Archives par mot-clé : Néolibéralisme et conséquences

L’ex-agent de la NSA, Edward Snowden, révèle que le chef de l’EI travaille pour les USA et Israël

Les documents de Snowden révèlent que le Calife de l’EI, État Islamique, Daech, travaille pour l’impérialisme américano-sioniste.
L’ex-agent de la NSA, Edward Snowden, révèle que le chef de l’EI travaille pour les USA et Israël
Snowden ajoute que la CIA américaine et l’Intelligence Service britanique ont collaboré avec le MOSSAD israélien pour créer une organisation terroriste capable d’attirer tous les extrémistes du monde entier en un seul et même endroit, suivant en cela une stratégie nommée « Nid de frelons ».

La stratégie du « nid de frelons » vise à amener toutes les principales menaces en un seul endroit dans le but de les contrôler et, le plus souvent, d’en profiter pour déstabiliser les pays arabes. Les documents de la NSA que possède Edward Snowden révèlent que le calife de l’État islamique (Daech) a reçu une intense formation militaire auprès du MOSSAD israélien.

En plus de sa formation militaire, Al Baghdadi a étudié la communication et divers trucs pour parler en public de façon à attirer les « terroristes » de tous les coins du monde.


http://lesmoutonsrebelles.com/lex-agent-de-la-nsa-edward-snowden-revele-que-le-chef-de-lei-travaille-pour-les-usa-et-israel/#OExdw3yvWSlZCumH.99

Alter Info l'Information Alternative

La guerre nucléaire, une fiction ? Tout est fin prêt pour l’embrasement final.

Personne ne croyait plus en la possibilité d’une troisième guerre mondiale, à cause de la doctrine de la « dissuasion nucléaire » qui détournerait les humains d’une envie compulsive de s’entre tuer ! Même l’Union Européenne avait été conçue pour cette raison : faire disparaître définitivement toute potentialité de la guerre en Europe !
La guerre nucléaire, une fiction ? Tout est fin prêt pour l’embrasement final.
Et voilà que cette potentialité est de retour, « puissance dix mille », grâce à nos « amis » « protecteurs » et « alliés », les criminels de l’OTAN dans leur ensemble.

En effet, les « grands généraux » des Etats-Unis d’Amérique, brillants et intelligents, répètent inlassablement qu’ils sont les maîtres du monde et qu’ils utiliseront sans hésiter des armes atomiques pour des frappes « préventives » sur tous ceux qui ne voudront pas reconnaître leur supériorité incontestable sur le monde ! Aucun d’entre eux ne paraît douter de cette supériorité au point où ils ne semblent même pas envisager qu’une riposte, non seulement identique mais encore plus forte, pourrait être la réponse à leur action « préventive », y compris sur le territoire des Etats-Unis !

Une apocalypse totale ne serait plus du tout une fiction. Les dinosaures ont vécu environ 176 millions d’années avant de disparaître complétement et définitivement de la planète Terre. En remontant le plus loin possible dans le buissonnement des hominidés, il y a environ 7 millions d’années avec l’homme de Toumaï, les humains vont sans doute battre le record de brièveté en ayant réussi à occuper la planète si peu de temps avant leur disparition probable et définitive, si notre avenir en tous les cas repose exclusivement entre les mains des cow boys du Texas aux commandes du feu nucléaire le plus puissant du monde !

Cependant, si la brillante intelligence des grands Généraux des Etats-Unis d’Amérique, n’était pas dupe de cette éventualité de l’extinction finale des hommes, il faudrait alors en conclure que le maître devenu maître est maître incontestable et incontesté ou il meurt et tout le monde avec lui ! Un maître ne peut pas redevenir « inférieur » parce que dans sa conception des choses il y a obligatoirement le monde supérieur et le monde inférieur, le monde des maîtres et celui des esclaves, le monde des dominants et celui des dominés, le monde des élites et le monde populaire, le monde des castes, des classes, des élus, des « sauvés » et celui de la « massa damnata », le monde qui commande et celui qui obéit ! Il est inimaginable pour un maître du monde de revenir à sa place de simple vivant mortel : tout doit lui être soumis ou rien ne peut rester en vie. La rébellion entraîne avec elle la destruction définitive de la vie. La vie ne peut être conçue, par les maîtres du monde, que comme soumise et au service exclusif du maître qui domine les dominés. D’ailleurs c’est la Bible qui a gravé cette conviction dans la tête des dominants sur le dominé. Toute la Terre et ce qu’elle contient doit être soumise à la loi de l’homme dominant ! (Cf., Livre de la Genèse)

Dieu a donné l’exemple : devant le refus de se soumettre à sa loi, il a décrété le déluge qui a exterminé toute trace de vie sur Terre, sauf l’exception du petit nombre qui est resté soumis et obéissant, bien protégé dans l’arche qui permettrait aux rescapés de redevenir les maîtres incontestables et incontestés de la Terre. Cette théorie est celle qui fermente toujours dans le crâne des brillants Généraux d’un pays formaté à la judéo compatibilité et qui fait jurer ses présidents sur la Bible ayant la priorité sur toute Constitution et qui imprime sur ses dollars « In God We Trust »!

Cette idée d’une apocalypse planétaire est tout à fait inspirée par la religion judéo-chrétienne. Les maîtres du monde actuel sont les chevaliers servants de cette Apocalypse nécessaire à l’avènement d’un règne indiscutable de « l’axe du bien » sur les prétentions de « l’axe du mal ». Nos grands et brillants Généraux des Etats-Unis d’Amérique, sont persuadés d’être les dépositaires des promesses de la Nouvelle Alliance de dieu avec les hommes. Ce sont des fanatiques religieux, des illuminés, des sectaires convaincus, radicalisés et certains de jouer le rôle des glorieux croisés venant sauver l’honneur de dieu et de sa loi absolue sur les peuples! Ils sont là pour imposer à toutes les nations le « sceptre de fer, pour mille ans ». Ils sont là pour imposer aux Nations le Nouvel Ordre Mondial, celui de dieu qu’ils identifient à leur propre volonté inspirée directement par lui ! Ils sont convaincus d’apporter la « moralisation » et avec elle la « véritable démocratie » et par dessus tout la véritable « liberté »… La véritable liberté étant la soumission à dieu via la soumission à ses représentants patentés sur Terre : les anges mêmes de l’Apocalypse qui déchaînent le châtiment au nom de la justice divine !

A la fin de son mandat, Obama, le « Prix Nobel de la Paix » avait dirigé 7 guerres avec des exécutions extra-judiciaires, assassinats par drones. Obama a fait larguer 26.171 bombes sur les récalcitrants à « l’axe du bien ». Cela représente 3 bombes par heure, 24 heures sur 24 pendant toute la durée de son mandat ! C’est lui qui disait débarrasser le monde de son armement nucléaire. Jamais les Etats-Unis n’ont produit autant d’ogives nucléaires que sous son mandat!

Toutes les décisions du Sénat US poussant à l’extrême les sanctions contre la Russie, ne peuvent pas avoir d’autre but que celui de provoquer à tout prix un conflit nucléaire avec la Russie et par le fait même avec la Chine son allié. Les Européens sont également pris en otages, puisque ces sanctions leur imposent le gaz étasunien plus coûteux que le gaz russe. Il est trop tard pour s’en rendre compte et revenir en arrière: les USA ont envahi l’Union Européenne et l’occupent avec l’OTAN qui n’a jamais été là pour « assurer la protection et la défense de l’UE », mais qui est là pour la soumettre à la loi des maîtres « incontestables et incontestés » du monde!

Si nous nous rebellons maintenant en revendiquant notre droit à soigner nos propres intérêts légitimes, nous serons livrés au feu nucléaire pour nous punir de cette rébellion…

Les USA ont désormais adopté la tactique des guerres par « proxy » : ils savent comment monter les uns contre les autres, pendant qu’eux-mêmes restent à l’abri, tout en fournissant le matériel de la mort produit par son industrie militaire florissante. Le degré de cynisme des USA n’a encore jamais été atteint par aucune civilisation sur Terre. Le secret de ce monde criminel à outrance qui ne pose aucune sorte de problème de conscience à ses protagonistes fanatisés, réside entièrement dans la «certitude morale » d’être les « serviteurs de dieu », les anges de l’Apocalypse, les « garants de la démocratie et de la liberté », le bien en soi, « l’axe du bien », inspiré par une élection sacrée et mystérieuse de dieu qui a choisi le peuple des Etats-Unis pour faire valoir sa loi de « justice » et de « moralité »…

Condoleezza Rice, secrétaire d’Etat sous la présidence G.W.Bush, disait en 2006 :

« Le Président Bush et moi-même partageons cette conviction que l’Amérique peut et doit être une force du BIEN dans le monde. Le Président et moi croyons que les Etats-Unis doivent rester engagés comme leader d’événements hors de nos frontières. Nous croyons cela parce que nous sommes guidés par le même principe persistant qui donna naissance à notre propre nation : la dignité humaine n’est pas un don du gouvernement à ses citoyens, ni un don des hommes les uns aux autres ; c’est une grâce divine à toute l’humanité. »

Les Etats-Unis sont une « grâce divine » faite à l’humanité entière. Celle-ci se montre actuellement ingrate en ne reconnaissant pas le magnifique cadeau qui lui a été fait par dieu en personne ! Les responsables politiques des USA sont habités par ce genre de délire fanatique, le pire de tous les délires, puisqu’il est capable de justifier la punition divine par le feu nucléaire et l’extermination qui est la méthode préférée de dieu lorsque les hommes ne se soumettent pas à ses lois et volontés représentées par celles de ses serviteurs dévoués sur Terre…

Cette parole de Condoleeza Rice est typique et révélatrice de la mentalité occupant le cerveau commun de nos brillants et intelligents Généraux du Pentagone et de l’OTAN. Autant dire que nous avons vraiment du souci à nous faire puisque toute souveraineté nous a été enlevée. Que nous reste-t-il, face à cette situation ubuesque? Attendre la bonne nouvelle de la chute de l’Empire, sa défaite, son extinction définitive en échange de celle de l’humanité entière ou bien son extinction définitive au prix de celle de l’humanité entière! L’essentiel, c’est que la Terre soit débarrassée d’une telle calamité, quel qu’en soit le prix, afin qu’elle puisse reprendre ses projets de vie en cohérence avec son harmonie universelle …


Alter Info l'Information Alternative

La Face cachée de la Finance – Marc Chesney

La Face cachée de la Finance – Marc Chesney
Le Professeur Marc Chesney lors d’une conférence à Grenoble expose les dessous de la crise économique permanente, dénonce les turpitudes de la face cachée de la Finance, et propose quelque pistes concrètes pour sortir de ce marasme global.

Marc Chesney est professeur de finance de l’Université de Zurich, il y dirige le département Banque et Finance. Voir http://www.bf.uzh.ch/cms/en/chesney.marc.html (en anglais). Il est aussi chercheur et spécialiste des transactions financières.


Alter Info l'Information Alternative

LE DÉCLIN DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN (GRATUIT)

La plus récente résurgence de la crise économique systémique du capitalisme date de 2008. Depuis, la crise s’approfondit, se généralise, se mondialise, et étend ses métastases dans tous les domaines de la vie économique, politique, idéologique, sociale, culturelle, diplomatique et militaire.
LE DÉCLIN DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN (GRATUIT)
L’ARTICLE ET LE VOLUME GRATUIT SONT DISPONIBLES SUR http://www.les7duquebec.com/7-au-front/le-declin-de-limperialisme-contemporain-2/


La plus récente résurgence de la crise économique systémique du capitalisme date de 2008. Depuis, la crise s’approfondit, se généralise, se mondialise, et étend ses métastases dans tous les domaines de la vie économique, politique, idéologique, sociale, culturelle, diplomatique et militaire, dans toutes les sphères et sur toute la Terre. Les famines, les guerres génocidaires, les migrations meurtrières, les révoltes populaires, vite réprimées, se succèdent et ravagent les populations innocentes. C’est ce que les analystes, économistes et politiciens, ces thuriféraires à la solde du capital appellent la «mondialisation néolibérale» suivant la "stratégie du chaos" soi-disant menée par des banquiers conspirateurs. Cette crise épisodique du système - du mode de production capitaliste - n’a pourtant rien de « libérale », et elle n'est pas le fruit d'une conspiration mondiale mais le résultat du développement normal de ce mode de production moribond qu'il faudra se décider à terrasser. Ce processus de dégénérescence inéluctable, la classe prolétarienne l'appelle LE DÉCLIN DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN.

Quelles sont les sources profondes de cette crise systémique ? Quels en sont les protagonistes, les forces dynamiques, les tenants et les aboutissants évidents ? Qui tirent les ficelles en coulisses pour tenter de réchapper ce bateau ivre en perdition ? Quelles sont les rôles respectifs des banquiers, des financiers, des grandes corporations multinationales, des gouvernements, des consommateurs et des travailleurs au milieu de ce salmigondis et de cette anarchie incontrôlable ? Comment les marchés – la concurrence – les monopoles et les lois inexorables de l’économie politique capitaliste agissent-ils au sein de ce cataclysme ? Les capitalistes des pays sous-développés, que l’on disait néo-colonisés et que l’on dit maintenant « émergents » et les populations paupérisées de ces contrées ont-elles l'opportunité d’émerger et de se développer ? Développement pour qui dans ces pays "émergents" au capitalisme décadent ? Développement pour les paysans prolétarisés ou développement pour les bourgeoisies nationalistes compradores stipendiées, s'associant via les conseils d'administration transnationales aux anciens colonisateurs libéralisés-surarmés ?

Enfin, les gouvernements nationaux, ainsi que les organismes de gouvernance mondiale (FMI, BM, OCDE, OMC, ONU, OTAN, AEI, Alliance de Shangaï, etc.) parviendront-ils à réformer les lois de l’économie politique impérialiste afin de remettre le navire amiral mondial sur les rails et lui donner un nouveau souffle de croissance afin de rétablir la confiance et la puissance de l’État des riches dont se gargarisent les petits-bourgeois en voie de paupérisation accélérée ? Voilà quelques-unes des questions qu’aborde le volume LE DÉCLIN DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN.

Gratuit par téléchargement PDF.
CLIQUEZ : Version française gratuite www.robertbibeau.ca/crise2014.pdf
CLIQUEZ : Version anglaise gratuite THE DECLINE OF CONTEMPORARY IMPERIALISM http://www.les7duquebec.com/wp-content/uploads/2017/03/THE-DECLINE-OF-CONTEMPORARY-IMPERIALISM.pdf
CLIQUEZ : Version italienne gratuite www.robertbibeau.ca/declinoimperialismo2014.pdf

BIBEAU.ROBERT@VIDEOTRON.CA
 

Alter Info l'Information Alternative

La guerre est devenue un moyen de gouverner

Les gouvernements actuels suivent à la lettre la leçon de Bush. C’est comme chefs de guerre que les gouvernants créent le mieux l’adhésion. Face au chômage, il faut inventer des solutions et affronter la logique du profit. Quand on prend l’uniforme du chef de guerre, c’est tout de suite beaucoup plus facile, surtout dans un pays dont l’armée reste malgré tout l’une des mieux entraînées du monde.
La guerre est devenue un moyen de gouverner
Le lendemain des attentats coordonnés, perpétrés dans Paris le 13 novembre 2015, le gouvernement français a naturellement déclaré l’état d’urgence. Sous cet état d’exception, la police et d’autres institutions, notamment le ministère de l’Intérieur et les préfets (représentants locaux de l’État) se sont vues conférer un large éventail de pouvoirs, dont celui de perquisitionner des logements de jour comme de nuit et d’émettre des arrêtés d’assignation à résidence sans que l’autorisation d’un juge soit nécessaire.

L’état d’urgence a été prolongé de trois mois, une première fois le 26 novembre 2015, puis de nouveau le 26 février 2016, et de deux mois le 26 mai 2016. Il a depuis été régulièrement prolongé, officiellement dans le but de couvrir la période des élections nationales, prévues en avril-mai 2017.

« Rien ne sera plus comme avant » avaient déclaré certains journalistes et hommes politiques après les attentats qui ont frappé la France. L’intensification des politiques et pratiques sécuritaires préexistantes ne s’est pas fait attendre. Mise en accusation des salafistes, des musulman-e-s, de l’islam ou des immigrés en général. À la parole des politiques, s’est joint l’acte… policier. Selon les chiffres publiés le 6 décembre 2016 par le gouvernement, depuis novembre 2015, 4.292 perquisitions de domiciles avaient été menées et 612 personnes avaient été assignées à résidence (et 434 personnes affectées). Par ailleurs, en décembre 2016, 95 personnes étaient encore assignées à résidence. Rappelons qu’en février 2016, Amnesty International a rapporté que moins de 1 % des perquisitions de domiciles menées entre novembre 2015 et février 2016 (soit plus de 3.000) avaient donné lieu, au regard de la législation française, à des chefs d’accusation pour activités à caractère terroriste (excepté les infractions pour « apologie du terrorisme »), ce qui révèle à quel point cette mesure était disproportionnée…

La situation des migrants s’en est naturellement ressentie et les politiques orchestrées en la matière par l’Union européenne tendent à organiser les contrôles abusifs, la destruction des bateaux, les rafles et les chasses à l’homme avec leurs corollaires : enfermement de milliers d’êtres humains, absence d’accès aux droits les plus élémentaires, expulsions, refoulements, harcèlement, isolement.

Ces politiques et leur relais dans les médias construisent dans la population un imaginaire d’une Europe assaillie par un danger migratoire. Tout ceci pousse à un racisme de plus en plus décomplexé, assumé et revendiqué. Les passages à l’acte (violence raciste, organisations de riverains voulant « faire justice eux-mêmes », manifestations et émeutes, tabassages, expulsions illégales, menaces) sont de plus en plus fréquents. Les pouvoirs publics et leurs forces de police au mieux ferment les yeux sur la situation, au pire poussent à ces passages à l’acte qui leur facilitent la tâche et correspondent à des objectifs politiques.

Bien entendu, les causes des migrations et les causes de leur visibilité actuelle, dont les pays européens sont directement et évidemment responsables, ne sont jamais énoncées dans les discours sur les migrations actuelles. La France était pourtant en guerre bien avant les attentats, lesquels ont largement servi de prétexte à intensifier ces engagements militaires. Ces dernières années, l’armée française est intervenue massivement en Afrique. La guerre est ainsi devenue un des derniers points forts des derniers mois de la présidence de Nicolas Sarkozy avec l’opération Harmattan en Libye mais aussi avec le passage à l’offensive de la force Licorne en Côte d’Ivoire pour faire tomber le régime de Laurent Gbagbo. Marchant dans les pas de son prédécesseur, François Hollande endosse pleinement le costume de chef des armées. L’opération Serval au Mali en 2013 qui se métastase à partir de l’été 2014 dans les pays de la sous-région avec l’opération Barkhane est emblématique du retour en force du militaire comme pilier de l’influence française dans ses anciennes colonies africaines. Sangaris, en République centrafricaine, vient conforter cette politique. Présentées officiellement comme des victoires, ces interventions posent en réalité éminemment question.

L’intervention en Libye a eu des répercussions particulièrement néfastes sur le Mali. Dans ce pays, la France est intervenue pour combattre les groupes armés implantés dans le nord mais a, dans le même temps, remis en selle le Mouvement national pour la Libération de l’Azawad (MNLA), pourtant à l’origine de la crise. Avec Barkhane, et au nom de la « guerre contre le terrorisme », l’armée française est désormais durablement implantée au Burkina Faso et au Niger, tout en relégitimant la dictature d’Idriss Déby au Tchad en en faisant le point nodal de ses guerres africaines. Enfin, en Centrafrique, la France s’est embourbée dans une guerre civile d’une rare violence dont elle était en même temps juge et partie.

Ces conflits doivent être désignés par leur nom : ce sont des guerres d’ingérence impérialiste. La France n’a aucun « rôle positif » dans ces interventions, malgré ses prétentions puisées à l’ancien répertoire colonial. Le discours belliciste entend anesthésier et tétaniser la population. Pourtant, comment ne pas rappeler les désastres que sèment ces guerres, les millions de morts, de blessés et de déplacés, la misère, le désespoir jetant les populations sur les routes, tandis que s’enrichissent les profiteurs de guerre, les multinationales vendeuses d’armes – la France tenant en la matière le quatrième rang mondial. Ce sont aussi des dépenses colossales, qui détournent l’argent public de dépenses sociales, culturelles et écologiques vitales. De surcroît, l’État qui mène ces guerres, en pompier pyromane, nous entraîne dans une spirale infernale ayant pour effet de renforcer la haine qui débouchera sur d’autres attentats. Les Rafale tuent des civils aussi innocents que ceux du Bataclan ou de Nice. Ces bombardements sont des bombes à retardement.

L’état de guerre proclamé encourage les peurs et crée la division. Le gouvernement socialiste a sapé l’État de droit et les droits humains, entretenant le racisme et la xénophobie tout en semant les germes de nouvelles violences et de nouveaux conflits. Les discours alarmistes et anxiogènes déclamés ici et là ainsi que la désignation d’ennemis intérieurs ont servi et servirons encore à légitimer des mesures disproportionnées qui portent atteinte aux droits fondamentaux, dans le but de mieux contrôler la population. La guerre est désormais devenue un moyen de gouverner ; elle est aussi une guerre sociale.

Alter Info l'Information Alternative

Des traders pour gérer notre dette publique

Le 20 octobre 2016, la chambre fédérale belge approuvait |1| un projet de loi portant sur la création de l’Agence Fédérale de la Dette (AFD). Cette nouvelle structure résultera de la « fusion » de l’Agence de la Dette actuelle et du Fonds des Rentes. La première gérait la dette fédérale pour le compte de la Trésorerie (dépendante du SPF-Finances) et le deuxième devait assurer la liquidité des titres publics belges sur le marché secondaire |2|.
Des traders pour gérer notre dette publique
La future Agence Fédérale de la Dette sera un Organisme d’Intérêt Public (OIP) de catégorie A |3|, ce qui lui permettra de disposer d’une autonomie juridique accrue en termes de budget, de comptabilité et de gestion. L’objectif principal, et officiel, de cette réforme c’est de pouvoir recruter, en plus des fonctionnaires actuels de l’Agence, du personnel issu de la finance privée. Le gouvernement affirme que cette réforme permettra de « gérer la dette de l’Etat fédéral avec professionnalisme et efficacité ».

On croit rêver : seuls des experts financiers privés « neutres-mais-issus-des-banques » seraient à même de gérer les deniers publics, comme si la crise de 2008 n’avait jamais existé... Avec cette loi, les responsables politiques s’obstinent à présenter la dette, et sa gestion, comme un sujet purement « technique ». Toute intrusion du politique pourrait nuire à une gestion efficace de la dette et la nouvelle agence jouira d’une plus grande autonomie, même si le ministre des finances exercera une tutelle « d’orientation » selon la loi.

Confier la gestion d’un objet public aussi important que la dette aux mains d’une agence composées d’acteurs issus du privé précipite la question hors du jeu démocratique et, surtout, hors de la possibilité de tout débat.

La création de l’AFD s’inscrit en fait dans un processus déjà amorcé lors de la création de l’Agence de la Dette, en 1998 |4|. Les missions de l’agence – reconduites et approfondies dans la nouvelle AFD – consistent à émettre de la dette pour le compte de l’Etat, à réaliser la gestion de ces volumes d’émission et du stock de la dette, tout en restant particulièrement attentive aux critères européens de stabilité financière. Elle doit aussi, et surtout, répondre aux attentes des investisseurs présents sur le marché de la dette. Car, en dernière analyse, le coût de l’emprunt supporté par la Belgique dépendra de l’humeur des marchés. A ce titre, le personnel de l’Agence a pour mission de faire la promotion de la valeur financière de la dette belge – et du sérieux des politiques économiques du pays – notamment à l’occasion de tournées auprès de grands investisseurs à travers le monde : les roadshows |5|.

Loin de vouloir amorcer une réelle critique de sa dynamique de financement, le fédéral veut faire bonne figure auprès des marchés – pour tenter de maintenir des facilités d’emprunts à bas coût – et auprès de la Commission européenne, au moment où les efforts budgétaires prévus pour 2017 sont jugés insuffisants |6|.

Une des marges de manœuvre de l’Agence est de jouer sur le marché pour diminuer le coût de la dette. Dans cette optique, le recrutement de traders n’est pas anodin. À travers les « rachats anticipés de titres », l’utilisation de swaps ou d’autres produits dérivés |7|, l’Agence parie sur l’évolution des taux d’intérêt du marché pour réaliser des économies. Économies de bout de chandelle puisqu’en 2016, par exemple, l’Agence a réalisé 55 millions d’euros d’économies, soit 0,48% de la charge total des intérêts... Opération risible mais risquée : en mai 2016 une opération sur les swaps a coûté 2,3 milliards d’euros à la Belgique |8|. Ainsi on peut craindre que le recrutement de traders au sein de l’Agence s’accompagne d’une extension de ces pratiques, exposant encore davantage l’économie belge à la volatilité des marchés financiers |9|.

Au milieu du silence médiatique |10| – et de celui de l’Agence actuelle elle-même – concernant cette réforme, ACiDe |11| insiste sur la nécessité de porter un débat public sur la gestion de la dette, plutôt que de la cantonner à la gestion opérationnelle et technicienne des experts privés.

Au lieu de reprendre en main les outils de son financement, le fédéral accroît sa dépendance aux marchés financiers et va même jusqu’à en imiter les pratiques. La dette publique est reléguée à une gestion technique, présentée comme neutre, alors qu’elle est profondément politique. Il faut rappeler que la dépendance aux marchés financiers n’est pas un projet de société, ni souhaitable, ni viable. L’audit citoyen de la dette (également présent en Espagne, Italie, France, Royaume-Uni, etc.) se donne d’ailleurs pour objectif que la population s’invite dans le débat, déboulonne les traders, et finisse par contrôler elle-même une facture qui, pour le moment, lui coûte plus de 40 milliards par an...


|1| À 89 voix pour, 0 contre et 50 abstentions.

|2| Après que la dette publique ait été vendue à ses acheteurs, ceux-ci peuvent la revendre sur un « marché d’occasion » de la dette – marché qui n’est pas régulé. Un marché est dit « liquide » lorsque le nombre de transactions y est élevé et – donc – que le cours (le prix) de l’actif financier (ici, la dette publique) n’est pas trop influencé par les différentes opérations de vente/achat.

|3| Pour une explication de ce qu’est un OIP de catégorie A, voir : http://www.vocabulairepolitique.be/...

|4| Celle-ci est par ailleurs déjà composée de 13 contractuels et sa structure est calquée sur celle d’une banque privée. Ces informations étaient disponibles sur l’ancien site de l’Agence, mais ne le sont plus sur le nouveau : http://www.debtagency.be/fr/contactbda

|5| Tournées mondiales des banques et des fonds d’investissements en tout genre, d’ailleurs financées par les contribuables. Voir : l’article 8 de la loi en question : http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/54...

|6| Sur la « non-conformité du budget belge », lire : http://www.lalibre.be/actu/belgique...

|7| Voir l’article 3 de la présente loi.

|8| Lire : https://www.rtbf.be/info/economie/d...

|9| Un marché est dit volatil lorsque la variation du cours (du prix) de l’actif y est élevée – rendant les gains potentiels plus gros mais les risques également.

|10| À l’exception de ce très bon article du Vif : http://www.levif.be/actualite/belgi...

|11| Audit citoyen de la dette en Belgique, voir : www.auditcitoyen.be


Alter Info l'Information Alternative

LA VISION DE DONALT TRUMP : CHACUN POUR SOI ET DIEU POUR TOUS

"Le misérabilisme a été inventé pour que les riches puissent se changer les idées."P.Bouvard
LA VISION DE DONALT  TRUMP : CHACUN POUR SOI ET DIEU POUR TOUS
D.Trump est élu démocratiquement selon la procédure constitutionnelle Américaine, il représente de ce fait la force de la légitimité que le peuple américain lui a offerte par une sincère approbation et félicitation,il devrait éliminer toutes autres contraintes sauf pour ceux qui roulent sur de la finance( oligarchies), de l’armement( industries-militaristes),des expropriateurs de terre( sionistes)et les ex. Colonisateurs. La vision de D.Trump n’est pas trop compliqué, aussi originelle qu’elle parait. Elle a déjà tarabiscoté les intérêts de l’ancien système économique, financier et social.
Le 20 janvier 2017, D.Trump prononçait un discours à son peuple, au moment de son investiture au premier poste de président des Amériques, ce discours unique par rapport aux discours des 44 précédents présidents.il a été adressé au peuple du monde et non pas aux peuples de ce monde, une nuance assez significative pour penser autrement selon des préceptes propre à D. Trump.
Le constat sur la situation socio-économiques est trop morose et atrabilaire pour la plupart des américains du petit lambda jusqu’à celui qui fait partie de la classe moyenne. Devant cet état de fait D. Trump fait valoir haut et fort les déficiences du système qui a permis a une certaines castes voir « élites à intérêts » qui a perdu de vue le rêve américain :
« Une petites élite de la capitale de notre pays a profité des avantages de notre gouvernement pendant que le peuple en faisait les frais. Les politiciens ont prospéré, alors que le peuple n’a tiré aucun bénéfice de toutes ces richesses. L’establishment s’est protégé lui-même, mais n’a pas protégé les citoyens de notre pays .Leurs victoires n’ont pas été les vôtres. Leurs triomphes n’ont pas été les vôtres. Et pendant qu’ils faisaient la fête dans la capitale nationale, il n’y avait rien à fêter dans les familles en difficultés partout au pays »
Aujourd’hui, il est question à l’américain, et au peuple américain de voir comment la situation peut elle évoluer dans le positivisme objective en dehors des ces élites de la capitale qui ont laissé détériorer et consumer les conditions élémentaires des travailleurs (prolétaires) de cette Amérique.

"On ne peut pas fonder la prospérité des uns sur la misère des autres."
Vincent Auriol

Un discours de D. Trump qui me fait remémorer bien des leaders du tiers monde, mais puisque je suis en train d’élaborer une contribution modeste sur le pionnier( H.BOUMEDIENE Allah Ya rah mah) du nouvel ordre international, D.Trump me fait penser aussi Djamel Abdel Nasser, Nuhru, Castro le Fidel ,Chavez qualifiés de dictateur par des « élites de la planète », mais ces leaders n’ont au fait que porter assistance( libération du peuple de la misère de la pauvreté de l’éducation…), protection( renforcement de l’état-médecine gratuite-enseignement gratuit…), concours( dans l’économie+ confiance dans l’avenir) et réconfort par la nationalisation des richesses du peuple, que la colonisation n’a pas su faire les exemples sont patents à travers la planète.
Trump a calfeutré son discours par les courants venant du Sud ou il a bien pensé que : « le 20 janvier2017 demeurera dans les mémoires comme le jour ou le peuple aura repris le pouvoir au pays »ce n’est plus les leaders du Sud mais c’est Lénine qui parle .
« A partir d’aujourd’hui, l’Amérique aura une nouvelle vision ,… ce sera uniquement les Etat Unis d’abord »
Toutes les décisions que Trump prendra en matière de taxes, de commerce, d’affaires étrangères … seront prises au profit des travailleurs américains.
Car les américains lambda veulent de bonnes ecoles, des quartiers sécurisés, de l’emploi critère de base pour le début du rêve américain.
Il est intéressant de voir, de constater et d’espérer qu’un jour ou ce 20012017 le 45ieme président des Amériques reprend le discours d’un Chavez, d’un Fidel, d’un Nasser, d’un H. Boumediene…
Trump insiste également sur le plan des relations internationales , il reconnait officiellement que chaque peuple dispose de ces mêmes droits , et il n’est plus question a partir d’aujourd’hui d’intervenir par la force ou les menaces dans les affaires internes des autres peuples, par conséquent il était clair pour dire que : « nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie mais plutôt à le rendre éclatant comme exemple à suivre » une sagesse que les « rats-idios » la « presstitution » et les « idios-visions » ont tout essayé pour fulminer le nouvel espoir pour le rêve américain de D. Trump et cette élite de « merdias » de la capitale nationale que D. Trump fait allusion le plus .
Nous espérons bien que D.Trump donnera suite à ses promesses, les peuples de cette planète vont probablement se soulager un peu et même trop suite au Titan agresseur américain par ses forces « airmerterreciel » d’interventions.

Pour faire plus d’économie, le rapatriement des bases militaire, ferait diminuer les dépenses supplétifs et inutiles reconvertirent pour le bien des américains dans ses écoles ses quartiers son cadre de vie…. Au profit des travailleurs américain.
Car disait il : « pendant des décennies, nous avons enrichie l’industrie étrangères aux dépens de l’industrie américaine ; subventionné les armés des autres pays tout en permettant le triste appauvrissement de notre armée ; nous avons défendu les frontières d’une autre nation tout en refusant de défendre les nôtres ; et dépensé des milliards de milliards de dollars à l’étranger pendant alors que l’infrastructure des Etats-Unis tombait en décrépitude ; nous avons rendu riches d’autres pays pendant que la richesse, la puissance et la confiance de notre pays se dissipaient à l’horizon».
Le rêve américains s’est renversé par les nouveaux oligarchies, et les nouvelles élites de la capitale nationale D. Trump notera ainsi : « une à une les usines ont fermés sans une seule pensée pour des milliers de travailleurs américains laissés pour compte, la richesse de notre classe moyenne a été arrachée des foyers et a été redistribuée au monde entier ». Ca c’est du passe, l’avenir ca serait autrement dira D.Trump
Par conséquent un discours très intéressant dans sa globalisation de part sa nature démoralisateur pour les uns( discipline dans les intérêts), extrémiste pour les certains( désordre dans sphères d’ intérêts), subversif pour d’autres( oligarchies), gauchistes et contestataires pour les lambdas , rebelle pour les « merdias », anarchiste et factieuse pour ceux qui n’ont plus d’opinion. C’est pourquoi ceux qui ne font qu’user leurs savates dans les rues des grandes capitales (Paris- Londres- Berlin -New York), ne veulent point que chaque peuple se dépatouille à sa façon . Le sionisme, l’impérialisme savent bien mettre des piquants dans la sauce que les ONG avalent sans saveur. D. Trump est en train d’ajuster l’acte à la parole en commençant par la construction du mur mexicain, Le président des Etats-Unis Donald Trump vient d’annoncé dernièrement un sérieux tour de vis en matière d'immigration, visant certains pays musulmans afin de stopper l'entrée éventuelle sur le territoire américain de "terroristes islamiques radicaux".
, M. D.Trump a déclaré qu'il avait pris un décret intitulé "protection de la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis
… D.Trump a refusé catégoriquement d’endosser les costumes présidentiels de ses devanciers, il a livré un discours d’investiture ou il a persiflé le système tout en déclarant une nouvelle révolution de paradigme.
La Russie est nait, elle aussi des cendres de l’ex URSS, ce qui a donné peut être à M.D.Trump un nouveau sens pour se baser sur « l’Amérique avant tout ».le rêve Russe s’était bien ancré dans un contexte d’unipolarité ; pourquoi pas le rêve américain ?.
Pour D.Trump se n’est pas la force de la financiarisation de la monnaie en papier qui va donner un gain supplémentaire pour le bien matériel de l’Amérique, il veut une société productrice de biens et de services capable de changer le look américain. D.Trump en a les moyens, il a l’art, la parole et l’action des instruments pour faire un rêve avec un protectionnisme solide. Ce système de protection signifie un nouveau sens politique et pratique de l’Etat face à l’économie de façon à permettre de défendre les intérêts de l’Amérique face à la concurrence extérieure et en même temps de maintenir et développer ses propres forces de production.

BENALLAL MOHAMED





-*Le discours d'investiture de Donald Trump du 20 janvier 2017 !
Monsieur le Président de la Cour suprême, Messieurs les Présidents Carter, Bush, Clinton, Obama, concitoyens américains et peuple du monde, merci.
Nous, les citoyens américains, nous sommes unis dans un grand effort national pour reconstruire notre pays.
Ensemble, nous déterminerons la trajectoire de notre pays et celle du monde pour de nombreuses années à venir.
Nous aurons des défis.
Nous aurons à affronter des difficultés, mais nous accomplirons ce travail jusqu’au bout.
Tous les quatre ans, nous nous réunissons sur ces marches pour assurer la transition du pouvoir.
Et nous remercions le président Barack Obama et la première dame, Michelle Obama, pour leur aide précieuse durant cette transition.
Ils ont été formidables.
La cérémonie d’aujourd’hui a toutefois un sens très particulier, car il ne s’agit pas seulement de transférer le pouvoir d’une administration à une autre ou d’un parti à un autre.
Nous déplaçons le pouvoir de Washington pour vous le rendre à vous, le peuple des États-Unis.
Pendant trop longtemps, une petite élite de la capitale de notre pays a profité des avantages de notre gouvernement, pendant que le peuple en faisait les frais.
Les politiciens ont prospéré, alors que le peuple n’a tiré aucun bénéfice de toutes ces richesses.
L’establishment s’est protégé lui-même, mais il n’a pas protégé les citoyens de notre pays.
Leurs victoires n’ont pas été les vôtres.
Leurs triomphes n’ont pas été les vôtres.
Et pendant qu’ils faisaient la fête dans notre capitale nationale, il n’y avait rien à fêter dans les familles en difficulté partout au pays.
À partir de maintenant, tout cela va changer.
Parce que ce moment est votre moment.
Il vous appartient.
Il appartient à tous ceux qui sont réunis ici et à tous ceux qui nous regardent partout aux États-Unis.
C’est votre jour, ceci est votre célébration, et ce pays, les États-Unis d’Amérique, est votre pays.
Ce qui compte vraiment, ce n’est pas qui détient le pouvoir au gouvernement, mais le fait que le gouvernement est entre les mains du peuple américain.
Le 20 janvier 2017 demeurera dans les mémoires comme le jour où le peuple aura repris le pouvoir au pays.
Les hommes et les femmes laissés pour compte de ce pays ne seront plus oubliés.
Tout le monde vous écoute désormais.
Vous êtes venus par dizaines de millions pour vous joindre à un mouvement historique et inédit dans l’histoire du monde.
Au centre de ce mouvement, il y a la conviction que la nation existe pour servir ses citoyens.
Pour donner aux Américains ce dont ils ont besoin : d’excellentes écoles pour leurs enfants, la sécurité dans leurs quartiers pour leurs familles et de bons emplois pour tous. Ce sont là les aspirations raisonnables d’un peuple épris de justice.
Mais, pour un trop grand nombre de nos citoyens, la réalité est tout autre : des mères et des enfants sont piégés par la pauvreté dans nos villes, nos usines rouillées sont en décrépitude partout au pays, notre système éducatif manque d’argent, ce qui empêche les élèves et les étudiants d’accéder au savoir, et la criminalité, les gangs et la drogue ont pris trop de vies et privé notre pays de son immense potentiel.

Le carnage américain s’arrête ici et maintenant.
Nous sommes une seule et même nation, et leur souffrance est la nôtre.
Leurs rêves sont les nôtres, et leurs succès seront les nôtres.
Nous partageons le même cœur, la même maison et le même destin glorieux.
Le serment que je prête aujourd’hui est un serment d’allégeance à tous les Américains.
Des décennies durant, nous avons enrichi les industries étrangères aux dépens de l’industrie américaine.
Nous avons subventionné les armées d’autres pays, tandis que nos équipements militaires se dégradaient.
Nous avons défendu les frontières d’autres pays tout en refusant de défendre les nôtres.
Nous avons dépensé des billions de dollars à l’étranger, alors que l’infrastructure des États-Unis tombait en décrépitude.
Nous avons rendu riches d’autres pays, pendant que la richesse, la puissance et la confiance de notre pays se dissipaient à l’horizon.
Une à une, les usines ont fermé, sans une seule pensée pour des milliers de travailleurs américains laissés pour compte.
La richesse de notre classe moyenne a été arrachée des foyers et a été redistribuée au monde entier.
Mais ça, c’est le passé.
Maintenant nous sommes résolument tournés vers l’avenir.
Pendant que nous sommes tous rassemblés ici aujourd’hui, nous promulgons un nouveau décret qui devra retentir dans toutes les villes et toutes les capitales du monde.
À partir d’aujourd’hui, l’Amérique aura une nouvelle vision.
À partir d’aujourd’hui, ce sera uniquement "les États-Unis d’abord".
Toutes les décisions en matière de commerce, de taxes, d’immigration ou d’affaires étrangères seront prises au profit des travailleurs américains et des familles américaines.
Nous devons protéger nos frontières des ravages causés par d’autres pays qui fabriquent nos produits, volent nos entreprises et détruisent nos emplois.
Le fait de les protéger nous rendra notre prospérité et notre grandeur.
Je me battrai pour vous de toutes mes forces.
Et je compte ne jamais vous décevoir.
Les États-Unis vont vaincre à nouveau, vaincre comme ils n’ont jamais vaincu.
Nous allons ramener nos emplois, nous allons rétablir nos frontières, nous allons retrouver notre santé, et nous allons retrouver nos rêves.
Nous allons construire de nouvelles routes et autoroutes, de nouveaux pont, aéroports, tunnels et chemins de fer partout dans notre merveilleux pays.
Nous allons sortir les gens de l’aide sociale et leur redonner du travail pour reconstruire notre pays avec une main d’œuvre américaine, avec le travail des Américains.
Nous obéirons à deux règles simples : acheter américain et embaucher américain.
Nous chercherons à garder l’amitié et les bonnes grâces des autres pays du monde, mais ils doivent comprendre que chaque pays a le droit de faire passer ses intérêts avant ceux des autres.
Nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie à quiconque, mais nous voulons qu’il serve d’exemple aux autres.
Nous voulons être un exemple d’excellence.
Nous allons renforcer nos anciennes alliances et en conclure d’autres afin d’unir le monde pour éradiquer le terrorisme de l’islam radical de la face de la Terre.
Nos politiques seront fondées sur une allégeance totale aux États-Unis d’Amérique.
Et cette loyauté à l’égard de notre pays nous fera redécouvrir notre loyauté envers les autres.
Quand on ouvre son cœur au patriotisme, il n’y a pas de place pour les préjugés.
La Bible nous dit à quel point il est bon pour les hommes de vivre dans l’unité et l’harmonie.
Nous devons nous exprimer ouvertement afin de débattre honnêtement pour régler nos différends et rester solidaires. Quand l’Amérique est unie, personne ne peut l’arrêter.
N’ayez crainte, nous sommes protégés et nous serons toujours protégés par les hommes et les femmes extraordinaires de notre armée et de nos forces de sécurité. Et, surtout, nous serons protégés par Dieu.
Enfin, nous devons avoir des rêves de grandeur.
Aux États-Unis, nous pensons qu’une nation ne peut vivre que si elle demeure prospère.
Nous n’accepterons plus les politiciens qui ne font que parler sans agir et qui se plaignent constamment sans rien faire pour que la situation change.
L’époque des palabres inutiles est révolue.
C’est le moment d’agir.
Ne permettez à personne de vous dire que c’est impossible.
Aucun défi ne peut être plus grand que l’esprit combatif américain.
Nous n’échouerons pas.
Notre pays redeviendra de nouveau prospère.
Nous sommes au seuil d’un nouveau millénaire; une nouvelle ère commence, qui devra ouvrir de nouveaux horizons et nous permettre de panser nos plaies et de mobiliser nos énergies pour faire prospérer nos industries et concevoir les technologies de demain.
Une nouvelle fierté nationale nous étreint pour élargir nos horizons et surmonter nos divisions.
Rappelez à votre mémoire cette sagesse ancestrale, que nos soldats n’oublieront jamais, selon laquelle, que nous soyons noirs, basanés ou blancs, nous avons le même sang rouge du patriotisme qui coule dans nos veines.
Nous jouissons tous des mêmes libertés glorieuses et nous saluons tous le même drapeau américain.
Que les enfants soient nés dans des villes comme Détroit ou dans les plaines venteuses du Nebraska, ils regardent tous le même horizon et lèvent les yeux vers les mêmes étoiles.
Ils ont tous les mêmes rêves, et leur cœur est rempli du même espoir de vie qui leur est donné par le même créateur tout puissant.
Vous, les Américains de toutes les villes, proches et lointaines, petites ou grandes, d’une montagne à l’autre, d’un océan à l’autre, écoutez ces paroles : vous ne serez plus jamais ignorés.
Votre voix, vos espoirs et vos rêves définiront la destinée de l’Amérique. Votre courage, votre bonté et votre amour nous guideront le long du chemin.
Ensemble, nous allons redonner aux États-Unis leur puissance, leur richesse, leur fierté et leur sécurité.
Et, oui, ensemble, nous allons redonner aux États-Unis leur grandeur.
Merci, que Dieu vous bénisse. Merci.
Que Dieu bénisse les États-Unis

Alter Info l'Information Alternative

Le retour au protectionnisme du président Ronald Trump est-il réalisable : méditer la crise d’octobre 1929 et celle d’octobre 2008

PRESIDENT AMERICAIN RONALD TRUMP ET PROTECTIONNISME
Le retour au protectionnisme  du président Ronald Trump est-il réalisable   : méditer  la crise d’octobre 1929  et celle d’octobre 2008
TEL QUEL

Le retour au protectionnisme du président Ronald Trump est-il réalisable : méditer la crise d’octobre 1929 et celle d’octobre 2008

Pour le président chinois, Xi Jinping, lors du Forum économique mondial de Davos, s’adressant au nouveau président américain Donald Trump, le 17 janvier 2017 personne n’émergera en vainqueur d’une guerre commerciale, je le cite « « Cela ne sert à rien de blâmer la mondialisation. Toute tentative de stopper les échanges de capitaux, technologies et produits entre pays est impossible et à rebours de l’histoire. Nous devons rester attachés au développement du libre-échange et des investissements [transnationaux], et dire non au protectionnisme. Il faut « rééquilibrer » la mondialisation, et la rendre plus forte, plus inclusive, plus durable ».Dans ce contexte il est utile de rappeler les fondamentaux de la crise de 1929 et celle de 2008.

1.-La crise de 1929

Le krach de 1929 est consécutif à une bulle spéculative, dont la genèse remonte à 1927. La bulle fut amplifiée par le nouveau système d'achat à crédit d'actions, les investisseurs pouvant acheter des titres avec une couverture de seulement 10 %. Le taux d'emprunt dépend du taux d'intérêt à court terme ; la pérennité de ce système dépendant donc de la différence entre le taux d'appréciation des actions et ce taux d'emprunt. C’est le 24 octobre 1929 que la fameuse crise se déclencha aux Etats-Unis ; on appela ce jour le « jeudi noir » ou Black Thursday ? le krach boursier de Wall street plongeant l’économie américaine et l’économie mondiale, dans la tourmente et ce malgré l’apparente santé de l’économie américaine dont les bases de sa croissance étaient pourtant faibles. A la mi-octobre 1929 l’annonce de la baisse des bénéfices des industries poussa les spéculateurs à vendre leurs actions pendant que le cours de Wall Street était encore élevé. Cette vente entraîna une chute encore plus rapide des actions, plus de 16 millions de titres seront bradés sur le marché, sans trouver toutefois preneur. Les épargnants paniquent et se précipitent auprès de leur banque pour retirer leur argent. Bientôt des centaines de milliers d’actionnaires se trouvèrent ruinés ; les banques ne purent se faire rembourser leurs crédits et les épargnants retirèrent leur argent de leurs comptes. Un grand nombre de banques n’ayant pas les moyens de rembourser, leurs clients firent faillites. Pour s’en sortir le seul moyen des banques furent de stopper les prêts à l’étranger et de réclamer le remboursement de ceux déjà effectués. De plus les capitaux américains cessèrent de circuler autour de la planète, la conséquence inévitable fut l’expansion de la crise à l’ensemble des pays industrialisés. Entre le 22 octobre et le 13 novembre 2009, l'indice Dow Jones passe de 326,51 à 198,69 (39 %), ce qui correspond à une perte virtuelle de 30 milliards de dollars, dix fois le budget de l'État fédéral américain de cette époque. Par un effet de dominos, c'est l'ensemble de la Bourse qui s'effondre, et la chute de 1930 à 1932 est supérieure à celle de l'année 1929. Le 8 juillet 1932, le Dow Jones tombe à 41,22, son plus bas niveau depuis sa création en 1896. La baisse des prix fut générale et atteint environ 30% de1929 à 1932. Suite à la hausse des taux d'intérêt en avril 1929, lorsque survient la première stagnation des cours, le remboursement des intérêts devient supérieur aux gains boursiers et l'économie réelle montre des signes de faiblesses : ainsi, la production automobile chute de 622 000 véhicules à 416 000 entre mars et septembre et la production industrielle recule de 7 % entre mai et octobre. Ce ralentissement est en partie dû à un phénomène d'asphyxie : les capitaux disponibles accourent à la bourse plutôt que vers l'économie « réelle » La perte de confiance due à la crise boursière affecte la consommation et les investissements lors des mois suivant le krach. Les crédits se tarissant, la consommation, l'investissement et la production continuent de chuter, le chômage explose (de 1,5 millions à 15 millions en 1933), et la crise bancaire devient une crise économique en 1931. Les mesures protectionnistes telles que la loi Hawley-Smoot de 1930 sur les droits de douane, favorisent la propagation de la crise à toutes les économies occidentales à partir de 1931. Début 1933 les profondes crises sociales et économiques favorisèrent les interventions publiques et la naissance de différents fascismes européens. Début 1933 la crise était au plus haut aux Etats-Unis , le nouveau président, fraîchement élu, Franklin D. Roosevelt, lança le New Deal (intervention accrue de l’Etat, infrastructure pour lutter contre le chômage, assainissement des finances). La dépression recula un peu, mais c’est surtout l’entrée en guerre des Etats-Unis grâce aux commandes dépenses militaires qui la fit disparaître en 1941. En Allemagne et en France on adopta aussi les théories de Keynes : les dépenses publiques devaient compenser le manque d’investissements privés. En 1934 le gouvernement de Laval décida le blocage du salaire des fonctionnaires ; les résultats économiques furent infimes mais l’agitation sociale s’en trouva renforcée. L’extrême droite française s’était aussi renforcée, mais le Front Populaire face à cette crise remporta les élections en 1936. En Allemagne la situation ne se stabilisa pas vraiment, mais surtout la crise avait permis à un homme de parvenir au pouvoir : Adolf Hitler.

2.- La crise d’octobre 2008

Il existe bon nombre de similitudes entre la crise d’octobre 1929 et celle d’octobre 2008 : boom économique précédent la crise, endettement croissant et divorce entre la sphère réelle et financière, répercussion sur la sphère réelle avec la chute des valeurs technologiques. Mais à la différence de 1929 existe une interconnexion plus importante des économies avec une plus forte régulation mondiale. Par ailleurs, les économies des pays développées sont en déflation (faible inflation, chômage croissance négative) et non en stagflation (inflation et chômage décroissance). Comme en témoigne la socialisation des pertes de certaines banques la rapidité des interventions des banques centrales que ce soit la FED américaine ,la banque centrale européenne, la banque d’Angleterre, japonaise, russe, et même chinoise et indienne de coordination pour briser le cercle vicieux du manque de confiance, prêts interbancaires bloqués qui constitue l’élément vital de fonctionnement de l’économie mondiale. Tout système économique et financier fiable repose sur la confiance. Avec les banqueroutes répétées, le crédit interbancaire source de l’expansion de l’économie mondiale a eu tendance à s’assécher surtout au niveau des banques d’affaires qui ont connu une expansion inégalée durant la période contemporaine. Or, à la différence d'une banque universelle, une banque d'affaires n'a pas la possibilité, en cas de conditions de marché difficiles, de s'appuyer sur les dépôts des particuliers pour lever des fonds pour le court terme, bien qu’elles continuent à émettre des dettes à court terme pour financer leur activité. Or, de plus en plus les établissements financiers auprès desquels les banques d'affaires se refinancaient refusent en période de crise de prêter par manque de confiance dans la capacité de remboursement de ces banques. D’une manière générale l’essence de la crise tant de 1929 que de 2008 sont une dénaturation du fondement du capitalisme telle que l’on décrit les fondateurs de l’économie politique reposant sur les entreprenants créateurs de richesses, Karl Marx n’ayant pas écrit le socialisme mais le Capital. Cette crise est donc lié à la financiarisation accrue en déconnection avec la sphère réelle et la non symbiose de la dynamique économique et de la dynamique sociale oubliant que le travail est certes un prix mais créateur de valeur et vecteur de croissance à travers la consommation. En effet, avec cette financiarisation croissante, nous avons deux types de détention d’actions. La détention directe (ceux qui les détiennent en propres) et la détention indirecte (ceux qui les détiennent par le biais d’un intermédiaire : organismes de gestion, sociétés d’assurances-vie, caisses de retraite, SICAV). Le fait nouveau réside dans la modification rapide et importante du type d’actions détenues par les ménages. La détention directe d’actions devient minoritaire, pendant que la détention indirecte s’est fort développée. Ce sont aujourd’hui les fonds de pension qui contrôle Wall Street gérant plus de du tiers de la capitalisation boursière des USA. Ces dysfonctionnements ont été concrétisées à travers la crise des prêts hypothécaires (subprimes ) en août 2007, crise qui s’est propagée à l’ensemble des bourses mondiales avec des pertes estimées à plusieurs centaines de milliards de dollars que je résume en cinq étapes :

a- les banques ont fait des prêts immobiliers à des ménages insolvables ou présentant peu de garanties, à des taux d’intérêts élevés ;
b- diffusion des mauvaises créances dans le marché : pour évacuer les risques, les banques «titrisent» leurs créances, c’est-à-dire qu’elles découpent leur dette en produits financiers pour la revendre sur le marché. La mondialisation a fait le reste, en diffusant ces titres à risque dans les portefeuilles d’investisseurs de toute la planète. Les fonds spéculatifs (hedge funds) ont été de gros acheteurs de subprimes, souvent à crédit pour doper leurs rendements (jusqu’à 30 % par an), et faire jouer l’effet de levier, les hedge funds empruntant jusqu’à 90 % des sommes nécessaires ;

c- retournement du marché immobilier américain : vers fin 2005, les taux d’intérêts américains ont commencé à remonter alors que le marché financier s’essoufflait. Des milliers de ménages ont été incapables d’honorer leurs remboursements entraînant des pertes pour les banques et les investisseurs qui ont achetés les titres obligataires ont vu leur valeur s’effondrer
d- crise de confiance : les banques se sont retrouvées dans une situation ou comme dans un jeu de poker , elles savent ce qu’elles ont dans leur bilan , mais pas ce qui se trouve dans celui des autres car ces mauvais crédits immobiliers ont été achetés un peu partout dans le monde et on ne sait quelle est la répartition du risque d’où une grave crise de confiance et depuis juillet 2007, cette situation f ait chuter les bourses et paralyse le marché inter-bancaire , les banques ne se prêtant plus ou très peu craignant que leurs homologues soient dans une ligne rouge ;

e- intervention des banques centrales : face à la paralysie du marché , les banque centrales sont intervenus massivement début août 2007 en injectant plusieurs centaines de milliards de dollars et d’euros de liquidités.

3.- Rappelons de la réunion de crise du G20 du 15 novembre 2008 à Washington ( USA)

Elle s'est articulée autour de cinq objectifs dont le renforcement du système de régulation qui ne saurait signifier protectionnisme. Premièrement de dégager une réponse commune à la crise financière-deuxièmement ouvrir les pistes d'une réforme en profondeur du système financier international -troisièmement prendre de nouvelles initiatives pour parer à d'éventuelles faillites bancaires et imposer aux banques de nouvelles normes comptables -quatrièmement des règles plus strictes sur les agences de notation, la titrisation et les parachutes dorés ; -enfin cinquièmement accroître les dépenses publiques à travers des déficits budgétaires coordonnées, mais au profit des économies d’énergies pour le BTPH et des technologies propres pour le secteur automobile, remettant d’ailleurs en cause au pacte de stabilité européen (3% du PIB et dépenses publiques sur /PIB moins de 60%. Mais force est de constater qu’en ce mois de janvier 2017, l’économie mondiale est toujours caractérisée par des turbulences avec des options protectionnistes mais dans un cadre de libéralisation interne effrénée voulant remettre en vogue la main invisible du marché d’Adam Smith, ce qui risque de réitérer le scénario des années 1929/1930. Or, l’objectif stratégique est de repenser l’actuel système économique mondial qui favorise la bipolarisation Nord/Sud, la pauvreté préjudiciable à l’avenir de l’humanité, accéléré d’ailleurs par les gouvernances les plus discutables de la part de la plupart des dirigeants du Sud. En bref, le retour au protectionnisme mondial est une chimère et le réalisme l’emportera : méditons la crise d’octobre 1929 et celle d’octobre 2008. D’ailleurs l’important déficit de la balance des paiements américaine, qui sera accentué avec le nouveau programme des dépenses publiques annoncées par le nouveau président ( avec le risque d’une perte de valeur de la cotation du dollar), est contrebalancé actuellement par les importants flux de capitaux en provenance de l’extérieur. . Evitons pour le bien être de l’humanité, le nationalisme chauvinisme source de tensions, de haine et de guerre et méditons cette citation que l’on impute tantôt au président français Charles de Gaulle, sous le titre « « le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres » et tantôt à Romain Garyn dans son ouvrage « éducation européenne » publié en 1945 sous le titre « le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres ».

ademmebtoul@gmail.com

Alter Info l'Information Alternative

Accord d’association avec l’UE : près de 7 milliards de dollars de pertes pour l’Algérie

Le manque à gagner en droits de douane, du fait de l’accord d’association (libre-échange) avec l’Union européenne (UE), s’élève à 700 milliards de dinars depuis 2005, selon une déclaration de la Direction des recouvrements des Douanes, rapportée ce lundi 16 janvier, par l’agence officielle.
Accord d’association avec l’UE : près de 7 milliards de dollars de pertes pour l’Algérie
120 milliards en 2016

Pour la seule année 2016, les pertes se chiffrent à 120 milliards de dinars, après un montant de 140 milliards en 2015, indique la même source. Depuis l’entrée en vigueur de l’accord d’association entre l’Algérie et l’UE, le manque à gagner représente un total de 700 milliards de dinars, soit un peu moins de 7 milliards de dollars. Dans le cadre de cet accord, les deux parties conviennent d’abaisser graduellement les droits de douane pour les produits importés de part et d’autre.

Par ailleurs, les recouvrements globaux des droits douanes ont atteint 1 000 milliards de dinars en 2016, ce qui représente 40% de la fiscalité ordinaire de l’État, indique la Direction des recouvrements de l’institution douanière. « Dans d’autres pays, la mission fiscale de la douane est en déclin en faveur des missions économique et sécuritaire », déclare Toufik Saci, un responsable de la douane. « En Algérie, beaucoup d’efforts sont consentis pour consolider le rôle fiscal des douanes, afin de maintenir les recettes des recouvrements à ce niveau », poursuit-il.

En sus de la réduction des droits douanes dans le cadre de l’accord avec l’UE, le même rappelle de nombreux dispositifs d’aide à l’investissement et à l’emploi (Andi, Ansej…), qui bénéficient d’exonération ou réduction de ces taxes douanières.
Un accord a sens unique

Initialement prévue pour 2017, puis reportée pour 2020 au prix d’âpres négociations, la suppression totale des droits douanes ne manquera pas d’impacter davantage les recettes fiscales de l’Algérie. L’accord bénéficie d’abord aux membres de l’UE, étant donné que l’Algérie importe l’essentiel de ses produits de la zone euro. En revanche, les exportations du pays sont infimes. Le libre-échange s’effectue donc à sens unique.

Commerce extérieur de l’Algérie : un déficit abyssal en faveur de la Chine

La Chine a maintenu en 2016 sa place de premier fournisseur de l’Algérie, avec une part de marché de près de 18% et 8,396 milliards de dollars d’exportations, selon les chiffres des Douanes, publiés ce lundi via l’agence officielle. La France arrive en deuxième position avec 4,744 milliards de dollars et une part de marché de 10,15%, suivie de l’Italie avec 4,642 milliards de dollars et une part de marché de 9,93%. L’Espagne et l’Allemagne occupent respectivement la 4e et la 5e position de ce classement, avec 3,595 milliards et 3,009 milliards. Dans le top 10, on trouve également la Turquie (7e), le Brésil (9e) et la Corée du sud (10e).

Si la Chine est le grand bénéficiaire de l’explosion de la facture des importations algériennes, l’ex-Empire du milieu n’achète quasiment rien à l’Algérie. Le déficit dans les échanges commerciaux entre les deux pays est abyssal en faveur de la Chine.

Il ne figure même pas dans le top 15 des clients de l’Algérie qui est dominé par l’Italie avec 4,779 milliards de dollars et une part de marché de 16,55% des exportations du pays. L’Espagne arrive en deuxième position avec 3,562 milliards de dollars, suivi des États-Unis (3,227 milliards) et de la France (3,192 milliards). La Tunisie (12e) avec 610 millions de dollars, le Maroc avec 589 millions de dollars (13e), Singapour (14e, 542 millions de dollars) et l’Inde (15e, 511 millions de dollars) clôturent ce classement.

http://www.tsa-algerie.com/20170116/commerce-exterieur-de-lalgerie-deficit-abyssal-faveur-de-chine/


Alter Info l'Information Alternative

L’élévation de la corporatocratie

Les sociétés transnationales font des ravages sur les systèmes financiers, économiques, sociaux et écologiques dans une colonisation rampante de la vie publique où 147 organisations contrôlent aujourd'hui 40% du commerce mondial.
L'élévation de la corporatocratie
Nous avons tous le sentiment que quelque chose n'est pas tout à fait raison plus. Nous savons qu'il y a une colonisation rampante de la vie publique par les entreprises parce que nous savons qu'un coup d'état à vitesse lente se fait par des organisations transnationales facilitées par nos dirigeants politiques. La preuve incontournable nous regarde tous les jours face à face avec des vagues de crises financières, économiques, sociales et écologiques.

Une image claire et inquiétante du pouvoir des entreprises a émergé au cours des dernières années, où l'inégalité croissante est désormais simplement la distinction entre l'expansion de l'activité des entreprises et celles qui restent en arrière.
Une étude menée en 2000 par Corporate Watch, le Global Policy Forum et l'Institute for Policy Studies (IPS) a révélé des faits alarmants concernant la montée en puissance de la corporatocratie qui aurait dû être exercée par le gouvernement occidental il y a des années. Au lieu de cela, les entreprises sont maintenant littéralement à la barre.
Au tournant des millénaires, cette étude a confirmé que, même s'il y avait environ 40 000 entreprises mondiales, seulement 200 avaient une véritable portée et une influence mondiale. Ces organisations colossales, beaucoup plus grandes que les économies nationales, contrôlaient plus d'un quart de l'activité économique mondiale, tandis que 80% de la population mondiale était totalement exclue, marginalisée ou perdant nettement comme résultat direct de ses activités1.
L'étude IPS, d'une dizaine d'années, a permis une lecture très inconfortable. La plus alarmante parmi une longue liste de la culpabilité est que les profits des entreprises ont grimpé - concentration de la richesse suivie, et il le faisait dans un environnement de stagnation des salaires des travailleurs.

À titre de perspective, le rapport a souligné que des 100 plus grandes économies du monde, 51 étaient des sociétés; Seulement 49 étaient des pays. Wal-Mart par exemple, était plus grand que 161 pays. Mitsubishi était plus grand que la quatrième nation la plus peuplée sur la terre: l'Indonésie. General Motors était plus grand que le Danemark. Ford était plus grand que l'Afrique du Sud.
Les 200 premières entreprises étaient plus grandes que les économies combinées de 182 pays et ont deux fois plus d'influence économique que 80% de l'ensemble de l'humanité.
Vous pourriez trouver quelque chose d'une surprise d'apprendre que ces mêmes 200 sociétés mondiales emploient moins d'un tiers d'un pour cent de la population mondiale - seulement 18.8 millions.
Trading, les automobiles, les banques, le commerce de détail et l'électronique sont où la concentration de la plupart des entreprises s'accumule et même alors un tiers de tous les échanges sont des transactions entre les différentes unités de la même société.
D'ici 2012, les 25 premières sociétés du monde gagnaient 177 000 $ la seconde, les revenus annuels de Wal-Mart atteignant 470 milliards de dollars.
Aujourd'hui, les perspectives sont encore pires. Trois mathématiciens de l'Institut polytechnique de Zurich ont publié un rapport approfondi et remarquable sur les sociétés transnationales (STN) en fonction de leurs liens avec d'autres STN. En commençant par une base de données qui a maintenant augmenté à 43 000 entreprises, ils affiner les connexions de propriété, en amont et en aval et de mettre en évidence les plus interconnectés de ces entreprises. Enfin, ils arrivent à un «noyau» de 147 sociétés qui contrôlent maintenant une étonnante valeur de 40 pour cent de l'ensemble de l'échantillon et donc, le commerce mondial.
En un peu plus d'une décennie, la part des STN du marché mondial a augmenté de façon spectaculaire, alors que la concurrence a chuté de presque le même facteur.
La situation continue cependant de se détériorer à mesure que les politiciens abandonnent tous les morceaux de morale en faveur de carrière lucrative et tournante, laissant des nations entières avec peu plus que les restes creusés d'économies autrefois florissantes basées sur la fabrication et les Cadavre de la démocratie.
À la fin des années 1970, la part de la valeur économique revenant au travail sous forme de salaires en Europe était d'environ 70 pour cent du PIB. Au cours des décennies, il y a eu un changement radical. Le capital a connu une hausse très favorable de 10% du rendement et, par contre, une baisse de 10%. Avec une économie de 13 000 milliards d'euros, la perte d'une classe ouvrière et moyenne déjà étirée s'élève à 1,3 billion d'euros par an. Les actionnaires ont l'habitude de se contenter de retours de dire 3 ou 4 pour cent, mais maintenant la demande près sur les retours à deux chiffres ou le PDG est évincé. La conséquence est que les entreprises veulent gagner quel que soit le coût.
Dans le «State of Corporations» de Susan George, on constate que «depuis le milieu des années 90, les plus grandes sociétés transnationales américaines du secteur bancaire, des valeurs mobilières, de l'assurance et de la comptabilité ont uni leurs forces et dépensé 5 milliards de dollars pour se débarrasser de toutes les nouvelles Les lois de l'affaire passaient sous l'administration de Roosevelt dans les années 1930 - les lois mêmes qui avaient protégé l'économie américaine pendant plus de soixante ans. Grâce à cette poussée de lobbying collectif, ils ont obtenu la liberté totale de retirer de leurs bilans tout avoir perdu de l'argent et de les transférer dans des banques «ombres» qui n'apparaissaient nulle part dans leurs bilans. Ils sont devenus libres de créer et d'échanger des centaines de milliards de dollars de produits dérivés toxiques, comme des ensembles de prêts hypothécaires à risque, sans aucune réglementation. »2
Le pic de leur effort collectif a été une implosion mondiale de l'industrie financière en 2008 et huit ans plus tard, son état persistant de déclin menace maintenant la Grande Dépression de 1929 comme la plus longue récession en cours d'histoire - déjà la reprise la plus lente jamais enregistrée.
Aux États-Unis, plus de 10 millions de familles ont été reprises et, selon Bloomberg, 14,5 billions de dollars, soit 33% de la valeur des entreprises mondiales et près de 14% du PIB américain ont été détruits par la crise. Cela oublie les effets sur les pays en développement et les économies du tiers monde où les 3,3 billions de dollars d'aide promis demeurent justes - promis et non payés.
À l'époque de «trop grand pour échouer et emprisonner» pratiquement personne n'a été amené à talon ou envoyé en prison pour ces crimes dévastateurs. Aujourd'hui, le secteur bancaire est presque totalement hors de contrôle. Le trading quotidien de dérivés est maintenant un tiers plus élevé qu'au sommet de la crise de 2008. La fraude, le gréement, les délits d'initiés et le blanchiment de capitaux atteignent un nouveau sommet de l'anarchie chaque jour. Dans les vingt premières sociétés mondiales, cinq sont des banques.
Entre-temps, les lobbyistes des entreprises, maintenant qualifiés de «comités d'experts», se réunissent quotidiennement avec des fonctionnaires de la Commission européenne pour conclure un accord commercial, alors que pratiquement aucune organisation de consommateurs ou d'environnement n'est représentée. La société civile est exclue, de même que leurs représentants sous la forme de députés européens avec l'illusion de la démocratie disparaître rapidement.
Les sociétés investissent maintenant leurs bénéfices dans des juridictions fiscales ultra-faibles ou inexistantes et leurs pertes dans des sociétés à forte fiscalité, où l'on estime que 32 billions de dollars sont protégés contre toute contribution aux sociétés avec lesquelles ils extraient leurs richesses.
Ce que nous avons maintenant, c'est l'anarchie de sociétés très riches et puissantes. L'appel de la honte est sans fin - les fabricants d'automobiles, les banques, les fabricants de produits pharmaceutiques, les industries de l'énergie pour n'en nommer que quelques-uns.
Les crimes financiers épiques, l'évasion fiscale monumentale, les dommages écologiques à l'échelle industrielle et les guerres illégales sans fin pour assurer un approvisionnement en ressources sans fin sont un système honteux basé sur la cupidité des entreprises. Dans son sillage, nous avons maintenant le style de 1920 l'inégalité rampante et la pauvreté croissante rappelle l'ère de Dickens. Tout cela est en quelque sorte la nouvelle normale.
Voler un pain et c'est la prison pour vous, piller un pays entier et c'est une chevalerie. Par exemple, le public britannique croit à la suite d'une campagne politique longue et malveillante de guerre de classe, qui profite à la fraude est un énorme problème social. Un sondage récent par le syndicat des travailleurs TUC a montré que les gens croient que 27% du budget de bien-être est frauduleusement réclamé. Le chiffre est en fait de 0,7%. Comme il s'avère sous-paiements de prestations par le gouvernement l'emporte sur la fraude des prestations.
Contraste avec l'un des plus grands fraudeurs de Grande-Bretagne - HSBC. En quelques années, il a été capturé en blanchissant des milliards de gains mal acquis pour des dictateurs et des despotes, des gangsters internationaux, des trafiquants, des barons de la drogue, des meurtriers et tous les autres criminels dans une chaîne alimentaire particulièrement odieuse. Il a également été pris en flagrant délit dans l'énorme scandale suisse d'évasion fiscale bénéficiant aux sociétés avant même que nous ayons entendu parler des Papiers Panama. Les Conservateurs ont donné à son patron Stephen Green un rôle ministériel en prune comme ministre du commerce en 2011 et il siège à la Chambre des Lords comme un pair conservateur dans une ironie perdue sur eux-mêmes et les médias.
La mondialisation a continuellement aggravé le pouvoir des entreprises et consolidé sa portée influente sur la gouvernance mondiale. Encore une fois, les accords commerciaux tels que TTP et TTIP où des continents entiers sont soumis à la domination des entreprises en sont la preuve, mais leur portée a un résultat plus sinistre. Les lobbyistes corporatifs qui bénéficient maintenant d'un privilège sans précédent accordé par les décideurs mondiaux pour marginaliser les réglementations souveraines visant à protéger les droits des citoyens et l'environnement ont infiltré les Nations Unies.
L'ONU a une section spéciale pour les entreprises appelée «Global Compact», fondée il ya une quinzaine d'années par Kofi Annan et le président de Nestlé. Pour devenir membre, une société n'a qu'à signer quinze principes dans les domaines des droits de l'homme ou du travail et de l'environnement.
Les sociétés du Pacte mondial se sont ajoutées aux membres du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable et à d'autres organismes commerciaux tels que les chambres de commerce. Lorsque l'ONU a tenu sa conférence «environnementale» à Rio 2012, les affaires ont complètement dominé les débats pour la première fois. Les intérêts des entreprises ont maintenant une disproportion de haut niveau d'influence politique sur une échelle vraiment mondiale.
Un bon exemple serait Cecilia Malmstrom, la principale responsable du commerce européen des négociations TTIP entre l'Europe et les États-Unis. Elle a été interrogée par un journaliste de The Independent il ya quelques mois sur les raisons pour lesquelles elle a poursuivi sa promotion persistante de l'affaire contre une telle opposition massive du public. Sa réponse était: "Je ne prends pas mon mandat du peuple européen" 6.
Il y a quelques semaines, nous découvrons que le Parlement européen a voté en faveur de la "Directive sur la protection des secrets commerciaux", une loi qui donne aux entreprises l'alerte de nouvelles superpuissances pour poursuivre et criminaliser les dénonciateurs, les journalistes et les organes de presse publiant des documents internes divulgués.
Comme l'a récemment souligné le Dr Paul Craig Roberts, ancien secrétaire adjoint du Trésor américain pour la politique économique et éditeur adjoint du Wall Street Journal, «les sociétés politiquement puissantes ont acquis le pouvoir dans les« démocraties »occidentales pour sacrifier le bien-être de toutes les populations à la cupidité des entreprises Indépendamment du coût pour les peuples, les pays et les sociétés. Le «capitalisme démocratique» américain est total et irréparable. TTIP donne aux sociétés un pouvoir inexplicable sur les gouvernements et les peuples "
La démocratie est maintenant sur le point de passer de la farce à la tragédie en tant que résultat direct de la montée indomptable du pouvoir des entreprises.
Nous vivons maintenant dans une ère où la fétide réalité entre riches et pauvres ne se manifeste pas mieux que l'inégalité croissante de la distribution de la richesse. En 1976 l'Amérique, le premier 1% a gagné 9 pour cent de la richesse nationale. Trente ans plus tard, leur prise de richesse nationale a presque triplé à 24%.
L'un des plus grands défis de notre temps est de comprendre l'influence des sociétés transnationales sur les politiques publiques et comment nous pouvons concevoir une forme de capitalisme qui profite à un plus grand nombre de personnes tout en luttant contre l'injustice sociale et environnementale la démocratie.
Actuellement, la seule chose restée en opposition est un public en état de siège qui proteste dans les villes d'Europe et d'Amérique et présente des pétitions à leurs gouvernements respectifs représentant des millions de citoyens. Ce sont les mêmes personnes qui doivent payer pour toute cette criminalité (légalisée) dans les services perdus, l'emploi et l'épargne, tout en restant inouï.
La carrière d'affaires de Graham Vanbergen a abouti à un poste de haut dirigeant dans l'un des plus importants portefeuilles de propriétés privées de Grande-Bretagne appartenant à la plus grande institution financière du monde; À un moment gestion de plus de 11.000 unités. Aujourd'hui, il est le rédacteur en chef de truepublica.org.uk, propriétaire d'un service de nouvelles commerciales de blogs et un contributeur régulier à un certain nombre de nouvelles renommées et des points de vente politiques.


Les références
1. La montée des sociétés - Global Policy Forum https://www.globalpolicy.org/component/content/article/221/47211.html
2. Susan George - État des sociétés
3. https://www.tni.org/sites/www.tni.org/files/download/state_of_corporation_chapter.pdf
4. Le Royaume-Uni est le pays le plus pauvre de l'Europe occidentale
5. http://www.ibtimes.co.uk/uks-poorest-among-most-financially-stricken-europe-1452895
6. Stephen Green nommé ministre du commerce de HSBC au milieu du scandale bancaire
7. http://www.independent.co.uk/news/business/news/hsbc-scandal-banks-former-boss-stephen-green-resigns-from-uk-finance-lobbying-group-10046438.html
8. L'ONU infiltrée par les sociétés
9. https://www.unglobalcompact.org/docs/news_events/9.1_news_archives/2013_12_06/Secretary-GeneralReportA68326.pdf
10. Chef des négociations UE TTIP
11. Inégalité de richesse en Amérique - VIDEO


Gracieuseté de Graham Vanbergen
Source: http://www.europeanfinancialreview.com/?p=6074
Date de publication de l'article original: 20/06/2016
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=19665


Alter Info l'Information Alternative

Trump est-il ou non fasciste ? Et fasciste ou non le régime qu’il compte créer ?

Trump est-il ou non fasciste ? Question pertinente qui -à juste titre- est en train de préoccuper par les temps -toujours plus barbares- qui courent. Sans vouloir sous-estimer l’importance de traits personnels de Donald Trump, il nous serait pourtant plus utile qu’elle soit formulée ainsi : Fasciste ou non le régime que Trump et ses amis comptent établir aux États-Unis ?
Trump est-il ou non fasciste ? Et fasciste ou non le régime qu’il compte créer ?
Évidemment, cette question n’est pas du tout académique et ne concerne en aucune façon... le sexe des anges. Au contraire, elle est déterminante pour la suite des événements planétaires et même pour notre propre présent et avenir. Ceci étant dit, qu’il nous soit permis une précision préliminaire : contrairement à une habitude plutôt commune, il ne suffit pas de trouver quelqu’un antipathique pour qu’il soit... fasciste. Et encore plus, il ne suffit pas qu’un parti, régime ou mouvement soit réactionnaire, obscurantiste, raciste, violent ou va-t-en-guerre pour qu’il soit fasciste. Sur la base des leçons tirées des expériences (tragiques) du passé, est fasciste le parti ou le régime qui s’appuie sur un mouvement organisé de masse, qu’il utilise pour attaquer les organisations de toute espèce des travailleurs avec comme objectif déclaré de les dissoudre et les écraser par la violence. Et tout ça afin d’ atomiser les travailleurs pour les rendre incapables de résister à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs lieux de travail.

Il est évident que, malgré l’important impact qu’ont les idées de Trump dans la société nord-américaine et bien que ses meetings sont suivis par des milliers de gens, il faut reconnaître que, pour l’instant, n’existe pas ce mouvement organisé de masse qui rendrait Trump capable de matérialiser par la violence ses cauchemardesques promesses électorales. Cependant, attention : si ce mouvement de masse n’existe pas « pour l’instant », il y a par contre de nombreux indices très clairs que Trump veut le créer et fait jour après jour tout ce qu’il peut pour le construire !

En effet, contrairement à ce qu’on attendait et veulent les traditions politiques, Trump ne semble pas se reposer sur ses lauriers et continue, après les élections, à parcourir le pays organisant des meetings, surtout à ses bastions, pour s’adresser directement à ses supporters. Ce premier acte pas tellement « orthodoxe » du « Président élu » est éclairé et acquiert tout son sens quand on apprend ce que Trump dit à ces meetings post-électoraux, lesquels il promet d’ailleurs de continuer après son installation à la Maison Blanche !

Voici donc le Trump post-électoral qui n’arrête pas de répéter qu’« il s’agit d’un mouvement », et qui hausse le ton de ses discours au moins autant qu’il le faisait en période pré-électorale. Plus grave, il va jusqu’à faire l’éloge de la vulgarité et de la violence dont avaient déjà fait preuve ses supporters à ses meetings électoraux. Il se peut que ce qui suit semble invraisemblable ou inimaginable mais c’est pourtant la vérité, une vérité que nous devons nous tous regarder en face : Trump non seulement s’adresse aux foules de ses supporters en les appelant avec tendresse... « bêtes sauvages » (wild beasts), mais il a aussi l’habitude d’approuver leur violence quand il flatte leurs pires instincts et les exhorte à faire comme avant les élections, ce qui donne des incitations du genre... « Vous étiez barbares, violents, quand vous hurliez « Où est le mur ? », « Nous voulons le mur ! », quand vous hurliez « En taule ! », « En taule ! », « Mets-la en taule ! », je veux dire que deveniez dingues. Vous étiez des ordures, des sauvages et des vicieux » !!

Mais, pourquoi tous ces comportements « impossibles et pourtant vrais », mais qui éclairent les vraies intentions du très dangereux M. Trump ? La réponse n’est pas trop difficile : pour que M. Trump puisse conduire ses auditoires où il veut, en bourrant leur crâne avec ses propres « vérités », bref pour faire d’eux l’instrument docile de ses volontés. Ce n’est donc pas un hasard que p.ex. 53 % de ses électeurs déclarent croire totalement Trump quand il prétend avoir remporté une victoire écrasante (landslide), bien qu’en réalité Hillary Clinton l’a battu avec presque 3 millions de voix d’écart...

Robert Reich, ministre du Travail dans un gouvernement de Bill Clinton et grand supporter de Bernie Sanders, qui a écrit l’article d’où on a tiré les citations ci-susmentionnées, |1| n’hésite pas à conclure avec le constat perspicace mais aussi cauchemardesque suivant : « Un président qui fait tout pour créer une base de supporters enthousiastes croyant les mensonges les plus éhontés constitue une menace flagrante pour la démocratie américaine. Voici comment commence la tyrannie ». De notre côté, on ajouterait que personne ne pourra accuser Trump qu’il ne nous a pas fait connaître qui sera la cible prioritaire du mouvement de masse qu’il compte créer : ce sont les 13 millions d’immigrés sans papiers qu’il menace d’expulser, les citoyens afro-américains et latinos des États-Unis, les femmes et tous ceux et celles visées par son racisme et son inénarrable misogynie. Mais, tout d’abord et en toute priorité, ce sont les syndicats ouvriers auxquels Trump s’est empressé de déclarer la guerre il y a déjà quatre semaines, quand il a attaqué publiquement et avec une violence inouïe un brave leader syndical qui a eu le courage de dénoncer sa démagogie et ses projets anti-ouvriers.

La conclusion est à la fois claire et inquiétante : aux États-Unis on assiste déjà à une course de vitesse entre le camp de Trump et le mouvement de masse qui se déclare décidé à se battre contre les projets du nouveau président du pays. Si Trump et ses amis réussissent à créer ce mouvement organisé de masse qui leur permettra d’attaquer frontalement les minorités, les femmes, les mouvements progressistes et radicaux de jeunes, et surtout les travailleurs et leurs organisations, alors la suite des événements pourrait résulter aussi tragique que l’entre-deux-guerres européen. Quant au reste, c’est-à-dire nous tous, il serait sage qu’on tienne compte non pas des paroles rassurantes mais des actes bien plus éloquents de Trump, et aussi des CV des ministres et autres cadres de son prochain gouvernement, qui ne laissent aucun doute sur ses véritables intentions. Les jours et les heures sont plus que critiques et il est impensable qu’on puisse assister à la répétition des mêmes comportements qui ont permis il y a 95 ou 85 ans la montée au pouvoir, sans pratiquement coup férir, du fascisme italien et du nazisme allemand…

Notes

|1| http://www.commondreams.org/views/2...
Cet article comme des centaines d’autres textes, vidéos et informations de première main concernant tant la situation créée aux États-Unis après l’élection de Trump que les développements à l’intérieur du mouvement radical de masse en pleine mutation, sont disponibles sur le Facebook : https://www.facebook.com/Europeans-...

Alter Info l'Information Alternative

L’ARGENT FAIT LA FORCE ET LA FORCE FAIT LA LOI

Un libéral est une personne pensant avoir une dette envers ses semblables, dette qu'il se propose de régler avec votre argent." George Gordon Liddy
L’ARGENT FAIT LA FORCE ET LA FORCE FAIT LA LOI



La trinité : économie, finance et la force représente le pilier de la suprématie d’où découle la loi du plus fort. Depuis la déconfiture de l’URSS, les USA possèdent ce trésor ou cette trinité permettant d’imposer leur propre loi, celle du plus fort évidement pour bien exister au détriment des petits, des faibles, et des misérables et mieux vivre avec des vassaux, des laquais, des sbires, des serviteurs et des comparses …. Malheureusement cette force US n’a jamais été utilisée pour bannir l’injustice, l’équité, ni encore les inégalités .Ils ont avantagé et privilégié les abus, la cruauté, les usurpations, l’illégalité, le terrorisme….Depuis les premier temps de la vie humaine les injustices et les inégalités ont été combattu par diverses révoltes.
Les riches sont plus forts que les pauvres. Pour capitaliser plus d’argent, pour accumuler plus de richesse, pour amasser plus de fortune, pour s’enrichir davantage; Ils font des guerres, ils détruisent, ils colonisent les pays faibles laissant la misère au pauvres. Ils sont comme des ubiquitaires, ces oligarques de la haute finance règnent sans partage dans ce nouveau monde ou le sens, la raison, la valeur, la norme et la morale n’ont de sens qu’à travers le profit.
Par la raison, la conscience et la philosophie des finances, ces oligarchies transforment nos pays comme un laboratoire et nos sociétés comme des outils dans le but de tirer le maximum de profits. Ils ont institués dans le milieu politique la corruption pour faciliter un gain en plus du profit. Les boys de Chicago ont doté les écoles des pays « d’ El InFitah »( liberaux) d’ une philosophie de servitude pour mieux vénérer le nouveau faux bourgeois démunies de toute noblesse, on les qualifie chez nous de « Khanez bi drahem » (nouveau faux maitre ).
Les boys de Chicago ces instructeurs dépêchaient par le FMI ( organe des oligarchies)pour doter et actionner la machine de la corruption à grande échelle comme un alinéa dans les textes de la nouvelle république, le pouvoir, les biens, et les privilèges sont canonisés dans des textes de la république pour devenir « bananière ».
Le peuple est manœuvré pour être soumis à la division par des affidés constitué par les oligarchies pour mieux se « claniser » afin que la formule chacun pour soi renforce l’égoïsme personnel et la doctrine diviser pour régner trouvera son chemin au milieu de la plèbe chez nous on le qualifie de « Ghachi »( les gens).
Quant à la liberté d’expression, liberté d’opinion « ahdark bark » cause toujours, « aktab bark » tu peux écrire tant que tu veux ; la justice est une balance trop déséquilibrée, est tenue par des coups de fil ou l’argent fait le poids et la masse en même temps, l’argent est roi et il fait sa loi. Les oligarques se sont attribués, appropriés de la haute finance.
Cette haute finance est une commande qui sert à populariser la philosophie ultralibéralisme à travers des « idios- visions » , de la « presstitution » et des « rats idiots » pour mieux moraliser la pensée libérale ainsi que la soumission, la servilité et même l’ignorance

Le peuple est écarté car il n’est plus une masse laborieuse, c’est un « ghachi » genre plèbe qui ne sait ni la vérité des choses, ni les causes de son malheur, il réfléchie et pense avec son ventre sa tête est sépare de son cerveau et son esprit est mis à la disposition des oligarchies.
« Quelle époque terrible que celles ou les idiots dirigent les aveuglent » citation

Lorsqu’on lui parle de la crise, la plèbe pense à la fatalité et se soumet au chomage, évite les révoltes, parle trop de l’inflation, participe au désordre, contribue à l’indiscipline, conteste « el hogra » sans se manifester …. Ne sont que la conséquence du non droit « tag ala men tag » voila la paix sociale est garantie pour les oligarchies.
Pour certains pays rentiers, la rente représente une source de profits pour les responsables, le tarissement de la rente pétrolière ouvrait droit à une loi des finances pour pérenniser la source de profits, une nouvelle rente via une augmentation de la TVA qui va directement alimenter le vide laisser par la rente pétrolière. Les oligarques nouveaux ne parlent jamais de profit, de rente et de gain qu’ils gagnent par des opérations « import- import ».Les détenteurs du pouvoir ne veulent jamais expliquer, ni dire la vérité sur l’argent qu’ils extraient du pétrole et des impôts, cette rente est mise à la disposition de la spéculation et non pour les opérations de création de richesse et de valeur. Cette nouvelle pseudo-oligarchie pense pour nous, agit pour nous, nous laissant pour toute appétence, aspiration, convoitise et prétention que l’humilité, la résignation, la conversion et l’asservissement.
Les mots ne sont pas assez forts pour vous dire combien vous nous dépitez avec votre caractère dominant. Aucun humain ne se dresse contre un humain et vous allez devoir l'apprendre. Les 1% représentant l'élite dominante, il serait judicieux de faire plus humain en 2017 et de se consacrer au bien commun, plutôt qu'à leur propre intérêt égoïste
Il faut se méfier de l’eau qui dort, Abraham Lincoln disait bien qu’on pouvait tromper un peuple un bout de temps mais pas tout le temps , après la nuit qui appartient aux « Ghachi » apparaitra le jour qui convient au peuple éveillé alors il faut penser à rendre des comptes à ce bon peuple car ce dernier a plus de moyen pour mieux cultiver les vraies connaissances qui assurent une nouvelle consciences de bien, d’agréable, d’utile, de juste, d’équité et de beauté . .


BENALLAL MOHAMED

.

.

 

Alter Info l'Information Alternative

Les chômeurs britanniques doivent payer !

Ce 3 janvier 2017 à 20 h, j’ai suivi, sur le journal télévisé de France 2, un reportage intitulé "Au Royaume-Uni, les chômeurs soumis à un régime drastique". Sous titre : "France 2 a enquêté sur le système dénoncé par le réalisateur Ken Loach dans son film Moi, Daniel Blake, auréolé de la Palme d’or au festival de Cannes".
Les chômeurs britanniques doivent payer !
Reportage :

Voix du journaliste : "Beaucoup disent y aller la peur au ventre, comme on répondrait à une convocation du commissariat de police. Le Job Centre, l’équivalent britannique de Pôle emploi, est interdit aux caméras. Ce chômeur est l’un des rares à avoir filmé en caméra cachée son évaluation bimensuelle. Il a écrit noir sur blanc toutes ses recherches d’emploi, mais visiblement cela ne suffit pas, d’autant qu’il a osé postuler à des offres en dehors de son champ de compétence."

Voix de l’employée du Job Centre : "Vous n’avez même pas postulé. Vous avez regardé des offres d’emploi qui ne vous correspondant pas. Vous n’avez pas l’expérience nécessaire."

Voix du chômeur : "Oui mais vous ne comprenez pas ce que je vous dit. Vous m’avez dit de faire ça..."

Voix de l’employée du Job Centre : "Vous n’avez pas utilisé les sites officiels..."

Voix du chômeur : "Non, mais, attendez, ce n’est même pas marqué sur le formulaire..."

Voix du journaliste : "Il y a 31 règles à respecter. La première d’entre elles : passer 35 heures par semaine sur ce site officiel à chercher du travail. Toutes les connexions et les clics sont enregistrés. Ce jeune chercheur d’emploi n’a pas pu atteindre le quota, ses allocations ont été coupées. "On a l’impression de n’être qu’un numéro. J’ai dû faire 35 heures de recherche d’emploi en ligne par semaine. C’est nettement impossible. Alors ils m’ont coupé les allocations. Je peux comprendre, mais si on me retire l’argent, comment fait-on pour vivre ?", demande-t-il. [Et je note même que le verbe employé, en anglais, est non pas vivre (to live) mais "survive", "survivre"...].
"Il est obligatoire, sous peine de sanctions, d’accepter n’importe quel travail fourni par le Job Centre. Autre règle pointilleuse : si vous avez dix minutes de retard à un entretien, vos allocations pourront être coupées. Si, et seulement si, ils respectent toutes les conditions, les chômeurs seront indemnisés. Mais avec une allocation conçue pour les décourager de rester inactifs. L’allocation-chômage ou ARE, s’appelle au contraire allocation de chercheur d’emploi. Elle est limitée à 6 mois maximum. Son montant est de 73 livres maximum par semaine, soit 400 euros par mois. Elle n’est pas indexée sur l’ancien salaire. Peu importe que l’on sorte d’un métier de banquier, de pilote de ligne ou de cadre supérieur. Enfin, cette maigre allocation est encore réduite en fonction des revenus du conjoint."

"Sur ce régime très strict, le cinéaste britannique engagé Ken Loach a réalisé un film, Moi, Daniel Blake, auréolé d’une palme d’or à Cannes, le film a suscité un léger débat au Royaume-Uni, vite balayé, quelques semaines plus tard, par le gouvernement britannique. Il croit dur comme fer en son modèle, conforté par le chiffre record de 4,8 % de chômage seulement."

Vue d’une salle où parle le ministre du travail, Damian Green : "Il faut veiller à ce que les gens soient toujours mieux dans le marché du travail qu’en dehors. Notre approche de la réforme de l’État-Providence a transformé ce pays. C’est le travail qui doit rapporter et les aides doivent limitées à ceux qui en ont le plus besoin. Il y a aujourd’hui 2,7 millions de personnes de plus qui travaillent qu’en 2010. "

Voix du journaliste : "Et il n’y a pas que les politiques. Une bonne partie de la société et les journaux populaires pointent du doigt ces chômeurs qui ont osé partir en vacances après avoir épinglé leur photo sur les réseaux sociaux et parfois la justice s’en mêle, comme avec l’exemple de cette femme qui avait beaucoup voyagé et qui a écopé de trois ans de prison ferme".

Remarques sur ce que n’ont pas dit les journalistes.

Remarque 1. Cette grande dureté (montrée de façon saisissante par Ken Loach dans son film), révèle la persistance de l’ancienne mentalité chrétienne (catholique comme protestante, d’ailleurs) qui considère le non-travail (baptisé oisiveté) comme le vice principal, comme le vice initial, comme le vice-matrice de tous les autres, et qui voit le travail comme le rachat, la rédemption de la faute originelle d’Adam : "Á la sueur de ton visage tu mangeras ton pain" (Genèse 3, 19). Dans cette perspective, ce que rapporte le travail importe peu – et il importe encore moins que sa rémunération permette de vivre : l’essentiel est qu’il y ait travail, et travail comme "punition", comme épreuve douloureuse. Cette notion se retrouvant à la fois dans le nom de la "trabicula" ou chevalet de torture, et l’expression "femme en travail", c’est-à-dire femme dans les douleurs de l’enfantement.

Remarque 2. Même si tous les pays tendent à adopter la même attitude à l’égard des chômeurs, il n’est pas anodin que ce reportage ait été effectué au Royaume-Uni, pays qui a mis au point, au XVIIIe siècle, les workhouses (ou, littéralement, les maisons de travail), où les pauvres, en échange d’une maigre pitance, et d’un "logis", étaient astreints à travailler dans des conditions très dures et humiliantes, 18 heures par jour, séparés entre hommes et femmes, et soumis à de dures punitions en cas d’indiscipline ou de manque de rendement. A cet égard, pastichant Lénine, qui disait : "Le communisme, c’est les Soviets plus l’électricité", on pourrait dire, les Job Centres à la britannique, "C’est les workhouses plus Internet".

Remarque 3. Il est assez notable que dans l’Histoire de l’Angleterre dite "moderne" (c’est-à-dire à partir du début du XVIe siècle), certains des souverains les plus marquants, ou dont on s’est le plus souvenu, ont été des femmes : Marie Tudor, Élisabeth I, Victoria, et, depuis 1952, Élisabeth II, au point parfois que, de leur nom, a dérivé un adjectif : l’Angleterre élisabéthaine, l’Angleterre victorienne. Or, cette Angleterre victorienne traîne derrière elle des connotations négatives, à la fois du point de vue du social (les workhouses) mais aussi des mœurs (la pudibonderie, l’éducation stricte des femmes, les condamnations d’Oscar Wilde pour homosexualité).

Peut-être, un jour, si le Royaume-Uni retrouve la voie du progressisme d’avant 1979, parlera-t-on de la seconde époque élisabéthaine (celle qui a débuté avec Élisabeth II) non plus comme celle du folklore royal célébré avec obséquiosité par les Léon Zitrone et Stéphane Bern, mais comme celle d’une ère particulièrement féroce pour les salariés, les pauvres, les malades et les chômeurs.

URL de cet article 31391
https://www.legrandsoir.info/les-chomeurs-britanniques-doivent-payer.html


Alter Info l'Information Alternative

Émeutes en Algérie : les lobbies de l’importation montrés du doigt

Depuis lundi, Béjaïa, une ville côtière à l'est de l'Algérie, vit sous tension : des affrontements ont éclaté entre jeunes et policiers sur fond de grève des commerçants. L'absence de revendications et d'organisateurs identifiés orientent les soupçons vers les puissants seigneurs de l'importation, comme en 2011
Émeutes en Algérie : les lobbies de l'importation montrés du doigt
« Il n’y a plus de pain ! Alors tout le monde s’est mis à faire de la galette. Aucun commerçant n’est ouvert à part quelques cafés où on se retrouve pour discuter. » Hocine, 45 ans, n'en revient pas. « Toute la ville est paralysée », poursuit cet habitant de Béjaïa contacté par Middle East Eye.

Depuis hier, cette petite ville côtière à 250 kilomètres d'Alger, en Kabylie, est secouée par des affrontements survenus après une grève générale des commerçants présentée comme une protestation contre la cherté de la vie et les augmentations de la loi de finances entrées en vigueur au 1er janvier.

« Au passage, un bus brûlé, un magasin d’électroménager pillé et un fourgon de police incendié », résume Lamine, un autre habitant de Béjaïa témoin des affrontements, contacté par MEE. « Les jeunes ont été rejoints par des jeunes d’autres quartiers et ils ont commencé à jeter des pierres sur les policiers qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Il y a eu des blessés des deux côtés. »

Les médias locaux font aussi état de routes bloquées et de dégâts dans toute la wilaya (préfecture) : abribus vandalisés, commissariats caillassés et locaux d’entreprises saccagés. Et ce mardi soir, les tensions sont encore perceptibles. « Les jeunes ont recommencé à jeter des pierres sur les flics. Ils sont quelques centaines, venus de plusieurs quartiers », témoigne encore Houcine.

Une flambée de violence qui ressemble, notamment par son origine obscure, à celle qu’a connue Alger début 2011. Cette année-là, le soulèvement des jeunes, parti de de Bab el Oued pour ensuite se généraliser à d’autres quartiers de la capitale, avait été présenté comme des émeutes « du pain et du sucre » (deux des produits subventionnés par l’État) pour contester contre la hausse des prix des produits de base.

« Il s’est avéré par la suite que les émeutiers avaient été manipulés par des barons de l’importation qui voulaient faire pression sur le gouvernement pour que soit levée la mesure imposant le paiement par chèque pour toute transaction supérieure à 500 000 DA (4 000 euros) », rappelle un cadre du ministère de l’Économie qui émet aussi aujourd’hui des doutes sur les réelles motivations de cette grève.

Il n’est pas le seul. Boulenouar El Hadj Tahar, président de l’Association nationale des commerçants et des artisans, en est convaincu : « Il y a des gens qui cherchent à exploiter cette grève, explique-t-il à MEE. On sait par exemple que les barons de l’importation veulent faire annuler les licences d’importation [mesure prise au printemps 2016 par le gouvernement pour faire baisser la facture des importations qui contribuent en grande partie à plomber l’économie algérienne]. »

Émeutes en Algérie : les lobbies de l'importation montrés du doigt
Comprendre : en montrant qu’ils sont capables de provoquer des émeutes potentiellement contagieuses et une grève paralysante, ces hommes d’affaires devenus brutalement riches et puissants grâce à l’import-export avec l’ouverture du pays dans les années 90 seraient à même de contraindre le gouvernement, soucieux de préserver la paix sociale, à revenir sur certaines de ses mesures.

« Une grève suppose un encadrement, des revendications, une déclaration. Or on n’a rien vu de tout cela, souligne l’économiste Mourad Ouchichi, à Béjaïa, sollicité par MEE. Par ailleurs, de nombreux commerçants ont dit qu’ils avaient fermé parce qu’ils avaient été menacés, non pas par adhésion à l’appel de la grève. » Boulenouar El Hadj Tahar rapporte également que plusieurs commerçants, « dont les marges ne sont en rien affectées par la loi de finances » ont fermé de peur de représailles. « Des jeunes sont venus les voir en leur disant que la grève était générale et que s’ils ne fermaient pas, ils retrouveraient leur magasin saccagé. »

Le ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui a affirmé que « ces violences n’étaient pas spontanée mais provoquées », prévenant que l’État allait « faire face à des manœuvres menées par des parties intérieures au pays qui tentent d’imposer leur vision en employant des méthodes non civilisées ». Il a ajouté que 10 milliards de dollars avaient été « dégagés par le gouvernement afin de garantir le pouvoir d'achat des Algériens. »

L'universitaire et écrivain bougiote Rachid Oulebsir demande également si « les barons de l'économie informelle (financiers maîtres du marché de la devise, importateurs, grossistes, concessionnaires, distributeurs) sont rassemblés dans un syndicat informel ». « Ils viennent en tout cas de démontrer avec les émeutes de Béjaïa qu'ils sont maîtres du commerce en Algérie et que l'État ne peut plus assurer l'approvisionnement de la population comme au temps des monopoles publics sur le commerce extérieur. Est-ce un premier avertissement ou bien la consommation violente d'une redistribution des cartes accomplie ? »

Dans un contexte de rumeurs d'émeutes, y compris dans certains quartiers d'Alger, amplifiées par les réseaux sociaux, certains partis de l’opposition ont aussi dénoncé des manipulations, à l’instar du Parti des travailleurs (PT) par la voix du député Ramdane Tazibt : « Les émeutes et violences à l'appel d'anonymes et d'usurpateurs, qui n'ont pas comme objectifs de remettre en cause les mesures antisociales du gouvernement mais risquent de plonger à nouveau le pays dans un cycle de violence/répression qui ne peut que desservir le pays », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Le quotidien francophone Liberté s’est lui aussi interrogé sur « les desseins politiques » de cette grève en dénonçant la « gouvernance imprudente et hasardeuse » de l’État et en regrettant de le voir « livré aux lubies boulimiques de l’oligarchie ».


Alter Info l'Information Alternative

ExxonMobil, Goldman Sachs et compagnie : les intérêts privés investissent l’administration américaine

Donald Trump vient de choisir son secrétaire d’État, l’équivalent du ministre des Affaires étrangères : ce sera Rex Tillerson, patron de la firme pétrolière ExxonMobil. Sa nomination intervient après celle du numéro deux de la banque Goldman Sachs, Gary Cohn, au poste de conseiller économique de la Maison blanche. Rex Tillerson est le troisième ancien cadre de la banque à rejoindre l’administration Trump, après Steven Mnuchin, directeur de fonds spéculatifs, nommé au Trésor, et Steve Bannon, animateur du site d’extrême-droite Breitbart, lui aussi passé par Goldman Sachs.
ExxonMobil, Goldman Sachs et compagnie : les intérêts privés investissent l’administration américaine
Parmi les ministres que s’est choisi le nouveau président américain, aux côtés de plusieurs militaires et politiques, les personnalités issues du secteur privé dominent. Presque toutes sont des milliardaires ou des multi-millionaires.

Les institutions entre les mains de ceux qui les combattent

Pire, les institutions publiques sont confiées à ceux-là même qui ont consacré leur carrière à combattre leur rôle de régulation. Les anciens de Goldman Sachs auront la main sur la régulation financière de Wall Street. Des ex dirigeants pétroliers contrôleront celle du secteur de l’énergie et la politique climatique. Cela ne s’arrête pas là. Le nouveau directeur de l’Agence de protection de l’environnement, Scott Pruitt, avait engagé des dizaines de procédures judiciaires contre cette même agence, en tant que procureur de l’Oklahoma, pour défendre les intérêts de l’industrie pétrolière.

Le nouveau secrétaire au Travail, Andrew Puzder, dirige une chaîne de fast-foods qui a pris publiquement position contre les régulations fédérales du travail et la réforme du système de santé du président Barack Obama. C’est aussi un opposant déterminé de la hausse du salaire minimal. Aux États-Unis, cette revendication est portée par une campagne de plus en plus vigoureuse. La secrétaire à l’Éducation, Betsy DeVos, est une adversaire acharnée des syndicats d’enseignants et de l’école publique. Elle a proposé de remplacer celle-ci par un système de coupons distribués aux familles pour payer leur éducation dans des écoles privées. Le secrétaire à la Santé, Tom Price, est un opposant de longue date du droit à l’avortement et de la contraception.

Des conflits d’intérêts à tous les échelons

Dans l’administration Trump, le conflit d’intérêt pourrait devenir la règle. Rex Tillerson est déjà épinglé pour ses liens étroits avec la Russie : ExxonMobil souhaite la levée des sanctions contre la Russie pour relancer ses projets de forage dans l’Arctique. Cette question pourrait donner lieu à de vigoureuses batailles au Sénat. Celui-ci doit valider les nominations de Trump. Les Démocrates y gardent une minorité de blocage et pourraient être rejoints par certains Républicains. Le phénomène s’étend jusqu’aux échelons inférieurs des administrations fédérales : la révélation d’un questionnaire interrogeant les employés du Département de l’énergie sur leur implication dans les questions de changement climatique est perçue comme le signe avant-coureur d’une future chasse aux sorcières.

Le rôle de l’équipe de transition choisie par Trump est d’identifier les dizaines de cadres dirigeants qui prendront les rênes des agences fédérales sur le plan opérationnel. Or, cette équipe compte 70% de lobbyistes souvent chargés de défendre des intérêts privés contre ces mêmes agences, révèle l’organisation indépendante Public Citizen, reprise par The Nation. On y retrouve ainsi un ancien lobbyiste de PepsiCo et du géant de l’agrochimie DuPont : il sera chargé de sélectionner les futurs cadres du département de l’Agriculture.

Et qui choisira les responsables du ministère de la Justice ? Majoritairement des avocats chargés de défendre leurs clients contre les procédures initiées par... le département de la Justice. Enfin, Myron Ebell, lobbyiste acharné du climato-scepticisme, est chargé de la transition au sein de l’Agence de protection de l’environnement. Si Donald Trump a remporté les élections en faisant campagne sur la haine de l’establishment et des élites de Washington, il risque surtout de présider à une prise de pouvoir sans précédent des intérêts privés sur l’appareil d’État.


Alter Info l'Information Alternative

Conversion de dettes tunisiennes : le cadeau empoisonné de la France et de la Belgique

Le Premier ministre français a annoncé, lors de la conférence internationale sur l’investissement à Tunis les 29 et 30 novembre 2016, la décision de son gouvernement de convertir une partie de la dette de la Tunisie en investissements ; soit 1 milliard d’euros d’ici 2020, à raison de 250 millions d’euros par an. Quelques jours plus tard, le Premier ministre belge lui emboîtait le pas en annonçant une mesure similaire portant sur 3 millions d’euros de dettes tunisiennes.
Conversion de dettes tunisiennes : le cadeau empoisonné de la France et de la Belgique
Au moment où la Tunisie peine à remettre son économie sur les rails alimentant ainsi la colère sociale et menaçant la fragile stabilité du pays ; fait face à la plus grave crise de son histoire de ses finances publiques ; connait une crise aigüe de la dette avec notamment un premier défaut de paiement sur un prêt qatari d’un demi-milliard de dollars, ces conversions présentées à tort comme un geste de solidarité vont accentuer la dépendance de la Tunisie et sa soumission aux créanciers et à leurs multinationales.

En position de force devant un gouvernement tunisien qui a perdu sa souveraineté, ce sont les créanciers français et belge qui décideront des projets d’investissement au bénéfice de leurs entreprises.
A travers ce mécanisme de conversion, la France et la Belgique veulent également « blanchir » les dettes odieuses contractées par le régime de Ben Ali qui a été soutenu par les créanciers internationaux dont la France et la Belgique. Or, il appartient au peuple tunisien de faire la lumière sur les différentes responsabilités dans l’endettement de la Tunisie et d’identifier toutes les dettes qui ont été contractées contre son intérêt et qui doivent donc être purement et simplement annulées sans condition, sur la base du droit international.
C’est le sens de la proposition de loi déposée le 14 juin 2016 au Parlement tunisien qui prévoit la mise en place d’une commission d’audit de la dette publique tunisienne.

C’est pourquoi le réseau international CADTM :

. Dénonce les conversions de dettes annoncées par la France et la Belgique ;

. Soutient la création d’une commission d’audit de la dette tunisienne pour identifier puis annuler sans conditions les dettes odieuses, illégales, illégitimes et insoutenables de la Tunisie, tel que le prévoit la proposition de la loi tunisienne ;

. Exige la mise en œuvre des engagements du Parlement européen et belge qui ont qualifié la dette tunisienne d’ « odieuse » et demandent la suspension immédiate du paiement de la dette tunisienne, le temps que l’audit soit réalisé. Foulant au pied ces engagements, les créanciers ont fait exploser la dette tunisienne depuis la chute de Ben Ali. La dette publique externe tunisienne est en effet passée de 11 milliards de dollars en 2010 à 25 milliards de dollars en 2016. Elle atteindra 30,7 milliards de dollar en 2017 selon les prévisions du FMI. Ces dettes ont servi principalement à rembourser les dettes odieuses de la période de Ben Ali ;

. Rappelle que la Tunisie est en réalité la véritable créancière. A titre d’exemple, entre 1994 et 2012, la France a prêté à la Tunisie 6182,4 millions de dinars (MD), environ 2.5 milliards d’euros mais dans le même temps, la Tunisie a remboursé 6435,4 MD, soit 2.6 milliards d’euros à la France ! Rappelons également que le régime français a colonisé la Tunisie durant 75 ans. Période tout au long de laquelle l’Etat et les capitalistes français ont tiré de gros profits, notamment par la mainmise coloniale sur l’ensemble des terres agricoles, l’exploitation des matières premières minérales, surtout le phosphate, et l’exploitation de tout un peuple ! La Tunisie n’a jamais reçu un seul centime en réparation de ce pillage ;

. Soutient la lutte du peuple tunisien contre les politiques néolibérales imposées par les Institutions internationales telles que le FMI qui dicte ses mesures jusque dans le projet de loi de finances 2017 en cours de discussion au Parlement tunisien. Fort heureusement, le mouvement social tunisien ne se laisse pas faire en se mobilisant contre ces politiques qui détruisent leurs droits.

Contacts :

Fathi Chamkhi (député et membre de RAID-ATTAC-CADTM Tunisie) : 00216 55 52 23 78

Omar Aziki (Secrétaire général d’ATTAC-CADTM Maroc – Secrétariat international du réseau CADTM) : 00212 66 11 73 039

Renaud Vivien (co-secrétaire général du CADTM Belgique – Secrétariat international du réseau CADTM) : 0032 497 04 79 99

Alter Info l'Information Alternative

SECURITE DES MOYENS DE PAIEMENT 

SECURITE DES MOYENS DE PAIEMENT : MAITRE DUCRET PROPOSE DEUX NOUVELLES AUTRES PRECAUTIONS, A RENDRE OBLIGATOIRES SUR LE CHEQUE . Dès qu'il fût élu de France de Chambre de Commerce (à l'âge de 21 ans, celui de la majorité à l'époque), René Ducret fût inspirateur de nombreuses réformes visant à lutter contre la fraude fiscale et à améliorer la sécurité bancaire.
SECURITE DES MOYENS DE PAIEMENT 
C'est ainsi que nous lui devons, depuis 1975, le chèque non à ordre (c'est à dire non endossable) et aussi pré-barré (sauf demande spéciale) c'est à dire non encaissable, mais pouvant être seulement versé sur un compte. Ceci pas seulement pour contrer la fraude fiscale, mais aussi les vols et détournements.

Mesures qui furent reprises successivement par la Chambre des Notaires, puis l'Association des Banques Françaises (44 membres), et enfin rendues obligatoires par la Loi des Finances du 29 décembre 1978, applicable dès le 1er avril 1979

Inspirateur ensuite d'une importante réforme de la Justice et de diverses conventions, l'Economiste et Jurisconsulte, qui conseilla quatre présidents français, puis actuellement une Organisation Intergouvernementale, revient sur le chèque pour proposer 2 autres mesures, toujours à motivations fiscales mais aussi anti-frauduleuses et sécuritaires.

« La 1ère est l'obligation, par le tireur, d'inscrire de sa main le nom du bénéficiaire, avec interdiction de laisser ledit bénéficiaire ''en blanc''. Ceci est une omission du législateur qui devient une faille vidant la précédente loi de ses doubles objectifs.

La 2ème, toujours pour ces mêmes objectifs, est de faire figurer au recto du chèque un cadre (comme il en existe pour les autres effets de commerce) mentionnant en titre: ''VALEUR FOURNIE ET AFFECTATION SPECIALE''.

Ceci est en sus une sécurité et garantie tant pour tireur que pour le bénéficiaire : Ainsi ils est précisé pour quel motif ce chèque a été remis et surtout quelle créance il vise à éteindre. Très important en cas de saisie du bien avant livraison. Le bénéficiaire ne pouvant affecter ce paiement à autre créance

En attendant que cette mesure soit rendue également obligatoire, au recto du chèque, là encore le tireur est libre de l'apposer manuscritement au dos (verso). Une précaution salvatrice en cas de litige. Même si les banques ne sont plus très coopératives pour délivrer la photocopie du dit verso, et qu'il faille passer parfois par une ordonnance Président (du Tribunal). »

Alter Info l'Information Alternative

Obama étend la portée mondiale des escadrons de la mort des Forces d’opérations spéciales des États-unis

Dans les grandes mesures qui n'ont été rapportées que brièvement par la presse de l'establishment, le président Obama a donné une nouvelle portée au Joint Special Operations Command (JSOC), le Commandement des opérations spéciales interarmées du Pentagone, l'autorisant dorénavant à mener des assassinats partout dans le monde.
Obama étend la portée mondiale des escadrons de la mort des Forces d'opérations spéciales des États-unis
Les unités du JSOC sont depuis longtemps employées par les chefs des six grands commandements militaires régionaux, tels que le Centcom qui couvre le Moyen-Orient et l’Asie centrale, pour mener des opérations antiterroristes. C’est l’une de ces unités, le Seal Team Six, qui a mené à bien l’assassinat d’Oussama ben Laden, le chef d’Al-Qaïda en mai 2011.

Obama a approuvé une proposition de donner au JSOC l’autorité de fonctionner en autonomie en dehors des commandements régionaux, essentiellement comme une force d’assassinat mondialisée. Les unités du JSOC ne relèveront donc plus des commandants régionaux, mais directement du Special Operations Command (SOCOM), le Commandement des opérations spéciales siégeant au Pentagone.

Selon le Washington Post, «Des missions pourraient être menées bien au-delà des champs de bataille de l’Irak, de la Syrie et de la Libye, où le Commandement des opérations spéciales interarmées (JSOC) a déjà effectué des opérations clandestines dans le passé. Une fois opérationnel, le JSOC passera d’un outil de frappe utile et très apprécié des commandements militaires régionaux à une nouvelle force de renseignement et d’intervention multi-agences.»

Le mandat de la nouvelle formation, qui sera appelée la «Counter-External Operations Task Force» (Force opérationnelle de contre-opérations extérieures), ou Ex-Ops dans le jargon du Pentagone, embrassera toute la planète. Les escadrons de la mort américains pourront dont être déployés pratiquement n’importe où, des villes européennes aux jungles sud-américaines, en passant par les États-Unis mêmes.

Selon le Post, l’idée d’une réorganisation pour réunir les opérations de lutte contre le terrorisme sous un commandement mondial indépendant fait l’objet de discussions au Pentagone depuis 15 ans, essentiellement depuis les attentats terroristes du 11 septembre, mais elle a toujours été rejetée avec comme motif qu’elle causerait des frictions avec les commandants régionaux et créerait de la redondance dans les structures de commandement.

Le journal n’a pas abordé la question de savoir pourquoi maintenant, une décennie et demie plus tard, l’administration Obama a décidé d’aller de l’avant avec cette nouvelle initiative mondiale de lutte contre le terrorisme. Cette décision est probablement, à tout le moins en partie, une réaction à la débâcle des États-Unis dans leur «guerre contre le terrorisme» du point de vue des objectifs mondiaux de l’impérialisme américain.

Les guerres menées par les États-Unis en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie, et les frappes de drones répétées dans d’autres pays, y compris au Pakistan, au Yémen et en Somalie, ont infligé des niveaux catastrophiques de mort et de destruction, mais elles ne sont pas parvenues à imposer le contrôle hégémonique espéré par les États-Unis sur la région et ses vastes ressources énergétiques. La décision d’Obama représente une volonté d’escalader la violence militaire américaine en Asie centrale, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et au-delà.

Une autre considération probable est la possibilité que les offensives militaires en cours contre les territoires de l’État islamique d’Irak et du Levant, et en particulier le siège de Mossoul, puissent motiver des milliers de militants de l’État islamique à recourir à des attaques terroristes en dehors du Moyen-Orient.

Le secrétaire à la Défense, Ashton Carter, s’est rendu à Paris le mois dernier avec le commandant du SOCOM, Raymond Thomas, pour s’entretenir avec des responsables de la sécurité de plusieurs pays européens. Un sujet majeur de leurs discussions a été l’impact sur l’Europe d’un affaiblissement soudain de la position militaire de l’État islamique en Irak et en Syrie. Carter a déclaré à ses homologues européens que le JSOC «a été mis à la tête» des opérations pour contrer les opérations extérieures de l’État islamique, ce qui constitue la première mention d’une réorganisation imminente du Pentagone.

Le rapport du Post cherche à présenter cette réorganisation approuvée par Obama comme un effort pour fixer des limites aux opérations des forces spéciales de la prochaine administration Trump, avec notamment la nécessité de «l’approbation par plusieurs agences avant de mener toute frappe de drone et d’une “quasi-certitude” d’aucune perte civile». Mais ces restrictions sont uniquement à des fins esthétiques et n’ont pas empêché l’exécution de masse de civils dans le cadre de la guerre menée par des drones lance-missiles.

De plus, Trump n’est lié en aucune façon aux ordres exécutifs émis par Obama. Le président élu fascisant a déjà manifesté ses intentions en ce qui concerne les opérations des forces spéciales américaines. Il a promis d’ordonner le meurtre des femmes et des enfants de combattants suspectés de l’État islamique, un crime de guerre en vertu des Conventions de Genève.

Les derniers ordres de la Maison-Blanche facilitent ces intentions homicides. Il y a moins d’un mois, Obama faisait campagne contre l’élection de Trump, le dénonçant comme inapte à être le commandant en chef et une menace pour le monde. Maintenant, comme le rapporte le magazine Foreign Policy, Obama va «remettre des outils à la prochaine équipe Trump pour mener une guerre comme aucun président n’a jamais détenu auparavant».

Dans un théâtre en particulier des opérations antiterroristes américaines, en Somalie, Obama a pris des mesures supplémentaires pour intensifier le carnage en déclarant que le groupe islamiste al-Shabab était un belligérant dans le conflit armé autorisé par le Congrès américain en 2001 après les attentats du 11 septembre.

La manœuvre légale, rapportée lundi par le New York Times, démontre la portée infiniment élastique de la «guerre contre le terrorisme» déclarée par les États-Unis. La Authorization for the Use of Military Force (AUMF), (Autorisation pour l’utilisation de la force militaire), adoptée par le Congrès le 14 septembre 2001, approuvait l’exécution d’une action militaire contre Al-Qaïda et ses forces associées, c’est-à-dire le régime des talibans en Afghanistan.

L’AUMF de 2001 a été interprétée par les administrations Bush et Obama comme une autorisation générale de mener des actions militaires partout où le président prétend trouver une connexion à Al-Qaïda, peu importe combien mince celle-ci peut-être. Al-Shabab n’a été fondée qu’en 2007, six ans après les attaques du 11 septembre, et en réponse à l’invasion de la Somalie par les troupes éthiopiennes. Elle n’a jamais effectué d’opérations en dehors de l’Afrique de l’Est.

Le Times fait remarquer que la décision de la Somalie faisait partie d’une série d’actions d’Obama visant à élargir l’autorité militaire, notamment en élargissant la portée des frappes aériennes en Afghanistan et en approuvant les frappes aériennes contre Syrte, la ville libyenne détenue par les partisans de l’État islamique. Plus de 400 frappes aériennes ont suivi, réduisant en décombres une ville déjà dévastée par cinq années de guerre civile à la suite de la campagne de bombardement menée par les États-Unis et l’OTAN en 2011.

Les préparatifs visant à renforcer la base pseudo-juridique de la guerre en Somalie ont sans doute commencé bien avant les élections, alors qu’Obama s’attendait à confier l’autorité à l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton. Mais ces préparatifs ont continué de façon ininterrompue après la victoire de Trump et, comme le Times le rapporte, c’est «une mesure qui renforcera l’autorité du président élu Donald J. Trump pour combattre des milliers de combattants islamistes dans l’État chaotique de la Corne de l’Afrique».

Plus tôt ce mois-ci, le Guardian britannique a déclaré que «Barack Obama ne resserrera pas les règles régissant les frappes de drones américains avant l’inauguration de Donald Trump.» Une représentante américaine d’Amnesty International, Naureen Shah, a dit au journal: «Obama a normalisé l’idée que les présidents puissent avoir des programmes secrets de massacre à grande échelle à leur disposition.»

Ces événements ont jeté une lumière nouvelle et sinistre sur les rapports de fréquentes discussions à huis clos entre Obama et Trump depuis les trois semaines qui ont suivi les élections du 8 novembre. «Ils ont parlé régulièrement sur un certain nombre de questions», a déclaré Kellyanne Conway, directrice de la campagne de Trump, sur les ondes du programme State of the Union de CNN dimanche passé.

Dans sa première déclaration postélectorale, Obama s’est bien efforcé de minimiser les vitupérations de la campagne électorale, déclarant que la lutte électorale entre les démocrates et les républicains n’était rien de plus qu’une «mêlée intramurale». Il n’y a là rien de plus vrai: les deux partis représentent bien en effet la même classe, la même aristocratie financière américaine et ses intérêts mondiaux, défendus en fin de compte par la mort et la destruction qu’elle sème avec sa machine de guerre.


Article paru d’abord en anglais, WSWS, le 29 novembre 2016

Alter Info l'Information Alternative

L’impôt sur les transactions bancaires de Modi pourrait provoquer des guerres

L'impôt sur les transactions bancaires de Modi pourrait provoquer des guerres
L'impôt sur les transactions bancaires de Modi pourrait provoquer des guerres
Moon of Alabama
 
L'actuel Premier ministre de l'Inde, Narendra Modi, est connu pour son racisme et il peut être décrit comme un néo-fasciste. Une manière plus agréable de l’étiqueter est hindouiste nationaliste mais cela signifie essentiellement la même chose.
 
Il s'avère maintenant que l'extrémisme de Modi ne se limite pas à son nationaliste mais inclut quelques folles idées économiques.
 
Modi a décidé de démonétiser le pays du jour au lendemain. Tous les billets de banque équivalents à plus de 7 dollars étasuniens ont été retirés de la circulation. L'idée assez folle qui préside à cette décision est de gérer toutes les transactions monétaires à l’aide de systèmes de monnaie électronique et d'imposer ensuite chaque transaction. Toutes les autres sortes d'impôts seraient supprimées.
 
Description : http://www.moonofalabama.org/images5/rupie-s.jpg
 
Seul un fou qui ne connaît rien à l’économie réelle peut avoir une idée pareille.
 
Le résultat prévisible d’une démonétisation soudaine est une diminution de la liquidité. Il y a tout à coup la moitié seulement de la quantité d'argent qui circulait auparavant. On ne peut pas payer ses factures, ni les salaires, ni les services parce qu’on n’a pas d'argent pour le faire. Le gouvernement veut pousser les gens à ouvrir des comptes bancaires, mais l'infrastructure bancaire indienne est rudimentaire, les systèmes utilisés sont obsolètes et les logiciels incapables de gérer des données massives. La foule séquestre des banquiers parce que le jour de paie se transforme en jour de peine en Inde, titre actuellement Bloomberg.
 
Les manifestations n'ont pas encore atteint leur paroxysme, mais attendez-vous à de sérieuses émeutes en Inde pendant les prochaines semaines et mois si Modi continue sur sa lancée. Ce sera encore pire quand, dans un deuxième temps, le nouveau système fiscal sera introduit.
 
Taxer toutes les transactions est ridicule. Les pauvres finiront par payer plus que les riches du fait que qu’il n’y aura plus d'impôts fonciers ni d’autres impôts du même genre. Selon les estimations le taux d'imposition devrait être de 4 à 6% sur chaque transfert monétaire pour pouvoir supprimer toutes les autres taxes.
 
L’industrie, qui fabrique des produits complexes à partir de pièces, de matières premières prétraités, etc, finira par être fortement taxée. Chaque vis d’une pièce d’une voiture aura été imposée en passant du sidérurgiste au grossiste en acier, au fabricant de la vis, à l’industriel qui fait la pièce, à celui qui construit les voitures et au consommateur. Avec un certain pourcentage d'impôts ajouté à chacune de ces transactions, la voiture finira par être très chère. Il y a des produits qui peuvent facilement inclure une douzaine d’étapes de ce genre ou même plus.
 
On ne pourra plus mettre en place des « saintes taxes » pour réglementer la consommation d'alcool, d'essence et d'autres choses nocives sur le plan social ou environnemental. Les taxes douanières et les accords de double imposition avec d'autres pays deviendront très problématiques.
 
La bureaucratie indienne n'est pas la meilleure du monde. Il y a peu d’infrastructure bancaire, en particulier dans les régions encore rurales de l'Inde. Il est pratiquement impossible de parvenir à une telle conversion brutale et massive de toute l'économie sans de grandes crises.
 
On assistera  bientôt au premier gros problème économique. Les réductions de liquidité sont habituellement suivies de brusques baisses de la productivité et de l'activité économique générale. L'Inde a jusque récemment bénéficié d’une économie en croissance rapide. Il est très probable qu’elle entre maintenant en récession.
 
Les taxes sur la monnaie engendreront une économie parallèle dans laquelle les gens utiliseront d'autres moyens de paiement, en particulier pour les petites transactions quotidiennes. La nouvelle monnaie sera probablement des cigarettes ou tout ce qui peut être négocié. Le revenu fiscal sera donc vraisemblablement inférieur à ce qui est estimé, car on utilisera moins l'argent officiel, puis l'argent électronique, dans la vie quotidienne.
 
Modi est en faveur d’une économie basée sur la taxation des transactions depuis au moins 2013 bien que cela n'ait joué aucun rôle dans ses discours de campagne et ses discours politiques. Les gens ne sont pas préparés à cette réforme ni aux grosses secousses qui accompagneront sa mise en œuvre.
 
J’ai bien peur que Modi ne recoure à l’habituel tour de passe-passe des nationalistes / fascistes quand il y a des problèmes économique. Il est peu probable qu'il renonce à son projet. Il va plutôt chercher un ennemi à accuser des problèmes. Divertir l'attention des peuples par une guerre - le choix ne manque pas : le Pakistan, la Chine, les musulmans en général, l’opposition locale ou n’importe quoi d’autre. On trouve toujours quelqu'un à accuser.
 
Jusqu'à présent, Modi a plutôt réussi en tant que Premier ministre. Son projet fiscal pourrait bien tout mettre par terre. Compte tenu de ses antécédents, sa solution sera probablement de provoquer un conflit. Dans une Inde dotée de l’arme nucléaire avec un Pakistan voisin doté de l’arme nucléaire et ennemi de toujours, c’est une perspective inquiétante.
 
Traduction : Dominique Muselet
 
http://www.moonofalabama.org/2016/11/modi.html

Alter Info l'Information Alternative

CRITIQUE DE L’ANALYSE COMMUNISTE DES CLASSES SOCIALES

Dans les années soixante-dix et quatre-vingt du vingtième siècle, la gauche petite-bourgeoise a essaimé à travers le monde, en Occident particulièrement. À l’appel du Grand Timonier (sic), nombre de partis marxistes-léninistes « feux follets »...
CRITIQUE DE L’ANALYSE COMMUNISTE DES CLASSES SOCIALES

2013-01-08lutte-classe-sociopro
 
Dans les années soixante-dix et quatre-vingt du vingtième siècle, la gauche petite-bourgeoise s’est répandue à travers le monde, en Occident particulièrement. À l’appel du Grand Timonier (sic), nombre de partis marxistes-léninistes « feux follets » sont apparus, telles des étoiles filantes au firmament troublé du monde capitaliste bouleversé, puis se sont étiolés tels des éphémères au déclin de leur destin. Tout ceci serait triste et pathétique si ces organisations bourgeoises n’avaient laissé des artéfacts de leur passage que d’aucuns se complaisent à exhumer pour les remettre sur le marché de l’agitation sociale populiste. Le collectif du webmagazine Les7duquebec.com a reçu un tel fossile imprimé et nous avons pris la peine de l’étudier afin de comprendre les motifs de l’anecdotique existence de ces sectes marxistes-léninistes. Le lecteur trouvera ci-dessous le chapitre trois du Programme et des statuts du Parti Communiste Ouvrier (Marxiste-Léniniste) du Canada tel que publié en 1979. Nous avons émaillé le texte de nos critiques et de nos commentaires (en lettres italiques, mises entre parenthèse, et signées de notre adresse web. Les caractères gras sont de nous). Le lecteur attentif comprendra pourquoi ces organisations petites-bourgeoises n’ont jamais constitué une alternative pour le prolétariat révolutionnaire canadien, ni international.  http://www.les7duquebec.com


Source : 20161122- Parti Communiste Ouvrier du Canada. Programme et statuts – Chapitre 3-classes.docx   diffusé par Reconstruction communiste Canada – Courriel : pueblo@sympatico.ca – Tél. : (514) 737-7817.   Ce texte est diffusé par les Cercles d’études marxistes-léninistes.
 
Chapitre 3 – Les classes sociales dans la société canadienne
Programme et statuts – Parti Communiste Ouvrier (marxiste-léniniste)
Montréal (Qc) Canada, septembre 1979
 
Afin de bâtir un puissant mouvement révolutionnaire qui mettra fin au capitalisme, la classe ouvrière doit déterminer qui sont ses amis et qui sont ses ennemis dans la lutte pour le socialisme.  Une analyse de classe dans ses grandes lignes est un outil important pour répondre à cette question cruciale. S’il comprend bien les rapports de classe au Canada, le prolétariat pourra concrètement choisir comme cible ses principaux ennemis et gagner tous les alliés possibles à sa cause.  Ainsi, en regroupant tous ceux qui ont un intérêt à combattre la bourgeoisie, la classe ouvrière pourra concentrer la plus grande force possible, la grande majorité du peuple, contre la petite clique de profiteurs qui domine notre pays.  La bourgeoisie, et les révisionnistes et opportunistes, ne cessent de déformer la réalité des classes au Canada afin de saper le mouvement révolutionnaire et l’entrainer dans un cul-de-sac.  La bourgeoisie voudrait nous faire croire qu’il n’y a, dans notre pays, qu’une poignée de dépourvus et que ceux-ci sont responsables de leur propre sort.  Elle prétend par exemple que la majorité des gens se situeraient dans une soi-disant classe moyenne, indépendamment de leurs rapports aux moyens de production, une « classe » qui n’aurait pas intérêt à combattre le système capitaliste, bien sûr.
 
Plusieurs sociologues bourgeois, révisionnistes ou opportunistes, propagent de multiples thèses sur les soi-disant classes modernes.  D’après certains d’entre eux, la classe ouvrière serait de moins en moins nombreuse et n’aurait donc pas la force de mener la révolution. D’autres veulent nous faire croire que les professionnels, les techniciens, les ingénieurs, les intellectuels et autres groupes petits-bourgeois font partie de la classe ouvrière.  L’objectif de ces déformations antimarxistes est de liquider le rôle dirigeant de la classe ouvrière, la seule classe révolutionnaire conséquente, et ainsi de la détourner de sa mission historique qui est de renverser le capitalisme.
 
(La mission stratégique de la classe prolétarienne n’est pas de renverser le capitalisme. C’est de construire le mode de production communiste (non pas le mode de production socialiste –, mais le mode de production communiste) pouvant éventuellement requérir le renversement tactique du mode de production capitaliste si celui-ci ne s’effondre pas de lui-même. La construction d’un puissant mouvement révolutionnaire prolétarien sera un phénomène spontané émergent de l’énorme frustration de la classe prolétarienne révoltée suite à d’immenses souffrances, conséquente à l’évidente faillite du mode de production capitaliste à assurer la reproduction de l’espèce humaine. L’agitation futile de la petite bourgeoisie communiste du Canada (leur pays, écrivent-ils) ne peut en aucun cas générer un puissant mouvement révolutionnaire prolétarien comme l’histoire de toutes les sectes sociales démocrates, socialistes, communistes, anarchistes, trotskistes, marxistes-léninistes, maoïstes, écosocialistes, altermondialistes, etc. l’a démontré depuis plus d’un siècle. Ndlr. http://www.les7duquebec.com)
 
 
Le parti de la classe ouvrière doit armer celle-ci d’une analyse juste des classes de son pays, s’il veut la guider à la victoire. V.I. Lénine nous donne la définition de base des classes : «On appelle classes de vastes groupes d’hommes qui se distinguent par la place qu’ils occupent dans un système historiquement défini de production sociale, par leur rapport (la
plupart du temps fixé et consacré par les lois) vis-à-vis des moyens de production, par leur rôle dans l’organisation sociale du travail, donc, par les modes d’obtention et d’importance de la part des richesses sociales dont ils disposent.» (Œuvres, Tome 29)  
 
 
(Lénine falsifie ici la définition matérialiste dialectique des classes sociales. La part des richesses sociales dont disposent une classe sociale ou un individu d’une classe sociale n’est pas un facteur d’adhésion à cette classe, mais la résultante de cette appartenance. De cette falsification naitra le concept de « classe moyenne » classe imaginaire qui serait moyennement riche – à revenus moyens – moyennement exploité et moyennement aliéné (sic) diront les sociologues américains, oubliant qu’en phase de croissance impérialiste le mode de production laisse tomber davantage de miettes de la table des riches. L’on sait depuis l’intensification de la crise systémique du capitalisme que le « revenu moyen » peut fondre comme neige au soleil de l’inflation capitaliste entrainant la paupérisation de cette classe « moyenne », mais pas nécessairement sa prolétarisation – nombre de petits bourgeois plongeant dans les basfonds du lumpenprolétariat criminel et du gangstérisme. Enfin, contrairement à ce que prétend Lénine, il est faux de suggérer que le prolétariat ait un « rôle dans l’organisation sociale du travail ». Le prolétariat ne possède que sa force de travail à vendre et il ne possède aucun pouvoir pour orienter « l’organisation du travail » qui lui échappe totalement. Pour nous révolutionnaire prolétarien, la classe prolétarienne ne contrôle aucune organisation sociale (même pas les syndicats bourgeois), et ne possède que sa force de travail qu’elle ne peut que vendre socialement (aliéner) pour assurer sa reproduction élargie. Appartient à la classe prolétarienne le travailleur qui par sa force de travail produit du surtravail exproprié, source de plus-value. Le prolétariat n’est pas « moyennement » exploité ou aliéné (sic)  Ndlr  http://www.les7duquebec.com)   
 
 
Il y a deux classes fondamentales dans la société canadienne, la bourgeoisie et le prolétariat.  La bourgeoisie détient le pouvoir d’État et elle constitue notre ennemi principal.  Le prolétariat est la force principale et dirigeante dans la lutte révolutionnaire.
 
(Il est vrai que la bourgeoisie détient le pouvoir d’État et contrôle l’appareil de gouvernance sociale et politique, mais ceci est une conséquence de cela. Une conséquence du fait que la classe capitaliste détient la propriété des moyens de production, d’échanges et de communication – y compris de la force de travail qu’elle s’approprie contre salaire – voilà l’assise économique et sociale du contrôle politique du pouvoir étatique bourgeois. Cette juste présentation des rapports matérialistes dialectiques entre pouvoirs économiques fondement du pouvoir politique subordonné entraine que la classe prolétarienne ne doit pas d’abord s’attaquer au pouvoir étatique bourgeois, mais à son pouvoir économique. Par la grève, la classe prolétarienne doit tactiquement détruire le pouvoir et la richesse des riches et ensuite tactiquement leur confisquer le pouvoir politique, militaire, diplomatique, juridique, etc. afin d’accomplir sa mission stratégique, construire le mode de production communiste sur les reliquats du capitalisme.  Ndlr. http://www.les7duquebec.com)
 
Entre les deux se trouve la petite bourgeoisie.  C’est une classe complexe et variée.  Sa couche inférieure ainsi que des éléments de ses couches moyennes et supérieures peuvent être gagnés à la lutte pour le socialisme.
 
(Nous ferons ici un commentaire général qui concerne l’ensemble de ce programme électoral petit-bourgeois. Le matérialisme dialectique du prolétariat révolutionnaire ne repose pas sur le prêchiprêcha d’une secte éclectique qui se serait donné pour mission de « convaincre » et « d’évangéliser » les païens non croyants des bienfaits de la révolution prolétarienne (vous aurez noté que nous n’écrivons pas la « révolution socialiste ni la révolution communiste »), car la révolution sera prolétarienne du nom de la classe qui l’accomplira et le mode de production qui s’ensuivra sera communiste du nom du système social qui le chapeautera. Les révolutionnaires prolétariens ne peuvent « gagner » ni la classe ouvrière ni certains éléments de la petite bourgeoisie parasitaire à la révolution. Cette révolte et ce soulèvement de classe seront spontanés comme résultante de l’immense misère qui leur sera imposée – patientez, vous n’avez encore rien vu des souffrances de notre classe camarades – ce n’est qu’au moment de ces soulèvements populaires spontanés que se posera la question de la direction et de l’orientation de la révolution. Pas avant. Il sera alors crucial que la classe prolétarienne se soit totalement affranchie des influences néfastes des idées petites-bourgeoises, idéalistes, réactionnaires, nationalistes et réformistes de tout acabit, et de toutes les organisations de la gauche sectaire, dogmatique et opportuniste qui assombrissent le paysage révolutionnaire prolétarien. Fort heureusement, le Parti Communiste Ouvrier s’est désintégré ce qui en fait un de moins à contrer. C’est la raison pour laquelle notre slogan pour toute la période prérévolutionnaire est le suivant : Camarade, garde-nous de cette pseudo « avant-garde » de gauche, nos ennemis de classe on s’en charge. Ndlr. http://www.les7duquebec.com)
 
 
La bourgeoisie
 
La bourgeoisie canadienne est la classe dominante de notre pays.  C’est notre ennemi principal dans la lutte pour le socialisme.  La bourgeoisie est la classe des capitalistes qui possède et contrôle les moyens de production et vit des profits, de la plus-value qu’elle extorque à la classe ouvrière.  La bourgeoisie canadienne est une bourgeoisie impérialiste. En plus des propriétaires d’industries, de mines, etc., la bourgeoisie comprend : les capitalistes qui possèdent et contrôlent les systèmes de transport, les banques, les compagnies d’assurances et autres institutions financières, les biens immobiliers commerciaux, les grandes fermes capitalistes; les gérants à la tête des grandes compagnies et les plus hauts politiciens bourgeois, fonctionnaires de l’État et les officiers supérieurs des forces armées. Cette petite poignée d’exploiteurs ne forme que 2 ou 3% de la population de notre pays, mais c’est elle qui contrôle toutes ses richesses.
 
(Une bourgeoisie n’est pas impérialiste. Dans son évolution normale, tout mode de production en arrive à une phase d’évolution où il cherche à s’étendre à toutes les sociétés connues et accessibles. À détruire et à absorber les anciens moyens de production et les rapports de production antérieures. Le mode de production capitaliste en est rendu dans son évolution normale à cette phase impérialiste où il tente de soumettre toutes les espaces et les sociétés restantes – encore sous mode de production semi-féodale comme au Népal, en Afghanistan, en Papouasie, en Amazonie, et dans certaines régions reculées d’Afrique (la conversion de la Chine et de l’Inde étant avancées) – à son mode d’exploitation et de production de la plus-value. Les idéalistes du PCO pensaient qu’une classe sociale détermine un mode de production alors que le matérialisme dialectique prolétarien nous enseigne que c’est le mode de production qui détermine les rapports de production et les classes sociales antagonistes qui l’habitent. Ainsi, il faut plutôt écrire que le Canada est régit par le mode de production capitaliste à sa phase impérialiste d’évolution économique ce qui signifie que la classe capitaliste canadienne est entièrement intégrée à l’écheveau complexe des interrelations financières multilatérales, de cooptation et d’imbrication du capital international. Voilà les caractéristiques des rapports de production impérialistes assujettis aux forces productives capitalistes. Depuis Lénine, Boukharine et les bolchéviques, la gauche bourgeoise définie l’impérialisme comme une politique agressive et volontariste – d’expansionnisme économique – et guerriers de grands États bourgeois agressifs ayant résolus de dominer le monde, alors que la réalité est plutôt que l’impérialisme est d’abord un état d’évolution économique contraignant une politique expansionniste comme solution désespérée à la baisse tendancielle et inexorable du taux de profit, d’où l’impossibilité de valoriser (reproduire) le capital et dégénérescence du système conomique. En d’autres termes l’impérialisme est la matérialisation de la démarche d’obsolescence du mode de production capitaliste moribond qui ne parvient plus à remplir sa mission historique d’assurer la reproduction de l’espèce humaine ce pour quoi il faut l’éradiquer pour construire un nouveau mode de production planifié, cohérent et efficient (2). Ndlr. http://www.les7duquebec.com)
 
 
Le programme du PCO poursuit : la bourgeoisie ne forme qu’une seule classe, mais elle peut être divisée en deux fractions principales, la bourgeoisie monopoliste et la bourgeoisie non monopoliste ou moyenne bourgeoisie. La bourgeoisie monopoliste, qui s’est développée en même temps que le capitalisme monopoliste, est le noyau dominant et dirigeant de la bourgeoisie.  C’est la petite poignée de capitalistes financiers contrôlant les grandes banques, les institutions financières et les compagnies monopolistes qui domine la vie économique du Canada. Paul Desmarais de Power Corporation, Jean De Grandpré de Bell Canada, Peter Gordon, président de Stelco, Alfred Powis de Noranda, Conrad Black d’Argus, les Bronfman, les Weston, ces hommes sont tous des représentants typiques de la bourgeoisie monopoliste.  En tout, la bourgeoisie monopoliste constitue moins d’un quart de 1% de la population au Canada.  La moyenne bourgeoisie est formée des plus petits capitalistes.  On les retrouve souvent dans les secteurs le plus arriérés de la production et ils sont fréquemment associés à des intérêts régionaux.  Ils sont concentrés dans la petite industrie manufacturière, le commerce au détail de même que la petite spéculation financière. Très souvent, elle essaie d’arracher encore plus aux travailleurs afin de concurrencer les gros monopoles.  Ces dernières années, les travailleurs canadiens ont mené d’âpres luttes pour défendre leur droit à la syndicalisation contre ces capitalistes, comme à Fleck en Ontario ou à Commonwealth Plywood au Québec.
 
Pour chaque capitaliste monopoliste, il y a des dizaines de plus petits capitalistes.  Chaque année, particulièrement en temps de crise, plusieurs petits capitalistes sont ruinés à cause de la concurrence, tandis que les monopoles continuent leur poussée pour concentrer et centraliser le capital. II y a plusieurs contradictions au sein de la bourgeoisie canadienne : il y a des contradictions entre les fractions monopoliste et non monopoliste et entre les différents groupes monopolistes eux-mêmes.  Certains capitalistes canadiens, comme les principaux gestionnaires des monopoles américains au Canada, servent d’agents de l’impérialisme américain et d’autres sont étroitement liés aux intérêts américains. D’autre part, certains éléments de la bourgeoisie canadienne adoptent une position plus indépendante vis-à-vis l’impérialisme américain tandis qu’un nombre a adopté une position fortement nationaliste. La contradiction la plus aigüe au sein de la bourgeoisie aujourd’hui se situe entre la bourgeoisie monopoliste et la bourgeoisie nationaliste québécoise.  Mais malgré leurs différends, les capitalistes sont unis dans leur soif de profits, leur volonté d’exploiter la classe ouvrière, leur peur et leur haine de la révolution socialiste.
 
(Toujours le même dogmatisme infantile, puéril, caractéristique des organisations monistes de types communistes et gauchistes, présentant la classe capitaliste comme une bande de brigands, des mécréants, bêtement « assoiffés de sang et d’argent », des méchants poursuivant le mal pour le plaisir d’être malveillants – réunie dans leur haine du « socialisme », pourtant devenu tellement insignifiant depuis l’effondrement du camp socialiste (ce camp socialiste qui ne fut jamais un camp prolétarien révolutionnaire en voie d’édification du mode de production communiste, sinon via la construction du social-capitalisme d’État). Le matérialisme dialectique prolétarien nous enseigne que la classe capitaliste accomplit sa mission historique en cherchant à valoriser son capital. Les lois de l’économie-politique capitaliste sont inexorables et le capitaliste qui n’accomplit pas cette mission impérative et laisse son capital improductif – en jachère bancaire – disparait ou est absorbé par ses concurrents. Il n’y a jamais d’unité à long terme entre les capitalistes, tous soumis aux lois du marché et de la concurrence qui ne fait que s’exacerber sous la phase impérialiste du capitalisme des monopoles. Le matérialisme dialectique prolétarien nous enseigne que ce n’est pas la félonie des capitalistes qui entrainera leur perte, mais le fait que le mode de production capitaliste empêtrée dans ses contradictions insolubles ne trouvera pour seul remède que d’accroitre l’oppression et l’exploitation de la classe prolétarienne au-delà de ce qu’elle pourra endurer, la forçant à disparaitre ou à se révolter pour survivre en tant que classe sociale, puis à ériger un nouveau mode de production social – communiste – pour assurer la reproduction élargie de l’humanité. Alors curés, abbés, mollahs, imams et rabbins communistes et gauchistes repente-vous, la révolution prolétarienne viendra à son heure quand le grand cirque économique capitaliste aura fait son dernier tour de piste rocambolesque et s’effondrera alors le prolétariat saura-t-il s’affranchir de vos jérémiades électoralistes et réformistes ? Ndlr. http://www.les7duquebec.com )
 
 
Le prolétariat
 
La classe ouvrière est la classe révolutionnaire la plus conséquente au sein de la société canadienne.  C’est la force principale et dirigeante dans la lutte pour le socialisme. La classe ouvrière est la classe la plus nombreuse au Canada et constitue les deux tiers de la population du pays.  C’est du labeur de ces millions de travailleurs que les capitalistes se sont engraissés. Les ouvriers ne possèdent aucun des moyens de production et ils sont forcés de vendre leur force de travail aux capitalistes pour survivre.  Les ouvriers reçoivent un salaire qui correspond en gros à la valeur de la force de travail.  Leur travail en surplus accroit ou aide à accroitre le capital.  La classe ouvrière n’a aucun rôle de direction dans la division du travail et elle est sujette à la discipline rigide de la production capitaliste (passons sur cette description approximative. Ndlr).
 
Avec le développement du capitalisme et de l’impérialisme, la classe ouvrière n’a pas cessé de grandir et elle est devenue plus complexe.  Aujourd’hui, le prolétariat comprend différents groupes de travailleurs.  II y a les ouvriers industriels dans les mines, les usines, les chemins de fer et ainsi de suite (par exemple un mineur d’Inco à Sudbury ou un ouvrier d’une ligne d’assemblage de GM à Oshawa); il y a les travailleurs de commerce comprenant les employés des entreprises financières et commerciales (un vendeur d’Eaton, un commis de la Banque de Montréal), les travailleurs des services dans les services de l’État et du secteur privé (comme une aide-malade dans un hôpital) et finalement les travailleurs agricoles sur les fermes (un travailleur agricole des Prairies).
 
 
(L’exposé ci-haut présente le capitalisme et l’impérialisme comme deux modes de production différents signifiant ainsi l’adhésion de ce parti à la thèse bolchévique de l’impérialisme; à contrario de Lénine, il admet que la classe ouvrière n’a aucun rôle de décision dans la division sociale du travail, ce que nous avions souligné précédemment ; et il confond classe ouvrière et classe prolétarienne. Ainsi, les ouvriers agricoles – producteurs de plus-value – font intégralement partie de la classe ouvrière, fer de lance révolutionnaire de la classe prolétarienne dans son ensemble. Ndlr. http://www.les7duquebec.com)
 
 
Des divers types de travailleurs, c’est le prolétariat industriel qui est le plus déterminé et résolu dans la lutte révolutionnaire. Les travailleurs industriels produisent les richesses de la société.  Ce sont eux qui vivent le plus directement l’exploitation capitaliste. C’est leur travail qui fait tourner la roue de l’industrie moderne. Concentrés dans les secteurs de pointe de la grande industrie, ils sont les travailleurs les plus disciplinés, les plus expérimentés et les mieux organisés (sic). Ils se sont toujours tenus à la tête de l’armée de la classe ouvrière dans la lutte contre les capitalistes, par exemple, durant les luttes pour la syndicalisation des années 30 ou pendant les luttes contre le gel des salaires au milieu des années 70. Il y a environ deux millions et quart d’ouvriers industriels au Canada, d’après les statistiques de 1971*.  Familles incluses, le prolétariat industriel englobe près de 30% de la population**. Dans les rangs de la classe ouvrière, nous devons inclure également la vaste majorité des chômeurs, des assistés sociaux, de même que ceux qui ne peuvent pas travailler à cause d’accidents ou de maladies.  Ils forment une énorme armée de réserve d’où les capitalistes peuvent tirer une force de travail en période d’expansion économique.  Les patrons se servent aussi de cette réserve pour faire baisser les salaires et les conditions de vie de tout le prolétariat en temps de crise. Le prolétariat canadien est un prolétariat multinational de travailleurs de plusieurs nationalités de même que de travailleurs immigrants. Pourtant, malgré les nombreuses différences qui peuvent exister entre les travailleurs – entre les diverses catégories de travailleurs, entre ceux qui travaillent et ceux qui sont sans emploi, entre hommes et femmes, et entre travailleurs des différentes nationalités – tous ont le même intérêt fondamental à renverser le système capitaliste. En forgeant l’unité la plus grande possible dans ses rangs, le prolétariat peut réussir à se libérer.  À la longue, la petite minorité d’exploiteurs ne pourra faire face à la puissance organisée de la classe ouvrière dirigée par son parti communiste.
 
Mais pour faire la révolution, le prolétariat doit gagner à sa cause d’autres forces.
 
La petite bourgeoisie
 
Entre la bourgeoisie et le prolétariat, on retrouve une classe importante et variée, la petite bourgeoisie.  Quelques-uns de ses membres possèdent de petits moyens de production, d’autres sont des professionnels : ils remplissent des emplois qui exigent une instruction plus élevée ou participent à l’administration ou à la direction de la production capitaliste. Les petits-bourgeois ne vivent pas principalement en exploitant le travail des autres, mais ils ne font pas non plus partie de la classe ouvrière. La petite bourgeoisie est une classe extrêmement diversifiée.  C’est une classe instable, constamment en changement.  Plusieurs petits-bourgeois sont en train de se prolétariser, alors qu’ils sont forcés de grossir les rangs de la classe ouvrière.  Un petit nombre réussit à s’élever jusqu’à la bourgeoisie.  La mentalité de petit propriétaire et un esprit corporatiste étroit caractérisent la petite bourgeoisie.
 
Prise comme un tout, cette classe – contrairement au prolétariat – n’est pas une force révolutionnaire conséquente. Un fermier indépendant, un artisan ou petit commerçant, un scientifique, un enseignant ou un médecin, un contremaitre ou administrateur d’un échelon inférieur, tous font partie de la petite bourgeoisie.  Au total, cette classe englobe près du tiers de la population du Canada. Selon la façon dont ils gagnent leur vie, ils sont soit des petits propriétaires, des professionnels ou des employés petits-bourgeois. Ce qui est le plus important pour la classe ouvrière, c’est de pouvoir, en tenant compte des différentes conditions de vie et de travail de la petite bourgeoisie, diviser cette classe en plusieurs couches qui joueront chacune un rôle différent dans la lutte pour le socialisme.
 
La couche inférieure de la petite bourgeoisie est formée de ceux qui vivent et travaillent dans des conditions proches de celles du prolétariat.  Les petits fermiers, les pêcheurs, les commerçants de même que les petits employés font partie de cette couche. Cette section de la petite bourgeoisie souffre sous le système capitaliste.  Les petits propriétaires sont écrasés sans pitié par les monopoles.  Chaque année, des centaines de petits fermiers, pêcheurs ou petits commerçants sont ruinés, tandis que d’autres sont forcés de prendre un deuxième emploi pour survivre.  Par exemple, entre I951 et 1971, sur une période de vingt ans seulement, le nombre de fermes au Canada est passé de 623 000 à 366 000, soit une chute de plus de 40%.  Souvent, le niveau de vie des petits propriétaires est plus bas que celui du prolétariat. Les employés petits-bourgeois font face à une vie de plus en plus dure.  Ils sont touchés par l’inflation, les bas salaires, la détérioration des conditions de vie et de travail et les autres effets de la crise au même titre que la classe ouvrière.
 
La couche inférieure de la petite bourgeoisie n’a pas intérêt à maintenir le système capitaliste.  Elle peut devenir une ferme alliée du prolétariat dans la lutte pour le socialisme.
 
La couche moyenne de la petite bourgeoisie jouit de bien meilleures conditions de vie et de travail.  Ceux qui en font partie possèdent habituellement plus de propriétés, sont plus instruits ou encore, jouent un rôle de direction de la production capitaliste.  Cette couche varie des fermiers à l’aise aux cadres inférieurs du gouvernement et des compagnies. Malgré son niveau de vie plus élevé, une bonne partie de la couche moyenne peut être ralliée à la cause du socialisme.  D’autres éléments peuvent être neutralisés. La couche supérieure possède une partie beaucoup plus considérable de la richesse et tire des privilèges certains du système capitaliste.  Plusieurs professionnels, comme les médecins, les avocats, les fermiers riches tout comme les cadres moyens du gouvernement ou des compagnies font partie de cette couche.
 
Cette couche supérieure possède les liens les plus étroits avec la bourgeoisie.  Elle a le plus de chances d’accéder à la bourgeoisie.  Plusieurs personnes de la petite bourgeoisie supérieure sont de fidèles défenseurs des capitalistes.  Certains de la couche supérieure peuvent être gagnés au socialisme, d’autres peuvent être neutralisés, tandis que certains vont s’opposer directement à la révolution socialiste. Avec le développement du capitalisme, le système a un besoin croissant de personnes impliquées dans le travail intellectuel.  L’intelligentsia est composée de personnes qui accomplissent un travail intellectuel.  On y retrouve des gens e différentes classes.  Les enseignants, les scientifiques, les écrivains, et autres font tous partie de l’intelligentsia.  Certains intellectuels, comme les auteurs à succès, font partie de la bourgeoisie.  Mais la grande majorité appartient aux diverses couches de la petite bourgeoisie. Les intellectuels peuvent servir soit le prolétariat, soit la bourgeoisie.  Ils peuvent défendre ou bien le progrès ou bien la réaction.  Tandis que certains vont devenir les fervents défenseurs de la bourgeoisie, plusieurs pourront être gagnés à la cause du prolétariat.
 
 
(Quel charabia indigeste, quelle comptabilité de « preachers » de sectes religieuses présentant une étude de marché des éventuelles clientèles à se partager sur le marché du militantisme petit-bourgeois. Tout est décrit et imaginé en fonction de « gagner-évangéliser » tel ou tel segment de la petite bourgeoisie (près du tiers de la population canadienne révèle ce plan d’affaires). D’où vient cette virtuosité des organisations petites-bourgeoises communistes et gauchistes à décortiquer le magma des segments de petits-bourgeois – leur « clientèle » privilégiée – afin de laisser croire que telle ou telle composante pourrait, disent-ils « être gagnés à la cause du prolétariat et du socialisme » ? Ces divagations petites bourgeoises proviennent de l’époque des révolutions socialistes de 1917 à 1980 environ, de l’époque des luttes de pseudo « libération nationale » pour le droit à l’autodétermination des peuples (notez que de socialisme et de prolétaires le Programme et ses statuts sont passés à la libération nationale par le « peuple », un amalgame de classes comprenant petite, moyenne et grande bourgeoisie patriotique). Étant donné que toute et chacune des révolutions sociales victorieuses qui se sont produites depuis 1917 souffrait énormément d’une insuffisance criante de prolétaires, tout un chacun de ces révolutions sociales se sont transformées en révolution démocratique bourgeoise s’appuyant fortement sur la paysannerie très nombreuse et sur la bourgeoisie commerçante, sur la petite bourgeoisie émergente et ultimement, là où les conditions le permettaient, sur un petit prolétariat vagissant (Russie, Chine, Vietnam, Cuba, Burkina Faso, Éthiopie, Angola, Mozambique, Corée (?), etc.) Faut-il redire que sans un prolétariat massif, nombreux, expérimenté, fortement développé, paupérisé, à la conscience de classe hautement développée, il n’y a aucune révolution prolétarienne imaginable ? Constatant ce fait indubitable, les différents chefs socialistes et communistes ont développé une problématique alambiquée de « recrutement » des différents segments de la petite bourgeoisie à la « cause » révolutionnaire bourgeoise. Quant à nous révolutionnaire prolétarien nous pensons effectivement que : « La mentalité de petit propriétaire et un esprit corporatiste étroit caractérisent la petite bourgeoisie. Prise comme un tout, cette classe – contrairement au prolétariat – n’est pas une force révolutionnaire conséquente. » Pire, à l’étape actuelle, préparatoire à l’insurrection populaire qui précèdera la phase franchement révolutionnaire prolétarienne, la petite bourgeoisie est le pire ennemi du prolétariat dont il faut totalement éradiquer l’influence réformiste néfaste, parmi la classe ouvrière d’abord, puis parmi l’ensemble du prolétariat ensuite. La petite bourgeoisie est réformiste par nature, par essence, ceci lui vient de sa situation sociale en tant que classe sociale parasitaire – non productrice de plus-value. Seules la paupérisation et la prolétarisation de la petite bourgeoisie – présentement en cours dans le monde occidental industrialisé – assureront sa rémission et son intégration en tant que force prolétarienne révolutionnaire à part entière. Cette intégration ne sera pas le résultat du prêchiprêcha des petits bourgeois des sectes communistes, mais celui d’un processus économicosocial inéluctable trouvant sa source dans la crise économique systémique du capitalisme. Aucun compromis avec la petite bourgeoisie, aucune alliance avec la bourgeoisie qui en aucun cas ne peuvent devenir des amis du mode de production communiste. NDLR http://www.les7duquebec.com (3).    
 
 
Les autres couches
 
À part les trois classes, la bourgeoisie, le prolétariat et la bourgeoisie, il y a, dans la société canadienne, un certain nombre d’autres couches importantes qui se situent à la frontière des principales classes. Entre le prolétariat et la petite bourgeoisie, il y a le semi-prolétariat.  Au Canada, cette couche est infime.  Elle est composée de ceux qui sont moitié ouvrier, moitié petit producteur, généralement en voie de prolétarisation ou entrainés dans la classe ouvrière.  Les petits fermiers et les petits pêcheurs qui sont forcés de travailler en tant qu’ouvriers pendant une partie de l’année font partie de cette couche.
 
Avec le développement de l’impérialisme, la bourgeoisie a réussi à corrompre un tout petit groupe dans la classe ouvrière : l’aristocratie ouvrière.  Ses membres deviennent les commis ouvriers de la bourgeoisie, sabotant les luttes des travailleurs et le mouvement syndical de l’intérieur dans le but de préserver le système capitaliste. L’aristocratie ouvrière est la mince couche supérieure des ouvriers qui a été achetée par les surprofits de l’impérialisme.  Elle sert d’agent à la bourgeoisie à l’intérieur du mouvement ouvrier. L’aristocratie ouvrière est composée des dirigeants syndicaux comme Dennis McDermot du CTC ou Laberge de la FTQ, qui ont vendu le prolétariat aux patrons et qui trahissent les buts du mouvement syndical, et aussi d’un très petit nombre de travailleurs hautement privilégiés. L’aristocratie ouvrière est la base et le principal appui social de l’opportunisme et du révisionnisme au sein du mouvement ouvrier.  Elle est l’ennemie de la classe ouvrière et son influence sur les travailleurs doit être détruite.
 
(Quelques mots à propos de cette soi-disant « aristocratie ouvrière », termes malheureux utilisés par Marx et repris à l’envie depuis par toute la petite bourgeoisie de gauche. Pour nous, révolutionnaire prolétarien, « l’aristocratie ouvrière » n’existe pas en tant que segment de classe du prolétariat. Il y a effectivement des éléments de la classe prolétarienne qui sont temporairement stipendiés par la bourgeoisie qui leur assure des sinécures, des emplois planqués, bien payés, hors du circuit de la production, la pléthorique bureaucratie syndicale bourgeoise en étant l’archétype. Mais alors ces éléments prolétariens, coupés de leur relation à la production de plus-value, perdent son statut de prolétaire et migrent vers un statut social de petit-bourgeois parasitaire. En ce qui concerne une certaine couche d’ouvriers socialement (et temporairement) mieux payés, ils continuent de faire partie de la classe ouvrière en tant que producteurs de surtravail et de plus-value. L’évolution du mode de production capitaliste en déclin se chargera bien de leur faire perdre les quelques avantages temporairement arrachés au capital comme l’ont appris des centaines de milliers d’ouvriers de l’automobile et du rail aux États-Unis. Ndlr. http://www.les7duquebec.com).
 
Le lumpenprolétariat est la couche inférieure de la société, le déchet de toutes les autres classes, qui vit en dehors du processus normal de production et d’échange.  Le lumpen vit du crime et de la corruption.  La petite pègre, les trafiquants de drogues, les prostituées et autres font partie de cette couche.  La grande pègre ne fait pas partie du lumpenprolétariat, mais de la bourgeoisie elle-même.  Il arrive que le lumpenprolétariat se lance dans quelques révoltes spontanées contre l’ordre établi.  Mais dans l’ensemble, il est une force réactionnaire susceptible d’être utilisée contre la classe ouvrière.  Les patrons utilisent souvent les éléments du lumpenprolétariat comme briseurs de grève par exemple.  Sa vie de crime et de corruption fait du lumpenprolétariat une force dangereuse sur laquelle le prolétariat ne peut se fier d’aucune façon dans sa lutte pour renverser le capitalisme.
 
Cette analyse scientifique des classes dans la société canadienne nous montre que les ennemis de la classe ouvrière sont en réalité une infime minorité isolée et que la classe ouvrière et le parti peuvent rallier sous leur bannière la vaste majorité de la population à la cause de la révolution socialiste.  L’analyse des classes en présence au Canada prouve que la classe ouvrière est la force principale et dirigeante dans la lutte révolutionnaire.  La couche inférieure de la petite bourgeoisie et le semi-prolétariat souffrent sous ce système d’exploitation.  Avec le prolétariat, ces couches forment le peuple travailleur canadien qui a intérêt à renverser le capitalisme.  Ces couches populaires des villes et des campagnes sont des alliés très précieux du prolétariat dans la lutte pour le socialisme. S’efforcer de gagner l’ensemble de ces couches populaires à la cause de la révolution est une tâche essentielle de la classe ouvrière.
 
(Les « couches populaires » ça n’existe pas en sociologie marxiste, pas plus que les « classes populaires », mais passons, une approximation supplémentaire dans ce programme et ces statuts indignent de l’appellation communiste et motif pour lequel nous évitons désormais cette appellation qui a été souillée par un siècle d’opportunisme et de réformisme gauchiste. Cette étude petite-bourgeoise non scientifique sur les classes sociales est totalement erronée et démontre que la classe ouvrière doit d’abord se dégager de l’emprise néfaste de la petite bourgeoisie réformiste, c’est-à-dire se libérer de l’influence de la go-gauche organisée dans une multitude de sectes dogmatiques portant le nom de Parti, Ligue, Alliance, Association, Comité, Cellule, Groupe d’avant-garde qui sont toutes devenues des entraves à l’avancement révolutionnaire de notre classe. La désintégration de ces groupuscules maoïstes à la fin des années quatre-vingt est la meilleure nouvelle que le mouvement ouvrier a connu. Il est dommage que les partis communistes issus de la IIIe Internationale n’aient pas connu le même sort. À la lecture de ce Programme et statuts il est aisé de comprendre pourquoi tous ces militants ont mal tourné ou sont restés de parfaits ignares dans le domaine de la révolution prolétarienne. Ndlr. http://www.les7duquebec.com)
 
*Ces chiffres proviennent d’une analyse de la population active d’après le recensement de 1971.
**Puisque la famille est l’unité économique de base de la société capitaliste, les membres d’une famille qui ne travaillent pas appartiennent généralement à la même classe que le soutien de famille.  C’est pourquoi les enfants et les ménagères font partie de la même classe que leur père ou leur mari puisqu’ils ont fondamentalement le même rapport aux moyens de production.
 
(1)    Nous publierons prochainement : L’impérialisme phase ultime d’un mode de production.  http://www.les7duquebec.com
(2)
(3)  Pour une description du segment de classe petit-bourgeois nous vous référons à ce texte :   http://www.les7duquebec.com/7-au-front/fute-le-proletariat-americain-comment-instrumentaliser-une-potiche/


http://www.les7duquebec.com/7-au-front/critique-de-lanalyse-communiste-des-classes-sociales/

Alter Info l'Information Alternative

Comment couper les ailes aux fonds vautours qui spéculent sur l’effondrement financier des pays

Depuis deux décennies, les pratiques déloyales des fonds vautours leur permettent d’enregistrer d’énormes profits sur le dos des pays endettés et de leur population. Petite explication sur la manière dont ces rapaces financiers procèdent et comment leur couper les ailes grâce à de nouvelles lois, comme celle votée en Belgique mais attaquée par les fonds vautours.
Comment couper les ailes aux fonds vautours qui spéculent sur l’effondrement financier des pays
Les fonds dits « vautours » sont des fonds spéculatifs spécialisés dans le rachat à bas prix de titres de la dette de pays surendettés. But de l’opération : entamer à terme une procédure judiciaire pour tenter d’obtenir le paiement de la totalité de la valeur nominale de cette dette – et empocher au passage de plantureux profits.

La stratégie de ces fonds se décompose en deux temps : il s’agit d’abord d’identifier un pays fortement endetté, afin de pouvoir acheter des titres de sa dette à un prix peu élevé. Ensuite, le fonds attend que le pays endetté bénéficie d’une embellie financière, suite à un allègement de sa dette, pour l’attaquer en justice et exiger le remboursement de l’intégralité de la valeur nominale de la dette pourtant acquise au rabais.

Au final, la différence entre le prix d’achat de la dette et le montant finalement remboursé permet d’enregistrer des taux de profits de plusieurs centaines de pour cent, au détriment du pays endetté et de sa population.

Le premier fait d’armes des fonds vautours remonte aux années 1990. En 1996, Elliot Associates, un fonds vautour basé à New York et dirigé par Paul Singer (un proche du parti Républicain, ndlr), achète des titres de la dette du Pérou pour un montant de 11 millions de dollars, avant d’intenter une action en justice contre le gouvernement péruvien, qui avait bénéficié d’un allégement de dette. En octobre 1999, la Cour d’appel fédérale lui donne raison, contraignant le Pérou à lui payer la somme de 58 millions de dollars. Au final, le fonds vautours a empoché un taux de profit de plus de 400 %. Depuis, des dizaines de procédures de ce genre ont eu lieu.

Les pays africains en sont les principales cibles, avec huit nouveaux procès par an en moyenne [1]. Toutefois, les pays en développement ne sont pas l’unique cible de ces fonds : suite à l’allégement de la dette de la Grèce en 2011, des fonds vautours ont refusé de participer à l’opération et exigé d’être remboursés intégralement – notamment le fonds Dart management enregistré aux Iles Caïmans et dirigé par Kenneth Daar.
Le cas d’école argentin

L’action des fonds vautours n’est pas seulement néfaste pour les pays qu’ils choisissent comme victimes ; elle l’est également pour les autres créanciers de ce pays. En effet, ils jouent le rôle du « passager clandestin » : lorsqu’un pays bénéficie d’un allégement de dette, tous ses créanciers sont en principe tenus d’abandonner une partie de leurs créances. Or, la stratégie des fonds vautours consiste précisément à refuser d’assumer leur part de l’allégement et d’exiger unilatéralement devant les tribunaux d’être payés en priorité et au prix fort.

Le cas du bras de fer entre les fonds vautours et l’Argentine est un cas d’école. Après avoir connu en 2001 le plus important défaut de paiement de l’histoire des pays en développement, l’Argentine du gouvernement Kirchner négocie une restructuration de sa dette acceptée par 93 % de ses créanciers. Les fonds vautours refusent de participer à cet accord, préférant attaquer l’Argentine devant les tribunaux et exiger le remboursement intégral de leurs créances.

Le 26 octobre 2012, un arrêt de la cour d’appel de New York, confirmé en juillet 2014, leur a donné raison : l’Argentine se voit refuser le droit de rembourser les 93 % de créanciers qui avaient accepté le plan de restructuration sans payer dans le même temps l’intégralité des sommes réclamées par les fonds vautours – avec le risque que les autres créanciers demandent à leur tour à être remboursés en intégralité.

Le bras de fer a tourné définitivement à l’avantage des fonds vautours suite à l’arrivée au pouvoir en 2016 du président Mauricio Macri. Ce dernier, contrairement à ses prédécesseurs, décide de céder aux exigences des puissants rapaces en empruntant en avril 16,5 milliards de dollars sur les marchés financiers internationaux pour les rembourser.

Cette victoire des fonds vautours a non seulement des conséquences pour l’Argentine, qui a repris le chemin de l’endettement et court le risque de voir d’autres créanciers exiger les mêmes faveurs que celles octroyées aux fonds vautours, mais plus largement pour l’ensemble du système de gestion de la dette. Le message envoyé aux fonds spéculatifs est limpide : refuser de participer à des opérations de restructuration de la dette peut rapporter gros, en abusant de la bonne foi des créanciers ayant accepté d’abandonner une partie de leurs créances. A l’avenir, il sera dès lors encore plus compliqué pour un Etat en défaut de paiement de persuader ses créanciers de participer volontairement à une opération d’allègement de la dette – et d’autant plus tentant pour les fonds vautours de jouer le rôle de passagers clandestins. Leur victoire sur l’Argentine les place donc en position de force.
La Belgique pionnière

En juillet 2015, le Parlement belge adopte, à la quasi-unanimité, une loi visant à enrayer l’action des fonds vautours [2]. Cette loi vise à empêcher un créancier de bénéficier d’un « avantage illégitime », défini comme une disproportion manifeste entre le prix effectivement payé pour le rachat de la créance et le montant du remboursement demandé. En d’autres termes, la loi interdit aux fonds vautours d’exiger un montant plus élevé que celui auquel ils ont acheté les dettes sur le marché secondaire. Pour décréter un « avantage illégitime », le juge doit constater qu’au moins une condition parmi les six mentionnées par la loi est rencontrée.

Les six conditions sont les suivantes : l’État était insolvable ou dans une situation de risque imminent de défaut lors du rachat de la créance ; le créancier est légalement établi dans un paradis fiscal ; le créancier a dans le passé multiplié abusivement les procédures contentieuses ; le créancier a abusé de la faiblesse de l’État débiteur pour négocier un accord de remboursement manifestement déséquilibré ; le remboursement intégral de la somme demandée est susceptible d’avoir un impact significatif sur les finances publiques et un effet négatif sur le développement économique et social de la population du pays concerné.

Certes, la loi belge a un champ d’application limité, puisqu’elle ne concerne que les cours et tribunaux belges. Elle n’en représente pas moins un modèle qui, s’il était généralisé aux autres pays, serait susceptible de mettre fin à l’action néfaste des fonds vautours. C’est d’ailleurs une recommandation du Programme d’action d’Addis-Abeba (Éthiopie) sur le financement du développement, adopté en juillet 2015 dans le cadre de l’ONU : « Nous sommes préoccupés par le fait que certains porteurs d’obligations minoritaires peu enclins à coopérer ont les moyens de contrarier la volonté des porteurs majoritaires qui acceptent de restructurer les obligations d’un pays traversant une crise de la dette, compte tenu des répercussions éventuelles sur d’autres pays. Nous prenons note des mesures législatives prises par certains pays afin de prévenir de tels agissements et nous encourageons tous les gouvernements à prendre les mesures qui s’imposent. » [3]

Face à une telle menace, le fonds NML Capital, filiale du fonds Elliot Associates de Paul Singer et principal protagoniste du bras de fer avec l’Argentine, a introduit en mars 2016 un recours en annulation de la loi devant la Cour constitutionnelle – un recours dont les arguments juridiques sont contestés par trois ONG belges (le CNCD-11.11.11, son homologue flamand et le CADTM) qui ont fait valoir leur « intérêt à agir » pour déposer une requête en intervention pour défendre le maintien de la loi.

Au-delà de telles initiatives législatives nationales, la solution pour mettre un terme à l’action des fonds vautours consiste à instaurer un mécanisme multilatéral de restructuration de la dette, afin de contraindre tous les créanciers d’un pays en défaut de participer à l’opération d’allègement et d’empêcher les pratiques de passager clandestin des fonds vautours.

Un tel mécanisme a été proposé par le FMI en 2002 [4], puis par l’Assemblée générale de l’ONU en 2015 [5], mais la proposition a jusqu’ici été refusée par les pays développés. C’est pourtant la seule option pour couper définitivement les ailes aux fonds vautours.

Arnaud Zacharie, secrétaire général du CNCD-11.11.11

Cette chronique est parue dans le numéro 117 de la revue belge Imagine, demain le monde. Pour découvrir ce magazine, rendez-vous sur son site Internet.

Notes

[1] Schumacher, C. Trebesch, and H. Enderlein, « Sovereign Defaults in Court : The Rise of Creditor Litigation », 23 juin 2013, p. 4.

[2] Cette loi fait suite à une première loi de 2008 empêchant la saisie par des fonds vautours de ressources financières relevant de l’aide publique belge au développement, après que le fonds Kensington International eut fait saisir des fonds issus de l’aide belge au développement pour se faire rembourser d’une dette du Congo-Brazzaville.

[3] Programme d’action d’Addis-Abeba issu de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement (Programme d’action d’Addis-Abeba), approuvé par l’Assemblée générale de l’ONU, résolution 69/313 du 27 juillet 2015, § 100.



[4] Anne O. Krueger, « A New Approach to Sovereign Debt Restructuring », IMF, April 2002.

[5] United Nations General Assembly, « Basic Principles on Sovereign Debt Restructuring Processes », A/69/L.84, 29 July 2015.

Alter Info l'Information Alternative

DAVID CAMERON, HILLARY CLINTON ET NICOLAS SARKOZY Les grands « brûlés » de l’Histoire

Promoteurs zélés de la doctrine interventionniste, ces trois personnalités ont semé désordre et désolation dans de nombreux pays à travers le monde. Le chaos libyen est bien là pour en témoigner.
DAVID CAMERON, HILLARY CLINTON ET NICOLAS SARKOZY Les grands
Malheur aux vaincus! En attendant que la poussière retombe en cette année 2016, le champ de bataille est déjà jonché par d'illustres cadavres. Ce sont trois grands brûlés de la politique: l'ancien Premier ministre britannique, David Cameron, la candidate à l'élection présidentielle américaine, Hillary Clinton et l'ex-président français et candidat aux primaires de son parti, les Républicains, Nicolas Sarkozy. Ils viennent d'être froidement désavoués par l'urne et froidement exécutés par l'Histoire. Ces trois personnalités ont plusieurs dénominateurs communs. Des va-t-en-guerre à la solde de lobby, militaro-industriels. Ils sont les promoteurs zélés de la doctrine interventionniste.
Enfin, leur responsabilité est directement engagée dans le désastre connu, notamment dans le Monde arabe. Le chaos libyen, le drame syrien sont les témoins de cette politique de rapaces. Pour ce faire, ils se sont offert des sponsors de taille, à savoir les pétrodollars des monarchies du Golfe pour casser de...l'Arabe.
Si l'ancienne secrétaire du département d'État américain, Hillary Clinton, ne cachait pas sa velléité pour les régimes arabes, elle ne s'encombrait pas non plus de détails quant aux méthodes à appliquer pour concrétiser sur le terrain ses visions politiques. Au début des révoltes, alors qu'elle était aux affaires au département d'Etat américain, elle aurait ficelé un programme pour permettre aux activistes sociaux étrangers de faire de l'agitation dans l'objectif d'un changement de régime dans diverses parties du monde. L'application de ce programme a eu des conséquences majeures sur le Moyen-Orient. Son désaveu par l'électorat américain ne fera pas uniquement la joie des républicains, mais bien de pays qui voyaient en elle, à tort ou à raison, «une réelle menace» pour leur stabilité». Le même désaveu a été subi par David Cameron, Premier ministre du Royaume britannique six années durant. En réel amateur de la politique et avec une facilité déconcertante, il a joué son avenir politique à la roulette russe. Il n'a pas vu venir la vague avant de quitter précipitamment le bateau. David Cameron ne voulait donc pas que son pays quitte, en effet, l'Union européenne. En organisant le fameux référendum sur le Brexit, il a fait tout faux et la population britannique a pris la décision de suivre un autre chemin autre que celui indiqué par Cameron, sanglante défaite.
En septembre dernier, le Parlement britannique a rendu public le rapport d'une commission qui accuse directement David Cameron d'avoir agi en amateur dans la guerre en Libye.
Le document d'une cinquantaine de pages dénonce le fiasco d'une intervention censée, au départ, être humanitaire. Mais l'intervention s'est rapidement avérée être une opération strictement et purement militaire contre le régime d'El Gueddafi. Dans cette aventure désastreuse qui a mené à la destruction totale d'un pays, ça n'a pas été l'oeuvre du seul Cameron. Son allié, Nicolas Sarkozy y a joué un rôle déterminant. Selon le rapport britannique, Sarkozy voulait à travers cette guerre «augmenter l'influence française en Afrique du Nord et au passage améliorer sa popularité». Sarkozy vient à son tour de subir l'humiliation par les urnes. Son élimination de la primaire de la droite est bien plus qu'une défaite électorale. Il a été congédié par son propre camp, par un électorat de droite. «C'est donc bien une lettre de licenciement - peut-être une lettre de cachet - que la droite a adressée à celui qui prétendait en toute impunité retrouver la présidence perdue en 2012», écrit François Bonnet dans un article signé le 20 novembre dernier, dans le journal électronique Média Part. Avec le désaveu de ces trois va-t-en guerre, le monde, connaîtra-t-il enfin une paix?

http://www.lexpressiondz.com/internationale/254612-les-grands-brules-de-l-histoire.html

Alter Info l'Information Alternative

Quel lien existe-t-il entre la dette et la faim ?

Il y a quelques jours le Fonds monétaire international a mis en garde contre une dette mondiale record. Celle-ci a atteint 152 milliards de dollars durant les dernières années, soit 225 % du PIB mondial, constituant ainsi une véritable bombe à retardement qui affecte non seulement les pays périphériques de la zone euro ou les pays émergents, mais aussi la plupart des pays pauvres de la planète.
Quel lien existe-t-il entre la dette et la faim ?
Depuis la crise de 2008, une partie des capitaux qui ont fui la zone euro ont trouvé refuge dans les pays émergents ainsi que dans les pays à faible revenu dont la croissance évoluait à un bon rythme. Le Mozambique, l’Ethiopie, le Ghana ou le Sénégal, sont, entre autres, des pays devenus attractifs pour les investissements étrangers, d’ordre publics et privés.

Les aides financières sous forme de prêts, l’apparition de nouveaux créditeurs, comme la Chine, nouveau grand créancier, ou de crédits des banques internationales voulant fuir les faibles taux d’intérêts européens, ont trouvé des clients en Afrique, en Amérique latine et en Asie. L’encours des crédits octroyés aux pays du Sud s’est multiplié depuis 2008. Certains de ces pays qui avaient vu leur dette annulée, se retrouvent ainsi à la case départ, en situation de surendettement. Il semble que personne n’ait retenu la leçon.


Les crises de la dette, les ajustements et la faim

Dans les années 80, une crise de la dette a éclaté entraînant pauvreté et inégalités en Amérique latine, en Afrique et en Asie. Les organismes internationaux ont alors fait face à la situation de la même manière que pour la crise actuelle dans la périphérie de la zone euro : austérité et plus de dettes. Le résultat a été ce que l’on a appelé plus tard la « décennie perdue », des années d’ajustements qui ont eu pour conséquence la dégradation des indicateurs sociaux dans les pays du Sud.

Au cours de la décennie 90, les mêmes politiques néolibérales ont été maintenues, le consensus de Washington s’est largement répandu et le néolibéralisme est devenu un dogme. Chaque nouveau prêt du FMI, chaque projet de la Banque mondiale, y compris les restructurations et les annulations de dette dont avaient bénéficié certains des pays les plus pauvres, sont subordonnés, jusqu’à ce jour, à l’application de plus d’ajustements, de plus de privatisations, à l’élimination des subventions, la déréglementation du marché du travail, la libéralisation des marchés financiers, la réduction des droits de douane, l’élimination des obstacles au libre-échange… En définitive, des politiques qui après des décennies de mise en œuvre ont contribué à laisser les pays sans défenses face à l’un des plus grands problèmes auquel ils doivent faire face : la faim.

En 1991, en Zambie, les crédits du FMI pour refinancer la dette ont été conditionnés par l’élimination des subventions sur les aliments et les engrais, ou les crédits publics agricoles. Des années plus tard, une évaluation de la Banque mondiale a reconnu que l’élimination des subventions sur les engrais avait conduit à une stagnation économique du secteur agricole, avec toutes les conséquences que cela implique sur la sécurité alimentaire des familles paysannes.

Un cas paradigmatique est celui d’Haïti. Dans les années 70, le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental avait un taux d’autosuffisance en céréales de 98 %. En 2009, il importait 82 % des céréales qu’il consommait. En 1995, le FMI a forcé le président Aristide, de retour d’exil, à réduire de 35 à 3 % les droits de douanes sur le commerce du riz. Le prêt du FMI a été la condition imposée par le gouvernement des États-Unis à Aristide pour lui permettre de rentrer dans son pays après le coup d’État de 1991.

Cette mesure a entraîné une augmentation de 150 % de l’importation du riz entre 1994 et 2003. Ce riz provient en majorité des États-Unis, il est subventionné et vendu par son gouvernement en Haïti à un prix inférieur au prix de production du riz haïtien. Aujourd’hui encore, il est plus facile et moins coûteux d’acheter du riz américain dans les marchés haïtiens que celui produit dans le pays. C’est dans les zones de production de riz en Haïti que l’on compte les plus forts pourcentages de malnutrition du pays.

Cette mesure a entraîné l’appauvrissement de milliers de familles paysannes, qui ont abandonné le travail dans les champs pour vivre dans des bidonvilles urbains. Ces mêmes bidonvilles qui en 2010 ont été détruits par le tremblement de terre et rasés il y a quelques jours par l’ouragan Matthew.

En 2006, le Mali a bénéficié d’une importante annulation de la dette de la part de ses créanciers bilatéraux et multilatéraux. Plus de 1600 millions de dettes annulés. Cet accord a été conditionné par l’adoption de mesures d’ajustement (ou de « modernisation et de croissance économique », comme on les appelle pudiquement à Washington).

Parmi ces mesures, figure entre autres, la suppression des subventions au prix du coton dont dépendaient près de 3,5 millions de personnes dans le pays. Le coton malien non subventionné a dû en conséquence entrer en compétition sur les marchés internationaux avec le coton subventionné et produit aux États-Unis ou dans l’Union européenne. Très vite, la dette a de nouveau augmenté et les paysans maliens ont continué à s’appauvrir sans possibilité de concurrencer les géants du Nord.

Au cours d’une opération « d’allègement de la dette », le Malawi a également dû suivre les instructions du FMI qui l’on conduit à la privatisation du système public de commercialisation des produits agricoles (qui permettait de conserver des stocks de céréales dans le but de faire face à des périodes de sécheresse ou à d’autres imprévus) supprimant également les subventions aux engrais.

Entre 2001 et 2005, lorsque le pays a dû faire face à une crise alimentaire, celui-ci ne disposait pas d’outils efficaces pour la surmonter. En effet, en 2002 le ministre de l’Agriculture du Malawi, Aleke Banda, a déclaré qu’en 2000, le FMI avait incité le gouvernement à vendre au moins une partie de sa réserve d’aliments afin de réduire la dette.

Le FMI a nié son implication en soutenant qu’en réalité, il avait uniquement approuvé une recommandation de la Commission européenne visant à réduire l’excédent de céréales du Malawi. Sans exercer aucune pression, a déclaré le FMI. Évidemment, quel ministre de l’agriculture africain dans l’attente d’une annulation de dette de la part du FMI pourrait ne pas tenir compte des « recommandations » de la Commission européenne et du FMI ?

Au terme du processus d’annulation de la dette sous la tutelle du FMI, en 2006, le Malawi a réintroduit les subventions agricoles favorisant ainsi l’augmentation de la production du maïs.

Et la liste ne s’arrête pas là. Dans les années 90, la Banque mondiale et ses économistes issus des meilleures universités ont recommandé à des pays tels le Vietnam, l’Ouganda, l’Éthiopie ou le Kenya d’augmenter leur production de café destinée à l’exportation. L’augmentation de l’offre a fait chuter le prix du café sur les marchés internationaux. La loi de l’offre et de la demande. Principe de base de l’économie. Les producteurs se sont retrouvés sans ressources pour s’acheter à manger, de la nourriture qu’ils produisaient pourtant avant, à la place du café.


La dépossession de la souveraineté alimentaire

L’on pourrait penser qu’il s’agit de cas isolés, mais ce n’est pas le cas. Depuis les années 80, la dette a été utilisée comme levier pour favoriser l’introduction de mesures néolibérales, comme la réduction du rôle de l’État et l’abandon de la souveraineté au profit des marchés, y compris la souveraineté alimentaire.

Le postulat qui consiste à concentrer les efforts sur une agriculture moderne destinée à l’exportation a détruit la capacité des paysans du monde à produire leurs propres aliments. Cette situation a ouvert les portes à l’accaparement des terres de la part des investisseurs étrangers et a laissé des millions de personnes sans accès à la terre. Dans un rapport datant de 2005, la Banque mondiale a reconnu que cette stratégie, fondée sur la promotion de l’exportation des produits agricoles de base, peut conduire à la pauvreté. Toutefois, elle n’a pas changé de stratégie.

Qu’est-ce que la dette a à voir avec la faim ? Eh bien tout semble les relier. Aujourd’hui, la dette ne constitue pas seulement une bombe à retardement pour l’économie mondiale mais également pour la lutte contre la faim. Il est plus qu’évident qu’elle draine les ressources des pays endettés, utilisées à payer les créanciers, empêchant ainsi que ces ressources soient investies dans la lutte contre la pauvreté, contre les impacts du changement climatique ou d’une sécheresse prolongée.

Mais de manière beaucoup plus invisible et sibylline, la dette est le moyen choisi pour imposer les stratégies et les mesures qui ont facilité la marchandisation et la financiarisation de l’alimentation. En définitive, la dette a joué le rôle de levier pour approfondir un modèle, le capitalisme néolibéral, qui a dépossédé des millions de personnes de leur souveraineté alimentaire.


Traduit par Trommons

Alter Info l'Information Alternative

Wall Street et le Pentagone : éjaculations politiques et militaires précoces

Wall Street et le Pentagone ont salué l’année 2016 comme une « année étendard », un tournant glorieux dans la quête de régimes malléables prêts à vendre leurs ressources économiques les plus lucratives, à signer de nouvelles dettes onéreuses avec Wall Street et à accorder l’usage de leurs bases militaires stratégiques au Pentagone.
Wall Street et le Pentagone : éjaculations politiques et militaires précoces
Le Brésil et l’Argentine, les pays les plus puissants et les plus riches d’Amérique du Sud ainsi que les Philippines, la plate-forme militaire la plus stratégique de Washington en Asie du Sud-Est, ont fait l’objet d’intenses opérations politiques de la part des États-Unis dans la période précédant 2016.

Dans chaque cas, Wall Street et le Pentagone ont remporté des succès éclatants conduisant à des éjaculations précoces durant cette « nouvelle ère dorée » de pillage financier et d’aventures militaires sans entraves. Malheureusement, l’extase précoce a tourné en agonie : Wall Street a fait des entrées faciles, mais des départs beaucoup plus rapides, une fois que la « lune de miel » s’est évanouie devant les réalités. Les proxénètes politiques ont persécuté les candidats de centre-gauche, mais bientôt ils durent faire face à leur tour à des poursuites. Les prostituées politiques qui avaient décrété la vente de la souveraineté de leur pays ont été remplacées par des nationalistes qui allaient transformer à nouveau le bordel en un état-nation souverain.

Cet essai décrit la montée rapide et la disparition dramatique de cette « progéniture » de Wall Street et du Pentagone en Argentine et au Brésil et examine ensuite le choc et la crainte de Washington quand le nouveau président philippin Rodrigo Duterte a noué de nouveaux liens avec la Chine. « Nous ne sommes le ’toutou’ de personne ! » dit-il.

L’Argentine et le Brésil : des schémas grandioses et des résultats crapuleux

La presse financière internationale s’était extasiée devant l’élection du président Mauricio Macri en Argentine et la nomination d’anciens banquiers de Wall Street à son cabinet. Ils ont célébré l’éviction des « vilains populistes », les accusant de gonfler les résultats économiques, de renier les obligations de la dette et de décourager les prêteurs et les investisseurs étrangers. Sous le régime de Macri, tous les obstacles au marché devaient être supprimés et tous les banquiers trépignaient d’anticipation devant les « bons moments » à venir.

Après sa prise de fonctions en décembre 2015, le président Macri a déchaîné les « instincts bestiaux » du marché. Les charognards se sont agglutinés. Les « fonds vautours » des États-Unis se sont emparés de la veille dette argentine et exigé le paiement « évaluée » à 3,5 milliards de dollars – ce qui correspond à un retour sur leur investissement initial de 1.000%. Une dévaluation du peso de 50% a triplé l’inflation et provoqué une réduction les salaires de 20%.

Le fait de licencier plus de 200.000 employés du secteur public, d’imposer 400% d’augmentations sur le coût des services publics et des transports, de conduire à la faillite des petites et moyennes entreprises, ont fait sortir dans les rue les consommateurs enragés. La lune de miel de l’électorat argentin prit fin assez brutalement. Cette dose initiale massive de « médecine » de la libre entreprise a été prescrite par des banquiers locaux et de Wall Street et des investisseurs qui avaient promis une nouvelle « ère dorée » pour le capitalisme !

Maintenant qu’il avait banni les « populistes », Macri était libre d’exploiter les marchés financiers internationaux. L’Argentine a levé 16,5 milliards de dollars par une vente d’obligations par les grands banquiers et les spéculateurs, la plupart de Wall Street, impatients d’encaisser sur les taux élevé, convaincus qu’il n’y avait aucun risque avec leur champion, le président, Macri à la barre. Wall Street a basé ses prédictions vertigineuses sur une simple expérience de trois mois avec Mauricio !

Mais alors… certains gestionnaires de fonds de couverture (hedge funds) ont commencé à poser des questions sur la viabilité de la présidence de Mauricio Macri. Plutôt que de réduire le déficit budgétaire, Macri a commencé à accroître les dépenses publiques pour contrecarrer le mécontentement de la population par rapport aux hausses à trois chiffres des coûts des services publics et des transports, aux licenciements massifs dans le secteur public et à la réduction des fonds de retraite.

Les grandes banques avaient compté sur la dévaluation brutale de la monnaie pour investir dans le secteur des exportations, mais elles ont plutôt été confrontées à l’appréciation soudaine de 11% du peso et à la hausse spectaculaire de 40% de l’inflation conduisant à des taux d’intérêts élevés. En conséquence, l’économie a glissé encore plus profondément dans la récession la faisant passer au-dessous de 3% dans l’année.

Bien que la plupart des banquiers de Wall Street conservent encore une certaine foi dans le régime de Macri, ils ne sont pas prêts à s’aventurer à fournir l’argent qui pourrait permettre à ce régime de plus en plus impopulaire de survivre. Ce qui maintient Wall Street à bord de ce navire qui sombre, ce sont les engagements politiques et idéologiques plutôt que toute évaluation objective de la performance économique lamentable de leur protégé. Wall Street compte sur les banquiers adeptes du marché libre, nommés aux ministères, sur la purge massive du personnel des services sociaux (santé et éducation) et la vente d’obligations lucratives pour couvrir le déficit croissant. Ils espèrent que l’augmentation considérable des bénéfices résultant de l’augmentation des coûts des services publics et les fortes baisses des salaires, des pensions et des subventions les mèneront finalement à la terre promise.

Wall Street a exprimé sa consternation face à l’incapacité de Macri à stimuler la croissance — en fait, le PIB était en baisse. De plus, leur « garçon dorée » n’a pas réussi à attirer des investissements productifs. Au lieu de cela, des milliers de petites et moyennes entreprises argentines ont mis la clé sous la porte, à cause de la consommation qui flanchait et des tarifs exorbitants qui était imposés sur les services publics essentiels et les transports — des profits dévastateurs. L’inflation a sapé le pouvoir d’achat de la grande majorité des ménages. Les spéculateurs de Wall Street, qui se concentrent sur la dette libellée en pesos à taux fixe, risquent leurs chemises.

En d’autres termes, le régime de « libre entreprise » de l’administration repose largement sur l’attrait de prêts étrangers, le pillage du trésor national, le licenciement de dizaines de milliers de travailleurs du secteur public et la réduction des dépenses en services sociaux et en subventions aux entreprises. Macri n’a pas encore généré d’investissements de grande envergure dans de nouveaux secteurs productifs innovants, qui pourraient soutenir une croissance à long terme.

Déjà confronté à un mécontentement croissant et à la grève générale des travailleurs du secteur privé et du secteur public, le « régime des banquiers » manque de liens politiques avec les syndicats pour neutraliser l’opposition croissante.

Pour freiner la vague croissante de mécontentement, le président Macri a dû trahir ses investisseurs étrangers en stimulant les dépenses budgétaires, ce qui a eu peu ou pas d’impact sur l’économie nationale.

Les espoirs de Wall Street que le président Mauricio Macri inaugure une « ère dorée » du capitalisme du marché libre a duré moins d’un an et se transforme en un vrai fiasco. L’augmentation de la dette extérieure, la dépression économique et la guerre des classes assurent la destitution rapide de Macri.

Brésil : Lune de miel de Wall Street, un tourbillon de trois mois

La plupart des élus actuels du Congrès brésilien, du Sénat et le président récemment installé (et non-élu), ainsi que son cabinet, sont en difficultés : Le héros, Michael Temer et ses argonautes, choisis par Wall Street pour privatiser l’économie brésilienne et inaugurer une autre « aube dorée » pour le capital financier, sont maintenant tous confrontés à des charges pénales, arrestations, entrainant de longues peines de prison pour blanchiment d’argent, fraude, évasion d’impôts et corruption.

En moins de quatre mois, tout l’édifice politique construit pour évincer la présidente élue Dilma Rousseff, puis pour dénationaliser des secteurs clés de l’économie, est chancelant. Autant pour la proclamation par la presse financière d’une nouvelle ère de politiques « favorables aux affaires » à Brasilia.

Les experts, les politiciens, les journalistes et les éditeurs, qui avaient prématurément célébré la nomination de Michael Temer à la Présidence par un coup d’état législatif, doivent maintenant faire face à une nouvelle réalité. La clé pour comprendre l’effondrement rapide du projet Nouvelle droite au Brésil réside dans les « casiers judiciaires », qui au fur et à mesure s’épaississent, de ces mêmes politiciens qui ont conçu le départ de Dilma Rousseff.

Eduardo Cunha, l’ex-président du Congrès à Brasilia, avait utilisé son influence pour assurer l’écrasante majorité des votes du Congrès pour l’évincement de Dilma Rousseff. Cunha était le « parrain » pour assurer la nomination de Michael Temer comme président par intérim.

L’influence et le contrôle de Cunha sur le Congrès reposaient sur son vaste réseau de soudoyés et de corrompus, impliquant plus d’une centaine de membres du Congrès, y compris le nouveau président Temer.

Une fois que Cunha eut assuré « l’impeachment » de Rousseff, l’élite brésilienne, submergée par la puanteur de sa corruption, s’est collectivement lavé les mains de ce « fixateur ». En septembre 2016, Cunha a été suspendu du Congrès et perdu son immunité. Un mois plus tard, il a été arrêté, accusé de plus d’une douzaine de charges, y compris celles de fraude et d’évasion fiscale. On savait que Cunha s’était fait un « nid douillet » de plus de 70 millions de dollars dans des banques suisses.

Cunha a dirigé (extorqué) des entreprises publiques et privées pour financer les campagnes de plusieurs de ses collègues politiques. Il était intervenu pour obtenir des pots-de-vin pour le président Temer, son ministre des Affaires étrangères et même le prochain espoir présidentiel, José Serra. Un des représentants les plus puissants du nouveau régime, Moreira Franco, grand magicien du programme de privatisation, politiquement endetté auprès de Cunha.

Comme tout cela est venu en pleine lumière, Cunha a négocié un accord avec le procureur et les juges en contrepartie de « chanter ». Il était confronté à plus de cent ans de prison et sa femme et sa fille étaient poursuivies. Eduardo Cunha était prêt pour sauver son propre cou, à parler et montrer du doigt des dirigeants politiques. La plupart des observateurs et experts judiciaires compétents s’attendent pleinement à ce que Cunha fasse tomber Temer et avec lui son administration, éradiquant la direction de son Parti du mouvement démocratique, ainsi que le Parti social-démocrate brésilien de l’ex-président Fernando Henrique Cardoso.

L’élite brésilienne, les banquiers de Wall Street et leurs propagandistes des médias de masse, qui ont écrit et dirigé le scénario de l’impeachment sont maintenant discrédités et dépourvus d’hommes politiques. Leurs attentes d’une nouvelle « ère dorée du capitalisme du marché libre » au Brésil, a été transformée en une course folle politique de tous les politicards et chefs d’entreprise qui, désespérés de sauver leur propre peau et leurs fortunes illicites, se dénoncent les uns les autres.

Avec la disparition de la « prise de contrôle du Brésil », Wall Street et Washington sont privés de marchés clés et alliés en Amérique latine.

Les Philippines : le basculement de Duterte des États-Unis vers la Chine

En avril 2014, Washington s’est « assuré » un accord aux Philippines lui donnant accès à cinq bases militaires stratégiques essentielles à son « pivot pour cibler » la Chine. Sous le président sortant « Noynoy » Aquino (fils), le Pentagone avait cru avoir un accord « dur comme fer » pour organiser « sa satrapie » philippine comme tremplin militaire en Asie du Sud-Est. Washington a même incité le gouvernement Aquino à soumettre son différend avec la Chine, à propos des îles Spratly, devant l’obscure Cour permanente d’arbitrage de La Haye. Washington anticipait d’utiliser la décision « favorable » de cette cour comme prétexte pour embarrasser les Chinois.

Tout cela a changé en juin 2016 avec l’accession à la présidence de Rodrigo Duterte. En seulement quatre mois, tous les desseins impériaux de Washington ont été rayés de la carte. Le 21 octobre 2016, le Président Duterte annonça qu’il mettrait fin aux exercices militaires avec Washington parce que cela menaçait la souveraineté des Philippines et rendait son pays vulnérable à un affrontement militaire avec la Chine. Il a promis de mettre fin aux patrouilles maritimes des eaux contestées que les États-Unis utilisent pour harceler la Chine dans la mer de Chine méridionale.

Avant la rencontre du président des Philippines avec la Chine, il avait déjà déclaré qu’il n’appuierait pas la décision néerlandaise sur le conflit des îles de la mer de Chine méridionale contre Pékin, mais se fie à la diplomatie et au compromis. Durant la réunion en Chine, le Président Duterte a déclaré que les deux pays entameraient un dialogue constructif pour résoudre le litige des îles Spratly ainsi que d’autres questions en suspens. L’accord sur l’accès des États-Unis aux bases aux Philippines a été mis en doute lorsque le président a déclaré « une séparation avec les États-Unis » et promis à long terme des liens économiques et d’investissement à grande échelle avec la Chine. Les Philippines ont mis en place 13 accords commerciaux et d’investissements d’une valeur de plus de 20 milliards de dollars, couvrant le financement d’infrastructures, de transport, de projets sociaux, de tourisme, de l’industrie et de l’agriculture.

L’accord de base militaire, signé par l’ex-président, notoirement servile, Aquino (fils) sans l’approbation du Congrès, a été examiné par la Cour suprême des Philippines et peut être révoqué par le nouveau président Duterte par décret.

En moins de quatre mois, la stratégie étasunienne d’encerclement militaire et d’intervention contre la Chine a subi d’un coup majeur. La nouvelle relation Chine-Philippines donne un coup fatal au « pivot » ouvertement militariste de Washington contre la Chine.

Conclusion

L’année 2016 a commencé en grande fanfare : la défaite des deux principaux gouvernements de centre-gauche (l’Argentine et le Brésil) et l’avènement des régimes de droite dure soutenus par les États-Unis, inaugurèrent une « ère dorée du capitalisme du marché libre ». Cela promettait d’ouvrir la voie à une période prolongée de profit et de pillage, faisant reculer les réformes « populistes » et créant un paradis bancaire. En Asie du Sud-Est, les responsables étasuniens et les experts proclamaient une autre « ère dorée », cette fois celle du militarisme rampant, encerclant et provoquant la Chine sur ses voies maritimes vitales, et opérant à partir de cinq bases militaires stratégiques obtenues par un décret de l’ancien président philippin, une marionnette impopulaire, récemment remplacé, « Noynoy » Aquino, fils.

Ces rêves « d’ères dorées » ont duré quelques mois avant que la réalité objective ne soit venue s’y immiscer.

En automne 2016, à Manille, les régimes de droite ont été remplacés par un nationaliste haut en couleur, pendant ce temps les « garçons banquiers » de Brasilia étaient confrontés à des peines de prison, et les « garçons dorés » de Buenos Aires étaient plongés dans une crise profonde. La notion d’une facile restauration de la droite a été fondée sur plusieurs malentendus profonds :
- 1) La conviction que le renversement des réformes sociales et le déni des revendications populaires céderaient facilement devant une explosion de financement et d’investissement étrangers, a été brisé lorsque les achats de titres privés ont profité au secteur financier mais n’ont pas généré d’investissements productifs à grande échelle. La dévaluation de la monnaie a été suivie par la montée en flèche de l’inflation, qui a conduit à des déficits budgétaires et la perte de confiance des entreprises.
- 2) L’incitation à engager des « enquêtes de corruption » par Washington a commencé par la poursuite de politiciens démocratiquement élus de centre-gauche, et fini avec l’arrestation de ses propres protégés, pour englober toute la classe politique de droite décimant les régimes « dorés ».
- 3) La conviction que les relations hégémoniques à long terme, basées sur des régimes clients en Asie, pouvaient résister à l’attrait de conclure des accords de commerce et d’investissement avec la méga-économie chinoise croissante, tout en sacrifiant le développement économique vital et en reléguant leurs masses à plus de stagnation et de chômage, s’est effondré avec l’élection massive du nationaliste Rodrigo Duterte comme président des Philippines.

En fait, ces évaluations politiques et d’autres parmi les décideurs de Washington et de Wall Street se sont avérées fausses et ont conduit à un recul stratégique de l’empire en Amérique latine et en Asie. Les échecs de la politique n’étaient pas seulement des « erreurs », mais le résultat inévitable de l’évolution des conditions structurelles dans un empire en déclin.

Ces décisions étaient fondées sur un calcul du pouvoir, ancré dans les relations de classe et nationales, qui auraient pu être valables deux décennies auparavant. À l’aube du nouveau millénaire, les États-Unis dominaient encore l’Asie. La Chine n’était pas encore une alternative économique pour ses voisins avides d’investissement. Washington avait pu dicter sa politique en Asie du Sud-Est.

Il y a vingt ans, les États-Unis avaient le pouvoir économique de soutenir des politiques néolibérales du Consensus de Washington dans toute l’Amérique latine.

Aujourd’hui, les États-Unis continuent de poursuivre des politiques fondées sur des relations de pouvoir anachroniques, semblant ignorer le fait que la Chine est maintenant une puissance mondiale ainsi qu’une alternative économique viable pour le commerce et l’investissement, concurrençant ses marchés et son influence en Asie. Washington n’arrive pas à être concurrentiel sur ce marché et, par conséquent, ne peut plus compter sur un état client docile.

Washington ne peut pas contrôler et diriger efficacement les flux des capitaux à grande échelle pour consolider ses régimes de droite nouvellement installés en Argentine et au Brésil, alors qu’ils s’effondrent sous leur propre corruption et incompétence. Pendant ce temps, le monde observe une économie étasunienne domestique, engluée dans la stagnation avec ses propres élites politiques déchirées par la corruption et des scandales au plus haut niveau, mettant en scène la plus bizarre campagne présidentielle de son histoire. La corruption est devenue le mode de gouvernance dans des conditions de déréglementation et de domination des seigneurs politiques. L’allégeance politique à l’empire et les portes ouvertes au pillage étranger n’attirent pas de capitaux quand ceux qui prennent des décisions politiques sont confrontés à la prison et quand les « concierges » affairistes sont en train de bourrer d’argent leurs valises et courir follement vers les aéroports !

Pour Wall Street et le Pentagone, l’Amérique latine et l’Asie sont des occasions perdues — des trahisons qui endeuillent les clubs d’officiers et les restaurants exclusifs de Manhattan. Pour les personnes dans les mouvements sociaux de masse, émergent des opportunités de lutte et de changement.

L’effort acharné des États-Unis à reconstruire son empire en Amérique latine et en Asie du Sud-Est a subi une succession rapide de frappes. Washington peut encore saisir le pouvoir mais il lui manque le talent et les conditions favorables pour le maintenir.

La vision d’un État brésilien construit sur l’édifice du géant pétrolier privatisé, Petrobras, l’incarcération politique de ses adversaires de gauche et le capital étranger attiré et séduit par des pourvoyeurs politiques, des proxénètes et des prostituées, s’est terminé dans une débâcle.

Dans ce vide, il appartiendra aux nouveaux gouvernements et mouvements populaires de saisir l’occasion de faire progresser leurs luttes et d’explorer des alternatives politiques et économiques. La prise de pouvoir par la droite a, par inadvertance, fait avancer les mouvements des peuples, une grande faveur, en exposant et en évinçant les régimes corrompus et compromis de centre gauche, ouvrant la porte à une véritable transformation anti-impérialiste.


Article original en anglais :

Wall Street and the Pentagon: Pre-Mature Political and Military Ejaculations, publié le 3 novembre 2016

Traduction Alexandre Moumbaris – Comité Valmy
La source originale de cet article est Mondialisation.ca
Copyright © Prof. James Petras, Mondialisation.ca, 2016

Alter Info l'Information Alternative

L’échec de la démocratie US, comment les oligarques planifient de voler l’élection

Je suis maintenant convaincu que l’oligarchie qui gouverne les Etats-Unis d’’Amérique a l’intention de voler l’élection présidentielle. Dans le passé, les oligarques n’ont pas pris en charge un quelconque candidat pour le faire gagner car les oligarques possédaient les deux. Mais ils ne sont pas propriétaires de Trump.
L’échec de la démocratie US, comment les oligarques planifient de voler l’élection
Très probablement, vous n’êtes pas au courant de ce que Trump dit aux gens et que les médias ne diffusent pas. Une personne qui parle comme ceci n’est pas cajolée par les oligarques.
Qui sont les oligarques ?

Wall Street et les méga-banques trop grandes pour faire faillite et leur agent de la Réserve fédérale, un organisme fédéral qui a préféré sauver cinq banques plutôt que des millions de propriétaires américains en difficulté. C’est la Réserve fédérale qui a permis qu’ils soient jetés dans les toilettes. Afin de sauver les bilans des méga-banques de leur comportement irresponsable, la Fed a nié aux retraités le droit de gagner tout intérêt sur leur épargne pendant huit ans, ce qui oblige les personnes âgées à puiser dans leurs économies, laissant leurs héritiers, qui ont été mis au chômage par des entreprises délocalisant leurs emplois, sans le sou.
Le complexe militaro-industriel qui a dépensé des milliards de l’argent des contribuables pendant quinze ans de guerres gratuites entièrement fondées sur des mensonges pour les enrichir eux-mêmes et garder leur pouvoir.
Les néo-conservateurs dont l’idéologie folle d’une hégémonie mondiale étasunienne enfonce le peuple étasunien dans un conflit militaire avec la Russie et la Chine.
Les corporations étasuniennes mondiales qui ont envoyé des emplois américains en Chine et en Inde et ailleurs, afin d’enrichir le 1% avec des bénéfices plus élevés en jouant sur les coûts de main-d’œuvre.
L’agro-business (Monsanto & Cie), les sociétés qui empoisonnent le sol, l’eau, les océans et notre nourriture avec leurs OGM, herbicides, pesticides et engrais chimiques, tout en tuant les abeilles qui pollinisent les cultures.
Les industries extractives [US et Canadiennes] autour des énergies fossiles, utilisant les mines, la fracturation hydraulique et la déforestation, qui maximisent leurs profits en détruisant l’environnement et l’approvisionnement en eau.
Le lobby israélien qui contrôle la politique américaine au Moyen-Orient et a commis un génocide contre les Palestiniens tout comme les États-Unis ont commis un génocide contre les Américains indigènes. Israël utilise les États-Unis pour éliminer les pays souverains qui se dressent sur son chemin.

Ce qui me convainc que l’oligarchie entend voler l’élection, c’est la grande différence entre les rapports des presstitués et les faits sur le terrain.

Selon les presstitués, Hillary est si loin devant que les partisans de Trump n’ont pas besoin de prendre la peine d’aller voter. Hillary a gagné l’élection avant le vote. Hillary a été déclaré gagnante avec 93% de chance.

J’attends encore de voir un signe de Hillary sur le terrain, alors que les signes de Trump sont partout. Les rapports que je reçois sont que les apparitions publiques de Hillary sont ignorées, mais que celles de Trump sont si fortement fréquentées que les gens doivent être refoulés. Voici un rapport d’une femme en Floride :
Trump a attiré un très grand nombre de personne de partout en Floride en faisant sa campagne ici cette semaine. Je ne vois que des signes de Trump et ses autocollants lors de mes nombreux déplacements. Je dînais dans un restaurant mexicain hier soir. Deux femmes de mon âge assises derrière moi parlaient de comment elles avaient essayé de voir Trump quand il est venu à Tallahassee. Elles ont quitté leur travail tôt, en arrivant sur les lieux à 16h00 pour un rassemblement à 18h00. L’endroit était déjà en surcapacité de sorte qu’elles ont été refoulées. Il s’est avéré qu’il y avait tellement de gens là-bas qu’à 14H00, les portes ont dû être ouvertes pour eux. Les femmes ont dit que les foules présentes étaient un mélange de races et d’âges.

Je connais la personne qui m’a fait ce rapport et je ne doute pas que ce soit la vérité.

Je reçois aussi des rapports de lecteurs de partout dans le pays.

Voici comment le vol de l’élection est censé fonctionner : Les médias sont concentrés dans quelques mains via les corporations et ils ont tout fait pour convaincre non seulement les Etasuniens, mais aussi le monde, que Donald Trump est un candidat tellement inacceptable qu’il a perdu l’élection avant le vote.

Pour affiner l’explication, quand l’élection sera volée, ceux qui contesteront l’élection volée seront sans relais dans les médias. Tous les rapports des médias vont dire que ce fut une victoire par défaut de Hillary pour fuir la haine anti-immigrants et la misogynie de Trump.

Et l’opinion progressiste et libérale sera soulagée et pas sur ses gardes alors que Hillary nous emmènera vers une guerre nucléaire.

Le fait que l’oligarchie entende voler l’élection du peuple américain est vérifiée par le comportement officiellement signalé des machines à voter dans un vote anticipé au Texas. Les presstitués ont déclaré que Hillary est tellement favorite que même les républicains du Texas sont d’accord pour laisser l’élection être truquée.

Si tel est le cas, pourquoi était-il nécessaire de programmer les machines de vote pour changer les votes Trump en votes Hillary ? Les électeurs qui ont noté qu’ils ont voté Trump, mais dont le vote a été enregistré Hillary se sont plaints. Les responsables des élections, clamant à l’incident technique (qui se produit toujours dans le même sens), a changé de système pour des bulletins de vote en papier. Mais qui va les compter ? Aucun « pépin » n’a transformé un vote Hillary en vote Trump, seuls les votes Trump se changent en votes Hillary.

Le film le plus brillant de notre époque était The Matrix. Ce film a montré la vie des Etasuniens manipulés par une fausse réalité. Comme dans les vraie Etats-Unis d’Amérique, il y a une prise de conscience insuffisante et pas de Neo, sauf peut-être Donald Trump, pour contester le système. Toute ma vie, j’ai essayé d’amener les Etasuniens de tous bords, universitaires, chercheurs, journalistes, républicains, démocrates, droite, gauche, représentants des États-Unis, sénateurs, présidents, moghols [magnats] des corporations, Etasuniens aux cerveaux délavés et les étrangers, a sortir de la fausse réalité dans laquelle ils vivent.

Aux États-Unis, aujourd’hui, une élection présidentielle critique est en cours dans laquelle pas une seule question importante n’est évoquée par Hillary et les presstitués. C’est un échec total. La démocratie, qui était l’espoir du monde, a totalement échoué aux États-Unis d’Amérique. Trump a raison. Le peuple des Etats-Unis d’Amérique doit rétablir la responsabilité du gouvernement envers le peuple.

Paul Craig Roberts* pour Paulcraigroberts.org »

Paulcraigroberts.org. USA, le 28 octobre 2016

Traduit de l’anglais pour le Saker Fr par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Cat
* Paul Craig Roberts il a été rédacteur en chef du Wall Street Journal et secrétaire adjoint du Secrétaire au Trésor US. Il est l’auteur de « How the Economy Was Lost : The Lost Economy/ War of the Worlds », », publié par CounterPunch / AK Press. ISBN 978-1-84935-007-5.
Son dernier livre est « Economies in Collapse : The Failure of Globalism », publié en Europe, Juin 2012.
Vous pouvez le contacter via son site internet : http://www.paulcraigroberts.org

Alter Info l'Information Alternative

Savoir voter ou voter sans savoir

Le capitalisme, depuis longtemps hors d’haleine, cherche en permanence de nouvelles bouffées d’oxygène pour retrouver un temps de la vigueur. Ses principaux acteurs, les firmes transnationales, le font en se noyant dans de colossales opérations de concentration du capital telle la récente et monstrueuse fusion Bayer-Moncento. Les banques de rang international, quant à elles, réussissent plutôt bien à faire transformer leurs dettes privées en dettes publiques, moyen commode de transférer le fardeau pesant sur leurs actionnaires vers les épaules des contribuables impuissants. Le capitalisme étant réputé la seule voie possible vers le bonheur sur terre les Gouvernements unanimes s’entendent pour lui apporter le plus d’air possible : les Traités de libre-échange ont cette fonction de sauvetage avant même l’argument officiel de la création de Croissance qu’ils permettraient. Il en va ainsi des négociations entre l’Union Européenne d’une part et le Canada ou les États-Unis d’autre part. Et gare aux États qui voudraient sortir du rang bien ordonné par l’orthodoxie néolibérale.
Savoir voter ou voter sans savoir
Le rouleau compresseur de « la mondialisation heureuse », comme l’a audacieusement qualifié un éminent spécialiste voilà vingt ans, est parfois ralentie par le sursaut d’un peuple qui ose dire NON lors d’un référendum ou d’une Assemblée démocratiquement élue qui se refuse à voter un texte décisif à l’aveuglette. En cet automne au climat dangereusement chaleureux ce fut au tour des Wallons de tenter de gripper la pompe à oxygène. Alors, les foudres de la Commission européenne s’abattirent illico sur la pauvre Belgique. Rendez-vous compte : deux parlements régionaux francophones ont voté au plat pays contre le projet d’accord entre l’UE et le Canada (CETA). Les députés de Wallonie ont dit non le 14 octobre. Cette assemblée réclame une renégociation, ou du moins une « déclaration interprétative », une explication de texte dotée de garanties juridiques précises pour chacun des articles du projet. Les Wallons s’inquiètent pour l’avenir de leur agriculture, de leurs normes sociales et environnementales, du rôle des pouvoirs publics, que d’autres traités pourraient également menacer à l’avenir. Une ­majorité d’entre eux s’oppose d’ailleurs au TTIP négocié avec les États-Unis. Leur clairvoyance est décrétée insupportable par tous ceux qui veulent le bonheur des peuples malgré eux.

Le CETA , Canada-EU Trade Agreement (en français Accord Économique et Commercial Global), a été conclu entre la Commission européenne (mandatée par les Vingt-Huit) et Ottawa en septembre 2014, à l’issue de cinq ans de négociations. Le CETA étant de fait négocié entre les 28 États de l’Union et le Canada ne peut donc entrer en ­vigueur dans son intégralité qu’après l’adoption à l’unanimité des 28 dirigeants européens et par le Premier ministre canadien. Il doit ensuite avoir le feu vert du Parlement européen et de l’ensemble des parlements nationaux des Vingt-Huit pays membres de l’UE. Pour la première fois en la matière, les gouvernements de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont décidé d’impliquer leur parlement dès le début du processus. D’où un examen beaucoup plus attentif que dans d’autres pays du contenu exact d’un texte de… 1 600 pages, dont la version finale n’a été dévoilée qu’en février dernier. Alors, il faut que ces députés soient blâmés pour vouloir sérieusement travailler avant de voter ce texte crucial. La commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a prestement donné jusqu’au 21 octobre à la Belgique pour trouver une solution avec la Wallonie et donner son feu vert au traité. Sans quoi, avait-t-elle prévenu, le sommet Europe-Canada du 27 octobre, censé formaliser la signature de l’accord en présence du Premier ministre, Justin Trudeau, n’aurait pas lieu. Un arrogant ultimatum lancé contre un vote souverain et démocratique. Et comme cette injonction pourrait ne pas suffire la Commission européenne menace la Wallonie de ne plus bénéficier du Feder (Fonds européen de développement régional). Voilà qui est clair !

Les opposants au CETA sont justement motivés à deux titres au moins. Beaucoup refusent les accords de libre-échange par principe, considérant qu’ils détruisent plus d’emplois qu’ils n’en créent, qu’ils menacent sérieusement les services publics et les normes environnementales, sanitaires ou sociales européennes. D’autres s’inquiètent du contenu même du CETA, les agriculteurs, notamment, redoutant que les multinationales américaines de l’agroalimentaire ayant un siège au Canada profitent de l’accord pour mieux pénétrer les marchés européens et les inonder, entres autres marchandises frelatées, de viande aux hormones ou de poulets chlorés. Théoriquement, le CETA ménage un accès aux marchés publics canadiens, prévoit la reconnaissance par Ottawa de 143 indications géographiques protégées (l’équivalent de l’AOP en France) – mais aucune en Wallonie – et propose un système de règlement des différends entre États et multinationales, avec des tribunaux d’arbitrage censés garantir la capacité de légiférer des États. On sait les limites de la théorie en la matière. Pratiquement, quels sont les États qui prendront, en période de vache maigre budgétaire endémique, le risque de se faire condamner pour entrave au commerce au profit d’une transnationale plaignante ?

Certains observateurs posent encore une question naïve : pourquoi la Commission et la plupart des dirigeants européens tiennent-ils au CETA ? Un échec du CETA pourrait décourager les Japonais, entrés en discussion avec l’Europe en 2013 pour un accord d’envergure. Cela pourrait également refroidir les ardeurs des Vietnamiens, des Mexicains et d’autres encore... Bruxelles mène actuellement une vingtaine de négociations de front. Une vraie boulimie ! Lancée tardivement, la mobilisation anti-CETA est désormais non négligeable. En France, la Fondation Nicolas Hulot, Attac, l’extrême gauche et une partie de la gauche dénoncent un « cheval de Troie » comme pour le TTIP, le traité de libre-échange avec les États-Unis. La contestation est tout aussi intense en Allemagne bien que la Cour constitutionnelle allemande ait récemment autorisé – avec des réserves – le gouvernement à ratifier le texte. En Autriche, le chancelier Christian Kern a lui aussi exprimé des réticences. On râle mais on ne promet pas de ne pas voter au final.

Les bouffées d’air données au Capitalisme pour sa survie ne tombent jamais du ciel. Elles sont régulièrement – et de plus en plus massivement – volées au bien commun des peuples désormais gouvernés le plus souvent par les représentants d’oligarchies aux intérêts économiques et financiers bien compris. Les traités de libre-échange sont le moyen le plus puissant de renforcement de la domination de ces minorités prédatrices. Le risque existe que l’on ne puisse interrompre leur marche vers l’uniformité générale. À moins que la prochaine crise financière globale ne stoppe leur route en lieu et place des peuples privés de leur vote.

Le Peuple Breton – Novembre 2016

Alter Info l'Information Alternative

Afrique : Au secours, le FMI revient en force !

La situation économique de l’Afrique se caractérise, depuis début 2015, par une baisse des ressources financières liées aux exportations de matières premières. Le cours de l’essentiel de celles-ci connaît, en effet, une chute importante, pétrole en tête.
Afrique : Au secours, le FMI revient en force !
Ce retournement est en passe de faire basculer de nombreux pays africains dans une situation d’endettement encore plus insoutenable. Une nouvelle crise de la dette africaine n’est pas loin, le FMI non plus... comme au Mozambique où le FMI prétend donner des leçons de « bonne gouvernance » en demandant un audit de la dette. Pour le réseau CADTM (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes), il est nécessaire de réaliser un audit intégral des dettes mais sans associer le FMI et débouchant sur des décisions politiques d’annulations de dettes.

Avant l’année 2015, la conjoncture économique était globalement favorable pour les pays exportateurs de matières premières : hausse de leurs ressources liées au cours de ces matières et bas niveau des taux d’intérêts. Ces États étaient donc repartis dans une spirale de ré-endettement pour profiter de cette conjoncture. Mais depuis l’éclatement de la crise globale de 2007, les capitaux cherchent à se placer au meilleur taux, loin des taux négatifs de nombreux pays du Nord. Les pays africains, aux taux de croissance économique élevés, semblaient donc être des cibles privilégiées. Notons également que la Chine et l’Inde, à la recherche de matières premières, ont aussi prêté massivement à ces pays.

Le retournement de situation des deux dernières années fait donc mal, très mal : baisse des ressources liées aux exportations, hausse des taux d’intérêt pour les pays cherchant à placer des eurobonds. Conséquence : les déficits budgétaires explosent, les échéances de remboursement pèsent lourdement sur les finances, entraînant des restructurations de la dette pilotées par les créanciers pour gagner du temps, comme c’est le cas actuellement au Niger.


Le FMI aux avant-postes

Le FMI en profite pour revenir au premier rang des acteurs, multipliant les prêts à ces pays pour qu’ils puissent payer leurs dettes, en échange… de l’application de mesures d’austérité. Le Ghana a dû accepter de revoir son budget 2016 pour voir débloquer une tranche de prêt de 300 millions de dollars en août 2015. Le Kenya, pour obtenir un accord de précaution, a dû également revoir ses prévisions de déficit. Enfin, il y a quelques jours, la Zambie a accepté de diminuer progressivement de 1 milliard de dollars les subventions annuelles qui permettent aux plus pauvres d’avoir accès à l’énergie et les aides à l’agriculture : les subventions pour l’électricité et le fuel représentent, à elles seules, 600 millions de dollars. Les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ne sont pas épargnés non plus. L’Égypte est sur le point de conclure un accord de prêt de 12 milliards de dollars avec le FMI, assorti d’un plan d’austérité drastique. La même austérité pour la Tunisie pour un prêt de 2,8 milliards de dollars d’ici 2020, et pour le Maroc pour une nouvelle ligne de précaution et liquidités de 3,47 milliards de dollars sur 2 ans.

On assiste donc, une nouvelle fois, à l’imposition de mesures antisociales dans des pays où les inégalités et la pauvreté dominent déjà, résultant de la mise en œuvre des plans d’ajustement structurels (PAS) imposés au lendemain de la crise de la dette de 1982, de la corruption des gouvernements africains soutenus par les puissances impérialistes, des accords de libre-échange dont les accords de partenariat économique (APE) impulsés par l’Organisation mondiale du commerce et l’Union européenne.


Oui à un audit intégral de la dette au Mozambique mais sans la participation des créanciers !

Confronté à la difficile situation du Mozambique, dont l’endettement a explosé suite à des prêts dissimulés ayant servi à l’achat d’armes lié à la reprise du conflit civil entre les anciennes forces de la guerre d’indépendance, le FMI a imposé un de ses membres à la tête de la Banque centrale. Rappelons que le Fonds avait déjà agi de la même manière en Tunisie après la chute de Ben Ali. Le ministre des finances ghanéen, Seth Terkper, est aussi un ancien responsable du Fonds. Y a-t-il un meilleur moyen de voir mettre en place les réformes structurelles voulues par les institutions financières ?

Le FMI demande aujourd’hui aux autorités mozambicaines de mener un audit externe pour faire la lumière sur ces dettes cachées. Bien sûr, un audit est indispensable mais il doit être réalisé par ceux et celles qui en sont les premières victimes : les populations et les mouvements sociaux mozambicains.

Pour le réseau CADTM, un audit intégral doit être réalisé pour notamment mettre en lumière les conditionnalités néfastes imposées par les prêteurs, dévoiler l’illégitimité et le caractère odieux, voire l’illégalité de certaines dettes comme celles ayant servi à acheter des armes dans le cas du Mozambique. Ces dettes sont, en effet, illégales puisqu’elles n’ont pas été discutées et validées par le Parlement du Mozambique. Une commission d’audit intégral devrait aussi intégrer des représentants de mouvements sociaux, des personnes ayant des domaines d’expertise différents à l’instar de ce qu’a réalisé l’Équateur en 2007-2008, de la commission instituée en Grèce en 2015 qui a dévoilé la vérité sur la dette grecque, et de ce qui est prévu dans la proposition de loi tunisienne en cours de discussion.

Un tel audit ne peut se réaliser sous la houlette du FMI, bien hypocrite sur cette affaire du Mozambique puisqu’il n’a jamais cherché à contrôler l’utilisation des fonds, et est, aujourd’hui, surtout intéressé à imposer des mesures antisociales à ce pays.

Le réseau mondial CADTM soutiendra toute initiative des mouvements sociaux mozambicains pour un audit intégral de la dette sans la participation des créanciers.

Omar Aziki secrétaire général Attac/CADTM Maroc 00 212 6 61 17 30 39

Broulaye Bagayoko secrétaire du CADTM Afrique 00223 65 88 11 53

Renaud Vivien co-secrétaire général CADTM Belgique 0032 497 04 79 99

Alter Info l'Information Alternative

Pourquoi le Pentagone a payé plus de 540 millions de dollars pour réaliser de fausses vidéos d’Al-Qaïda

Le Pentagone aurait payé plus de 540 millions de dollars entre 2007 et 2011 à l’agence de communication britannique controversée Bell Pottinger pour produire des vidéos de propagande pendant la guerre en Irak, a révélé l’ONG britannique The Bureau of Investigative Journalism.
Pourquoi le Pentagone a payé plus de 540 millions de dollars pour réaliser de fausses vidéos d’Al-Qaïda
Certaines de ces vidéos devaient passer pour des vidéos produites par Al-Qaïda. D’autres devaient sembler venir de chaînes de télévision arabes. Ces vidéos auraient été utilisées pour repérer les personnes qui les regardaient et les pister à l’aide de logiciels espions insérés dans les enregistrements.

Lord Tim Bell, ancien président de Bell Pottinger et ex-conseiller en communication de Margaret Thatcher, a confirmé que son agence avait travaillé sur des opérations militaires « secrètes », couvertes par « divers accords de confidentialité ». Tim Bell, qui a démissionné en août dernier pour fonder une nouvelle agence, a affirmé que Bell Pottinger avait rendu des comptes au Pentagone, à la CIA et au Conseil de sécurité national américain.

En 2004, l’agence avait été embauchée pour travailler à la « promotion des élections démocratiques ». Mais les opérations ont ensuite changé de direction.

Trois type d’opérations de communication auraient été organisés en Irak, selon un militaire cité par le Bureau : les « blanches », dont l’auteur était identifié ; les « grises », dont la source n’était pas identifiée ; et les « noires », ou « black ops », à qui on attribuait une fausse source. Ces opérations coûtaient environ 100 millions de dollars par an.

Selon Martin Wells, ancien monteur vidéo chez Bell Pottinger, l’agence livrait trois types de produits : des spots télévisés critiquant Al-Qaïda; des spots d’informations qui devaient avoir l’air d’avoir été produits par des télévisions arabes – et qui étaient ensuite distribués aux chaînes télévisées de la région, et des vidéos de propagande faussement signées Al-Qaïda, et gravées sur des CD que les marines américains laissaient à différents endroits au fils des raids.

Le logiciel espion installé sur les CD aurait ensuite permis de repérer les personnes qui regardaient les vidéos. Les fichiers vidéo auraient requis l’utilisation de RealPlayer, logiciel qui se connectait à Internet et portait un code qui permettait à l’adresse IP de l’utilisateur d’être renvoyée vers un site militaire américain sécurisé.

Selon M. Wells, les cas les plus intéressants étaient ceux où une vidéo était repérée dans un autre pays 48 heures ou une semaine après que le CD ait été déposé, car cela fournissait une piste. Les CD auraient été repérés de cette manière en Syrie, en Iran et aux États-Unis.

L’ancien employé affirme que les productions de l’agence étaient approuvées par le Général David Petraeus, commandant de la coalition en Irak, et parfois par la Maison blanche.

Tim Bell a déclaré ne pas avoir eu connaissance de l’utilisation de logiciels espions dans le cadre de ces opérations, rapporte le Sunday Times, qui a travaillé avec le Bureau sur cette affaire. L’unité qui travaillait sur ces opérations en Irak a été fermée en 2011. Ses membres-clés nient tous l’existence des logiciels espions décrits par Wells, selon le Times.


Alter Info l'Information Alternative

LA RENTE- LA DETTE – LE CHÔMAGE – L’INFLATION –LA CROISSANCE NÉGATIVE ET L’ÉROSION DU DINAR…FONT LE MALHEUR DE L’ÉCONOMIE

L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiple; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit", Mahatma Gandhi.
LA RENTE- LA DETTE – LE CHÔMAGE – L’INFLATION –LA CROISSANCE NÉGATIVE  ET L'ÉROSION DU DINAR…FONT LE MALHEUR DE L’ÉCONOMIE



"

Depuis que les cours du pétrole commençaient à péricliter au courant de l’ année 2016 et suites aux crises de récessions au niveau international, l’Algérie pays, état, système, pouvoir et régime déjà en déclin économiquement , financièrement, culturellement devrait s’attendre prochainement à la chute du système ,du pouvoir et du régime qui ne cesse de s’accélérer pour laisser place à la mise en place de l’état car la situation du pays , son image et son rang dans le monde se dégrade sans cesse en l’absence de l’état et de ses institutions et l’absence de vision stratégique.
Devant cette situation qui ressemble plus au syndrome hollandais « Dutch disease », ou plus exactement une malédiction des matières premières qui est un phénomène économique qui relie exploitation de ressources naturelles (pétrole-gaz –or-minerais…) et déclin du développement industriel. Ce phénomène est suscité par l'accroissement des recettes d'exportations (presque 98% de recettes des hydrocarbures), qui à son tour provoque l'appréciation de la devise. Le résultat est que dans les autres secteurs, les exportations deviennent moins favorables et moins importantes que les importations. Le syndrome est une maladie et le virus de cette maladie est bien la rente (entendre par la l’esprit, politique et culture rentière).
Devant cet état de fait, le pays pourrait ou plus précisément risquerait de basculer facilement dans un chaos social, un désordre économique et une discorde financière sans précédant pire que celui que nous avions connu et ceux qui ont vécu l’événement de 1988(chute des prix du pétrole et rareté des biens et services). Le bateau Algérie tel qu’il est géré actuellement, risque de nous mener vers la faillite qui est bien proche car ses prémices sont bien réelles, le prix du pétrole en baisse vous expliquerait mieux. Comment faire pour tirer la sonnette d'alarme.
En tant que citoyen , considéré comme un lambda algérien, j’espère et j’estime par cette modeste contribution ,j’ai peut être ce privilège et peut être même ce droit de savoir et de dire ce que j’en sais de ce qui se passe réellement dans mon pays ... J’aimerai aussi connaître les mesures effectives nécessaires et utiles qui pourraient éventuellement et peut être même de vous aider positivement afin de nous protéger. Je les avancerai quand même si nos gazettes quotidiennes prennent la peine de les véhiculer pour que les lambdas, les citoyens, les intellects, les responsables, les universitaires, les administrateurs, les élus, les ministres enfin l’algérien grosso modo tâtent le bien fondé et le mauvais fait de la situation actuelle. Sachant que l’activité financière du pays se déverse comme une boule de feu dans le psychique algérien, dans l’étymologie de l’intellect DZ, dans la sociologie du lambda et enfin dans la religion modélisée de la plèbe à barbe.
L’utilité est qu’il ne faut jamais perdre de vue une chose aussi importante : dans des périodes aussi désorbitées socialement, déroutées économiquement, déstabilisées financièrement et désaxées culturellement que celles dont nous vivons « normalement » en cette période de la rente pétrolière, des fortunes se font anormalement et se défont normalement ; car gagner de l’argent sans travailler est considéré par l’homme sincère comme une activité malsaine. Tandis que les lambdas voient leurs misérables épargnes partir en fumée via l’inflation, la baisse de la valeur du dinar et l’improductivité, par contre d'autres affairistes, « khobzistes » parviennent quand même pour un temps à protéger leur patrimoine via le blanchiment d’argent et même à l'accroître pour un temps propice à eux. Si vous me le permettez cher lecteur, j'aimerais bien vous aider à en faire partie dans ma petite réflexion.
Avant d’enchainer sur le cour de mes idées, je m’arrêtera sur une histoire venant du pays du Mandarin ou l’esprit « Confuciusien » avait devancé la déchéance d’une société. Pour détruire une société( peuple) dans un pays donné ,il suffirait de « médocriser » son système éducative, de dévaloriser le bien, de vénérer le mal et généraliser la déliquescence, l’immoralité , la pestilence, la malhonnêteté et la corruption et dans une ou deux décennies cette société sera transformé en un peuple d’ignorants , qui ne sait ni comment moraliser la gouvernance, ni comment faire une économie de valeurs ajoutée. Ce peuple serait forcement régenté par des resquilleurs, malfaiteurs et truands ou le sens du travail de l’effort et du mérite n’auront plus leur place ni de sens.
Je m’excuse d’avance parce que je vais peut-être vous circonvenir, j'aimerais que vous sachiez une chose très importante. Ce que vous allez savoir à partir de cette petite contribution se ne sont pas de simples présages de détresses qui n'ont aucune facilité de se réaliser. Si vous estimer que nos dirigeants et responsables ont le pouvoir de tout régler d'un seul coup, vous pouvez cesser de continuer de lire ce compte rendu.
« Les travailleurs pauvres : Plusieurs causes expliquent ce phénomène (faiblesse des salaires, décroissance, improductivité, chômage…..), mais un élément structurel majeur le met en perspective : la tertiarisation du prolétariat. En effet, ce nouveau prolétariat des services constitue une immense armée de réserve apparue avec la désindustrialisation de notre pays; ils sont devenus les soutiers de l'économie mondialisée ». Gaël Brustier

Je n’ai pas de chiffres officiels à vous révéler c’est ce fond qui me manque le moins, mais quelques constats réels font bien l’affaire. Ce sont des données publiques, accessibles à tous via l’internet et les hommes à plumes. Il suffit de les prendre en considération au-delà de la langue de bois bien sur et du politiquement correct pour s'apercevoir que ces informations pointent tous vers une réalité implacable. Il est tout à fait normal et aussi acceptable par respect aux opinions larges et diverses que certains pourront éventuellement épousseter d’un revers de main cette réflexion cela est tout à fait « normale » comme disent les algériens.
Il est certain et même « normal » de vous avancer certaines prévisions auxquels certains ne prendraient pas en considération par manque du train- train qui se vulgarisent à travers la « une » de nos manchettes quotidiennes. Je suis un retraité ex. économiste de formation, mes travaux n’ont jamais été motivés par des institutions (banques-ministères- entreprises-administration…)
J'ai ruminé mes idées longtemps, j'ai poussé mes idées jusqu'au bout, mes conseils sont déposés gratuitement dans le creux de l'oreille des lambdas citoyens et mon principal but et de vous faire voire la façon de faire fructifier votre patrimoine et de transmettre à qui de droit ce petit savoir. En examinant l'impact des politiques économiques actuelles sur le quotidien des lambdas et sur les patrimoines des algériens.
Beaucoup comme moi réfléchissent passivement sur l'incapacité du pouvoir, du système, du régime et de l’État à se réformer pour laisser place a un état de droit ceci ne peut se faire que par un véritable « Homme d’État ». Actuellement, le seul critère de mesure , la productivité positive c’est celle de la « Fabrique de Pauvres » puisque la situation sociale et économique s'est dégradée à tel point que je me suis mis à dire ce qu’ il en ai visuellement. La rente pétrolière a forcé les transferts sociaux pour une paix sociale qui dépend du prix du marché pétrolier, la distribution de l’argent s’est faite gratuitement et au détriment de l’économie et du travail ce qui pousse le pouvoir à grignoter son capital. A voir, la quantité d’argent budgétaire alloué aux transferts sociaux (produits alimentaires+ habitat+santé+ éducation+ eau-gaz-électricité –carburant), elle dépasse les 10puissance3 de milliards de DA elle risque de représenter presque le 1/4 du budget de l’état si je ne me trompe pas pour cette année la loi de finance 2017 nous le dira. L’absence de la rationalisation des dépenses favorise le gaspillage, la médiocrité et toute forme d’atteinte aux richesses nationales en passant par la corruption.
Les révolutionnaires intelligents qui ont une antithèse philosophique, ils ont le cran et le courage de remettre en question la situation du statu- quo, par le « politiquement correct » et les médias impertinents pour mieux sensibiliser et mobiliser la masse « laborieuse ». Nous nous concentrons sur les idées. Notre objectif est de faire circuler et de promouvoir les idées qui peuvent, selon nous, rendre le pays bien meilleur... mais aussi, à l'inverse, de révéler et exposer les idées dont nous pensons qu'elles sont dangereuses.
Le pire est à venir cela est certain la situation de la chute de la rente pétrolière nous l’annoncera douloureusement. Je suis convaincue que la crise que nous traversons aujourd'hui affectera profondément notre niveau de vie, notre rang dans le monde serait de même. Quelles sont les critères qui nous annoncent la faillite annoncée.
En 1988, L’Algérie était dans le rouge, la dette intérieure algérienne était en juin 2008 de 814,4 milliards de dinars. Elle (dette intérieure) a donc augmenté de 64,4 milliards de dinars entre juin et décembre 2009 soit l’équivalent de 11 milliards de dollars à fin décembre 2009( selon maitre Google). Elle représente en grande partie l’ensemble des créances sociales (salaires des fonctionnaires, par exemple), commerciales et fiscales. La dette intérieure est insensible aux écarts de change, car elle est majoritairement libellée dans le dinar algérien. Elle représente 9,2% du PIB (source internet wikipedia). La dette intérieure publique connaît une tendance à la hausse.
Durant les années 80, l'e conomie algérienne a connu des difficultés sérieuses. En effet, la baisse du prix du pétrole de 1986 a porté un coup dur à une économie quasiment rentière, c'était la période des plans anti-pénuries et de stabilisation. En1990, l'Algérie a engagé des reformes structurelles pour accéder à l' économie de marché oh !pardon à l’économie de bazar.
En 2016 la politique « après le pétrole » reste toujours une chimère, l'économie algérienne demeure fortement dépendante de la rente pétrolière (la principale source de revenus du pays), sans être parvenue à se diversifier et à mettre en place une industrialisation compétitive au niveau international.
Évolution de la Dette publique intérieure Algérienne mesurée en pourcentage du PIB (PIB%) de l'Année 2004 à l'Année 20104.

Année 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Montant de la dette(% PIB) 37,4 30,2 18,6 18 9,9 20 25,7
Source: CIA World Factbook - Version du 01 janvier 2011


Il est à noter que 2017 serait une année charnière pour le pays et c'est peut être à ce moment-là que la dette publique risque dépassé un seuil inacceptable qui blesserait bien le portefeuille du lambda algérien en plus de la suppression de certaines subventions et de produire plus de taxes pénalisantes. Ce sont désormais des dizaines de milliards de dinars de dette que nous nous traînerions... soit près de « y » dinars à rembourser pour chaque algériens. Et c'est terrible à dire, mais ce n'est pas le plus grave, la retraite serait versée à échéance lointaine, à commencer par des petits retards de versements, les budgets des collectivités locales, de wilayates , de ministères risquent de ne plus trouver la provision nécessaire pour l’alimentation des traitements et salaires car les recettes régressent et l’inflation augmente !.
Il faut que vous sachiez bien à quoi servent vraiment vos impôts, pour du moins ceux qui payent l’impôt ?
La logique est bien simple, chaque fois que le déficit budgétaire s’aggrave (dépenses supérieures aux recettes soit les besoins plus importants que l’offre) devant cette situation l’État doit obligatoirement emprunter de l’argent (système d’endettement externe –devises-, interne –la planche à billet-). Et qui dit emprunt externe, dit intérêts (service de la dette). Plus la somme empruntée est conséquente, plus les emprunts sont élevés, nous connaissons déjà la leçon, elle a été apprise durant les années de la fin du siècle passé ou le service de la dette était plus important que celui du capital. Aujourd’hui devant la situation économique du pays l'emprunt devient colossal et évidant parce que c’est nécessaire... et les intérêts seront gigantesques que la rente ne risque pas de couvrir.
Par conséquent, la dette et le service de la dette c’est l’algérien qui la paye via les impôts qui passe par le simple remboursement des intérêts, le principal c’est autre chose, elle serait normale si cette dette aurait été utilisé utilement pour la création de richesse, le bien être et la prospérité de l’algérien, elle est anormale dans le cas échéant ou la maffia s’en ai servi à sa guise pour se divertir ailleurs.
Désormais, les impôts ne serviront plus à assurer un service public déjà médiocre. L’ Éducation, la défense, les infrastructures, les logements, la santé, l’administration, la justice... tous les services de l’État seront financés à crédit par manque d’argent , alors il s’agit par ailleurs de taxer fortement le produit de votre travail pour rembourser une dette qui s'alourdirait dans les années à venir si nous ne changeons pas de stratégie, de modèle et de projet de société pour créer de la richesse par le travail ,unique issue de secours .
Si nous voulions sortir de ce cercle vicieux il faut faire d'immenses sacrifices. Voyez-vous, un pouvoir ne peut pas s'approprier toute la richesse (rente pétrolière) du pays. Il faut bien qu'il nous reste de quoi acheter du pain pour se nourrir, des habits pour se vêtir, des médicaments pour se soigner, des maisons pour se loger, des voitures pour se déplacer, des livres pour lire, des gadgets pour s’amuser…. Et ceci ne peut se faire qu’avec du travail utile à valeur ajoutée.
. Ainsi pour payer ses dettes, l’État ne peut donc puiser que sur ses recettes : c’est à dire qu'il prélève comme impôt sur les entreprises et ses citoyens.. Rappelez-vous à combien se monte notre dette d’hier, elle était de 31Milliards de $ et elle nous a mis dans de sales draps, aujourd’hui on pense déjà a s’endetter sans jamais penser à bien travailler. Il faudrait donc à l’État plusieurs années de recettes pour rembourser la dette nationale, ceci en arrêtant tout service public : plus de justice, de police, d'école, d'armée, d'hôpitaux, de médecins... ni même de fonctionnaires pour faire rentrer les impôts !
Le secteur public pèse trop dans la balance, il faut donc l’amoindrir mais comment ? Il faut déjà se préparer à l'écrasement de la classe moyenne en passant par la « Fabrique des pauvres ».Pour trouver un peu d’argent, il n'y a qu'à taxer les plus riches ! Avec tous ces nouveaux riches qui ne payent pas d’impôts, on peut débusquer assez de milliards pour résoudre une partie de nos problèmes ! Tout en compressant de 1à 6 l’éventail du système salarial.
Être riche dans une société respectable, devrait être régulé par une norme sociale à partir de laquelle est passible d’être imposable entre un revenu/ mois et un patrimoine.les taxes prélever sur les riches et les hauts salaires peuvent procurer une recette supplémentaire et faire diminuer un problème en moins. De cette manière, le pays pourrait avoir des statistiques sur les riches, donc taxables. Les pauvres, eux, auront disparu des statistiques puisqu’ils ne cotisent pas ils consomment à partir du social, de la même façon qu'on raye les chômeurs découragés des statistiques de l'emploi.
En pratique, ce serait tout simplement l’étouffement de la classe moyenne : elle deviendrait de fait la victime systématique des politiques d'austérité et de taxation, provoquant son appauvrissement via la « Fabrique des pauvres »... Tandis que les plus modestes, ployant eux aussi sous le fardeau fiscal, seraient bien en peine de grimper dans l'échelle sociale. Il est d'ailleurs dramatique de constater que la jeune génération actuelle est la première depuis le 20ème siècle à savoir que son niveau de vie ne sera pas supérieur à celui de ses aînés car l’investissement productif est absent, le logement, l’emploi, le mariage des barrières infranchissable la voiture est un capital décès !.
En conclusion nous pourrons dire qu’un pays sans classe moyenne est un pays pauvre. Un pays dont la classe moyenne diminue est un pays qui s'appauvrit ! Et vous allez me dire qu’est ce que vous en faite de la croissance alors ?
Parler de "croissance" dans le contexte actuel croissance économique, croissance financière, croissance monétaire, croissance de richesse, ou de valeur …... Il est vrai que, « normalement » parlant dans la mesure d’une certaine logique que la seule autre façon de rembourser les dettes seraient que l’État augmente ses recettes fiscales grâce à la croissance de la richesse (plein emploi-essor économique). Pour cela parler de croissance économique veut dire un système économique créateur de valeur ajoutée supérieur au taux démographique, une richesse permettant de faire vivre toute la population et de dégager un surplus servant à effacer la dette…par conséquent avoir un capital dont sa productivité permet de faire le plein emploi et de faire de l’accumulation du capital un outil de création de valeur et de richesse…
La population a tendance à vieillir doucement à voir le nombre de retraités ; les gains de productivité deviendront marginaux et la caisse de retraite risque de ne pouvoir répondre à la demande. Pour se tirer d'affaire, la croissance doit dépasser le déficit ! Dès que la croissance est inférieure au déficit, l'insolvabilité augmente automatiquement. Une remarque pertinente, jamais un pays n'est devenu riche en augmentant les impôts. Mais comme l'absence de croissance ne permet pas d'augmenter les recettes, c'est la seule voie possible. Hélas, partant d'une pression fiscale record, elle deviendra vite insoutenable.
Le secteur public devient une charge de trop dans la balance, par ses mauvais services bien rémunérés avec PRI( primes de rendement individuelle) en plus !! . Ceci est également mauvais pour la croissance : sachant que le secteur public a été complètement anéanti par une liquidation forcée par le FMI et une privatisation insensée .Il faut en être conscient : l’Algérie est un zombie financier, tout juste capable de faire face aux remboursements des intérêts de sa dette via la rente pétrolière, mais incapable d'assumer le remboursement du principal par la sueur des travailleurs. Nous sommes déjà financièrement morts. d’autan plus que l’acte d’importer est plus aisé et mieux rémunérateur que celui de l’investissement qui est embourbé dans une bureaucratie utile pour la maffia de import.
Nos autorités prennent un risque énorme...... en toute connaissance de cause en s'endettant, l’État risque de placé l'avenir de notre nation dans des mains externes : des fonds étrangers, des spéculateurs, des institutions bancaires. Creusons notre jugeote un peu ! Nos créditeurs (oligarchies) eux-mêmes sont en piètre forme. Ils sont pourtant désormais le seul rempart qui nous protège d'un effondrement pur et simple de notre système. Dans la mesure où la croissance deviendrait négative, nos villes et nos cités se retrouveraient coupées de leurs lignes d'approvisionnement en eau, en électricité la réserve monétaire constitué d’un surplus de la rente assure juste pour un temps les équilibres financiers. Cette réserve dépend à100% de la rente pétrolière, elle aurait pu être meilleure si c’était un surplus de la productivité du capital.
Les hôpitaux, les transports ne fonctionneraient plus au rythme qui permet de booster l’économie ...
Les écoles risquent même de fermer car le budget ne supporterait pas le poids de l’éducation.
Les entreprises à input externes ne pourraient plus tourner... les salaires cesseraient d'être versés... ça ressemblerait à ce qui s'est passé dernièrement en Grèce.
Le salaire minimal a baissé en valeur et les autres salaires ont été gelés, voire carrément réduits par l’inflation et l’érosion du Dinar, tandis que les impôts augmentaient via les prix. Avec l'augmentation du tarif de la vignette et du prix de l’essence et du prix de la voiture, les algériens n’auront plus les moyens d'avoir la bagnole neuve et feront attention de rouler inutilement, les prix réels forceront les mauvaises habitudes et la bonne monnaie chassera la mauvaise (indexation des prix à l’Euro). Ils seront aussi de plus en plus nombreux à dépendre du système D, vivant au jour le jour d'échanges, de charité, de marché noir, de marché informel de marche illicite de marché « trabandou »... voire de vol et de business. Les services publics prennent un sacré coup : la collecte des déchets est désormais un problème de plus pour une saleté continue blessant l’environnement. Les hôpitaux ne seront plus en mesure d’assurer la santé des algériens les : patients obligés d'apporter leurs propres draps, leur médicaments, voir même leur seringues, les opérations risquent de se réalisées peut être même sans anesthésie, budgets vont subir des coupes drastiques……. Au plus fort de la crise, le taux de suicides, des accidents et des hypertendus augmentent avec le rythme de la misère qui se nourrie des couts supérieurs aux revenus.
Cette année 2017, l'annonce de nouvelles mesures d'austérité risquent de faire basculer le pays dans le chaos : manifestations, émeutes, boutiques vandalisées, incendies...les médias ont tendance d’avoir une pensée pour l’état question d’argent et une pensée pour le peuple question de marché ?pour nous avancer une vérité qui n’est pas la leurs ! C’est déplaisant, je sais... Surtout dans la mesure où la plupart des Algériens, aujourd'hui, ne réalisent pas à quel point nous sommes proches d'un « black-out monétaire » total si la rente pétrolière tarie, la monnaie des singes ne permet pas de faire face aux importations car les inputs des produits algériens viennent de l’extérieur et le taux d’intégration de nos produits manufacturés est dépendant de l’import.
Se sont des conseils et des informations d’un lambda devant autant de chocs financiers et économiques
Lorsque les marchés de biens rationneront la nourriture, lorsque nos retraites disparaîtront car la CNR(Caisse nationale de retraite) ne trouve plus de pourvoyeurs. Lorsque nos avantages sociaux seront supprimés y compris les subventions……...alors qu'arrivera-t-il au pays en tant que nation ? Pouvez-vous imaginer ce même genre de scènes... dans toute l’Algérie de demain ? Alors que les jeunes peuvent utiliser les réseaux sociaux pour organiser une manifestation n'importe où en quelques minutes ?
Alors que presque la moitié de la population ne paie pas d'impôts directs et dépend de l'aide du gouvernement ? Avec l’esprit de l’assistanat « nous attendons que l’état nous donne un logement, un emploi, une retraite, un couffin de ramadhan, une part de notre gâteau Algérie, un baril de mon pétrole à moi !!…. »Alors que le chômage, chez les 18-30 ans, atteint une proportion intolérable, » blanche Algérie » , « ANSEJ », « ANEM » et autres dispositifs d’emplois non évalués et dont l’argent est détourné vers une valeur négative produisant plus de charges que de produits. Combien de temps pensez-vous que les gens tiendront sans commettre des actions de vol ou avoir recours à la violence lorsqu'ils ne pourront plus manger ? Pas bien longtemps, vous voulez mon avis alors.
Nous avons déjà vu ce genre de crises se dérouler partout dans le monde entier. Lorsqu’on imagine ou on observe les dégâts que de tels événements peuvent causer, il n'est pas étonnant que nos gouvernants soient prêts à tout pour les empêcher mais comment ? Le pire c’est bien les dommages matériels, encore pire que ca la violence et enfin encore pire que cela même les pénuries alimentaires, de tels événements ont un pouvoir stupéfiant qui peuvent dépasser même l'ampleur d'une catastrophe naturelle.
Le pouvoir de non seulement faire disparaître votre patrimoine... et la stabilité à laquelle vous êtes habitué c’est pour cela qu’on nous montre souvent l’exemple de la Lybie, de l’Irak, de la Syrie ... sans jamais nous dire il faut imiter le bon sens , les pays les plus avancés .Il faut penser a notre mode de vie lui-même : les traditions, les valeurs des choses transmises sur des générations et des générations qui ont disparue par l’effet de la mauvaise gestion de la rente pétrolière..
Des familles se sont effondrées alors que les jeunes se retournaient contre les plus vieux... des femmes ont été forcées par l’état de fait de se prostituer... des mères mendiaient pour nourrir leurs enfants... des nouveaux gangs politiques ( baltajya) s'entretuaient dans les rues...Imaginez cela dans notre pays d'aujourd'hui... alors que notre culture elle-même est déjà fragile et tout opium ferait l’affaire... que les jeunes semblent être en guerre contre nos traditions...
Il serait impossible d'obtenir de l'essence dans les stations-service...
Les rayonnages des magasins commenceraient à se vider, les boulangeries n’auront plus de farine...Les propriétaires ne peuvent obtenir de prêts immobiliers...
Les obligations perdent toute valeur devant une baguette de pain ou une boite de lait pour nourrisson. Les marchés se ferment totalement...Les prix, incontrôlables, font des « montagnes russes »*1 Les gens descendent dans la rue, demandant à ce que le gouvernement agisse...Les grèves paralysent nos institutions...
Les émeutes détruisent des foyers, des boutiques, voire des quartiers entiers...Ce que dis, en revanche, c'est que quand ce genre de phénomène se déclenche... les choses tournent très mal, très rapidement. Et on ne pense jamais que ça nous arrivera. Personne. C'est la nature humaine : votre cerveau lui-même ne vous permet pas de croire qu'un désastre peut se produire. Même en présence de preuves limpides qu'un bouleversement majeur guette... Même lorsque le simple bon sens avertit que le danger est proche... La plupart des gens se convainquent que ça ne peut pas arriver.
Et pourtant !.. Pourtant ! ça me fait rappeler C. Aznavour .Les gens même des intellects pensent que notre « Etat-Providence » qui distribue des crédits non remboursables(+ effacement de la dette), ne peut pas continuer ainsi... que nous pouvons continuer à emprunter en l’absence de la rente pétrolière et dépenser de l'argent sans rendre compte et sans qui n'est pas vraiment là... Mais peu de ces mêmes gens réalisent que nos gouvernants, au niveau le plus élevé, mènent dans une lutte désespérée pour maintenir ce système en place. Or le fait est qu'ils ont désormais utilisé tous les outils habituels à leur disposition. Ils ont injecté des milliers de milliards de dinars dans le système. Quelle marge de manœuvre leur restera-t-il si le système cale ? . Une véritable arme de destruction massive. Elle permet à notre gouvernement de passer à une toute nouvelle forme de gestion de la dette publique. C'est très simple. Le pouvoir algérien joue le rôle de la « cigale ayant chantée »... ... Mais les algériens eux-mêmes ne savent pas jouer le rôle( travail) de la « fourmis ». Des fourmis qui mettent de côté une épargne de leur revenu si on fait un total de toute la population on arrive a un qui représente tant de fois le PIB( produit intérieur brut ) reconduit en investissement productif. De l'argent épargné, mis de côté, pris sur vos dépenses quotidiennes... pour assurer votre avenir, protéger votre famille en cas de coup dur, rendre votre retraite plus confortable. Mais aussi... un gisement de richesse proprement irrésistible pour nos dirigeants.
Pris au piège de la dette, coincés par leurs engagements populistes et démagogiques, dans l'incapacité par manque de courage ou simplement parce que c'est socialement et humainement impossible d'augmenter suffisamment les impôts pour combler les déficits... Ailleurs, posséder de grosses sommes en cash est déjà considéré comme une "activité méfiante". Si vous effectuez un gros retrait dans le pays, la banque est obligée, de par la loi, de remplir un rapport sur vous et de le transmettre aux autorités.. Terrorisme... Argent sale... Travail au noir... Trafics en tous genres... Les autorités devront en principe associer désormais le cash à la criminalité et à l'insécurité. Elles tentent d'en faire une chose "sale", dangereuse... voire carrément dépassée. Ce sont là des manœuvres délibérées pour mettre en place un contrôle total sur l’argent sale et sur votre vie d'une manière générale. Des cas ont existé aux pays comme l’Australie et l’Europe, où de tels chocs économiques durent des années, ici « Ech’kara » est devenu le mode de payement, on ne compte pas l’argent chez ces gens la Monsieur ! On pèse l’argent Monsieur !...
Où les prix font des « montagnes russes »*1- incontrôlées... Où des grèves paralysent les services de l'Etat et font fermer les services publique... Où les hôpitaux ne peuvent pas obtenir de médicaments... où les gouvernements deviennent de plus en plus désespérés et violents (état policier)... Est-ce que cela arrivera aujourd'hui... ou demain... ou dans un mois... Je n'en sais rien. Personne ne le sait quand ? mais cela se reproduira très certainement !!.
Ce que je sais est : qu'il est impossible de s'en tirer en créant de la fausse richesse.
Le crédit ne peut pas être gratuit. Il y a toujours un prix à payer. On échange toujours quelque chose contre autre chose et pas gratuitement comme le « contrat d’association » avec l’Europe pour son unique profit. La promesse de payer un jour ne suffit plus lorsque celui qui promet ne rembourse jamais et creuse sa dette. Je ne veux donc pas vous laisser sans vous offrir un moyen de rester au courant des développements de cette menace croissante. Une sorte de passeport pour notre pays, un pays qui n'est pas gouverné par le financièrement correct... ou la ligne officielle ( état de droit)... ou des médias partisans( liberté d’expression)... ou des idées dangereuses( dictature…despotisme…)). Voyez-vous, l'histoire... pour notre pays... pour l'économie... pour nos dirigeants... la vérité du peuple est ailleurs, et tout cela est loin d'être terminée. Il reste beaucoup de choses à découvrir. . Et pour vous... c'est un "fauteuil au premier rang" pour anticiper et comprendre certains des changements économiques les plus importants de notre histoire qui veulent s'isoler des idées fausses dont nous sommes constamment bombardés... et découvrir quelque chose de neuf ( véritable opposition).
Pour ceux qui savent que "la vérité est ailleurs"... et ont simplement besoin d'un moyen de la trouver. ... Des conseils et des placements pour sécuriser votre argent face à l'inflation, à l'augmentation des impôts et à la baisse du pouvoir d'achat est une règle que tout le monde va gouter amèrement. La fabrique du pauvre pour ceux dont le pouvoir d’achat ne permet pas de subvenir au minimum de ses besoins d’une part et d’autre part pour ceux qui ont amassé de l’argent par des moyens non conventionnels et ne savent pas l’investir pour la création de richesse. Nous avons effacé nos instituts de formation et de technologies qui ont été développé durant les années 70, point d’observatoire de l’économie nationale pour la prévision et pour l’orientation stratégique.
La stratégie économique qui devrait être pris en considération se situe entre plusieurs modèles dont :
*pour un juif la pauvreté est intolérable.
*pour un chrétien c’est la richesse qui l’est.
*Pour un musulman « Khayra el omor aou satou ha ». ? Le juste milieu n’a pas encore été conceptualise ! Et ni la vision économique, ni la stratégie économique, ni le modèle économique n'ont été préparés pour faire démarrer le train de développement

BENALLAL MOHAMED- Ancien Cadre-
*1» Les montagnes russes :[ :: sont des attractions composées de véhicules parcourant rapidement des trajets sur des pentes sinueuses dans le but de créer des airtimes et propulsions comme dans toute attraction, amenant à des sensations de peur et d'amusement procurant de l'adrénaline chez les passagers...définition Wikipedia


 

Alter Info l'Information Alternative

Crise financière: La Deutsche Bank sur le point de sauter

Le spectre d'un retour en 2008 est à nos portes. Ça ne date pas d'hier, nous en avons parlé à de multiples reprises ici même. Mais cette fois, ça se précise. Vous avez dû le lire ces derniers jours, la Deutsche Bank est dans une situation catastrophique et en plus, les Etats-Unis veulent lui imposer une amende de 14 milliards de dollars, ce qui l'achèverait quasi-instantanément.
Crise financière: La Deutsche Bank sur le point de sauter






Bien entendu, ce ne serait pas la première banque à faire faillite, mais il se trouve que celle-ci est énorme. Et comme vous le savez désormais, il existe un truc magique pour les banquiers. Lorsqu'une grosse banque s'est complètement plantée, soit en raison de l'incurie de ses dirigeants, soit parce qu'elle a réalisé des opérations douteuses ou trop dangereuses et qu'elle a perdu, elle prononce la phrase magique : « risque systémique ». Du coup, les Etats contribuables la renflouent. C'est probablement le seul secteur économique à bénéficier de cette carte magique qui marche à peu près à tous les coups. L'ironie de l'histoire, c'est que ce sont ceux-là mêmes qui exercent les plus grosses pressions sur les gouvernements pour obtenir leur désengagement et une auto-régulation qui font le plus appel à nos porte-monnaies. Dans le cas de la Deutsche Bank, elle est particulièrement systémique. En cas de faillite, ce serait tout le système bancaire européen qui souffrirait, et par rebond, ceux des autres grandes puissances régionales. In fine, l'économie mondiale souffrirait sans doute sévèrement.

Mais que s'est-il passé ? N'avait-on pas tiré les leçons de 2008 ? La crise des subprimes, suivie de la crise de la dette, n'avait-elles pas mis un terme à la spéculation la plus incongrue, n'avait-on pas encadré les bonus des banquiers ? N'avait-on pas réformé le cadre dans lequel elles évoluent ?

La réponse est non.

Tous les affreux anarcho-communistes (le système aime bien ce type d'argument pertinent pour désigner ses contradicteurs) le crient sur tous les toits depuis 2008, mais personne n'écoute au sein du système : ni les politiques, ni les industriels, ni le secteur de la finance.

Pour comprendre les détails et savoir comment on en est arrivé là, vous pouvez lire le résumé fait par Mediapart ou aller lire les articles publiés sur le toujours excellent Zerohedge (un peu plus technique mais plus détaillé).

La chute éventuelle de la Deutsche Bank est un casse-tête pour tout le système financier, mais surtout pour les gouvernements et les banques centrales.

Comment sauve-ton le soldat Deutsche Bank quand on s'est lié les mains ?

Tout va très bien madame la marquise...

On peut commencer à s'inquiéter quand Christine Laboulette Lagarde se met à parler d'un sujet pour dire que tout va bien. La pire économiste du monde vient de nous gratifier d'un magistral :

« Deutsche Bank is a systemic important player in the global financial system.

But, is on a solid base currently, and we are not at a stage in which I see the need for a government intervention. »

Ce qui, pour les initiés confirme que la situation est grave. Les initiés le savent d'ailleurs depuis des mois et la majorité tente de sauver ses investissements, ce qui précipite la chute du titre en bourse et fait fondre les fonds propres de la banque comme neige au soleil. Le cours de la banque allemande a plongé comme jamais et il est aujourd'hui nettement en dessous de ses niveau aux pires moments de la dernière crise. Sa capitalisation boursière a fondu d'un quart en moins d'un mois... On notera également que la banque est engagée sur des produits dérivés à hauteur de 42 000 à 60 000 milliards de dollars, selon les estimations. Une paille.

Allez, un petit chiffre pour mettre en regard de tous ces milliards très « virtuels », celui du produit intérieur brut (PIB) européen en 2015. Il s'est établi à 16 229 milliards de dollars. Si vous avez une idée pour éviter un effet Titanic pour la zone euro en cas de défaut de la Deutsche Bank, merci d'écrire à Christine Laboulette Lagarde et aux dirigeants européens qui continuent de jouer tranquillement de la musique sur le pont du paquebot.

Tu t'es vu quand t'as Chypré ?

Mais revenons aux méthodes de sauvetage... Angela Merkel, prise dans ses contradictions a dit publiquement que l'Etat allemand ne serait pas un payeur en dernier ressort. En clair, pas d'intervention étatique. Déclaration qui n'a pas aidé la banque, les marchés craignant désormais le pire. Mais ce n'est pas tout. Angela Merkel est prisonnière de choix précédents.

En avril 2013, l'Europe décide de « sauver » Chypre, nouveau domino qui tangue dangereusement. Mais cette fois, Bruxelles, en plus des fameux plans d'austérité décide que le coup du sauvetage des banques doit inclure... Les déposants. Au delà de 100.000 euros, leurs avoirs participeront au renflouement des banquiers qui ont planté leur établissement. C'était une nouveauté qui risquait fort de miner la confiance, la matière première des banquiers. Mais... Cela concernait Chypre. Un tout petit pays, éloigné, perdu au fond de la Méditerranée. Le monde financier ayant une capacité incroyable pour masquer la réalité s'est dit en rigolant du sort des chypriotes que finalement, cela ne risquait pas d'arriver dans un pays aussi fort que... L'Allemagne. Le géant économique européen ne pouvait être touché, pas plus que la France, par exemple. Nous, nous avons des banques solides. C'est bien connu.

Oui, mais non.

Comment Angela Merkel et ses amis pourraient ils continuer de justifier ce qui a été fait pour Chypre et refuser cette solution pour la Deutsche Bank?

D'autant plus que la Cour de justice européenne vient de rendre un arrêt très intéressant et étrangement passé complètement inaperçu.

Le 20 septembre, elle a confirmé le rejet de recours en annulation et en indemnité (détails ici) d'investisseurs ou déposants mauvais coucheurs concernant la restructuration du secteur bancaire chypriote. Sur le mode « un peu responsables, mais pas coupables vu que c'est pas elle, c'est l'autre », la Cour a renvoyé dans leurs cordes ceux qui trouvaient que quand même, se faire plumer par une baque qui a planté tout le monde, c'était un peu exagéré.

On voit d'ici les responsables politiques français et ceux du secteur financier expliquer dans le sillage de Christine Laboulette Lagarde qu'il n'y a aucune inquiétude à avoir pour la France.

Oui, mais non.

La Deusche Bank étant ce qu'elle est, une catastrophe aurait des effets très probables sur les systèmes bancaires et les économie de plusieurs pays. Dont la France, l'Italie (le maillon faible de toujours), l'Espagne...D'autant que très vite, les investisseurs (les investisseurs institutionnels, ou les zinzins, dans le jargon de la finance) s'intéresseraient à la Commerzbank, au Crédit Suisse, Barclays... Toutes en pleine forme...

Qui sait ?

Et bonne année 2017, vos dirigeants politiques vous protègent.




Alter Info l'Information Alternative

Le débat Clinton-Trump: un spectacle dégradant

Le premier débat entre Hillary Clinton et Donald Trump était une abomination politique et culturelle. Il a montré, tant dans la forme que par le contenu, la décomposition de la société capitaliste américaine qui a pris place au cours des dernières décennies.
Le débat Clinton-Trump: un spectacle dégradant
Le premier débat entre Hillary Clinton et Donald Trump était une abomination politique et culturelle. Il a montré, tant dans la forme que par le contenu, la décomposition de la société capitaliste américaine qui a pris place au cours des dernières décennies.

Ça en dit long sur le système politique américain que les 330 millions d'habitants des États-Unis doivent choisir leur prochain président entre ces deux individus, qui font partie de l'aristocratie financière – leur dernière rencontre physique ayant eu lieu lorsque Clinton avait assisté au troisième mariage de Trump en 2005 – et qui sont profondément détestés, avec raison, par une grande majorité de la population américaine.

Il n'y avait pas la moindre substance intellectuelle, sans parler de contenu politique réfléchi, à ce soi-disant «débat». Aucun sujet n'a été abordé avec intelligence ou honnêteté. Les deux candidats mentaient sans effort ni honte, se lançant des insultes préparées d'avance tout en se présentant comme des défenseurs des travailleurs ordinaires.

Le système capitaliste à deux partis aux États-Unis n’a jamais misé sur l’intelligence ou la vérité. Il a toujours été basé sur des politiciens qui représentent les intérêts d’une couche étroite au sommet de la société, tout en prétendant parler pour tout le peuple. Mais, en 2016, cette posture a perdu toute crédibilité.

Trump est la personnification du gangstérisme des affaires. C’est un milliardaire qui a fait fortune par l’escroquerie, les banqueroutes, le vol des salaires de ses employés et des accords avec la mafia. Lorsque Clinton l’a accusé d’avoir profité de l’effondrement du marché des prêts hypothécaires à haut risque, élément déclencheur du krach financier de 2008, il a répliqué: «Ce sont les affaires». Lorsqu’elle l’a accusé de ne pas payer d’impôts sur son immense fortune, il s’en est vanté comme une «preuve de mon intelligence».

Clinton est la personnification du gangstérisme politique. Elle est profondément impliquée dans les crimes du capitalisme américain dans le dernier quart de siècle: de la destruction des programmes sociaux à la criminalisation des jeunes provenant des minorités, en passant par le lancement de guerres impérialistes qui ont tué des millions de personnes. À un certain moment du débat, elle a déclaré que sa stratégie pour vaincre le groupe État islamique était centrée autour de l’assassinat de son chef, Abu Bakr al-Baghdadi. Elle a fait allusion à son propre rôle dans «l'élimination» de Mouammar Kadhafi en Libye et elle a dit qu’elle ferait de tels meurtres «un principe organisateur» de sa politique étrangère.

Clinton arrivait dans le débat en tant que favorite des médias et de l'élite dirigeante américaine, agente éprouvée de l'aristocratie financière et fiable dans son rôle de figure de proue de l'appareil militaire et de renseignement. Elle s'est présentée durant l'événement comme la représentante de la politique identitaire au service de l'impérialisme, faisant plusieurs appels aux questions de race et de genre tout en lançant des menaces de guerre à la Russie et en présentant la crise au Moyen-Orient comme quelque chose qui pourrait être résolu par l'assassinat de personnes bien choisies.

Trump s'est bâti un appui en semblant donner voix à la colère qui a été générée par le déclin catastrophique de la position sociale des travailleurs, mentionnant les fermetures d'usines, le chômage de masse, la montée de la pauvreté, la détérioration des routes, des écoles, des aéroports, etc. Mais il n'offre aucune solution à part l'élimination de toute contrainte sur les activités de la grande entreprise: la réduction de moitié des impôts sur les sociétés et l'abolition de toute réglementation commerciale.

Le milliardaire fascisant a fait peut-être la seule déclaration véridique du débat lorsqu'il a affirmé que le capitalisme américain se trouvait devant un précipice après une «reprise» qui était déjà la pire depuis la Grande Dépression. «Nous sommes dans une sacrée grosse bulle qui va éclater dès que la Fed augmente les taux d'intérêt», a-t-il dit. Cela fait écho aux remarques du président George W. Bush lors de la crise financière de septembre 2008 quand il avait laissé échapper: «L'économie est foutue».

Les apologistes des démocrates et des républicains dans les médias n'ont cessé de parler de la nécessité de vérifier les faits au sujet des candidats. Mais le débat au complet n'était qu'un mensonge, du début à la fin. Les faussetés dites par Trump et Clinton sont insignifiantes à comparer au mensonge selon lequel ces candidats offriraient un véritable choix à la population américaine.

Peu importe l'issue des élections, que ce soit Donald Trump ou Hillary Clinton qui remplace Barack Obama à la Maison-Blanche, la prochaine administration formera le gouvernement le plus réactionnaire de l'histoire du pays, voué à un programme de guerre impérialiste, d'austérité sociale et d'attaques sur les droits démocratiques.

La classe ouvrière doit se préparer politiquement pour les luttes qui seront générées par l'intensification de la guerre et de la crise du capitalisme mondial.


Alter Info l'Information Alternative

« Bahamas Leaks » : une nouvelle brèche dans l’opacité des paradis fiscaux

ICIJ-The International Consortium of Investigative Journalists Une série de documents confidentiels montrent comment l’archipel continue de jouer un rôle de plaque tournante de la finance offshore.
« Bahamas Leaks » : une nouvelle brèche dans l’opacité des paradis fiscaux
Cinq mois après les « Panama papers », Le Monde et les médias partenaires du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) ont eu accès à de nouveaux documents confidentiels sur le monde opaque des paradis fiscaux : les « Bahamas Leaks ».

Les « Bahamas Leaks » en bref

Cinq mois après les « Panama papers », Le Monde et ses partenaires du consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) ont eu accès à de nouveaux documents confidentiels sur le monde opaque des paradis fiscaux : les « Bahamas Leaks ».

Ces documents obtenus par la Süddeutsche Zeitung portent sur 175 480 structures offshore enregistrées aux Bahamas entre 1959 et 2016. Ils dressent l’équivalent d’un « registre du commerce » pour ce paradis fiscal opaque, levant le voile sur l’identité des administrateurs de certaines de ces sociétés, jusque-là anonymes.

Ces documents, obtenus par la Süddeutsche Zeitung et partagés à l’ICIJ, portent sur 175 480 structures offshore enregistrées dans ce paradis fiscal des Caraïbes entre 1990 et 2016. Ils dressent l’équivalent d’un registre du commerce public pour ce centre financier opaque, levant en partie le voile sur l’identité des directeurs de ces sociétés écrans.

Certaines de ces informations sont accessibles, moyennant redevance, en se rendant physiquement au registre du commerce des Bahamas ou à travers sa version numérique. L’ICIJ et ses partenaires ont toutefois pu constater que les informations disponibles dans ces registres officiels étaient parfois incomplètes ou même contredites par des documents issus des « Bahamas Leaks ». Ainsi, cette nouvelle fuite révèle les liens de l’ancienne commissaire européenne Neelie Kroes avec une société offshore aux Bahamas sans que l’information figure au registre du commerce bahamien.

Incertitudes et prête-noms

Ces documents permettent aussi de retrouver la trace de plusieurs dirigeants mondiaux en tant qu’administrateurs de sociétés offshore, comme le ministre des finances canadien Bill Morneau, le vice-président angolais Manuel Vicente, l’ancien émir du Qatar Hamad Ben Khalifa Al-Thani (1995-2013), l’ancien premier ministre de Mongolie Sukhbaataryn Batbold (2009-2012) ou encore l’ancien ministre colombien des mines Carlos Caballero Argaez.

En l’absence des documents internes complémentaires qui avaient étayé les enquêtes des médias partenaires de l’ICIJ avec les « Panama papers », il est bien souvent impossible de savoir si les personnalités ont utilisé les sociétés offshore des « Bahamas Leaks » à des fins légales ou non, que ce soit pour de la fraude fiscale ou du blanchiment d’argent. Dans l’attente d’éventuelles enquêtes judiciaires, le public doit se contenter des explications fournies par les principaux intéressés. Ces documents ne révèlent par ailleurs que rarement l’identité réelle des actionnaires et des bénéficiaires finaux de ces sociétés, souvent différents des administrateurs que l’on peut trouver au registre du commerce, qui peuvent être de simples prête-noms.

« Un service pour le public »

A l’instar des « Panama papers », le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung n’a pas souhaité révéler l’identité de la source qui lui a permis d’entrer en possession des « Bahamas Leaks », afin de la protéger.

Le consortium ICIJ, qui a coordonné cette nouvelle publication, a décidé de rendre publique une grande partie de ces informations (nom des sociétés, dates de création et de dissolution, identité des administrateurs et des intermédiaires, etc.) pour venir enrichir sa base de données en ligne de l’offshore, sorte de registre du commerce des paradis fiscaux constitué par les données issues des enquêtes « Offshore Leaks », « Panama papers » et désormais « Bahamas Leaks ». « Nous estimons que c’est un service pour le public de rendre librement accessibles ce genre d’informations basiques, explique son directeur Gerard Ryle. De nombreuses preuves suggèrent que, là où il y a du secret dans le monde de l’offshore, il y a des risques de malversations. Alors, éliminons le secret. »

#BahamasLeaks Le lexique de l'offshore
Actionnaire

Propriétaire déclaré d’une société offshore. Certains actionnaires possèdent réellement le capital de ces sociétés, d’autres ne sont que des prête-noms.
Action au porteur

A la différence de l’action nominative, l’action au porteur est anonyme et permet aux propriétaires réels des sociétés offshore de dissimuler leur identité. Ce type de titre, qui organise une opacité totale sur l’actionnariat, est en train de disparaître. Le Panama est l’un des derniers pays à en proposer.
Action nominative

L’action nominative est l’inverse de l’action au porteur : l’identité des personnes physiques ou morales qui détiennent ce genre d’action est révélée. Les entreprises des pays transparents émettent ce type de titres.
Administrateur

Personne qui dirige une société, qui peut être indifféremment directeur ou membre du conseil d’administration. Dans les sociétés offshore, cela n’implique pas de gérer une activité, mais d’assumer la responsabilité légale et de signer les documents de la société.
Agent de domiciliation de sociétés offshore

C’est l’une des activités principales du cabinet d’avocats Mossack Fonseca : l’enregistrement de sociétés dans des paradis fiscaux pour le compte de ses clients, un métier qui implique une solide connaissance du droit. En appui, la firme propose d’autres services : la location de prête-noms, des services bancaires…
Ayant-droit ou bénéficiaire économique

Personne qui tire les véritables bénéfices d’une société, même si elle n’apparaît pas officiellement comme actionnaire ou administrateur.
Blanchiment d'argent

Le blanchiment d’argent consiste à dissimuler des fonds de provenance illicite (trafic de drogue, vente d’armes, fraude fiscale…) pour les réinvestir dans des activités légales et donc les recycler. Les sociétés offshore sont parfois utilisées pour blanchir de l’argent.
Certificat d'actions

Document certifiant qu’une personne est actionnaire d’une société ou qu’elle détient un nombre d’actions donné. Si le certificat est émis au porteur, et non pas à une personne ou à une entité nommément désignée, il s’agit d’un certificat d’action au porteur.
« Compliance »

Ensemble des procédures de vérification de conformité qu’un cabinet comme Mossack Fonseca a l’obligation de mener auprès de ses clients. Il vérifie notamment que ceux-ci n’ont pas d’antécédents judiciaires, qu’ils ne figurent pas sur une liste de sanctions internationales ou ne sont pas des personnalités politiquement exposées (présentant un risque).
Echange automatique de données

Cette procédure sera mise en place à compter de 2017 ou 2018. Elle consiste, pour les Etats, à s’échanger, de façon systématique, les informations bancaires sur les contribuables (comptes bancaires ouverts à l’étranger, parts de société etc.).
Les pays du G20 ont appelé à la généralisation de l’échange automatique, perçu comme le meilleur outil pour lutter contre la fraude fiscale. Les paradis fiscaux sont invités à mettre en place ce standard pour sortir des listes noires des pays non coopératifs.
Évasion/optimisation fiscale

Utilisation de moyens légaux pour baisser le montant de son imposition, voire y échapper. Elle suppose une bonne connaissance des lois et de ses failles.
Exilé fiscal

Se dit d’une personne qui, pour échapper à un impôt qu’elle considère trop important, déménage dans un pays à la fiscalité plus légère.
Fondation

Entité légale qui agit comme une société offshore, mais garantit plus d’opacité. Les fondations ne sont soumises à aucune forme d’imposition au Panama. Les noms des bénéficiaires ne sont pas divulgués. Les fondations n’ont pas à produire de rapports financiers.
Fraude fiscale

Utilisation de moyens illégaux pour baisser le montant de son imposition, voire y échapper. Le fait de déplacer des capitaux dans des juridictions étrangères sans en avertir le fisc constitue une forme de fraude fiscale.
Holding

Généralement, société dont la seule activité est de prendre des participations dans d’autres sociétés. Nombreux sont ceux qui créent des holdings au Luxembourg pour gérer leurs affaires, car l’imposition y est très faible.
Intermédiaire financier

Personne ou institution qui fait le lien entre le bénéficiaire réel d’une société offshore ou un compte et l’agent de domiciliation, comme Mossack Fonseca, qui l’ouvre effectivement. Cet intermédiaire peut être un avocat fiscaliste, un gestionnaire de fonds ou une banque.
Paradis fiscal

Pays ou territoire où certains impôts sont très bas, voire inexistants, et qui cultive une certaine opacité sur les titulaires des comptes et des sociétés. Leur définition varie selon l’époque et l’organisation qui établit la liste des paradis fiscaux.
Port franc/zone franche

Zone où l’on peut entreposer des biens sans qu’ils soient soumis aux taxes douanières. De nombreuses œuvres d’art sont par exemple stockées dans le port franc de Genève.
Prête-nom(s)

Personne qui agit au nom d’une autre comme actionnaire ou administrateur d’une société. L’utilisation de prête-noms permet de dissimuler l’identité du bénéficiaire réel.
Procuration

Autorisation donnée à une personne, physique ou morale, de représenter une société offshore. La procuration confère des droits, dont la gestion sans restriction de la société, la signature de contrats, l’achat de produits financiers ou encore la possibilité d’emprunter ou de prêter de l’argent. Chaque autorisation spécifie quels pouvoirs sont donnés à la personne qui agit au nom de la société.
Société coquille

Société déjà créée qui ne détient pas ou peu d’actifs (comme une coquille vide) et qui n’exerce pas d’activité économique réelle. Elle peut servir à détenir discrètement des comptes en banque, des participations ou des investissements.
Société écran

Société fictive créée dans le but d’opacifier les transactions financières d’autres sociétés.
Société offshore

Littéralement, « offshore » signifie « extraterritorial ». Une société offshore est enregistrée dans un pays non pour y exercer une activité, mais pour disposer d’une boîte à lettres – souvent pour profiter des avantages fiscaux ou réglementaires du paradis fiscal choisi.
Trust/fiducie/fiduciaire

Une fiduciaire (du latin fiducia, « confiance ») est la personne physique ou la société qui détient temporairement de l’argent ou des biens pour le compte d’un tiers (le fiduciant). A charge pour la fiduciaire de gérer les fonds ou les mandats qui lui ont été transférés. Le trust, ou fiducie, est le contrat qui lie ces deux parties. Quant aux sociétés fiduciaires, ce sont des structures spécialisées dans ces opérations.

Ce qui différencie les « Bahamas Leaks » des « Panama papers »

1. L’origine :

Les « Panama papers », documents internes du cabinet panaméen Mossack Fonseca, portaient sur des sociétés offshore domiciliées dans une vingtaine de paradis fiscaux différents (Panama, Bahamas, îles Vierges, Hong-Kong, etc.).

Les « Bahamas Leaks » portent sur la seule juridiction des Bahamas, mais sur des sociétés immatriculées par 539 domiciliateurs différents (dont Mossack Fonseca).

2. La nature des documents :

Les « Panama papers » révélaient à la fois des informations officielles mais non publiques (comme le nom des administrateurs des sociétés offshore), mais également des informations confidentielles en possession de Mossack Fonseca (courriers, contrats, registres, etc.), qui permettaient parfois de lever le voile sur l’identité réelle des bénéficiaires et les activités de ces sociétés.

Les « Bahamas Leaks » sont, pour l’essentiel, un registre du commerce, muet sur le nom des actionnaires, des bénéficiaires et les activités des sociétés offshore bahaméennes.

3. L’ampleur de la fuite :

Les « Panama papers » étaient constitués de 11,5 millions de fichiers portant sur 214 488 structures offshore, soit 2 600 gigaoctets de données.

Les « Bahamas Leaks » représentent 1,3 millions de fichiers portant sur 175 888 sociétés offshore, soit 38 gigaoctets.


Lire l’enquête intégrale : L’ancienne commissaire européenne Neelie Kroes rattrapée par sa société offshore

Lire aussi : Trois mois après, qu’ont changé les « Panama papers » ?

« Bahamas Leaks » : une nouvelle brèche dans l’opacité des paradis fiscaux
ICIJ-The International Consortium of Investigative Journalists

Alter Info l'Information Alternative

Quelle impunité face à la grande délinquance de la haute finance ?

Le cas du Panama qui fait grand bruit est loin d’être la seule aberration en matière fiscale.
Quelle impunité face à la grande délinquance de la haute finance ?
L’incohérence des listes de paradis fiscaux

Le cas du Panama qui fait grand bruit est loin d’être la seule aberration en matière fiscale. Comment expliquer, par exemple, que les Bermudes - où la Société générale détient une filiale qui a réalisé 17 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013 avec zéro salarié -, aient été retirées de la liste française des paradis fiscaux en janvier 2014 |1| ? Comment la Belgique a pu attendre 2015 pour placer officiellement le grand-duché de Luxembourg sur la liste belge des paradis fiscaux ? Comment peut-on imaginer que certains États européens, l’Union européenne (UE), le Groupe d’action financière, organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent (Gafi), l’OCDE ou le FMI aient des listes de paradis fiscaux distinctes ?

Cette incohérence des fausses solutions apportées par des acteurs censés lutter contre la fraude et l’évasion fiscale encourage l’impunité des grands délinquants financiers qui jouissent par ailleurs d’une justice sur mesure, tolérante ou sans cesse contournée.


La directive sur le « secret des affaires » protège les délinquants et emprisonne les journalistes

Quelques jours seulement avant le procès du lanceur d’alerte Antoine Deltour à l’origine des révélations « LuxLeaks » et dix jours après le début des révélations des « Panama papers » sur les sociétés offshore dans les paradis fiscaux, la directive européenne sur la protection du « secret des affaires » était adoptée au Parlement européen le 14 avril 2016.

Malgré une pétition contre cette directive signée par plus de 500 000 personnes, une large majorité des eurodéputés adoptent le texte par 503 voix pour, 131 voix contre et 18 abstentions sur les 652 eurodéputés présents au Parlement ce jour-là.

Côté Français, seuls les 10 représentants d’Europe Ecologie-Les Verts et du Front de gauche ont voté contre, laissant le FN, le PS et la droite voter majoritairement pour.

Côté belge, seulement trois eurodéputés ont voté contre cette directive sur les 20 qui ont pris part au vote |2|.

Dans l’ensemble, on observe, une fois de plus, une grande entente entre les deux grandes familles libérales au Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE) et les socio-démocrates (S&D), qui ont majoritairement voté pour cette loi liberticide.

Cette directive, proposée en novembre 2013 par la Commission européenne, menace « le travail d’enquête des journalistes et, par ricochet, l’information éclairée du citoyen », protège les entreprises et leurs manœuvres illégales en interdisant la divulgation de leurs « secrets économiques » auprès de l’opinion concernée.

Elle compromet sérieusement le travail des journalistes, lanceurs d’alertes, ONG et autres acteurs qui tentent de faire remonter des informations sensibles d’utilité publique. « Cela va créer un renversement de la charge de la preuve pour les journalistes, qui devront prouver que la diffusion de l’information était légitime », prévient Véronique Marquet, membre et avocate du collectif Informer n’est pas un délit |3|. « Cela revient à leur demander, poursuit-elle, s’ils sont prêts à assumer le risque d’être condamnés, ce qui constitue une vraie arme de dissuasion à disposition des entreprises. »


Criminalité financière et dénonciation : deux poids deux mesures

Pour parachever le scandale, poursuivant la même logique, la justice luxembourgeoise vient de placer les intérêts des multinationales au-dessus de l’intérêt général. Tandis que les organisateurs de l’évasion fiscale jouissent d’une totale impunité, la 12e chambre correctionnelle du tribunal d’arrondissement de Luxembourg a condamné le lanceur d’alerte français Antoine Deltour à 12 mois de prison avec sursis, et 1 500 euros d’amende. Raphaël Halet, autre lanceur d’alerte, est condamné à 9 mois de prison avec sursis et 1000 euros d’amende |4|.

Ces deux lanceurs d’alerte ont pourtant permis aux citoyens européens de découvrir comment des centaines d’entreprises multinationales ont pu échapper massivement à l’impôt, en passant des accords secrets avec le Luxembourg. Ils ont révélé des informations cruciales pour l’intérêt général et devraient être protégés et récompensés plutôt que poursuivis et condamnés.

Leurs condamnations font écho aux poursuites de l’un des fondateurs du mouvement Alternatiba puis d’Action non violente COP 21 (ANV-COP 21), Jon Palais. Activiste de l’association Bizi ! (« vivre », en basque), il est accusé de « vol en réunion » et sera jugé en procès le 9 janvier 2017 pour avoir participé à une réquisition citoyenne de chaises dans une agence de la BNP Paribas à Paris.

La banque française, qui affiche un bénéfice net de 6,7 milliards d’euros pour l’année 2015, est fortement implantée dans les paradis fiscaux et judiciaires, avec 170 filiales déclarées, dont une bonne partie encore en activité. Sa récente décision de fermer ses succursales aux îles Caïmans britanniques est largement insuffisante. Les capitaux qui s’évadent dans les paradis fiscaux manquent cruellement à l’État qui s’endette pour affronter ses dépenses.

Rappelons qu’en France, le rapport du groupe de travail du Collectif pour un audit citoyen (CAC), détermine que plus de la moitié de la dette publique provient des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts excessifs. Dans son livre Offshore, paradis fiscaux et souveraineté criminelle, Alain Deneault nous éclairait sur les conséquences de cette fraude : « Frauder le fisc ne se résume plus dès lors à économiser des coûts mais consiste à mettre à mal le financement des institutions publiques, et par conséquent la notion même de bien public, pour constituer offshore des pôles de décision occultes sur des questions d’envergure historique. » |5|

Source : Politis
Notes

|1| Bercy a retiré les îles des Bermudes et les dépendances britanniques de Jersey de la liste française des États et territoires non coopératifs en matière fiscale, dans un arrêté publié dimanche 19 janvier 2014 au Journal officiel.

|2| « En ce qui concerne les eurodéputés belges, sur nos 21 représentants, 20 ont pris part au vote. 12 ont voté pour, cinq se sont abstenus et seulement trois ont voté contre. » (Julien Vlassenbroek, journaliste web de la RTBF). En savoir plus.

|3| Le collectif Informer n’est pas un délit avait réuni plus de 310 000 signatures mardi 16 juin 2015, alors que la commission juridique du Parlement européen donnait son feu vert à la directive sur le secret des affaires. Page Facebook du collectif.

|4| Ils ont décidé de faire appel à la décision de la justice luxembourgeoise

|5| Offshore, paradis fiscaux et souveraineté criminelle, de Alain Deneault. Ed. La fabrique, 2010.

Alter Info l'Information Alternative

Algérie: Quand François taille ses moustaches, Kamel rase sa barbe

Dire que les parents en savent assez sur l’éducation de leurs enfants c'est avouer qu'on veut les tromper. C'est la dégradation éducative sous la vaine apparence d'un sérieux hypocrite qui nous fait prendre la patate de Mascara pour des truffes de Laghouat. Nouria pense que nous évitons à nos enfants un choc culturel élastique quand on ne leur parle pas en Chinois ou en Arabe littéraire. D’après les conseillers de Benghebrit, enseigner à notre enfant une langue autre que le Français est un signe de barbarisme chez Nouria. En faisant ainsi nous forcerons nos enfants à se braquer et se refermer sur eux-mêmes. Drôle de raisonnement.
Algérie: Quand François taille ses moustaches, Kamel rase sa barbe
Je commence mes idées par un passage d’Honoré de Balzac « Si le gouvernement avait une pensée, je le soupçonnerais d’avoir peur des supériorités réelles qui, réveillées, mettraient la société sous le joug d’un pouvoir intelligent. Les nations iraient trop loin trop tôt, les professeurs sont alors chargés de faire des sots. Comment expliquer autrement un professorat sans méthode, sans une idée d’avenir ? ».

Balzac parle de Madame Firmiani dans La Comédie Humaine. Madame Firmiani tenait pour les flâneurs une espèce d’auberge sans enseigne. Madame Firmiani est une femme mystérieuse....Ce prototype de femme existe chez nous.

Je rappelle à Madame Firmiani que la tête de nos enfants n’est ni un package expérimental ni un champ de bataille idéologique. La maladresse politique peut l’agiter. L’agitation dans la boite pensante entraine un futur perturbé. Le peuple est frappé par la bizarrerie politique qui remue cette boite. La boite pensante est secouée de partout. Elle résume le malsain de la situation actuelle. Les bruits des tiroirs vides du ministère de Benghebrit et les rumeurs des couloirs de ses directions d’éducation se font entendre dans le monde de la rue. La rue parle de la réforme de l’école algérienne et du génie de la deuxième génération et se demande d’où vient cette idée trop extravagante.

L’expérience nous enseigne que toute réforme apporte dans son vent une tension de peur de l’avenir accompagnée d’un malaise immédiat. Généralement, les experts initiateurs des reformes et les décideurs politiques impliqués sont conscients des effets secondaires de leurs actions. Ils ont intérêt à prendre leur précaution et faire attention à ne pas renverser les forces de stabilité dans la tête de nos enfants. Il est important de souligner que les résistances au changement naissent des inexpériences des faiseurs des réformes. Ils sont plus politisés qu’experts dans le domaine. Il ne faut pas non plus trop s’étonner du fait que la réforme actuelle du système éducatif menée par Benghebrit et son entourage cause de nombreuses critiques. Des critiques provenant de sources différentes. Ces sources sont toutes d’accord que application des reformes exige plus de temps de préparation et d’organisation. Une bonne éducation ne s’improvise pas et les réformes ne se résument pas dans un ouvrage pédagogique fait à la va vite, en cachette et sans évaluation d’expert. L’histoire nous fait leçon. Les relations diplomatiques entre la Chine et le Japon ont failli être coupées quand le Japon voulait modifier un texte dans un manuel scolaire. Ce texte touchait à l’histoire chinoise. Chez nous, Benghebrit veut changer tout un système scolaire et personne ne dit mot.

La problématique vient du fait que Benghebrit représente le décor restant des ruines de Benzaghou et ses réformes. Des ruines coloniales qui recherchent des rénovateurs dans un monde éducatif détruit par l’incompétence, la démagogie et le mauvais sens.

L’année 2016 est l’année de la réforme de l’éducation en France comme en Algérie. Les français reforment le collège. Les algériens reforment l’école. Cette action est bien dite dans l’adage chaoui : Quand François taille ses moustaches, Kamel rase sa barbe.

En France, Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’éducation entame la réforme du collège. Chez nous, Benghebrit fait la même chose dans nos écoles. Avec ses deux femmes, l’Algérie et la France ont réellement connu un problème d’éducation. Voici ce que pense les français de la reforme de Najat Vallaud-Belkacem « C’est une réforme foncièrement bureaucratique, conçue et imposée du sommet, pétrie d’idéologie post-bourdieusienne, dont les racines conceptuelles plongent plutôt dans feue la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne du grand timonier Mao Zedong, la terreur en moins, que dans les idéaux émancipateurs de Jules Ferry et Ferdinand Buisson. Il s’agit de forcer la majorité du peuple, dont le souci principal est de donner à ses enfants une éducation de qualité et les armes du savoir pour affronter le monde qui vient, à accepter le principe d’une école où les meilleurs élèves, les plus doués, seront freinés dans leur progression, pour ne pas laisser ceux qui le sont moins sur le bord du chemin. ». Les algériens disent la même chose des reformes de Benghebrit mais dans une langue différente.

Les éducateurs algériens se souviennent de la déclaration de Najat Vallaud-Belkacem, en visite en Algérie, Octobre 2015. La ministre française a démontré que son département intervenait non seulement dans la formation des instituteurs algériens, ou encore la formation des formateurs, mais aussi et surtout dans le contenu des matières pédagogiques. Deux ou trois mois avant cette visite, Noura Benghebrit chantait tout haut : les reformes de l’école sont faites par des Algériens sans aucune aide étrangère. Benghebrit avait peut-être raison. Dans son esprit, le coup de main français n’est pas considéré comme une main étrangère. Je pense que les deux dames prennent leurs idées d’une même source. Elles marchent mains dans la main vers le désastre intellectuel.

Tout ministre aime être applaudi même quand sa solution complique l’approche au problème. Le plus intelligent ne se précipite pas. Il attend. Il analyse le monde qui l’entoure. Il pèse le risque derrière une décision précoce ou non réfléchie. Le monde autour de nous bouillonne. Nous devons faire attention. Messaoud Boudia et Ahmed Khaled peuvent nous dire où va Benghebrit avec ses reformes discourtoises. Nous imaginons leur réponse et nous continuons notre imagination. Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà...

A l’école noyée, comme dans le stade marécageux où les hurlements politiques font échos, comme dans l’usine brûlante, sous le toit d’un palais frémissant sous les complots, se prépare aujourd’hui une nouvelle gouvernance. Dans cette gouvernance, les problèmes les plus durs de l’économie et de l’organisation politique seront débattus l’un après l’autre. Espérons que la nouvelle gouvernance prendra place dans la paix et le calme. Les maitres de la nouvelle Algérie mettront en place un conseil supérieur de l’éducation. Ce conseil décidera du sort de notre école. Les membres de ce conseil ne seront pas nommés par Benghebrit, Sellal ou autre. Ils seront élus par les maitres de l’éduction loin des tendances politiques. Dans ce conseil les vrais problèmes de l’école seront discutés et trouveront leurs solutions. Des solutions nouvelles seront dictées par le sentiment de justice et de droiture. Les compétents et les sages dans ce conseil soigneront les plaies de la société. De nouveaux espoirs se dessineront, de nouvelles conceptions de gouvernance apparaitront. Une idée nouvelle entrera facilement dans les esprits des jeunes algériens comme un rêve américain. Elle attire les désespérés. Des désespérés qui cherchent à améliorer leur train de vie.

Dommage pour ma belle-mère ! Elle ne fera pas parti de ce conseil. Elle va applaudir les nouveaux maitres et lancer des youyous de délivrance pour exprimer sa liberté.

Puisque nous ne sommes pas encore dans ce nouveau monde, ma belle-mère pense que l’école va perdre tout ce qu’elle possède après les reformes accélérées et non étudiées que Benghebrit veut imposer. Pour cette raison, elle n’aime pas Nouria. Elle pense que Benghebrit veut insister sur les valeurs algériennes en ignorant la réalité algérienne. Comme la majorité des maitres d’écoles, ma belle-mère pense qu’entre le savoir-être algérien et le vouloir-être français Nouria a perdu le Nord. Elle veut renaitre dans une autre sphère pour apparaitre comme Najat Vallaud-Belkacem.

Un enseignant dans mon village décrit cette dame. Benghebrit n’a pas la patience de l’enseignant. Il doute fort qu’elle a touché un morceau de craie dans sa vie. Elle se trompe de pays. Elle nie sa culture et se berce d’illusion. Il lui rappelle les paroles du soufi Djalâl ad-Dîn Rûmî « Vous prétendez venir de cette âme qui est l’origine de toutes les âmes. Vous êtes de cette ville qui est la ville de ceux qui sont sans ville. Le chemin de cette ville n’a pas de fin. Allez, perdez tout ce que vous avez. C’est cela qui est le tout. »

Benghebrit nous dit qu’il est important de ne pas choquer l’écolier avec une langue arabe littéraire. Elle pense que cette langue est une nouvelle langue pour nos enfants.

Le français était une langue nouvelle pour le père de Benghebrit. Nouria n’a jamais été choquée par cette langue étrange quand elle était écolière. Devenue responsable de l’éducation elle prend le masque du réformateur qu’elle portait pendant les années 70 quand elle militait dans Comité de Volontariat de la Révolution Agraire (CVRA). Venue du néant, elle prend le devant de la scène, adresse aux algériens les opérations de ses changements éducatifs. Devant cette situation lamentable et consternante, les discours les plus légitimes, celui de l’exercice du bon sens, de l’analyse technique, du pragmatisme de l’efficacité, de la culture du résultat, les uns à la suite des autres, se sont prononcés contre l’excès de zèle de Nouria. Un excès de zèle en adéquation avec la conjoncture du monde actuel.

En conclusion : Benghebrit est le sergent qui cache le bataillon français qui combat la Chine en terre africaine. La France voulait rester "le partenaire économique majeur" de l’Algérie. Elle a été détrônée par la Chine. La France dispose 620 collèges et lycées qui permettent à leurs élèves d’apprendre la langue de Confucius. Chez nous, la langue chinoise est ignorée par notre sergent. Dire que les parents en savent assez sur l’éducation de leurs enfants c’est avouer qu’on veut les tromper. C’est la dégradation éducative sous la vaine apparence d’un sérieux hypocrite qui nous fait prendre la patate de Mascara pour des truffes de Laghouat. Nouria pense que nous évitons à nos enfants un choc culturel élastique quand on ne leur parle pas en Chinois ou en Arabe littéraire. D’après les conseillers de Benghebrit, enseigner à notre enfant une langue autre que le Français est un signe de barbarisme chez Nouria. En faisant ainsi nous forcerons nos enfants à se braquer et se refermer sur eux-mêmes. Drôle de raisonnement.


Alter Info l'Information Alternative

Nouvelle loi en Tunisie sur les expropriations : L’utilité publique hypothéquée

La loi n 53/2016 du 11/07/2016 sur les expropriations d’utilité publique qui vient d’être votée en catimini à l’ARP en Tunisie correspond à la plus grande sommité de bêtises à ne pas commettre. Une telle loi qui transforme radicalement la gestion du patrimoine immobilier aurait dû être en effet davantage médiatisée et débattue a l’assemblée qu’elle ne l’a été. Elle traduit par conséquent une incompétence inouïe de nos députés qui n’en ont pas évalué l’implication et les retombées. En effet jamais dans le passe une loi relative à un thème aussi sensible n’a été votée avec autant de légèreté.
Nouvelle loi en Tunisie sur les expropriations : L'utilité publique hypothéquée

Dans le passé, le respect sacro-saint de la propriété était le principe et l’expropriation était l’exception. Plutôt que d’exproprier, l’Etat demandait par exemple à des organismes publics comme l’AFH ou l’AFT de négocier de gré à gré avec les propriétaires la cession de leurs biens. L’expropriation était du temps de Bourguiba et de Ben Ali la dernière option au niveau du transfert forcé de la propriété. Dans des cas extrêmes comme la construction d’une route ou d’un bâtiment éducatif on y procédait avec de surcroit une indemnisation conséquente pour les ayant-droits, avec aussi la possibilité pour eux de contester le montant attribué et de le revoir. Avec la nouvelle constitution la propriété a été consolidée du moins théoriquement en l’absence de la création d’une cour constitutionnelle. Et on se demande si le retard dans la création de cette cour n’a pas été sciemment programmé pour permettre à l’Etat via certains partis non démocratiques de commettre des abus de droit. Ceci est d’autant regrettable que les nouvelles orientations de notre politique économique se dirigent vers la libéralisation et vers les privatisations. Paradoxalement on se dirige vers la perte des propriétaires des garanties au niveau de l’indemnisation qui risque d’être ridiculement basse et versée dans un délai dépendant de la volonté du Prince. A quoi cela nous conduit il? A un affaiblissement effectif du droit de propriété et a des dérapages conduisant à l enrichissement illicite d’une nouvelle mafia qui agit de manière opaque au sein des centres de décision administratifs et politiques. En même temps elle conduit de manière induite et probable à éperdre, dilapider et à brader notre patrimoine immobilier au bénéfice de spéculateurs étrangers notamment appartenant aux pays du Golfe. Pauvres de nous! La société civile doit donc se mobiliser sans plus tarder contre le risque de commission de tels abus tendant à démembrer la propriété et servir les intérêts bassement matériels des nouveaux vautours!
En appui à cette idée examinons une autre hypothèse connexe :
Si les personnes morales ou physiques ayant fait l’objet de l’expropriation de leurs biens vérifient le caractère d’utilité publique de l’expropriation et s’ils constatent qu’il y a déviation de l’objet, ils contestent devant le tribunal administratif l’opération et leur doléance peut aller jusqu’au Conseil d’Etat pour faire annuler le décret d’expropriation...Mais ceci intervient dans les démocraties… Lorsque la justice n’est pas indépendante, le plaignant est déboute systématiquement et les auteurs de malversations jouent sur cela.
Lorsqu’une expropriation des milliers ; et parfois de centaines de milliers d’hectares est décidée, les terres sont généralement dans l’indivision et chacun dispose d’une part minime dans l’ensemble. Est ce que cela vaut la peine dans ces conditions de porter plainte individuellement avec l’engagement de frais d’avocat, de perte de temps...pour se voir rembourser une partie infime des frais engages? Et retrouver comme avant la part dans l’indivision inexploitable?
Ca devient une affaire de gros sous. La dénonciation préalable de la loi s’avère donc la meilleure pour prévenir les dégâts.

H.K

(1) AFH : Agence Foncière de l’Habitat
(2) AFT : Agence Foncière Touristique


 

Alter Info l'Information Alternative

Orient – Occident : une guerre des dieux ?

Orient - Occident : une guerre des dieux ?
Orient – Occident : une guerre des dieux ?

Depuis un demi-siècle, les néolibéraux et les puissances d’argent occidentales tentent de transformer la planète en un immense marché obéissant uniquement à ses lois propres. Détenteurs des vrais pouvoirs de décision, ils n’ont pas cessé de nous faire avancer à marche forcée dans cette direction. Ils prennent sans doute au sérieux la saillie ironique de Voltaire : « quand il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion » et imaginent que le règne universel de l’argent aplanira les différends et apaisera tous les conflits et toutes les tensions. Dans les faits, nous ne connaissons que trop les conséquences pour nous, ici, de leurs dogmes et de leurs errements, à savoir les crises financières et économiques successives qui nous ont placés au bord du gouffre.
Dans le même temps, ces puissances dirigeantes se heurtent à des résistances d’une rare violence, dont elles peinent à comprendre les ressorts sociaux, politiques et les véritables mobiles. À leur grande surprise et à leur corps défendant, elles se trouvent même impliquées dans d’âpres querelles d’ordre théologique. Les querelles théologiques s’expriment dans un langage généralement hermétique et abscons, en apparence coupé de la vie réelle. Elles sont pourtant loin de ne concerner que le sexe des anges : il est en effet naïf de croire que la question de la transcendance de dieu, notamment, ne relève que de spéculations abstraites, aussi vaines qu’oiseuses. La question de sa représentation a provoqué de sanglants attentats, et suscite des réactions de masse épidermiques et spontanées un peu partout dans le monde musulman . Ceci suffit à signaler que nous sommes en présence d’enjeux majeurs.
Les deux phénomènes dont nous venons de parler n’ont certes aucun lien direct. Mais l’impasse dans laquelle les uns se sont visiblement enfermés alimente le sentiment de puissance des autres, en un cercle que nous avons peine à briser. Car ce sont deux logiques rivales qui s’affrontent. Comment échapper à l’une et à l’autre ? Tel est le problème qui se pose aujourd'hui à nous.

Transcendance de dieu et rapports de pouvoir
La question de la représentation de dieu est aussi ancienne que le monothéisme. Celui-ci a fait une première et brève apparition en Egypte ancienne, avec ce pharaon étrange et atypique qu’aura été Akhenaton, qui entreprendra de fermer les temples des anciens dieux et la destruction de leurs images et de leurs statues . Le cheminement du monothéisme au-delà de ce personnage singulier nous est presque entièrement inconnu. On sait seulement qu’il réapparaîtra des siècles plus tard dans le judaïsme. Celui-ci manifestera une rigueur particulière dans l’interdiction de représenter dieu, puisqu’ici il est même interdit de prononcer son nom – en vain du moins – acte considéré comme un blasphème et passible de la peine de mort. L’ensemble des traditions juives et la loi mosaïque tout d’abord, interdisent toute représentation de dieu parce que, dit-on, elle serait une incitation à l’idolâtrie. Cette explication ne suffit pas : un interdit aussi impérieux demande une enquête plus approfondie. Le sens originel de la prédication de Mahomet, dont on connaît la dette et l’influence du judaïsme sur sa propre pensée, est très semblable : il s’agissait en premier lieu pour lui de débarrasser la péninsule arabique des cultes idolâtres préislamiques. À la suite des juifs, il interdit donc toute représentation figurée de dieu. Le christianisme a dans l’ensemble une attitude plus permissive en ce domaine. Il a toutefois connu au moins une longue et violente crise à ce sujet, la crise iconoclaste qui a frappé l’Empire byzantin pendant près d’un siècle et demi . L’interdiction du culte des icônes, la destruction systématique de ces dernières par les empereurs et l’affrontement entre les iconoclastes (les « briseurs d’images ») et les iconodoules (les « serviteurs des images ») se sont accompagnés de sanglantes persécutions. À la Renaissance, certains protestants appelleront également à la destruction des images .
On peut tenter une explication politique simple de ces interdictions. Ainsi Akhenaton entendait-il vraisemblablement se libérer de la pesante tutelle d’un clergé tout-puissant. Pour ce faire, il lui fallait briser la très forte emprise que ce clergé exerçait sur les esprits. Loin de se borner au rôle d’auxiliaires dociles du seul authentique représentant des dieux sur terre (le pharaon), et étant à la tête d’une vraie puissance économique, les membres de ce clergé s’accordaient un droit de regard sur tout. Or le culte des images, dont ils étaient les gardiens, était leur meilleur moyen d’influence et d’injonction sur des foules simples et manipulables. De même, on peut soupçonner que les empereurs byzantins qui, pendant notre haut moyen-âge, se sont lancés dans une chasse aux icônes et à leurs supposés adorateurs, privaient ainsi les monastères d’une grande partie de leur puissance et de leur influence. Bien d’autres facteurs peuvent y être associés et fournir ensemble une explication à base de rivalités et de conflits d’intérêt ponctuels . Quoi qu'il en soit, peut-on supposer quelque chose de semblable à l’origine des attitudes juive et musulmane ? Même si, avant la conquête babylonienne, la destruction du royaume de Juda et l’exil, « l’une des fonctions essentielles d’un roi était d’être l’unique médiateur entre la divinité tutélaire et le peuple », il y a de solides raisons de douter que, pour les juifs, le tabou des images prenne ses origines dans un conflit comme ceux mentionnés plus haut – cette réserve valant a fortiori dans le cas de l’islam. Il faut donc chercher ailleurs les racines du phénomène. Dans les deux cas cités – et dans celui du protestantisme – la question des images et donc de la transcendance de dieu a joué un rôle circonstanciel dans des rapports de pouvoir rudes mais circonscrits, pendant une période donnée et pas au-delà. Mais c’est un rôle constant et bien plus profond qu’elle joue dans les sociétés concernées, y compris bien sûr lorsque cette question est tranchée et que sa réponse ne fait plus débat en leur sein. Car ce qui est en jeu ici, de façon non conjoncturelle, ce sont les règles et les contraintes imposées aux trois circulations discernées par Lévi-Strauss : celle des biens matériels (utilitaires et de prestige), des femmes, ainsi que des idées et des croyances. C’est ce que nous voudrions développer dans les lignes qui suivent.

Les règles de la circulation des biens et des femmes : voilà en dernière instance ce qui est en jeu. Or, à partir d’une base commune, les monothéismes – ces formes si particulières de la religiosité – divergent ici les uns des autres. C’est précisément cela que montrent leurs façons de concevoir leur divinité. Que faut-il en effet entendre par dieu ?
Il est impossible de rentrer ici dans les longues disputes médiévales sur la question de l’univocité - équivocité de l’être : si beaucoup de philosophes et théologiens soutiennent alors, à l’instar du juif Maïmonide, qu’entre dieu et nous, il n’existe aucune similitude, et qu’aucun des termes que nous avons fabriqués à notre usage ne peut lui être appliqué, d’autres, comme le très catholique Thomas d’Aquin, maintiennent, eux, qu’il existe entre ses propriétés et les nôtres un rapport d’analogie. Ainsi par exemple la bonté d’un homme et celle de dieu restent-elles alors à quelques égards comparables, même si ce qui est fini chez le premier est infini chez le second. Ainsi, le dieu de certains monothéismes mais pas des autres est radicalement transcendant, extérieur et supérieur à l’ensemble formé par ses créatures. Locuteur, Verbe ou source de tout verbe, tout ce qui existe est en quelque manière un message qui en provient, ou l’expression de sa volonté. Dans cette mesure, il est lui-même inexprimable, en retrait, et ne peut jamais se dévoiler tel qu’en lui-même. Pour paraphraser le vocabulaire de certains philosophes de l’époque contemporaine, mystère ontologique premier et suprême, il est « ce qui se voile dans tout dévoilement » .
Une chose est toutefois avérée et consensuelle à leurs yeux : il constitue à la fois le point d’origine, le but ultime et le point de suture, où toutes choses viennent se rassembler. L’ensemble des monothéismes doivent ainsi pouvoir se reconnaître dans la sentence d’Héraclite, selon laquelle dieu, c’est la coïncidence des contraires : « Dieu est le jour et la nuit, l’hiver et l’été, la guerre et la paix, la plénitude et la faim. Toutes les oppositions sont renfermées en lui, il prend des formes variées, comme le feu qui, quand il se mêle à des fumées, reçoit un nom conforme au goût de chacun » .
Depuis cette position transcendante, il unit donc, il rassemble et c’est ainsi qu’il donne leurs règles aux trois circulations mentionnées plus haut. De là-haut, il valide et garantit les alliances, les serments d’allégeance d’un vassal à son suzerain ou d’une tribu à une autre, et, d’une façon générale, toutes les hiérarchies. Aux yeux de ceux qui l’arrachent ainsi au monde, c’est grâce à cette position qu’il rend possible la vie sociale dans son ensemble – une vie sociale stable et pérenne, dans laquelle chacun respecte la position qui lui a été attribuée – notamment la position soumise qu’on attend de lui. Quelles que soient les différences de sensibilité entre les courants de pensée à l’intérieur de ces religions, le judaïsme et – beaucoup plus encore – l’islam s’en tiennent à cette vision des choses. Mais le christianisme occidental, pour sa part, est né d’une approche entièrement différente : selon lui, dieu a envoyé parmi nous et incarné son fils, et le corps sacré de ce dernier peut et doit être partagé rituellement par la communauté des fidèles lors de la célébration de l’office religieux. Cette voie très particulière se manifeste par plusieurs signes, et son choix a des conséquences majeures.

Le cas de l’Occident
Une façon de voir comme celle que nous avons sommairement résumée, procédant d’une rupture ontologique radicale, a tout d’abord pour effet qu’ici, il n’existe aucun moyen de se rapprocher de dieu, aucune pratique qui puisse combler le fossé abyssal entre lui et nous. Telles sont en effet, dans certaines cultures religieuses, les pratiques ascétiques. Très présentes notamment en Extrême-Orient, ces pratiques visent à nous unir à dieu en coupant les liens qui nous attachent au monde terrestre comme ceux qui rivent l’âme au corps. Tout à fait étrangères au judaïsme, ces pratiques ascétiques ne sont présentes dans l’islam que sous une forme limitée, encadrée et investie d’une signification propre : l’ascèse rituelle qui est un des piliers de cette foi n’est nullement destinée à créer un point de passage du croyant vers son créateur, mais au contraire à marquer symboliquement et avec régularité son entière soumission à une autorité qui le dépasse.
Précisément, le christianisme, lui, a emprunté aux religions de l’Orient lointain ces pratiques ascétiques, et, très tôt, il en a même fait son idéal et son modèle de vie. Or il n’est nullement exagéré d’attribuer à ces pratiques ascétiques chrétiennes et à leur transformation au fil du temps un rôle éminent dans l’Histoire de l’Occident – ainsi que dans le creusement d’un fossé d’incompréhension croissant entre lui et d’autres – le monde musulman en particulier.
Max Weber puis E. Troeltsch notamment ont étudié et montré le renversement, à l’entrée des temps modernes, de l’ascèse monastique en ascèse intramondaine, dans certaines parties de la chrétienté au moins – ainsi que les liens (« l’affinité élective ») qui existe entre ce renversement et le développement du capitalisme . Soudain, pour Calvin comme pour tous ceux qui adopteront le tout nouveau credo, ce ne sera plus le retrait loin du « monde » mais au contraire l’activisme économique et productiviste fébrile qui deviendra alors l’impératif suprême et la voie du Salut. Servir dieu, c’est mettre en valeur sa création, avec rigueur et sens de l’épargne. Inversement, la réussite de nos entreprises y est devenue le signe de ce que nous faisons partie des élus – pendant que la pauvreté, elle, devenait le signe d’une faute morale et d’une damnation annoncée . Comme le déclare Ayn Rand, égérie du mouvement libertarien, « l’argent est le baromètre des valeurs d’une société ». L’égoïsme est dès lors érigé au rang de vertu suprême. C’est ainsi qu’en ordre dispersé, la chrétienté occidentale a connu un lent processus de laïcisation, en même temps qu’elle voyait se mettre en place un système économique singulier, jusqu’à ce que, de nos jours, ne règne plus vraiment sur cette partie du monde qu’un seul et unique être transcendant – ou plus exactement auto-transcendant. Tout se passe en effet comme si le dieu chrétien avait achevé son incarnation et intégration à « ce monde »…
Car, à bien y regarder, sur l’Occident contemporain plane en réalité aussi un être transcendant ou auto-transcendant qui, à sa façon, réalise une forme de coïncidence des contraires : il s’agit de l’argent, qui est devenu l’ et l’ de toute la vie occidentale, conjointement avec la « main invisible » qui en est l’instrument ou le maître d’œuvre, qui déploie sa Loi suprême au-dessus de la vie économique et bien au-delà, et qu’on appelle le « marché ».
Le libéralisme pose en effet en fondement ultime du système que ce dernier possède par nature le pouvoir d’auto-transcendance et d’autorégulation spontanée. La suture à l’intérieur du monde dans lequel nous sommes, sera accomplie non pas par un intervenant extérieur, dieu ou encore l’Etat, mais par ce que le système va hypostasier comme une réalité en soi : le dit marché. « Le marché dit que… » est chez nous aujourd'hui le pendant de la loi mosaïque reçue sur le Sinaï, au milieu des flammes d’un buisson ardent. Pour les libéraux, son autorité est en tout cas sans contestation possible.
Rappelons ses principales caractéristiques.
Le marché dans sa conception libérale, souverain suprême et maître de toutes choses, possèderait le pouvoir éminent de s’autoréguler lui-même, et ceci pour le plus grand bien de tous. Il fixe en effet une norme générale de comportement. Celle-ci consiste comme nous venons de le voir à tenter de se distinguer en gagnant le plus d’argent possible. Chacun cherche et ne doit en aucun cas chercher autre chose que son intérêt financier individuel. Toute fin collective que nous nous fixerions ensemble représente une menace, tant pour la liberté de chacun que pour le bon fonctionnement du système. Hayek, grand doctrinaire du libéralisme ainsi que les plus purs partisans de ce système, les libertariens, voient une tentation totalitaire derrière toute norme de justice qu’on voudrait adjoindre aux règles immanentes du marché, ainsi que dans toute entrave à la marchandisation, même de nos organes.
Comme l’a remarquablement bien expliqué J.-P. Dupuy , dans l’imaginaire inoculé et imposé jour après jour par les relais des classes dominantes et des bénéficiaires du système, les prix du marché représentent bel et bien une sorte de vérité « transcendante » par rapport aux individus. Tout se passe comme s’ils leur préexistaient, comme s’ils étaient gravés d’avance quelque part dans le Ciel et seulement découverts par les acteurs du marché au moment où ils s’y présentent. Il s’agit bien sûr d’une erreur grossière et même, dit Dupuy, de la contradiction logique fondamentale du système : on y fait comme si nous étions soumis à une Loi objective, indépendante de nos actes, paroles et volontés, alors que le « marché » n’en est évidemment que l’expression. Pire encore : il va dès lors fonctionner aux prophéties auto-réalisatrices, qui induisent les comportements les plus erratiques. Tout le monde sait bien aujourd'hui que c’est le symptôme le plus criant de la pathologie inhérente au système.
Comment l’argent a-t-il pu acquérir un tel statut ?
Il y a un siècle, G. Simmel a presque tout dit à ce propos . Par nature, l’argent, dit-il, « exprime la relativité des choses et sert de pôle stable face à leur agitation ». C’est ainsi qu’au terme d’un processus qui s’est étalé entre la Renaissance, la Réforme et notre époque, l’argent a de facto pris la place de dieu, en qualité de « coïncidence des contraires ». L’essence même de dieu, explique Simmel, c’est d’unir sous lui toutes les diversités et contradictions du monde. Tout ce qui est étranger et inconciliable s’unifie sous lui et s’y compense, ce qui engendre paix, sentiment de sécurité ainsi qu’une richesse affective liée au sentiment de sa présence. La même chose vaut maintenant pour l’argent : il est le centre où les choses les plus opposées entrent en contact et peuvent être indifféremment échangées ou interchangées. Dès sa création en tant que monnaie fiduciaire, il avait donc d’emblée les propriétés nécessaires pour remplacer à terme tous les dieux, dans certaines parties du monde au moins .
On sait bien par ailleurs, notamment depuis Marx, comment, de moyen, il est devenu fin, le capitalisme ayant substitué au cycle économique classique, où l’argent n’est qu’un médiateur, destiné à fluidifier et faciliter les échanges : M – A – M (marchandise – argent – marchandise) un cycle étrange, où l’argent est au principe du cycle et où son accumulation illimitée est le but ultime de toute l’activité de production et d’échange : A – M – A, jusqu’à ce que, dans les dernières décennies, les financiers néolibéraux ne tentent frénétiquement de produire de l’argent avec de simples opérations de manipulations d’argent, dans un cycle mis en court-circuit : A – [M] – A, avec les conséquences proprement désastreuses (les crises financières à répétition) que l’on sait… L’argent est ainsi devenu l’ultime et unique causa sui, cause de sa propre existence – ce qui est la définition traditionnelle de dieu…
Le résultat de tout ceci est que, là où toutes les sociétés s’efforcent de minimiser les forces centrifuges qui menacent de distendre et détruire les liens sociaux – et la société concernée dans son ensemble – le libéralisme régnant s’efforce de creuser les écarts de richesse, donc de libérer ces forces de toute entrave, elles et leurs effets bénéfiques présumés .

Quelle alternative ?
Cette bifurcation entre des itinéraires ou des logiques si différentes en profondeur explique plusieurs choses à la fois. Car, comme d’autres parties du monde, jamais le monde islamique n’a adopté cette logique si particulière ni ne peut même la comprendre.
(1) Elle explique donc l’incompréhension foncière qui règne, bien au-delà des questions de mœurs qui semblent au centre de l’affrontement entre Islam et Occident. Pas plus que le Judaïsme, l’Islam n’a rien contre l’argent, mais il reste ici strictement subordonné à des impératifs et à une loi supérieurs. De même que la politique n’y est pas séparable du religieux, l’économie islamique n’est pas ou pas entièrement laïcisée et reste soumise, non à ses lois propres, mais à des prescriptions religieuses. D’où la conservation par elle et par la finance islamique en particulier du principe classique jadis énoncé par Aristote, puis par le Coran qui prohibe le prêt à intérêt, nerf moteur de toute l’économie capitaliste .
On pourrait donc dire que ceux qui aujourd'hui financent, arment et manipulent les groupes djihadistes retournent la puissance de l’argent contre ses adorateurs… Certes, le mode de fonctionnement de cette partie du monde est, comme partout ailleurs, adaptable, historique et variable. Mais, comme ces quelques lignes ont tenté de le faire apparaître, il existe bien une différence de structure entre lui et celui qui prévaut ici depuis l’entrée dans les temps modernes. Islamiser la planète, ce qui est le projet ouvert des uns, à peine dissimulé des autres, cela signifie lui appliquer la loi islamique. Celle-ci ne porte pas uniquement sur des questions de mœurs privées, mais aussi sur la vie économique.
(2) Nous venons de le voir et il n’est pas nécessaire d’insister sur le fait que le libéralisme délite le lien social et peine à empêcher les véritables conséquences des forces centrifuges qu’il provoque intentionnellement en créant des écarts de richesse exponentiels. La mission que se donnent les islamistes est précisément et à l’inverse de retisser des liens sociaux, sur une base ancienne et traditionnaliste. Depuis environ un demi-siècle, le néolibéralisme, disions-nous, a tenté de transformer la planète en un immense marché uniquement soumis à ses lois propres ? Le constat est désormais clair : cette tentative est un échec.
Pour faire simple : après un demi-siècle d’errements, l’Occident ne sait désormais plus où il va. Les puissances islamiques, si. Elles s’efforcent tout bonnement de s’engouffrer dans la brèche ouverte par ces errements. Cette analyse rejoint en cela le diagnostic de l’écrivain palestinien en exil Hassan Khader : « Certes, la dictature et l’absence de perspectives politiques ont contribué aux blocages des sociétés arabes. Mais cela est secondaire par rapport à ce soudain sentiment de puissance né de la richesse pétrolière, qui s’est traduit par un grand projet d’islamisation », qui est manifestement celui des principales monarchies du Golfe . Elles n’ont au fond rien de mieux à proposer qu’un vaste mouvement de retour en arrière, mais elles sont toutefois bien conscientes de venir remplir un vide… En ce sens, l’effondrement du bloc communiste et l’échec du nationalisme laïc dans le monde arabe ne sont les causes de ce qui arrive aujourd'hui que parce qu’ils ont libéré la place pour les deux logiques extrêmes et opposées qui s’affrontent actuellement et qui nous prennent en tenaille : la logique ultralibérale et la logique islamique.
(3) Malgré les voix chagrines qui pullulent et prospèrent aujourd'hui à droite et à l’extrême-droite, la vitalité et la créativité de l’Occident sont intactes et sa capacité d’innovation et d’entraînement, notamment dans tous les grands domaines technologiques, est toujours majeure et sans équivalent dans le monde. Que lui manque-t-il donc ? Affaibli et abêti par le règne du dogme néolibéral, il lui manque de savoir où il faut aller. La conclusion de cette analyse est dès lors claire : nous ne nous débarrasserons des difficultés qui nous accablent aujourd'hui qu’en les prenant à la racine, et nous ne sortirons de la situation que nous connaissons qu’en changeant nous-mêmes de logique. « Œuvre d’ignorant que d’accuser les autres de ses propres maux » : c’est le premier enseignement de la philosophie.

Jacques Croizer
Agrégé de philosophie
Docteur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Dernier ouvrage paru : De quoi dieu est-il le nom ?, L’Harmattan, juillet 2016
 

Alter Info l'Information Alternative

Dans l’ombre du G20 de Pékin, le couple Chine-Israël pour la valse à plein temps du Nouvel Ordre Mondial…

Le duo complice Chine et Israel dominera le monde avec les USA



Dans l’ombre du G20 de Pékin, le couple Chine-Israël pour la valse à plein temps du Nouvel Ordre Mondial…


En 2016, La Chine vend des drônes intelligents tueurs à l’Arabie Saoudite :

« La Chine et l’Arabie saoudite ont signé un accord sur la vente des drones chinois Wing Loong, au grand dam de Washington.
Selon le quotidien chinois Global Times, le royaume saoudien est devenu le premier pays arabe à obtenir ce type de drone, développé par la société chinoise Chengdu Aircraft Industry Group.
Le journal arabe Al-Watan souligne que ce type de drone peut transporter deux missiles air-sol, et que c’est un outil efficace pour le renseignement et pour la surveillance.
Le site Quwa attire l’attention sur le fait que le Wing Loong (Pterodactyl selon la classification US) est doté d’armes intelligentes, en particulier, capables de transporter des missiles et des bombes guidées par laser. »

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/defense/201609021027586826-arabie-saoudite-drones-chinois/




La Chine s’est forcée une place parmi les rois du monde en investissant massivement dans la Super Haute Technologie en Israel depuis 2012, l’année du Dragon et en surpassant même les investissements des USA depuis cette année.

article publié en 2014 :

« la Chine investit plus depuis 2 ans en Israel que les USA »

http://www.algemeiner.com/2014/10/14/china-investment-in-israel-said-surpassing-u-s-but-some-worry-about-strategic-interests/

Donc 2 ans, avant 2014, soit depuis 2012, les investissements de la Chine en Israel étaient déjà plus grands que ceux des USA.
La Chine signe son alliance avec Israel l’année du Dragon en 2012, le 21 février ( et non ce n’est pas le 21 décembre!), le signe astrologique le plus puissant.

Citation : 

«Elle pense que la coopération sino-israélienne portera plus ses friots et aura du succès dans l’année du dragon.”

http://il.china-embassy.org/eng/zygx/kjjl/t909220.htm

C’est d’ailleurs pour cela que les sociétés secrètes en Chine, sont s’appellent toutes Dragons : société des Dragons Blancs, société des Dragons Rouges, société des Dragons Noirs, etc.

Citation : 
« Les PDG de l’industrie des télécom, ainsi que des entreprises d’investissements à risque et d’entreprises hi-tech globales se sont rassemblés et ont discuté de problèmes communs au sujet des télécommunications, de la haute technologie et des marchees. Ce fut la première fois que l’ambassadeur chinois fut invité et conduisit des “pourparlers face à face” au sujet de la Chine. La salle de réunion était pleine, plus de 200 leaders israéliens du mondes des affaires et de l’industrie étaient présents. Ils ont eu une riche discussion sur des sujets d’intérêts généraux du secteur israélien de l’indistrie et des affaires, comme par exemple “la compréhension et l’évaluation de l’ambassadeur de Chine en Israël”, “les relations sino-israéliennes passées, présentes et futures”, “les similarités entre le peuple chinois et le peuple juif”

http://il.china-embassy.org/eng/zygx/kjjl/t909220.htm

“Un bon crédit est crucial parce que le peuple chinois a une bonne mémoire à l’instar du peuple juif.”

http://il.china-embassy.org/eng/zygx/kjjl/t909220.htm

”Je pense qu’Israël pourrait attirer plus d’investissements chinois, d’hommes d’affaire, de touristes et d’étudiants”, a dit l’ambassadeur chinois Gao.

http://il.china-embassy.org/eng/zygx/kjjl/t909220.htm

Israel a choisi la Chine, car c’est un des pays permanents au conseil de sécurité à l’ONU ce sera d’ailleurs bientôt le seul à l’être, puisque le seul à avoir un droit de veto à l’ONU, tandis que les autres perdront leurs individualités dans les associations de nations, appelés « régions »

citation : “L’ambassadeur Gao a insisté sur ce que la Chine, en tant que membre permanent du CS de l’ONU, qu’Israël possède beaucoup d’opportunités en Chine. Les entreprises israéliennes sont connues pour leur haute-tecnhnologie et leur inovation, tandis que les entreprises chinoises jouissent d’un énorme marché et de riches ressources humaines bien éduquées. Les entreprises israéliennes ont bien des opportunités et un riche futur avec la Chine avec des avantages en complémentarité et une plus forte collaboration entre Israël et les entreprises chinoises.”

http://il.china-embassy.org/eng/zygx/kjjl/t909220.htm

Les USA et la Chine sont donc les 2 plus grands investisseurs d’Israel et à bénéficier de sa technologie.
La Chine veut utiliser Israel pour vaincre l’hégémonie des USA
: “Les Etats-Unis accusent Israël de partager la technologie américaine des missiles “Patriot” avec la Chine en violation des accords américano-israéliens interdisant une telle diversion.” Malgré les rapports précédents, la franchise de l’évaluation de la CIA a totalement surpris les spévialistes du Congrès et apparaît refléter une forte préoccupation au sein des experts en renseignement américains que la Chine cherche à utiliser indirectement Israël pour obtenie une technologie que les Etats-Unis et d’autres nations occidentales ont refusé de vendre à la Chine.” (Note de R71: Tout çà pour quoi ?… La technologie des missiles “patriot” américains est complètement dépassée. Elle fait partie du système du “dôme de fer” israélien qui est supposé arrêté toute attaque de missile contre l’état sioniste, mais qui est incapable de détruire des roquettes et missiles de 1ère et seconde générations en possession du Hamas et du Hezbollah…)

http://www.nytimes.com/1993/10/12/world/israel-selling-china-military-technology-cia-chief-asserts.html

La Chine a créé un centre de recherche scientifique de robots en Israel de 20 millions de dollars en 2015.

En résumé, La Chine investit sans cesse des millions en Israel, Israel, invente et crée la High Tech (robots soldats, robots policiers, robots d’usine, ville intelligente, logiciels d’espionnage, mobiles) , et ensuite la Chine copie la High Tech d’Israel et la reproduit en masse.


Ainsi Le Duo de choc Israel-Chine gouverne le monde.

Le premier “Sommet de Technologie, d’inovation et d’investissement Chine-Israël” s’est déroulé à Pékin du 4 au 6 janvier 2016. Le sommet avait pour thème des zones différentes avec des délégués représentant des entreprises pilotes dans les domaines des villes intelligentes, de l’internet, de la téléphonie mobile, de la robotique et bien plus. Des pontes exécutifs et décideurs des entreprises haute-technologie israéliennes ont participé aux côtés de maisons d’investissement chinoises très connues, d’investisseurs privés et de conglomérats, tous recherchant des opportunités de partenariat.

http://itrade.gov.il/hongkong/2015/10/29/invitation-the-first-china-israel-technology-innovation-and-investment-summit-4th-6th-jan-2016-in-beijing-china/

Li Ka-Shing l’homme le plus riche d’Asie et de Chine investit des millions dans les instituts de recherche d’informatiques, de robotique, et de sciences d’Israel et crée des programmes communs entre la Chine et Israel pour inviter les industries de technologie d’Israel à faire leurs recherches en Chine et à accroître la puissance de technologie de la Chine.
Pour le milliardaire chinois Li Ka Shing la collaboration de la Chine et Israel est indispensable et leur permet de former un couple imbattable et de défier toute concurrence:

« Cette collaboration combines la start-up nation (Israel) avec la nation d’opportunités sans fin (la copy-cat nation la Chine) » déclare Li Ka Shing

Source:

http://www.bloomberg.com/news/articles/2013-09-29/billionaire-li-ka-shing-to-fund-israel-china-academic-venture

Les entreprises China Vanke, Siasun, Guangzhou Funds, vont créer SIRI Robotics R&D Center en Israël. Le président du Conseil Economique National et de la Task Force Israel-Chine, le professeur Eugene Kandel, a commenté plus tôt cette année à la conférence de coopération Chine-Israël:

“Le développement de relations de commerce, de recherche et de développement ainsi que des investisseemnts communs bilatéraux contribueront à la croissance économique des deux pays. Des liens entre Israël et la Chine, leurs entreprises, encouragés et soutenus par les deux gouvernements, est d’une importance décisive pour Israël à une époque où l’économie mondiale dans sa totalité est en train de bouger vers l’Est.”

En septembre, les deux pays ont signé un accord pour établir le Sino-Israeli Robotics Institute (SIRI), la pièce centrale d’un nouveau parc industriel de 2 milliard de dollars à Guangzhou, qui sera dédié à amener à la vie la recherche en robotique faite par les chercheurs isréliens et chinois, le but de cet évènement étant d’établir un centre Chinese Robotics R&D en Israël au moyen d’un très important investissement de 20 millions de dollars.

La Chine est la 4ème cible d’exportation d’Israël au monde et sa plus importante en Asie. Sous les nouveaux accords signés la semaine dernière, la technologie et les robots seront développés et prefectionnés par des chercheurs israéliens et chinois en Israël et seront produits en masse en Chine.

“Cet accord est une grande première pour l’industrie de la robotique israélienne”, a dit le professeur Zvi Shiller, président de l’Israeli Robotics Association. “Le lien direct qui s’ouvre et ouvre le marché chinois au travers de SIRI et de R&D investment par des entreprises importantes chinoises, vont renforcer la position d’Israël en tant que leader mondial dans l’industrie de la robotique.”

http://www.exithub.com/china-vanke-siasun-guangzhou-funds-to-create-siri-robotics-rd-center-in-israel/

Li Ka Shing investit 130 millions pour permettre à Israel d’ installer un institut de recherche scientifique dans sa province natale de Guangdong en partenariat avec l’Université Shantou en Chine.

http://www.scmp.com/news/hong-kong/article/1320951/li-ka-shing-bets-israeli-science-institute-build-new-technology

La CIA dit que la Chine a acquis de la haute technologie militaire d’Israël sur des programmes d’avions de combat, de missiles air-air et de chars d’assaut. L’agence a dit que la vente de la technologie militaire israélienne à la Chine “porte sur plusieurs milliards de dollars.”

Israël a continué de partager sa technologie militaire avec les Chinois. “Bâtissant sur une longue histoire de proches relations dans l’industrie de la défense, incluant une aide sur la prochaine génération d’avions de combat chinois, de missiles air-air et de programmes de chars d’assaut ainsi que l’établissement de relations diplomatiques entre les deux pays en 1992, la Chine et Israël apparaissent avancer dans la formalisation et le développement de leur coopération technique militaire,” a dit Mr Woolsey.

Expliquant son évaluation, l’agence a noté que Pékin et Tel Aviv ont récemment signé un accord de coopération de partage technologique dans un certain nombre de domaines, incluant l’électronique et les programmes spatiaux. Le premier ministre israélien Yitzak Rabin a visité Pékin aujourd’hui pour discuter de plus larges relations entre la Chine et Israël. De plus, un nombre croissant de firmes militaires israéliennes ont aussi ouvert des bureaux en Chine pour vendre leurs produits. “Pékin espère probablement ponctionner l’expertise israélienne pour une coopération en technologie militaire, comme pour des usines de chars d’assaut et des systèmes de radar embarqués, que les Chinois auraient quelques difficultés à produire par eux-même.” A dit l’agence.

Pression à venir du Congrès des Etats-Unis:

http://www.nytimes.com/1993/10/12/world/israel-selling-china-military-technology-cia-chief-asserts.html

La Chine investit 300 millions de dollars dans les entreprises de recherche Israéliennes sur les villes intelligentes.

Le géant de la technologie chinois Kuang-Chi contrôle la technologie israélienne pour construire des villes intelligentes en Chine. Kuang-Chi, un conglomérat de la haute technologie chinoise basé à Shenzen, a récemment lancé un fond d’investissemet de 300 millions de dollars à Tel Aviv afin de ponctionner le savoir-faire du pays sur les villes intelligentes, d’après le fondateur de l’entreprise Ruopeng Liu.

“Kuang-Chi est la première entreprise chinoise de VC et d’incubateur qui utilise les capacités du marché israélien avec la vente, distribution, marketing et développement technologique en Chine”, a dit Dorian Barak, associé de la firme Indigo Global, associé de Kuang-Chi dans la vision de Liu sur Israel Based, il y a à cet égard pas mal d’entreprises israéliennes qui pouraient remplir ces fonctions.. “Nous observons la robotique, l’aéronautique et à tout ce qui peut mieux faire comprendre aux machines le comportement humain,” a dit Liu. Kuang-Chi est aussi à la recherche d’opportunités d’investissement dans le domaine de la réalité virtuelle.

Question de R71: Pour quoi faire ? Pourquoi “tout ce qui peut faire comprendre aux machines le comportement humain” ? Pour que les machines nous contrôlent ? Pour faire patrouiller les rues par des robots et drones version “Terminator” en minimisant les bavures ? Sont-ils en train de nous construire le goulag haute-technologie de demain ? Non, non. Venant de la Chine et d’Israël… ce doit sûrement être pour que les machines nous demandent, sans nous offusquer et en s’excusant de nous demander pardon, si elles peuvent faire la vaisselle sans nous déranger… Demandez aux Palestiniens, ils confirmeront sans aucun doute…

https://techcrunch.com/2016/05/09/chinese-tech-giant-kuang-chi-harnesses-israeli-tech-to-build-smart-cities-in-china/



Chemchina la plus grosse multinationale de Chine qui a acheté Syngenta le monstre équivalent de Monsanto

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/

investit en Israel :



Les Chinois ont investi 3 milliards de dollars dans des entreprises israéliennes à ce jour. Le plus gros investissement fut de 1,4 milliard pour l’acquisition de 60% de MA Industries, le plus gros fabriquant mondial de produits chimiques génériques de protection des cultures agricoles, par Chemical China (ChemChina) à la fin de 2011. “Depuis 2010, nous avons vu les premiers investissements importants chinois dans la véritable économie en Israël, dans des industries traditionnelles comme MA Industries et aussi dans le secteur de haute-technologie, dans la biotechnologie et l’agro-technologie,” a dit le ministre des finances Yuval Steinitz à l’agence de presse Reuters.

http://www.itweb.co.za/index.php?option=com_content&view=article&id=6087




Alter Info l'Information Alternative

Brésil : le pouvoir de la corruption

Avec le coup d'État sans effusion de sang qui a été consommé au Brésil mercredi dernier - la destitution par le Sénat de la présidente Dilma Rousseff -, le géant sud-américain entre dans une phase difficile à pronostiquer.
Brésil : le pouvoir de la corruption
D'une part, les chances de retour de la présidente à son poste par les voies institutionnelles sont pratiquement nulles, même si son avocat a demandé hier à la Cour suprême de suspendre les effets de la décision du Sénat et d'ordonner un nouveau procès, la démarche semble une simple formalité pour épuiser la voie juridique et il semble pratiquement exclu que la cour accepte la demande. Mais une perspective de consolidation de la position de l'actuel président Michel Temer ne semble pas non plus probable, non seulement par la faible popularité de celui qui était jusqu'à récemment vice-président, mais aussi du fait du programme économique antipopulaire que le gouvernement a établi depuis qu'il a pris le poste à titre intérimaire, et qui comprend la perte de droits des travailleurs, l'augmentation de l'âge minimum de départ en retraite et la réduction ou élimination des programmes sociaux mis en place par les présidences d'Inacio Lula da Silva et de Rousseff elle-même.

Le brusque virage de la politique économique par rapport aux gouvernements du Parti des travailleurs (PT) est l'une des raisons pour lesquelles le complot qui a abouti à l'éviction de l'ancienne présidente a été ourdi. L'autre raison est le désir de la plupart des législateurs des deux chambres d'enterrer l'enquête -appelé Lava Jato- les visant en tant que participants à des actes de corruption, et que la présidente déchue n'a jamais essayé d'arrêter.

Sur le front extérieur il faut noter, d'une part, la proposition de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) de tenir une réunion extraordinaire pour discuter de l'impact qu'a dans la région l'interruption du mandat populaire au Brésil, qui, dans l' immédiat a conduit l'Équateur, le Venezuela et la Bolivie à rappeler leurs ambassadeurs de Brasilia. D'autre part, le porte-parole du département d'État US, John Kirby, s'est empressé de qualifier le putsch en col blanc de " décision du peuple brésilien" et d'action "des institutions démocratiques dans le cadre constitutionnel". Une telle déclaration marque clairement que Washington se félicite d' manœuvre légaliste qui n'a rien de démocratique et à d'un procès monté sur une accusation sans substance juridique: que le gouvernement de Dilma Rousseff avait retardé certains transferts de crédits dans le contexte de remaniements budgétaires.

Ce qui en somme s'est accompli est le troisième d'une série de coups de nouvelle génération qui a commencé en juin 2009 au Honduras, où une conspiration oligarchique a déposé le président Manuel Zelaya, et a continué au Paraguay trois ans plus tard, lorsque le président Fernando Lugo a été délogé du pouvoir par un procès parlementaire, sans preuves contre l'accusé.

Comme dans ces cas, la destitution de Dilma Rousseff est l'annulation du principe démocratique élémentaire de la souveraineté du mandat populaire et représente l'accès très grave au pouvoir des réseaux de corruption oligarchique.


Traduit par Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي


Alter Info l'Information Alternative

Technologie et Nouvel Ordre Mondial… Les nouveaux « smartphones » super espions à l’insu de votre plein gré que nous amènent la CIA/NSA et la Chine (Lenovo)

C’est officiel, la Chine et la CIA travaillent ensemble pour surveiller la population mondiale et pouvoir accuser faussement n’importe quel habitant sur terre.
Technologie et Nouvel Ordre Mondial… Les nouveaux « smartphones » super espions à l’insu de votre plein gré que nous amènent la CIA/NSA et la Chine (Lenovo)
Danger : Avec le Smartphone Tango, fabriqué par la Chine et la CIA, on pourra vous accuser à tort de n’importe quel crime !

Il faut empêcher la vente des smartphones de la série Tango de Google/CIA et de Lenovo/Chine ! Danger pour les droits de l’homme et le droit à l’image, l’usurpation d’identité et la vie privée!

Le premier smartphone Tango de Google qui s’appelle Lenovo Google Tango Phab 2 pro qui fera son entrée aux USA en août 2016 et dans le monde entier à partir de mi-septembre 2016.

L’armée française est déjà sous la surveillance de la Chine par sa multinationale Lenovo.
 Elle avait de la technologie américaine (serveurs IBMs pour être plus précis) , mais comme celui-ci a vendu une grosse partie ensuite au Chinois Lenovo, l’armée française est à présent sous surveillance chinoise !


Source http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/06/10/craintes-d-espionnage-chinois-sur-des-systemes-informatiques-sensibles-de-l-armee_4435651_4408996.html

En plus de l’armée française, et le département d’état américain, Lenovo va pouvoir espionner tous les ordinateurs et appareils technologiques qui sont sous serveur IBM

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/23/le-chinois-lenovo-rachete-les-ordinateurs-d-ibm_4353000_3234.html

Mais maintenant ce n’est plus l’armée française ni le département d’état américain que Lenovo/ Chine pourra espionner et usurper l’identité des personnes, mais les habitants de la planète toute entière !

Tous les Smartphones de la série Tango de Google répondent au même objectif: filmer en temps réel chaque habitant du monde entier à distance, utiliser leurs corps en mouvement grâce à des capteurs de mouvements biométriques pour les mettre dans des scènes fabriqués et pouvoir les accuser de n’importe quoi grâce à des fausses vidéos d’eux.

Cela va permettre de discréditer n’importe quel militant des droits de l’Homme sur terre.

Ils pourront capturer les mouvements d’un militant des droits de l’Homme en train de faire du jogging et capturer son corps en mouvement avec le smartphone biométrique pour le mettre dans une autre scène où au lieu de faire son jogging dans la scène initiale, il se trouve à courir dans une autre scène fabriqué par le smartphone.

Ils pourront envoyer ces fausses vidéos dans les caméras de surveillance.

Et le fait que Lenovo ait aidé Google à faire son premier smartphone Tango, révèle qu’ils vont recevoir en communs des renseignements sur les habitants du monde entier. 
Ce sera la première fois de l’histoire que les services de renseignement de la Chine et des USA travaillent ensemble main dans la main pour surveiller la population mondiale dans sa sphère privée la plus intime.

Si un informaticien utilise le smartphone de Lenovo et Google pour le pire, car le smartphone de la série Tango possède des capteurs de mouvement et des logiciels de mouvements

source :

http://www.japantoday.com/category/technology/view/lenovo-google-unveil-phone-that-knows-its-way-around-a-room

Il pourra créer des vidéos de crime réalistes avec des personnes prises au hasard dans la rue en captant leurs corps en mouvement, les enregistrer, les mettre hors de leurs scènes initiales où les corps en mouvement ont été captés, et les mettre dans un décor entièrement différent, ainsi que filmer, espionner les gens en restant simplement chez lui si les gens qu’il espionne possède un smartphone Tango.

Ainsi une banale personne se penchant pour ramasser un paquet de chips tombé dans un magasin pourra être vu à la place en train de ramasser son arme sur une scène de crime pour le même mouvement avec cette technologie et être accusée faussement parce que prise dans une vidéo trafiquée de Lenovo Google Tango Phab 2 Pro.

Ce smartphone peut déjà permettre de faire une vidéo d’ un dinosaure en train de bouger de façon très réelle sur votre table de cuisine source 6 minutes 15 de la vidéo

https://youtu.be/yrkfQP4HOcg

et ouvre la voie pour les développeurs de développer toutes sortes d’applications.

Il y a déjà des capteurs biométriques de mouvement de tapement sur clavier que des robots sont capables de reproduire

Source :

http://www.slate.com/articles/technology/future_tense/2015/02/future_crimes_excerpt_how_hackers_can_steal_fingerprints_and_more.html

http://www.foxbusiness.com/features/2014/07/25/new-ways-can-be-hacked.html

Maintenant, ils ne se contentent plus de l’usurpation d’identité avec les vols de données biométriques des yeux, de l’iris, des empreintes digitales, du visage

Source:

http://mai68.org/spip/spip.php?article10925

mais de la personne en entier et de ses mouvements, ce qui risque de falsifier les caméras de surveillance. Si jamais les caméras de surveillance sont hackées et que de fausses scènes sont mises à la place ?

C’est cela le projet de Tango de Google et dont Lenovo a collaboré à faire le premier de la série. Augmenter l’impression de réalité au maximum. Et ce smartphone n’est que le premier de la liste, il y aura d’autres smartphones Tango de plus en plus performants. Plus cela ira, plus les smartphones pourront créer des scènes de film réalistes à partir de personnes prises dans l’espace public ou chez eux, en piratant les smartphones Tango de ces personnes.

A partir de mi septembre 2016, le premier smartphone Tango va marquer l’entrée de la société truquée, des scènes truquées, et de l’espionnage des gens 24h/24, 7j/7 en film direct, avec image, mouvement, pièce et tout.

Si des gens achètent ce smartphone, vous serez également filmés à votre insu en vous promenant dans la rue, dans les espaces publics ainsi que vos amis. Plus besoin de caméras de surveillance, chaque citoyen deviendra à lui seul à son insu un outil d’espionnage de Google . Ce smartphone fera son entrée aux USA cet été et en Europe pendant septembre.

Les espions de la NSA, FBI, Google pourront tranquillement surveiller les moindres gestes des citoyens que ce soit dans leur maison ou dans les espaces publics en mangeant des pop-corns ou des paquets de chips, comme s’ils regardaient une salle de cinéma grâce aux gens qui se baladeront avec les smartphones Tango dans les espaces publics et filmeront les gens à leur insu, car les caméras seront activés à distance par des hackers.

Lenovo est une entreprise multinationale technologique chinoise qui soutient le projet Tango de Google (augmenter au maximum l’impression de réalité) et dont le smartphone Lenovo Google Tango Phab 2 Pro est le premier gadget de ce projet et a été présenté à la Silicon Valley.

Et plus besoin d’embaucher d’acteurs pour réaliser un film, on capte des gens et on les met dans le film qu’on souhaite réaliser, comme cela, à part les acteurs principaux, plus besoin de dépenser d’argent pour les personnages décors de l’histoire. Avec les smartphones Tango, ils pourront changer l’habit d’une personne comme les poupées, les faire bouger.

Comment peut-on manipuler une vraie personne ainsi à son insu pour son propre bénéfice ?

Que cela soit à des fins lucratives ou pour des fins plus tristes, on ne devrait pas pouvoir utiliser une personne, son image, ses mouvements comme cela !

Le smartphone Tango pourra aussi être utilisé dans les manifestations par des délateurs espions qui veulent se faire de l’argent de poche et dénoncer le maximum de gens avec ce smartphone qui filme tout le monde à 360 degrés avec précision.

S’il est rendu obligatoire, n’importe quelle entreprise de commerce en vous téléphonant, verra la pièce où vous êtes, les amis avec qui vous êtes. Nul besoin de Skype, l’espionnage par caméra est automatique, il suffit de décrocher le combiné et on voit celui qu’on appelle, à quoi ressemble la pièce où il est, ceux qui y sont, etc…

Mais nul besoin pour Big Brother de téléphoner pour espionner puisque de toute façon, le smartphone Lenovo ou Phab 2 pro est un produit de la boutique de Google donc tous les smartphones de Google sont piratés par les services de renseignement des Five Eyes:

« 
Les services de renseignements des cinq pays de l’alliance « Five eyes » (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Australie) ont échafaudé un plan pour pirater la boutique d’applications de Google et Samsung et espionner les smartphones, ont rapporté jeudi plusieurs médias. »

http://www.7sur7.be/7s7/fr/4133/Multimedia/article/detail/2332387/2015/05/21/Le-plan-de-5-pays-pour-espionner-les-smartphones-via-Google-Play.dhtml

Et d’autres hackers pourront tout savoir sur vous, soit en piratant votre smartphone Tango, soit en piratant le smartphone Tango d’une personne à côté de vous car c’est un smartphone qui a les mêmes capacités qu’une vidéo surveillance.

Dans aucune vidéo de démonstration sur Lenovo Google Tango Phab 2 pro , ils précisent que l’interlocuteur qui a Lenovo Google Tango Phab 2 pro peut espionner l’intérieur de la pièce de celui qu’il l’appelle Lenovo Google Tango Phab 2 pro donc voir tous ceux avec qui il est dans la pièce aussi, la description exacte de la pièce et de la personne.

Aucune démonstration d’appel téléphonique, et pourtant c’est un téléphone !
 Ils font des démonstrations sur tout, sauf sur les appels téléphoniques ! 
A croire que le smartphone ne sert pas à téléphoner!

Le seul article qui en parle est cet article (à enregistrer au cas où il disparaisse) :

http://www.japantoday.com/category/technology/view/lenovo-google-unveil-phone-that-knows-its-way-around-a-room

(Note de résistance 71: cet article est déjà offline, “expiré” comme ils disent… Il ne reste que le titre et quelques commentaires)

En effet, ils souhaitent qu’on n’en sache pas trop sur les capacités de ce smartphone car beaucoup de liens qui en parlaient trop à ce sujet ont été supprimés comme celui-ci :

http://hqcomoxvalley.com/2016/06/meet-lenovo-phab-2-pro-the-1st-smartphone-waltz-with-google/

Ce smartphone est seulement vanté comme possible outil éducatif pour faire des photos truqués avec dinosaure ou comme outil idéal dans les Arts plastiques 3D ou pour jeux ou pour déménagement de meubles pour faire des simulations très réalistes et créer des applications.

source vidéo



Il est doté d’un senseur de doigt biométrique au dos de l’appareil comme le phab 2 plus sans doute pour prouver que vous êtes bien le propriétaire

http://gadgets.ndtv.com/mobiles/news/lenovo-phab2-pro-tango-smartphone-with-4-cameras-64-inch-display-launched-847304?site=classic

Sachant que les empreintes peuvent déjà être piratés à partir de simples photos ou piratage de smartphone à distance

http://mai68.org/spip/spip.php?article10925

Si l’école, le lycée, l’université oblige les enfants à avoir ce smartphone pour les études, Google pourra espionner les chambres des enfants à souhait, toute la vie familiale à l’intérieur des pièces où le smartphone Big Brother sera présent.

Source http://www.japantoday.com/category/technology/view/lenovo-google-unveil-phone-that-knows-its-way-around-a-room

traduction française (Note de R71: traduction de l’auteur et non pas de R71) :
« Un smartphone Lenovo a été dévoilé jeudi, sera assez intelligent pour saisir votre environnement physique – telles que la taille de la pièce et la présence d’autres personnes – et potentiellement transformer la façon dont nous interagissons avec e-commerce, l’éducation et les jeux.

Les smartphones d’aujourd’hui peuvent suivre l’emplacement par GPS et les tours cellulaires, mais cela ne fait guère plus que de dire des applications où vous êtes. Le projet de 3 ans Tango de Google, le nouveau Pro téléphone Phab2 utilisera des logiciels et des capteurs pour suivre les mouvements et cartographier l’intérieur des bâtiments, y compris l’emplacement des portes et des fenêtres.

C’est une étape cruciale dans la nouvelle frontière prometteuse dans la «réalité augmentée», ou la projection numérique des images et des données réalistes dans un environnement réel.

Si Tango remplit sa promesse, les acheteurs de meubles pourront l’utiliser pour télécharger des modèles numériques de canapés, des chaises et des tables basses pour voir comment ils auraient l’air dans leurs salles de vie réelles du Phab2 Pro. Les enfants qui étudient l’ère mésozoïque seraient en mesure de placer un Tyrannosaurus virtuel ou Velociraptor dans leur maison ou en classe – et même se prendre en selfies avec un. La technologie saurait même quand pour afficher des informations sur un artiste ou d’une scène représentée dans un tableau en vous promenant dans un musée.

Tango sera en mesure de créer des cartes internes des maisons et des bureaux à la volée. Google ne sera pas nécessaire pour construire une base de données cartographiques à l’avance, comme il le fait avec les services existants comme Google Maps et Street View. Néanmoins, Tango pourrait soulever de nouvelles inquiétudes au sujet de la vie privée si les contrôles ne sont pas assez strictes pour empêcher les cartes sur la volée d’être partagée avec les applications non autorisées ou par des hackers informatiques.

Lenovo nommé le Phab2 Pro se vendra pour 500 $ quand il commence l’expédition vers les États-Unis en Août. Le dispositif devrait être disponible dans le monde entier d’ici la mi-Septembre, à l’avance prévue de la libération d’Apple de l’iPhone 7.

Dans un autre effort pour mettre une nouvelle tournure sur les smartphones, Lenovo a également les nouveaux modèles dans sa gamme Moto, qu’il a acheté de Google il y a deux ans.

Le Moto Z et Moto Z force seront à la fois sur un équipement supplémentaire appelé « Mods » à l’arrière des téléphones. Les premiers Mods comprennent un haut-parleur pour amplifier la musique, un projecteur pour afficher des photos et des vidéos à partir du téléphone et d’un bloc d’alimentation qui fournit 22 heures d’autonomie supplémentaire. Les téléphones seront disponibles exclusivement dans le États-Unis pour Verizon cet été avant une sortie mondiale à l’automne.

Les nouveaux téléphones sortent alors que les ventes de téléphones ralentissent. Les gens ont tenu des rabais sur les mises à jour, en partie parce qu’ils n’ont pas obtenu assez de satisfaction au sujet des types d’avancées technologiques qui frappent le marché au cours des dernières années. Les Téléphones offrant une nouvelle technologie intrigante tels que Tango pourraient aider à stimuler davantage de ventes.

Mais la technologie salle de cartographie de Tango est probablement encore trop abstrait pour gagner l’appel de masse tout de suite, dit Ramon Llamas, analyste au groupe de recherche IDC.

« Pour la plupart des gens, il y a encore quelques étapes avant de ce qu’ils peuvent leur fixer toute leur attention, donc je pense qu’il va y avoir une longue période de gestation», dit Llamas.

Autres smartphones prometteurs en sauts quantiques ont floppé. Rappelez-vous le téléphone Fire d’Amazon a publié en grande pompe il y a deux ans? Ce téléphone gonflée en vedette avec quatre caméras orientés vers l’avant et un gyroscope de sorte que certaines images peut être vu en trois dimensions. Le dispositif a également offert un outil appelé Firefly qui pourrait être utilisé pour identifier des objets et des sons. Mais le feu fait long feu, et Amazon ne vend même plus le téléphone.

Le Phab2 Pro semble aussi impressionnant, avec un écran d’affichage de 6,4 pouces et quatre caméras pour aider à accomplir sa magie. Lenovo possède des capteurs du téléphone qui peuvent capturer environ 250.000 mesures par seconde.

Malgré tout le matériel de fantaisie, la clé du succès du téléphone Tango est susceptible de dépendre de l’étendue des applications convaincantes que les gens trouvent utile dans leur vie quotidienne.

Google a précédemment publié des dispositifs expérimentaux de Tango conçus pour les programmeurs informatiques, les incitant à construire environ 100 applications qui devraient fonctionner avec le Phab2 Pro. Amélioration de l’habitat détaillé, Lowe publie une application qui permet aux utilisateurs Phab2 Pro pour mesurer les espaces avec le téléphone et tester la façon dont les répliques des appareils et autres décors numériques regarderaient autour d’une maison.

Les deux grandes et petites entreprises de haute technologie font le pari que la réalité augmentée, ou AR, prendra son envol plus tôt que tard. Microsoft a vendu un prototype de 3000 $ de son casque HoloLens AR. D’autres, comme Oculus et Samsung Facebook, sont avec la réalité virtuelle, ou VR, dispositifs. Google a un venant aussi bien à travers son projet de Daydream. Alors que AR essaie de mélanger l’artificiel avec votre environnement réel, VR plonge ses utilisateurs dans un cadre qui est entièrement fabriqué.

L’AR et les périphériques VR jusqu’à présent nécessitent invariablement aux utilisateurs de porter un casque ou des lunettes. Dans de nombreux cas, ils doivent également être attachés à plusieurs puissants ordinateurs personnels, ce qui limite la capacité de se déplacer.

Rien de tout cela est nécessaire avec le Phab2 Pro. Au lieu de cela, vous obtenez un look augmentée à votre environnement grâce à l’écran du téléphone.

« Cela a une chance de devenir omniprésente, car il est intégré dans un dispositif que vous avez déjà avec vous tout le temps», dit Jeff Meredith, vice-président de Lenovo qui a supervisé le développement de l’appareil Tango. «Tu ne vas pas avoir à marcher autour d’un mail portant un casque. » »

Les nouveaux smartphones de Google (Lenovo ou Phab2pro) mettent en danger la vie privée des autres en filmant tout le monde dans la rue à l’insu de l’utilisateur et violent le droit à l’image pour tous

http://mai68.org/spip/spip.php?article10923

et augmentent le risque d’avoir des scènes truqués sur le net.
 L’Iphone 5 s et Iphone 6 s enregistrent vos empreintes digitales à votre insu,

Les smartphones de Docomo qui donnent les données de localisation de leurs utilisateurs sans leur autorisation :

Les 5 modèles Android de Docomo sont : Xperia X Performance, Galaxy S7 Edge, the Aquos Zeta, Arrows SV , Disney Mobile, Galaxy S7 Edge .

http://www.japantimes.co.jp/news/2016/05/17/business/corporate-business/new-docomo-smartphone-models-will-covertly-trackable-japanese-authorities/#.V10x0mfoupe

Et les premiers portables à système de sécurité biométriques qui permettent le piratage digital des citoyens à leur insu: G500, G900 de Toshiba

http://www.zdnet.fr/actualites/la-biometrie-fait-son-apparition-sur-les-telephones-portables-39367047.htm

article en anglais pour ceux qui souhaitent refaire une meilleure traduction en français

Source http://www.japantoday.com/category/technology/view/lenovo-google-unveil-phone-that-knows-its-way-around-a-room

Alter Info l'Information Alternative

La réunion des banquiers centraux se tient dans une atmosphère de crise

Le discours de la présidente de la Réserve Fédérale (Fed) Janet Yellen à l’ouverture du conclave annuel des banquiers centraux à Jackson Hole, dans le Wyoming, était attendu des marchés financiers qui en espéraient des indications sur si et quand la Fed allait commencer à relever les taux d’intérêts.
La réunion des banquiers centraux se tient dans une atmosphère de crise
La Fed a augmenté son taux de base pour la première fois en une décennie en décembre dernier, l’élevant de 0,25 point de pourcentage. Elle a indiqué qu’une nouvelle hausse viendrait en 2016, mais a, jusque là, attendu. La semaine dernière, cependant, le vice-président de la Fed, Stanley Fischer, a pointé l’évolution du marché de l’emploi et de l’inflation, affirmant que la Fed pourrait être près d’atteindre son objectif sur ces deux indices. Des remarques interprétées comme favorisant une hausse des taux.

Mais il y a un sentiment croissant dans les cercles dirigeants, qui éclipse la conjecture des décisions à court terme sur la politique monétaire, que le programme d’assouplissement quantitatif (AQ) injectant des milliards de dollars dans le système financier a complètement échoué. Ce qui est pire, ce dernier a créé les conditions d’une nouvelle crise.

Dans un article paru en aval de la réunion, le quotidien britannique de droite Daily Telegraph a dit qu’il y avait trois questions difficiles que les banquiers centraux devaient se poser : a) L’assouplissement quantitatif (AQ) fonctionne-t-il réellement ? b) Est-ce que le système bancaire a été brisé par la propagation de taux d’intérêt négatifs ? et c) Est-ce que c’est le moment de mettre à jour un modèle économique qui « ne nous apprend plus grand chose sur le monde réel. »

La justification de l’AQ, qui a renfloué les banques et les institutions financières responsables de la crise de 2008 et favorisé davantage la spéculation, était que des taux bas stimuleraient le capital financier à investir dans l’économie réelle. Cela ne s’est pas produit.

Huit ans après, l’investissement dans le monde entier est bien en-dessous de son niveau d’avant 2008, sans aucun signe d’essor. Cela s’est accompagné d’un ralentissement du taux de croissance de la productivité dû à la réduction des dépenses en capital, les fonds accumulés par les grandes sociétés servant à des activités spéculatives comme le rachat d’actions et les fusions. La baisse de la productivité a été tellement forte aux États-Unis qu’ils se trouvent peut-être bien en territoire négatif.

L’effet principal de l’assouplissement quantitatif a été d’augmenter le prix des actifs financiers. La valeur des actions aux États-Unis se situe à des niveaux records dans des conditions où la reprise économique se fait au rythme le plus lent de toute la période d’après la Seconde Guerre mondiale. Dans les grandes villes du monde, l’argent bon marché a alimenté un boom immobilier.

L’impact le plus important de l’AQ a été sur le marché obligataire. Cela a créé une situation où des obligations d’État à hauteur de treize mille milliards de dollars se négocient avec des rendements négatifs, ce qui signifie que le prix de l’obligation est si élevé et le rendement si faible (ils se déplacent en relation inverse l’un par rapport à l’autre), qu’en achetant une obligation l’investisseur recevrait un rendement négatif s’il gardait l’obligation jusqu’à son échéance. On continue cependant d’acheter des obligations dans l’espoir que leur prix atteindra des niveaux encore plus élevés, menant à des gains en capital. Mais l’escalade des prix a été telle qu’il y a eu une série d’avertissements de fonds spéculatifs et de traders qu’une bulle massive allait s’effondrer, plus tôt que tard.

Mais alors même qu’on fait ces avertissements, la folie financière continue. Cette semaine, le Wall Street Journal rapportait dans un article intitulé « Marchés du crédit: les efforts de relance deviennent encore plus bizarres, » que, dans le cadre de son programme d’assouplissement quantitatif, la Banque centrale européenne incitait les banques et les sociétés d’investissement à créer de nouvelles formes de dette.

L’article dit qu’après avoir mis le prêt d’argent sens dessus dessous en déplaçant les taux d’intérêt en terrain négatif, les banques centrales étaient maintenant en train de « quasiment inviter les acteurs privés à concocter des choses spécifiques qu’elles puissent acheter, afin de pouvoir continuer à injecter de l’argent dans le système financier. » Alors que la BCE était arrivée tard à l’AQ, elle avait maintenant « adopté avec ferveur l’achat d’obligations. »

Lorsque la Réserve fédérale américaine a commencé son programme d’AQ, son président d’alors, Ben Bernanke, avait prédit que ses actions redresseraient la situation en faisant monter l’inflation et retourner l’économie capitaliste sur sa trajectoire de croissance précédente. « Nous avons une technologie appelée l’imprimerie, » avait-t-il dit dans un discours important sur la déflation en 2002.

Les contradictions du système capitaliste cependant, se sont révélés plus puissantes que le plus puissant des banquiers centraux.

Malgré l’AQ, l’inflation est au-dessous des normes historiques aux États-Unis et au Royaume-Uni et proche de zéro au Japon et dans la zone euro. Loin d’avoir surmonté la crise, l’AQ l’a exacerbée.

Les taux d’intérêt ultras bas et même négatifs ont eu un impact direct sur un des piliers du système financier mondial. Les fonds de pension et les compagnies d’assurance sont désormais confrontés à une situation où leurs rendements sur les actifs sécurisés, principalement des obligations d’État, sont si faibles que leur modèle de financement entier est menacé.

Une ancienne ministre des retraites britannique, la Baronne Altmann, a dit que l’ensemble du système se trouvait dans « une situation de crise, » blâmant la politique de la Banque d’Angleterre pour la baisse des rendements, tandis que le Financial Times a rapporté cette semaine la crise croissante à laquelle font face les fonds de pension qui dépendent de rendements stables de placements sûrs dans la dette publique. Le journal a noté que les fonds de pension gérés par des sociétés de l’indice S&P 500 étaient sous-capitalisés à hauteur de 562 milliards de dollars à la fin du mois dernier, soit une augmentation de 160 milliards de dollars dans les sept derniers mois, en raison de la faiblesse des rendements obligataires.

Outre des indications sur l’évolution future des taux d’intérêt, l’une des questions examinées de près dans les remarques de Yellen sera ce qu’elle aura à dire au sujet du prétendu taux d’intérêt neutre. C’est le taux auquel l’économie est jugée être en équilibre, avec des taux ni trop bas pour conduire à des niveaux d’inflation élevés, ni trop élevés menant à la récession et au chômage.

On craint de plus en plus que ce taux soit tombé si bas, en grande partie dû au ralentissement de la croissance économique aux États-Unis, que les taux d’intérêt ne peuvent guère être relevés beaucoup plus. Cette situation est préoccupante parce que sans augmentation des taux, la Fed n’a pas de marge de manœuvre vers le bas en cas de nouvelle récession.

Il est, de plus, à craindre que les marchés obligataires aient été gonflés à un tel degré que toute augmentation des taux de croissance réels exercera une pression à la hausse sur les taux d’intérêt, entraînant une baisse des prix gonflés des obligations. Cela se traduira par des pertes importantes pour les investisseurs et les spéculateurs qui ont acheté sur le marché à des niveaux déjà élevés, s’attendant à ce que les prix continuent d’augmenter. L’agence de notation Fitch a calculé que même un retour aux conditions du marché de 2011, où les taux d’intérêt étaient déjà très bas, entraînerait des pertes de quelque 3.800 milliards de dollars. Autrement dit, même un petit « succès » dans le retour à des conditions plus « normales » pourrait avoir pour effet de déclencher une crise financière.

Les banques centrales et les autorités financières réunies à Jackson Hole n’ont pas de réponse économique à la crise du système de profit dont ils ont la supervision. Leur seule « solution » sont des attaques toujours plus sévères de la classe ouvrière et le développement de formes plus autoritaires de gouvernement visant à réprimer les luttes sociales que ces attaques produisent.


Alter Info l'Information Alternative

Deutsche Bank ADMET qu’elle se prépare au krach alors que les craintes sur le sauvetage augmentent…

Deutsche Bank ADMET qu’elle se prépare au krach alors que les craintes sur le sauvetage augmentent...
Ah, ça, ils ne manquent pas d’air ces banquiers, alors que tout le monde, en 2012, a appelé à l’« austérité » pour les populations, par contre quand il s’agit de sauver les banques, là ce n’est plus l’austérité... Ce qui me fait marrer, ce sont tous les termes techniques qu’ils utilisent pour ne pas nous dire franchement, que nous allons devoir payer… ou si ce n’est pas nous, cela sera nos enfants et nos petits-enfants… et nos … Etc…
« Privatisation des profits et socialisation des pertes », toujours la même rengaine… (du reste si vous n’avez toujours pas compris ce que ça veut dire, préparez-vous à sortir votre chéquier…)
Bref, encore le « Darwinisme social » dans toute sa splendeur…
Je rajoute toutefois, parce que ça m’énerve vraiment, vraiment beaucoup, que les profits indécemment qu’ont fait ces banques, ces traders et autres hedges funds, pendant les 8 ans de pornographie boursière que l’on vient de vivre, ces gains sont bien réels, et bien à l’abri dans des paradis fiscaux. Alors, c’est bien beau de se bourrer la gueule au champagne pendant 8 ans et ensuite de présenter la facture aux CONtribuables, parce que nous, on va en avoir pour 300 ou 400 ans à éponger leurs dettes. Mais si personne ne dit rien, voire ne fait rien, à ce tarif-là, ils nous refont la même en 2024…
Amicalement,
f.

La plus grande banque d’ALLEMAGNE a ADMIS qu’elle est en mode « répression financière » alors qu’elle essaye désespérément de mettre en œuvre des tampons financiers pour empêcher l'effondrement.

Les banques centrales utilisent des réductions de taux d'intérêt, les achats d'actifs et d'autres mesures de politique monétaire pour soutenir l'économie et la maintenir dans un état de « statu quo », a indiqué la banque.
Mais une correction du marché pourrait advenir si un « choc économique externe » frappait, ont-ils dit. 
Les nouvelles viennent, alors qu’il a été révélé que les bénéfices de la banque ont chuté de 98 pour cent le mois dernier, et que son cours de Bourse a atteint le niveau le plus faible jamais vu depuis avant 2002.
Maintenant Dominic Konstam, responsable mondial de recherche sur les taux d'intérêt de la Deutsche Bank, a publié un rapport qui a mis en garde d’un possible  « effondrement des actifs à risque » qui pourrait causer la « panique ».
Dominic Konstam  responsable mondial de la recherche sur les taux d'intérêt de la Deutsche Bank  Bloomberg
Et il a dit que la banque est en attente sur les décisions de la BCE pour renflouer l'Italie et le Japon en proposant de  « l'argent hélicoptère » de l'investissement similaire à celui des assouplissements quantitatifs (Ndlr. Planche à billets sur notre dos) pour bien comprendre ce qui se passe ensuite. 
M. Konstam a déclaré : « Le statu quo pourrait se poursuivre pendant plusieurs années encore - si rien ne ‘casse’ dans le système. »  
« Il existe des moyens bien sûr, soit pour éviter les ruptures ou au moins les corriger - l'atténuation de l'impact des taux négatifs sur les banques est maintenant en vogue avec des prêts bancaires subventionnés pour des prêts. » 
« Nous pouvons encore voir des formes douces de sauvetage des banques continuer d'être autorisés. »
« La conclusion est que, sans un choc économique externe, il est difficile de voir les décideurs être prêts à prendre, une action budgétaire pour relancer l'économie mondiale de façon dramatique et rebondir sur une répression financière. »
Le cours de l'action de la Deutsche Bank est au plus bas que l’on ait vu depuis plus de 14 ans »   GOOGLE
« Ironiquement, le choc dont a besoin, nécessiterait un effondrement des actifs à risque afin que les décideurs soient alors vraiment pris de panique et essayent une relance budgétaire sérieuse. »
La Deutsche Bank a appelé au cours des dernières semaines à une politique budgétaire agressive, y compris des dépenses du gouvernement pour aider la relance de l’emploi et la croissance.
Mais M. Konstam a ajouté : « Malgré l'optimisme autour de cela au début de juillet, nous n’avons pas eu exactement le feu vert indiquant la présence d'argent hélicoptère (re-ndlr. Planche à billets) au Japon ou en Italie pour sauver les banques. 
« Les décideurs politiques ne sont pas habitués à traiter avec la répression financière et qui est malheureusement une des caractéristiques déterminantes de la stagnation. » 
Les militants ont mis en garde contre la mondialisation et habillé comme Angela Merkel et un gestionnaire de
la Deutsche Bank GETTY
En juillet John Cryan le PDG de la banque a dit que la banque se préparait à une restructuration au milieu de préoccupation sur ses actifs.
Il a dit : « Si l’environnement économique faible actuel persiste, nous devrons être encore plus ambitieux dans le moment et l'intensité de notre restructuration. »
La banque a essayé de vendre une participation dans la banque chinoise Huaxia Bank alors qu’elle continue à abandonner des actifs. 
Il  propose de confirmer la transaction au cours du deuxième semestre de cette année. 
Il a également annoncé qu'il réduira les paiements de dividendes aux actionnaires.
 
Source(s) : Crashdebug.fr via Express.co.uk via Contributeur anonyme ; )
 
Traduction : ~ folamour ~
Corrections : ~ chalouette ~

Informations complémentaires :
Crashdebug.fr :

 

Alter Info l'Information Alternative

La mystérieuse affaire du combustile fondu disparus de Fukushima…

La mystérieuse affaire du combustile fondu disparus de Fukushima...

Waking time nous donne enfin des nouvelles des Coriums de Fukushima, qui, vous le savez, reste une grande énigme... Aussi j’ai sauté sur l’article pour vous le traduire et pour mon intérêt personnel.

Bonne lecture.

Amicalement,

f.

« La nature ne connaît pas l’indécence ; l'homme l’invente. » - Mark Twain

Alors que le monde se précipite toujours vers Armageddon, la catastrophe nucléaire de Fukushima a largement disparu de la première page. Mais la question est loin d'être résolue.
Les Radiation des accidents nucléaires ne se dissipent pas facilement, ce qui explique que les estimations de temps de nettoyage à Fukushima aillent de 40 à 500 ans, et près de six ans se sont déjà écoulés. Les matières nucléaires, même stockées en toute sécurité, sont dangereuses pendant 100.000 ans (1).

Elvis a quitté le bâtiment

La grande question en ce qui concerne la situation à Fukushima Dai-ichi au Japon (centrale nucléaire n° 1) concerne l'emplacement du combustible fondu dans les unités des réacteurs 1, 2 et 3.
Des données récentes de l'emplacement du combustible dans l'unité 2 ont été contestées, avec Tokyo Electric Co. (Tepco), et les médias traditionnels prennent un point de vue et les scientifiques indépendants en prennent un autre. Est-ce que le combustible fondu est encore à l'intérieur du récipient dans le bâtiment du réacteur ?, ou a-t-il filtré, et est-il maintenant en train de pénétrer dans des zones dispersées latéralement et verticalement dans le sol ?
De grandes quantités de corium pourraient atteindre l'eau souterraine, et même l'aquifère qui est finalement relié à l'alimentation en eau de Tokyo.
Comparons deux évaluations sur cette question importante basée sur l'utilisation de la « tomographie Muon ».
Selon la version de la réalité de l'Asahi Shimbun, version (journal) qui repose uniquement sur ​​le rapport de Tepco.
La plupart du combustible nucléaire à l'intérieur du réacteur n° 2 de la centrale nucléaire de Fukushima n° 1 n'a apparemment pas fondu à travers le récipient sous pression (2).

Est-ce aussi simple ? Le niveau de fiabilité de Tepco est devenu plutôt terne au fil des années.
Notez dans l'image graphique ci-dessus, que le mot « nous pensons, est utilisé, ce qui renforce le mot « apparemment » utilisé dans le texte de l'article se référant à l'incertitude de l'emplacement du combustible fondu. Toutefois, le titre de l'article est plus confiant, déclarant que « la plupart du carburant a été contenu. » Le titre est manifestement trompeur et puisque la plupart des lecteurs regardent simplement les titres des nouvelles, c’est ce qu'ils retiendront du rapport.
D'autre part, les scientifiques indépendants du site Simply Infos diffèrent sur ​​l'emplacement du corium par rapport au conteneur, le « compartiment de pression du réacteur  »  (RPV) :
Le masque superposé de Tepco délimite la tête du bas trop bas, y compris le carburant à l' intérieur du RPV qui, selon l'image raffinée, est clairement illustré – en dessous de la tête du bas ... « Il n'y a pas de carburant dans le fond de la cuve du réacteur en une quantité significative  » (3).
 
Ce graphique indique qu'une autre méthode a été utilisée par ces scientifiques pour afficher l'emplacement du combustible fondu.

Dans ce graphique les scientifiques de Simply Information soutiennent que le dessin du conteneur a été mal cadré dans la version de Tepco, alors que dans leur version, il est plus bas, ce qui rend moins évident le fait que le carburant soit resté dans le conteneur.
Une lecture attentive de cet article révèle que l'analyse de Tepco, si facilement présentée par les médias traditionnels, a été basée sur de la fumée et des miroirs technologiques, clairement destiné à tromper. Tepco et les médias devraient rendre compte de l'éventail des possibilités plausibles, et pas seulement de la petite tranche de la réalité qu'ils souhaitent que le public voie (4, 5).
Alors est-ce que l'Asahi Shimbun corrigera ses déclarations fallacieuses ? Tant le Japan Times que l'Asahi Shimbun sont fortement détenus et contrôlés par des investisseurs et des médias étrangers. L’Asahi partage ses bureaux avec le New York Times à Tokyo et de nombreux quotidiens anglais japonais comptent sur ​​les fils de nouvelles occidentales, tels que l'ordre du jour et les sources d'information oligarchiques, comme Reuters et l'Associated Press (6).

Mise hors-service ou hors de Commission ?

En fait, en plus de cinq ans beaucoup de progrès ont été faits pour contrôler la situation à la centrale nucléaire détruite de Fukushima. Une grande partie des décombres a été nettoyée et des couches fraîches de peintures sont sur les bâtiments, mais l'endroit est encore intensément radioactif, et aucun humain ne peut approcher les sites spécifiques des réacteurs fondus.
La deuxième grande question à Dai-ichi concerne les plans futurs pour le démantèlement de la centrale. Tout le long, Tepco a dit qu'ils allaient récupérer le combustible fondu et effectuer un démantèlement complet dans les 40 ans. En fait, la technologie pour récupérer les coriums n'a pas encore été inventée. Non seulement il est impossible pour les travailleurs humains d'approcher de la zone, mais même les robots se décomposent en raison du rayonnement intensif qui court-circuite leurs composants.
Il a été récemment révélé que le Japon envisage toujours une option que beaucoup de gens pensent très dangereuse à long terme, et qui est la solution du « sarcophage » (7). La seule fois où cela a été essayé c’est à Tchernobyl - cela ressemble à une grange de haute technologie placée sur le site (8). Contrairement à Tchernobyl où le sol est de la roche dure, à Fukushima le sol est semblable à une éponge humide avec de la terre molle, donc en couvrant le site cela réduira les retombées atmosphériques radioactives, mais le rayonnement continuera à fuir vers le bas en direction de l'aquifère et vers l'extérieur de l'océan, à moins que des mesures techniques appropriées ne soient prises.
Néanmoins, les progrès sont lents avec des efforts « en cours pour développer l'équipement nécessaire pour récupérer des échantillons de corium (combustible fondu) à l'intérieur des structures de confinement des unités 1 à 3 de l'usine. Aucun délai solide » n'ayant été encore mentionné (9).

L'histoire nucléaire

Dans un côté intéressant, le meilleur film documentaire sur Fukushima que j’ai vu jusqu'à présent, est Fukushima : Une histoire nucléaire a été publiée en 2015 (10). C’est une production italienne , mais avec la narration et les sous-titres en anglais. L'intrigue suit le journaliste Pio d'Emilio pendant la crise nucléaire alors qu’il tente de découvrir la situation réelle de Fukushima. Le film est agréable et éducatif en même temps, couvrant de nouveaux horizons et combinant des événements dramatiques, tels qu'ils se sont déroulés à l'époque avec des explications scientifiques faites dans un style de bande dessinée divertissante de type « manga ».
Le film souligne l’état de quasi-catastrophe et de panique de Tepco lors de l'accident, et le courage et la sagesse du Premier ministre d’alors Naoto Kan, ainsi que de la centrale de Fukushima 50, dirigée par le directeur de l'usine Masao Yoshida, dont le jugement instantané a littéralement « sauvé le monde ».
Le film soulève un fait très intéressant dont  je ne sais toujours pas si c’était seulement de la chance, au sujet de la porte du combustible de la piscine à l'unité 4 qui ne se fermait pas , autrement dit, un mauvais fonctionnement, ce qui a permis à l'eau de refroidir les barres de combustible brûlante. Si cela n’avait pas eu lieu, les barres de combustibles auraient pris feu et auraient répandu un rayonnement massif sur des centaines de kilomètres.
Notez que si l'accident de Fukushima était arrivé dans la nuit où un week-end, il y aurait eu beaucoup moins de travailleurs à l'usine pour résoudre le problème, ce qui aurait pu conduire à une situation complètement hors de contrôle.

Le mur de glace viendra...

Le « mur de glace » que Tepco a construit afin de geler le sol autour de l'usine pour bloquer l'écoulement de l'eau vers et hors de l'usine, continue d'avoir des problèmes. C’est une opération très coûteuse à construire et à entretenir, sujette à des problèmes techniques, et personne ne sait vraiment quand, ou, si elle ne sera jamais pleinement mise en œuvre (c.-à-gâchis pour les contribuables) (11; 12). Même si le mur de glace fonctionne comme prévu, il ne pourra pas arrêter tout le débit d'eau en laissant certaines contaminées (13).
Est-ce la raison pour laquelle l'option sarcophage est toujours sur la table ? Les critiques ont fait valoir que le mur de glace était mal conçu dès le départ, parce qu'il ne traitait pas l’origine du problème à la source de l'écoulement de l'eau, qui est de l'eau versée au-dessus de l’usine dans les montagnes voisines (Tepco a rechigné au projet en raison du coût élevé).

Nouvelles de l’explosion au Japon

Diverses questions liées au nucléaire surgissent de temps en temps autour du pays. Depuis l'accident nucléaire de 2011, l'opinion publique a été d’une façon fortement écrasante anti-nucléaire, malgré les efforts de l'administration Abe à minimiser l'accident et redémarrer le plus grand nombre de réacteurs possible à travers le pays. La logique des redémarrages contre l'opinion publique vise à satisfaire les grandes banques qui ont financé les opérations de la compagnie d'électricité japonaise tandis que les réacteurs sont restés au repos (chers et ne produisant pas de profits) au cours des dernières années.
Malgré les tremblements de terre extrêmement destructeurs plus tôt, en 2016, sur l'île de Kyushu, les centrales nucléaires redémarrent sur le chemin de la ligne de faille, qui se déplace essentiellement au milieu de l'ensemble du pays, ce qui soulève des interrogations. Pourtant, nous voyons par exemple dans la commune de Shikoku que les réacteurs nucléaires ont été redémarrés malgré l'opposition locale (14).
Bien que le Premier ministre Abe continue de pousser pour la reprise des activités nucléaires, il n’aurait probablement pas envie de travailler lui-même au nettoyage du site de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Il a été récemment rapporté par des scientifiques japonais que du césium radioactif insoluble a été détecté chez les travailleurs exposés à des niveaux élevés de rayonnement à l'usine (15).
En effet, la faune sauvage dans la préfecture de Fukushima a longtemps été signalée comme étant contaminées par des radiations, récemment un sanglier a été détecté avec des niveaux massifs de rayonnement dans son corps (16). Ceci est une indication de la contamination en général de l'environnement.
Cela ne n'empêche pas à l'office du tourisme de Fukushima de faire de la publicité pour indiquer comment la vie y est merveilleuse en sécurisante. Ceci pour engranger des dollars avec les touristes, le gouvernement national, a mené une campagne massive de relations publiques malgré la possibilité persistante de nombreux points chauds radioactifs dans la zone (17; 18).

Trump menace le cartel nucléaire

Peut-être que les choses vont changer un peu si Donald Trump peut être élu président des États-Unis. Trump a promis de réduire la présence militaire américaine au Japon et de les laisser régler leurs propres affaires militaires. Cela ne présage rien de bon pour le racket militaire américano-japonais qui siphonne des milliards de dollars en recettes fiscales pour satisfaire l'avidité des complexes industriels militaires des deux pays, qui sont intensément liés par les armes nucléaires et les industries d’énergie (20).
N’est-il pas ironique que l'épouvantail de la Corée du Nord qui est constamment évoquée par le Japon pour justifier sa propre croissance dans le militarisme, ait obtenu sa technologie originale de l'arme nucléaire de la Grande-Bretagne, un allié supposé du Japon ? (21)
Drôle de vieux monde, n’est-ce pas ?.

La pollution nucléaire n’est pas saine pour les enfants et les autres êtres vivants

* Merci au site Simply Infos pour leur travail continu sur la question de Fukushima ; et a activist post pour leur reporting continu.
 
À propos de l'auteur
Richard Wilcox est rédacteur et écrivain pour le livre :  Fukushima : Dépossession ou Dénucléarisation (2014) et un enseignant et écrivain basé à Tokyo qui est titulaire d'un doctorat en études environnementales. Il est un collaborateur régulier de Activist Post. Ses interviews radiophoniques et articles sont archivés au http://wilcoxrb99.wordpress.com et il peut être contacté via wilcoxrb2013@gmail.com.
 
Les références
1 - Déchets nucléaires : garder pour 100.000 ans http://www.ft.com/cms/s/2/db87c16c-4947-11e6-b387-64ab0a67014c.html#axzz4EtlF3Xds
2 - Une nouvelle étude sur le réacteur de Fukushima montre plus de carburant a été contenu http://www.asahi.com/ajw/articles/AJ201607290050.html
3 - Something Incredible Found In Fukushima Muon scan http://www.fukuleaks.org/web/?p=15666
4 - Premières Fukushima Unité 2 muons Scans contestez Nouvelle analyse Résultats http://www.fukuleaks.org/web/?p=15650
5 - Fukushima Unité 2 Muon Numériser Not So conclusive http://www.fukuleaks.org/web/?p=15637
6 - Démocratie en Péril : Vingt ans de consolidation des médias sous les télécommunications Act http://www.truth-out.org/news/item/34789-democracy-in-peril-twenty-years-of-media-consolidation-under-the-telecommunications-act;
7 - NDF essaie de marcher Retour Fukushima Daiichi Sarcophage Admission http://www.fukuleaks.org/web/?p=15607
8 - La Galerie de Tchernobyl : Sarcophage http://chernobylgallery.com/chernobyl-disaster/sarcophagus/
9 - Fondu carburant à échantillonner à partir de Fukushima réacteurs de confinement http://www.fukuleaks.org/web/?p=15608
10 - Fukushima : Une histoire nucléaire http://www.nuclearstory.com
11 - Fukushima Frozen mur Sees Petit Progrès De Addition Béton http://www.fukuleaks.org/web/?p=15659
12 - Fukushima Rapport mur congelé pour le 23 juin 2016 http://www.fukuleaks.org/web/?p=15569
13 - Le mur de glace de Fukushima n° 1 plante ne sera pas étanche à l'eau, dit le chef architect http://www.japantimes.co.jp/news/2016/04/29/national/fukushima-plants-new-ice-wall-will-not-be-watertight-says-chief-architect/#.V7JtD-lMaRk
14 - Usine MOX Shikoku redémarre au milieu tollé sur le séisme frais fears http://www.japantimes.co.jp/news/2016/08/12/national/shikoku-electric-poised-fire-ehime-plant-mox-reactor-amid-protests/#.V66L_ulMaRk
15 - TROIS ANS DE RETENTION RADIOACTIVES CESIUM DANS LE CORPS DES TRAVAILLEURS TEPCO INTERVENANT DANS LE FUKUSHIMA DAIICHI CENTRALE NUCLÉAIRE ACCIDENT http://rpd.oxfordjournals.org/content/early/2016/03/14/rpd.ncw036
16 - 960 Bq / kg de Cs-134/137 détectés sur le sanglier Fukushima http://fukushima-diary.com/2016/07/960-bqkg-of-cs-134137-detected-from-wild-boar-in-fukushima/
17 - Tokyo à Fukushima: Route pour profiter moderne, vieux Japon http://showcase.japantimes.co.jp/tokyo/news/?key=tokyo1
18 - Fukushima tourisme faisant une forte progression sur recovery http://www.japantimes.co.jp/news/2016/08/14/national/fukushima-tourism-making-strong-progress-recovery/#.V7Eoo-lMaRk
19 - Trump déchire US la défense du Japon comme un seul côté, trop expensive http://www.japantimes.co.jp/news/2016/08/06/national/politics-diplomacy/trump-rips-us-defense-japan-one-sided-expensive/#.V6bc2elMaRk
20 - La Corée du Nord a utilisé la technologie britannique pour construire son nucléaire bombs http://www.theecologist.org/News/news_analysis/2987935/what_theresa_may_forgot_north_korea_used_british_technology_to_build_its_nuclear_bombs.htm
 

Cet article (La mystérieuse affaire des coriums disparus de Fukushima) a été initialement créé et publié par Activist Post et est ré-affiché ici avec sa permission. 

~~ Aider  Waking temps  à élever la vibration en partageant cet article avec vos amis et votre famille...

Source : Crashdebug.fr via Wakingtimes.com

Traduction : ~ folamour ~
Corrections : ~ chalouette  ~

Informations complémentaires :

 

Alter Info l'Information Alternative