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Contre l’unilatéralisme US : une lueur d’espoir

Les États-Unis d’Amérique présente un visage décourageant depuis que, d’une part, les néoconservateurs ont dirigé la politique étrangère des États-Unis pendant le régime de Clinton et ont amorcé deux décennies de crimes de guerre qui définissent l’Amérique du XXIe siècle et, d’autre part, depuis que les entreprises américaines ont trahi la main-d’œuvre de leur pays en déplaçant les emplois américains en Asie.
Contre l’unilatéralisme US : une lueur d’espoir
La perspective est devenue plus sombre lorsque le régime d’Obama a ressuscité la menace russe et a élevé la perspective d’un conflit militaire entre les puissances nucléaires.

Comme l’Europe est prise entre les deux, dans des circonstances normales, les pays européens auraient insisté pour que Washington cesse les provocations gratuites contre la Russie. Mais les circonstances normales n’ont jamais existé. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les pays européens ont été des vassaux sans politiques économique et étrangère indépendantes.

L’Europe accueille des bases militaires américaines qui menacent la Russie. L’Europe a soutenu les guerres d’agression de Washington contre la Serbie, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie, les attaques aériennes de Washington contre les provinces du Pakistan et l’utilisation, par Washington, de l’Arabie saoudite pour mener sa guerre par procuration contre le Yémen.

L’Europe a soutenu les sanctions économiques gratuites de Washington contre l’Iran et la Russie, des sanctions qui ont coûté beaucoup à l’Europe et peu à Washington.

Habitué à être obéi par l’Europe, Washington engage celle-ci sans même consulter leurs gouvernements vassaux. Maintenant, il semble que l’extraordinaire arrogance et l’hubris de Washington ont passé les bornes. Confronté à une nouvelle série de sanctions contre la Russie, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a déclaré que le temps était révolu où Washington pouvait faire primer ses intérêts sur ceux de l’Europe.

Les nouvelles sanctions ont des conséquences économiques et politiques dévastatrices pour l’Europe. Juncker a déclaré : « Si les préoccupations de l’Europe ne sont pas suffisamment prises en compte, nous sommes prêts à agir de manière appropriée en quelques jours. »

Les ministères des Affaires étrangères allemand et français ont apporté leur soutien à Juncker. Le ministère allemand des Affaires étrangères a déclaré : « Ce n’est pas aux Américains que revient le droit de juger ou de préciser de quelle manière les entreprises européennes peuvent engager une coopération avec des tiers, en particulier avec les entreprises énergétiques russes. »

Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré : « les sanctions contredisent le droit international en raison de leur portée extraterritoriale ».

L’Europe considère les sanctions comme un outil de la politique industrielle américaine qui met les intérêts commerciaux des États-Unis avant les intérêts commerciaux de l’Europe.

Espérons que l’arrogance de Washington ne lui permettra pas de faire reculer l’Europe et que celle-ci lui fera un bras d’honneur et se désengagera de l’Empire américain. Sans une Europe qui accepte de loger ses bases militaires et qui ânonne sa propagande, la capacité de Washington de menacer la Russie diminuerait considérablement. En effet, une continuation de l’attitude hostile menaçante envers la Russie laisserait Washington isolé dans le monde. Aucun pays ne veut courir le risque de subir une guerre nucléaire uniquement pour le bien-être de l’unilatéralisme américain.


Article original en anglais :

A Ray of Hope. EU Backlash against Washington’s Sanctions Regime directed against Russia

Traduit par jj, relu par Catherine pour le Saker Francophone
La source originale de cet article est Paul Craig Roberts
Copyright © Dr. Paul Craig Roberts, Paul Craig Roberts, 2017

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L’hypothèse-1984 de Russiagate

L’hypothèse-1984 de Russiagate
L’hypothèse-1984 de Russiagate
Dedefensa, Philippe Grasset
 
 
Daniel McAdams, ancien parlementaire, est le principal associé de Ron Paul dans la direction du Ron Paul Institute for Peace. Il donne ici, à partir d'une interprétation des textes, le développement d’une hypothèse d’une action maximaliste contre la presse antiSystème aux USA, en application de la loi sur les sanctions antirusses que vient de voter le Congrès et que le président Trump a signée mercredi.
 
Le paysage décrit par McAdams est apocalyptique, avec une offensive qui tendrait à retirer la protection de la liberté de la presse à toutes les organisations d’information et de communication qui seraient proclamées comme travaillant “pour le compte du renseignement russe ou en faveur de la Russie”. Cela signifierait une action générale, non seulement contre les réseaux russes aux USA (RT, Sputnik, etc.), mais aussi contre tous les types de sites antiSystème qui n’adoptent pas la ligne générale du Système, de TheDuran.com à ZeroHedge.com, de ConsortiumNews au Ron Paul Institute for Peace, etc.
 
Cette hypothèse vient s’ajouter aux nouvelles concernant l’action de Google contre des sites antiSystème dits-progressistes, telle que la dénoncent ConsortiumNews et WSWS.org. (Voir le 29 juillet 2017, mais aussi  toute une rubrique de WSWS.org [8 textes], consacrée à cette question depuis le 27 juillet, avec quelques textes [3] traduits en français sur le site correspondant.)
 
L’appréciation de McAdams, qui est évidemment maximaliste comme il la présente lui-même, constitue une indication très forte selon laquelle la loi votée par le Congrès est aussi bien à destination interne qu’à action externe. Cela rejoint opérationnellement la remarque faite par Medvedev dans sa réaction après la signature de la loi votée par le Congrès : « L’hystérie antirusse est apparue comme étant devenue un facteur essentiel, non seulement de la politique extérieure (comme ce fut souvent le cas) mais aussi le politique intérieure US (c’est nouveau). »
 
(Le titre complet du texte de Daniel McAdams, le 4 août 2017 sur le site de l'Institut, est : « Russia Sanctions and The Coming Crackdown on Americans »)
 
 
 
 
Illustration du website "Hamilton 68"
 
La répression est en marche aux Etats-Unis
 
La semaine dernière, j'ai écrit un article et j'ai accordé une interview pour expliquer que, lorsque j’ai lu le nouveau projet de loi sur les sanctions contre la Russie qui vient d'être signé par le président Trump, j’y ai trouvé une mesure qui ouvre la porte à la répression des médias non conventionnels par le gouvernement américain. En particulier, l'article 221 de la « Loi sur la lutte contre les ennemis de l’Amérique au moyen de sanctions » punirait les « personnes » qui « s'engagent dans des transactions avec les secteurs du renseignement ou de la défense du gouvernement de la Fédération de Russie ».
 
A première vue, on pourrait penser que je fais une interprétation exagérée du texte, mais cela fait douze ans que j’examine les lois votées par le Capitole (Congrès), et je peux vous assurer qu’elles ne sont jamais écrites de manière claire et transparente. Il y a toujours des sous-entendus, et, dans ce cas, il nous faut prendre en considération les nombreuses fois où le directeur  de l'Agence Centrale du Renseignement (CIA) et d'autres hauts dirigeants de la communauté du renseignement américain ont essayé d’imposer l'idée que les chaînes d’information étrangères comme RT ou Sputnik News ne sont pas protégées par le Premier Amendement sur la liberté de la presse, mais sont au contraire des outils de propagande au service de services secrets étrangers.
 
On se rend compte avec quelle facilité, avec l'hystérie anti-Russie qui s'est abattue sur nous comme la fièvre typhoïde, cette notion serait facilement acceptée par beaucoup de nos concitoyens. Les Rouges sont sous nos lits et les Ruskofs se sont emparés de nos moyens de nos ondes!
 
Je ne pense pas que la répression s'arrêtera aux organes de presse financés par le gouvernement russe comme RT et Sputnik. Une fois achevé l’assaut sur les plus bas fruits de l’arbre, la deuxième vague ciblera les organisations qui s’intéressent à la Russie et qui ne sont pas financées par des gouvernements mais qui remettent en question la ligne officielle des Etats-Unis selon laquelle la Russie est notre ennemi numéro un et son gouvernement doit être renversé. Des sites alternatifs populaires privés comme The Duran et Russia Insider seront probablement les prochains sur la liste des sites poursuivis en justice.
 
Cela vous semble inconcevable ? Voyez les choses de la manière suivante (je peux vous assurer que c’est comme ça que les néocons les voient) : si le gouvernement russe et le site d’information RT s'opposent aux sanctions et que vous administrez un site Web qui est également opposé aux sanctions contre la Russie, ne faites-vous pas le travail du Renseignement russe? Ne cherchez-vous pas à influencer vos lecteurs dans le sens souhaité par les services secrets russes ? N'êtes-vous pas « engagé dans des transactions », même si ce n’est que sur les ondes?
 
Et après cette deuxième vague, vous pouvez être sûr qu’il  aura des pressions pour s’occuper d'autres médias alternatifs qui n'ont rien à voir avec la Russie, mais qui s'opposent à la politique étrangère interventionniste des États-Unis: ZeroHedge, Lew Rockwell, Ron Paul Institute, ConsortiumNews, etc.
 
Vous pensez que je suis fou ? Rappelez-vous, cette guerre contre nous a déjà commencé l'année dernière lorsque le Washington Post a publié un article en première page accusant tous les sites que je viens de citer d'être des agents russes!
 
Qui sera le prochain? Vous fréquentez ces sites alternatifs ? Vous leur transmettez des articles opposés à la politique de sanctions américaine contre la Russie? Alors vous êtes engagé dans des transactions. Vous encourrez les « sanctions » décrites dans la « Loi sur la lutte contre les ennemis de l’Amérique au moyen de sanctions », qui est maintenant la loi du pays.
 
Cela n'arrivera jamais, croyez-vous ? Le gouvernement n’inventorierait, n'analyserait et ne ciblerait jamais des organes de presse privés parce qu'ils s'écartent de la ligne officielle néocon de Washington!
 
Peut-être pas tout de suite. Quoiqu’il y ait déjà des organisations « non gouvernementales » financées par le gouvernement des États-Unis qui le fassent.
 
Le fonds Marshall allemand a aujourd’hui beaucoup moins à voir avec l'Allemagne qu'il ne l'avait lorsqu'il a été fondé après la Seconde Guerre mondiale en témoignage d'admiration pour le Marshall Fund étatsunien. Désormais, il est principalement financé par le gouvernement des États-Unis, des gouvernements alliés (en particulier des pays baltes qui haïssent la Russie), des fondations de néocons, et le complexe militaro-industriel. Grâce à son programme « Alliance pour la protection de la démocratie », (nom qui a d’étranges relents soviétiques), il a lancé quelque chose qui s’appelle  « Hamilton 68: un nouvel outil pour combattre la désinformation russe sur Twitter ».
 
Ce programme surveille 600 comptes Twitter dont le fonds Marshall allemand prétend qu’ils sont des « comptes impliqués dans la promotion des objectifs russes d'influence et de désinformation ». A quelles conclusions parvient ce surveillant? Il ne veut pas le dire. Comment choisit-il les comptes qu’il surveille? Il ne veut pas le dire. Dans quel but? Il ne veut pas le dire. Tout cela est bien effrayant.
 
Quelle ironie que quelque chose qui s'appelle le fonds Marshall allemand utilise des méthodes du type de la Stasi pour faire taire, aux États-Unis, les médias et les points de vue alternatifs!
 
Alors, que fait exactement le site « Hamilton 68 »? Selon ses propres mots, tout d'abord, il « affiche les tweets des organes officiels de propagande russes en anglais, et publie un court article sur les thèmes de la journée. C'est le message patent de la Russie ».
 
Mais il va plus loin. Il cherche et stocke des informations sur des gens qui n'ont aucun lien avec la Russie, mais qui, « de leur propre initiative, relayent et amplifient les thèmes russes ». C'est ce que le fonds Marshall allemand appelle un « réseau » de distribution de désinformation de deuxième niveau.
 
Que fait ce « réseau » de personnes sans lien avec la Russie mais qui amplifient les « thèmes » russes?
 
Il « reflète les priorités des messages russes, mais cela ne signifie pas que tous les noms ou liens que vous voyez sur le tableau de bord sont pro-russes. Le réseau fait parfois de la place à des articles qui plaisent à la Russie ou de personnes ayant des opinions proches de la Russie, mais sans connexion formelle avec elle ».
 
Donc, selon l'alliance autoproclamée pour protéger la démocratie, vous ne savez sans doute pas vous-mêmes que vous faites de la propagande pour le compte de l'Etat russe!
 
Vous vous rendez compte de ce qu'ils font? Ils utilisent l’argent des États-Unis et d'autres gouvernements dans le but d'éliminer tous les organes d’information et les individus qui s'écartent de la ligne officielle de la politique étrangère des Néocons sur la Russie, la Syrie, l'Ukraine, etc. Ils essaient d'éliminer toutes les informations qui contestent la ligne néocon. De les criminaliser.
 
D’ailleurs, ils ne font pas mystère qu'ils cherchent à faire taire les opinions alternatives:
 
« Notre objectif avec ce tableau de bord est d'aider les gens ordinaires, les journalistes et d'autres analystes à identifier les thèmes des messages russes et à détecter la désinformation active et les attaques dès qu’elles commencent. En exposant leurs messages au grand jour, nous rendons les consommateurs d'information plus résistants et nous réduisons l'efficacité des efforts de la Russie pour influencer la pensée des Américains et nous les dissuadons de se livrer à ces activités en en réduisant l’efficacité. »
 
La description du programme « Alliance pour la protection de la démocratie », à résonnance très soviétique», se termine par l’avertissement autoritaire qui convient, arraché des pages de 1984, du Zéro et l'Infini ou du guide pratique d'Erich Honecker :
 
« Nous ne vous disons pas ce que vous devez penser, mais nous croyons que vous devez le savoir quand quelqu'un essaie de vous manipuler. Ce que vous faites de cette information dépend de vous. »
 
Ca fait froid dans le dos, non? Et surtout que tout cela soit fait avec votre argent, par votre gouvernement, et en votre nom.
 
C'est pourquoi rien ne ferait plus plaisir aux néocons et à leurs innombrables think-tanks (souvent financés par le gouvernement) que d’empêcher la tenue de notre Conférence pour la paix et la prospérité-2017 qui se tiendra juste sous leur nez! Ils ne peuvent supporter un débat ouvert sur la politique étrangère hyper-interventionniste de Washington. Ils ne veulent pas qu’on parle de toutes leurs guerres ratées - et ils ne veulent surtout pas qu’on parle des guerres qu'ils essaient de déclencher.
 
Nous ne sommes pas anti-Américains. Ce sont eux les Anti-Américains. Ils détestent le Premier Amendement. Ils détestent le débat. Ils nous détestent.
 
Comment pouvons-nous nous défendre? Un moyen très simple est de leur montrer que notre Conférence a fait le plein! Rien qu’en venant, vous leur mettez un direct en pleine figure !
 
Imaginez-vous leur fureur quand la Conférence pour la paix et de la prospérité de l'année dernière a été diffusée sur CSPAN?
 
Grâce au soutien de notre très généreux Comité d'accueil, nous pouvons maintenir le prix du billet assez bas. Nous voulons vous y voir tous! Vous aurez droit, toute la journée, à des conférenciers perspicaces et clairvoyants, vous pourrez réseauter et comploter avec des personnes partageant les mêmes idées que vous, et vous profiterez d’un très bon déjeuner avec beaucoup de café et de thé pour vous donner des forces! Nous avons également réussi à obtenir des chambres à un bon prix pour vous faire économiser de l'argent!
 
Et vous rendrez les néocons fous de rage! Qu'est-ce que vous attendez! Réservez votre billet dès aujourd'hui!
 
L’hypothèse-1984 de Russiagate
 

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Les élections du 4 mai Un non-événement ou un nouveau départ?

«Un homme politique pense aux prochaines élections, un homme d'Etat pense aux prochaines générations.»
Les élections du 4 mai Un non-événement ou un nouveau départ?
On aura tout dit des élections qui, chaque fois, déçoivent.  De quoi  s’agit il ? Il s’agit délire plus de 400 députés dont un tiers de femmes  (conformément à la constitution) . Justement cette nouvelle mandature se fait dans des conditions différentes. Elle est consacrée par la nouvelle constitution et le mandat de cinq ans sera toujours en « activité » après  la nomination de nouvelles élections présidentielles prévues en 2019.

Plus de 60  partis ont déclaré leur participation. Certains ont préféré ne pas participer n’ayant pas toutes les garanties de transparence. On annonce même près d’un millier d’indépendants sur les plus de 11000 candidats. Il  a donc un frémissement de la société civile  qui peut être jouer un rôle.

Le spectre de l’abstention

En règle générale l’abstention est un marqueur de l’adhésion ou du refus des électrices et électeurs à la votation qu’on leur propose. Au-delà de 40 % il  y a à l’évidence une défiance  qui est synonyme d’illégitimité. Dans certains pays les élections sont refaites quand ce chiffre dépasse les 50 %  De mon point de vue,  les élections auront lieu comme les précédentes et les Algériens tétanisés par un quotidien difficile et surtout du fait que par-dessus tout, la paix est revenue, Le citoyen par atavisme laissera passer ces élections, l'essentiel, «Lahna», « la paix » surtout s'il prend exemple sur les malheurs des autres pays  voire même la disparition programmée de ces pays en tant qu’Etat-Nation ( Somalie, Yémen… Libye voire tentative  de détruire des civilisations dix fois millénaires comme la Syrie ou l’Irak) 

Cependant, il faut être honnête! Cette relative sécurité-stabilité est due au premier chef aux Algériens vaccinés par la décennie noire et, qui décourage de ce fait toute aventure par leur refus de l'inconnu, elle est due aussi à l'armée monolithique qui fait le job visant à sécuriser le pays, comme elle est due aussi, malgré la chute drastique des prix du baril, à une gestion prudente qui fait que l'Algérie garde encore la tête hors de l'eau.

Certes, les promesses faites ne sont jamais tenues. Comme dans tous les pays du monde. Certes, le simulacre des élections donne le change, le citoyen sollicité pense qu'il est important, que sa situation va changer. A de rares exceptions, les choses ne changent pas et comme disait l'ancien président Jacques Chirac: «Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.» Il y a cependant, trois petits bémols dans les pays développés. En premier lieu, il est rare que les élections soient remises en cause, en clair il n'y a pas de fraude de grande ampleur et les candidats acceptent le verdict des urnes dans les minutes de l'annonce. Le deuxième bémol est que les candidats présentent des minimums de compétence connus et reconnus. Le troisième bémol de loin le plus important est qu'il existe une justice indépendante qui veille sur la norme et, les hommes politiques quels qu'il soient sont des justiciables qui rendent compte notamment en cas de malversation.

Les raisons structurelles de la désaffection

Nous voyons en creux tout ce qui explique le désamour des Algériens pour un devoir citoyen. Pour avoir depuis de longues années suivi de loin l'activité partisane, j'ai acquis la conviction que les partis politiques ne font pas preuve d'imagination et pour la plupart sont prisonniers d'un schéma, celui des temps morts d'une Algérie figée à 1962 avec toujours les mêmes travers et les mêmes réponses à ces travers.

Pour le politologue Tewfik Hamel, interviewé par Amar Ingrachen - «le paysage politique manque de sang neuf». Pour lui les candidats sont loin de répondre aux attentes et exigences de la population. Sans exception. «La médiocrité. Les populations veulent la démocratie, mais aussi l'efficacité. Des élus sans culture d'Etat et sans instruction sont un frein à la démocratisation et la décentralisation. Décentraliser davantage dans ces conditions c'est comme fournir une fusée à son fils de dix ans. On est en pleine campagne pour les législatives du 4 mai prochain. Ces élections sont considérées comme étant importantes et par les partis de l'opposition et par ceux au pouvoir, surtout qu'elles interviennent dans une conjoncture post-réforme.(...) Il n'y a pas de sang nouveau qui a été injecté dans le paysage politique. Une élection n'est pas une fin, mais un moyen pour améliorer la situation des populations tout en ayant le sentiment qu'elles participent à la prise de décision.»  (1)

Le politologue incrimine la classe politique, mais aussi la société civile sans qu'il la définisse: «Les hommes et partis politiques n'ont pas été à la hauteur des attentes La société civile est presque inexistante et les partis politiques d'opposition sont fragiles et fragmentés. Mais il y a des réalisations. Il faut avoir à l'esprit que l'Algérie réalise l'un des taux les plus élevés dans le monde en termes de développement humain. Les partis ne sont pas représentatifs de la société algérienne. La force active est de plus en plus jeune et instruite alors que les appareils des partis sont entre les mains de vieux bureaucrates et souvent sans diplômes. (...) En fait, la plupart des bureaucrates s'opposent au changement, car cela représente une menace directe pour leur position. (...) Tous les partis souffrent de faiblesses difficilement surmontables sans un vrai travail de renouvellement. Ni programme ni bonne idée ni leadership charismatique fort ni une stratégie de communication cohérente systématique.»  (1)

Enfin Tewfick Hamel  dénie aux partis politiques le fait de présenter des programmes dignes de ce nom, il éclaire sur ce que doit être un programme: «Un programme?! Au-delà des cacophonies, la seule chose proposée est de dépenser l'argent public et jouer sur (et manipuler) la fibre nationaliste. Un programme c'est un ensemble de projets chiffrés, indiquant pourquoi, comment et combien au moins en termes généraux. C'est proposer un cap, une direction... Proposer un programme financièrement réalisable, politiquement possible et souhaitable. Une phase de pédagogie et d'explication est indispensable. Cela nécessite un travail de planification rigoureux (...) Les partis politiques algériens sont-ils dotés de commission de réflexion et de planification? probablement non, ou sont des coquilles vides, sinon comment expliquer que la moitie des candidats n'a pas le bac (...).» (1)

Le professeur émérite de sociologie et d'anthropologie linguistique, Rabah Sebaâ va plus loin il plaide pour une crédibilisation de la vie politique à travers une refondation des institutions «largement entamées par un encadrement humain qui n'arrive plus à répondre aux attentes de la société». Ecoutons-le aller dans le même sens: «(...) Concernant l'Algérie, il est loisible de constater qu'entre deux échéances électorales, c'est le vide sidéral. L'agitation artificielle et éphémère qui accompagne chaque campagne a pour objectif de faire accroire à un semblant de joute démocratique destinée principalement à la consommation extérieure. (...) La panacée sécuritaire se trouve à présent dans toutes les campagnes électorales à l'échelle planétaire. La menace terroriste étant de plus en plus agressive, la sécurité s'érige en priorité, même si la situation géographique de l'Algérie, avec la Libye, la Tunisie, le Mali et le Maroc comme pays frontaliers, lui donne objectivement plus d'acuité. (...) l'instrumentalisation à outrance d'un grand nombre d'aspirations, somme toute légitimes, produit, au final, de la suspicion comme prélude à la lassitude. Et la lassitude est le premier fondement de l'abstention. (...) C'est dire le niveau de non-fiabilité atteint depuis quelques années par ces scrutins. Sans compter l'absence de crédibilité de la majorité des candidats aux différentes élections qui fait grossir d'année en année les rangs des abstentionnistes» (2).

Le professeur Rabah Sebaâ nous rappelle les méthodes coloniales de manipulation électorale à la Naegelen amalgamée avec le tribalisme: «(...) Dans l'Algérie profonde, les prétendants à la députation se départagent souvent en fonction des appartenances tribales. Il s'agit d'une pratique qui a prévalu déjà à l'époque coloniale. Après l'indépendance, on s'est accommodé de ce schéma à forte dose d'ethnicité par manque de courage politique. (...) L'appartenance tribale garantit le nombre de voix fondé sur les liens du sang. Dans cette arithmétique lignagère, l'exercice de la citoyenneté est phagocyté par le recours à la tribalité. (...) Alors que dans les plus grandes démocraties du monde, seulement deux ou trois partis se disputent à chaque fois l'issue du scrutin. Comme le politologue Tewfik Hamel, le professeur Sebaâ dénie la dénomination de parti: «Je pense écrit-il, que pour le cas de l'Algérie la notion de parti est impropre. Il s'agit en fait de groupements et de regroupements d'intérêts conjoncturels ou plus durables en vue d'objectif, généralement à court terme, visant une parcelle de pouvoir. Ce qui explique qu'en dehors des parenthèses électorales, il n'ont aucun rôle dans l'organisation de la vie autour de la cité» (2).

Pointant du doigt l'autoproclamation et la fraude il conclut: «(...) L'une des gymnastiques favorites des Algériens, érigée en constante nationale, est l'auto-proclamation. Chacun peut se prévaloir d'être le plus fort, sans se sentir dans l'obligation de fournir la moindre preuve matérielle de cette force. (..;) Quant à la fraude, il est de l'ordre de l'évidence de dire qu'elle est une pratique avérée, bien huilée, généralisée et institutionnalisée. (...) Quant aux «partis» qui sont, dans la plupart des cas, des supports ou des appendices de ce pouvoir, ils s'acclimatent parfaitement à l'environnement trouble dans lequel ils se fabriquent et s'agitent pour parvenir à quelques résidus ou débris de pouvoir sous forme de strapontins.» (2)


Constatant l'échec de l'élite il ajoute: «(...) Les institutions supposées produire du savoir, comme l'université, ont une grande part de responsabilité dans cette absence. Mais connaissant l'état comateux de l'université algérienne, il n'y a rien à attendre d'elle. Au grand bonheur d'un pouvoir politique qui se délecte de cette inertie et de cette absence. On peut regretter que ces deux responsables personnalités scientifiques ne donnent pas des voies de solution pour normaliser la pratique de la consultation électorale. Le professeur Sebaâ en appelle cependant à une crédibilisation de la vie politique par une restauration de la confiance très largement entamée. Il est différent d'une quelconque moralisation de la vie politique qui consisterait à affubler le personnel et la pratique politique de vertus morales et de valeurs éthiques. Crédibiliser les institutions politiques signifie leur refondation sur des bases capables de répondre aux attentes sociétales. Ce qui ne saurait se faire sans une nomenclature humaine compétente et surtout crédible». (2)

Le  " de voter" refus en clip  de voter

Les partis politiques sont totalement déconnectés de la réalité mis à part viber, Ils ne connaissent rien aux dynamiques profondes qui meuvent les jeunes  Cependant, il ne faut pas croire que les jeunes ne se sentent pas concernés. Leurs dynamiques souterraines et leur clé de décodage de la pratique politique mérite que l'on s'y attarde. Il y a d'abord les nihilistes qui à juste titre, énumèrent tous les travers d'un Etat autiste en face de la détresse multiforme de la jeunesse. Je veux rapporter sous forme d'un clip le désespoir en chanson de: «Chemseddine Lamrani technicien en informatique, lit-on dans la contribution suivante, n'est pas un politicien, mais il a réussi à attirer l'attention mieux que n'importe quel candidat aux législatives du 4 mai prochain. Sous le pseudo DZjoker, il a enflammé les réseaux sociaux jeudi 27 avril au soir en publiant sa nouvelle vidéo «Mansotich» (Je ne sauterai pas), un véritable manifeste pour le boycott. (...) » (3)

« Totalisant plus d'un demi-million de vues moins de 24 heures après sa publication sur YouTube, elle a été partagée en masse sur Facebook et Twitter et des dizaines de milliers de personnes ont félicité son auteur.» (1500.000 vues) «Je l'ai écrite (la vidéo) et tournée avec les tripes», a écrit DZjoker. Le titre, une allusion pour ne pas dire «manvotich» (Je ne voterai pas), est aussi un jeu de mots sur le slogan officiel «Seme3 Sotek» (fais entendre ta voix). En forme de poème, le texte, écrit et lu par le comédien, interpelle un personnage féminin (comprendre l'Algérie). DZjoker lui reproche de ne lui demander de «faire entendre sa voix» que durant les périodes électorales et d'ignorer ses revendications, ses droits le reste du temps. Les différents rôles dans la vidéo représentent les arguments du désintérêt, de la méfiance qu'ont les Algériens envers la classe politique. Un jeune supporter d'un club de football auquel on reproche son «ignorance» accuse l'école, «gratuite mais de bas niveau». Un patient sur un lit d'hôpital qui critique la mauvaise qualité des soins Une personne aux besoins spécifiques qui dénonce le montant dérisoire de sa pension mensuelle. Tous répètent: «Mansotich!». (3)

«Si j'étais député» des étudiants

Les autres s’expriment par anaphore. Parodiant  François Hollande -face à Nicolas Sarkozy le fameux Si je suis président martelé quinze fois, a mis KO debout Sarkozy-, les étudiants  déclarent les choses qu’ils feraient s’ils étaient députés. «Les étudiants algériens s'expriment. Le temps d'une vidéo, d'un peu plus de six minutes, le club estudiantin de l'Ecole Nationale Polytechnique, le CAP, affiche son programme «électoral» ». Sans démagogie, sans langue de bois, ils font résonner cette piteuse campagne électorale. Qu'à cela ne tienne'', lit-on sur une contribution parue sur Liberté de plusieurs étudiants se proposant comme alternative. A défaut d'activités partisanes, ou d'adhésion à des programmes politiques invisibles et incolores, ces jeunes veulent dépasser le stade des lamentations.. C'est sous la forme d'une vidéo (réalisée pour la Rédaction numérique de Liberté), que plusieurs étudiants ont entonné un Si j'étais député''. Tout y est passé, la santé, le salaire des députés, la connaissance de l'Algérie profonde, le train de vie de l'Etat.» (4)

On le voit, les jeunes ne sont pas écoutés, l'exemple qu'on leur donne c'est celui de la «chkara». ( sacs contenant des milliards qu’on ne compte plus mais que l’on pèse)  Personne ne s'intéresse à leur avenir si ce n'est avec des mots creux et des slogans qui n'ont plus court. On comprend que les jeunes tentent de garder la tête hors de l'eau en tournant le dos à leur pays, ils vivotent chacun à sa façon. Pourtant, ce sont des cris de détresse mais aussi d'amour pour leur pays. Certains parmi les diplômés tentent l'aventure. Ainsi on apprend que la France siphonne en moyenne 21 000 Algériens parmi les meilleurs; l'université algérienne est une machine à exporter gracieusement la matière grise nationale au profit des universités occidentales. Sur 8000 candidats inscrits dans ces universités, avec 6000 euros sur leur compte. Ce sont des devises que l'on sacrifie en prime d'offrir un jeune.


Pour moi, tant que les hommes politiques ne rendent pas compte il n'y aura pas de confiance de la part du citoyen. Cela commence avec la déclaration de biens avant et après la mandature ce qui permet avec une justice indépendante de traquer les signes extérieurs de richesses indues. Cela ne suffit pas, il est très difficile à un député d'être objectivement opérationnel si c'est un analphabète dans les grands défis qu'il se doit de maîtriser.

Pour avoir écouté avec beaucoup d'efforts les programmes politiques, j'ai acquis la conviction qu'ils racontent n'importe quoi assortis des 200 mots de la langue de bois sur le peuple algérien capable de miracles, alors que tout est construit par le savoir. Aucun parti politique ne parle de la formation, de l'éducation, de la nécessité d'introduire l'informatique à l'école primaire, la robotique, comment projeter l'Algérie dans le XXIe siècle avec une mentalité de vainqueur.


Justement, à propos de Développement durable aucun parti politique ne sait réellement en quoi cela consiste. En quoi il est important de ne pas continuer la politique suicidaire qui consiste à miser sur les énergies fossiles et à la marge parler des énergies renouvelables; personne ne dit que nous avons dix ans de retard, que le solaire est aussi rentable que le gaz; que nous perdons chaque année 40 milliards de m3de gaz dont une grande partie aurait pu être couverte par l'électricité solaire. C'est près de 500 milliards de m3 de gaz de perdu pour les générations futures d'ici 2030! Personne ne met les pieds dans le plat, à savoir qu'il ne faut plus continuer à subventionner l'énergie, mais définir la part que l'Etat peut garantir aux classes vulnérables sans les inciter au gaspillage. Plus que jamais, la vérité des prix est à l'ordre du jour s'agissant de l'électricité, du gaz, de l'essence, de l'eau, du pain. C'est cela une vision du futur qui permettra aux jeunes de se sentir concernés.

S'il y a un cap, ils suivront, ils suivront pour les grands chantiers, pour le développement du Sud, pour de nouveaux challenges avec des villes nouvelles, de nouveaux métiers; de nouveaux diplômes. De mon point de vue et devant la faiblesse du discours, l'Etat ferait oeuvre utile en mettant en oeuvre des séminaires obligatoires avec évaluation pour les députés, leur faire toucher du doigt une autre réalité que celle de l'argent, du népotisme. Leur dire qu'il y a des jeunes brillants qui souffrent d'être sur la touche. Qu'ils n'ont pas le droit de sacrifier l'Ecole, d'instrumentaliser l'Ecole pour des manoeuvres bassement électoralistes. Les chantiers sont immenses. Seule une vision d'ensemble et l'amour du bien commun permettront à ce pays de sortir des temps morts actuels qui sont trompeurs. Nous sommes avertis.

1.Tewfik Hamel, «le paysage politique manque de sang neuf» L'Expression 25 avril 2017
2. https://www.letempsdz.com/index.php/132-actualite/189663-rabah-sebaa,-sociologue-%C2%ABen-alg%C3%A9rie,-la-notion-de-parti-politique-est-impropre%C2%BB

3. http://www.huffpostmaghreb.com/2017/04/28/story_n_16309468.html?utm_hp_ref=societe-algerie

4. http://www.liberte-algerie.com/cap-enp-red-num-liberte/le-si-jetais-depute-des-etudiants-video-268465

Vidéo  du jeune rappeur  https://youtu.be/W_zLD5aPOjg

Ma vidéo  de participation à l’émission  « Question d’Actu du 1er mai 2017 https://www.youtube.com/watch?v=dT4DA0g_6GE&feature=youtu.be



Professeur Chems Eddine Chitour 

Ecole Polytechnique Alger

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Le métier de l’Explorateur Dans les opérations de contrebande

Le métier de l'Explorateur Dans les opérations de contrebande
Le métier de l'Explorateur Dans les opérations de contrebande

Présentation:
Les communautés ne cessent pas le changement, ce qui les oblige à conserver ce qui est nécessaire et abandonner le reste, créer de nouveaux besoins et disparaître à nouveau professions : l' artisanat par exemple.un monde où anciens et nouveaux. il y a des professions ont disparu et encore la disparition nécessaire , par exemple un outres de carrière et il sont des professions se reproduire avec la nécessité peut-être le scout profession ou l' explorateur a prospéré après la contrebande de révolution pour se développer , ce qui est la profession de l' explorateur et quelles sont leurs caractéristiques et quelles sont les stratégies utilisées pour surmonter les difficultés et les obstacles ?
1.définition de l'Explorateur ou le Finder:
opérations de contrebande ont besoin en plus des contrebandiers et des intermédiaires pour aider à sécuriser les patrouilles routières libres et les barrières de sécurité que l'on appelle l'explorateur (Kashaf), une personne de révéler la manière et les lieux qui peuvent avoir lieu lorsque les barrières de la bureaucratie ou de sécurité et informe les contrebandiers de tous les nouveaux développements et être d'un montant d'argent ou bénéfices et primes n'est pas un métier facile est de risque par rapport au contrebandier.
2. caractéristiques de l'Explorateur :
Le Scout doit être une observation attentive et très manoeuvrable et de ne pas attirer l'attention au besoin d'être un expert sur les routes et les itinéraires utilisés par les contrebandiers et la nature différente de son travail en fonction de l'emplacement et de la qualité des produits de contrebande et la quantité et le plus souvent utilisé une moto ou une voiture précède les contrebandiers du convoi ou en voiture peuvent également être un groupe d'explorateurs travaillant en parallèle d'entre eux restent en conjonctures et certains d'entre eux errant sur la route et les pistes et certains d'entre eux à regarder les mouvements des patrouilles de sécurité et douane utilisant leurs téléphones mobiles et de parler un langage codé par crainte des téléphones de contrôle parlent habituellement le temps, Nous avons un minimum / Plein d'autres.
3 .stratégies utilisées par eux pour surmonter les difficultés et les obstacles
A / mode furtif
Mascarades explorer de plusieurs façons, sous la forme d'un usager de la route ordinaire ou dans le processus de réparation d'un vélo ou une voiture ou faire un paysan ou un berger ou Apple.
B / maniabilité et la capacité d'adaptation à toutes les situations
Explorer est prêt et a de nombreux plans de manière à la sensibilité de sa carrière, qui dépend de la réussite de l'opération de contrebande dans son ensemble.
C / travail individuel ou collectif
Selon le processus de contrebande nature qui peut nécessiter plus d'efforts concertés de l'explorateur spécial si le fonctionnement de l'arme ou de la drogue ou d'une grande quantité de produits en termes de fuite tend à réduire les risques. Si simple, est un moyen de surveiller Explorer Si le grand processus en termes de quantité ou de qualité baptisant pour travailler collectivement et explorateurs sur plusieurs axes et routes en coordination les uns avec les autres et avec les contrebandiers.
En conclusion, les professions, comme les sociétés sont en constante évolution et des paris renouvelés pour coïncider avec les auteurs et de leurs ambitions et de se tenir au courant des transformations technologiques nécessairement conduit à l'émergence d'autres professions et l'extinction.
karoui Majed:chercheur en sociologie

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Bataillon de l’Otan dans les pays baltes: la Russie est-elle menacée?

Début mars, le ministère de la Défense d’Estonie a officiellement annoncé que plus de 1 200 militaires de Grande-Bretagne, de France et du Danemark seraient transférés dans le pays d’ici fin avril. Ainsi, le plus septentrional des pays baltes accueillera un bataillon de l’Otan et les effectifs de l’Alliance en Estonie dépasseront 1 500 hommes. Certains experts pensent qu’un tel « renforcement de la capacité défensive » provoquera tôt ou tard la Russie à la riposte. Qu’en est-il en réalité ?
Bataillon de l’Otan dans les pays baltes: la Russie est-elle menacée?
Le ministère estonien de la Défense a déclaré le 2 mars que « l’arrivée de militaires britanniques prouvait l’unité des membres de l’Otan » et contribuait « à maintenir l’équilibre des forces dans la région ». Telle est la position officielle de Tallinn.

L’aviation de l’Alliance stationne depuis plusieurs années en Estonie et en 2016, le pays a accueilli une compagnie de chars américains. En outre, entre 4 000 et 5 000 militaires des pays de l’Otan arrivent dans le pays dans le cadre des traditionnelles « manœuvres de printemps ». Désormais, un bataillon de l’Alliance sera présent dans le pays sur une base permanente, objectif pour lequel les pays baltes ont longtemps lutté. En Russie, le déploiement de ces forces a suscité l’inquiétude, mais surtout de la part des politiques et non des militaires.

Le stationnement de contingents supplémentaires de l’Otan dans les pays baltes et en Pologne était prévu dès le milieu de l’année dernière, soit longtemps avant l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. Ces projets prévoient de déployer une nouvelle brigade aux frontières orientales de l’Alliance, de la mer Baltique à la mer Noire. Les effectifs ne sont pas très importants, mais c’est un nouveau pas vers la consolidation de la Force de réaction de l’Otan (NRF). Les frais d’entretien de la nouvelle force internationale seront assumés en grande partie par les pays est-européens qui l’accueilleront.

Parité militaire impossible

« L’Otan devra consacrer beaucoup de forces pour mettre en place dans les pays baltes une force égale en effectifs aux unités russes déployées dans les régions de Saint-Pétersbourg et de Pskov (Nord-Ouest). Ce qui n’intéresse pas l’Alliance du point de vue tactique », a déclaré à RBTH une source au sein du ministère russe de la Défense.

Le grand problème de l’Otan, c’est Kaliningrad (la région la plus occidentale de Russie) qui accueille d’importants effectifs de troupes russes. « Aussi bien Tallinn que Bruxelles et Washington réalisent qu’il est impossible de lancer une offensive contre Saint-Pétersbourg depuis Narva (Nord-Est de l’Estonie) par la force d’un seul ni même de cinq bataillons, indique-t-on de même source. L’objectif du contingent occidental de l’Otan en Estonie est de s’entraîner à la coordination des opérations entre l’armée nationale et ses alliés occidentaux ».

Le colonel à la retraite Viktor Kouznetsov, expert militaire, met en relief l’absence d’inquiétude des militaires russes face au renforcement du contingent de l’Alliance : « La pratique mondiale connaît depuis longtemps la notion de +réaction+ en cas de menaces. Par exemple, en cas de larges exercices près des frontières d’un pays, ce dernier +renvoie la balle+ et organise à son tour des manœuvres pour manifester sa capacité défensive et rassurer la population.

Toutefois, c’est sciemment que la Russie ne réagit pas aux +manœuvres de printemps+ estoniennes. Moscou ne l’estime pas indispensable. L’armée russe lance régulièrement des manœuvres-surprise dans le district militaire occidental et organise les exercices Occident. En outre, on réalise des contrôles réguliers de la capacité au combat des troupes aux frontières de la Lettonie et de l’Estonie qui, tout comme les exercices de division, prennent une plus grande ampleur que tous les jeux de guerre lancés par l’Otan dans les pays baltes ».

Le prix de la sécurité
« N’oublions pas que la sécurité a un prix et que ce prix est assez élevé, a poursuivi Viktor Kouznetsov. Toutes les dépenses dans les infrastructures de la base de Tapa, le transfert des troupes et le déploiement des militaires étrangers sont assumées par l’Estonie et constituent une part assez importante du budget de ce petit pays. En outre, les instructeurs de l’Otan ne travaillent pas gratuitement en apprenant aux Estoniens à manier les matériels militaires occidentaux. Le nouveau président américain Donald Trump a d’ailleurs plus d’une fois déclaré que l’Europe devait payer elle-même pour sa sécurité ».

Selon Viktor Kouznetsov, l’un des grands objectifs du nouveau chef de la Maison Blanche est d’accroître les exportations de l’industrie militaire américaine vers l’Europe. La livraison de nouveaux matériels et l’arrivée de militaires qui se chargeront d’entraîner l’armée estonienne s’inscrivent dans le droit fil de cette politique.

Source: http://fr.rbth.com/international/2017/03/15/bataillon-de-lotan-dans-les-pays-baltes-la-russie-est-elle-menacee_720283

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LA MENACE NUCLEAIRE DE RETOUR !

LA MENACE NUCLEAIRE DE RETOUR !
EODE/ GEOPOLITIQUE/
LA MENACE NUCLEAIRE DE RETOUR ! (TRUMP RELANCE LA COURSE AUX ARMEMENTS II) 
 
Luc MICHEL pour EODE/
2017 02 28/
 
La course aux armements annoncée par Trump (et qui je le souligne correspond à ses promesses de campagne) comprend un très inquiétant volet nucléaire !
 
Le traité Start sur les armes nucléaires est dans le viseur du nouveau président américain Donald Trump, qui menace de le dénoncer. « C’est un accord déséquilibré. Il accorde aux Russes des choses que nous n’aurions jamais dû céder. C’est un mauvais accord, comme celui sur le nucléaire iranien ». « Est-ce le retour annoncé à l’équilibre de la terreur, qui régit dans la deuxième moitié du XXe siècle les relations militaires entre l’URSS et les Etats-Unis? » interroge Le Temps (Genève).
 
« MOSCOU-WASHINGTON: UNE NOUVELLE COURSE À L’ARME NUCLÉAIRE ? » (LE TEMPS)
 
« Donald Trump menace de dénoncer le Traité Start sur l'armement nucléaire. Malgré les tensions entre Moscou et Washington, il demeure l’un de rares secteurs où les deux puissances collaborent bien afin d’assurer la stabilité stratégique de la planète », commente encore Le Temps.
 
Le cœur de la dernière période de la première Guerre froide avait été la crise des « euromissiles ». La crise des « euromissiles » au début des Années 80, avait vu l’installation des SS20 soviétiques et des Pershing américain en Europe, jointe à la doctrine des « frappes nucléaires tactiques » lors des batailles terrestres, et avait été une immense crise au sein de l’OTAN. En Allemagne, mais aussi en Belgique ou en Grande-Bretagne, des foules immenses anti-américaines contestaient l’OTAN au nom du « National-neutralisme » anti-américain  …
 
Le Temps s’interroge sur les similitudes de l’actualité avec cette crise :
« Est-on à l’aube d’une nouvelle course aux armes nucléaires entre la Russie et les Etats-Unis? Plusieurs signaux font craindre un retour de l'équilibre de la terreur entre Washington et Moscou digne de la Guerre froide. Récemment, la Russie a commencé, à en croire le New York Times, à déployer sur son territoire des missiles de croisière de portée intermédiaire capables de frapper des villes européennes. Les Américains en sont convaincus. C’est une grave violation du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) conclu en 1987 par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev. »
 
« LA SUPRÉMATIE NUCLÉAIRE EN JEU » (LE TEMPS)
 
C’est « la suprématie nucléaire qui est en jeu » analyse Le Temps ! Le 28 janvier dernier, lors d’une conversation d’une heure avec Vladimir Poutine, le nouveau président américain Donald Trump a laissé entendre qu’il pourrait dénoncer le nouveau traité Start de réduction des armes stratégiques conclu par l’administration de Barack Obama. 
 
Il a réitéré ses doutes dans une interview accordée la semaine dernière à Reuters : 
« Nous avons pris du retard par rapport à notre capacité nucléaire. Je suis le premier qui aimerait voir un monde sans arme nucléaire, mais nous n’allons jamais nous faire dépasser par quelque pays que ce soit, même un pays allié. » 
 
L’ex-ambassadeur américain auprès de l’ONU à New York, le néoconservateur John Bolton, abonde dans le même sens: « D’un point de vue américain, le traité Start est exécrable, […] un échec diplomatique.» « Les déclarations intempestives de Trump ont produit l’effet d’une… bombe. La perspective d’une annulation du traité glace déjà le sang des experts militaires et de la sécurité à Washington et à travers le monde. Ce d’autant que Start n’était pas défavorable à l’Amérique » dit encore Le Temps. A en croire les câbles de WikiLeaks que Le Temps avait pu consulter en 2010, « le chef négociateur russe déclarait un jour à Genève qu’il était hors de question que son pays capitule devant les exigences américaines ».
 
* Lire sur le site du Temps :
Moscou-Washington: une nouvelle course à l’arme nucléaire?
https://www.letemps.ch/monde/2017/02/27/moscouwashington-une-nouvelle-course-larme-nucleaire
Avec en seconde partie un entretien avec Andrew Weber 
(qui a été le principal conseiller des secrétaires américains à la Défense Robert Gates, Leon Panetta et Chuck Hagel pour les programmes de défense nucléaires, chimiques et biologiques).
 
TRUMP : LE NOUVEAU STADE DE L’IMPERIALISME AMERICAIN
 
Alors que beaucoup d’analystes (confondant analyse et émotion du moment) se gargarisaient d’un « Trump isolationniste » (sic) ou « se rapprochant de la Russie » (resic), j’annonçais dès début décembre 2016 que « Trump ce sera la relance du militarisme à un niveau jamais égalé ». Mon analyse géopolitique prévisionnelle était une fois encore la bonne …
 
* Lire mon analyse de 2016 pour EODE THINK TANK :
La présidence Trump : vers un nouveau stade de l’impérialisme américain …
sur http://www.eode.org/eode-think-tank-la-presidence-trump-vers-un-nouveau-stade-de-limperialisme-americain/  
 
LUC MICHEL / EODE GEOPOLITIQUE
_____________________ 
 
# EODE ORGANISATION :
* EODE-TV :
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* ЕВРАЗИЙСКИЙ СОВЕТ ЗА ДЕМОКРАТИЮ И ВЫБОРЫ (ЕСДВ)/
EURASIAN OBSERVATORY FOR DEMOCRACY & ELECTIONS 
(EODE) :
http://www.eode.org/  
https://www.facebook.com/EODE.org/  
https://www.facebook.com/groups/EODE.Eurasie.Afrique/  
https://www.facebook.com/EODE.africa/
https://www.facebook.com/EODE.russia.caucasus/
 

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LUC MICHEL: TRUMP OU PAS TRUMP, LA ‘NOUVELLE GUERRE FROIDE’ CONTINUE DE PLUS BELLE (SUR AFRIQUE MEDIA)

LUC MICHEL: TRUMP OU PAS TRUMP, LA ‘NOUVELLE GUERRE FROIDE’ CONTINUE DE PLUS BELLE (SUR AFRIQUE MEDIA)
# PCN-TV/ GEOPOLITIQUE/ LUC MICHEL: TRUMP OU PAS TRUMP, LA ‘NOUVELLE GUERRE FROIDE’ CONTINUE DE PLUS BELLE (SUR AFRIQUE MEDIA)
 
PCN-TV/ GEOPOLITIQUE/
LUC MICHEL:
ACTUALITE DE LA NOUVELLE GUERRE FROIDE !
TRUMP OU PAS TRUMP, LA ‘GUERRE FROIDE 2.0’ CONTINUE DE PLUS BELLE …
sur https://vimeo.com/205791102
 
Luc MICHEL
dans le ‘DEBAT PANAFRICAIN’
sur AFRIQUE MEDIA
 
Le géopoliticien et patron du Think Tank EODE donne les clés pour comprendre pourquoi la « nouvelle guerre froide » (ou « Guerre froide 2.0) continue de plus belle malgré la Présidence Trump …
 
Il répond notamment aux questions suivantes :
 
* Vous allez nous parler de la reprise de la « nouvelle guerre froide ». Après la « lune de miel » que vous dite « mort-née », entre Trump et Poutine », le lobby russophobe repend la main aux USA et en Europe … La Conférence de Munich sur la sécurité et le dossier syrien sont les arènes de la confrontation USA-OTAN-RUSSIE. Et c’est l’actu géopolitique mondiale …
* Vous dites que « Trump a été mis au pas » par le tout-puissant Lobby russophobe ?
* Y a-t-il d’autres indicateurs qui confirment encore votre analyse sur la reprise, ou plutôt la continuation, de cette « nouvelle guerre froide » ?
 
QUELLE EST L’ACTUALITE DE LA « NOUVELLE GUERRE FROIDE » ?
 
* Après la « lune de miel mort-née entre Trump et Poutine », le lobby russophobe repend la main aux USA et en Europe …
* La Conférence de Munich sur la sécurité et le dossier syrien sont les arènes de la confrontation USA-OTAN-RUSSIE …
* La russophobie galopante - accusant notamment la Russie « d’ingérence dans les campagnes électorales américaine, française et allemande » -, ainsi que d’activités clandestines sur le Net (dont la soi-disant « manipulation de Wikileaks ») conduisent Moscou à une réponse drastique : la création d’une « Cyberarmée russe » …
 
LA FIN DU MYTHE D’UN « TRUMP ISOLATIONNISTE » (SIC)
 
Croire en un Trump « isolationniste » (sic) c’est refuser de voir que le lobby militaro-industriel était présent derrière Trump dès sa campagne électorale. Notamment par un panel de près de cents généraux et amiraux (tous des faucons) qui le conseillaient. Que son gouvernement concrétise le retour des mêmes faucons au Pentagone où à la CIA (dont les radicaux anti-russe Mattis et Pompeo). Et surtout que son programme prévoit un accroissement sans précédent de l’US Navy, de plus d’un quart de ses vaisseaux actuels, dont le but est évidemment le renforcement de la domination mondiale de la thalassocratie américaine !
Décidément les experts se sont une fois de plus lourdement trompés sur tout en ce qui concerne l’évolution des Usa ! Luc MICHEL, lui, expliquait pourtant dès fin novembre pourquoi Trump allait amener l’impérialisme américain à un nouveau sommet de militarisme !
 
EXTRAIT DU ‘DEBAT PANAFRICAIN’
DU 26 FEVRIER 2017
LA GRANDE EMISSION DOMINICALE
SUR AFRIQUE MEDIA
 
Images :
Filmé à Bruxelles par EODE-TV
Pour le Multiplex AFRIQUE MEDIA
avec Douala-Yaoundé-Ndjaména-Malabo
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UNE REALITE MECONNUE : L’AXE STRATEGIQUE ET MILITAIRE INDE-ISRAEL

UNE REALITE MECONNUE : L’AXE STRATEGIQUE ET MILITAIRE INDE-ISRAEL
EODE/ GEOPOLITIQUE/ UNE REALITE MECONNUE : L’AXE STRATEGIQUE ET MILITAIRE INDE-ISRAEL
 
LM/ EODE/ GEOPOLITIQUE/
Avec AFP – Times of Israël/ 2017 02 23/
 
« Israël a cherché à renforcer les liens dans le domaine de la défense avec New Delhi ces dernières années, en particulier dans les domaines de la défense aérienne et anti-missile »
- Times of Israël (23 février 2017).
 
Comprendre que les BRICS ne sont pas une réalité géopolitique et encore moins une alliance. La vision des BRICS comme une unité géopolitique est une des nombreuses illusions de la « géopolitique de l’émotion » (qui est tout sauf de la Géopolitique et est basée sur une lecture biaisée de l’actualité immédiate) pratiquée par certains milieux conservateurs russes et français). La réalité géopolitique mondiale est extrêmement complexe : voici Israël, grand allié des USA, lié à l’Inde … dans la course aux armements opposant New-Dehli au Pakistan, lui-même proche allié de Washington !
 
LM
 
LE PARTENARIAT STRATEGIQUE INDE-ISRAEL :
LA COOPERATION ENTRE LES INDUSTRIES D’ARMEMENTS ISRAELIENNES ET INDIENNES
 
Inde : Modi approuve un accord de 9,4 milliards de NIS pour des missiles !
Tandis que la coopération de défense entre Israël et l’Inde se développe, le système Barak 8 (version israélienne du système US Patriot) devrait être déployé par l’Inde en 2023 …
La commission pour la Sécurité indienne du Cabinet de la sécurité a approuvé l’achat de 40 unités du système de missiles de défense sol-air à moyenne portée (MR-SAM), connu en Israël comme le Barak 8, a annoncé le journal Mail Today, citant des sources gouvernementales à New Delhi.
 
Le système est en train d’être développé avec la collaboration des Industries Aéronautiques d’Israël et de l’Organisation de Recherche et Développement pour la Défense, la principale agence de recherche et de développement militaire de l’Inde. Selon l’article du Mail Today, « le système peut abattre des avions ennemis, des drones, des avions de surveillance et des avions AWACS à une portée de 50 à 70 km dans le ciel et aider le pays à combler les lacunes dans sa défense aérienne ».
 
Selon l’article, d’autres programmes mixtes indiens-israéliens pour le développement de missiles sont en cours, dont le système de missiles de sol-air de longue portée (LR-SAM), qui sera déployé sur les navires de guerre de la marine indienne. « Israël a cherché à renforcer les liens dans le domaine de la défense avec New Delhi ces dernières années, en particulier dans les domaines de la défense aérienne et anti-missile ».
 
ISRAEL GRAND MARCHAND D’ARMES …
 
Le Times of Israël ous apprend que ce « Lundi, le directeur de l’Agence israélienne de contrôle des exportations d’armes, une branche du ministère de la Défense, a déclaré aux   exportations de produits d’armement et de défense, dans le cadre d’une réforme dans l’industrie de la défense. Lors d’une réunion avec la Commission des affaires étrangères et de la Défense, le directeur de l’agence a fait la liste des principales concessions à proposer aux exportateurs d’armes et a souligné que des peines plus sévères seraient imposées à ceux qui violeraient la nouvelle réglementation ».
 
Selon un article publié dans le quotidien Globes, « les réglementations assouplies incluent l’exemption des exportateurs de l’exigence de licences de commercialisation pour l’exportation de systèmes d’armes dans 98 pays dans le monde, l’autorisation d’exporter un article à des fins de démonstration sans obtenir une licence d’exportation et une exemption d’une licence de commercialisation pour un produit identifié comme non classé (de sorte qu’il peut être commercialisé par un intermédiaire de l’un des 98 pays figurant sur la liste des pays exempts de licence), et une expansion des services en ligne de l’agence pour les exportateurs, dans le but de raccourcir les temps d’attente ».
 
En décembre 2016, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, qui surveille l’industrie de l’armement dans le monde, a publié des statistiques montrant que « les principaux fabricants d’armes israéliens bénéficiaient d’une augmentation des ventes de près de 10 % ». Selon l’article, « Israël a été classé comme le septième plus grand vendeur d’armes dans le monde, avec ses principaux fabricants représentant 2,1 % des ventes mondiales. Les États-Unis sont arrivés au premier rang, puis suivent la Grande-Bretagne, la Russie et ensuite la France ». Selon les données citées, « la société israélienne Elbit Systems était le 29e exportateur d’armes au monde, avec 2,95 milliards de dollars de ventes, tandis qu’Israel Aerospace Industries, avec 2,78 milliards de dollars de chiffre d’affaires, était le 32e de la liste. Rafael est arrivé à la 43e place avec des ventes totalisant 1,98 milliard de dollars. La majorité des ventes de toutes les entreprises étaient des armes et des systèmes d’armes ».
 
L’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm a rapporté cette semaine « que le commerce mondial d’armes a atteint son niveau le plus élevé depuis la guerre froide au cours des cinq dernières années, en raison de la demande au Moyen-Orient et en Asie ».
 
* Lire sur THE TIMES OF ISRAEL :
Inde : Modi approuve un accord de 9,4 milliards de NIS pour des missiles
http://timesofisrael.us4.list-manage1.com/track/click?u=cfb8b7e18d631d09f248bc525&id=0dae2b58d3&e=3fd4a9cbf4 
 
EODE / GEOPOLITIQUE
 
* Photo : Le missile sol-air Barak 8 d'Israel Aerospace Industries a été lancé à l'extérieur de Kolkata, en Inde (Crédit : Capture d'écran YouTube)
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Blackwater en route pour la Chine

OK, OK, pas Blackwater. Cette force mercenaire criminelle condamnée pour crime de guerre, fondée par Erik Prince et qui ne pourra jamais aller plus vite que l’infamie qui la poursuit et ce nonobstant le nombre de fois où elle change de nom (NdT: Xe puis Academi…)
Blackwater en route pour la Chine
Non, non non ! Pas Blackwater ! Mais Frontier Services Group (FSG), un groupe mercenaire complètement différent présidé par le même Erik Prince et qui lui, se rend en Chine ! Et ils ne vont pas là-bas pour vendre du service mercenaire… Absolument pas !… Ils ne font qu’aller y ouvrir quelques “bases opératrices d’avant-garde” afin d’entraîner des anciens bidasses de l’armée populaire de libération (APL) sur le comment devenir des mercenaires ! Complètement différent n’est-il pas ?…

Maintenant que ceci est bien clair, un peu de mise en contexte: Erik Prince, le mercenaire notoire qui croit être le descendant moderne de “Wild Bill” Donovan (NdT: Après la transformation de l’OSS après la seconde guerre mondiale en CIA, Donovan est considéré par l’agence de renseignement comme un de ses fondateurs.), Prince a même nommé son plus jeune fils Charles Donovan Prince, après lui. La carrière de Prince comme assassin contractant fut descendue en flamme en 2009 après qu’il fut révélé que Blackwater, l’entreprise qu’il créa, n’était qu’une façade de la CIA pour un de ses programmes d’assassinats perpétrés dans le monde entier. Prince a ensuite admis que “Blackwater était devenue une virtuelle extension de la CIA” et qu’il a reçu des ordres directs de l’agence de renseignement, mais à ce moment là, les feux de la rampe de l’info étaient passés sur autre chose.

Note de R71: Il convient ici de rappeler que la CIA est le bras armé de Wall Street. Il suffit du reste d’analyser les portes tourniquets de derrière la scène entre la CIA et les bureaux exécutifs des grandes entités financières et entrepreneuriales de Wall Street pour se rendre compte de la collusion évidente. Combien d’anciens directeurs de la CIA ont siégé dans les conseils d’administration d’entités de Wall Street et inversement?

Comme je l’ai rapporté l’an dernier, ce ne fut certainement pas la fin des machinations de Prince. Il est réapparu sur les radars en 2016 après avoir révélé qu’il était de nouveau l’objet d’une enquête fédérale, cette fois-ci pour avoir essayer de nouer des services mercenaires avec des gouvernements étrangers et avoir blanchi de l’argent des officiels libyens au travers d’une banque chinoise.

Les choses sont devenues encore plus bizarre lorsque Prince s’est embarqué dans le train en marche Trump en faisant un don de 150 000 dollars à la PAC de Trump (campagne présidentielle), devenant également un invité régulier de Steven Bannon sur son programme radio de Breibart où il se fit l’avocat de la résurrection du programme Phœnix, cette campagne d’enlèvement, de torture et de disparition du gouvernement américain au Vietnam, programme officieux du rôdage des escadrons de la mort, testés au Vietnam donc avant d’être appliqué dans le monde entier (sous la houlette de la CIA) et aux Etats-Unis sous celle du DHS (NdT: Ministère de la Sécurité de la Patrie, la Stasi yankee). En retour d’ascenceur, Trump a nommé la sœur de Prince comme secrétaire à l’éducation (Betsy Devos) et a pris Erik Prince lui-même comme conseiller officieux.

Et comme si tout cela n’était pas suffisant, voici les dernières nouvelles: la nouvelle entreprise d’Erik Prince “est en train de mettre en place une armée privée pour la Chine”. Voici ce que nous savons:

Erik Prince est maintenant le président du conseil de Frontier Services Group, uen entreprise publiquement enregistrée à Hong Kong et qui y est quotée en bourse et qui s’annonce comme prestataire de “services de logistique et de sécurité”.

A la fin de l’année dernière, le FSG a émis une note de presse dans laquelle ils se réjouissaient de leur nouvelle stratégie d’affaire: engranger du fric sur le pari du gouvernement chinois et de ses milliers de milliards de dollars d’investissement sur sa “nouvelle route de la soie”.

La nouvelle stratégie inclut de développer des bases opérationnelles dans la province chinoise du Yunnan et dans la région autonome du Xinjiang sujette à des troubles ethniques, afin ostensiblement de fournir “entrainement, communications, évaluation et gestion de risques, collecte d’information, évacuation sanitaire” ainsi que des “services de sécurité, de logistique et de transferts aériens” aux “entreprises des pays environnants”.

Des sources multiples au sein de l’entreprise sont maintenant en train de lancer l’alerte sur la proposition, tout en supputant néanmoins que Prince “a travaillé très dur afin que la Chine achète les services du nouveau Blackwater” et qu’il “est bien décidé à retrouver la tête du hit-parade des plus importants prestataires de services para-militaires privés de la planète.”

FSG a nié les alégations de “nouveaun Blackwater”, disant que “Les services de FSG n’impliquent pas de personnels armés ni l’entrainement de personnels armés” ajoutant que les nouvelles bases seraient seulement utilisées pour “aider le personnel non-militaire à rendre des services de sécurité de protection rapprochée sans l’utilisation d’armes”, mais c’est la même entreprise qui a nié les rapports en 2016 disant que Prince courtisait le gouvernement chinois pour des “services de sécurité” en première instance. D’après le nouveau rapport:

“Quand Frontier a dit plus tard à son comité directeur qu’elle se changeait en services de sécurité, dans les grandes largeurs pour assister la politique de développement internatonale de la Chine, ce nouveau jour dégoûta profondément deux exécutifs américains de l’entreprise de Prince à Hong Kong.
Gregg Smith l’ancien CEO de Frontier a dit qu’il était prêt à partir en mars dernier si Erik Prince n’était pas sorti de l’entreprise. Puis, à une réunion du comité directeur à la fin du mois dernier, il a dit qu’un officiel de l’entreprise avait clairifié que Frontier fournirait des services de sécurité en vue du soutien des objectifs du gouvernement chinois.”

Le rapport révèle que l’ancien amiral en retraite américain William Fallon a démissionné avec Smith après que cette nouvelle stratégie fut dévoilée au comité directeur: “Ceci ne correspnd pas du tout ce pour quoi j’étais à bord de cette entreprise.”

Nonobstant ce que le comité directeur de FSG pensait avoir signé pour, il est en fait très peu surprenant qu’une entreprise présidée par Erik “nous avons besoin d’un nouveau programme Phœnix”, “contractant de la CIA”, “Conseiller officieux de Trump”, Prince pousse pour commencer une relation contractuelle (para)militaire avec une puissance étrangère majeure. Bien entendu, il est absolument illégal pour toute entreprise américaine de fournir “des articles ou des services de défense” à la Chine, mais depuis quand de simples lois ont-elle arrêté Erik Prince et ses entreprises de faire ce qu’ils veulent à l’étranger ? De plus, c’est pourquoi l’idée de “la base opérationnelle avancée” a été dite fournir des services aux entreprises des “pays voisins” alors que la base elle-même est en Chine. C’est aussi pourquoi l’entreprise contractera des portes-flingue de l’ex-APL plutôt que l’armée chinoise elle-même.

Mais attendez un peu… Je pensais qu’Ocenaia était supposée être en guerre contre Eastasia ? (NdT: clin d’œil ici à “1984” d’Orwell..). Pourquoi un conseiller de Trump aiderait-il “l’ennemi” principal ? C’est un peu comme si tout le conflit est une mascarade ayant de puissants marionnettistes derrière le rideau en tant que partie d’une guerre froide 2.0 afin de conserver les masses dans une stupeur et une peur constante de ce nouveau croquemitaine (secrètement soutenu par l’empire). Mais ce n’est pas possible n’est-ce pas ?…

Ah oui c’est vrai, j’oubliais: le plus gros actionnaire de l’entreprise Frontier Services Group est CITIC ou la China International Trust Investment Corporation (NdT: le fond d’investissement du gouvernement chinois !!…) et pour ceux qui sont déjà au courant de la relation entre la Chine et le Nouvel Ordre Mondial, la boucle est bouclée…

Il vaut mieux s’habituer à voir Erik Prince et à se familiariser avec le Frontier Services Group car, bien malheureusement, vous allez les voir tous deux bien plus dans les 4 à 8 ans à venir.

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

url de l’article original:

https://www.corbettreport.com/blackwater-heads-to-china/

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Faut-il recevoir Marine Le Pen à Alger ?

Faut-il recevoir Marine Le Pen à Alger ?
Pourquoi pas si elle en faisait expressément la demande! Les récents propos prêtés à Marine Le Pen à propos de l’Algérie s’inscrivent en réalité dans un contexte politique strictement franco-français. Ils ont pour objectifs de saborder la récente visite effectuée en Algérie par son concurrent direct, donné pour l’instant favori au second tour de l’élection de 2017 par différents sondages d’opinion, Emmanuel Macron, de rappeler au noyau dur de son électorat, notamment les anciens de l’OAS et autres casseurs d’immigrés, qu’elle reste seule dépositaire du souvenir de l’Algérie Française et de ses manifestations les plus hostiles à l’égard de ce pays tout en essayant de se rappeler, Real politik oblige, au bon souvenir de l’Algérie indépendante. Pourquoi ne devrais-je pas y aller aussi, semble dire en filigrane, la prétendante à la magistrature suprême française.
Décidemment l’Algérie et sans le vouloir vraiment s’invite à chaque élection présidentielle française et celle de 2017 ne fera pas exception. Le premier des candidats à cette élection qui a promis de faire de l’Algérie et notamment de la «renégociation des accords d’Evian » l’un des thèmes majeurs de sa campagne électorale a été Nicolas Sarkozy. Mais n’ayant pu vaincre, malgré son énergie, l’obstacle des primaires à droite, ce dernier s’est éclipsé emportant avec lui ses thèmes de prédilection.
D’autres candidats, de gauche, de centre et de droite, n’hésitent pas eux-aussi pour faire parler de soi, étoffer son agenda politique et surtout espérer «ratisser large» à doser, selon la sensibilité propre à chacun d’entre eux, son intervention à propos de l’Algérie privilégiant de dénoncer soit la torture systématique, les massacres collectifs de 1945 à Sétif, Guelma et Kherata où octobre 1961 à Paris, vantant en même temps et chacun à sa manière les vertus civilisatrices de la colonisation française.
Le thème qui est devenu politiquement porteur et médiatiquement «passionnant» se voit ravivé à chaque rendez-vous électoral grâce notamment à l’incessant travail de lobbying des milieux traditionnellement proches de l’extrême droite française que constituent une partie importante de ce qui est appelé en France les rapatriés d’Algérie, où pieds-noirs c’est selon, ainsi que tout ce qui gravite autour la frange activiste de la communauté communément appelée harki. Ces deux segments de la population française s’invitent également dans le débat politique franco-français aidés en cela par le travail de nombreux historiens révisionnistes français et imposent ainsi la «question algérienne» aux différents acteurs et autres protagonistes de la scène politique française.
Mais en s’appropriant le thème des rapatriés d’Algérie et accessoirement des sévices infligés au peuple algérien par la colonisation française, l’Algérie indépendante devient en même temps et paradoxalement une précieuse caution que tous les candidats à l’élection présidentielle française souhaitent obtenir du fait notamment du poids électoral que représente de plus en plus la communauté algérienne établie en France ainsi que de l’indéniable envergure géopolitique qu’acquiert l’Algérie d’année en année.
Le ballet traditionnel des visites qu’accomplissent en Algérie tous les candidats déclarés à cette élection française est devenu un véritable rituel que n’hésitent pas à accomplir personnalités politiques de gauche comme de droite qui viennent à la rencontre de «ces anciens administrés» qui représentent tout de même un important marché et une porte incontournable vers l’Afrique.
Historiquement, il est important de noter que jusqu’à il y a quelques années de cela, les différents pouvoirs qui se sont succédés en France, de droite comme de gauche, ont toujours voulu exercer une forme de tutelle sur l’Algérie qui n’a jamais dit en réalité son nom, encouragés il est vrai en cela par les réseaux dont disposait la France en Afrique mais aussi et s’agissant de l’Algérie par les milieux d’influence profrançaise algériens qui ont œuvré sans relâche depuis 1962 à préserver les intérêts de ce pays parfois au détriment de ceux de l’Algérie indépendante. Cette propension française à «mater l’Algérie indépendante» s’est également traduite par une préférence évidente des milieux politiques français pour le Maroc, pays frère de l’Algérie, et un sabordage systématique de toutes les initiatives algériennes susceptibles de faire de l’ombre à ce qui était supposé être encore la zone d’influence géopolitique de l’hexagone.
Cette situation a été également rendue possible par le fait que les Etats-Unis ont accepté à l’époque de «céder en sous-traitance en quelque sorte» cette zone géographique avant qu’ils ne décident dés la fin des années 1990 d’y mettre un terme en consacrant l’Algérie état pivot de la région préférant traiter directement avec elle.
Aujourd’hui avec l’élection de Donald Trump, la donne semble avoir changé et l’Algérie, malgré les tares qu’elle présente où que certains milieux à tort où à raison veulent lui attribuer par la publication de rapports alarmants à son sujet continue de provoquer l’inquiétude de ceux qui ont toujours eu une conception paternaliste de la relation franco-algérienne.
Ainsi et au moment précis où l’Algérie déploie, conformément à ses traditions d’hospitalité, le tapis rouge pour accueillir tous les candidats français à l’élection présidentielle de 2017 qui le demandent, Marine le Pen, l’égérie de l’extrême droite française fraîchement convertie à la «Trump-attitude», porte l’estocade et incrimine la communauté d’origine maghrébine de déferler en France.
Cet emballement sémantique n’est en réalité que l’expression de l’agacement de Marine le Pen, voire sa compréhensible jalousie, de ne pas bénéficier elle aussi de l’onction algérienne en faisant le pèlerinage d’Alger d’autant plus que dans son parti figurent de nombreux militants d’origine algérienne dont certains fraichement naturalisés français.
N’hésitant pas à se comparer à Donald Trump et à lui emprunter quelques idées, Marine Le Pen peut offenser sans le savoir le président américain, la France n’étant pas les Etats-Unis, et ce dernier ayant, semble-t-il, déjà manifesté un préjugé favorable à l’endroit de l’Algérie.
Marine Le Pen qui pour plaire notamment au CRIF français et pouvoir entrer dans la sacro-sainte enceinte médiatique française a déjà revu de fond en comble son lexique politique en l’épurant des termes ambigus qu’utilisait à profusion son père continue de «prêcher sa bonne parole», poursuivant sa croisade contre l’Islam qu’elle habille d’un voile de «lutte anti djihadiste». Mais cela est déjà une autre histoire.
L’Algérie pourrait, malgré tout et dans un souci d’égalité de traitement et si elle en faisait expressément la demande, accepter de recevoir cette bretonne entêtée, fille du tortionnaire Jean Marie Le Pen, qui n’hésite pas en enfilant sa robe d’avocate à défendre des sans –papiers. Cette visite pourrait être strictement consacrée à deux aspects, la relation économique bilatérale et les questions internationales notamment la question palestinienne. Deux sujets qui ne fâchent pas et qui permettront à L’Algérie d’équilibrer son approche de l’élection française sachant qu’il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans un même panier. Qui peut dire en effet aujourd’hui, après l’exécution politique en bonne et due forme, et peut-être judiciaire demain, du candidat Fillon, ce qui pourrait survenir aux autres candidats y compris Marine Le Pen ? Et quel sera le duo de candidats qui sera présent au second tour de cette élection ? Personne.
Sauf miracle, Marine Le PEN pourra difficilement gagner cette élection même si tous les sondages la classent gagnante au premier tour. Mais il ne faut rien exclure et tout peut survenir sachant que l’arrivée au pouvoir des forces dites nationales est une tendance lourde en Europe. Alors prudence et l’Algérie doit en fin de compte ne penser qu’à ses seuls intérêts stratégiques sachant qu’au final, l’élection présidentielle de 2017 est une question franco-française et qu’il est nécessaire de s’adapter au choix que les électeurs français exprimeront souverainement au printemps prochain.

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LA PAUVRETÉ DES RICHES

OXFAM s’indigne. À l’occasion du sommet de Davos, un fleuron de l’industrie de l’ONG subventionnée a publié les résultats de son étude annuelle sur la concentration de la richesse dans le monde.
LA PAUVRETÉ DES RICHES
CET ARTICLE EST DISPONIBLE SUR LE WEBMAGAZINE http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-pauvrete-des-riches/


OXFAM est outrée d’annoncer que les 8 personnes les plus riches du monde cumulent à elles seules une fortune de presque 500 milliards de dollars US, autant que le patrimoine des 50 % les plus pauvres de la planète déclare OXFAM. Huit personnes possèdent autant de « valeurs » que 3,5 milliards d’individus (1). Une seconde version du rapport indique que « La richesse de ces 62 individus les plus riches, dont 53 hommes, a augmenté de 44% depuis 2010, alors que celle des 3,5 milliards de personnes les plus pauvres chutait de 41%, précise Oxfam dans cette étude publiée à deux jours de l’ouverture du Forum économique mondial de Davos. Le rapport sur les inégalités d’Oxfam révèle que le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépasse désormais celui des 99% restants » (2).

Quoi qu’il en soit, la petite bourgeoisie, crevant d’envie, pousse des cris d’orfraie,


relayées par la presse « people », la presse de formatage, et par les organisations de la gauche opportuniste et réformiste. Comprenez, l’émoi est grand chez les petits bourgeois en cours de paupérisation de voir ainsi ces huit (ou 62 ?) ploutocrates parmi un clan de 1810 milliardaires (cumulant un patrimoine de 6 480 milliards de dollars US), s’en mettre plein les poches tandis que les bobos s’appauvrissentm quelle «injustice» (3). OXFAM s’émeut, et aboie, comme chaque fois, pour que « l’on » construise une « économie capitaliste plus humaine » et plus « équitable » (sic).

Ce raffut médiatique soulève plusieurs questions que voici

1) Quel fut le succès de cette complainte compassée dans les années passées ?

Il faut convenir que d’année en année la complainte d’OXFAM connait un grand succès médiatique, mais absolument aucune suite pratique, si ce n’est que l’année suivante les chiffres de la concentration de la richesse au sommet de la pyramide sociale augmentent. Ce qui nous amène à nous demander quel est le motif du pèlerinage annuel d’OXFAM à Davos ? Obtenir une augmentation de ses subventions pour service rendu ???

2) Qui est, ce « on » qui devrait construire une économie plus humaine… et que serait une économie « plus humaine » ? 3) Quel pouvoir avons-nous de transformer le mode de production capitaliste pour le rendre « plus humain » et plus "équitable" ?

Les questions deux et trois éclaircissent l’énigme que nous avons soulevé à propos des services rendus par l’ONG stipendiée. Cette ONG de gestion de la charité a pour mission de mystifier les problématiques économiques et de diriger la colère populaire jusqu’à quémander à l’État des riches, responsable de ces calamités, de daigner jeter un regard compassé sur les déshérités. Après des années de futiles sanglots éplorés, la farce n’a-t-elle pas trop duré ? Le pouvoir de l’État, le pouvoir du capital et même le pouvoir du prolétariat sont impuissants à réformer le mode de production capitaliste moribond. Il faudra bien un jour que les ouvriers en conviennent et remplissent leur mission historique qui est de créer un nouveau mode de production sans les riches (4).

4) Pourquoi ce « on » n’a-t-il rien fait contre cette « injustice » qui ne fait qu’empirer chaque année ?

Nous avons répondu à la quatrième question dans le paragraphe précédent. Le « On » dont parle le communiqué d’OXFAM, que ce soient l’État, les capitalistes transnationaux sans pays ni patrie, ou les citoyens engagés ne peuvent rien contre les lois impératives du mode de production capitaliste qui entraine l’accumulation du capital par le capital. Dans leur sagesse populaire, les anciens disaient « l’argent appelle l’argent ». Ainsi, le rapport d’OXFAM constate qu’« ensemble, les dix plus grosses corporations du monde ont des revenus plus importants que les revenus gouvernementaux de 180 pays combinés » et d'année en année ça ne fait qu'empirer. C’est ce qui caractérise le mieux la phase impérialiste du mode de production capitaliste. Ce ne sont plus les États, mais les conglomérats transnationaux qui administrent les finances de la planète mondialisée. Et l’an prochain ce sera pire, mais moins que l’année suivante. Et si ces puissants, pleins d’argents, ne parviennent pas à réguler le développement économique catastrophique, comment les ONG ou l’État des riches y parviendraient-ils ?

5) En quoi le modèle économique actuel, dont les potentats se réunissent à Davos chaque année, n’est-il pas « humain » ?

Ce mode de production capitaliste est aussi humain que les humains qui le régissent et en assurent la pérennité. Madame Bettencourt est une personne humaine tout comme monsieur Bill Gates. Les rapports de production sociaux issus de ce mode de production façonnent « l’humain » comme vous pouvez l'observer dans votre entourage et à la télé, dans les médias "people" et de "formatage" de l'opinion. Si cette humanité ne vous plait pas à vous d’en changer, en détruisant l’ancien mode de production et en construisant un nouveau qui cette fois produira un nouvel « humain », plus « humain » (5) !

6) Ces milliers de milliards de dollars de richesse comptabilisés par OXFAM sont-ils réellement « la richesse de l’humanité » ?

Il faut convenir que ces milliers de milliards de dollars de richesse comptabilisés chaque année par l’ONG ne sont pas « la richesse de l’humanité ». Selon les rapports de production issus et régissant le mode de production capitaliste, ces milliards de dollars sont la propriété privée de ceux qui en ont hérité (en 2015, 2,1 trillons de dollars ont été légués en héritage par les plus grandes fortunes) ; ou qui les ont fait « fructifier » spéculativement sur les marchés boursiers avec de la monnaie empruntée ; ou encore, ces milliards USD appartiennent à ceux qui les ont spoliés à l’ouvrier salarié, unique source de valeur sous ce mode de production moribond.

7) Cette richesse – cette monnaie – existe-t-elle vraiment ou n’est-elle qu’une illusion, un fétiche ?

La septième question est la plus intéressante puisqu’elle nous amène aux véritables enjeux des luttes de classes qui opposent le grand capital, la bourgeoisie moyenne et petite et le prolétariat, les trois acteurs sociaux qui s’affrontent au milieu de cette conjoncture économique désastreuse. Notons pour commencer qu’entre 2015 et 2016 le nombre de milliardaires a diminué de 1 826 à 1 810 et leur richesse globale a régressé de 571 milliards de dollars US. Bill Gates, le richissime entre tous, a perdu 4,2 milliards de dollars de « valeurs » en 2016. C’est peu comparé à 2008 ou l’« évaporation » des « capitaux titriser et toxiques » a été selon les estimations d’environ 1 000 à 2 000 milliards de dollars US (6). Ce qui a appelé, en 2015, sous le règne d’Obama, un don de charité de 14 mille milliards de dollars des deniers publics américains aux « pauvres » de Wall Street (7). Essentiellement de la dette souveraine – car il y a longtemps que le budget fédéral américain ne dégage plus aucun surplus pour engraisser les requins de la finance. C’est donc des milliards de monnaies-crédit que la FED a essaimé sur les parquets boursiers. Ce qui nous amène à demander, mais d’où vient cette richesse qu’accumulent ainsi ces capitalistes milliardaires et les multimillionnaires (8) ?

La vraie monnaie et la fausse « richesse ».

Qu’elle est la nature de cette richesse, de cette « valeur », qui peut surgir en quantité une journée et « s’évaporer » le lendemain sans laisser de traces autres que la pauvreté et la misère des milliers de salariées saquer ? Comment expliquer qu’en pleine période de récession économique où la production industrielle stagne ou périclite, il y ait tant d’argent à « concentrer » dans les mains des ploutocrates financiers et les banquiers ? D’où vient cette supposée « richesse » que ces multimilliardaires accumulent et qui n’est pas valorisée ?

Le cycle de rotation du capital fonctionne ainsi : A) l’argent – stocké à la banque ou en circulation sur les marchés – doit obligatoirement représenter le capital circulant et uniquement ce capital (moyens de production, d’échanges et de communication). Dans le cas contraire, l’argent en surplus provoquera l’inflation ou l’argent manquant provoquera la déflation (augmentation de la valeur de la monnaie par la baisse des prix). B) Lorsqu’il est à la banque, le capital-argent perd son temps et sa valeur ! Il doit être remis en circulation rapidement. C) En aucun temps le capital argent ne peut se reproduire par lui-même – fructifier – et se valoriser – pendant son transit à la banque ou à la bourse ou lorsqu’il est exporté (IDF) dans un pays étranger, où il devra obligatoirement se transformer en moyens de production, et plus particulièrement en force de travail (salarié ou non salarié), ou en marchandise si le capitaliste souhaite le valoriser (l’enrichir et le faire fructifier). L’argent appelle l’argent, mais l’argent ne produit pas d’argent. D) C’est la plus-value, prélevée à chaque étape de fabrication-transformation des marchandises qui augmente la valeur marchande et entraine la concentration du capital entre les mains d’un bien petit essaim de capitalistes de plus en plus riches. E) Ceci implique que l’intérêt sur le prêt constitue une création de monnaie, mais pas une création de « richesse – de valeur ». De fait, l’intérêt sur le prêt constitue une ponction sur la plus-value produite en usine *. F) D’où il faut conclure que l’augmentation de « valeur » des actions cotées en bourse provient soit : I) d’une ponction réalisée sur la plus-value produite par le capital variable - salarié ou non - engagé dans le secteur productif de l’économie, ce qui en laisse d’autant moins pour les autres acteurs capitalistes ; II) de la monnaie de prêt, un mirage comptable inflationniste qui tôt ou tard devra s’ajuster à la réalité de la productivité stagnante et de la profitabilité déclinante par un krach financier d’autant plus marqué que la bulle spéculative aura gonflé (9).

Il s’ensuit que nous avons de mauvaises nouvelles pour Bill Gates et ses acolytes, ainsi que pour les bobos envieux, les petits-bourgeois aigris, et pour l’industrie de l’ONG subventionnée. Cette soi-disant « richesse » qui s’accumulerait au sommet de la pyramide sociale est en large partie illusoire - éphémère - de la poussière qui retournera à la poussière, de la monnaie numérique (scripturale que l'on disait avant l'invention de l'informatique), non adossée à des marchandises (moyens de production, d’échanges ou de communication, immobilisation, ou biens de consommation) ayant une réelle valeur d’échange.

Ces ballons boursiers gonflés à l’hélium spéculatif éclateront à la première récession. Et comme lors du krach de 1929 les milliardaires se retrouveront le cul par terre, leur fortune envolée en fumée, « évaporée » disait un banquier en 2008. Mais ce sont les millions de prolétaires qui se retrouveront à la rue, sans travail et sans moyens de subsistance qui nous désespère. C’est le modèle économique capitaliste, responsable de ces catastrophes financières à répétition, qu’il faut, non pas réformer comme le propose OXFAM, la gauche et la droite bourgeoise (CQFD), mais éradiquer.


NOTES

*Nous simplifions en écrivant en usine, la plus-value peut être produite ailleurs qu’en usine.

(1) http://policy-practice.oxfam.org.uk/publications/an-economy-for-the-99-its-time-to-build-a-human-economy-that-benefits-everyone-620170
(2) http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs/soixante-deux-personnes-possedent-plus-que-le-reste-du-monde/
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_milliardaires_du_monde_en_2016
(4) http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/huit-hommes-plus-riches-que-la-moitie-la-plus-pauvre-de-la-population/
(5) http://www.liberation.fr/planete/2017/01/17/qui-sont-les-huit-hommes-les-plus-riches-au-monde_1541837
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_subprimes
(7) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-probleme-ce-nest-pas-trump-cest-nous/
(8) Environ 38 millions de millionnaires dans le monde en 2014 selon Wikipédia. « Ce rapport révèle que « la richesse mondiale privée » c’est-à-dire les actifs financiers des ménages hors immobilier – épargne bancaire (comptes, livrets, etc.), épargne financière (actions, obligations, etc.) et assurances-vie – s’est établie à 167 800 milliards de dollars (147 720 milliards d’euros) en 2015, en hausse de 5,2 % sur un an. C’est moins que la hausse enregistrée en 2014 (+ 7,5 %). » En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/06/07/toujours-plus-de-millionnaires-dans-le-monde_4941353_3234.html#7f9ljQX4Zp4szu7e.99
(9) http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-mysteres-des-valeurs-boursieres/



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Prévisions pour 2017 : Tendances mondiales

Prévisions pour 2017 : Tendances mondiales


Résumé


    Comme les évolutions de paradigmes géostratégiques et les réarrangements politiques non traditionnels continuent à se développer partout dans le monde, les USA iront de l’avant avec leur campagne de guerre hybride contre les projets chinois One Belt, One Road (nouvelle Route de la Soie), bien que la présidence Trump soit l’ultime variable inconnue capable de transformer la situation internationale de manière radicalement imprévisible.


Le grand réarrangement


    La nouvelle guerre froide a déclenché une réorganisation mondiale de partenariats de portée et d’échelle jamais vue dans l'histoire. Voici les faits les plus importants qui se produisent simultanément :


    * le partenariat global le plus étroit jamais conclu entre Russie et Chine ;


    * le partenariat tripartite entre Russie, Iran et Turquie ;


    * le partenariat militaro-stratégique entre USA et Inde ;


    * la sécession entre Ukraine et Russie, forcée par les USA (et début de la Nouvelle Guerre Froide) ;


    * le rapprochement de la Russie et du Japon ;


    * le rapprochement de la Russie et du Pakistan ;


    * l'Égypte se rapproche de la Russie et s’éloigne des USA et des royaumes du Golfe persique ;


    * le contrôle du Mercosur devient unipolaire, tandis que l'Alliance du Pacifique devient plus multipolaire ;


    * la possibilité de la Chine de relier les deux blocs commerciaux sud-américains grâce au TORR ;


    * la Chine et le Mexique démarrent des relations bilatérales pour se préparer à Trump ;


    * l'Inde s’en prend au Népal et le pousse pour la première fois vers la Chine ;


    * le pivot des USA vers l'Asie est tombé à plat à cause des progrès chinois en Thaïlande, aux Philippines et en Malaisie ;


    * et enfin, Aung Suu Kyi [Myanmar] fait preuve de pragmatisme en se tournant vers la Chine.


    Les restructurations géopolitiques cités ci-dessus se poursuivront dans les deux prochaines années, jusqu'à ce que la situation internationale soit relativement stable. Ce qui se passe en ce moment, c’est que le monde entier est en état de changement continuel à cause de l'instabilité mondiale que créent les USA en retardant la marche inévitable de l’ordre unipolaire vers l’ordre multipolaire. Il est possible que quelques partenariats cités changent au cours de ces temps agités, mais la plupart d'entre eux garderont probablement leur nouvelle trajectoire et ne seront pas détournés par les intrigues US, dont Washington ne se privera sûrement pas.


La guerre hybride contre la Nouvelle Route de la Soie


    Concernant la tendance ci-dessus, on peut s'attendre à ce que les USA ne lèvent pas le pied dans la menée de diverses guerres hybrides partout dans le monde contre les projets chinois de la Nouvelle Route de la Soie. J’ai publié des articles hebdomadaires à ce sujet dans Oriental Review au cours de la dernière année, mais tout se résume essentiellement à la règle de la guerre hybride, dont la version modifiée et élargie dit ceci :

    Derrière chaque guerre hybride, le grand objectif est de perturber, contrôler ou influencer tout projet de jonction transnationale multipolaire, par l’intermédiaire de conflits d'identité (ethnique, religieux, régional, politique, etc.) fomentés de l'extérieur dans l’un des États participant au projet visé, dans le but d’affaiblir, changer ou rétablir son gouvernement.


    En extrapolant à partir de cette ligne directrice, il est possible de prévoir plusieurs champs de bataille de guerre hybride qui resteront au premier plan au cours des prochaines années. En vrac, ils concerneront les projets :


    * CPEC entre Chine et Pakistan ;


    * TORR entre Brésil, Bolivie et Pérou ;


    * Les projets ferroviaires transafricains de la Chine (étudiés en long et en large dans mes analyses sur l’Afrique sur Oriental Review) ;


    * Le chemin de fer à grande vitesse Balkan Silk Road, entre Budapest et le Pirée ;


    * Le chemin de fer à grande vitesse ASEAN Silk Road, entre Chine, Laos, Thaïlande, Malaisie et Singapour ;


    * L’éventuelle ligne ferroviaire à grande vitesse trans-Asie Centrale, entre Chine et Iran ;


    * Et le canal du Nicaragua [reliant l’océan Pacifique et Atlantique].


    Bien que la méthode particulière de la guerre hybride ne se soit pas encore manifestée dans ces projets, il existe malgré tout de solides raisons stratégiques de penser que les USA finiront par déclencher des déstabilisations asymétriques contre chacun des pays impliqués dans ces projets. Cela signifie que tous les analystes qui se focalisent sur l'avenir devraient garder un œil vigilant sur ces espaces régionaux.


L'énigme Trump


    Enfin, la dernière grande tendance, qui se précisera en 2017, est l'énigme Trump, car personne au monde ne sait vraiment ce que fera le président élu au pouvoir. Il a déjà été très franc sur la marche de quelques principes clés de sa politique étrangère, à savoir son souhait d'une nouvelle détente dans la nouvelle guerre froide avec la Russie, son intention de renégocier ou de rompre l'accord nucléaire iranien et le rapprochement avec Cuba, son discours et sa position fermes envers la politique commerciale et monétaire de la Chine, son opposition à l'ALENA et aux millions d'immigrants clandestins venus d'Amérique latine qui envahissent les USA (en particulier ceux qui ont commis des violences pendant leur séjour dans le pays). Avec l'approche de Trump – qui ressemble plus à celle d’un homme d'affaires – envers l'OTAN et les partenariats militaires traditionnels des USA, ainsi que ses désaccords idéologiques à l’égard de l'hyperlibéralisme de l'UE, on peut déjà s'attendre à ce que la présidence Trump se caractérise par de nombreux rebondissements sans précédent et passionnants, car les USA s'adaptent douloureusement mais tardivement à l'ordre mondial multipolaire inévitable.


Katehon, Andrew Korybko, 14 janvier 2017

Original : katehon.com/article/2017-forecast-global-trends
Traduction Petrus Lombard



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Stuxnet, Fukushima et l’inévitable Cyber Apocalypse…

Stuxnet, Fukushima et l’inévitable Cyber Apocalypse...

On vous en avait parlé sur le blog, mais j’ai bien peur que certains ne nous aient pas pris au sérieux (informations complémentaires), mais après un désastre comme Fukushima qui ira s’opposer à l’impérialisme américain ? Visionnez le film D’Oliver Stone « Snowden » pour plus de détails sur la NSA et ses fameux « outils magiques » développés (sans doute) avec la complicité de … Microsoft…

Amicalement,

f.

Dylan Charles, éditeur
Waking Times

Dans le film apocalyptique classique Terminator, la future planète Terre est mise en état de siège par des robots de guerre artificiels intelligents qui cherchent à mettre fin à la race humaine. Des machines autonomes créées par des êtres humains pour détruire des êtres humains. Une fiction dystopique maximale et assez effrayante. Cependant, le complexe militaro-industriel et l’État profond nous poussent toujours plus, chaque année, vers cet avenir sombre.

Dossier de l’article, le ver informatique Stuxnet, développé en tant qu’arme commune israélo-américano-britannique, est défini comme un ensemble de codes informatiques malveillants, qui infectent un modèle omniprésent de contrôleurs logiques programmables (PLC) couramment utilisés dans le monde entier, dans les centrales électriques et usines, pour contrôler mécaniquement le matériel industriel. Un composant PLC peut dire quand allumer ou éteindre un ventilateur, combien d'un produit chimique doit être ajouté à un produit, ou définir combien de temps doit fonctionner un mélangeur industriel ou un système de refroidissement. Ils sont le lien direct entre la cybernétique et le monde physique.

Stuxnet a été initialement conçu pour rechercher et attaquer un tel matériel dans l’usine d'enrichissement de combustible nucléaire de Natanz en Iran, ceci afin de désactiver les centrifugeuses, et perturber ainsi la capacité de l'Iran à produire des armes nucléaires, ce qu'il a donc fait avec succès en 2010.

«  Ce ver était une pièce de code magistrale et malveillante sans précédent, qui a attaqué en trois phases. D'abord, il vise les machines et les réseaux Microsoft Windows, se reproduisant à plusieurs reprises. Ensuite, il a cherché le logiciel Siemens Step7, qui est également basé sur Windows, et utilisé pour programmer les systèmes de contrôle industriels qui exploitent les équipements tels que les centrifugeuses. Enfin, il compromet les contrôleurs logiques programmables. » [Source]

L'attaque de Natanz était secrète, elle était un acte de force illégal, et elle faisait partie du spectre des tactiques employées à cette époque contre les ambitions nucléaires de l’Iran, y compris les assassinats de hauts scientifiques nucléaires iraniens, les attaques sur les pipelines iraniens, une campagne de propagande internationale, et la pression de l'Agence internationale de l'énergie atomique .

Stuxnet est exceptionnellement dangereux dans le monde des logiciels malveillants. Et pour les détectives numériques qui l'ont découvert, et les analystes chargés de déterminer ce qu'il était, qui l’a fait, et ce qu'il pourrait faire, ce fut leur pire scénario. Quelque chose qu'ils avaient espéré, mais qu'ils n’avaient jamais pensé voir se déchaîner sur le monde.

« Je ne dirais pas que c’était un étonnement. C’était comme  une sorte de choc. Stuxnet est allé au-delà de nos pires craintes, nos pires cauchemars, et plus nous avons analysé et plus cela a continué. Plus nous avons étudié, plus l’histoire a semblé bizarre. Il était évident à un stade très précoce que la sophistication de ce malware suggérait qu'il avait nécessité l’implication d’un État-Nation. Au moins un État-Nation impliqué dans le développement. » ~ Ralph Langer, Consultant Systèmes de contrôle de sécurité, Zero Days

« Voici un morceau de logiciel qui ne devrait pas exister dans le domaine du cyber, et il est en mesure d'influer sur les équipements physiques dans une centrale ou une usine, et de causer des dommages physiques. » ~ Eric Chien, Response Team Semantec sécurité, Zero Days

« Destruction physique du monde réel. À cette époque,  les choses sont devenues très effrayantes pour nous. Ici , vous aviez des logiciels malveillants qui pouvaient potentiellement tuer des gens, c’est quelque chose qui a toujours été hollywoodien pour nous. » ~ Liam O'Murchu, Response Team Semantec sécurité, Zero Days

Deux ans après que Stuxnet eut perturbé le programme nucléaire iranien, CBS News a fait une nouvelle sur lui, en interrogeant l'ancien chef de la NSA et ancien directeur de la CIA, le général à la retraite Michael Hayden, qui en a dit  très peu à ce sujet, sauf pour nous avertir de l'importance que Stuxnet aura sur l'avenir de la guerre, ce qui représente une escalade étonnante dans un tout nouveau champ de bataille.

« Ce fut une bonne idée. D'accord. Je le reconnais aussi, ce fut une très grande idée, aussi. Le reste du monde regardait cela et disait clairement que quelqu'un a légitimé ce type d'activité comme acceptable dans la conduite internationale. Le monde entier regardait. » ~ Général Michael Hayden, Retraité

Zero Day est ici

L'un des aspects les plus surprenants de Stuxnet est qu'il emploie ce qui est connu comme une faille  « Zero Day », une capacité rare qui permet au ver de se propager et de fonctionner sans que l'utilisateur ait à faire quoi que ce soit, comme télécharger des fichiers ou accidentellement lancer un programme. De cette façon, le ver est autonome une fois libéré, et peut toujours ramper tranquillement dans le monde en avançant vers sa cible. Ceci, combiné avec le fait qu'il attaque les PLC qui sont utilisés partout dans le monde dans les infrastructures civiles, y compris les centrales nucléaires. Il est extrêmement dangereux, car cela ouvre la porte à un nouveau type de guerre accidentelle.

Dans le film de 2016  Zero Days, un remake d’une source de la NSA sur l'importance et les origines de Stuxnet. Son commentaire est à prendre comme un avertissement, que le gouvernement a publié quelque chose dans le monde qu’ils ne peuvent pas contrôler, qui ne peut pas être isolé, et qui ne fera qu’évoluer et apportera de nouvelles avancées dans les logiciels malveillants.

« J’étais dans la NSA. Je crois dans l'agence de sorte que ce que je suis prêt à donner, est limité, mais nous parlons parce que tout le monde à la mauvaise version de l’histoire et nous devons donner la bonne. Nous devons comprendre ces nouvelles armes, les enjeux sont trop élevés. Nous avons fait Stuxnet. C'est un fait. Nous sommes venus si foutrement près de la catastrophe et nous en sommes toujours sur le bord. Ce fut une énorme opération inter-agence, multinationale. » ~ NSA Source, Zero Days

Connexion spéculative à Fukushima

Bien qu’il soit plus que probable que nous n’en aurons jamais la confirmation, certains analystes pensent que Stuxnet a été impliqué dans la fusion nucléaire de Fukushima Daiichi le 11/03/2011. La preuve de cela inclut le fait que toutes les couches de systèmes de refroidissement de la centrale électrique ont échoué, même les systèmes conçus pour résister à des séismes majeurs et de graves inondations. En outre, certains prétendent que Stuxnet a été trouvé au Japon juste avant la catastrophe, ce qui le place près de la scène du crime.

La triste vérité est que nous ne saurons jamais les détails, en grande partie parce que le gouvernement japonais et TEPCO, l'agence de l'énergie qui exploite l'installation, sont plus préoccupés à lutter contre l'arrêt des fuites d'informations sur la catastrophe, le nettoyage, ainsi que l'arrêt de la fuite de matériaux radioactifs.

Et non, le dernier point, Fukushima sert de modèle choquant pour la cyber apocalypse. Les infrastructures critiques d'une nation cible sont mystérieusement mises hors ligne, en dépit de plusieurs couches de sécurité et des sauvegardes, ce qui entraîne des dommages catastrophiques, des dégâts et des perturbations dans les zones densément peuplées. Potentiellement, comme c’est dans le cas des réacteurs nucléaires, provoquant une dévastation écologique permanente et le déplacement  indéfini de millions de personnes.

« Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de conflit dans lequel nous utilisons une cyber arme pour créer une destruction physique, et dans ce cas, la destruction physique d’une infrastructure physique de quelqu'un d'autre. » ~ US général Michael Hayden, Retraité


Stuxnet - Computer worm opens new era of warfare par folamour_dailymotion

L’avènement du Cyber ​​Apocalypse

La guerre cybernétique est la quatrième dimension du conflit militaire au-delà de la terre, la mer et l'air. Les armes cybers ​​offrent une gamme illimitée, à vitesse très élevée et une très faible détectabilité. Et comme nous allons de plus en plus loin dans les domaines de l'intelligence artificielle, nous nous rapprochons d'un scénario où la technologie peut évoluer d’elle-même, au-delà de sa généalogie destructrice.

Skynet, comme on l'appelle dans Terminator, il est presque là.

Capture d'écran du film 1991, Terminator 2 : Judgment Day.

En 2016, une cyber-attaque massive sur l'Internet a fait tomber des agences de nouvelles importantes, des e-commerces et des sites de médias sociaux pendant de nombreuses heures, en utilisant des appareils ménagers et des téléviseurs sous la forme d’un réseau distribué de cyber-attaquants. Maintenant, les analystes prédisent que l'Internet tombera complètement pendant au moins une courte période de temps dans l'année à venir et ainsi, une perspective apocalyptique pour le commerce, les finances et les infrastructures. Pendant ce temps, le Pentagone continue à repousser les limites des armes robotiques et autonomes de la guerre.

Il n'y a aucun moyen de comprendre les implications et les conséquences d'un conflit de cyber intelligence artificielle. Il n'y a pas de chemin vers le désarmement de ce type de menace, et si la fine pointe du développement technologique continue d'être occupée par l'état d'esprit industriel militaire, alors la race humaine n’a aucune chance. Est-ce vraiment notre avenir ?

 

 

Source : Wakingtimes.com

Traduction : ~ folamour ~
Corrections : ~ chalouette  ~

Informations complémentaires :

 


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DAMAS, GENEVE ET ASTANA

"L'affirmation de la paix est le plus grand des combats." Jean Jaurès - 1859-1914
DAMAS, GENEVE ET ASTANA

Alep avant n’est plus Alep après, c’est toute une mémoire constituée de feu, de sang, de malheur, de misère, d’horreur…… qui va être transcrite dans les annales de l’histoire contemporaine de la région. Il ya eu un véritable tremblement en géostratégie et géopolitique dans la région moyenne orientale, plus besoin d’y aller à Genève capitale de l’Europe, de la finance et de la politique de l’ONU, de l’occident. Une nouvelle ville est née, rare ceux qui la connaissent, elle se trouve au centre des pays suivant ; Russie-Kirghizistan-chine-Mongolie et Ouzbékistan ce pays se nomme le KAZAKHSTAN ayant une très belle nouvelle capitale ASTANA, elle est connue sous le nom d’AKMOLINS avant 1961 ensuite TSELINOGRAD Jusqu’en 1992 et puis AKMOLA en 1998, elle a été choisie comme nouvelle capitale du Kazakhstan indépendant en 1994 ,la ville a reçu le prix « Ville pour la Paix »( unesco1999), Astana a été choisie pour organiser l’Exposition internationale de 2017 le thème « Énergie du futur ».
Actuellement, elle va abriter les négociations de paix en Syrie pour le début du mois de janvier 2017 alors que d’habitude Genève était le lieu favori. Détrônée par la capitale kazakhe, la cité helvétique n'est plus le centre de l'activité diplomatique de l’occident.
Astana va devenir en ces temps ci un nouveau centre de la politique internationale et se sont les Russes avec la chine, l’inde et l’Iran qui ont décidé d’imposer et de faire le nouveau jeu politique dans ce centre de l’Eurasie. L’économie commence à prendre forme dans l’Eurasie, la politique suit également donc une nouvelle puissance qui va avoir le jour. Les Russes l'ont déplacé à l'Est, au cœur d'une Eurasie qui est le siège des puissances de demain. C’est un nouveau pole qui vient de se déplacer de la région d’Europe à Eurasie. Kazakhstan est pays asiatique majoritairement musulman, il est membre de l'Union eurasienne et également de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Un pays émergeant mitoyen de la Russie, il représente le symbole des nouveaux équilibres du monde à la place de Genève.
C'est à Astana que les négociations de paix débuteront en janvier2017, bien que Genève continue en fevrier2017 d’abriter les négociations portant sur la Syrie !
Astana construite en 1997 bientôt elle serait proclamé capitale, Astana est située au milieu de cette puissance géopolitique la Russie fait surface face aux arrogances US et occidentales à gérer la planète. La géographie Kazakhstan serait le lit ou passent les oléoducs (artères qui alimentent le cœur des économies) qui acheminent, vers la Chine, le gaz de la mer caspienne. le Kazakhstan est un pays très riche en ressources minières (uranium), il est un allié stratégique de la Russie et son principal partenaire dans le domaine nucléaire, spatial et en hydrocarbures, le Kazakhstan est en train de décoller économiquement dans le sens de la modernité.
Alep à changer le cap de la géopolitique, les négociations inter-syriennes menées par la Russie, l’Iran et la Turquie ont forcé les USA et ses propres acolytes à prendre le banc de touche du jeu d’une région qui revient selon les rapports de forces, à de nouveaux maitres.
Poutine a déclaré (sources medias) que trois documents ont été signés (cessez le feu- contrôle du respect de la trêve- négociations de paix) entre la Syrie et les sept groupes de l’opposition armée. Les terroristes sont carrément exclu ( Nosra el Qaida). Ca serait une nouvelle avancé pour la paix bien qu’elle soit très fragile, la signature de ces documents augure une avancée sensible pour un éventuel début de règlement politique du conflit qui date depuis le début des printemps arabes (2011).
La victoire militaire a remis les pendules à l’heure syrienne après plus d’un mois de combats acharnés Bachar Al Assad a reconquis Alep toute entière .Les calculs et manigances de la Turquie, des USA, de l’Europe, Qatar et l’Arabie Saoudite pour imposer la solution à une Syrie sans Al-Assad (LION) se sont avérés fausses, erronés et inexactes.
La Russie, l’Iran, la chine se sont confortés de la victoire magistrale de l’armée syrienne et cela leur a permis de faciliter la solution politique à leur faveur.
Par conséquent devant cette position de faiblesse, les groupes armés dits modérés n’avaient pas beaucoup de choix à procéder sinon choisir les négociations avec l’état syrien ou bien se faire liquider par l’armée syrienne. C’est travers la position de ces groupes qui va permettre de peser tout son poids sur la suite des événements, apparemment avec l’influence de la Turquie( leur tutelle), ils n’ont plus le choix que la solution négociée ;elle se fera quand même et à contrecœur tant que les rapports de forces ne sont plus en leur faveur mieux vaut la négociation ou le drapeau blanc sinon la mort.
Le licenciement inattendu des Etats-Unis, mises à la touche avec un carton rouge, semblable à des brutes, qui par leurs prétentions mensongères, faisant croire par la virtualité fabriquée d’une force qui reçoit des coups bas et les échecs dans chaque opération militaire, médiatique et politique.
C’est peut être la première fois dans l'histoire contemporaine, la négociation sur un conflit majeur est enrégimenté sans les Yankees. La Russie a prit les clés de la voiture les USA n’ont qu’à choisir soit s’assoir en arrière ou se mettre dans malle de la voiture pour s’accrocher.
Les USA sont mis hors du jeu par une politique intermittente avec le oui… mais ! Et le ni… ni ! Fabriquant les faits inexistants, le coupeur de tète qu’elle défend est un humanitaire alors que celui qui se bat pour son bien est un criminel. Les medias à ordre ont barbarisé la Syrie et criminalisé la Russie pour mieux angéliser les criminels de toute l histoire contemporaine depuis les peaux rouges en passant par Hiroshima et finir avec l’Irak
Pour Erdogan, il préfère négocier avec Poutine en pleine forme mieux que les Amériques scélérats. Ce spectaculaire revirement d’Erdogane, l’Arabie saoudite s’enfonce de plus en plus dans le bourbier yéménite, un Qatar silencieux qui dit oui ! qui dit non !; Obama croyait bien faire avec un Sarkozy out ,un Cameron du « brexit », une Clinton sirotant des pétrodollars, un Hollande jetant l’éponge pour le 2017 ,Fabius apologiste du terrorisme tout ce mauvais monde pour annoncer que la Syrie va fondre comme une boule de glace au soleil alors que cette armada de politiciens plus entrepreneurs ont quitté la scène face a une la boule de cristal se trouvant en Syrie.
BENALLAL MOHAMED


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Stratégie de Trump : Dresser la Russie contre la Chine

Stratégie de Trump : Dresser la Russie contre la Chine
L'état actuel de la situation en Ukraine, Irak et Libye, laisse supposer que l’USA a une politique étrangère stupide et incohérente. Or, une approche plus globale montre que le chaos et le désordre dans ces pays ont l’air d’être des sacrifices secondaires en vue d’un objectif stratégique, pour lequel il se peut que ces États ont été délibérément plongés pour des décennies. L'un de ces objectifs a été pour l’USA de détruire l'URSS. Cette mission a été accomplie. Et maintenant ? Pravda.Ru a interviewé à ce sujet Anatoly Salutsky, commentateur politique, écrivain, publiciste et expert mondial à l'Alliance des civilisations de l'ONU.


Comment la politique US va-t-elle changer en ce qui concerne la Russie, l'Ukraine et la Chine, après que Donald Trump aura pris ses fonctions de président ?


    « Je sais ce qu'est l'USA, surtout la classe populaire avec qui je dois beaucoup communiquer. Personne ne peut dire ce qui va se passer en USA dans un proche avenir. Il y a beaucoup de spéculations à ce sujet et beaucoup d'espoirs, mais personne ne peut faire des prédictions sérieuses.


    « On peut entendre de nombreux experts dire que la politique étrangère de l’USA est impulsive, que les Étasuniens s'impliquent dans la lutte pour voir ce qui se passera ensuite. Ce point de vue est erroné. En fait, la politique étrangère de l’USA est plus ciblée, et sa classe dirigeante est bien plus rationnelle. Ils savent ce qu'ils veulent. Ils peuvent faire beaucoup d'erreurs en chemin, et ils en font, et nous les relevons. Dans le même temps, l’USA poursuit toujours des objectifs mondiaux.


    « Dans le passé, les Étasuniens avaient un objectif mondial à atteindre : Détruire leur principal rival, l'Union soviétique. Il leur a fallu plusieurs décennies pour y arriver. L’USA a des objectifs à très long terme.


    « Quels objectifs mondiaux à long terme a en ce moment l’USA ? Nous pouvons déjà les voir. Aujourd'hui, le rival géopolitique n° 1 de l’USA est la Chine. Le plus gros problème que l’USA doit maintenant affronter, c’est le manque de moyens d'assiéger la Chine. Les Étasuniens peuvent rogner un peu les plumes de la Chine, mais ils ne peuvent pas l’éliminer en tant que concurrent. L’USA n’a qu'un « moyen intelligent » pour réussir cela.


    « C'est un secret de Polichinelle que l'Ukraine ne présente aucun intérêt pour l’USA. L'Ukraine ne fait pas partie de ses intérêts géopolitiques. Pourquoi les Étasuniens accordent-ils tant d'attention à l'Ukraine, y compris financièrement ? Pourquoi lui accordent-ils autant d’importance ?


    « Brzezinski avait l’habitude de dire qu'il fallait opposer les nations slaves. Ils ont dressé l'Ukraine contre la Russie. En ce moment, ils ont besoin de l'Ukraine pour exercer une pression extérieure sur Moscou. De nos jours, les Étasuniens ont besoin de la Russie telle qu’elle est aujourd'hui.


    « Ils voulaient jadis démembrer la Russie. À présent, ils ne le veulent plus, car l'Extrême-Orient et la Sibérie passeraient à la Chine, et la Chine deviendrait plus forte que jamais. L'échiquier de Brzezinski est maintenant l'histoire.


    « Pour faire pression sur la Chine, les Étasuniens peuvent bloquer les principales routes maritimes et les itinéraires de transport pétrolier de la Chine, mais ce n'est pas important. Le plus grand danger pour l’USA, c’est l'intention de construire la nouvelle Route de la Soie chinoise. La Chine veut remplacer sa coopération économique avec l’USA. La Chine a plutôt besoin de l'Europe. La Chine aura la possibilité de joindre l'Europe via la nouvelle Route de la Soie. Par conséquent, la voie terrestre continentale est une menace pour l’USA.


    « Pour freiner le développement de la Chine, l’USA devra se débrouiller pour que la Russie et la Chine soient ennemies. Ils l’ont fait avec l'Ukraine, et ils veulent à présent faire de même avec la Chine. Ils ont besoin de la Russie actuelle, avec ses puissantes armes et tout le reste. Le seul changement dont les Étasuniens ont besoin, c’est d’un nouveau dirigeant au Kremlin. Ils ont besoin de changer le président russe, sans rien changer au reste. »


Veulent-ils d’un nouveau dirigeant plus servile ?


    « Naturellement, c’est ce qu’ils veulent. Ils veulent installer ‘leur propre’ président en Russie, comme ils l'ont fait en Ukraine. Ils contrôlent les autorités de Kiev de l'extérieur. S'ils réussissent à dresser la Russie contre la Chine, les Étasuniens seront à nouveau les maîtres du monde.


    « Trump l’a déjà bien fait comprendre : L'ennemi principal de l’USA est la Chine, pas la Russie. Il se peut que Trump tente de convaincre la Russie d’obliger la Chine à coopérer. »


Pravda.Ru, entretien réalisé par Lyuba Lulko, 29 décembre 2016

Original : www.pravdareport.com/world/americas/29-12-2016/136548-russia_china_usa-0/
Traduction Petrus Lombard



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De la doctrine impériale russe : De Sazonov à Poutine.

Vladimir Poutine rejoue aujourd’hui en Orient la même partition de son ingénieux compatriote Sazonov dans les Balkans. Car seuls les grands Tsars russes comprennent en effet que la Mer noire se défend dans le détroit du Bosphore, autrement dit dans ses entrées méditerranéennes à partir de la Syrie. C'est d'ailleurs uniquement sous ce prisme-ci que la célèbre phrase de la Grande Catherine, Damas détient la clé de la maison Russie, résume à elle seule toute la doctrine impériale russe.
De la doctrine impériale russe : De  Sazonov à Poutine.
C'est aujourd’hui un secret de polichinelle: Vladimir Poutine a repris la traditionnelle politique impériale russe. Ce qui explique en partie la félicité qui semble accompagner ses pas, tant ses voiliers naviguent désormais sur les marais fraîchement irrigués de l'histoire récente de la région.

La vérité est que Poutine a une idée fixe qui, pour la mettre en pratique, suit étape par étape la stratégie d 'un grand maître à penser en matière diplomatique. Cette idée consiste en effet à tracer dans le sang des peuples de la région, arabes ou slaves, les limites de son territoire de souveraineté face à un Occident qui ne reconnaît que le sien.

Une sorte de doctrine Monroe à la russe largement inspirée cependant par les enseignements du grand diplomate russe Sergueï Sazonov, le chaînon manquant des fameux accords Sykes-Bicot-Sazonov et dont le fait d'armes majeur est d'avoir réussi avec beaucoup de maestria à isoler les pays des Balkans de la domination impériale de l'Autruche-Hongrie.

Creusant néanmoins dans les sillons de ses gros sabots les tranchées de la guerre mondiale qui se faufilait déjà à l'horizon. Cette politique consistait à créer un cordon de feu autour de ces alliés historiques slaves en plus de s’immiscer dans les provinces de l'Empire Ottoman agonisant afin de tirer profit du fameux Orient Expresse reliant les grandes métropoles orientales.

Autant dire en somme tout un stratagème de diversion qui n'a pas vu l'ennemi venir. Tant la ceinture de feu balkanique cachait pour cause les braises rougeâtres de la révolte ouvrière de Saint-Pétersbourg et la Révolution de Février est déjà en marche balayant pour la postérité le Tsar et, avant lui, son diplomate de génie.

Certes Poutine se contentera bien du premier acte de la pièce, espérant se prémunir ainsi du second bien que, dans ce sport risqué de dépeçage impérial, le plaisir de gagner est toujours de courte durée.

En fait Vladimir Poutine rejoue aujourd’hui la même partition de son ingénieux compatriote Sazonov à ceci près qu'il substitut les Balkans par les pays du Proche et Moyen-Orient érigés désormais en première sentinelle de son arrière court stratégique.

C'est que seuls les grands Tsars russes de Pierre à Catherine ont compris à juste titre en effet que la Mer noire se défend dans le détroit du Bosphore, autrement dit dans ses entrées méditerranéennes à partir de la Syrie. C'est d'ailleurs uniquement sous ce prisme-ci que la célèbre phrase de la Tsarine Catherine, Damas détient  la clé de la maison Russie, résume à elle seule toute la doctrine impériale russe.


N’empêche que, comme hier le Tsar n'a pas vu l'ouvrier russe se rebiffer, Poutine fait semblant aujourd’hui de ne pas voir le paysan mandchou regarder la Sibérie en terre promise.

En prélude alors d'une tectonique historique majeure comparable à la déflagration de la grande guerre mondiale et qui verra la Russie maître enfin de la méditerranée, l’Amérique hôte de la Mer de Chine et la dernière en propriétaire de fait de la Sibérie. Autant dire que, logique impériale oblige, il faut que tout change pour que rien ne change en somme.




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La mise en service de Galileo est plus qu’une occasion commerciale Européenne

Présenté comme d'usage civil, Galileo est, notamment, un pas fondamental pour « l'indépendance stratégique » vers laquelle s'orientent les documents de la « défense européenne ». Le système de position globale est le fondement de la guerre moderne et ouvre la porte à l'indépendance stratégique militaire de l'UE.
La mise en service de Galileo est plus qu'une occasion commerciale Européenne
Bruxelles a annoncé hier la mise en service du système de navigation par satellite Galileo. Ni lors de la déclaration joyeuse du commissaire de l’industrie Elzibieta Bienkowska, ni dans les médias des deux pays européens ayant le plus grand poids, l’Allemagne et la France, le mot clef a été mentionné : militaire. Innocence ou ignorance ?

Quelques rapports ont mentionné l’information selon la quelle le système mis en service hier, qui sera complété en 2018, « aurait du entrer en service en 2008 », sans spécifier les raisons du retard.

Il y a quinze ans, lors d’une soirée privée à la résidence de l’ambassadeur espagnol à Moscou, qui venait d’être réinstallée dans un élégant petit palais néoclassique qui avait été l’ambassade de la Somalie pendant l’Union Soviétique, la vice-présidente de l’époque de la Commission Européenne et responsable du projet Galileo, Loyola de Palacio, avait expliqué la forte résistance que le projet rencontrait de la part des États-Unis d’Amérique.

L’énergique de Palacio, prématurément décédée d’un cancer en 2006, avait expliqué à ce quotidien comment elle avait pris connaissance de la lettre que le sombre vice-secrétaire à la défense des États-Unis, Paul Wolfowitz, avait envoyée en décembre 2001 à ses hommes de confiance au sein de l’UE, dont le ministre de la Défense du Royaume-Uni et le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen (par la suite devenu secrétaire général de l’OTAN), afin d’empêcher Galileo de se développer.

De Palacio a décrit une vraie conjuration contre son travail émanant des britanniques et des danois, des documents s’étant perdus dans son bureau, des fonctionnaires européens malintentionnés envers son travail et faisant de l’obstruction de toute sorte.

Présenté comme étant d’usage civil, Galileo est, notamment, un pas fondamental pour « l’indépendance stratégique » vers laquelle s’orientent les documents de la « défense européenne », un dossier compliqué auquel le Brexit a donné une certaine impulsion, le Royaume-Uni étant, en tant que plus fidèle allié de Washington sur le continent, le principal adversaire historique d’une défense européenne plus indépendante des États-Unis.

Le système de position globale par satellite (GPS) est le fondement de la guerre moderne et est (était) un monopole des États-Unis. Sans lui il n’y a pas ces bombes intelligentes et ces missiles chirurgicaux qui ont distribué la bonne parole occidentale dans le monde de la fin de la guerre froide, depuis la Yougoslavie jusqu’à l’Afghanistan, en passant par l’Irak et la Syrie. Le fait que l’Union Européenne dispose de son propre système en finit avec une dépendance stratégique militaire envers les États-Unis, qui à tout moment peuvent déconnecter [où fausser] cette capacité aux autres pays.

Que l’Union Européenne acquiert ce moyen est une condition essentielle pour l’autonomie, vis à vis des Etats-Unis, de cette armée européenne que Berlin et Paris disent vouloir mettre en commun. La tension qu’une telle possibilité a générée et génère, explique les longues huit années de retard de Galileo.

Dans sa tentative de persuader les Européens afin qu’ils renoncent à Galileo, l’administration Bush avait promis qu’elle interdirait l’ usage de la déconnexion du signe de position globale, c’est-à-dire la possibilité de rendre aveugle d’autres pays, comme arme stratégique, mais la promesse n’a pas dissuadé les Européens.

Trois ans après, en octobre 2004, lors d’une conférence tendue qui se tenait à Londres, les États-Unis ont menacé directement les Européens « d’entreprendre des actions réversibles (intercepter) et irréversibles (c’est-à-dire détruire) » contre les satellites européens, dans l’hypothèse où ceux-ci seraient utilisés par un « adversaire », « pour attaquer avec précision nos forces ».

En juin les États-Unis ont déconnecté le système GPS sur un rayon de 254 miles nautiques autour du San Francisco et Los Angeles, sans offrir trop d’explications quant aux motifs. La même chose peut être faite pour des pays entiers, si ces pays ne disposent pas d’un système de géolocalisation indépendant, ce qui équivaut à la capacité de les rendre aveugle militairement.

Tandis que le dossier de presse mentionnait hier l’utilité de Galileo pour localiser la pizzeria ou la station-service la plus proche (la télévision française a glosé hier soir sur les avantages que Galileo offrira dans « des opérations de sauvetage »), la SWP, un think thank officiel allemand se félicite de la possibilité future « d’interventions militaires de l’UE en marge des intérêts des États-Unis ».

Rafael Poch* pour La Vanguardia

La Vanguardia. Barcelone, le 16 décembre 2016.
* Rafael Poch, Rafael Poch-de-Feliu (Barcelone, 1956) a été vingt ans correspondant de « La Vanguardia » à Moscou et à Pékin. Avant il a étudié l’Histoire contemporaine à Barcelone et à Berlin-Ouest, il a été correspondant en Espagne du « Die Tageszeitung », rédacteur de l’agence allemande de presse « DPA » à Hambourg et correspondant itinérant en Europe de l’Est (1983 à 1987). Actuellement correspondant de « La Vanguardia » à Paris.

Traduit de lespagnol pour El Correo de la Diaspora par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo de la Diaspora. Paris, le 16 décembre 2016.

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Quelle sera la future politique militaire de l’administration Trump en Extrême-Orient ?

Si la politique militaire de l’administration Trump est prévisible en ce qui concerne la lutte contre les islamistes et le déploiement de l’Otan en Europe orientale, elle est plus difficile à anticiper en Extrême-Orient. Valentin Vasilescu donne quelques pistes.
Quelle sera la future politique militaire de l’administration Trump en Extrême-Orient ?
Donald Trump sera le président des États-Unis pour les quatre prochaines années. L’« Amérique » est le « gendarme du monde » et détermine également les lignes d’action de l’Otan. Sa politique militaire sera dictée par le lieutenant-général Michael Flynn, le conseiller présidentiel en charge de la Sécurité nationale.

Une des certitudes sur l’administration Trump est le changement radical d’attitude envers le gouvernement de Bachar Al-Assad, visible à travers le fait que Michael Flynn avait été démis de ses fonctions de directeur de la DIA par le président sortant Barack Obama pour avoir demandé l’arrêt du soutien des mercenaires islamistes. Dans cette perspective, il est fort probable que la base russe de Hmeymim, deviendra le centre de commandement unifié pour la lutte contre les mercenaires islamistes opérant en Syrie. Dans la même logique, les États-Unis devront accepter de s’engager aux côtés de l’armée arabe syrienne contre les mercenaires islamistes dans des actions militaires sur le terrain où participent déjà plusieurs brigades de Spetsnaz et des blindées russes. L’aviation de la coalition anti-Daesh dirigée par les États-Unis pourra fournir un appui aérien aux troupes. Depuis le coup d’État en Turquie, et jusqu’à maintenant, Michael Flynn a montré son soutien au président Erdoğan. Ainsi, il est donc logiquement prévisible que les États-Unis l’introduiront dans leur équation pour résoudre la crise syrienne, ainsi que Vladimir Poutine et Bachar Al-Assad, abandonnant la variante de soutien aux combattants kurdes.

Si au Moyen-Orient les chances de coopération des États-Unis avec la Russie sont très élevées, pour ce qui concerne la désescalade en Europe de la situation créé par l’élargissement de l’Otan jusqu’aux frontières de la Russie, les chances sont plus faibles. Donald Trump a parlé au téléphone au président polonais Andrzej Duda et lui a assuré du soutien militaire de son pays. Cependant, Trump n’a pas parlé au président de la Roumanie, ni avec celui de la Bulgarie. Cela signifie que le plan prévu de déploiement par l’Otan d’une brigade blindée dans les pays baltes et la Pologne se réalisera pendant le mandat de Donald Trump, mais sans l’envoi de troupes ou du matériel de combat dans d’autres pays de l’Otan en Roumanie et en Bulgarie. Et la mer Noire restera un lac russe. Il sera possible de discuter de la levée du bouclier antimissiles US en Pologne et en Roumanie, sous conditions que la Russie fournisse une monnaie d’échange préservant les zones d’intérêt majeures des États-Unis, ailleurs qu’en Extrême-Orient.

Les probabilités de modification de la stratégie actuelle des États-Unis à l’égard de la Chine sont beaucoup plus grandes, étant donné que l’économie de la Chine a dépassé la leur et que son armée est en mesure de se procurer les technologies les plus avancées dans le domaine militaire. En Asie du Sud vit 60 % de la population mondiale, ce qui explique pourquoi les États-Unis ne veulent pas perdre cette part de marché au profit de la Chine. Une modification de la stratégie US consisterait à interdire l’accès de la flotte et de l’aviation chinoises dans leurs zones d’intérêt économique et militaire. Cela est possible en créant quatre secteurs de surveillance avec des moyens satellitaires et aériens pour suivre tous les mouvements de la Chine.




Quelle sera la future politique militaire de l’administration Trump en Extrême-Orient ?
Le premier secteur concerne l’accès à la mer de Chine du Sud à partir de l’océan Indien, avec les points de passage obligés des détroits de Malacca et Sunda. Le rôle clé est joué par Singapour qui contrôle le détroit de Malacca (la voie principale de l’approvisionnement en pétrole de la Chine à partir du Golfe). À Singapour, les États-Unis utilisent la base navale de Sembawang et la base aérienne de Paya Lebar.

Quelle sera la future politique militaire de l’administration Trump en Extrême-Orient ?
Le deuxième secteur concerne les voies d’accès à la mer de Chine à partir de l’océan Pacifique, avec les points obligés traversant la mer de Sulu, la mer de Celebelor (au sud de la mer de Sulu) et Babuyan Channel (entre le nord des Philippines et Taiwan). La coordination des missions de reconnaissance des États-Unis sur les lignes de communications internes dans la mer de Chine méridionale peut être assurée à partir de la base aérienne US Andersen ou de la base navale de l’île de Guam (Iles Mariannes).

Quelle sera la future politique militaire de l’administration Trump en Extrême-Orient ?
Le troisième secteur concerne l’accès de la mer de Chine orientale à travers l’océan Pacifique, avec les points de passage obligés, au sud, par la zone située entre l’île de Taïwan et l’archipel d’Okinawa (Ryukyu) et, au nord, par la zone comprise entre l’archipel d’Okinawa et l’ile de Kyushu (extrémité sud du Japon). La distance entre Okinawa et Kyushu est la même que celle de l’île de Taïwan et Okinawa (600 km). La coordination des missions de reconnaissance des États-Unis peut être faite à partir de sa base d’Okinawa.


Quelle sera la future politique militaire de l’administration Trump en Extrême-Orient ?
Le quatrième secteur concerne l’accès à la mer de Chine orientale à partir du Japon et de la Corée du Sud. Le dispositif de surveillance de la péninsule du Shandong et de la côte est de la Chine est déjà assuré par la Corée du Sud et le Japon en coopération avec les troupes américaines déployées dans les deux pays.


Traduction
Avic
Réseau International

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POURQUOI, CETTE ALLIANCE DE CIRCONSTANCE ET « CONTRE NATURE » ENTRE JUIFS ET INTÉGRISME FÉMINISTE?

POURQUOI, CETTE ALLIANCE DE CIRCONSTANCE ET « CONTRE NATURE » ENTRE JUIFS ET INTÉGRISME FÉMINISTE?
(Extrait du « complot inconscient », génocide participatif du sexe masculin.) http://www.edilivre.com/le-complot-inconscient-jean-pierre-aussant.html

Exode 20.13 « tu ne tueras pas »
Gen 2 :24 « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. »
Ces deux commandements issus de la Torah condamnent implicitement mais clairement les deux préceptes fondamentaux du féminisme que sont l’avortement et la légalisation du mariage homosexuel. Sur le « papier », en l’occurrence pas n’importe quel papier puisqu’il s’agit ici de la Bible hébraïque (Ancien Testament pour les chrétiens), les juifs condamnent au moins autant que les catholiques la culture de mort. Pourquoi donc cette bonne entente entre juifs et féministes ?
Certes, le drame de la Shoa explique en partie qu’il est, à juste titre, plus difficile de critiquer ce peuple qu’un autre. Les féministes n’échappent sans doute pas à la règle, elles aussi sont tenues à un devoir de réserve quant aux enfants d’Israël qui ont tellement soufferts pendant la dernière guerre. La vraie question n’est donc pas de savoir pourquoi les féministes ménagent les juifs mais plutôt pourquoi les juifs (y compris beaucoup de rabbins) ménagent les féministes, voire s’associent avec elles. C’est que les féministes, pour imposer leur culture de mort, ont besoin de « déconstruire » les cultures nationales. C’est exactement cette idée qui, d’une façon plus ou moins inconsciente et inavouée, séduit certains juifs. Cela, au fond, est logique et on ne peut pas vraiment leur lancer la pierre. En effet, l’histoire du peuple juif est une histoire parsemée de souffrance liée à sa diaspora. Le juif a toujours souffert dans les nations et à cause des nations. Cela a commencé quasiment dès le début de son histoire avec l’exil en Égypte. Il y a- et c’est compréhensible- une sorte de méfiance réflexive et viscérale des juifs à l’endroit des nations constituées. Puisque le juif souffre dans la nation qui souvent le persécute, il convient donc de diluer celle-ci pour ne plus souffrir. C’est fondamentalement pour cette raison que le juif répond souvent aux sirènes de la « déconstruction » nationale (entretenant d’ailleurs ainsi l’antisémitisme des populations autochtones dans une espèce de cercle vicieux), soit comme dans le passé et traditionnellement en adhérent à des loges maçonniques, soit comme plus récemment en s’unissant aux forces du politiquement correct féministes, voire en soutenant les lobbies gays. Certes, considérant d’une part que le judaïsme est la mère des religions monothéistes et que d’autre part, tant la franc-maçonnerie que le féminisme, se proposent justement de vouloir les extirper de l’humanité, cela, bien évidemment, peut paraître paradoxal. C’est qu’imprégné de sa souffrance historique « d’exilé » entre les nations et en prime ayant dans sa mémoire immédiate cette rupture civilisationnelle qu’aura été Auschwitz, le juif considère que le risque de se faire anéantir par ses alliés, certes « contre nature » et de circonstance (franc-maçonnerie et féminisme), est tout de même moindre que celui de se faire exterminer par les nations. Entre deux maux, il essaye de choisir le moindre. Ce choix est faux mais on peut le comprendre. Le peuple d’Israël est hanté par la proximité d’Auschwitz (70 ans est un petit instant au regard de l’histoire) mais il n’a pas encore l’expérience, il n’a pas encore en mémoire les tribulations à venir qui lui seront imposées par les forces sataniques de la culture de mort, qui tôt ou tard, après avoir éradiqué en grande partie les deux autre religions monothéistes (christianisme et islam) se retourneront contre lui. Dans cet esprit, il n’est pas faux de dire que les juifs se trompent d’alliés et scient la branche sur laquelle ils sont assis.
Cette idée qui consiste à croire que toute nation homogène et chrétienne contient en elle les germes de l’anéantissement des juifs, est fausse. Le nazisme, au fond, était en partie fondé sur les délires du racisme « scientifique », issu de la déesse « raison » des lumières « débarrassée » de l’obscurantisme religieux (sic) et non pas, pour condamnable qu’il soit, sur l'antijudaïsme chrétien. C'est pour cette raison que les nazis n'ont jamais demandé aux juifs de se convertir. Les juifs ont été exterminés pour des raisons racistes et non pas religieuses de même d'ailleurs que les tziganes qui eux pourtant n'étaient pas juifs mais chrétiens! Il apparaît d'ailleurs clairement dans « Mein Kampf » qu'Hitler était certes vaguement déiste mais en aucun cas chrétien. Il n'y avait pour lui aucune religion révélée et son « déisme » était en fait une espèce de sublimation de la nature, une espèce de darwinisme à la sauce "spirituelle". Cela n'allait pas plus loin. Il en a fallu, d’ailleurs, de très peu pour que les catholiques du troisième Reich (qu’on appelait souvent « juif-catholique ») se fassent massacrer aussi. Le lendemain de la nuit de cristal (Reichkristallnacht) les nazis ont dit : « après les juifs, maintenant c'est au tour des amis des juifs » (Judenfreunde). Et les amis des juifs, c'était pour les nazis, les catholiques. Étrangement, ces évènements ne sont pas beaucoup repris par les historiens. Au-delà des historiographies mensongères d’après-guerre dont le seul but est de discréditer l’Église, nous savons que c’était justement les jeunes des mouvements catholiques qui rechignaient le plus à accepter l’appellation de jeunesse hitlérienne « Hitlerjugend » (Sophie Scholl-Barbara Leisner-déjà cité). Même si cela ne fait pas plaisir à entendre dans notre monde de la pensée unique, les catholiques en Allemagne nazie, n’avaient pas la « cote ». Ce n’est pas un hasard s’il y avait dans le sinistre camp de concentration de Dachau des baraquements réservés uniquement aux prêtres. Des milliers y ont été exterminés pour faits de résistance au régime. On ne trouve pas l’équivalent pour les pasteurs protestants. Tiens, bizarre, cela non plus n’est pas très connu…



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Quel est le but de la déflation mondiale

Les dirigeants de la Fed font semblant de piloter la politique monétaire des USA selon des critères économiques strictement nationaux alors que les décisions qu'ils prennent affectent le monde entier. Cependant leur hypocrisie et leur mauvaise foi ne parviennent pas à masquer leur volonté d'imposer le gouvernement mondial par la déflation et l'effondrement économique mondial qui en résultera.
Quel est le but de la déflation mondiale
Quel est le but de la déflation mondiale ?


I. Que signifie la chute du PIB mondial de presque 6% entre 2014 et 2015 ?

Voici les faits :

http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/NY.GDP.MKTP.CD

Que lit-on sur ce graphique (en promenant le curseur de la souris sur les différents points qui le composent) ?

En 2015 le PIB mondial était de 73.434 milliards de dollars (la virgule chez les Anglo-saxons correspond à notre point, j'ai rétabli le point). En 2014 le PIB mondial était de 78.106 milliards de dollars. La baisse a été de : 4.672 milliards de dollars. En un an le monde a perdu l'équivalent du PIB du Japon en 2013 ! En pourcentage la baisse est légèrement inférieure à 6%.

Sur le graphique on voit que la chute précédente, liée à la crise des subprimes, était moins importante. En 2008 le PIB mondial était de 63.129 milliards de dollars et en 2009 de 59.836 milliards de dollars. La baisse a été de 3.293 milliards de dollars soit 5,2%. Et le pire c'est que la baisse de 2014 à 2015 s'est produite sans aucune crise apparente : pas de subprimes, rien.


II. Comment expliquer cette chute du PIB en l'absence de toute crise ?

L'explication la plus simple repose sur la hausse du dollar. A partir de la fin 2014 la Fed (la Réserve Fédérale Américaine) organise la pénurie de dollars en interrompant son QE. Or dans un monde globalisé le dollar est non seulement la monnaie des échanges internationaux mais aussi de la finance, des grandes entreprises qui gèrent leur cash flow en dollar, de nombreux pays qui appartiennent de facto à la zone dollar et de tous ceux qui ont quelque argent dans les pays à problème comme le Brésil, l'Argentine, le Venezuela, Cuba, etc.

En 2014 Vincent Brousseau, l'économiste de l'UPR et la tête pensante d'Asselineau en matière économique et financière, publiait un petit article lumineux (qui se trouve encore sur le site de l'UPR) où il expliquait la chute du rouble, la baisse de l'or, du pétrole, de l'euro, du yen par un unique phénomène : l'organisation par la Fed de la pénurie du dollar. Cette pénurie a fait monter le dollar et par conséquent a fait baisser le rouble, le pétrole, le yen, l'euro... Brousseau expliquait également que les pays européens et le Japon, totalement inféodés à Washington, bénéficiaient d'un accès préférentiel au dollar, ce qui limitait la baisse par rapport au dollar de l'euro et des monnaies nationales des pays proches des USA. Par contre la Russie n'y accédait que très difficilement d'où l'effondrement du rouble, du gaz et du pétrole.

En 2014 le cours de l'euro est passé de 1,36$ à 1,16$. Soit une valeur moyenne approximative de 1,25$. Un dollar valait approximativement en moyenne 0,8€. En 2015 l'euro a fluctué entre 1,16$ et 1,08$ avec une valeur moyenne approximative de 1,12$. Un dollar valait en moyenne 0,89€. Le dollar a gagné un peu plus de 11% de sa valeur exprimée en euro. Tous les pays n'ont pas connu une telle évolution du dollar. D'abord pour les pays où le dollar est la monnaie réelle la valeur du dollar par rapport à lui-même n'a bien entendu pas changé. De même pour tous ceux qui utilisent le dollar dans les transactions internationales la valeur du dollar ne change pas. Seuls ceux qui utilisent une double comptabilité dollar et monnaie X ont vu la valeur du dollar changer. Pour certains comme les Suisses la valeur du dollar n'a que peu varié, pour d'autres la fluctuation a été plus forte.

Si la production mondiale avait chuté brutalement de 6% on s'en serait aperçu. Des centaines de millions de personnes auraient perdu leur travail or cela n'a pas été le cas. Les PIB sont exprimés en dollars et par conséquent à volume identique ils ont baissé. L'explication de la chute de 6% du PIB mondial réside probablement dans cette appréciation du dollar. Le PIB n'a sans doute pas varié beaucoup exprimé en monnaies nationales mais il a baissé en dollar.


III. Que pouvons-nous attendre du futur proche ?

La Fed a annoncé par la bouche de sa présidente Janet Yellen qu'il était temps de remonter les taux américains. Il est facile d'imaginer la suite : le dollar va monter et le PIB mondial continuera de dégringoler.


IV. Comment appelle-t-on en économie cette situation où la valeur des choses produites ne cesse de baisser ?

C'est la définition même de la déflation. Or cette déflation n'affecte pas le yen ou l'euro mais la monnaie qui règle les échanges mondiaux, la monnaie de la finance, des multinationales, des grandes entreprises, de dizaines de pays, de centaines de millions de rentiers de par le monde : le dollar ! Ce n'est donc pas une déflation limitée à un seul pays comme le Japon ou un ensemble de pays comme l'UE. C'est une déflation mondiale ou globale pour parler comme les américanolâtres béats.


V. Quels sont les dangers principaux de la déflation ?

Lisons-les dans l'article fort bien fait que Wikipédia consacre à la déflation :



Au XIXe siècle, la déflation exprime un excès de l'offre par rapport à la demande. Ceci entraîne une diminution de la valeur globale de l'offre, en quantité et en prix. Les entreprises en difficulté baissent leur prix et leur production ce qui approfondit la crise. Les salaires nominaux baissent, empêchant toute reprise émanant d'une augmentation de la consommation des salariés. Dans le même mouvement, quantité de monnaie et crédit s'ajustent à la baisse. Cette guerre des prix provoque de graves conséquences économiques et sociales. La gravité du phénomène réside dans le caractère exogène de sa fin. En effet il faut un événement extérieur pour sortir de la déflation : intervention de l’État, lutte sociale, guerre etc



Lors d'une baisse générale des prix, le gain de pouvoir d'achat pour les ménages ne se reporte pas de manière mécanique sur une hausse de la consommation. En effet si les agents anticipent une baisse durable des prix, ils peuvent être enclin à thésauriser ce gain de pouvoir d'achat en faisant le raisonnement qu'une même somme d'argent permettra d'acheter davantage de biens dans le futur, par rapport à un achat immédiat. Si ce phénomène, appelé effet de revenu l'emporte sur l'effet prix (qui lui incite à consommer davantage lorsque les prix baissent, grâce à la hausse du pouvoir d'achat qui en résulte), alors la demande baisse, la production aussi, et on entre dans une spirale déflationniste. Ce phénomène est aggravé par la hausse des taux d'intérêt réels qui augmente les rendement de l'épargne, et amplifie la thésaurisation. Cette spirale déflationniste s'auto-entretient d'elle-même, et il faut une intervention exogène pour y mettre fin.

https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9flation#Impact_sur_la_dette

Le mécanisme de déflation par la dette exposé par Irving Fisher montre l'impact important de la baisse des prix sur le poids de la dette. En période d'expansion, la confiance règne, les prix augmentent et les agents (ménages, entreprises, État) s'endettent. L'euphorie conduit au surendettement, et les agents commencent à vouloir se désendetter. Les ménages réduisent leur consommation, les entreprises réduisent leurs investissements, l’État réduit son déficit. Si tous les agents se désendettent en même temps, cela conduit à la récession et à la déflation. Le poids réel de la dette (le stock nominal de dettes par rapport à l'indice des prix) augmente, ce qui conduit les agents à renforcer leurs efforts pour se désendetter, par exemple en liquidant leurs patrimoines financiers et réels, ce qui in fine aggrave la déflation.

La déflation impacte la dynamique de la dette des États, ainsi que leur solde public. Leur endettement massif signifie qu'en cas de déflation, il leur faudra rembourser plus qu'avant. Par la dilution du pouvoir d'achat de la masse monétaire existante dans une masse monétaire accrue, l'inflation est un impôt sur la détention de monnaie, au profit de l'émetteur de monnaie ; la déflation a l'effet rigoureusement inverse : le pouvoir d'achat de la masse monétaire existante s'accroît, et l'émetteur de monnaie perd une ressource importante, ce qui réduit son pouvoir d'influence.


VI. En résumé

La déflation est une spirale de récession dont il est très difficile de sortir.
L'économie de marché ne peut pas sortir par elle-même de la déflation car son mécanisme est auto-entretenu.
Pour sortir d'une crise déflationniste il faut une intervention exogène : une guerre, une catastrophe naturelle, une révolution, une lutte sociale ou une intervention étatique forte.


VII. Comment sortir de la déflation ?

Il existe un exemple célèbre de sortie de la déflation des années 30 : la seconde guerre mondiale. Mais en quoi une guerre peut-elle débloquer la spirale déflationniste ? C'est très facile à comprendre. Avec l'entrée en guerre des USA l'état américain a eu besoin d'uniformes, d'armes, de navires, d'avions, de tanks, de camions, de jeeps, de carburant, de bombes, de rations de combat etc. Il a donc injecté dans les circuits économiques des sommes considérables. Le secteur industriel a été certain d'avoir de très grosses commandes et a investi beaucoup de capitaux dans la construction d'usines. Comme tous les hommes jeunes étaient au combat les salaires des travailleurs ont été tirés vers le haut.


VIII. Comment les USA ont-ils financé la seconde guerre mondiale ?

Les USA ont financé la seconde guerre mondiale par l'endettement massif. D'ailleurs en voici la preuve sur ce graphique :



L'endettement US est monté jusqu'à un peu moins de 120% du PIB. C'est l'injection massive de liquidité dans l'économie par le biais de commandes gouvernementales qui a permis de sortir de la spirale déflationniste.

Essayons de comprendre ce qui s'est passé. L'état américain a relancé l'économie par le biais de commandes massives. Il n'a pas distribué d'argent à des individus pour qu'ils s'achètent des voitures japonaises ou des téléphones chinois qui n'existaient pas encore ! Il n'a pas non plus distribué l'argent à la finance d'où il ne s'échappe jamais vers l'économie réelle. Il a distribué de l'argent de manière à ce qu'il ne profite qu'à l'industrie nationale.


IX. La sortie de la déflation

Cela nous permet de comprendre comment sortir d'une spirale déflationniste :

a. Il faut injecter des liquidités de manière massive dans l'économie réelle mais pas sous la forme d'argent donné à des individus soumis à la mode mais sous la forme de prêts à l'investissement et de commandes à des industries nationales. L'argent injecté ne doit pas sortir du pays sans quoi il se produit ce qui se passe depuis les années 90 : les pays occidentaux s'endettent pour distribuer du pouvoir d'achat aux consommateurs qui s'empressent de le dépenser en marchandises produites en Chine. Résultat : l'argent injecté a profité à la Chine et aux pays asiatiques mais pas à l'Occident.

b. Comment faire pour éviter que les consommateurs se précipitent sur les produits bon marché fabriqués en Chine ? Le protectionnisme. D'ailleurs il vaut mieux que l'état investisse l'argent dans des commandes ou dans la production plutôt que de le distribuer aux individus qui de toute manière profiteront des retombées économiques et de la hausse des salaires.

c. Le problème de la dette est très important. Plutôt que de s'endetter auprès du secteur financier l'état peut financer ses emprunts en recourant à des prêts à taux zéro consentis par sa banque centrale. Au pire s'il ne rembourse pas cela créera de l'inflation, ce qui est excellent pour sortir de la déflation.

d. Nous en arrivons maintenant au point crucial : faut-il faire une guerre pour sortir de la déflation ?
Bien évidemment non ! L'état doit investir dans un secteur qui rapporte immédiatement à tous. Les escrocs de l'écologie, les escrologistes, sont déjà dans les starting blocks afin de réclamer un plan de relance colossal pour la transition énergétique.
Il existe la solution raisonnable qui est que tous les états, pas seulement la France, se mettent à investir dans la filière thorium. La terre aurait des réserves pour 10.000 ans au rythme actuel de la consommation d'énergie, largement le temps de mettre au point la fusion nucléaire qui réglerait définitivement les problèmes énergétiques. Les centrales à thorium permettraient même de se débarrasser des déchets nucléaires les plus dangereux. Et cerise sur le gâteau, la France a d'immenses gisements de thorium ! L'état pourrait aussi investir dans la voiture électrique et les transports en commun électriques.


X. La politique et la déflation

Jusqu'à présent tous les politiciens proposent les mêmes politiques :

réduire la dépense budgétaire,
rembourser la dette,
ouvrir les économies par le libre échange unilatéral, par le non contrôle unilatéral des mouvements de capitaux, des transferts de technologies et des mouvements migratoires,
interdire de financer les dépenses de l'état par des emprunts à taux zéros consentis par la banque centrale,
abandonner l'interventionnisme de l'état et renoncer aux politiques industrielles volontaristes.

C'est ce que préconisent presque tous les hommes politiques depuis Montebourg jusqu'à Le Pen en passant par Hollande, Valls, Macron, Bayrou, Fillon, Juppé, Sarkozy. Les seuls qui échappent à cette pensée unique sont les écologistes qui exigent que l'état investisse massivement dans la transition énergétique.

Pour sortir de la déflation il faut restaurer le protectionnisme, le contrôle des mouvements de capitaux, l'interdiction des transferts non souhaitables de technologie, le rôle de la banque centrale comme financier de l'état, les politiques industrielles, la dépense publique ciblée sur les secteurs de l'énergie (filière thorium) et les secteurs d'avenir (véhicules électriques). On pourrait aussi promouvoir un peu l'escroquerie en remboursant la dette en monnaie de singe. Et bien entendu il faut en finir avec la financiarisation de l'économie.

Il est évident que face au défi de la déflation les candidats du système tels que Montebourg de la FAF, Juppé de la FAF, Hollande de la FAF, Macron de la FAF, Sarkozy lié à la CIA, Mélenchon le franc-maçon européiste et mondialiste, Le Pen lié au sionisme, à la franc-maçonnerie et à la perversité mondialiste ne font pas l'affaire. Les seuls qui ont une vision en partie réaliste sont les écologistes. Ils veulent faire la relance par les investissements colossaux de la transition énergétique. Mais tous ceux qui se sont un peu penchés sur la question savent que cette transition vers les énergies renouvelables relève de l'escroquerie pure et simple. Il est regrettable que des personnes comme Asselineau consacrent tant de temps à des sujets insignifiants comme le crétinisme de Macron ou la vacuité de Le Pen. La lutte contre la déflation est le problème majeur de notre époque.


XI. La déflation et le mondialisme

Est-il possible que Janet Yellen soit une imbécile qui n'a rien compris au film ? Est-il possible que les économistes qui l'entourent soient des irresponsables qui n'ont rien pigé à la déflation ? C'est difficile à croire.

Tout laisse à penser que les élites mondialistes ont délibérément orchestré cette crise de déflation afin de réaliser leur calendrier. Les marchés et la finance sont incapables de sortir par eux-mêmes d'une spirale déflationniste. Il faut une intervention extérieure pour le faire. Les écologistes, très proches des milieux mondialistes, sont prêts à proposer leur programme de relance par la transition énergétique. Mais ce ne sera qu'un aspect de la sortie de crise. La déflation est une crise tellement grave et douloureuse qu'elle traumatisera durablement les populations mondiales. Elles seront alors tellement écoeurées du capitalisme libéral et des excès de la financiarisation qu'elles seront prêtes à accepter le modèle collectiviste de l'état mondial qui leur sera proposé. Ce sera un modèle collectiviste pur et dur, avec un contrôle social très fort, où des problèmes qui semblent insolubles dans la France de Juppé, de Hollande ou de Sarkozy se résoudront avec une simple baffe et des mesures coercitives terribles.

Les mondialistes sont très rusés. Ils laissent fuiter l'imminence de catastrophes et incitent les gens à faire des réserves d'eau et de vivres, ce qui n'est d'ailleurs pas une mauvaise idée. Et c'est de ce côté qu'on les attend venir. Mais en fait ils agissent tranquillement, devant tout le monde et les gens ne comprennent pas ce qu'ils font en montant les taux directeurs parce que personne ne le leur explique. On attendait du grand spectacle et c'est une simple mesure de bureaucrate à laquelle personne ne prête attention qui aggravera la crise et conduira le monde vers un hiver économique et social !

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Mourez, mourez, Congolais

Mourez, mourez, Congolais
Mourez, mourez, Congolais, parce que c’est cela la volonté souveraine des Occidentaux, Américains et Européens !
Empoignez-vous, Congolais, puis que vous êtes minables et crétins et que vos vies ne valent rien devant vos yeux et ceux de vos korrigans traditionnels et opiniâtres !
Voyez-vous comment ils essaient de se dédouaner, fuyant d’avance la responsabilité du chaos qu’ils ont planifié contre la RDC ? Ils en parlent comme s’il s’agit d’une friction congolo-congolaise, faisant taire leur responsabilité dans tout ce qui survient ou qui surviendra dans le pays de Lumumba !
Congolais, dites quand vous allez enfin être logiques et conséquents ?
Dites quand vous maitriserez vos verrues qui vous maintiennent prisonniers de vos égos et de votre imbécilité épanouie ?
Comment, chers compatriotes, couvons-nous le feu qui vous embrasera vous-mêmes ? Comme obéissez-vous à ce point aux diktats des Occidentaux comme si vous étiez leurs automates ? Pourquoi bernez-vous le peuple pour l’envoyer à la mort et à la perpétration des actions vandales qui détruiront le peu d’infrastructures dont dispose le pays ?
Nous savons tout, Congolais, mais comment jusqu’ici n’apprenons-nous à résister et à dire non aux impérialistes ?
Quel malheur que jusqu’ici, les Congolais ne soient pas en mesure de tirer de la sagesse de leurs expériences pour renoncer à leurs errements politiques ? La haine, la vanité, la jalousie malmènent les Congolais qui se font des guerres sans merci ! Les Congolais s’empoignent et les Occidentaux font de leur sang, de leurs ruines et de l’exploitation de leur division leurs butins de guerre. Jusques à quand les Congolais se mèneront-ils des guerres en allégeance idiote aux corsaires mondiaux ?
La mort a campé au bout de la perspective et à l’horizon où nous, nous autres Congolais, arriverons le soir.
Qui stoppera notre progression vers le point fatidique ? Il ne s’agit que d’un peu de bon sens et de volonté pour préserver notre patrimoine commun d’une apocalypse évitable à souhait.
L’Occident attise le feu, car il attend son butin, mais tout Congolais sage et conséquent ne doit pas aider l’Occident à brûler et à chambouler la RDC !
Mourez, mourez, Congolais, parce que c’est cela la volonté souveraine des Occidentaux, Américains et Européens !
Empoignez-vous, Congolais, puis que vous êtes minables et crétins et que vos vies ne valent rien devant vos yeux et ceux de vos korrigans traditionnels et opiniâtres !
Samy BOSONGO, Journaliste poète-essayiste, +243811530303, +243901020043

 

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Propos de Jean-Marc Ayrault : une vraie fuite en avant d’une France ivre d’impérialisme

L’Occident néocolonialiste maintient son droit de regard sur la politique et l’économie des pays surveillés, foulant au pied la souveraineté de ces Etats, coachant et appuyant politiques et ONG qui s’y déploient pour les intérêts occidentaux. L’Occident pourtant à l’origine de la déstabilisation de l’Afrique ou de la RDC a développé des stratégies pour paraître saint et innocent face aux incendies qui se créent ou se préparent en Afrique ou en RDC.
Propos de Jean-Marc Ayrault : une vraie fuite en avant d’une France ivre d’impérialisme
Une série des déclarations intrigantes a été faite, lors d’une interview accordée à TV5 Monde, par le ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, Jean-Marc Ayrault. A en croire Jeune Afrique dans l’article y relatif paru ce matin sur son site, entre autres déclarations, le patron du Quai d’Orsay, reproche le Président Kabila de ne pas respecter la Constitution pour garder le pouvoir et de créer les conditions d’une guerre civile. A s’en tenir à Jeune Afrique, « Jean-Marc Ayrault se montre par ailleurs inquiet de la tension sécuritaire et sociale qui règne en RDC. « Il faut absolument que la Constitution soit respectée, qu’une date soit fixée pour les élections et que le dialogue national ait vraiment lieu. Il y a un vrai risque de guerre civile ». Enfin, en accord avec les États-Unis, il brandit la menace de sanctions si la situation venait à dégénérer. « S’il faut passer par les sanctions, on les mettra en œuvre, mais j’appelle surtout à la raison. Si les dirigeants veulent le bien de leur peuple, il faut respecter la Constitution ».
Après le président français, François Hollande, c’est le tour du chef de la diplomatie française de se laisser à des déclarations indélicates et désobligeantes contre le raïs congolais et d’exhiber une fausse analyse de la situation qui prévaut au Congo-Kinshasa. Une incongruité diplomatique et communicationnelle qui en dit long sur le projet du chaos déjà mis en place par les capitales occidentales. L’on se demande même s’il ne s’agit pas d’un bluff étant donné que la France est doublement présente dans le dialogue en cours à la cité de l’Union africaine à travers l’OIF et l’ONU. Et l’examen de la feuille de route du dialogue montre que l’un des principes conducteurs du forum retenus est le respect de la Constitution. Et même lorsqu’on sasse les résolutions du dialogue politique, l’on acquiert vite la certitude que la Constitution n’a pas été violée. Seulement, face à l’impossibilité d’organiser en 2016 les deux élections curieusement appelées de tous les vœux des Occidentaux cette année compte tenu des contraintes techniques vraies, il a été décidé à l’unanimité de toutes les parties prenantes avec l’aval des experts de la SADEC, de l’OIF, de l’UA, de l’UE et de l’ONU présents à ce forum qu’on procède à la refonte totale du fichier électoral. A la raison de produire un bon fichier qui n’entraîne pas de crise postélectorale et qui permette à tous les Congolais de tous les horizons d’exercer leur droit civique et politique de voter. Pourquoi donc le ministre français n’a pas tenu compte des éclairages des experts de l’OIF avant de se prononcer ? La motivation de sa choquante déclaration devient alors évidente et ne s’explique que par la volonté maquillée de la France d’engendrer une situation périlleuse en RDC afin de vendre des armes à la fraction des Congolais qu’elle soutient. Une logique qui va, si elle l’emporte sur le terrain, engendrer le guêpier généralisé en RDC, tout à fait comme ce qui se passe en Syrie, en Libye ou ailleurs au monde où les Occidentaux forgent des incendies pour vendre leurs armes et placer au pouvoir leurs laquais de ligne pure.
Bien d’observateurs ont déjà vilipendé le plan machiavélique des capitales occidentales de déchéance Joseph Kabila, non suivant la volonté de la majorité des Congolais, suivant le programme occidental qui intègre des stratégies à « La fin justifie les moyens », notamment l’instrumentalisation des ONGDH et des leaders politiques qui doivent intoxiquer et inciter les masses populaires qu’ils contrôlent pour chasser le régime kinois actuel du pouvoir. Ce sont Washington, Paris, Bruxelles, etc. qui coachent et soutiennent ces Congolais, alimentant leur intransigeance et extrémisme pour matérialiser les affrontements en RDC si après le 19 décembre Joseph Kabila ne quitte pas le pouvoir.
Par un passé récent, les conclavistes de Genval, auquel s’était joint Moïse Katumbi après son voyage aux USA pour demander à l’administration américaine de sévir plus durement contre le régime congolais, ont été reçus au Quai d’Orsay. Dieu seul sait ce qui a été décidé lors de cette rencontre dont rien n’avait filtré à la presse. Mais seulement, il a été observé qu’après cette réception, les militants du Rassemblement sur les réseaux sociaux se vantaient de l’appui que la France apporterait à leurs leaders pour évincer l’actuel régime congolais après le 19 décembre 2016. Les choses ne peuvent paraître plus claires maintenant pour comprendre le début d’exécution des conspirations ourdies pendant la réception.
En effet, le Parlement belge a récemment aussi légiféré menaçant de couper l’aide bilatérale en faveur de la RDC si l’actuel régime congolais n’organisait pas les deux élections cette année dans le délai constitutionnel. La loi belge a eu, pour effet, de jeter de l’essence sur le feu et d’enhardir le Rassemblement qui s’est fait aussi recevoir par le Quai d’Orsay. Depuis, dans une rhétorique qui est la leur, des cadres du Rassemblement ne jurent plus que par la contrainte au régime congolais afin qu’il organise les deux élections à partir du 19 septembre 2016. Et du 19 au 20 septembre dernier, prétextant une marche pacifique, les cadres du Rassemblement ont poussé leurs zombies aux excentricités vandales et aux tueries. Des émeutes d’une rare cruauté que leurs militants sur les réseaux sociaux présentent comme un avant-goût de ce qu’ils préparent pour l’après 19 décembre. Qui est dans la logique d’une guerre civile ? Qui est derrière le Rassemblement l’appuyant sur plusieurs fronts d’attaque comme les viols de droits de l’homme, les sanctions contre les généraux de la RDC, la publication d’intox et menaces contre le régime congolais, etc. ?
En outre, si l’Occident, notamment la France voulait le bien de la RDC, elle devrait dans l’immédiat cesser d’encourager les épopées apocalyptiques des opposants congolais qu’elle appui en même temps que les USA. C’est l’Occident qui en veut au régime congolais à cause de son souverainisme et de sa main tendue aux Chinois. Il a, pour ce faire, mis au point des alibis, les mêmes, tels des ritournelles rabâchées, dont se servent le Rassemblement et la constellation d’ONGDH au service de la prédation impérialiste des Occidentaux : démocratie, Constitution, etc. Mais en fait de démocratie, l’Occident via ses tentacules, s’active à intoxiquer le peuple afin de le suborner en sa faveur et au profit de leurs marionnettes locales. Si l’Occident était un modèle de démocratie, il laisserait le peuple congolais disposait librement de son sort. Comme tel n’est pas le cas, que conclure dès lors ? Il est aussi déjà connu que la France et les USA sont dans la logique de la reproduction en RDC du schéma burkinabè qui a conduit à la chute de Blaise Compaoré. C’est de cela que pourrait découler une guerre civile si ces deux plus grands pays prédateurs persistent à entretenir l’extrémisme de leurs larbins du Rassemblement et des ONGDH identifiées qui sont à leur service.
Manifestement Jean-Marc Ayrault a maladroitement essayé de rejeter la responsabilité future de ce que son pays et les USA ont déjà planifié contre le régime congolais, décidant en lieu et place de Congolais, au nom de leurs besoins en vertu de leur impérialisme mercantiliste. Si la France et les USA sont francs envers le peuple congolais et qu’ils veulent son bien au point de le préserver des souffrances évitables à volonté, ils n’ont qu’à demander à la fraction des Congolais qu’ils instrumentalisent d’intégrer le dialogue et de se conformer à ses résolutions. C’est cela le schéma de paix à travers le consensus librement dégagé par tous les acteurs politiques majeurs de la RDC avec l’accompagnement onusien.
Samy BOSONGO, Journaliste poète-essayiste +243901020043, +243811530303

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Les USA actionnent plusieurs stratégies du chaos contre la RDC

L’Oncle Sam ne veut plus se borner qu’à instrumentaliser les Congolais pour réussir l’éviction de Joseph Kabila de la magistrature suprême. Les structures fantoches et conjoncturelles mises en place peinent à réussir la mission de sous-traitance leur confiée si bien que les USA eux-mêmes résolvent de se présenter au front. Sanctions contre les généraux congolais sur base de prétextes, les déclarations de ses envoyés spéciaux, l’appel lancé aux ressortissants américains non nécessaires au Congo de le quitter, la surveillance accrue du Conseil de sécurité des Nations unies dominées par les USA, voilà autant d’actions qui montrent que Washington est maintenant dans une envolée d’agir lui-même contre un pays qu’il écrase et chamboule depuis son indépendance.
Les USA actionnent plusieurs stratégies du chaos contre la RDC
Les réseaux sociaux grouillent, depuis le week-end dernier, des publications faisant de l’appel lancé aux ressortissants américains présents sur le territoire congolais de le quitter au plus vite, en raison de la tension ascendante qui s’y observe. Cet appel de l’administration américaine a fait réagir, de plusieurs façons différentes, les Congolais. Quand ceux qui font partie des structures fantoches mises en place par les Américains pour initier l’éviction de Joseph Kabila afin de faire croire à une friction congolo-congolaise exaltent cet appel américain comme la sonnerie du glas pour le régime kinois actuel, les observateurs y décèlent une action de prédation activée et subtile. Pour plusieurs ténors de la majorité présidentielle, l’appel américain a été perçu comme une tactique d’ensemencement et de propagation de psychose dans le chef de Congolais afin de faire croire à un bordel prévalent par le temps qui court en RDC. Mais lorsqu’on y regarde bien, il est possible d’en dégager plusieurs conclusions.
Les USA s’en tiennent au stratagème apocalyptique
Ainsi qu’ils l’ont fait au Burkina-Faso au dernier trimestre de 2014, les USA veulent, comme ils l’ont tenté depuis janvier 2015 jusqu’aux dernières émeutes du 19 au 20 septembre dernier, flamber au besoin la RDC pour réussir à évincer Joseph Kabila de la présidence congolaise. Ainsi qu’ils l’ont fait en Irak, en Ukraine, en Libye, en Syrie, etc., les USA veulent engranger la RDC dans la spirale des violences meurtrières et vandalistes ainsi que d’une guerre civile entre partisans du régime actuel et les acolytes du Rassemblement coachés par les Occidentaux. Pensez au bilan d’une telle confrontation ! Mais, tout cela ne dit rien aux Américains qui entendent sacrifier la RDC sur l’autel de leurs visées impérialistes.
Les USA ont ôté leur masque de pharisaïsme
Comme ils ne sont pas des enfants, peut-être qu’ils sont ivres de leur puissance prédatrice comme la justice du plus fort est toujours la meilleure, ils savent qu’en se déployant comme ils le font, les analystes du camp des nationalistes congolais vont avoir davantage des preuves que les USA sont à l’origine de la déstabilisation de la RDC via l’instrumentalisation de leurs larbins contre le pouvoir et ses partisans. Ils agissent maintenant ouvertement, se moquant éperdument du qu’en dira-t-on ou de comment les Congolais et le monde vont réagir. Brouillant les débats politiques sur les causes des problèmes congolais par le biais de leurs intellectuels déployés sur les réseaux sociaux et dans les médias, les USA ont réussi à semer le flou dans tout débat de quête des causes des maux de la RDC. Avec leurs faux-fuyants de la démocratie, du respect des droits de l’homme et de la démocratie, les USA s’affichent en saints chez les Congolais mal informés alors qu’ils sont, en réalité, fauves et rapaces vis-à-vis des frères et sœurs de Lumumba.
Les USA n’en démordent pas dans l’option de sacrifier les Congolais
Le schéma sous-jacent la déclaration ou la mesure américaine est celui de l’hécatombe des Congolais qui vont s’empoigner et dont les biens seront détruits. D’après les sources historiques et celles des théoriciens du complot, les USA sèment le bordel en RDC depuis son indépendance pour ses besoins d’hégémonie sur le monde. De nombreux leaders congolais ainsi que la population ont été tués et continuent de l’être à cause de l’agenda néo-colonialiste des USA contre la RDC.
Les Congolais instrumentalisés sont prêts à faciliter la prédation de leur pays
Ces Congolais sont dans les structures fantoches et conjoncturelles dont la création a été financée par les USA et comme, des enfants de chœur, ils chantent ce que Washington leur prescrit de clamer partout : démocratie (alors qu’ils empêchent au peuple congolais de s’exprimer librement, le trompant et l’intoxiquant pour agir dans le sens des intérêts américains), alternance, respect de la Constitution( rien que pour en utiliser l’alibi afin de justifier l’élimination de Joseph Kabila de la course prochaine au pouvoir).
Pour cette catégorie de Congolais, il faut la mort pour se libérer du joug de Kabila qui serait soutenu par le Rwanda alors que celui-ci est l’Etat esclave attitré et notoire des USA grâce auquel ils déstabilisent le régime de Kabila. En écoutant les leaders du Rassemblement qui sont autant de larbins pour les USA, ces Congolais, tels des automates ou des animaux, meurent pour rien, mais on leur fait croire qu’ils meurent comme martyrs de la démocratie. Pourtant, en réalité, ils meurent pour rendre effective et plus ravageur la prédation impérialiste à l’américaine dans le pays de Béatrice Kimpa Vita.
Les nationalistes congolais doivent être aux aguets
Qu’il s’agisse d’une diversion ou d’un bluff, les vrais nationalistes congolais de tout bord doivent redoubler de vigilance et se mobiliser pour barrer la route aux Américains et à leurs zombies congolais mauvaisement ambitieux, égotistes et inexplicablement inconséquents. Il faut, aux nationalistes congolais, prendre très au sérieux la menace américaine et être prêt pour tout afin de défendre la souveraineté de la RDC et les vrais intérêts du peuple congolais dont les korrigans attitrés, invétérés et opiniâtres sont les USA.
Ceux-ci sont en train d’actionner plusieurs stratégies du chaos contre la RDC. Ils l’ont fait par le passé et ils n’en démordent pas. Le nombre de morts et l’ampleur de dégâts dans le camp congolais ne leur disent rien. Ce sont seuls leurs intérêts qui comptent à leurs yeux, peu importe la façon dont ils y accèdent. Les Congolais vont-ils eux-mêmes comme des crétins cautionner leur retour ou éternité dans l’échaudoir américain ? C’est en désapprouvant franchement et résolument les méthodes américaines et en refusant d’obtempérer à leurs appels aux troubles que le peuple congolais fera échec au plan prédateur des Etats-Unis qui agissent à leur égard comme celui qui a trouvé du miel et pour l’accès auquel, il s’active à tuer les abeilles. Le miel, c’est l’ensemble des richesses congolaises et, les abeilles, c’est le peuple congolais.
Samy BOSONGO, Journaliste poète-essayiste, +243901020043, +243811530303


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LE MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE EST CONDAMNÉ À PÉRICLITER

Le mode de production capitaliste (MPC) repose sur la valorisation (reproduction élargie) du capital et sur son expropriation. Pour ce faire, le capital aliène le travail – se l’approprie.
LE MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE EST CONDAMNÉ À PÉRICLITER
Les fondements du mode de production capitaliste

Le mode de production capitaliste (MPC) repose sur la valorisation (reproduction élargie) du capital et sur son expropriation. Pour ce faire, le capital aliène le travail – se l’approprie. Il exproprie les fruits du travail qu’il transforme en marchandise commercialisable – transformant ainsi le travail humain en marchandise afin d’en extirper la plus-value que le capital s’approprie. De fait, c’est cette transformation du travail humain en marchandise qui permet au capital de transformer toute réalisation humaine en marchandise ce qui inclut la production de marchandises intellectuelles tels les inventions, les brevets, les œuvres d’art, etc. Le capital fait du travail vivant, fait du travailleur, une extension de la machine – des moyens mécaniques de production, mais aussi, aujourd’hui, des moyens informatiques, numériques, cybernétiques de production. L’argent, sous ses multiples formes, que d’aucuns stigmatisent et accusent de tous les maux, n’est qu’un intermédiaire qui opérationnalise ce processus en le rendant pus fluide.

Pour ce qui a trait à la mécanisation de la production, Marx a bien décrit le processus en action sous le capitalisme triomphant de l’Angleterre du XIXe siècle, au cours de sa phase impérialiste moderne ascendante. Cependant, Marx ne pouvait décrire le même phénomène relativement au travail intellectuel, scientifique, cybernétique puisque ces développements étaient peu avancés à son époque.

Aujourd’hui, ceux qui étudient le phénomène de numérisation et de robotisation des moyens de production ont bien perçu l’ampleur du phénomène numérique, informatique, technologique, scientifique qui ne contredit en rien la dialectique générale opposant les moyens techniques de production, ou capital mort, au travail salarié, ou capital vivant, dans le cadre des rapports de production capitalistes (1). Via les moyens cybernétiques de production, le travail intellectuel rejoint le travail manuel qui ensemble fusionne dans l’aliénation du travail salarié sous la dictature oppressive du capital, lui-même soumis aux lois impératives de sa reproduction élargie que les marxistes appellent l’accumulation du capital.

Intégration-expansion et intensification-approfondissement

Allons plus loin, si le mode de production capitaliste ne s’effondre pas immédiatement, alors même qu’il est traversé de multiples contradictions qui obèrent son développement, cela est dû à deux phénomènes concomitants :

Premièrement, le mode de production capitaliste intègre et absorbe, pourrait-on dire, les dernières terres, les derniers peuples, les derniers grands groupes paysans agraires vivant quasi sous le féodalisme que l’on appelle « néocolonialisme ». Des populations que le capital n’avait pas encore totalement intégrées à son processus de reproduction élargie ; des contrées marginalisées, excentrées, ou le capital, pourtant présent, se contentant de collecter la rente ; de spolier les ressources en les transformant minimalement localement ; d’exploiter une portion de la population, laissant la majorité, tels des clients en jachère, sous le joug des anciennes classes dominantes, en marge de l’industrialisation. Ce sont la Chine, l’Inde, l’Asie du Sud-Est et l’Afrique... Ce processus d’intégration rapide de ces régions au mode de production hégémonique donne lieu à l’apparition des puissances capitalistes « émergentes » et bouleverse les rapports de forces au sein de l'impérialisme mondialisé. Cet apport de nouvelles forces de travail productives permet au mode de production de poursuivre sa valorisation et sa reproduction élargie du capital et cela fonctionnera aussi longtemps que ce processus d’expansion géographique ne sera pas complété. Pour ce faire, le mode de production capitaliste doit achever la destruction des anciens rapports sociaux de production précapitalistes (néocolonialistes), d’où ces multiples guerres aux confins de la Terre qui forcent la migration de millions d’hommes et de femmes prolétaires qui transfèrent leur misère d’un continent à un autre, jusqu’en Occident, où ces transformations économiques et sociales ont eu lieu bien avant. Nous n’assistons en cela qu’a la mise à niveau du tiers-mode « néocolonial » et « émergent » et à l'apparition de nouvelles puissances dans le monde impérialiste. Il s’agit ici d’un processus économique d’expansion géographique et démographique de l’exploitation de la force de travail mondial visant la reproduction élargie du capital international (c’est ce que l’on appelle l’impérialisme moderne, ascendant dans les pays « émergents », alors qu’il est déclinant dans les pays d’Occident).

Deuxièmement, le développement des moyens scientifiques, numériques, informatiques, cybernétiques de production permet une intensification de l’exploitation de la force de travail pour assurer la valorisation et donc la reproduction élargie du capital international.

La contradiction fondamentale qui paralyse le développement

Ce second processus est contradictoire avec le premier. En effet, l’expansion géographique accroit le nombre de prolétaires aliénés et augmente la quantité de force de travail exploité et ainsi fait augmentée la valeur totale de cette force de travail (le salaire nécessaire global est en hausse d’où une baisse relative du surtravail et du taux de plus-value) ce qui réduit le taux d’exploitation moyen du travail salarié. Le second processus – l’intensification de l’exploitation de la force de travail par la mécanisation - robotisation - numérisation - innovation réduit la quantité de force de travail vivant nécessaire à la production et surtout réduit sa valeur relative (par unité de marchandise produite même si le salaire des servants des machines robotisées augmente). Ce processus appelé « hausse de productivité du travail » va dans le sens d’une augmentation du taux d’exploitation de la force de travail salarié et d’une hausse du taux de plus-value. Ce processus intéresse particulièrement le capital productif (industriel), alors que le capital rentier, roturier, s’en désintéresse, s’efforçant plutôt de capter la plus-value sous forme de rente spéculative. Ici précisément, le contrôle que les banquiers exercent sur l’argent (le capital monétarisé, le capital financier) leur permet de s’emparer d’une partie de la valeur créée dans la sphère de la production industrielle. Il s’ensuit une dichotomie entre le clan des capitalistes industriels et commerciaux et le clan des capitalistes financiers, banquiers et boursiers. Il faut bien comprendre cette mécanique dialectique. D’un point de vue matérialiste, ce ne sont pas les acteurs économiques – industriels, banquiers, spéculateurs boursiers, commerçants, administrateurs, personnels politiques, qui composent leur rôle dans la sphère de reproduction et de circulation du capital. Ces différents rôles, ou tâches sont inhérents – consubstantiels – au processus de reproduction du capital. Si l’un ou l’autre de ces acteurs économiques ne jouent pas son rôle prédéterminé, la main invisible du marché le fera phagocyter par ses concurrents. Voilà pourquoi, les solutions réformistes visant à modifier la mécanique de fonctionnement du capitalisme ne peuvent fonctionner. Elles sont pures illusions, une façon d’occuper la petite bourgeoisie paupérisée, victimes vindicatives, comme le prolétariat de surcroit, du déclin de ce mode de production moribond.

Bien entendu, le phénomène d’expansion géographique aura une fin, et le phénomène d’intensification de l’exploitation aura aussi une fin. Du moment que toutes les populations du globe auront été soumises au salariat l’expansion s’essoufflera. À l’instant où plus aucune force de travail vivante ne sera requise pour produire et reproduire le capital – quand des robots produiront les robots, l’objectif de la cybernétique – c’en sera fini de l’intensification de l’exploitation du travail salarié. Toutefois, nous pensons qu’il y aura toujours une certaine quantité de force de travail vivante intégrée dans la marchandise – y compris dans la marchandise que l’on appelle les « robots producteurs de robots », ne serait-ce que la force de travail intellectuel des concepteurs et des programmeurs des robots producteurs de robots. Par contre, le cout de production de cette force de travail hautement spécialisée sera amplifié.

Pour résumer, moins de main-d’œuvre salariée plus couteuse (à former) produit plus de marchandises moins couteuses à produire (contenant moins de valeur, moins de force de travail vivante), engendrant un chômage important, ce qui par ricochet réduit la valeur moyenne de la marchandise main-d’œuvre non spécialisée et provoque des conflits sociaux récurrents alors que le taux de profit moyen va en diminuant.

Donc, la quantité de travail salarié vivant requise pour produire les marchandises est en baisse drastique (par unité produite). Une large part du prolétariat est déjà superflu, voire nuisible, des bouches inutiles à nourrir et à reproduire, un fardeau social qui grève la reproduction élargit du capital. Et ces affamés qui traversent les continents à la recherche de travail salarié apportent avec eux des mœurs et des coutumes dans lesquelles la bourgeoisie occidentale ne se reconnait pas et qu’elle voudrait éradiquer en lançant les prolétaires occidentalisés guerroyer contre les prolétaires orientalisés. Ultimement, les lois mécaniques du capitalisme forceront la classe capitaliste mondialisée à se débarrasser de ce bois mort, de ce fardeau social, de ces prolétaires surnuméraires.

Le modèle chinois de développement capitaliste en phase impérialiste

Un exemple simple et contemporain suffira à illustrer cette dialectique paradoxale. En Chine capitaliste, 350 millions de paysans ont déjà été prolétarisés (pour une population active totale de 775 millions d’individus). Leur niveau de productivité augmentant (environ 6,6 % annuellement) ceci fait de la Chine la première puissance industrielle au monde (pas encore la première économie mondiale, mais ça viendra). Mais voilà qu’il reste environ 350 millions de paysans chinois à prolétariser. Ils se déplacent en masse vers les mégapoles urbaines à la recherche d’emplois. C’est-à-dire, que ces millions de paysans cherchent à vendre l’unique marchandise qu’il possède, leur force de travail, contre un salaire nécessaire, sachant qu’ils abandonneront aux propriétaires de l’usine (étatique bourgeoise ou privé bourgeois) leur surtravail, la plus-value qui sera réalisée seulement quand la marchandise sera commercialisée et vendue (transformée en monnaie, ce qu’espère le banquier chinois). Mais la Chine a bien peu d’emploi industriel rémunérateur à offrir à ces millions de paysans nouvellement urbanisés (13 millions d’emplois ont été créés en 2015, surtout dans les services tertiaires de proximité), car la concurrence marchande des autres puissances impérialistes mondialisées force le capital chinois internationalisé à robotiser sa production pour réduire le prix de ses marchandises, soutenir le niveau d’exploitation de la force de travail et maintenir le taux de plus-value général, sinon le capital migrera hors de Chine attestant en cela que la Chine capitaliste est bien intégrée au monde impérialiste globalisée.

Fin 2016 la Chine aura acheté plus de la moitié des robots mécanisés, numérisés, produits dans le monde entier. Cela amène la Chine à saquer des millions de prolétaires déjà embauchés (2). Pire, les consommateurs des pays avancés n’ont pas l’argent requis pour acheter la totalité des marchandises industrielles produites par la Chine et sa production double tous les sept ans. De plus, les capitalistes commerciaux occidentaux paient les capitalistes chinois en crédit-dettes, en dollars de pacotilles, et demain – au moment du grand krach boursier – cette monnaie de singe disparaitra en fumée ainsi que les fortunes boursières des milliardaires du monde entier, y compris celles des milliardaires chinois totalement intégrés à l’économie impérialiste globalisée. Le mode de production capitaliste d’État en Chine ou aux États-Unis ne peut pas résoudre de telles contradictions, quelle que soit la clique de potentats qui dirige le Parti « Communiste » chinois ou la Maison-Blanche. Les krachs boursiers internationaux répétés sont les manifestations de cette contradiction qui oppose le capital industriel productif mondial (comprenant le capital vivant salarié) et le capital financier international spéculatif et parasitaire (3).

Deux forces convergentes minent le mode de production capitaliste

Ce double processus d’expansion et d’intensification de l’exploitation du prolétariat par le capital mondial est le fruit de deux forces convergentes ; d’une part, le capital occidental délocalise ses unités de production vers les pays de la périphérie afin de réduire la portion du salaire nécessaire ; et, d’autre part, le capital national se consolide dans les pays « émergents » qui s’intègrent au capital mondial. Le développement impérialiste, inégal et combiné, se répartit ainsi différemment géographiquement, mais sa mécanique générale de reproduction élargie demeure la même et se bute aux mêmes paradoxes. Ces bourgeoisies indigènes des puissances « émergentes », en accédant au pouvoir économique, réalisent la nécessité de consolider leur pouvoir politique national. Au cours du XXe siècle, ces bourgeoisies nationalistes (tiers-mondistes) sont même parvenues à mobiliser la paysannerie, le prolétariat national et la gauche bourgeoise en faveur de leur émancipation de classe, édifiant leur pouvoir capitaliste national sur le sang des peuples autochtones, ce que la gauche bourgeoise appela les « luttes de libération nationale pour le droit à l’autodétermination des peuples ». Les guerres civiles et leurs carnages, qui ravagent l’Afrique notamment, à chaque élection bourgeoise téléguidée, ne sont rien d’autre que les manifestations de ces disputes entre clans bourgeois nationaux commandités par une puissance impérialiste ou par une autre. Rien à voir avec l’émancipation de la classe ouvrière et du prolétariat.

Ce rapport dichotomique entre le processus d’expansion des régions d’exploitation du capital productif mondial – et le processus d’intensification de l’exploitation du capital dans chacune des régions entraine la paralysie des forces productives – annihile les efforts de valorisation du capital productif et plonge le capital mondial dans une suite de crises systémiques dont les Krachs boursiers, les crises de la dette, l’inflation monétaire, la déflation, la récession et la dépression économique sont des manifestations qui rongent le cœur de la mondialisation dite « néolibérale ». Du jour où le capital productif ne peut plus se valoriser pour se reproduire – le mode de production capitaliste est condamné. C’est ce que nous appelons la décadence du mode de production capitaliste, dont les manifestations sont multiples et interpellent les médias, les ONG, les syndicats et les petits bourgeois de gauche, abandonnés et paupérisés, qui s’émeuvent de leurs chèques de paye nouvellement amputés par l’austérité. La classe ouvrière connait depuis longtemps cette dégradation de ses conditions de vie et de travail. La classe ouvrière vit sous l’austérité depuis nombre d’années et y résiste depuis longtemps, mais ce ne sera pas suffisant.

La dialectique matérialiste contre le « complotisme »

Attention, contrairement aux théoriciens du complot mondial, contrairement aux altermondialistes et autres réformistes de tout acabit, qui imaginent un comité central international et un Bureau politique bancal – regroupant des milliardaires malfaisants – planifiant consciemment une guerre thermonucléaire pour faire disparaitre quelques milliards de prolétaires solidaires, nous pensons que ces milliardaires, regroupés en alliances impérialistes mondiales concurrentes (OTAN, Alliance de Shanghai, BRICS) – eux-mêmes en concurrence inter capitaliste au sein de chacune de leurs alliances – seront poussés inexorablement à provoquer une guerre thermonucléaire planétaire comme ils le furent lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. L’assassinat d’un Archiduc ne constituera qu’un fait divers dans cette galère, tout comme l’incendie du Reichstag ou l’effondrement du World Trade Center. Le mode de production paralysé appellera des malfrats au pouvoir pour représenter le patronat, et fera la partie belle à quelques psychopathes au service du capital internationalisé, que les médias bourgeois dégénérés présenteront comme une solution aux difficultés d’un monde enflammé. Cette soi-disant “solution” apocalyptique n’en sera pas une – pas davantage que la Première et la Seconde Guerre mondiale n’ont entravé la marche funèbre du capitalisme sénile.

La guerre ou la révolution ?

C’est tout ceci qui nous fait dire que la classe prolétarienne internationale est coincée et réellement en danger. Ou bien le prolétariat se mettra en marche, massivement, en tant que classe sociale consciente, et renversera le capital, son État bourgeois, cette superstructure obsolète, incapable d’assurer le développement des moyens de production, d’échanges et de communication ; – ou bien le prolétariat se verra retranché des milliards de bras pour que ce mode de production décadent reprenne son processus de reproduction ascendant dans les conditions du siècle précédent. L’expérience passée nous laisse croire que la guerre thermonucléaire sera nécessaire pour déclencher le réflexe salutaire des prolétaires. Le mode de production capitaliste est condamné à péricliter mais pour s’effondrer le prolétariat devra le renverser.

Camarades, protégez-nous de « l’avant-garde », nos ennemis on s’en charge ! Prolétaires du monde entier, unissez-vous !


(1) http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/titre/
(2) http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/la-chine-premiere-economie-mondiale/
(3) http://www.les7duquebec.com/7-au-front/leconomie-socialiste-marx-lenine-staline-et-le-vietnam/

L’ARTICLE EST DISPONIBLE SUR LE WEBMAGAZINE http://www.les7duquebec.com/7-au-front/le-mode-de-production-capitaliste-est-condamne/

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Pourquoi la Russie a retiré son aviation d’Iran

Les bombardiers stratégiques et tactiques russes Tupolev Tu-22M3 et Soukhoï Su-34 n’utiliseront plus la base de Hamedan en Iran pour réaliser des missions dans le ciel de la Syrie. Selon les militaires et les experts du Proche-Orient, la première expérience de coopération militaire entre la Russie et l’Iran s’est conclue par un échec en raison de plusieurs erreurs techniques et diplomatiques de Moscou
Pourquoi la Russie a retiré son aviation d’Iran
L’aviation militaire russe cesse d’utiliser la base iranienne de Hamedan dans la guerre contre les islamistes de Daech en Syrie, a déclaré lundi le général de bridage Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense.
Tous les objectifs posés devant les bombardiers stratégiques et tactiques Tu-22M3 et Su-34 ont été atteints, a-t-il affirmé. Les appareils ayant participé aux missions depuis la base de Hamedan sont rentrés en Russie.
Igor Konachenkov a ajouté que la base iranienne pourrait être utilisée à l’avenir également en fonction de la situation en Syrie.
Pourtant, l’annonce de la présence d’avions russes dans Hamedan avait été faite tout récemment, le 16 août dernier.
Première erreur
« Les Russes veulent montrer qu’ils sont une superpuissance pour se garantir un rôle dans l’avenir politique de la Syrie et on a constaté dans ce contexte une volonté de se mettre en avant, sans égard [pour l’Iran] », a indiqué le ministre iranien de la Défense, Hossein Dehghan, dans une interview a Associated Press après la déclaration de Moscou sur les missions accomplies par des Tu-22M3 depuis la base de Hamedan.
Selon Vladimir Ievseïev, analyste militaire et directeur adjoint de l’Institut des pays de la CEI, Téhéran s’est offusqué que les déclarations des leaders politiques russes n’aient pas été concertées avec lui. « Téhéran est un partenaire très compliqué et toute nouvelle doit être annoncée aux médias en commun. Il était nécessaire d’organiser une intervention de l’ambassadeur d’Iran à Moscou, Mehdi Sanai, et du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, où les deux hommes auraient fait une déclaration commune sur l’utilisation de la base militaire. Or, la Russie a livré l’information à la presse unilatéralement, par le biais de militaires », a-t-il expliqué.
Les experts font remarquer qu’il existe en outre plusieurs raisons politiques pour lesquelles il était indispensable de rapatrier les bombardiers en Russie.
Raisons politiques
Toujours d’après Vladimir Ievseïev, la Russie doit également tenir des consultations avec l’Arabie saoudite au sujet du règlement de la crise syrienne. Car pour Riyad, déployer des troupes russes chez son ennemi régional numéro un (l’Iran, ndlr) équivaut à agiter un chiffon rouge devant un taureau, a-t-il noté.
« En ces temps de Genève-3, il est important d’avoir des négociations avec toutes les parties concernées par le conflit, tant avec les partenaires occidentaux qu’avec l’opposition syrienne. L’utilisation de la base aérienne par nos avions est pour tous les participants un facteur irritant », a-t-il constaté.
Problèmes techniques
La Russie était déjà « passée » à Hamedan pour le ravitaillement de ses avions avant le début de l’opération en Syrie et pendant le transport de son contingent militaire vers Hmeimim à l’automne 2015.
« La base était initialement exploitée en qualité de terrain d’escale pour le ravitaillement des appareils russes. C’était la même chose cette fois pour les Tu-22M3 qui y faisaient escale pour des opérations techniques et la poursuite du vol », a dit Nina Mamedova, directrice du département de l’Iran à l’Institut d’orientalisme.
Les experts soulignent qu’une série de problèmes techniques a surgi en août 2016 à l’issue des deux premiers jours de missions de combat.
  Pour rendre l’aviation entièrement opérationnelle, il était nécessaire de déployer en Iran un poste de commande avec les canaux de communication appropriés, ainsi que de construire un entrepôt dûment gardé et desservi pour les munitions des Tu-22M3 qui peuvent en emporter chacun jusqu’à 20 tonnes.  
« En outre, le statut des militaires russes en Iran n’a pas été défini et de sérieux problèmes auraient pu se poser en cas d’accident même mineur, car ils ne possèdent pas l’immunité diplomatique comme nos soldats en Syrie », a poursuivi Vladimir Ievseïev.
Les experts font observer que pour prendre à bail et exploiter la base aérienne, les parlementaires russes et iraniens doivent signer un accord précisant tous les aspects techniques et diplomatiques de la présence des militaires russes en Iran.
La coopération militaire a de l’avenir
Les analystes considèrent le retrait du contingent russe comme une mesure provisoire.
« L’aviation russe est pratiquement la seule couverture des soldats iraniens en Syrie. Selon les dernières données, les combats dans le pays ont fait plus de 400 morts parmi les militaires iraniens. Ce sont des pertes importantes », a souligné Vladimir Ievseïev.
Les experts indiquent qu’il est nécessaire d’étudier plus en profondeur l’idée de l’utilisation de Hamedan par l’aviation militaire russe. Toutefois, en cas d’aggravation de la crise, les avions y seront transférés rapidement.


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South Stream ou Turkish Stream : le dilemme de la Russie

Moscou doit choisir entre deux projets de gazoducs passant par le fond de la mer Noire: via la Turquie ou via la Bulgarie. Les deux recèlent leurs risques politiques, avertissent les experts.
South Stream ou Turkish Stream : le dilemme de la Russie
A l’issue de la rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le leader turc Recep Tayyip Erdogan, tenue le 9 août à Saint-Pétersbourg, les responsables russes ont annoncé l’éventuelle relance de deux grands projets gaziers : South Stream et Turkish Stream. La Russie et la Turquie ont repris les négociations sur la construction du gazoduc Turkish Stream, a indiqué le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak. Dans ce contexte, Vladimir Poutine estime que le pays pourrait également revenir à l’examen du projet South Stream qui prévoit la construction d’une conduite vers la Bulgarie puis vers les pays d’Europe méridionale. « Désormais, les simples intentions ne suffisent plus. Les garanties juridiques doivent être en béton armé », a souligné Vladimir Poutine.
Les deux projets de gazoducs prévoient la livraison de gaz par le fond de la mer Noire à raison de 63 milliards de mètres cubes par an. La Russie se proposait initialement de réaliser South Stream, mais en décembre 2014, le projet a été gelé sur l’initiative de la Bulgarie sous pression de la Commission européenne. Les autorités bulgares ont déclaré que le projet n’était pas conforme au troisième paquet énergie qui proclame la séparation entre la gestion infrastructures d’une part et les activités de livraison d’autre part. Le géant russe Gazprom insistait sur le fait que ces normes ne peuvent pas concerner South Stream, l’accord sur ce projet ayant été signé avant l’adoption du troisième paquet énergie. Dans cette situation, Vladimir Poutine a annoncé à la fin de 2014 la réalisation d’un nouveau projet, Turkish Stream qui, en fait, prévoyait de diriger le tuyau au fond de la mer Noire vers la Turquie. Toutefois, après que les forces aériennes turques eurent abattu en novembre 2015 un avion russe, le projet a été suspendu.

L’heure du choix

Selon les experts, les deux projets recèlent de sérieux risques politiques, mais la position de l’Union européenne sur le troisième paquet énergie étant inchangée, Turkish Stream reste préférable pour la Russie. Le hic, c’est que Gazprom se retrouve ainsi dépendant de la Turquie. « La Turquie recèle d’importants risques en tant que pays transitaire », a expliqué à RBTH Sergueï Khestanov, conseiller en macroéconomie du directeur général de la société de courtage Otkrytie Broker. Selon lui, en cas de construction de la conduite via la Turquie, cette dernière détiendra un instrument de pression politique sur la Russie, comme l’Ukraine aujourd’hui. Qui plus est, le monopoleur gazier turc Botas s’est d’ores et déjà adressé à l’arbitrage international pour réclamer un rabais de la part de Gazprom.
Toutefois, à la différence de la Bulgarie qui doit se conformer aux exigences de la Commission européenne, la Turquie prend elle-même ses décisions. « Si la Turquie adhère à l’UE, il sera impossible de s’entendre, car la construction de South Stream avec embranchement sur la Grèce et la Bulgarie a été bloquée justement par la Commission européenne », a rappelé à RBTH Gueorgui Vachtchenko, directeur des opérations sur les marchés russes de la société d’investissement Freedom Finance.

Gaz à prix bas

Il existe un autre danger pour les deux projets : sur fond de gel des gazoducs en mer Noire en 2016, la Russie a annoncé l’élargissement de Nord Stream, conduite qui passe par le fond de la mer Baltique. Cette situation recèle le principal risque pour Turkish Stream et South Stream, qui émane non des décisions politiques, mais est lié au prix bas du gaz. En effet, le prix du gaz est indexé sur celui du pétrole et ce dernier reste toujours très bas. « Aujourd’hui, l’économie ne fait pas le jeu des deux gazoducs parce que le prix du gaz à la frontière de l’Allemagne était arrivé il y a un mois à son minimum et il n’atteindra sans doute pas son maximum, qui conférait leur bien-fondé aux conduites en mer Noire », a indiqué à RBTH Ivan Kapitonov, de l’Académie présidentielle russe de l’économie nationale et de l’administration publique. Selon lui, South Stream et Turkish Stream reviennent très cher. Ainsi, le second coûte presque 2 milliards d’euros de plus que Nord Stream-2 largement développé ces dernières années.
Les capacités existantes des gazoducs sont aujourd’hui déjà superflues, assure Sergueï Khestanov. « Si le transit ukrainien fonctionne convenablement, il n’y aura plus aucun besoin de construire de nouvelles conduites », a-t-il noté. Du point de vue économique, il n’existe qu’une seule solution juste : la construction de Nord Stream-2 qui permettra de renoncer au transit ukrainien, a ajouté Ivan Kapitonov. En outre, a-t-il fait remarquer, les négociations sur South Stream et Turkish Stream ne feront que renforcer les positions de la Russie lors des rencontres avec ses partenaires d’Europe septentrionale.

L'original de l''article: http://fr.rbth.com/economie/2016/08/12/south-stream-ou-turkish-stream-le-dilemme-de-la-russie_620387

Lire aussi : Russie, Turquie : un partenariat stratégique… vraiment ? (http://fr.rbth.com/international/2016/08/11/russie-turquie-un-partenariat-strategique-vraiment_620133)

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Le Tsar et le Sultan changent la donne des Yankees

La politique qui vise à garder la confiance des marchés perd la confiance du peuple." Pierre Bourdieu
Le Tsar et le Sultan changent la donne des Yankees

Suite à ma présente et modeste analyse, vue sous un angle ou je me suis fait une fenêtre pour voir plus clair ce qui se passe dans ce proche et moyen orient ou le pétrole et son routage géographique font apparaitre des dissensions économiques, culturelles, religieuses…. Partant à travers des constats purement médiatiques ma seule et unique source de breuvage, sur tout ce qui se passe dans cet espace et plus particulièrement en Syrie. Il y a certes, de grandes manigances, de stratégies géopolitiques et géo-structurelles qui ont été mises en place par les USA avec des sous traitants de l’OTAN comme la France, la Grande Bretagne, la Turquie et enfin les vassaux larbins qui ne font pas partie du jeu stratégique mis en place , ils sont bons pour la fourniture des pétrodollars( via des contrats d’armement ) , la provision de la chair à canon, la mise en œuvre de la sédition et de propagation de l’esprit « takfiriste » , « wahhabite » et « islamiste » .
La stratégie misanthropique destinée aux dirigeants du golfe pour ne pas refaire l’erreur de l’invasion de l’Irak par les coalisés et qui s’est avérée couteuse en matériel, soldats et finances., Les USA se sont armée par la nouvelle conception de la « théorie du chaos » pour déshabiliter , ensuite liquider les chefs, détruire l’état, pulvériser l’armée et enfin déterminer le sort du pays selon la même intention de ce qu’avait déjà fait « Syke et Picot ». Pour cela, il s’agissait d’armer Al-Qaida ( Daech et Nosra) via des pseudo rebelles « terroristes modérés » chargés de faire le boulots recommandé par les USA et parrainé par les sionistes.
Cela fait plus de cinq années de manigances destructives, de stratégie de la mort, de massacre, d’envoi de terroristes venus d’ailleurs( 360 milles terroristes et une cagnotte de 45 milliards de $)… pour effacer la Syrie, le président- le peuple-l’armée- l’état et le pays afin que la sécurité totale revienne à Israël par l’élimination du Hizb Allah et l’affaiblissement de l’Iran mais aussi de la Russie..Bachar Al Assad avait bien compris la conspiration sioniste, des yankees et du sultan ottoman ; il avait consolidé l’axe Iran –Irak-Liban et Russie pour faire renverser la situation en sa faveur. .
Depuis le début de l’année en cour la situation s’est considérablement dégradée avec la vague d’attentats en l’Europe. La seule réactualisation nécessaire concerne pourtant la géopolitique qui n’a pas tenue compte de certains éléments de retour …. Cela à commencer par le premier qui avait prédit le départ de Bachar, de plier bagage et la suite des départs commençaient à prendre acte, à commencer par Sarkozy. Les USA eux aussi reconnaissent les erreurs qui peuvent couter l’élection à CLINTON , elle a été virée du secrétariat d’Etat par OBAMA pour sa politique « dangereuse ».
Le ministère des affaires étrangères français Laurent Fabius Qui prétendait en Décembre 2012 dans le journal « Le monde » qu’« Al Nosra », il avait avancé que ces « combattants modérés » que les USA et l’Occident avaient armés et entrainés, ils ont fait du « bon boulot » en Syrie. Alors que la France venait de faire passer une loi interdisant toute apologie au terrorisme .En France, l'apologie du terrorisme est un délit depuis la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse; il est réprimé par les dispositions du code pénal, depuis la loi du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme.. Par contre un Villepin ex. ministre avait bien exprimé que : « toute intervention militaire au Moyen Orient contribuait à attiser la haine. Faute de s’entendre avec le gouvernement Syrien et les Russes, les occidentaux frappent à l’aveuglette !! » .
Selon le ministère syrien des Affaires étrangères, la récente frappe de mardi 26/07/2016, qui a visé le village de Toukhan, au nord la Syrie prés de Manbij, a été menée par les forces françaises et celle de lundi 25/07/2016 par les forces américaines ou plusieurs civils ont péri mais aucune condamnation onusienne, ni des soit disant ONG qui se nourrissent des mamelles du sionisme, et de l’impérialisme, ni encore d’excuses collatérales pour dire que se sont des dégâts collatéraux n’ont été présentées. Les USA avec leur culture Yankee insistent sur le fait qu'ils ne savent rien de l'attaque chimique survenue récemment à Alep et qui a fait une dizaine morts et plusieurs blessés.
Les rebelles du groupe Nour al-Din al-Zenki, qui jouit fortement du soutien des Etats-Unis et qui est considéré par ces « Yankees » comme relevant de l'opposition "modérée", ont fait exploser des obus contenant des agents chimiques dans la vieille ville d'Alep en Syrie, faisant des morts et des blessés parmi les civils, Washington était informé de l'incident mais point de commentaire !!.
Tendance très inquiétante: les USA semblent prendre l'habitude de nier les démarches des « groupes terroristes modérés » placés sous leur égide. Ce même Nour al-Din al-Zenki avait décapité un garçon, un Palestinien âgé de 12 ans, qu'ils accusaient d'espionnage. L'exécution a été filmée et la vidéo a fait le tour de la Toile , les Yankees ont déclaré qu'ils ne pouvaient pas confirmer ces informations !!!!…

Cependant, un changement considérable a cependant eu lieu ces dernières semaines mais personne ne s’en est rendu compte, un Russe et une tête de Turc ont pu s’entendre amicalement et même fraternellement et n’ont pas hésite de dénoncer ce complot occidental( rencontre Tsar et Sultan à Petersburg le 09/08/2016) . Ceci nous enseigne que la stratégie US a été interceptée par les Russes…….. Il est certain que les Russes bataillent dans le cadre de la loi internationale et prônent aux respects des valeurs universelles par contre les Yankees ont dans leur intention de reprendre ce fameux pouvoir de « faiseurs de rois » au détriment et en dehors du cadre et des dispositions de la charte Onusienne.
Erdogan, le turc nous faisait croire qu’il s’était trompé complètement en se barbouillant avec Poutine le Tsar ,c’était une mise en scène semblable à celle qu’il avait fabriqué avec Peres le sioniste au « forum de Davos » .La Russie est un partenaire commercial nécessaire, indispensable et incontournable avec la Turquie (marché touristique, agricole que lui avaient offert les sanctions européennes contre la Russie…..) .
Il est clair que le soutien sans faille d’Erdogane aux « djihadistes » et « takfiristes » tournait au fiasco lors de l’entrée en force de l’aviation Russe qui ne cesse de bombarder des centaines de camions et avait réussi à couper la route du pétrole de « Daesch » vers la Turquie. Par ailleurs, les occidentaux commençaient à changer leurs tactiques en soutenant les kurdes. Si les terroristes « modérés » demeuraient fidèles à Erdogane ceux « d’al Qaeda » et « al nosra » ont même changé de nom dernièrement( sottises des roitelets arabes) sans pour autant changer d’esprit, de philosophie , d’idéologie croyant changer de nom , ils seront blanchis de toutes les atrocités qu’ ils ont commis antérieurement , « Daesch » devenait par la suite un adversaire sérieux de la Turquie.
La conclusion est stratégique, vu les évènements qui se dessinent, se suivent et ne se ressemblent pas ; la priorité n’est plus pour le « Erdogane » la chute de Bachar Al Assad mais d’empêcher coute que coute la création d’une deuxième entité kurde en Syrie comme veulent et sont entrain de le faire ces « Yankees » qui se sont chargés de les prendre en charge, en armement en tant que nouvelle milice entre leurs mains , et que « Anwar ashki » l’ex. général d’IBN SAOUD vient dernièrement de présenter ce projet du grand Kurdistan aux israéliens lors de son dernier déplacement à tel aviv pour nous dire que ni la Turquie, ni l’ Iran, ni l’Irak, ni la Syrie, ni le Yémen ne sont épargnés par des actions à venir portant sur la division geographique.
Devant cet état de faits et événements , la nouvelle stratégie Russe, Iranienne et Syrienne mis en place ; un revirement à 180° du « sultan » ,les excuses de la Turquie pour avoir abattu le chasseur bombardier Russe ont surpris ceux qui ne s’attendait point à cela comme l’occident et même les USA, elles ont été précédées par la levée de l’embargo Russe, la réouverture des négociations pour relancer la construction d’un gazoduc stratégique et en même temps la retrouvaille avec Israël pour probablement sa technologie afin de faire face à l’Amérique via le poids du lobby juif .
Et voila ce dont on ne s’attendait pas arriva, une formidable mise en scène, il y a eu cet « étrange » coup d’Etat et toutes les spéculations qu’il a généré allant jusqu’au principe du prince Machiavel qui disait : « si tu veut montrer ton pouvoir à tout le monde et les neutraliser monte un coup d’état contre toi-même et fait le échouer » .
Le bombardier russe a été abattu sur ordre « YANKEE » pour détériorer les relations entre Ankara et Moscou et faire un mauvais face à face entre le « Tsar » et le « Sultan ».
L'incident avait pour cause principale des intérêts purement politiques (brouillage des relations),, plus précisément la volonté de détruire les relations entre la Russie et la Turquie, qui étaient à leur point culminant et isoler la Russie de et dans la scène syrienne . A priori, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait pris le parti des pilotes qui ont descendu l'avion, mais par la suite, il a pris ses distances avec eux pour se rapprocher de la Russie. Ce volte face n’est pas gratuit surtout en politique et n’est pas insensé comme voulait le faire croire certains, il fut construit avec des données nouvelles sur terrain qui se rapportent aux nouveaux rapports de forces qui se forment et se dessinent au niveau de la politique géographique syrienne moyenne orientale et proche orientale.
L'avion russe abattu et le putsch avorté en Turquie sont deux parties d'un « processus intégral » et bien compact, les relations entre le « Tsar » et le « Sultan », qui s'étaient détériorées selon les faits et ensuite se sont normalisées selon l’analyse, ont d'importantes conséquences pour le système global qui se présente dans la région.
. Il s'agit de « pouvoir impérialiste » et « manœuvres sionistes » qui voulaient séparer coute que coute la Russie et la Turquie, et déstabiliser leurs relations afin de créer plus de tension et pour que le « chaos soit intégral » . Il faut admettre aussi que la Russie, était également dans la ligne de mire des terroristes. . Ils veulent faire effondrer la Russie et détruire les traditions de l'Etat Russe..
Les Etats-Unis ne sont pas aussi epargnés, ils sont au centre du système global, mais il y a des forces plus puissantes (sionisme-finances-TIC- industriels d’armement..). Ce sont ceux qui menacent les USA via les Afro-Américains, ils risquent de menacer la « Maison Blanche », utilisent les récents conflits avec les policiers après des heurts meurtriers qui se sont produit récemment.. Ils menacent le monde entier. Ceux qui menacent Poutine, Erdogan et meme Obama, ce sont les mêmes personnes. Qui sont-ils ? Se sont les SIONISTES –L’IMPERIALISME ET LES OLIGARCHIES
BENALLAL MOHAMED le 09/08/2016

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Sultan Erdogan : Le coup d’Etat manqué à l’insu de son plein gré

Professeur Chems Eddine Chitour « Il n'est pas nécessaire à un prince d'avoir toutes les bonnes qualités mais il lui est indispensable de paraître les avoir. J'oserai même dire qu'il est quelquefois dangereux d'en faire usage, quoiqu'il soit toujours utile de paraître les posséder. Un prince doit s'efforcer de se faire une réputation de bonté, de clémence, de piété, de loyauté et de justice; il doit d'ailleurs rester assez maître de soi pour en déployer de contraires, (…) En un mot, il doit savoir persévérer dans le bien, lorsqu'il n'y trouve aucun inconvénient, et s'en détourner lorsque les circonstances l'exigent. Tu seras renard pour connaître les pièges, et lion pour effrayer les loups. (…) C'est pourquoi un seigneur avisé ne peut, ne doit respecter sa parole si ce respect se retourne contre lui et que les motifs de sa promesse soient éteints(…) Et jamais un prince n'a manqué de raisons légitimes pour colorer son manque de foi. (…) Et les hommes se plient si servilement aux nécessités du moment que le trompeur trouvera toujours quelqu'un qui se laisse tromper. » Machiavel (Le Prince)
Sultan Erdogan : Le  coup d’Etat manqué  à l’insu  de son plein gré


Un coup d’état a eu lieu en Turquie. La première impression est de penser qu’il est impossible à admettre cela du fait du verrouillage de la vie politique et de la dévitalisation de la seule partie à même de porter ombrage au sultan Erdogan à savoir l’armée. A moins que ce coup d’état se soit déroulé à l’insu du plein grè d’Eerdogan

Pour Erdogan le « coup » ne serait pas manqué, mais réussi : il trouve dans cet accès d’urticaire militaire les arguments pour établir son pouvoir absolu, Un demi-Dieu « qui défend la démocratie », comme le font si bien ses modèles de l’Arabie Saoudite et du Qatar. (…) Le temps des crosses en l’air a été plutôt bref. A l’évidence, les rebelles n’étaient pas vraiment déterminés. (…) Inutile de relire Technique du coup d’Etat de Curzio Malaparte pour savoir que le b-a-ba de l’art consiste à neutraliser d’abord les chefs(…) Enfin, aussi sots que le général Tapioca, les militaires sortis de leurs casernes n’ont pas coupé Internet et les réseaux de téléphonie mobiles. Pendant ce temps par tweets, Facebook et le système vidéo des portables, Erdogan et Yildirim, le premier ministre pouvaient mobiliser leurs nombreux fidèles. Voilà pour la force de ce putsch qui a si vite fait pschitt. (…) Naguère, pour ramener le pouvoir politique dans le chemin tracé par Atatürk, périodiquement les soldats prenaient en main le gouvernement avant de le rendre aux civils. En revanche la mobilisation des supporters d’Erdogan et de l’AKP a été parfaitement réussie » (1)

« Depuis leurs minarets les imams des Frères Musulmans ont appelé à descendre dans la rue qui fût assez rapidement tenue par des citoyens « démocrates » (.. ;) Ces mêmes partisans en colère firent feu tout autant que les « putschistes ». Nombre de ces gamins ont eu la tête tranchée et jetée dans le Bosphore. Dessine-moi un Calife ! (…) Fait amusant quand on sait, histoire de se tenir prêt à toute éventualité, que Washington a travaillé sur un changement de tête à Ankara, changement par la force au « cas où »…Aujourd’hui le Calife triomphe. (…) Après avoir fait la paix avec Israël (auquel il livre du pétrole de Dae’ch et de l’eau par tankers) et renoncé à son ambition de protéger Gaza, après avoir présenté des excuses à Vladimir Poutine (…) Les Kurdes, auxquels Ankara a déclaré une guerre féroce, devront s’accommoder d’une solitude qu’ils connaissent bien. Avec 2745 juges limogés ces dernières 24 heures, dix conseillers d’Etat mis à pied et 2 800 militaires en prison, le calife a fait un fructueux ménage d’été. Il y a bien deux Turquie, celle d’Istanbul avec ses hommes épris de « Lumières » et l’autre tenue d’une main d’acier par la confrérie des Frères Musulmans, la plus nombreuse malheureusement… » (1)

Qui sont ces putschistes et quelles étaient leurs motivations ?

Le journaliste Bahar Kimyongür interrogé sur la tentative de putsch en Turquie déclare : « Dans la soirée du vendredi 15 juillet, des putschistes de l’armée turque ont tenté de renverser le gouvernement d’Erdogan. Après une nuit de chaos marquée par des affrontements entre les conjurés et les forces loyalistes, le président a repris la main. Depuis, 6.000 personnes ont déjà été arrêtées, Sur les putschistes, nous avons eu très peu d’informations. La confrérie Gülen a été accusée. Ce mouvement d’inspiration soufie est très influent dans le monde musulman. Son fondateur, Fetuhllah Gülen, a notamment financé grâce à de riches donateurs la construction d’écoles un peu partout. Il a soutenu la montée au pouvoir de l’AKP, le parti d’Erdogan. Mais un conflit a ensuite éclaté entre les deux hommes forts. En 2014, un scandale d’écoutes téléphoniques a mis en lumière des affaires de corruption au sein de l’AKP. Depuis 2014, 1800 personnes soupçonnées d’appartenir à la confrérie ont été arrêtées. D’autres voient dans cette tentative de putsch la main d’officiers kémalistes de l’armée, des soldats qui se réclament du nationalisme laïc lancé par le père fondateur de la République de Turquie, Atatürk. Mais aucun élément ne permet d’étayer ces propos. (…) Les putschistes se sont ainsi aliénés tous les partis politiques, (…) Cette tentative de coup d’État a ainsi débouché sur la publication d’un communiqué conjoint des partis politiques pour condamner l’opération. C’est du jamais vu en Turquie. Erdogan reste détesté par beaucoup de monde. Mais son slogan « La démocratie a été sauvée« , bien que totalement fallacieux, est parvenu à rassembler différentes composantes de la populatio »(2)

« Finalement, poursuit Babar Kimyongür cette opération militaire finalement, se résume à un coup d’épée dans l’eau. L’armée turque nous l’avons vu à l’œuvre avec le coup d’État de 1960 qui a conduit à la pendaison du Premier ministre islamo-libéral et pro-US, Adnan Menderes. C’est encore l’armée turque qui intervient dans le putsch de 1971 avec la pendaison de leaders de mouvements estudiantins marxistes. Enfin, la grande muette a frappé à nouveau avec le coup d’État de 1980. Là, tout le monde y est passé avec 650.000 personnes arrêtées et torturées, 49 pendaisons, 300 disparitions Erdogan a perdu de sa crédibilité sur la scène internationale. Mais il reste très populaire en Turquie. (…) le combat qui oppose Erdogan à Gülen nous offre les deux faces d’une même médaille. Sur le plan religieux, Gülen présente sans doute un islam plus discret et plus humble. Il vivrait d’ailleurs des allocations sociales dans un petit appartement aux Etats-Unis. Tandis qu’Erdogan est beaucoup plus bling-bling et affiche un islam clinquant pour conquérir les masses. Mais tous les deux ont des profils de dictateurs conservateurs. Ce sont des ultralibéraux sur le plan économique. Et ils entretiennent des liens étroits tant avec les Etats-Unis qu’Israël » (2)

En conséquence prévient Bahar Kimyongür : « Nous allons assister à un retour en grâce d’Erdogan. En échappant au coup d’État, le président va pouvoir consolider sa mainmise sur la Turquie. (…) Il pourrait également y avoir des répercussions sur la scène internationale. Un revirement avait déjà été amorcé. Erdogan semble revenir à sa doctrine initiale, « zéro problème avec les voisins ». (…) Erdogan a donc commencé à se montrer plus raisonnable. La dimension économique a joué évidemment. (…) Le tourisme a pris une ampleur considérable ces dernières années et représente aujourd’hui 6 % du PIB turc. Le pays est devenu la sixième destination mondiale avec 36 millions de visiteurs par an. (…) Tout cela a conduit Erdogan à calmer le jeu. Il se montre plus conciliant avec Poutine et s’est excusé pour l’avion abattu. Il s’est également rapproché d’Israël. Il a émis l’hypothèse de nouer des liens avec Sissi en Égypte. Le dernier volet de cette volte-face diplomatique est venu du Premier ministre. Binali Yildirim envisage un début de normalisation avec le gouvernement syrien » (2)

Quelles sont les conséquences internes et comment la communauté dite internationale a accueilli cela ? Le moins que l’on puisse dire , est qu’à des degrés divers tout le monde a été hypocrite. « Il est certain lit-on dans la publication suivante, à 100% que le gouvernement va lancer une purge massive contre les adeptes de Gülen dans les divers organismes du gouvernement, les forces armées et la justice. Erdogan avait déjà cherché à faire extrader Gülen des États-Unis, Et là, il y a un os. Cet os c’est qu’il y a toujours eu un soupçon dans l’esprit des turcs que Gülen a travaillé pour les services de renseignement américains. (…) On peut tenir pour assuré que, dans le contexte du coup d’État avorté, le rôle de Gülen jettera une ombre sur les relations entre la Turquie et les États-Unis, qui ont déjà subi des revers en diverses occasions, (…) Curieusement, la tentative de coup d’État coïncide avec les tendances naissantes d’un changement dans la politique étrangère turque, en particulier, dans le sens d’un rapprochement avec la Russie et d’un éventuel démantèlement des politiques interventionnistes d’Ankara en Syrie. (…) Moscou fait remarquer que la normalisation avec la Turquie pourrait avoir des retombées positives sur la situation en Syrie. Ankara a également fait allusion à une volonté de rétablir les liens avec la Syrie. De manière significative, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Zarif a utilisé un langage exceptionnellement fort pour condamner la tentative de coup d’État Toutes choses étant prises en considération, un éventuel changement de la Turquie est bien sûr anticipé à Moscou et à Téhéran comme un événement géopolitique aux conséquences capitales pour le réalignement de la politique au Moyen-Orient et de l’équilibre global des forces ».(3)

Pour José Antonio Guttièrez : « (…) La réalité est que la Turquie a connu plus de coups d'État il y a eu des putschs en 1960, 1971, 1980 et le soi-disant coup d'État "postmoderne" de 1997, lorsque le Conseil de sécurité nationale a poussé à la démission Necmettin Erbakan. L'islamisme politique gagne en force avec l'irruption des "Tigres d'Anatolie", ces entrepreneurs qui émergent avec la libéralisation économique à partir des années 1980, et qui viennent des villes de la Turquie profonde, avec une rigide mentalité conservatrice et religieuse. (…) La tentative de coup d'État, mal ficelée et ratée, a été décrite par le président turc Erdoğan "comme un don de Dieu (…) Certains sont mêmes allés jusqu'à dire que le président turc avait finalement eu son "incendie du Reichstag", qu'il va utiliser comme un prétexte parfait pour continuer à imposer son projet autoritaire et réduire au silence les voix critiques dans le pays comme à l'étranger. (…) Erdoğan se croit désormais invincible, mais c'est une victoire à la Pyrrhus : sa barque file droit au naufrage, et ce putsch de pieds nickelés n'était qu'un symptôme de cette crise ».(4)

La reddition d’Erdogan concernant la cause palestinienne pour quelques bulles de gaz

On parle beaucoup du revirement à 180e de l’imprévisibilité de la tentation d’empire du Sultan Erdogan. La cause de la libération de la Palestine que l’on croyait sacrée pour l’AKP d’Erdogan a été abandonnée sans gloire. Erdogan qui n’ arrêtait pas de proclamait que la Palestine et Jerusalem était la prunelle de ses yeux, s’est rendue à la réalpolitik : « Ces derniers jours, écrit Richard Silverstein, les médias israéliens et internationaux ont annoncé à coup de grand titres ronflants que la Turquie et Israël s’apprêtaient à renouer leurs relations diplomatiques (.. ;) Depuis 2010, la Turquie pose trois conditions principales à la reprise des relations : la compensation financière des victimes, les excuses d’Israël, et la levée du siège israélien de Gaza. Comme indiqué dans la presse, deux de ces trois conditions vont être remplies. Israël va verser 20 millions de dollars aux familles des victimes. Il a déjà présenté des excuses. Mais Israël refuse catégoriquement de lever le siège ». (5)
« Alors qu’est-ce la Turquie a gagné exactement et qu’est-ce que Gaza a perdu ? Ce qui est très important pour la Turquie, c’est qu’Israël prévoit d’extraire d’énormes quantités de pétrole et de gaz au large de sa côte méditerranéenne. Un certain nombre de pays et de groupes militants s’opposent au projet israélien. Gaza et le Liban affirment que des parties de ces gisements sont sur leur territoire. (…) Qu’est-ce que la Turquie retire de l’accord ? Elle va couvrir une partie importante du coût probable du projet, environ 2 milliards de dollars, et elle percevra un pourcentage sur les dizaines de milliards de revenus du gaz et du pétrole qui passeront par le territoire turc. C’est facile de deviner ce qu’Erdogan a fait quand il a dû choisir entre la fidélité à Gaza et cette manne financière » (5).

La chasse aux sorcières

C’est donc la curée. ERdogan a les mains libres pour assainir la population, et peut ^tre que son régime présidentiel débouchera après 15 ans de règne sans partage de l’AKP sur la mise en place d’une dynastie Pour beaucoup d’observateurs le coup d’état était prémédité : « Le petit führer d'Ankara est en train de nous refaire le coup de l'incendie du Reichstag en 1933 avec Fethullah Gülen dans le rôle de Lubbe. (…)Il n'y a en réalité peut-être pas de fumée sans feu et les gulenistes pourraient y être pour un petit quelque chose (…) Mais beaucoup de choses restent quand même curieuses... Pourquoi les putschistes ont-ils déclenché les opérations un vendredi soir alors que tout le monde est dans la rue (…) Pourquoi, chose très intéressante et passée inaperçue, n'ont-ils pas abattu l'avion d'Erdogan alors que deux F16 aux mains des rebelles en avaient la possibilité directe ? Comme le dit une source militaire interrogée, "c'est un mystère". » (6)

« Qu'il ait appris le coup à l'avance et ait décidé d'en profiter ou qu'il l'ait orchestré lui-même, le sultan a lancé l'une des plus grandes chasses aux sorcières de l'histoire turque. Militaires, juges ou simples intellectuels critiques : tout y passe. 8 700 policiers mis à pied, 30 gouverneurs et 50 hauts fonctionnaires limogés, 6 000 militaires et presque et 755 juges placés en détention, 103 généraux et amiraux en garde à vue et interrogés, le propre conseiller militaire présidentiel arrêté... Une véritable Nuit des longs couteaux. A tel point que la pourtant munichoise UE pense (et le dit) que les listes de suspects étaient déjà prêtes, préméditées ».(6)

« Une fois n'est pas coutume, les Etats-Unis sont plutôt du bon côté de la barrière morale et les Russes du mauvais. Poutine a condamné le coup et offert ses condoléances lors d'une conversation téléphonique avec le sultan. Les Russes, au contraire des Américains, l'ont-ils prévenu de ce qui se tramait ? (…) En fait, pour le Kremlin, les enjeux dépassent la seule Turquie (peu de chance de voir ressurgir le Turk Stream en l'état actuel des choses, le sultan est trop imprévisible).(6)

« La vague d’arrestation dans l’armée, la police et la magistrature était préméditée, selon le commissaire européen Johannes Hahn. La répression bat son plein en Turquie après la tentative ratée de coup d’État. La vague de représailles qui a couvert l’armée, les forces de l’ordre et les administrations régionales en Turquie devient de plus en plus large. Huit mille policiers ont été mis à pied dans l’ensemble de la Turquie, dont Istanbul et la capitale Ankara, du fait de leurs liens présumés avec le putsch manqué de vendredi soir, a déclaré lundi à Reuters un haut responsable turc. 30 gouverneurs et 50 hauts fonctionnaires ont également été limogés. Près de 3.000 militaires et autant de juges et de procureurs ont d’ores et déjà été placés en détention provisoire dans la foulée du putsch avorté. De plus, 103 généraux et amiraux sont en garde à vue, selon les dernières informations de l’AFP, citant une agence progouvernementale. Près de 9.000 fonctionnaires du ministère de l'Intérieur turc ont été limogés après la tentative de coup d'Etat manquée, a rapporté lundi l'agence de presse progouvernementale Anadolu. Selon Ankara, la rébellion avortée a fait 290 morts, dont 190 civils et 100 putschistes, ainsi qu’au moins 1.400 blessés. Les autorités soupçonnent Fethullah Gülen, prêcheur islamique et opposant résidant à Saylorsburg (Pennsylvanie, États-Unis), d’avoir organisé la tentative de coup d’État, mais ce dernier dément son implication. À l’heure actuelle, dans l’ensemble, les forces de l’ordre ont réussi à maîtriser la rébellion, même si la tension persiste dans certains secteurs d’Istanbul et d’Ankara » (7).

Des images choquantes. Ce samedi 16 juillet, au lendemain du coup d'Etat raté en Turquie, des scènes de lynchages ont été rapportées par des médias et agences de presse, et relayées notamment sur les réseaux sociaux. Plus dramatique, des soldats ont été tués par des manifestants lors de lynchages, Près de 3000 soldats avaient par ailleurs été arrêtés ce samedi 16 juillet et 104 abattus, La chancelière Angela Merkel appelait la Turquie à respecter les règles de "l'Etat de droit" » (8).

L’appel hypocrite à la retenue

D’une façon tout à fait hypocrite, les européens et les américains appellent après l’échec regretté du coup d’état à la retenue .Quoi qu’il en soit, Erdogan peut goûter son triomphe et savourer les futures restrictions des libertés que, fort de son rétablissement et enivré par son succès, il ne manquera pas de mettre en œuvre. Le rétablissement de la peine de mort, est acté. Dans le Huffington post nous lisons la détermination d’Erdogan concernant sa décision de faire revoter la peine de mort : « C'est la loi dans un Etat démocratique d'analyser et de débattre de toute question", a-t-il déclaré samedi 16 juillet devant des milliers de sympathisants à Istanbul. Et ce dont il est "question", c'est le rétablissement de la peine de mort, en réponse au coup d'État raté fomenté par des militaires turcs. Le président turc envisage en effet que la peine capitale, abolie dans le pays en 2002, puisse être rétablie, après un débat au Parlement. Et il n'est pas le seul, son premier ministre, Binali Yildirim, l'a également clairement évoquée. À l'endroit des putschistes, le chef du gouvernement turc a déclaré que "ces lâches se verront infliger la peine qu'ils méritent", expliquant que la peine de mort devait être reconsidérée pour ceux qui ont laissé "une tâche noire" sur la démocratie. Selon lui, ces modifications législatives permettraient de s'assurer que cela ne se reproduira plus. En réaction à ces annonces, certains pays occidentaux ont appelé la Turquie à ne pas verser dans la purge aveugle. Le ministre canadien des Affaires étrangères Stéphane Dion a enjoint samedi Ankara de régler "l'après coup d'État" selon les "principes fondamentaux de la démocratie", en évitant notamment "tout châtiment collectif", alors que des images de militaires lynchés par la foule circulent sur les réseaux sociaux. (…) Le coup d'Etat raté en Turquie n'est pas un "chèque en blanc" au président Erdogan pour faire des "purges", a estimé de son côté le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault ».(9)

La sainte colère du sultan Téflon

C’est par ces mots que Pepe Escobar explique la mascarade d’un coup d’état qui , s’il avait pas eu lieu il l’aurait fallu l’inventer comme le conseille Machiavel dans son ouvrage : « Le Prince » il écrivait notamment : Si tu veux montrer ton pouvoir à tout le monde et les neutraliser, montes un coup d’état conte toi-même et fais le échouer » Pépé Escobar écrit : Lorsque l’avion du président turc et aspirant sultan Recep Tayyip Erdogan a atterri à l’aéroport Atatürk à Istanbul au petit matin samedi, il a déclaré que la tentative de coup d’État contre son gouvernement était un échec et un « cadeau de Dieu ». Apparemment, Dieu utilise Face Time. Car c’est grâce à un appel vidéo emblématique au moyen d’un iPhone − à partir d’un lieu indéterminé retransmis en direct sur CNN par une présentatrice abasourdie − qu’Erdogan a pu dire à sa légion de partisans de descendre dans les rues, de montrer la force du pouvoir populaire et de défaire la faction armée qui avait occupé la télévision d’État et annoncé avoir pris les commandes. Les voies de Dieu sur mobile étant impénétrables, l’appel d’Erdogan a été entendu même par les jeunes Turcs qui ont protesté farouchement contre lui au parc Gezi, qui ont été réprimés par sa police à l’aide de gaz lacrymogène et de canons à eau et dont le parti au pouvoir (AKP ou Parti de la justice et du développement) les dégoûte. Tous étaient prêts à l’appuyer contre ce coup « d’État militaire fasciste ». Sans oublier que pratiquement toutes les mosquées du pays ont relayé l’appel d’Erdogan ». (10)

Pepe Escobar explique le sentiment général du doute sur la régularité de coup d’Etat car dit il la CIA est en principe partout et rien ne lui échappe . Il écrit : « Comme d’ex-agents de la CIA surexcités le débitaient sur les réseaux américains – et ils s’y connaissent en matière de changement de régime − la règle numéro un du coup d’État consiste à viser et à isoler la tête du serpent. Sauf que dans ce cas-là, le rusé serpent turc restait introuvable. Qui plus est, aucun grand général n’est venu expliquer de façon patriotiquement convaincante sur le réseau d’État TRT les raisons du coup d’État. Il y a de l’amour (pour Erdogan) dans l’air (…) Pendant ce temps, le Gulfstream 4 d’Erdogan, vol numéro TK8456, a décollé de l’aéroport de Bodrum à 1h43, puis a volé au-dessus du nord-ouest de la Turquie avec ses transpondeurs en fonction, sans être inquiété. (…) La tête du serpent devait être absolument certaine que monter à bord de son avion et rester dans l’espace aérien turc était aussi sûr que manger un baklava. Plus étonnant encore, le Gulfstream a pu atterrir à Istanbul en toute sécurité au petit matin samedi, malgré l’idée répandue voulant que l’aéroport fût occupé par les rebelles. (…) Ce qui signifiait qu’Erdogan contrôlait le ciel. La partie était alors terminée. Les voies de l’Histoire étant impénétrables, la zone d’exclusion aérienne au dessus d’Alep ou de la frontière syro-turque dont Erdogan rêvait tant a fini par se matérialiser au dessus de sa propre capitale ».

Dans cette affaire, il est à se demander si les Etats Unis n’ont pas laissé faire , eux qui cogèrent avec les Turcs la base d’Incerlik pièce maitresse du dispositif de l’Otan au Moyen Orient. « La position des USA poursuit Pepe Escobar a été extrêmement ambiguë dès le départ. Au moment du putsch, l’ambassade américaine en Turquie a parlé d’un « soulèvement turc ». Le secrétaire d’État John Kerry, qui était à Moscou pour parler de la Syrie, a aussi sécurisé ses paris. L’OTAN était totalement muette. Ce n’est qu’une fois qu’il était bien évident que le putsch avait foiré que le président Obama et ses alliés de l’OTAN ont officiellement déclaré leur « soutien au gouvernement démocratiquement élu. » Le sultan est revenu en force dans l’arène. Il est aussitôt apparu en direct sur CNN Turkpour demander à Washington de lui livrer Gülen, sans même posséder la moindre preuve qu’il ait fomenté le putsch. Il a ensuite fait peser cette menace » (10)

Pepe Escobar avance à son tour, l’hypothèse d’une préméditation : « Même si elle a de quoi étonner, l’hypothèse numéro un est la suivante : les services secrets d’Erdogan savaient qu’un coup d’État se préparait et le rusé sultan a laissé aller les choses, en sachant que le putsch serait un échec, car les conspirateurs avaient très peu d’appui. Il se peut aussi qu’il ait su – à l’avance – que même le Parti démocratique des peuples (HDP) pro-Kurde, dont il tente d’évincer les députés du Parlement, appuierait le gouvernement au nom de la démocratie. (…) La conséquence géopolitique immédiate de l’après-tentative de coup d’État, est qu’Erdogan semble avoir miraculeusement reconquis sa « profondeur stratégique », pour reprendre les mots de l’ancien premier ministre Davutoglu, qui a été mis de côté ». (10)

« Ce qui veut dire conclut l’auteur que le projet néo-ottoman tient toujours, mais qu’il est maintenant soumis à une réorientation tactique majeure. L’ennemi véritable, ce n’est pas la Russie et Israël (ni même Daesh, qui ne l’a jamais été en fait), mais bien les Kurdes syriens. (…) Il ne faut pas non plus sous-estimer le sultan dans sa sainte colère. Malgré toutes ses folies géopolitiques récentes, le rétablissement simultané de ses liens avec Israël et la Russie est on ne peut plus pragmatique. Erdogan sait qu’il a besoin de la Russie pour que la construction du gazoduc Turkish Stream et des centrales nucléaires se concrétise. Il a besoin aussi du gaz naturel israélien pour consolider le rôle de la Turquie comme carrefour énergétique clé entre l’Orient et l’Occident » (10)

« En apprenant que l’Iran a accordé son soutien à la « défense courageuse de la démocratie »par la Turquie, comme l’a tweeté le ministre des Affaires étrangères Zarif (un élément crucial), il est clair qu’Erdogan, en quelques semaines seulement, a complètement reconfiguré l’ensemble du tableau régional. Tout converge vers l’intégration eurasiatique et un profond intérêt pour les nouvelles Routes de la soie, au détriment de l’OTAN. (…) Puis qu’en est-il de l’Europe? Yildirim a déjà dit que la Turquie songe à rétablir la peine de mort, afin de l’imposer aux putschistes. Ce qui se traduit pour l’essentiel par bye byeUE. Bye bye » (10)

Même analyse lucide de Gérard Chaliand : « ce qui est certain, c’est que le putsch a été mal
organisé. Mais, on ne peut ni exclure une manipulation d’Erdogan ni à un coup de l’Occident. Quelques soient les personnes à son origine, celui qui en sort gagnant, c’est Erdogan. Ce coup raté, va lui permettre d’arriver au pouvoir absolu. Il va mettre en œuvre le changement de la constitution qu’il désire tant. Comme il a voulu le faire en juin 2015 avec les élections. Erdogan veut renforcer les pouvoirs présidentiels. il va pouvoir lancer une répression implacable envers ces opposants dans l’armée et la justice. (…) Même si Barack Obama a publiquement soutenu Erdogan, après la tentative de putsch, les rapports entre les Etats-Unis et la Turquie sont loin d’être bons. Cela ne changera rien au conflit syrien. Les russes et les américains savent très bien que la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar soutiennent les mouvements djihadistes. Qui, à par eux, veut voir les islamistes au pouvoir ? Il s’agit d’une situation ambiguë, avec des alliés ambigus, résultat d’une politique ambiguë ». (11)

Que peut on dire en définitive ?

Une autre hypothèse: celle de William Engdahl pour qui ce coup d'Etat aurait été inspiré par la CIA: «Derrière cette tentative de coup d'État, se profile une histoire beaucoup plus sensible impliquant un glissement géopolitique énorme que le survivant politique souvent imprévisible, le (toujours) Président turc Recep Erdogan était sur le point de réaliser lorsque les féaux de Gülen ont mené leur tentative désespérée de coup d'État. Ce qui suit est une série de questions et réponses permettant de comprendre l'arrière-scène de ces événements, dévoilant un élément pivot [dans l'évolution] de l'ordre géopolitique. Ce coût a été initié par les réseaux turcs loyaux à la CIA. Il s'agissait clairement d'un mouvement désespéré, mal préparé. Il s'agissait d'un réseau d'officiers à l'intérieur de l'Armée, qui était loyal au Mouvement [politique] de Fethullah Gülen. Gülen est à 100% un «atout» contrôlé par la CIA. Il est lui-même depuis des années en exil à Saylorsburg, Pennsylvanie, s'étant vu octroyer un sauf-conduit et une carte de résident permanent [green card] aux États-Unis par d'anciens hauts personnels de la CIA comme Graham Fuller, et l'ancien ambassadeur américain à Ankara.» (...) À ce moment-là, Erdogan s'est simultanément détourné de la stratégie anti-Assad de Washington en Syrie, tout en se retournant vers Israël (qui se trouve en ce moment même dans un conflit géopolitique aigu avec Washington), et à la fois vers la Russie et à présent même vers Assad en Syrie.» (12)

Que peut-on dire en définitive?

C'est la curée! près de 50.000 personnes vont subir la colère d'Erdogan, principalement des universitaires, des militaires, des juges, des administratifs pour beaucoup sensibles au discours de Fethullah Gülen le prédicateur d'un islam soufi. L'Etat d'urgence lui permettra d'assainir la situation et c'est pratiquement une présidence à vie qui se profile. Le comportement des pays occidentaux avant et pendant le coup d'Etat, avec la quasi-fermeture des ambassades comme si elles étaient en attente d'un évènement majeur. En défiant les Etats-Unis qui parlent de preuve à fournir pour l'implication de leur protégé Futhullah Gülen, Erdogan sera de plus en plus exposé. Il aura fort à faire en s'alliant à la Russie en faisant la paix avec la Syrie dans l'espoir d'un blocage syrien d'un éventuel Etat kurde... Si Erdogan, est derrière, il aura appliqué à merveille le conseil de Machiavel

1.Jacques-Marie Bourget http://prochetmoyen-orient.ch/editorient-du-18-juillet-2016/
2. Grégoire Lalieu http://www.investigaction.net/3-questions-a-bahar-kimyongur-sur-la-tentative-de-putsch-en-turquie/#sthash.En643cHu.dpuf 18 07 2016
3. http://lesakerfrancophone.fr/les-gagnants-et-les-perdants-dans-la-tentative-de-coup-detat-en-turquie
4. José Antonio Gutiérrez D. http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=18433
5.Richard Silverstein http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=18267
6. http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/07/apres-coup.html?utm_source=_ob _email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
7. https://fr.sputniknews.com/international/201607181026763783-turquie-erdogan-coup-detat-listes-de-suspects/
8.https://fr.sputniknews.com/international/201607171026739496-turquie-putsch-gulen-erdogan/
9.http://www.huffingtonpost.fr/2016/07/17/erdogan-peine-de-mort-turquie-coup-d-etat_n_11038326.html?utm_hp_ref=france
10.Pepe Escobar – Le 17 juillet 2016 – http://lesakerfrancophone.fr/la-sainte-colere-du-sultan-teflon
11.http://www.humanite.fr/gerard-chaliand-ce-coup-rate-va-permettre-erdogan-darriver-au-pouvoir-absolu-612022
12. F. William Engdahl: http://journal-neo.org/2016/07/18/behind-the-cia-desperate-turkey-coup-attempt/



Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

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DE QUELLE DEMOCRATIE PARLONS NOUS ?

 DE QUELLE DEMOCRATIE PARLONS NOUS ?

DE QUELLE DEMOCRATIE PARLONS NOUS ?
Les occidentaux n'ont pas été aussi prévoyants et respectueux envers les victimes tombées sous les balles des miliaires (alors qu'ils manifestaient pour le retour à la démocratie) que pour les putschistes .
Devons-nous alors présenter nos condoléances alors à l'esprit et à la lettre de la démocratie occidentale ?
Faut-il une autre fois rappeler que les référentiels de chaque partie du monde sont différents et que l’Occident apporte continuellement la preuve que ses supposées valeurs de liberté , de démocratie, d’humanisme et de droits de l’Homme ne sont pas universels mais différent selon la race , l’ethnie ou la nationalité suivant que l’on est à Paris , à Gaza , à Istanbul …ou à Burma !
Fallait-il vous préciser qu’un Homme comme Erdogan est un leader, et non pas un dirigeant , qui a été le seul capable à assurer le progrès économique ,une douce révolution démocratique contre la dictature militaire ; le tout associé à une haute éthique et des valeurs de modestie et d’humilité (envers son peuple bien sûr et non envers les puissances étrangères et l’empire ). Erdogan est donc un leader et un modèle pour les peuples de la rive-sud assoiffés de liberté et de vraie démocratie .
MAIS REVEILLEZ VOTRE BON SENS !
N’est-ce pas que c’est délirer en se convainquant que ceux qui s’attaquent à l’Occident le font par ce qu’ils en veulent à la civilisation occidentale et à son modèle de liberté et de démocratie.
Ces gens là que vous appelez terroristes-islamistes ou simplement de religion islamique , s’ils vous attaquent c’est par ce qu’ils ne croient plus à vos valeurs de liberté et de démocratie à force de discriminations et de rejet , plus au niveau du discours que de la pratique, qu’ils subissent .
Ce n’est pas pour embrasser la « cause » des « terroristes » que de décrire ces réalités . Encore faut-il souligner que ces rejets identitaires ne sont pas tous réels mais relèvent aussi du domaine du ressenti et de la réaction émotionnelle .
MAIS REVEILLEZ-VOUS, BON SANG !

Les carnages et crimes des croisés , du colonialisme , de l’entité sioniste et de l’invasion du Moyen-Orient-Libye , le soutien passé et présent des dictateurs (à l’ exemple d’Al Sissi ) sont trop présents dans la mémoire collective pour permettre une adhésion positive au modèle démocratique occidental . Sans oublier que la normalisation par la culture de la mondialisation et par la modernité est plus perçue de part et d’autre comme une guerre civilisationnelle dont les protagonistes ne sont que des Modernistes –laïcs -libéraux (souvent libertins) contre les traditionalistes –obscurantistes –salafistes sans aucune prise en compte des « vexations » subies par les simples musulmans et le respect des spécificités et éthique locales .
Justement , ces derniers ce sont ces « nous » dont je parle et dont il faut préserver une tant soit petite part du mythe de la démocratie occidentale en laquelle nous croyant toujours .
Amine Souffer .

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GÉNOCIDE CULTUREL : LE MÉTISSAGE DES RACES, EN EST-IL LA CAUSE ?

GÉNOCIDE CULTUREL : LE MÉTISSAGE DES RACES, EN EST-IL LA CAUSE ?

Contrairement à ce que pensent les mouvements identitaires (pegida and Co), le métissage des races ne sera jamais (en tout cas, d’un point de vue chrétien) le problème majeur. En effet, si tous les noirs, les arabes, les jaunes et autres « café au lait » étaient membres de la Sainte Église catholique (seul vrai judaïsme et seule vraie religion), cela ne poserait strictement aucun problème. Tout catholique sait que le racisme est une abomination. Le danger, en réalité, se situe non pas dans le métissage des races mais dans celui des cultures et donc en toute dernière analyse, dans le mélange des religions (toute culture n’étant au fond que le corollaire de la religion dont elle est issue). Or, les religions monothéistes, surtout le catholicisme mais aussi dans une moindre mesure l’islam, sont les deux seuls freins sérieux qui s’opposent à l’avancée de la culture de mort planétaire reposant elle-même sur la dictature féministo-maçonnique-LGBT-satanique (meurtre des enfants à naître », mariage d’infamie contre « Dieu et nature », théorie du genre, androgynie « pour tous », destruction de la famille et bientôt le clonage). Il est donc essentiel pour la dictature de procéder à leur éradication. La finalité du métissage culturel est la « javellisation » des contenus religieux. Au fond, il s’agit de faire en sorte que chaque catholique et musulman, tout en ayant le droit de conserver l’appellation officielle de « catholique » ou « musulman », renonce à l’essentiel du contenu éthique de sa confession pour se transformer en faux musulman ou faux chrétien (exemple : Sadiq Khan, maire de Londres, ou « Sarko and Co » en France, tous favorables au mariage gay et à l’avortement). La dictature, in fine, nous dit cela : « tu peux continuer à être catholique ou musulman à condition de renoncer à la substantifique moelle de ta religion. Bref, si t’acceptes de faire « la pute », alors tu as le droit de rester catho ou musulman car au fond tu ne le seras déjà plus. Tout est là. Le génocide culturel qui est imposé à l’occident est le fruit du mélange non pas des races mais des religions. Cela n’est pas un hasard, si, alors qu’ils y a beaucoup de chrétiens noirs qui souffrent en Afrique (pensons au Sud-Soudan), la majorité des migrants qui arrivent en Europe sont de confession musulmane. Enfin n’oublions pas qu’une des raisons essentielle qui a permis aux hébreux de l’Ancien Testament, contrairement aux autres peuples, de survivre au cours des siècles, c’est justement qu’ils leur était interdit de se marier avec des personnes issues d’autres confessions. Le métissage des religions contient «intrinsèquement » le processus de leur propre destruction.
Jean-Pierre Aussant (essayiste)

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Istanbul pourquoi?

Istanbul pourquoi?
Difficile de donner à l'heure actuelle une signature aux véritables commanditaires de l'attentat sanglant qui a frappé l'aéroport d'Istanbul, véritable plate-forme logistique de ce qui constitue l'un des piliers majeurs de l'économie turque, le tourisme. Cette économie florissante a permis à ce pays d'offrir à ses habitants un niveau de vie appréciable et une insolente croissance qui a rendu jaloux plus d'un notamment ceux qui rêvent de drainer à leur profit la formidable manne financière générée par le flux considérable de millions de touristes qui chaque année viennent visiter la Turquie.
La rupture par la violence de cette vie paisible qui a longtemps caractérisé la Turquie vise en premier lieu a briser son économie et à stopper son émergence. Dans un contexte de reconfiguration géopolitique régionale voulue par l'occident avec comme état pivot central Israël, le monde judéo-chrétien propose deux alternatives au pouvoir Turc (indépendamment de son appartenance politique), s'aligner sans conditions, ni préalable aux "maitres du monde" en épousant les contours de la nouvelle diplomatie mondialiste qu'ils mettent en œuvre, où subir l'affaiblissement programmé et disparaitre des enjeux régionaux avec toutes les conséquences imaginables en termes de renoncement à de substantiels dividendes financiers et hypothéquer l'existence d'une économie florissante jusque là garante de stabilité et de cohésion nationales.
Le parti au pouvoir en Turquie est d'inspiration islamiste. Il y a accédé par des voies et moyens démocratiques et reconduit de la même manière. Il a su jusqu'à présent et avant que les pressions occidentales ne se fassent de plus en plus pesantes réussi à développer son économie en maintenant sa trajectoire de croissance, gérer avec intelligence la délicate question Kurde, offrir ses bons offices à une l'Europe en profonde crise structurelle et désemparée face à la gestion de la question de l'afflux de réfugiés et s'ouvrir de plus en plus à la sphère civilisationnelle à laquelle il a vocation à appartenir, le monde musulman.
Ce redéploiement ne pouvait se faire sans conséquences, dans un contexte de haine occidentale de l'Islam, sous toutes ses déclinaisons, attisée notamment par les médias d'obédience sioniste et sans rencontrer de résistance, d'obstacles et d'animosité.
Quels éléments de la montée en puissance de la stratégie de confinement de la Turquie d'Erdogan par l'occident mériteraient d'être rappelés. D'abord le non récurrent de l'Europe, du temps de sa splendeur et avant son affaiblissement par le brexit et la montée en puissance des nationalismes, signifié à la Turquie et à sa demande d'adhésion à la communauté de ses membres. Souvenons-nous de la croisade contre ce projet menée par l'ancien Président Français Sarkozy qui n'hésita pas à invoquer à l'époque des éléments d'incompatibilité civilisationnelle? Israël prit ensuite le relais en deux temps, d'abord l'assaut de ses commandos de marine contre un navire battant pavillon turc, solidaire de Gaza assiégée et affamée, qui fit dix morts puis l'humiliation infligée à l'ambassadeur Turc à Tel-Aviv, reçu assis sur un strapontin. Enfin toutes les accusations portées contre la Turquie dans une opération médiatique concertée orchestrée en Europe et aux Etats-Unis décrivant la Turquie d'Erdogan comme un facteur déclencheur des turbulences régionales notamment en Syrie. Qui ne connait la position géographique de la Turquie ne saurait comprendre les défis et les turbulences auxquels elle doit faire face sans oublier la Syrie, devenu nouveau terrain de confrontation et d'expérimentation des différentes puissances militaires qui coexistent tant bien que mal dans le monde.
La question palestinienne et son socle, les droits du peuple palestinien à une patrie, la préservation d'Elqods, lieu sacré des musulmans, sont les éléments accélérateurs des turbulences du monde musulman. La Turquie d'Erdogan ne pouvait rester insensible à cette question qui pose également celle des lieux de culte chrétiens qui subissent également les assauts des extrémistes israéliens. N'a t-on pas vu les fêtes de la nativité célébrées sous quadrillage militaire israélien à Bethleem? Oublies-t-on trop vite le coup de sang de l'ancien Président Français Chirac à Jérusalem en 1996?
Tous ces facteurs ont concouru à affaiblir la Turquie face à un occident revigoré par le prétendu règlement de la délicate question du nucléaire iranien. Alors, pourquoi se priver de continuer de jouer le rôle de gendarme du monde même si tout le monde sait aujourd'hui que contrairement aux apparences le déclin et la décadence du monde occidental sont bel et bien amorcés?
Et quelle signification donnée au prétendu réchauffement israélo-turque dont les relations diplomatiques, faut-il le rappeler, sont antérieures à l'arrivée d'Erdogan et comment décrypter le rapprochement russo-turque?
Les chose sont beaucoup plus simples que ce qu'essayent de nous faire comprendre les bien-pensants. Il ne s'agit ni de reniement, ni de renoncement et encore moins de trahison. Les stratèges des think tanks occidentaux souvent inféodés à Israël ne peuvent malgré tous les agendas qu'ils concoctent oublier une certitude. Israël n'est plus aussi puissant qu'on le croit. Il subit lui aussi et de plein fouet les effets de la conjoncture régionale explosive qu'il a par ailleurs largement contribuer à créer en y attisant avec ardeur les différents conflits qui la caractérisent.
Son économie étouffe et les gesticulations de Libermann, le nouveau ministre de la guerre Israélien, n'y changeront rien. Israël est actuellement et sans le dire dans une quête absolue de relations avec le monde arabe qui l'entoure. Il s'agit de la question de sa propre survie et de celle d'éviter de connaitre le destin de la mer morte. La Turquie constitue aujourd'hui pour Israël la seule soupape pour oxygéner son économie et la seule passerelle pour négocier avec le monde arabo-musulman. Et ce repositionnement Turque ne s'explique que par le rôde qu'entend jouer ce pays, conjointement avec la Russie et face au désengagement étatsunien et européen, dans les négociations futures pour la création de l'état Palestinien avec pour capitale Elqods et le droit au retour de millions de réfugiés dans leur patrie. Seul cet aboutissement permettra de mettre un terme au processus de clash civilisationnel dont on connait actuellement les prémisses et dont personne ne peut prévoir les conséquences et d'apaiser des relations internationales extrêmement perturbées. Il faut du moins l'espérer car l'arrivée probable de futurs dirigeants occidentaux qui ne cachent plus leurs velléités belligérantes est de nature à s'inquiéter pour l'avenir de ces relations.

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Entrée en service imminente du Soukhoï T-50

Entrée en service imminente du Soukhoï T-50

Ces dernières semaines, des médias russes ont signalé deux nouveaux développements concernant le PAK-FA, ou Futur Avion du Système-Frontal Aérien. En plus d’annoncer que le sixième prototype du T-50 a pris l'air, et que cinq autres sont à un stade avancé de montage, ils ont indiqué que le T-50 pourrait entrer en service dans les Forces aérospatiales russes dès 2017, autrement dit, dans un peu plus d'un an. La production en série de l'avion commencerait la même année.
 

    Cet événement est vraiment important pour ce projet d'avions très ambitieux, entamé il y a relativement peu de temps, en 2001, quand le ministère de la Défense a publié sa liste finale de spécifications pour l'avion, bien que des études préliminaires concernant les successeurs éventuels des avions de combat Su-27 et Mig-31 aient déjà été lancées dans les années 1980.
 

    Ces spécifications incluaient : une manœuvrabilité extrême, comparable ou sinon meilleure que celle dont fait preuve le Su-27 ; la capacité « supercruise », c’est-à-dire, voler à vitesse supersonique sans la postcombustion ; des aptitudes multirôles, dont la capacité d’engager des objectifs aériens, terrestres et navals avec un large éventail de projectiles guidés à longue portée ; l’ensemble d'électronique de pointe sous forme d'un radar multi-élément à balayage électronique, qui couvre presque 360 degrés grâce à sa vue latérale et arrière ; le fameux cockpit de verre, qui permet au pilote de ne pas être submergé par les informations [du tableau de bord] ; et naturellement, la furtivité ou faible signature aérienne à la fois active et passive ; et enfin, le T-50 doit être capable d'attaquer des objectifs sans utiliser son propre radar de bord.
 


 

    Contrairement à la profusion de propagande négative émanant de concurrents occidentaux de Soukhoï, le développement du projet T-50 s’avère être plus régulier que ce à quoi beaucoup s’attendaient, en grande partie grâce à l'évolution parallèle de la famille d'avions Su-27, qui servent à tester et améliorer les nouveaux systèmes avant de les intégrer au T-50.
 

    Il se pourrait bien à cet égard que Soukhoï ait pris à Lockheed-Martin sa place de premier concepteur mondial d’avions de combat, car la longue liste de problèmes de mise au point que connaissent à la fois les programmes F-22 et F-35, suggère que son savoir-faire a souffert des multiples fusions des années 1990 dans l’industrie de la défense. Cela signifie que le T-50 s’appuie sur la famille Su-27, alors que le F-35 est le premier avion conçu par un bureau d'études nouvellement constitué.
 

    Planifiée pour 2017, la date d’entrée en service ne sera qu’une nouvelle étape dans la vie du programme T-50. Il aura un grand nombre de successeurs. Les avions initiaux de l'escadrille de première ligne seront probablement des machines strictement adaptées au combat aérien, tout comme l’étaient les premiers chasseurs Su-27. Ils constitueront simplement le fer de lance de la nouvelle ère de l'aviation militaire russe.
 

    Toutefois, tout comme le Su-27 a engendré les Su-30, 33, 34, et 35, qui à présent forment ensemble l'épine dorsale des Forces aérospatiales russes, de même, le T-50 acquerra de nouvelles capacités et servira de tremplin à des modèles dérivés, de sorte qu’en l’espace de quelques décennies, le T-50 accompagné vraisemblablement de petits chasseurs MiG, de drones de combat et peut-être même de l’avion de combat de « sixième génération », constitueront la colonne vertébrale des Forces aérospatiales russes. Seul aspect inconnu du projet, sa désignation de service, le T-50 allant sûrement prendre un nom du genre « Su-?? » quand il sera mis en service.
 

    Mettre pleinement en œuvre les capacités du T-50 exigera aussi de développer une nouvelle gamme de munitions pouvant être tirées par les armes enchâssées dans le design. Même si le T-50 peut transporter des munitions plus anciennes sous les ailes, il est également évident que toute une gamme d'armes est en cours d'élaboration. Exemple de ces nouvelles munitions, le Kh-59MK2, un dérivé de la famille de missiles Kh-59, qui a été montrée au Salon aérospatial MAKS 2015. Associant furtivité, 300 km de portée, ogive de 300 kg et divers systèmes de guidage, ce nouveau missile, qui permet d'attaquer des cibles terrestres et navales, tant fixes que mobiles, donne une idée de la nature de l’arsenal du futur T-50s.
 

    Bien qu'aucun système d'arme unique n’est en soi décisif, l’entrée en service imminente du T-50s sape l'une des hypothèses cruciales de l'OTAN, à savoir celle de la supériorité aérienne. Soutenue par des chasseurs Su-35 et Su-30, même la première petite flotte de T-50 pourrait suffire à priver les forces terrestres de l'OTAN de la capacité d’opérer sans craindre les attaque aérienne. Étant donné la façon dont le peu habitué et non préparé OTAN opère devant les forces aériennes, le T-50 est un élément important du dispositif de dissuasion conventionnelle de la Russie.
 

South Front, J.Hawk, Daniel Deiss, Edwin Watson, 18 juin 2016

Original : southfront.org/russia-defense-report-pak-fa-nearing-service-entry/
Traduction Petrus Lombard


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La menace du chaos en cas de non-respect des délais constitutionnels : les Américains n’ont jamais sur gérer les effets de leurs actions de déstabilisation

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La menace du chaos en cas de non-respect des délais constitutionnels : les Américains n’ont jamais sur gérer les effets de leurs actions de déstabilisation
Les opposants dits radicaux, du front citoyen 2016 ainsi que des cartels et personnalités politiques sympathisants, font planer la menace du chaos sur la RDC au cas où les délais constitutionnels pour les législatives et la présidentielle, censées se réaliser le 27 novembre 2016, n’étaient pas respectés. Chaque fois qu’ils en ont l’occasion, ceux-là ne cessent d’avertir qu’il y aurait chaos en RDC si Kabila ne satisfaisait pas leur exigence du respect de la Constitution.
C’est déjà connu que le Front citoyen 2016 est une structure conjoncturelle et fantoche principalement des Américains qui s’activent à placer une marionnette de sang pur à la tête de la RDC, celui qui accomplira leur oukase en défaveur des Congolais. Le Front citoyen 2016 a été créé le 19 décembre 2015 après la messe noire, célébrée du 11 au 14 du même mois sur l’île de Gorée au Sénégal où les opposants se sont fait formater les intelligences pour « réfléchir sur les moyens pour un soulèvement populaire en RDC, la constitution d’un front anti-dialogue et l’obtention des moyens financiers aux fins d’actions de déstabilisation », l’agenda caché des Américains sur la RDC.
Lors de sa sortie officielle le samedi 9 janvier 2016, le Front citoyen 2016 a réservé une belle part aux actions, ce qui pour les analystes, en disait long sur les actions séditieuses voire l’option de la création d’une nouvelle rébellion si Joseph Kabila restait au pouvoir après 2016, en application des injonctions occultes américaines. Le prétexte de la démocratie, du respect de la Constitution et de l’alternance est déjà connu comme le domaine d’action des Américains pour sévir contre le régime congolais, en dépit du fait qu’il est matériellement impossible que les dits délais constitutionnels soient respectés l’année en cours.
Le chaos
Si le chaos survenait parce que les délais constitutionnels n’auront pas été respectés pour des raisons évidentes, ce serait alors de la faute des Américains qui se montrent impatients de se débarrasser du régime Kabila et qui ont insufflé l’intolérance ainsi que l’allergie dans le chef des opposants qu’ils instrumentalisent face aux problématiques du report des élections. Rassurés du secours américain, ces opposants, tel est le cas de Moïse Katumbi, n’ont plus honte et se donne la hardiesse de promettre des étincelles à Joseph Kabila s’il n’organise pas les élections dans les délais qu’eux préfèrent et s’il ose rester au pouvoir après 2016. Si les Congolais s’entendent dans un cadre comme celui dressé par le dialogue en perspective, il est possible, moyennant consensus librement dégagé, d’éviter le chaos à la RDC. Un consensus qui n’a d’ennemi féroce que l’impérialisme américain qui impose aux Congolais, non pas ce qui est avantageux pour eux, mais pour les intérêts criminels et mercantilistes des Américains et autres Occidentaux. Il sied de noter, avec Tony Busselen, que les Américains cherchent sans cesse un prétexte d’initier une guerre ouverte à la RDC, prétexte que jusqu’ici leur ôte sagement le fils à M’zee. Répondant à la question sur le bilan de Joseph Kabila à la tête de la RDC, le spécialiste belge de Grands lacs dit, « …Et il (Joseph Kabila) a ouvert le pays aux économies émergentes, notamment la Chine qui est devenue le partenaire économique le plus important du pays. En même temps, il enlève chaque prétexte aux Etats-Unis et à l’Union Européen de lancer une agression ouverte et il laisse la porte ouverte pour la coopération avec tout le monde.

Œuvres des Américains dans le monde

L’administration américaine, dans laquelle la CIA joue un rôle prépondérant, se sert de son réseau d’organismes et organisations de couverture pour enflammer le monde. Parmi elles, il y a le Groupe international CANVAS /OTPOR financé par Soros et la NED, la vitrine légale de la CIA, l’International Crisis Group(ICG) administré par Soros, NDI, filiale de la NED, USAID et un ensemble d’ONG et médias que l’on retrouve depuis 15 ans dans les « révolutions de couleur » en Eurasie et le « printemps arabe ». Parmi les ONG, citons Human Rights Watch, HRW, dont Soros est le principal financier, etc. Avec son réseau d’organismes et organisation de couverture, la CIA déstabilise, sous plusieurs angles d’attaques, les régimes haïs par les USA.
Avec les « révolutions de couleur » en Eurasie, Europe-Asie, le chaos a été forgé en Roumanie, dans l’ex-Yougoslavie, en Syrie où la cohue a élu domicile sur fond d’un drame humain inqualifiable, en Afghanistan, en Irak, en Iran, etc. Sans compter les tentatives de déstabilisation sur d’autres pays comme la Chine, le Pakistan et la Corée du Nord que les USA ne réussissent pas à déstabiliser jusqu’ici. Avec le printemps arabe, l’Egypte de Moubarak a été déstabilisé de même que la Tunisie de Ben Ali. Dans cette foulée, la Libye ploie dans un sinistre inénarrable depuis la guerre lancée contre Kadhafi. Le Zaïre de Mobutu a été déstabilisée via le stratagème AFDL. Désillusionnés par le nationalisme de M’zee, les USA ont vite fait de le combattre et d’initier, via le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda un cycle infernal de guerres, violences plurielles dont sexuelles contre les jeunes filles et femmes congolaises, et de pillages de ressources dans l’Est de la RDC. L’Est de la RDC où le guêpier s’est installé depuis l’agression du RCD/Goma en août 1998. Des morts, tombés aussi sous un génocide muselé et méconnu, se comptent par plus de cinq millions, les vies chamboulées en permanence innombrables, les pillages des ressources évaluées à plusieurs milliards de dollars sans compter les ravages sur l’écosystème de l’Est et la permanence des milices.
Selon nos sources, « …Comprenez que le mal est concentré à Washington. Au XXIème siècle (13 ans et demi), Washington a détruit en partie ou totalement 7 pays. Des millions de gens ont été assassinés, estropiés, déplacés et Washington n’a montré absolument aucun remord ou quoi que ce soit s’en approchant ; les églises “chrétiennes” non plus du reste. La dévastation que Washington a infligée est dépeinte comme étant un grand succès (de la démocratie). Washington a prévalu. Washington est absolument déterminé à prévaloir et le mal absolu que Washington représente mène le monde à la destruction. ». Ndlr : http://fr.awdnews.com/politique/les-etats-unis-planifient-une-frappe-nucl%C3%A9aire-sur-la-russie

Il est aussi intéressant de noter ces détails : « …Ce que prétend Washington est le contraire de la vérité, selon Lendman. «Washington et ses alliés voyous mènent des guerres sans fin contre l'humanité. La paix et la stabilité vont à l’encontre de leurs intérêts. Les massacres de masse et la destruction les servent. En ciblant un pays après l'autre, ils se dirigent inévitablement vers une confrontation directe avec la Russie et la Chine, et sont prêts à prendre le risque d’une guerre nucléaire pour faire de ces deux pays les vassaux des États-Unis », selon l’auteur américain. « Aucune nation dans l'histoire du monde n’a jamais menacé la survie de l'humanité comme l'Amérique, » a-t-il souligné. », Ndlr : http://www.alterinfo.net/Aucune-nation-n-a-jamais-menace-la-survie-de-l-humanite-comme-les-Etats-Unis_a117406.html

Si donc les opposants congolais dits radicaux parce que voulant appliquer très à la lettre les oukases américaines s’entêtent dans leur idée de semer le chaos à la RDC au cas où leurs élections préférées n’avaient pas lieu dans le délai constitutionnels comme s’il n’y avait, en démocratie et dans la Constitution, que les législatives et la présidentielle, ils doivent savoir ce qu’ils font encourir au pays. Au fond, le grand défi pour la tenue des élections reste aussi financier, domaine où, par le temps qui court, le Congo-Kinshasa éprouve beaucoup de difficultés étant donné la baisse des cours des minerais sur le marché mondial. Peut-être (à coup sûr ?) que si l’on aidait la RDC avec de l’argent conséquent, le glissement ne durera pas longtemps attendu qu’il est déjà impossible de l’éviter. La RDC qui gémit et halète encore sous les douleurs des effets des sinistres du déchirement de 1998 à 2003 ne doit pas de nouveau séjourner dans l’échaudoir parce que des énergumènes instrumentalisés par les USA veulent accéder le plus tôt au pouvoir pour enclencher les pillages malins et méthodiques de richesses ou l’effritement du pays de Lumumba. Ce que les Américains ont fait ailleurs sans en maitriser les effets pervers ne doit plus se faire en RDC qui ne fait que souffrir depuis que les rapaces occidentaux l’ont découverte.
Samy BOSONGO, Journaliste poète-essayiste, +243811530303, +243901020043

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DIALOGUE: SES ENJEUX MÉCONNUS

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DIALOGUE: SES ENJEUX MÉCONNUS
Le dialogue politique congolais a connu un regain d’intérêt avec la confirmation depuis la publication du communiqué de l’Union africaine, UA, du 6 avril 2016 qui faisait état de la nomination du sage africain Edem Kodjo en tant que facilitateur du dialogue. Une nomination suivie de plusieurs réactions de la part des sensibilités politiques congolaises mais qui ne se sont pas écartées de ce qui était déjà connu. Les pro-dialogue, parmi lesquels UDPS d’Etienne Tshisekedi, l’opposition républicaine, la MP, etc. ont salué cette nomination tandis que les opposants au dialogue, qui se recrutent essentiellement du Front citoyen 2016, se disent non-concernés tant par la nomination d’Edem Kodjo que par le dialogue.

Un autre événement en rapport avec le dialogue est l’appui annoncé depuis le mercredi 13 avril courant de la Monusco au dialogue. Un appui que la mission onusienne a fait connaître de la bouche de son porte-parole lors de sa conférence de presse hebdomadaire. Une annonce d’appui aux efforts d’Edem Kodjo qui ne fait que confirmer ce qui avait déjà été rendu public dans le communiqué conjoint du 16 février 2016 de l’UA, de l’ONU, de l’UE et de l’OIF, par lequel ces quatre organisations internationales conjuraient la classe politique congolaise à s’assembler autour d’une table d’échanges pour assurer, dans le respect de la Constitution, la poursuite du processus électoral dans une atmosphère de paix. Plus tard, la résolution onusienne, 2277, n’interdira pas le dialogue en dépit de la précision que ses résolutions devraient respecter la Constitution congolaise.

Procès contre le dialogue

Le procès contre le dialogue le plus répandu est qu’il va cautionner le glissement, avalisant le non-respect de la Constitution, partant le non-respect du délai constitutionnel pour la présidentielle et les législatives qui devraient avoir lieu au dernier trimestre de l’année en cours. Cette accusation méconnaît les réelles difficultés qu’il y a à respecter ce délai constitutionnel maintenant. Prétendant lutter pour le respect de la Constitution, les opposants et quelques organisations de la société civile congolaise regroupés au sein du Front citoyen 2016 et d’autres plates-formes de l’aile radicale de l’opposition au régime congolais actuel, rejettent aussi bien le facilitateur du dialogue que le dialogue lui-même. Pour Joseph Kabila pourtant, dans son discours du 28 novembre 2015 annonçant le dialogue, ceci est le remède aux divergences grandissantes sur le processus électoral au fil des jours qui risquaient d’écrouler la citadelle nationale si rien n’était fait pour les contenir. Pour l’UDPS, le dialogue était la voie royale de résorption de la crise qui a suivi les élections couplées du 28 novembre 2011.
Le dialogue est, en somme, voulu, par le régime comme des assises durant lesquelles toutes les questions de la bonne posture générale de la RDC doivent être abordées, y compris celles sur le processus électoral qui ne doit pas être suivi de crise et qui doit être complet et évoluer de la base au sommet.

La RDC à la croisée des chemins

Bien d’analyses avertissent les Congolais qu’ils sont à la croisée des chemins. Citons l’un d’eux, le géopoliticien belge Luc Michel, qui a déjà révélé que « Toute force politique ou sociale, tout politicien qui ouvre aujourd'hui une crise en Afrique sur les thèmes de l'agenda américain (les soi-disant "bonne gouvernance", "intangibilité des constitutions", "alternance" etc) démontre qu'il travaille, consciemment ou pas (mais depuis un an personne ne peut dire "je ne savais pas"), pour le néocolonialisme américain. », Ndlr : http://www.alterinfo.net/OUI-LE-BALAIS-CITOYEN-ET-SES-CLONES-PARTOUT-EN-AFRIQUE-SONT-DES-MERCENAIRES-AU-SERVICE-DES-AMERICAINS-ET-DE-LA_a117532.html. Il est intéressant de noter combien ce que dit le géopolitien belge cadre avec ce qui est dit sur le néocolonialisme. En effet, sous la rubrique des méthodes du néocolonialisme, il est dit que « Le néocolonialisme se décline en plusieurs approches. En lieu et place d’un contrôle militaire officiel, les puissances néocolonialistes utilisent des prétextes humanitaires et démocratiques pour justifier la présence militaire. », ndlr : http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9ocolonialisme.
L’agenda des impérialistes en RDC a été lui-aussi dévoilé par un autre géopolitien belge, Tony Busselen, spécialiste de la région de Grands Lacs africaine. Pour lui, « … Les gouvernements occidentaux ont développé des stratégies pour « gérer » la colère des peuples et en même temps « accompagner la relève de leur personnel politique ». Les dirigeants peuvent changer, mais leur politique pro-occidentale doit continuer. Nous avons ainsi vu comment les Etats-Unis et l’Europe ont essayé « d’accompagner » le printemps arabe en Egypte, Lybie et la Syrie…», Ndlr : http://www.michelcollon.info/Les-USA-ont-un-agenda-cache-en.html?lang=fr.
Les stratégies utilisées sont l’instrumentalisation du réseau d’ONGDH congolais( ASADHO, Amis de Nelson Mandela), des leaders d’oppositions( Martin Fayulu, Vital Kamerhe, Moïse Katumbi et les autres invités à la messe noire de l’île de Gorée) et la création de louches et pseudo mouvements citoyens, Lucha et Filimbi. Pour gérer la colère du peuple congolais en l’intoxiquant avec des sophismes et des impostures du genre publication de Forbes sur la fortune de Joseph Kabila et les fuites du Panama Papers. Tous ces opposants ont été regroupés au sein de la structurelle tactique et conjoncturelle appelée Front citoyen 2016. Il est intéressant de noter ce qu’en dit aussi ce qui est dit sur le néocolonialisme : « Certains polémistes qualifient également de néocolonialisme l'attitude actuelle qui consiste à s'ingérer dans les affaires politiques d'un pays du tiers-monde au nom de la paix, démocratie, droits de l'homme... L'expansion des ONG humanitaires, nées du droit d'ingérence humanitaire reconnu par l'ONU, est parfois perçue par les théoriciens du complot comme une stratégie des pays occidentaux d'étendre leur influence et d'imposer leurs idées à l'ensemble du monde. Les réseaux d'ONG, directement au contact de la population auraient le rôle non avoué de galvaniser le peuple contre certains régimes …des pays en développement. », Ndlr : op cit.
Il est compréhensible que dans le cas congolais, la classe des prédateurs impérialistes pèse de tout son poids et a mobilisé des gros moyens et alerté ses armadas de sédition. Le dialogue aurait, à cette latitude, le mérite d’aider les Congolais à contourner les injonctions impérialistes basées sur les alibis connus afin d’aider les Congolais à se préserver, ne fût-ce que relativement, des effets pervers de l’impérialisme qui n’a plus honte de se déployer en plein jour. Les Congolais peuvent, s’ils le veulent, s’entendre pour un modus vivendi de gérance du pays après 2016 qui les préserve des serres des rapaces impérialistes. En s’opposant fermement au dialogue, les prétendus opposants radicaux, regroupés dans le nébuleux épouvantail du Front citoyen 2016, montrent combien ils courbent l’échine face aux prédateurs impérialistes. Nous l’avons, en plusieurs articles antérieurs, démontré.
Rien ne saurait mieux conclure l’approche de cette thématique que l’analyse de Tony Busselen : « Cette habitude de lancer de beaux discours, mais en même temps employer deux poids deux mesures cache la vérité : dans tous les cas, ce sont les intérêts et l’agenda géostratégique étasuniens qui prévalent. Non, Lumumba avait raison. La démocratie pour le peuple congolais, sera le résultat du combat du peuple congolais pour sa liberté et absolument pas de l’action des gouvernements occidentaux qui ont bien leur agenda et leurs intérêts à défendre en RDC. Au lieu de l’hypocrisie « pas de démocratie sans alternance » d’Obama, il faut défendre « pas de démocratie sans souveraineté » en Afrique. » et « Et on peut bien décrire les choix politiques devant lequel le peuple se trouvera les années à venir : ou bien on se bat et on choisit de garder et surtout d’approfondir les progrès qui ont été faits au cours de la dernière décennie en ce qui concerne, la paix, l’unité et la souveraineté du pays, son indépendance et son ouverture décomplexée envers le monde et enfin sa croissance et redynamisation économiques. Ou bien les forces gagnantes seront celles qui plaideront pour le retour résolu vers une alliance avec les Etats-Unis et l’Union Européenne, le renforcement du régionalisme et des intérêts particuliers. Dans le premier cas, on assistera à une évolution vers l’émergence de la RDC comme un pays fort, dans l’autre cas le chaos et la balkanisation menacent. », Ndlr : op cit.
Ainsi les enjeux méconnus du dialogue sont la recherche de l’identité et de la souveraineté congolaise et la volonté de contourner les diktats occidentaux qui ne visent que les intérêts des impérialistes notoires. Il ne sert à rien d’organiser n’importe comment des élections qui ne serviront qu’à légitimer l’arrivée d’une marionnette pure à la tête de la RDC. Car ce n’est pas parce qu’une personne autre que Joseph Kabila occupera la magistrature suprême que les prédateurs émousseront leurs ardeurs impérialistes contre le pays de Simon Kimbangu.
Samy BOSONGO

 

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Combat invétéré sur tous les fronts des USA contre la RDC

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Combat invétéré sur tous les fronts des USA contre la RDC
Les USA, présentés à tort par leurs valets congolais comme amis ou bienfaiteurs de la RDC, sont en réalité les korrigans du pays de Dona Béatrice Kimpa Vita. A part l’accusation des atrocités perpétrées par les hommes du Roi de Belges, Léopold II, contre les aïeux des Congolais et dont a suivi leur condamnation, les USA ne se sont jamais illustrés que comme les « étrilleurs », les bourreaux, les faucons ou les « étioleurs » astucieux des frères et sœurs de Lumumba. Il sied de jet un coup d’œil rétrospectif sur la RDC et d’interroger des sources pour réaliser à quel point les USA constituent la matérialisation calamiteuse de Satan en RDC.

Les USA ont pesé de tout leur poids dans la liquidation physique de Patrice Emery Lumumba et dans l’installation du dictateur décrié Mobutu Sese Seko au pouvoir à la tête de la RDC. Les USA ont instrumentalisé Mobutu pour se donner la peau de Lumumba avec divers scenarii allant de sa révocation par Joseph Kasa Vubu, sur conseil des Occidentaux le 5 septembre 1960, jusqu’à son élimination physique au Katanga. En effet, faisant face à la sécession katangaise, Lumumba et Kasa Vubu décident d’envoyer un télégramme à la Russie pour les engager à voler au secours de leur pays, face à la lenteur du Conseil de sécurité d’alors à qui d’abord la demande avait été soumise. Avant même que ce message ne soit envoyé à la Russie, écrit David Van Reybrouck, la CIA en était déjà informée. Mobutu était le Secrétaire de Lumumba et travaillait pour les USA. Selon l’écrivain belge dans son livre « Congo, une histoire », Larry Devlin, responsable des services de renseignements américains au Congo, disposait de moyens financiers considérables pour orienter la politique congolaise dans un sens voulu par les USA et que Kasa Vubu et surtout Mobutu allaient devenir ses favoris. Ndlr : Congo, une histoire, page 324. Lumumba mourra enfin, pourchassé par les Belges et Américains de même que traqué et arrêté par les hommes de Mobutu, à la faveur d’un Far-West qui a mis à contribution Moïse Tshombe manipulé par les Belges et à la tête du Katanga en sécession.

« …Le sort du Katanga s’est réglé entre Belges, Anglais, Français, Américains, Rhodésiens, Blancs d’Afrique du Sud. Les combats, les jacqueries, la guerre, les décisions brusques et contradictoires de l’Onu sont les effets et les signes des tractations qui ont lieu entre les trusts, entre les gouvernements. Si tout semble réglé, aujourd’hui, si le Katanga fait retour au Congo, c’est que - contre la Rhodésie et l’Union sud-africaine, contre les visées anglaises et françaises - les Etats-Unis se sont mis d’accord avec les Belges pour exploiter en commun les richesses congolaises par l’intermédiaire de sociétés mixtes. » est ce qu’écrivit Jean-Paul Sartre sur le Congo de 1960 à 1961 et de 1963. Une conclusion qui montre bien le rôle pernicieux des USA sur la situation au Congo d’alors. Ndlr http://www.kongo-kinshasa.de/dokumente/lekture/lumumba.pdf

Les USA ont soutenu Mobutu, leur homme des opérations sales en Afrique centrale, qui a été à la base de la déchéance morale des Zaïro-congolais. Même s’il est mort depuis longtemps et qu’il n’est plus au pouvoir, les dégâts opérés par Mobutu sur le plan éthique continuent à malmener la RDC où subsistent encore l’inversion et la confusion des valeurs. Quand les raisons de maintenir Mobutu au pouvoir ont cessé d’exister, les USA l’ont sacrifié via le scénario Afdl dans le giron de laquelle des Rwandais ont joué un rôle prépondérant, entraînant de nouveaux défis à la RDC. Depuis lors, la fraction rwandophone de la population congolaise entrée par effraction en RDC avec l’Afdl, est à la base de toutes les rébellions qui déstabilisent la RDC.

Les mêmes USA ont soutenu l’Armée Patriotique Rwandaise de Paul Kagame qui fait la guerre aux Hutus que la communauté internationale demande à Zaïre d’accueillir sur son sol. Devenus FDLR, ces réfugiés hutus pillent et insécurisent en permanence l’Est de la RDC, tout en offrant à Kagame un alibi permanent d’intervenir manu militari au Congo, d’y rester longtemps et de s’y livrer aux pillages des richesses. Le Rwanda qui n’a pas de gisements de bien des minerais qu’il vend entretient aujourd’hui des milices sur le sol congolais avec la bénédiction américaine qui lui assure l’impunité au Conseil de sécurité des Nations unies en dépit de tous les rapports produits par leurs experts à maintes reprises. Alimentant le chaos en RDC pour faire le bonheur du Rwanda.

En outre, Tony Busselen accuse les Américains d’être à l’origine de façon occulte des manifestations du 19 au 21 janvier 2015 en RDC. Spécialiste belge de la région de Grands Lacs, Tony a conclu, en rapport avec ces manifestations, que les USA et certaines chancelleries occidentales étaient en action pour déchoir le régime congolais en donnant les clés de compréhension de ce qui s’était alors passé, en révélant aussi les techniques utilisées par certains pays impérialistes occidentaux et leurs multinationales capitalistes pour affaiblir l’État congolais afin de piller ses ressources minières en toute tranquillité. Ndlr : http://www.michelcollon.info/Les-USA-ont-un-agenda-cache-en.html?lang=fr. Résumant ces événements, Tony déclare: “Les gouvernements occidentaux ont développé des stratégies pour « gérer » la colère des peuples et en même temps « accompagner la relève de leur personnel politique ». Les dirigeants peuvent changer, mais leur politique pro-occidentale doit continuer. Nous avons ainsi vu comment les Etats-Unis et l’Europe ont essayé « d’accompagner » le printemps arabe en Egypte, Lybie et la Syrie… »

Les très astucieux USA sont encore vilipendés pour leur initiation de louches et pseudo mouvements citoyens. « Oui, le « Balais citoyen » et ses clones partout en Afrique sont des mercenaires au service des Américains et de la recolonisation de l'Afrique ! », soutient mordicus Luc Michel, un autre géopoliticien belge.(Ndlr : http://www.alterinfo.net/OUI-LE-BALAIS-CITOYEN-ET-SES-CLONES-PARTOUT-EN-AFRIQUE-SONT-DES-MERCENAIRES-AU-SERVICE-DES-AMERICAINS-ET-DE-LA_a117532.html). Pour lui, « au même moment que le sommet officiel « USA - AFRICAN LEADERS » (où se met en place une vague de changements de régimes en Afrique décidée par Obama, les 4-6 août 2014), se tenait aussi à Washington un « sommet alternatif » organisé par un organisme d'Etat US (créé par Ronald Reagan dans les années 1980), financé sur le budget américain, la NED, que certains analystes qualifient de « vitrine légale de la CIA ». En collaboration avec une de ses filiales, la NDI (lui aussi un organisme d'Etat US, financé sur le budget américain), l'USAID, l'Open Society de Söros et un ensemable d'ONG et médias que l'on retrouve depuis 15 ans dans les « révolutions de couleur » en Eurasie et le « printemps arabe ». Des centaines d'activistes, de syndicalistes, de journalistes africains surtout y sont pris en main. ». Des informations qui nous permettent de comprendre quand et comment sont nés Filimbi et Lucha, présentés comme les clones du Balai citoyen en RDC. C'est plus en début 2015 qu'on a commencé à entendre parler de Filimbi et Lucha en RDC. Curieusement, c'est en janvier 2015 qu'il y a eu des manifestations qui ont visé la déchéance précipitée du régime actuel en RDC.

Le même analyste donne ces informations supplémentaires : « … « Depuis les élections au Sénégal où l'ex-président Abdoulaye Wade a voulu se maintenir au pouvoir, un mouvement citoyen appelé « 'Y' en a marre » est né. Le même modèle sera reproduit au Burkina Faso sous l'appellation « Le balai citoyen. ». Puis deux mouvements similaires ont également vu le jour en RD Congo, le « Lucha » et le « Filimbi. ». Vecteurs d'une nouvelle image de la jeunesse africaine luttant pour l'établissement d'une vraie démocratie dans leurs pays respectifs, ces mouvements ne réussissent pas à tromper les spécialistes des questions politiques en rapport avec l'Afrique. Il suffit de s'interroger sur le financement des activistes pour percevoir une télécommande occidentale pilotant à distance qui parait comme une « génération spontanée. » L'actualité récente en RD Congo nous montre que la rencontre – débat entre les mouvements « Y'en a Marre », « Filimbi » et « Balai Citoyen » à Kinshasa où des jeunes activistes ont été arrêtés et jetés en prison, était le fruit de l'organisation et du financement, d'ailleurs revendiqué comme tel, de l'USAID (United States Agency for International Development.) Or, il est de notoriété publique que tous ces organismes sont des bras armés des USA au service de leur diplomatie souvent hégémonique en direction des pays généralement pauvres.

Parvenir par d'autres moyens plus fins aux objectifs que la CIA a atteints par le sang, dans la désapprobation ou le déshonneur, c'est le leitmotiv de la création de tous ces réseaux d'organismes. L'homme orchestre de tous ces systèmes d'organisation au service de la puissance américaine est le financier et philosophe Georges Soros. Les suspicions sur la mainmise de Soros sur ces jeunes activistes africains viennent d'être confirmées par la publication sur les réseaux sociaux de la photo explicite, démontrant les accointances du mouvement Sénégalais « 'Y'a en Marre » et celui qu'on accuse d'être un paravent de la CIA. Une image qui parle d'elle même. Soros, l'homme actif dans de nombreux changements de régime, porte le t-shirt estampillé du logo du mouvement « Ya en Marre » et en bon « guru », il enseigne la bonne parole à ses nouveaux disciples. »

A la suite de ces louches et pseudo mouvements citoyens, a été créé le Front citoyen 2016, le samedi 19 décembre 2015, après la messe noire du 11 au 14 décembre de la même année où les valets congolais invités ont été, à en croire l’ANR, « à« réfléchir sur les meilleurs moyens pour un soulèvement populaire en RDC, la constitution d'un front anti-dialogue et l'obtention des moyens financiers aux fins d'actions de déstabilisation... ». A cette messe noire, Georges Soros a joué un rôle très capital. Il était en réalité, la couverture américaine à ces séances de formatage des intelligences des assistants pour les porter à agir suivant les diktats américains sur la RDC. La messe noire de l’île de Gorée, l’initiative de Konrad Adenauer, a servi à former les participants aux méthodes subtiles et séditieuses afin de déboulonner Joseph Kabila, accusé d’user de souverainisme face à la CIA et d’avoir opté pour les Brics. Il est dit que les fondations Konrad Adenauer appartient au parti politique chrétien allemand CDU, Brenthurst fondée par le magnat sud-africain des mines Harry Frederick Oppenheimer et Human Rights Watch créée par le spéculateur boursier et « philanthrope » américain George Soros.

Les USA sont aussi sur le banc des accusés au sujet des attaques sur le front des droits de l’homme que subit le régime congolais. Selon le site russe Sputniknews (http://fr.sputniknews.com/international/20160128/1021275790/soros-ong-hrw-financement.html) qui s’en tient à l’estimation des experts américains mêmes, le milliardaire George Soros est, depuis des années, le principal sponsor de Human Rights Watch, HRW, et utilise un réseau d’ONG qu’il finance pour promouvoir ses intérêts économiques, politiques et culturels. D’après les experts, les investissements directs de George Soros dans Human Rights, qui visent à déstabiliser des régimes, se sont chiffrés à environ cent millions USD depuis 2010. Ainsi, les USA s’attaquent au régime à déstabiliser en se servant des droits de l’homme. Le réseau d’ONGDHs à l’internationale comme HRW et Amnesty International et localement comme Asadho et Amis de Nelson Mandela jouent le jeu des impérialistes sous l’alibi et la couverture de défendre « les populations opprimées. ». En RDC, avec la création du Front citoyen 2016, les personnalités à la solde des impérialistes se sont enhardies et provoquent de plus belle le régime congolais pour le pousser aux viols de droits de l’homme afin qu’il soit diabolisé de sorte que les impérialistes s’en servent comme l’alibi de déclaration officielle d’une guerre contre le régime congolais devant les peuples occidentaux. Le traitement négatif du régime congolais par la presse occidentale à la solde des impérialistes occidentaux a été maintes fois décrié par les géopoliticiens congolais, asiatiques, russes, africains voire occidentaux. L’implication américaine dans les activités de HRW a été démontrée à travers le financement de George Soros qui est lui-même une couverture utilisée par l’administration américaine à travers un réseau d’organismes américains.

Les mêmes USA ont encore sorti une autre carte pour déstabiliser le régime congolais en exploitant la misère du peuple pour l’exaspérer. En citant le nom de la sœur jumelle de Joseph Kabila, Jaynet Kabila, les fuites de Panama Papers ont visent le régime congolais. Depuis que ces fuites ont été révélées à l’opinion, nombreux sont les opposants congolais qui se permettent de dire que le régime congolais vole le peuple. Pourtant, il est déjà connu, comme l’a su si bien le dire Moon Of Alabama, que que « …c'est juste une opération destinée à être médiatisée… » et que « …les « fuites » actuelles de données, diffusées, à grand renfort de publicité, par plusieurs empires de presse qui soutiennent l'OTAN et par une « Organisation non gouvernementale « financée par le gouvernement américain, ont simplement pour but inavouable de salir des personnalités que l'empire américain n'aime pas. Elles offrent aussi une belle opportunité d'en faire chanter d'autres en promettant de ne pas publier des informations en échange d'une faveur puis d'une autre… ». Parlant du Consortium international des journalistes d’investigation, ICIJ, qui a médiatisé les fuites, le site américain dit qu’il « …fait partie du Projet de rapport sur le crime organisé et la corruption, OCCRP, qui est financé par le Gouvernement américain à travers l'USAID. ». A en croire notre source, le consortium est entièrement financé et géré par le Centre des États-Unis pour l'intégrité publique. Leurs bailleurs de fonds comprennent la fondation Ford, la fondation Carnegie, la fondation de la famille Rockefeller, la Fondation W K Kellogg ainsi que la Fondation pour une société ouverte (Soros). Tous américains et ce fameux Geoges Soros qui revient, devenant l’homme orchestre de tous les coups sales des USA à travers le monde.

Les USA sont un Etat impérialiste par excellence dont le mode opératoire rappelle tout ce qui est connu sur la géopolitique, le néocolonialisme ainsi que la géostratégie. Luc Michel a déjà dévoilé que les USA veulent depuis un certain temps par des moyens plus fins parvenir aux résultats que la CIA atteignait par le sang et la désapprobation internationale. Aussi ont-ils investi dans la presse où les informations sur des personnes réprouvées par eux en fonction de leurs intérêts sont mal traitées. Ils instrumentalisent des journalistes et autres intellectuels qui doivent s’acharner sur leur cible en produisant impostures, intox et autres sophismes contre elle. Sur la RDC, les USA s’appesantissent parce que Joseph Kabila est accusé de souverainisme et de s’être tourné chez les Chinois. Les prétextes habituels basés sur la démocratie et le respect de la Constitution sont utilisés, alors que les pays dont ils ne reprochent rien aux régimes parce que leurs valets, ont organisé chacun le référendum et réalisé la révision constitutionnelle pour permettre à leurs chefs d’Etat, au pouvoir depuis plus de quinze ans, de rempiler. Ainsi, il y a ébullition politique en RDC parce que les USA le veulent et qu’ils s’activent à remplacer Joseph Kabila par un valet au sens plein du terme. C’est-à-dire celui qui n’abjurera pas à leurs diktats et qui les satisfera au détriment des Congolais. Les USA sont cités, à travers l’histoire, dans bien des coups sales contre la RDC sur laquelle ils s’activent à tout prix à appliquer leur impérialisme, profitant de la naïveté, de l’inconséquence, de l’égoïsme et de l’amnésie politiques des Congolais.

Samy BOSONGO, journaliste poète-essayiste, +243811530303, +243901020043

 

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Où va le monde ?

LE DOLLARGATE (Version bilingue Français – English) L'EXPLOSION FINALE...: LA FIN DU SYSTEME SOLAIRE
Un archiviste interroge les archives d'Internet: Où va le Monde?
Où va le monde ?
L’Archiviste est le gardien vigilant des traces du passé, du moins pour la période moderne et contemporaine. Sa mission principale se décline en trois phases : préservation, classement, communication. C’est tout ?
De mon point de vue, non. L’Archiviste est également témoin de son temps, et les informations sur ce qui se passe durant son époque sont disponibles à profusion, non soumises à délai de communication : INTERNET.
En puisant dans les archives très riches d’Internet, l’Archiviste habitué à traiter les mines d’information que recèlent ses salles d’archives, ne peut s’empêcher de consulter chaque jour les informations d’Internet et de réfléchir sur la question fondamentale : Où va le monde ? Et c’est à cette question tragique que j’ai tenté de répondre à travers mes deux derniers livres. A vous d’en juger…
http://badjadja99.e-monsite.com/

Premier livre :
LE DOLLARGATE
(Version bilingue Français – English)
http://www.amazon.fr/DOLLARGATE-ABDELKRIM-BADJADJA-

Résumé
LE DOLLARGATE (Version française)
"Le Dollargate" traite des manigances d'un président américain qui a essayé d'absorber l'énorme dette des Etats-Unis en créant une nouvelle monnaie artificiellement gonflée. Cette histoire se termine mal, avec l'effondrement de la monnaie et de l'économie américaine, suivi d'une récession mondiale qui a frappé l'Europe en premier lieu ".

Abstract
THE DOLLARGATE (English version- Translator: Tahar Ben Tate)
"The Dollargate" deals with shenanigans of an American President who had tried to absorb the huge U.S. debt by creating a new currency - artificially inflated - so as to nullify the indebtment. This story ends badly, with the collapse of the currency along with the American economy, followed by a global recession that firstly hit Europe."


Deuxième livre :
L'EXPLOSION FINALE...: LA FIN DU SYSTEME SOLAIRE
http://www.amazon.com/dp/B01DJF22FS?ref_=pe_2427780_160035660

Prologue, l’instant d’avant…
La planète Terre vue de loin, de très loin…
A l’autre bout de l’univers, soit à 14 milliards d’années-lumière, la Terre avec son arrogance, ses prétentions et ses confits est totalement invisible. Seule parvient une lueur lointaine : celle du soleil, seul témoin de l’existence du système solaire.
Quelques années plus tard (?) l’abandon de toute forme de morale, les guerres pour le pouvoir, celles des monnaies, l’extension de la spéculation à tout va, de la corruption, de la drogue, de l’homosexualité, engendreront le déclin du monde occidental, l’enfonçant dans les ténèbres de la préhistoire, dans un autre mode d’existence…

Epilogue : L’instant d’après…
Le système solaire en l’an 20….Perçue de l’autre côté de l’univers, la lueur transmise par le soleil depuis 14 milliards d’années-lumière est perturbée : des éclats en jaillissent, puis une lumière fulgurante apparaît quelques brefs instants, avant de disparaître en laissant voir un trou noir à la place de ce qui fut le rayonnement solaire. La lueur lointaine s’est éteinte à tout jamais…La Terre et l’Humanité avec…
Big Bang…

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La Russie et les USA ont-ils passé un marché en Syrie ?

La Russie et les USA ont-ils passé un marché en Syrie ?

Par Pepe Escobar - RT, le 21 mars 2016

article original : "Is There a US-Russia Grand Bargain in Syria?"
  C'est digne d'un film d'espionnage : personne ne parle. Mais il y a des indications selon lesquelles la Russie, à moins qu'un marché n'ait été passé avec Washington, n'aurait pas annoncé de retrait partiel de Syrie juste avant que les négociations de Genève montent en puissance.
Une sorte de marché se joue, un marché dont on ne connaît pas les détails : c'est au fond ce que la CIA dit elle-même par la voix de ses multiples think tanks. Et c'est la véritable signification cachée derrière l'interview de Barack Obama, arrivée à un moment minutieusement choisi, laquelle, bien qu'elle invite à une certaine incrédulité, se lit comme un document de changement politique majeur.

Obama opère un étouffement légendaire, en admettant maintenant que les renseignements américains n'ont pas identifié spécifiquement le gouvernement de Bachar el-Assad comme étant responsable de l'attaque chimique de la Ghouta. Et puis il y a des pépites, comme l'Ukraine qui n'est pas considérée d'intérêt vital pour les Etats-Unis — une donnée qui entre en contradiction directe avec la doctrine Brzezinski. Ou l'Arabie Saoudite comme parasite de la politique étrangère américaine — ce qui a provoqué une réponse agressive de la part de l'ancien copain d'Oussama ben Laden et chef suprême des renseignements saoudiens, le Prince Turki al-Faiçal.

Les compromis semblent imminents. Et cela impliquerait qu'un changement de pouvoir se soit produit au-dessus d'Obama — qui est essentiellement un messager, un « petit télégraphiste ». Toutefois, cela ne veut pas dire que les programmes belliqueux du Pentagone et de la CIA soient désormais circonscrits.

Il est impossible pour les renseignements russes de faire confiance à une administration américaine métastasée par des néocons bellicistes. De plus, la doctrine Brzezinski a échoué — mais elle n'est pas morte. Une partie du plan Brzezinski consistait à inonder les marchés pétroliers avec la capacité contrôlée de l'OPEP de détruire la Russie.

Cela a causé des dégâts, mais la seconde partie, qui consistait à leurrer la Russie dans une guerre en Ukraine, où les Ukrainiens serviraient de chair à canon au nom de la « démocratie », a lamentablement échoué. Ensuite, il y avait la prédiction irréaliste que la Syrie enliserait la Russie dans un bourbier de proportion irakienne à la W Bush — mais cela a également lamentablement échoué avec l'actuelle pause des Russes.
 

Le facteur kurde

Des explications convaincantes pour le retrait (partiel) des Russes de Syrie sont aisément disponibles. Ce qui importe est que la base aérienne de Hmeimim et la base navale de Tartous restent intactes. Les conseillers et formateurs militaires clés russes restent en place. Des raids aériens aux lancements de missiles balistiques depuis la Caspienne ou la Méditerranée - tout reste opérationnel. La puissance aérienne russe continue de protéger les forces déployées par Damas et Téhéran.

La Russie peut bien réduire ses effectifs, l'Iran (et le Hezbollah) ne le fait pas. Téhéran a entraîné et armé des forces paramilitaires clés — des milliers de soldats venus d'Irak et d'Afghanistan qui se battent côte à côte avec le Hezbollah et l'armée arabe syrienne (AAS). L'AAS continuera à avancer et créer des faits sur le terrain.

Alors que les négociations de Genève reprennent, ces actions sont actuellement relativement gelées. Ce qui nous amène au point de désaccord clé à Genève — qui doit être inclus dans un marché éventuel.

Ce marché est basé sur le cessez-le-feu actuel (ou « cessation des hostilités ») sous réserve qu'il tienne, ce qui est loin d'être acquis. A supposer que ce soit le cas, alors pourrait émerger une Syrie fédérale, que l'on pourrait surnommer « décomposition de la lumière » [sous l'effet d'un prisme].

Nous aurions essentiellement trois provinces majeures : un Sunnistan, un Kurdistan et un Cosmopolistan.

Le Sunnistan inclurait Deir ez-Zor et Raqqa, à supposer que toute la province puisse être largement purgée de Daech.

Le Kurdistan serait positionné tout du long de la frontière turque — une chose qui ferait flipper le Sultan Erdogan jusqu'à la fin des temps.

Et le Cosmopolistan unirait le cour alaouite-chrétien-druze et sunnite laïc de la Syrie, ou la Syrie qui fonctionne, de Damas jusqu'à Lattaquié et Alep.

Les Kurdes syriens s'affairent déjà à présenter qu'une Syrie fédérale serait fondée sur l'esprit communautaire, et non sur des limites géographiques.

Comme l'on pouvait s'y attendre, la réponse d'Ankara a été sévère ; tout système fédéral kurde au nord de la Syrie représente pour la Turquie non seulement une ligne rouge mais aussi une « menace existentielle ». Ankara se fait peut-être l'illusion que Moscou, avec sa démobilisation partielle, tournerait la tête si Erdogan ordonne une mission militaire dans le nord de la Syrie, tant que cela ne touche pas la province de Lattaquié.

Et pourtant, rôde dans l'ombre la possibilité que les renseignements russes s'apprêteraient peut-être à passer un accord avec l'armée turque — avec pour corollaire qu'une destitution du Sultan Erdogan paverait la voie au rétablissement de l'amitié russo-turque, essentielle pour son intégration dans l'Eurasie.

Ce que les Kurdes syriens projettent n'a rien à voir avec le séparatisme. Ils représentent 2,2 millions de personnes sur une population syrienne restantes de 18 millions. Leurs cantons à la frontière turco-syrienne — Jazeera, Kobané et Afrine — sont établis depuis 2013. Les YPG [forces kurdes syriennes] ont déjà relié Jazeera à Kobané, et sont en train de relier celles-ci à Afrine. En deux mots, voici la province du Rojava.

Dans toute la province du Rojava, les Kurdes — fortement influencés par les concepts développés par le dirigeant du PKK emprisonné, Abdulhah Öcalan — sont bien avancés dans leurs consultations avec les Arabes et les Chrétiens sur la façon de mettre en œuvre le fédéralisme, privilégiant un modèle d'autonomie horizontale, une sorte de confédération de style anarchiste. C'est une vision politique fascinante qui pourrait même inclure les communautés kurdes à Damas et Alep.

Moscou — et cela est absolument essentiel — soutient les Kurdes. Ceux-ci doivent donc faire partie des négociations de Genève. Cette longue partie d'échec russe est complexe : ne pas être strictement aligné, ni avec Damas ni avec « l'opposition » discréditée soutenue et armée par la Turquie et le CCG [conseil de coopération du Golfe]. L'équipe d'Obama, comme d'habitude, reste neutre. Il y a certes l'angle de « l'allié OTAN » — mais même Washington est en train de perdre patience avec Erdogan.
 

Les gagnants et les perdants géopolitiques

Seuls, les médias institutionnels occidentaux, dont l'ignorance est légendaire, ont été pris de court par le dernier coup diplomatique de la Russie en Syrie. La constance a été la norme.

La Russie a constamment réévalué le partenariat stratégique sino-russe. Il s'est fait parallèlement à la guerre hybride en Ukraine (des opérations asymétriques mélangées à un soutien économique, politique, militaire et technologique aux républiques de Donetsk et de Lougansk) ; même les responsables de l'OTAN qui disposent d'un QI décent ont dû admettre que sans la diplomatie russe il n'y aucune solution à la guerre dans le Donbass.

En Syrie, Moscou a accompli une prouesse extraordinaire en permettant à l'équipe d'Obama de voir la lumière au-delà du brouillard de la guerre instillée par les néocons, en conduisant à une solution impliquant l'arsenal chimique syrien après qu'Obama se prit les pieds dans sa propre ligne rouge. Obama doit une fière chandelle à Poutine et à Lavrov, qui l'ont littéralement sauvé, non seulement d'un énorme embarras mais aussi d'un autre bourbier massif au Moyen-Orient.

Les objectifs russes en Syrie, déjà exposés en septembre 2015, ont été remplis. Les Djihadistes de toutes obédiences sont en déroute — y compris, ce qui est crucial, les plus de 2000 djihadistes nés dans le sud des républiques caucasiennes. Damas a été épargnée d'un changement de régime à la Saddam ou à la Kadhafi. La présence de la Russie en Méditerranée est assurée.

La Russie surveillera étroitement l'actuelle « cessation des hostilités » ; et si le Parti de la guerre décide d'accroître son « soutien » à Daech ou au front des « rebelles modérés » au moyen d'une guerre de l'ombre, la Russie sera de retour en un clin d'œil. Quant au Sultan Erdogan, il peut toujours fanfaronner à propos de son rêve de « zone d'exclusion aérienne », mais le fait est que la frontière nord-ouest syro-turque est à présent entièrement protégée par le système de défense S-400.

En outre, l'étroite collaboration de la coalition « 4+1 » — Russie, Syrie, Iran, Irak, plus Hezbollah — a plus innové qu'un simple alignement russo-chiite. Elle préfigure un changement géopolitique majeur, où l'OTAN n'a plus le monopole du stratagème en dictant l'impérialisme humanitaire ; cette « autre » coalition pourrait être vue comme la préfiguration d'un futur rôle clé global pour l'Organisation de la Coopération de Shanghai.

Là où nous en sommes, il pourrait paraître futile de parler de gagnants et de perdants dans cette tragédie syrienne qui dure depuis cinq ans — en particulier avec la Syrie qui a été détruite par une vicieuse guerre par procuration imposée. Mais les faits sur le terrain indiquent une victoire géopolitique majeure pour la Russie, l'Iran et les Kurdes syriens, et une défaite majeure pour la Turquie et le gang à pétrodollars du CCG, en particulier si l'on considère les énormes intérêts géo-énergétiques en jeu.

Il est toujours crucial de souligner que la Syrie est une guerre de l'énergie - avec comme « récompense » celui qui sera le mieux positionné pour approvisionner l'Europe en gaz naturel : le pipeline proposé Iran-Irak-Syrie ou le pipeline rival du Qatar vers la Turquie qui impliquerait que Damas soit malléable.

Parmi les autres sérieux perdants géopolitiques se trouve l'humanitarisme autoproclamé de l'ONU et de l'UE. Et, par-dessus tout, le Pentagone et la CIA et leur troupeau de « rebelles modérés » armés. Cela ne sera pas fini tant que le dernier djihadiste chantera son hymne au paradis [salafiste]. En attendant, la Russie, en mode « pause », observe.
 
Copyright 2016 Pepe Escobar/[JFG-QuestionsCritiques]

LE NOUVEAU LIVRE DE PEPE ESCOBAR :


128 pages
en version numérique sur kindle (3,99 €)
en version brochée sur amazon (8,90 €)
Sortie nationale en librairie : avril 2016.


http://questionscritiques.free.fr/edito/Pepe_Escobar/Syrie_Russie_USA_cessez-le-feu_170316.htm


 

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Hé Washington ! Fais un bisou d’adieu à ton bouclier antimissile

Hé Washington ! Fais un bisou d’adieu à ton bouclier antimissile
Contrairement à beaucoup de Russes, l’Américain n’excelle guère aux échecs. Bobby Fischer, le dernier grand maître d’échec de classe mondiale des États-Unis, a atteint le zénith en 1971. Ces dernières décennies, Washington a misé le plus souvent sur la force brutale arrogante – force fait loi – pour dérouler son ordre du jour mondialiste, ce qu’autrefois Michael Ledeen – un néocon – appelait fascisme universel, autrement dit, le contrôle total et absolu sur les peuples, nations, flux commerciaux et la vie elle-même, grâce à une entente globale de cartels internationaux. L’ultime manigance de force brutale des USA contre leur ennemie de toujours, la Russie, fut de forger un « bouclier antimissile » la visant. En 2007, George W. Bush annonça que Washington allait déployer ce qu'il appelait Ballistic Missile Defense (défense antimissile balistique). C’était plus ou moins le début de la méfiance profonde et désormais innée, de la Russie et de Vladimir Poutine envers l'honnêteté de Washington et ses intentions. Aujourd’hui, dans ce qui ressemble à un brillant coup d'échec, Moscou dévoile une réponse de surprise.
 

    Un bref regard sur la situation au début des années 1990, époque où l'Union soviétique fut déconstruite, est utile pour comprendre la dynamique actuelle de la politique étrangère et militaire russe.
 

    James Baker III, Secrétaire d'État US, rencontra le dernier dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, et lui promit, en contrepartie de l’acquiescement des Soviétiques à la réunification des deux Allemagnes, que Washington n’étendrait jamais l'OTAN vers l'Est.
 

    En réponse à cet engagement solennel des États-Unis, la jadis redoutable Union soviétique, désormais Fédération de Russie considérablement réduite, promit à Washington et à l'OTAN de démanteler systématiquement son arsenal nucléaire. À cette fin, la Douma russe ratifia le traité Start II sur la réduction des armes nucléaires à déploiement rapide. Ils conditionnèrent la ratification de l'adhésion des USA et de la Russie au Traité de 1972 sur les défenses antimissiles balistiques, qui interdit aux deux parties de déployer un bouclier de défense antimissile actif.
 

« Se servir de la main droite pour atteindre l'oreille gauche »

 

    Le 13 décembre 2001, à la consternation de Moscou, le Président George W. Bush annonça que Washington allait se retirer du Traité de 1972 sur les défenses antimissiles balistiques. La construction d'un système antimissile balistique, un projet personnel du Secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, démarrait discrètement. Comme d’habitude, la plupart des Étasuniens furent maintenus dans l'ignorance du danger créé par Washington abrogeant unilatéralement le traité.
 

    En juillet 1998, époque où la menace des missiles balistiques nucléaires s’éloignait ou était même inexistante aux USA, Rumsfeld remit au Président Bill Clinton un rapport de la Commission d'évaluation de la menace des missiles balistiques aux USA. Le rapport de la Commission de Rumsfeld traçait les grandes lignes de ce qu'elle considérait être le danger stratégique pour les USA :

    Par leurs efforts concertés visant à se doter de missiles balistiques, un certain nombre de nations ouvertement ou potentiellement hostiles ... présentent une menace grandissante pour les États-Unis ... Les plus récentes, les menaces développées en Corée du Nord, Iran et Irak, s’ajoutent à celles que posent toujours les arsenaux de missiles balistiques se trouvant en Russie et Chine ...

 

    En 2004, Donald Rumsfeld mit aussi en œuvre [sa politique d’attaque nucléaire préventive] CONPLAN 8022 qui, comme au temps de la guerre froide, remettait en état d’alerte les B-52 et les autres bombardiers à long rayon d’action de l'US Air Force. Le commandant de la 8e division de l’Air Force déclara que ses bombardiers nucléaires étaient « en état d'alerte avant tout pour préparer et exécuter des frappes dans le monde entier, » pour le compte du commandement stratégique ou STRATCOM, basé à Omaha dans le Nebraska.
 

    Non seulement CONPLAN 8022 incluait le lancement depuis les USA d’armes nucléaires et conventionnelles à longue portée, mais aussi le déploiement d’armes atomiques et autres en Europe, en particulier sur la base aérienne de Buchel, dans le land allemand de Rhénanie Palatinat, au Japon et sur d'autres sites. CONPLAN8022 donnait aux USA ce que le Pentagone appelle « Global Strike », la capacité de frapper tout lieu de la terre ou du ciel avec une puissance dévastatrice, aussi bien nucléaire que conventionnelle.
 

    CONPLAN8022 n’a pratiquement pas été signalé par la pressetituée étasunienne. Mais Moscou en a sûrement pris bonne note.
 

    Puis, début 2007, fut dévoilée la troisième phase de développement d'un système antimissile balistique US dans des pays de l'UE. Cela fit comprendre au commandement de l'armée et à la direction politique russes que Washington peaufinait avec constance une stratégie visant à encercler militairement et anéantir potentiellement la Fédération de Russie, dans une partie de trouillard thermonucléaire en cours. La sonnette d'alarme de la possible confrontation nucléaire du film légendaire de Kubrick, Docteur Folamour, avait à présent retenti au Kremlin.
 

    Le 29 janvier 2007, Patrick J. O`Reilly, général de brigade de l’US Army et directeur adjoint de l'Agence de défense antimissile du Pentagone, annonça le projet de déploiement d’un système antimissile balistique en Europe avant 2011. Le Pentagone prétendit qu’il visait à protéger les installations US et de l'OTAN contre les menaces des ennemis du Moyen-Orient, notamment de l'Iran, mais pas de la Russie.
 

    En février 2007, à la Conférence internationale annuelle sur la sécurité à Munich, le Président Poutine prononça un discours qui dévoila les véritables motifs de Washington concernant sa nouvelle défense antimissile en Europe. Anéantissant les arguments de Washington et son mensonge prétendant viser les « États voyous » ou les pays avec qui il est difficile de traiter, Iran et Corée du Nord, Poutine a déclaré :

    Les armes de type missile, d'une portée d'environ cinq à huit mille kilomètres, qui constituent une réelle menace pour l'Europe, n'existent dans aucun des soi-disant pays problématiques. Et dans un avenir proche ... elles ne sont même pas envisageables. Et tout lancement hypothétique, par exemple une fusée de la Corée du Nord traversant l'Europe occidentale en direction du territoire américain, contreviendrait manifestement aux lois de la balistique. Comme on dit en Russie, ce serait comme se servir de la main droite pour atteindre l'oreille gauche.

 

    Malgré l'insistance de Washington à prétendre que sa nouvelle défense antimissile est seulement défensive et vise les « États voyous » comme l'Iran ou la Corée du Nord, dans les faits militaires concrets, pas du tout défensive, elle représenterait un avantage offensif décisif pour Washington lors d’une future confrontation militaire avec Moscou. En février 2014, le coup d’État armé de Washington à Kiev et sa conduite hostile envers la Russie qui suivit, rendirent une telle confrontation militaire bien plus imminente que ne le réalisèrent beaucoup d’observateurs.
 

    En 2007, Washington commença à placer des missiles à capacité nucléaire contrôlée en Pologne, un membre de l’OTAN, et des systèmes de détection antimissile sophistiqués faits de radars à commande de phase en réseau chez un autre membre de l'OTAN, la République tchèque. Cela visait une puissance nucléaire dotée de la capacité nucléaire sophistiquée de lancer une contre-frappe efficace : la Fédération de Russie. L’arsenal nucléaire de la Chine ne constituait pas à l’époque une menace comparable.
 

Défense antimissile balistique : Offensive, pas défensive

 

    En janvier 2006, lors d’une interview accordée au Financial Times de Londres, Victoria Nuland, ancienne conseillère de Dick Cheney, ambassadrice étasunienne auprès de l'OTAN, cette même Nuland qui dirigea le coup d'État des USA à Kiev en 2014, déclara à propos de la nouvelle doctrine « Global Strike » du Pentagone, que les USA veulent une « force militaire déployée à l'échelle mondiale », opérant partout – de l’Afrique au Moyen-Orient et au-delà –, « sur toute notre planète ».
 

    Associé à la défense antimissile balistique du côté étasunien, Global Strike crée un déséquilibre inquiétant dans la relation stratégique entre Russie et États-Unis.
 

    Washington ne plaisantait pas. Les projets de « défense antimissile » émergèrent dans les années 1980, quand Ronald Reagan proposa d’associer des systèmes de satellites dans l'espace à des stations d'écoute à base de radar et à des missiles intercepteurs répartis dans le monde entier, l’ensemble conçus pour surveiller et abattre tout missile nucléaire soviétique avant qu'il n’atteigne sa future cible.
 

    Ce système fut surnommé « Star Wars » par ses détracteurs, mais en 2002, le Pentagone avait officiellement dépensé plus de 130 milliards de dollars pour son développement. À partir de 2002, George W. Bush aggrava sensiblement cette somme. Entre 2002 et 2014, le contrôleur du régime, l’Organisme de comptabilité générale, estima que 98 milliards de dollars de plus avaient été dépensés pour développer un système de défense antimissile balistique. Cela excluait le nombre incalculable de milliards détournées des budgets de la défense antimissile au profit des « boîtes noires » secrètes du Pentagone.
 

    Chose importante à savoir, loin d'être « défensive », la défense antimissile balistique est offensive à l'extrême.
 

    Si les États-Unis étaient en mesure de se protéger efficacement contre toute possible riposte russe à leur première frappe nucléaire – logique de la dissuasion nucléaire –, ils pourraient ensuite dicter leurs conditions au monde entier, et pas seulement à la Russie. Ce serait la suprématie nucléaire. Tel est le sens réel de l'insolite discours de Poutine à Munich en 2007. Il n’était pas paranoïaque. Il était singulièrement réaliste.
 

    Peu avant sa mort, lors d’un entretien téléphonique avec moi, le lieutenant colonel Robert Bowman, qui fut directeur du programme antimissile de l’US Air Force à l'ère Reagan, qualifia la défense antimissile de « chaînon manquant à la première frappe ». Le Pentagone la qualifie de suprématie nucléaire. Quel que soit son qualificatif, elle est délétère pour le monde et l'avenir de la civilisation.
 

Le coup d’échec surprise russe

 

    La Russie a maintenant révélé une surprise, comme aux échecs, une forme brillante d’échec et mat. Ils ont annoncé une réplique à l'expansion des sites antimissiles balistiques de « défense » de Washington, installés aujourd'hui non seulement en Pologne et en République tchèque, mais aussi en Roumanie et en Turquie.
 

    Le gouvernement russe vient d'annoncer la mise au point d’une nouvelle technique avant-gardiste de missile, faisant que les États-Unis ont dépensé des centaines de milliards de dollars pour encercler la Russie (et la Chine) avec des installations antimissiles balistiques absolument obsolètes. Il s’agit d’un nouveau missile balistique intercontinental (ICBM) ultra-perfectionné appelé Rubezh RS-26.
 

    Ce missile balistique intercontinental sophistiqué russe a une portée de 11.000 km. La capitale Washington, par exemple, est à 7843 kilomètres de Moscou. Le nouveau RS-26 est aussi capable de modifier constamment sa trajectoire, ce qui signifie qu'il peut pénétrer même les boucliers antimissiles les plus perfectionnés. Selon un rapport de média chinois, après que leurs chefs militaires ont montré une démonstration, même s’il ne pèse que 80 tonnes, par rapport aux 120 tonnes de son prédécesseur, le RS-24 Yars, le Rubezh porte une charge effrayante de 1,2 mégatonnes dans ses quatre ogives de 300 kilotonnes. De plus, comme la poussée de son premier étage dure moins de cinq minutes, les radars de l'OTAN en Europe auront peu de temps pour enregistrer le lancement.
 

    Pour corser les problèmes de l’antimissile balistique de l'OTAN, dans la partie descendante de sa trajectoire, à seulement quelques centaines de kilomètres de la cible, les ogives du RS-26 plongent soudainement, perdent de l’altitude, et poursuivre leur approche [à vitesse supersonique] comme des missiles de croisière.
 

    À présent, une récente déclaration de Mikhaïl Oulianov, directeur du département pour la non-prolifération et le contrôle des armements du ministère russe des Affaires étrangères, concernant le déploiement annoncé de bombes nucléaires B61-12 améliorées en Europe, s’éclaire de façon intéressante. Oulianov, sans plus de précisions, a dit lors d'une récente conférence de presse à Moscou, « la réaction russe au déploiement des nouvelles bombes US sera adéquate, et ses paramètres seront déterminés par l’analyse minutieuse de toutes les situations... »
 

    Si l’intervention militaire récente des Russes en Syrie a démontré une chose au monde, c’est que la capacité de l'armée russe ne ressemble guère ou pas du tout à celle des années 1980, quand les barbares portant des missiles TOW appelés Mujahideen, parrainés par la CIA, les forces spéciales et les milliards de dollars des États-Unis, réussirent à repousser l'Armée rouge de l'Afghanistan. Il est temps désormais de mettre fin à ces stupides stratégies militaires qui obsèdent tant Washington. Il serait infiniment plus prospère pour nous de transformer en socs nos épées – et les bombardiers nucléaires.
 

    F. William Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier. Titulaire d'un diplôme en politique de l'université de Princeton, il est auteur de best-sellers sur le pétrole et la géopolitique. En exclusivité pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.
 

NEO, F. William Engdahl, 22 mars 2016

Original : journal-neo.org/2016/03/22/washington-kiss-your-silly-missile-defense-goodbye/
Traduction Petrus Lombard


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