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L’heure zéro au Venezuela : en seront-ils cap ?

Ils sentent que la fin est proche. Donald Trump a menacé publiquement de sanctions économiques si le gouvernement maintient l'élection de l'Assemblée Nationale Constituante (ANC) pour le 30 juillet prochain. Le secrétaire de l'Organisation des États Américains Luis Almagro, est allé en personne exposer la crise au Venezuela devant le Sénat US. Ils ont proclamé les résultats de leur simulacre de référendum sans aucune preuve – ils ont brûlé les urnes avant un recomptage des voix – des 7 676 894 votants. Les médias internationaux les gonflent, les diffusent, les légitiment dans chacun de leurs actes. Ils sentent qu'ils sont déjà au bout du rouleau.
L'heure zéro au Venezuela : en seront-ils cap ?
Alors, ils avancent, c'est leur « heure zéro. » Il y a 5 lignes d'action.

En politique, l'installation du gouvernement parallèle. Vendredi, l'Assemblée Nationale fera prêter serment à ses magistrats pour le Tribunal suprême de Justice et la Table de l'Unité Démocratique a annoncé qu'ils éliront le président du « gouvernement d'unité » grâce à des primaires. Ils ont déjà présenté les points de leur nouveau gouvernement.

Dans la violence, il s'agit de la combinaison de diverses et de l'apparition de nouvelles formes. Celles déjà connues : brûler vives des personnes – 2 mercredi – couper complètement l'accès aux zones de l'opposition, faire des incursions dans les zones populaires avec des groupes de choc, harceler des institutions publiques, des hôpitaux, des chaînes de télévision – comme VTV – tirer au mortiers, lancer des cocktails Molotov, tirer avec des armes à feu sur les forces de sécurité de l'État et sur des casernes, menacer et assassiner des chavistes, attaquer les systèmes de distribution des aliments. Et les nouvelles formes, au moins publiquement : attaques avec des armes lourdes comme des fusils R15 en plein jour à divers endroits. On prévoit une augmentation des attaques de type militaire. Les foyers de violence se multiplient dans le pays : Valencia, Barquisimeto, San Cristóbal, Caracas, Miranda, Mérida.

Au niveau international, les USA ont assumé publiquement la responsabilité de l'offensive. Les gouvernements qui leur sont alliés et subordonnés amplifient et soutiennent leur position. Le message a été clair : ils vont prendre de nouvelles sanctions économiques. Une hypothèse est qu'ils refusent officiellement de reconnaître le gouvernement une fois l'Assemblée Nationale Constituante installée et reconnaissent le gouvernement parallèle de la droite. Comment se concrétiserait ce soutien ? Vraisemblablement dans le domaine économique, militaire et diplomatique.

Dans le domaine de la communication, ils y vont à fond. Non seulement, le schéma légitime toute la violence, la présente comme juste, épique et nécessaire mais on nie directement l'existence du chavisme. Dimanche a eu lieu une démonstration claire de cela : la simulation électorale mise en place par le gouvernement en vue des élections du 30 juillet n'a pas existé. Simplement, elle n'est pas apparue, en particulier au niveau international. Seul a eu lieu le plébiscite illégal, évidemment manipulé.

Dans le domaine économique, l'objectif est d’obtenir plus d'asphyxie. L'annonce de Donald Trump l'a indiqué nettement ainsi que les tentatives pour bloquer les lignes d'importation de nourriture destinées aux Comités Locaux d'Approvisionnement et de Production.

Le pression économique internationale et la participation à l'offensive de la Fédération des Chambres et des Associations de Commerce et de Production du Venezuela – la grande bourgeoisie –, de pair avec les actions violentes – incendie de dépôts et de camions - sont les 3 principaux fils du siège de l'économie qui frappe les secteurs les plus humbles.

Ne pas laisser d'échappatoire : c'est la stratégie pour arriver au point de rupture.

Certains chavistes se sont joints à leurs rangs comme le diplomate Isaías Medina, jeudi. Ils renforcent la liste pas si longue de ceux qui ont tourné leur veste : les principaux sont Luisa Ortega Díaz et Miguel Rodríguez Torres, ce dernier étant accusé d'être un agent infiltré depuis des années. Ils ont, de plus, le soutien de secteurs du Corps d'Enquête Scientifiques, Pénales et Criminelles qui travaillent à arrêter des militants des secteurs organisés du chavisme.

Ces acteurs font maintenant partie du bloc traditionnel de la droite composé par les partis politiques de la Table de l'Unité Démocratique et en dehors d'elle, par l'Église – qui bénit les groupes de choc en pleine messe – et par la grande bourgeoisie, l'oligarchie, les forces paramilitaires déployées sur les territoires, les groupes de délinquants au service de la violence de rue, la base sociale traditionnelle de classe - qui applaudit chaque fois qu'ils brûlent vif quelqu'un – et par la structure internationale qui va du Département d'Etat US à Exxon Mobil.

Plus de 3 mois après le début du cycle insurrectionnel, ils n'ont le soutien ni des Forces Armées Nationales Bolivariennes ni des secteurs populaires. Cela ne signifie pas qu'il n'y ait pas de mécontentement dans les quartiers populaires, qu'il n'y ait pas là d'opposants qui veuillent que le gouvernement s'en aille, fatigués par l'absence de réponse à la situation économique qui s'aggrave, des gens qui ont voté au plébiscite de dimanche. Ce qu'il n'y a pas eu, c'est une mobilisation de ces secteurs à l'appel de la droite. La composition de classe des protestations est la même et le nombre de participants n'a pas augmenté à cause de la violence évidente, de sa direction élitiste, de l'inexistence d'un projet autre que celui de sortir de la « dictature » par n'importe quel moyen.

C'est pour ces raisons qu'ils dépendent du front international. C'est dans ce contexte qu'on doit comprendre le soutien frontal des USA, l'encerclement international. Le gouvernement parallèle sera légitimé de l'étranger puisque sur le plan national, il n'y aura pas de force suffisante pour avoir une action réelle : que feront les nouveaux magistrats du Tribunal Suprême de Justice une fois qu'ils auront été nommés par l'Assemblée Nationale ? À ce moment-là, ils ne pourraient arriver à chasser le gouvernement que par une intervention directe, camouflée ou plus visible.

Même si le gouvernement a perdu de sa base d'appui dans des secteurs populaires – en particulier à cause de la situation économique – il est certain que sa force est encore très importante. Cela a été évident dimanche dernier : certains secteurs du chavisme ont été surpris par le nombre de votants qui se ont rendus à la simulation de vote. Les photos et les vidéos sont là pour ceux qui en doutent. La droite, pour sa part, l'a nié bien qu'elle en ait pris note : le chavisme est debout, conscient d'être dans un moment et dans un lieu historiques, de la nécessité de résoudre le conflit par les voies démocratiques et participatives.

Il ne s'agit pas de faire du triomphalisme ni de penser que ce qui s'est passé dimanche est inébranlable.

L'objectif immédiat pour le chavisme est d'arriver au 30 juillet, de légitimer l'Assemblée Nationale Constituante avec un fort pourcentage de participation – le contraire aggraverait les choses – d'éviter que débutent des destructions massives dans les villes, des attaques militaires des opposants, que la société tombe dans l'affrontement que recherche une partie de la droite. Il s'agit d'une situation complexe dans laquelle sont nécessaires l'intelligence, l'unité et l'organisation du chavisme.

La droite sent venir la fin, le compte n'y est pas. Le conflit, vu ses variables, sera prolongé. La Révolution n'affronte pas les dirigeants du Venezuela, elle affronte l'impérialisme US.



Traduit par Françoise Lopez
Edité par Fausto Giudice

Merci à Bolivar Infos
Source: https://hastaelnocau.wordpress.com/2017/07/21/hora-cero-en-venezuela-tienen-la-fuerza-suficiente/
Date de parution de l'article original: 21/07/2017
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=21052

L'heure zéro au Venezuela : en seront-ils cap ?

Alter Info l'Information Alternative

Un nouvel algorithme de Google limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche

Au cours des trois mois écoulés depuis que le monopole des moteurs de recherches sur Internet, Google, a annoncé qu’il fallait empêcher les utilisateurs d’accéder à de « fausses nouvelles » (fake news), le classement mondial du trafic d’une large gamme d’organisations de gauche, progressistes, anti-guerre et démocratiques a considérablement diminué.
Un nouvel algorithme de Google limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche
Le 25 avril 2017, Google a annoncé qu’il avait mis en place des modifications de son service de recherche pour rendre plus difficile pour les usagers d’accéder à ce qu’il appelait des informations « de mauvaise qualité » telles que les « théories du complot » et les « fausses nouvelles ».

La société a déclaré dans un article de blogue que l’objectif central de la modification de son algorithme de recherche était de donner au géant des recherches un plus grand contrôle dans l’identification du contenu jugé répréhensible par ses directives. Il a déclaré qu’il avait « amélioré nos méthodes d’évaluation et effectué des mises à jour algorithmiques » afin de « contenir un contenu plus autorisé ».

Google a poursuivi : « Le mois dernier, nous avons mis à jour nos lignes directrices sur la qualité de la recherche (Search Quality Rater Guidelines) pour fournir des exemples plus détaillés de pages Web de mauvaise qualité pour que les évaluateurs puissent les signaler de manière appropriée ». Ces modérateurs sont invités à signaler « les expériences qui pourraient perturber des usagers », y compris les pages qui présentent de « théories du complot », sauf si « la requête indique clairement que l’usager recherche un autre point de vue ».

Google n’explique pas précisément ce qu’il entend par le terme « théorie du complot ». En utilisant la catégorie large et amorphe des « fausses nouvelles », l’objectif du changement dans le système de recherche de Google est de restreindre l’accès à des sites Web présentant des opinions différentes, dont la couverture et l’interprétation des événements s’opposent à celles des médias de l’establishment tels que le New York Times et le Washington Post.

En signalant le contenu de telle sorte qu’il n’apparaît pas dans les premières une ou deux pages d’un résultat de recherche, Google est capable de bloquer efficacement l’accès des usagers à celui-ci. Étant donné qu’une grande partie du trafic sur le Web est influencée par les résultats de recherche, Google peut dissimuler ou enterrer efficacement le contenu auquel il s’oppose, grâce à la manipulation des classements des recherches.

Le mois dernier, la Commission européenne a imposé une amende de 2,7 milliards de dollars à la société pour avoir manipulé les résultats des recherches pour orienter les usagers de manière inappropriée vers son propre service de comparaison, Google Shopping. Maintenant, il semble que Google utilise ces méthodes criminelles pour empêcher les utilisateurs d’accéder aux points de vue politiques que l’entreprise considère comme répréhensibles.

Le World Socialist Web Site fait partie des cibles des nouvelles « méthodes d’évaluation » de Google. En avril 2017, 422 460 visites au WSWS venaient de recherches Google, ce chiffre a chuté à environ 120 000 ce mois-ci, soit une baisse de plus de 70 pour cent.

Même si l’on utilise des termes de recherche tels que « socialiste » et « socialisme », les lecteurs nous ont informés qu’il leur était de plus en plus difficile de localiser le World Socialist Web Site dans les recherches de Google.

Un nouvel algorithme de Google limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche

Un nouvel algorithme de Google limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche

Selon Google Trends, le terme « fausses nouvelles » a quadruplé en popularité au début de novembre, à l’époque des élections américaines, alors que les démocrates, les médias et les agences de renseignement cherchaient leur imputer la responsabilité de la victoire électorale de Donald Trump sur Hillary Clinton.

Le 14 novembre, le New York Times a proclamé que Google et Facebook « ont fait face à de nombreuses critiques sur les fausses nouvelles sur leurs sites qui ont influencé le résultat des élections présidentielles » et qu’ils prendraient des mesures pour lutter contre les « fausses nouvelles ».

Dix jours plus tard, le Washington Post a publié un article intitulé « L’effort de propagande russe a contribué à diffuser de “fausses nouvelles” lors des élections, disent les experts », qui ont cité un groupe anonyme appelé PropOrNot qui a compilé une liste de « fausses nouvelles » diffusant « la propagande russe ».

La liste comprenait plusieurs sites classés par le groupe comme « de gauche ». De manière significative, il a ciblé globalresearch.ca, qui reproduit souvent des articles du World Socialist Web Site.

Après des critiques très répandues sur ce qui n’était pratiquement rien d’autre qu’une liste noire de sites anti-guerre et anti-établissement, le Washington Post a été obligé de publier une rétractation, en déclarant : « Le Post, qui n’a nommé aucun de ces sites, n’apporte aucune garantie quant à la validité des résultats de PropOrNot. »

Le 7 avril, Bloomberg News a rapporté que Google travaillait directement avec le Washington Post et le New York Times pour « vérifier les articles » et éliminer les « fausses nouvelles ». Ceci a été suivi par la nouvelle méthodologie de recherche de Google.

Trois mois plus tard, sur les 17 sites déclarés « fausses nouvelles » par la liste noire discutée du Washington Post, 14 avaient leur classement mondial en baisse. Le déclin moyen de la portée mondiale de tous ces sites est de 25 pour cent, et certains sites ont vu leur portée mondiale descendre de près de 60 pour cent.

« Les actions de Google constituent de la censure politique et sont une attaque flagrante contre la liberté d’expression », a déclaré North. « À un moment où la méfiance du public envers les médias de l’establishment est répandue, cette entreprise géante exploite sa position de monopole pour restreindre l’accès du public à un large éventail de nouvelles et d’analyses critiques ».

(Article paru d’abord en anglais le 27 juillet 2017)

Alter Info l'Information Alternative

Venezuela : les apprentis tropicaux de Daesh

Le jeudi 18 mai, Carlos Eduardo Ramirez est sorti chercher du travail. Vers 15 heures, il marchait dans dans la rue près de la station de métro Altamira à Caracas, lorsqu’un groupe d’environ vingt opposants au gouvernement , masqués, l’ont pris à partie. Aussitôt, ils ont commencé à le frapper à coup de bâtons et de pierres. L’un avait une arme à feu. Ils criaient : « Tue-le, tue-le, tue-le! Ce chaviste doit mourir! »
Venezuela : les apprentis tropicaux de Daesh
Carlos Ramirez a crié : "Je ne suis pas chaviste, je ne suis pas chaviste! Pourquoi voulez-vous me tuer? Laisse-moi vivre, je veux voir ma fille!" Les hommes masqués l’ont arrosé d’essence et lui ont mis le feu. Il a commencé à sauter, à courir, à crier et il s’est jeté à terre pour étouffer les flammes. La police municipale de Chacao (municipalité dirigée par l’opposition) n’a rien fait pour empêcher ça. Seuls les pompiers lui ont porté secours. (https://goo.gl/tDTB7A

Carlos a été la première personne censée être chaviste que les opposants pacifiques vénézuéliens ont brûlée. Heureusement, il a survécu pour raconter l’histoire. En revanche, Orlando José Figuera, 21 ans, ne peut pas dire la même chose. Le 20 mai, à Altamira, il a été sauvagement battu, poignardé et brûlé par les apprentis tropicaux de l’État Islamique pour être soi-disant un voleur et partisan de Maduro. (https://goo.gl/krpfcu Il n’a pas survécu.

Depuis lors, les ennemis de la révolution bolivarienne n’ont cessé de brûler des êtres humains dont le seul délit est d’être chavistes. Les fanatiques ont mis le feu à 19 personnes, la plupart noires, pauvres ou fonctionnaires du gouvernement.

Venezuela : les apprentis tropicaux de Daesh

Mais leur vocation de pyromanes ne s’arrête pas là. Ils ont brûlé des aliments (plus de 50 tonnes dans l’État d’Anzoategui, où, selon Marco Teruggi, il ont accompagné leur geste de trois graffitis "Maudits chavistes, En finir avec la faim, Vive Leopoldo"), des urnes funéraires du cimetière Guaicaipuro, des drapeaux cubains, la statue de Hugo Chávez, le siège de la Direction exécutive de la Magistrature (DEM) de la Cour Suprême à Chacao, le siège du ministère du Logement, l’Institut National de l’Alimentation, des postes de police et une longue liste de bâtiments publics.

La pédagogie du feu de l’opposition fait partie de son pari insurrectionnel. Sa conversion en version sud-américaine du Ku Klux Klan (ce n’est pas un hasard si beaucoup de ses victimes sont des Afrodescendants) fait partie de son incapacité à rallier une base sociale dans les secteurs les plus pauvres. Comme la guerre économique, le blocage des rues et des avenues dans les quartiers de la classe moyenne, le déploiement de formes de lutte de guérilla urbaine et la campagne médiatiques n’ont pas réussi à provoquer ni la fracture de l’armée ni la désertion populaire de la cause chaviste, l’opposition a maintenant recours à la terreur. Ce qu’elle recherche, c’est que la peur paralyse ceux qui s’opposent à elle. Son intention est d’user la résistance populaire.

Rien de nouveau. La droite latino-américaine a une longue tradition terroriste. Aucun peuple sur le continent n’y a échappé. Cependant, l’opposition vénézuélienne a innové et l’a dépassé largement. Ses conseillers ont beaucoup appris de l’État Islamique. Faire que les flammes dévorent les êtres humains est l’une des cartes qu’ils ont mises sur la table pour provoquer la panique. Pourtant, brûler les gens vivants relève d’une bestialité que de nombreux médias et groupes de défense des droits de l’homme ont décidé d’ignorer et de taire.

Bien que les groupes d’opposition fassent souvent usage de violence contre les pauvres, la presse internationale les décrit comme pacifiques, comme défenseurs de la liberté, «cool» et même « sexy ». Et bien que les commandos qui exécutent la violence dans la rue soient composés de paramilitaires colombiens, de criminels de droit commun payés, de gangs criminels et de groupes de choc entraînés à la guerre irrégulière, ils sont présentés comme de jeunes idéalistes qui luttent contre la dictature castro-communiste pendant la journée et vont s’éclater la nuit ; des jeunes qui allient masques à gaz sur les barricades avec tenues à la dernière mode et boissons exotiques quand le soleil se couche. (voir par exemple https://goo.gl/djHLgQ y y https://goo.gl/LY8w3z.

Cette campagne de désinformation sur ce qui se passe au Venezuela a atteint des niveaux grotesques. Pendant des mois, Lilian Tintori a dit que son mari, le « prisonnier politique » Leopoldo López, était torturé en prison On a même dit qu’il était mort. De nombreux médias ont repris cette version sans la vérifier. Cependant, lorsque le 8 juillet Lopez est passé de la prison à son domicile dans un quartier huppé de Caracas, il ressemblait davantage à un prof de salle de sport qu’à un détenu torturé. (L. Lopez a été jugé et emprisonné pour l’organisation de violences avec son mouvement d’extrême droite qui firent 43 morts en 2014, NDLR).

À ce jour, la tentative de coup d’État de l’opposition vénézuélienne a fait 105 morts. Parmi eux, 29 ont été victimes des manifestants eux-mêmes. Par exemple, quatre ont été tués quand ils ont mis feu aux explosifs destinés à d’autres. Quatorze personnes sont mortes lors de pillages et dans l’incendie d’un magasin causé par les assaillants. Quatorze autres décès sont le fait d’agents de l’État, lesquels ont été mis en examen . Les 44 restants font l'objet d'enquêtes. (https://goo.gl/VCqv97.

À court terme, l’opposition vénézuélienne est décidée à faire échouer le vote pour élire l’Assemblée Nationale Constituante le 30 Juillet. Mais au-delà de ce but, elle vise à former un gouvernement parallèle, qui, même s’il est symbolique (et dans l’incapacité d’exercer un pouvoir réel), puisse recevoir le soutien des USA, et ouvrir la porte à une intervention étrangère. Les apprentis tropicaux de l’État Islamique ne reculent devant rien, ils vont même jusqu’à brûler les Vénézuéliens noirs et pauvres, auxquels ils ne pardonnent pas l’audace d’être devenus maîtres de leur propre destin.


Traduit par Gloria Verges
Edité par Fausto Giudice

Merci à Venezuela Infos
Source: http://www.jornada.unam.mx/2017/07/25/opinion/015a2pol
Date de parution de l'article original: 25/07/2017
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=21044

Alter Info l'Information Alternative

La guerre contre le cash s’intensifie

Visa a déclaré la guerre au cash et tire sa première salve en offrant 10 000 $ aux commerçants qui refusent les paiements en argent liquide.
La guerre contre le cash s’intensifie
Le géant de la carte de crédit versera des milliers de dollars à plus de 50 petites entreprises, restaurants et magasins s’ils acceptent de ne plus prendre les espèces.

Visa améliorera également les terminaux de paiement des restaurants afin qu’ils puissent accepter les paiements sans contact, comme Apple Pay, et investira dans certains des coûts de commercialisation des magasins. Lorsque vous paierez dans l’un de ces commerces, vous ne pourrez le faire qu’avec une carte de crédit/débit ou via un téléphone mobile. Les participants au programme seront sélectionnés à partir d’une application en ligne qui sera lancée en août.
Suède, la fin du cash !

Tout cela fait partie de la tendance vers une société « sans argent liquide ». La Suède est en tête de peloton et pourrait bientôt devenir le premier pays au monde à se passer d’argent liquide; Plus de la moitié des banques ont arrêté de distribuer des billets au guichet, et les distributeurs ont été supprimés les uns après les autres.

Mais les États-Unis refont leur retard : les magasins de détail d’Amazon n’acceptent plus que les cartes de crédit et les méthodes de paiement mobiles; Facebook a récemment intégré une fonction de transfert d’argent en mode P2P sur Messenger; l’iOS11 d’Apple inclura une mise à jour de son système ApplePay qui permettra aux utilisateurs de s’envoyer de l’argent via message texte. Tout cela s’ajoute à des services comme Venmo, un moyen populaire pour les consommateurs – en particulier les jeunes générations – de se transférer de l’argent facilement et rapidement.

Selon les récentes données du rapport Nilson, 30% des achats des particuliers dans les commerces de détail aux États-Unis sont réalisés en cash.

« Pour Visa, une société sans numéraire est synonyme de commodité, sécurité et facilité d’utilisation. Cela assure une certaine liberté pour les consommateurs et les commerçants », a déclaré Jack Forestell, chef de solutions commerciales de Visa, dans un communiqué.

Cela représente également une grande opportunité pour Visa. Si les consommateurs effectuent des transactions numériques, l’entreprise peut appliquer des frais de traitement pour chaque achat, et également facturer les vendeurs pour l’utilisation de son réseau comme plate-forme.

« Nous sommes focalisés sur l’élimination de l’argent liquide », a déclaré le directeur, Al Kelly, aux investisseurs le mois dernier, démontrant clairement que le cash est dans la ligne de mire de l’entreprise.

Simone Wapler: Vers la taxation des dépôts et la suppression du cash A y est ! Bruxelles a sorti le texte pour la suppression du liquide en… 2018 !

Visa est récemment devenue le partenaire officiel du championnat de Formule E FIA pour les services de paiement et publiera un rapport « Villes sans cash: Réaliser les avantages des paiements numériques » plus tard cette année. Les données préliminaires du rapport indiquent que si 100 villes cessaient d’accepter l’argent liquide, elles augmenteraient leurs bénéfices nets annuels de 312 milliards de dollars.

« Avec des transactions destinées à s’éloigner de plus en plus des points de vente traditionnels à l’avenir (téléphones, voitures, etc.), Visa pense que nous sommes sur le point d’assister à une ‘explosion’ des lieux d’acceptation des cartes », a écrit George Mihalos, analyste chez Cowen and Company, dans une note récente aux investisseurs.

Ben Popken

Source: goldbroker – GoldBroker.fr tous droits réservés
Source originale: NBC News

Alter Info l'Information Alternative

Robert Kennedy Jr : Il y a des zones d’ombre à propos des vaccins

L'interview de Kennedy Jr sur Fox News, à titre de référence (en anglais).
Robert Kennedy Jr : Il y a des zones d’ombre à propos des vaccins
Robert Kennedy Jr, fils du sénateur Robert Kennedy (et par conséquent neveu du président des USA John Fitzgerald Kennedy) est un célèbre activiste écologiste qui a tiré la sonnette d'alarme à plusieurs reprises sur les dangers des vaccins. Le 20 avril dernier, il a présenté son dossier de nouveau dans l'une des émissions de télé les plus suivies aux USA, celle de Tucker Carlson, le présentateur-vedette de Fox News - de quoi relancer le débat outre-Atlantique. Et ici ? Les vaccins sont nécessaires, personne ne le nie. Pour autant, sont-ils tous indispensables et surtout, sont-ils tous inoffensifs ? La recherche médicale qui en vante les vertus est-elle toujours désintéressée ? Sans en nier la valeur préventive, au moment où des vaccins supplémentaires sont proposés en France, ne serait-il pas indispensable de demander la création d'une commission de recherche libre de pressions et de financements privés sur leur innocuité ?

Robert F. Kennedy était récemment l'hôte de l'émission de Tucker Carlson sur Fox News, et il y a révélé que ce n'était que la deuxième fois qu'il avait été autorisé à discuter des dangers des vaccins sur une plate-forme aussi importante. Cette restriction n'est pas surprenante, et le fait que les réseaux et émissions de télé sont grassement payés en dollars publicitaires par des grandes entreprises pharmaceutiques pour dépeindre une certaine image n'est pas un secret - et les vaccins y sont présentés comme sûrs et nécessaires.

Des centaines de scientifiques et de médecins à travers le monde sont toutefois en train de publier des études qui soulèvent des questionnements sur l'innocuité des vaccins. Le Dr Christopher Shaw, professeur de l'université de Colombie Britannique au département des neurosciences, ophtalmologie et sciences de la vue, est l'un d'entre eux. Au sujet du vaccin contre les infections à papillomavirus humain, il explique , « c'est un vaccin qui a été poussé par le marketing, dont les bénéfices ont été grandement exagérés, et dont les dangers ont été sous-estimés. »

Certains membres de l'industrie pharmaceutique sont d'accord. Dans un extrait du documentaire One More Girl, un film sur le vaccin Gardasil contre les infections à papillomavirus humain, le Dr Peter Rost, ex-vice président de l'une des plus grandes entreprises pharmaceutiques au monde, Pfizer, expose la vérité sur les liens entre les industries médicale et pharmaceutique. [NdT : en anglais].

http://www.collective-evolution.com/2015/01/25/mercks-former-doctor-predicts-gardasil-to-become-the-greatest-medical-scandal-of-all-time/

Pour sa part, Robert F. Kennedy se concentre sur l'un des problèmes les plus importants (parmi d'autres) des vaccins actuels, le mercure, une des toxines les plus dangereuses pour l'homme - encore plus dangereuse que le plomb. Il a récemment tenu une conférence de presse au National Press Club pour signaler ce problème, et a offert une récompense de 100 000 dollars à tout scientifique, journaliste ou médecin qui pourrait lui présenter une étude démontrant qu'injecter du mercure à des bébés ne présente aucun risque. C'est une tâche difficile, étant données les centaines d'études (également présentées à la conférence) qui démontrent sa dangerosité. Le mercure peut augmenter de façon significative le risque de développer des maladies neurodégénératives.

La même chose peut être dite au sujet des vaccins qui contiennent de l'aluminium. L'aluminium est utilisé comme adjuvant dans les vaccins depuis approximativement 90 ans, et à ce jour, la Food and Drug Administration (FDA) et les producteurs de vaccins n'ont pas encore mené les études et tests appropriés pour prouver son innocuité. [NdT : en France aussi, les sels d'aluminium sont présents dans 60% des vaccins].

Une méta-analyse récente publiée dans le journal Bio Med Research International a déterminé :

« Les études sur lesquelles le CDC (Center for Disease Control, Centre pour le contrôle des maladies, organisme officiel américain) se fonde, et qu'il contrôlait en partie, rapportent qu'il n'y a pas de lien entre l'autisme et les composés organomercuriels dans les vaccins, et quelques-unes des ces études démontrent même que le Thiomersal réduit même les risques d'autisme. Ces six études contredisent des recherches menées par des chercheurs indépendants qui, depuis plus de 75 ans, ont conclu à la dangerosité du Thiomersal. Comme mentionné dans l'introduction, nombre d'études menées par des enquêteurs indépendants ont établi un lien entre le Thiomersal et les troubles du développement neurologique. Étant donné le grand nombre d'études concluant à un lien entre le Thiomersal et les troubles du développement neurologique, les résultats des six études examinées dans ce rapport, notamment celles qui démontrent les effets protecteurs du Thiomersal, doivent soulever des question sur la validité de leur méthodologie. »

https://www.hindawi.com/journals/bmri/2014/247218/

Ce sujet a attiré l'attention du grand public il y a deux ans, quand le Dr William Thompson, un scientifique du CDC, a révélé que le CDC avait depuis longtemps connaissance d'un lien entre l'autisme et les vaccins. Il a même donné des exemples de données importantes occultées par ses confrères et supérieurs. Le scandale a été immense, et j'en parle ici parce que Robert F. Kennedy est également avocat et qu'il a représenté le Dr Thompson quand il a dû demander la protection légale offerte par le statut de lanceur d'alerte. Ce qui rend l'affaire encore plus révélatrice est que le Dr Thompson lui-même a été l'auteur ou le co-auteur de plusieurs études du CDC qui réfutaient complètement tout lien entre les vaccins et l'autisme. (Thompson, et al. 2007, Price, et al. 2010, Destefano, et al. 2004).

Il a ensuite déclaré que sa caution à ces rapports avaient représenté le point le plus bas de sa carrière. Il a continué en expliquant que ses confrères et lui « avaient caché des informations importantes », qu'il avait totalement honte » de ce qu'il avait fait. Il avait « été complice et avait cautionné cela » et regrettait d'avoir « fait partie du problème. »
https://www.youtube.com/watch?v=LhpckzxVEoc#t=381
http://edition.cnn.com/2014/08/27/health/irpt-cdc-autism-vaccine-study
Une étude avec des informations révisées et sans omission de données a été publiée par le Dr Bian Hooker (un contact du Dr Thompson) dans la publication scientifique Translational Neurodegeneration, et elle avait trouvé une augmentation du risque d'autisme de 340% chez les garçons afro-américains qui avaient reçu un vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons. L'étude a été retirée depuis [NdT : Elle est aujourd'hui introuvable] et le Dr Thompson s'est rétracté.

« Malgré leur long usage comme ingrédients actifs de médicaments et de fongicides, les niveaux d'innocuité de ces substances n'a jamais été déterminé, que ce soit pour des animaux ou des humains - a fortiori pour des foetus, des nouveaux-nés, des enfants en bas âge et des enfants plus âgés. » - Dr. Jose G. Dorea, professeur à l'université de Brasilia, département des science de la nutrition.

Quatre jours après l'interview de Fox News, Robert Kennedy Jr publiait un article sur une nouvelle étude scientifique scandinave selon laquelle les vaccins contre la diphtérie - coqueluche - tétanos - polio par voie orale multiplient la mortalité infantile par cinq (étude conduite en Guinée-Bissau).

http://www.collective-evolution.com/2017/04/24/new-study-finds-dtp-vaccine-increases-mortality-in-young-infants-5-to-10-fold-compared-to-unvaccinated-infants/


Pour aller plus loin : Les publications scientifiques les plus renommées accusent : nombre d'études scientifiques publiées, peut-être la moitié, seraient fausses
http://www.entelekheia.fr/les-publications-scientifiques-les-plus-renommees-accusent-nombre-detudes-scientifiques-publiees-peut-etre-la-moitie-seraient-fausses/

Traduction Entelekheia

Par Arjun Walia
Paru sur Collective Evolution sous le titre RFK Jr. Gives Eye-Opening Interview On Live TV About Vaccine Facts That Many People Still Don't Know

Alter Info l'Information Alternative

J Attali balance: les politiciens sont impuissants. (Vidéo)

J Attali balance: les politiciens sont impuissants. (Vidéo)
Un lecteur a eu la gentillesse de me transmettre cette vidéo. Elle est d’autant plus décapante qu’elle est une juxtaposition d’extraits d’interviews officiels.

Ce qui est dit là est applicable à TOUT pays de la planète.

Le marché est partout.

Même le boycott est vain. Les partenariats public-privé (PPP) se chargent de le nourrir avec l’argent du contribuable.

Je suis toutefois reconnaissante à M Attali pour sa franchise.

Il est le seul qui ose dire les choses.

Les autres vous promettent monts et merveilles ou entretiennent une façade de démocratie en mentant honteusement à leurs concitoyens.

Eh bien moi je préfère celui qui « balance ».


juin 7, 2017 par LHK
J Attali balance: les politiciens sont impuissants. Vidéo

Un lecteur a eu la gentillesse de me transmettre cette vidéo. Elle est d’autant plus décapante qu’elle est une juxtaposition d’extraits d’interviews officiels.

Ce qui est dit là est applicable à TOUT pays de la planète.

Le marché est partout.

Même le boycott est vain. Les partenariats public-privé (PPP) se chargent de le nourrir avec l’argent du contribuable.

Je suis toutefois reconnaissante à M Attali pour sa franchise.

Il est le seul qui ose dire les choses.

Les autres vous promettent monts et merveilles ou entretiennent une façade de démocratie en mentant honteusement à leurs concitoyens.

Eh bien moi je préfère celui qui « balance ».

Bon visionnage.

Source vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=dyGBIBvzzn4&feature=youtu.be

Alter Info l'Information Alternative

Venezuela : du coup d’État planétaire à un monde sans murs médiatiques

Cette photo de Paris-Match résume ce que la plupart des citoyens savent du Venezuela. Une croyance entretenue jour après jour par la nouvelle église que sont les transnationales de l’information. Le vieux rêve industriel est devenu réalité : que la population du monde pense la même chose au moment voulu. Or…
Venezuela : du coup d’État planétaire à un monde sans murs médiatiques
Ces 80 jours ne sont pas de simples manifestations contre le gouvernement Maduro. Ce sont 80 jours de manifestations d’une droite dont le secteur pacifique en perte de vitesse se fait déborder quotidiennement par une insurrection entraînée, financée et armée par qui rêve de reprendre le contrôle politique d’un continent – et pas seulement des réserves pétrolières du pays. Localement, l’objectif est de stopper la campagne pour élire une Assemblée Constituante et de réunir les conditions d’un coup d’État.
- Fait significatif : cette insurrection se déploie a partir des quartiers riches où a été prise la photo, des municipalité de droite et de la frontière avec la Colombie en étroite alliance avec le paramimitarisme d’Alvaro Uribe.
- La majorité de la population vénézuélienne, ces 95 % de citoyen(ne)s qui habitent les quartiers populaires, n’y participe pas, et rejette la violence.
- La majorité des victimes ne sont pas des victimes du gouvernement comme le disent les grands médias mais les victimes de ces « manifestants pacifiques » que votre télévision ou votre radio ou votre journal, transforment en « population du Venezuela ».
- Les membres de forces de l’ordre qui ont désobéi aux ordres de ne pas user d’armes a feu et sont responsables de blessures ou d’assassinats ont été aussitôt arrêtés et jugés.
- Trois scrutins nationaux sont prévus d’ici 2018, sans assurance de victoire pour le chavisme qui a d’ailleurs perdu les législatives de décembre 2015. Dans ce pays qui a mis en place une démocratie participative (invisibilisée systématiquement depuis 18 ans), la majorité des médias écrits, radio, web et télévisés s’opposent au gouvernement bolivarien. Selon l’observateur d’élections Jimmy Carter, le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde.
- Conclusion : le fait que l’opinion occidentale dénonçait Pinochet en 1973 mais soutienne aujourd’hui ses fils au Venezuela confirme que nous sommes gouvernés par les grands médias. Ce pouvoir écrasant fait qu’il est très difficile pour la gauche éloignée de l’Amérique Latine de prendre parti. La voici contrainte de se taire pour protéger sa réputation et de justifier son « ni-ni » par les erreurs de gestion ou les cas de corruption des bolivariens (manifestes mais dont la solution dépend des vénézuéliens). Elle rejoint ainsi passivement l’étau international. Maurice Lemoine : « On a connu le même phénomène de « lâcheté collective » d’intellectuels de gauche auto-proclamés, à la fin des années 1980, lorsque les contre-révolutionnaires (« la contra »), l’administration Reagan et les difficultés accablaient le Nicaragua« . La solution passe par démocratiser en profondeur la propriété des médias tout en créant de nouveaux paradigmes éloignés de l’information-marchandise, à travers des médias non commerciaux, alimentés directement par les mouvements sociaux et reliant les pays du Sud en particulier. C’est ce que proposait le rapport de Sean Mac Bride « Un seul monde, des voix multiples » réalisé pour l’UNESCO en … 1980 : http://unesdoc.unesco.org/images/0004/000400/040066fb.pdf

Pour l’heure voici les images invisibles sur la « planète Paris-Match » : à commencer par l’assemblée qui réunit ce 21 juin 2017 en Bolivie 2500 délégué(e)s de mouvements sociaux venus de 45 pays pour réclamer « Un monde sans murs ». Accompagné de l’ex-ministre espagnol Rodriguez Zapatero – médiateur du dialogue national au Venezuela, d’Ernesto Samper, ex-président colombien et secrétaire général de l’UNASUR (lui aussi médiateur) ou de Rafael Correa, ex-président de l’Équateur, le président Evo Morales a lancé un fort message de soutien des forces démocratiques au gouvernement du Venezuela : « Ce qui se passe au Venezuela est un coup d’État. Sois fort, Nicolas, contre les putschistes, le peuple latino-américain est avec toi ».

Venezuela : du coup d’État planétaire à un monde sans murs médiatiques

Venezuela : du coup d’État planétaire à un monde sans murs médiatiques

Venezuela : du coup d’État planétaire à un monde sans murs médiatiques
« Violence ? Quelle violence ? Dans le centre populaire de Caracas, les badauds déambulent, qui dégustant une glace, qui promenant les enfants. Plus à l’ouest encore, royaume des petites motos de ceux qui n’ont pas les moyens de se payer une auto – sociologiquement plutôt « chavistes » –, la capitale vénézuélienne palpite et, comme dans plus de 90 % des agglomérations et des territoires du pays, chacun y vaque tranquillement à ses occupations. » Voir de Maurice Lemoine, La fable des manifestants pacifiques.

Venezuela : du coup d’État planétaire à un monde sans murs médiatiques

Venezuela : du coup d’État planétaire à un monde sans murs médiatiques
Marche bolivarienne du 19 juin dans les rues de Caracas pour rejeter une enième réunion de l’OEA – organisme basé à Washington et relais historique des visées états-uniennes en Amérique Latine. Cette réunion a finalement échoué à émettre une résolution contre le Venezuela, les pays des Caraïbes notamment ayant apporté leur soutien au gouvernement de Nicolas Maduro.

Venezuela : du coup d’État planétaire à un monde sans murs médiatiques
Congrès de la jeunesse à Caracas, le 20 juin 2017. Nicolas Maduro y a annoncé l’embauche de plusieurs dizaines de milliers de jeunes pour fortifier les missions sociales de lutte contre la pauvreté et de défense de l’environnement.



Merci à Venezuela Infos
Source: https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/06/21/venezuela-du-coup-detat-planetaire-a-un-monde-sans-murs-mediatiques/
Date de parution de l'article original: 21/06/2017
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=20798




Alter Info l'Information Alternative

Trump et l’Etat Profond : Un complot fort bien monté

Pour ceux qui, par exemple par manque de temps, ont des difficultés à suivre au quotidien les phases de la dégradation accélérée du Congrès et des médias grand public des USA via une épidémie de paranoïa russophobe déclenchée par l'élection d'un candidat dont ils ne voulaient pas, une bonne synthèse des tenants et aboutissants de la situation actuelle outre-atlantique.
Trump et l'Etat Profond : Un complot fort bien monté
Je viens de passer trois semaines aux Etats-Unis et j'en reviens passablement alarmé.

Une véritable tentative de Coup d'Etat est en cours contre le Président Trump, qui après tout a été légitimement élu lors des dernières élections présidentielles. Or, à l'évidence, toute une série de « pouvoirs » refusent le résultat des urnes et manoeuvrent pour essayer de faire tomber le nouvel élu, ce qui en termes politiques et en bon français s'appelle un complot.

Tout Coup d'Etat est en effet toujours précédé d'une conjuration fomentée par ceux qui veulent faire renverser le pouvoir en place. Un complot a donc besoin et de conjurés/comploteurs et d'un modus operandi, détaillant les rôles de chacun dans le projet.

Commençons par les comploteurs.

A l'évidence, les comploteurs aux Etats-Unis regroupent trois séries de personnes très différentes.

En premier, nous trouvons les hommes de l'ombre et de pouvoir, ceux qui peuplent ce qu'il est convenu d'appeler l'Etat Profond ou «Deep State » en anglais, et qu'Eisenhower appelait les hommes du complexe militaro-industriel.

Aux Etats-Unis, il y a plus de 17 agences de renseignements qui se tirent dans les pattes à qui mieux -mieux. Les Français connaissent de nom la CIA, le FBI et la dernière-née, la NSA, censée chapeauter tout ce beau monde, mais il y en a bien d'autres tels les services de renseignement de l'armée ou des « marines » (un peu notre Légion), de l'aviation, de la marine et que sais-je encore. Et chacun de ces organismes essaye de tirer à couverture à lui pour défendre des intérêts et des causes qui sont chères à chacun des petits chefs de ces organisations mais encore plus à ceux qui les ont fait nommer là, et donc en tirent profit.

A la fin de la désastreuse présidence Obama, la situation avait atteint de tels niveaux de luttes intestines entre tous ces nids de frelons que certains de mes amis au Moyen-Orient me disaient que dans l'affaire de la Syrie par exemple, ils voulaient bien aider les Américains, mais que sur le terrain il y avait une stratégie suivie par la CIA, une autre par le Président des Etats-Unis, une troisième par l'armée américaine et qu'ils s'y perdaient un peu, la CIA par exemple fournissant des armes à des groupes définis comme des ennemis par le Président et combattus de ce fait par l'armée tandis qu'une autre organisation pouvait être un allié en Syrie et un ennemi en Irak....

Tous ces gens qui « font leur beurre » et leurs carrières (grâce aux ventes d'armes) sur les conflits que les Etats-Unis engendrent un peu partout dans le monde ne veulent pas entendre parler d'une Amérique qui carguerait la voilure pour laisser un monde qui les dépasse se débrouiller tout seul. A noter que nombre des élus Républicains font partie de cet Etat Profond, ce qui ne facilite pas la tâche de Trump (Le Sénateur McCain, ancien candidat à la Présidence en est un exemple parfait).

Le deuxième groupe est constitué par la quasi-totalité des grands media, New-York Times, Washington Post, CNN, NBC, CBS, tous dépendants des grandes puissances d'argent. Le rôle de ces media dans le complot est de «relayer» des informations soi-disant confidentielles fournies par des informateurs à l'intérieur des services de renseignements cités plus haut, toujours sous condition d'anonymat, ces « renseignements » visant à mettre gravement en cause le nouveau Président ou son entourage.

Et enfin, le troisième groupe de conjurés est constitué par des juges placés là par Obama ou Clinton, bloquant un certain nombre de décisions prises parfaitement légalement par le nouveau Président ou s'autorisant à instituer des procédures complètement futiles contre lui, pour l'empêcher de gouverner et ainsi freiner son action.

Voilà donc les comploteurs :

Services Secrets
Grands media
Juges politisés

Le lecteur attentif reconnaitra la parfaitement la composition sociologique de ceux qui nous ont autorisés à voter pour monsieur Macron et pour lui seul, en éliminant d'office tous les autres candidats.

Il reconnaitra aussi sans problèmes ceux qui se sont si violemment opposés au Brexit...

Passons au « Modus Operandi ».

Madame Clinton a été battue et bien battue aux élections Présidentielles, ce que n'acceptent pas les comploteurs qui avaient pris l'habitude, un peu comme en France, de « désigner » celui que les électeurs devaient élire.

La thèse des Démocrates pour essayer de faire tomber Trump est que le candidat Trump aurait passé des accords « secrets » avec les services de monsieur Poutine pour pénétrer à l'intérieur des ordinateurs du Parti Démocrate (PD) et transmettre des informations compromettantes au candidat Républicain ou à monsieur Assange de Wikileaks, ce qui aurait permis l'élection de cet ennemi du peuple qu'est Trump.

Vérifions cette première allégation.

Il est vrai que les ordinateurs du Parti Démocrate ont été « hackés » (1 ) et que Julien Assange a ensuite disséminé les informations recueillies qui toutes montraient la corruption extrême du PD et de madame Clinton.

D'après le PD, le gouvernement Russe serait à l'origine de ce forfait sans doute aucun.

L'ennui est que le FBI n'a pas été autorisé par le PD à analyser ces ordinateurs et que l'expertise a été confiée à un groupe spécialisé présidé et détenu par... un Ukrainien, dont chacun connait la profonde affection qu'il a pour monsieur Poutine. Qui plus est, monsieur Assange, qui n'a jamais été convaincu de mensonges affirme que l'origine des informations qu'il a utilisées n'est pas la Russie.

Bref, il n'y a RIEN dans ce premier dossier qui puisse être imputé à charge au Président Trump. Si Madame Clinton ne voulait pas être l'objet de fuites, il aurait été plus simple pour elle de ne pas commettre de saloperies.

Qu'à cela ne tienne ! Nos comploteurs partent alors ventre à terre sur une autre piste.

Il y aurait eu des « rencontres secrètes » entre des proches de Trump et des officiels Russes, ce qui prouverait et au-delà de ce qui est nécessaire que Trump a été élu grâce au soutien de Poutine. Là encore, lors de témoignages multiples et sous serment, tous les chefs des services de renseignements ont été obligés d'admettre que malgré des recherches fort actives, rien n'avait pu être trouvé qui justifierait cette accusation.

Ce qui n'empêche pas les media habituels du style CNN, Washington Post ou New-York Times de sortir tous les jours une « nouvelle information » selon laquelle une «preuve» serait à la veille d'être fournie prouvant la collusion entre Trump et Poutine, cette information ayant été fournie par un membre des services de renseignement qui malheureusement devait rester anonyme, comme de bien entendu.

Et cela, jusqu'au témoignage suivant sous serment de l'un ou l'autre chef de service, infirmant cette calomnie.

La mauvaise foi de ces services et de cette presse a été prouvé lors du temoignage sous serment du chef du FBI.

Par trois fois et selon ses dires propres, le Président lui a demandé de confirmer publiquement qu'il n'était pas l'objet d'une enquête de la part du FBI, et de rendre cette information officielle, ce qui aurait fait taire toutes les rumeurs et ce qui était la vérité.

Par trois fois cet homme a refusé d'exonérer le Président publiquement, qui a fini par le virer, ce qui était la moindre des choses.

Eh bien, la presse continue à expliquer qu'il est un martyr et qu'il a été viré pour empêcher que l'enquête sur la forfaiture du Président n'avance, alors qu'enquête il n'y avait pas.

Et pendant que toutes ces joyeusetés sur lesquelles n'existe aucune preuve se passent, les « artistes », de « gauche » bien entendu, multiplient les appels au meurtre contre le Président en exercice et contre les Républicains.

Telle comique féminin se présente sur scène portant la tête décapitée et ensanglantée de Trump, ce qui en ce temps de terrorisme islamique est du meilleur effet.
Tel groupe théâtral, subventionné par GE et la ville de New-York donne dans Central Park une représentation du Jules César de Shakespeare, où Jules César, massacré à coup de couteaux par les conjurés à la fin de la pièce est représenté sous les traits de...Trump
Et déjà, à Washington, un chaud supporter du parti démocrate a été tirer comme des lapins des élus républicains qui s'entrainaient au base-ball.
Depuis des mois, les intellectuels qui ont soutenu Trump sont interdits de conférence dans la quasi-totalité des universités tant ils risquent de se faire passer à tabac s'il leur prenait l'idée de vouloir exposer leurs malodorantes idées à ces chères têtes blondes.

La réalité est donc que les Etats Unis font une très mauvaise crise de fascisme, de gauche certes, mais fascisme quand même puisque ceux qui ne sont pas d'accord avec eux, les fascistes les passent à tabac ou essaient de les tuer.

Conclusion

Il est tout à fait évident que les hommes de l'Etat Profond n'ont pas accepté la défaite lors des élections de leur candidate, la fort corrompue madame Clinton.

Et comme ces gens contrôlent tous les media sauf Fox News, les ordres ont été donnés pour que monsieur Trump soit écarté du pouvoir à tout prix. Et en bons serviteurs qu'ils sont, les media et les juges suivent les ordres.

En fait, nous sommes dans une période où les puissances d'argent ont décidé que la Démocratie est acceptable à condition que les électeurs votent uniquement pour ceux qu'elles ont désigné.

Dans un premier temps, les électeurs ont voté pour monsieur Obama, persuadés qu'ils étaient que cet homme était indépendant. Ils se sont rendus compte très vite que monsieur Obama n'était qu'un vain narcisse, fabriqué de toutes pièces par ces mêmes puissances d'argent.

Du coup, cette fois ci, ils ont voté pour Trump dont ils savaient qu'il n'était pas une marionnette, même s'il a quelques légers défauts.

Et pour être franc, et comme ces hommes ne reculent devant rien, je crains que Trump ne soit assassiné (destitué me paraît peu probable compte tenu de mes informations à l'heure actuelle) et donc ne réussisse pas à nettoyer le système endémique de corruption qui sévit aux USA.

Et là, je craindrais le pire.

Il faut se souvenir en effet qu'une bonne partie des troupes qui suivent monsieur Trump sont fortement armées puisqu'il est permis légalement de l'être aux Etats-Unis (Deuxième amendement à la Constitution).

Si monsieur Trump n'a pu procéder au nettoyage nécessaire, il est alors à craindre que la chasse au démocrate ne s'ouvre également.

Les conditions d'une guerre civile seraient alors présentes.

Et pourquoi ces forces mauvaises sont elles aussi pressées et n'attendent-elles simplement pas la prochaine élection ?

Pour une raison toute simple.

Je n'ai pas le moindre doute que les informations judiciaires concernant les crimes des Clinton et du Ministère de la Justice Américain ne soient en train de suivre leur cours. Et donc pour ces gens-là, il faut absolument reprendre le contrôle de ce ministère avant que les procès ne commencent, faute de quoi beaucoup se retrouveraient en prison, dont peut-être certains anciens Présidents ou Ministres de la Justice ou de la Défense, tenant compagnie à nombre d'hommes d'affaires ou de journalistes.

Pour eux, il s'agit d'une course contre la montre.

Tout cela devrait se jouer dans les six prochains mois qui vont donc être chauds, très chauds.

Saloperie de réchauffement atmosphérique.

Image Pixabay

Publié sur Institut des Libertés http://institutdeslibertes.org/trump-et-letat-profond-un-complot-fort-bien-monte/

(1) Note d'Entelekheia : Ce n'est pas forcément un hack. Selon une thèse, ils auraient effectivement été hackés. Selon une autre, le compte gmail de John Podesta, directeur de campagne d'Hillary Clinton, aurait fait l'objet d'un « phishing » réussi. Un troisième son de cloche, celui de Craig Murray, collaborateur de Wikileaks, soutient qu'il s'agissait d'une fuite interne et non d'un hack.

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Bilderberg 2017 Chantilly USA les invités français… et autres

Le Groupe de Bilderberg est une institution créée en 1954 par la CIA et le MI6. Il se réunit chaque année, non pas sous la protection de la police du pays hôte, mais de l’Otan, dont il relaie habituellement les messages.
Bilderberg 2017 Chantilly USA les invités français… et autres
Le rendez-vous 2017 se tient du 1er au 4 juin, à Chantilly (Virginie, Etats-Unis). Comme à l’habitude, la CIA, le MI6 et l’Otan y sont représentés.

Compte-tenu de la guerre qui oppose actuellement la Maison-Blanche à l’Etat profond US et au Royaume-Uni, ce séminaire devrait, pour la première fois, être fort polémique. D’un côté des membres de l’administration Trump, de l’autre les facteurs du terrorisme islamique.

Pour en savoir plus : « Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda/Réseau Voltaire, 9 avril 2011.

Ordre du jour

L’Administration Trump : un rapport d’étape
Les relations transatlantiques : options et scénarios
L’alliance de défense transatlantique : balles, octets et monnaies
L’orientation de l’UE
La mondialisation peut-elle être ralentie ?
Les emplois, les revenus et les attentes non réalisées
La guerre contre l’information
Pourquoi le populisme se développe-t-il ?
La Russie dans l’ordre international
Le Proche-Orient
La prolifération nucléaire
La Chine
Actualités

Président
Castries, Henri de France Ancien président d’AXA assurances ; Président de l’Institut Montaigne.

Participants par ordre alphabétique

Achleitner, Paul M. Allemagne Président du Conseil de surveillance de la Deutsche Bank AG

Adonis, Andrew Royaume-Uni Président de la National Infrastructure Commission

Agius, Marcus Royaume-Uni Ancien président de la Barclays, Président du PA Consulting Group (propriété du Carlyle Group), directeur non-exécutif de la BBC

Akyol, Mustafa Turquie Auteur d’Islam Without Extremes, chercheur au Freedom Project du Wellesley College

Alstadheim, Kjetil B. Norvège Chef du service politique du Dagens Næringsliv

Altman, Roger C. Etats-Unis Ancien secrétaire au Tésor, Fondateur de la banque d’investissement Evercore

Arnaut, José Luis Portugal Ancien secrétaire général du Parti social-démocrate et Premier ministre adjoint, Partenaire de CMS Rui Pena & Arnaut

Barroso, José M. Durão Portugal Ancien Premier ministre, puis président de la Commission européenne, président de Goldman Sachs International

Bäte, Oliver Allemagne Président des assurances Allianz SE

Baumann, Werner Allemagne Président des laboratoires pharmaceutiques Bayer AG

Baverez, Nicolas France Editorialiste au Figaro et au Point, Partenaire de Gibson, Dunn & Crutcher, administrateur de l’Institut Montaigne

Benko, René Autriche Fondateur et président du Comité consultatif du groupe immobilier SIGNA Holding GmbH

Berner, Anne-Catherine Finlande Ministre du Transport et des Communications

Botín, Ana P. Espagne Président de la Banco Santander

Brandtzæg, Svein Richard Norvège Président du producteur d’aluminium Norsk Hydro ASA

Brennan, John O. Etats-Unis Ancien directeur de la CIA, Conseiller de Kissinger Associates Inc.

Bsirske, Frank Allemagne Syndicaliste écologiste des services, Président du syndicat unifié des services

Buberl, Thomas France Président d’AXA assurances

Bunn, M. Elaine Etats-Unis Ancien assistant adjoint du secrétaire à la Défense pour les questions nucléaires,

Burns, William J. Etats-Unis Ancien secrétaire d’Etat adjoint, Président de la Carnegie Endowment for International Peace

Çakiroglu, Levent Turquie Président de Koç Holding A.S.

Çamlibel, Cansu Turquie Chef du bureau de Washington de Hürriyet

Cebrián, Juan Luis Espagne Président du groupe de presse PRISA et d’El País

Clemet, Kristin Norvège Ancienne ministre du Travail, Présidente du think tank patronal Civita

Cohen, David S. Etats-Unis Ancien assistant du secrétaire au Trésor pour la lutte contre le financement du terrorisme, Ancien directeur adjoint de la CIA

Collison, Patrick Etats-Unis Président de la société de paiement par internet Stripe

Cotton, Tom Etats-Unis Sénateur, président de la sous-commission sénatoriale de l’Armée de l’Air

Cui, Tiankai (CHN) Ambassadeur de Chine à Washington

Döpfner, Mathias Allemagne Président du groupe de presse Axel Springer SE

Elkann, John Italie Président de Fiat Chrysler Automobiles

Enders, Thomas Allemagne Président de l’avionneur Airbus SE

Federspiel, Ulrik Danemark Ancien ambassadeur à Washington, Directeur du groupe chimique Haldor Topsøe Holding A/S

Ferguson, Jr., Roger W. Etats-Unis Ancien vice-président de la Réserve fédérale, Président de la société d’assurance des professeurs TIAA

Ferguson, Niall Etats-Unis Historien britannique de la colonisation, Chercheur à la Hoover Institution, Stanford University

Gianotti, Fabiola Italie Directrice générale de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN)

Gozi, Sandro Italie Ministre des Affaires européennes

Graham, colonel Lindsey Etats-Unis Sénateur

Greenberg, Evan G. Etats-Unis Président des assurances Chubb Group

Griffin, Kenneth Etats-Unis, Président du Citadel Investment Group, LLC

Gruber, Lilli Italie Rédacteur-en-chef et présentateur d’ "Otto e mezzo", La7 TV

Guindos, Luis de Espagne Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de la Compétitivité

Haines, Avril D. Etats-Unis Ancienne directrice ajointe de la CIA, Ancienne conseillère adjoint de Sécurité nationale

Halberstadt, Victor Pays-Bas Professeur d’Economie à la Leiden University

Hamers, Ralph Pays-Bas Président d’ING Group

Hedegaard, Connie Danemark Ancienne ministre puis commissaire européenne à l’Action pour le climat, Présidente de la KR Foundation

Hennis-Plasschaert, Jeanine Pays-Bas Ministre de la Défense

Hobson, Mellody Etats-Unis Présidente de DreamWorks Animation et d’Ariel Investments LLC

Hoffman, Reid Etats-Unis Cofondateur de LinkedIn et partenaire de la firme de capital-risque Greylock

Houghton, général Nicholas Royaume-Uni Ancien chef d’état-major

Ischinger, Wolfgang International Président de la Conférence sur la Sécurité de Munich

Jacobs, Kenneth M. Etats-Unis Président de la banque Lazard

Johnson, James A. Etats-Unis Ancien ancien président de Fannie Mae, Président de Johnson Capital Partners

Jordan, Jr., Vernon E. Etats-Unis Ancien membre de la Commission Baker-Hamilton, Directeur de Lazard Frères & Co. LLC

Karp, Alex Etats-Unis Président du constructeur de logiciels Palantir Technologies

Kengeter, Carsten Allemagne Président de la Bourse allemande

Kissinger, Henry A. Etats-Unis Ancien secrétaire d’Etat, président de Kissinger Associates Inc.

Klatten, Susanne Allemagne Héritière de BMW, Directrice de SKion GmbH

Kleinfeld, Klaus Etats-Unis Ancien président d’Alcoa, de Siemens et d’Arconic

Knot, Klaas H.W. Pays-Bas Président de la De Nederlandsche Bank

Koç, Ömer M. Turquie Président de Koç Holding A.S.

Kotkin, Stephen Etats-Unis Professeur d’Histoire et de Relations internationales à la Princeton University, spécialiste de l’URSS et de la Russie

Kravis, Henry R. Etats-Unis Coprésident de KKR et trésorier de Daesh

Kravis, Marie-Josée Etats-Unis Editorialiste économique de La Presse, Chercheuse au Hudson Institute et épouse du prcédent

Kudelski, André Suisse Président du Kudelski Group, spécialiste du chiffrement des chaînes TV à péage

Lagarde, Christine International Ancienne ministre française de l’Economie, directrice du Fonds monétaire international

Lenglet, François France Chef du service économique de France 2

Leysen, Thomas Belgique président d’Umicore (union minière), des banques du KBC Group et du De Standaard

Liddell, Christopher Etats-Unis Assistant du Président et directeur des Initatives stratégiques

Lööf, Annie Suède Ancienne ministre des Entreprises, Leader du Parti centriste

Mathews, Jessica T. Etats-Unis Ancienne présidente du Carnegie Endowment for International Peace

McAuliffe, Terence Etats-Unis Ancien président du Comité national démocrate, Gouverneur de Virginie

McKay, David I. Canada Président de la Royal Bank of Canada

McMaster, H.R. Etats-Unis Conseiller national de Sécurité

Mexia, António Luís Guerra Nunes Portugal Président d’Eurelectric et d’Energias de Portugal

Micklethwait, John International Rédacteur-en-chef de Bloomberg LP

Minton Beddoes, Zanny International Rédacteur-en-chef de The Economist

Molinari, Maurizio Italie Rédacteur-en-chef de La Stampa

Monaco, Lisa Etats-Unis Ancienne conseillère du président pour la Sécurité de la Patrie et l’anti-terrorisme

Morneau, Bill Canada Ministre des Finances

Mundie, Craig J. Etats-Unis président de Mundie & Associates,conseiller de Microsoft pour la recherche

Murtagh, Gene M. Irlande Président du fabriquant de matériaux de construction Kingspan Group plc

Pays-Bas, Sa Majesté Willem-Alexander des Pays-Bas Roi des Pays-Bas

Noonan, Peggy Etats-Unis Editorialiste du Wall Street Journal

O’Leary, Michael Irlande Président de la compagnie d’aviation Ryanair D.A.C.

Osborne, George Royaume-Uni Ancien chancelier de l’échiquier, rédacteur du London Evening Standard

Papahelas, Alexis Grèce Rédacteur-en-chef de Kathimerini

Papalexopoulos, Dimitri Grèce Président de Titan Cement Co.

Petraeus, David H. Etats-Unis Ancien directeur de la CIA, co-fondateur de Daesh, directeur du KKR Global Institute

Pind, Søren Danemark Ministre d’Education supérieure et des Sciences

Puga, Benoît France Ancien chef d’état-major particulier des présidents de la République, grand chancelier des Ordres de la Légion d’honneur et du Mérite

Rachman, Gideon Royaume-Uni Chef du service politique internationale du Financial Times

Reisman, Heather M. Canada Président de la chaine de librairies Indigo Books & Music Inc.

Rivera Díaz, Albert Espagne Président du parti Ciudadanos

Rosén, Johanna Suède Professeur de Physique à la Linköping University

Ross, Wilbur L. Etats-Unis Ancien repreneur d’affaires, Secrétaire au Commerce, époux du lieutenant-gouverneur de New York

Rubenstein, David M. Etats-Unis Co-fondateur et président du Carlyle Group

Rubin, Robert E. Etats-Unis Ancien secrétaire au Commerce, président du Council on Foreign Relations

Ruoff, Susanne Suisse Présidente de la Swiss Post

Rutten, Gwendolyn Belgique Présidente des Libéraux et démocrates flamands

Sabia, Michael Canada Président de la Caisse de dépôt et placement du Québec

Sawers, John Royaume-Uni Ancien ambassadeur à l’Onu, puis directeur du MI6, Président de la société de conseil stratégique Macro Advisory Partners

Schadlow, Nadia Etats-Unis Auteur de The Struggle Against Radical Islam, Assistante adjointe du président et membre du Conseil de sécurité nationale

Schmidt, Eric E. Etats-Unis Président de Google, Directeur d’Alphabet Inc.

Schneider-Ammann, Johann N. Suisse Ancien président de la Confédération suisse

Scholten, Rudolf Autriche Ancien ministre des Arts, Président du Forum Bruno Kreisky pour le Dialogue international

Severgnini, Beppe Italie Rédacteur-en-chef du Corriere della Sera

Sikorski, Radoslaw Pologne Ancien ministre de la Défense puis des Affaires étrangères, chercheur à la Harvard University

Slat, Boyan Pays-Bas Président de The Ocean Cleanup

Spahn, Jens Allemagne Secrétaire d’Etat au ministère des Finances

Stephenson, Randall L. Etats-Unis Président d’AT&T

Stern, Andrew Etats-Unis Syndicaliste, Président émérite de Service Employees International Union (SEIU), chercheur à l’Economic Security Project

Stoltenberg, Jens International Ancien Premier ministre norvégien, Secrétaire général de l’Otan

Summers, Lawrence H. Etats-Unis Ancien secrétaire au Trésor, puis président du Conseil économique national, Professeur à la Harvard University

Tertrais, Bruno France Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique

Thiel, Peter Etats-Unis Co-fondateur de PayPal et d’EBay, Président de la société de capital-risque Thiel Capital

Topsøe, Jakob Haldor Danemark Président d’Haldor Topsøe Holding A/S

Ülgen, Sinan Turquie Partenaire d’Istanbul Economics, expert de l’Otan

Vance, J.D. Etats-Unis Auteur de Hillbilly Elegy : A Memoir of a Family and Culture in Crisis et partenaire de Mithril

Wahlroos, Björn Finlande Président du Sampo Group, de la Nordea Bank, et de la UPM-Kymmene Corporation

Wallenberg, Marcus Suède Président de la Skandinaviska Enskilda Banken AB

Walter, Amy Etats-Unis Rédactrice-en-chef du The Cook Political Report

Weston, Galen G. Canada Président des supermarchés Loblaw Companies Ltd and George Weston Companies

White, Sharon Royaume-Uni Directrice du régulateur des télécoms Ofcom

Wieseltier, Leon Etats-Unis “Philosophe”, Chercheur à la Brookings Institution

Wolf, Martin H. International Directeur du service économique du Financial Times

Wolfensohn, James D. Etats-Unis Ancien président de la Banque mondiale, Président de Wolfensohn & Company

Wunsch, Pierre Belgique Vice-gouverneur de la Banque nationale de Belgique

Zeiler, Gerhard Autriche Président du groupe de médias et de lisirs Turner International, administrateur de RTL et de Bertelsmann

Zients, Jeffrey D. Etats-Unis Ancien directeur du National Economic Council

Zoellick, Robert B. Etats-Unis Ancien secrétaire d’Etat adjoint et président de la Banque mondiale, Président non-exécutif de AllianceBernstein L.P.


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Donald Trump confie les Affaires étrangères au PDG d’ExxonMobil, le roi du pétrole des USA qui décidera où se trouve les lieux des terroristes

Donald Trump confie les Affaires étrangères au PDG d'ExxonMobil, le roi du pétrole des USA qui décidera où se trouve les lieux des terroristes
Donald Trump confie les Affaires étrangères au PDG d'ExxonMobil:

Donald Trump a tranché, et tous les postes importants de sa prochaine administration sont désormais pourvus. Ce mardi 13 décembre 2016, il a confirmé la nomination de Rex Tillerson, président-directeur général du géant pétrolier et gazier ExxonMobil, à la tête du prestigieux secrétariat d'Etat, les Affaires étrangères. Les potentiels conflits d'intérêts de ce multi-millionnaire, très proche de Vladimir Poutine, font d'ores et déjà l'objet de critiques.
Le futur 45e président des Etats-Unis apprécie également ses amitiés avec Vladimir Poutine. Car Rex Tillerson et le président russe se connaissent depuis 15 ans, ils sont même, a-t-il dit, « très proches ». En 2012, il avait reçu l’ordre de l’Amitié, une distinction remise par le gouvernement russe.

Cette décoration lui avait été attribuée après la signature d’un accord avec la société étatique russe d'extraction Rosneft, concernant des projets de forage dans l’Arctique, la mer Noire et en Sibérie, rappelle CNN Money. Selon les médias américains, les contrats conclus avec la Russie par ExxonMobil pourraient potentiellement générer 500 milliards de dollars.
http://www.rfi.fr/ameriques/20161213-etats-unis-trump-nomination-rex-tillerson-secretaire-etat-exxonmobil


la coopération stratégique de Exxon Mobil et Rosneft
https://www.rosneft.com/press/releases/item/114359/
https://www.rt.com/business/exxon-rosneft-deal-signed-arc



Exxon Mobil contre le Venezuela
https://www.legrandsoir.info/Exxon-Mobil-contre-le-Venezuela.html

Exxon Mobile a demandé en 2007 des dédommagements pour la nationalisation de l'entreprise pétrole du Vénézuela par Hugo Chavez
http://www.reuters.com/article/us-venezuela-exxon-idUSKCN0HY20720141009


En Russie, ExxonMobil détient 85 000 acres (34 000 ha) dans le projet Sakhalin-I. Avec Rosneft, il a développé 63,6 millions d'acres (257 000 km2) en Russie, y compris le champ East-Prinovozemelsky
https://en.wikipedia.org/wiki/ExxonMobil


Exxon Mobile a fait exprès de demander une large somme à l'entreprise pétrolière du Venezuela, pour que celle-ci s'endette auprès de Rosneft et Chevron pour lui payer, et comme Exxon Mobile et Rosneft travaillent ensemble sur des tas de projets pétroliers, cela leur permettait de mettre la main sur le pétrole du Vénézuela:


"La Russie est en passe de devenir le plus grand investisseur étranger au Venezuela, dépassant ainsi la Chine qui avait de grandes ambitions dans ce pays. Le groupe russe Rosneft a signé des documents sur sa participation aux projets gaziers off-shore du Venezuela
La société russe Rosneft a accepté d’investir 10 milliards de dollars dans divers projets au Venezuela"
https://fr.sputniknews.com/economie/201302011022543991-rosneft-va-produire-du-gaz-au-venezuela/


L'entreprise nationale pétrolière du Venezuela n'est plus indépendante, une partie de ses revenues appartient à l'Etat Russe via le géant Rosneft:

La firme pétrolière du Venezuela, PDVSA, a offert au géant pétrolier russe Rosneft 10 pour cent de sa participation de 70% dans une coentreprise dans laquelle les 30% restants sont détenus par les États-Unis Chevron
http://oilprice.com/Latest-Energy-News/World-News/Venezuelas-PDVSA-Offers-Rosneft-Stake-In-Chevron-Held-JV.html


Les citoyens du Venezuela protestent contre Maduro et le fait qu'il n'ait pas respecté l'indépendance de la nationalisation du PDVSA, et qu'il partage ses bénéfices avec Rosneft et Chevron
https://www.thestar.com/news/world/2017/04/22/venezuela-opposition-asks-wall-street-to-cut-off-maduro-as-protests-continue.html


Projet d'oléoduc : Donald Trump déclare la guerre aux Sioux
http://www.rtl.fr/actu/environnement/projet-d-oleoduc-trump-declare-la-guerre-aux-sioux-7787328816



Gazprom est le résultat opérationnel publié récemment (EBITDA) est la société la plus réussie dans le monde. La raison au profit du commerce du gaz lucratif avec l'Europe. Le Rothschild Fonds a commencé à acheter activement des titres de Gazprom.
https://de.rbth.com/wirtschaft/2014/05/05/gazprom-gewinnzahlen_locken_investoren_29279



Rothschild augmente ses investissements dans Gazprom l'entreprise de gaz de schiste nationale de Russie au milieu des tensions de l'Ukraine
http://osnetdaily.com/2014/05/rothschild-increases-investment-in-gazprom-amid-ukraine-tensions/
http://vestnikkavkaza.net/news/economy/54606.html





Le 7 décembre 2016, Rosneft a signé un accord pour vendre 19,5% des actions en circulation, soit environ 11 milliards de dollars, à la société multinationale anglo-suisse Glencore Plc et au fonds de fortune appartenant à l'État du Qatar . Officiellement, la participation a été divisée 50/50 entre Glencore et Qatar, mais Glencore n'a contribué que de 300 millions d'euros et ne représente qu'une participation de 0,54%. La structure de propriété comprend une entreprise des îles Caïmans, QHG Cayman Limited, dont la propriété ne peut pas être tracée https://en.wikipedia.org/wiki/Rosneft


Le diagramme qui lie Poutine aux Rothschild et Rockfeller
http://www.dzig.de/sites/default/files/Putin-Rothschild-Rockefeller.htm


Poutine ami de Kissinger
https://www.rt.com/news/331194-putin-meets-friend-kissinger/


Le groupe de conseil financier du Groupe Rothschild a neuf banquiers en Russie, a déclaré Salvetti,


Giovanni Salvetti, chef des opérations de Rothschild en Russie et le Commonwealth of Independent States (SIC), a déclaré à Reuters qu'il croyait que l'entreprise pourrait bien conseiller sur la restructuration de la dette, les swaps d'actifs et les ventes en détresse - toutes les activités qui peuvent voir une reprise
https://finance.yahoo.com/news/rothschild-bucking-trend-contemplates-hires-155955462.html



Le Russe Yandex et Microsoft s’associent


"Microsoft et Yandex ont un partenariat fructueux de longue date . Aujourd'hui, le moteur de recherche Yandex est intégré dans notre plate-forme mobile Windows Phone sur ces marchés. Maintenant, nous prévoyons d'introduire la recherche Yandex dans l'ensemble de l'écosystème de Windows 10 dans la région ", a déclaré Terry Myerson, vice-président exécutif du Groupe Windows and Devices. "Windows 10 a déjà réussi et a démontré un potentiel énorme, en grande partie grâce à la volonté de Microsoft de travailler avec de solides développeurs locaux", a déclaré Arkady Volozh, PDG de Yandex.

https://www.rt.com/business/318555-microsoft-yandex-windows-google/



En juillet 2012, IBM (l'entreprise américaine Nazi https://en.wikipedia.org/wiki/Skolkovo_Innovation_Center) et cinq grandes entreprises russes d'innovation: la Fondation Skolkovo, Rusnano, Rostelecom, Russian Venture Company et ITFY ont tous signé un accord de collaboration pour favoriser une culture de la recherche appliquée et de la commercialisation et attirer des talents et des investissements clés du monde entier Dans le domaine de la microélectronique. (La micro-électronique c'est la puce RFID http://www.ewdn.com/2013/05/15/russian-microelectronics-maker-unveils-its-own-ultra-small-rfid-chip/
https://en.wikipedia.org/wiki/Skolkovo_Innovation_Center


IBM qui a bossé avec les Nazis https://en.wikipedia.org/wiki/IBM_during_World_War_II et les entreprises Russes travaillent donc sur une puce RFID planétaire.http://www.software-russia.com/news/industry_news/ibm-signs-collaboration-agreement-with-russian-innovation-giant




Anatoly Chubais qui a été nommé par le gouvernement de Poutine pour diriger l'entreprise nationale russe Rusnano a participé aux conférences Bilderberg de 1998 et de 2012

https://publicintelligence.net/1998-bilderberg-meeting-participant-list/

https://publicintelligence.net/2012-bilderberg-meeting-participant-list/


Groupe Bilderberg, projet d'extermination mondiale
http://www.inexplique-endebat.com/article-le-secret-groupe-bilderberg-123277618.html




Anatoly Chubais est membre du CFR


Anatoly Chubais est Conseiller du Conseil d’administration mondial du Council Foreign Relations (CFR)
Son nom figure dans la 4ème ligne des Global Board Advisers du CFR ici
https://www.cfr.org/content/about/annual_report/ar_2014/AR2014_web.pdf




Anatoly Chubais qui est membre à la fois de CFR et de Bilderberg organismes qui veulent la réduction de la population mondiale, a été nommé par le gouvernement Russe en personne, président de Rusnano, l'entreprise nationale de nanotechnologie de la Russie.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rusnano

la nanotechnologie est très dangereuse pour la santé, les gens respirent des particules qu'ils ne peuvent pas voir et détruisent le corps de l'intérieur https://youtu.be/rT_wjfzDHnU



La Banque de l’État Russe quitte Londres à cause du Brexit, les autres banques de Russie s'accroient dans les pays qui restent dans l'Union Européenne.
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N1CH65A

https://www.lesechos.fr/11/10/2016/lesechos.fr/0211382051260_brexit---la-banque-russe-vtb-pourrait-etre-la-premiere-a-quitter-londres.htm


La Russie donc elle aussi est contre le Brexit


Xi Jinping a félicité Henry Kissinger en tant que pionnier et témoin des relations sino-américaines et pour sa contribution importante au développement de relations bilatérales au cours des dernières décennies
http://www.fmprc.gov.cn/mfa_eng/zxxx_662805/t1246783.shtml




"L'ancien secrétaire d'État américain Henry Kissinger pourrait essayer de recommander au président élu Donald Trump un partenariat mondial à trois voies entre les États-Unis, la Russie et la Chine"

https://sputniknews.com/analysis/201612291049087854-kissinger-trump-china-russia/



La Chine est contre le Brexit donc contre le Frexit


« La Chine a officiellement regretté la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne (UE). Elle craint que son deuxième marché étranger après celui des Etats-Unis traverse à nouveau une crise qui pénalisera ses relations commerciales. »
https://www.bonjourchine.com/threads/le-brexit-vu-de-chine-et-dasie-consequences-strategies.137903/



Henry Kissinger appelle à créer le Nouvel Ordre Mondial avec la Chine et les idées de Mao
https://youtu.be/yxGFmDYdkP8
En savoir plus sur http://www.neotrouve.com/?p=3771#TVklHRVx4FSHFFFB.99



Henry Kissinger soutient Poutine dans le Washington Post
https://fr.sputniknews.com/actualite/201403071022766260-henry-kissinger-prend-soutient-poutine-dans-washington-post/



3 février, le président de la Russie Vladimir Poutine a tenu une réunion avec l'ancien secrétaire d'etat AMÉRICAIN Henry Kissinger dans sa résidence de Novo-Ogaryovo. Selon le secrétaire de presse le chef de l'etat Dmitri Пескова, leader russe et d'un diplomate américain lient des relations de longue date, ils utilisent toujours l'occasion de parler.


Au total, Poutine et Kissinger ont rencontré plus de dix fois. En octobre 2013, en prenant l'ancien secrétaire d'etat à Moscou, le chef de l'etat a assuré que la Russie, avec la plus grande attention écoutent estimé un diplomate au sujet du développement de la situation politique dans le monde. En 2007, Kissinger a ouvertement déclaré que Poutine cherche la coopération et les bonnes relations avec les états-UNIS.
https://latestnewsresource.com/fr/news/kissindzher-nazval-otnoshenija-rossii-i-ssha-naihudshimi-so-vremen-holodnoj-vojny



"L’ancien chef de la diplomatie américaine Henry Kissinger pourrait servir de médiateur pour normaliser les relations entre la Russie et les États-Unis après l‘investiture de Donald Trump."
https://fr.sputniknews.com/international/201612271029365227-kissinger-trump-russie-projet/




La principale société russe de télécommunications Rostelecom a signé un accord avec Microsoft pour coopérer au développement d'une plate-forme ouverte pour la fourniture de services cloud en Russie, a déclaré CNews la semaine dernière.


Le ministre russe des Télécommunications, Igor Shegolev, qui a supervisé l'accord, a déclaré que "la création de la plate-forme nationale de services nationaux basée sur le cloud est la priorité absolue de l'industrie informatique locale"
http://www.software-russia.com/news/company_news/rostelecom-and-microsoft-partner-to-develop-cloud-based-services-platform



Récemment la Chine a fait appel à Blackwater,http://www.globaltimes.cn/content/1038847.shtml https://www.corbettreport.com/blackwater-heads-to-china/ ( Blackwater la mafia qui s'est enrichi à des milliards avec l'armée américaine en Irak) pour combattre ses opposants politiques au Xinjiang qui s'opposeraient à l'extraction du gaz de schiste (dont on connaît les conséquences sur l'environnement) sous couvert officiel de lutte contre le terrorisme (par chance pour la Chine la plupart des habitants de Xinjiang sont des musulmans, donc une occasion en or pour une nouvelle fois stigmatiser les musulmans tout en profitant du gaz de schiste)

Shell va construire et exploiter avec PetroChina le gazoduc Xinjiang-Shanghai
En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/07/02/2002/LesEchos/18589-057-ECH_shell-va-construire-et-exploiter-avec-petrochina-le-gazoduc-xinjiang-shanghai.htm#mVg1HrM8DUfyKOmc.99


"Le Xinjiang fournit également un tiers de la production nationale en gaz naturel, avec 24,1 milliards de mètres cube par an. PetroChina, numéro un chinois de l'énergie, entend doubler ce chiffre d'ici à 2020, pour notamment l'acheminer jusqu'à Shanghai grâce au premier gazoduc traversant le pays, construit en 2005 http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7979500.html »
http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/09/01003-20090709ARTFIG00303-pourquoi-le-xinjiang-est-si-precieux-pour-pekin-.PHP

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Comment, au nom du climat, la France cherche à imposer ses intérêts et ses entreprises à l’Afrique

Néo-impérialisme vert
Comment, au nom du climat, la France cherche à imposer ses intérêts et ses entreprises à l’Afrique
L’Initiative africaine pour les énergies renouvelables, lancée lors de la COP21, devait être un projet exemplaire porté par les Africains pour les Africains, permettant d’assurer l’accès de tous à l’électricité sur le continent tout en préservant le climat. Mais la Commission européenne et la France cherchent aujourd’hui à s’approprier l’Initiative pour lui faire financer des projets énergétiques douteux, qui répondent davantage aux intérêts de leurs entreprises qu’aux besoins des populations. Responsables africains et société civile dénoncent un passage en force.

Ce devait être un projet pour les Africains et par les Africains. L’« Initiative africaine pour les énergies renouvelables » (IAER) fait partie de ces quelques belles idées annoncées au moment de la COP21 à Paris. Ce programme devait être doté de 10 milliards d’euros, apportés par les pays du Nord, mais mis en œuvre par les Africains eux-mêmes, en partant des besoins des gens sur le terrain, plutôt que des souhaits des grandes entreprises. L’objectif est de créer au moins 10 milliards de watts de capacité de production d’électricité renouvelable d’ici 2020, et d’assurer l’accès à l’électricité de tous les Africains d’ici 2030. Le tout en minimisant les impacts sociaux et environnementaux des projets financés, en respectant les droits des populations et en évitant les phénomènes d’accaparement de terres.

C’était sans compter sur l’Europe et en particulier sur la France. Suite à la dernière réunion de l’Initiative, qui s’est tenue à Conakry en mars dernier, son concepteur et haut responsable, le Malien Youba Sokona, a démissionné avec fracas, accusant les Européens et tout particulièrement Ségolène Royal, ministre française de l’Environnement sortante, d’avoir imposé aux Africains « leur » liste de projets à financer. Des projets qui ne sont ni nouveaux, ni vraiment « verts », et souvent portés par des multinationales ou des hommes d’affaires européens.
Passage en force

Selon le compte-rendu du site Climate Home (traduit en français ici), lors de la réunion de Conakry, de nombreux responsables africains ont émis des réserves sur les projets proposés et sur une décision prématurée qui ne respectait les principes fondateurs de l’IAER ni sur la forme ni sur le fond. Les Européens ont pu compter sur le soutien des présidents tchadien et guinéen Idriss Déby et Alpha Condé, deux proches alliés de Paris, pour passer en force. Immédiatement après la réunion, la Commission européenne s’est empressée de proclamer sur son site que l’Initiative avait effectivement validé 19 projets, pour un montant de 4,8 milliards d’euros.

Les projets approuvés incluent plusieurs infrastructures de réseaux, qui serviront aussi bien aux énergies « sales » qu’aux énergies renouvelables. La liste inclut également un série de projets de centrales solaires ou de barrages. Une centrale solaire au Tchad, par exemple, est portée par des entreprises basées à Londres et à Paris (la Compagnie des énergies nouvelles ou CDEN) qui semblent s’être constituées exclusivement pour profiter des nouvelles opportunités « vertes » en Afrique. La liste mêle projets à petite échelle et initiatives de très grande envergure, sans que la répartition des fonds alloués soit précisée. Autant d’ouvrages qui risquent de profiter directement (en tant que constructeurs ou concessionnaires) ou indirectement (en tant que financeurs, consultants, fournisseurs ou clients) aux grandes entreprises européennes ou autres.
Le climat, une opportunité économique pour la France ?

La COP21 avait été explicitement vue comme le gouvernement français comme une occasion de promouvoir et vendre l’expertise de ses champions nationaux, à commencer par Engie et EDF, dans le domaine des énergies « vertes ». Ce dont témoignait le choix des sponsors officiels de l’événement (lire notre enquête à l’époque) ou encore l’organisation du salon « Solutions COP21 » (lire ici). Cette ligne politique s’est maintenue une fois la Conférence de Paris passée, et l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables est rapidement apparue comme une cible prioritaire.

En septembre 2016, Ségolène Royal a signé un rapport « proposant », en tant que présidente officielle de la COP, une liste de 240 projets à l’IAER. Un véritable fourre-tout incluant de nombreux mégaprojets très controversés, à l’image du grand barrage Inga 3 en République démocratique du Congo, dans lequel sont impliqués des cabinets d’ingénieurs français. Les deux seuls projets concrets proposés pour le Cameroun sont le barrage de Nachtingal, un projet d’EDF, ainsi qu’un kit solaire « pay as you go » également proposé… par EDF. Inutile de dire que les considérations sociales et environnementales – et plus largement démocratiques – qui présidaient à la conception initiale de l’IAER sont superbement ignorées. Le rapport, tout à la gloire de Ségolène Royal, comprend plusieurs dizaines de photos d’elle en train de rencontrer des dirigeants africains.
L’Afrique au centre des convoitises

Suite à la réunion de Conakry et à la démission de Youba Sokona, un collectif d’organisations africaines a publié une déclaration dénonçant vigoureusement le « détournement » de l’Initiative africaine par la France et l’Europe. « Nous en appelons à tous les États, leaders et peuples africains pour qu’ils exigent une énergie renouvelable véritablement centrée sur les besoins et les droits des gens en Afrique, sur la base du modèle formidable esquissé par l’IAER et validé par tous les pays africains », proclament ces organisations. Elles accusent également les Européens de mentir sur leur niveau réel d’investissement dans l’IAER, en affichant le chiffre de 4,8 milliards alors que la somme réellement apportée serait au mieux de 300 millions, dans des conditions imprécises.

Ces tensions autour de l’IAER ne sont que l’une des facettes d’une lutte d’influence plus large. L’Afrique apparaît en effet comme un terrain de choix pour les multinationales souhaitant développer de grandes infrastructures très profitables, d’autant plus qu’aux financements internationaux dédiés au « développement » s’ajoute désormais la manne de la finance verte. Le groupe Engie, par exemple, s’est positionné sur le marché africain à travers son partenariat avec la famille royale marocaine, via la holding SNI et sa filiale Nareva. Dans le cadre de la COP22, les deux partenaires ont signé un accord stratégique visant à développer de nouveaux projets énergétiques au Maroc et dans le reste du continent africain (Égypte, Côte d’Ivoire, Sénégal, Ghana et Cameroun).

Dans le cas de la France, cette attirance pour les marchés des infrastructures et de l’énergie verte en Afrique se double de relents de paternalisme et de néocolonialisme. L’ancien ministre Jean-Louis Borloo avait ainsi lancé, peu avant la COP21, une fondation pour « électrifier l’Afrique en dix ans », avec le soutien de l’Élysée. Parmi les partenaires de l’initiative, on retrouvait déjà toutes les grandes entreprises du CAC40, à commencer par EDF, Engie et Total. Les représentants officiels africains ont choisi de privilégier plutôt la création de l’Initiative africaine sur les énergies renouvelables, précisément parce que celle-ci était directement pilotée par les Africains. Jean-Louis Borloo a fini par jeter l’éponge, tout en revendiquant la « paternité » de l’IAER. Mais la bataille des Africains contre les convoitises de la France et de l’Europe est loin d’être finie.



Photo : IIP Photo Archive CC
La source originale de cet article est Observatoire des multinationales
Copyright © Olivier Petitjean, Observatoire des multinationales, 2017

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Mais qu’est donc ce merveilleux Macron ?

Si vous ne le savez pas, je vous apprends que j’ai ferraillé contre certains, présentés comme écologistes, qui soutenaient sans hésitation le vote en faveur d’Emmanuel Macron. Contre Yves Paccalet et Corinne Lepage, notamment, auxquels j’aurais pu ajouter Matthieu Orphelin, ancien de la fondation Hulot, et très proche de ce dernier. Je laisse de côté, car ils sont par trop grotesques, des gens comme François de Rugy – lui aussi, comme Valls, avait signé la charte de la primaire socialiste avant de s’essuyer les fesses avec – ou Cohn-Bendit, désormais commentateur de matchs de foot et chroniqueur entre deux pubs chez Europe 1.
Mais qu’est donc ce merveilleux Macron ?
J’ai pu dire à certains, ces dernières semaines, que je préférerais me couper un bras que de voter Macron, et c’était faux. J’ai besoin de mes bras, surtout depuis le 7 janvier 2015, car mes jambes ne sont plus ce qu’elles étaient. C’était faux, mais c’était vrai, car je voulais surtout dire : jamais. Mais pourquoi, amis lecteurs ? Le psychodrame finalement comique du deuxième tour de la présidentielle a opposé deux personnages très détestables, mais également très différents.

Il va de soi, et qui me lit un peu le sait évidemment, que je ne donnerai jamais ma voix à des crapules racistes. Je m’empresse de dire que je comprends aisément ceux qui, craignant – à tort, selon moi – une victoire de Le Pen, ont placé un bulletin Macron dans l’urne. Je les comprends, mais je ne les approuve aucunement. Ils en sont restés à des considérations nationales, estimant, cette fois à juste titre, qu’il est préférable de vivre dans un pays qui n’est pas dirigé par une clique comme celle-là.

Là-dessus, nous pourrions presque – presque – tomber d’accord. En effet, il est plus tranquille de vivre dans un pays où l’on n’expulse pas massivement les étrangers et où la bouille de madame Le Pen n’envahit pas les écrans. Seulement, la question posée n’est pas celle du confort moral, mental et quotidien d’une partie de la population. La question est : où va-t-on maintenant ? J’ai eu l’occasion d’écrire – encore dans mon dernier livre, Ce qui compte vraiment – sur les migrations humaines en cours. Des études concordantes indiquent qu’une bande de terre peuplée de 550 millions d’habitants, courant du Maroc à l’Iran, via l’Algérie, l’Égypte, Israël, la Palestine, l’Irak, la Syrie, l’Arabie saoudite, devient peu à peu inhabitable sur fond de dérèglement climatique. Les températures diurnes vont atteindre 50 degrés, celles nocturnes ne descendront plus sous les 30 degrés.

En clair, des dizaines de millions d’humains, peut-être des centaines de millions à terme, quitteront des territoires grillés par la chaleur. Regardez une carte, et dites-moi, je vous prie, où ils iront en priorité. Ce cataclysme désormais si proche – encore dix ans, encore trente ans ? – représente un danger abyssal pour les valeurs qui sont les nôtres, et ramènerait le Front National à bien peu de choses. Car de vous à moi, comment des peuples habitués à commander le monde – comme le nôtre, depuis le conseil de sécurité de l’ONU – réagiraient-il à des arrivées en masse ? Essayons d’être tous sincères, cela changera des mauvaises habitudes. De ce point de vue, le Front National de 2017 est hélas, hélas, hélas, bien peu de choses.

Le dérèglement climatique est la mère des batailles, car il porte en germe la dislocation de toutes les sociétés humaines, et la guerre de tous contre tous. Or n’est-il pas certain que l’aggravation continuelle de l’effet de serre est intrinsèquement lié à l’explosion du commerce mondial ? Et que cette explosion est fatalement soutenue par cette divine croissance que la plupart des pays sont décidés, comme naguère ce pauvre imbécile de Sarkozy, à aller chercher avec les dents ?

La croissance, c’est bien sûr de l’effet de serre concentré. La croissance de biens matériels, c’est inévitablement des émissions de gaz supplémentaires. Mon satané ordinateur en a produit, mais aussi la moindre chaussette si bon marché fabriquée au Vietnam par des gueux. Mais aussi le moindre ballon de foot cousu par des gosses dans un entrepôt sans lumière du Pakistan. Mais encore tout ce que vous portez, tout ce que vous possédez, tout ce que vous souhaitez posséder un jour. Et je parle de climat, mais je pourrais parler aussi de notre contribution nette, par nos importations, à la désagrégation de tant d’écosystèmes. Et d’ailleurs de l’appétit de tant de classes dites supérieures, dans les pays du Sud, pour nos propres signes extérieurs de richesse : bagnoles, parfums, alcools, fringues, bijoux.

Tel est en trois mots le commerce mondial, largement dominé par la surpuissance des transnationales, qui n’ont plus à prouver leur amoralité. Celles du tabac, de l’amiante, des pesticides et de milliers de produits chimiques tous différents, ont amplement montré ce qu’étaient leurs buts, et leurs actions. Moi, je crois bien que c’est dans ce cadre, car c’est celui de la réalité, qu’il faut juger l’arrivée au pouvoir suprême d’Emmanuel Macron. Faut-il une fois de plus radoter ? Oui, visiblement.

Mais d’abord un petit détour par le rapport Rueff-Armand, bible des technocrates, publié en 1960. Il insiste beaucoup sur les « retards » de l’agriculture, l’« archaïsme des structures parcellaires » et le manque de productivité de ce qu’on n’appelle déjà plus des fermes. Ce texte décisif et limpide « ne peut se dissimuler […] que le progrès des rendements tendra à accentuer la contraction des effectifs de main-d’œuvre ». Tout est dit en peu de mots. Il va falloir remembrer, c’est-à-dire augmenter les surfaces moyennes par la loi, et chasser de leurs terres les paysans « surnuméraires ». Le rapport Rueff-Armand n’est pas la seule cause du grand massacre des paysans et des campagnes, mais il leur servi de cadre explicatif. De justificatif auprès des puissants qui allaient dynamiter la civilisation paysanne. Tout devait disparaître, et tout a disparu avec : outre les mares et les tas de fumier dans la cour, outre les haies, les talus, le bocage, outre les abeilles, les grenouilles, les oiseaux, outre le nom des combes, des fossés, des champs, des bois, outre la lenteur et l’épaisseur du temps, la beauté d’un monde encore possible.

Si je parle de ce texte, c’est tout simplement parce qu’il a servi de repère, explicitement, à un autre rapport, connu sous le nom de Rapport Attali. À son arrivée en 2007, Sarkozy a aussitôt confié à son ami – de gauche, on s’en doute – le soin de réunir de toute urgence une « Commission pour la libération de la croissance française ». Pardi ! il fallait relancer la machine. Ces corniauds, qui de droite, qui de gauche, promettent depuis 1974 la fin du chômage de masse, et comme ils échouent à en pleurer, ils rêvassent de retrouver l’élan perdu de ces foutues 30 Glorieuses – une partie de notre vrai drame en vient -, quand la croissance atteignait 8% – en 1960 – ou encore 7,1 % en 1969.

Donc, une Commission de plus. J’en extrais les lignes directrices suivantes :

Préparer la jeunesse à l’économie du savoir et de la prise de risque ;
Participer pleinement à la croissance mondiale et devenir champion de la nouvelle croissance ;
Construire une société de plein-emploi ;
Instaurer une nouvelle gouvernance au service de la croissance.

Et j’y ajoute, pour faire bon poids, la fin du principe de précaution voulu par Chirac en 2005, pourtant si frêle garde-fou contre les délires « développementistes ». Parmi les 20 mesures-phares du rapport, pas une ne parle même de la crise écologique planétaire. Le dérèglement climatique n’est seulement pas évoqué. Ces gens sont irresponsables, au point d’en devenir criminels.

Or, et j’y arrive enfin, qui est le rapporteur de ce funeste document, appelé à révolutionner la France au service de la croissance ? Emmanuel Macron, comme certains de vous le savent. Il était alors, à 29 ans, déjà l’ami d’Attali, et l’est resté. Ce qu’est Attali et ce que j’en pense, je l’ai écrit la dernière fois ici, après bien d’autres papiers. Ce type est profondément détestable. Il sera peut-être ministre.

Macron est un être radicalement petit. Je ne discute pas qu’il est doté de ce que certains appellent « l’intelligence logico-mathématique ». Il a fait des études, dont l’ENA. Apparemment fort bien. À ce stade, cela prouve que son cerveau fonctionne, ce qui est bien le moins lorsque vos deux parents sont médecins, dont l’un une sommité. Et puis ? Mais rien du tout ! On sait qu’il a été banquier d’affaires, ce qui prédispose assurément à considérer le sort des humiliés de ce monde. On se souvient, mais on ne se souviendra jamais assez de cette phrase prononcée en mai 2016 en face d’un gréviste : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ». Travailler. Parler de travailler, quand cela veut dire pour lui lire des textes, recevoir, blablater, contresigner des ordres. Il a lu des livres, certes, mais surtout passé 99 % de son temps disponible en compagnie de gens riches, en bonne santé, échangeant de plaisants propos avant que de passer à table. Que sait-il du monde réel ? Une infime rumeur du sort de milliards d’êtres humains dont la vie est une plainte.

Ne parlons pas même de la France. Parlons une fois au moins du monde. Des paysans de partout, chassés de chez eux par le marché mondial et les satrapes locaux, qui finiront dans des bidonvilles sans eau ni chiottes. Des grands singes qui meurent, comme meurent les fabuleuses forêts de notre Terre. Des océans dont nous sommes sortis un jour, et auxquels nous rendons ce cadeau par l’empoisonnement et l’hécatombe. Des sols dont tout dépend, gorgés de toutes les bontés chimiques estampillées Monsanto ou Bayer, entreprises si performantes que Macron les porte au pinacle. Des éléphants, des Pygmées d’Afrique, des lions et des tigres, des Bochiman, des Yanomami, des îles Andaman, des habitants de Lagos, de Mexico, de Mumbai, des gosses d’Agbogbloshie brûlant le plastoc de nos vieux ordinateurs pour en retirer un fil de cuivre, de la puanteur, de la saleté, des maladies qui ne guériront jamais, des plaies aux jambes, au nez, aux yeux, aux mains qui ne se refermeront jamais. Il faudrait parler de ceux qui « soufflent vides les bouteilles que d’autres boiront pleines ». Macron se tait et se taira toujours, car il ne sait rien, mais le dit avec ce sourire kennédien qui plaît tant aux commentateurs et aux cuistres, si souvent les mêmes.

Voyez-vous, quelqu’un qui, en 2017, ne voit pas l’abîme qui vient, est à mes yeux irrécupérable. Et tel le cas de Macron, à ce point immergé dans l’idéologie de la machine, de la puissance matérielle, des droits de l’homme industriel à tout saloper, et pour tout dire du capitalisme débridé, qu’il ne rêve que d’une chose : encore plus. Encore plus loin, encore plus vite, toujours plus loin, toujours plus vite. Ne vous y trompez pas : son élection a son importance. Elle en aura dans le domaine clé de l’économie réelle, quand il s’agira de se partager les parts de marché comme on découpait jadis le territoire futur des colonies. Je vous le dis en toute certitude : Macron sera l’homme de la fuite en avant, car il l’est déjà.

Je ne doute pas qu’il offrira des colifichets à ceux des supposés écologistes qui lui auront fait suffisamment de lèche. Ici, un poste de député, là des strapontins au Conseil économique, social et environnemental (CESE), ailleurs quelque poste ou fromage républicains. Et les heureux récipiendaires iront comme de juste vanter le fort engagement « écologiste » de leur maître, avant de pourfendre les sectaires et fondamentalistes de mon espèce. Je ne les plains pas, je les vomis.

Moi, en ne votant pas pour ce sale type au second tour de la présidentielle, je savais ce que je faisais. Moi, je pensais au monde et à ses êtres. Moi, je ne fantasmais pas un péril fasciste pour mieux cacher que je défends à mon profit un monde moribond, aussi dangereux que peuvent l’être certains blessés déchaînés. Moi, je suis un écologiste.



Merci à Planète sans visa
Source: http://fabrice-nicolino.com/?p=2606
Date de parution de l'article original: 15/05/2017
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=20507

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POURQUOI MARINE LE PEN EST EN REALITE AUX ANTIPODES DE TRUMP ? LA COMMUNAUTE JUIVE FRANCAISE ET LES LOBBIES PRO-ISRAELIENS CONTRE LE FN …

POURQUOI MARINE LE PEN EST EN REALITE AUX ANTIPODES DE TRUMP ? LA COMMUNAUTE JUIVE FRANCAISE ET LES LOBBIES PRO-ISRAELIENS CONTRE LE FN …
# LUC MICHEL CONFIDENTIEL/ POURQUOI MARINE LE PEN EST EN REALITE AUX ANTIPODES DE TRUMP ? LA COMMUNAUTE JUIVE FRANCAISE ET LES LOBBIES PRO-ISRAELIENS CONTRE LE FN …
 
LUC MICHEL/ 2017 05 02/
 
Marine Le Pen mène comme en tout le politique du gros bluff « à la Goebbels » (« plus le mensonge est gros plus il sera cru » disait-il) et fait croire qu’elle serait « la Trump française ». Et la machine de propagande de Macron (pourtant le candidat des USA) l’associe au détesté président américain. Il s’agit là d’un effet miroir où anti-FN et lepénistes se renvoie sans cesse les mêmes images, c’est là la base même du scénario du Système et les Le Pen, en réalité candidats du Système, y jouent leur rôle. Le journaliste Renaud Dély décrit bien cela dans son dernier livre « Marine Le Pen, une bobo chez les fachos ». Marine et les réseaux Macron oublient un détail : la candidate néofasciste est aux antipode de Trump, précisément sur la question du soutien des communautés juives et des lobbies pro-israéliens !
 
CES LOBBIES QUI ONT PORTE TRUMP AU POUVOIR AUX USA SONT EN FRANCE LES ENNEMIS RADICAUX DES LE PEN !
 
Trump est l’élu d’un scénario politique, il avait le départ dès le départ le soutien des plus puissants lobbies des USA : lobby militaro-industriel (avec son club de 120 généraux et amiraux, qu’il a portés au pouvoir), lobby du Pétrole, lobby du charbon et des hydrocarbures de schiste, lobby des armes NRA (« je suis un de vos amis » disait-il encore il y a quelques jours). Mais surtout le plus puissant de tous, les « faiseurs de roi » de l’AIPAC, le lobby pro-israélien. Ami du président du Congrès juif mondial (auquel il a été associé), beau-père du dirigeant sioniste Jared Kuchner (sa fille Ivanka s’étant convertie au judaïsme), partisan avec le vice-président Pence à 200% d’Israël, Trump vit d’après le TIMES OF ISRAEL une « lune de miel » avec l’AIPAC et le LIKUD au pouvoir à Tel-Aviv. Aux antipodes, Marine, fille du très haï Jean-Marie Le Pen antisémite et négationniste, dont le parti comprend des négationnistes dans ses dirigeants (Gollnisch condamné, Jalk au cœur du dernier scandale, Duprat l’ex secrétaire-général assassiné jadis), est la bête noire des lobbies pro-israéliens et juifs français. De partout tombent les condamnations sans appel. Et Marine qui maîtrise mal des discours écrits par ses « spindoctors » s’est même enfoncée avec ses propos sur la « raffle du Vel d’Hiv » de 1942.
 
L’ECHEC DE LA « DANSE DU VENTRE » MARINISTE VERS ISRAEL
 
Le média PANAMZA (une source pointue que personne n’ose citer, moi je n’ai aucune censure quand la source est sérieuse) explique que Marine Le Pen et ses conseillers (dont son concubin Alliot, le vrai patron du parti mariniste, issu d’une famille juive pied-noir d’Algérie) ont pourtant pris conscience très tôt et tenté de séduire juifs de France et israéliens du Likud et de la Droite ultra-radicale israélienne, multipliant voyages en Israël et manoeuvres de séduction. 
 
Une « danse du ventre » dit PANAMZA qui a échoué : 
« Député UDI, soutien de François Fillon et porte-parole officieux en France de Benyamin Netanyahou depuis 1992, l'extrémiste sioniste Meyer Habib a publié dimanche 30 avril un appel pour voter Macron afin de contrer le tandem Le Pen/Dupont-Aignan. Ce dernier est qualifié par Habib d'« anti-israélien notoire ». Le 5 avril, dans un entretien accordé au site juif et israélien Akadem, Habib avait confirmé une information regulièrement développée par Panamza : Le Pen et le Front national ont effectivement tenté à maintes reprises de se rapprocher du lobby sioniste en général et du gouvernement israélien en particulier. «C'est beaucoup trop tôt», assène Habib qui rajoute que «Le Pen ne passera pas». »
 
DUPONT-AIGNAN OU LA CIRCONSTANCE AGGRAVANTE !
 
On notera que l’alliance opportuniste avec Dupont-Aignan, ce soi-disant « souverainiste » post-gaulliste qui a franchi le pas du néofascisme, éloigne encore plus Martine Le Pen du camps pro-israélien, aussi bien à Paris qu’à Tel-Aviv. Car Dupont-Aignan a toujours développé des positions anti-israéliennes et pro-palestiniennes radicales. Ajoutant à la confusion de cette candidate attrape-tout qui rassemble extrémistes juifs, négationniste, antisémites (dont son père) …
 
« Nicolas Dupont Aignan: Un anti israélien notoire rejoint Marine Le Pen » dit aussi Meyer Habib (media israélien LPH) : « Je connais Nicolas Dupont-Aignan, qui est mon voisin a l’Assemblée nationale depuis 4 ans. Son ralliement à la candidate du Front national vendredi dernier ne fut pas une réelle surprise. S’il a trahi son engagement gaulliste par opportunisme politique et financier, je ne doute pas que l’anti-israélien s’est facilement accommodé des ambiguïtés plus que dérangeantes du Parti de Le Pen à l’égard d’Israël et des Juifs ».
 
L’INFO VITE OUBLIEE :
LE PRESIDENT ISRAELIEN ACCUSE MARINE LE PEN D’UN NOUVEAU NEGATIONNISME « PLUS DANGEREUX ET PLUS DESTRUCTEUR » !
 
Le président israélien Reuven Rivlin a accusé le 24 avril derrnier Marine Le Pen de « participer à un nouveau genre de négationnisme » en rejetant la responsabilité du gouvernement français dans la Shoah.
 
Que dit-il ?
« Le message émergeant très fréquemment de récentes déclarations politiques est extrêmement inquiétant. Et partout ce message est le même: 'nous ne sommes pas responsables de l'Holocauste, nous ne sommes pas responsables de l'extermination des juifs à l'intérieur de nos frontières', a déclaré Rivlin lors d'un discours prononcé à l'occasion de la journée dédiée en Israël à la mémoire des six millions de juifs exterminés lors de la Seconde Guerre mondiale. C'est ainsi par exemple qu'un candidat à l'élection présidentielle française a nié la responsabilité de la France dans la déportation de ses citoyens juifs vers les camps de concentration et les camps de la mort nazis. »
 
Marine Le Pen avait dit le 9 avril penser que « la France n'était pas responsable du Vel d'Hiv », l'arrestation puis la déportation de 13.000 juifs à Paris en 1942. Elle était alors interrogée sur la décision du président Jacques Chirac de reconnaître en juillet 1995 la responsabilité de la France dans la rafle. Israël avait condamné les propos de Marine Le Pen comme « contraires à la vérité historique ». « Le déni de responsabilité pour les crimes commis au cours de la Seconde Guerre mondiale est un déni de l'Holocauste d'un genre nouveau, plus destructeur et plus dangereux que celui que nous avons connu jusqu'à présent », a ajouté le président israélien. « Les négationnistes traditionnels se situaient en marge de la droite ou de la gauche, avec un succès minimal », selon lui. Le « déni actuel vise un but plus sophistiqué, non pas la négation de l'existence du génocide lui-même, mais la transformation des gouvernements nationaux et des institutions de l'époque en victimes », a-t-il déclaré.
La politique officielle israélienne est « de n'avoir aucun contact avec le Front national présidé par Mme Le Pen » et accusé d'antisémitisme. Elle a été réaffirmée fin janvier, à la suite de la visite en Israël du numéro trois du FN, Nicolas Bay.
 
LUC MICHEL / CONFIDENTIEL 
 
* Lire aussi :
Luc MICHEL, LE FN AU SERVICE DU SYSTÈME : COMMENT MARINE LE PEN VIENT DE SE SABORDER POLITIQUEMENT !
sur http://www.lucmichel.net/2017/04/10/lucmichel-net-le-fn-au-service-du-systeme-comment-marine-le-pen-vient-de-se-saborder-politiquement/  
 
* Photo : Marine Le Pen drague l'électorat juif depuis longtemps. La couverture d'Israel Magazine (mai 2011) ci-dessus rappelle que l'intérêt des médias israéliens pour Marine Le Pen n'est pas neuf. Toute cette « danse du ventre » pour finir étiquettée « négationniste » …
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LUC MICHEL CONFIDENTIEL est une nouvelle série de dépêches d’actualité éditées par le géopoliticien Luc MICHEL pour son Groupe multimedia : nous vous disons tout et vous dévoilons le dessous des cartes dans une optique opposée aux médiamensonges des médias occidentaux et de leurs clones des soi-disant « nouveaux médias africains » sur les événements qui secouent le monde …
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Baisses d’impôt de Trump: une aubaine pour les sociétés et les riches

L'administration Trump propose les plus importantes baisses d'impôt pour les riches dans l'histoire des États-Unis. Le plan présenté mercredi transférerait des billions des dollars des futurs impôts perçus dans les poches des super-riches. Le but est double: enrichir l'aristocratie financière et forcer la destruction de programmes comme la sécurité sociale et Medicare en privant le gouvernement fédéral des revenus nécessaires pour les financer.
Baisses d'impôt de Trump: une aubaine pour les sociétés et les riches
Le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin et Gary Cohn, le président du Conseil économique national de Trump, ont fait part d'une déclaration de principes lors d'une conférence de presse de la Maison-Blanche mercredi après-midi, où ils n'ont donné que quelques aperçus et permis peu de questions, qu'ils ont largement contournées.

Toute l'opération semblait précipitée. Les articles de journaux suggèrent que le plan fiscal a été formulé en réponse à la critique croissante de Wall Street, surtout depuis la tentative avortée d'annuler Obamacare, selon laquelle le gouvernement ne remplissait pas ses promesses d'appliquer un transfert de la richesse des travailleurs vers les multimillionnaires.

Ceci étant dit, la conférence de presse de mercredi a donné une idée de la cupidité personnelle qui est une motivation importante de la politique capitaliste américaine. Mnuchin et Cohn étaient à peine capables de contenir leur excitation par rapport à ce que Cohn décrivait comme «la chance unique d'une génération» de transformer le code fiscal. Les deux anciens banquiers de Goldman Sachs, qui valent chacun plus d'un demi-milliard de dollars, ont décrit les aspects principaux du plan qui contribuera à leur propre immense richesse.

Parmi les mesures principales qui bénéficieront à ceux de la couche de revenus la plus élevée:

* L'abolition de l'impôt successoral, pour que les riches puissent transmettre leurs fortunes intactes

* L'abolition de l'impôt minimum alternatif (AMT), établi en réponse à l'évasion fiscale répandue parmi les riches

* La réduction du taux d'imposition pour la part des profits utilisée comme revenu personnel, de 39,6 pour cent à 15 pour cent

* La réduction du taux d'imposition des tranches supérieures de 39,6 pour cent à 35 pour cent

* L'abolition de la surtaxe de 3,8 pour cent sur les gains en capitaux pour Obamacare

Beaucoup de ces mesures aideront le président Trump personnellement, particulièrement l'abolition de l'AMT. D'après ses déclarations de revenus partielles divulguées en 2005, il a déboursé 38 millions $ en impôts sur le revenu cette année, au lieu de 5 millions $, à cause de l'AMT. Il retient également une grande part de son revenu de l'investissement immobilier sous la forme de «dépenses personnelles» pour lesquelles le taux serait moins de la moitié.

L'abolition de l'impôt successoral, qui s'applique actuellement seulement aux fortunes de 5 millions $ ou plus, permettrait à Trump de transférer ses milliards à ses cinq enfants sans qu'ils payent un sou. La même chose s'applique à Cohn (valeur nette de 610 millions $) et Mnuchin (valeur nette de 500 millions $).

L'aubaine d'impôts pour les entreprises américaines est encore plus importante que pour les individus riches. La plus importante réduction d'impôts est celle de l'impôt sur les sociétés qui passe d'un taux de 35 à 15 pour cent, au coût estimé de 2400 milliards $ sur les dix prochaines années. En 2018, cet acte réduirait l'impôt des entreprises de 340 milliards $ à 125 milliards $, un versement direct de 215 milliards $ dans leurs coffres. Le gros de cet argent serait transféré aux actionnaires riches à travers le rachat d'actions et les dividendes.

En plus de cela, les modifications proposées dans l'imposition des multinationales basées aux États-Unis à travers l'établissement d'un système d'impôts «territorial», dans lequel seul le revenu obtenu à l'intérieur des États-Unis serait visé par l'impôt sur les sociétés. Étant donné que les sociétés sont capables de manipuler les flux des revenus, il y aurait un nouvel incitatif pour déclarer le revenu dans des paradis fiscaux plutôt qu'aux États-Unis et ainsi échapper totalement à l'impôt.

Tout ceci serait combiné à un incitatif unique pour les entreprises à rapatrier les profits retenus dans des comptes à l'étranger. Le taux auquel ces profits seraient imposés serait aussi bas que 5 pour cent, un immense cadeau pour quelques sociétés, incluant Apple et General Electric, qui détiennent des billions de dollars à l'étranger.

Il est prévisible que les réductions d'impôts reçoivent l'appui de nombreux démocrates du Congrès, qui s'opposeront en rhétorique au taux de 15 pour cent pour les revenus des entreprises, mais proposeront une réduction à 18 ou 20 pour cent comme étant un «compromis» acceptable forcé par Trump contre leur résistance supposément déterminée.

L'administration Obama avait précédemment proposé une réduction du taux d'imposition sur les sociétés de 35 à 28 pour cent, et 25 pour cent pour les fabricants – un avantage de «seulement» 100 milliards de dollars par année – tandis que le dirigeant de la minorité du Sénat Charles Schumer est l'auteur d'un plan bipartite pour donner des «incitatifs» au rapatriement des profits à l'étranger à travers un congé fiscal pour les sociétés impliquées.

En prévision de l'annonce de mercredi, Schumer a adopté une posture d'opposition, déclarant sur le plancher du Sénat: «Ceci n'est pas une réforme fiscale... Ce n'est qu'un cadeau fiscal pour les très, très riches qui va faire exploser le déficit.»

La dernière phrase est la plus importante. L'opposition des démocrates, et de certains républicains, sera concentrée sur l'impact fiscal des réductions d'impôts. Dans la mesure où les réductions d'impôts seront mises en œuvre – et il est presque certain qu'elles soient adoptées sous une forme quelconque –, il y aura des demandes bipartites pour que le cadeau fiscal pour les riches soit «payé» à travers des réductions dans les dépenses. Ces réductions ne seront pas appliquées au budget gargantuesque du Pentagone, qui lui sera augmenté, mais plutôt aux prestations comme la sécurité sociale, Medicare et Medicaid, soit les programmes sociaux les plus coûteux.

Cette perspective a été formulée par le Washington Post dans un éditorial publié à la veille de la publication du plan fiscal, se plaignant de l'effet des réductions fiscales sur le déficit fédéral sans mentionner la question de l'inégalité sociale et le pillage du pays au service des riches. L'éditorial concluait: «Pendant huit ans, les républicains ont attaqué le président Barack Obama sans pitié pour avoir négligé le déficit fédéral. Feront-ils maintenant demi-tour pour approuver des baisses d'impôt qui feront exploser le budget?»

Le plan fiscal présenté mercredi inclut plusieurs autres clauses qui affecteront les contribuables au revenu intermédiaire, positivement et négativement. Le résultat net ne peut pas être calculé parce que trop de détails demeurent indéterminés.

Cohn a dit que la Maison-Blanche proposait de doubler la déduction d'impôt standard en la faisant passer à 24.000 $ pour un couple marié. Ceci serait contrebalancé par l'élimination de déductions d'impôt pour l'assurance médicale fournie par l'employeur et pour le payement de taxes d'État et municipales.

Les travailleurs à bas revenu n'ont rien à gagner du standard accru des déductions, puisqu'ils payent généralement peu ou aucun impôt sur le revenu et sont beaucoup plus affectés par les impôts sur les salaires pour Medicare et la sécurité sociale, qui demeureraient intactes sous le plan de Trump.

Cohn et Mnuchin ont décrit le plan fiscal mercredi comme une «première offre», préparatoire aux longues négociations entre la Maison-Blanche et le Congrès. Il y a deux voies législatives possibles: une entente bipartite, qui nécessiterait l'appui d'au moins huit démocrates du Sénat afin de surmonter toute obstruction, ou l'adoption à travers une procédure désignée de «réconciliation», qui ne nécessite qu'une simple majorité, mais limite la durée des baisses d'impôt à une période de dix ans.

(Article paru en anglais le 27 avril 2017)

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Comment appliquer des politiques antipopulaires d’austérité

Dans un document destiné aux gouvernants, Christian Morrisson, fonctionnaire de l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) - voir encadré - prodigue, en 1996, ses recommandations |1 |. C'est effarant. Le texte de Christian Morrisson se passe de longs commentaires. En voici des extraits (les intertitres sont de la rédaction). À la lecture, on se rend compte que ces recommandations sont effectivement appliquées à l'échelle de l'ensemble de la planète avec le soutien des grandes institutions internationales comme l'OCDE, le FMI, la Banque mondiale, la Banque centrale européenne, et la plupart des gouvernements.
Comment appliquer des politiques antipopulaires d'austérité
Tout d'abord, des précisions sur le but du rapport intitulé La faisabilité politique de l'ajustement (Morrisson, 1996) : « Le Centre de Développement s'efforce d'identifier et d'analyser les problèmes qui vont se poser à moyen terme aussi bien pour les pays membres de l'OCDE que les pays non membres, et d'en dégager des lignes d'action pour faciliter l'élaboration de politiques adéquates. Cette série des Cahiers de politique économique présente les résultats des travaux de recherche du Centre et est destinée plus particulièrement aux responsables politiques et aux décideurs concernés par les recommandations qui y sont faites.

Les politiques de stabilisation économique et d'ajustement peuvent provoquer des troubles sociaux, voire mettre en péril la stabilité des pays. Dans ce Cahier de politique économique sont analysées les conséquences politiques de tels programmes. Il ressort de cinq études de cas approfondies et de deux échantillons importants de pays, en Amérique latine et en Afrique, que les coûts politiques en termes de grèves, de manifestations ou d'émeutes sont très différents d'une mesure de stabilisation à l'autre. Ces recherches ont permis de définir et de préciser les caractéristiques d'un programme de stabilisation politiquement optimal qui, pour un même résultat, minimise les risques politiques. » (Morrisson, 1996, p. 3)

« La distinction entre la stabilisation et l'ajustement structurel est politiquement importante. En effet, le programme de stabilisation a un caractère d'urgence et comporte nécessairement beaucoup de mesures impopulaires puisque l'on réduit brutalement les revenus et les consommations des ménages en diminuant les salaires des fonctionnaires, les subventions ou l'emploi dans le bâtiment. En revanche, les mesures d'ajustement structurel peuvent être étalées sur de nombreuses années et chaque mesure fait en même temps des gagnants et des perdants, de telle sorte que le gouvernement peut s'appuyer facilement sur une coalition de bénéficiaires pour défendre sa politique. » (ibidem, p. 5)

« En cas d'ajustement, un gouvernement peut compenser la baisse de popularité due aux réductions de dépenses par la répression en cas de troubles, mais elle entraîne de nombreux coûts (dépendance accrue à l'égard de l'armée ou réactions négatives à l'étranger). (ibidem, p. 9)

Qu'est-ce que l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE)
Extraits du site officiel de l'OCDE
L'OCDE est née en 1960 lorsque 18 pays européens, les États-Unis et le Canada ont uni leurs forces pour fonder une organisation vouée au développement économique.
Aujourd'hui, l'OCDE compte 35 pays Membres à travers le monde, de l'Amérique du Nord et du Sud à l'Europe et l'Asie-Pacifique. En font partie beaucoup des pays les plus avancés, mais aussi des pays émergents comme le Mexique, le Chili et la Turquie.
Nous travaillons également étroitement avec des économies émergentes telles que la République populaire de Chine, l'Inde et le Brésil, ainsi que des économies en développement d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine et des Caraïbes. Ensemble, nous œuvrons toujours au même but : bâtir un monde plus fort, plus sain et plus juste.
La mission de l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) est de promouvoir les politiques qui amélioreront le bien-être économique et social partout dans le monde.
L'OCDE offre aux gouvernements un forum où ils peuvent conjuguer leurs efforts, partager leurs expériences et chercher des solutions à des problèmes communs. Nous travaillons avec les gouvernements afin de comprendre quel est le moteur du changement économique, social et environnemental. Nous mesurons la productivité et les flux mondiaux d'échanges et d'investissement. Nous analysons et comparons les données afin de prédire les tendances à venir. Nous établissons des normes internationales dans un grand nombre de domaines, de l'agriculture à la fiscalité en passant par la sécurité des produits chimiques.
Nous examinons également les questions qui affectent directement la vie des gens, comme le coût des impôts et de la sécurité sociale ou le temps libre dont ils disposent. Nous comparons la façon dont les systèmes éducatifs préparent les jeunes à la vie moderne et la façon dont les systèmes de retraite protégeront les citoyens plus âgés.
En nous appuyant sur les faits et l'expérience concrète, nous recommandons des politiques dont le but est d'améliorer la vie de tous. Nous travaillons avec les entreprises, à travers le Comité consultatif économique et industriel auprès de l'OCDE (BIAC), et les syndicats, à travers la Commission syndicale consultative auprès de l'OCDE (TUAC). Nous consultons d'autres organisations de la société civile, notamment en organisant chaque année le Forum de l'OCDE. Tous nos travaux ont pour point commun un engagement partagé en faveur du développement durable, de l'emploi et des échanges, reposant sur la coopération internationale et visant le bien-être de tous. Chemin faisant, nous nous efforçons aussi de rendre la vie plus dure aux terroristes, aux fraudeurs fiscaux, aux entrepreneurs véreux et à tous ceux qui sapent les fondements d'une société juste et ouverte.'
Source : oecd.org et oecd.org

Timing

" On observe, avec un décalage de trois à six mois, un lien étroit entre l'annonce des mesures de stabilisation et les troubles, les grèves ou les manifestations. Ce décalage est intéressant car il prouve que, contrairement à l'hypothèse d'anticipations rationnelles, les réactions politiques ont lieu au moment de l'application des mesures plutôt qu'à leur annonce. " (ibidem, p. 10)

Hassan II, un exemple à suivre

" Toutefois, il existe des cas de réussite où un gouvernement parvient à éviter ce risque, comme au Maroc en 1983-1985. Deux éléments expliquent ce succès politique : la prudence (hausses de prix modulée et étalée) et une bonne stratégie de communication (par exemple : le roi a proclamé que l'on devait protéger les pauvres contre l'ajustement sur le thème " oui à l'austérité, non à la paupérisation "). " (ibidem, p. 15)

Le plus facile à imposer

" Une politique monétaire restrictive, des coupures brutales de l'investissement public ou une réduction des dépenses de fonctionnement ne font prendre aucun risque à un gouvernement. Cela ne signifie pas que ces mesures n'ont pas des conséquences économiques ou sociales négatives mais nous raisonnons ici en fonction d'un seul critère : minimiser les risques de troubles. " (ibidem, p. 16)

" Les coupures dans les budgets d'investissement ne suscitent habituellement aucune réaction, même lorsqu'elles sont très sévères : moins 40% au Maroc en trois ans, moins 40% en Côte d'Ivoire en deux ans, moins 66% au Venezuela de 1982 à 1985 et moins 60% aux Philippines en deux ans. " (ibidem, p. 17)

Erreurs à éviter

" Un programme qui toucherait de façon égale tous les groupes (c'est-à-dire qui serait neutre du point de vue social) serait plus difficile à appliquer qu'un programme discriminatoire, faisant supporter l'ajustement à certains groupes et épargnant les autres pour qu'ils soutiennent le gouvernement. " (ibidem, p. 17)

Un pouvoir qui exerce un monopole sur l'exécutif, le législatif et le mouvement syndical : c'est mieux

" En cas d'épreuve, le poids politique exceptionnel d'un chef d'État représente un capital déterminant pour le succès de l'ajustement. Certes, les gouvernements ont toujours de réelles capacités de résistance grâce aux forces de l'ordre. Mais lorsque l'émeute risque de faire vaciller le régime, l'autorité du chef de l'État est un atout très important. Ce fut le cas au Maroc comme en Côte d'Ivoire et au Venezuela : le Président avait cette autorité en 1990 parce que le même parti contrôlait la présidence, le Parlement et le principal syndicat. " (ibidem, p. 18)

Privatiser et licencier massivement : c'est faisable

" Le problème de la réforme des entreprises publiques qu'il s'agisse de restructuration ou de privatisation, s'est posé dans plusieurs pays et il suscite toujours de fortes oppositions parce que l'on remet en question de nombreux intérêts. Toutefois, dans certains cas, les gouvernements parviennent à appliquer des plans de restructuration qui seraient rejetés dans les pays développés. Ainsi, en Bolivie, le Président Paz a pris en 1987 des mesures draconiennes : les deux tiers des salariés de l'entreprise publique chargée de l'extraction de l'étain ont été licenciés parce que cette entreprise était responsable du tiers du déficit public total. Cette décision a entraîné une série de grèves et de manifestations, mais le gouvernement a tenu bon face aux mineurs et il est encore demeuré au pouvoir pendant trois ans. " (ibidem, p. 20)

Utiliser l'alibi que constitue le FMI

" Rappelons que tout ajustement est une opération risquée politiquement. D'un côté, l'opposition va imputer en totalité les coûts de l'ajustement au gouvernement. De l'autre, si le gouvernement, par crainte de l'opposition, attend la crise financière pour ajuster, il aura beaucoup moins de marge de manœuvre, en cas de crise politique. Mais comme il ne peut plus en principe faire de concessions dès lors qu'il a pris des engagements envers le FMI, le gouvernement peut répondre aux opposants que l'accord réalisé avec le FMI s'impose à lui, qu'il le veuille ou non." (ibidem, p. 22) -mis en gras par la rédaction-.

" Le gouvernement peut expliquer que, le FMI imposant par exemple une baisse de 20% de la masse salariale, le seul choix possible est de licencier ou de réduire les salaires et qu'il préfère la seconde solution dans l'intérêt de tous. " (ibidem, p. 29)

Conseils aux gouvernants du Sud et du Nord pour affaiblir le syndicalisme

" Si les salariés des entreprises parapubliques sont bien organisés, ils peuvent s'opposer efficacement à la décision du gouvernement (de privatiser ou de licencier massivement, NDR). Toute politique qui affaiblirait ces corporatismes (à noter que Morrisson utilise le terme " corporatisme " pour désigner manifestement le mouvement syndical, NDR) serait souhaitable : d'un point de vue économique, cela éliminerait des entraves à la croissance et, politiquement, le gouvernement gagnerait une liberté d'action qui peut lui être précieuse en période d'ajustement. On objectera que cette politique soulèvera des résistances mais il vaut mieux que le gouvernement livre ce combat dans une conjoncture économique satisfaisante qu'en cas de crise lorsqu'il est affaibli. Cette politique peut prendre diverses formes : garantie d'un service minimum, formation d'un personnel qualifié complémentaire, privatisation ou division en plusieurs entreprises concurrentes lorsque cela est possible. " (ibidem, p. 23)

Mesures à éviter

" La première précaution à prendre est d'éviter une politique laxiste en période de prospérité car celle-ci crée des droits qu'il est ensuite difficile de remettre en question. "

(ibidem, p. 26)

" Beaucoup d'habitants des bidonvilles ou des quartiers pauvres ressentent un sentiment de frustration et d'exclusion par rapport au reste de la population urbaine. Dès lors le saccage et le pillage des magasins dans les quartiers aisés leur permet d'exprimer ce sentiment. Si une mesure de stabilisation - la coupure des subventions par exemple - entraîne une hausse soudaine des prix des denrées courantes, ces populations vont réagir en manifestant avec violence leur désespoir. En effet, cette mesure réduit brutalement leur niveau de vie déjà très bas et arrivés à ce point, les pauvres n'ont plus rien à perdre. " (ibidem, p. 26)

" Il faut, comme au Maroc en 1983-1984, relever d'abord les prix des produits intermédiaires et non pas ceux des produits de base consommés par les ménages pauvres. Si les prix des produits de base sont augmentés, il faut procéder par hausses modérées (moins de 20%) et étalées dans le temps. " (ibidem, p. 27)

Grève des enseignants : pas dangereux mais...

" La grève des enseignants n'est pas, en tant que telle, une gêne pour le gouvernement mais elle est indirectement dangereuse puisqu'elle libère la jeunesse pour manifester. " (ibidem, p. 29)

Pour baisser les salaires : diviser pour régner

" On peut supprimer des primes dans certaines administrations en suivant une politique discriminatoire pour éviter un front commun de tous les fonctionnaires. Évidemment, il est déconseillé de supprimer les primes versées aux forces de l'ordre dans une conjoncture difficile où l'on peut en avoir besoin. " (ibidem, p. 30)

" Rien n'est plus dangereux politiquement que de prendre des mesures globales pour résoudre un problème macro-économique. Par exemple, si l'on réduit les salaires des fonctionnaires, il faut les baisser dans tel secteur, les bloquer en valeur nominale dans un autre et même, les augmenter dans un secteur clé politiquement. " (ibidem, p. 31)

Mesures faciles à prendre

" On peut recommander de nombreuses mesures qui ne créent aucune difficulté politique. Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l'établissement voisin, de telle sorte que l'on évite un mécontentement général de la population. " (ibidem, p. 30)

Pour un pouvoir fort

" Pour qu'un gouvernement ait la marge de manœuvre nécessaire pour ajuster, il doit être soutenu par un ou deux grands partis majoritaires et non par une coalition de petits partis, ce qui conduit à préférer le scrutin uninominal au scrutin proportionnel pour l'élection du parlement (ou pour le moins à conseiller une combinaison des deux modes de scrutin). D'autres moyens permettent de renforcer l'exécutif comme la possibilité de pouvoirs spéciaux temporaires ou un contrôle ex post par le pouvoir judiciaire, afin d'éviter que des juges puissent bloquer ex ante l'application du programme. Le référendum peut être une arme efficace pour un gouvernement dès lors qu'il en a seul l'initiative. " (ibidem, p. 34)

Comment appliquer des politiques antipopulaires d'austérité
Réflexion 20 ans plus tard

Les extraits du document de l'OCDE et mes commentaires ont été publiés en 1998 dans le chapitre 12 du livre La Bourse ou la Vie. La Finance contre les peuples qui par la suite a été traduit dans 7 langues (anglais, allemand, arabe, espagnol, néerlandais, portugais et en turc). En le republiant en 2017, je n'ai réalisé aucun changement. J'ajoute sans y apporter la moindre modification la suite du chapitre 12. La politique qui y est dénoncée s'est étendue depuis les années 2010 à l'Europe occidentale avec une brutalité phénoménale, en particulier en Grèce.

Approche des effets globaux des politiques du couple FMI/BM

Conséquences sociales des PAS

1. Au niveau de l'enseignement

Les établissements d'éducation se dégradent, certains ferment leurs portes et des enseignants sont licenciés faute de fonds ou sont payés avec des mois de retard. Ce manque de fonds opérationnels est compensé par l'exigence de frais d'inscription, droits levés sur les associations de parents, communautés locales... Ce processus, toutefois, implique la privatisation partielle des services sociaux essentiels et l'exclusion de facto de larges secteurs de la population (particulièrement dans les régions rurales).

Comment appliquer des politiques antipopulaires d'austérité
Les conditions explicites des prêts d'ajustement du secteur social de la Banque mondiale sont le gel du nombre de diplômés dans les écoles de formation d'enseignants et l'augmentation du nombre d'élèves par enseignant. On réduit le budget de l'enseignement. Les enfants ne passent plus qu'une demi-journée à l'école. On crée ainsi les " classes à double flux " : chaque enseignant doit s'occuper de deux classes, une le matin, une autre l'après-midi (N'Diaye, 1995). Il fait donc maintenant le travail de deux enseignants. Les économies réalisées par les licenciements sont orientées vers les créditeurs officiels.

Ces initiatives visant à " l'efficacité des coûts ", toutefois, sont considérées comme insuffisantes : en Afrique subsaharienne, certains bailleurs de fonds ont récemment proposé une formule qui consiste à éliminer le salaire de l'enseignant en lui accordant un petit prêt pour lui permettre de construire sa propre " école privée ".

En conformité avec ce plan, le ministère de l'Éducation reste cependant responsable du niveau de " qualité " de l'enseignement.

En Afrique, les taux d'inscription dans les écoles primaires avaient fait un bond en avant entre 1965 et 1980 et étaient passés de 41% à 79% mais en 1988, ils étaient retombés à 67% (PNUD, 1992, p. 43).

En Zambie, entre 1990 et 1993, le gouvernement a dépensé 37 millions de dollars pour l'enseignement primaire tandis qu'il remboursait 1,3 milliard de dollars en service de la dette. Autrement dit, pour un dollar investi dans le primaire, le gouvernement en envoie trente-cinq à l'extérieur pour rembourser la dette. En 1995, le gouvernement dépensait six fois moins pour l'éducation primaire par habitant que dix ans auparavant. En fait, 80% des coûts de l'école primaire étaient pris en charge par les familles elles-mêmes.

2. Au niveau de la santé

Les institutions internationales prétendent que les subsides d'État à la santé créent d'indésirables " distorsions du marché " qui " profitent aux riches ". En outre, pour des raisons de plus grande " équité " et de plus grande " efficacité ", elles estiment que l'usager des soins de santé primaire doit payer des droits d'utilisation même s'il fait partie d'une communauté rurale pauvre.

La Banque mondiale estime par ailleurs qu'une dépense de huit dollars par personne et par an est amplement suffisante pour satisfaire aux normes acceptables des services cliniques.

C'est l'effondrement général des soins curatifs et préventifs : l'équipement médical fait défaut, les conditions de travail sont désastreuses, le personnel est mal (ou pas) payé. Les établissements publics de santé en Afrique subsaharienne, dans certains pays d'Amérique latine et d'Asie, sont en fait devenus des foyers de maladie et d'infection. En effet, le manque d'allocations et de fonds pour les équipements médicaux (incluant les seringues et les pansements) autant que les augmentations de prix (recommandées par la Banque mondiale) de l'électricité, de l'eau et des carburants (nécessaires pour la stérilisation par exemple) augmentent la probabilité d'infections (y compris du sida).

Il résulte de ces mesures drastiques d'austérité une polarisation sociale accrue dans le système de délivrance des soins, une réduction de la politique sanitaire et une augmentation du pourcentage déjà très élevé de la population sans accès à la santé, une résurgence de maladies contagieuses qui avaient parfois été éradiquées (cette résurgence est également due à la diminution des dépenses publiques en termes de prévention : système des égouts, distribution d'eau potable, programmes de vaccination...).

Le taux de mortalité infantile (TMI) est un indicateur très sensible du bien-être d'une nation. L'application des plans d'ajustement structurel aux pays africains a complètement inversé les gains péniblement obtenus par ces pays en quinze ans. Le TMI, qui avait commencé à décroître dans de nombreux pays africains, s'est accru d'un facteur 4, une augmentation atteignant 54% entre 1980 et 1985, dans sept pays africains. L'exemple le plus frappant est celui du Mali où le TMI avait baissé de 23% de 1960 à 1980 et a augmenté de 26,5% de 1980 à 1985. Les chiffres du taux de mortalité infantile de Madagascar ne sont pas communiqués pour l'année 1965 mais le TMI est de 71 en 1980 et de 109 en 1985, soit une augmentation pour la période 1980-1985 de 53%.

L'alimentation et la sécurité alimentaire sont deux facteurs déterminants pour la santé. Une étude réalisée par l'Unicef dans dix pays sur les effets de l'ajustement sur la santé, a conclu que l'état nutritionnel des enfants avait chuté dans huit des pays étudiés. Entre 1980 et 1984, en pleine application des PAS en Zambie, les décès par carence alimentaire ont augmenté de 2 à 6% parmi les enfants âgés de 0 à 11 mois et de 38 à 62% pour les enfants de 1 à 14 ans.

Toujours en Zambie, en 1995, le gouvernement dépensait 30% de moins en budget de la santé que dix ans auparavant. Conséquence : la mortalité infantile a augmenté de 20% en dix ans.

Le FMI et la Banque mondiale prônent la prise en charge des soins de santé par tous les utilisateurs : au Mozambique, le nombre de consultations à l'hôpital de Maputo a chuté de 24% entre 1986 et 1987. En Malaisie, 40% de la population n'ont pas accès aux soins de santé privés (K. Balasubramaniam, Third World Resurgence, avril 96).

Au niveau de la santé maternelle, les chiffres d'utilisation de la maternité pour les accouchements au Nigeria indiquent une chute de 6 535 en 1983 (début d'application du PAS), à 4 377 en 1985 puis à 2 991 en 1988 (Bruno Dujardin, Institut de Médecine Tropicale d'Anvers).

L'extension de la pandémie du sida, la recrudescence de la malaria et de la tuberculose sont à mettre directement en relation avec les politiques d'ajustement structurel. C'est un comble que la Banque mondiale se soit vu confier la gestion financière du Fonds global pour la santé, créé par l'ONU en mai 2001 et fortement médiatisé à l'occasion du sommet du G7 tenu à Gênes en juillet 2001. Ce Fonds global pour la santé a pour tâche de contribuer de manière prioritaire à la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose.

Coûts sociaux présentés comme des effets latéraux

Au niveau macro-économique, ces mesures concernant la santé et l'éducation conduisent à une dégradation des conditions de vie des populations des pays endettés.

Le Rapport du PNUD 1992, indique que " du fait de la crise économique des années 80 et des programmes d'ajustement structurel adoptés en conséquence, les dépenses sociales d'un grand nombre de pays lourdement endettés ont été fortement réduites, ce qui a eu une incidence directe sur la vie des populations, la mortalité infantile, la scolarisation et la nutrition " (PNUD, 1992, p. 74).

Selon l'idéologie du FMI et de la Banque mondiale, toutefois, les " coûts sociaux " du programme d'ajustement structurel sont quelque chose de " séparé " : les " effets latéraux indésirables " ne sont pas à imputer au modèle économique. Ils appartiennent à un " secteur séparé " : le secteur social. Les coûts sociaux sont, selon le FMI et la Banque mondiale, compensés par les " bénéfices économiques " de la stabilisation macro-économique. Les coûts sociaux relèveraient du court terme tandis que les bénéfices économiques relèvent du long terme.

Effets économiques des politiques d'ajustement

La production pour le marché intérieur est fortement déprimée par la compression des salaires réels, par la libéralisation des importations combinée aux mesures de taxation et aux réformes de prix.

Alors que les mesures du FMI sont en théorie destinées à aider les pays à restructurer leurs économies en vue d'engendrer un surplus de leur balance commerciale, de pouvoir ainsi rembourser la dette et de faire démarrer un processus de reconstruction économique, on constate que c'est exactement l'inverse qui se produit. Le processus d'austérité mine la capacité de redressement et empêche de diminuer le poids de la dette, il permet seulement d'assurer tant bien que mal le paiement du loyer de l'argent. Les mesures du FMI font même augmenter la dette :

les prêts basés sur la nouvelle politique d'ajustement, accordés pour rembourser les anciennes dettes, contribuent à augmenter à la fois le stock de la dette et son service ;

vu la libéralisation du commerce et la destruction de la production intérieure, on accorde des prêts à très court terme pour permettre au pays de continuer à importer des biens à partir du marché mondial ;

la facture globale des importations est augmentée à la suite des mesures de dévaluation ;

toute formation de capital qui ne sert pas directement les intérêts de l'économie d'exportation, est bloquée.

La stabilisation macro-économique et les " Programmes d'ajustement structurel " préconisés par le couple Bm/FMI constituent un puissant instrument de restructuration économique qui affecte le niveau de vie de millions d'individus. Les " Programmes d'ajustement structurel " ont une incidence directe sur le processus d'appauvrissement massif décrit. L'application du " remède économique " du couple FMI/Bm a conduit à la compression du revenu réel et au renforcement de l'économie d'exportation par une main-d'œuvre à bas prix. La même " recette " d'austérité budgétaire, de libéralisation du commerce et de privatisations est appliquée simultanément dans plus de cent pays endettés du Tiers Monde et de l'ex-bloc soviétique.

Effets politiques

La majorité des pays endettés perdent tout ou partie de leur souveraineté politique ainsi que le contrôle des politiques économiques et monétaires ; les Banques centrales et les ministères des Finances sont réorganisés ; certaines institutions étatiques se délitent et une " tutelle économique " est instaurée. Les équipes permanentes et les missions du FMI et de la Bm constituent un " gouvernement parallèle " qui court-circuite les organisations sociales et les parlements nationaux.

Les pays qui ne se conforment pas aux " buts de performance " du FMI sont placés sur une liste noire. C'est le cas aujourd'hui du Soudan. C'était le cas du Nicaragua entre 1979 et 1990.

Le FMI exige le renforcement des organes de sécurité intérieure (voir le cas de l'Algérie) : la répression politique - avec la collusion des élites du Tiers Monde - apporte son appui à un processus parallèle de répression économique. Le profond désespoir d'une population appauvrie par l'économie de marché engendre des émeutes contre les " Programmes d'ajustement structurel " et des soulèvements populaires qui sont réprimés brutalement.

L'ajustement structurel est une des principales formes contemporaines de contrainte économique exercées par les Etats du Centre à l'égard des pays de la Périphérie. L'impact social de l'ajustement structurel, appliqué - rappelons-le - simultanément à plus de cent pays, est dévastateur étant donné qu'il affecte les moyens d'existence de quatre milliards d'individus (Chossudovsky, 1994 et 1997).

L'application du programme d'ajustement structurel dans un grand nombre de pays débiteurs favorise l' " internationalisation " de la politique macro-économique sous le contrôle direct du FMI et de la Banque mondiale agissant en fonction de puissants intérêts financiers et politiques (les Clubs de Paris et de Londres, le G7, le cercle étroit des principales transnationales). Cette nouvelle forme de domination politique et économique - une forme de colonialisme de marché - opprime les peuples et les gouvernements au moyen de l'interaction impersonnelle (et la manipulation délibérée) des forces du marché. La bureaucratie internationale basée à Washington est chargée de l'exécution d'un projet économique global qui affecte les moyens d'existence de plus de 80 % de la population mondiale.

À aucun moment de l'histoire, le marché " libre " - par les processus macro-économiques agissant au niveau mondial - n'a joué un rôle aussi important en influençant la destinée de nations " souveraines ".

La restructuration de l'économie mondiale sous la direction des institutions financières de Washington dénie de plus en plus aux pays du Tiers Monde la possibilité de développer une économie nationale : l'internationalisation de la politique économique transforme les pays en territoire économiquement ouverts et les économies nationales en " réserves " de main-d'œuvre bon marché et de ressources naturelles.

Unification des prix et cloisonnement du marché du travail

Alors qu'il y a d'appréciables variations dans les niveaux de vie entre le Nord et le Sud, la dévaluation des monnaies nationales (voir plus haut) combinée avec la libéralisation du commerce et la dérégulation des marchés intérieurs (par le programme d'ajustement structurel) conduit à la dollarisation des prix intérieurs. De plus en plus, les prix intérieurs de la nourriture de base rejoignent les prix du marché mondial.

Ce nouvel ordre économique mondial, basé sur l'internationalisation des prix des marchandises et un marché mondial complètement intégré, fonctionne de plus en plus avec des cloisons étanches entre deux " marchés du travail " distincts. En d'autre termes, ce système global de marché est caractérisé par une dualité dans la structure des salaires et du coût du travail entre les pays périphériques et les pays du Centre. Alors que les prix sont unifiés et alignés sur les prix mondiaux, les salaires (et le coût du travail) dans le Tiers Monde et dans l'ex-bloc soviétique sont en moyenne cinq à vingt fois plus bas que ceux de l'OCDE. En plus, depuis la fermeture des frontières des États-Unis et de l'Europe occidentale, la main d'œuvre du Sud ne peut plus circuler librement pour aller louer sa force de travail dans les pays du Nord. Cela renforce les cloisons étanches qui séparent les marchés du travail.

Diminuer le rôle de l'État et supprimer tout projet national auto-centré

La BM insiste avec force sur l'enjeu humain de la réduction du rôle de l'État : " Sur les 2,5 milliards de travailleurs que compte le monde, 1,4 milliard vivent dans des pays confrontés à la difficile tâche de sortir définitivement d'un système d'interventionnisme d'État, de protectionnisme outrancier ou de planification centralisée (...) " (BM, 1995, p. 7).

" En Afrique subsaharienne, en Amérique latine et en Asie du Sud, la plupart des pays ont poursuivi, à des degrés divers, des formes de développement auto-centré qui protégeaient certaines industries et défavorisaient l'agriculture. Ces stratégies ont profité à un nombre limité de privilégiés (détenteurs de capitaux et travailleurs employés dans le secteur protégé). Les privilèges étaient souvent défendus au moyen d'interventions de type institutionnel (interdiction de licencier en Amérique latine ou maintien de postes en surnombre dans l'emploi public en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud) au lieu d'être justifiés par une augmentation de la demande de main-d'œuvre ou une amélioration de la productivité " (BM, 1995, p. 16).

" Il n'y a rien de mieux pour la croissance et l'amélioration du niveau de vie des travailleurs qu'un développement par le marché qui encourage les entreprises et les travailleurs à investir en capital physique, en techniques nouvelles et en formation. Les tentatives des pays qui avaient pensé pouvoir aider les travailleurs par une politique d'investissement qui favorisaient l'industrie au détriment de l'agriculture, en protégeant de la concurrence internationale les emplois d'un petit nombre de travailleurs favorisés du secteur industriel, en décrétant des augmentations de salaires ou en créant des emplois superflus dans le secteur public, ont fini par échouer (aussi bien en Amérique latine que dans l'ex-Union soviétique ou ailleurs) " (BM,1995, p. 3).

Plusieurs éléments sont à retirer de ces déclarations de la BM.

Premièrement, il y a un tour de passe-passe utilisé systématiquement pour présenter les travailleurs ayant un emploi dans le secteur formel comme étant des privilégiés au même titre que les détenteurs de capitaux. Dans le monde tel qu'envisagé par la BM, il n'y a pas d'opposition de classes entre capitalistes, d'un côté, et travailleurs (qu'ils soient paysans, ouvriers d'usine, travailleurs de l'éducation ou de la santé, chômeurs), de l'autre côté. Selon la BM, la véritable opposition passe entre les privilégiés (travailleurs du secteur protégé, patrons du secteur étatique ou patrons privés protégés par l'État), d'une part, et les pauvres (sans-emplois, travailleurs du secteur informel), d'autre part.

Deuxièmement, l'État a joué un rôle néfaste dans la plupart des économies du Sud ou de l'Est, il faut donc réduire son rôle.

Troisièmement, les tentatives de mener un développement autonome ont toutes échoué.

Quatrièmement, on sent que les auteurs du rapport jubilent à l'idée que se sont ouvertes d'immenses possibilités pour les politiques néo-libérales dans des régions aussi différentes que l'Amérique latine, l'Afrique, l'Asie du Sud ou l'ex-Union soviétique. La jubilation prend même une forme brutalement revancharde dans le passage suivant consacré aux pays de l'ex-bloc soviétique : " Se considérant comme les champions du monde du travail, ils assuraient à leurs travailleurs des salaires périodiquement relevés et une protection sociale du berceau à la tombe - et ne voyaient donc pas la nécessité de syndicats libres et indépendants " (BM,1995, p. 16). Faut-il souligner que la BM ne mentionne l'absence de syndicats libres que par pure démagogie, elle qui a soutenu (et soutient encore) tant de dictatures que ce soit au Chili sous Pinochet ou en Roumanie sous Ceaucescu pour ne prendre que deux exemples ?

Manifestement, pour la BM, l'important est donc d'en finir avec l'interventionnisme de l'État, les tentatives de développement auto-centré et de planification.

Or, en règle générale, là où des pays de la Périphérie ont enregistré des succès, c'est notamment en s'appuyant sur un rôle très actif de l'État. C'est particulièrement le cas pour des pays considérés, il y a peu encore, comme des modèles de réussite (la Corée du Sud, Taïwan, la Malaisie, la Thaïlande, le Brésil, le Mexique). L'État qu'il ait été dirigé par des bourgeoisies nationales, par des éléments de la petite-bourgeoisie ou par la bureaucratie dictatoriale des pays dudit camp socialiste, a joué un rôle clé pour amorcer un développement réel même s'il était déformé. Le " surdéveloppement " de l'État dans les pays de la Périphérie (sans y inclure les pays de l'Est) répond à la faiblesse de la classe capitaliste locale. L'Etat a constitué les béquilles d'une bourgeoisie relativement faible parce que sortant de l'exploitation coloniale.

La BM en voulant réduire l'État dans la Périphérie a pour objectif d'augmenter la dépendance de ces pays à l'égard du grand capital du Centre.

Pour ceux et celles qui veulent opposer une riposte progressiste à cette stratégie, il faut essayer d'éviter plusieurs écueils. Le premier serait de prendre la défense de l'État comme si son contenu social était neutre et son rôle largement positif. L'État dans les pays capitalistes du Sud est l'instrument de domination aux mains des classes exploiteuses locales. Cet État organise la répression des mouvements populaires et garantit à la classe capitaliste de pouvoir faire du profit le plus tranquillement possible. Il faut éviter de laisser aux néo-libéraux le monopole de la critique de l'État.

De ce point de vue, il n'y a pas eu que Karl Marx pour dénoncer le caractère exploiteur de l'État capitaliste. L'économiste classique Adam Smith ne disait-il pas lui-même : " Le gouvernement civil, s'il a été institué pour assurer la sécurité de la propriété, est en réalité institué pour la défense du riche contre le pauvre, ou pour la défense de ceux qui ont une propriété contre ceux qui n'en ont aucune " (Smith, p. 674 de l'édition en anglais). La BM et les néo-libéraux pourraient à la limite reprendre à leur compte la phrase d'Adam Smith à condition d'en supprimer la dernière partie. En effet, selon leur discours démagogique, le riche est le travailleur du secteur étatique et il se sert de l'État pour exploiter le pauvre. Mais ce que la BM et les néo-libéraux ne peuvent que rejeter comme une hérésie communiste, c'est le passage qui dit en substance que l'État a été institué pour défendre la propriété privée du riche contre ceux qui n'en ont pas.

Il faut donc combattre, à juste titre, l'État et le remplacer. Le renversement de l'État capitaliste passe par une authentique révolution émancipatrice et celle-ci doit aboutir également au dépérissement des nouvelles structures étatiques qui devront être mises en place pendant une période transitoire. L'objectif est donc bien le dépérissement de l'État et ce, évidemment pas pour laisser libre cours aux forces du marché mais pour remplacer la dictature de classe par une association libre des travailleurs.

Il faut se poser la question suivante : quand la BM et les néo-libéraux prennent pour cible l'État, que veulent-ils attaquer en réalité si ce n'est le système de sécurité sociale financé (partiellement) par la fiscalité, l'extension trop grande à leurs yeux des systèmes publics d'éducation et de santé, les législations qui protègent tant bien que mal le travailleur contre le licenciement abusif...

Ce que les néo-libéraux prennent pour cible, ce sont d'abord les parcelles de démocratie et de solidarité collective qui existent dans l'État ou dont l'existence est garantie par l'État. Et d'où proviennent ces parcelles de démocratie et de solidarité collective, sinon d'un mélange de conquêtes sociales arrachées au prix fort par les opprimés et de concessions faites par les possédants pour maintenir la paix sociale. Ces parcelles-là, il nous faut les protéger et les développer.

La BM s'attaque à d'autres prérogatives de l'État : elle voudrait que soient supprimées là où elles subsistent encore les législations visant à protéger le marché intérieur des pays du Sud ; elle voudrait supprimer le contrôle qu'exercent encore des États du Sud sur leurs industries stratégiques, sur leurs ressources naturelles. Pour la BM, tout cela devrait être supprimé pour permettre la circulation totalement libre des capitaux, ce qui ne peut que renforcer la suprématie des transnationales et des économies des pays du Nord.

Il faut à ce niveau là aussi éviter l'écueil d'abonder dans le sens de la BM. Il y a en effet un risque de succomber au discours de la BM en imaginant que l'abandon par l'État du contrôle sur des entreprises pourrait diminuer la corruption, augmenter l'efficacité des entreprises, réduire le poids de la bureaucratie corrompue occupant l'État. Ce serait tomber de Charybde en Scylla : la corruption et l'inefficacité de la gestion capitaliste privée ne sont plus à prouver.

Il faudrait plutôt exercer un contrôle strict sur la gestion des pouvoirs publics. Cela implique une dynamisation des mouvements sociaux ainsi que des réformes politiques et juridiques profondes.

Les paragraphes qui précèdent constituaient la fin du chapitre 12.

Le livre La Bourse ou la Vie se terminait par le texte suivant : Certes, s'il fallait faire la liste des échecs des mouvements sociaux dans les dernières années, l'addition serait lourde. Mais l'histoire des luttes émancipatrices ne passe pas par une simple comptabilité des échecs et des victoires.

La crise que traversent les mouvements sociaux sous leurs différentes formes peut-elle déboucher sur un nouveau cycle d'accumulation positive d'expériences et de conscience ? Les événements des dernières années poussent vers un optimisme prudent et convainquent que l'attentisme, l'attitude de spectateur n'est plus de mise.

Une minorité de décideurs s'acharne à exproprier la personne humaine de ses droits fondamentaux pour la réduire à une " ressource ", la société pour la remplacer par le marché, le travail pour restreindre son sens de création de valeur à une marchandise, le social pour prôner l'individualisme, le politique pour confier au capital et à sa course au profit immédiat la tâche de fixer les priorités, la culture pour la transformer en mode de vie " standard ", la cité pour en faire le lieu de la non-appartenance. Face à cette expropriation, il est temps pour les millions de personnes et dizaines de milliers d'organisations qui luttent d'apprendre à vivre ensemble en reconnaissant la réelle complémentarité de leurs projets, d'organiser et d'affirmer la mondialisation des forces de (re)construction de notre devenir ensemble, de diffuser la narration solidaire de ce monde. Il est temps de mettre hors des lois du marché le bien commun patrimoine de l'humanité.

Il est temps.

Lors de la réédition du livre en 2004, l'encadré final consacré au CADTM était rédigé de la manière suivante

Exemple d'une convergence : le Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde (le CADTM, basé en Belgique)

Impressionnées par l'exemple de la riposte française en juillet 1989, certaines personnes demandèrent à l'écrivain Gilles Perrault, un des porte-parole du mouvement " ça suffat comme ci ", d'expliquer le sens de l'Appel de La Bastille |2 | et de la mobilisation française pour l'annulation immédiate et inconditionnelle de la dette du Tiers Monde. En Belgique, c'était une époque de reflux : les comités de solidarité vivotaient, les mouvements interprofessionnels marquaient le pas, chaque secteur était marqué par des défaites partielles. Le succès de la conférence de Gilles Perrault à Bruxelles suivie d'une seconde en février 1990 fut indéniable et permit de découvrir une volonté unanime d'impulser en Belgique un travail sur cette question qui pouvait paraître, à première vue, très éloignée des préoccupations de chacun.

Dès le départ, le CADTM fut pluraliste, non seulement au niveau des opinions politiques qui s'y côtoyaient (socialiste, chrétienne, écologique, révolutionnaire), mais aussi au niveau des structures (individus, sections syndicales, ONG, partis politiques, associations diverses), et c'est certainement un élément clé de sa vigueur.

Ce caractère pluraliste a été déterminant pour constituer le cadre unitaire de toutes les initiatives (contacts et collaborations avec les autres associations, rédaction de manifestes et de pétitions, publications, élaboration de fichiers, manifestations publiques...).

La phase d'analyse de la problématique de l'endettement a aussi, dès le début, été accompagnée d'événements publics qui devaient ouvrir la phase de " mobilisation ". Il n'a jamais été question pour les membres du CADTM d'être seulement un bureau d'étude et de recherche. D'autres organismes se spécialisent dans ce domaine avec lesquels le CADTM peut agir en complémentarité. Dès 1990, les campagnes du CADTM ont été portées par un public qui s'élargissait à chaque initiative. Les noms des campagnes parlent d'eux-mêmes : " Dette du Tiers Monde : bombe à retardement " (1990), " Dette du Tiers Monde au temps du choléra " (1991), "Quand 40.000 enfants meurent chaque jour, il n'y a pas une minute à perdre "(1992-1993), "Dette du Tiers Monde : nécessaire solidarité entre les peuples" (1994-1997), "Du Nord au Sud : l'endettement dans tous ses Etats" (1997-1998), « Des Ressources pour des Alternatives en faveur des citoyens et du développement » (1999-2000) et la campagne en cours " Abolir la dette pour libérer le développement " (2000-2004).

Le CADTM travaille aussi comme un collectif d'élaboration. Il a participé à de nombreux comités de rédaction de plates-formes et de déclarations sur le plan international. A Madrid en 1994, à Copenhague et à Bruxelles en 1995, au Chiapas et à Manille en 1996, à l'Île Maurice et à Caracas en 1997, à Saint Denis en 1999, à Bangkok, Genève et Dakar en 2000, à Porto Alegre en 2001-2002-2003, à Genève en 2003, pour prendre certains moments forts ; il a pu contribuer à enrichir l'analyse produite en différents endroits de la planète. Ces exercices de démocratie et de structuration sont des éléments clé pour rompre le sentiment d'isolement et avancer dans la construction d'un projet commun.

Une spécificité du CADTM a été d'être d'emblée international et internationaliste. International, cela va de soi quand on aborde une telle problématique. Toutefois, dans sa ligne de conduite, il s'attachait à renouer avec un mouvement anti-impérialiste, un nouvel internationalisme qui, s'il battait un peu de l'aile dans cette période, semblait plus urgent que jamais à reconstruire.

Alors que le CADTM se construisait patiemment en Belgique, il s'est ouvert directement aux mouvements qui existaient ailleurs ou qui, comme ATTAC ou Jubilé Sud, étaient en voie de constitution à partir de 1998-1999. Chaque fois que l'occasion s'en présentait, des " acteurs sociaux " d'autres régions du monde étaient invités et le CADTM, lui-même, a répondu aux invitations à l'étranger qui découlaient de ces premiers contacts.

Progressivement, le CADTM est devenu un réseau international avec des membres individuels et des comités locaux dans plusieurs pays d'Europe, d'Afrique et d'Amérique latine (les contacts se développent rapidement en Asie).

Le CADTM s'est ensuite ouvert aux pays de l'ex-bloc soviétique, qui sont directement confrontés, eux aussi, à la problématique de la dette et de l'ajustement et dans lesquels un certain nombre de mouvements cherchent des alternatives originales.

Cette extension internationale n'a pas empêché le CADTM de poursuivre un travail opiniâtre de fourmi au niveau local. Que ce soit un professeur qui lance l'appel, une paroisse, une mosquée, un groupe de chômeurs, un comité de solidarité, un syndicat, le CADTM répond avec toujours en tête les objectifs de la compréhension, de la prise de conscience et de la mobilisation.

A partir de 1997-1998, une vaste campagne internationale s'est développée sur le thème du Jubilé 2000. De très grandes manifestations ont eu lieu : Birmingham en mai 1998 à l'occasion du G8 (chaîne humaine de 70.000 personnes), Cologne en juin 1999 à l'occasion du G8 (35.000 personnes apportant 17 millions de signatures pour l'annulation de la dette des pays pauvres). Une coordination des mouvements qui, dans le Sud, luttent pour l'annulation s'est mise en place à partir de 1999, il s'agit de Jubilé Sud à laquelle les membres du CADTM au Sud participent. La campagne pour l'annulation de la dette a pris progressivement un caractère de masse : en Espagne avec la " consulta " réalisée en mars 2000 par le Réseau Citoyen pour l'Abolition de la Dette Extérieure (plus d'un million de participants), au Brésil avec le référendum réalisé en septembre 2000 par les mouvements sociaux (6 millions de bulletins de vote). Des initiatives continentales et mondiales ont été couronnées de succès (notamment les rencontres à Dakar " Afrique : des résistances aux alternatives " et la " Première consultation Sud-Nord "). Le mouvement n'est pas près de s'arrêter.

A force d'analyser les mécanismes de la dette du Tiers Monde, au fur et à mesure que les acteurs de ces mécanismes et que leurs politiques se précisaient, le CADTM a été amené à élargir le champ de son intervention. Parler des attaques frontales contre le système éducatif, le système de santé, de la privatisation, du chômage, etc. dans le Tiers Monde, n'a pas de sens si on n'est pas capable de détecter dans sa propre région les mêmes politiques à l'œuvre et de les combattre avec autant de détermination même si elles ne s'appliquent pas (encore) avec la férocité employée ailleurs.

Pour pouvoir expliquer la nécessité d'un impôt sur les transactions spéculatives à l'échelle mondiale par exemple, il faut certainement se pencher sur la problématique de l'imposition des grosses fortunes dans son propre pays.

Autre extension du champ d'intervention du CADTM : la lutte menée dorénavant sur le terrain de la justice et du droit. Sont envisagées des poursuites pénales contre le FMI et la Banque mondiale pour complicité avec des régimes dictatoriaux et imposition de politiques contraires aux droits humains. L'ouverture du champ d'intervention du CADTM s'exprime en outre dans son engagement dans des initiatives référendaires de type « consulta » et dans la préparation d'audits citoyens de la dette. Par ailleurs, la prise en compte de la dette écologique élargit la problématique qu'il embrasse.

Et, last but not least, cela signifie que celui qui peut décoder l'injustice de l'endettement du Tiers Monde, a le devoir moral de s'attaquer aux dettes publiques des pays industrialisés. Le système de la dette publique fonctionne aussi dans le Nord comme un mécanisme de transfert de richesses des salariés et petits producteurs vers la classe capitaliste.

Le CADTM, enfin, ne se substitue pas à d'autres activités. Il soutient des mouvements comme ATTAC, Via Campesina, la Marche mondiale des Femmes, Jubilé Sud, les mouvements des sans papiers (ainsi que les collectifs qui les soutiennent ou luttent contre les politiques d'exclusion et les centres fermés), les Marches européennes, le Forum mondial des Alternatives... Il se veut disponible pour soutenir les coordinations qui se créent ponctuellement en réaction à l'actualité.

L'action du CADTM est certes modeste à l'échelle du défi - il faut le préciser d'emblée - mais il indique qu'il est possible d'avancer dans la construction d'un mouvement international qui contribue à la fois à penser la grande transformation mondiale en cours et à répondre par l'action aux problèmes nouveaux qu'elle pose.

Pour tout renseignement complémentaire et tout contact : visitez le site CADTM (en trois langues : français, anglais, espagnol) sur le web : cadtm.org.org

Notes
|1 | Christian Morrisson, La Faisabilité politique de l'ajustement, CENTRE DE DÉVELOPPEMENT DE L'OCDE
CAHIER DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE N° 13, Paris, 1996, disponible sur le site officiel de l'OCDE : oecd.org consulté le 16 avril 2017. Il vaut la peine de souligner qu'en 2017, vingt-un ans après sa publications et malgré les critiques dont elle a été l'objet, l'OCDE maintient cette importante publication à la disposition du public.
|2 |Voir l'Appel de la Bastille pour l'Annulation de la dette du Tiers Monde : cadtm.org.org

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Relations Nord-Sud : cinq siècles d’exploitation et de pillage

La violence est bien entendu omniprésente dans l’histoire de l’humanité, et ce quelles que soient les cultures et les régions du monde. Cela dit, celle-ci va prendre une caractéristique particulière (de par son ampleur et de par sa forme) avec l’imposition au monde par les puissances européennes d’un mode de production assez singulier, le capitalisme. Contrairement à ce que prônent certains idéologues, ce système n’est pas la destinée « naturelle » de toute société humaine. Au contraire, il s’est le plus souvent imposé par la violence et la coercition, notamment par le biais de la colonisation. Aussi, 1492 est souvent présenté comme la date symbolique qui a fait basculer le monde dans un processus de pillage des richesses sans précédent, qui perdure jusqu’à aujourd’hui et sans lequel il est impossible de comprendre la fameuse fracture Nord-Sud.
Relations Nord-Sud : cinq siècles d’exploitation et de pillage
Et l’Europe « découvrit » le monde…

Quand les Européens se mettent en tête de découvrir le monde, leur supériorité économique et technologique est loin d’être acquise. La majorité des chercheurs s’accordent en effet à dire que les niveaux de développement (avec toutes les réserves connotées de ce mot) de l’Europe et d’autres régions sont plus ou moins similaires (royaumes précolombiens, sud-est de la Chine, certaines zones de l’Afrique, etc.) |1| De ce fait, les facteurs ayant encouragé la conquête des autres contrées résultaient davantage du hasard géographique (plus grande proximité entre l’Amérique et l’Europe, absence des chevaux sur les terres du Nouveau Monde, immunité bactériologique des Européens en raison de contacts ancestraux avec le bétail, diffusion des innovations des deux côtés de l’Eurasie, etc. |2|) et politique (le morcellement du territoire européen encourageait la conquête extérieure, les frontières internes étant plus faciles à contrôler, contrairement à la Chine par exemple ; les empires Incas et Aztèques étant très hiérarchisés, la capture des autorités facilitèrent la domination coloniale, etc.). Or, c’est incontestablement la conquête de l’Amérique qui va donner à l’Europe sa supériorité économique plusieurs siècles durant. La découverte et l’exploitation de nouveaux produits alimentaires (sucre, tabac, pommes de terre, etc.) ainsi que le pillage des ressources minérales (or et argent) provenant des contrées découvertes vont constituer des atouts considérables aux puissances maritimes, permettant tantôt d’amorcer un processus d’industrialisation précoce (Angleterre), tantôt à une aristocratie parasitaire d’acquérir des produits de luxe sans commune mesure (Espagne). Bien entendu, la base de ce pillage sera une violence physique considérable, d’abord contre les populations indigènes, ensuite envers les esclaves africains. On voit déjà ici comment deux continents intègrent l’économie mondialisée par la contrainte et la saignée.


Relations Nord-Sud : cinq siècles d’exploitation et de pillage
Les principes capitalistes s’imposent au monde

En fait, les principes qui seront ceux du capitalisme vont permettre aux colonisateurs de justifier l’appropriation des ressources (naturelles et humaines) des nouveaux mondes. À commencer par le concept de propriété privée de la terre, souvent inconnu chez de nombreuses populations qui privilégiaient une approche communautaire de la terre (excepté dans les empires esclavagistes comme les Incas ou les Aztèques). Cette absence de titres officiels sur les terres permit aux Européens de confisquer « légalement » l’ensemble des terres à leurs occupants, expulsés quand ils ne seront tout simplement pas massacrés.

Par ailleurs, et contrairement à l’idéal libéral qui valorise une concurrence saine et parfaite, le capitalisme tel qu’il se déploie depuis des siècles consiste avant tout à contourner les règles de la concurrence pour dégager des profits exceptionnels. C’est ainsi tout naturellement qu’il va parfaitement s’accommoder des grandes découvertes : « Le capitalisme est à la recherche de positions de monopole, obtenues notamment en allongeant le circuit commercial jusqu’à le rendre opaque. Il trouve ainsi sa meilleure incarnation dans le commerce au long cours, pratiqué tout autant par les marchands vénitiens que par les diasporas juives, arabes ou indiennes » |3|. L’ampleur sera évidemment tout à fait inédite avec le commerce transatlantique.

Au-delà de la dimension Nord-Sud, soulignons que, dès le début, ce système va s’imposer par l’expropriation des terres des paysans anglais, notamment par le biais des fameuses enclosures. Ce qui va d’ailleurs être à l’origine d’un autre trait fondamental pour comprendre ce mode de production si particulier, à savoir la création d’un prolétariat obligé de vendre sa force de travail pour subvenir à ses besoins, auparavant satisfaits par une production relativement autonome. Dans les colonies, ce principe va également s’imposer et va contribuer à la création d’un prolétariat indigène, pour le plus grand profit des plantations et/ou exploitations des métropoles. À noter que la fiscalité servira également d’outil destiné à contraindre la population à adopter le rapport d’exploitation salariale, les impôts devant être payés sous forme monétaire, les peuples étant obligés de vendre leur force de travail pour en acquérir |4|. On voit donc que les principes mêmes du capitalisme (propriété privée des terres et des moyens de production, main d’œuvre salariée) ont été utilisés dès le début pour contraindre des millions de personnes à adopter un mode de production imposé de l’extérieur.

Relations Nord-Sud : cinq siècles d’exploitation et de pillage
Une industrialisation inégale

En fait, il faut prendre conscience que ce sont ces principes d’expropriation et de dépossession des moyens de productions de ceux qu’on va appeler les « prolétaires » qui vont permettre ce qu’on va nommer a posteriori « révolution industrielle ». La plupart des paysans n’auraient jamais accepté de travailler dans des usines ou dans des mines insalubres s’ils n’y avaient été contraints par la dépossession de leurs terres.

D’autre part, l’exploitation du nouveau monde est capital à bien des égards pour expliquer l’industrialisation, et ce pour plusieurs raisons. Les terres nouvellement découvertes vont d’abord permettre à l’Angleterre de soulager ses écosystèmes en y envoyant ses populations « excédentaires », de façon à sortir du goulot d’étranglement malthusien. C’est d’ailleurs, selon l’historien Kenneth Pomeranz, l’avantage qu’avait l’Angleterre sur des régions à développement comparable telles que celle du Yangzi en Chine |5|. Bien entendu, et comme déjà évoqué, le pillage des ressources va également contribuer à l’essor industriel. Le journaliste et chercheur américain Charles C. Mann pointe notamment l’importance du caoutchouc à travers les plantations d’hévéas en Amérique du Sud et en Afrique dans l’industrialisation européenne |6|.

Enfin, il faut également noter les entreprises d’appropriation et de destruction des techniques « indigènes ». Pour le grand historien Fernand Braudel, il est ainsi clair que l’Angleterre Victorienne a copié la proto-industrie textile de l’Inde avant de la détruire pour spécialiser le pays dans la production de coton et inonder son empire de sa production. La spécificité des différents degrés d’industrialisation est ainsi que les premiers à y parvenir bénéficient d’un avantage durable sur les autres, notamment en leur imposant des politiques de libre-échange permettant de casser dans l’œuf toute tentative de développement industriel. C’est ce qui explique le fait que la majorité des pays du tiers-monde aient encore une économie majoritairement basée sur l’exportation de matières premières. Soulignons également qu’un des seuls pays non occidentaux ayant connu un processus d’industrialisation précoce est le Japon, notamment du fait d’une relative autonomie vis-à-vis des puissances européennes.

Relations Nord-Sud : cinq siècles d’exploitation et de pillage
La mise en place du système-dette

Contrairement à ce que certains ont coutume de dire, les indépendances ne seront pas synonymes d’une véritable émancipation des anciens colonisés. Dès le début va en effet se mettre en place un système néo-colonial constitué de corruption, de coups d’État et d’endettement au profit des grandes puissances et de leurs multinationales. De l’Amérique latine à l’Asie du sud-est en passant par l’Afrique, de nombreux pays seront ainsi contraints de monnayer leur indépendance politique contre des contrats de préférence privilégiant leur ancienne métropole et/ou un endettement qui va se révéler bien plus efficace et rentable que l’ancienne domination. Les chefs d’État récalcitrants seront purement et simplement renversés, voire assassinés, au profit de personnalités parasitaires bien plus dociles (Pinochet, Mobutu, Suharto, etc.).


Un système contre nature

Ce qui est intéressant de noter également est que cette violence va dès le début s’exercer non seulement contre les populations exploitées mais également contre leur environnement, voire, aujourd’hui, contre la nature dans son ensemble. Ce qu’on nomme ainsi de plus en plus souvent l’anthropocène ne peut se comprendre indépendamment du développement à l’échelle mondiale d’un système exclusivement basé sur le profit et sur les exploitations humaines et naturelles. Ainsi, dès les débuts de l’époque coloniale, on voit s’imposer une agriculture constituée de monocultures désastreuses non seulement pour l’autonomie alimentaire des populations concernées |8|, mais également pour la biodiversité. Ces monocultures seront principalement destinées à satisfaire la demande en produits tropicaux des consommateurs européens (les plus nantis la plupart du temps). Conjointement à l’application à grande échelle de la fameuse théorie des avantages comparatifs de Ricardo, cela va être à l’origine de la situation de spécialisation des pays du tiers-monde, qui perdure jusqu’à aujourd’hui et qui permet encore d’expliquer les millions de kilomètres parcourus chaque année par différents produits.

Par ailleurs, la fin des colonisations et l’imposition du système-dette vont également constituer une attaque contre les écosystèmes des pays du Sud puisque d’une part, les prêts de la Banque mondiale vont régulièrement servir à construire des infrastructures ayant pour but de faciliter la surexploitation de leurs milieux naturels (mines, ports, centrales à charbon, barrages) et d’autre part, les plans d’ajustement structurel vont contraindre les pays endettés à faire pression sur leurs ressources afin d’encaisser des devises pour rembourser leur dette. Ce qui fit d’ailleurs dire au dictateur indonésien Suharto qu’il ne fallait pas se casser la tête pour l’endettement du pays vu que ce dernier avait des forêts pour la rembourser |9|.

Tout ce qui précède permet non seulement de comprendre la situation d’extrême pauvreté dans laquelle subsiste une bonne partie de la population mondiale, mais cela explique également en partie la difficulté de la prise de conscience écologique chez les populations les plus aisées, les externalités |10| de leur surconsommation se faisant sentir bien loin de leur environnement.

Au-delà de ces limites, ce panorama très bref de l’histoire des relations Nord-Sud permet ainsi de comprendre plusieurs choses. A) On ne peut comprendre ce concept indépendamment des rapports de forces capitalistes qui se développent durant cette période. B) Il est fondamental de considérer conjointement l’exploitation des populations ET de la nature. C) On ne peut comprendre ce qu’on nomme la crise écologique sans pointer du doigt la persistance des relations d’exploitation qui se développent et perdurent depuis cinq siècles. Par conséquent, sortir de l’impasse ne pourra se faire sans remettre en cause les logiques de dominations politiques et économiques encore à l’œuvre aujourd’hui.



Source : Les Amis de la Terre Cet article est paru dans la revue annuelle des Amis de la Terre « Pour une économie non-violente ».
Notes

|1| Paul Bairoch, Robert C. Allen, Kenneth Pomeranz, Fernand Braudel, etc..

|2| Pour plus de détails sur les atouts géographiques de l’Europe sur l’Amérique, lire DIAMOND Jared, De l’inégalité parmi les sociétés, Gallimard, Paris, 2000.

|3| COLLECTIF, Dix questions sur le capitalisme aujourd’hui, éditions Sciences Humaines, Paris, 2014, p9.

|4| DAVIS Mike, Génocides tropicaux, La Découverte, Paris, 2006, p224 et 335.

|5| Ainsi que des réserves de charbon situées à proximité des nouveaux centres industriels. Lire à ce sujet POMERANZ Kenneth, Une grande divergence, Albin-Michel, Paris, 2010.

|6| MANN Charles C., 1493, Comment la découverte de l’Amérique a transformé le monde, Albin Michel, Paris, 2013, pp286-293.

|7| DAVIS Mike, Le pire des mondes possibles, La Découverte, Paris, 2010.

|8| Suite à une série de sécheresses consécutives à un épisode El niño, des millions de personnes périront de famines durant le XIXe siècle en raison de cette perte de souveraineté alimentaire. Se référer de nouveau à l’ouvrage DAVIS Mike, Génocides tropicaux, op.cit.

|9| Cité dans BROSWIMMER Franz, Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces, Agone, Marseille, 2010.

|10| Les externalités sont les impacts sociaux et environnementaux qui n’entrent pas dans la comptabilité des processus de production. Parmi ces externalités, soulignons notamment les émissions de CO2, le démantèlement de déchets électroniques, l’épuisement des sols, etc.

Renaud Duterme est enseignant, actif au sein du CADTM Belgique, il est l’auteur de Rwanda, une histoire volée , éditions Tribord, 2013, co-auteur avec Éric De Ruest de La dette cachée de l’économie, Les Liens qui Libèrent, 2014 et auteur de De quoi l’effondrement est-il le nom ?, éditions Utopia, 2016.


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Des Italiens se battent pour protéger leurs oliviers contre un gazoduc géant soutenu par Vinci et la Société générale

À l’extrême sud de la péninsule italienne, une bataille fait rage pour protéger des centaines d’oliviers menacés par le chantier du TAP, un gazoduc géant qui doit relier l’Azerbaïdjan à l’Europe occidentale. Un projet de grande ampleur dans lequel sont impliquées plusieurs géants de l’énergie, et qui paraît en contradiction avec les engagements de l’Europe aussi bien en termes de droits humains que de protection du climat. On y retrouve aussi au premier plan deux multinationales françaises : Vinci, chargée du chantier en Grèce et en Albanie, et la Société générale, seule banque impliquée dans le projet.
Des Italiens se battent pour protéger leurs oliviers contre un gazoduc géant soutenu par Vinci et la Société générale
Il n’y a pas qu’en Amérique du Nord que les gens se rebellent contre la construction d’oléoducs ou de gazoducs géants. Le combat emblématique des Sioux contre le Dakota Access Pipeline (lire notre article), et auparavant celui contre le Keystone XL et des dizaines d’autres, ont leur pendant au Sud de l’Europe, en Grèce, en Albanie et dernièrement en Italie. Fin mars, un bras de fer s’est engagé à l’extrême sud de la péninsule, dans la région des Pouilles, où doit aboutir le gazoduc géant TAP après avoir traversé la mer Adriatique. Des centaines d’Italiens se sont mobilisés pour empêcher le début des travaux et le déracinement de plus de 200 oliviers centenaires à proximité du village de Melendugno. Des affrontements ont eu lieu avec la police. Un tribunal de Rome vient de leur octroyer un répit très provisoire, en ordonnant la suspension du chantier. Sur place, les habitants restent mobilisés et comptent bien continuer à s’opposer aux excavateurs.

Le Trans Adriatic Pipeline (TAP) est la branche occidentale d’un projet plus vaste, le « Corridor gazier sud » visant à acheminer du gaz d’Azerbaïdjan vers l’Europe sur près de 3500 kilomètres. Il doit atteindre les côtes italiennes en passant en dessous de la plage touristique de San Foca, affectant ainsi potentiellement l’autre grande ressource économique de la région avec l’huile d’olive. Au total, pas moins de 10 000 oliviers se trouvent menacés par la construction de la branche italienne du gazoduc et d’un terminal gazier à son point d’arrivée. Riverains et responsables locaux ne sont guère rassurés par les promesses du consortium selon lesquelles ces oliviers seront préservés et replantés dans deux ans, à la fin des travaux, dans le même périmètre. Les élus municipaux et régionaux, depuis toujours opposés au projet, estiment qu’il serait possible de faire arriver directement le gazoduc dans la ville de Brindisi, à quelques dizaines de kilomètres au nord, dans une zone déjà industrialisée. Mais le gouvernement italien a donné au TAP le statut de projet « stratégique », qui lui permet de passer outre leur avis.

Un grand projet inutile à l’échelle continentale

Le TAP et plus largement le Corridor gazier sud font partie de ces énormes infrastructures gazières portées à bout de bras par les institutions européennes malgré leur caractère apparemment contradictoire avec les engagements climatiques de l’Union. Les nouveaux gazoducs et terminaux méthaniers en construction ou en projet à travers tout le vieux continent risquent en effet d’y augmenter la consommation d’hydrocarbures, au lieu de la réduire (lire l’enquête que nous avions consacré à cette question il y a un an). Le seul argument qu’avance la Commission européenne est que ce gaz pourrait, à terme et si les embranchements nécessaires sont construits, remplacer le charbon brûlé dans les centrales électriques des Balkans. Les écologistes estiment quant à eux qu’il serait possible de passer directement aux renouvelables. La viabilité économique même de ces grandes infrastructures est problématique du fait de la baisse tendancielle de la demande de gaz en Europe occidentale. Quant à l’excuse géopolitique mise en avant par les responsables de l’Union, celle de réduire la dépendance européenne envers le gaz russe, elle est de plus en plus mise à mal. Gazprom, la grande firme gazière russe, a en effet déclaré au début de l’année qu’elle envisageait de livrer du gaz à l’Europe via le Corridor sud ! Une autre firme russe, Lukoil, possède des parts dans le principal gisement azéri destiné à servir les marchés européens, Shah Deniz 2.

La Commission européenne a néanmoins choisi de rester sourde aux innombrables alertes sur les violations des droits de l’homme en Azerbaïdjan, dont le régime n’a rien à envier à celui de Vladimir Poutine en matière de répression des opposants. Comment expliquer cet acharnement alors même que le projet TAP semble conçu pour satisfaire avant tout les intérêts des entreprises qui en sont parties prenantes, à commencer par la compagnie nationale de gaz azérie Socar et la major pétrolière britannique BP ? Le consortium en charge du projet, qui regroupe plusieurs géants de l’énergie européen (20% pour BP, 20% pour Socar, 20% pour l’italienne Snam, 19% pour la belge Fluxys, 16% pour l’espagnole Enagas et 5% pour la suisse Axpo) a son siège dans le canton de Zug, en Suisse, réputé pour son opacité et les avantages fiscaux qu’il offre aux multinationales. Parmi les opérateurs de gisements gaziers qui alimenteront le TAP, on retrouve à nouveau des firmes européennes, à commencer par BP, exploitante du gisement de Shah Deniz 2. La française Total s’en est quant à elle retirée il y a trois ans, mais elle est présente avec Engie sur un autre gisement azéri branché sur le Corridor gazier Sud, Absheron.

Une enquête récemment publiée par le journal italienL’Espresso (qui lui a valu des menaces de poursuites du consortium TAP et de l’Azerbaïdjan) revient sur la préhistoire du projet, conçu par Axpo via des filiales en Luxembourg et en Italie, en lien étroit avec des bureaucrates européens. Parmi les protagonistes de cette histoire, on retrouve aussi des hommes d’affaires italiens liés à la mafia, des oligarques russes ou encore des dirigeants azéris cités dans les Panama Papers.
L’implication des entreprises françaises Vinci et Société générale

Les autres grands bénéficiaires des grands projets d’infrastructure comme le TAP sont les entreprises de BTP. Un récent rapport de l’ONG CEE-Bankwatch dresse un tableau édifiant de toutes les firmes du secteur de la construction présentes sur les chantiers du Corridor gazier Sud et de leur passif en termes de corruption et de violations réglementaires. Elles sont plusieurs à s’être partagé le gâteau de ce chantier immense, parmi lesquelles l’italienne Saipem, la turque Botas, mais aussi la française Vinci, via sa filiale Spiecapag, spécialiste des gazoducs et oléoducs. Celle-ci s’est vue octroyer la construction de plusieurs segments du TAP en Grèce et en Albanie, sur une longueur totale de 400 kilomètres.

En Grèce et en Albanie aussi, y compris sur la partie dont est responsable la filiale de Vinci, la construction du gazoduc a entraîné la destruction d’oliveraies, de vergers et de pâturages. Selon les ONG qui se sont rendu sur place, de nombreux habitants se plaignent de ne pas avoir été informés ni suffisamment indemnisés pour la perte de leurs oliviers, parfois très anciens, ou de leurs arbres fruitiers. Selon certains témoignages, même lorsque des propriétaires refusaient de donner leur autorisation, les entreprises en charge du chantier passaient en force. Malheureusement pour les paysans albanais, ils ont encore moins voix au chapitre que leurs homologues italiens. Selon les chiffres fournis par le consortium en charge du TAP lui-même, les 879 kilomètres du gazoduc affecteront au total plus de 19 000 parcelles et 45 000 agriculteurs en Grèce, Albanie et Italie.

Dernier maillon de la chaîne, non moins crucial : la finance. On retrouve ici une autre multinationale française, également impliquée dans le Dakota Access Pipeline : la Société générale, qui est depuis 2013 le conseiller financier exclusif du consortium TAP. C’est la seule banque privée impliquée pour l’instant dans le projet TAP, bien que selon les médias officiels azéris, le Crédit agricole contribue lui aussi au financement du Corridor gazier sud dans son ensemble. Cette fonction de conseil financier donne traditionnellement une position privilégiée dans le financement proprement dit du projet. Un prêt syndiqué de 1 milliard d’euros associant plusieurs banques privées est prévu, mais sa validation semble liée aux prêts que doivent aussi octroyer les deux banques publiques de financement européennes, la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD). La décision finale de ces dernières, annoncée comme prochaine depuis des mois, se fait attendre. En attendant, les ONG européennes Counter Balance et Banktrack ont averti la Société générale et les autres banques qui seraient tenté de la suivre que le TAP est en contradiction avec leurs engagements en termes d’éthique et de bonnes pratiques.


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G4S : quand l’entreprise privée veille sur votre sécurité

Le contexte sécuritaire qui est celui de l’Europe aujourd’hui ne fait pas que des malheureux, notamment du côté des firmes qui se sont spécialisées dans la sécurité et la surveillance. Parmi celles-ci, la britannique G4S, à laquelle de nombreux gouvernements sous-traitent leurs basses œuvres, depuis la gestion des prisons jusqu’à la déportation des migrants. Le nouveau monde « trumpien » dans lequel nous vivons va-t-il lui permettre de retrouver la santé financière, alors qu’elle avait été éclaboussée par de nombreux scandales ?
G4S : quand l’entreprise privée veille sur votre sécurité
Un an tout juste après les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, un secteur économique au moins apparaît comme florissant : celui de la sécurité. La filiale belge de la multinationale de la sécurité G4S a annoncé avoir embauché 1 610 nouveaux collaborateurs en 2016, contrats temporaires compris. Un chiffre « exceptionnellement élevé » selon les termes de l’entreprise, leader du marché belge, qui prévoit encore 1000 embauches supplémentaires en 2017, « dont 500 femmes ». Sa concurrente Securitas, elle, a embauché 1400 personnes en 2016 dans le pays. Une tendance qui se retrouve partout en Europe, ainsi qu’aux États-Unis, et dont G4S compte bien profiter pour redorer une image bien écornée par les scandales.

Qui est cette entreprise encore peu présente en France ? G4S se décrit elle-même comme le leader mondial des « solutions de sécurité ». D’origine britannique, cotée à Londres et à Copenhague, elle assure la surveillance d’aéroports, de ports, ou encore la gestion de transports de fonds. Elle emploie au total plus de 600 000 personnes dans près de 120 pays. La communication de la firme omet généralement de mentionner que G4S est également présente sur les Territoires palestiniens illégalement occupés, où elle est en charge de check-points et de prisons ; qu’elle s’occupe du rapatriement des personnes qui franchissent illégalement la frontière entre le Mexique et les États-Unis pour le compte du gouvernement étasunien ; ou encore, qu’elle effectue des missions dans de nombreuses zones de conflit ou pour le compte de régimes répressifs, notamment en Afghanistan, en Irak, au Bahreïn ou en Arabie Saoudite1.

Une entreprise qui profite de la violence grandissante du monde

« De bien plus de façons que vous ne pouvez l’imaginer, G4S sécurise votre monde » peut-on lire sur le site de la multinationale. La militante et philosophe Angela Davis ajoute : « De bien plus de façons que vous ne pouvez l’imaginer, G4S s’est insinué dans nos vies sous prétexte de sécurité et de sûreté de l’État : cela va des méthodes d’incarcération politique et de torture que subissent les Palestinien-es aux technologies racistes de séparation et d’apartheid ; du mur en Israël à celui qui longe la frontière américano-mexicaine, jusqu’à l’organisation carcérale de certaines écoles aux États-Unis2. » G4S profite de la menace terroriste et d’une ambiance de peur soigneusement entretenue par nos gouvernements pour apporter une réponse sécuritaire. Mais celle-ci ne s’attaque pas aux causes mais génère au contraire un climat propice aux abus, qui ne fait qu’alimenter la paranoïa et les carnets de commandes des entreprises qui disent œuvrer pour notre « sécurité ».

En constant développement depuis 2004, les ventes d’armes ont augmenté de 8,4 % ces cinq dernières années par rapport au cinq précédentes, d’après les récentes données du SIPRI. Mais il n’y a pas que l’industrie de l’armement qui se porte bien. Une multitude de firmes dites de « sécurité » profitent de la gestion calamiteuse des flux migratoires et de la criminalisation des sans- papiers. C’est précisément l’un des principaux terrains d’action de G4S.

Prestataire impliqué dans la gestion des centres de détention pour migrants et demandeurs d’asile au Royaume-Uni, G4S est aussi sous contrat avec l’État britannique pour organiser des « accompagnements » d’étrangers expulsés du territoire. C’est dans ce cadre que Jimmy Mubenga, 46 ans, père de cinq enfants et qui vivait en Angleterre depuis 16 ans, est décédé le 12 octobre 2010, vraisemblablement asphyxié afin d’étouffer ses cris, durant sa déportation sous la garde de trois agents de la société G4S. Ces derniers seront acquittés et libérés sous caution, et la mort de Jimmy Mugemba restera « inexpliquée » malgré le témoignage accablant de Louise Graham de la British Airways qui travaillait ce jour-là à bord du vol BA77 en partance de Londres pour Luanda. « Du personnel mal entraîné qui ne rend de compte à personne ne devrait pas mener d’expulsions forcées. Il n’est pas étonnant qu’il y ait beaucoup de signalements de traitements inappropriés », déclara alors Oliver Sprague, d’Amnesty International au Royaume-Uni. Deux semaines après le drame, la compagnie a perdu le marché du rapatriement des expulsés dont elle avait le monopole depuis 2005. Le contrat, qui lui a rapporté quelques 110 millions de livres (125 millions d’euros) en cinq ans, a pris fin au profit d’une firme concurrente, la Reliance Security Task3.

Cette même année 2010, la compagnie a dû affronter quarante-huit plaintes déposées par des personnes détenues dans les centres qu’elle gère4. Ce qui ne l’a pas empêchée d’engranger des contrats ailleurs, comme aux États-Unis ou en Australie, où elle a été en charge du centre de détention offshore de Manus Island, théâtre d’émeutes et de l’assassinat d’un demandeur d’asile iranien de 23 ans, Reza Barati, en 2014. La firme est aussi désormais très présente en Grèce, où elle assure la sécurité de camps de réfugiés pour le compte de l’Union européenne.

G4S : quand l’entreprise privée veille sur votre sécurité
Bien qu’extrêmes, les cas de Jimmy Mubenga et Reza Barati ne sont pas isolés. Divers autres cas de violences criminelles et racistes impliquant directement des employés de G4S ont été également signalés. Omar Seddique Mateen, l’auteur présumé de l’attaque homophobe dans la boîte de nuit le Pulse, haut-lieu de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) à Orlando en Floride, était employé de G4S depuis 2007. Il avait été soumis à des examens par l’entreprise à deux reprises, sans que celle-ci ne trouve rien de préoccupant. La fusillade a provoqué la mort de 49 personnes et fait 53 blessés le 12 juin 2016.

Le marché lucratif de la gestion des prisons au Royaume-Uni

Autre secteur en plein boom aux côtés celui de la « gestion » des migrants : les prisons. Là encore, G4S s’est positionnée pour tirer profit des politiques sécuritaires et de l’explosion de l’incarcération qui en découle. Au Royaume-Uni, où la population carcérale a doublé en passant de près de 40 000 détenus en 1980 à plus de 85 400 en 2016, le secteur privé a flairé les bonnes affaires et s’est engouffré dans la gestion des prisons. Actuellement, hormis le Service national de gestion des délinquants (National Offender Management Service, « NOMS ») qui gère les établissements encore publics, trois sociétés privées se partagent le marché pour la gestion de 14 prisons : cinq pour G4S (Altcourse à Liverpool, Rye Hill près de Rugby ; Birmingham Prison ; Oakwood près de Wolverhampton et Parc à Bridgend au pays de Galles du Sud), cinq aux mains de la concurrente Serco et les quatre autres pour la française Sodexo (lire nos articles ici et là)5.

La situation se dégrade fortement dès l’arrivée au pouvoir des conservateurs en mai 2010 et des mesures d’austérité qu’ils imposent. Alors ministre de l’Intérieur du gouvernement de David Cameron, Theresa May réduit de 500 millions de livres (600 millions d’euros) le budget du système carcéral. Entre 2010 et 2015, 4 990 postes de gardiens (sur 19 910) disparaissent dans les établissements publics. La prison de Wolds, la première du Royaume-uni a être directement sous contrôle privé dès son ouverture en 1992, ne renouvellera pas le contrat avec G4S en 2013 et se retournera vers le public, mais elle fait figure d’exception. Dans le même temps, plusieurs autres prisons sont privatisées.

La prison de Birmingham, l’une des plus importantes du pays, est la première a avoir été transférée au secteur privé en 2011. C’est la société G4S qui a obtenu le contrat pour 15 ans. Elle recrute alors les candidats pour la sécurité « sans qualification ou expérience préalables requises », selon son site Internet6. Fin décembre 2016, lors des pires révoltes de détenus qu’ait connu le pays depuis les émeutes de la prison de Strangeways à Manchester en 1990, près de 600 prisonniers ont pris le contrôle d’une partie de la prison de Birmingham, après avoir subtilisé les clés d’un gardien. Le personnel de sécurité de G4S étant totalement dépassé, l’État a dû intervenir et envoyer ses escouades publiques spéciales, appelées « Tornado », pour remettre de l’ordre dans cet établissement. La ministre à la Justice Liz Truss a même demandé à G4S de payer la note des frais que cela impliquait pour l’État ! Dans trois autres établissements secoués par des émeutes, les prisonniers n’étaient plus autorisés depuis plusieurs jours à sortir de leur cellule en raison du manque de personnel...

Déjà en 2012, le Secrétaire général du syndicat Public and Commercial Services union, Mark Serwotka, attirait l’attention sur ce scandale de l’un des plus importants système pénitentiaire privé au monde : « La privatisation de notre service pénitentiaire devrait être considéré comme un scandale national et que cela se soit produit sans aucun débat public est honteux. (…) Il est moralement répréhensible que les entreprises profitent de l’incarcération des personnes et nous avons urgemment besoin d’un examen indépendant pour mesurer l’impact sur nos communautés, notre personnel et nos prisonniers7. »

En janvier 2016, un nouveau scandale éclabousse l’entreprise G4S. Suite à une enquête de la BBC dans un centre de jeunes délinquants de Rochester dans le Kent, le Medway Secure Training Centre, des accusations pour abus de violence et injures envers des jeunes de 14 à 17 ans ont été publiées dans la presse concernant le comportement du personnel exploité par l’entreprise de gardiennage G4S8. Forcée de réagir, G4S a mis à pied quatre de ses employés sur le champ.


G4S : quand l’entreprise privée veille sur votre sécurité
Fiasco de G4S aux JO de Londres

La société avait été choisie par le Comité international olympique afin d’assurer le recrutement et la formation des agents de sécurité des Jeux Olympiques de Londres en 2012. Trois semaines avant le coup d’envoi de la compétition sportive, le gouvernement britannique apprend que G4S n’est pas en mesure d’honorer ses engagements : le sous-traitant a été incapable de fournir le contingent de 10 400 gardes prévu pendant les Jeux, obligeant le gouvernement britannique à recourir à l’armée pour déployer en dernière minute 3 500 hommes supplémentaires. Parmi les 4 000 recrues de G4S, certains ne parlaient pas un mot d’anglais, d’autres avaient à peine 18 ans... G4S accusera une perte de 50 millions de livres (63 millions d’euros) sur ce contrat des JO de 284 millions de livres (360 millions d’euros) – qu’elle n’a pas rempli ! – et annoncera la suppression de 1100 emplois.

Suite au scandale, le directeur général de la société Nick Buckles quitte son poste en 2013 pour lequel il a perçu plus d’un million de livres en 2012, dont 830 000 livres sterling en salaire (il est remplacé par Ashley Almanza). Ce fiasco des JO de Londres n’empêchera pas la société d’assurer la sécurité – avec la police et l’armée – du 39e sommet du G8 en juin 2013 dans le comté de Fermanagh en Irlande du Nord, alors que la même année, la société était accusée de violences excessives avec injections forcées et électrochocs dans une prison sud-africaine.

Les pressions exercées par la campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions)9 à propos du rôle de la firme en Israël et les scandales à répétition avaient fini par rattraper G4S, qui a perdu plusieurs grands contrats, notamment avec le gouvernement britannique. Le groupe a dû céder certaines activités pour éponger ses dettes. Le contexte politique actuel de peur du terrorisme et des migrants va-t-il lui permettre de se relancer ? Au Royaume-Uni, G4S a publié un bénéfice annuel pour l’année 2016 en hausse de 13,9 %. Son bénéfice avant impôts est passé de 309 millions à 352 millions de livres (405 millions d’euros). Bonne nouvelle pour les actionnaires, qui ont vu leur dividendes maintenus. Pour tous les autres, ce n’est pas très bon signe.

Notes

1 Cf. le texte de la nomination de G4S aux Public Eye Awards 2013.

2 Angela Davis, Une lutte sans trêve, La Fabrique éditions, 2016, p. 57.

3 Claire Rodier, Xénophobie Business, à quoi servent les contrôles migratoires ?, La Découverte, 2012, p. 21.

4 Ibidem, p. 29.

5 Sam Dean, « Is this the end of private prisons ? », 18 février 2017.

6 Lire « Adverts on the G4S website states that “no specific previous qualifications or experience are required” for the full-time role of prison custody officer. » G4S a obtenu environ 750 millions de livres pour gérer la prison HMP Birmingham et celle de Featherstone 2, elle aussi pour une durée de 15 ans. Cf. « G4S awarded contracts to operate HMP Birmingham and Featherstone 2 », 31 mars 2011.

7 Cité in « G4S loses Wolds prison contract », BBC, 8 Novembre 2012.

8 La torture au Royaume-Uni, rapport Equality and Human Rights Commission, p 28, point 56.

9 BDS est une campagne internationale lancée par la société civile palestinienne en 2005 appelant à exercer diverses pressions sur le régime israélien pour la fin de l’occupation et de la colonisation des terres arabes, l’égalité complète pour les citoyens arabo-palestiniens d’Israël, et le respect du droit au retour des réfugiés palestiniens. Elle se réfère explicitement aux campagnes de boycott ayant été conduites contre le régime d’Apartheid en Afrique du Sud. Sur la campagne BDS et G4S, voir ici. https://bdsmovement.net/stop-g4s

Merci à Observatoire des multinationales
Source: http://multinationales.org/G4S-quand-l-entreprise-privee-veille-sur-votre-securite
Date de parution de l'article original: 31/03/2017
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=20219


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Trump s’est rendu Poutine sera t’il le prochain à faire de même ?

Washington a réouvert le conflit avec son attaque de missiles Tomahawk sur une base aérienne syrienne. Le système de défense anti-aérien russo-syrien n’a pas empêché cette attaque…
Trump s’est rendu Poutine sera t’il le prochain à faire de même ?
L’establishment de Washington a repris le contrôle. D’abord Flynn puis Bannon ; tout ce qui reste à Trump et son administration sont une clique de sionistes et de généraux barjots qui veulent la guerre avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord.

Il n’y a personne à la Maison Blanche pour les arrêter.

Vous pouvez dire adieu aux relations normalisées avec la Russie.

Le conflit syrien va être réouvert. C’est l’objectif de l’attaque chimique pour laquelle Washington accuse la Syrie et ce malgré l’absence de toute preuve concordante. Il est parfaitement évident que l’incident chimique est une affaire orchestrée par Washington. D’après des comptes-rendus le ministre des AE Tillerson a averti la Russie qu’une procédure est en marche pour retirer le président Assad du pouvoir. Trump est d’accord.

Le retrait d’Assad permet à Washington d’imposer une nouvelle marionnette sur des peuples musulmans, de mettre fin à un gouvernement arabe ayant une politique indépendante de Washington, de faire chuter un autre gouvernement qui est opposé au vol de la Palestine par Israël et pour Tillerson d’Exxon-Mobil et les hégémonistes nouveaux cons, de couper l’apport de gaz naturel russe en Europe en ayant finalement un gazoduc contrôlé par les Américains allant du Qatar vers l’Europe via la Syrie.

Note de R71: Nous rappelons à nos lecteurs que nous avons de longue date suivi la ligne de la “guerre du gaz en Syrie” en analysant les évènements se situant en amont du début de la guerre impérialiste par procuration déclenchée en Syrie en 2011, après la chute de la Libye organisée par l’OTAN et qui a sa source dans le refus de Bachar Al Assad en 2009, d’autoriser le passage d’un gazoduc qatari (donc d’Exxon-Mobil, dont Tillerson était le CEO, tiens, tiens…) à travers le territoire syrien pour alimenter en gaz le marché européen, pour perturber les ventes de gaz russe au vieux continent.

En ignorant tous ces avantages américains, le gouvernement russe a tempéré dans la libération complète de la Syrie des griffes d’un EI créé et soutenu par Washington. Les Russes ont tempéré leur action parce qu’ils avaient des espoirs totalement irréalistes de pouvoir réaliser un partenariat avec les Etats-Unis dans un effort commun de combattre le terrorisme. (NdT: Les Russes devraient toujours avoir pourtant à l’esprit que les USA ont créé Al Qaïda, donc le terrorisme islamiste, au début des années 1980 pour lutter en Afghanistan… contre la Russie alors soviétique…)

Ceci fut une idée absolument ridicule considérant que le terrorisme est l’arme de Washington. Si elle ne peut pas pousser la Russie hors de son chemin par des menaces ou toujours plus d’espoirs russes mal placés de “coopération” avec elle, le terrorisme sera la prochaine étape qui sera dirigé contre l’Iran sur une grande échelle. Lorsque l’Iran sera tombé, le terrorisme travaillera au corps la Fédération de Russie et la province chinoise frontalière du Kazakhstan. Washington a déjà donné à la Russie un avant-goût du terrorisme made in america avec les guerres de Tchétchénie. Bien plus est à venir.

Si le gouvernement russe n’avait pas tempéré dans le nettoyage de l’EIIL en Syrie lorsque la Russie prit de manière inattentue la tête de la lutte anti-terroriste, la Syrie n’aurait pas à faire face aujourd’hui à une partition de son territoire ni à une détermination renouvelée des Etats-Unis de renverser Assad pour les raisons mentionnées ci-dessus. Mais les Russes, hypnotisés par des rêves de coopération avec Washington (NdT: facilités également par le discours arrangeant de Trump…) se sont mis eux-mêmes ainsi que la Syrie dans une position difficile.

Les Russes ont saisi l’initiative et ont surpris le monde en acceptant l’invitation du gouvernement syrien d’entrer dans le conflit. Washington ne put rien y faire. L’intervention russe renversa immédiatement la marée contre l’EIIL. Puis, soudainement, Poutine annonça un retrait russe, clâmant comme Bush sur un porte-avions “Mission accomplie !”

Mais la mission n’était pas accomplie et la Russie rentra de nouveau, toujours en ayant l’initiative, mais avec le retard dû à ce retrait irrationnel du terrain. Si on se rappelle bien, cette affaire d’entrer et sortir s’est produite plusieurs fois. Puis quand la Russie avait la guerre contre l’EIIL gagnée, elle s’est de nouveau retenue de conclure dans la vaine croyance que Washington allait finalement coopérer avec elle en éliminant les derniers retranchements de l’EIIL. Au lieu de cela, les Etats-Unis envoyèrent des forces militaires pour bloquer les avances stratégiques syro-russes. Le ministère des AE russe se plaignit, mais la russie n’utilisa pas sa puissance supérieure de terrain pour écarter la force américaine insignifiante et amener le conflit à sa conclusion finale.

Maintenant Washington donne des “avertissements” à la Russie de ne pas se mettre en travers de son chemin. Le gouvernement russe apprendra t’il finalement que la coopération avec Washington n’a en fait qu’une seule signification: signer en tant que vassal ?…

La seule alternative russe maintenant est de dire à Washington d’aller se faire foutre, de lui dire que la Russie ne permettra plus toute tentative de retirer Assad du pouvoir. Mais la 5ème colonne russe, qui est alliée avec l’occident, va insister pour que la Russie puisse enfin gagner la coopération de Washington si seulement la Russie sacrifiait Assad. Bien entendu,, l’acceptation de la Russie détruira l’image du pouvoir russe et cela sera utiliser pour priver la Russie de recettes en devises étrangères pour se ventes de gaz naturel à l’Europe.

Poutine a dit que la Russie ne pouvait pas faire confiance à Washington. Ceci est une déduction tout à fait correcte en provenance des faits, alors pourquoi donc la Russie passe t’elle son temps à s’enfermer dans la recherche d’une “coopération” avec les Etats-Unis ?…

“La coopération avec Washington” n’a qu’une et une seule signification: cela veut dire abdiquer, se rendre à l’empire.

Poutine n’a que partiellement nettoyé la Russie. Le pays demeure rempli d’agents américains. Poutine va t’il tomber devant l’establishment de Washington comme est déjà tombé Trump ?…

Il est assez extraordinaire de constater à quel point les médias russes ne comprennent que si peu le danger auquel doit faire face la Russie…


~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/04/06/trump-surrendered-will-putin-next-surrender/

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La bombe démographique est un pétard mouillé

Dans la lettre intitulée « La bombe à retardement de la surpopulation », parue dans Le Devoir du lundi 20 mars, M. Jean-Pierre Sauvé soutient qu’à la source de la détérioration de la biosphère se trouve la surpopulation. Cette vision encore très répandue apparaît inadéquate et requiert quelques ajustements.
La bombe démographique est un pétard mouillé
N’en déplaise aux tenants du néomalthusianisme, la croissance démographique n’est pas en soi une cause de la surexploitation des ressources naturelles et de la détérioration des écosystèmes. Les démographes s’accordent pour dire que l’ascension démographique des cent dernières années tire à sa fin. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards en 2050 avant de se stabiliser progressivement durant la deuxième moitié du XXIe siècle. Malthus avait tort : la croissance démographique n’est pas infinie et la population mondiale ne doublera plus jamais.

Il n’est pas étonnant que le spectre de la surpopulation resurgisse dans un contexte d’augmentation des inégalités économiques et de déstabilisation écologique, même si nous savons depuis longtemps que la faim et la pauvreté sont en réalité des problèmes liés à la distribution inégale de la richesse et des ressources. D’ailleurs, les populations les plus démunies n’ont en général qu’une empreinte écologique modeste et en tout cas largement inférieure à celle des populations riches. Si les 7,5 milliards d’humains qui vivent sur terre aujourd’hui étaient des prédateurs aussi boulimiques que le sont la majorité des quelque 360 millions de Nord-Américains, l’humanité serait déjà définitivement condamnée à connaître le sort des dinosaures.

L’occupation du territoire

Le véritable problème, c’est la façon dont les humains occupent la planète, quel que soit leur nombre. L’habitent-ils de façon harmonieuse, raisonnable et responsable, ou plutôt d’une manière abusive, prédatrice et destructrice ? La réponse est que l’humanité, en particulier dans les pays riches, habite la planète de façon de plus en plus prédatrice. Cela est vrai notamment dans l’agriculture mondialisée, l’une des grandes responsables de la détérioration de la biosphère et des bouleversements climatiques, de même que de la destruction de la petite agriculture familiale appauvrissant les campagnes et contribuant à l’exode vers les villes.

L’agriculture industrielle, aujourd’hui largement entre les mains des multinationales de l’agroalimentaire, produit trop et mal, notamment en externalisant et en socialisant les coûts et les risques écologiques. Le bluff qui consiste à affirmer que l’on doit mettre en culture une part croissante de la planète, notamment en la déboisant davantage, n’est que cela, un bluff, par ailleurs fort coûteux. Le problème n’est pas le manque de nourriture, mais la distribution inégale tant de sa production que de sa consommation.

L’agriculture mondialisée, source de gigantesques profits, produit déjà assez de nourriture pour nourrir plus de dix milliards de personnes. Pour de multiples raisons et de multiples façons, nous gaspillons au moins le tiers de la production alimentaire mondiale, une production elle-même fort mal répartie sur le plan géographique, si mal qu’on en arrive à créer de véritables déserts alimentaires.

Le culte de l’automobile

On pourrait multiplier les exemples des faussetés sur lesquelles repose la propagande en faveur de la croissance de la production des biens de consommation, l’une des plus perverses concernant ce que les Français appellent « la petite reine ». Il y a déjà beaucoup trop de voitures sur la planète. Dans un nombre croissant de villes, y compris au Québec, nous sommes sur le point d’accorder le statut de citoyen à nos voitures et, pourquoi pas, des passeports et le droit de vote à celles qui, bientôt, se conduiront toutes seules ! Nous donnons littéralement les clés de la cité à nos « chars », à qui nous consacrons de plus en plus d’espaces et de ressources, en particulier collectives.

Tout cela relève de l’aliénation, de la crainte de contester les mensonges, tel celui selon lequel c’est la demande qui conditionne l’offre, alors qu’il faut être aveugle pour ne pas voir que c’est l’offre, par ailleurs excessive, qui pousse à la consommation et au gaspillage, lequel est devenu structurel. Le parc automobile mondial, qui dépasse actuellement 1,2 milliard de véhicules, connaît une croissance annuelle huit fois plus rapide que la population (9 % contre 1,1 %). La surpopulation n’est pas celle que l’on pense.

Renverser le paradigme

Tout comme M. Sauvé, nous nous inquiétons des limites écologiques du modèle de croissance infinie actuel, du déclin de la biodiversité et des effets de la surconsommation. Par contre, nous soutenons que la surpopulation est un problème relatif plutôt qu’absolu, et qu’il est par conséquent le résultat de choix politiques, sociaux et économiques qui peuvent être changés. La prétendue surpopulation est le produit d’un système économique où la recherche sans fin du profit est diamétralement opposée aux rythmes écologiques.

Que faire ? Redresser la tête, s’informer et s’éduquer sur les modèles parallèles qui se multiplient aux quatre coins du monde, comme le démontre le film Demain. Il faut contester les modèles sociaux qui reposent sur l’aliénation, la surconsommation et la prédation réalisée sous couvert d’austérité et de déréglementation, toutes choses menant à l’accélération de la privatisation et à la destruction de la biosphère. Bref, inventer chacun à notre façon ainsi que collectivement un monde qui renverse celui qui, pour le moment, ne sert qu’une minorité tout en desservant une majorité.

La population mondiale ne menace en rien la Terre qu’elle peut encore habiter, à condition de le faire avec sagesse et mesure, en refusant et en remplaçant les modèles proposés par l’ultralibéralisme économique, actuellement et presque partout en plein délire !


Rodolphe de Koninck et Sébastien Roux
Du département de géographie de l’université de Montréal

url de l’article original:

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/495376/la-bombe-demographique-est-un-petard-mouille

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Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse française

Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse française
Dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. Avec à la clé, conflits d’intérêts, censures, pressions, licenciements, ingérence malsaine... Cette concentration des moyens de production de l’information entre les mains de quelques uns met en péril l’indépendance de la presse dans notre pays. Et porte ainsi atteinte au fonctionnement démocratique. Comment garantir la liberté de l’information et le pluralisme de la presse ? Résumé d’une situation critique.
À qui appartient la presse française ?

Le secteur de la presse en France est un grand Monopoly. Tout s’achète, tout se vend, les journaux, les télés, les radios. Quelques milliardaires se partagent le gâteau. Résultat : 90 % des quotidiens nationaux vendus chaque jour appartiennent à 10 oligarques ! D’après les calculs de Basta !, les mêmes possèdent des télévisions et radios qui totalisent respectivement 55% et 40% des parts d’audience [1]. Vous avez donc une grande probabilité de lire, regarder ou écouter chaque jour des médias qui appartiennent à ce petit cercle de milliardaires.

Cela pose plusieurs problèmes. La concentration d’abord. Est-il sain qu’une si grande part de la presse appartienne à quelques personnes, richissimes, faisant partie d’une caste de privilégiés ? L’indépendance, ensuite. Est-il normal que les principaux médias français de notre pays soient entre les mains de marchands d’armes, d’entreprises du luxe, du BTP, de la téléphonie, de banquiers ou de fabricant de toilettes ? Comment ces propriétaires peuvent-ils concilier liberté de l’information et intérêts privés ? Comment TF1, BFM-TV, Le Monde, Libération peuvent-il produire en toute indépendance des enquêtes sur le secteur de la téléphonie, quand leurs propriétaires sont les patrons de Free, Bouygues Telecom et SFR ? Comment les journalistes du Figaro peuvent-ils porter un regard critique sur la politique de défense de la France, quand le propriétaire de leur journal vend des avions de chasse à l’État français ? Enfin, cette situation ne peut qu’encourager la reproduction d’un système économique qui assure la continuité des intérêts financiers de cette petite classe de possédants. Ils constituent une véritable communauté d’intérêt ! Et ce qui motive de riches patrons à créer des conglomérats médiatiques – qui ne rapportent pas vraiment d’argent – c’est d’abord la possibilité d’acheter de l’influence.
Qui sont ces 10 milliardaires ?

Ils sont cinq à faire partie du cercle des dix premières fortunes de France : Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien), Serge Dassault (Le Figaro), François Pinault (Le Point), Patrick Drahi, principal actionnaire de SFR (Libération, L’Express, BFM-TV, RMC), Vincent Bolloré (Canal+). On trouve ensuite Xavier Niel, patron de l’opérateur de téléphonie Free et 11ème fortune de France, qui s’est associé avec Pierre Bergé, héritier du couturier Yves Saint-Laurent, et avec le banquier Matthieu Pigasse, pour devenir propriétaire du groupe Le Monde (L’Obs, Télérama, La Vie...). Matthieu Pigasse possède également Radio Nova et l’hebdomadaire Les Inrocks.

Martine Bouygues, 30ème fortune de France, est propriétaire du groupe TF1. La famille Mohn, qui contrôle le groupe allemand Bertelsmann [2], est propriétaire de M6, RTL, Gala, Femme actuelle, VSD, Capital,… Viennent ensuite Arnaud Lagardère, propriétaire d’Europe 1, Paris Match, du JDD, de Virgin radio, RFM, Télé 7 jours, et Marie-Odile Amaury, qui possède L’Equipe (et dont le groupe est, par l’une de ses filiales, organisateur du Tour de France notamment). Petite précision : ces deux derniers ne sont « que » millionnaires, avec tout de même une fortune évaluée entre 200 et 300 millions d’euros. A ce « Top 10 », on pourrait aussi ajouter la famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion. Ou le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réac Valeurs actuelles.

Conflits d’intérêts en pagaille

Quelles sont les conséquences sur l’indépendance des médias ? Un mélange des genres pour le moins douteux. Comment TF1 pourrait-il produire des enquêtes critiques sur les abus des partenariats publics-privés (PPP) quand son propriétaire, Bouygues, fait partie des multinationales du BTP qui bénéficient de ces juteux contrats ? Autre exemple : comment un média peut-il s’intéresser de près aux affaires d’évasion fiscale quand son patron manifeste un attrait prononcé pour les paradis fiscaux ? C’est la question que doivent se poser les journalistes de BFM-TV à chaque nouveau scandale fiscal.

Leur boss, Patrick Drahi, a échafaudé, à partir de sa holding personnelle, un opaque et complexe montage de filiales et de trusts, dispersés au sein de paradis fiscaux notoires : Guernesey, Suisse ou Luxembourg. Comment BFM évoque-t-elle le scandale des Panama Papers, dans lequel apparaît le nom de Patrick Drahi ? « Vous avez vu la réaction des gens qui ont été cités ? Ils se défendent c’est normal. Patrick Drahi, par exemple, qui reconnaît avoir une société, mais rien d’illégal. (…) Est-ce que finalement c’est la bonne méthode de jeter en pâture des noms de personnalités, sans qu’elles aient vraiment la possibilité de se défendre ? », explique ainsi l’animateur Olivier Truchot dans son émission BFMStory...

Voir l’organigramme de l’empire industriel de Patrick Drahi, réalisé par l’économiste Benoît Boussemart et publié par Le Canard enchainé (cliquez sur l’image) :

Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse française

Autre problème, les proximités entre patrons de presse et politiques. C’est Nicolas Sarkozy, proche de Bernard Arnault, qui annonce en 2007 aux journalistes des Echos le nom de leur nouveau patron ! Ces richissimes propriétaires de presse entretiennent quelques affinités avec des responsables politiques : lors du mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia Ciganer-Albéniz, les deux témoins sont… Bernard Arnault et Martin Bouygues. C’est sur le yacht d’un autre ami, Vincent Bolloré, que Nicolas Sarkozy choisit d’aller se reposer après son élection en 2007. « Arnaud est plus qu’un ami, c’est un frère », déclare encore Nicolas Sarkozy à propos de l’héritier Lagardère. Enfin, il compte Serge Dassault parmi les clients de son cabinet d’avocats. La moitié de ces dix propriétaires de presse sont des proches de l’ancien président. Bref, question indépendance, on repassera !

Quel que soit l’impact réel de ces connivences et de ces pressions, les dégâts du soupçon – le fait que ces riches patrons se trouvent en conflit d’intérêts, en situation de pouvoir abuser de leur position pour leur intérêt propre – sont bien là. Cette simple suspicion produit une délégitimation du secteur de la presse. Conséquence : seuls 34% des Français estiment que les médias fournissent des informations dignes de confiance. Plus de deux tiers des Français pensent que les médias subissent des pressions commerciales ou politiques qui impactent les informations délivrées [3].
Licenciements et coups de pression

Lorsqu’on est journaliste, peut-on travailler en toute indépendance dans cette situation ? Quelques exemples – la face visible de l’iceberg des pressions souterraines ! – montrent que ce n’est pas le cas : l’ingérence de ces patrons est bien réelle. Certains ont une fâcheuse tendance à faire le ménage en arrivant, pour mettre à la tête des médias des dirigeants compatibles avec leurs intérêts, avec pour mission de purger les rédactions. Un cas d’interventionnisme remarqué fut la nomination de Guillaume Zeller, catholique traditionaliste, comme directeur de l’information du groupe Canal+, par Vincent Bolloré. Ce dernier semble vouloir actuellement enterrer Canal+, après avoir vidé de ses forces vives la rédaction d’iTélé, rebaptisée CNews, après la plus longue grève de l’histoire de la télévision.

Il ne semble plus y avoir de limites à ce « grand ménage ». En 2016, Aude Lancelin, directrice adjointe de la rédaction de L’Obs, est licenciée pour des raisons politiques. En 2017, Olivia Recasens, directrice adjoint de la rédaction du Point, est limogée du jour au lendemain, pour faute grave, et pour des motifs réels tout aussi inavouables. Autant de coups de pression, qui envoient un message clair aux rédactions : pas de vagues, rentrez dans le rang !
Ingérence et censures

Le patron de M6, Nicolas de Tavernost, avoue avoir exercé des pressions sur les journalistes de la chaîne pour « ne pas contrarier des clients ». Il explique ainsi avoir censuré une émission de Capital sur la téléphonie. Autre cas notable, la censure par Vincent Bolloré d’une enquête sur le Crédit mutuel, qui devait être diffusée par l’émission « Spécial investigation » sur Canal+. Un simple coup de fil a suffi pour contenter la banque, partenaire de Vincent Bolloré, qui ne voulait pas voir sortir cette enquête. Reporters sans frontières et le collectif « Informer n’est pas un délit » dénoncent par ailleurs la censure et la déprogrammation de quatre documentaires qui devaient être diffusés par Canal+.

Un autre risque, plus pervers car plus discret, est l’autocensure de journalistes. Des journalistes qui veulent bien faire leur métier, mais qui n’osent plus proposer des articles sur des sujets sensibles, ou qu’ils savent problématiques pour le propriétaire de leur média. Sans compter les pressions économiques, avec les suppressions de postes et de moyens nécessaires à tout travail d’enquête. Promouvoir des logiques managériales « musclées », imposer des contraintes économiques fortes sur la production de l’information, précariser les rédactions mises en permanence sur la sellette, bref, promouvoir une information low cost, est aussi une forme de censure.

A cette liste des moyens de censure, il faudrait ajouter les « poursuites baillons », dont l’objectif est de dissuader les médias de s’emparer de certaines affaires (lire notre article « Bolloré, la presse et les poursuites ‘homéopathiques’ en diffamation »). Ou les mesures de rétorsion, comme celle de Bernard Arnault, ulcéré par le titre « Casse-toi, riche con » de Libération, lors de sa demande de naturalisation en Belgique en 2012, et qui décide de couper les budgets de publicité alloués par LVMH au quotidien.
Comment cela évolue-t-il ?

Pas vraiment vers davantage de pluralisme. En quelques mois, en 2015, on a vu le rachat par Patrick Drahi de Libération et du cinquième groupe de presse magazine en France, Express-Roularta, ainsi que sa prise de participation (à 49%) dans NextRadioTV (BFMTV, RMC). Au même moment, Bernard Arnault, déjà propriétaire des Échos, rachète Le Parisien et Aujourd’hui en France, le groupe Le Monde rachète L’Obs, et Vincent Bolloré prend le contrôle de Canal +, via Vivendi. Des banques sont également entrées dans ce jeu de Monopoly. Le Crédit mutuel est ainsi devenu en dix ans l’unique propriétaire du groupe EBRA, premier groupe de presse quotidienne régionale, implanté dans l’Est de la France (Le Dauphiné libéré, Le Progrès, Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Est républicain…) [4]. Et le Crédit agricole est devenu actionnaire du groupe Rossel, propriétaire notamment de la Voix du Nord et du Courrier picard.

Ce petit milieu multiplie les participations croisées [5]. En parallèle de cet accaparement, ces milliardaires ont mis la main sur l’ensemble de la chaine de production. Exemple avec les entreprises de production de contenus : c’est Lagardère qui produit pour France 5 les émissions « C dans l’air », par l’intermédiaire de sa société Maximal Productions. Ces oligarques sont aussi propriétaires des « tuyaux » de diffusion, comme les « box » (FreeBox, Bbox, Box SFR) qui permettent la diffusion dans tous les foyers de France d’internet et de la télévision. Une intégration « verticale » qui concentre la diffusion d’une grande part de l’information entre les mains de ceux qui détiennent les clés de sa production.

L’information devient ainsi un produit comme les autres : l’opérateur de télécoms SFR propose ainsi une box Internet « à partir de 19,99 euros par mois », avec, pour le même tarif, l’abonnement numérique à 18 journaux. « Une machine à tuer le journalisme de qualité », estime Le Point. Un peu comme un cadeau bonus. On achète le tuyau – une connexion web – et on gagne en prime un produit secondaire, des médias.
En quoi cela nous concerne tous ?

On pourrait se dire que chaque société a les médias qu’elle mérite. Ou que chacun lit, écoute, regarde ce qu’il veut. Que tout le monde peut faire son propre tri dans le flot médiatique. Sauf que les médias ne sont pas un business comme un autre. Défendre l’indépendance de la presse, ce n’est pas un combat « corporatiste », un « truc de journalistes » qui se battraient pour leur outil de travail. Il ne peut pas y avoir de démocratie forte, voire même de démocratie tout court, sans citoyens informés, et bien informés. L’information est un bien public. Des médias sous contrôle d’une petite oligarchie, véritables chiens de garde du néolibéralisme, est une atteinte à nos libertés fondamentales.

Cette situation n’est pas une fatalité. Lutter contre tout ce qui encourage la concentration des médias et leur financiarisation est possible. On pourrait mettre en place des dispositifs anti-concentration plus exigeants. Ou interdire le contrôle de médias par des entreprises qui dépendent de marchés publics – Bouygues, Dassault,... – comme le propose l’association Acrimed. Ou conditionner le versement des aides à la presse aux médias qui ne sont pas détenus par des milliardaires, dont les intérêts principaux ne sont pas dans le secteur de la presse. Voire même, soyons fous, limiter ces aides aux médias à but non lucratif, qu’ils soient privés, coopératifs ou associatifs.

Il est nécessaire que ces propositions et réformes salutaires – ou d’autres ! – soient discutées et débattues. Mais aussi les conditions qui favoriseront l’émergence, le développement et la consolidation de médias indépendants, pour garantir le pluralisme de l’information en France. Défendre et faire vivre une presse libre ne semble malheureusement pas une priorité pour bon nombre de candidats à l’élection présidentielle.

@AgnèsRousseaux

- Voir la campagne #LibertéEgalitéInformés, lancée par le collectif Informer n’est pas un délit (dont fait partie Basta !) et Reporters sans frontières
Pour aller plus loin :

- Acrimed, « Les grandes manœuvres de concentration multimédia : comment et pourquoi ? »
- Acrimed, « Concentration des médias : convergences et dépendances »
- Le Monde diplomatique, « Médias français : qui possède quoi »
- Laurent Mauduit, « Main basse sur l’information ! », Médiapart

- Laurent Mauduit, Main basse sur l’information, Éditions Don Quichotte, 2016
- Aude Lancelin, Le monde libre, Editions Les liens qui libèrent, 2016
Notes

[1] Méthodologie : Audience cumulée des médias appartenant (à titre personnel ou via des entreprises contrôlées par eux, leurs héritiers ou leur famille proche) à Bernard Arnault, Serge Dassault, François Pinault, Patrick Drahi, Vincent Bolloré, Martin Bouygues, le trio Xavier Niel - Pierre Bergé - Matthieu Pigasse, Marie-Odile Amaury, Arnaud Lagardère, la famille Mohn (groupe Bertelsmann). Sources des calculs de l’audience : 1 / Radio : Audience de la radio en France métropolitaine en novembre-décembre 2016, en semaine (lundi-vendredi), mesurée auprès de 28 425 personnes âgées de 13 ans et plus, par Médiamétrie. 2 / Presse écrite : Selon chiffres de diffusion des quotidiens nationaux français (les propriétaires de 6 quotidiens sur 8 appartiennent à la liste ci-dessus). Source : Classement Presse Quotidienne Nationale 2016, ACPM. 3 / Télévision : Part d’audience et couverture nationale des agrégats et des chaînes de télévision pour l’année 2016, du lundi au dimanche, pour les Français de 4 ans et plus. Chiffres Médiamétrie, Médiamat Annuel 2016.

[2] La famille Mohn détient aujourd’hui 19% du capital du groupe, le reste des parts étant détenues par des fondations créées notamment par la famille Mohn. Voir la structure du capital. C’est l’un des seuls groupes ici cités qui a une grand partie de ses activités dans le secteur de la presse et de l’édition.

[3] Source : Eurobaromètre spécial 452, Pluralisme des médias et démocratie, Septembre - Octobre 2016.

[4] En terme de concentration, la situation n’est guère plus enviable du côté de la presse régionale : la majorité de la presse quotidienne appartient à sept groupes (Ouest-France, Hersant, Rossel, La Dépêche, La Provence, Sud-Ouest et Crédit mutuel).

[5] Lire « Concentration des médias : convergences et dépendances », par Benjamin Lagues, Denis Perais, Martin Coutellier, Sophie Muret, publié par Acrimed : « En 1998, déjà, Vincent Bolloré avait revendu les parts qu’il détenait chez Bouygues à… François Pinault et à son groupe Artemis ; en 2004, Bernard Arnault entre au conseil d’administration de Lagardère, il y restera jusqu’en 2012 ; en 2010, Bernard Arnault rachète Le Journal des finances (devenu Investir-Le Journal des finances au sein du groupe Les Echos) à… Serge Dassault ; en 2012, Vincent Bolloré devient le premier actionnaire de Vivendi en revendant au groupe Canal+ ses chaînes D8 et D17 contre des actions ; la même année, c’est Lagardère qui cède sa participation dans Canal+ France (20%) au groupe Vivendi (de Vincent Bolloré …) ; en 2013, Amaury rachète au même Lagardère sa participation dans le groupe familial (25%) ; en 2014, Vivendi, dirigé par Vincent Bolloré, cède 80% de l’entreprise de télécommunications SFR au groupe Altice de Patrick Drahi, les 20% restants suivront le même chemin en 2015 ».


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« L’OTAN menace notre sécurité », écrivent trois intellectuels soucieux de la paix

« L’OTAN menace notre sécurité ». C’est le titre d’une tribune publiée le 2 avril sur le site Internet du quotidien suisse Le Temps. Signé par Gabriel Galice, président de l’Institut international de recherche pour la paix à Genève, Daniele Ganser, historien (auteur du livre Les Armées secrètes de l’OTAN), et Hans von Sponeck, ancien Secrétaire général adjoint de l’ONU, le texte est on ne peut plus clair et direct dans son propos : « Ce n’est pas la Russie qui menace l’Europe, mais les États-Unis et ses alliés de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) qui déstabilisent le monde ».
« L’OTAN menace notre sécurité », écrivent trois intellectuels soucieux de la paix
Citons-en l’introduction : « L’OTAN masse des troupes et des armes aux marches de la Russie. Nous tenons à exprimer notre inquiétude devant la propagande qui déforme la réalité des menaces qui pèsent sur la paix. Cette propagande insidieuse fabrique des ennemis imaginaires pour justifier le surdéveloppement de dépenses militaires, des conquêtes de territoires ou de “parts de marché”, des prises de contrôle d’approvisionnement énergétique et pour corroder la démocratie. »

Reproduisons également cette précision importante : « Quoi que nous pensions du régime russe, le principal défaut de Vladimir Poutine (et de bien d’autres pays du monde), aux yeux des Occidentaux, est de cesser d’acquiescer aux volontés hégémoniques occidentales. »

Et encore ce passage : « Tandis que la CIA a surveillé l’élection présidentielle française de 2012, que la NSA, espionne partout entreprises, organisations et particuliers, la mode est d’imputer aux dirigeants russes une ingérence directe dans les élections américaines, françaises, allemandes. »

On souhaiterait qu’il soit possible de publier un tel texte dans un « grand journal » français, ne serait-ce que pour permettre à un semblant de débat d’émerger quant à l’OTAN et à la politique étrangère des puissances occidentales.

Paranoïa anti-russe

Le lendemain de la mise en ligne de cette tribune, un événement venait en confirmer l’esprit. En effet, le service de renseignement lituanien, présentant le 3 avril son rapport annuel sur l’évaluation des menaces, a affirmé très sérieusement que la Russie avait la capacité de déclencher une attaque contre les pays baltes en moins de 24 heures, limitant les options de l’OTAN pour y répondre efficacement.

Mettant en avant l’augmentation des dispositifs militaires l’année dernière dans la région de Kaliningrad, Vilnius s’inquiète de ce qu’elle perçoit comme de l’impréparation, craignant que l’Alliance atlantique ne fasse pas le nécessaire pour être prête à réagir à une guerre d’agression russe, une perspective que l’on peut raisonnablement estimer comme très improbable.

Les pays baltes – Lituanie, Lettonie et Estonie – sont membres à la fois de l’Union européenne et de l’OTAN. La rhétorique anti-Moscou est très présente dans le discours des dirigeants, qui ne cessent d’alerter sur la « menace russe ». Ils demandent régulièrement aux États-Unis et à l’Alliance atlantique de prendre des mesures supplémentaires pour anticiper une invasion de la région par les troupes du « régime de Poutine », une initiative que certains s’efforcent presque de présenter comme imminente.

« Une russophobie totale, une russophobie hystérique se répand en ce moment » – Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin

Le ministre de la Défense lituanien, Raimundas Karoblis, a déclaré en marge de la présentation du rapport : « Le temps de réaction de l’OTAN n’est pas aussi rapide que nous le voudrions. » Les responsables des pays baltes insistent sur la solidarité que se doivent les membres de l’OTAN, le principe de la défense collective étant au cœur du traité fondateur de l’Alliance atlantique (une attaque contre un membre de l’OTAN est considérée comme une attaque dirigée contre tous les pays de l’Alliance).

Les commentateurs des médias et partis installés oublient souvent de préciser que les États baltes (comme d’autres pays de l’Est) hébergent des troupes, du matériel et des exercices militaires dans le cadre de la force de dissuasion euro-atlantique dirigée explicitement contre Moscou. De même, un fait édifiant est rarement – voire jamais – rappelé : la Russie a deux bases militaires à l’étranger, tandis que les États-Unis en ont… 725.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a réagi aux accusations lituaniennes en parlant d’un déferlement de sentiments anti-russes : « Une russophobie totale, une russophobie hystérique se répand en ce moment ».

Terminons en citant la conclusion de la tribune parue dans Le Temps : « Non, l’OTAN, devenue une alliance offensive, n’assure pas notre sécurité. Misons sur l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), dialoguons avec la Russie et mettons en œuvre les articles 46 et 47 de la Charte de l’ONU, stipulant un comité d’état-major auprès du Conseil de Sécurité. »

Ruptures, dont le rôle est avant tout d’informer, espère aussi contribuer à l’expression de telles idées et favoriser le légitime débat que ces questions devraient susciter.


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Mesure de la guerre civile en cours aux USA

Cette interview de Doug Casey, un de ces analystes financiers indépendants d'une notoriété reconnue, comme on en trouve autour de Wall Street et dans la presse alternative/antiSystème; est d'un réel intérêt pour poursuivre le travail essentiel de déterminer la situation actuelle des USA.
Mesure de la guerre civile en cours aux USA
L'intérêt de l'interview est de constater d'abord avec quelle facilité, avec quelle évidence, ce spécialiste des questions financières et économiques, dès qu'il trouve un biais, passe à une analyse de la situation disons culturelle ou sociétale, ou disons de guerre civile culturelle & sociétale, qui affecte l'Amérique. Il quitte son terrain de prédilection pour s'attacher à ce qu'il juge manifestement comme l'essentiel : l'extraordinaire désordre, la fantastique confusion et le climat de guerre civile qui touchent et embrasent aujourd'hui les USA. Il en arrive à la comparaison avec la Guerre de Sécession, dont il met en cause radicalement et justement à notre sens la dénomination officielle de “Civil War” pour lui substituer implicitement cette dénomination française de “Guerre de Sécession”, et pour mettre en évidence combien on se trouve aujourd'hui'jui, justement, dans une véritable “guerre civile”, et une guerre civile sans merci et paraissant comme sans issue tant ceux qui s'opposent sont absolument incapables de seulement se parler :

« Je n'ai jamais vu de toute ma vie une situation pareille. Il n'y a rien eu de semblable depuis la Guerre entre les États, qui ne devrait pas être nommée “Guerre Civile” parce que ce ne fut pas une guerre civile. Une guerre civile est une situation où deux groupes tentent de s'emparer du gouvernement. C'était une guerre de sécession, où un groupe tente de se détacher du reste. » Aujourd'hui, observe Casey, il y a une guerre civile culturelle, « où les gens des “États rouges” qui ont voté pour Trump, – qui forment une forte majorité géographique des USA, – sont alignés contre les gens qui vivent dans les “États bleus”, sur les deux côtes et dans les grandes villes. Ils ne contentent pas d'être hostiles et d'être en désaccord sur la politique ; ils peuvent même plus se parler. Ils se haïssent les uns les autres, véritablement avec leurs tripes. Ils ont des visions totalement différentes du monde. C'est un affrontement de cultures. »

Cette sorte de point de vue et de méthodologie ne cesse de se développer chez tous les commentateurs sérieux aux USA. De plus en plus, leurs spécialités, leurs terrains de prédilection pour leurs commentaires, le cèdent au constat de cette situation de guerre civile qui déchire la Grande République. Il faut bien comprendre la puissance de l'expression : “guerre civile”, et non émeutes, contestation, etc. Même s'il n'y a guère de pertes humaines, comme on a l'habitude avec cette sorte de conflits, la psychologie et l'état de l'esprit y sont, et même augmentés exponentiellement à cause de la puissance du système de la communication qui est le champ principal sinon exclusif de ce conflit. L’on mesure alors combien la tension terrible de ces désaccords affectent les psychologies dans une mesure extraordinaire, rendant d'une certaine façon le conflit encore plus indéniable et insoluble, en état constant d'aggravation sans jamais rien qui ne puisse trancher.

L’Europe est encore très loin, à des années-lumière si l'on veut une marque symbolique, d’avoir pris conscience de l'ampleur formidable de cet affrontement qui bouleverse nécessairement tous les équilibres déjà instables, tous les arrangements bricolés et déjà le plus souvent faussaires du reste du monde ; bref, affrontement qui renforce d’un facteur crisique nouveau et sans doute décisif la situation crisique générale du monde. L’Europe est tétanisée par le moindre attentat, comme celui de Londres hier, sans comprendre qu'il ne s’agit que de conséquences indirectes et notablement atténuées, quoi qu'on puisse avoir de regrets du fait de la perte de vies humaines, de la sorte de conflit culturel et métahistorique qui déchire notre contre-civilisation, – sans besoin de terrorisme extérieur et d’origine douteuse pour cela ; et sans voir, l'Europe, que les USA sont aujourd’hui le terrain d'expérimentation le plus extraordinaire de cet affrontement qui est en train de mettre à nu et en plein jour l’état d’opposition inexpiable de deux conceptions métahistoriques existant au sein de cette civilisation-devenue-contre-civilisation, avec l’effet de cet affrontement destiné nécessairement à se manifester dans son destin (de cette contre-civilisation) pour le bouleverser complètement.

En effet, cette “guerre civile” de la communication aux USA, faite pour s'étendre évidemment à l'Europe lorsque les dirigeants politiques européens seront obligés de cesser leurs simulacres divers pour écarter l'évidence, constitue le véritable “choc des civilisations” selon la formule qui fit la fortune de Samuel Huntington, mais pas du tout avec les acteurs qu'il mettait en scène. Les religions, les ethnies, etc., sont des espèces de cache-sexes dont on fait grand usage en s'offrant des querelles, justement sur le sexe des anges laïques, qui permettent de croire pouvoir continuer à respirer avec la tête dans le sable. Les USA, au moins, sont proches de la vérité-de-situation révolutionnaire, avec un affrontement qui, même s’il mêle des groupes épars qui n'ont pas tous saisi le sens et l’essence de l’enjeu, déploie au moins les véritables composants de cet enjeu. En fait, il s'agit de la “guerre civile” fondamentale entre les deux axes de notre métahistoire, entre la modernité dans sa phase postmoderne où le Système apparaît pour ce qu’il est, créateur de ce courant déstructurant et entropique, et les forces de résistance nées de la Tradition et opérationnalisées sous une forme antiSystème. Les groupes humains sont moins les instigateurs de cette “guerre civile” que les acteurs au mieux, les figurants le plus souvent ; il s'agit essentiellement, pour eux, de bien s'y reconnaître et de choisir leur camp judicieusement, en comprenant bien ce dont il est question.

Nous sommes ainsi très loin du seul cas de l’élection de Trump, de la personnalité de Trump, etc., même si ces éléments qui ont brouillé notre poiint de vue servent de symboles et de porte-drapeau à cette “guerre civile”… Casey se dit satisfait de cette élection mais n’exprime pas une estime excessive pour Trump, avec des avis nuancés sur ses idées économiques ; il lui reconnaît “une personnalité complexe” mais ne voit pas en lui autre chose qu’un businessman qui entend conduire le destin des USA comme on dirige une société, donc beaucoup plus un avec l’esprit d’un mercantiliste qu’avec celui d’un philosophe. Mais on voit bien l’importance de ce jugement, lorsque l’interview passe à la question financière, à l’évolution du marché boursier ; Casey admet sans la moindre réticence ne comprendre plus rien à son fonctionnement et à son évolution, sinon de constater que le marché boursier « vit dans une hyperbulle […] Aussi mon sentiment est que l’économie peut s’effondrer… […] Aussi je ne veux jouer aucun rôle ni m’investir dans le marché boursier pour l’instant ».

On comprend alors que tous ces constats, sur Trump et ses incertitudes, sur ce marché boursier enfermé dans son hyperbulle, sur cette “guerre civile” comme jamais vue dans l’histoire des USA, sont reliés entre eux par le fait d’être des composants plus ou moins importants de notre Grande Crise Générale, qui est définie par l’événement de m’effondrement du Système. A cette lumière, tous les faits se relativisent par rapport à la définition qu’on donne d’habitude d’eux : qu’importe la réussite ou la politique de Trump, ce qui importe est qu’il ait été élu, provoquant un événement de considérable déstabilisation du Système, – et cela, quoi qu’il fasse ; et son élection alimentant en un incendie furieux une “guerre civile” dont il importe peu qu’elle ne soit que de communication pour en apprécier la puissance ; là-dessus, que “les marchés” se baladent dans leur hyperbulle, cela donne une touche élégante à l’ambiance générale de l’hôpital psychiatrique en folie…

L'interview de Doug Casey est conduite par Nick Giamburno, pour InternationalMan.com.


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CONGRES DE L’AIPAC 2017 (I) : LE VICE-PRESIDENT US PENCE CELEBRE LA ‘LUNE DE MIEL’ ENTRE LA PRESIDENCE TRUMP ET LE LIKUD

CONGRES DE L’AIPAC 2017 (I) : LE VICE-PRESIDENT US PENCE CELEBRE LA ‘LUNE DE MIEL’ ENTRE LA PRESIDENCE TRUMP ET LE LIKUD
# GEOPOLITIQUE MONDIALE/ CONGRES DE L’AIPAC 2017 (I) : LE VICE-PRESIDENT US PENCE CELEBRE LA ‘LUNE DE MIEL’ ENTRE LA PRESIDENCE TRUMP ET LE LIKUD
 
Le vice-président américain Mike Pence a pris la parole pendant la conférence politique annuelle de l'AIPAC, à Washington, D.C., ce 26 mars 2017. « A l’AIPAC, Pence abonde en enthousiasme mais reste avare de détails », commente le Times of Israel, qui consacre de nombreux articles au Congrès du puissant lobby pro-israélien (le plus puissant des lobbies US). « Le public applaudit les actions de l’administration Trump à l’ONU, mais les positions sur les négociations de paix et le déplacement de l’ambassade restent vagues ».
 
LES NOCES DE L’AIPAC AVEC LA PLUS SIONISTE DES PRESIDENCES AMERICAINES
 
Le compte-rendu de la séance du Times of Israël se passe de commentaires.
Extraits : « Le vice-président américain Mike Pence est monté sur la scène principale de la conférence politique annuelle de l’AIPAC dimanche soir avec une mission claire : enflammer le public sur l’engagement de l’administration Trump pour soutenir Israël. Ce n’est pas un devoir inhabituel pour un vice-président : son prédécesseur Joe Biden est également intervenu devant la conférence annuelle. Dans le cas de Pence, cela a semblé être plutôt facile. Il était très passionné, mais avare de détails pendant son discours devant le public enthousiaste de la plénière.
Pence a stratégiquement entremêlé son engagement pro-Israël de longue date à Washington – des décennies de travail avec l’AIPAC, de multiples voyages en Israël – avec le nom de son patron, le président américain Donald Trump, qu’il a décrit comme un « ami sincère d’Israël et un courageux défenseur de la liberté ».
L’AIPAC est traditionnellement le lieu où les responsables de l’administration vantent leurs actions et leur programme pro-Israël. En ce qui concerne Pence, il a souligné sa fierté de la condamnation par l’administration Trump des menaces et des incidents antisémites, et a fait référence à plusieurs reprises aux efforts de l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley, qui a mené le boycott américain de protestation contre le parti-pris anti-Israël du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies. C’est en fait la mention du nom de Haley qui a déclenché les applaudissements les plus enthousiastes pendant le discours de Pence, même si les milliers de personnes présentes à Washington ont également applaudi les multiples références de Pence au président. « Les Etats-Unis ne permettront pas aux Nations unies d’être utilisés comme un forum pour des invectives contre Israël ou les Etats-Unis », a promis Pence sous les applaudissements. »
 
Autre vedette, David Friedman, le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Israël, partisan des colonies sionistes et de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, qui « a lui aussi été cité et applaudi, pendant que Pence garantissait au public que la présence de Friedman améliorerait encore les relations entre les deux pays ».
 
* Lire sur The Times of Israel :
A l’AIPAC, Pence abonde en enthousiasme mais reste avare de détails
http://fr.timesofisrael.com/a-laipac-pence-abonde-en-enthousiasme-mais-est-avare-de-details/
 
COMMENT ANALISER CET EVENEMENT MAJEUR ?
L’AIPAC DE 2015 A 2017 : DE LA DETESTATION ENTRE OBAMA ET NETANYAHU A LA “LUNE DE MIEL” ENTRE TRUMP ET LE LIKUD
 
La convention de l’AIPAC 2015 avait vu l’humiliation d’Obama, avec la venue non souhaitée par la Maison Blanche du leader du Likud et premier ministre israélien Netanyahu. Humiliation continuée par le triomphe du chef likudnik devant le Congrès US. L’éloignement de Obama vis-à-vis de Tel-Aviv sur les questions iranienne et palestinienne avait des allures de divorce. Peut-être la défaite d’Hillary Clinton s’est-elle esquissée à ce moment déjà. Reste que le soi-disant candidat imprévu (sic) et anti-système Trump s’est depuis révélé comme le scénario de plusieurs puissants lobbies US. Parmi ceux-ci le lobby pro-israélien AIPAC. Dont Jared Kuchner, le gendre de Trump et homme-clé des nouvelles relations américano-israéliennes, est un dirigeant influent. Et dont un autre homme clé, Ronald Lauder, président du Congrès juif mondial, se révèle être un ami proche et un ex associé de Trump …
 
Ambiance totalement opposée au congrès 2017 de l’AIPAC, qui voit s’esquisser une « lune de miel » entre Tel-Aviv et la Présidence Trump, et s’ « aligner les politiques américaines et israéliennes » (dixit le Times of Israel). Trump est le plus sioniste des présidents américains et le vice-président Pence rivalise avec lui ! Et la promotion du « support bi-partisan » par l’AIPAC aligne le Congrès US lui aussi sur l’alliance israélienne …
 
Photo : Le vice-président américain Mike Pence pendant la conférence politique annuelle de l'AIPAC, à Washington, D.C., le 26 mars 2017 (Times of Israel).
 
LUC MICHEL / EODE GEOPOLITIQUE / 2017 03 29
https://www.facebook.com/Pcn.luc.Michel/
https://twitter.com/LucMichelPCN
_________________ 
 
# LE LOBBY PRO-ISRAELIEN AIPAC C’EST QUOI ?
Quel est le poids du Lobby pro-israélien, qui a littéralement verrouillé depuis trois décennies le Congrès, le Sénat et la politique US ?
Que représente cet AIPAC surpuissant aux Etats-Unis ?
 
* Voir sur EODE-TV & AFRIQUE MEDIA/
Luc MICHEL, LE GRAND JEU. AU CŒUR DE LA GEOPOLITIQUE MONDIALE: 
LES USA, LE NUCLEAIRE IRANIEN ET LE LOBBY ISRAELIE
sur https://vimeo.com/123575078  
 

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Séparation du CRIF et de l’Etat : Rassemblement le samedi 1er avril à 14 H à Beaubourg

Séparation du CRIF et de l’Etat : Rassemblement le samedi 1er avril à 14 H à Beaubourg
Merci à toutes et à tous de noter que malgré les pressions exercées par le CRIF, NKM, l’ambassadrice d’Israël & Co...nous nous rassemblerons le samedi 1er avril à 14 H à Beaubourg, pour dénoncer le régime colonial de l’occupant, et pour exiger des sanctions, en lieu et place de la collaboration actuelle du gouvernement avec l’apartheid israélien.


Notre détermination collective à dire :
  • NON au chantage à l’antisémitisme
  • NON aux diktats tu lobby israélien
  • NON aux atteintes à la liberté d’expression
  • NON aux attaques des voyous fascistes de la LDJ
est d’autant plus essentielle, qu’Israël, qui opprime tout un peuple depuis 70 ans, et le prive de sa liberté, nous est présenté comme un modèle de démocratie et jouit de relations privilégiées avec notre pays.
C’est pourquoi nous remercions à nouveau toutes les associations et personnalités qui se sont associées à cet appel qui semble avoir été entendu, ET NOUS VOUS APPELONS À VENIR NOMBREUX
SAMEDI 1ER AVRIL A 14 H
Place Edmond Michelet à Beaubourg.
(Juste en face du Centre Georges Pompidou, dans la rue "Le Boucher" qui mène à Beaubourg après avoir traversé le Bd Sebastopol). MÉTRO : Châtelet ou RER : Châtelet-Les Halles.
Revoici notre appel et l’ensemble de ses signataires à ce jour :
LE FAIT DE RÉCLAMER DES SANCTIONS CONTRE UN ETAT
  • présenté comme un modèle de démocratie et de civilisation
  • qui jouit du privilège énorme d’être considéré à l’égal des pays européens et de bénéficier d’un accord d’association commercial avec l’Europe, qui le dispense de taxes à l’exportation, sans pour autant appliquer l’article 2 de cet accord qui exige le respect des droits de l’homme par tous les pays qui en bénéficient,
  • qui est intégré aux programmes européens de recherche et développement, de même qu’aux compétitions sportives au sein de l’UEFA ou encore de l’Eurovision, tout en bafouant ces mêmes droits humains ainsi que le droit international,
  • qui refuse de se plier à la réglementation française (Journal Officiel du 24 novembre 2016) exigeant de connaître l’origine exacte des produits exportés, et notamment de savoir s’ils sont issus ou pas des colonies implantées illégalement sur les territoires palestiniens et sur le plateau du Golan
  • qui pratique de manière routinière la torture, et notamment celle des enfants palestiniens, comme le dénoncent toutes les organisations de défense des droits humains internationales, palestiniennes, et israéliennes (notamment le Comité israélien contre la torture et Bt’selem)
EST NOTRE DROIT ET NOTRE DEVOIR
ET NOUS ENTENDONS LE DIRE ENSEMBLE LE SAMEDI 1ER AVRIL LORS D’UN RASSEMBLEMENT A PARIS.
CAPJPO-EuroPalestine, Droits Devant, Le PIR (Indigènes de la République), Association Femmes Plurielles, Le Collectif Ni Guerre Ni Etat de Guerre, Le Collectif 69 de soutien au peuple palestinien, Collectif Urgence Palestine Cergy-Pontoise, Le Comité Poitevin Palestine, Le Cri Rouge, Comité d’action et de soutien aux luttes du peuple Marocain, Enfants de Palestine, Avec Naplouse, Nanterre Palestine, Comité Anti Impérialiste, Le Collectif BDS 57, Le comité BDS France 34, Les Amis d’Al-Rowwad, Comité Montreuil Palestine, Collectif Palestine Nord Essonne, Front Uni de l’Immigration et des Quartiers Populaires, La France insoumise groupe de Douai 59, CLGIA (Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah), ISM-France (International Solidarity Movement France), Plateforme Charleroi-Palestine, Les Désobéissants, ATL Jénine, Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO), La Feuille de Chou (Strasbourg), Comité Palestine-Israël Pays de Châteaubriant, Union Française des ConsommateurS Musulmans (UFCM), Association Bezons - West Bani Zaid de solidarité avec la Palestine, Artisans du Monde, Palestine Libre Haute Marne, Comité Verviers Palestine, Comité BDS Lille Metropole, association Cultures Solidaires (34), Comité Libérons Georges 33, Bordeaux...
Mgr Jacques Gaillot, Olivier Le Cour Grandmaison (Universitaire), Christine Delphy (Ecrivaine et militante féministe), Odile Tobner (Ecrivaine et militante), Alain Brossat (Enseignant), Jacques-Marie Bourget (Journaliste), Paul Aries (Politologue), Sylvette Amestoy (Maire adjointe de Courdimanche -95), Gilles Monsillon (militant écologiste), Mohamed Ben Yakhlef (Conseiller municipal de Villeneuve Saint Georges - Ensemble !), Gilles Lemaire (Écologiste altermondialiste), Monique Beaumer (ACAT), Xavier Renou (Fondateur des Désobéissants), Alima Boumedine-Thiery (Avocate), Cathy Billon (Syndicaliste), Olia El Kabir (Syndicaliste), Martine Dejean (Candidate France Insoumise pour les législatives à la 1ère circonscription de Haute Loire)...
CAPJPO-EuroPalestine





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Corée du Nord : La grande tromperie

Corée du Nord : La grande tromperie


    En 2003, avec quelques avocats Américains, membres de la National Lawyers Guild, j’ai eu la chance de pouvoir voyager en Corée du Nord, c'est-à-dire en République populaire démocratique de Corée, afin de me faire une idée précise de ce pays, de son gouvernement et de son peuple. Publié à notre retour, cet article a été intitulé « La grande tromperie ». Ce titre a été choisi parce que nous avons découvert que le mythe péjoratif de la propagande occidentale sur la Corée du Nord, est une immense tromperie conçue pour cacher aux peuples du monde les réalisations des Nord-Coréens, qui ont réussi à créer leurs propres conditions, leur propre système socio-économique indépendant basé sur les principes socialistes, libres de la domination des puissances occidentales.


    Lors de l'un de nos premiers dîners à Pyongyang, notre hôte, Ri Myong Kuk, un avocat, a dit en termes passionnés, au nom du gouvernement, que la force de dissuasion nucléaire de la Corée du Nord est nécessaire au vu des agissements et des menaces du monde US contre elle. Il a dit, et cela m'a été répété plus tard pendant mon voyage, lors d'une réunion de haut niveau avec des représentants du gouvernement de la Corée du Nord, que si les Américains signaient un traité de paix et un accord de non-agression avec la Corée du Nord, cela rendrait illégitime leur occupation et entraînerait la réunification de la Corée. Ainsi, il n'y aurait plus besoin d'armes nucléaires. Il a dit avec sincérité : « Il est important que des avocats se réunissent pour parler de cela, car les avocats réglementent les interactions sociales au sein de la société et dans le monde, » et il a ajouté en toute bonne foi, « le chemin vers la paix exige l’ouverture du cœur ».


    Il nous est apparu alors, et c’est maintenant une évidence, qu’en contradiction absolue avec les dires des médias occidentaux, le peuple de la Corée du Nord veut la paix plus que toute autre chose. Il veut pouvoir continuer à vivre et à travailler sans la menace constante d’être anéantis par les armes atomiques des USA. Mais en fait, pourquoi sont-ils menacés d’être exterminés et de qui est-ce la faute ? Ce n’est pas de leur faute.


    Ils nous ont montré des documents US saisis pendant la guerre de Corée. Il s’agit de la preuve irréfutable que les USA avaient prévu d’attaquer la Corée du Nord en 1950. L'attaque a été effectuée par les forces armées US et sud-coréennes, aidées par des officiers de l'armée japonaise qui avaient envahi et occupé la Corée des décennies auparavant. Les USA on ensuite prétendu que la défense et la contre-attaque nord-coréennes était une « agression », et ils ont fait manipuler cela par les médias pour inciter les Nations Unies à soutenir une « opération de police », l'euphémisme qu'ils ont choisi pour qualifier leur guerre d'agression contre la Corée du Nord. Il s’en est suivi trois ans de guerre et 3,5 millions de victimes coréennes, et depuis lors, les USA les menacent de guerre imminente et d'anéantissement.


    En 1950, puisque la Russie n’était pas là pour voter au Conseil de sécurité, le vote de l'ONU en faveur de l’« opération de police » était lui-même illégal. En vertu du règlement interne, le quorum au Conseil de sécurité requiert toutes les délégations membres. Tous les membres doivent être présents, sinon la session ne peut pas se dérouler. Les Américains ont sauté sur l’occasion du boycott du Conseil de sécurité par les Russes. Le boycott russe avait été instauré pour défendre la position de la République populaire de Chine, qui devait siéger à la table du Conseil de sécurité, et non pas le gouvernement vaincu du Kuomintang. Comme les Américains refusaient d’accorder ce droit, les Russes ont refusé de s'asseoir à la table jusqu'à ce que le gouvernement chinois légitime puisse le faire.


    Les Américains ont profité de cette occasion pour faire une sorte de coup d'État à l'ONU. S’emparant du contrôle de sa machinerie, ils l’on utilisée dans leurs propres intérêts. Ils se sont arrangés avec les Britanniques, les Français et les Chinois du Kuomintang, pour qu’ils soutiennent leur guerre en Corée, grâce au vote en l'absence des Russes. Les alliés, comme les Américains le leur avaient demandé, ont voté la guerre contre la Corée, mais le vote était invalide et l'opération de police n'était ni une opération de maintien de la paix, ni justifiée par le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, puisque l’article 51 stipule que les nations ont le droit de se défendre contre toute attaque armée, ce qu’ont dû faire les Nord-Coréens. Mais les Américains ne se sont jamais beaucoup souciés de la légalité. Et ils ne s’en sont pas souciés tout au long de leur projet, qui consistait à conquérir et occuper d’abord la Corée du Nord, puis envahir la Mandchourie et la Sibérie.


    Beaucoup d’Occidentaux n’ont guère idée des destructions infligées par les Américains et leurs alliés en Corée ; Pyongyang s’est retrouvé sous des tapis de bombes, et les civils fuyant le carnage ont été mitraillé par les avions US en rase-mottes. Le New York Times a écrit à l'époque que plus de sept mille sept cent tonnes de napalm ont été lâchés simplement dans les 20 premiers mois de la guerre en Corée. Les USA ont lâché un tonnage de bombes plus important sur la Corée que sur le Japon durant la Seconde Guerre mondiale. Les forces armées US ont traqué et assassiné non seulement les membres du parti communiste, mais aussi leurs familles. À Sinchon, nous avons vu la preuve que des soldats US ont obligé 500 civils à se mettre dans un fossé, les ont aspergés d'essence et les ont brûlés. Nous étions dans un abri antiaérien avec des murs encore noircis avec la chair brûlée de 900 civils, dont des femmes et des enfants qui cherchaient à se protéger lors d’une attaque US. Des soldats US ont été vus déverser de l'essence dans les bouches d'aération de l'abri et les faire tous mourir carbonisés. C'est la réalité de l'occupation US pour les Coréens. C'est la réalité qu'ils craignent encore et ne veulent jamais voir se répéter. Pouvons-nous le leur reprocher ?


    Malgré cette affaire, les Coréens sont prêts à ouvrir leur cœur à leurs anciens ennemis. Le major Kim Myong Hwan, qui était à l’époque le principal négociateur à Panmunjom, sur la ligne de la zone démilitarisée, nous a révélé que son rêve était d'être écrivain, poète, journaliste, mais il a poursuivi d’un air sombre, en disant que lui et ses cinq frères faisaient des rondes sur la ligne de la zone démilitarisée, comme les soldats, à cause de ce qui était arrivé à leur famille. Il a dit que leur lutte n'était pas contre les Américains, mais leur gouvernement. Il restait le seul de sa famille perdue à Sinchon ; son grand-père avait été accroché à un poteau et torturé, sa grand-mère est morte avec une baïonnette dans l'estomac. Il a dit : « Vous voyez, nous devons le faire. Nous devons nous défendre. Nous ne nous opposons pas aux Américains. Nous nous opposons à la politique belliqueuse des USA et à leurs efforts pour prendre le contrôle du monde entier et déclencher des catastrophes contre les peuples.


    Selon l’avis de notre délégation, grâce à l'instabilité qu’ils entretiennent en Asie, les USA peuvent y maintenir une présence militaire massive qui entrave les relations entre la Chine, la Corée du Sud, la Corée du Nord et le Japon. Et ils utilisent aussi leur présence comme moyen de pression contre la Chine et la Russie. Au Japon, avec la pression constante pour éliminer les bases US à Okinawa, les opérations militaires en Corée et les manœuvres de guerre restent un aspect central des efforts US visant à dominer la région


    La question n'est pas de savoir si la Corée du Nord possède des armes nucléaires, comme elle en a le droit, mais si les USA – qui possèdent des capacités nucléaires sur la péninsule coréenne, et qui installent actuellement là-bas leur système de défense antimissile THADD, un système qui menace la sécurité de la Russie et de la Chine – sont disposés à travailler avec la Corée du Nord sur un traité de paix. Nous avons trouvé des Nord-Coréens avides de paix et ne tenant pas à avoir des armes nucléaires si la paix pouvait être établie. Mais la position US demeure plus arrogante, agressive, menaçante et dangereuse que jamais. À l'ère des « changements de régime », des « guerres préventives » et des tentatives US pour mettre au point des armes nucléaires miniatures, aussi bien que leur abandon et leur manipulation du droit international, il n'est pas surprenant que la Corée du Nord joue la carte du nucléaire. Ce choix a été fait par les Nord-Coréens depuis que les USA les menacent quotidiennement de guerre nucléaire. La Russie et la Chine, deux pays auxquels la logique dicte de soutenir les Nord-Coréens contre l'agression US, se joindront aux Américains pour blâmer les Coréens de s'être armés eux-mêmes avec la seule arme qui puisse dissuader de les attaquer.


    La raison de ceci n'est pas claire puisque les Russes et les Chinois ont des armes nucléaires et qu’ils s’en sont dotés pour dissuader toute attaque des USA, exactement comme l’a fait la Corée du Nord. Certaines déclarations de leur gouvernement [russe ou chinois] indiquent qu'ils craignent de ne pas avoir le contrôle de la situation, et que si les mesures défensives de la Corée du Nord attirent une attaque des USA, ils seront aussi bien attaqués. On peut comprendre cette anxiété. Mais cela soulève la question de savoir pourquoi ils ne peuvent pas soutenir le droit de la Corée du Nord à l'autodéfense et faire pression sur les Américains pour qu'ils concluent un traité de paix, un accord de non-agression et retirent leurs forces armées et nucléaires de la péninsule coréenne. Mais la grande tragédie est l'incapacité évidente des Américains de penser par eux-mêmes face aux tromperies incessantes, et d’exiger de leurs dirigeants qu’ils épuisent toutes les voies de dialogue et de rétablissement de la paix avant même d’envisager d'agresser la péninsule coréenne.


    La base essentielle de la politique nord-coréenne consiste à parvenir à un pacte de non-agression et à un traité de paix avec les USA. Les Nord-Coréens ont dit à plusieurs reprises ne vouloir attaquer personne, blesser personne, n’être en guerre contre personne. Mais ils ont vu ce qui est arrivé à la Yougoslavie, à l'Afghanistan, à l'Irak, à la Libye, à la Syrie et à d'innombrables autres pays, et ils n'ont pas l’intention d’être les prochains. Il est évident qu’ils se défendront énergiquement contre toute invasion US et que la nation pourrait supporter une longue et difficile lutte.


    À un autre endroit de la zone démilitarisée, nous avons rencontré un colonel qui avait installé des jumelles. à travers lesquelles nous pouvions voir au-delà de la ligne de partage entre le Nord et le Sud. Nous pouvions voir un mur de béton construit sur le côté sud, en violation des accords de trêve. Le major Kim Myong Hwan a dit que cette structure fixe est une « honte pour les Coréens qui sont un peuple homogène. » Un haut-parleur diffusait sans interruption de la propagande et de la musique sortait des haut-parleurs sur le côté sud. Il nous a dit que ce bruit irritant dure 22 heures par jour. Soudain, autre moment surréaliste, les haut-parleurs du bunker ont commencé à entonner l'ouverture de William Tell, mieux connue aux USA sous le nom de thème du Lone Ranger. Le colonel nous a exhortés d’aider les gens à comprendre ce qui se passe réellement en Corée du Nord, au lieu de fonder leur opinion sur la désinformation. Il nous a dit : « Nous savons que, comme nous, les Américains aiment la paix, ont des enfants, des parents et des familles. » Nous lui avons dit que nous avions la mission de rentrer chez nous avec un message de paix et que nous espérons revenir un jour et « marcher avec lui librement dans ces belles collines. » Il a fait une pause et dit : « Moi aussi, je crois que c'est possible. »


    Ainsi, alors que le peuple de la Corée du Nord espère la paix et la sécurité, les USA et leur régime fantoche du sud de la péninsule coréenne feront la guerre en se livrant durant les trois prochains mois aux plus grands jeux de guerre jamais organisés là-bas, avec des porte-avions, des sous-marins portant des armes atomiques et des bombardiers furtifs, des avions et un grand nombre de troupes, d'artillerie et de blindés.


    La campagne de propagande a atteint des niveaux dangereux dans les médias, qui accusent le Nord d’avoir assassiné un parent du chef de la Corée du Nord en Malaisie, bien qu'il n'y en ait aucune preuve et que le Nord n’avait aucune raison de le faire. Les seuls à bénéficier du meurtre sont des Américains et leurs médias sous contrôle, qu’ils utilisent pour attiser l'hystérie contre la Corée du Nord, qui aurait maintenant des armes de destruction massive chimiques. Oui, mes amis, ils pensent que nous sommes tous nés d’hier et que nous n'avons pas appris une chose ou deux sur la nature du leadership US et sa propagande. Est-il étonnant que les Nord-Coréens craignent que ces « jeux » de guerre en cours puissent se transformer un jour en réalité, que ces « jeux » ne soient que la couverture d’une attaque pour créer en même temps un climat de terreur dans la population coréenne ?


    Il y a beaucoup de choses à dire sur la nature réelle de la Corée du Nord, sur ses habitants, son système socio-économique et sa culture. Mais il n'y a pas de place pour cela ici. J'espère que des gens pourront se rendre compte par eux-mêmes de l'expérience vécue par notre groupe. Je terminerai avec le dernier paragraphe du rapport commun que nous avons fait à notre retour de la Corée du Nord et j'espère que les gens le comprendront bien, y réfléchiront et agiront pour provoquer des appels à la paix.

    L'histoire complète de la Corée et le rôle de notre gouvernement dans la contribution aux déséquilibres et aux conflits, doit être révélée aux peuples du monde. Des mesures doivent être prises par les avocats, les groupes communautaires, les militants pour la paix et tous les citoyens de la planète, pour empêcher le gouvernement US de mener à bien une campagne de propagande visant à soutenir l'agression contre la Corée du Nord. Les Américains ont été l’objet d’une grande tromperie. Ce qui est en jeu est trop important pour que nous nous laissions berner à nouveau. Cette délégation de paix a appris en Corée du Nord un élément important de la vérité essentielle dans les relations internationales. C'est ainsi que la communication plus large, la négociation suivie de promesses respectées et un profond engagement envers la paix peuvent – littéralement – épargner au monde un sombre avenir nucléaire. L'expérience et la vérité nous libèrent de la menace de la guerre. Notre voyage en Corée du Nord, ce rapport et notre projet en cours, sont de petits efforts pour nous libérer.



    Christopher Black est un avocat international de Toronto spécialisé en droit criminel. Il est connu pour un certain nombre d’affaires de crimes de guerre très médiatisés, et a récemment publié son roman « Beneath the Clouds » [Sous les nuages]. Il écrit des essais sur le droit international, la politique et les événements mondiaux, en particulier pour le magazine en ligne New Eastern Outlook..


NEO, Christopher Black, 13 mars 2017

Original : journal-neo.org/2017/03/13/north-korea-the-grand-deception-revealed/
Traduction Petrus Lombard



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Analyse politique: la « gauche » étatique occidentale complice de l’empire

Les révolutions sont sanglantes… tout comme ne rien faire
Analyse politique: la « gauche » étatique occidentale complice de l’empire
Graeme MacQueen, un professeur d’université au Canada, fait remarquer l’incapacité de la gauche américaine à être imaginative en regard des rapports de la commission Warren (NdT: sur l’assassinat de JFK) et de la commission sur le 11 septembre. Une tripotée d’individus et de publications, vus comme étant de gauche, ont prouvé être des agents actifs de l’état conspirateur contre la véritable dissidence.

Lien vers l’article de Graeme (en anglais): https://truthandshadows.wordpress.com/2017/03/14/911-and-american-left/#more-4073

Les Etats-Unis n’ont plus de “gauche” (NdT: la gauche radicale a été annihilée sous le règne du tsar du contrôle étatique yankee: Edgard J. Hoover, grand patron tout puissant du FBI qui fut à la tête du bureau de 1935 à … 1972…), l’Europe non plus, encore moins la Grèce, pays dont le gouvernement soi-disant de “gauche” a accepté que les créditeurs de la Grèce puissent piller son peuple et les biens publics au profit du 1%. Le parti travailliste britannique est aussi à droite que son homologue conservateur et le parti socialiste français est bien plus de droite et en acceptance de ses seigneurs américains que ne le fut la droite, surtout celle du général Charles DeGaulle.

En Allemagne, l’électorat a mis en place comme chancelier une marionnette américaine qui représente Washington et non pas le peuple allemand. Et elle va continuer de représenter Washington, même si cela signifie la guerre avec la Russie.

La gauche, qui fut autrefois une force politique (NdT: dans le contexte du consensus du statu quo oligarchique bien entendu, c’est à dire la perpétuation du cirque étatico-capitaliste de la domination et de l’exploitation, qu’à terme Roberts soutient sans se rendre compte que toute réforme est vaine et irresponsable. Il faut sortir de cercle vicieux et prendre la tangente qui mène à la société des sociétés) qui tenta de rendre les gouvernements responsables, a fusionné avec l’empire américain. La “gauche” américaine a maintenant rejoint le complexe militaro-industriel pour enterrer le projet de détente avec la Russie, par exemple:

http://www.counterpunch.org/2017/03/14/trump-and-russia-the-shortest-reset-ever/

La “gauche” américaine s’est jointe aux nouveaux cons(ervateurs), aux médias de la pressetituée et au complexe militaro-industriel dans un accord commun, disant que quiconque favorise de meilleures relations avec la Russie est un agent russe ou un dupe de Vladimir Poutine et que si vous en savez assez pour douter des rapports de la commission Warren et de celle sur le 11 septembre, vous êtes un frapadingue et devez être mis sur la liste de l’université de Harvard des pourvoyeurs de “fake news”. Quiconque n’est pas d’accord avec la ligne éditoriale de l’establishment est étiqueté “fake news” et ceci bien sûr dans une “démocratie de la libre parole et de la libre pensée”. L’Amérique est devenue une sombre mascarade !!…

En d’autres termes, la “gauche” a accepté la ligne néo-conservatrice affirmant que ceux qui se font les avocats de la paix avec la Russie, autre que celle imposée par les termes des Etats-Unis, sont des traîtres à la nation, ceci incluant le président. (NdT: qui par ailleurs a monté d’un ton la rhétorique belliqueuse envers l’Iran, et envoie des troupes au sol en Syrie, est-ce bien surprenant ?… En adoucissant la rhétorique anti-russe, il a acheté l’aval de la Russie pour envoyer des troupes au sol dans le nord de la Syrie… Les Russes sont-ils dupes ?…) L’université de Harvard vient de sortir son type de liste des sites internet jugés suspects pour l’establishment (NdT: un “déconneurex” sauce yankee). Tous ceux qui sont en faveur de relations normales avec la Russie sont sur cette liste.

Nous avons atteint le point où, même pour une institution comme Harvard, aucune dissidence à la haine de la Russie n’est possible, admise. Ceci ne laisse que la guerre comme seule option.

Êtes-vous prêts à mourir pour le complexe militaro-industriel et son énorme budget ? (NdT: et afin de le perpétrer…)

Parce que c’est tout ce pourquoi vous mourrez.


~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/03/14/revolutions-bloody-nothing-paul-craig-roberts/


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France : pourquoi les musulmans peinent à être influents

Mercredi 22 février. Le tout-Paris se presse dans un grand hôtel parisien, où se tient le dîner annuel du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). Les principaux candidats à la présidentielle française y sont attendus. Au fil des années, le dîner, créé en 1985, s’est imposé comme un événement à ne pas manquer dans l’agenda politique. « C’est devenu un peu people, résultat, le discours prononcé ce soir-là passe progressivement à la trappe », observe Samuel Ghiles-Meilhac, chercheur spécialiste du CRIF, interrogé par TSA.
France : pourquoi les musulmans peinent à être influents

Pourtant, si les médias ne retiennent effectivement de cette soirée que les retrouvailles du candidat Emmanuel Macron avec le président sortant François Hollande, cet événement – qui réunit 700 personnalités environ – est loin d’être un simple rendez-vous mondain. « Cet échange public, auquel assistent la presse et des invités choisis par l’organisation, constitue l’instant de visibilité le plus fort du judaïsme organisé en France », explique Samuel Ghiles-Meilhac dans un article publié en 2014, intitulé « Naissance et institutionnalisation de la soirée annuelle du Conseil représentatif des institutions juives de France ».

Ainsi, depuis 32 ans, le CRIF organise tous les ans un dîner dont l’invité d’honneur est le Premier ministre en exercice, « voire, dans certains cas depuis 2008, le président de la République », note le chercheur. C’est donc un temps d’échange privilégié entre les pouvoirs publics et les représentants de la communauté juive de France. Si l’enjeu de la lutte contre l’antisémitisme et la question mémorielle sont au centre des discussions dans les années 1990, le président a aussi coutume, ces dernières années, d’évoquer l’agenda national en matières de diplomatie et de défense.
Un « iftar du CFCM » sur le modèle du CRIF

En 2009, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a également lancé son rendez-vous annuel, l’« iftar du CFCM », qui a lieu pendant le mois sacré du Ramadan. Il convie représentants de l’État, des différents cultes et de la société civile. La vitrine du CFCM réunit environ 200 personnes. Pourtant, presque dix ans après sa création, ce dîner, pensé sur le modèle du CRIF, n’a pas réussi à s’imposer comme un rituel, ou à devenir une tribune pour les politiques.

Officiellement, l’événement n’est pas comparable avec le dîner du CRIF. « L’histoire du culte musulman et celle du culte israélite en France ne sont pas les mêmes », rappelle à TSA l’actuel président du CFCM, Anouar Kbibech. « Le CFCM a une tonalité religieuse, et il est donc plus compliqué d’y naviguer pour les politiques », estime de son côté Samuel Ghiles-Meilhac, qui souligne que le CRIF n’a pas pour mission d’organiser le culte juif en France.

En réalité, la comparaison entre les deux événements fait ressurgir la problématique de la légitimité du CFCM presque quinze ans après sa création, et 30 ans après les premières réflexions sur la nécessité d’organiser l’islam de France. Dans son livre paru en janvier 2017, « Misère(s) de l’islam de France », Didier Leschi – ancien chef du bureau central des cultes au ministère de l’Intérieur et penseur du CFCM – estime que cette instance créée en 2003, chargée de représenter les musulmans auprès des pouvoirs publics, n’a pas réussi « à asseoir une légitimité suffisante ». Cette structure « satisfait la classe politique. Au moins, on a quelque chose…Même si c’est par défaut », analyse Bernard Godard, un ancien des renseignements généraux, spécialiste de l’islam en France.

Le CFCM ne sera jamais le CRIF

Avant même d’être créé, le CFCM est victime de la manière dont il est perçu par les politiques. Ce qui d’emblée engendre une confusion. Ainsi, quand Nicolas Sarkozy devient ministre de l’Intérieur et des cultes en 2002, puis qu’il s’empare du projet de mettre en place une instance de dialogue avec la communauté musulmane, il imagine un CFCM calqué sur le modèle du CRIF, rappelle Bernard Godard, également chargé de réfléchir à la création du CFCM de 1997 à 2002 en cabinet ministériel.

« Il applique aux musulmans un raisonnement identitaire », détaille le spécialiste. « En islam, un équivalent du CRIF ne peut pas exister », poursuit-il. « C’est même impossible par essence. Le CRIF se réfère à une unité, à un peuple, or il n’y a pas d’identification à un peuple musulman ». En effet, la communauté musulmane est extrêmement hétérogène en France et doit faire face à des identités nationales multiples (turque, algérienne, comorienne, pakistanaise pour ne citer qu’elles).

Pour mieux comprendre le débat autour du CFCM, et ô combien la comparaison avec le CRIF est vouée à l’échec, il est nécessaire de rappeler quelques éléments historiques. Le CRIF est né dans la clandestinité en France en 1943, en pleine occupation allemande nazie. Ce réseau d’associations s’est donc formé autour de traumatismes communs, ceux de la déportation des juifs et de la Shoah, qui permettent de faire unité, et d’avoir un point d’ancrage très net. Le chercheur Samuel Ghiles-Meilhac note toutefois que « la lutte contre l’islamophobie pourrait être, en France, « un marqueur » pour fédérer les musulmans.

Problème de représentation

L’autre problématique à laquelle le Conseil fait face est celle de la représentation de la communauté musulmane, qui ne peut être résumée à sa dimension cultuelle. Bernard Godard se souvient qu’à l’époque de la création du CFCM, des groupes de musulmans laïcs s’étaient opposés à une telle définition de leur identité, refusant d’être défini par leur religion.

Si les musulmans de France ne parviennent pas à s’identifier au CFCM, c’est précisément parce qu’il repose uniquement sur la question religieuse. « Ce qui fait défaut c’est une expression intellectuelle, il faut parvenir à transcender les appartenances », propose Bernard Godard. Une évolution que prône l’actuel président du CFCM estimant qu’il « doit s’ouvrir davantage envers les jeunes, les femmes, les intellectuels, les penseurs musulmans, la société civile ».

De même, les résultats des scrutins ont dès la création du CFCM suscité une polémique. En 2003, l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), proche des Frères musulmans, bénéficie d’un bon réseau de militants et obtient 13 sièges au Conseil sur 41. La liste de la Grande Mosquée de Paris (GMP), elle, n’arrivera qu’en quatrième position. Des tensions se font sentir au sein du CFCM. La presse française, elle, rapporte que ces résultats suscitent des interrogations chez les musulmans de France : « De nombreux croyants se désolidarisent d’un CFCM qui érige l’UOIF en porte-parole de l’islam de France, alors que l’immense majorité des musulmans de l’Hexagone – 90% d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur – ne sont pas pratiquants », rappelle un article de l’Express en décembre 2004. Les musulmans dit « culturels » (ceux qui ne sont pas impliqués dans la vie de l’islam comme culte) sont « effectivement assez surpris… Plutôt désagréablement », se souvient Bernard Godard. Cet épisode est révélateur de la mainmise des intégristes sur les modérés, puis de la difficulté de mettre en place une telle instance qui rassemble.

Depuis, l’UOIF a été mis sur la touche, accusé par Manuel Valls, l’ancien Premier ministre, de prôner un islam fondamentaliste. Mais il faut se rappeler qu’il a aussi servi les instrumentalisations politiques. En 2003, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur et des cultes, fait de l’UOIF un interlocuteur privilégié, ce qui permet -au passage- à cette organisation de redorer son blason. Une fois président, puis candidat à sa réélection, Sarkozy retournera sa veste : l’UOIF n’est plus fréquentable.

Influence des pays étrangers

Dernier écueil, quatorze ans après sa création, il est reproché au CFCM de manquer d’indépendance. Dès les premières élections au CFCM, les différentes sensibilités s’accusent d’ingérence venant d’Algérie, du Maroc ou de Turquie. On reproche encore aujourd’hui au CFCM d’être téléguidé par ces pays.

« Ceci est un vieux fantasme qu’il faut démystifier une fois pour toutes ! », rétorque Anouar Kbibech, l’actuel président du CFCM. « Bien-sûr, des Fédérations ou des Grandes Mosquées qui sont au CFCM peuvent avoir des rapports privilégiés et des partenariats avec tel ou tel pays musulman, tels que l’Algérie, le Maroc, la Turquie, … etc. », concède le président du CFCM, mais ces pays contribuent à « apporter des réponses concrètes et appréciables aux attentes et aux besoins des musulmans de France. Ceci est particulièrement le cas, par exemple, pour la mise à disposition des imams détachés en France par ces pays ». De son côté, Bernard Godard estime que « tant que le CFCM ne sortira pas de cette logique, ce sera compliqué ».


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L’occasion Trump

Deux points de départ. Premièrement, les changements fondamentaux ne se produisent jamais pendant des périodes de calme plat mais au milieu de tempêtes qui mettent tout sens dessus-dessous. C' est dans ces moments que les forces anti-systémiques, forgées sur de longues périodes dans le sous-sol des sociétés, peuvent tirer parti de la faiblesse et de la cruauté du capital pour montrer aux majorités qu'il existe d'autres voies, au-delà de la subordination au système.
L'occasion Trump
Deuxièmement, l'un des problèmes les plus importants auxquels la lutte d'émancipation est confrontée aujourd'hui est la subordination des mouvements antisystémiques au capital financier et aux États, comme l'a souligné Nancy Fraser dans un article mémorable "Trump ou la fin du néolibéralisme progressiste"

Le battage assourdissant des médias les plus puissants du système, à commencer par le New York Times, docilement suivi par la grande majorité des médias du monde entier, a un objectif très clair: renforcer l'alliance Wall Street-Silicon Valley-Hollywood avec les nouveaux mouvements sociaux (féminisme, antiracisme, multiculturalisme et LGBTQ), comme le dit Fraser.

Cette alliance est un pare-feu érigé par Bill Clinton en 1992, que la féministe US appelle «néolibéralisme progressiste» comme un moyen d'isoler la classe ouvrière - mise à mal par le capital financier et la mondialisation - des mouvements sociaux. Là où des luttes contre le néolibéralisme ont été victorieuses, c' était là où des alliances de fait se sont tissées entre les deux secteurs. L'Argentinazo de décembre 2001 a fu la convergence du «piquet et de la casserole», à savoir les ouvriers mis au chômage et les classes moyennes appauvries, quelque chose que ceux d'en haut cherchent à éviter à tout prix.


Ce néolibéralisme progressiste est celui qui a gouverné une grande partie de l'Amérique du Sud dans la dernière décennie. Toutes proportions gardées, il y a aussi chez nous une intention de coopter les nouveaux mouvements, d'une manière que Fraser décrit de façon simple et puissante : «En identifiant les progrès avec la méritocratie, plutôt que l'égalité, l'émancipation se réduisait à la montée d'un petite élite de femmes, de minoritaires et de gays "talentueux" dans la hiérarchie d'entreprise basée sur la notion «qui gagne garde tout" (validation de la hiérarchie plutôt que son abolition) ".





L'occasion Trump
Ces minorités jouent le même rôle que les directions syndicales et de la social-démocratie européenne au cours de la Première Guerre mondiale, freinant les aspirations révolutionnaires d'une partie importante du prolétariat. Dans des cas extrême comme en Allemagne en 1919, cette social-démocratie est allée jusqu'à faire assassiner des leaders comme Rosa Luxemburg, montrant le vrai visage de son projet de soutenir le système capitaliste face à la gauche rebelle.

En d'autres termes, sans le soutien de ce secteur le système vacillerait. Au début de la mondialisation, conscients que celle-ci affecterait la classe ouvrière industrielle, les élites du monde tissé une large alliance avec les nouveaux mouvements, que Fraser décrit comme une «alliance entre émancipation et financiarisation». La rage de Wall Street et le système des médias vient du fait que la victoire de Trump laisse cette alliance dans un état de faiblesse maximale, d'où leurs efforts pour mobiliser les jeunes afin d'éviter des fractures.

Juste deux exemples. Le mur Trump existe déjà et a été dressé par diverses administrations, "programmé par Bill Clinton et construit à un tiers par Baby Bush", selon Alfredo Jalife-Rahme (La Jornada 1er Février, 2017. Mais on présente le mur comme une nouveauté, ignominieuse par définition, alors qu'ils devraient dire que Trump a l'intention d'achever le mur entamé par les néolibéraux républicains et démocrates.

Deuxième exemple : la propagande honteuse défense des droits de l'homme et des musulmans. Paul Craig Roberts critique sévèrement l'opportunisme de la représentante de l'ONG Human Rights First, qui a attaqué les mesures contre les musulmans: "Où était Human Rights First, lorsque le régime Bush / Cheney / Obama a tué, mutilé et déplacé des millions de musulmans dans sept pays sur quatre présidences? "(paulcraigroberts.org, 3 février 2017).
Le deux poids deux mesures des lobbyistes des mouvements ne fait que brouiller les droits humains, le féminisme, les causes antiraciste et LGBTQ, tandis qu'il garde le silence sur les criminels de guerre comme Hillary Clinton, directement responsable de l'invasion de la Libye et du massacre du Printemps arabe.

Il est clair que le gouvernement Trump sera très agressif et violent contre les secteurs populaires dans le monde entier, et ses effets se font déjà sentir dans des pays comme le Mexique et bientôt dans toute la région latino-américaine. Maintenant ils restent nombreux, ceux qui assurent que le nouveau monde surgira à travers des processus sereins et calmes, alors qu'on sait que la stabilité est le meilleur terreau pour la reproduction du système. Ceux qui ont besoin de stabilité sont précisément les élites des mouvements, incrustées dans le pouvoir, d'où elles cherchent à éviter que la répression les affecte dans leur voie de salut individualiste.

Pour ceux d'en bas, l'arrivée de l'énergumène Trump à la tête de la plus grande puissance du monde, est un symptôme de décomposition du système qui nous affecte comme les coups de vent d'une tempête. C'est au milieu du chaos systémique que nous travaillons à construire le nouveau monde, avec tous les risques que cela implique, mais avec une volonté intacte.


L'occasion Trump

L'occasion Trump
Traduit par Fausto Giudice


Merci à Tlaxcala
Source: https://desinformemonos.org/la-oportunidad-trump/
Date de parution de l'article original: 08/02/2017

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Rex Tillerson, mythes, mensonges et guerres autour du pétrole

Rex Tillerson, l’ancien PDG du géant pétrolier ExxonMobil, n’a pas été désigné secrétaire d’État en raison de son expérience diplomatique. Il est là parce qu’il est évident que les patriarches qui sont derrière le projet Trump, Warren Buffett, David Rockefeller, Henry Kissinger et d’autres, veulent une personne venant de la grande industrie pétrolière pour guider la politique étrangère américaine pendant les quatre prochaines années.
Rex Tillerson, mythes, mensonges et guerres autour du pétrole
À peine devenu président, Trump a donné son feu vert aux controversés pipelines KeystoneXL qui ne livreront pas de pétrole étasunien, mais les coûteux sables bitumineux canadiens. Son Agence de protection de l’environnement adopte une attitude amicale face aux dangers environnementaux dû à la production de gaz de schiste. Mais le plus important, avec le secrétaire Tillerson, est que les États-Unis planifient une réorganisation majeure du contrôle du pétrole, revenant à la déclaration souvent citée de Kissinger : « Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez des nations entières ou des groupes de nations. »

Je voudrais raconter ici le récit de mon propre changement de conviction au sujet de la genèse des hydrocarbures, car je pense qu’il deviendra de plus en plus important dans un proche avenir, de saisir précisément en quoi consiste vraiment le jeu des quatre grands géants pétroliers anglo-américains, ExxonMobil, Chevron, Shell et BP. Il s’agit de créer des mythes, des mensonges et, finalement, des guerres pétrolières fondées sur ces mythes et ces mensonges.

Cela se passe à la fin de l’année 2002, alors que l’administration américaine Bush-Cheney était déterminée à détruire l’Irak et à renverser Saddam Hussein. Le fait que le gouvernement américain risquait une rupture potentielle avec ses alliés européens et ses autres alliés importants pour une menace irakienne, réelle ou imaginée, me laissait fort perplexe. Il devait y avoir quelque chose de plus profond, me suis-je dis.

Puis, un ami m’a envoyé l’article d’un site aujourd’hui fermé, From The Wilderness, fondé par feu Mike Ruppert. L’article exposait un argument majeur, disant que le volume de pétrole dans le sol est limité et disparaît rapidement. Il soutenait que le plus grand gisement de pétrole de l’histoire, Ghawar en Arabie Saoudite, était tellement appauvri qu’il y avait besoin d’injecter des millions de barils d’eau par jour pour obtenir une production, toujours en baisse, de pétrole brut. Il affirmait que la Russie avait dépassé son « pic » pétrolier.

Il illustrait cette notion avec le célèbre graphique en cloche, dit courbe de Gauss [Aussi connu sous le nom de Pic de Hubbert, NdT]. Le monde, après plus d’un siècle dans l’ère des hydrocarbures, avait consommé tellement de pétrole que nous étions proches du « pic absolu ». Voilà sa thèse.

Quel pic absolu ?

J’ai creusé plus profond, trouvé d’autres articles sur le thème du pic pétrolier. Cela offrait une explication plausible pour cette stupide guerre en Irak. Après tout, l’Irak, selon les estimations, possédait la deuxième plus grande réserve de pétrole non exploitée au monde, après l’Arabie saoudite. Si le pétrole devenait si rare, cela permettait d’expliquer les motifs de cette guerre.

J’ai donc décidé d’approfondir une question aussi cruciale que l’avenir du pétrole mondial et son impact potentiel sur la guerre et la paix dans le monde, la prospérité mondiale ou la famine.

J’ai assisté à la conférence annuelle de l’Association pour l’étude du pic pétrolier (ASPO), qui s’est tenue en mai 2004 à Berlin. Là, j’ai rencontré les gourous du pic pétrolier, Colin Campbell, géologue à la retraite de Texaco, dont les recherches sur la production des puits donnait au pic pétrolier une base scientifique apparente ; Matt Simmons, un banquier du monde pétrolier du Texas qui a écrit un livre intitulé Twilight in the desert, dans lequel il prétend que le site de Ghawar a largement dépassé son pic de production. Mike Ruppert était également présent, comme l’était l’auteur sur les pics pétroliers, Richard Heinberg.

Loin d’être menée comme une démonstration géophysique de haut niveau pour expliquer le pic pétrolier, j’ai été très déçu d’être le témoin de batailles verbales amères et acharnées entre les critiques du pic pétrolier, comme cet expert de l’Agence internationale de l’énergie de Paris et les avocats du pic pétrolier, qui en sont arrivés à lancer des attaques ad hominem contre l’expert parisien, plutôt que de développer des arguments scientifiques sérieux.

Quelques semaines plus tard, j’ai décidé de m’entretenir avec le président d’ASPO International, le physicien atomique suédois Kjell Aleklett, dans son université d’Uppsala, en Suède, pour tenter d’obtenir une argumentation scientifique plus approfondie au sujet du pic pétrolier. Là, Aleklett m’a montré son dernier diaporama. Il soutenait que comme le pétrole était un combustible fossile, nous savions, par l’étude de la tectonique des plaques, où se trouvaient tous les principaux gisements de pétrole. Puis, citant l’épuisement de la production dans la mer du Nord, à Ghawar, au Texas et dans quelques autres endroits, Aleklett a proclamé : « Voilà ! L’affaire est prouvée. » Pour moi, c’était tout sauf prouvé.

Un autre point de vue

À ce moment-là, après la démonstration d’Aleklett, qui ne peut être décrite que comme un diaporama chargé d’assertions non prouvées, j’ai commencé à remettre en question ma conviction antérieure au sujet du pic pétrolier. Des mois auparavant, un ami chercheur allemand m’avait envoyé l’article d’un groupe de géophysiciens russes sur ce qu’ils appelaient les « origines abiotiques » des hydrocarbures. Je l’avais mis de côté pour une future lecture, alors je l’ai ouvert et je l’ai lu. J’ai été impressionné, pour dire le moins.

Au fur et à mesure de ma recherche de traductions de journaux scientifiques sur les abiotiques russes, j’ai creusé le sujet plus en profondeur. J’y ai appris que les recherches hautement confidentielles de l’ère soviétique avaient commencé dans les années 1950, au début de la Guerre froide. Staline avait donné mandat aux principaux géo-scientifiques soviétiques pour, tout simplement, s’assurer que l’URSS était entièrement autosuffisante en pétrole et en gaz. Elle ne devait pas répéter l’erreur fatale qui avait coûté deux guerres mondiales à l’Allemagne à cause de sa non-autosuffisance pétrolière.

Étant des scientifiques sérieux, ils n’ont rien pris pour acquis. Ils ont commencé leur travail par une recherche exhaustive dans la littérature scientifique mondiale pour trouver une preuve rigoureuse de la genèse des hydrocarbures, à commencer par la théorie largement acceptée des combustibles fossiles. À leur grande surprise, ils n’ont pas trouvé de preuve scientifique sérieuse dans toute cette littérature.

J’ai alors lu les recherches interdisciplinaires menées par des universitaires comme le professeur V.A. Krayouchkine, directeur du département d’exploration pétrolière de l’Institut des sciences géologiques de l’Académie des sciences ukrainienne à Kiev, l’un des principaux scientifiques abiotiques.

Krayouchkine a présenté un exposé, après la fin de la guerre froide, à une conférence du DOSECC (Forage, observation et échantillonnage de la croûte continentale de la terre) à Santa Fe, Nouveau-Mexique, en 1994. Krayuchkine y a présenté ses recherches menées dans la région de Dniepr-Donetsk, en Ukraine. La géologie traditionnelle et commune aurait soutenu que cette région est stérile en pétrole ou en gaz. Les géologues traditionnellement formés ont soutenu qu’il était insensé de chercher du pétrole ou du gaz là, à cause de l’absence complète de toute « roche mère » – les formations géologiques spéciales qui, selon la théorie géologique occidentale, sont des roches uniques où des hydrocarbures ont été produits ou sont susceptible d’être générés – vraisemblablement, les seuls endroits où le pétrole pourrait être trouvé, d’où le terme « mère ».

Ce que Krayouchkine a présenté à l’auditoire incrédule de géologues et de géo-scientifiques américains allait à l’encontre de toute leur formation sur la genèse pétrolière. Krayouchkine a soutenu que les découvertes de pétrole et de gaz dans le bassin d’Ukraine provenaient de ce que les géologues ont appelé le « sous-sol cristallin », des roches profondes où la théorie géologique occidentale prétend que le pétrole et le gaz (qu’ils ont appelé « combustibles fossiles ») ne peuvent être trouvés. Aucun fossile de dinosaure ni aucun reste d’arbre n’aurait pu être enterré si profondément, selon la théorie occidentale.

Pourtant, les Russes y ont trouvé du pétrole et du gaz, quelque chose d’équivalent à Galilée disant à la Sainte Inquisition que le Soleil – et non la Terre – était le centre de notre système. Selon un participant, le public n’a pas du tout été intéressé par les implications de la géophysique russe.

L’orateur de Kiev a ensuite déclaré aux scientifiques présents à Santa Fe, que les efforts de l’équipe ukrainienne pour chercher du pétrole là où la théorie conventionnelle prétend que l’on ne peut pas en trouver, ont en réalité réussi et permis d’exploiter des champs pétroliers et gaziers commerciaux.

Il a décrit en détail les tests scientifiques qui ont été menés sur le pétrole découvert, pour évaluer leur théorie selon laquelle le pétrole et le gaz ne provenaient pas de la surface – comme le suppose la théorie classique des combustibles fossiles –, mais plutôt d’une profondeur de quelque deux cents kilomètres. Les tests ont confirmé que le pétrole et le gaz provenaient en effet d’une grande profondeur.

L’orateur a clairement expliqué que la compréhension des scientifiques russes et ukrainiens sur l’origine du pétrole et du gaz était aussi différente de celle des géologues occidentaux que le jour de la nuit.

Encore plus choquant pour le public, le rapport de Krayouchkine indiquait qu’au cours des cinq premières années d’exploration de la partie nord du bassin de Dniepr-Donetsk, au début des années 1990, un total de 61 puits ont été forés, dont 37 furent commercialement productifs, un taux de réussite de plus de 60%. Pour une industrie pétrolière où le taux de réussite de 30% est la moyenne, 60% est un résultat impressionnant. Il a décrit, puits par puits, les profondeurs, les flux de pétrole et les autres détails.

Plusieurs de ces puits allaient jusqu’à une profondeur de plus de quatre kilomètres, une profondeur d’environ 13 000 pieds dans la Terre et certains produisaient jusqu’à 2 600 barils de pétrole brut par jour, soit près de 3 millions de dollars par jour aux prix du pétrole en 2011.

Après cette conférence, je suis entré personnellement en contact avec l’un des principaux scientifiques abiotiques russes, Vladimir Koutcherov, professeur à l’Institut royal suédois de technologie, le MIT suédois. Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois et il m’a formé sur l’origine de tous les hydrocarbures. Ils ne viennent pas de dinosaures morts ni de détritus de restes d’origines biologiques. Le pétrole est plutôt constamment généré dans les profondeurs du noyau terrestre, dans ce four nucléaire géant que nous appelons le noyau. Sous l’effet d’une température et d’une pression énormes, le méthane primaire est forcé à remonter à la surface en passant par ce qu’ils appellent des canaux de migration situés dans la croûte terrestre. Effectivement, Koutcherov a démontré que les puits de pétrole « à sec » existants, si on les laisse non exploités pendant plusieurs années, peuvent se « recharger » avec du nouveau pétrole neuf venant des profondeurs. Selon les conditions environnantes, le méthane migre vers le haut, et peut rester gaz, devenir pétrole brut, goudron ou charbon.

Les implications de cette genèse terrestre des hydrocarbures ont été profondes et m’ont forcé à changer de croyance. J’ai lu ensuite les fascinantes théories géophysiques du brillant scientifique allemand Alfred Wegener, le véritable découvreur de ce qui, dans les années 1960, a été nommé théorie des plaques tectoniques. Je me suis rendu compte que notre monde, comme l’a fait remarquer l’économiste pétrolier néerlandais Peter O’Dell, « ne manquait pas de pétrole, mais devenait du pétrole ». Partout, du Brésil à la Russie, à la Chine, au Moyen-Orient. J’ai écrit ce qui est devenu l’un de mes articles en ligne les plus lus, « Confessions d’un ex-croyant en pic pétrolier », en 2007.

En fait, je me suis rendu compte que les fondements de la géologie pétrolière occidentale étaient une sorte de religion. Plutôt que d’accepter la Naissance divine, les croyants du pic pétrolier ont accepté la Divine Origine fossile. Aucune preuve nécessaire, il suffit d’y croire. À ce jour il n’existe pas un seul document scientifique sérieux prouvant la genèse fossile des hydrocarbures. Le scientifique russe Mikhail Lomonosov l’avait proposée comme simple hypothèse, dans les années 1760. Elle a servi à l’industrie pétrolière américaine, en particulier la famille Rockefeller, pour construire une immense fortune basée sur le mythe de la pénurie de pétrole.

Aujourd’hui, la nouvelle Administration américaine du Président Trump, avec son Secrétaire d’État, un ancien d’ExxonMobil, Rex Tillerson, retourne à l’ère du Big Oil après huit ans d’Obama et ses stratégies alternatives. Si notre monde doit éviter encore plus de carnage et de guerres inutiles alors que le pétrole abonde, il serait important d’étudier la véritable histoire de notre Âge du pétrole. En 2012, j’ai publié un livre basé sur ce travail, intitulé « Mythes, mensonges et guerres du pétrole ». Pour ceux qui sont intéressés, je suis convaincu que vous y trouverez une vision alternative utile.


~ Résistance 71 ~

url de l’article en français:
http://lesakerfrancophone.fr/rex-tillerson-et-les-mythes-mensonges-et-guerres-autour-du-petrole

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Bénédictions sionistes : Trump, Rabbi Hier et le Psaume 137 !

Bénédictions sionistes : Trump, Rabbi Hier et le Psaume 137 !
Donald Trump, a été élu officiellement et investi de la présidence des États-Unis d’Amérique ce 20 janvier 2017. Cette élection, ainsi que son investiture, a comme toujours eu droit à une couverture médiatique plus importante que celle de nos propres élections, ce qui donne une idée de la soumission des élites politiques médiatiques actuelles aux États-Unis d’Amérique.

Le point fort de cette passation de pouvoir restera, et de très loin, les bénédictions du rabbin orthodoxe Marvin Hier, une première historique. Ce dernier a fait un choix très intéressant de lecture biblique, celui du psaume 137. C’est un des chants les plus connus de ce livre important de la tradition juive. Dans les sept premiers versets, il est question du malheur de l’exil des juifs à Babylone. C’est un psaume qui illustre bien la volonté sioniste de retour en Palestine occupée. Les deux derniers versets quant à eux sont d’une extrême violence puisqu’il est question de briser les enfants de Babylone sur des pierres. C’est un petit peu ce que fait l’armée sioniste en brisant les articulations de certains enfants palestiniens avec des rochers. Bref, ce choix n’est pas anodin et donne un sens profond aux futurs choix politiques de Trump.

En dehors du fait que l’on ne comprenne pas très bien ce que vient faire la bénédiction d’un rabbin dans une nation de 300 millions d’habitants qui compte si peu de juifs, on ne peut être que très inquiets du choix de ce chant liturgique sioniste extrêmement violent et que l’on ne peut ne pas lier à la volonté de Donald Trump de déplacer l’ambassade US, de Tel-Aviv à Jérusalem. Sans parler de son beau-fils actuel, sioniste notoire, ainsi que de toute une équipe gravitant autour de lui et qui va dans ce sens.

8– Fille de Babylone, vouée à la ruine, heureux celui qui te rendra le mal que tu nous as fait !
9– Heureux celui qui saisira et brisera tes petits enfants contre la pierre !





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Combien de députés britanniques (et français) travaillent pour Israël ?

Combien de députés britanniques (et français) travaillent pour Israël ?
Par Jonathan Cook

8 janvier 2017

Source : http://www.jonathan-cook.net/blog/2017-01-08/how-many-british-mps-are-working-for-israel

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr
 
 

Cet article concerne la Grande-Bretagne, mais un pays qui organise une conférence pour la paix en Palestine et décommande les Palestiniens, dont la capitale arbore le drapeau israélien, dont le candidat socialiste à la présidentielle se targue d’être « éternellement lié à Israël, quand même ! », où la Ligue de Défense Juive, classée organisation terroriste par Washington et Tel-Aviv, peut jouer les vigilantes (et les vigiles) en toute impunité (fi des promesses gouvernementales de démanteler la miliceMeyer Habib veille au grain), où un Président de région finance la colonisation israélienne avec l’argent public, et où la dénonciation de l’influence du premier lobby américain (l’AIPAC, ouvertement sioniste) équivaut à un arrêt de mort politique (liste non exhaustive) devrait certainement se poser la question : des élus français feraient-ils passer les intérêts d’Israël et leurs intérêts personnels avant ceux de la France ? Et qu’en est-il des médias ? La France reste-t-elle le pays des droits de l’homme ou le pays collaborationniste par excellence ?

Voir, en fin d’article, la liste interminable des « Amis Français d’Israël » où gauche et droite rivalisent de servilité : votre élu en fait-il partie ? N’hésitez pas à l’en féliciter :
les valeurs racistes, colonialistes et suprématistes se perdent, et les criminels de guerre et criminels contre lhumanité sont par trop décriés. Heureusement que des hommes et femmes courageux savent reconnaître le mérite et portent haut nos couleurs. Mention spéciale pour le Front de Gauche François Asensi, Député-maire de la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis, qui conjugue la vice-présidence du groupe France-Palestine avec celle du groupe d’Amitié France-Israël. Comme disait l’autre, « Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c’est le vent. »
 
 
 


Sayed Hasan




Al Jazeera doit être félicitée pour une enquête clandestine exposant quelque chose que la plupart d’entre nous aurions probablement pu deviner : que certains membres du personnel de l’ambassade d’Israël au Royaume-Uni – ne faisons pas les vierges effarouchées, des agents du Mossad – travaillent avec des militants et de hauts responsables politiques des Partis conservateur et travailliste afin de subvertir leurs propres partis de l’intérieur, et réorienter la politique étrangère britannique pour qu’elle profite aux intérêts d’Israël au lieu des intérêts britanniques.

On ne peut pas vraiment blâmer Israël pour cela. La plupart des Etats promeuvent leurs intérêts du mieux qu’ils peuvent. Mais on peut et doit exposer et faire honte aux politiciens britanniques qui collaborent avec Israël pour nuire davantage à la démocratie représentative de la Grande-Bretagne.

Ce n’est pas comme si ces personnes ne pouvaient pas être facilement identifiées. Ils annoncent même ce qu’ils vont faire. Ils sont membres du groupe parlementaire des Amis conservateurs d’Israël et des Amis travaillistes d’Israël. Ils dominent les deux partis du Parlement, mais surtout les conservateurs. Selon les chiffres des Amis conservateurs d’Israël, 80% des députés conservateurs appartiennent au groupe des Amis d’Israël du parti.

Jadis, personne n’aurait hésité à appeler les politiciens britanniques agissant dans l’intérêt d’une puissance étrangère, et obtenant très probablement des avantages financiers pour le faire, des « traîtres ». Et pourtant, comme le montrent les vidéos secrètement filmées par Al Jazeera, les espions israéliens comme Shai Masot peuvent facilement rencontrer et conspirer avec le proche assistant d’un ministre conservateur pour discuter de la meilleure façon de « faire tomber » le ministre adjoint des Affaires étrangères, Alan Duncan, à cause de ses critiques contre les colonies illégales d’Israël dans les territoires occupés. Maria Strizzolo, l’assistante du ministre de l’éducation Robert Halfon, suggère de façonner un « petit scandale » pour porter préjudice à Duncan.

Masot et les services de renseignement d’Israël ne peuvent pas influencer la politique étrangère britannique à travers le parti d’opposition travailliste, mais cela ne les empêche pas d’avoir aussi un vif intérêt pour les députés travaillistes. Masot est filmé en train de parler au Président des Amis travaillistes d’Israël, Joan Ryan, à propos de « beaucoup d’argent » – plus d’un million de livres sterling – qu’il a reçu du gouvernement israélien pour envoyer encore une autre brochette de députés travaillistes dans un voyage tous frais payés en Israël, où ils seront choyés, cajolés, et apprêtés par de hauts fonctionnaires israéliens pour qu’ils adoptent des positions pro-israéliennes encore plus extrêmes. Les Amis travaillistes d’Israël sont connus pour envoyer la plus grande proportion de députés en Israël dans ces genres de voyages.

Est-ce que cela a un effet sur la politique intérieure britannique ? Vous pouvez le parier ! Israël n’est pas un organisme de bienfaisance.

Un grand nombre de ceux qui ont rendu misérable la vie du leader travailliste Jeremy Corbyn font partie des Amis travaillistes d’Israël. Ce sont les mêmes députés qui ont fait tout un tapage sur une prétendue « crise d’antisémitisme » dans le parti travailliste – basée sur zéro preuve tangible – depuis que Corbyn est devenu le chef du parti. Suivaient-ils alors ce que leur dictait leur conscience ? Craignaient-ils vraiment qu’une épidémie d’antisémitisme ait soudainement frappé leur parti ? Ou jouaient-ils une politique profondément cynique pour évincer un leader qui soutient la justice pour le peuple palestinien et est considéré par le gouvernement de droite d’Israël, qui n’a aucun intérêt à faire la paix avec les Palestiniens, comme de mauvaises nouvelles pour Israël ?

L’enquête menée par Al Jazeera n’a pas encore été diffusée, et nous ne pouvons donc nous baser que sur les extraits publiés jusqu’à présent, soit par Al Jazeera elle-même, soit d’autres fuites de l’enquête fournies par le Mail dimanche.

Il vaut la peine d’écouter un ministre conservateur du gouvernement de David Cameron, qui nous a récemment quittés, qui s’exprime anonymement dans le Mail dimanche. Il/Elle nous avertit d’un double coup dur pour la politique du Royaume-Uni causé par Israël et ses partisans britanniques – et qui commence à se rapprocher des dommages causés au système politique des États-Unis par Israël.

Le gouvernement britannique biaise sa politique étrangère pour éviter de contrarier les donateurs juifs, dit-il/elle. Les députés, quant à eux, agissent comme des agents d’une puissance étrangère – à leur insu, suppose-t-il/elle généreusement – plutôt que des représentants du peuple britannique. Oubliez le droit international, ces politiciens ne promeuvent pas même les intérêts britanniques.

Voici ce que le/la ministre écrit :

La politique étrangère britannique est soumise à l’influence israélienne au cœur de notre politique, et les personnes en autorité ont ignoré ce qui se passe.


Pendant des années, les Amis conservateurs d’Israël et les Amis travaillistes d’Israël ont travaillé avec – et même pour – le gouvernement israélien et leur ambassade de Londres pour promouvoir la politique israélienne et contrecarrer la politique du gouvernement du Royaume-Uni et les actions des ministres qui tentent de défendre les droits des Palestiniens.

Beaucoup de pays essaient d’imposer leurs points de vue aux autres, mais ce qui est scandaleux au Royaume-Uni est que, au lieu d’y résister, les gouvernements successifs s’y sont soumis, ont pris l’argent des donateurs, et ont permis au trafic d’influence israélien de façonner la politique et même de déterminer le sort des ministres.

Même maintenant, si je devais révéler qui je suis, je serais soumis(e) à un barrage incessant d’injures et à une mise à mort politique. [...]

Il semble maintenant clair que les membres des Partis conservateur et travailliste ont travaillé avec l’ambassade d’Israël, qui les a utilisés pour diaboliser et honnir les députés qui critiquent Israël ; une armée d’idiots utiles d’Israël au Parlement.

C’est quelque chose de politiquement corrompu et de diplomatiquement indéfendable. La conduite de certains députés doit être exposée au grand jour, de même que l’infiltration toxique et trompeuse de notre politique par les agents involontaires d’un autre pays. [...]

Nous avons besoin d’une enquête complète sur l’ambassade d’Israël, les liens, les accès et le financement des Amis conservateurs d’Israël et des Amis travaillistes d’Israël.
Il est rare que je sois d’accord avec un ministre du gouvernement conservateur, mais une telle enquête ne peut pas être diligentée trop tôt.

Notez également que le fait qu’Al-Jazeera, plutôt que le quatrième pouvoir britannique, ait exposé les agissements d’Israël pour subvertir le système politique britannique constitue un acte d’accusation contre les médias du Royaume-Uni.  Ce n’est pas comme si les journalistes de la BBC, du Guardian, du Times et du Mail n’avaient pas vu des ministres comme celui/celle citée précédemment se plaindre à eux durant des années au sujet des interférences en provenance d’Israël. Alors pourquoi n’ont-ils pas envoyé depuis longtemps des équipes d’infiltration pour exposer cette collusion entre Israël et les députés britanniques ?

Nous avons eu des semaines d’histoires sur les efforts supposés de la Russie et de Poutine pour subvertir l’élection américaine, sans encore le moindre soupçon d’aucune preuve, et sur la base d’une allégation centrale contre les Russes selon laquelle ils auraient compromis le résultat des élections en diffusant des informations véridiques sur des actes répréhensibles du Parti démocrate. Des diplomates russes ont été expulsés sur la base de ces affirmations infondées, et le Président Obama a promis d’autres mesures secrètes contre la Russie.

Ici, nous avons des preuves documentées que le gouvernement israélien complote secrètement avec des députés britanniques « amis » pour évincer un ministre du gouvernement britannique. Si ce n’est pas là de l’ingérence dans le système politique britannique, je ne sais pas ce qui en serait. Aurons-nous de même des semaines de couverture de cette histoire dans les médias au Royaume-Uni, ou sera-t-elle rapidement classée et oubliée ?

Et au-delà du renvoi de Masot, une quelconque action sera-t-elle exigée par le gouvernement britannique ? Cela semble peu probable. Le Ministère des Affaires étrangères a déjà publié une déclaration disant que, après le renvoi de Masot, il considérait l’affaire close.

Jonathan Cook est un journaliste britannique indépendant basé à Nazareth, lauréat du prix spécial Martha Gellhorn pour le journalisme, et spécialiste du conflit israélo-palestinien. 

Episodes du documentaire d’Al-Jazeera (en anglais)
 

 
 
 
 
 
 
 
 
Composition du groupe d’Amitié France-Israël (http://www2.assemblee-nationale.fr/instances/fiche/OMC_PO675764)  

 

Président

Vice-Présidents

Secrétaires

Membres


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Un responsable de la NUS a conspiré avec l’ambassade d’Israël pour évincer la dirigeante de l’union

Richard Brooks, vice-président de l’Union nationale des étudiants, a coopéré avec des personnalités liées à l’ambassade d’Israël et a proposé des ressources pour s’opposer à Malia Bouattia
Un responsable de la NUS a conspiré avec l’ambassade d’Israël pour évincer la dirigeante de l’union
Un haut responsable de l’Union nationale des étudiants (NUS) du Royaume-Uni a été secrètement filmé en train de conspirer pour évincer la présidente de l’organisation Malia Bouattia dans le cadre d’une opération d’infiltration impliquant l’ambassade d’Israël.

Un journaliste d’Al-Jazeera infiltré – connu seulement sous le nom de Robin – s’est présenté comme un activiste politique ayant des liens avec le diplomate israélien Shai Masot aujourd’hui en disgrâce, pour enquêter sur l’influence exercée par l’ambassade d’Israël sur la politique britannique.

On entend « Robin » discuter avec le vice-président de la NUS, Richard Brooks, de la façon d’évincer Malia Bouattia de son poste de présidente de la NUS, après avoir été présenté par Masot comme le président de Young Labour Friends of Israel, la branche de jeunesse des Labour Friends of Israel (« Amis travaillistes d’Israël »).

Dans l’enregistrement secret, Brooks affirme à Robin qu’il a accepté un voyage en Israël financé par l’Union des étudiants juifs (UJS).

On l’entend également dire qu’il a été un personnage clé impliqué dans les tentatives d’éviction de Bouattia.

« Alors, comment pouvons-nous entrer en contact avec les gens qui essaient de s’opposer à elle ? », a demandé Robin.

Brooks a avoué organiser la faction opposée à Bouattia et demandé à Robin de « [lui] écrire un mot dès qu’[il] voul[ait] avoir une conversation » s’il souhaitait discuter avec des personnalités opposées à Bouattia.

On l’entend également proposer de mettre Robin en contact avec toute personne opposée à Bouattia à travers le Royaume-Uni : « [Si] tu souhaites discuter avec quelqu’un dans une certaine zone géographique, je te dirigerai vers les bonnes personnes. »

Bouattia, la première femme musulmane de couleur à diriger la NUS, a été critiquée par des opposants pour son antisémitisme présumé, des allégations qu’elle rejette.

Connue pour ses années d’activisme pro-palestinien sur les campus à travers le Royaume-Uni, Bouattia affirme qu’elle se considère comme une adversaire de la « politique sioniste ».

MEE s’est rapproché de Bouattia pour recueillir des commentaires.

L’appel à l’expulsion de diplomates

Cette révélation survient quelques jours après que des députés britanniques ont réclamé l’éviction des diplomates israéliens impliqués dans le scandale après qu’un responsable de l’ambassade a été filmé en train de déclarer qu’il « [ferait] tomber » des députés britanniques qui exprimaient des opinions anti-colonies.

Le responsable politique haut placé de l’ambassade d’Israël, Shai Masot, filmé par Al-Jazeera, a avoué aider à constituer des groupes politiques à travers le Royaume-Uni comme la branche de jeunesse des Conservative Friends of Israel (« Amis conservateurs d’Israël ») et diverses autres organisations.

Parmi les autres personnes liées à l’ambassade israélienne et impliquées dans la conspiration visant à évincer Bouattia figurent Michael Rubin, agent parlementaire pour l’organisation Labour Friends of Israel et ancien président de Labour Students (« Étudiants travaillistes »), une organisation politique étudiante liée au Parti travailliste. Dans un échange filmé à l’extérieur d’un pub londonien, Rubin a expliqué que Masot et lui « travaill[aient] de manière vraiment étroite... Mais cela se fait beaucoup en coulisses ».

Avant de devenir agent parlementaire de LFI, Rubin était président de Labour Students et a contribué à mener la campagne de Megan Dunn à la présidence de la NUS contre Bouattia, remportée par cette dernière.

L’opération d’infiltration a également permis de révéler qu’avant les élections de 2016 pour la présidence de la NUS, Brooks a organisé des réunions secrètes avec Rubin et Russell Langer, qui était directeur des campagnes de l’Union des étudiants juifs et qui a accepté des fonds du gouvernement israélien.

Al-Jazeera a contacté chaque personne nommée dans le documentaire afin de recueillir de plus amples commentaires.

MEE s’est également rapproché de Richard Brooks, de la NUS et de l’UJS pour recueillir des commentaires.

Rubin est filmé en train de donner des directives à Robin pour rencontrer Brooks et Robbie Young, vice-président de la NUS et activiste éminent de la branche étudiante du Parti travailliste.

Filmé à l’extérieur d’un pub de Westminster, Rubin a indiqué à Robin que Young s’était vu accorder un voyage en Israël et qu’il était « vraiment bon au sujet d’Israël ».

« C’est un étudiant travailliste et il est vraiment bon au sujet d’Israël, en fait », a déclaré Rubin au sujet de Young. « Il est parti en voyage donc il a vu Israël. »

Toutefois, ni Brooks, ni Young n’ont fait part de leur voyage en Israël au conseil exécutif national de la NUS, qui est chargé d’obliger les agents du NUS à rendre des comptes.

MEE s’est également rapproché de Young afin de recueillir des commentaires.

Le boycott d’Israël approuvé par la NUS

Le mouvement BDS (« Boycott, désinvestissement et sanctions ») a gagné du terrain sur les campus à travers le Royaume-Uni au cours des dernières années.

La campagne menée sur les campus britanniques a poussé les universités à se désinvestir de sociétés telles que G4S et Veolia, qui sont accusées de profiter de l’occupation israélienne de la Cisjordanie.

Le ministère israélien des Affaires stratégiques s’est placé en première ligne des efforts visant à contrer la croissance mondiale du mouvement BDS.

En septembre, le ministre des Affaires stratégiques Gilad Erdan a décrit le Royaume-Uni comme le « centre » du mouvement BDS.

En 2014, le conseil exécutif national de la NUS a voté en faveur de la campagne BDS dans un climat d’inquiétude publique généralisée face à la détérioration de la situation à Gaza, suite à l’opération militaire dévastatrice lancée par Israël durant l’été de cette même année dans l’enclave côtière.

La NUS, qui représente plus de quatre millions d’étudiants, est connue pour être un terrain de formation pour les futurs responsables politiques du Parti travailliste.

D’éminents responsables politiques ont occupé auparavant le poste de président de la NUS, dont l’ancien secrétaire d’État aux Affaires étrangères Jack Straw et Wes Streeting, qui est aujourd’hui un jeune député travailliste.


Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

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Comment Israël mène une campagne de lobbying intensif au Royaume-Uni (vidéo)

Comment Israël mène une campagne de lobbying intensif au Royaume-Uni (vidéo)
Un haut responsable israélien, alors en poste à l’ambassade d’Israël au Royaume-Uni, a été filmé en train d’expliquer comment il souhaitait voir tomber des responsables politiques britanniques qu’il ne juge pas assez pro-israéliens.

La séquence a été enregistrée par un journaliste d’investigation d’Al Jazeera travaillant sous couverture. Parmi les protagonistes attablés à un restaurant londonien, on voit le responsable politique israélien, Shai Mazot, discuter avec Maria Strizzolo, ancienne assistante de Robert Halfon, ministre d’État rattaché au Département de l’Éducation et ancien vice-président du Parti conservateur.

Shai Mazot demande à son interlocutrice : « Puis-je vous donner quelques noms de députés que je vous suggérerais de faire tomber ? ». Une requête peu diplomatique à laquelle Maria Strizzolo répond : « Si on regarde bien, je suis sûre qu’il pourrait y avoir quelque chose qu’ils cherchent à cacher ».

« J’ai quelques noms de députés », poursuit Shai Mazot. Ils évoquent alors les cas de plusieurs responsables politiques britanniques dont le ministre adjoint aux Affaires étrangères, Alan Duncan, opposé à l’implantation illégale de colonies en Cisjordanie. « Il fait beaucoup de problèmes », confie Shai Mazot à son interlocutrice.

Dans cette même vidéo, les deux protagonistes évoquent Boris Johnson, actuel ministre britannique des Affaires étrangères, qu’ils jugent pro-Israël mais que Shai Mazot qualifie « d’idiot ».

Cette enquête menée par l’équipe d’investigation d’Al Jazeera a duré six mois. Elle permet de montrer comment le gouvernement israélien mène une campagne de lobbying intensif au Royaume-Uni. La chaîne d’information promet ainsi une série de révélations en quatre épisodes à partir du 15 janvier prochain.

Un de ses journalistes se faisant passer pour un activiste pro-israélien, opposé au mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), a pu observer les actions mises en place pour qu’Israël « reste au sommet de l’agenda de la politique étrangère du Royaume-Uni ». À ce sujet, il met en lumière l’activisme mené par le groupe parlementaire « Conservative Friends of Israel » (Les Amis conservateurs d’Israël), affilié au Parti conservateur britannique.

Depuis la publication de cette vidéo, l’ambassadeur d’Israël au Royaume-Uni a présenté ses excuses à Alan Duncan. La représentation israélienne dans le pays a aussi fait savoir qu’elle mettrait bientôt fin aux fonctions du responsable incriminé, rapportent les médias britanniques.


Alter Info l'Information Alternative

Continuité coloniale, doctrine chrétienne de la découverte, Trump et privatisation des « réserves » indiennes…

Un plan foireux de privatisation des terres indiennes en marche ? Le gouvernement Trump prévoit de “mettre les terres indiennes dans des mains privées”…
Continuité coloniale, doctrine chrétienne de la découverte, Trump et privatisation des « réserves » indiennes…
“Des conseillers de Trump visent à privatiser les réserves indiennes riches en pétrole” fut la récente manchette d’une info divulguée par l’agence de presse Reuters et sa journaliste Valérie Volcovici. Son histoire cadre les terres et les ressources des nations autochtones comme appartenant aux Etats-Unis sans explication aucune de cette supposition. Mme Volcovici écrit par exemple: “les réserves des indigènes américains ne couvrent que juste 2% de la supercie des Etats-Unis, mais elles contiennent près de 20% du pétrole et du gaz naturel de la nation, ainsi que ses vastes réserves de charbon.” La “nation” à laquelle elle se réfère en utilisant la forme possessive est évidemment les Etats-Unis.

Mme Volcovici commence son article en applicant immédiatement le mot “nation” aux Etats-Unis et non pas aux nations natives indigènes. A de rares exceptions mineures près, elle utilise le plus souvent les termes “d’Américains natifs” et de “tribus” plutôt que celui de “nations”. De plus, son utilisation de la forme possessive suggère que les réserves de pétrole, le gaz et de charbon appartiennent de droit aux Etats-Unis et non pas à nos nations natives.

Le narratif de Reuters dit qu’un groupe de personnes conseille le président élu Donald Trump sur les affaires indiennes. Ils veulent “libérer ces ressources énergétiques de ce qu’ils appellent une bureaucratie fédérale suffoquante qui détient 56 millions d’acres de terre tribales.” Tandis que le narratif clairement stipule que les Etats-Unis “détiennent le titre de propriété” de ces terres, il n’explique pas le fondement sur lequel s’appuie les Etats-Unis pour affirmer un tel “droit” au titre des terres des nations natives. Nous allons y revenir dans un moment.

En tout cas, un plan a été élaboréé dans quelques quartiers de l’administration naissante Trump pour fournir l’opportunité de “mettre ces terres indiennes entre des mains privées.” Ceci, dit Mme Volcovici, est une “idée politiquememt explosive”. Si le plan réussi, “cela pour mettre un terme à plus d’un siècle de politique fabriquée pour préserver les tribus indiennes sur les réserves appartenant aux Etats-Unis et qui sont gouvernés par les leaders tribaux comme nations souveraines.”

Il manque clairement qurlque chose. Quelle “nation souveraine” au monde a sa terre, son territoire “possédé” par une autre nation ? Ce point est mis en évidence lorsque Mme Volcovici dit plus avant: “Les tribus ont le droit d’utiliser la terre mais celle-ci ne leur appartient pas.”

Arrêtons nous ici et demandons-nous ceci: Sur quelle logique les Etats-Unis ont-ils déclaré que nos nations natives ont le droit d’utiliser la terre, mais que le gouvernement fédéral est le juste propriétaire de la terre ? La logique est bien évidemment, la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination, fondée sur des bulles pontificales du Vatican datant du XVème siècle (NdT: Romanus Pontifex et Inter Caetera) et sur les chartes royales d’Angleterre. Pour une raison ignorée, ceci n’a pas été cité dans l’histoire de Mme Volovici.

Voici comment cette logique aurait pu être intégrée dans son rapport: “D’après la loi fédérale indienne, les nations natives ont le droit d’occupation et d’utilisation des sols, mais, en conséquence des bulles pontificales et des chartes royales d’Angleterre, ainsi que de la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination intégrées dans la loi fédérale des Etats-Unis, ils ne sont pas propriétaires de la terre.” Ces 55 mots de plus aurait ajouté un certain volume à l’article de Mme Volcovici.

Où est la proposition en provenance de ceux qui ont formé La Coalition Native Américaine pour que Trump se débarrasse de la pernicieuse doctrine chrétienne de la découverte et de la domination de façon à ce que nos nations aient de plein droit la propriété du territoire ancestral et de son intégrité en tant que nations à part entière ? Pour une raison indéterminée, cette proposition ne fait pas partie du plan. Ailleurs dans son article, Mme Volcovici a déclaré: “les fondations légales pour les réserves indiennes datent des traités faits entre 1778 et 1871 pour mettre fin aux guerres entre les Indiens indigènes et les développeurs européens.”

Ceci est finement écrit de sa part. Son phrasé place le point de focus sur la date des “fondations légales” des réserves indiennes, plutôt que sur les “fondations” en elles-mêmes, qui, si elle s’était donnée la peine de chercher, l’aurait ramené en boucle vers les bulles pontificales, les chartes royales d’Angleterre et la doctrine de la découverte. Si les traités étaient la base réelle pour la création des réserves, il y aurait alors aujourd’hui un grand litige entre les frontières des réserves et les frontières des traités, ; ceci n’étant pas…

L’article fait remarquer que le plan de “privatisation” est court sur les détails: “Les leaders de la coalition de Trump n’ont pas fourni de détails sur le comment ils proposent d’alouer la propriété et les droits de la terre et des ressources minières ou du comment s’assurer que cela reste sous contrôle indien.” “Cela doit être fait en maintenant la souveraineté”, déclare Ross Schwimmer, vice-président de la coalition de Trump, ancien “Chef Principal” de la nation Cherokee en Oklahoma (NdT: notons que les Cherokee ne sont pas natifs d’Oklahoma, mais on été forcés à quitter leurs terres ancestrales dans ce qui est connu sous le nom de la “piste des larmes” au XIXème siècle, pour se réétablir en Oklahoma.). Il était auparavant secrétaire d’état aux Affaires Indiennes dans l’administration Reagan, une drôle d’époque lorsque le ministre de l’intérieur de Reagan James G. Watt déclara en 1983 que les réserves indiennes étaient “un exemple d’échec du socialisme”.

L’utilisation du mot “privé” dans “privatisation”, un terme qui a essentiellement été utilisé en rapport avec la “corporatisation” de la terre et des ressources, indique que la Native American Coalition for Trump n’a pas la protection de la nationalité indigène particulièrement en tête, malgré ce que professe Schwimmer. Ainsi la question demeure: Ceci dénote t’il le point de départ d’une nouvelle “ère de termination” ou d’une nouvelle période de distribution de terre à la Dawes, ce qui eut pour résultat de voir plus de 90 millions d’acres de terre être retirés du contrôle des nations indiennes ?

A lire: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008 (traduction Resistance 71)

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/misguided-plan-privatize-native-nation-lands/

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Le « refroidissement mondial » indigne le Congrès

Le « refroidissement mondial » indigne le Congrès


    Ayant reçu un tweet avec un lien sur un article de James Delingpole qui détaille la manière dont la moyenne des températures mondiales au niveau du sol vient de s’effondrer de 1°C (1,8°F), l’indignation des verts du Congrès explose.


Bernie Sanders débine le tweet sur le déni [du réchauffement] climatique envoyé à la Chambre


    Bernie Sanders a envoyé une sèche réponse à un tweet niant le changement climatique, reçu jeudi par le Comité scientifique de la Chambre des représentants.

    Envoyé depuis un compte officiel du gouvernement, le tweet initial est un message clair au sujet de la manière dont changera la politique environnementale sous le Congrès républicain et l’administration présidentielle de Donald Trump.

    Il relie le dénie de changement climatique à un article de Breitbart News qui cite un article trompeur du tabloïd britannique Daily Mail. Selon l’article du Daily Mail, « La Nasa a présenté une nouvelle étude disant qu'il y avait un hiatus dans le réchauffement climatique avant le dernier El Niño. »


    @BreitbartNews : Les températures mondiales Plongent. Silence glacial des alarmistes ès climat

    - Comité des sciences & techniques spatiales, (@HouseScience) 1er décembre 2016


    Voici comment le sénateur du Vermont a répondu.


    Où avez-vous eu votre doctorat ? À l’université Trump ? https://t.co/P5Ez5fVEwD

    - Bernie Sanders (@SenSanders) 1er décembre 2016

    ...


    Lire ici la suite.


    Pourquoi les défenseurs du climat sont-ils si affolés ? La raison est qu'ils s'attendaient à ce que les températures mondiales continuent à monter. Considérons la déclaration suivante de Michael Mann, en mars dernier.


Pourquoi les records de chaleur sont-ils pulvérisés en 2016 ?


    ... selon le professeur Michael Mann, directeur de Penn State Earth System Science Center. Il a dit qu'il était possible de consulter les anciens enregistrements de température et d'évaluer l'impact d'un El Niño sur les températures mondiales.

    « Un certain nombre de gens l’ont fait, » a-t-il dit, « et ils arrivent à la conclusion qu'il est responsable de moins de 0,1°C de l’irrégularité de réchauffement. En d'autres termes, même sans l’aide d'El Niño, nous aurions établi [en 2015] le record mondial de température de tous les temps. »

    ...


    Lire ici la suite.


    Comme WUWT l’a signalé récemment, ce que dit James Delingpole est vrai. Au cours des 6 derniers mois, la chute des températures au niveau du sol est la plus rapide jamais enregistrée.


    L'effondrement de la température mondiale est une amère déception pour les défenseurs du climat, comme Bernie, qui espéraient apparemment que le dernier pic de température mondiale dû à El-nino serait la justification finale de toutes leurs histoires de climat.


WUWT, Eric Worrall, 2 décembre 2016

Original : wattsupwiththat.com/2016/12/02/climate-advocate-outrage-over-global-cooling-congress-tweet/
Traduction Petrus Lombard



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Avis de régression générale

La Conférence des Présidents du Parlement européen a décidé le 17 novembre dernier de refuser à deux commissions du dit parlement le droit d'examiner le CETA, l'accord de libre échange EU-Canada. Cette décision est sans précédent.
Avis de régression générale
A chaque année qui passe les espoirs d'une « mondialisation heureuse » s'éloignent. Certes, seuls les hommes les plus naïfs et ceux qui avaient intérêt à leur faire croire à cette fable grossière usaient ces dernières années de cet adjectif collé à un processus mortifère puisque orchestré par « les nouveaux maîtres du monde » contre les « multitudes ». Partout, les possesseurs du capital exploitent de manière éhontée puis jettent sans vergogne des « flux » de main-d'œuvre qui viennent alors grossir les rangs des outsiders. Partout, une économie de dévoration ravage les écosystèmes pour nourrir en « ressources » épuisables la méga-machine dont les rejets nocifs sont, de plus, impossibles à contenir désormais. Partout, les fractures sociales et écologiques poussent des pans entiers des sociétés humaines vers le désespoir. Sur ce terreau fertile des hommes et des femmes se prétendant de bonne volonté se font élire pour diriger à leur tour le système qui les a si bien servi jusqu'alors. Ils ne feront ensuite qu'aggraver le sort des plus humbles et renforcer celui des nantis car telle est la loi du capitalisme débridé dont ils ne songeront surtout pas à inverser le sens profond.

La mondialisation pourrait ne pas être malheureuse. Pour ce faire il faudrait qu'elle soit conduite autrement que par la domination exorbitante des firmes transnationales dont le capital est de plus en plus concentré dans les mains de gros actionnaires toujours plus gourmands. Dans de telles conditions, prôner le libre-échange comme mode dominant de fonctionnement des marchés ne peut qu'accroître les inégalités de développement tant à l'intérieur des nations que dans la confrontation des nations entre elles. La domination du libre-échange en donnant la priorité presque absolue à la dimension économique des activités humaines ne peut que favoriser l'affaiblissement progressif des normes de protection des communautés locales ou de l'environnement en général. Ce dernier avatar est évidemment insoluble en l'absence d'un droit international digne de ce nom. Enfin, la financiarisation exacerbée de l'économie, en renforçant toujours plus la volatilité des capitaux, ne fait que favoriser le risque de déstabilisation des économies locales rarement préparées à supporter les conséquences de décisions prises par des « donneurs d'ordres » souvent très éloignés des lieux de la production des richesses matérielles et des lieux de vie des hommes. Une autre mondialisation, basée sur le partage réel des richesses et une exacte connaissance des besoins des hommes partout où ils vivent, est éminemment souhaitable. Elle ne sera possible qu'au prix de la condamnation du néolibéralisme économique que des régimes politiques, que l'on fait encore mine de croire démocratiques, soutiennent contre vents et marées. Le changement radical n'est donc hélas pas pour demain matin !

Car, demain matin c'est le populisme mauvaise version qui va triompher en France - entre autres exemples européens - comme c'est désormais le cas aux Etats-Unis. Nous entendons là l'accession au pouvoir suprême de candidats portés par le désarroi des « perdants » - et de ceux qui croient l'être - à qui l'on a savamment désignés les boucs-émissaires responsables de leurs difficultés et des malheur du pays. Ces vainqueurs aux petits pieds eu égard aux défis du temps ne sont en rien des hommes d'ouverture sauf dans le domaine de la circulation du capital et de la recherche du profit quoi qu'il en coûte. Ils vont un peu plus, si ce n'est totalement, fermer les frontières aux « nouveaux envahisseurs », chasser de leur pays tous ceux qu'ils décréteront indésirables avec l'assentiment des pans déculturés de la société qui du coup aura bien du mal à garder ce nom. Donald Trump n'aime pas les Musulmans, les Noirs, les Mexicains notamment parce que ces derniers sont catholiques. Il rêve d'une Amérique des origines, blanche et protestante, qui au moment de la lutte pour les Droits civiques dans les années soixante n'existait pourtant déjà plus. Sa politique de fermeture au monde couplée à l'allègement sensible des impôts frappant les plus favorisés ne pourra qu'aggraver la situation des plus déshérités dont la hargne envers les faux coupables désignés grandira encore tout comme la réponse sécuritaire qui trouvera là un alibi commode pour justifier d'autres fermetures et un durcissement de l'arsenal répressif. Il semble que l'Europe pourra, de son côté, difficilement échapper au même scénario. Ainsi, l'idéal démocratique de l'Occident s'éloignera chaque jour un peu plus.

L'espoir en une démocratie vivifiée s'évanouit donc lui aussi. Ainsi, la Conférence des Présidents du Parlement européen a décidé le 17 novembre dernier de refuser à deux commissions du dit parlement le droit d'examiner le CETA, l'accord de libre échange EU-Canada. Cette décision est sans précédent. Depuis des semaines, les représentants de la droite, des libéraux et des sociaux-démocrates faisaient tout leur possible pour étouffer le débat sur le CETA, manœuvre après manœuvre. Avec cette décision, la boucle est bouclée : il n'y aura pas d'espace au Parlement européen pour un débat démocratique sur le premier des traités transatlantiques. La commission Commerce international (INTA) est en charge du dossier, et fait tout son possible pour empêcher d'autres commissions de se pencher sur l'accord, et d'étudier le texte sous d'autres angles : environnement, agriculture, démocratie, consommation, etc. Lors de la même réunion de la Conférence des Présidents, il a aussi été décidé de ne pas débattre d'une motion défendue par plus de 80 députés de toutes couleurs politiques, sur la légalité des dispositions de protection des investissements du CETA. Ces scandaleuses décisions montrent à quel point les fanatiques du libre-échange, y compris sociaux-démocrates, ont une peur bleue du débat sur le contenu de ce traité. Qui a dit pourtant que la démocratie c'est le débat ? Et l'on s'étonnera que les peuples n'y croient plus !

Pour changer les orientations profondes de la mondialisation il faudra d'abord renvoyer les hommes qui la façonnent. Albert Einstein n'avait-il pas dit : « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l'ont généré ». Honorons enfin cette parole par des actes.

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l’Arachnoïdite une épidémie secrète et étouffée

l'Arachnoïdite une épidémie secrète et étouffée
Nous venons vers vous afin de dénoncer et mettre en lumière le sort des patients touchés par l'Arachnoïdite, les kystes de tarlov et la syringomyélie qui sont des pathologies touchant les méninges ainsi que le système nerveux, provoquant ainsi des manifestations douloureuses, des perturbations neurologiques ainsi qu'une invalidité.

Derrière ces pathologies laminant la vie du patient, délaissées par le corps médical et la recherche, se cache un scandale médical qu'il n 'est plus possible de taire sur les pratiques invasives de “spécialistes” comme les chirurgiens orthopédistes, neurochirurgiens, rhumatologues, radiologues interventionnistes...etc.

Afin de vous exposer l'ampleur de la problématique je vais prendre l'exemple de l'Arachnoïdite qui est une maladie le plus souvent d'origine iatrogène donc amenée, en général, par la médecine moderne.

Dans la plupart des cas elle est provoquée par des opérations du rachis, des ponctions lombaires, des anesthésies péridurales, des infiltrations péridurales dont la nature du produit injecté peut atteindre la méninge appelée arachnoïde (un acte très lucratif pratiqué surtout par les rhumatologues), des examens invasifs nécessitant l'injection de produits de contraste toxiques (myélographie, discographie).

Depuis plusieurs décennies c'est avec l'argument de choc « un accouchement sans douleur » que des péridurales sont pratiquées en série et systématiquement par des anesthésistes qui n'informent pas des risques réels et complications possibles de cet acte qui est banalisé à l'extrême. Hors nous savons que cette pratique peut être très lourde de conséquences mais elle est très rentable et représente un business considérable pour les centres hospitaliers. On comprend mieux le défaut d'information volontaire sur les dangers de cette procédure qui évidemment a un lien direct avec le rendement financier. Le coût d'un accouchement naturel et celui avec une péridurale apporte clairement cet objectif. Selon des études récentes, l'accouchement “sans douleur” provoque des effets délétères tant sur la mère que sur le nouveau né. Ces constatations restent bien à l'abri d'une médiatisation.



Il en est de même pour les infiltrations épidurales pratiquées par des rhumatologues , la plupart du temps dans des chambres d 'hôpitaux ( donc en milieu non stérile ) et très souvent par des internes inexpérimentés.

A noter que cet acte médical doit être pratiqué par des radiologues interventionnistes sous contrôle radiologique et non à la chaîne dans un service, directement dans la chambre du patient.

Le malade souffrant de douleurs intenses va donc accepter sans même être informé des risques, hors mis une possible migraine, alors que dans bien des cas, d'autres alternatives non invasives peuvent êtres proposées.

La littérature médicale a montré de très nombreuses complications gravissimes suite à cet acte comportant de hauts risques, bien qu'il soit présenté à l'instar d'une simple piqure anodine dans le dos. Une nouvelle fois la rentabilité domine sur la protection du patient, et il en va de même pour les ponctions lombaires.

Les symptômes de l' Arachnoïdite peuvent mettre quelques mois comme une dizaine d'année à apparaître suite à l'acte médical pratiqué. Aucune étude sérieuse en France ou en Europe, n'a été réalisée, ce qui permet aux médecins de ne pas relever le lien de cause à effet, et bien pire encore, ils adoptent une attitude de déni concernant cette complication inflammatoire et neurodégénérative ainsi que les symptômes qu'elle entraîne allant jusqu'à détruire la vie familiale, sociale et professionnelle de la personne touchée par cette pathologie.

Lorsque les symptômes douloureux apparaissent accompagnés de troubles neurologiques, les patients sont dirigés vers des médecins ou spécialistes inappropriés, errent dans un désert médical, privés d'une prise en charge sérieuse et adaptée, puis finissent par être rejetés par l'ensemble du corps médical, et sont donc victimes de discrimination. Ce rejet consiste entre autre, à considérer la personne atteinte de cette pathologie, comme ayant des manifestations provoquées par le fonctionnement de leur cerveau . Ou est le serment d'Hippocrate qui prône “l'honnêteté”, le “dévouement”et les soins pour tous ? Il semble n'être plus qu'une illusion.

Nous sommes des malades dérangeants que l'on aliène volontiers en psychiatrie afin de s'en « débarrasser » lâchement. Il n'est pas envisageable, dans un tel esprit de déni, d'attendre du corps médical, une mise en oeuvre afin de soulager les symptômes, dont les douleurs atroces, avec toutes les possibles existantes de nos jours.

De la littérature médicale à ce sujet, des publications et articles médicaux sur le net sont pourtant disponibles et suffisamment explicites sur les manifestations de ces pathologies à part entière, ainsi que les dangers de certains actes médicaux qui sont souvent publiées en anglais, comme il se doit, mais la France ne manifeste aucune volonté à se documenter sérieusement et collaborer avec des médecins et scientifiques étrangers se penchant réellement sur ces maladies neuro dégénératives soit génétiques ou issues de traumatismes chirurgicaux.

En médecine et chirurgie, on se doit, lorsque c'est possible, d'être le moins invasif et surtout d'informer clairement les patients des bénéfices et des risques d'une façon transparente. Les hôpitaux ont perdu leur mission première et deviennent des entreprises à but lucratif au détriment du patient dont les médecins, en général utilisent sans scrupules des actes médicaux qui peuvent briser des vies humaines.

Combien de temps encore devons nous nous taire et continuer à subir ce business lucratif, combien de patients devront affronter les conséquences de cette politique de santé ? Doit-on encore alourdir les chiffres des victimes de ce processus de santé alors que les médecins, spécialistes ou chirurgiens connaissent très bien les risques de ces procédures ?

Le business au détriment de l'humain n'est plus acceptable.

L'Arachanoïdite est classée comme maladie rare sur le portail Orphanet, hors nous savons que les patients touchés par cette maladie sont nombreux mais dans la plupart du temps il ne sont pas diagnostiqués. Les radiologues ont des pressions et mentionnent de moins en moins dans leur compte rendu le nom de cette pathologie, comme celle du kyste de Tarlov ; voici une belle omerta.

L'Arachnoïdite est avant tout d'une complication grave, directement liée aux chirurgies et actes médicaux invasifs pratiqués sur le rachis. Un professeur émérite de Floride parle « d'épidémie silencieuse » , or en France et dans d'autres pays européens cette pathologie est classée dans la case « maladies rares » ,ce qui est plus facile afin de ne pas assumer les conséquences d' actes commis par le corps médical , et de ne pas engager leur responsabilité.

De trop nombreux patients voient leur vie s'effondrer simplement pour alimenter ce business médical et surtout pour que ce corps médical, corporation solidaire et hermétique, en partie corrompu et en liaison trop étroite avec les laboratoires pharmaceutiques poursuivent délibérément leurs actes sans même être remis en cause avec ce sentiment de sur puissance . Nous ne pouvons plus parler de « maladies rares » mais d'un véritable processus destructeur amenant ces pathologies dont les lésions et les séquelles sont irréversibles et atrocement douloureuses, des mutilations sur la colonne vertébrale amenées par la médecine « dite » moderne. Comment des pratiques invasives tendant à généraliser ces maladies peuvent rester masquées et étiquetées comme étant des « maladies rares » alors que nous savons que les cas recensés à l'étranger sont de plus en plus nombreux ( voir DR Tennant et Pr Aldrete).

Ce système médical réduisant le malade à de la marchandise n'est plus possible .

La situation de nos patients est très préoccupante et porte atteinte aux droits à la santé. Nous connaissons la même problématique que les malades touchés par la maladie de Lyme, nous espérons qu'enfin la voix des malades soit entendue.

http://association-amtas.e-monsite.com/

https://youtu.be/R_47uGRuXHY vidéo réalisée par l'association AMTAS afin de sensibiliser un large public.

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Le Charybde Trump et le Scylla Clinton

"Rendez le bien pour le bien et la justice pour le mal."CITATION
 Le   Charybde Trump  et le Scylla Clinton
Le républicain charybde Donald Trump est un multimilliardaire, il représente la réponse la plus percutante que ce mode de production déchue peut offrir pour tenter de contrecarrer sa décadence. Trump mène la cadence de sa dance tactique pour semer la mort économique pour tous et sauvegarder la vie pour les Riches Américains. La démocrate Scylla Hillary Clinton est une millionnaire, elle représente la vieille garde conservatrice. Cette politicienne artificieuse mais menteuse, louche mais dépréciée, marié à ex-président US irrécupérable qui a fait son temps avec Monica Lewinsky. Clinton incarne la mort certaine pour une partie du monde (Moyen Orient) et prépare une sortie avec un amant cousin de Lewinsky pour faire un match nul en famille .
Les riches ont décidé d’offrir le poste à une nouvelle génération d’arnaqueur, et Trump est leur meneur.
Les deux veulent aller de mal en pis ailleurs, convoyés et mis sur scène charlatanisme à l’américaine, la mascarade électorale est justifiée, puisque les dés sont pipés et que l’un ou l’autre candidat( monstre choisi) mènera manifestement l’Amérique au bord du précipice, par une voie ou par une autre, par conséquent à quoi sert cette mascarade électorale sous la démocratie des riches pour laisser charybde et scylla faire du mal à tout le monde .la campagne électorale américaine a trois utilités,
- La première utilité : est de mettre les candidats à l’épreuve de la confrontation un véritable « spitch » ou « show » qui provoquera une sorte de bonne image crédible autour de sa personnalité, dissimulant une sournoiserie.
-La seconde utilité : est de créer du consentement, de préparer l’opinion publique parmi le prolétariat américain, la petite bourgeoisie américaine et les assistés sociaux aux sacrifices non dits qui seront imposés par l’heureux élu chef de l’État des oligarques ou impérialistes.
-La troisième utilité : quand c’est trop tard, cette utilité est de discréditer toute la plèbe américaine devant le mal reçu , c’est bien la faute des petits américains mais c’est trop tard quand même.
Par conséquent c’est Trump ou bien Clinton, c’est le même jeu du « YO-YO », Donald Trump croit très fort à la classe prolétarienne américaine alors qu’Hillary Clinton est trop hésitante … il s’agit du jeu de l’emploi…….

Les deux ont un carnet de route apposé et suivi-contrôlé et évalué par les Oligarchies .Ce carnet de route a été illustré par nouveau concepteur (bureau d’étude) qui est bien Mr. Milton. Friedman issu de l’école de Chicago.
Ce sont deux monstres oh ! Pardon ne faisant pas d’apologie, se sont deux grands stratèges américains qui représentent les deux mauvaises faces de la même ignoble pièce à l’intérieur d’une école à « gros sous ».
Un Brezinski d’obédience démocrate (famille de scylla) et un Kissinger de dépendance républicain( famille des charybdes) tous deux sont bien connus et ne méritent pas une seconde affiche, Milton. Friedman avait confectionné sa fiche de synthèse qui se résume ainsi : attendre patiemment une crise de grande envergure puis attendre encore que la « plèbe » et non les citoyens sinon le peuple qu’il soit américain ou autre (mondialisation oblige) afin que l’onde de choc les atteigne, pour mieux vendre l’état( déréglementation-privatisation –financiarisation-réduction des dépenses sociales…..).
Pour M. Friedman seule une crise réelle ou supposée peut produire un changement. La peur et le désordre pour Milton .F sont des nouveaux moteurs de progrès servent à beaucoup de choses ; en premier le renforcement de la dictature et ce qui se fait chez nous( Algérie) la « bazardisation » sinon un capitalisme de désastre.
Le plus important monsieur, chez ces gens la Monsieur !!ils incarnent actuellement la force des Amériques et de tous les continents, une force matérielle, une autre économique, une troisième financière et une quatrième militaire et j’ajoute pour la dernière informationnelle(TIC). C’est à partir de ces forces suscitées que jaillit la loi US, fini la guerre froide, terminé avec l’URSS, éradication du bloc Est, que vive l’ultralibéralisme ou capitalisme de désastre….
la force US est devenue absolue et devrait être mise en œuvre quelque part dans le monde, par des procédés de Messieurs stratèges et concepteurs. Le Charybde Trump et le Scylla Clinton ne sont que les outils monstres du grand ogre qui est les États-Unis , ils sont le fer-de-lance de l’impérialisme occidental .
"Qui se laisse guider par son seul profit s'attire haine et rancune."CITATION
Ces trois grands stratèges ont élaborés des stratégies défaitistes, celle du terroriste lié aux islamistes, théorie très chère à Brezinski .La promiscuité pour la signification et l’identification du terrorisme leur laissa une large marge de manœuvre. Du 11 septembre 2001 via l’Afghanistan, suivi de l’Irak, mettant le paquet de sa stratégie sur le printemps arabe, le résultat est concluant et M. Friedman était bien satisfait de sa conception de « choc de civilisation » « axe du mal » « l’islamo fascisme » « sécurité intérieure ». C’est en Syrie que le grain de sable a fait grincer la machine du trio « Brezinski-Kissinger-M. Friedman ». Le terrorisme représente une arme pour détruire la résistance (palestinienne, libanaise …) .Il est cultivé dans les terrains arabes, avec une main d’œuvre arabe, du fric arabes, arrosé avec de la sève ( sang et pétrole) rouge arabe et moissonne des têtes d’arabes, une véritable culture Brezinskienne qui fait que les sauvages s’entretuent au profit d’un nouveau maitre pour la région. L’intensification du terrorisme (avion russe au Sinaï , raid US sur un bataillon de l’armée syrienne, attentat au Liban ,attentat à paris ….) laisse entendre qu’il y a un terrorisme d’état, et c’est bien le maitre de l’OTAN qui a permis de faire transférer les refugies( migrants) vers la vieille Europe ; une stratégie qui a omis oublier que le feed back , cette rétroaction qui est l’action en retour sur sa propre cause Hollande connait très bien l’histoire .Par conséquent, il ne s’agit pas de détruire ou d’éliminer DAECH mais de l’affaiblir pour mieux l’apprivoiser ,car comment fait-il ce Daech pour : boire, pour manger, pour s’habiller, pour se déplacer, pour s’illustrer dans des TV SAT, pour se défendre, pour attaquer et pour tuer ……
La stratégie de choc fonctionne de cette façon : le désastre éveilleur, vient le coup d’état, ensuit l’attentat terroriste, l’effondrement des marchés, la dette, la disette économique, la guerre, le tsunami, l’ouragan tout cela sombre la population dans un état de choc collectif qui laissera le peuple se résigner devant ses droits les plus élémentaires afin que les oligarques trouvent satisfaction de tout leurs besoins il est Bien entendu que ni Donald ni Hillary ne peuvent résoudre la crise économique systémique qui secoue l’Amérique et l’ensemble du mode de production capitaliste.
Le grand capital mondial les oligarchies fixent des objectifs précis à leurs candidats :
.Les impérialistes US renforcent la position des États-Unis même si la situation économique plonge dans la crise « Put American First » ! Donald Trump est là pour faire valoir les traités de libre-échange à l’avantage du capital des oligarchies. Trump veut hausser les taux d’intérêt domestiques et renchérir le crédit. En haussant le loyer de l’argent Trump Président va remplir les poches de l’oligarchie financière milliardaire, mais de l’autre coté des millions d’américains seront mis en faillite, jetées en pâture , pire qu’en 2008.
La pauvreté endémique s’étalera sur toute l’Amérique créant des problèmes d’ordres sociaux,. Le résultat de ce dernier objectif de Thump le multimilliardaire, devrait faire face à une éventuelle révolte par la répression. Voilà, les questions qui hantent l’oligarchie financière américaine qui en dernière analyse décidera le mois prochain qui sera le 45e Président des États-Unis. Quand à Obama avec un Nobel de la Paix, pour faire un génocide en Lybie ,au Yémen en Syrie….. Obama était aussi un instrument et un outil cette fois ci c’est un noir pour oublier la « traite des negres » et aussi pour ne pas faire d’apologie raciale car il est le terroriste dont le chef d’œuvre revient à W.Bush.
Pour terminer, Il y existe bel et bien un Charybde en Scylla à l’école de Chicago quelque part dans les Amériques et non dans le détroit de Messine ou il n’existait pas d’école.
BENALLAL MOHAMED




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Les 10 plus grandes multinationales gagnent plus que la plupart des pays mondiaux cumulés

L’année dernière, les plus grandes sociétés du monde ont augmenté leur richesse par rapport aux États mondiaux, ce qui illustre la montée en puissance des entreprises multinationales.
Les 10 plus grandes multinationales gagnent plus que la plupart des pays mondiaux cumulés
L'organisme de bienfaisance Global Justice Now, qui lutte contre la pauvreté mondiale, affirme que les entreprises multinationales multiplient de plus en plus leurs revenues alors que les économies émergentes luttent pour survivre.

Une étude réalisée par l'organisme de bienfaisance a révélé que le nombre d'entreprises dans le top 100 des entités économiques a augmenté en 2015, passant à 69 contre 63 en 2014. Alors que de nombreuses économies de marché émergentes ont eu du mal à se développer ces deux dernières années, principalement en raison du ralentissement de la Chine, la majorité des multinationales ont augmenté leurs profits.

L'organisme londonien a déclaré que les dix les plus grandes sociétés du monde, y compris Walmart, Apple et Shell, faisaient plus d'argent que la plupart des pays du monde combinés.

Global Justice Now accuse d'ailleurs les gouvernements d’avoir cédé aux pressions des entreprises multinationales pour promouvoir un régime fiscal favorable aux entreprises et qui néglige les besoins des citoyens ordinaires. La valeur des dix sociétés les plus grandes a été enregistré au niveau de 285 billions de dollars milles milliards dollars (254 billions d'euros), en battant le chiffre de 280 billions de dollars (249 billions d'euros) qui représente la richesse totale de 180 pays du monde. "La richesse colossale et la puissance des entreprises est au cœur d'un grand nombre de problèmes mondiaux, comme l'inégalité et les changements climatiques", a déclaré Nick Dearden, directeur de l'organisme londonien. "La course aux profits à court terme semble éclipser les droits fondamentaux de millions de gens sur la planète. Ces chiffres montrent que le problème ne fait que s’aggraver chaque jour », a-t-il ajouté.


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George Soros piraté : comment il influence Paris et tente de contrôler Moscou

George Soros piraté : comment il influence Paris et tente de contrôler Moscou

Plusieurs milliers de fichiers internes de la Fondation Open Society, du milliardaire américain George Soros, ont été dévoilés par des pirates informatiques. Des activistes voudraient montrer la réalité du «processus de prise de décisions».
Le site DC leaks a publié plus de 2 500 fichiers et documents internes des organisations appartenant au milliardaire américain George Soros, la plupart de ces documents révélés affichant le logo de la Fondation Open Society.
Le site a divisé et classé tous ces documents en plusieurs catégories : région du monde, Banque mondiale, Bureau du président. Ils décrivent les stratégies et plans d’action de ces organisations lors des élections européennes, et les conseils communiqués quant à l’attitude à avoir face aux questions migratoires en Europe.
 

 

La Russie et la France dans le viseur

La Russie s’avère être parmi les sujets principaux des discussions de la fondation de George Soros, Open Society. Selon les auteurs du rapport, Moscou «investit beaucoup» dans son image à l’étranger.
«Le modèle de Vladimir Poutine est soutenu par un pilier idéologique : la défense des valeurs familiales», lit-on dans le rapport.
Selon les auteurs, les efforts de la Russie pour mettre en avant ses positions et expliquer sa politiques seraient «de plus en plus fructueux». Pour cette raison, la Fondation de George Soros propose d’offrir plus de 500 000 dollars (447 600 euros) pour qu’un groupe de journalistes mène une enquête en profondeur afin de trouver les méthodes potentielles pour «faire face» à la défense des valeurs traditionnelles soutenues par la politique russe.
En outre, Open Society ne cache pas qu’elle intervient souvent dans les politiques internes des pays où elle se trouve. «Nous investissons de l’argent dans les pays tiers pour des raisons politiques», est-il écrit, faisant allusion à la France, pays qui préoccupe beaucoup les auteurs de ce document à cause de l’état d’urgence qui est, pour eux, «abusif», mais aussi aux Pays-Bas, où ils évoquent avoir essayé d’influencer les résultats du référendum sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE.
 
 
Selon les révélations de DC leaks, ces documents ont été piratés par un groupe d’activistes américains qui voudraient montrer au monde entier la réalité du «processus de prise de décisions» et de véritables «éléments de la vie politique américaine».
Ce n’est pas la première révélation que fait DC leaks. En juin, le site avait déjà publié des emails de l’ancien général de l’OTAN, Philip Breedlove, dans lesquel ce dernier essayait de persuader le président Barack Obama d’entamer un conflit avec la Russie.
Le site a aussi publié des emails de la candidate à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, montrant que George Soros lui avait donné des conseils quant à l’attitude à avoir face aux affrontements en Albanie en janvier 2014.
Lire aussi : Accueillir 500 000 réfugiés par an pour 30 milliards d’euros ? Un plan de George Soros


https://francais.rt.com/international/25087-groupe-activistes-americains-a-pirate-soro

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Le leader travailliste britannique Jeremy Corbyn affronte la cabale des néonconservateurs de droite et de gauche et du lobby sioniste

Le leader travailliste britannique Jeremy Corbyn affronte la cabale des néonconservateurs de droite et de gauche et du lobby sioniste

Le vote majoritaire des électeurs britanniques en faveur de la sortie de leur pays de l’Union Européenne (Brexit) est un événement considérable qui a et aura des répercussions politiques et économiques au Royaume Uni et bien sûr en Europe. A en croire le catastrophisme des commentateurs juste après les résultats du scrutin, on aurait même pu imaginer que la Grande Bretagne allait être submergée par la mer ou, pire, allait cesser d’être une île sous l’effet d’un séisme qui serait venu la coller au continent européen.

Mais le vote des sujets de Sa majesté est aussi le résultat de la situation politique en Europe et en Grande Bretagne, avec la poussée du néolibéralisme en matière économique et le recul du contrôle des nations sur leurs destins.

Si David Cameron a logiquement décidé de présenter sa démission suite à la victoire du Brexit, on assiste de manière plus surprenante à des appels insistants à la démission de Jeremy Corbyn de la direction du Parti Travailliste. Non seulement la grande majorité des députés travaillistes ainsi que l’ancien chef du gouvernement Tony Blair l’ont explicitement appelé à remettre son mandat mais, fait singulier, ils ont été rejoints en ce sens par l’actuel premier ministre conservateur.

Vous me direz : de quoi se mêle ce ministre quand il vient s’ingérer dans les affaires internes du principal parti opposé à sa politique ?

La réponse à cette question doit être recherchée dans les mutations qu’a connues la vie politique en Europe depuis la chute du mur de Berlin, l’effondrement de l’URSS et la marginalisation de l’idéologie communiste. En l’absence d’alternative systémique, les partis politiques se sont transformés avant tout en machines à propulser au pouvoir des équipes qui défendent peu ou prou les mêmes visions de la société qui perdurent malgré les alternances dans l’accès aux fonctions gouvernementales.

La France en est un bon exemple avec la continuation de politiques libérales après la victoire à l’élection présidentielle de 2012 d’un candidat qui laissait entrevoir à ses électeurs une autre approche des questions sociales et économiques.

De fait, les courants néo-libéraux voire néoconservateurs sont désormais très présents sur tout l’échiquier politique où ils dominent les appareils des grandes organisations politiques.

Ils le sont aussi évidemment dans le Parti Travailliste britannique.

A la différence près que le leader de ce parti, Jeremy Corbyn, n’a pas été coopté par une nomenklatura prétendument de gauche, mais a été élu par les adhérents et sympathisants travaillistes. Et il a été élu à une large majorité pour orienter le parti à gauche, c’est-à-dire dans le sens de l’intérêt des travailleurs et des personnes les plus fragiles.

De fait, Jeremy Corbyn est un véritable homme de gauche. A ce titre, il a toujours été eurosceptique même s’il avait appelé du bout des lèvres à voter contre le Brexit.

C’est cette mollesse de son engagement qui lui est reprochée et qui serait la cause de la défaite du camp du maintien dans l’UE.

Et les appels à sa démission suite au résultat du référendum sur le Brexit viennent à peu près des mêmes cercles et personnes qui ont récemment attaqué Jeremy Corbyn et d’autres militants et cadres du Labour Party en les accusant avec insistance d’antisémitisme au motif de leurs prises de position pro-palestiniennes. Le cas le plus fameux est celui de l’ancien maire travailliste de Londres Ken Livingstone qui a eu le tort d’évoquer les accointances bien établies par les historiens [pas des cinéastes, des historiens !] entre le mouvement sioniste et les autorités nazies.

Il est remarquable de constater que Jeremy Corbyn,  Ken Livingstone et d’autres militants travaillistes n’ont pas cédé aux pressions du lobby sioniste, même quand, comme l’ancien maire de Londres, ils en ont subi des conséquences dans des activités à caractère professionnel.

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Le soutien de Jeremy Corbyn à la cause palestinienne est ancrée dans ses valeurs de gauche et non affaire de circonstances

Jeremy Corbyn a très bien vu le coup venir et il a eu tôt fait d’informer ses ennemis qu‘il ne démissionnerait pas.

Même s’il est lâché par la majorité des députés de son parti, Corbyn sait qu’il peut compter sur le soutien de la base populaire, un soutien qui non seulement ne s’est pas démenti mais s’est encore renforcé depuis que les néolibéraux, sionistes et autres va-t-en-guerre ont juré ouvertement sa perte.

Le Labour Party enregistre 100 000 nouvelles adhésions alors que la crise au sommet s’approfondit

Il semble que les nouveaux membres se préparent à voter pour maintenir Jeremy Corby à la direction du Labour Party, en opposition aux parlementaires du parti.

Par Adam Lusher, The Independent (UK) 6 juillet 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le Parti Travailliste a enregistré 100 000 nouvelles adhésions depuis le référendum sur l’UE [Brexit], ce qui correspondrait à des démarches de partisans de la base du parti pour maintenir Jeremy Corbyn à sa tête en opposition à la volonté de la grande majorité de ses députés au parlement.

On soupçonne que la plupart des 100 000 nouveaux adhérents ont rejoint le parti Travailliste depuis le 23 juin dans l’intention expresse de défier les parlementaires travaillistes et de voter pour Jeremy Corbyn dans toute élection relative à la direction du parti.

La hausse du nombre d’adhérents intervient au milieu de ce que certains qualifient de tentative de coup de force contre Corbyn à l’instigation des députés du parti. Il y a eu les démissions en masse du cabinet fantôme de M. Corbyn, les membres sortants l’appelant à démissionner, et un vote de défiance par lequel les députés travaillistes au parlement se sont opposés à leur leader à une majorité écrasante avec 172 contre 40.

Le vieux routier de la gauche a cependant refusé de démissionner et pourrait être en mesure de s’accrocher au pouvoir contre la volonté de ses députés grâce aux votes des membres de la base du parti.

Si les choses se passaient ainsi et que le bond des 100 000 nouvelles adhésions faisait écho aux événements des élections de septembre à la direction du parti qui avaient vu plus de 100 000 personnes payer 3 £ pour s’inscrire comme sympathisants du Parti Travailliste et obtenir ainsi la possibilité de voter.

Corbyn avait remporté une victoire écrasante avec 59,5 % des voix des adhérents, contre 19 % pour son plus proche rival, Andy Burnham.

Pourtant M. Corbyn n’avait reçu que peu de soutien de la part des députés travaillistes. Il avait d’abord dû batailler pour obtenir les 35 signatures nécessaires pour se présenter, et il n’y était parvenu que parce que certains députés travaillistes lui avaient « apporté » leur soutien pour « élargir le débat. » Une parlementaire dans ce cas, l’ex Secrétaire aux affaires étrangères Margaret Beckett, a admis avoir été une « imbécile. »

HuffPost UK a rapporté que le nombre d’adhérents au Labour Party a maintenant atteint environ 500 000 membres – dépassant largement le record précédent de 405 000 qui datait de l’époque où Tony Blair dirigeait le parti.

Cette fois-ci, par contre, la hausse des adhésions semble être un symptôme d’une crise interne au Labour Party dans laquelle le leader est coupé de ses députés mais soutenu par la base.

L’ancienne ministre du commerce du cabinet fantôme, Angela Eagle, est considérée comme la rivale la plus probable de Jeremy Corbyn dans une élection à la direction du parti. Elle a la confiance de ses collègues parlementaires mais il est beaucoup moins certain qu’elle puisse être en capacité de persuader les membres ordinaires du parti de voter pour elle et contre M. Corbyn.

Et si M. Corbyn est réélu à la direction du Parti Travailliste, l’hostilité à son égard de la grande majorité des parlementaires pourrait bien rendre inévitable une scission dans le parti.

La crainte d’une telle éventualité est si forte que, comme l’a révélé The Independent, de hauts responsables du Labour ont même commencé à chercher à savoir qui possède la dénomination du parti, son logo, son siège londonien et ses bureaux dans les régions.

Le vice leader du Labour, Tom Watson, a eu des discussions en tête-à-tête avec Len McCluskey, le leader d’Unite, le plus important syndicat britannique, pour trouver un compromis qui résoudrait la crise, mais les chances d’accord semblent lointaines.

Il semble que les syndicats tiennent à ce que M. Corbyn garde la direction du parti tandis que M. Watson leur a dit que la ligne rouge pour les parlementaires travaillistes est que M. Corbyn doit s’en aller.


https://mounadil.wordpress.com/


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