler :
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.Depuis quelques années d'un quinquennat laborieux et liberticide, pire encore peut-être que celui de Nicolas Sarkozy, nous avons vécu un véritable tournant. En 2012, la concentration de la presse entre les mains de quelques milliardaires a atteint en France des proportions inimaginables. Ils contrôlent à eux seuls la quasi-totalité des grands médias nationaux, de la presse écrite ou de l'audiovisuel. Des milliardaires qui ont de surcroît presque tous comme point commun de ne pas avoir la presse ou l'information pour métier. Des milliardaires qui ont presque tous acquis des journaux non selon des logiques professionnelles mais d'influence ou de connivence. Qu'on en juge :

1. Vincent Bolloré est à la tête d'un groupe issu du capitalisme néocolonial français, et a pris de force Canal + pour asservir la chaîne cryptée à ses lubies.

2. Le financier franco-israélien Patrick Drahi, véritable symbole des excès de la finance folle, s'est lancé dans une course à l'endettement et a croqué en quelques mois Libération, le groupe L'Express avec ses innombrables publications, dont L'Expansion, L'Entreprise, L'Étudiant, Lire, À Nous Paris, Classica, et pris le contrôle de 49 % du capital de NextRadioTV (BFM-TV, BFM-Business, RMC), avec une option exerçable en 2019.

3. Le trio richissime composé de Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse, après avoir mis la main sur le groupe Le Monde, a élargi son empire en achetant Le Nouvel Observateur. Le même banquier d'affaires Matthieu Pigasse a par ailleurs investi dans le magazine Les Inrocks et la radio Nova, ainsi que dans Vice. À eux trois, ils possèdent désormais Le Monde, M, Le Monde des religions, La Vie, Télérama, Courrier international, L'Obs, Rue89, Vice, et comme actionnaire minoritaire Le Huffington Post.

4. Le milliardaire du luxe Bernard Arnault, après avoir avalé le premier quotidien économique français, Les Échos, s'est offert le premier quotidien populaire, Le Parisien. Il possède de ce fait Radio Classique, Aujourd'hui en France, Investir, et pour partie L'Opinion.

5. Le milliardaire libanais Iskandar Safa s'est offert le magazine de droite radicale Valeurs actuelles.

6. Arnaud Lagardère a en partie liquidé l'immense empire de son père mais a gardé le contrôle de trois grands médias : Europe 1, Paris-Match et Le Journal du dimanche. Le groupe est par ailleurs encore propriétaire de France Dimanche, Elle, Version Femina, Ici Paris, Public, Télé 7 jours, Gulli, MCM, Mezzo, Virgin Radio, RFM.


7. Martin Bouygues, le roi du béton, détient la première chaîne privée française, TF1, et donc TMC, NT1, HD1, LCI, TV Breizh, Histoire et Ushuaïa TV.

8. Serge Dassault, avionneur et marchand d'armes de son état, est à la tête du Figaro.

9. François Pinault, l'autre milliardaire du luxe, est le propriétaire du magazine Le Point.

10. Les Bettencourt contrôlent et financent massivement le journal L'Opinion.

11. Bernard Tapie contrôle La Provence.

12. Le groupe EBRA, propriété du Crédit Mutuel, détient les journaux régionaux Lyon Plus, Top Est, Le Bien public, L'Est Républicain, Les Dernières nouvelles d'Alsace, Le Progrès, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Journal de la Haute-Marne, Vaucluse Matin, Vosges Matin, Le Dauphiné libéré, Le Républicain Lorrain, La Liberté de l'Est.

L'énumération parle d'elle-même, et vaut pour constat. Nous vivons un mouvement de concentration tout à la fois historique et grave. Nous assistons à un retour de la presse de l'entre-deux-guerres, cette presse vénale et corrompue, propriété des plus grandes puissances d'argent, avec lesquelles le CNR avait précisément voulu rompre.Mais que l'on observe encore les crédits publics à la presse, pour achever ce tour d'horizon : dans le cas des aides directes, ce sont les milliardaires qui sont les premiers servis et, pour tout dire, les aides les plus colossales tombent toujours, semble-t-il, dans la poche des plus riches. Au hit-parade de ces aides directes (chiffres 2014) :

1er - Le Figaro (groupe de Serge Dassault) arrive 1er (15,2 millions d'euros) ; 2ème - Aujourd'hui en France (Bernard Arnault), 2e (14 millions) ; 3ème - Le Monde (Niel, Pigasse et Bergé), 3e (13,1 millions) ; 6ème - Libération (Patrick Drahi), 6e (8 millions) ; 7ème - Télérama (Niel, Pigasse et Bergé), 7e (7,1 millions) ; 9ème - L'Obs (Niel, Pigasse et Bergé), 9e (5,2 millions) ; 10ème - L'Express (Patrick Drahi), 10e (4,9 millions) ; 12ème - Le Parisien (Bernard Arnault), 12e (4,3 millions) ; 14ème - Paris-Match (Arnaud Lagardère), 14e (3,6 millions) ; 15ème - Le Point (François Pinault), 15e (3,5 millions) ; 17ème - Les Échos (Bernard Arnault), 17e (3,4 millions) ; et ainsi de suite...Nous avons encore oublié qu'une démocratie se construit avec une presse libre.Main basse sur l'information, de Laurent Mauduit. Sortie le 8 septembre aux éditions Don Quichotte. 19,90€"

Alter Info l'Information Alternative

La France maçonnique

Paul-Eric Blanrue et le journaliste Julien Teil ont réalisé un intéressant documentaire intitulé « La France maçonnique » (1). Ce documentaire débute par un bref résumé de l’histoire de la franc-maçonnerie du 18ème siècle à nos jours, après quoi s’enchaînent des fragments d’interviews, essentiellement de francs-maçons. La plupart de ces francs-maçons s’efforcent de présenter la franc-maçonnerie comme une inoffensive amicale de philanthropes. Pourtant, l’un d’eux dénonce les dérives de certaines loges qui opèrent comme des lobbies, y compris au sein de l’Etat. Interviewé lui aussi, Emmanuel Ratier exhibe des documents internes secrets de la franc-maçonnerie.
La France maçonnique
La production de ce documentaire s’inscrit dans un contexte très particulier.

Début 2014, Paul-Eric Blanrue a lancé, sur internet, un appel aux dons sous prétexte de financer « Le documentaire le plus brûlant sur l’état réel de la France ».

Ce futur documentaire, censé être réalisé avec la collaboration de Julien Teil, était annoncé ainsi : « De quoi parle « Apocalypse France » ?

La crise est là, elle atteint tous les milieux : l’économie s’écroule, la classe politique est rongée par les scandales à répétition (Cahuzac, Bettencourt, financement des campagnes électorales…), la France profonde se soulève (« bonnets rouges »…), les crispations communautaires se multiplient, la France est ridiculisée à l’étranger (Syrie…), l’armée est balayée, le gouvernement fait passer au forceps des lois rejetées par l’opinion (« mariage pour tous »), les sondages démontrent un rejet massif de la politique telle qu’elle est menée depuis des années, voire des décennies. Nous assistons à la chute progressive et sans précédent de la France traditionnelle telle que l’ont connue et aimée les Français. Le moral des Français est à zéro tandis que la morale publique se trouve au-dessous du niveau zéro !

« Apocalypse France » dresse le constat de cette crise d’une ampleur sans précédent en allant à la rencontre des principaux acteurs de la révolte qui gronde, ceux que l’on n’entend jamais s’exprimer à la télévision et qui pourtant représentent l’avenir et une chance de sortir du marasme.

Il s’agit aussi d’une enquête de fond. Nous y faisons des révélations (« révélation » est le sens premier du mot apocalpyse) qui vont faire trembler ceux qui s’en sortent toujours grâce à la connivence qu’ils entretiennent avec les journalistes. Le teaser lancé avec cet appel aux dons fournit une bonne idée de ce que va contenir ce premier dissidoc ».

Afin de recueillir l’argent des internautes, Paul-Eric Blanrue a ouvert, en date du 10 janvier 2014, un compte sur le site internet indiegogo (2). L’objectif annoncé était de réunir 17000 US dollars. Le 11 mars 2014, 18608 US dollars avaient été récoltés.

A en croire Paul-Eric Blanrue, le documentaire « Apocalypse France » était alors en cours de tournage et l’appel aux dons visait à financer son achèvement : « Le budget nécessaire pour achever la réalisation de notre film est de 12000 euros qui se répartit comme suit (ce budget est indicatif, plus il sera important plus l’enquête sera fournie)

50 % : Technique (achat d’une seconde caméra, d’un nouveau pied, d’un transformateur audio Jack/XLR, d’un nouvel ordinateur, etc.)

30 % Réalisation & Diffusion (location d’un serveur pour la diffusion de nos films, lancement d’une campagne marketing, montage)

20 % Enquête (voyages, achat de documentation)

Technique & réalisation

Ce documentaire est en partie tourné, mais il nous faut maintenant l’achever et le monter pour le proposer au public. Nous comptons sur le soutien effectif de chacun d’entre vous, sans quoi rien, absolument rien ne sera possible. En raison de la qualité exceptionnelle du documentaire que nous proposons, les frais sont élevés. Nous disposons déjà de matériel de haute qualité : une caméra Blackmagic, des micros, une valise de Leds, etc. Pour avancer dans notre travail et achever ce projet de grande envergure, nous comptons sur votre générosité. Chaque don fera l’objet d’une contrepartie. Merci d’avance à tous : si ce film s’achève et que notre site peut enfin démarrer, ce sera uniquement grâce à votre aide ».

En réalité, le documentaire « Apocalypse France », prétendument en cours de tournage, n’a jamais été réalisé. En décembre 2014, il n’existait toujours aucune trace du documentaire annoncé. Tout ce qu’on pouvait en « voir », sur le site indiegogo, c’était un écran vidéo noir avec la mention « Cette vidéo est privée ». Autrement dit, il n’y avait rien à voir, mais on s’efforçait de faire croire aux internautes –et particulièrement aux donateurs- que le documentaire existait réellement.

Par ailleurs, sur ce même site indiegogo, Paul-Eric Blanrue affirmait : « L’historien Paul-Éric Blanrue et le journaliste Julien Teil ont mis leurs talents en commun pour fonder une société de production audiovisuelle nommée Dissidoc Prod, qui dispose d’un site internet qui sera entièrement mis en fonction à partir de 2014.

Dissidoc, c’est de la documentation dissidente.

Pourquoi dissidente ? Parce la surveillance idéologique dont les médias mainstream font l’objet ne permet plus d’y faire de l’information libre de toute sujétion. A tel point que seuls 23 % des Français déclarent faire confiance aux médias traditionnels et qu’ils sont près de 40 % aujourd’hui à s’informer sur le Net.

Pour le moment, ce qu’on appelle la dissidence du Net reste très concentrée sur le commentaire de l’actualité et pratique surtout l’interview : il existe peu de reportages et encore moins d’enquêtes de fond sur les grands sujets. Nous entendons combler ce vide.

Le but de Dissidoc : proposer un moyen d’information indépendant et de qualité.

L’axe choisi : des enquêtes de fond sous la forme d’un 52-minutes.

L’exigence des enquêteurs : mener des investigations que les grands médias ne mènent plus par perte d’autonomie ; s’intéresser avec esprit critique à des sujets non conformistes ; fournir aux spectateurs des scoops sur l’état du pays réel, d’une économie aux abois, de la ruine des libertés publiques et d’une oligarchie politico-culturelle rejetée par un nombre grandissant de Français ».

Là encore, aucune trace d’un site internet Dissidoc en décembre 2014, ni même en septembre 2016.

Enfin, toujours sur le site internet indiegogo, Paul-Eric Blanrue évoquait : « Alethea Prod est une société de production audiovisuelle mise sur pied par Paul-Éric Blanrue […] et Julien Teil […] ». Une reherche sur internet n’aboutit qu’à un seul site nommé Studio Alethea Productions (3), lequel indique une adresse à Minneapolis, aux Etats-Unis. Il s’agit d’un studio d’enregistrement pour des musiciens. Il annonce n’avoir produit aucun album. Aucun rapport avec Paul-Eric Blanrue et Julien Teil.

Des internautes -vraisemblablement des donateurs- n’ont pas tardé à s’inquiéter, postant des messages sur le site internet indiegogo :

« swali13

il y a 4 jours

On en est où là monsieur Blanrue ?

eanes94

il y a environ 1 mois

Aucune mise a jour pour ce projet ,aucun mail rien de rien !! Sans parler du DVD que je n’ai pas. Merci de donner des news svp sinon je pense aussi que ça sent la quenelle.

darkside66

il y a 2 mois

ça sent effectivement la grosse quenelle.Y’a t-il seulement un moyen de faire quelque chose auprès d’indiegogo ?

neo.ced

il y a 3 mois

Bonjour, j’ai participé à la levée de fond pour le film et il faut constater que ça commence à sentir la quenelle. Pas une seule update sur le projet, la vidéo du teaser rendue privée sur youtube… sans parler de l’argent de la campagne dont on ne sait pas si il est utilisé pour le doc. Merci de nous faire signe svp.

neo.ced

il y a 5 mois

Bonjour, pouvez-vous donner des nouvelles du projet svp ?

Bonne continuation ;-) »

Un site internet intitulé « Apocalypse France » avait bien été créé. Il proposait quelques courtes vidéos (l’une montrant Paul-Eric Blanrue en train de fumer un gros cigare), mais le documentaire annoncé n’y figurait pas et il n’était même pas question de pouvoir le commander. Ce site internet a disparu depuis.

Contacté par e-mail le 5 décembre 2014, Julien Teil a répondu : « Merci de votre intérêt pour notre travail. Nous sommes encore train de tourner notre film. Si vous le souhaitez, nous pourrons revenir vers vous peu avant sa sortie ? » Aucune date, même approximative, n’était indiquée pour la sortie du documentaire. Julien Teil faisait référence à « Apocalypse France » prétendument toujours en cours de tournage neuf mois après que le projet ait recueilli 18608 US dollars.

Ce qui est clair, c’est que la mention « Cette vidéo est privée » apparaissant sur l’écran noir du site indiegogo était une tromperie. En réalité, il n’existait pas davantage de vidéo privée que publique.

Après la publication de mon premier article consacré à cette affaire (4), le 5 décembre 2014, Paul-Eric Blanrue m’a expédié le e-mail suivant : « Le doc a pris un retard de quelques mois, il devait sortir à la fin de cette année, il sera diffusé en 2015. Nous sommes en tournage. Nous venons précisément d’envoyer un message aujourd’hui sur le compte FB dédié pour expliquer cette situation ». Là encore, Paul-Eric Blanrue faisait référence au documentaire « Apocalypse France ».

En réalité, Julien Teil et Paul-Eric Blanrue s’étaient entendus pour mentir, car il n’y avait jamais eu de tournage d’« Apocalypse France ».

Près d’une année après la publication de mon premier article, soit le 24 novembre 2015, Paul-Eric Blanrue m’a subitement expédié par e-mail une « mise en demeure » : « Si vous ne retirez sous 24h pas l’article ci-dessus [mon article du 5 décembre 2014], honteux et diffamatoire, qui me fait passer pour l’escroc que je ne suis pas, nous saisissons notre avocat Maître Paul Yon (que je mets en copie à ce courriel), et Julien Teil et moi vous attaquons aussitôt en justice.

Voici EN EFFET, et contrairement à ce que vous laissiez croire à vos lecteurs abusés par vos phrases ronflantes et définitives, la première saison du film que nous avions annoncé sous le label "Apocalypse France" : »

Vidéo : La France maçonnique

https://vimeo.com/ondemand/lafrancemaconnique

Ce lien renvoyait au trailer d’un documentaire intitulé « La France maçonnique ». On ne voit aucun rapport évident avec « Apocalypse France » qui, selon Paul-Eric Blanrue, ne devait plus être considéré comme le titre du documentaire promis, mais comme un simple « label ».

Ce documentaire consacré à la franc-maçonnerie ne correspond nullement au contenu annoncé à l’époque de l’appel de fonds : « La crise est là, elle atteint tous les milieux : l’économie s’écroule, la classe politique est rongée par les scandales à répétition (Cahuzac, Bettencourt, financement des campagnes électorales…), la France profonde se soulève (« bonnets rouges »…), les crispations communautaires se multiplient, la France est ridiculisée à l’étranger (Syrie…), l’armée est balayée, le gouvernement fait passer au forceps des lois rejetées par l’opinion (« mariage pour tous »), les sondages démontrent un rejet massif de la politique telle qu’elle est menée depuis des années, voire des décennies. Nous assistons à la chute progressive et sans précédent de la France traditionnelle telle que l’ont connue et aimée les Français. Le moral des Français est à zéro tandis que la morale publique se trouve au-dessous du niveau zéro ! » On rappellera que Paul-Eric Blanrue et Julien Teil ont tous deux affirmé que ce documentaire était en cours de tournage. Il n’était nullement question de franc-maçonnerie à l’époque.

Afin de dissimuler sa tromperie, Paul-Eric Blanrue a remplacé, sur le site indiegogo, la description du futur documentaire « Apocalypse France » par une description de « La France maçonnique » : « Unique en son genre, ce film explore l’influence de la franc-maçonnerie dans l’histoire de France, de la Révolution à nos jours [...] ».

Nullement intimidé par la « mise en demeure » de Paul-Eric Blanrue, j’ai consacré à cette affaire un second article, publié le 27 novembre 2015, dans lequel je reprenais les informations du premier (5).

Le 18 août 2016, un policier français m’a contacté par e-mail pour m’informer que Paul-Eric Blanrue avait déposé à mon encontre une plainte pénale pour « diffamation publique ». Cette plainte visait mon article du 27 novembre 2015.

Bien qu’il se défende d’être un escroc, les méthodes de Paul-Eric Blanrue tout au long de cette affaire ont effectivement été celles d’un escroc, puisqu’il a délibérément abusé de la confiance des donateurs en promettant de tourner le documentaire « Apocalypse France », en affirmant mensongèrement que ce documentaire était en cours de tournage, en prenant plusieurs autres engagements concrets dont aucun n’a été tenu, puis en modifiant le texte initial de son appel aux dons pour faire croire que cet appel visait à financer le tournage de « La France maçonnique », alors qu’il n’en avait été nullement question à l’époque.

C’est comme si je lançais un appel aux dons en affirmant qu’il s’agit de financer l’achèvement d’un orphelinat « en cours de construction », que je décrivais comment sera cet orphelinat, comment les enfants y seront choyés « grâce à vos dons », que je multiplierais les tromperies durant plus de deux ans, ne cessant d’affirmer que l’orphelinat est sur le point d’être achevé, et qu’au bout du compte je fasse tout autre chose avec l’argent des donateurs.

Ce qui est particulièrement méprisable, dans les procédés de Paul-Eric Blanrue, c’est qu’au lieu d’arnaquer des banquiers, il s’en est pris aux internautes lambda, c’est-à-dire à des gens qui tirent le diable par la queue et qui ont contribué, qui de 20 euros, qui de 50 euros, pour ce qu’ils croyaient être un projet sérieux et d’intérêt public. Paul-Eric Blanrue pouvait aisément escompter qu’aucun des donateurs grugés ne déposerait plainte contre lui, car les frais d’avocat sont bien trop coûteux pour qu’il vaille la peine d’essayer de récupérer des dons aussi modestes. Les donateurs ne pouvaient que « laisser tomber ».

Comme si cela ne suffisait pas, Paul-Eric Blanrue a encore le culot de vouloir se faire passer pour une victime… De toute évidence, il n’y a pas que « la morale publique » qui « se trouve au-dessous du niveau zéro ».

Frank BRUNNER

http://www.interet-general.info/spip.php?article23514

Notes :

(1) https://www.youtube.com/watch?v=HLrcDJ4OkQk

(2) https://www.indiegogo.com/projects/apocalypse-france

(3) https://www.google.ch/?gws_rd=ssl#q=Studio+Alethea+Productions+

(4) http://www.interet-general.info/spip.php?article20720

(5) http://www.interet-general.info/spip.php?article22527

Alter Info l'Information Alternative

La CIA use et abuse de la couverture de « journaliste » pour espionner Al-Qaïda avec l’accord tacite des grands médias. C’est dangereux pour les vrais journalistes.

La CIA use et abuse de la couverture de
La CIA use et abuse de la couverture de "journaliste" pour espionner Al-Qaïda avec l’accord tacite des grands médias. C’est dangereux pour les vrais journalistes.
Moon of Alabama
 
Le 9 août, nous avons parlé ici d’une espionne américaine, Lindsey Snell, qui travaillait avec Jabhat al-Nusra en Syrie et qui a été arrêté quand elle a passé la frontière de Syrie en Turquie :
 
L'armée turque a récemment « sauvé » une espionne de la CIA qui avait été blessée dans la région de Latakia, au nord de la Syrie. Les États-Unis ont envoyé des hélicoptères pour aider leur précieuse ressortissante. L'espionne s’est avérée être la journaliste, Lindsey Snell , qui était avec Nusra pour faire un rapport pour Vocativ , une agence de renseignement. Elle a été enfermée dans une prison turque pour avoir franchi illégalement la frontière.
 
Il ne fait aucun doute, à partir des informations disponibles, que Snell était une espionne. Les médias turcs l’ont appelée comme ça. Elle était avec Nusra et pas pour la première fois, elle a eu des ennuis et a été obligée de fuir. L'armée américaine a lancé une vaste opération pour l'aider. L’armée n’aurait jamais fait ça pour un vrai journaliste.
 
Trois semaines après que nous en avons parlé, un vrai journaliste a finalement repris l'histoire et a posé une question au briefing du Département d'Etat des Etats-Unis :
 
QUESTION: Avez-vous des informations sur un citoyen américain arrêté en Turquie?
 
M. KIRBY: Arrêté en Turquie? Oui. Je peux confirmer que la citoyenne américaine, Lindsey Snell, a été arrêtée en Turquie le 7 août 2016. Elle est actuellement détenue dans un établissement pénitentiaire de la province de Hatay. Des fonctionnaires du consulat d’Adana sont allés voir Mme Snell le 26 de ce mois et lui fournissent toute l'aide possible. L'ambassade et le ministère suivent de près cette affaire. Les fonctionnaires du Département d'Etat sont en contact avec des représentants du Gouvernement turc à son sujet.
...
QUESTION: [...] l'arrestation était-elle liée à sa profession de journaliste ou avait-elle un rapport quelconque avec elle ?
 
M. KIRBY: Ce que je - ce que nous savons, c’est qu'elle a été accusée d'avoir violé une zone militaire, mais je ne peux pas vous dire pourquoi elle était en Syrie, pourquoi elle y voyageait. Je ne peux pas le dire. Ce que je peux vous dire, c’est que nous avons été informés qu'elle a été accusée d'avoir violé une zone militaire.
 
Le Département d'Etat « ne peut pas dire » ce que Snell faisait en Syrie – et le répète deux fois. Pourquoi? C’est un secret? Notez que Kirby n'a pas non plus appelé « journaliste », cette « citoyenne américaine » alors même que celui qui a posé la question a utilisé ce mot.
 
Malgré la réticence du département d'Etat à appeler Snell une journaliste, les médias « occidentaux » dominants qui relaient le briefing du département d'État, l’appellent maintenant ainsi et ne mentionnent pas le fait que Snell est évidemment une espionne. La BBC, CBS et NBC ont parlé d’elle. Mais aucun de ces médias n’a abordé les circonstances très étranges du « sauvetage » de Lindsey Snell et de son « arrestation ». Aucun d'eux ne vous dira qu'elle était une espionne.
 
NBC s’aventure le plus loin en mentionnant une autre source de l’Etat, et en citant le gouverneur de la région de Hatay:
 
Un officiel du département d'Etat a déclaré que le gouvernement américain était au courant de la présence de Snell en Syrie et que l'aider à se rendre dans un endroit sûr demeurait l’objectif principal de l'agence.
 
Du personnel américain a été envoyé à la frontière entre la Turquie et la Syrie pour aider Snell à sortir saine et sauve du pays ravagé par la guerre, mais Snell a ensuite été détenue par les autorités turques, a indiqué le responsable.
...
Le gouverneur de Hatay, Ercan Topaca, a déclaré à l'Agence d'Etat Anadolu: « Une journaliste américaine a été arrêtée alors qu'elle tentait de traverser la frontière illégalement, elle a été présentée à la justice et mise en détention provisoire. Le procès est en cours.  Pour l'instant, nous ne savons pas si elle est un espionne ou non ».
 
NBC mentionne simplement que « du personnel américains a été envoyé ». Cela donne l’impression qu’un simple employé de bureau s’est rendu à la frontière pour aider la « journaliste » à entrer en Turquie. Mais ce « personnel américain » se composait de deux drones armés et de plusieurs hélicoptères militaires qui ont survolé la zone pendant plusieurs jours pendant l'exfiltration de Snell. A-t-on jamais entendu parler d'un journaliste pour qui l'armée américaine aurait lancé une opération d’une telle envergure? Les médias turcs n’ont pas fait mystère de l’incident. Comme Hurriyet l’a rapporté le 7 août:
 
Un agent de renseignement féminin des États-Unis a été sauvé par des soldats des forces armées de Turquie (TSK) après une opération de deux jours sur la frontière syrienne, selon un rapport. Des drones et des hélicoptères ont participé à l'opération pour sauver cet agent qui avait été blessé en Syrie.
 
Deux hélicoptères américains ont atterri dans un village du district de Yayladagi de la province méridionale de Hatay le 5 août, ce qui a amené des habitants à appeler des officiels pour leur signaler l'atterrissage.
 
Y a-t-il de vrais « journalistes » indépendants qui s’embarquent avec Jabhat ql-Nusra et pour qui les États-Unis enverraient du « personnel américain » sous forme d'hélicoptères et de drones armés Hellfire ? Non, bien sûr que non.  Il est évident qu'ils avaient « un intérêt tout particulier » pour Snell et, contrairement à la presse « occidentale », Hurriyet n'a pas de problème à écrire que :
 
  • 'agent des Etats-Unis, dont le nom n'a pas été révélé parce qu'elle était sur une opération secrète, a été envoyée en mission en Syrie et blessée le 3 août, après quoi elle a demandé à être évacuée. Elle aurait envoyé ses coordonnées aux autorités américaines pour leur signaler sa position exacte.
    ...
    Deux drones américains ont scanné la zone pendant deux jours tandis que deux hélicoptères américains attendaient du côté turc de la frontière.
     
    Snell a été retrouvée par des agents turcs et arrêtée pour avoir franchi illégalement la frontière. Le MIT, le service de renseignement turc, ne risque pas d’apprécier qu’un espion américain essaie d’infiltrer un de ses meilleurs atouts en Syrie, Jabhat al-Nusra, alias al-Qaïda.
     
    Les Turcs veulent garder Nusra sous leur contrôle exclusif. Même après avoir fait ami-ami avec la Russie la Turquie poursuit ses relations répréhensibles avec des groupes qualifiés de terroristes par les Nations Unies. Selon les militaires russes, la Turquie continue, jusqu'à aujourd’hui, à approvisionner Nusra à Idlib et Alep:
     
    « Nous constatons que l'opposition en général, et Jabhat Fatah Al-Sham en particulier, continue de recevoir des renforts à travers la frontière syro-turque
[...] » a déclaré Rogachev à RIA Novosti.
 
Les grands médias « occidentaux » ne disent pas tout ce qu’ils savent concernant l'agent Lindsey Snell. Aucun d'eux ne mentionne l'envoi d'hélicoptères et de drones américains pour aider la « journaliste ». Le gouverneur de Hatay a pourtant confirmé leur usage extensif. Une telle utilisation de ressources militaires n’est-elle pas extraordinaire? Les faits sur le « sauvetage » sont ouverts à tous et ils sont relayés par des médias turcs tout à fait sérieux. Pourquoi les ignorer ? Pourquoi continuer à maintenir le mythe de la « journaliste » ?  
 
Je me serais attendu à plus de curiosité et d'émoi de la part de CBS, NBC et de la BBC à propos de la couverture de « journaliste » que la CIA utilise pour cet agent.
 
Il est officiellement interdit à la CIA d’utiliser la couverture de « journaliste » pour ses opérations étrangères depuis 1977. Il y a bien sûr des exceptions et ceux qui s’attendent à ce que la CIA respecte les règlements ou les lois ont besoin de revoir leur perception de la réalité. Pourtant, ce que fait la CIA rend la vie des vrais journalistes plus difficile et plus dangereuse.
 
On se serait attendu à ce que des médias sérieux et de vrais journalistes signalent clairement le danger et s’élèvent violemment contre la CIA. On aurait espéré qu’ils s’intéressent au moins un peu à ce grave problème.
 
Traduction : Dominique Muselet
 
http://www.moonofalabama.org/2016/09/cia-abuses-journalist-cover-to-spy-on-al-qaeda-media-acquiesce-endanger-real-journos.html#more

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RETIRÉ DE L’AFFICHE, LE FILM « BASTILLE DAY » RACONTAIT L’HISTOIRE D’UN ATTENTAT ORGANISÉ PAR LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR

RETIRÉ DE L'AFFICHE, LE FILM
RETIRÉ DE L'AFFICHE, LE FILM "BASTILLE DAY" RACONTAIT L'HISTOIRE D'UN ATTENTAT ORGANISÉ PAR LE MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR.
Le dimanche 17 juillet, la presse française rapportait le retrait des cinémas d'un film franco-britanno-américain intitulé "Bastille Day", sorti le 13 juillet et centré autour de la menace d'un attentat prévu à Paris pour le 14 juillet {https://youtu.be/uFUO7Qarics}.
Le motif du retrait : selon StudioCanal, producteur et distributeur du film, il s'agirait de "respecter les victimes" de l'attentat de Nice {http://panamza.com/btx}.
La décision a été prise par Didier Lupfer, PDG de StudioCanal -une filiale du groupe Canal+ de Vincent Bolloré {http://panamza.com/bty; http://panamza.com/12657}.
Détail à souligner : dans une dépêche commune à propos du retrait du film, l'AFP et TF1 vous mentent en affirmant que le film raconte l'histoire d'un attentat "préparé par une Française" {http://lci.tf1.fr/…/bastille-day-un-cas-rare-de-film-deprog…}.
En réalité, il s'agit d'un attentat "sous faux drapeau" qui a été organisé par une faction secrète de policiers et de haut-fonctionnaires issus du ministère de l'Intérieur. La Française en question, incarnée par l'actrice Charlotte Le Bon, est une militante d'extrême gauche manipulée pour poser une bombe dans les locaux du "Parti nationaliste".
Quant aux comploteurs du ministère, il utilisent cet attentat pour détourner l'attention d'un projet de détournement d'argent frauduleux à la date du 14 juillet, jour férié pour les banques françaises {http://www.imdb.com/title/tt2368619/plotsummary}.
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La lettre d’Eric Cantona après les attentats… est en fait celle d’Eric Montana

Magie des réseaux sociaux : un communiqué prêté à Eric Cantona fait un carton sur Facebook. Il n’a pas été rédigé par l’ancien footballeur professionnel mais par un autre Eric, parfaitement anonyme.
La lettre d'Eric Cantona après les attentats... est en fait celle d'Eric Montana

C’est une lettre franche au titre accrocheur, «Le meilleur des mondes» : «Voici les vrais responsables de nos malheurs (Sarkozy, Hollande et Marine…)». Partagée plus de 50 000 fois sur Facebook, cette analyse est présentée comme la réaction post-attentat d’Eric Cantona, condamnant la classe politique actuelle (FN inclus) et regrettant les beaux jours de la diplomatie à la Chirac.


La lettre commence par les clichés d’une douce France qui n’existe plus : «Jusqu’à Jacques CHIRAC, la France n’avait que des amis et des alliés dans le monde arabe. La France était perçue comme une nation qui partout favorisait la paix et le dialogue.» 
La suite, selon la lettre, c’est le chaos : avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy, «nos amis d’hier sont devenus nos ennemis. Nos alliés d’hier sont devenus nos adversaires d’aujourd’hui». Le footballeur accuse les hommes politiques de faire les guerres au lieu de s’occuper des problèmes graves de notre pays que sont le chômage et la misère. Le texte rappelle le franc-parler de l’ancien numéro 7 de Manchester, qu’on a l’habitude de voir s’indigner pour des causes politiques : cet automne pour accueillir les réfugiés, en 2010 en appelant à retirer son argent des banques pour «attaquer le système capitaliste» ou encore lors de la présidentielle de 2012 en se faisant le candidat du logement.
Dans les milliers de réactions, des félicitations émues sur le «courage» et le «franc-parler» de ce «grand joueur» devenu «grand homme».


Lire la suite
http://www.liberation.fr/desintox/2015/11/18/la-lettre-d-eric-cantona-apres-les-attentats-est-en-fait-celle-d-eric-montana_1414305


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Isabelle Kersimon (Figaro Vox) confond le terroriste de Nice avec un homonyme, et pointe du doigt à tort le CCIF

Isabelle Kersimon (Figaro Vox) confond le terroriste de Nice avec un homonyme, et pointe du doigt à tort le CCIF
On a déjà parlé ici du cas Isabelle Kersimon, cette auteure de livres sur le tabac ou la cellulite devenue on ne sait trop comment experte en "islamistes". En plus de ses contributions pour "Causeur" et "FigaroVox", son obsession anti-CCIF l'a poussée à créer le site internet "islamophobie.org", en réaction au site du CCIF "islamophobie.net".

Ce 15 juillet, Isabelle Kersimon a publié un article[1] sur son site à propos de l'auteur de l'attentat terroriste de Nice, article intitulé "Attentats de Nice : le tueur lisait des idéologues". Kersimon y écrit: "Le profil Facebook de Mohamed L. Bouhlel révèle que, parmi des pages anodines et le plus souvent arabophones, il en suivait deux que nous connaissons bien: celle de l'ex-porte-parole du CCIF Elsa Ray et celle du CILE, organe proche de la mouvance frériste." Elsa Ray serait donc une "idéologue"(sic) lue par le terroriste de Nice selon Isabelle Kersimon.

Bizarrement, aucun autre journaliste ou média sérieux n'évoque cette page facebook que Kersimon désigne comme celle du terroriste de Nice, et pour cause: Isabelle Kersimon s'est trompée de page. Car la page évoquée par Isabelle Kersimon est manifestement celle que l'on trouve ci-dessous en référence[2], du nom de Mohamed Lahouij Bouhlel, qui suit en effet Elsa Ray et le CILE.

Le problème est que la photo de ce Mohamed Bouhlel ne correspond pas du tout à la photo du terroriste publiée dans les médias. Le vrai terroriste semble plus jeune, et a une tête plus ronde.

Autre gros problème, le Mohamed Bouhlel d'Isabelle Kersimon se nomme exactement Mohamed Lahouij Bouhlel, alors que le terroriste de Nice se nomme Mohamed Lahouaiej Bouhlel, avec une orthographe différente. Voilà donc pourquoi les médias n'ont pas parlé de cette page facebook du terroriste... parce que ce n'est pas la sienne!

Non seulement Isabelle Kersimon a fait une confusion entre deux personnes, mais elle a établi un lien très scabreux entre le terroriste et Elsa Ray, qui n'a très certainement aucun lien avec le terroriste. Mais comme Elsa Ray est l'ancienne porte-parole du CCIF, Isabelle Kersimon est toute fière de sa trouvaille, censée valider ses "analyses", et elle poursuit ainsi son article :

"Le CCIF joue depuis des années (...) sur une fibre affective, sur la peur d'être discriminé et menacé en raison de sa religion, sur ces images de guerre qui ont conduit nombre de jeunes gens à partir pour le Cham. Ce discours victimaire que je dénonce depuis deux ans dans les médias est l'un des éléments qui peuvent conduire un homme à décider de passer à l'action contre des civils, peu importe leur religion dans une foule un jour de Fête Nationale."

Vous avez bien lu, Isabelle Kersimon accuse le CCIF et Elsa Ray (nommée plus haut dans l'article) d'avoir un discours qui conduit des gens à commettre des attentats terroristes.

Notons qu'un autre homonyme de Mohamed Bouhlel a raconté dans L'Obs/LePlus[3] le calvaire qu'il vit depuis que son nom a été lié à tort à l'attentat terroriste de Nice. Quant à l'affirmation ignominieuse de Kersimon selon laquelle le terroriste serait un lecteur d'Elsa Ray, elle a jusqu'ici refusé de présenter ses excuses à l'ex porte-parole du CCIF, malgré les demandes répétées sur les réseaux sociaux.

Quand la méprise d'Isabelle Kersimon a été révélée, celle-ci a décidé non pas d'assumer sa responsabilité et de présenter des excuses mais... de rejeter la faute sur un média tunisien (qu'elle ne nomme pas)[4].


[1] http://islamophobie.org/attentats-de-nice-tueur-lisait-ideologues/
[2] https://www.facebook.com/mohammed.lahouijbouhlel.3/likes
[3] http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1539674-je-suis-l-homonyme-de-mohamed-lahouaiej-bouhlel-le-tueur-de-nice-mon-nom-est-a-ete-sali.html
[4] Voir captures d'écran ici: http://cinquiemecolonne.canalblog.com/archives/2016/07/16/34087988.html

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13 novembre : des victimes du Bataclan auraient été torturées, émasculées et mutilées

13 novembre : des victimes du Bataclan auraient été torturées, émasculées et mutilées
Les quelque mille pages du rapport parlementaire sur la tuerie du Bataclan continuent de parler. Les témoignages recueillis par les enquêteurs attestent d'actes de barbarie choquants. Les autorités et la presse auraient-elles tenté de les étouffer ?

Les conclusions du rapport de la commission d'enquête «relative aux moyens mis en œuvre par l'Etat pour lutter contre le terrorisme» ne sont pas seulement accablantes pour les services de renseignement français dont elle pointe les dysfonctionnements.

13 novembre : des victimes du Bataclan auraient été torturées, émasculées et mutilées
La commission a aussi auditionné quelque 190 personnes pendant plus de 200 heures sur les cinq derniers mois : fonctionnaires de police, témoins, parents et proches des victimes... Et certains témoignages concordent pour corroborer ce qui n'était qu'une rumeur, à savoir que les assaillants du Bataclan se seraient livré sur leurs victimes à des actes de barbarie.

Ainsi de ce père d'une victime du Bataclan, témoignant devant la commission et qui relate comment lui a été présenté son fils à l'Institut médico-légal de Paris : «La seule partie montrable de votre fils est son profil gauche». D'autres victimes auraient été elles éventrées et, toujours selon le rapport parlementaire, certaines auraient eu les yeux crevés ou énucléés.
Des témoignages d'atrocités concordants

Si d'autres personnes interrogées par la commission ne confirment pas la mutilation des victimes du 13 novembre, tel Michel Cadot, préfet de police de Paris, qui n'infirme pas les sévices mais qui a déclaré n'avoir «aucune connaissance de ces faits» et fait valoir qu'il n'avait été «trouvé sur le site aucun couteau ni aucun engin tranchant qui aurait permis ce type de mutilations», les témoignages de mutilation se trouvent malgré tout corroborés et recoupés par d'autres, moins évasifs, tel celui de ce fonctionnaire de la BAC (Brigade anti-criminelle). Présent sur les lieux le 13 novembre, le policier dit alors avoir entendu des gens «gémir».

Au député et membre de la commission d'enquête Alain Marsaud qui lui demande alors si les actes de torture ont bien été perpétrés au deuxième étage, le fonctionnaire de police répond par l'affirmative : «je pense, car je suis rentré au niveau du rez-de-chaussée où il n'y avait rien de tel, seulement des personnes touchées par balles», attestant par là de la capacité d'un policier professionnel à distinguer entre blessures par balles – même déchiquetantes – et mutilations intentionnelles des corps avec prélèvements, et à distinguer également entre plaies par armes à feu et par armes blanches.

13 novembre : des victimes du Bataclan auraient été torturées, émasculées et mutilées
Le fonctionnaire poursuit son témoignage, recoupant parfois ceux des parents de victimes : «Des corps n'ont pas été présentés parce qu'il y a eu des gens décapités, égorgés et éviscérés». Le policier affirme également devant Georges Fenech, le président de la commission, avoir constaté des mutilations génitales sur les femmes victimes des terroristes. Des scènes choquantes au point de faire «pleurer» et «vomir» les enquêteurs arrivés en premier sur les lieux du massacre.



Une campagne médiatique d'intimidation contre la diffusion des images et des «rumeurs»

La police avait demandé dès le 15 novembre, soit deux jours après le carnage du Bataclan de ne pas diffuser la photo de l'intérieur du bataclan, jonché de cadavres et de larges traînées de sang témoignant d'une véritable boucherie.

Au nom du respect des victimes, la presse et les politiques avaient alors pointé du doigt les sites et les médias qui la diffusaient, brandissant l'anathème de l'extrême-droite ou usant de l'accusation du non-respect du deuil des familles.

Ainsi dans un article du 18 novembre 2015, Les Inrockuptibles ne relèvent-ils que des retweets émanant de compte réputés d'extrême droite. Le Monde suggère, avec sa neutralité de ton de quotidien de référence, que c'est une pratique de tabloïds britanniques. Et l'alors ministre de la Justice Christiane Taubira, connue pour ses tweets au sujet du petit Aylan noyé en mer Méditerannée, déplore : «J’ai été informée il y a quelques minutes que circulent sur Internet des photos de personnes décédées. J’en appelle vraiment au respect de la dignité des personnes décédées». La polémique se déplace alors opportunément de la façon dont les victimes ont été massacrées vers le débat «faut-il ou ne faut-il pas montrer les corps ?»

Et, au lieu de vérifier les informations et d'enquêter, les médias avaient alors plutôt relayé les directives du ministère de l'Intérieur, qui invitaient les utilisateurs des réseaux sociaux et les médias alternatifs à la circonspection, voire à l'autocensure.



13 novembre : des victimes du Bataclan auraient été torturées, émasculées et mutilées
Twitter et Facebook surveillés

Twitter et Facebook, entreprises privées, se conforment alors aux requêtes du gouvernement français et bloquent les tweets incriminés, suivant la politique du «contenu retiré en fonction d'un pays».

Mais les «rumeurs» d'égorgements et d'éviscérations continuent malgré tout de courir sur les réseaux et les sites alternatifs. Ces dernières révélations, noyées dans le millier de pages du rapport de la commission, viennent donc renforcer la thèse de mutilations et de sévices.

Par ailleurs, suite à la publication du rapport de la commission d'enquête parlementaire le 5 juillet dernier, plusieurs familles ont décidé de porter plainte contre l'Etat. «On fera tout pour obtenir la condamnation de l'Etat français pour ne pas avoir empêché le passage à l'acte de terroristes dont certains étaient sous contrôle judiciaire», a ainsi déclaré Samia Maktouf, avocate des familles victimes des attaques de Paris.

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ALERTE : SANS VOTRE SOUTIEN, LE SITE PANAMZA DEVRA S’INTERROMPRE.

ALERTE : SANS VOTRE SOUTIEN, LE SITE PANAMZA DEVRA S'INTERROMPRE.
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Rétorquez-lui sereinement et le sourire aux lèvres qu'il est un "négationniste" -voire un "néga-sioniste" :-) : celui qui "nie" les faits ;-)
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Le gouvernement français privatise le domaine public

Depuis quelques jours, Wikipédia interpelle ses utilisateurs français à propos de la nouvelle loi création, architecture, patrimoine qui vient d'être adopté par le Parlement français. L'objet de l'alerte : sous prétexte de vouloir protéger la propriété d'artistes et d'« affirmer et de garantir la liberté de création », le projet de loi, signé Manuel Valls, va mettre en danger le fonctionnement de l'encyclopédie libre et atteindre à certains fondements d'un internet libre (si tant est qu'il le soit encore).
Le gouvernement français privatise le domaine public
Wikipédia vs l'État : la guerre est déclarée

Le problème du droit de l'image est certes ancien, mais l'avènement du numérique et d'internet amènent leur nouveau lot d'incertitudes. Le débat concerne l'usage de photographies représentant des bâtiments ou des œuvres naturellement présents dans l'espace public (donc accessibles à la vue de tous), avec ces question : le droit d'auteur appartient-il aux créateurs des œuvres photographiées ou plutôt aux photographes ? Qu'en est-il de l'utilisation des images ? Après de nombreuses interventions des représentants politiques et des juges afin de trouver un équilibre entre droit à la vie privée, droit d'auteur et droit à l'information, le législateur a voulu clarifier la question de telles photographies. Le problème est de taille, d'autant que Wikimédia, fondation chapeautant Wikipédia, a récemment été condamné en Suède pour avoir ouvert l'accès à des photographies sans autorisation préalable de la part des auteurs de ces photographies.

La « Liberté de panorama »

La question se pose bien dans les termes suivants : faut-il autoriser l'exploitation commerciale de photographies représentant une œuvre d'art présente dans l'espace public ? Un sujet épineux, tant les enjeux en présence sont nombreux et les intérêts divergents. D'un côté, il y a les droits des artistes ou architectes, de l'autre, celui des photographes et journalistes, enfin, c'est globalement la liberté de prendre des photographies à travers le monde qui pose question. En effet, en l'attente d'une jurisprudence, on peut considérer que la majorité des photographies touristiques ou urbaines, voire même les vidéos capturées lors de manifestations, se déroulent dans des lieux où des œuvres (bâtiments, statues,..) sont le plus souvent visibles.

Face à ces questions, une directive européenne de 2001 portant sur les droits intellectuels et les droits d'auteur introduit la « liberté de panaroma ». Cependant, l'UE laisse aux États membres la possibilité d'instaurer une exception au droit d'auteur. En France, la directive a été à l'origine de débats particulièrement vifs.

Les parlementaires français ont rapidement décidé que seules les personnes physiques pourraient jouir de cette liberté, dans un cadre privé. Tout usage commercial serait à exclure. Des dispositions contre lesquelles Wikipédia, directement touché, s'était déjà insurgé. La base de données de Wikipédia permet en effet d'accéder à des photos qui peuvent ensuite être réutilisées de manière commerciale, par exemple, sur des petits blogs indépendants qui vivent de la publicité. Afin de défendre la cause de Wikipédia, certains journalistes avaient montré sous quelle forme se présenterait le site si les photos de monuments ne pouvaient plus être reproduites : l'utilisateur se rendra désormais sur des pages appauvries et amputées.

En 2011, Rémis Mathis, alors président de Wikimédia, s'exprimait clairement en faveur d'une liberté de panorama. Il indiquait alors au journal Le Monde : « Même pour des édifices récents, comment comprendre que l'image de bâtiments payés sur des fonds publics, de la bibliothèque François-Mitterrand au Stade de France, puisse être confisquée par leur architecte ? ». Une nouvelle loi liberticide difficilement justifiable à l'heure où des outils comme les panoramas 3D ou encore les drones cinématographiques se démocratisent. La loi risque donc clairement d'amputer l'internet d'un grand nombre de contenus graphiques tout en mettant en péril la survie de blogs et sites alternatifs qui n'auront pas les moyens de faire face à ces changements.

Nouveaux doutes en perspective avec la loi création

Les dispositions du la loi Création, définitivement adoptée ce mercredi, sont dans la continuité de celles que nous venons d'évoquer. Deux séries de mesures inquiètent tout particulièrement l'encyclopédie libre (et similaires), à savoir « la création d'un droit patrimonial sur les domaines nationaux » ainsi que « la taxe sur les moteurs de recherche qui rend inopérante les licences libres ». La plupart des journaux ont titré les conséquences fâcheuses pour le moteur Google. Mais l'Internet ne se limite pas au géant américain. Beaucoup d'autres vont inévitablement en payer les conséquences.

La première évolution aurait comme conséquence de rendre obligatoire un accord entre Wikipédia, ou tout autres sites, et les gestionnaires des domaines avant l'utilisation de toute photographie où ces domaines seraient représentés. Par exemple, afin d'utiliser des photographies où le Château de Versailles ou du Château de Chambord sont visibles, il faudra obtenir préalablement une autorisation (le plus souvent payante). Par conséquent, indique Wikipédia, « cette disposition a (...) des répercussions sur l'illustration des articles Wikipédia concernés et sur Wikimedia Commons, car nos projets sont incompatibles avec une quelconque restriction commerciale.»

Le gouvernement français privatise le domaine public
La seconde crainte de Wikipédia concerne la nouvelle taxe qui pourrait être imposée aux moteurs de recherche. Les responsables indiquent : « Les moteurs de recherche devront, désormais, payer pour la totalité des images qu'ils indexent dans leurs résultats. Les images sous licence Creative Commons ainsi que les images illicites sont concernées, et parmi celles-ci même les images 'orphelines' (sans auteur identifié).» Des dispositions généralisantes qui ont de quoi étonner : de l'argent sera ponctionné alors même que les auteurs des images ont décidé de leur utilisation libre !

Cet ensemble de mesures met donc fondamentalement en cause le fonctionnement même de Wikipédia, qui repose sur le partage libre, et plus globalement de l'internet du partage. Une nouvelle rigidité de plus pour le monde numérique qui peine à camoufler une volonté des autorités de plonger le web dans le marchandisation forcée du partage.

Sources : blog.wikipedia.fr / rue89.nouvelobs.com / meta.wikipedia.org

Alter Info l'Information Alternative

Et si le Brexit n’était qu’un énorme coup stratégique

Tout ou presque a été dit sur le Brexit. Voici un autre son de cloche tout à fait intéressant. Si l’hypothèse émise dans cet article est juste, cela aiderait à expliquer l’énigme des migrants syriens.
Et si le Brexit n'était qu'un énorme coup stratégique
Nous savons que le phénomène a été planifié et financé, mais nous ne savions toujours pas pourquoi. Un bon nombre de ces migrants s’était donné rendez-vous à Calais, formant une masse menaçante pour la Grande Bretagne. Beaucoup de partisans du Brexit avouent que le phénomène migratoire a joué une certaine influence sur leur décision de rejeter l’UE. Y a-t-il un lien de cause à effet, et faut-il voir le phénomène migratoire comme un moyen destiné à inciter au Brexit ? Si oui, il y aurait alors un autre lien à faire, avec le fait que David Cameron n’avait strictement aucune raison d’enclencher le référendum. Poutine lui-même en avait fait la remarque. Les motivations du Premier Ministre britannique qui ont été avancées ne tiennent pas la route, sachant le cataclysme qui en résulterait en cas de Brexit gagnant.

Cette hypothèse, si elle se vérifie, alors le Brexit serait un évènement historique majeur, mais pas pour les raisons qui ont été avancées jusqu’ici. Il s’agirait d’une opération de très grande envergure, mêlant Syrie, Irak, Etat Islamique, migration, réarmement, et peut-être même mouvements sociaux. RI
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Les médias nous poussent à penser que le référendum sur le Brexit a été le seul choix du peuple britannique et que ce Brexit menace nos vies et nos économies en nous jetant dans l’inconnu. Les médias manipulent et ne donnent pas d’autres informations importantes qui permettent de comprendre le choix du Brexit. Des transferts d’argent ont été observés depuis plusieurs mois sur la zone allemande en direction d’un marché stable et riche. La bourse de Francfort négocie depuis plusieurs années sa fusion avec la City, un plan secret était élaboré par Berlin pour mettre en route la feuille stratégique et pour privilégier des accords avec le Royaume-Uni. Avant le vote du référendum les médias nous ont fait croire que le non l’emporterait. Cela était pour faire de l’argent pour les spéculateurs et faire croire que ce vote ne pouvait être qu’un effet de surprise et que la démocratie existe surtout en Angleterre. En fait, tout est sous contrôle depuis des mois. Et c’est encore Berlin qui gagne tout avec Londres grâce à nos élites françaises qui rampent devant « Die Mutter », Merkel.

Les médias ne parlent pas de la fusion des bourses, ni d’un plan secret allemand. Dans un article financier du 24 juin 2016 le conseil d’administration de la bourse allemande dit vouloir obtenir le siège principal même après la fusion de la City et de la bourse de Francfort. Le but est d’avoir un champion économique en Europe. Le 4 juillet les actionnaires du LSE, London Stock Exchange, doivent donner leur aval. Les actionnaires de la bourse allemande ont jusqu’au 12 juillet pour accepter l’offre. Voilà ce qu’un article du WirtschaftsWoche titrant, « Betriebsrat will Frankfurt als Hauptsitz auch nach LSE-Fusion », révèle. En fait, tout est sous contrôle des puissants et organisé. Le ministre fédéral des Finances de Berlin applique un plan secret, comme le dit le Handelsblatt. Un institut libéral et nationaliste allemand basé à Munich a clairement écrit avant le référendum que rien de particulier n’aura lieu avec le Brexit car tout est sous contrôle.

Et si le Brexit n'était qu'un énorme coup stratégique
Le même institut allemand montre des courbes publiées en mars 2016 qui montrent les mouvements de masses monétaires que sur la seule zone allemande en Union Européenne ! Un hasard ? Pas du tout ! L’Allemagne a, elle, lancé l’idée de l’euro, une devise politique comme l’explique Thorsten Polleit président du Mises von Ludwig Institut et chef chez Degussa, pour financer sa première phase de réunification. Maintenant, l’Allemagne passe à une autre étape. Merkel doit dégager en 2017 et l’AfD a été fondé en 2013 (date du lancement de l’idée du Brexit…) pour prendre le pouvoir en Allemagne pour mener une politique nationaliste de manière ouverte. Avec le Brexit l’Allemagne devient le seul chef en Europe et se partage avec les Britanniques le pouvoir commercial et politique en Europe. La France grâce à ses pantins est devenu un pays du tiers monde qui va devoir accueillir les populations migrantes rejetées par Berlin et Londres qui font le tri sur les migrants. Le monde anglo-saxon a gagné sur tous les points. Ce n’est pas un hasard si Hollande et Ayrault vont à Berlin tenir le crachoir de Merkel et de Steinmeier car toutes les décisions prises pour l’après Brexit ont lieu à Berlin. Les Allemands font croire que leur volonté est de sauver la France. Ayrault, le professeur d’allemand, est ravi de parler en allemand à côté de Steinmeier. Le F.A.Z exprime bien la volonté de Berlin: renfermer ce qui reste de la zone euro en la consolidant sous la puissance de Berlin. Ayrault, qui ne semble pas piger le jeu de Berlin, soutient la politique de Berlin. De grosses surprises sont à attendre en 2017 quand le nouveau chancelier allemand sera élu (ou la nouvelle chancelière…). L’idée de lancer un référendum Brexit date de 2013 tout comme le lancement du parti patriote AfD, le parti qui n’arrête pas de monter dans les sondages !


Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cet article sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à la rédaction de la Novorossia Today

source: http://novorossia.today/le-brexit-un-calcul-strategique-et-voulu/

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