Archives par mot-clé : Donald Trump

Quelle politique Trump mène-t-il dans le monde arabe ? Michel Collon répond

La politique du nouveau président US est-elle aussi illisible qu'on le dit ? Comment expliquer les contradictions entre ce qu'il dit et ce qu'il fait ? Pourquoi Trump diabolise-t-il les musulmans aux Etats-Unis en prétendant lutter contre le terrorisme d'une part et roucoule avec les Saoud d'autre part ? Qatar sur la touche, conflit israélo-palestinien, accord sur le nucléaire iranien, lutte contre Daesh… Quelle est la politique de Trump au Moyen-Orient ? Michel Collon répond au micro de Lila Lefebvre pour Al Hiwar TV.

Emir Kusturica : « Les pays capitalistes se dirigent vers le fascisme » et « Poutine est un type bien »

Le réalisateur Emir Kusturica répond aux questions de RT à propos de Vladimir Poutine, de Donald Trump, et de la situation en Ukraine.

Evoquant les difficiles relations entre la Russie et l'Occident, le réalisateur serbe Emir Kusturica confie à RT sa vision de Vladimir Poutine, Donald Trump, et de la situation en Ukraine, en laquelle il voit une redite de la guerre de Yougoslavie.

BONUS

Pour Emir Kusturica, Vladimir Poutine est « un type bien »

(source : http://www.liberation.fr/planete/2017/07/09/pour-emir-kusturica-vladimir-poutine-est-un-type-bien_1582643)

Vladimir Poutine est « un type bien » que les « Occidentaux » présentent « comme le diable », estime le réalisateur serbe Emir Kusturica dans une interview au JDD, à l'occasion de la sortie de son nouveau film « On the milky road ».

« Oui, c'est un type bien », lance Emir Kusturica, interrogé sur ses relations avec le président russe.

« A son arrivée au pouvoir, la nation serbe a commencé à se sentir respectée », estime le réalisateur, connu pour ses positions pro-serbes.

« Aujourd'hui, les Occidentaux le présentent comme le diable. Mensonge ! C'est un homme honnête qui souhaite se faire accepter par l'Ouest. Trump, lui, est un incompétent, qui cumule les bourdes, fomente des complots et monte les pays les uns contre les autres », accuse Emir Kusturica, ajoutant que « la France n'est pas innocente non plus » avec ses ventes d'armes au Moyen-Orient.

Couronné de deux Palmes d'or, le réalisateur souligne par ailleurs son intérêt pour un projet avec Netflix, qui « est l'avenir du cinéma et de sa diffusion », selon lui. « Moins il y aura de salles, plus cette plateforme gagnera en puissance et aura les outils de production entre ses mains (...) Peut-être que Netflix peut aider les films indépendants que les exploitants ne veulent pas programmer », avance-t-il.

Dans « On the Milky Road », en salles mercredi, Emir Kusturica replonge dans la guerre des Balkans pour une histoire d'amour impossible où il partage l'affiche avec Monica Bellucci.

Le réalisateur avait obtenu la Palme d'or en 1985 pour « Papa est en voyage d'affaires » et 1995 pour « Underground ».

Scady : Très peu de personnes se sont en réalité réveillées (Qatar – Grenfell – Macron – Trump – Fake News)

Le retour de Scady après sa courte abscence :

Et pendant ce temps-là aux USA les Meme Wars de "Trump démolissant CNN" font rage...

Suite au retweet par le président Trump d'un meme publié sur Reddit publié par un certain "AnAssholeSolo's" (un meme qui représente Trump en train frapper CNN dans une mise en scène de Catch à l'américaine) CNN devient complètement hystérique et remue ciel et terre pour trouver l'identité de son auteur considérant qu'il s'agit d'un "crime". Après avoir retrouvé l'auteur et exigé qu'il présente ses excuses, ce que "AnAssholoSolo a fait de façon ironique, CNN a finalement décidé de ne pas révéler son identité à condition qu'il ne se comporte plus "mal" à l'avenir (lire l'article suivant sur le site de CNN : http://edition.cnn.com/2017/07/04/politics/kfile-reddit-user-trump-tweet/index.html). Il s'agit purement et simplement de chantage et aux USA c'est généralement puni par au moins 10 ans d'emprisonnement.

Aux dernières nouvelles, il se pourrait que CNN n'ai pas trouvé la bonne personne XD ! Ils sont très mal...

Bientôt la mort de CNN et des fake news merdias de l'oligarchie ?

Une compilation de meme wars "Trump vs CNN" réalisée par Paul Joseph Watson :

Pour l'explication en anglais par James Corbett :

The Corbett Report : CNN Goes COMPLETELY INSANE, Threatens to Dox Reddit User Over Meme

Voilà c'est tout pour aujourd'hui, that's all folks !

Historique ? La première rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump

À l'occasion du sommet du G20 à Hambourg (Allemagne) ce vendredi 7 juillet 2017, Vladimir Poutine et Donald Trump ont échangé physiquement pour la première fois, après plusieurs conversations téléphoniques.

Ils ne s'étaient jamais rencontrés en chair et en os. C'est désormais chose faite dans le cadre du sommet du G20, durant lequel Vladimir Poutine et Donald Trump ont échangé leur première poignée de main. Avant de passer aux choses sérieuses.

« C'est un honneur d'être avec vous », a déclaré Donald Trump. « Je suis ravi de vous rencontrer », a répondu Vladimir Poutine. « Spassibo » [merci], a alors ajouté, en russe, le président américain.

Un sommet qui symbolise la nouvelle ligne de fracture à l'œuvre au niveau international : d'un côté des souverainistes combattants pour la multipolarité, de l'autre des valets de l'euromondialisme et du libre-échange aux valeurs gay-friendly...

Source : https://www.egaliteetreconciliation.fr/Historique-La-premiere-rencontre-entre-Vladimir-Poutine-et-Donald-Trump-46638.html

Vladimir Poutine et Donald Trump s’entretiennent pour la première fois à l’occasion du G20

La toute première rencontre en tête-à-tête entre les présidents russe et américain se déroule ce 7 juillet à Hambourg en Allemagne, en marge du G20, dans un contexte de relations tendues entre Washington et Paris.

CNN, la Pravda américaine

Traduction d'une vidéo du Project Veritas : American Pravda : CNN Producer Says Russia Narrative “bullsh*t". Le Project Veritas est dirigé par James O'Keefe, un activiste proche du parti républicain. Cette organisation est célèbre pour ses enquêtes en caméra cachée, en particulier sur l'association proche du parti démocrate ACORN, et sur les méthodes du DNC (comité national démocrate) lors de l'élection présidentielle de 2016. Cette dernière enquête a révélé comment le parti démocrate organisait des actions violentes contre des meetings et rassemblements pro-Trump.

Dans la vidéo qui suit, l'équipe de Project Veritas montre un superviseur de la production à CNN (chaîne d'information très proche du parti démocrate — d'ailleurs rebaptisée par certains Clinton News Network durant la dernière campagne présidentielle) admettre que la campagne dirigée contre Donald Trump, l'accusant quotidiennement depuis son élection d'être compromis avec la Russie, ne repose sur aucun élément concret.

Bien entendu, Trump a sauté sur l'occasion pour qualifier, une fois encore, CNN de « Fake News ». Donald Trump en profite également pour dire que la campagne concernant le pic pétrolier était de la désinformation, et pour rappeler la tendance récurrente de CNN à rencontrer des « problèmes techniques » dès qu'un intervenant émet à l'antenne une opinion qui dévie par trop de la doxa progressiste.

14 juillet : Macron invite le psychopathe -selon la doxa journalistique- Donald Trump et son épouse !

La doxa journalistique française, excellemment représentée dans cette vidéo par le non moins excellentissime confrère, François Durpaire ; en vérité un pseudo-spécialiste des Etats-Unis, bavard et culotté, véritable journaliste type idéologue, qui, comme nous dit Michel Onfray, préfère à un travail honnête, des interventions faciles de propagande éhontée et ostentatoire, en ressassant de vieux poncifs de la doxa dominante, quitte à opérer un certain rétro-pédalage honteux quand par exemple ici, le psychopathe devient hôte d'honneur !

Quant à Macron, il profite de son excellent anglais -rare chez ses prédécesseurs- pour briller auprès de son public de thuriféraires, en invitant Donald Trump et son épouse !

la vidéo :

FRANCE 24 - 14 juillet : Macron renouvelle son invitation à Trump


Trump déclare le Qatar comme un « sponsor du terrorisme » & que son isolement marquera « peut-être le début de la fin de l’horreur »

Le président américain Donald Trump a estimé mardi que l'isolement du Qatar marquera "peut-être le début de la fin de l'horreur du terrorisme", indiquant que "tous les éléments pointent vers le Qatar" dans le financement de l'extrémisme religieux.

Ses Tweetts :
So good to see the Saudi Arabia visit with the King and 50 countries already paying off. They said they would take a hard line on funding...
15:36 - 6 Jun 2017
So good to see the Saudi Arabia visit with the King and 50 countries already paying off. They said they would take a hard line on funding...15:36 - 6 Jun 2017

Trump a aussi déclaré que le "Qatar est un sponsor du terrorisme" !

Gravissime accusation, surtout quand on sait que, allié de longue date des Etats-Unis, le Qatar abrite la plus grande base aérienne américaine dans la région, siège du commandement militaire chargé du Moyen-Orient. La base d'Al-Udeid est cruciale pour la lutte contre Daesh en Syrie et Irak, menée par la coalition internationale dirigée par Washington et dont fait partie Doha.

La vidéo :
F5

Pourquoi le Qatar est dans le viseur #cdanslair 06/06/2017

Interview complète de Vladimir Poutine sur Macron, Trump, l’Ukraine, la Syrie et la Russie (Le Figaro)

Source : http://en.kremlin.ru/events/president/news/54638

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

L'interview a été enregistrée le 29 mai à Paris lors de la visite du Président russe en France.

Transcription :

Journaliste (question retraduite) : Monsieur le Président, bien le bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté de répondre aux questions du Figaro. Je voudrais également vous remercier de nous rencontrer ici, dans une salle de classe du Centre culturel russe. Encore une fois, merci de nousavoir accordé cette interview.

Vous êtes venu en France pour ouvrir une exposition qui marque 300 ans depuis la création de relations diplomatiques entre la Russie et la France. Il y a eu des hauts et des bas dans les relations entre les deux pays. Quelle est votre perspective sur l'état actuel de ces relations ?

Vladimir Poutine : Il est vrai que le Président Macron m'a invité à participer à l'ouverture de l'exposition. Cependant, permettez-moi de vous dire tout de suite que les relations entre la Russie et la France ont une histoire bien plus ancienne et des racines beaucoup plus profondes, comme le Président français et moi-même l'avons mentionné à plusieurs reprises aujourd'hui. De fait, la plus jeune fille de Yaroslav le Sage et une des grandes princesses russes, Anna, est venue au 11ème siècle pour épouser le roi de France Henri Ier.

Elle s'appelait en fait Anna de Rus, Reine de France. Son fils Philippe Ier de France a été le fondateur de deux maisons royales européennes, les Valois et les Bourbons, et ce dernier règne en Espagne jusqu'à ce jour.

Cela veut dire que les racines de nos relations sont beaucoup plus profondes, même si, au cours des 300 dernières années, elles ont accéléré. C'est vrai. J'espère vraiment que l'événement d'aujourd'hui, l'exposition et mes entretiens avec le Président Macron donneront un nouvel élan à ces relations.

Journaliste : Monsieur le Président, quelle est votre vision de Pierre le Grand, qui est venu à Versailles en 1717 pour établir des relations diplomatiques ?

Vladimir Poutine : Comme je l'ai dit aujourd'hui à mon collègue français et à nos amis français, Pierre le Grand était avant tout un réformateur, un homme qui non seulement a mis en œuvre les meilleures pratiques et les plus modernes, mais qui était aussi sans aucun doute un patriote, qui a lutté pour assurer à la Russie la place qu'elle mérite dans les affaires internationales.

Mais surtout, il était déterminé à réformer son pays, le rendant moderne, résilient et tourné vers l'avenir. Il a réussi dans beaucoup de ses entreprises, sinon dans toutes. Il s'est concentré sur la recherche, l'éducation, la culture, les affaires militaires et l'Etat, laissant un héritage immense sur lequel la Russie a compté jusqu'à aujourd'hui, sans parler du fait qu'il a fondé ma ville natale, Saint-Pétersbourg, qui était la capitale de la Russie durant de nombreuses années.

Journaliste : Vous avez récemment rencontré M. Macron. Aviez-vous des attentes pour cette première réunion ? Vous avez dit qu'il était important de surmonter le stade de la méfiance. Est-ce fini maintenant ?

En ce qui concerne le problème principal, les sanctions, pouvez-vous dire que vous avez atteint un quelconque type d'accord ?

Vladimir Poutine : Lors de toute réunion, dans tous les contacts, à tout événement de ce niveau, surtout s'il s'agit du premier contact, il y a toujours des attentes. S'il n'y a pas d'attentes, il est inutile de tenir des réunions de ce genre. J'avais certainement des attentes cette fois-ci.

Je voulais voir de plus près, apprendre de première main quelle était la position du nouveau Président de la République française sur les questions clés de l'agenda international et sur le développement des relations bilatérales.

À mesure que le nouveau Président élu prend ses fonctions, il a certainement sa propre vision des choses, des relations bilatérales, de la politique internationale. Dans l'ensemble, je dirais que c'est une vision très pragmatique. Nous avons certainement des points de rapprochement, pour un travail en commun dans des domaines clés.

Journaliste : La mise en œuvre des Accords de Minsk en l'Ukraine semble avoir atteint une impasse. Avez-vous réussi à progresser avec le Président Macron en vue de la résolution de ce conflit ?

Vladimir Poutine : Des progrès dans la résolution de tout conflit, y compris le conflit dans le sud-est de l'Ukraine, peuvent être atteints avant tout par les parties en conflit. Ce conflit est interne – un conflit ukrainien principalement. Il s'est produit après une saisie inconstitutionnelle de pouvoir par la force à Kiev en 2014.

C'est la source de tous les problèmes. La chose la plus importante à faire est de trouver la force de négocier avec toutes les parties en conflit, et surtout, je suis convaincu que, comme on dit, la balle est dans le camp des autorités officielles de Kiev. Tout d'abord, ils doivent s'occuper de mettre en œuvre les accords de Minsk.

Journaliste : Qu'est-ce qui pourrait contribuer à réaliser des progrès dans ce domaine ? La Russie peut-elle proposer une initiative qui apportera la paix ?

Vladimir Poutine : C'est ce dont nous ne cessons de parler. Nous considérons que la principale condition est de retirer les forces armées de la ligne de contact. C'est la première chose à faire. Le retrait a été achevé dans deux zones, mais cet objectif n'a pas été atteint dans la troisième zone.

Les autorités ukrainiennes disent que cela ne peut pas être fait en raison des échanges de tirs là-bas. Mais les tirs ne s'arrêteront pas à moins que les troupes et les armes lourdes ne se retirent. Les armes lourdes doivent être retirées. C'est une priorité clé.

Le deuxième objectif dans le domaine politique est de mettre en pratique, enfin, la loi sur le statut spécial de ces régions, que le parlement ukrainien a adoptée. La loi a été adoptée mais n'est pas entrée en vigueur.

La loi sur l'amnistie a été adoptée, mais le président Porochenko ne l'a pas signée. Les accords de Minsk stipulent la réhabilitation sociale et économique dans les républiques autoproclamées. Au lieu de faire cela, Kiev a soumis ces territoires à un blocus. Le blocus a été initié par les radicaux qui ont bloqué les lignes de chemin de fer.

Au début, le Président ukrainien a dénoncé ses actions et a déclaré qu'il rétablirait l'ordre. Cependant, il a échoué. Au lieu de poursuivre ses efforts, il a officiellement rejoint le blocus et a émis un ordre exécutif à cet effet. Peut-on parler de changements pour le mieux dans cette situation ? Malheureusement, nous n'en avons pas encore vu un seul jusqu'à présent.

Journaliste : Oublions l'Europe de l'Est une minute et parlons du Moyen-Orient, principalement de la Syrie. Après l'intervention militaire de la Russie en septembre 2015, quelles sont d'après vous les principales solutions pour que la Syrie puisse sortir de cette guerre à long terme ?

Vladimir Poutine : Tout d'abord, j'aimerais souligner l'approche constructive de la Turquie et de l'Iran, et bien sûr, du gouvernement syrien qui, avec la Russie, ont réussi à obtenir un cessez-le-feu. Le cessez-le-feu n'aurait pas été possible sans la soi-disant opposition armée syrienne. C'était la première et très importante étape vers la paix.

Une autre étape, qui n'est pas moins importante, est l'accord sur l'établissement des zones dites de désescalade. Actuellement, il existe quatre zones de ce genre. Nous croyons que c'est une étape extrêmement importante sur le chemin de la paix, si je peux le formuler de cette façon, car il est impossible de parler d'un règlement politique sans mettre fin à l'épanchement de sang.

Maintenant, à mon avis, nous sommes tous confrontés à une tâche différente, qui est techniquement et je dirais même technologiquement de finaliser la création de ces zones de désescalade, de se mettre d'accord sur leurs limites et la façon dont les organes gouvernementaux fonctionneront là-bas, ainsi que sur la façon dont ces zones de désescalade communiqueront avec le monde extérieur.

De fait, le Président Macron l'a mentionné lorsqu'il a parlé de convois d'aide humanitaire. En général, je crois que le Président français a raison et c'est l'un des points de contact où nous pouvons coopérer avec nos collègues français. Une fois que les zones de désescalade seront formalisées, j'espère qu'au moins certains éléments de coopération commenceront entre le gouvernement et les gens qui contrôleront les zones de désescalade.

J'espère vraiment (et ce que vais dire est très important) que ces zones ne deviendront pas un prototype pour la future division territoriale de la Syrie. Au contraire, je m'attends à ce que ces zones de désescalade, si la paix est établie, et les personnes qui les contrôlent, coopéreront avec les autorités syriennes officielles.

C'est ainsi qu'un environnement d'interaction et de coopération de base peut et doit être construit. La prochaine étape est une réconciliation purement politique et, si possible, l'élaboration de régulations constitutionnelles, d'une Constitution et la tenue d'élections.

Journaliste : En effet, la Russie et les autres parties diffèrent sur la question syrienne concernant principalement le sort de Bachar al-Assad, que les pays occidentaux ont accusé d'utiliser des armes chimiques contre son propre peuple.

Monsieur le Président, pouvez-vous envisager le futur politique de la Syrie sans Bachar al-Assad ?

Vladimir Poutine : Je ne pense pas avoir le droit de déterminer l'avenir politique de la Syrie, que ce soit avec ou sans al-Assad. C'est aux Syriens eux-mêmes d'en décider. Personne n'a le droit de s'arroger les droits qui appartiennent au peuple d'un autre pays. C'est la première chose que je veux dire.

Avez-vous une question complémentaire ?

Journaliste : Oui. Vous dites que ce n'est pas à vous d'en décider. Cependant, cela ne signifie pas que l'avenir de la Syrie est possible sans al-Assad, n'est-ce pas ?

Vladimir Poutine : Comme je l'ai dit, il appartient au peuple syrien d'en décider. Vous avez mentionné des allégations concernant l'utilisation d'armes chimiques par le gouvernement syrien. Lorsque l'attaque s'est produite, nous avons appelé nos partenaires américains – et tous ceux qui considèrent que cela est opportun – d'envoyer des inspecteurs dans l'aérodrome à partir duquel les avions qui ont prétendument largué des bombes chimiques auraient décollé.

Si des armes chimiques ont été utilisées par les agences officielles du Président al-Assad, des équipements de vérification modernes en trouveraient certainement des traces dans l'aérodrome. C'est certain. Ces traces se trouveraient dans l'avion et dans l'aérodrome. Cependant, tout le monde a refusé de procéder à une telle inspection.

Nous avons également proposé d'envoyer des inspecteurs sur le site de l'attaque chimique présumée. Mais ils ont également refusé, affirmant que c'était dangereux. Pourquoi est-ce dangereux si l'attaque a été lancée dans une zone où vivent des civils pacifiques et où la partie saine de l'opposition armée est déployée ?

À mon avis, les accusations ont été faites dans le seul but de justifier l'utilisation de mesures supplémentaires, y compris militaires, contre al-Assad. C'est tout. Il n'y a aucune preuve que'al-Assad ait utilisé des armes chimiques. Nous croyons fermement que c'est une provocation. Le Président al-Assad n'a pas utilisé d'armes chimiques.

Journaliste : Vous souvenez-vous de ce que le Président Macron a dit au sujet des lignes rouges concernant les armes chimiques ? Êtes-vous d'accord avec lui ?

Vladimir Poutine : Oui.

De plus, j'estime que cette question devrait être abordée à plus grande échelle. Le Président Macron partage ce point de vue. Peu importe qui utilise des armes chimiques contre des personnes et des organisations, la communauté internationale doit formuler une politique commune et trouver une solution qui rendrait impossible l'utilisation de ces armes pour quiconque.

Journaliste : Après que Donald Trump ait été élu Président des États-Unis, beaucoup de gens ont parlé d'une ère nouvelle dans les relations russes-américaines. Cependant, ces relations ne semblent pas avoir pris un nouveau départ. Les dirigeants de l'OTAN ont parlé de la menace russe lors de leur sommet la semaine dernière.

Êtes-vous déçu par l'attitude américaine ?

Vladimir Poutine : Non, je ne le suis pas. Nous n'avions aucune attente particulière. Le Président américain mène une politique américaine traditionnelle. Bien sûr, nous nous rappelons que lors de sa campagne électorale, et aussi après avoir été élu et pris ses fonctions, le Président Trump a parlé de son intention de normaliser les relations avec la Russie et a déclaré qu'elles ne pouvaient pas être pires. Nous nous en souvenons.

Cependant, nous voyons également et réalisons que la situation politique aux États-Unis est influencée par ceux qui ont perdu les élections mais refusent d'accepter leur défaite, et qui continuent d'utiliser la carte anti-Russie et diverses allégations plus activement dans les luttes politiques. C'est pourquoi nous ne sommes pas pressés, nous sommes prêts à attendre, mais nous espérons vivement que les relations entre la Russie et les États-Unis deviendront normales à nouveau dans le futur.

En ce qui concerne l'augmentation...

Journaliste : Dans un monde parfait, qu'attendriez-vous des États-Unis pour améliorer les relations avec la Russie ?

Vladimir Poutine : Il n'y a pas de monde parfait, et il n'y a pas d'humeur au subjonctif en politique.

J'aimerais répondre à la deuxième partie de votre question. Au sujet des plans visant à augmenter les dépenses militaires de 2% ou plus, c'est un fait que le budget de la défense des États-Unis est supérieur aux budgets de défense de tous les autres pays réunis. C'est pourquoi je comprends le Président américain lorsqu'il dit que ses alliés de l'OTAN devraient prendre en charge une partie de ce fardeau. C'est une approche pragmatique et compréhensible.

Cependant, ce qui a attiré mon attention, c'est que les dirigeants de l'OTAN ont parlé lors de leur sommet de la volonté d'améliorer les relations avec la Russie. Alors pourquoi augmentent-ils leurs dépenses militaires ? Contre qui ont-ils l'intention de combattre ? Je vois là une contradiction interne, bien que ce ne soit pas nos affaires.

Laissez l'OTAN décider qui va payer et combien. Nous devons nous occuper de notre propre défense, et nous travaillons à l'assurer de manière fiable et en vue de l'avenir. Nous sommes confiants.

Journaliste : Cependant, en ce qui concerne l'OTAN, certains de vos voisins veulent assurer leur sécurité par l'intermédiaire de l'OTAN. Est-ce un signe de méfiance envers vous, quelque chose qui cause une attitude scandaleuse ?

Vladimir Poutine : Pour nous, c'est un signe que nos partenaires en Europe et aux États-Unis, pardonnez-moi, poursuivent une politique à court terme. Ils n'ont pas l'habitude de regarder un pas en avant. Nos partenaires occidentaux ont perdu cette habitude.

Lorsque l'Union soviétique a cessé d'exister, les politiciens occidentaux nous ont dit (pas sur papier, mais cela a été déclaré clairement) que l'OTAN ne s'étendrait pas vers l'Est. Certains politiciens allemands à l'époque ont même proposé de créer un nouveau système de sécurité en Europe qui impliquerait les États-Unis et, de fait, la Russie.

Si cela avait été fait, nous n'aurions pas les problèmes que nous avons eu ces dernières années, à savoir l'expansion de l'OTAN vers l'Est jusqu'à nos frontières, l'avancée de l'infrastructure militaire à nos frontières. Peut-être que les États-Unis ne se seraient pas retirés unilatéralement du Traité anti-missiles balistiques (ABM).

Ce traité était une pierre angulaire de la sécurité actuelle et future. Les installations de défense antimissiles en Europe – en Pologne et en Roumanie – n'auraient pas été construites, ce qui, sans aucun doute, crée une menace pour nos forces nucléaires stratégiques et perturbe l'équilibre stratégique – un développement extrêmement dangereux pour la sécurité internationale. Peut-être que tout cela n'aurait pas eu lieu. Mais cela s'est produit, et nous ne pouvons pas rembobiner l'histoire, ce n'est pas un film.

Nous devons partir de la situation actuelle. À cet égard, nous devons réfléchir à ce que nous voulons pour l'avenir. Je pense que nous voulons tous la sécurité, la paix, la sûreté et la coopération. Par conséquent, nous ne devrions pas accumuler des tensions ou inventer des menaces fictives de la Russie, des guerres hybrides, etc.

Vous avez inventé ces choses vous-même et maintenant, vous vous faites peur avec elles et vous les utilisez même pour planifier vos politiques futures. Ces politiques n'ont pas de perspective d'avenir. Le seul avenir possible est dans la coopération dans tous les domaines, y compris les problèmes de sécurité.

Quel est le principal problème de sécurité aujourd'hui ? Le terrorisme. Il y a des attentats en Europe, à Paris, en Russie, en Belgique. Il y a une guerre au Moyen-Orient. C'est la principale préoccupation. Mais non, continuons plutôt à spéculer sur la menace russe.

Journaliste : Vous dites que plus de choses pourraient être faites en ce qui concerne le terrorisme et l'islamisme. Mais qu'est-ce qui doit être fait exactement et que peut faire la Russie ? Et pourquoi est-il si difficile de travailler avec l'Europe pour atteindre ces objectifs ?

Vladimir Poutine : Demandez à l'Europe. Nous sommes prêts à coopérer, comme je l'ai dit il y a quelque temps au 70e anniversaire des Nations Unies, lorsque j'ai appelé tous les pays à unir leurs efforts pour lutter contre le terrorisme. Cependant, il s'agit d'une question très complexe.

Vous voyez, après l'attaque terroriste à Paris, un événement sanglant et horrible, le Président Hollande est venu en Russie et nous nous sommes mis d'accord sur des actions de coopération. Le porte-avions Charles de Gaulle s'est approché de la côte syrienne. Puis, François est allé à Washington, tandis que Charles de Gaulle partit pour le canal de Suez [au lieu de la Syrie].

Donc la véritable coopération avec la France s'est terminée avant même qu'elle ne commence. La France est impliquée dans les opérations là-bas, mais elle agit au sein de la coalition dirigée par les États-Unis. Allez comprendre qui donne les ordres, qui ne les donne pas, qui a son mot à dire, et quel est l'agenda. La Russie est ouverte à la coopération.

Il était également très difficile de s'entendre sur ces questions avec les États-Unis. De fait, nous avons assisté à quelques changements dernièrement ; et il y a des résultats réels. J'ai parlé au Président Trump par téléphone, et il a soutenu l'idée, en général, de créer des zones de désescalade.

Nous envisageons maintenant comment les intérêts de tous les pays du sud de la Syrie peuvent être servis au mieux, compte tenu des préoccupations de tous les pays confrontés à des problèmes dans cette région. Je parle de la Jordanie, d'Israël et de la Syrie elle-même. Bien sûr, la Russie est prête à tenir compte de ce que les États-Unis et nos partenaires européens ont à dire. Cependant, ce dont nous avons besoin, c'est que le dialogue soit spécifique et concis, au lieu de discussions vides sur les réclamations et les menaces mutuelles. Il faut un effort réel.

Journaliste : Vous dites que c'est eux qui doivent décider et agir, n'est-ce pas ?

Vladimir Poutine : C'est exactement ça.

Journaliste : Vous avez mentionné les États-Unis. Les allégations d'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle aux États-Unis ont soulevé une tempête politique à Washington. Des allégations similaires ont également été exprimées en France. Quelle est votre réponse, surtout dans le contexte des développements récents aux États-Unis ?

Vladimir Poutine : J'ai déjà commenté cette question plusieurs fois. Il y a eu une question d'un de vos collègues à ce sujet aujourd'hui. Il l'a dit avec beaucoup de précaution à la conférence de presse, disant que « il y a des allégations selon lesquelles des pirates russes... » Qui est l'auteur de ces allégations ? Sur quoi se basent-elles ? Si ce ne sont que des allégations, alors ces pirates pourraient être de n'importe où ailleurs et pas nécessairement de Russie.

Comme l'a dit le Président Trump, et je pense qu'il avait tout à fait raison lorsqu'il a dit cela, ça aurait pu être quelqu'un qui était assis sur son lit (un particulier) ou peut-être que quelqu'un a intentionnellement inséré une clé USB avec le nom d'un ressortissant russe ou quelque chose comme ça. Tout est possible dans ce monde virtuel. La Russie ne s'engage jamais dans des activités de ce genre, et nous n'en avons pas besoin. Cela n'aurait pour nous aucun sens de faire de telles choses. A quoi bon ?

J'ai déjà parlé à trois Présidents américains. Ils vont et viennent, mais la politique reste la même en tout temps. Vous savez pourquoi ? A cause de la puissante bureaucratie. Lorsqu'une personne est élue, elle peut avoir certaines idées. Ensuite, des gens avec des mallettes arrivent, bien habillés, portant des costumes foncés, tout comme le mien, à l'exception de la cravate rouge, puisqu'ils portent des cravates noires ou bleu foncé. Ces personnes commencent à expliquer comment les choses se font. Et instantanément, tout change. C'est ce qui se passe avec chaque administration.

Changer les choses n'est pas facile, et je le dis sans ironie. Ce n'est pas que la personne ne veut pas le faire, mais parce qu'il est très difficile de le faire. Prenez Obama, un homme qui voit loin, un libéral, un démocrate. N'avait-il pas promis, avant son élection, de fermer Guantanamo ? Mais l'a-t-il fait ? Non, il ne l'a pas fait. Et puis-je demander pourquoi ? Ne voulait-il pas le faire ? Il le voulait, j'en suis sûr, mais cela n'a pas fonctionné. Il a sincèrement voulu le faire, mais n'a pas réussi, car cela s'est révélé très compliqué.

Ce n'est pas le problème principal, cependant, même s'il est important, car il est difficile de comprendre que des gens ont marché [à Guantanamo] dans des chaînes depuis des décennies sans procès ni enquête. Pouvez-vous imaginer la France ou la Russie agir de cette façon ? Ce serait une catastrophe. Mais c'est possible aux États-Unis et ça continue à ce jour. Il s'agit de la question de la démocratie, soit dit en passant.

Je me suis référé à cet exemple seulement pour montrer que ce n'est pas aussi simple qu'il le parait. Cela dit, je suis prudemment optimiste et je pense que nous pouvons et devrions être à même de parvenir à des accords sur des questions clés.

Journaliste : Vous dites qu'à l'heure actuelle, la tempête politique à Washington repose sur des allégations absolument infondées.

Vladimir Poutine : Ce n'est pas fondé sur des allégations, mais sur le désir de ceux qui ont perdu les élections aux États-Unis d'au moins améliorer leur position par des attaques anti-russes, en accusant la Russie d'ingérence. Les personnes qui ont perdu les élections ne veulent pas admettre qu'elles ont vraiment perdu, que celui qui a gagné était plus proche du peuple et a mieux compris ce que les électeurs ordinaires veulent.

Ils sont absolument réticents à admettre cela, et préfèrent se raconter des histoires à eux-mêmes et aux autres en pensant que ce n'était pas leur faute, que leur politique était correcte, qu'ils ont fait tout ce qu'il fallait, mais que quelqu'un de l'extérieur les a contrecarrés. Mais ce n'est pas ce qui s'est passé. Ils ont juste perdu et ils doivent l'admettre.

Quand ils le feront, je pense qu'il nous sera plus facile de travailler. Cependant, le fait que cela soit fait en utilisant des outils anti-russes n'est pas bon, car ça entraîne de la discorde dans les affaires internationales. Laissez-les débattre entre eux, pour qu'ils puissent prouver qui est le plus fort, qui est le meilleur, qui est le plus intelligent, qui est le plus fiable et qui définit une meilleure politique pour le pays. Mais pourquoi impliquer des pays tiers ? C'est vraiment triste et pénible. Mais ça passera, tout passe, et ça passera aussi.

Journaliste : Monsieur le Président, nous arrivons à la fin de notre entretien. Surtout, je voudrais vous poser une question sur 2018. C'est l'année des élections en Russie : les élections présidentielles et les élections à l'Assemblée fédérale.

Pourriez-vous nous dire si vous avez l'intention de vous présenter, ou peut-être que l'opposition serait en mesure de nominer quelqu'un dans une procédure démocratique ? Comment voyez-vous le développement de cette situation ? Vous voulez bien que la campagne de l'année prochaine se déroule dans un environnement vraiment démocratique, n'est-ce pas ? Je parle de 2018.

Vladimir Poutine : Toutes les récentes campagnes électorales en Russie ont été strictement conformes à la Constitution russe, en pleine conformité. Et je ferai tout mon possible pour que les campagnes électorales de 2018 se déroulent de la même manière, je le répète, en pleine conformité à la loi et à la Constitution.

Ainsi, quiconque a le droit de se présenter, toute personne qui remplit les procédures adéquates prescrites par la loi, peut et participera, s'il le souhaite, aux élections à tous les niveaux – aux assemblées législatives, au parlement et aux élections présidentielles.

Quant aux candidats, il est encore trop tôt pour en parler.

Journaliste : Merci. J'espère que nous vous reverrons bientôt. Merci beaucoup d'avoir partagé vos points de vue avec Le Figaro.

Vladimir Poutine : Merci à vous.

Donald Trump annonce officiellement le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat

Après des mois de tergiversations, Donald Trump a tranché. Le président américain a annoncé ce jeudi soir son intention de retirer les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. "Oui, nous nous retirons et nous allons essayer de les renégocier, afin d'avoir un accord équitable, sinon, tant pis", a clamé le président américain : !

"A partir d'aujourd'hui, les Etats-Unis vont cesser toute mise en oeuvre des accords de Paris, qui ne sont pas contraignants", a ajouté le chef de l'Etat américain, critiquant un texte qui "désavantage les Etats-Unis" et ne serait pas assez dur avec la Chine et l'Inde.

C'est avant tout une promesse de campagne dans l'intérêt, notamment, de l'emploi pour les américains, a-t-il déclaré !

Macron a réagi ce soir en français et en anglais : j'ai dit à Trump -au téléphone- que c'était une faute ; et que la France ne renégocierait rien qui serait moins bien que le traité actuel.

Hassan Nasrallah sur la visite de Donald Trump en Arabie Saoudite

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 25 mai 2017, à l'occasion du dix-septième anniversaire de la Libération du Sud-Liban

Source : http://almanar.com.lb/2088414

Traduction : sayed7asan.blogspot.com

Transcription :

Venons-en au sommet (de Riyad). Premièrement, il a été dit qu'il s'agissait d'un triple sommet [américano-arabo-musulman], alors qu'en vérité, il n'y avait qu'un seul sommet, à savoir le sommet bipartite entre l'Arabie Saoudite et les Etats-Unis, c'est-à-dire entre le Président Trump et le Roi Salmane, et les délégations qui les accompagnaient.
Le sommet entre les Etats-Unis et les pays du Golfe n'était qu'une rencontre de courtoisie, de présentation, de cérémonie. Le (prétendu) sommet américano-arabo-islamique, réunissant 55 ou 56 pays, n'était qu'une cérémonie d'ovation au Président Trump, et ce n'était pas un sommet ni une conférence, car il n'y avait pas de comités préparatoires, ni de matériel distribué aux participants, ni de rencontre préliminaire des ministres des Affaires étrangères ou des ministres de la Défense..., ni de projet de déclaration, ni de débat, ni de négociations, ni d'échanges, ni rien du tout.
Ils ont réuni les Présidents de tous les coins du... enfin de la plupart des pays arabes et islamiques, puis le Roi Salmane a prononcé un discours, le Président Trump a prononcé un discours, puis deux ou trois mots, et voilà, c'est terminé. Même le reste des déclarations n'a pas été fait, car le Roi était alors fatigué - du moins c'est ce qu'ils ont dit dans les médias. Et c'est fini. Et tout le monde est rentré chez soi. Voilà la véritable description (de ce qui s'est passé). Tout le monde est rentré dans son pays. Il y a même certaines délégations qui se sont plaint que personne ne les ait accompagnées à l'aéroport, « Personne n'a pris congé de nous ». Et ils ont ensuite été tous surpris de ce qui a été appelé la Déclaration de Riyad.
Voilà la Déclaration de Riyad (entre mes mains). Ce n'est qu'une déclaration américano-saoudienne. Sur les 55 pays arabes, la plus grande partie n'ont eu connaissance ni de l'existence de la Déclaration ni de son contenu. Et en soi, cela représente un scandale. Regardez, par exemple, on lit dans la Déclaration que « Les dirigeants présents ont débattu... », « Les dirigeants ont confirmé... », « Les dirigeants ont souligné... », « Les dirigeants ont accueilli... », « Les dirigeants ont décidé... », etc. Alors qu'en réalité, les dirigeants n'ont ni débattu, ni accueilli, ni souligné, ils n'étaient au courant de rien, ils n'ont rien entendu, et il y en avait même qui dormaient...
Eh bien après, ils ont eu connaissance de la Déclaration à travers les médias. Ils ont eu connaissance de la Déclaration à travers les médias. La Déclaration de Riyad est une Déclaration américano-saoudienne, point à la ligne. Et bien sûr, cela est un scandale, cela démontre une position de faiblesse, et la farce que constituent ces (pseudo) sommets et conférences. Les choses ne se passent comme ça nulle part dans le monde. Et quoi qu'il en soit, cela a des précédents en Arabie Saoudite. Une telle chose s'est produite il y a un an ou deux, face à la résistance du Yémen et du peuple yéménite, lorsque le ministre des Affaires étrangères saoudien est sorti pour redonner le moral à ses partisans, et a annoncé la formation d'une alliance militaire islamique constituée de quelques 30 pays. Et certains pays ont eu le courage de dire « Wallah on n'est pas au courant, personne ne nous a rien dit ou demandé, on a entendu ça dans les médias. » Imaginez-vous donc, une alliance militaire islamique mondiale se forme (soi-disant) de pays dont certains ne sont même pas au courant ! Et ils en sont informés par les médias. Ce n'est donc pas nouveau pour l'Arabie Saoudite et (c'est conforme à) ses procédés (habituels). Par conséquent, le véritable sommet est le sommet bipartite (Etats-Unis / Arabie Saoudite).
Voilà pour ce qui en est de la forme. Ce qui doit être regardé de près, de manière critique et débattu est l'accord bipartite et ce qui a été offert aux Etats-Unis, ce à quoi les Etats-Unis se sont engagés en contrepartie et les conséquences de cela sur la région, voilà ce qui est vraiment sérieux. Tout le reste n'est que discours, paroles, prises de position, dîner, cérémonies, souper, défilé de mode, tout ce que vous voulez.
Deuxièmement, le sommet étendu, qu'on a appelé sommet et pour lequel on a réuni ce grand nombre de pays, de dirigeants et de Présidents, on doit se demander : « Oh frère, pourquoi, qu'est-ce qui s'est donc passé ? » Il faut d'abord le décrire. Pourquoi ? Ce qu'a organisé l'Arabie Saoudite, de quoi s'agit-il précisément et quel est son motif ?
Ce qu'elle a organisé, les objectifs de cette réunion de masse, sont premièrement de magnifier et d'honorer Trump. Ce qui s'est passé est une opération de glorification de Trump, il s'agissait de l'honorer et de l'encenser, avec des scènes qui mériteraient qu'on s'arrête dessus mais que je ne veux pas développer maintenant (le luxe, l'indécence, ...).
Le deuxième objectif est de souligner le rôle essentiel de l'Arabie Saoudite dans le Golfe et dans le monde arabo-islamique. Ils voulaient ainsi dire aux Etats-Unis : « Nous sommes le cœur du monde arabo-islamique et du Golfe. C'est nous qui réunissons tout le monde, qui les faisons venir, qui les convoquons, qui les mettons en ligne pour qu'ils écoutent ton discours. »
Voilà pour l'aspect moral et politique, avec un résultat auquel je vais bientôt arriver.
Le troisième objectif est d'intimider l'Iran et l'Axe de la Résistance, (en leur disant) : « Attention ô l'Iran, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas » (parce qu'ils nous ont désignés nommément, le Hezbollah et le Hamas), « ô mouvements de Résistance », de même le peuple irakien, le Yémen, tout le monde, « prenez garde à vous, car les Etats-Unis arrivent, et toute cette masse mondiale de pays arabes, islamiques et du Golfe se préparent à vous faire la guerre. » C'est de l'intimidation. Bien sûr, cela n'a absolument aucun poids, je vais y revenir.
Le quatrième objectif est d'essayer de pousser les Etats-Unis et de les convaincre, par tous les moyens, de participer directement à la guerre. De les faire entrer directement dans le conflit, face à l'Iran et à l'Axe de la Résistance. L'Arabie Saoudite, lorsqu'elle a organisé toute cette fête, avait pour principal objectif celui-ci. Voilà.
Puis ceux qui ont eu la parole ont fait leur discours, et la Déclaration a été publiée.
La question qu'il faut poser maintenant est pourquoi les Saoudiens ont fait cela, et avec ce Président en particulier. Pourquoi ? Commençons avec le premier objectif.
Pourquoi ces honneurs, cet encensement et cette glorification du Président Trump, qui a les caractéristiques suivantes : le Président qui, un an durant, pendant la campagne électorale, a le plus insulté l'Islam en tant que religion, qui a insulté les musulmans en tant que partisans d'une religion et en tant que Communauté, et qui est le Président qui a le plus insulté les Arabes en tant que peuple, et qui a insulté l'Arabie Saoudite, et qui a insulté les pays du Golfe. N'est-ce pas ce Président qui a dit que l'Arabie Saoudite est une vache laitière qu'il faut traire jusqu'à la dernière goutte avant de s'en débarrasser ? C'est le Président le plus raciste. C'est le premier Président qui, lorsqu'il est entré à la Maison-Blanche, a signé un décret pour interdire aux musulmans et aux ressortissants de 8 pays arabes et islamiques d'entrer aux Etats-Unis. C'est le Président le plus attaché à Israël, le plus grand soutien et allié d'Israël. Et c'est un Président qui, mis à part cela, n'a encore rien fait.
(Normalement), on honore quelqu'un, on le couvre de cadeaux et on satisfait ses volontés parce qu'il a réalisé quelque chose de positif. (Si par exemple) il t'a défendu, s'il a défendu tes lieux saints, s'il a réalisé des choses pour le peuple palestinien. (Mais) quel est l'accomplissement de Trump pour qu'on lui offre toutes ces récompenses ? Et c'est un Président assis sur une chaise tremblante, on ne sait pas à quel moment il va tomber. Quel gâchis, tout cet argent, si Trump devait être destitué ! Quelle logique, quelle rationalité, quelle compréhension sont donc à l'œuvre ? On reste vraiment abasourdi face à cet accueil saoudien (extravagant), (aux folies) de la cérémonie d'accueil, des dépenses faramineuses (pour les accords de vente d'armes), de la politique, de l'ovation.
Sur Internet, quelqu'un a posé une question sagace aux grands dirigeants saoudiens. Il leur a demandé : « Est-ce qu'honorer le Prophète et célébrer son anniversaire est interdit et innovateur, alors qu'honorer Trump et célébrer sa venue et sa danse est autorisé et constitue un moyen de se rapprocher de Dieu le Très-Haut ? » Laissons cela de côté, c'est un différend religieux entre nous (la question de la célébration de l'anniversaire du Prophète). Mais du point de vue politique ô mon frère, où est la logique ?
Et ce Président s'est vu offrir ce qu'aucun autre Président américain n'avait jamais reçu. La question revient toujours, pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Je vais en parler en quatrième point. Pourquoi l'Arabie Saoudite a-t-elle fait cela ?
J'espère ici que... Je ne parle que de faits, je n'utilise pas de langage véhément ni satirique ou autre. Je ne veux que décrire. Et celui qui me dit : « O Sayed, ce que tu dis n'es pas vrai », aucun problème, (qu'il avance donc ses arguments).
Premièrement, c'est pour se protéger. Pour que le régime saoudien se protège en Arabie Saoudite. Pour qu'il se protège face au monde. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, dans le monde, même aux Etats-Unis, en Europe et dans le monde entier, ce n'est plus un secret que derrière les groupes takfiris et l'idéologie takfirie, se tient le Royaume d'Arabie Saoudite. Le monde entier est maintenant au courant. Et Trump lui-même le sait, il en avait parlé pendant la campagne électorale. La presse et les médias américains, occidentaux et internationaux (en ont parlé), tout le monde le sait. Qu'enseigne Daech dans ses écoles ? Les livres de Cheikh Muhammad b. Abd-al-Wahhab, les livres wahhabites. Quelle est l'idéologie d'Al-Qaida ? Le wahhabisme. Qui l'a créée ? L'Arabie Saoudite.
Et c'est pourquoi le monde entier considère aujourd'hui le régime saoudien comme le cœur de la pensée takfirie et le soutien essentiel des organisations takfiries dans le monde, dont l'oppression et les couteaux ne frappent pas seulement les Libanais, les Syriens, les Irakiens, les Yéménites, les Egyptiens, les Afghans et les Pakistanais, mais sont arrivés jusqu'en Belgique, en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Etats-Unis et partout dans le monde. Et maintenant l'Indonésie, la Somalie... et ils ont encore du chemin à faire. L'Arabie Saoudite sent bien que le monde entier la regarde avec colère. C'est pourquoi elle a besoin de payer un pot-de-vin au maître américain pour qu'il la défende, pour qu'il la protège, pour qu'il la présente comme un centre de combat du terrorisme qui mène la guerre contre le terrorisme, et qu'il lève cette accusation portée contre elle. Mais cela ne servira à rien.
Voyez donc, dans ce sommet, toute la préoccupation et tout le souci de l'Arabie Saoudite étaient de dire quoi ? Une phrase prononcée par le Roi Salmane : que l'Iran est la source du terrorisme, le cœur du terrorisme international depuis la victoire de la Révolution de Khomeini, d'après ses mots. Depuis la victoire de la Révolution du glorieux Imam Khomeini. Ces propos grotesques ont été prononcés par le Roi Salmane. L'Iran est le cœur du terrorisme mondial ? C'est l'Iran qui a créé Al-Qaida ? C'est l'Iran qui a créé Daech ? C'est l'Iran qui a créé les Talibans ? C'est l'Iran qui a créé ces mouvements et armées wahhabites ? C'est l'Iran qui les a financés et armés ?
Oui, l'Iran qui a soutenu le mouvement de la Résistance au Liban, c'est vrai. L'Iran a soutenu le mouvement de la Résistance en Palestine, c'est vrai. L'Iran s'est tenu aux côtés du peuple irakien lorsque Daech a failli entrer à Najaf, à Karbala et à Bagdad. L'Iran s'est tenu aux côtés du peuple syrien alors que l'Arabie Saoudite envoyait des armes et de l'argent à ces groupes (terroristes) en Syrie.
L'Iran est accusé d'incitation (à la haine) sectaire ? Qui accuse donc les chiites d'être des mécréants ? Qui accuse les autres musulmans de mécréance ? L'Iran ou l'idéologie wahhabite saoudienne, le Conseil des grands savants saoudiens et leurs centres d'enseignement religieux en Syrie ? Toute l'histoire de l'Arabie Saoudite consiste en des accusations de mécréance contre les musulmans. Et toute l'histoire de l'Iran, depuis l'Imam Khomeini, a consisté en le rapprochement entre les écoles, l'unité entre les musulmans, le rapprochement, le dialogue, la coexistence, l'entraide basée sur la piété et la crainte de Dieu.
Le fait de lancer l'accusation contre l'Iran ne bénéficiera en rien à l'Arabie Saoudite. Une locution populaire dit « Le soleil se lève et les gens se raclent la gorge. » Le monde entier se racle la gorge, car le soleil s'est levé sur tout le monde, et dorénavant, la vérité ne pourra pas être dissimulée par un discours ici ou une conférence là.
Premièrement, (l'Arabie Saoudite a fait tout cela) pour faire face à cette condamnation mondiale. Actuellement, aux Etats-Unis, des procédures judiciaires sont engagées contre des princes saoudiens qui ont des liens avec les attentats du 11 septembre organisés par l'organisation Al-Qaida aux Etats-Unis. Et des milliards de dollars saoudiens aux Etats-Unis seront saisis au bénéfice de ces familles.
Deuxièmement... Pourquoi l'Arabie Saoudite a-t-elle fait tout cela avec Trump durant ces deux jours ? Car elle a également besoin du maître américain pour protéger son rôle dans la région. Elle a échoué partout. Tous ses plans ont échoué, de même que toutes ses guerres et tous ses objectifs. En Syrie, elle a échoué jusqu'à présent, ainsi qu'en Irak.
O mes frères, Daech a commencé en Arabie Saoudite, Daech n'a pas seulement l'idéologie saoudienne : son argent est saoudien, ses dirigeants sont saoudiens, et les espoirs qui ont été placés en Daech étaient saoudiens. Voilà.
Au Yémen, deux ans et demi de guerre contre un peuple ayant l'esprit de sacrifice, patient et honorable, et ils ont ramené des armées du monde (pour y participer). Il est malheureux que l'armée soudanaise y participe, ainsi que d'autres armées. C'est vraiment malheureux. Mais depuis deux ans et demi, les Yéménites endurent et résistent, plus forts malgré la faim, le siège, la pauvreté, et le bombardement indiscriminé nuit et jour.
Et ici nous revenons au terrorisme. Est-ce l'Iran qui est à la base du terrorisme ou est-ce vous ? Cette guerre contre le Yémen n'est pas du terrorisme ? C'est du terrorisme d'Etat. C'est du terrorisme d'Etat qui n'a épargné ni homme, ni construction, ni mosquée, ni vestige historique, ni hôpital, ni marché, ni école, ni université, ni maison, ni quartier, ni champ, ni ferme. Et aujourd'hui... maintenant ils envoient quelques médicaments au Yémen... Qui assiège le Yémen ? Qui affame le Yémen ? Qui est responsable du choléra au Yémen ? Qui massacre le peuple du Yémen ? Le régime saoudien. Et le monde entier se tait. Le monde entier qui garde le silence et n'ose pas dire une parole de vérité par crainte du takfir saoudien ou des médias saoudiens ou de la coupure de l'argent saoudien s'ils donnaient deux sous. Et c'est un crime éthique et humanitaire historique que commet le monde envers ce qui se passe au Yémen.
Ainsi, l'Arabie Saoudite a échoué dans tous ses plans et toutes ses guerres dans la région, et ces échecs ont commencé à se faire ressentir à l'intérieur, sur les relations entre ses princes, sur son peuple, sur son économie... Et c'est pour cela qu'elle a besoin des Américains pour qu'ils la protègent à l'intérieur de l'Arabie Saoudite et qu'ils lui préservent son rôle dans la région. Donc premièrement, pour se protéger. Pour se protéger et protéger son rôle.
Et deuxièmement, il y a un problème chez le régime saoudien et les Saoud, et c'est l'Iran. Les éloges qu'ils faisaient de l'Iran avant l'Imam Khomeini sont incroyables. Incroyables. Le Shah d'Iran était américain, israélien, il soutenait Israël, et il se comportait de manière arrogante et hautaine avec les rois et les princes de la péninsule arabique et des pays du Golfe. Regardez donc les photos, vous les trouverez sur Internet, comme ils mangeaient dans sa main, et se mettaient à ses pieds. Ils semble que ces gens-là aient l'habitude des gens qui se moquent d'eux, les insultent et les méprisent. Quant à celui qui vient à eux comme un frère, respectueux, qui dialogue, soucieux des relations islamiques et des intérêts de la Communauté (musulmane), il est reçu avec cette haine et cette hostilité.
Le problème est la question de l'Iran, oui, et la question de l'Axe de la Résistance. L'Arabie Saoudite a tout offert à Trump pour (qu'il fasse) la guerre contre l'Iran, pour (qu'il) isole l'Iran, pour (qu'il) attaque l'Iran, pour (qu'il fasse) la guerre à l'Axe de la Résistance, voilà la réalité. Et c'est pourquoi l'Arabie Saoudite était prête à lui donner tout ce qu'il voulait. Voilà ce qui s'est passé. Et Trump, qu'est-ce qui est important pour lui ? Le Président Trump, dans tout ce qui se passe dans le monde, qu'est-ce qui lui importe ? Il veut de l'argent, et il y a Israël. L'argent et Israël.
L'Arabie Saoudite a regardé comme ça, et s'est demandé : « Pour me protéger et préserver mon rôle, et amener les Etats-Unis à combattre l'Iran et l'Axe de la Résistance, après qu'aient échoué toutes ces organisations, tous ces mouvements et toutes ces armées, tous ont échoué, je n'ai plus d'autre choix que d'amener les Américains. Eh bien, comment je peux gagner les faveurs des Américains ? Dieu, je sais comment me rapprocher de Lui : la prière, le jeûne du mois de Ramadan, le Hajj, la 'Omra, les invocations, les ziyaras, la visite du Coran... Eh bien, comment je me rapproche de Trump ? Par ce qu'il aime. Et ce qu'il aime, c'est l'argent. Prends donc jusqu'à satiété, ô Trump. Prends donc jusqu'à satiété. »
Les médias parlaient de 110 milliards de dollars de contrats. Après peu, ils ont parlé de 300 milliards de dollars. Quelle est la somme totale officiellement ? La chaine Al-Arabiya l'a annoncé dans sa bande déroulante en bas de l'écran : 480 milliards de dollars de contrats et d'accords avec les entreprises américaines. 480 milliards de dollars alors qu'il y a de l'austérité, de la pauvreté et une crise économique en Arabie Saoudite. Tout ce qu'ils avaient en fait d'argent, ils l'ont offert à Trump.
Et la Palestine ? Et c'est pourquoi [l'Arabie Saoudite déclare] : « Quoi que tu décides pour la Palestine, on est d'accord. » Et Trump a apporté une lettre du Roi Salmane à Netanyahu. Voilà. « Quoi que tu décides pour la Palestine, on est d'accord. » Et c'est pourquoi durant le triple sommet, personne n'a dit un mot sur le peuple palestinien, ni sur les prisonniers en grève de la faim pour le 38e ou 39e jour, ni sur les centaines d'entre eux qui ont été transportés dans des hôpitaux du fait de la détérioration de leur état de santé, ni sur les lieux saints, ni sur Al-Qods (Jérusalem), ni sur Gaza, ni sur le siège de Gaza. Toute parole qui aurait pu déranger Trump sur la question palestinienne a été tue. Et Dieu sait ce qu'ils ont pu lui concéder sur la question palestinienne.
Il faut attendre de voir. Il est question d'un prochain sommet à Charm-el-Cheikh, il est question de lancer de nouvelles négociations... En sachant que lorsque Trump est arrivé auprès de Netanyahu, et même lorsqu'il a vu le Président Abbas, il n'a donné aucun signe positif envers la moindre d'entre les causes palestiniennes, pas même de manière minimale. Pas même de manière minimaliste, absolument aucun signe positif.
Voilà. On lui a donné (des sommes faramineuses) d'argent, et la Palestine est aujourd'hui offerte sur un plat en or, et toute cette glorification et cet encensement ont pour but la réalisation de ces objectifs.
Eh bien, qu'est-ce qui va se passer ou qu'est-ce qui peut se passer ? Et c'est la partie la plus importante du discours. Dieu merci, on a encore un peu de temps.
Premièrement, l'Iran, qui était le sujet principal de la Déclaration de Riyad. Et je voudrais vous dire une chose... O mon frère, même les paroles qui ont été prononcées... Par exemple, le roi jordanien s'est exprimé. Bien sûr, deux pages et demi (à peine). Il n'a pas parlé de l'Iran. Le Président égyptien s'est exprimé. Il n'a pas parlé de l'Iran. Le prince du Koweït s'est exprimé, il n'a pas parlé de l'Iran. Seul le (dirigeant) malaisien en a parlé. Seul le (dirigeant) malaisien en a parlé. Mais ce sommet n'était-il pas contre l'Iran, cette Déclaration contre l'Iran ?! Voilà ce que l'Arabie Saoudite voulait faire dire aux dirigeants qui étaient présents et ne savaient pas ce qui se passe. Quel est le résultat ?
Premièrement, en ce qui concerne l'Iran. Je vais vous dire ce qui va se passer.
Premièrement, en ce qui concerne l'Iran, pendant que ces gens-là se réunissaient à Riyad, le peuple iranien renouvelait sa confiance en le régime de la République Islamique d'Iran. Et 42 millions de personnes ont participé aux élections. Soit plus de 73% des personnes ayant le droit de voter. Et pour précision, il s'agissait d'élections présidentielles et municipales. Des élections municipales en Iran. Si on compte seulement les personnes qui tiennent les urnes électorales, cela fait 650 000 responsables. On sait comment ça marche au Liban. Lorsqu'on fait des élections municipales, on ne peut pas les faire en un seul jour dans tout le Liban. On les fait par districts. L'Iran, avec 42 millions d'électeurs, des élections présidentielles sensibles, des élections municipales plus sensibles encore, comme pour nous, et malgré cela, aucun incident n'a eu lieu, ni coups, ni tirs, ni accident de la route, ni blessé, malgré toute la sensibilité. Et l'Iran a élu son Président, en lui renouvelant son allégeance. Eh bien, voilà (ce qu'est) l'Iran.
Tel est l'Iran confronté par des pays qui ne connaissent ni le sens du mot élections, ni le sens de la démocratie, ni ne connaissent les urnes électorales... Si vous leur présentiez cette urne blanche, ils vous demanderaient « Il y a quoi dedans, des œufs, du fromage ou du lait ? » Ils ne connaissent pas (tout cela). Ils voudraient faire la guerre à une République authentique, qui représente la volonté de son peuple, et dont le peuple est si fortement présent, par le biais de leurs déclarations, de leurs annonces, etc.
Vous avez déjà essayé cela par le passé. L'Arabie Saoudite est le pays qui a incité Saddam Hussein à la guerre contre l'Iran, 8 ans de guerre. Ce sont eux qui déclarent qu'ils ont payé 200 milliards de dollars pour Saddam Hussein. Quelle était donc la conséquence de la guerre pour toute la région ? Durant les décennies passées, l'Arabie Saoudite n'a délaissé aucune action qui pouvait affaiblir l'Iran, elle a tout essayé. Que pourrait-elle faire de nouveau ? Dites-le moi.
Voilà en ce qui concerne l'Iran. Et je leur affirme que l'Iran est de plus en plus puissant, redoutable et influent, et le monde entier le reconnait.
Et tant que je parle de l'Iran, je conseille à l'Arabie Saoudite... car on ne fait pas que décrire, on veut donner des conseils. Laissez de côté la lutte, la haine et la guerre. Votre seule issue dans l'intérêt de tous les musulmans, de toute la région, des pays du Golfe et des peuples de la région est le dialogue avec l'Iran, la négociation avec l'Iran, et l'Iran a toujours été prêt à cela. Cette voie que vous arpentez ne mènera à aucun résultat, sinon la dépense de davantage de milliards de dollars, l'épanchement de davantage de sang, et c'est vous qui serez les perdants. C'est vous qui échouerez, comme vous avez échoué jusqu'à présent, comme vous avez perdu jusqu'à présent, et comme l'Iran a gagné jusqu'à présent. Voilà le conseil d'un libanais arabe musulman à un Etat arabe musulman - qui se déclare du nom de l'Islam. Quant à cette voie (que vous empruntez), elle ne mènera à rien.
Deuxièmement, au Yémen, ce sommet n'avancera ni ne retardera rien. Le peuple yéménite, les dirigeants islamiques et patriotiques au Yémen, les partis yéménites, l'armée yéménite et les comités populaires sont tous résolus à faire face et à résister, et ils ont résisté. Et tout ce que l'Arabie Saoudite pouvait faire militairement depuis deux ans et demi, elle l'a fait. Tous les mercenaires qu'ils pouvaient amener, ils les ont amenés. Toutes les armées qu'ils pouvaient amener, ils les ont amenées. Tout ce qu'ils pouvaient utiliser en force aérienne, ils l'ont utilisé. Ils ont assiégé, plus le choléra, la faim, les maladies, dont nous avons déjà parlé. Mais quel est le résultat ? Un fiasco militaire et un fiasco politique. Je ne veux pas entrer maintenant dans les détails du sud et du nord du Yémen et de ce qui se passe à Aden. Et c'est pourquoi, comme je le sais également, cette voie saoudienne et l'annonce de Riyad n'ont absolument aucun poids en ce qui concerne la bataille en cours au Yémen et la résistance au Yémen.
En Irak, le peuple irakien a fait son choix. Les forces irakiennes se dirigent vers la victoire finale à Mossoul où il ne reste que de petits quartiers (à libérer). Les comités populaires ont fini (de libérer) la zone d'al-Qayrawan et se dirigent vers al-Ba'aj et continueront vers toutes les zones. En Irak, il y a un consensus national, officiel, populaire, des partis et des savants pour en finir avec Daech.
En Syrie, (on assiste à) davantage de victoires sur le terrain, comme cela se passe au Sud de Palmyre, à l'Est de Homs et ailleurs, et davantage de défaites et de retraites de l'organisation Daech.
Permettez-moi de vous dire que cette force de précaution, ces 38 000 soldats qu'ils préparent à combattre Daech en 2018, grand bien vous en fasse. Si Dieu le veut, en 2018, il n'y aura plus de Daech, ni en Irak, ni en Syrie, au moins dans notre région ici. Voilà.
En ce qui concerne les mouvements de Résistance, vous avez évoqué le Hezbollah et le Hamas, mais en vérité, ce sont tous les mouvements de Résistance qui sont visés. Tous ceux qui combattent les sionistes et l'Occupation. Je tiens également à vous dire ceci : ce sommet, ces Déclarations et ces annonces n'avanceront ni ne retarderont rien du tout. Rendez-vous compte, par exemple, que Trump, le Président des Etats-Unis, dans son discours face au soi-disant sommet, il chante les louanges de l'Arabie Saoudite et dit qu'elle résiste et combat le terrorisme en apportant pour preuve le fait qu'elle a placé hier un des grands dirigeants du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes. Et (le tour est joué) : bienvenue à vous (dans le front anti-terroriste) ! Et tout l'argent que nous [le Hezbollah] avons dans les banques de Paris, de Londres, des Etats-Unis, de Suisse, et que sais-je encore, nous vous le donnons de bon coeur, profitez-en bien. Prenez-le donc (cet argent inexistant). Mais cela fait partie de la guerre.
Ce que je veux dire à ceux-là, ces Résistants libanais et palestiniens, qu'ils s'appellent le Hezbollah ou tout autre nom, le Hamas ou tout autre nom, depuis le début, ils connaissent la voie qu'ils ont choisie, ils connaissent la voie qu'ils arpentent, et ils savent à quoi ils vont faire face tout au long du chemin. Nous sommes inscrits, notre nom est inscrit sur la liste des organisations terroristes depuis le début des années 1980 ! Qu'y a-t-il donc de nouveau pour nous ? (Nous subissons) des sanctions depuis très longtemps. La guerre médiatique nous est menée depuis bien longtemps, des dizaines d'années avant le sommet de Riyad. Des centaines de millions de dollars sont dépensés pour ternir notre réputation. Que pouvez-vous dire de plus que ce que vous avez déjà dit ? (Vous nous avez accusés) de faire du trafic de drogue, de voler des voitures, de terroristes, d'assassins et de criminels.Grand bien vous en fasse, qu'y a-t-il ensuite ? Dites-le nous donc. Je veux vous dire, ô mes frères et soeurs, qu'il n'y a rien de nouveau que nous puissions craindre d'eux. Il n'y a rien de nouveau que nous puissions craindre d'eux. Ils ne font que répéter tout ce qu'ils ont déjà fait durant des décennies.
Quant aux mouvements de la Résistance, ces mouvements de la Résistance où se font assassiner le Cheikh Ahmad Yassine (Hamas), le Docteur Fathi Chiqaqi (Jihad Islamique), Sayed Abbas al-Musawi et le Hajj Imad Mughniyah (Hezbollah), ils ne craignent pas les menaces d'affrontement, de combat, de guerre ou de mort.Avec quoi pouvez-vous donc venir à nous ? Avec le martyre ? Nous sommes les amoureux du martyre ! Avec la mort ? « Ali est plus attaché à la mort que le nourrisson au sein de sa mère. » (Parole de l'Imam Ali)
A ton service, ô Nasrallah ! (public)
Nous sommes les enfants de l'école prônée par l'Imam Hussein, paix sur lui, à son fils Ali al-Akbar. (Al-Akbar) a demandé (à son père) : « Ne sommes-nous pas dans la voie juste ? » « Oui », répondit l'Imam. (Al-Akbar) répondit : « Alors peu nous importe si nous allons à la rencontre de la mort ou si elle vient à notre rencontre. Tant que nous sommes sur la voie juste. »
Quant à Qasim, son fils de 11 ou 12 ans, qui est présent dans chacune de nos maisons, au Liban, en Palestine, en Syrie, en Irak, en Iran, en Afghanistan, au Yémen, au Bahreïn, à l'intérieur de l'Arabie Saoudite même, et partout dans le monde islamique, lorsqu'on lui a demandé ce qu'il pensait de la mort, il a répondu : « Elle m'est plus savoureuse que le miel. » Est-ce de cette mort que vous nous menacez ?
Nous n'avons peur ni de la mort, ni de la guerre, ni des combats, ni des sanctions, ni des intimidations, ni des diffamations médiatiques. Tout cela, nous l'avons vécu, ces moyens ont été épuisés durant toutes les années passées. C'est pourquoi les mouvements de Résistance ne subiront aucun impact, elles ne seront pas ébranlées, ni affaiblies, ni effrayées, elles poursuivront leur action et leur mouvement.
Et je vous dis même plus que cela. Nous sommes aujourd'hui, nous les mouvements de Résistance et au sein de l'Axe de la Résistance, nous sommes aujourd'hui plus forts que nous ne l'avons jamais été. Nous sommes vraiment plus forts que nous ne l'avons jamais été, absolument jamais. Nous sommes plus nombreux, plus aguerris, plus déterminés, notre foi, nos espoirs et nos aspirations sont plus élevés que jamais. Voilà.
Nous avons un exemple de cela dont j'ai parlé dans mon dernier discours, à savoir le jour (du sommet antiterroriste de) Charm-el-Cheikh. Ceux qui viennent de se réunir à Riyad ne représentent même pas la moitié de ceux qui étaient à Charm-el-Cheikh en 1996. A l'époque, il y avait les Etats-Unis, la Russie, la Chine, les pays européens, les pays arabes, les pays africains, ils sont venus du monde entier. Et ils ont déclaré qu'il y avait trois organisations qu'ils voulaient éradiquer : le Hezbollah, le Hamas et le Jihad Islamique. Et ils ont inclus l'Iran et la Syrie en tant que soutiens (de ces groupes). Et ils ont fait une conférence, organisé des comités, et les Directeurs des services de renseignement se sont réunis ensuite à Washington.
A cette époque, la Résistance islamique au Liban était limitée en moyens et en effectifs. Ce que nous avions de mieux, c'était des Katyushas avec une portée de 20 kilomètres. C'était notre maximum en 1996. Le Hamas et le Jihad Islamique était qui en prison, qui en exil, qui se cachait. Et l'Iran sortait d'une guerre et était en difficulté. La Syrie se voyait imposer un blocus et un isolement. Malgré cela, le Sommet de Charm-el-Cheikh et tout ce qu'ils ont fait, en conséquence de la persévérance de la Résistance au Liban, de la persévérance de la Résistance en Palestine, de la persévérance de la Syrie et de l'Iran, tout a été renversé. Et après quelques mois, le monde entier a oublié Charm-el-Cheikh, après quelques mois à peine, pas après quelques années.
Et aujourd'hui, où en est l'Axe de la Résistance au Liban, en Syrie, en Irak ? En 1996, l'Irak était avec Saddam Hussein. Aujourd'hui, l'Irak est dirigé par son peuple, et ce sont les forces armées et les comités populaires qui brandissent son drapeau béni. Et l'Iran, et le Yémen ! Et de même dans beaucoup de régions du monde. La situation est différente. L'Amérique à l'époque était quelque chose (de redoutable), mais aujourd'hui c'est autre chose. Israël à l'époque était quelque chose (d'invaincu), mais aujourd'hui, c'est autre chose. Israël qui attaquait (tous ses voisins) construit aujourd'hui des murs (de défense face au Hezbollah). Il s'agit donc d'une toute autre question, les conditions sont très différentes (aujourd'hui).
En ce qui nous concerne, je tiens à vous dire ceci : prenez les choses de manière vraiment normale et naturelle. J'ai été long dans ma description, mais pour montrer que telle est la vérité des choses. Pour parler de manière familière, pas besoin de nous prendre la tête, il n'y a rien, il ne s'est rien passé (de préoccupant), vraiment. Alors les Etats-Unis voudraient être plus présents dans la région ? Grand bien leur en fasse. Le pire qui puisse arriver, le pire, c'est que les Américains viennent dans la région. Mais ils sont déjà venus dans la région frérot ! Ils sont déjà venus. Ils ont occupé l'Irak, ils ont menacé la Syrie, ils ont menacé l'Iran... Et ensuite, la Résistance irakienne et la persévérance de l'Axe de la Résistance dans la région leur a imposé de sortir et de se retirer. Qu'est-ce que les Etats-Unis pourraient venir vouloir faire ?
Aujourd'hui, lorsque nous sommes des peuples qui, dans nos pays, sommes déterminés à vivre dans la dignité, à rester sur nos terres... Nous ne sommes pas allés au bout du monde ici, nous défendons notre sang, nos femmes, notre honneur, nos biens, nos maisons, notre dignité et l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. Et c'est pour cela que nous sommes plus forts que le monde entier. Il n'y a absolument rien qui nous fasse peur. Nous sommes plus forts que jamais. Je ne dis pas que (nos ennemis) sont plus faibles que jamais, je dis qu'ils ont moins de force que jamais.
Et c'est pourquoi il faut prendre les choses avec réalisme, assumer notre responsabilité et poursuivre sur notre voie. Nous continuerons à appeler à la fin de la guerre contre le Yémen, à appeler à donner l'occasion aux Yéménites de négocier, à appeler à l'arrêt de l'agression contre le peuple du Bahreïn et à l'ouverture des portes de la négociation, à l'arrêt du soutien des organisations terroristes takfiries dans la région et à la recherche d'issues politiques.
Quant à ceux-là (l'Arabie Saoudite), Dieu le Très-Haut dit à leur sujet dans un verset coranique : « Ils dépensent leurs biens pour détourner les gens de la Voie de Dieu. Et quand ils les auront gaspillés, ils en éprouveront du regret, puis ils seront vaincus. » (Sourate 6, Verset 36)
Afin que votre argent ne soit pas dilapidé vainement, et que vos efforts ne soient pas inutiles et vains, vous pouvez faire marche arrière. Je sais bien que ma voix ne sera pas entendue, mais je ne dis cela que pour avoir un argument (devant Dieu : j'aurais essayé) et pour le Jour du Jugement Dernier lorsque je serai interrogé et jugé. Et chacun d'entre nous aura des comptes à rendre sur sa position à ce stade, tout le monde rendra des comptes le Jour du Jugement Dernier sur le Yémen, le Bahreïn, l'Irak, la Syrie, le Liban, la Palestine et les lieux saints en Palestine. Et nous devons assumer cette responsabilité.
O mes frères et soeurs, nous avons déclaré précédemment, en 2006, en se fondant sur la victoire de mai 2000 et la victoire de juillet 2006, que le temps des défaites est révolu, et que le temps des victoires est venu. Et ces victoires sont sous nos yeux, sur tous les champs de bataille et sur tous les terrains, les batailles les plus âpres et les terrains les plus difficiles. Mais l'horizon, ayez-en la certitude, je vous le répète, ayez confiance en Dieu et placez vos espoirs en Lui, ayez confiance en vous-mêmes, ayez confiance en vos peuples et ayez confiance en vos alliés. Nous avons confiance en nos alliés. Nous avons confiance en tous ceux aux côtés de qui nous combattons.
Quant à vous... De toute façon, Trump le leur a dit, il a dit « C'est à vous d'assumer la responsabilité, ne vous attendez pas à ce qu'on vienne se battre à votre place. » Hier, l'OTAN... Pardon, aujourd'hui, son Secrétaire Général a déclaré (il était temps, mais bon) que l'OTAN va participer à la guerre contre Daech. Mais qu'est-ce qu'il a dit ? « Par contre, nous ne combattrons que depuis les airs, nous ne participerons pas avec des forces terrestres. » « Nous ne participerons pas avec des forces terrestres. » Ce (Trump) sur lequel vous comptez, ça fait longtemps qu'il vous a abandonnés et vendus sur les marchés aux esclaves.
Mais dans l'Axe de la Résistance, les nobles Résistants prêts à se sacrifier, véridiques, sincères, qui ont envoyé leurs proches au combat, qui ont résisté durant des décennies, ils ne quitteront jamais ce champ de bataille, et n'abandonneront jamais ces terrains, ni avant le Sommet de Riyad et ses sommets, ni après le Sommet de Riyad et ses réunions, ses discours et ses déclarations.
Cette Résistance, cette Communauté (musulmane) résistante, ces mouvements de Résistance, ces peuples résistants, continueront à brandir le drapeau (de la lutte). Ce drapeau a été brandi, et il ne retombera jamais, jusqu'à ce qu'il réalise totalement toutes les victoires auxquelles aspirent nos peuples et notre Communauté.
Nous en avons la certitude absolue. C'est la promesse de Dieu, « Et la promesse de Dieu se réalise toujours. » (Verset inscrit en arrière-plan - Coran, 17, 108)
Bonne fête à tous, que Dieu vous garde et vous accorde la victoire, et que la paix de Dieu soit sur vous, ainsi que Sa miséricorde et Ses bénédictions.

Macron snobe Trump pour Merkel… et récolte une nouvelle poignée de main musclée

Après une première entrevue particulièrement intense à Bruxelles, les présidents français et américain se sont encore distingués par un geste peu ordinaire à la sortie d'un sommet de l'OTAN.

Rappel :

Que va-t-il se passer avec Vladimir Poutine ?

Trump en Arabie Saoudite : extrait d’un discours très préoccupant

Pour ceux qui espéraient, avec l'élection de Donald Trump, une politique étrangère alternative des Etats-Unis, je crois que c'est raté. Pour son premier voyage à l'étranger, le président américain a commencé par une visite en Arabie Saoudite. Voici quelques extraits du discours de Donald Trump à Riyad :

« Guerre du Bien contre le Mal, des gens censés contres les barbares », guerre contre le terrorisme, diabolisation de l'Iran, de la Syrie, du Hezbollah et du Hamas, le président américain a en revanche a été très obséquieux envers ses hôtes saoudiens, soulignant qu'ils ont signé pour 400 milliards de dollars de contrat (dont plus de 100 milliard pour l'armement), et se réjouissant de l'octroi de pouvoirs supplémentaires au femmes saoudiennes d'ici 2030.

Point très surprenant : il appelle tous les pays arabo-musulmans à chasser les terroristes hors de leurs frontières (et par conséquences, à les répandre dans le monde) là où l'on aurait pu s'attendre de sa part, à ce qu'il appelle plutôt à les tuer (ce qui ne serait pas une solution en soit) ou à les capturer.

Montage réalisé par Raphaël Berland, pour le Cercle des Volontaires
(source : France 24)

TRUMP : convertir les promesses de campagnes en accomplissements

Avant son élection, le Président américain Donald Trump a promis de mettre en oeuvre un contrat avec les électeurs américains, sa première tâche pour les 100 premiers jours à son poste. Il y avait notamment le Glass-Steagall Act, comme pour Clinton. Et aujourd'hui, quel est le résultat ?

I-Média #148 : les sondages se trompent-ils ou vous trompent-ils ?

Une émission présentée par Jean Yves Le Gallou et Hervé Grandchamp. A la une cette semaine : les sondages se trompent-ils ou vous trompent-ils ?

Election présidentielle, les instituts de sondages donnent leur classement des 11 candidats. Malgré le Brexit et l'élection de Donald Trump, les observateurs n'ont pas retenu la leçon. Ils se basent encore et toujours sur ces chiffres et façonnent ainsi l'opinion. Une influence des sondages trop importante qui fausse le jeu démocratique.

Source : https://www.tvlibertes.com/2017/04/21/16801/i-media-148-sondages-tvl

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Une Théorie du Complot #SyriaStrikes (Corbett Report, vostfr)

Une Théorie du Complot #SyriaStrikes ou comment un affreux complotiste incurable, le journaliste James Corbett, s'amuse aux dépens de ses détracteurs.
Les Tomahawks de Trump servent de toile de fond à ces quelques minutes de grinçante dérision mais tout autre sujet aurait pu de la même manière étayer la "Théorie du Complot".
Car c'est bien connu :
Les gouvernements/gouvernants/médias ne mentent jamais au peuple. JAMAIS.

La vérité, toute la vérité, rien que la vérité sur les frappes américaines en Syrie... en moins de 5mn
Traduction, Rehearsais

Vidéo source :
https://www.youtube.com/watch?v=rkj9U...

Transcript et sources (en anglais) :
https://www.corbettreport.com/syriast...

La faute de Donald Trump contre le règne animal

Elle est impardonnable et il le payera très cher car les organisations de protection des animaux sont plus puissantes qu'il ne le pense.
Donald Trump a autorisé l'abattage des ours polaires et des loups en hibernation.

Barack Obama avait fait interdire la chasse inhumaine contre les animaux sauvages en hibernation, Donald Trump vient de l'autoriser.

Droit de tuer les ours et les loups d'Alaska (signé par Donald Trump)

Premiers pas d'un bébé ours polaire - ZAPPING SAUVAGE

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2017/04/12/alaska-trump-autorise-la-chasse-aux-loups-et-aux-ours-jusque-dans-leurs-tanieres/
http://www.ladepeche.fr/article/2017/04/12/2555131-alaska-donald-trump-autorise-chasse-ours-polaires-loups-compris-bebes.html

La chanson engagée de Springsteen contre Trump

Joe Grushecky and Bruce Springsteen - "That's What Makes Us Great"

Trump n'est pas son véritable nom de famille, son réel nom est Drumpf, c'est un nom d'origine germanique, des rumeurs de troisième guerre mondiale existent également ce qui indique un danger mondial émanant de lui et de son entourage.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Frederick_Trump
Sa famille était implantée en Alaska par la recherche de l'or (dur, dur)

Bistro Libertés avec Didier Maïsto : présidentielle, Trump & Attentats

Bistro Libertés avec Didier Maïsto, patron de « Sud Radio » et de « Lyon Capitale ».

  • Présidentielle : à J-8, les jeux sont-ils faits ?

  • Donald Trump : le grand revirement ?

  • Est-ce que les victimes d'attentats ont toutes la même valeur ?

Source : https://www.tvlibertes.com/2017/04/14/16643/bistro-libertes-didier-maisto

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Assad est-il assez bête pour se tirer une balle dans le pied ?

L'attaque chimique présumée d'Idlib du 4 avril a permis à la communauté internationale d'augmenter la pression sur le président syrien Bachar el-Assad. Toutefois, ce dernier semble être le moins intéressé par une attaque pareille...

Les morts par armes chimiques qui n’ont pas fait parler !

Il n'est pas vraiment confirmé que les actions de mercredi perpétrées par la coalition en Syrie (menée par les USA) aient entrainé la mort de centaines de civils, familles, enfants par intoxication chimique lors du bombardement d'un dépôt rebelle. S'il y avait confirmation on serait en présence d'une trégédie bien plus meurtrière que celle dont la responsabilité avait été imputée arbitrairement à l'armée syrienne à Khan Cheikhoun.

Ceci ne doit pourtant pas faire oublier que les opérations US du 13/09/2016 en Irak n'étaient en revanche remises en cause par personne et pleinement assumées aux USA. Et rien que cela est terriblement choquant ! Un rappel dans cette courte vidéo...

Notons que si la presse russe reste prudente par rapport à l'événement, le sujet reste tout de même abordé dans la presse de pays où l'OTAN et/ou l'UE ne veillent pas si efficacement au politiquement correct :

* http://www.lorientlejour.com/article/1046640/damas-fait-etat-dun-bombardement-de-depots-de-gaz-toxique.html

* http://www.tunisiefocus.com/politique/169153-169153/

* http://www.alg24.net/syrie-des-victimes-civiles-dans-un-bombardement-dun-depot-darmes-chimique-de-daech/

* http://french.peopledaily.com.cn/International/n3/2017/0414/c31356-9202692.html

* http://fr.sputniknews.com/international/201704131030889609-bombardement-coalition-syrie-commentaire/

Syrie : Bassam Tahhan met les Décodeurs du Monde en PLS

Suite à l'accusation américaine envers la Syrie de Bachar Al-Assad d'avoir utilisé des armes chimiques dans une attaque, l'équipe des Décodeurs du journal Le Monde a publié un article intitulé « Bombardement chimique en Syrie : les intox à l'épreuve des faits », censé battre en brèche les arguments de ceux qui auraient l'outrecuidance de contredire la version officielle américaine (et donc française). La lecture de cet article m'a inspiré grande pitié…

Las, j'ai pris la décision de faire œuvre charitable, pédagogique, à l'intention d'Adrien Sénécat, l'un des deux auteurs. Je suis allé donner la parole à Bassam Tahhan, professeur franco-syrien de langue arabe, spécialiste du Coran et grand connaisseur du conflit syrien, afin qu'il puisse répondre à l'article du Monde. Attention, ça picote ! Mais Adrien, c'est pour ton bien, tu y apprendras plein de choses !

(oui, je sais, 52 minutes c'est long, bien plus long qu'une vidéo format « buzzfeed »… mais la connaissance est à ce prix !)

Propos recueillis par Raphaël Berland

Syrie : Donald Trump, traître ou tacticien de génie ?

Ne vous laissez pas illusionner par les jeux diplomatiques et le suivisme des grands médias. Ce qui s'est passé ce matin en Syrie n'a aucun rapport ni avec la présentation qui vous en est faite, ni avec les conclusions qui en sont tirées.

Le matin du 7 avril, les États-Unis auraient tiré 59 missiles de croisières depuis la Méditerranée pour détruire la base militaire aérienne syrienne de Sha'irat. Il s'agirait d'une action unilatérale visant à sanctionner une attaque à l'arme chimique qu'ils attribuent à l'armée arabe syrienne.

Stupéfaite par l'ampleur de l'action états-unienne, la totalité des commentateurs conclut à un virage à 180° de l'administration Trump sur la question syrienne. La Maison-Blanche aurait enfin adopté la position de son opposition états-unienne et de ses alliés britanniques, français et allemands.

Vraiment ?

La réalité ne correspond pas à la communication

Des missiles de croisière états-uniens ont traversé sans encombre la zone contrôlée par la nouvelle arme russe permettant d'inhiber les communications et commandes de l'Otan. Selon le général Philip Breedlove, alors Suprême commandeur de l'Otan, cette arme a permis à la Russie de prendre l'avantage sur les États-Unis en matière de guerre conventionnelle. Elle aurait dû perturber les systèmes de guidage de ces missiles. Elle n'a pas fonctionné, soit que le Pentagone ait enfin trouvé une riposte technique, soit qu'elle ait été désactivée par la Russie.

La défense anti-aérienne syrienne comprend des S-300 contrôlés par l'armée arabe syrienne et des S-400 servis par l'armée russe. Ces armes sont supposées capables d'intercepter des missiles de croisière, bien que cette situation ne s'est à ce jour jamais présentée au combat. Il s'agit bien sûr d'armes au déclenchement automatique. Elles n'ont pas fonctionné non plus. Aucun missile anti-missile n'a été tiré, ni par l'armée russe, ni par l'armée syrienne.

Lorsque les missiles de croisière états-uniens ont atteint leur cible, ils ont trouvé une base militaire quasi-vide, qui venait juste d'être évacuée. Ils auraient donc détruit le tarmac, des radars et des avions depuis longtemps hors d'usage, des hangars et des habitations. Ils ont cependant fait une douzaine de victimes, dont neuf sont décédées.

Alors qu'aucun missile de croisière n'a officiellement été égaré ou détruit, seuls 23 et non pas 59 ont frappé la base de Sha'irat.

Que signifie cette mise en scène ?

Le président Trump tente depuis son accession à la Maison-Blanche de changer la politique de son pays, et de substituer des formes de coopération aux affrontements actuels. Sur la question du « Moyen-Orient élargi », il a pris position pour la « destruction » des organisations jihadistes (et non pas pour leur « réduction », comme l'évoquait son prédécesseur).

Au cours des derniers jours, il a reconnu la légitimité de la République arabe syrienne et donc le maintien au pouvoir du président démocratiquement élu Bachar el-Assad. Il a reçu le président égyptien, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, allié de la Syrie, et l'a félicité pour sa lutte contre les jihadistes. Il a rétabli un canal direct de communication entre Washington et Damas.

Le problème du président Trump était de convaincre ses alliés d'appliquer sa politique quel que soit l'investissement qu'ils aient pu dépenser pour renverser la République arabe syrienne.

Il est certes possible que le président Trump ait fait volte-face en trois jours à la simple vue d'une vidéo diffusée par YouTube, mais il est plus probable que son action militaire de ce matin s'inscrit dans la logique de son action diplomatique précédente.

En attaquant, le président Trump a satisfait son opposition qui ne pourra donc pas s'opposer à la suite des opérations. Hier, Hillary Clinton appelait à bombarder la Syrie en riposte à l'usage supposé d'armes chimiques.

L'analyse de Thierry Meyssan pour ceux qui ne l'auraient pas encore vue :

Source ; http://www.egaliteetreconciliation.fr/Donald-Trump-affirme-son-autorite-sur-ses-allies-45051.html

Pour les anglophones, Infowars fait plus ou moins les mêmes analyses avec une tactique incluant la Chine et la Corée du Nord (pour simplifier l'objectif de Trump était de démontrer au président chinois Xi-Jinping, alors en visite à Washington pour faire des affaires avec les USA, qu'il pourrait faire la même chose pour les sites nucléaires militaires de la Corée du Nord)

Trump aurait fait d'une pierre trois coups :

1. Rallier les démocrates, les républicains et tous les néocons derrière lui ainsi que les médias officiels (qui comme par magie ne cessent de chanter ses louanges depuis les frappes).

2. Affirmer son indépendance en démontrant une bonne fois pour toutes qu'il n'est pas le pantin de Poutine (en espérant que ses opposants vont finir par le laisser tranquille avec ça, en tout cas, ça a l'air de fonctionner).

3. Démontrer au président chinois qu'il est possible de faire la même chose en Corée du Nord pour neutraliser la force de frappe nucléaire du Hitler asiatique Kim Jong-un : (regardez aussi très attentivement les 5 premières minutes de cette video hallucinante, le pays du mind control absolu : https://www.youtube.com/watch?v=LAokb1VXJ-A)

Les deux options de Trump pour la Corée du Nord : Tuer Kim Jong-un ou placer des missiles nucléaires US en Corée du sud : http://www.nydailynews.com/news/world/trump-mulls-plan-place-nukes-s-korea-kill-kim-jong-un-article-1.3031557

Cela risque fort de partir en 3eme guerre mondiale, mais avons-nous d'autres choix ? Kim est un malade mental, un fou dangereux totalement imprévisible prêt à lancer ses missiles sur les USA et l'Europe et avec qui il est impossible de dialoguer, la seule chose à faire est de l'éliminer, ce qui aura aussi pour effet de libérer son peuple qui vit un véritable calvaire.

Trump sait que c'est maintenant ou jamais car les capacités militaires de la Corée du Nord ont atteint un seuil critique.

EN CADEAU BONUX, l'hillarante vidéo de Mark Dice sur les délires complotistes du présentateur MSNBC Lawrence O'Donnel au sujet de l'éventuelle responsabilité de Trump et de Poutine dans l'attaque chimique, à mourir de rire !

Watch MSNBC's craziest Trump / Russia conspiracy yet. Lawrence O'Donnell has a theory about what's really going on, and you have to see it to believe it. No, this is not a joke. This is from his opening monologue from Friday's show. Media analyst Mark Dice has the story.

Cadeau bonux pour les francophones : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Armes-chimiques-le-devoir-de-memoire-de-l-ambassadeur-bolivien-a-l-ONU-45062.html

I-Média #146 – Syrie : tous les morts ne se valent pas !

Une émission présentée par Jean Yves Le Gallou et Hervé Grandchamp. A la une de ce nouveau numéro de I-Média : Syrie, Russie – Tous les morts ne méritent pas de Unes ! Emotion médiatique après l'attaque chimique en Syrie : une seule version dans les médias : Bachar Al Assad est responsable.

Libération publie en Une du jeudi 06 avril des corps d'enfants morts. D'après les témoignages recueillis par les journalistes de Libération, aucun doute possible : Bachar Al Assad est responsable de ce massacre. Le hic, les témoins sont partiaux et engagés dans le conflit syrien. Le quotidien ne voit pas de bonne issue possible à ce conflit. « Bachar Al Assad a perdu la raison, et les américains sont gouvernés par un fou »

Source : https://www.tvlibertes.com/2017/04/07/16485/i-media-146-syrie-morts-ne-se-valent

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International / Les Etats-Unis frappent la Syrie – Journal du vendredi 7 avril 2017

Comment gérer la crise en syrie ? Cette question occupera une place importante dans le quinquennat à venir. Alors que Donald Trump a lancé une offensive sur une base militaire en Syrie, le futur président français devra avoir une véritable stratégie diplomatique. Tour d'horizon des candidats.

Quelle posture adopter face à la guerre en Syrie ? Les accusations d'utilisation d'armes chimiques par Bachar el Assad et le bombardement de la base militaire proche de Homs par des missiles de croisière américains replacent la question au coeur de la politique française. Pour autant, cette question est complexe. D'ailleurs en 5 ans, François Hollande n'y a jamais répondu clairement. Mais les candidats à la présidentielle, eux, doivent se prononcer. Dans ce cadre, on peut considérer que deux camps s'opposent.

Source : https://www.tvlibertes.com/2017/04/07/16471/journal-etats-unis-syrie

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« Acte criminel : Trump bombarde la Syrie » —> l’opinion de piero san giorgio !

Piero san giorgio a réagi en prenant position contre le discours américain relayé par les médias "occidentaux", allant jusqu'à espérer que Trump ait réagi par "obligation", plutôt que par conviction !

Il affirme que le danger est grand : il explique comment ça peut dégénérer, sur une guerre mondiale... & nous invite à préparer notre "survie" !

Personne ne sait aujourd'hui comment ça va finir ; ceux qui me suivent un peu savent que pour moi, notre futur le plus probable, c'est la Guerre... que l'on ne pourra éviter que par miracle ! Je me suis risqué depuis longtemps à la prévoir dans la fourchette 2010/2060 !

Comment réagir ?

Merci

la vidéo :

Acte criminel : Trump bombarde la Syrie

Syrie – Attaque chimique 2017 – Scenario 2013 ?

Alors que la Syrie avançait avec un certain succès dans la reprise du contrôle de ses territoires clés, les morts de l'attaque chimique à Khan Cheikhoune (province d'Idlib) ont ému et agité la "communauté internationale" (les USA, l'OTAN et ses alliés). Outre le fait qu'il s'agit là d'une occasion rêvée pour lancer une offensive directe contre la Syrie, c'est aussi une manière de ne pas parler des enfants qui meurent chaque jour en aussi grand nombre (et dans des conditions aussi atroces) dans les autres guerres qui sont, elles, approuvées : Si on cumule les morts au Yemen, à Mossoul (Irak) et à Raqqa (attaques de la coalition en Syrie), tous les membres de la coalition internationale devraient recevoir chaque jour des missiles sur leur territoire... ET SURTOUT SI ON TIENT COMPTE DU MENSONGE DE 2013 ET DU CARACTERE A NOUVEAU PEU FIABLE DES SOURCES PRETENDANT APPORTER DES PREUVES DE LA CULPABILITE DU GOUVERNEMENT SYRIEN.

Cet attentat fort probablement sous faux drapeau, réalisé avant ou après un bombardement contre Al-Nusra, puis les frappes américaines qui ont suivi, constituent une succession d'événements très inquiétants qui nous montrent à présent clairement une chose, et sans masque : Les USA n'ont hélas pas changé. Hillary Clinton, l'ex-pire ennemie de Trump le soutient d'ailleurs pleinement dans la continuation de la tâche !

Extraits de cette vidéo repris grâce à :

* "Agence Info Libre" (Interview L. Fabius de 2014) :

http://www.youtube.com/user/infosdontonparlepeu

* Kevork Almassian :

http://www.youtube.com/channel/UClvD6c1VI75QZWJjA_yiWhg

Ses commentaires personnels + reprises d'extraits de la BBC et de CNN : Carla Del Ponte (commission d'enquête de l'ONU), Jerry Smith (OPCW : Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) et Seymour Hersh (journaliste américain).


Guerre de Syrie, toute la succession :
http://www.youtube.com/playlist?list=PL1fQfU9jb9Uw6C4rbuJTSkRWFYw0k9crE

Guerre en Syrie : Trump bafoue le droit international et risque l’avènement d’une 3ème guerre mondiale

François Asselineau, président de l'UPR (union populaire républicaine) : Trump revient aux errements de l'administration antérieure et il est en train de devenir le Tsipras américain....

Il y a urgence pour les dirigeants des états de faire respecter le droit international !

Source : upr.fr

François Asselineau - invité de LCI le 7 avril 2017

Thierry Meyssan : Derrière l’attaque états-unienne de la Syrie

Donald Trump est-il en train de jouer une partie d'échecs très subtile contre l'état profond néocons ?

S'étant opposé depuis 2013 aux frappes en Syrie, comment se fait-il qu'il ait changé d'avis juste après avoir été élu ?

Il faut aussi tenir compte du fait que la base syrienne était vide...

Thierry Meyssan nous propose d'intéressantes pistes de réflexions.

Trump s'est toujours opposé à une intervention en Syrie, sauf depuis qu'il est "au pouvoir". Lui et sa famille auraient-ils chacun un pistolet sur leur tempes ?

https://francais.rt.com/international/36547-attaquez-pas-syrie-donald-trump-a-il-oublie-messages-publies-twitter-2013

Trump bombarde Assad —> Poutine choqué : « une agression…  » ! Début de l’escalade… vers la guerre nucléaire ?

Les Etats-Unis ont envoyé 59 missiles jeudi soir sur la base syrienne accusée d'avoir lancé "une attaque chimique ... ".

Réaction "furieuse" de Poutine : "agression grave contre un état souverain" !

Fin de la lune de miel Trump/Poutine... !

Hollande silencieux !

la vidéo :

Syrie, nouvelle « attaque » au gaz, rien ne va plus ?

On avait cru (et on espère encore) qu'avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison blanche, la politique belliciste de Barack Obama envers le régime de Damas qui consistait à l'accuser systématiquement (et sans preuve aucune) de tous les crimes de guerre commis en Syrie allait enfin s'achever et qu'un dialogue constructif entre le président Bachar el Assad et celui des Etats Unis afin d'éradiquer le terrorisme islamiste allait enfin pouvoir s'instaurer, les faits semblent hélas décevoir cette attente à en juger par les accusations aussitôt portées suite à la récente "attaque chimique" :

Extrait du journal de TV Libertés du 5 avril : plusieurs dizaines de personnes, dont des enfants, ont été tuées mardi 4 avril dans un bombardement aérien qui a émis du « gaz toxique » à Khan Cheikhoun, une ville du nord-ouest de la Syrie tenue par les rebelles. Dès la 1ère minute, tout est dit, les Etats Unis voient les Casques blancs (alliés des islamistes) comme des héros ..

Réuni en urgence après l'attaque chimique de mardi en Syrie, le Conseil de sécurité des Nations unies est entré en conclave pour tenter d'adopter une résolution après la récente attaque chimique, on observe avec grand regret s'opérer quasi exactement les mêmes clivages que lors de l'attaque de la Ghouta en 2013, les Etats Unis montent à l'assaut dans une démonstration hollywoodienne de photos d'enfants victimes, suivis mécaniquement par la Grande Bretagne et la France qui réitèrent les mêmes accusations sans preuve contre le régime de Damas, ce que naturellement la Russie conteste et elle va donc s'opposer à un projet de sanction du Conseil de sécurité.

Mais peut être s'agit il d'un couac au niveau de la nouvelle administration américaine ? Celle-ci prisonnière de ses anciennes habitudes, tarderait à modifier le cap et agirait indépendamment de la volonté du nouveau président, lequel souhaite une nouvelle politique, plus "objective" au Moyen Orient ? Et bien non ! A preuve dans cette brève allocution Donald Trump appuie entièrement son ambassadrice à L'ONU qui accuse délibèrement (et sans preuve) les forces armées du président syrien d'être à l'origine de cette attaque meurtrière (et odieuse) sur des populations civiles.

Macron drague les banlieues – Journal du vendredi 31 mars 2017

Au sommaire de ce journal du vendredi 31 mars 2017 : 1) Politique / Le gouvernement à genou en Guyane ; 2) Société / Les Français toujours accusés de racisme ; 3) Économie / L'économie américaine stimulée par Trump ? 4) Sciences / Mars, le rêve terrien ; 5) L'actualité en bref.

En marche vers le clientélisme. Jeudi, Emmanuel Macron était à Saint-Denis. Comme expliqué dans son communiqué, l'ancien banquier allait à la rencontre d'une centaine de JE CITE “personnes au parcours remarquable issues de quartier populaire”. L'occasion de s'assurer un électorat avec des éléments de langage recyclé…

Source : https://www.tvlibertes.com/2017/03/31/16258/macron-drague-banlieues-journal-vendredi-31-mars-2017

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I-média #144 – Londres : de l’incident à l’attentat

Londres : De l'incident à l'attentat

Attentat islamique à Londres, la presse parle d'incident et efface le caractère islamique. Par la magie médiatique, le terroriste devient un assaillant. Quand attentat rime avec festival de novlangue.
Dans l'emballement médiatique, la presse mondiale s'est trompée sur l'identité du terroriste ; Elle désigne Trevor Brooks alias Abu Izzadeen, un imam radicalisé Problème : l'individu, figure de l'islam radical au Royaume-Uni, est actuellement en prison.

Source : https://www.tvlibertes.com/2017/03/24/16164/i-media-144-londres-incident-attentat

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La Chine et les États-Unis pour un renforcement de la coopération bilatérale

En marge de la réunion des argentiers du G20 qui se tient à Baden Baden, le ministre chinois des Finances Xiao Jie, a rencontré le secrétaire américain au Trésor, Steve Mnuchin.

Trump refuse de serrer la main de Merkel, geste fort ou erreur diplomatique ?

Cela s'est passé hier à la Maison blanche lors de la visite officielle de la Chancelière allemande au président des Etats Unis, face caméra et en dépit d'une demande explicite, Donald Trump reste figé dans une attitude dédaigneuse et refuse ostensiblement de tendre la main à son hôte Angela Merkel !

Ce n'est peut être pas de la grande politique, mais ce qui est sûr, c'est qu'on en entendra parler encore longtemps de ce geste de refus et de cette atmosphère glaciale...

John McCain piégé par un « Faux Premier ministre Ukrainien » (vostfr, 16.02.17)

John McCain, celui "à qui on ne la fait pas", s'est récemment fait piéger en beauté par deux pranksters (= blagueurs) Russes : Vladimir Kouznetsov, alias Vovan, et Alexei Stolyarov, alias Lexus.

Persuadé de parler à son "cher Premier ministre" ukrainien, Volodymyr Groysman, McCain s'épanche et ne cache rien à « son ami » qui aimerait connaitre les intentions de Trump vis-à-vis de Poutine et de la Russie. Une "légère" enfreinte à la loi sur la sécurité nationale...
Ce morceau de bravoure de près de onze minutes a été diffusé le 16 février par Lexus et Vovan sur leur chaîne Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=Eqrw2vIvBv0
Traduction amateur, Rehearsais

F. Fillon a-t-il un plan inspiré, à la fois des parcours de Trump et de Macron ? 4/03

Trump et Macron se sont affranchis tous deux des vieilles directions discréditées des partis traditionnels, pour gagner leur relative indépendance !

L'argent, nerf de la guerre : ils en ont tous les deux !

F. Fillon a bien joué au cours des primaires de la droite, venant de loin, pour l'emporter !

Cela lui a permis d'amasser pour la campagne, un gros trésor de guerre, qu'il n'a pas l'air de vouloir transmettre à un éventuel remplaçant !

Macron a créé son propre parti et a joué sur de nombreuses amitiés particulières, dans le monde de la finance, pour être performant !

Ces puissances financières ont évidemment leur mot à dire !

L'un & l'autre -surtout Fillon- pourraient jouer en cas d'échec l'avenir, vu le monde incertain qui est le notre, avec notamment sa fausse-monnaie prépondérante, la dette énorme, les pressions de l'Europe, fait que le président élu, risque d'avoir beaucoup de mal à rester au pouvoir jusqu'en 2022 !

La vidéo :

Fillon ses dernières heures ?

François Asselineau analyse l’actualité récente au 1er mars 2017 : Parrainages – Salon de l’Agriculture – L’affaire Fillon – Trump, etc.

François Asselineau analyse l'actualité récente au 1er mars 2017 :

  • Parrainages
  • Salon de l'Agriculture
  • L'affaire Fillon
  • Trump
  • Perturbateurs endocriniens.

Nota Bene :