Archives de catégorie : RELIGIONS ET CROYANCES

La rationalité de la Religion Musulmane !

La rationalité de la Religion Musulmane !
L’Islam ne s’est jamais présenté comme une religion venue remettre en cause ou abolir les enseignements et préceptes transmis par les prophètes qui ont précédé l’Islam. Pour un musulman le Coran est la dernière révélation. Le Prophète Mohammed (SAWS) est le sceau des prophètes. C’est une pure évidence
L’islam oblige à reconnaître toutes les communautés spirituelles, tous les prophètes antérieurs et se considère comme le dénominateur commun à toutes les religions.
Ainsi, l’islam reconnaît comme siens tous les prophètes qui se sont réclamés du dieu unique et éternel. le coran dit à ce sujet :
Il a prescrit pour vous en matière de religion ce qu’il a prescrit à Noé, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons prescrit à Abraham, à Moïse et à Jésus : pratiquez la religion et n’en faites pas un sujet de division.
(Coran Sourate: 10-13).

A cet égard, les versets du coran qui mettent l’accent sur le respect des messages antérieurs à l’islâm sont nombreux, ils témoignent de l’importance accordée par l’islâm aux différences religieuses qu’il considère comme dans la nature des choses pour le coran.
En effet, la diversité des croyances est une chose voulue par dieu. :
«Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends »
Coran Sourate 48- 5.
Dieu laisse les hommes libres de croire ou de ne pas croire et interdit qu’on force les gens à adopter une religion contre leur gré.
Est-ce toi qui vas forcer les gens à croire ?
Coran, sourate : 10-99
Cette diversité de croyances et de cultes, doit être une raison de respecter les religions et d’assurer leur coexistence pacifique.

Pour retenir également la diction d’une sagesse populaire qui stipule : Ta différence, loin de me nuire, m’enrichit. »

Sans oublier de mentionner le précepte prophétique « Nul d’entre vous n’aura acquis la foi véridique s’il n’aime pour son prochain ce qu’il aime pour lui-même

On rapporte que lorsque les chrétiens de Nedjrân rendirent visite au Prophète (saws) à Médine, ils voulurent y célébrer leur messe. Certains compagnons voulurent les en empêcher, mais le prophète leur ordonna de les laisser faire la messe ”.
Ce respect n’est pas particulier aux religions dites du livre, comme peuvent le penser certains, il s’étend même aux religions qui n’ont pas de livre révélé comme bouddhisme comme de l’hindouisme, le Prophète (SAWS) a recommandé à ses compagnons.
Lorsque vous rencontrerez les madjoûs (les mages) traitez-les comme vous traitez les gens du livre”.

Presque toutes les religions connues dans le monde ont été, à un moment ou à un autre de leur histoire, sous la responsabilité d’états ou de royaumes Islamiques, il en est ainsi du christianisme comme du judaïsme, du bouddhisme comme de l’hindouisme.

Ces croyances ont fait l’objet de la protection et du respect de l’islam tout au long de la période passée sous son règne. Jamais l’histoire ne fait l’écho d’une quelconque islamisation forcée des adeptes de ces religions.
Les califes et les grands savants de l’islam ont fait preuve de la même bienveillance et du même respect à l’égard des adeptes des autres religions.
L’exemple qui illustre le mieux cette bienveillance est donné par Omar ibn al–khattâb qui répondit au vœu des arabes chrétiens des Banou Taghlîb lui demandant de supprimer le terme de “djizia” (impôt de capitation) qu’ils trouvaient vexant et de considérer ce qu’ils versaient à l’etat islamique comme des aumônes, même si cela constitue le double. Le Calife les approuva et ne vit aucun mal à cela.
Même sur les conditions de la prise de Jérusalem par les Musulmans, c’est bien le Calife Omar qui accepta les conditions de la reddition de Jérusalem. il accorda aux chrétiens la sécurité de leurs personnes et de leurs biens, le maintien de leurs églises et la liberté religieuse).
L’islam n’éprouve aucune hostilité ou animosité envers les autres religions et civilisations bien au contraire, il reconnaît à ces religions et civilisations le droit d’exister avec leurs spécificités et leurs valeurs propres. il recommande aux musulmans de respecter ceux qui ne partagent pas les mêmes croyances qu’eux et de vivre avec eux en bons termes.
Quel bel exemple de respect des adeptes des autres religions que celui donné par le Messager d’Allah) lorsqu’il se leva à la vue d’un corbillard portant la dépouille d’un juif. a ceux qui lui disaient qu’il s’agissait de la dépouille d’un juif, il répondit :

N’est-ce pas une âme ?

Le Coran s’est adressé aux musulmans en leur disant :
«Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes.»
Coran Sourate 60/8-9.
Quant au religieux chrétien, on peux aisément constater que c’est un homme qui n’a point de simplicité, qui est double, qui est opposé à lui-même dans ses actions et dans le sentiment de son cœur. sa vie n’est qu’une comédie digne de honte et de mépris. il peut mentir au nom de la religion, au nom de la philosophie, au nom de la science, au nom du droit, au nom de la politique, au nom de l’économie, et dans le cadre de quelque activité que ce soit dans sa messe, il n’y a que la maladie du mensonge qui l’empêche d’accomplir sa vocation divine d’être un témoin de la vérité; par le mensonge auquel il obéit habituellement, il devient plutôt ennemi de la vérité.
Ainsi apparaît l’ignorance de ceux qui font l’amalgame injuste et malheureux entre l’islam et l’intolérance et attribuent à cette grande religion des visées belliqueuses et une hostilité cachée ou déclarée vis-à-vis des autres religions et croyances.
A ceux-là, nous disons, Non !
C’est totalement faux !

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Le Sanhédrin demande à Poutine et Trump le 3eme Temple

« Ainsi parle l’Éternel à son oint, à Cyrus, qu’il tient par la main, pour terrasser les nations devant lui, et pour relâcher la ceinture des rois, pour lui ouvrir les portes, afin qu’elles ne soient plus fermées. » (Ésaïe 45:1)

Le Sanhédrin demande à Poutine et Trump le 3eme Temple
Le Sanhédrin appelle le président russe Vladimir Poutine et le président élu américain Donald Trump à unir leurs forces et à remplir leurs rôles bibliques en reconstruisant le Temple Juif à Jérusalem.

Le Rabbi Hillel Weiss, porte-parole du Sanhédrin, a communiqué avec Breaking Israël News pour annoncer que l’élection de Donald Trump, qui a promis de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, couplée avec le désir exprimé par Vladimir Poutine de reconstruire le Temple, a encouragé le tribunal juif à envoyer une lettre aux deux, en leur offrant l’opportunité d’agir comme des personnages modernes de Cyrus : Des rois non-juifs qui reconnaissent l’importance d’Israël et du Temple.

Cyrus le Grand, roi de Perse au sixième siècle avant notre ère, avait annoncé dans la première année de son règne qu’il avait été incité par Dieu à produire un décret pour reconstruire le Temple de Jérusalem.

« Ainsi parle Cyrus, roi des perses : L’Éternel, le Dieu des cieux, m’a donné tous les royaumes de la terres, et il m’a commandé de lui bâtir une maison à Jérusalem en Juda. » (Esdras 1:2)

Cyrus renvoya les Juifs sous son règne en Israël avec une somme considérable d’argent pour reconstruire le Temple. Le Sanhédrin a l’intention d’inviter les deux dirigeants mondiaux à prendre cet ancien décret biblique et à soutenir le peuple juif dans sa sainte mission.

Le Rabbi Hillel Weiss a expliqué que les élections américaines ont fait du rêve juif éternel une possibilité très réelle.

« Nous sommes prêts à reconstruire le Temple. Les conditions politiques actuelles, dans lesquelles les deux dirigeants nationaux les plus importants dans le monde soutiennent le droit juif à Jérusalem comme leur héritage spirituel, sont historiquement sans précédent » a déclaré le Rabbi Hillel Weiss à Breaking Israël News.

La lettre du Sanhédrin indique que la victoire historique de Donald Trump était due à son soutien à Jérusalem, et rappelle à Donald Trump sa promesse de faire passer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, reconnaissant ainsi la ville comme la capitale d’Israël. La Loi sur l’Ambassade de Jérusalem, adoptée au Congrès en 1995, a lancé le déménagement de l’ambassade, mais, chaque président américain depuis ce temps y a opposé son veto. Le Sanhédrin appelle Donald Trump à retenir son veto après son entrée en fonction.

Le Sanhédrin a également rappelé la connexion de Vladimir Poutine avec le Temple dans sa lettre. Lors de son troisième voyage officiel à Jérusalem en 2012, Vladimir Poutine a effectué une visite tardive au Kotel (mur des lamentations). Lorsqu’il est arrivé au lieu saint, le dirigeant russe est resté silencieux pendant plusieurs minutes, en offrant une prière personnelle, après quoi il a lu des psaumes d’un livre de prières russo-hébreu.

Un observateur israélien a crié en russe, « Bienvenue, Président Poutine ». Vladimir Poutine s’est approché de l’homme, qui a expliqué l’importance du Mont du Temple et du Temple Juif. Chadrei Charedim, un site de nouvelles hébreu orthodoxe, a rapporté que Vladimir Poutine avait répondu : « C’est exactement pour cette raison que je suis venu ici ; Prier pour que le Temple soit reconstruit. »

Après ce remarquable échange, le Sanhédrin a envoyé une lettre à Vladimir Poutine lui demandant d’accomplir sa prière. À l’époque, le président Poutine n’a pas répondu à la demande du Sanhédrin, mais, maintenant que le nouveau président américain est un allié potentiel pour le projet, le Sanhédrin estime qu’il est temps pour Vladimir Poutine de jouer un rôle actif dans la reconstruction du Temple.

En plus de ses demandes concernant le Temple, le Sanhédrin appelle également Vladimir Poutine et Donald Trump à renouveler la résolution de 1920 de la Société des Nations, connue sous le nom de traité de San Remo, qui permettait essentiellement la création d’un État Juif en divisant l’Empire Ottoman. Elle incorporait la Déclaration Balfour, émise par la Grande-Bretagne en 1917, qui donnait la reconnaissance officielle et le soutien pour la création d’Israël.

Le président américain Calvin Coolidge a ratifié l’accord de San Remo en 1925, rendant ainsi la reconnaissance d’un État Juif juridiquement contraignant par la loi américaine. Le Sanhédrin a souligné que c’était impératif, en ce moment, lorsque l’Autorité Palestinienne tente de réécrire l’histoire mondiale en faisant une campagne contre la Déclaration Balfour, de renforcer l’engagement historique américain envers l’état d’Israël en adoptant à nouveau l’accord.

Le Rabbi Hillel Weiss a souligné que soutenir les revendications juives envers Jérusalem apporteraient d’énormes avantages pour la Russie et l’Amérique, ainsi que pour le monde entier.

« Les dirigeants de la Russie et de l’Amérique peuvent conduire les nations du monde entier vers la paix mondiale en reconstruisant le Temple, source de toute paix » a expliqué le Rabbin Hillel Weiss. « Cela compensera les honteuses résolutions de l’UNESCO qui sont à l’origine de l’augmentation de la terreur et de la violence ».

Le mois dernier, l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Culture et la Science (UNESCO) a adopté deux résolutions qui renient toute connexion entre la ville de Jérusalem et le peuple juif, en cédant à l’Islam le monopole religieux sur de nombreux sites sacrés du Judaïsme.

Par Adam Eliyahu Berkowitz – Le 10 novembre 2016

Source : Breaking Israël News

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L’APPEL INTERNATIONAL DE GENEVE

POUR LE WOPEACE (L’Organisation Mondiale de la Paix), QUE PRESIDE L’EMINENT JURISCONSULTE EN DROITS DE L’HOMME MAITRE RENE DUCRET, LES RELIGIONS NE SONT PAS DES INSTRUMENTS DE DIVISION MAIS LE MEILLEUR MOYEN DE PAIX. IL S APPRETE A LANCER UN APPEL INTERNATIONALA GENEVE AVEC L’ENSEMBLE DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES; DANS UNE INTERVIEW, IL LIVRE SES RAISONS ET MOTIVATIONS DE CET APPEL QU’ILS DOIVENT LANCER ENSEMBLE.

L'APPEL INTERNATIONAL DE GENEVE
Les détracteurs des Religions , qui vont même jusqu’à prédire de soit-disantes «guerres des religions» , leur associent ces mots que nous ne voulons plus entendre de : communautarisme et sectarisme, évocateurs de divison, d’intolérance, voire de haine et bien plus encore vu les dangereuses et fausses confusions, mais aussi amalgames, qu’ils entretiennent.

Cela a fait naître d’autres mots et aversions que nous voulons aussi voir disparaître tels : racisme religieux, islamophobie, et antisémitisme qui a donc conduit au pire génocide de l’Histoire

Tout cela procède d’une grave méconnaissance des Religions qui contiennent toutes un message universel de Paix & Fraternité et peuvent être le meilleur moyen d’échange et de dialogue, de compréhension et de tolérance entre les Peuples.

Jésus disait : «Mes frères aimez-vous les uns les autres». Interrogé par un rabbin sur ce qu’il pensait être le plus important commandement de la Bible, il en cita deux :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… Et tu aimeras ton prochain comme toi même ».

Là encore la connaissance de l’autre est indispensable : Comment pourrait-on s’aimer sans même se connaître ? Il n’y aurait qu’incompréhension et indifférence, pire si s’ajoutent de faux préjugés

Cette connaissance des religions est essentielle. Combien connaissent en effet par exemple :

– Que 3 grandes partagent la même Histoire, les mêmes Lieux Saints, les mêmes Prophètes,

-Que les 4 Grands livres sacrés de l’Islam sont la Thora, livre sacré des Juifs, la Bible, l’Evangile révélé à Jésus, et enfin le Saint Cor’an révélé à Mahomet (Muhamad Rasul Allah SAWS)

-Que Jésus est l’avant-dernier Prophète du Cor’an dans lequel il est annoncé, tout comme dans les Evangiles, qu’il reviendra pour le Jugement dernier..

-Qu’un verset entier du Cor’an est consacré à la Vierge Marie

-Que les 25 Prophètes cités dans le Cor’an sont ceux….de la Bible. Les autres Prophètes de la Bible étant reconnus par le Cor’an.

Le Prophète Mahomet (Muhamad Rasul Allah SAWS) disait «Les Chrétiens sont les meilleurs amis des Musulmans».Il n’a jamais combattu les Chrétiens, ni les Juifs dont il assumait la protection.

-Ces similitudes, trop infinies pour les citer, nous en trouvons même dans le Bouddhisme, où les 8 chemins du  »noble et octuple sentier mènant au Nirvana », sont en analogie avec les 8 portes menant au Jenna en Islam, le paradis donc dans les 2 cas.

-Acquérir  » la connaissance des Religions » c’est acquérir  »la Connaissance des Autres », et c’est une marque de Tolérance, de Respect, de Savoir-Vivre ensemble, et un gage de Paix, de fraternité. Et c’est aussi un autre regard sur les autres.

-C’est aussi acquérir l’Histoire, la Culture Générale, le Savoir. Et surtout le savoir-vivre & tact
permettant d’éviter ces bourdes et impairs qui sinon font passer pour inculte ou ignare.

– Ainsi par exemple un juif comme (qu’il soit votre ami, client, patron, fournisseur, etc…), appréciera que le samedi vous ne l’appeliez pas au téléphone, ne lui proposiez pas de prendre l’ascenseur, ne sonniez pas chez lui, ne lui parliez ni d’affaires ni d’argent. Ce minimum de connaissance de sa religion sera perçu comme une grande marque de respect et de considération, qu’il vous retournera.

-La connaissances des Religions a déjà commencé dans les écoles : Les institutions privées catholiques enseignent l’étude de l’Islam au programme. Il est important d’étudier les multiples points communs avant les quelques particularités. L’Université Catholique de Lyon avait donc créé un institut de formation des imams.

-Le WOPEACE (L’Organisation Mondiale de la Paix) que je préside lance, avec l’aide de toutes les Commnautés Religieuses, ce grand mouvement de connaissance des Religions et de dialogue inter-religieux parce qu’il est le seul à pouvoir apporter un regard différent sur les autres empreint de compréhension, de tolérance, de fraternité, de Paix. Et parce que c’est le meilleur instrument de Paix

-Le 22 mars 2013 le Pape François 1er déclarait dans son discours « On ne peut vivre des liens véritables avec Dieu en ignorant les autres. Pour cela il est important d’intensifier le dialogue entre les différentes Religions ». Dialoguer, c’est aussi se connaître.

-Ainsi nous appelons toutes les confessions, communautés, et lieux de cultes, de chaque ville du Monde, à organiser ensemble et en commun :

>Des conférences publiques de  »Connaissance des Religions »
Où chacune, en 15 minutes, décrira l’essentiel à savoir de sa religion, c’est à dire de ses
pratiques et règles, de ses fêtes et offices, etc…et surtout de ses points communs avec les autres

> Des échanges de fraternité entre elles, chaque communauté recevant les autres à tour de rôle
pour la visite de leurs lieux de cultes, assister à leur office religieux et à une prière, et partager un
dialogue inter-religieux autour des similitudes (et non des différences) et d’une collation de l’Amitié

> Des marches de la fraternité en commun, dans le cadre du vivre ensemble,
marches précédées ou suivies de ces conférences d’information.

> Des plates-formes interconfessionnelles comme celle de Genève

Nous leur demandons d’accrocher un morceau de tissu blanc en forme de ruban à l’extérieur de leur bâtiment, confirmant leur participation, que nous espérons sans exception aucune !

Nous appelons également tous et chacun en leur demandant :

>De véhiculer cet appel et de porter quelque chose de blanc à leur boutonnière ou dans leur une
pochette pu sur eux en attendant des rosettes ou rubans blancs, tels les rouges contre le Sida

>De le faire circuler au maximum et en chaînes sur ces fameux réseaux sociaux, en le
traduisant le plus fidèlement possible pour l’étranger.

>De saluer au passage les membres des autres Communautés, avec si possible une poignée de
main et quelques mots de politesse.

Nous appelons enfin la Presse Internationale à bien vouloir le relayer

Nous attendons de cet appel un grand élan mondial d’Amitié, de Solidarité, de Fraternité, et de Paix Universelle, entre les Religions et entre les Peuples, qui fera date dans l’Histoire.

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L’histoire biblique de Joseph coule comme le Titanic

Dans ma vie, j’ai entendu bien trop d’histoires bizarroïdes que mon esprit ne pouvait pas percevoir comme vraies. Une des plus bizarres et incroyables d’entre elles est l’histoire biblique de l’Exode. J’aurais pu la réfuter comme tous les autres contes du passé lointain qui ne demandait pas nécessairement observation et enquête pour valider son historicité et authenticité, si ce n’avait pas été une histoire biblique et si je n’avais pas été égyptien.

L’histoire biblique de Joseph coule comme le Titanic
Le défi réside dans le fait que l’Exode est une histoire biblique et elle est peut-être l’histoire la plus dramatique jamais narrée dans la bible. L’exode, oserais-je dire, est le lit même dans lequel repose toute la construction de la foi judéo-chrétienne et peut-être même celle de l’islam. (NdT: l’islam est présenté comme la 3ème religion abramique, il est donc aussi directement connecté, en tant que “religion du livre”, aux mêmes contes des religions monothéistes antérieures…)

Si l’histoire de l’Exode a été déformée ou falsifiée, alors tous les contes israélites qui ont suivi seront estampillés du faux. Les histoires comme celles de la conquête de la terre promise et de l’établissement du temple de Salomon et du royaume de David en Palestine seront discréditées et ébranlées jusque dans leur cœur le plus profond. Dans ma recherche (et en collaboration avec de grands universitaires, érudits et historiens, spécialistes du sujet), nous argumentons et disputons le fait que la géographie des histoires bibliques et de manière plus importante, celle de l’Exode, ont été falsifiées et changées comparées aux anciennes données bibliques.

Proprement exposé, ce scenario, dont nous soutenons la validité en accord avec les preuves trouvées et exposées dans mon livre (“Egypt Knew no Pharaohs nor Israelites”), transformera la bible, celle-là même qui est niché sous de nombreux oreillers bien douillets, en un vieux texte archaïque mensonger de dimension massive.

La plupart des juifs, des chrétiens et des musulmans pensent que cette histoire de l’Exode est un évènement historique réel. Plus important, ils n’ont de plus aucun doute sur le fait que l’histoire biblique de Moïse et du Pharaon s’est passée dans l’Egypte antique et c’est là que tous ces dévots se sont lourdement trompés.

D’après notre enquête, si l’histoire de Moïse et du Pharaon était vraie et donc un évènement historique, alors celle-ci a dû se passer dans l’Arabie antique et non pas dans l’Egypte antique.

L’histoire de l’Exode est un vieux conte arabe et tout à son sujet est arabe: son vocabulaire, sa culture, sa géographie et même son milieu éthique.

Dans le monde de l’écriture de script, avant de s’embarquer dans la création même de l’histoire, le rédacteur doit créer le bon “environnement” socio-historique pour son film.

L””environnement” crée l’ambiance générale qui rend l’histoire distincte et la rend originale par son dialogue, sa géo-location et son arrière-plan culturel uniques.

Par exemple, dans un roman ou un film comme “Titanic”, vous vous attendez à ce que le script, qui va créer le bon “environnement” pour l’histoire du naufrage de ce navire géant, inclut et utilise ces choses des plus notoires pour le bien de l’histoire et de son narratif:

Le tournage doit avoir lieu dans un décor à l’architecture et au design similaires à celui utilisé dans la réalité de ce paquebot géant à vapeur.

L’Atlantique-Nord doit être omni-présent dans le script et durant le tournage.

L’histoire doit commencer dans le port de Southampton en Angleterre et bouger en direction de New-York en Amérique.

La plupart des acteurs doivent parler anglais (et dans le vocabulaire et style grammatical utilisés au début du XXème siècle)

La garde-robe des personnages doit refléter la mode des années 1910.

Les noms des principaux personnages de l’histoire doivent être britanniques et en accord avec les us et coutumes des noms les plus populaires de la fin XIXème et début XXème siècles

Le dialogue ayant cours entre les personnages principaux (élite et du commun) doit refléter la toile de fond socio-culturelle de l’époque précédant juste la première guerre mondiale.

Le script/film est éventuellement jugé sur la précision avec laquelle le réalisateur/écrivain a retranscrit l’évènement historique. En d’autres termes, sur le comment l’environnement du film/script reflète au plus près la réalité historique de ce que fut en l’occurence, le naufrage du Titanic.

D’après la bible hébraïque, l’histoire de l’Exode commence quelques 260 à 300 ans avant la vente du patriarche Joseph comme esclave. Bien que notre recherche présente de très forts arguments contre le fait que l’Egypte ait été la terre sur laquelle l’histoire des Israélites se soit déroulée (incluant en cela celle de Joseph…), mettons cela de côté pour le moment et creusons un peu plus cette histoire de Joseph.

La Génèse, 37 (Genesis – 37, ), nous raconte l’histoire de Joseph et de son drôle de rêve, comment il fut le fils préféré de son père, les tentatives de le tuer venant de ses frères jaloux, l’abandon de Joseph dans une citerne dans le désert, son sauvetage par un Midianite, ses frères observant une caravane d’ismaélites approchant, la vente de Joseph comme esclave et lorsque leur caravane chargée de myrrhe et d’encens arriva dans une ville appelée “Mizraïm”, et non ! Mizraïm n’est pas le mot hébreu pour “Egypte” comme on vous a bourré le crâne, Joseph fut de nouveau vendu à Potiphar, les chef des gardes de la ville.

Analysons l’histoire de Joseph comme celle du script d’un film. Creusons le texte et essayons de trouver des mots clefs spécifiques qui nous aiderons à construire son environnement géographique et culturel et même l’époque probable à laquelle cette histoire aurait dû se passer.

Pour vous donner un exemple de notre méthodologie, examinons le texte suivant tiré de la Génèse, 38 (Genesis – 38:):

“Judas a choisi une épouse pour son fils aîné Er. Son nom était Tamar. Er mit dieu en colère. Alors dieu lui enleva la vie. Puis Judas dit à Onan, ‘couche avec la veuve de ton frère.’ Mais Onan savait que le descendant ne lui appartiendrait pas, il ne coucha alors jamais avec la veuve de son frère, il gaspilla son sperme sur le sol afin de ne pas donner de descendant à son frère. Ce qu’Onan fit mit dieu tant en colère que celui-ci prit aussi la vie d’Onan.”

En appliquant une analyse textuelle et une comparaison éthique du texte ci-dessus, nous pouvons parfaitement comprendre et identifier quelques normes éthiques et sociales des patriarches israélites et même de leur dieu. L’analyse révèle une conduite sociale très primitive consistante avec une tribu nomade luttant pour sa survie dans un désert cruel, contrôlée par un dieu non moins cruel.

Une norme sociale importante qui est aussi décrite dans le texte est le droit/devoir d’un frère de coucher avec l’épouse de son frère décédé. Le but de cette conduite inhabituelle (comparé aux normes morales modernes) était de soutenir la tribu en augmentant le nombre de ses membres coûte que coûte. Cet objectif était atteint en maintenant les femmes de la tribu constamment dans le processus de reproduction, par tous les moyens possibles.

Cette norme socialement et moralement acceptée, un prototype de la polygamie, était historiquement très commune dans l’Arabie antique and dans les terres africaines sub-sahariennes.

Ce qui est aussi intéressant est le nom de “Tamr/Tamar”, qui était très populaire pour les filles dans l’Arabie antique. Tamar veut dire “les dates de palmiers/datiers”, le fruit et l’arbre caractéristiques et symboliques de toute l’Arabie et du Yémen. Dans le texte de la Génèse 37-38, nous trouvons quelques mots clefs très intéressants, qui nous aident à identifier l’environnement de cette histoire biblique. En fait, il y a plein de ces mots clefs, en voici quelques-uns des plus significatifs:

“Troupeaux, Shechem, Joseph/Youssef, Dothan, citernes, animal sauvage, citerne dans le désert, caravane d’Ismaélites, dromadaires transportant myrrhe et encens, marchands midanites, ishmaélites, chèvre tuée, Shelah, Onan, Tamar, Hirah, Adullam, Kezib et tout le jargon des bergers.”

Les mots “troupeaux, animal sauvage, dromadaires, chèvre et berger”, indiquent clairement que ces versets de la bible décrivent un environnement nomade. En d’autres termes, quelques grandes tribus vivant dans le désert aride et élevant des chèvres et des dromadaires.

Le “dromadaire” est ici un mot clef exceptionnel, car l’Arabie antique est l’endroit où le chameau à une bosse (dromadaire) a été domestiqué en premier lieu et ce ne fut pas avant le 9ème siècle Av. JC. En d’autres termes, les dromadaires n’avaient rien à faire non seulement dans l’histoire de Joseph mais de fait, dans tout le livre de la Génèse.

Au fait, l’Egypte antique n’a pas connu les dromadaires et certainement pas la culture nomade. Les dromadaires furent introduits en Egypte ancienne après la conquête d’Alexandre le Grand en 332 Av.JC. Et quand je dit l’Egypte antique, je veux dire l’Egypte et les territoires qu’elle contrôlait, de la Nubie au sud jusqu’à la Palestine dans l’extrême nord-est. Oui, la Palestine, où (d’après la bible) la plupart des histoires impliquant les Israélites se sont soi-disant tenues.

A ce point de notre recherche, nous avons été confrontés à un terrible anachronisme qui rendait l’historicité de cette histoire de Joseph, une théorie impossible à soutenir, car en accord avec la chronologie biblique, Joseph aurait été vendu comme esclave vers 1546 Av.JC.

Historiquement, la caravane de dromadaires qui aurait emmené Joseph à Mizraïm (confondue avec l’Egypte…), n’aurait pas pu exister avant le 7ème siècle Av.JC pour deux raisons:

Premièrement, comme nous venons de le mentionner, les dromadaires furent en premier lieu domestiqués en Arabie et au Yémen antiques vers le 9ème siècle Av.JC et deuxièmement, la route antique de l’encens qui transportait épices, myrrhe, encens, ivoire et textiles de l’ancien Yémen (où se situe le Midian biblique), vers le Nord et la Mésopotamie et la Syrie (Assyrie) n’a commencé que vers le 7ème-5ème siècles Av.JC.

Ainsi, en gardant à l’esprit ces faits historiques tout à fait vérifiés, nous parlons ici d’une différence de quelques 800 ans entre les temps bibliques de l’histoire de Joseph et un environnement historique plausible…

Dans son ouvrage à succès “The Bible Unearthed”. le professeur Israël Finkelstein, un archéologue israélien, a confirmé que les histoires des Israélites (incluant celles de Joseph et de Moïse) ne pouvaient pas avoir été écrites/composées avant le 7ème siècle Av.JC. La découverte de Finkelstein ne jette pas seulement un doute sur la chronologie biblique et le quand furent écrites les histoires des Israélites, mais aussi sur le fait de savoir si ces faits représentent bien la réalité historique dans un premier temps.

Cette conclusion de Finkelstein vérifiée officiellement va sûrement ajouter plus d’évidence pour notre thèse de recherche disant que l’Egypte antique ne fut pas la terre qui vit l’Exode des Israélites et que la Palestine n’était pas leur terre promise.

Si l’histoire de Joseph n’a pas pu se produire avant le 7ème siècle Av.JC, ceci renverrait automatiquement l’histoire de l’Exode dans cette nouvelle chronologie biblique vers le milieu du 4ème siècle Av.JC, en d’autres termes durant la période grecque de la direction de l’Egypte, ce qui représente une autre impossibilité théorique.

Revenons à l’environnement de la saga de Joseph et glânnons-y des mots clefs du langage utilisés dans le livre de la Génèse:

Les noms de “Youssef (traduit en langues occidentales comme “Joseph”), Shelah, Onan, Tamar, Hirah et Adullam” sont tous de véritables noms arabes qui étaient très commun dans l’antiquité arabe et yéménite.

La mention des ismaélites (traduit en anglais en Ishmaelites) a fortement confirmé l’origine arabe de l’histoire.

Il est très connu (au travers de la tradition orale et des archives historiques) qu’Ismaël est l’ancêtre de toutes les tribus arabes (incluant les tribus israélites).

Par une analyse littéraire des psaumes/versets bibliques, nous pourrions facilement détecter une culture arabe de l’esclavage et du commerce des esclaves profondément impliquée.

Esclave en arabe se dit Abd. Savez-vous ce qu’est sa transcription en hébreu ? C’est Abad (dans la bible hébraïque, ce terme se retrouve partout…). Ceci ne peut pas être une surprise, car l’Hébreu, aussi loin que la phonétique soit concernée, est une des langues ou plutôt dialectes de l’arabe ancien, tout comme l’histoire de Joseph n’est qu’un des vieux contes arabes antiques.

L’alternative au meurtre de Joseph (dans l’histoire) était simplement de l’abandonner de façon à ce qu’il soit récupéré et vendu comme esclave.

Ce scénario est tellement révélateur de la culture très répandue du commerce des esclaves dans l’Arabie antique, où cette histoire s’est déroulée.

Comme nous venons de l’élaborer, la mention des dromadaires et des caravanes de dromadaires a aussi aidé à identifier l’Arabie antique comme la théâtre/la patrie de l’histoire de Joseph.

Dans l’Egypte antique, de jeunes enfants perdus n’étaient JAMAIS capturés et vendus comme esclaves pour la simple et bonne raison que le commerce des esclaves n’y était pas commun du tout. De plus, la terre du Nil n’a jamais eu de marchés publics pour le commerce des esclaves comme nous l’avons expliqué dans la véritable histoire de l’esclavage dans l’Egypte antique dans un essai et une vidéo.

Si l’Egypte antique n’avait pas de marchés publics aux esclaves, alors nous devons nous demander comment diable Joseph, le patriarche israélite, a bien pu être introduit en Egypte en tant qu’esclave ?…

De manière regrettable, en ce qui concerne l’archéologie biblique, la plupart des gens se fie sur les résultats d’expéditions archéologiques et universitaires biaisés, partiaux, honteusement et grassement financées, qui n’ont rien fait d’autre que de déranger l’histoire antique du proche-orient, et ce juste pour corroborer leurs croyances et préjudices bibliques. Ces archéologues bibliquement corrects et ces universitaires ont manipulés les faits et plantés de fausses reliques et de faux vestiges afin de soutenir leur (fausse) conviction que toutes les histoires des Israélites se sont déroulées en Egypte antique et que la Palestine est leur soi-disante “terre promise”.

Les universitaires et archéologues bibliques vont toujours nier toute autre explication de l’historicité des histoires de la bible.

Bien que beaucoup d’historiens des temps bibliques soient parfaitement au courant de l’origine arabe (et non pas palestinienne) de l’histoire des Israélites, ils n’en parleront seulement qu’à huis-clos.

Ce déni des faits me rappelle ceux qui n’accepteront jamais, jusqu’à aujourd’hui, que le Titanic a fait naufrage depuis longtemps et repose maintenant au fond de l’océan Atlantique.

Il est tout aussi regrettable que le fait qu’aucun universitaire régulier de l’histoire biblique ne veuille enquêter sur les faits culturels, anthropologiques et géographiques sous-jacents de ces histoires. Seuls quelques chercheurs indépendants ont fouillé profondément dans ce contexte biblique, si profond que le véritable environnement arabe de ces contes bibliques ont commencé à se révéler devant leurs yeux investigateurs.

Tout comme l’environnement de l’histoire du Titanic nous a aidé à revisiter, à recréer un des plus dramatiques naufrages des temps modernes, l’environnement de l’histoire de Joseph, la culture et la géographie arabes, ont aussi produit une des histoires les plus importantes de la bible et pourtant bien mal interprétée.

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2017/06/22/story-of-joseph-sinks-like-the-titanic/

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Suffit-il de savoir ou faut-il voir ? La détermination du mois musulman entre Fiqh et calcul astronomique

Suffit-il de savoir ou faut-il voir ?   La détermination du mois musulman entre Fiqh et calcul astronomique
Suffit-il de savoir ou faut-il voir ?

La détermination du mois musulman entre Fiqh et calcul astronomique

Dans les lignes qui suivent, le but est de faire le point sur les arguments favorables ou non au calcul astronomique dans la détermination du mois lunaire.

Quels sont les arguments les plus décisifs des défenseurs de la constatation visuelle obligatoire ?

L’existence d’un consensus (Ijmâ ‘) au sein des Oulémas. Pour certains oulémas parmi lesquels de grandes figures du droit islamique, de la théologie et de l’étude des hadiths comme Ibn Taymiya et Ibn Hajar, Il existe un consensus (Ijmâ ‘) sur l’obligation de la constatation visuelle du croissant de Lune pour déterminer le mois lunaire. Selon ce point de vue, c’est seulement et seulement si le croissant de Lune est visible à l’œil nu que le mois musulman commence et le cas non échéant, le mois en cours est estimé à 30 jours. Cette position est adossée à des hadiths du genre : « jeûnez si vous le voyez et rompez si vous le voyez » ; « …Si vous ne le voyez pas estimez le (mois en cours) à 30 jours ». Les oulémas défenseurs de ce point de vue ajoutent souvent le commentaire suivant : « le prophète (SAWS) n’a pas dit « si vous ne voyez pas demandez aux savants du calcul astronomique » Il découle de ces hadiths selon les défenseurs de la constatation visuelle obligatoire du croissant de Lune que tout autre moyen ou mode de détermination du mois lunaire n’est pas acceptable ou valide du point de vue de la Charia.

Les critères de facilité et d’accessibilité. Par principe, la Charia vise toujours à rendre facile et accessible à tous les fidèles les pratiques cultuelles, d’où la consécration définitive de la constatation visuelle du croissant de Lune qui remplit le mieux ces critères (facilité et accessibilité). D’ailleurs, ce sont ces critères qui expliquent la sagesse (hikmah) qui sous-tend l’interdiction du recours au calcul astronomique selon toujours les défenseurs de la constatation visuelle obligatoire.

La confusion et la méfiance. Les défenseurs de la constatation obligatoire du croissant de Lune et de l’interdiction définitive de tout autre mode de détermination du mois lunaire y compris le calcul astronomique ne font souvent pas de différence entre astrologie et astronomie et laissent entrevoir par ailleurs une méfiance sur la fiabilité et la précision des prédictions astronomiques.
Récapitulons pour dire que selon les défenseurs de l’obligation de la constatation visuelle, voici la pratique légale du point de vue de la Charia : au soir du 29e jour du mois lunaire en cours, les musulmans observent à l’œil nu le ciel et si le croissant de Lune est aperçu, le mois compte 29 jours et le lendemain est alors le 1er jour du mois suivant. Si le ciel est nuageux et gène la vision oculaire alors on ajoute un jour au mois en cours, ce qui fait qu’il est estimé ou considéré compter 30 jours et c’est le surlendemain qui est considéré être le 1er jour du mois suivant.

Quels sont les arguments les plus décisifs des défenseurs du calcul astronomique ?

Pas de consensus selon la définition stricte que les principologues (usîliyyûn – oulémas des fondements du droit islamique) donnent à cette notion comme le soutient l’érudit marocain al ghimari. Pour les oulémas défenseurs du calcul astronomique, il est plus pertinent de parler de position majoritaire (jumhûr) et non de consensus (Ijmâ ‘) au sein des oulémas sur l’obligation communautaire d’observer à l’œil nu le croissant de Lune. En effet, il existe des arguments qui remettent en cause ce supposé consensus dont les suivants :
• La pratique du compagnon du prophète (SAWS), Abdullahi ibn ‘Umar.
 En effet, au soir du 29e jour du mois de Cha ‘bân (mois qui précède celui du Ramadan) ce dernier observait et jeûnait le lendemain s’il voyait le croissant de Lune. Ce qui veut dire que dans ce cas de figure, il considérait que le mois en cours comptait 29 jours.
 Si le ciel était dégagé et qu’il ne voyait pas le croissant de Lune, il comptait 30 jours ce mois et jeûnait le surlendemain.
 Si le ciel était nuageux et qu’il ne voyait pas le croissant de Lune, il jeûnait le lendemain considérant que celui-ci (le croissant de Lune) était présent.
Ce qui veut dire, dans ce dernier cas de figure, qu’il procédait à une estimation selon laquelle le mois fait 29 jours et que ce sont les nuages qui empêchaient de voir le croissant de Lune. La pratique de ce compagnon ne correspond pas à ce qui est communément considéré comme une tradition établie, à savoir, compter 30 jours le mois de Cha ‘bân si au soir du 29e jour le ciel est nuageux et gêne la vue. Il découle de ce qui précède que Abdullahi ibn ‘Umar procédait à une estimation (taqdîr) et considérait que la possibilité de voir le croissant de Lune ou son observabilité était suffisante pour déterminer le mois lunaire ;
• La compréhension de l’expression « faqdurû lahû » (estimez-le) mentionnée dans les hadiths. D’anciens oulémas comme mutarrif ibn chikhîr (Tâbi ‘iy, – qui a rencontré un compagnon du prophète (SAWS), m.87H, qutayba (m.267H), ibn surayj (m.306H), ont compris ladite expression comme une autorisation du calcul astronomique et le comptage à 30 jours le mois « faqdurû lahû thalâthîn» (estimez-le à 30) en cours pour les incompétents en la matière ;

Confusion entre la cause légale et le moyen.
Selon les défenseurs du calcul astronomique, il s’est introduit dans ce débat une confusion lourde de conséquence sur la position des uns et des autres comme le soutient le cheikh Faysal al Mawlawi entre ce que les principologues appellent « as-sabab ach-char ‘iy » (la cause légale) et « al wasîlah » (le moyen). Grosso modo, la cause légale d’une prescription de la Charia est quelque chose de clairement définie (sans équivoque), tangible et stable (invariant) dont la présence implique l’obligation d’appliquer la prescription de la Charia en question. Le moyen (sous-entendu légal) est ce qui permet de déterminer la présence de la cause légale. Pour éviter d’utiliser des termes techniques du droit islamique auquel le grand nombre est peu familier, nous allons donner quelques exemples de cause légale et de moyen relativement à la prière et à la zakat :
• C’est littéralement « l’entrée » (dukhûlul waqt) de son temps légal qui est la cause légale de la prière obligatoire. En d’autres termes, c’est seulement et seulement si son temps légal advient qu’il devient obligatoire d’accomplir la prière y prescrite. Un des moyens de savoir que la cause légale d’une des 5 prières quotidiennes est advenue est l’observation de la silhouette d’un objet ou de l’horizon étant entendu que c’est la position du soleil qui détermine ces paramètres ;
• C’est seulement et seulement si le taux (minimum) des biens imposables « Nisâb » est atteint que le prélèvement de la zakat devient obligatoire. Le moyen de le savoir est le calcul. A noter que quand la cause légale de l’héritage est effective, c’est aussi par le moyen du calcul qu’il est possible de déterminer la part de chaque héritier ;

Le cheikh Faysal al Mawlawi note que certains oulémas défenseurs de l’obligation de la constatation visuelle pour la détermination du mois de Ramadan et par extrapolation du mois lunaire confondent la cause légale avec le moyen. Ce cheikh s’appuie sur de grands oulémas comme An-nawawi et d’autres pour dire que c’est « l’entrée » du mois (dukhûluch-chahr) qui est la cause légale du culte y associé que ce soit le jeûne ou autre chose (pèlerinage, délai de viduité, zakat, etc.).
Ce point de vue est solide et trouve son fondement dans le verset du Coran qui dit : « Et quiconque d’entre vous est présent (a l’information) sur le mois (de Ramadan), qu’il jeûne » (Coran, 2 : 185), le Coran parle de l’avènement du « chahr » (mois) et ne parle des phases (manâzil, ahilla) des positions ou phases de la Lune que comme moyen stable pour calculer le temps à elle lié :
« Ils t’interrogent sur les phases de la Lune – Dis : « Ils servent aux gens pour compter le temps, et aussi pour le Hadji (pèlerinage à la Mecque) » (Coran, 2 : 189) ;
« C’est Lui (Dieu) qui a fait du Soleil une clarté et de la Lune une brillance, et pour celle-ci a déterminé des manâzil (phases) afin que vous sachiez compter le nombre des années et al hisâb (le calcul du temps). Dieu n’a créé cela qu’en toute vérité. Il expose en détail les signes pour les gens qui savent » (Coran, 10 : 5) ;
« Et pour vous, Il a assujetti la nuit et le jour, le soleil et la lune à une perpétuelle révolution. Et Il vous assujetti la nuit et le jour » (Coran, 14: 33)

Les défenseurs de la constatation non obligatoire du croissant de Lune tirent de ce qui précède que la cause légale de la prescription du jeûne est l’avènement du mois de Ramadan. Reste la question du moyen acceptable du point de vue de la Charia par lequel déterminer avec la plus grande précision possible le début et la fin du mois de Ramadan et par extrapolation le mois lunaire. A noter que les mêmes parmi les oulémas qui rejettent le calcul astronomique au prétexte qu’il existe le consensus déjà mentionné considèrent que le recours au calcul astronomique pour les temps légaux de prières comme le soutient le ouléma al qarâfi et l’utilisation de la boussole pour déterminer la direction de la qibla sont acceptables du point de vue de la Charia (An-nawawi). Il en découle qu’on peut recourir au calcul astronomique pour déterminer la cause légale de la prière qui est liée aux positions du Soleil et non pour celle du mois musulman lié aux positions de le Lune ! On a confiance au Soleil et pas à la Lune.

Les oulémas qui rejettent cette analogie disent que pour les prières, le Coran mentionne les positions du Soleil « Accomplis la Salat depuis le déclin du Soleil jusqu’aux premières obscurités de la nuit, et à la récitation du Coran assistent des témoins (anges) » (17 : 78) alors que pour ce qui est du mois lunaire, les hadiths mentionnent la constatation visuelle. Pour répondre à cet argument, il faut commencer par dire que le Coran parle de l’avènement du mois (chahr) et de la Lune pour le déterminer « C’est Lui (Dieu) qui a fait du Soleil une clarté et de la Lune une brillance, et pour celle-ci a déterminé des manâzil (phases) afin que vous sachiez compter le nombre des années et al hisâb (le calcul du temps). Dieu n’a créé cela qu’en toute vérité. Il expose en détail les signes pour les gens qui savent » (Coran, 10 : 5), tout comme il parle de temps légaux de prière et du Soleil pour les déterminer. Il existe bel et bien des moyens traditionnels mentionnés dans les hadiths pour connaitre les temps légaux des prières : taille ou hauteur de la silhouette (midi et après-midi) et l’horizon (crépuscule et aube), le tout par l’observation à l’œil nu. Cela n’a pas empêché al qrâfi et An-nawawi pour ne citer que ces deux grands oulémas, de théoriser l’acceptabilité du point de vue de la Charia, du recours au calcul astronomique.

Au total, l’argument de rejet du calcul astronomique ne peut être fondé sur un supposé consensus bâti sur l’existence de hadiths considérés comme catégoriques sur l’obligation d’observer à l’œil nu le croissant de Lune pour déterminer le début et la fin du mois lunaire. Le moyen légal le plus approprié pour déterminer la cause légale d’une prescription sera le plus valorisé par la Charia. Quant au grand nombre de hadiths du genre « Jeûnez si vous le voyez et rompez si le (re)voyez », les commentaires qu’en font de grands oulémas du hadith comme At tirmizi et Ibn hajar permettent de voir que l’objectif visé est de séparer les mois et de dissuader les musulmans de toute précipitation pour commencer le jeûne avant le début du mois de Ramadan d’où le hadith « N’anticipez pas le Ramadan de deux ou un jour »

Un hadith si mal compris. Il est d’abord surprenant de voir que le seul hadith à notre connaissance qui mentionne le calcul (hisâb) astronomique s’entend et qui devait faire l’objet d’une analyse approfondie est souvent citée rapidement par les défenseurs de l’obligation de la constatation visuelle avec la conclusion que c’est un argument qui fonde son interdiction. Le voici : « Nous sommes une oumma illettrée, nous n’écrivons pas et ne calculons pas, le mois est ainsi et ainsi, c’est-à-dire, tantôt 29 et tantôt 30 » (Boukhari et Mouslim). Cette conclusion est fortement remise en cause à travers les arguments suivants :

• Si ce hadith implique une interdiction du calcul alors l’écriture le serait elle aussi et pourtant aucun ouléma ne défend une telle position et la pratique du prophète (SAWS), de ses compagnons et des générations suivantes sont là pour prouver le contraire ;
• Le Coran valorise l’écriture à travers par exemple des contrats de dette « Ô croyants ! Lorsque vous contractez une dette à terme, consignez-la par écrit. À cet effet, choisissez deux témoins parmi vous. N’omettez pas de mettre par écrit tout acte de prêt, quel qu’en soit le montant, et d’en préciser l’échéance. Cette façon de procéder est plus équitable auprès de Dieu, car non seulement elle confère plus d’autorité au témoignage, mais aussi elle écarte de lui toute espèce de doute » (Coran, 2 : 282), le calcul des parts d’héritage, de la zakat, etc., Dans la même veine, le prophète (SAWS) a dicté le Coran à ses scribes et libérer les captif de la bataille de Badr à condition d’apprendre aux enfants musulmans à lire et à écrire.
• Le contexte du hadith indique que le calcul astronomique est mentionné comme moyen de détermination du mois lunaire mais dont les musulmans au temps du prophète (SAWS) ne connaissaient que quelques rudiments. De là à en tirer une interdiction catégorique et définitive…
• Tout le monde est d’accord pour dire que le prophète (SAWS) s’adressait aux musulmans de son époque qui étaient majoritairement illettrés et pas seulement eux d’ailleurs et incompétents en matière de calcul astronomique. Le prophète (SAWS) n’aurait pas dit cela pour la oumma de notre temps ;
• Si comme le disent certains oulémas et pas des moindres, la sagesse (hikma) qui a motivé l’interdiction du calcul, sur la base de ce hadith, réside dans l’intention de la Charia de faciliter et de rendre accessible pour tous le culte, il n’est pas difficile de remarquer le caractère anachronique de cet argument pour notre temps. En effet, de nos jours, partout dans le monde on peut avoir l’information sur le mois lunaire de façon beaucoup plus facile et rapide qu’auparavant par divers créneaux. De plus, parler de facilité implique que c’est le caractère difficile d’un moyen donné qui est indexé et non son statut illicite en tant que tel du point de vue de la Charia. Par ailleurs, l’argument qui consiste à dire que nul besoin de l’écriture et du calcul pour les pratiques cultuelles islamiques se heurte à l’utilisation du calcul pour l’héritage, la zakat, la distance requise pour la réduction des unités de prière ou la suspension du jeûne, et aussi du calcul astronomique utilisé pour déterminer les temps légaux des prières ;
• La forme négative de l’expression « nous n’écrivons pas et nous ne comptons pas » indique une description du niveau de la grande majorité des musulmans de l’époque du prophète (SAWS) plutôt qu’un impératif (amr) de ne ni écrire ni calculer ;
• Un autre argument consiste à dire qu’après avoir dit d’observer à l’œil nu, le prophète (SAWS) a bien dit d’estimer le mois à 30 jours en cas de ciel nuageux et pas du tout de demander à ceux qui connaissent ce genre de calcul. Une réponse est de dire que la pratique du compagnon Abdullahi ibn ‘Umar indique que c’est une option parmi d’autres et aussi que ce qui serait difficile et contraire à l’esprit de la Charia aurait été justement pour le prophète (SAWS) de demander aux musulmans de ce temps d’aller voir les rares individus experts en calcul astronomique qui résidaient dans des localités éloignées de la péninsule arabique, maitriser leurs langues et leurs langages mathématiques, confronter et vérifier les résultats de chacun d’eux et pour chaque mois, etc. C’est dans ce cadre qu’on peut comprendre la mention par le prophète (SAWS) de l’estimation à 30 jours maximum en cas de gêne.
• Par expérience d’observation, le prophète (SAWS) a tenu à dire aux musulmans que le mois ne fait pas plus de 30 jours, donc il est logique de l’estimer à ce nombre en cas de ciel nuageux au 29e jour du mois en cours
Assimilation, manque de confiance et anachronisme. Les défenseurs de l’obligation d’observer le croissant de Lune mentionnent dans leurs arguments leur conviction selon laquelle, il n’y a pas de démarcation entre l’astrologie et l’astronomie. La peur de verser dans l’astrologie a conduit certains oulémas notamment les anciens au temps où l’astronomie était peu connue, à se méfier de celle-ci. Pourtant, tout le monde est d’accord sur l’interdiction catégorique selon le Coran et les hadiths de l’astrologie qui consiste à prétendre établir une correspondance entre les astres et la destinée humaine. On peut comprendre cet état d’esprit à l’époque où seuls quelques rares individus pouvaient faire la part entre les prédictions par le calcul astronomique et celles par l’astrologie. Etant noté que les pratiquant de ces deux approches utilisaient des tableaux et signes qui ne présentaient pas de différences pour les non-initiés.
Toutefois, l’astronomie moderne a acquis ses lettres de noblesse dans le champ scientifique : son objet, sa démarche, ses méthodes et outils obéissent aux mêmes exigences que les autres disciplines qui ont acquis une légitimité scientifique.

Dans ce cadre l’attitude islamiquement correcte est non pas de faire prévaloir ses préjugés sur l’astronomie mais de se renseigner auprès des « ‘ulamâ-ul falak » (les savants astronomes et des sciences connexes) voire de l’apprendre si on en a les aptitudes. C’est la seule façon pertinente de pouvoir apprécier de façon juste le degré de fiabilité et de précision des données astronomiques (modèle de base, hypothèses, modèle de collecte de données, traitement et analyse, interprétation, marge d’erreurs, etc.).

Aussi, le calcul astronomique offre l’avantage d’être une activité scientifique en principe pas assujettie aux tensions politiques, nationalistes, et sectaires (suivisme des écoles de pensée ou leaders d’opinion). Dans ce cadre, il est instructif de noter que des oulémas anciens comme Taqyudin Subki (856H/1451) et Ar Ramli à la même époque ont été favorables au calcul astronomique. Subki plaidait pour que les gouvernants valident le témoignage visuel par les données astronomiques fiables alors que de son côté, Ar-ramli affirmait que le mois astronomique est le mois de Charia.

On peut comprendre que par ignorance des avancées de l’astronomie, d’anciens des oulémas comme An-nawawi et Ibn Taymiya qui ont vécu respectivement au 13e et 14e siècle aient eu à formuler des réserves fortes sur la fiabilité et la précision basées sur le calcul astronomique. Même si avant ou aux mêmes époques des scientifiques musulmans faisaient progresser l’astronomie en essayant de prédire la visibilité du croissant de Lune par le calcul astronomique (al khawârizmi, m.232H/847, Nasirudin at tusi, m.673H/1274) et beaucoup d’autres. Le problème majeur, c’est quand des oulémas des générations suivantes et contemporaines reproduisent sans une évaluation critique des arguments en déphasage avec le contexte scientifique de leur époque. Fort heureusement, des oulémas contemporains ont plaidé en faveur du calcul astronomique : c’est le cas d’Ahmad ibn Muhammad Châkir (m.1959), Al Qaradawi, Mustafa Az zarqâ, Cheikh Ousmane Mbow, Faysal al mawlawi (m.2011).

De leur côté, des scientifiques musulmans contemporains reconnus pour leurs compétences en Mécanique céleste et sciences connexes comme Muhammad Ilyâs, Muhammad Odeh, Nidhal Guessoum, Karim Meziane et Syed Khalid Shaukat se sont distingués dans les efforts de conciliation entre visibilité, observabilité, et prédiction de l’instant de la conjonction « Terre – Lune – Soleil ». Du côté des rencontres interétatiques sous la houlette de la Ligue Islamique Mondiale réunissant oulémas et astronomes, des recommandations invitent à valider le témoignage visuel par les données astronomiques fiables notamment l’instant de la conjonction pour ensuite confirmer ou infirmer par l’observation oculaire.

Des institutions pionnières comme le Comité Européen de Recherche et de Fatwa (CERF), le Conseil Théologique Musulman de France (CTMF) et le Conseil de Fiqh d’Amérique du Nord (CFAN) déterminent depuis quelques années le mois lunaire sur la base de prédiction de l’instant de conjonction et des zones de première visibilité. Au Sénégal, le travail pédagogique que nous sommes en train de faire en collaboration avec l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (ASPA) est suivi attentivement par l’opinion publique musulmane, les scientifiques et les oulémas.

Prendre en compte les données astronomiques aurait au moins un triple avantage :
i) être en phase avec les résolutions de l’Académie mondiale de Fiqh sur cette question ;
ii) écarter des témoignages visuels infondés comme ceux qui seraient en contradiction avec la prédiction rigoureuse de l’instant de la conjonction prédictible à la seconde près ;
iii) savoir où se trouve le Sénégal selon le zonage de la planète fait sur la base des prédictions astronomiques de première visibilité. A cette fin, le calcul des éphémérides permet de dessiner des zones (qui changent suivant les modalités de la conjonction) de première visibilité du croissant de Lune pour toute la planète avec beaucoup plus de fiabilité et de précision.

Conclusion
Si le Sénégal reste fidèle à l’option vison-monde de l’école malikite et considère avec tout le sérieux requis les données astronomiques modernes, alors l’attente d’une détermination à l’unisson du mois de Ramadan et du mois lunaire tout court sera satisfaite. Mais, au-delà du Sénégal, toutes les conditions sont réunies pour que la Oumma actuelle sorte de ses malaises de Lune. En effet, comme pour l’hégire qui a été consacrée référence de base pour les musulmans au temps du Calife ‘Umar, et comme pour les temps légaux des prières qui sont élaborés de nos jours par le calcul astronomique, il est tout à fait possible par un Ijtihâd salutaire (effort de production d’une règle de la Charia sur une question nouvelle) de construire un calendrier lunaire musulman sur la base de seulement deux critères :
i) l’instant de la conjonction « Terre – Lune – Soleil »,
ii) la convention musulmane selon laquelle le jour commence au coucher du Soleil.

A cette fin, il reviendra alors aux spécialistes de l’astronomie, de la géographie, de la cartographie et des sciences connexes, de faire le travail technique nécessaire. Ma conviction est que la Oumma peut y arriver dans les meilleurs délais à condition d’avoir une bonne connaissance de l’astronomie moderne et des sciences connexes ainsi que des fondements, principes et finalités de la Charia en la matière. Doit s’y ajouter, l’abandon de toute posture sectaire au sens d’un attachement fanatique à des écoles de pensées théologico-juridiques dont les chefs de file n’ont jamais voulu que les résultats de leurs effort de recherche si louables soient sacralisés.
Fait à Dakar, juin 2017/Ramadan 2018
Ahmadou Makhtar Kanté, Imam, écrivain et conférencier
amakante@gmail.com
77 658 27 17
 

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Le Sénégal confrérique et malikite face au croissant de Lune

Le Sénégal confrérique et malikite face au croissant de Lune
Il n’est pas simple de se faire une idée claire de la position du Sénégal sur la détermination du mois lunaire. Tout le monde sait qu’il fut des temps où les flottements faisaient légion. C’est tellement vrai que sans cela on ne comprend rien à la création de la Commission Nationale de Concertation sur le Croissant Lunaire (CONACOC) dans les années 1996. Personne ne peut nier aussi que c’est au niveau même du leadership confrérique que des divergences étaient notées. Dans les lignes qui suivent, le but n’est pas de revenir sur ses malaises de Lune au Sénégal mais de chercher à comprendre et expliquer pourquoi le pays a du mal à déterminer le mois lunaire à l’unisson. En effet, le pays qu’on peut qualifier de majoritairement confrérique et d’obédience malikite devrait avoir une certaine stabilité par rapport à cette question en s’appuyant sur ces deux sources potentielles d’unité. Or, entre confréries et au sein d’une même confrérie, il y a eu des attitudes et décisions qui ont empêché le jeûne à l’unisson et un accord sur une détermination commune du mois lunaire. Pour comprendre, il faut commencer par noter que s’il y a divergence dans les confréries ce n’est pas parce que chacune d’elle a une position qui lui est propre sur la détermination du mois lunaire. Par définition, les confréries du Sénégal qui se réclament de la tradition soufie n’ont pas leur propre école de Fiqh et se disent toutes appartenir à l’école malikite qui elle, a défini une position sur la détermination du mois de Ramadan. Qui suit de près la question se rend compte que deux options sont en jeu : i) la détermination du mois de Ramadan (et par extrapolation du mois lunaire) à l’échelle du territoire national, ii) le respect de la position de l’école malikite.

On va voir que les choses ne sont pas aussi simples qu’on pourrait le penser.

En effet, l’idée largement partagée au sein de membres influents des confréries et qui est aussi défendue actuellement par la CONNACOC, c’est qu’il existe une référence qui justifie et autorise la détermination du mois de Ramadan et par extrapolation du mois lunaire par pays et que par conséquent le Sénégal a le droit de s’autodéterminer sur la question. Cette position de prime abord pertinente se heurte à un problème de taille : elle se fonde essentiellement sur une référence scripturaire dite hadith de Kurayb dont l’interprétation qui aboutit à justifier le jeûne du mois de Ramadan par pays « Balad » est celle de l’école chafiite et pas du tout celle malikite. En effet, toutes les références de l’école malikite, même s’il y a souvent des postions qui sortent de ce qui prévaut (jumhûr, machhûr) dans celle-ci, mentionnent que ladite école considère que le musulman se doit de jeûner dès que lui parvient une information fiable sur l’apparition du croissant de Lunaire quelque part dans le monde. Tous les érudits sénégalais de l’école malikite vous confirmeront cela. Et il faut noter que l’avis disant que tous les musulmans sont engagés par une apparition du croissant de Lune partout dans le monde est celle des trois écoles sunnites ; malikite, hanafite et hanbalite. Seule l’école chafiite défend l’option pays (Cf, ouvrages de référence en Fiqh comme « al fiqhul islamiy wa adillatuh » – le Fiqh islamique et ses références-. Il découle de ce qui précède que la dynamique en cours de radicalisation sur une vision-territoire national est une option aux relents nationalistes et en déphasage avec l’école malikite sur la question. Cela étant dit, il est nécessaire de revenir à cette référence que des oulémas chafiites aussi réputés que An-nawawi ont interprété dans le sens de justifier que chaque pays devait se limiter à sa propre vision du croissant de Lune. Il s’agit d’un dialogue entre un monsieur du nom de Kurayb et Ibn Abbas, cousin du prophète (SAWS) et grandissime érudit de la Oumma. En voici une traduction qui nous semble satisfaisante :

« Kurayb raconte que Umm ul-Fadhl l’avait envoyé [de Médine, en Arabie,] à Châm [Syrie] auprès de Mu’âwiya (que Dieu les agrée). Il relate : « Je me rendis à Châm et y fis ce pour quoi elle m’y avait envoyé. Le mois de ramadan commença alors que j’étais à Châm. Je vis le croissant du début de ramadan la nuit de vendredi. Je rentrai à Médine dans la fin du mois de ramadan. Abdullâh ibn Abbâs me questionna, puis, parlant du croissant, me dit : « Quand avez-vous vu le croissant ? » – La nuit de vendredi [c’est-à-dire la nuit de jeudi à vendredi]. – L’as-tu vu toi-même ? – Oui. Les gens aussi l’ont vu, ils ont (débuté) le jeûne [dès le lendemain, vendredi matin], et Mu’âwiya aussi. » Il me dit : « Mais nous, nous l’avons vu la nuit de samedi [c’est-à-dire la nuit de vendredi à samedi]. Nous n’arrêterons donc pas de jeûner jusqu’à ce que nous complétions trente jours ou voyions le croissant (du nouveau mois). » Je dis : « Ne te suffiras-tu pas du fait que Mu’âwiya l’a vu et a commencé le jeûne [dès vendredi matin] ? – Non, me répondit-il, c’est ainsi que le Prophète nous a ordonné de faire » » (rapporté par Muslim, at-Tirmidhî, Abû Dâoûd, an-Nassâ’ï). (Cf. http://www.maison-islam.com/articles/?p=306)

Les divergences dans l’interprétation de ce dialogue qui a été popularisé dans la littérature sous l’intitulé « hadithou Kourayb » se cristallisent autour de cette dernière expression d’Ibn Abbâs : « C’est ainsi que le Prophète nous a ordonné de faire ». La question est alors « Qu’est-ce que le prophète (SAWS) a ordonné de faire ? » En tout cas, l’interprétation voulant que hadithou Kourayb soit le fondement d’une détermination du mois de Ramadan par pays a fini par être celle de l’école chafiite. Mais, répétons-le, à l’exception de l’école chafiite, les autres écoles sunnites y compris malikite considèrent que le musulman doit commencer son jeûne dès que lui parvient une information fiable sur l’apparition du croissant de Lune quelque part dans le monde. Même l’école chafiite qui opte pour une vision-pays ouvre la possibilité pour des pays voisins de déterminer de façon commune le mois de Ramadan. Cela fait que certains membres des confréries du Sénégal qui considèrent que lorsque le croissant de Lune est aperçu dans les pays voisins cela engage le pays sont beaucoup plus en phase avec l’école malikite que ceux qui optent pour une vision strictement restreinte au territoire national. Et ces derniers ne pourraient trouver de raison valable à leur posture du point de vue de la Charia et de l’école malikite que si l’information de l’apparition du croissant de Lune quelque part dans le monde n’est pas fiable.

Il faut aussi ajouter à ce débat que l’Académie interétatique de Fiqh a entériné depuis 1986 si ce n’est avant, la résolution selon laquelle « lâ ‘ibrata bikhtilâfil matâli ‘ » (l’argument de la multiplicité des levants n’est pas pertinent). Il en découle que cette Académie où se rencontrent des oulémas du monde entier établit que l’apparition du croissant de Lune quelque part dans le monde vaut pour tous les musulmans. Eu égard à cette résolution, le Sénégal se marginalise par son option vision-pays. Toutefois, pour rendre justice au Sénégal sur cette question, il faut noter qu’à part les pays à majorité musulmane ou non qui recourent au calcul astronomique, tout le reste y compris l’Arabie saoudite, pratique l’option vision-pays. Dans ce cadre, même l’Arabie saoudite qui se réclame de l’école hanbalite n’est pas en phase avec celle-ci ni avec la résolution de l’Académie mondiale de Fiqh sauf quand elle prend en compte le calcul astronomique pour ce qui est de l’instant de la conjonction. Elle aussi ne pourrait se justifier qu’à travers la question de la fiabilité de l’information venant du dehors de ses frontières.

Toujours pour rendre justice au Sénégal sur cette question, il faut mentionner que la CONACOC a essayé de mettre en œuvre la vision-monde qui est celle de l’école malikite voire la vision-pays et pays voisins de l’école chafiite à travers une rencontre entre des pays de l’Afrique de l’ouest et du Maghreb en 1999. Hélas, les autorités politiques n’ont pas suivi. Depuis, on observe un certain durcissement sur l’option vision-territoire national qui pourrait se comprendre par la non résolution de la problématique de la collecte et de la validation à l’échelle de toute la Oumma de l’information sur le mois lunaire.

Revenons à ce qui fonde l’option vision-pays pour dire qu’un éminent ouléma de l’école chafiite comme An-nawawi déduit de hadithou Kourayb que chaque pays doit se limiter à sa « propre vision » tout en considérant que la vision d’un pays donné vaut pour les pays proches et pas pour les éloignés. A bien y réfléchir, on ne peut quand même pas nier qu’Ibn Abbas a fait référence à « nous » dans et on ne voit pas à quoi ce pronom personnel pourrait faire référence si ce n’est la communauté musulmane de Médine. Donc, selon l’interprétation qui prévaut dans l’école chafiite, il y a dans les propos d’Ibn Abbas l’idée d’une apparition du croissant de Lune dans un lieu notamment la Syrie de l’époque qui n’engage pas les musulmans d’un autre endroit en l’occurrence Médine. Selon ce point de vue, alors, c’est parce-que Médine est tellement éloignée de Damas, qu’Ibn Abbas considère que l’apparition du croissant de Lune là-bas n’engage pas Médine.

En toute logique, les tenants de cette compréhension se disent que ces deux localités ne peuvent pas être engagées par la même détermination du mois lunaire vu qu’ils n’appartiennent pas au même « levant ». Ici, « Levant/Horizon » (matâli ‘) s’entend au sens de première apparition du croissant de Lune. Et puisque le croissant de Lune se lève et apparait à l’horizon au-dessus de nos têtes en tant qu’observateurs sur Terre, le problème de la projection de cette première apparition dans un espace géographique se pose nécessairement pour ne pas se perdre dans un « débat aérien » pour lequel le Fiqh n’aura pas matière pour trancher. Alors, il devient tout à fait fondé de se dire que Damas peut représenter un point tellement éloigné qu’il n’appartient pas au même « Levant » que Médine.

Dans ce cadre, il suffit de voir une carte pour se rendre compte qu’entre Médine et Damas, il faut compter au moins 1000Km.

Si on pose l’hypothèse pertinente, selon l’interprétation de l’école chafiite, qu’Ibn Abbas avait en tête que deux localités séparées par environ 1000Km n’appartiennent pas au même « Levant » tout en rappelant que cette notion n’est nullement mentionnée dans ce dialogue, alors il faut en déduire que la question suivante devient incontournable : « Quelle est la distance minimale pour considérer que deux localités appartiennent à la même unité d’apparition du croissant de Lune appelée « Levant » et sont concernées par une détermination commune du mois lunaire? » Or, personne parmi ceux qui déduisent de hadithou Kourayb l’option vision-pays n’a jamais tiré de ce dialogue la moindre indication en termes de distance (ou de nombre de jours de marche comme cela se faisait à l’époque) à laquelle correspond un même « Levant » ou « Horizon » A noter qu’il serait embarrassant qu’Ibn Abbas aie en vue une détermination du mois de Ramadan reposant sur un critère de « Levant » et de localité sans dire, pour un culte aussi important, par quel moyen le musulman pourra-t-il reconnaitre à quoi correspond un « Levant ».

Tous les principologues « usûliyyûn » vous diront que la Charia donne toujours un mode de détermination de la cause légale « as-sabab ach-char ‘iy » de ses prescriptions. Par exemple, la cause légale de la réduction des unités de prière est le voyage qui se détermine par une distance entre un lieu de départ et un autre d’arrivée. Nous verrons que cette absence de référence pour l’unité de mesure géographique du « Levant » dans ce dialogue montre très vraisemblablement que ce n’est pas la variable distance qui est en jeu.

En tout cas, ni le terme « Levant », ni les autres qu’on trouve dans les écrits sur ce sujet et qui mentionnent, balad (pays), iqlîm, qatar (contrée, région) entres autres traductions ne sont sortis de la bouche d’Ibn Abbas. Cela veut dire que ce sont des interprétations notamment de l’école chafiite qui ont fait le reste lesquelles ont été sacralisées par la suite quand le suivisme aveugle a pris le pas sur les analyses dignes du Fiqh dans son sens originel de compréhension des principes, finalités et modes de déduction de la règle de droit islamique. Récapitulons pour dire que contrairement à ce que d’aucuns croient et véhiculent, il n’y a pas une relation directe entre hadithou Kourayb notamment les propos de Ibn Abbas et la théorie des « Levants/Horizons » uniques ou multiples. Et pour être complet sur cette théorie, il faut mentionner que deux localités sont considérées appartenir à des Levants différents quand elles ne sont pas dans la même zone où se fait la première apparition du croissant de Lune. Dire cela ne nous avance en rien tant que n’est pas définie l’unité géographique dans laquelle se traduit un « Levant » ou un « Horizon »

Si l’on retient l’interprétation selon laquelle hadithou Kurayb assure une justification à un jeûne par localités appartenant à un même « Levant » et par extrapolation à une détermination du mois lunaire sur la base du même critère, il faudrait alors pour les défenseurs d’une telle option, avoir une délimitation géographique qui puisse servir valablement de référence. Or, parler d’une distance de moins de 1000km (On échappe difficilement au calcul) pour engager deux localités ne nous avance en rien puisque cela concerne une fourchette de 1000 à 0. Dans ce cas de figure, et pour être conséquent avec cette option, ses défenseurs devraient plaider pour une même détermination du mois lunaire (début et fin) pour toutes les localités du monde où se trouvent des musulmans et qui soient éloignées de moins de 1000Km. Or, au sein de l’école chafiite elle-même, il n’y a pas accord sur l’unité de mesure d’un « Levant ». Certains oulémas de cette école parlent de pays proches ou éloignés sans plus de détails.

D’autres font une analogie avec la distance requise pour réduire les unités de prière sans plus de détails (vu qu’il n’y a pas accord là non plus même si une moyenne de 100km est souvent donnée, 85 pour l’école malikite), et d’autres encore donnent des indications comme la distance entre le Hedjaz et l’Irak. Si on prend ce dernier cas, on voit bien que la distance entre Médine et Bagdad fait 1000Km et quelques. Pour les trois écoles sunnites, le problème de l’unité de distance qui correspond à un même « Levant » ne se pose pas en raison de leur option pour une détermination mondialement fondée du mois lunaire alors que pour l’école chafiite qui défend une vision-pays et pays proches, il se pose l’épineux problème de la définition du périmètre correspondant au « Levant »

A bien réfléchir au dialogue en question, on note que Kourayb revient de Syrie en fin de Ramadan et lorsqu’il s’étonne de l’attitude de Ibn Abbas, ce qui laisse aussi comprendre que le premier (Kourayb) ne se posait pas la question de la distance, Ibn Abbas répond qu’il continuera à compter à partir du samedi où lui et les musulmans de Médine ont commencé à jeûner. On déduit bien de la réponse d’Ibn Abbas qu’il ne veut pas remettre en cause son comptage en prenant en considération le jour où le jeûne a commencé à Damas. Quand Ibn Abbas insiste pour dire qu’ils vont compter jusqu’à 30 ou ne s’arrêter de jeûner que si le nouveau croissant est aperçu à Médine, il ne fait référence ni à la notion de « Levant » ni de distance mais au nombre de jours. D’ailleurs, un érudit comme An-Nawawi considère étrangement que c’est pour raison de témoignage solitaire de la part de Kourayb qu’Ibn Abbas a réagi de cette sorte et que cela n’a rien à voir avec la multiplicité des « levants ».

De son côté le grand ouléma Ach-chawkâni fait un commentaire fort instructif de hadithou Kurayb et en conclut que la fameuse expression « C’est ainsi que le Prophète nous a ordonné de faire » renvoie à ces propos d’Ibn Abbas : « Nous n’arrêterons donc pas de jeûner jusqu’à ce que nous complétions trente jours ou voyions le croissant (du nouveau mois). » Il en découle qu’Ibn Abbas voulait faire comprendre à Kourayb qu’il n’envisageait pas du tout de tenir compte du premier jour de jeûne à Damas. C’est tout cela qui a fait dire à certains oulémas que hadithou Kurayb soulève le problème de l’information tardive sur le début du mois qui parvient à des musulmans qui avaient commencé leur jeûne sur une autre base et rien d’autre. Selon hadithou Kurayb, ces musulmans informés tardivement continuent leur propre décompte et arrêtent de jeûner s’ils voient le croissant de Lune ou s’ils comptent jusqu’à 30 jours. Aussi, il serait étrange que pour un culte aussi important que le jeûne, Ibn Abbas réponde sans faire mention de distance ou de «Levant » si tant est-il que ces variables étaient en cause. A noter que pour être considéré comme voyageur et bénéficier de la permission de réduire les unités de prières obligatoires, ce même Ibn Abbas prenait pour référence la distance entre la Mecque et Taif qui est d’environ 100Km.

Si le Sénégal appliquait la position de l’école malikite, il gagnerait déjà en harmonie et cohérence en ce que les frontières géographiques ne seraient pas un prétexte à la discorde, au désordre et autres incohérences relativement à la détermination du mois lunaire et pas seulement du mois de Ramadan. La situation est plus complexe que cela puisque le Sénégal à l’instar de beaucoup d’Etats du monde musulman privilégie la vision-territoire national. Or, cette position n’est ni celle de l’école malikite ni celle des autres écoles sunnites ni une interprétation univoque et tranchée de hadithou Kourayb. L’option pour une vision-pays dans la détermination du mois lunaire relève d’un choix à soubassement nationaliste et marque aussi l’absence de leadership légitime et éclairé dans le monde musulman pour régler ce genre de problème. C’est instructif de noter aussi que le Sénégal se met en dehors des résolutions de l’Académie mondiale de Fiqh qui s’est prononcée pour la validation du témoignage visuel en s’assurant qu’il ne contredit pas des données astronomiques fiables. Il faut rappeler que l’option vision-territoire national privilégiée au Sénégal depuis quelques années est en déphasage avec la position de l’école malikite et qu’il n’en fut pas toujours ainsi. Il fut des temps où des chefs religieux prenaient en compte l’information venant des pays voisins, d’ailleurs certains continuent de le faire, et en cela ils ne sont pas en contradiction avec l’école malikite !

Il découle de ce qui précède que pour être vraiment fidèle à l’école malikite, le Sénégal devrait accepter de déterminer le mois lunaire sur la base de toute information fiable et précise venant du monde entier. Mais, les données astronomiques qui sont les seules à pouvoir garantir cette fiabilité et cette précision sont, hélas, rejetées par la majorité des oulémas de l’école malikite. Toutefois, des oulémas malikites comme Mazri ouvrent une perspective au calcul astronomique lorsqu’il affirme que c’est pour soulager les musulmans que ce moyen leur a été interdit. Etant entendu que le contexte actuel de la Oumma rend cet argument anachronique. A noter que dans les pays du Maghreb d’où nous est venue l’école malikite, il se passe de nos jours que « ce sont les Muwaqqitîn qui ont les moyens de nos jours de faire les calculs pour les temps de la prière, ils envoient ensuite l’information aux mosquées et aux autorités religieuses pour diffusion. » (Cf. http://www.doctrine-malikite.fr/Les-temps-des-prieres_a108.html)

Pourtant, prendre en compte les données astronomiques auraient au moins un triple avantage : i) être en phase avec les résolutions de l’Académie mondiale de Fiqh sur cette question ; ii) écarter des témoignages visuels infondés comme ceux qui seraient en contradiction avec la prédiction rigoureuse de l’instant de la conjonction prédictible à la seconde près, ii) savoir où se trouve le Sénégal selon le zonage de la planète fait sur la base des prédictions de première visibilité. Une telle option serait une approche scientifique plus rigoureuse de l’ancienne théorie des « levants » dont nous avons montré les limites en termes de traduction géographique. A cette fin, le calcul des éphémérides permet de dessiner des zones (qui changent suivant les modalités de la conjonction) de première visibilité du croissant de Lune pour toute la planète avec beaucoup plus de fiabilité et de précision.

Conclusion

Si le Sénégal reste fidèle à l’option vison-monde de l’école malikite et considère avec toute le sérieux requis les données astronomiques modernes, alors l’attente d’une détermination à l’unisson du mois de Ramadan et du mois lunaire tout court sera satisfaite. Mais, au-delà du Sénégal, toutes les conditions sont réunies pour que la Oumma actuelle sorte de ses malaises de Lune. En effet, comme pour l’hégire qui a été consacrée référence de base pour les musulmans au temps du Calife ‘Umar, et comme pour les temps légaux des prières qui sont élaborés de nos jours par le calcul astronomique, il est tout à fait possible de construire un calendrier lunaire musulman sur la base de seulement deux critères :

i) l’instant de la conjonction « Terre – Lune – Soleil »,

ii) la convention musulmane selon laquelle le jour commence au coucher du Soleil.

A cette fin, il reviendra alors aux spécialistes de l’astronomie, de la géographie, de la cartographie et des sciences connexes, de faire le travail technique nécessaire. Ma conviction est que la Oumma peut y arriver dans les meilleurs délais à condition d’avoir une bonne connaissance de l’astronomie moderne et des sciences connexes ainsi que des fondements, principes et finalités de la Charia. Doit s’y ajouter, l’abandon de toute posture nationaliste et sectaire au sens d’un attachement fanatique à des écoles de pensées théologico-juridiques dont les chefs de file n’ont jamais voulu que les résultats de leurs effort de recherche si louables soient sacralisés.

Fait à Dakar, mai 2017/1438

Imam Ahmadou M. Kanté, écrivain et conférencier

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AL AHMADIYYA : LA SECTE DE L’ HETERODOXIE RELIGIEUSE

« La division est interdite en Islam, mais la différence d’avis (avec ses convenances et ses conditions) entre les compétents est permise et c’est même une richesse et une miséricorde »

AL AHMADIYYA : LA SECTE DE L’ HETERODOXIE RELIGIEUSE

Dans un des ses Hadiths le prophète Mohamed (QLSSSL) avait dit : « Les gens du livre se sont divisés en 72 groupes et ma communauté se divisera en 73 groupes ; tous sont au feu sauf une qui est la « Djema’ah » (groupe) ». Il exprime à partir de cela pour nous montrer que les ramifications des sectes ne s’arrêteront en effet que lorsque cessera l’histoire de toute l’humanité. La communauté musulmane en général devrait s’acquitter principalement des devoirs religieux prescrit dans le Saint Coran à savoir faire la prière, le jeun, la zakat … la lutte pacifique dans le sentier de Dieu, de l’injonction continuelle du bien( Marouf) et la réprobation du mal( Munkar).
Les sociétés musulmanes ont évolué à travers le temps, l’espace et les dimensions spirituelles qui ont produit des écoles religieuses. Ces écoles ont codifié et maitrisé à la fois les principes de la croyance, ils se sont constituées en quatre écoles, approches de la loi : les hanafites-les malékites- les shafi’is – et enfin les hanbalis.
Le Coran et ses multiples exégèses
Dans la sourate « Ali Imrane » , la 153ieme « Ayates » : « Telle est ma voie dans toute sa rectitude suivez-la, ne suivez pas les pistes tortueuses qui ne feront que vous éloigner de la voie du seigneur ».Et le verset 103 de la même sourate, Allah (Exalté soit-il) dit :
« Et unissez-vous tous ensemble au «Habl» (câble) d’Allah et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous: lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés. L’islam a toujours prôné l’union des musulmans.
L’APRES PROPHETE(QLSSSL)
Apres la mort du prophète Mohammed (QLSSSL) les musulmans furent confronté à des situations nouvelles d’ordre organisationnel non référenciées dans les textes coraniques, ni abordées pendant la période du prophète. Cette nouvelle situation avait porté sur la gestion du nouveau contexte social existant et sur le partage du pouvoir pour assumer les questions qui se rapportent au type d’organisation sociale et à la structure de l’état (institution, à la législation, au commandement…., cet ensemble d’ordre organisationnel avait été explicité par des approches, et était traité différemment par les quatre principales écoles ou rites, se sont les nouveaux courant de l’islam qui se sont apparut.

Des imposteurs se proclamant prophète se sont apparus à travers l’histoire même au temps du prophète, il y avait un imposteur nommait Aswad*1 de la tribu d’Ans du Yémen, le prophète était encore en vie mais en étant malade, le prophète avait décidé de tuer tous les sectateurs. Sous le règne du calife Abou Bakr Essadik il y avait aussi un autre imposteur nommé Tolat’ha*2 qui se prenait pour un prophète.

L a présente et modeste contribution va portera principalement sur le courant hétérodoxe qui est « l’Ahmadisme » une secte nouvelle datant du début du siècle passé
Le Wahhabisme est aussi une secte qui se manifeste funestement et grandement dans le contexte algérien
La secte Al Ahmayya
« L’Ahmadisme » ou l’Ahmdiyya est un mouvement, un groupe ou secte réformiste musulman messianiste qui a été institué vers la fin du 19siecle par Mirza Ghoulem Ahmed. Il avait affirmé avoir entendu dés son jeune âge des voix, vers la fin du 19siecle, Mirza avait publié une série d’ouvrages de réflexions philosophiques et religieux tel que « BRAHIN-é-Ahmadiyya ».
C’était le 04mars 1889 qu’il proclame avoir reçu une révélation de Dieu, il a eu aussi la précognition ainsi que la capacité d’accomplir des miracles ( voir son livre « Surma Chashma-i-Arya » 1886 sur les miracles ) . Mirza affirme que Dieu lui a confié la mission de restaurer l’islam dans sa pureté comme si c’était la pratique de l’islam était trop impure en son époque, il se déclare unilatéralement « Mujaddid »( rénovateur) et Muhaddath( à qui Dieu parle) semblable au prophète Moussa ( alayhi salam).
En 1880, les musulmans du Pendjab purent se réjouir car le rêve fut accompli quand Mirza Ghulam Ahmad écrivit son livre « Barahin-i-Ahmadivya », ou il rétablit définitivement la suprématie de l’Islam sur toutes les autres religions dans son contexte géographique. Dans ce livre, un chef-d’œuvre important, il y exposa les excellences du Saint Coran, la véracité du Prophète Muhammad (QLSSSL) et les enseignements parfaits de l’Islam. Cette importante œuvre, conduisit certains musulmans de l’époque à déclarer que Mirza Ghulam Ahmad était le Réformateur de l’époque. De nombreux autres dignitaires de l’Islam firent des commentaires excellents et rendirent hommage à l’auteur pour son admirable exposé sur l’Islam. En effet devant cette importante manifestation,
LE FAUX NOUVEAU PROPHETE
Mirza déclare solennellement :
« Je jure au nom d’Allah qui est le détenteur de ma vie, que c’est lui qui m’a envoyé, m’a nommé prophète et m’a appelé le Messie Promis. C’est lui qui a montré 300.000 signes en faveur de ma proclamation». La déclaration d’être le Mahdi, les musulmans attendaient la venue du Mahdi. Pourtant, lorsqu’il déclara être le Messie Promis et Mahdi attendu, une vague d’opposition se souleva contre lui. Des livres incendiaires, des dires moqueurs et des articles injurieux furent publiés par ses adversaires et mêmes ses propres amis.
Ahmad était très affligé par l’état pitoyable des musulmans. Il considéra que son premier devoir était de défendre l’Islam contre les attaques de ses adversaires et il écrivit à cet effet plusieurs articles dans la presse. En 1864, il eut la vision grandiose d’une rencontre avec le Saint Prophète Muhammad (QLSSSL). Mirza Ghulam Ahmad vit qu’il tenait dans la main un livre qu’il avait lui-même écrit ; quand le Prophète (QLSSSL)le lui prit, le livre se transforma en un fruit délicieux, qui fut ensuite coupé et distribué, il en sortait du miel en abondance.
Mirza fonda sa communauté ( Ahmadiyya Muslim Jamaat), et il déclara avoir accompli la prophétie du retour de Jésus ; cet état de fait, lui a été annoncé parait-il par le prophète Mohamed (QLSSSL) et par plusieurs écrits religieux à travers le monde de son époque.
Les « Ahmadis » privilégient les prophètes Mohamed (QLSSSL) et Jésus de même, il vénère un tombeau « Rosa Bal » qu’il considère comme celui de Jésus, ce lieu du culte est un temple situé à Srinagar (Cachemire). Le courant de la christologie « Ahmadis » affirme que Jésus est un prophète de Dieu qui aurait été déposé de la croix dans un état comateux, il fut soigné par certains de ses apôtres, et puis Jésus grand voyageur, a été conduit jusqu’à Srinagar ou il a fini sa vie au cachemire.
Enfin ne pas juger sans science ni accuser sans preuve
Les théologiens sunnites et chiites considèrent les croyances des « Ahmadis » comme hérétiques et déviantes par rapport à l’islam car ils estiment que les revendications de Mirza quand à son essence prophétique et messianique transgressent les principes de base eschatologique de la tradition islamique. Le messager Mohamed( QLSSSL) étant le dernier des prophètes et jésus étant le prophète qui doit revenir à la fin des temps, Jésus n’est pas mort il est vivant au ciel , il a été élevé physiquement par le Bon Dieu pour échapper à la crucifixion.
Pour préserver la tradition de christologique, le courant « Ahmadis » s’appui sur divers traditions et récits arabes, persans et indous et en particulier sur l’œuvre de Nicolas Notovitch un journaliste russe qui avait publié la vie inconnue de Jésus Chris. Il provoqua une tempête de controverses venant de l’église catholique.
La Christologie, la legende et Al Ahmadiyya
Les « Ahmadis » puisent aussi leurs textes qui se rapportent à Jésus sur le « Bhavishya Purana »(désigne un travail qui contient des prophéties concernant l’avenir) une collection de traditions hindoues, l’ exemple de ce roi » SAKAS » de Bombay qui avait une vision sur une montagne couverte de neige ou il lui apparait un « fils du seigneur »( Ishaputra) né d’une vierge. Cette histoire fait allusion à Jésus mélangé à des éléments de cultes persans que la tradition « Ahmadis » la transpose à Srinagar. Beaucoup de légendes sont reprises et sont contenus dans la théorie « Ahmadis ».
Par ailleurs Mirza invite les musulmans à renoncer à la guerre sainte( Jihad) ; les pays musulmans à l’époque était encore sous le joug de la colonisation, donc pour lui la révolution ou la révolte ( récupération d’un bien ou rétablissement d’une justice) n’est point permise. Il professe la prédication ( Da’wa) pacifique tout en incitant l’action missionnaire transnationale .Ahmed Mirza déclare aussi être un avatar de Krishna*1 ainsi que de Jésus de Nazareth retourné sur terre en tant que Mahdi « El Moun ta dar » et puise ses origines dans une légende Bouddhiste qui est représenté par un personnage de légende
Six ans après la disparition de Mirza le mouvement se décompose en deux courants : la communauté musulmane Ahmadiyya et la branche Ahmadiya de Lahore qui vénère comme étant un calife du mouvement, Mirza n’est pas un prophète mais un « mujaddid » (réformateur- novateur) Mirza Ghulam Ahmed avait écrit plus de 80 livres traitant de tous les sujets se rapportant à la religion. Cette œuvre extraordinaire restera à jamais une source magnifique de connaissance spirituelle pour les chercheurs de la vérité.
Mirza Ghulam Ahmad avait un amour profond pour le Saint Coran et il ne manquait jamais un jour à l’étudier. Des pensées sublimes lui venaient à l’esprit, il étonnait et enchantait par ses conversations et ses discussions quotidiennes. Son explication des versets coraniques a fait apparaître des beautés et interprétations dissimulées jusque là.
Ses rêves, ses visions et révélations se comptent par milliers. C’était un flot spirituel incessant provenant des cieux. Il les consignait par écrit et les racontait le même jour aux fidèles présents. Des prophéties inoubliables ont été accomplies selon Mirza. Il montra des centaines de signes. Il priait pour tous, les malades, les nécessiteux et conseillait toujours ses disciples de prier sincèrement. Les révélations divines reçues par lui ont été consignées dans ses livres. Il démontra que tout homme pouvait avoir des visions et des révélations s’il suivait les préceptes du Saint Coran et des centaines de ses compagnons sont les témoins de cette communion avec le Dieu-Vivant.
Selon Mirza le lien le plus proche d’Ahmad avec Dieu fut le résultat d’une soumission totale à Sa Volonté. c’est grâce à cette soumission totale qu’on pouvait sentir la Présence Eternelle de Dieu. Mirza Ghulam Ahmad a non seulement atteint la paix et la tranquillité d’esprit mais a montré à ses disciples qu’eux aussi pouvaient établir cette communion pour une vie satisfaisante en suivant le chemin tracé par l’Islam.
Les musulmans canonisant l’hétérodoxie comparés aux musulmans orthodoxes font apparaitre des divergences sur plusieurs points portant sur la foi comme par exemple la mort de Jésus la croyance orthodoxe est clair Jésus n’est pas mort ; il a été élevé au ciel par Dieu pour échapper à la crucifixion.
Pour la croyance des deux mouvements « Ahmadis » Jésus n’est pas mort sur la croix, il a repris connaissance dans la grotte de Joseph, il est mort naturellement en inde pour ce qui se rapporte à son retour sur terre, par contre, la croyance musulmane orthodoxe annonce que Jésus descendra du ciel peu avant la fin du monde.
Les « Ahmadis » font référence à la réincarnation de Jésus c’est à dire que la prophétie de la réincarnation spirituelle a été accompli en la personne de Mirza autant Jésus est le messie de Moise autant Mirza est le messie du prophète Mohamed (QLSSSL).
A propos de la finitude de la qualité du prophète Mohamed, il est le dernier des prophètes, cependant n’exclu pas le retour de Jésus avant la fin du monde, car tout être humain est mortel Jésus est un être humain et doit subir ce sort, donc il reviendra en tant que musulman et non en tant que prophète.
Pour les « Ahmadis » de nouveaux prophètes peuvent venir après Mohamed à condition qu’ils suivent l’exemple établi par lui, ils ne peuvent recevoir de nouvelles lois comme le S ain Coran.
Enfin les « Ahmadis » vouent à Yuz Asaf qui est le nom attribué par la tradition « Ahmadis » à un saint homme enterré en Inde dans un tombeau à Srinagar un culte semblable aux saints de l’islam autour de son tombeau de Rosa Bal (Lieu de la tombe du prophète) est le nom d’un sanctuaire situé dans le quartier Khanyaar de la ville de Srinagar.
Cette légende de la tombe de Jésus a connu dans occident chrétien un certain renom médiatique durant la période 1970 relayée par des écrivains ésotéristes.
A propos de la secte « Ahmadis » de passage à Lahore le chef d’Etat algérien H. Boumediene (Allah Yarah mah) s’est distingué aussi à la Conférence des Etats islamiques à Lahore en 1974, par un discours réaliste, qui n’a pas été du goût des dirigeants de certains pays arabes. Il avait, en effet, remis la religion dans sa dimension réelle, loin de l’instrumentalisation politique, sectaire et fanatique. «Les expériences humaines dans bien des régions du monde ont démontré que les liens spirituels (…) n´ont pas pu résister aux coups de boutoir de la pauvreté et de l´ignorance pour la simple raison que les hommes ne veulent pas aller au Paradis le ventre creux. (…) Les peuples qui ont faim ont besoin de pain, les peuples ignorants de savoir, les peuples malades d´hôpitaux.» a-t-il déclaré.
Enfin pour terminer les « Ahmadiyyas » ont actuellement une mosquée islamique à Londres, une télévision privée dont la médiatisation de cette secte va dans le sens de la sensibilisation. Les « Ahmadis » sont interdits à ce jour de pèlerinage à la Mecque.

Les « Ahmadis » sont un mouvement apparu en 1900 en tant que complot monté par les colonisateurs britanniques dans le sous-continent indien, à dessein de détourner les musulmans de leur religion en général et de l’obligation du Djihad en particulier, de façon à ce qu’ils ne s’opposent pas à la colonisation au nom de l’Islam.
On peut citer d’autres sectes dangereuses aussi, mais pas encore très connues ou très influentes En fait, l’Islam est une religion valable en tout temps et tout espace, l’adaptabilité de l’Islam concerne les branches et les sujets qui ne contredisent pas les textes fermes et explicites de la loi divine ni son esprit, ni sa finalité, ni le consensus de la Oumma (Ijmâ’).
Les sectes sont apparues à travers le monde islamique suite à la mauvaise compréhension ou interprétation Saint Coran. Ces sectes étaient aussi une conséquence de l’ouverture du monde musulman sur d’autres nouvelles cultures et civilisations.
BENALLAL MOHAMED
-Aswad*1 : l’imposteur- page 14 Tabari les 4 premier califes Chronique traditionnelle traduite par Hermann Zotenberg -Sindbad
– Tolat’ha*2 l’imposteur page 25
-Wikipedia : Al Ahmadiyya – Mirza Ghulem Ahmed
http://www.doctrine-malikite.fr/Les-sectes-egarees-en-Islam_a34.html
Quelques Écrits de Mirza Ghumem Ahmad :
Barahin-i-Ahmadivya (1880) (Sur la suprématie de l’Islam)
Surma Chashma-i-Arya (1886) (Sur les miracles)
Fateh Islam (1891)
La philosophie des enseignements de l’Islam (1896)
Jésus en Inde (1899)
Khutba-Ilhamiyya (1900) (Le sermon révélé)
Paigham-i-Sulah (1908) (Le message de la réconciliation

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Pseudo musulmans devenus chrétiens mais restent Ex musulmans !!!

Pseudo musulmans devenus  chrétiens mais restent  Ex musulmans !!!
Le cœur de la foi chrétienne est le Christ est mort pour leurs péchés, il est ressuscité le 3ème jour, selon aux Ecritures.

On nous a toujours dit que l’Évangile, c’est l’incarnation du Verbe de Dieu. Le Verbe s’est fait chair. Il ne s’est pas fait symbole, ni esprit pur mais une chair brisée par une mort sur la Croix avec flagellation et offenses.

En effet on constate dans le christianisme c’est du style :
‘’Qui peut comprendre, qu’il comprenne’’

Les chrétiens auraient pu s’en tenir là. Mais ils s’amusent toujours à nous exposer des histoires d’un certain nombre d’ex musulmans et leur renoncement à l’Islam, comme pour croire les stupidités de ces égarés, mais au fait que représentent ces ex musulmans pour l’Islam

Est-ce que parce que l’imbécillité devient majoritaire que ça la transforme en intelligence
Ça prouve quoi le cas de ces ex ; musulmans ?
y-a-t-il un concours quelque part ?

L’Eglise catholique est devenue celle de l’enfouissement avec une nouvelle version de conversion qui est offerte aux ex: musulmans :

Jésus leur délivré une Nationalité et une allocation contre une conversion dument attestée par l’Eglise. Alors il est demandé aux nouvel recrus de se présenter a la permanence de la paroisse près de chez soi ou de son lieu de travail pour Informer du désir de se convertir Il existe des classes de groupe, appelées RICA (Rite d’initiation chrétien pour adultes), pour toutes les personnes qui souhaitent se convertir, donnant un cadre social pour assimiler l’expérience. Il y a beaucoup de pain sur la planche pour pouvoir commencer a apprendre ce qu’est l’église, la présence d’un un ami ou à un membre du clergé pour avoir quelques informations est vivement conseillé.

Bon courage ! dit le prêtre continuez d’étudier les 66 livres des Ecritures Saintes, Parole de Dieu; vous êtes dispensés du passage par le processus de «précatéchuménat

Qui sont-ils ?

Ils sont quelques centaines d’êtres hostiles, répartis sur le monde occidental, formant une masse hirsute, pauvre et hystérique. Il n’est pas facile d’afficher une identité lorsqu’elle est vécue comme une honte, un reproche permanent,

Ils sont irrationnels et provocateurs, Ils détériorent, pervertissent, subvertissent l’identité chrétienne. Ils s’introduisent, s’immiscent, se glissent, se tapissent dans les milieux chrétiens au profit d’obscures raisons en vue d’être plus Pape que le Pape.

Ils critiquent de manière outrancière et non constructive l’islam et les musulmans pour conforter les religieux dans leurs préjugés. Ils n’ont jamais lu le Livre des Musulmans, ne connaissent rien sur l’Islam mais on leur fait dire leur témoignage.

Ainsi ils apprennent qu’un chrétien c’est quelqu’un qui croit que Jésus est mort pour ses péchés. Il croit qu’il peut être sauvé par ce que Jésus a accompli sur la croix. Un chrétien a confiance en Jésus et l’accepte comme Sauveur et Seigneur.

Tous ces ex ; musulmans ne veulent devenir chrétien que pour de l’argent ou pour un visa. On instrumentalise des convertis pour mener une irresponsable campagne de dénigrement de l’islam

Par les conversions «Emotionnelles» motivées par une rencontre amoureuse ou amicale ou également liées à un mariage, ou de développer son « business’

Par des conversions instrumentales certains disent : La Bible, je m’en fiche, ce que je veux c’est l’intégration donc une simple conversion au sens d’un changement complet de mode de vie et de bien être etc.

Dans certains églises, les autorités religieuses font preuve de prudence devant les conversions de musulmans, car celles-ci doivent être authentiques, et non une manière de s’intégrer dans le pays.

Que dire quant les Prêtres ont pu compléter à leur office un 8°Sacrement à savoir le Combat contre l’Islam, ainsi Le prêtre «remet en route» les mises en garde contre les musulmans. En Bon chrétien, envers ses paroissiens, le prêtre pratique L’Eucharistie qui gère la vie chrétienne, elle la ponctue, elle dirige la vie spirituelle chrétienne vers le mépris à retenir envers l’Islam et les Musulmans,

Ainsi on fait appelle à ces cas d’ex : musulman devenu chrétien après avoir rencontré Jésus dans un rêve, ou avoir reçu l’Appel du Christ (Ce que tous prétendent) après avoir vécu de nombreuses persécutions. Aussi après sa conversion et de sa foi en Jésus-Christ., il est sauvé !

La Bible dit: « Si tu confesses de ta bouche que Jésus est le Seigneur, et crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé (Romains 10:9). »

Bien entendu les échos d’un telle consécration ne sort jamais de l’enceinte de l’église c’est un acte confessionnal.

Est-ce que parce que l’imbécillité devient majoritaire que ça la transforme en intelligence
Pour preuve, le terme d’ex musulmans les désignent à juste titre, au d’etre chrétien tout court. On constate encore aujourd’hui dans certaines églises cet ex: musulman, occupe une place dans l’imaginaire populaire de par ses manières d’être, par ses comportements, sa culture, ses repères qui éprouvent une énorme difficulté à apprendre à vivre dans des normes collectives de la société chrétienne, qui garde une suspicion, qui nous rappelle celle maintenue vis-à-vis des Harkis amis de la France lors de la Guerre d’Algérie.

De plus des chrétiens dans leurs églises ont tendances à se méfier de ces ex musulmans, et le plus souvent ils se disent ;

Ce ne sont pas des chrétiens comme nous ?

Avec un égoïsme viscéral, les préjugés d’une époque ou une haine tenace peuvent faire partie de ces choses qui demeurent à l’endroit de l’Islam les ex : musulmans occupent des emplois préférentiels, bénéficient indûment des aides sociales, surchargent les établissements scolaires et coûtent cher à la collectivité en indemnités de chômage et en frais d’hospitalisation, grâce au soutien de l’Eglise et quelques associations de la Charité chrétienne et autres.

Il faut le dire haut et fort que ces ex: musulmans n’ont aucun sens de solidarité ethnique pour la sienne ? Ces gens n’ont aucun respect pour le culte d’autrui, ils se réclament le monopole de la vérité lorsqu’ils n’en ont aucune notion, leur amour pour Jesus ou autre n’est que prostitution et leur vérité n’est que duplicité.

On n’a jamais vu un Bouddhiste lançait des attaques contre sa doctrine ou encore un juif converti à une autre religion, écrire des pamphlets pour critiquer fortement les juifs religieux ultra extrêmes avec des pratiques et des mœurs aussi absurdes qu’étranges et dont les femmes se rasent le crâne ? Où pour se plaindre qu’un juif religieux lui a un jour fait des remarques sur son apostat et en faire une affaire patente ? Et pourtant l’apostasie chez les juifs est punissable à la peine de mort

Certainement pas ! Car ils savent qu’ils sont d’une même ethnie, et qu’ils sont sensé la respecter.

Conclusion, il faut noter qu’il suffit de mesurer la qualité de ceux qui quittent l’Islam sans jamais être de vrais Musulmans, et de ceux qui viennent vers l’Islam après une mure conviction appuyer par des études d’abord, pour constater que la différence est de taille.

Il y a toujours dans le paysage de conversion à l’islam des personnalités à fort bagage culturel, après une étude approfondi sur la dimension spirituelle de l’Islam, et surtout fascinés par la notion d’une religion authentiquement traditionnelle, ils embrassent cette croyance avec une approche intellectuelle et personnelle,

L’islam séduit toujours des personnes à fort capital intellectuel en quête de spiritualité, de rationalité. La simplicité de la foi musulmane, la clarté des règles sont mises en avant ainsi que la recherche d’une identité par le biais d’une religion peu rituelles avec ses codes et modes de pensée, qui se trouve la plus propre, attire de plus en plus de personnes.

L’exemple de Mme ’Eva de Vitray-Meyerovitch, reste une meilleure illustration de cette mouvance, car elle est la parfaite représentante de cette intelligentsia occidentale qui avait embrassé l’Islam, sans pour autant avoir trouve une quelconque déclinaison dans les écritures Sainte Islamiques, reste très fort.

Elle dit :
’De toute façon, l’islam oblige a reconnaître toutes les communautés spirituelles, tous les prophètes antérieurs. L’islam est le dénominateur commun à toutes les religions. On ne se convertit pas à l’Islam. On embrasse une religion qui contient toutes les autres ‘’
Kader Tahri

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Le QUR’AN est le seul livre qui peut être appris par cœur!

Le QUR’AN est le seul livre qui peut être appris par cœur!
Le seul livre dans le monde qui peut être appris par cœurs est bel et bien le Saint QUR’AN. Des dizaines de milliers de personnes âgées, jeunes et enfants apprennent tout le QUR’AN, voire ils l’apprennent pendant toute leur vie, sans autant rien oublier de ce qui y est mentionné, pour le réciter par cœur.

Les préjugés sur l’Islam et les musulmans qui étaient divulgués avec les travaux des orientalistes à partir du Moyen Âge se poursuivent de nos jours de manière pointu et continu avec des concepts différents, mais toujours avec mise du principe de l’érudition qui reste le moyen le plus influant sur les communautés.
Que dire quant les Prêtres ont pu compléter à leur office un 8°Sacrement à savoir le Combat contre l’Islam, ainsi Le prêtre «remet en route» les mises en garde contre les musulmans. En Bon chrétien, envers ses paroissiens, le prêtre pratique L’Eucharistie qui gère la vie chrétienne, elle la ponctue, elle dirige la vie spirituelle chrétienne vers le mépris à retenir envers l’Islam et les Musulmans, Bien entendu les échos d’un tel sacrement ne sort jamais de l’enceinte de l’église c’est un acte confessionnal.

Comment pouvez-vous dire: Nous sommes sages, La loi de l’Eternel est avec nous? C’est bien en vain que s’est mis à l’oeuvre La plume mensongère des scribes (Jérémie 8,8) ?
Le terme de «religion» pour les autres croyances est inexact car le Judaïsme est tribal et le christianisme idolâtre, c’est tout simplement une idéologie politique, aussi il est à constater qu’aucun d’adeptes de ces croyances n’est capable d’apprendre tout son Livre quant aux religieux, ils estiment qu’il n’est pas obligatoire de le faire, et répondent que :
A quoi bon puisque Dieu, Jésus et le Saint-Esprit sont à l’origine de tout, à commencer par notre propre existence et surtout notre Sauveur, qu’il faut juste boire son sang et manger son corps ?
Une croyance aveugle au métaphysique et aux symbolisme, on nous dit que c’est du rationnel et purement cartésien
Il n’est pas rare, de nos jours, d’entendre ou de lire des affirmations tranchantes, des jugements définitifs sur ce que le QUR’AN est censé être.
Souvent, on entend de fausses idées que le QUR’AN n’est surtout pas un livre. Allah n’a jamais donné de livre à Muhammad (SAWS). Evidemment, avec un ton savant ou avec un air très pieux, nous disent que qu’il est d’origine syriaque, d’autres affirment qu’ il est d’ Origine Judéo Nazaréenne. Ceci relève de la spéculation, car rien, je dis bien rien ne vient étayer ces hypothèses. Dont le but étant de démontrer que QUR’AN n’est qu’une reprise de la Bible sans aucune revelation.

Ainsi, les chercheurs (qu’ils soient «chrétiens, agnostiques, athéistes, juifs ou autres) ont tous des buts idéologiques derrière la tête, et écartent donc tout ce qui peut gêner leurs thèses, pour essayer de justifier des résultats qu’ils ont posé et déterminé d’avance, par des suppositions, en tentant ensuite de trouver les éléments pouvant étayer leur thèse, il est donc nécessaire à se demander si ces maître penseurs mettront-ils la même ardeur à nous prouver que les Évangiles seraient assurément « Paroles Révélées et d’inspiration divine’ ou encore faire le même travail sur les années cachées et obscures de Jésus Christ afin de ne pas passer pour des adeptes à la « vision outrageusement orientée et partisane’’ mais des chercheurs consciencieux
Les adversaires simplistes doivent justement s’efforcer à nous expliquer :
-Pourquoi et comment le QUR’AN est le seul livre au monde a être appris par cœur par des centaines de millions de personnes de toutes les couleurs et de toutes les nationalités. Arabes ou non arabes ?
-Pourquoi il est le seul livre au monde à en être ainsi. Tout cela ne doit quand même pas laisser indifférent la pensée rationnelle ?
-Pourquoi se seraient-ils engagés à démonétiser le Livre des musulmans et lui ôter toute substance divine par diverses machinations de mensonges, de modifications de sens, d’analyses de thèse hors contextes, etc. ?

Pour revenir au QUR’AN, on relève pleinement qu’il parle de façon tout à fait singulière:
« Voici Le Livre, il ne s’y trouve point de doute ; il est une Voie pour celles et ceux qui ont acquis la conscience de Dieu. ».

Cependant en dépit de toutes les intrusions, les Musulmans observent que le meilleur et plus appointer acte pour Allah est d’apprendre le QUR’AN par cœur.
Certaines commentateurs musulmans estiment que le mot « QUR’AN » est divisé en deux syllabe,
-Le premier renvoi au sens de: se fixer, se stabiliser
-Le second renvoi au mot maintenant !
De ce fait lors de la prononciation du mot QUR’AN en arabe il s’agit donc se fixe/s’encre/se stabilise.. Maintenant ?
Ainsi la lecture du QUR’AN se fixe dans la mémoire et le cœur à l’instant de la récitation.

Aujourd’hui, il existe dans le monde des milliers de manuscrits coraniques dans plusieurs endroits sur terre. L’extraordinaire est qu’ils sont tous identiques, sauf certaines petites différences au niveau de l’écriture de quelques mots, mode d’écriture, format de la page.
Cependant, les mots sont les mêmes dans toutes les copies, ainsi que le sens linguistique. Ceci prouve que le QUR’AN est gardé par le soin d’Allah.. Si l’on contemple les maints manuscrits du QUR’AN (les milliers de copies à travers le monde), on trouvera qu’elles sont extraordinairement identiques, à l’exception de quelques lettres qui ne changent pas le sens du verset.
Au contraire, elles ne font que renforcer et enrichir par d’autres sens. Ceci est appelé ‘’les versions du QUR’AN’’ ou ‘’les lectures du QUR’AN’’.
Les réalités scientifiques prouvent que les savants et douteux orientalistes n’ont pu trouver une copie du QUR’AN différente de celle que nous disposons aujourd’hui.
D’ailleurs, c’est ce que le verset suivant confirme :
« En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien.  » ( Al-Hijr : 9).
Le mot ‘’ gardien’’ veut dire garder le QUR’AN dans les cœurs et les lignes.
Etant donné qu’Allah avait promis de garder le QUR’AN, toutes les copies doivent donc être identiques. En effet, car c’est ce que nous témoignons. En dépit de grands efforts fournis par les douteux, ils n’ont pas pu trouver une seule preuve sur laquelle se baser pour prouver la distorsion du QUR’AN.
Car c’est un Livre gardé depuis sa révélation et jusqu’à ce qu’Allah héritera la terre et tous ceux qui sont sur la terre. Il n’existe aucun livre dont ses croyants en sont totalement convaincus que c’est un livre d’Allah, sauf le QUR’AN. Cependant, si on demande à n’importe quel Musulman sur terre, on trouve qu’il croit totalement que le QUR’AN est le livre d’Allah, et que chaque mot du QUR’AN est d’Allah.

En effet, c’est une preuve concrète qu’il est impossible de mettre en place un livre qui ressemble au QUR’AN:

 » Si vous avez un doute sur ce que Nous avons révélé à Notre Serviteur, tâchez donc de produire une sourate semblable et appelez vos témoins, (les idoles) que vous adorez en dehors d’Allah, si vous êtes véridiques. Si vous n’y parvenez pas et, à coup sûr, vous n’y parviendrez jamais, parez-vous donc contre le feu qu’alimenteront les hommes et les pierres, lequel est réservé aux infidèles. » (Al-Baqara:23-24).

La vérité est que justement la lecture du Coran est une parole de vérité absolue, et les humains réagissent positivement à cause de la certitude qu’Allah est Celui qui s’y révèle véritablement.

Pour ce, Le QUR’AN vénéré inaltérable de nature est lu par les langues, reproduit dans des textes et gardé dans les cœurs et il est pourtant verbe éternel, subsistant par l’Essence d’Allah sans subir la séparation et la discontinuité en passant dans les cœurs. On ne peut plus rien a cela car pour celle ou celui qui a reconnu la Présence du Très-Haut et dont le cœur a adhéré au message de l’islam,
Ce n’est nullement la faute d’une religion qui glorifie la connaissance, préconise le savoir comme une quête obligatoire si cette Réalité sur le QUR’AN, cette évidence se dresse naturellement sur le chemin de toute autre expression pour ne laisser absolument aucune place au doute sur la doctrine islamique.
Par ce Livre Saint, ll apparaît clairement que les musulmans furent animés d’un véritable esprit scientifique caractérisé par la recherche de l’objectivité,
Pour ce Livre Saint les musulmans entreprirent la remise en question a priori des théories et doctrines anciennes, avec un recours systématique à l’analyse, à la synthèse et à l’expérimentation.
Un Livre Saint qui énonce que l’encre des savants est plus précieuse que le sang des martyrs, soit une religion qui glorifie la connaissance

En conclusion, pour une meilleure approche sur la splendeur de la civilisation islamique et ses éclats je citerai la citation suivante :
Pour George Sarton, Il suffit ici d’évoquer quelques glorieux nom sans équivalent contemporains en Occident : Jabir ibn Haiyan, al-Kindi, al-Khwarizmi, al-Fargani, al-Razi, Thabit ibn Qurra, al-Battani, Hunain ibn Ishaq, al-Farabi, Ibrahim ibn Sinan, al-Masudi, al-Tabari, Abul Wafa, ‘Ali ibn Abbas, Abul Qasim, Ibn al-Jazzar, al-Biruni, Ibn Sina, Ibn Yunus, al-Kashi, Ibn al-Haitham, ‘Ali Ibn ‘Isa al-Ghazali, al-zarqab, Omar Khayyam. Une magnifique liste de noms qu’il ne serait pas difficile d’étendre. Si quelqu’un vous dit que le Moyen Age a été scientifiquement stérile, citez lui seulement ces hommes, qui ont tous brillé dans une courte période, de 750 à 1100 après JC.
Introduction to the History of Science, George Sarton, éd. Williams & Wilkins, 1927, p. 27

Kader Tahri

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Evangiles de Jean et de Barnabé Qu’en est-il du paraclet?

Evangiles de Jean et de Barnabé Qu'en est-il du paraclet?

Evangiles de Jean et de Barnabé
Qu’en est-il du paraclet?
 
 
«Lorsque viendra le Paraclet, que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il me rendra témoignage. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même: il redira tout ce qu’il aura entendu; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.» Jean 15,26- 16,13
 
 
7 avril de l’an 30: Jésus Christ, rapporte les quatre Evangiles canoniques, jugé par le tribunal rabbinique est condamné à être crucifié sur la Croix au Mont Golgotha. Les quatre Evangiles retenus par l’Eglise plus de trois siècles après la mort du Christ ont du même coup «étouffé» la contestation des autres Evangiles dits apocryphes car ils contredisent le dogme. Chaque apôtre a essayé d’écrire son Evangile. On dénombrerait plus d’une dizaine d’Evangiles, d’épîtres toutes rapportant le ministère de Jésus. Les plus importants L’Évangile de Thomas, de la bibliothèque de Nag Hammadi à qui, Jésus aurait donné des paroles secrètes, qu’il n’aurait pas révélées aux autres. L’Évangile de Pierre, Le prot-Evangile de Jacques… L’Evangile de Marie Madeleine écrit au deuxième siècle; l’Evangile de Judas, l’Evangile de Barnabé. L’Eglise ne se basant sur aucune certitude décide lors du concile de Nicée en 325 avec l’aide de l’empereur Constantin 1er de ne retenir que quatre Evangiles dus à Jean, Luc, Mathieu, Jacques, aucun n’étant contemporain du Christ.
 
Ces textes ayant paru au mieux vers l’an 70. Cette contribution fait suite à une émission sur Arte et consacrée à l’Evangile de Barnabé, dans lequel Jésus annonce la venue du prophète Mohammed (Qsssl). Ce refus de l’Eglise d’une «suite» au ministère de Jésus est aussi combattue dans l’interprétation du Paraclet de l’Evangile de Jean où là aussi, Jésus signale qu’il y aura un intercesseur envoyé par Dieu.

L’Evangile apocryphe de Barnabé
 
On sait que  les récits de la vie et de la mort du Christ diffèrent d’un Evangile à un autre. On apprend que lors de la crucifixion il n’y a jamais fait cas de clous enfoncés dans les mains, ni de port de la croix qui aurait été portée par un autre que Jésus. De plus, la crucifixion n’était pas une spécialité romaine et même le signe de croix est ancien. Il remonte aux pharaons dont le symbole est justement la croix. Luc (23,26) parle d’un Simon de Syrène qui aurait été crucifié à la place du Christ. Nous verrons que dans l’Evangile de Barnabé, il est dit que le Christ n’a pas été crucifié, mais c’est le traître Judas qui le fut. C’est d’ailleurs ce que dit le Coran quand il est dit que le Christ a été élevé au ciel.
 
   Dans le documentaire sur Arte du 17 avril , une étude minutieuse nous présente l’Evangile de Barnabé En 2012 en effet,  des trafiquants d’art turcs se voient saisir un ouvrage très particulier. Celui-ci, présenté au monde comme une bible millénaire, est confié au musée d’ethnographie d’Ankara. Certains pensent que le livre contiendrait l’évangile, controversé, de Barnabé, qui remet notamment en cause la crucifixion de Jésus.  
 
De la Turquie à l’Autriche en passant par la Suède, le Vatican et la France, le réalisateur a mené l’enquête pour démêler le vrai du faux sur ce mystérieux ouvrage. «L’Évangile de Barnabé». Est-ce un faux ? Écrit il y a plus de 1500 ans en Araméen, la langue de Jésus, cet ouvrage bouscule les communautés scientifiques et religieuses. Cet événement attise la communauté scientifique et religieuse. Jésus a-t-il été crucifié ? La croix, le symbole du christianisme, n’est-elle que pure invention ? » (1)
 
Bien qu’il ait existé un Evangile signalé au VIe siècle et qui a été perdu .Il semble que la scission et la parution de cet évangile ont survenu  à la suite de la séparation de Paul et de Barnabas suite à « une violente explosion de colère » selon Actes 15 :39.  Pour l’Eglise l’Evangile  actuel a été rédigé bien plus tard il y a cinq cents ans . Il  serait l’oeuvre d’un italien ou d’un espagnol et que les musulmans tiennent pour vrai car dans cet évangile Jésus parle de la venue après lui de Mohammed (Qsssl).  
 
 Qui est Barnabé? il ne faisait pas partie du groupe des douze apôtres. Cependant les Actes des Apôtres lui en attribuent le titre au sens large, comme à Paul. Barnabé est un personnage de rang quasi apostolique. Clément d’Alexandrie indique qu’il faisait partie des septante disciples de Jésus et que ceux-ci ont reçu la «gnose» par l’intermédiaire des douze après la résurrection. Barnabé est le chef de mission du premier voyage missionnaire dans lequel Paul de Tarse et Marc l’évangéliste l’accompagnent (2).
 
    Il est établi qu’un évangile de Barnabé, dont le nom seul est connu, avait existé aux V°-VI° siècles comme en fait foi la condamnation portée par le décret dit de Gélase à cette époque. Mais il est impossible que, dans son état actuel, le texte italien représente cet original inconnu. (…) Que faut-il en penser? Chez les Occidentaux, deux tendances sont apparues. La première, la plus répandue, accepte les conclusions de l’étude critique fournie par les éditeurs de 1907. Elle considère ce texte comme composé au XVIe siècle (peut-être au XIV° mais pas avant). L’hypothèse de recherche actuelle la plus séduisante y verrait un faux lancé dans un esprit de vengeance contre l’Inquisition espagnole ou un moyen de défense de la foi des musulmans d’Espagne persécutés au XVI° siècle après la Reconquista. (3)
 
Les ou la seule référence que l’on ait de ce texte provient de milieux morisques et, en Espagne à cette époque, il a existé d’autres faux du même genre. La seconde tendance, exprimée par L. Cirillo dans une thèse de doctorat (éditée après avoir été considérablement étoffée, à Paris chez Beauchesne en 1977), y verrait un noyau primitif judéo-chrétien très ancien auquel aurait été amalgamée, bien plus tard, une apologie de l’islam. Le tout aurait été remanié et réécrit au XVI° siècle.
 
« En fait,  pour Fabien Girard, il pourrait sembler tout aussi probable que ce pseudo-barnabas était simplement un musulman cherchant à contrarier le christianisme en utilisant ses propres écrits. Mais il y a un bémol qui réside dans une étrange assimilation, celle d’un Mahomet passé de prophète à Messie, une idée en opposition avec le Coran qui affirme que Jésus était le Messie. Le pseudo-Barnabas ne semble donc pas maîtriser avec une aussi grande agilité la pensée coranique. Ainsi, la connaissance qu’a notre auteur de la littérature judéo-chrétienne de son temps, quelle soit canonique ou apocryphe, nous incite à privilégier l’hypothèse d’un chrétien fraichement converti à l’islam » (4)
 
L´Évangile de Barnabé  et  le chapitre 163
 
   Pourquoi l’Eglise fait tout ce qui est son possible pour discréditer l’Evangile de Barnabé ? Pourtant il existerait d’autres  évangiles dit apocryphes  qui ne font pas l’objet d’un tel « traitement ». En fait cet évangile s’il devait s’avérer véritable remet en place non pas la sainteté du Christ et son sacerdoce, mais surtout il déconstruit le dogme de l’Eglise qui est une construction humaine .  Ecrit il y a plus de 1500 ans en araméen, la langue de Jésus, cet ouvrage bouscule les communautés scientifiques et religieuses.  Que dit justement  l’Evangile de Barnabé, chapitre 163? :
 
« Jésus s’en alla avec ses disciples au désert, au-delà du Jourdain. Après avoir fait la prière du midi, il s’assit près d’un palmier, et ses disciples s’assirent à l’ombre d’un palmier, Jésus dit alors: «Frères, la prédestination est si secrète, je vous le dis en vérité, qu’elle ne sera clairement connue que par un seul homme. C’est celui qu’attendent les nations, à qui les secrets de Dieu sont si clairs que ceux qui écouteront ses paroles seront heureux quand il viendra dans le monde. Dieu en effet enverra sa miséricorde sur eux comme ce palmier est sur nous. Et de même que cet arbre nous défend de l’ardeur du soleil, ainsi la miséricorde de Dieu défendra-t-elle contre Satan ceux qui croiront en cet homme.» Les disciples répondirent: «Maître, qui sera cet homme dont tu parles et qui viendra dans le monde?» Jésus répondit dans la joie de son coeur: «C’est Muhammad, messager de Dieu! Sa venue dans le monde porteuse d’abondante miséricorde, comme la pluie qui fait fructifier la terre quand il n’a pas plu depuis longtemps, sera cause de bonnes actions parmi les hommes. Car il est une nuée blanche, remplie de la miséricorde de Dieu, que Dieu répandra sur les fidèles comme la pluie.»

Dans le Coran, Jésus est mort normalement, il n’ y a pas eu crucifixion. Il a été élevé à Dieu. Dans l’Evangile de Barnabé, Jésus n’est pas mort sur la croix c’est le traître Judas qui a été crucifié à sa place. Dans le dogme de l’Eglise, on parle de croix, la crucifixion de Jésus est rapportée de façon différente dans les quatre récits. Les divergences sont nombreuses qui commencent avec l’arrestation de Jésus, ce qu’a fait Judas, comment il s’est pendu. Qui a porté la croix, Jésus (Jean) ou Simon (Luc).
 
La seule mention profane est celle de l’écrivain soldat Flavius Joseph un Juif écrivant dans les années 93-94 nous dit que durant le règne de Ponce Pilate, c’est-à-dire entre 26-36, il est apparu, sur la scène religieuse, un homme que l’on appelait Jésus. La différence fondamentale est que l’Eglise se fonde sur le dogme de la trinité La formulation définitive de ce dogme date du Ve siècle. Deux conciles majeurs se sont tenus, le concile de Nicée (325) et le concile de Chalcédoine (451). Jésus est une seule Personne, dotée de deux natures, humaine et divine; la Trinité est une unique substance en trois Personnes, Père, Fils et Saint-Esprit).
 
Dans le Coran comme dans l’Evangile de Barnabé, Jésus est une personne humaine, certes exceptionnelle, mais Dieu est unique. L’Evangile de Barnabé comporte 222 chapitres. Dans le chapitre 263 nous lisons: «Parmi les juifs, les uns disent que Jésus est Dieu ou Fils de Dieu, les autres s’y opposent absolument. (…) Jésus nie être le Messie et annonce Mohammad qui sera le Messie attendu » (5 ).
 
Pour les partisans du faux tout a été fait à longueur de contribution plus ou moins savante pour montrer que c’est un faux. Ils vont jusqu’à déformer les «preuves» du scientifique Muhammed At-Ur-Rahim dans son ouvrage: «Jésus prophète de l’Islam» Nous lisons: «Pour beaucoup de gens ce que Rahim a écrit les a convaincus de l’antiquité de l’Évangile de Barnabas.» Pour cette raison, examinons en détail les preuves qu’il donne. Rahim écrit: L’Évangile de Barnabas a été accepté comme un Evangile canonique dans les églises d’Alexandrie jusqu’en 325 AC (Rahim, p.41). On sait qu’il (l’Evangile de Barnabé) a été en circulation aux premiers et deuxièmes siècles après la naissance de Jésus grâce aux écrits de Irénée (130-200 AD). Après le concile de Nicée quatre Evangiles sont déclarés canoniques. Les Evangiles restants, y compris l’Evangile de Barnabé, ont été condamnés à être détruits complètement. (…) En fait, on sait que le pape a obtenu une copie de l’Évangile de Barnabas en 383 après J.-C., et il la conservait dans sa bibliothèque privée. (Rahim p.42.)» (5)

L’annonce de la venue du prophète Mohammed (Qsssl): le Paraclet
 
l’Eglise  a banni tous les récits qui ne cadrent pas avec le dogme consolidé d’abord en 325 au Concile de Nicé  grâce à l’apport de l’empire avec Constantin, qui comme on le sait a été le bras armé de l’Eglise contre que qu’elle a appelé « l’hérésie », notamment celle de Donatiste en Algérie. Le dogme sera ensuite consolidé au  Concile de Chalcédoine en 453  excluant du même coup toute « dissidence »
 
Dans le même ordre des mises au pas, les interprétations des Evangiles doivent correspondre  au dogme de la trinité, qui faut il le rappeler n’existe pas dans le magistère du Christ. Il en est ainsi du paraclet  décrit dans l’Evangile de Jean  Le Coran affirme  en effet, que l’Evangile de Jean annonce la venue du prophète Mohammed (Jean 16: 7) qui parle du Paraclet est ainsi retenu par de nombreux musulmans comme faisant référence à la prophétie sur Mohammed dont parle le Coran. Le mot grec paraklétos est rendu paraclet ou consolateur ou défenseur dans les traductions de la Bible. Mais Certains musulmans affirment que ce mot «paraclet» (paraklétos) devrait se lire périklytos.
 
Le docteur Maurice Bucaille a tenté de donner une explication des quatre versets de l’Evangile de Jean où il parle d’un intercesseur. L’Eglise a tôt fait de voir dans le Paraclet l’esprit saint. Ce que réfute le docteur Bucaille. Voici son explication: «Le texte de l’Evangile de Jean et lui seul le désigne explicitement sous le nom grec de Parakletos, devenu Paraclet en français. En voici, selon la Traduction de la Bible, Nouveau Testament, les passages essentiels: «Si vous aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements; moi je prierai le Père: il vous donnera un autre Paraclet» (14, 15-16 ) ».(5)
 
Que Signifie Paraclet? l’Evangile de Jean explique son sens en ces termes: «Le Paraclet, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, vous communiquera toutes choses, et vous ferra ressouvenir de tout ce que je vous ai dit» (14,26).» Il rendra lui-même témoignage de moi» (15,26). «C’est votre avantage que je m’en aille; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous; si au contraire je pars, je vous l’enverrai. Et lui, par sa venue, il confondra le monde en matière de péché, de justice et de jugement…» (16, 7-8). «Lorsque viendra l’Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité tout entière, car il ne parlera pas de son propre chef, mais il dira ce qu’il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir. Il me glorifiera…» (16, 13-14)» (5)
 
«Si l’on en fait une lecture rapide, le texte français qui établit l’identité du mot grec Paraclet avec l’Esprit Saint n’arrête pas le plus souvent l’attention. D’autant plus que les sous-titres du texte généralement employés dans les traductions et les termes des commentaires présentés dans les ouvrages de vulgarisation orientent le lecteur vers le sens que la bonne orthodoxie veut donner à ces passages. Aurait-on la moindre difficulté de compréhension que des précisions comme celles données par le Petit Dictionnaire du Nouveau Testament d’A. Tricot, par exemple, seraient là pour offrir tous les éclaircissements? Sous la plume de ce commentateur, à l’article «Paraclet», on peut y lire, en effet, ce qui suit: » (6)  
 
«Ce nom ou ce titre, transcrit du grec en français, n’est employé dans le Nouveau Testament que par S.Jean. Dans l’évangile johannique, le mot s’applique à l’Esprit Saint; dans l’épître, au Christ. «Paraclet» était un terme couramment employé par les Juifs héllénistes du 1er siècle au sens d’intercesseur, de défenseur. L’esprit, annonce Jésus, sera envoyé par le Père et le Fils et il aura pour mission propre de suppléer le Fils dans le rôle secourable exercé par celui-ci durant sa vie mortelle au profit de ses disciples. L’Esprit interviendra et agira comme substitut du Christ en tant que Paraclet ou intercesseur tout-puissant.» Ce commentaire fait donc de l’Esprit Saint le guide ultime des hommes après la disparition de Jésus. S’accorde-t-il avec le texte de Jean? La question doit être posée car, a priori, il semble curieux que l’on puisse attribuer à l’Esprit Saint le dernier paragraphe cité plus haut: «Il ne parlera pas de son propre chef, mais il dira ce qu’il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir». Il paraît inconcevable qu’on puisse prêter à l’Esprit Saint les pouvoirs de parler et de dire ce qu’il entend.» (6)

«Pour avoir une idée exacte du problème poursuit le docteur Bucaille , il est nécessaire de se reporter au texte grec de base. Le texte grec consulté fut celui de Novum Testamentum graece. Toute critique textuelle sérieuse commence par la recherche des variantes. Il apparaît ici que, dans l’ensemble des manuscrits connus de l’Evangile de Jean, il n’existe pas d’autre variante susceptible d’altérer le sens de la phrase que celle du passage 14,26 de la fameuse version en langue syriaque appelée Palimpseste. Ici, on ne mentionne pas l’Esprit Saint, mais l’Esprit tout court. (…) L’essentiel est que ce qui est exposé ici sur la signification précise des verbes «entendre» et «parler» vaille pour tous les manuscrits de l’Evangile de Jean et c’est le cas. Le verbe «entendre» de la traduction française est le verbe grec akouô, qui signifie percevoir des sons. Le verbe «parler» de la traduction française est le verbe grec laleô, qui a le sens général d’émettre des sons et le sens particulier de parler. Ce verbe revient très souvent dans le texte grec des Evangiles pour désigner une déclaration solennelle de Jésus au cours de sa prédication. Il apparaît donc que la communication aux hommes dont il est fait état ici ne consiste nullement en une inspiration qui serait à l’actif de l’Esprit Saint, mais elle a un caractère matériel évident Les deux verbes grecs akouô et laleô définissent donc des actions concrètes qui ne peuvent concerner qu’un être doué d’un organe de l’audition et d’un organe de la parole. Les appliquer par conséquent à l’Esprit Saint n’est pas possible. (…)» (6)
 
Si l’on supprime  conclut le docteur Bucaille les mots «Esprit Saint» de cette phrase, tout le texte de Jean présente une signification extrêmement claire. Elle est d’ailleurs concrétisée par un autre texte de l’évangéliste, celui de la 1ère épître où Jean utilise le même mot Paraclet pour désigner tout simplement Jésus en tant qu’intercesseur auprès de Dieu. Et quand Jésus dit, selon Jean (14,16): «Je prierai le Père: il vous donnera un autre Paraclet», il veut bien dire qu’il sera envoyé aux hommes un «autre» intercesseur, comme il l’a été lui-même, auprès de Dieu en leur faveur lors de sa vie terrestre. On est alors conduit en toute logique à voir dans le Paraclet de Jean un être humain comme Jésus, doué de faculté d’audition et de parole, facultés que le texte grec de Jean implique de façon formelle. Jésus annonce donc que Dieu enverra plus tard un être humain sur cette terre pour y avoir le rôle défini par Jean qui est, soit dit en un mot, celui d’un prophète entendant la voix de Dieu et répétant aux hommes son message. Telle est l’interprétation logique du texte de Jean si l’on donne aux mots leur sens réel» (6).

On le voit, aussi bien dans l’Evangile de Barnabé dont on ne saura jamais avec certitude ce que dit le texte originel que dans l’Evangile de Jean où Jésus annonce un intercesseur, le dogme de l’église qui ne repose sur rien de tangible (rédigé 3 siècles après la mort du Christ), fait qu’il s’en tienne à un esprit saint, à une trinité, à une crucifixion que le Coran et l’Evangile de Barnabé réfutent.
 
Il vient que le vrai débat est celui de la place de l’islam dans la révélation monothéiste. L’aggiornamento de Paul VI a amené par la suite une fermeture intégriste du dialogue, notamment depuis Jean-Paul II, Paul VI. Même le pape François semble ramer à contre-courant du consensus ambiant  qui imprime la vision d’un Islam diabolisé rendu responsable du malheur du monde et  devenant de ce fait  le tiers exclus de la révélation abrahamique et tout est fait pour le tenir à distance.  A qui profite  cette tension permanente ?  Aux forces obscures  oligarchiques puissantes surement aux nouveaux Gog et Magog  qui nous promettent l’apocalypse ? Sombres jours pour les croyants. 

1.http://www.toutelatele.com/progTv/fiche.php?id=1535780&date=2017-04-17#bREOL83w1OJiFSvS.99
2.https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vangile_de_Barnab%C3%A9
3.http://religions.free.fr/2400_apocryphes/2400_apocryphes/2409_barnabe.html
3.Fabien Girard : http://alephetomega.blogspot.fr/2010/11/levangile-musulman-de-barnabas.html
5.http://messianique.forumpro.fr/t2109-l-evangile-de-barnabas-est-un-faux-preuves-irrefutables
6. Maurice Bucaille: La Bible, le Coran et la Science  Paris, Seghers, 1976
 
 Emission : L’Evangile de  Barnabé  à  suivre  sur https://youtu.be/NZbMVeEmjZw
 
Article de référence http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/265296-qu-en-est-il-du-paraclet.html
 
Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique
 

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Controverse Cheikh Chems Eddine contre un Zandaq d’Ahmadya

Controverse Cheikh Chems Eddine contre un Zandaq  d’Ahmadya
J’avais amplement apprécié le commentaire de notre Cheikh Chems Eddine sur la chaîne de TV Ennahar, nous lire un courriel le mettant en accusation par un adepte de la Secte Ahmadya.
Cela m’avait fait rappeler la Controverse d’Ibn Hazm et le Zandaq Ibn Nagrila.

Dans ce contexte, nous sommes en présence d’un thème polémique au moyen duquel on doit discréditer les croyances et les pratiques importées et à signifier que ces croyances et ces pratiques sont non seulement étrangères à l’Islam, mais aussi et surtout inventées par des ennemis de l’Islam, et qu’elles ont justement pour but de le corrompre.
Ce qui revient à dire que l’adversaire n’est en dernière cette infiltration, consciemment ou inconsciemment, qu’un Zandaq, un faux musulman qu’on doit inviter à abjurer ses erreurs.

Notre savant Cheikh estime que l’Islam, lorsqu’on se réfère au Coran, il est innocent de ces « fables » populaires. Ce sont, dit-il, des ennemis de l’Islam qui, l’ayant embrassé extérieurement pour mieux le corrompre intérieurement, ils déversèrent leurs propres fables (ḫurāfāt) dans les milieux des musulmans simples d’esprit.
Les querelles doctrinales entre théologiens et traditionnistes sont connues, depuis toujours, certains théologiens, avec plus ou moins de bonheur, interprétaient le Coran conformément à leurs thèses, opposaient l’autorité de la raison à celle du Compagnon et du transmetteur, et comme ils faisaient une lecture critique de la tradition,

Al-Naẓẓām, l’homme le plus influent et peut-être le plus intelligent de sa génération, analysait intelligemment les croyances populaires et les procédés d’affabulation des exégètes, et accusait les transmetteurs d’altérer la tradition.
L’expérience montre, dit-il, que les transmetteurs, soit par ignorance, soit par extravagance soit pour des raisons bassement matérielles, falsifient les hadiths.
Pour Ibn Qutayba et Ibn Ḥazm, le zandaq, en forgeant et diffusant des traditions absurdes, cherche à corrompre la religion, à égarer les fidèles, à ridiculiser l’Islam et à faire détourner les gens sensés et cultivés.
Pour Bīrūnī, les juifs et les manichéens, en déversant leurs fables et leurs stupidités dans la tradition musulmane, cherchent en réalité, les manichéens surtout, à « manichéiser » si l’on peut dire l’Islam, et à attirer graduellement et indirectement les fidèles « faibles » et « simples d’esprit » vers le dualisme.
Revenons à des Zandaq plus dangereux. En étudiant la cosmologie indienne, Bīrūnī constate que, concernant ce sujet, les traditions religieuses indiennes sont en pleine contradiction avec les données de la science indienne. Là, Bīrūnī fait une digression pour dire que la situation en Islam est la même et que la conception du monde de l’Islam savant est bien différente de celle du peuple.

En tout cas, le Zandaq est avant tout l’ennemi de l’Islam ; à ce titre, il s’assimile à Satan. C’est sans doute à la suite du combat que l’Islam livra aux Zandaq du milieu religieux non musulman, et surtout du fait que la zandaqa fut conçue en termes de négation par rapport aux dogmes de l’Islam, que le Zandaq fut désigné, à côté d’Iblīs — ennemi du genre humain et patron, d’autres Zandaq, pour jouer ce mauvais rôle.
Les ennemis furent d’abord les juifs, et ensuite les Zandaq comme entres autres les disciples de la Secte Ahmadya qui s’employèrent à faire douter des Visions de l’Unique, et à les faire fléchir vers le dualisme, doctrine qu’ils présentaient d’une manière attrayante à travers la révélation prophétique à Mirza Ghulam Ahmad. Or, ce dernier ne s’était pas contenté de débiter des stupidités dans son système religieux, mais il élabora aussi une théologie qui montre sa grande mécréance. À partir de 1889, Ahmad proclame qu’Allah lui a confié la tâche de restaurer l’islam dans sa pureté et il se déclare mujaddid (rénovateur), muhaddath (à qui Dieu parle), «l’interpellé» puis mahdi (guide).

Ce Zandaq Ahmad Qadiyan aurait eu une révélation à l’image de celle de notre prophète Mohamed (SWS) Toute proportion gardée,
Allah lui aurait parlé !
Son ouvrage souligne la notion ;
«Je jure par Dieu, entre les mains de Qui est ma vie, que c’est Lui Qui m’a envoyé, m’a fait Prophète, et Qui m’a appelé le Messie Promis. Il a montré de grands signes, au nombre de 300 000, attestant cette revendication.»
(Appendice de Flaqiqat-ul-Wahi; Ruhani Khazain, Vol. 22, p.503).

Aussi il serait bon de citer quelques préceptes de ce faux prophète à l’image de Charles Russell : fondateur des Témoins de Jéhovah
Une personne a demandé à Ghulam Ahmad :
« Est-il permis à quelqu’un de prier derrière un Imam dont la croyance n’est pas connue ? »
Il répondit :
« Non ! Sauf que si lui-même vous parle de sa croyance. S’il m’accepte (c’est-à-dire ma prophétie), il est permis ; sinon, il est illégal. S’il ne se prononce pas c’est-à-dire s’il n’a aucune position envers moi, il n’est pas permis non plus car c’est un hypocrite. » Anwar-ul-Khilafat p.92

« Celui qui ne croit pas en moi, ne croit pas en Dieu et en son Prophète. » Haqiqat ul-wahy par Ghulam-Ahmad p.163

Tous ceux qui croient en Moïse et ne croient pas en Jésus ou croient en Jésus et ne croient pas en Muhammad (Paix de Dieu sur lui) sont des infidèles. De même, celui qui ne croit pas en Ghulam Ahmad est un infidèle, en dehors du pli de l’Islam. Cela ne vient pas de nous ; nous le tirons du propre livre de Dieu— « Ils sont infidèles en vérité » Kalimat-ul-Fasl de Bashir Ahmad fils de Ghulam Ahmad.

« Le Messie n’avait pas le pouvoir de dire de lui qu’il était vertueux parce que les gens savaient qu’il était un alcoolique et un malfaiteur. » Note en marge sur p 172 de Sat Bachan par Ghulam Ahmad

« Dieu m’a dit : « Tu viens de Moi et Je viens de toi ! Ton apparence est Mon apparence Al Bushra par Ghulam Ahmad vol I P49

Edite en Israël, le journal Qadiyani « Alfadl » a écrit :
« Ghulam Ahmad était un prophète et un apôtre à l’instar de son prédécesseur Prophète et Apôtre»

Les journaux indiens de cette époque publièrent :
Que Ghulam Ahmad, le prétendant Qadiyani lorsqu’il était atteint du choléra, les saletés sortaient de sa bouche.
Il mourut alors qu’il était en train de s’asseoir sur le lieu d’aisance.
Il est bien aisé de constater que c’est ainsi qu Allah rabaisse les mécréants menteurs et hypocrites

De la sorte, les stupidités des Zandaq, ajoutées aux fables des juifs, furent attribuées à l’Islam et considérées comme appartenant à sa tradition si bien que, si on ose les rejeter, on s’expose à une accusation d’impiété et d’hérésie comme l’illustre parfaitement les accusations portées à notre vaillant Cheikh.
Nous autres Algériens nous savons que nous sommes la communauté du juste milieu et à être digne de ce statut lié au juste milieu, de témoin et d’excellence.
Allâh nous dit : «Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de juste milieu»
(Qur’ân 2, 143).
Il dit aussi : «Vous êtes la meilleure communauté, qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allâh» (Qur’ân 3, 110)

Répondre peut être de manière trop directe à des commentaires extrémistes ne veut nullement dire que nous ne soyons pas discrets, mais nous interdisons le blâmable.
Dieu nous a créés imparfaits ne l’oublions pas.

L’essentiel est que nous partagions les valeurs communes de justice, de paix et de liberté et toutes celles qui font partie du juste milieu.
Le prophète (SAWS), est le meilleur exemple de ce juste milieu. Aussi, veillons à respecter à la lettre, celle du CORAN et de la SUNNAH cette médianité et de ne pas nous en écarter.
Le fait qu’il est clairement recommander de suivre la majorité, tout comme rester dans un juste milieu

Encore, en tant que musulman, je suis fortement intéressé par toutes les attaques contre Mon Islam, celui du Père de mon grand père, d’où qu’elles viennent et quelque soient leur motivation
Ce qui me bouleverse, voire me met en colère, dans cette petite histoire d’accusation, c’est que visiblement une petite poignée de disciples d’une secte avec une pensée extrémiste s’estime avoir la vérité islamique et le pouvoir de détruire tout les efforts de toute une communauté autour de ses Ulémas, prechants la modération pour principe islamique, lié au «Juste Milieu», et donc à la notion de « Droiture » qui est une grande vertu en islam (Récitation au moins cinq fois au quotidien par le musulman pratiquant, qui doit réciter lors de ses prières/salât la Sourate Al Fatiha où il est demandé d’invoquer Allah pour être guidé sur la Voie Droite .
C’est à se désappointer de l’intelligence humaine…

Je me sens donc révolté et bafoué dans mes convictions lorsque je constate quel sort est encore réservé de nos jours aux quelques Ulémas et Chouhoukhs courageux qui se lancent généreusement sur le chemin du prêche religieux bien loin de l’extremisme, pour le plus grand bonheur de le Société musulmane qui est l’Algérie.
La protection de la Mosquée n’est pas facile et il me semble illusoire de penser qu’elle aura un commencement de réalité sans au contraire encourager les cultures actives pour défendre son référent religieux national comme disait un responsable religieux.

La protection de la mosquée n’est pas facile face à des réactions variées de certaines sectes pour s’infiltrer, surtout tout en pratiquant certains rites étranges, elles trouvent en nos compatriotes des adeptes fidèles pour les suivre dans leurs égarements, s’appuyant sur les velléités de certains de reconvertir et de recruter des Algériens, notamment la masse la plus fragile, les jeunes, à leurs idéaux.
Monsieur l’Illustre Cheikh Chems Eddine, je cous accorde un soutien moral et religieux car j’estime à juste titre que vous seriez un rempart contre l’infiltration, des sectes religieuses ou idéologiques à croyance trop souvent étrangères à nos us et coutumes.

Cordialité d’un citoyen algérien.

http://kadbehar.unblog.fr.over-blog.fr/

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« Islam » selon le Coran

« Islam » selon le Coran
L’islam est mis au cœur de bien des débats et les discussions autour de la définition que chacun lui donne ou reconnaît sont loin d’être univoques ou convergentes. Nous nous proposons donc d’aborder la question sous un angle différent et présenterons une analyse du mot « islam » selon le Coran. Il semble en effet logique de chercher à comprendre ce que le Coran entendait par ce terme. Pour ce faire, nous examinerons dans un premier temps la signification étymologique du terme islām puisque a priori c’est ainsi qu’il a dû être entendu lors du prime moment coranique. Puis, conséquence directe, nous envisagerons l’emploi de ce terme-clef par le Coran lui-même.
En arabe, al-islām est le nom verbal de la forme IV : aslama, elle-même dérivée de la racine arabe SLM. Cette racine est commune aux langues sémitiques avec le sens de : « être sain, intact, en bonne condition, sain et sauf, préservé ». Nous la retrouvons en ce sens dans le Coran lors de l’emploi, à une reprise, de son participe actif sālimūn. Ce verset décrit la situation des dénégateurs au Jour du Jugement :

Le regard bas, cernés par l’humiliation, alors qu’ils ont été appelés à se prosterner lorsqu’ils étaient encore sains et saufs [sālimān] (S68.V43).

De même, cas de figure inverse, pour l’adjectif salīm au sujet de la situation des croyants sincères ce Jour, c’est Abraham qui s’exprime :

Sauf à celui qui se présente à Dieu avec un cœur sain [salîm] (S26.V89).

La forme IV aslama, factitive et causative, vaut pour « conserver en bon état, préserver quelqu’un, sauver, se garder sain et sauf, se mettre en sécurité » et, par extension : « livrer ou remettre quelqu’un à son ennemi et se livrer ou se remettre soi-même entre les mains du vainqueur ». C’est accepter en quelque sorte un état de sujétion salutaire, une capitulation de soi en vue de sécurisation, un renoncement à titre de rachat. Bien évidemment, l’on rencontre aussi dans les lexiques la signification suivante de aslama : « professer la religion islam », mais puisque rien ne permet étymologiquement d’obtenir un tel sens, il ne peut s’agir que d’une construction post-coranique à partir du sens de « religion islam » donné, postérieurement au Coran, au mot islām, ce concept particulier a donc été inscrit rétroactivement dans les lexiques de la langue arabe.
Le terme islām en tant que nom verbal de la forme IV : aslama peut donc revêtir les significations suivantes : « préservation de soi, sécurisation, sûreté, protection, sauvegarde », et aussi « sujétion, capitulation, renoncement, rachat, se rendre, céder, se livrer ou s’en remettre à ».
Nous pouvons à présent examiner la signification du terme islām dans le Coran lui-même. Ce dernier comporte vingt-deux occurrences de la forme verbale aslama, 42 de son participe actif muslim — que ce soit au singulier, pluriel ou féminin —, ce qui témoigne de l’arabité du terme face à certaines hypothèses linguistiques. Plus spécifiquement, il est aisé de démontrer que la locution coranique aslamtu wajhī li-llāhi sise en S3.V20, signifie : « j’ai livré entièrement mon être à Dieu »1. En ce segment, la locution wajhu-llāhi suppose nécessairement un glissement conceptuel comme l’illustre l’énoncé coranique suivant :

… il n’est de dieu que Lui, toute chose disparaîtra sauf Sa Face [wajh] (S28.V88)

Segment pour lequel, a minima, le mot « Face » se comprend obligatoirement comme désignant l’Être ou l’Essence divine. Il en découle que pour la locution aslamtu wajhī li-llāhi le mot wajh qualifie « l’être » de l’homme et indique un rapport particulier à Dieu caractérisé par le verbe aslama/aslamtu qui, en ces conditions et conformément aux différentes lignes de sens de aslama, ne peut que signifier « se livrer à », d’où : « j’ai livré mon être à Dieu » ou, de manière parasynonymique : « j’ai remis mon être à Dieu ».
Aussi, contrairement aux affirmations en usage, la relation de l’homme à Dieu ne relève pas de la simple soumission : « je me suis soumis à Dieu » puisque, d’une part, aslama ne connote pas étymologiquement cette notion et que d’autre part elle ne correspond pas à ce qu’exprime en arabe la locution coranique aslamtu wajhī li-llāhi2. Dans le cas contraire, il nous faudrait admettre que ladite soumission relève d’un mouvement volontaire supposant de l’un abaissement, voire humiliation et, de l’Autre, domination. De plus, un rapport de dépendance Homme/Dieu ne peut se concevoir s’agissant de l’ « être [wajh] de l’Homme qui, par définition, est une entité indépendante formellement différente de l’entité divine. Ajoutons à cela que selon la théologie musulmane, l’Être [wajh] de Dieu est ontologiquement inconnaissable et inaccessible, ce qui logiquement interdit en soi toute réalité à un rapport de dépendance ou de soumission de l’Homme à Dieu. Signalons enfin qu’il est tout aussi impossible de relier le terme islām à la notion de paix sauf au prix d’un glissement interprétatif puisque le fait de se livrer à Dieu supposerait la paix trouvée en Dieu, la pacification de l’âme.
C’est donc logiquement que les oulémas ont été amenés à définir l’islam comme la « soumission à la religion », c’est-à-dire à sa pratique cultuelle, l’obéissance aussi sincère qu’inconditionnelle à la législation religieuse ou charia. En effet, nous constatons que les dictionnaires arabes glosent le terme islām par les mots khudhūᶜu, « humilité, soumission » ; inqiyād, « docilité, obéissance » ; iqrār, « adhésion formelle ». Ces significations ne découlent manifestement pas de l’étymologie radicale du mot islām, mais bien des commentaires théologico-canoniques relatifs à la relation du musulman à l’islam compris en tant que religion. Or, il est patent qu’en ce type d’approche, l’islam est directement assimilé à la sharīᶜa, à l’aspect formel de la religion.
A contrario, l’on ne peut en déduire que l’islām serait d’une quelconque manière une forme de soumission à Dieu mais, stricto sensu, une soumission à la religion et que paradoxalement l’islam serait alors une soumission à lui-même ! C’est pourtant à partir de ces redéfinitions post-coraniques du mot islām que les traductions en langues indo-européennes ont validé les sens de « soumission, religion de la soumission, religion de la résignation », autant de formules qui expriment à notre avis tout autant la prégnance orientaliste du fatum mahometanum que la simple duplication de l’approche musulmane puisque celle-ci ne comporte pas, comme nous l’avons souligné, la notion de soumission à Dieu, mais d’acceptation inconditionnelle de l’islam en tant que religion. Pour autant, au contact de la compréhension fournie par la pensée occidentale, les musulmans ont modifié eux-mêmes leur perception du terme islam et comprennent à l’heure actuelle l’islam en tant que soumission à Dieu, glissement de sens théologiques majeur dû en partie donc à des circonstances historico-culturelles.
Ceci étant précisé, lorsque le Coran recourt à la forme aslama, elle qualifie l’expression la plus aboutie de la foi sous l’angle de la relation à Dieu, elle vaut pour « se remettre, s’abandonner à, se livrer », sous-entendu : à Dieu. Un verset refusant que le Salut soit lié à l’appartenance à une religion plutôt qu’à une autre confirme ce rapport :

Bien au contraire, c’est celui qui livrera son être à Dieu [man aslama wajha-hu li-llāh] et agira vertueusement qui aura sa récompense auprès de son Seigneur ; ils ne connaîtront ni crainte ni affliction (S2.V112).

Pour plus de précision, nous observerons que lorsque aslama est employé intransitivement il a valeur intensive. Ceci est d’autant plus vrai que la structure néologique du vocable islām est proche du superlatif aslam, nous pourrions alors le rendre par « se livrer entièrement à, remettre entièrement ou pleinement son être à », et le comprendre par « abandonner entièrement son être à Dieu ».
Nous déduirons de ces données étymologiques lues par l’intermédiaire du Coran que dans les mêmes conditions et contextes, muslim/muslimūn/muslimāt en tant que participes de aslama signifieront : « celui, ceux, celles, qui ont abandonné entièrement leur être à Dieu » ; encore une fois, rien qui relève là encore une fois de la soumission. Nous ajouterons que si le superlatif aslam tout comme le participe muslim , tous deux obtenus à partir de aslama , étaient sans aucun doute connus des Arabes, il apparaît que le terme islām est un néologisme coranique, comme le signalait avec raison Arthur Jeffery[ [The Foreign Vocabulary of the Qur’an, Baroda, Oriental Institute, 1938 ; p. 63. ]].
Enfin, il convient de noter le fait suivant : le terme islām n’apparaît dans le Coran qu’à huit reprises (S6.V125 ; S39.V22 ; S3.V19 ; S3.V85 ; S5.V3 ; S9.V74 ; S49.V17 ; S61.V7), ce qui peut poser problème si l’on considère que le Coran est censé être le fondateur, plus encore que le fondement, de la religion éponyme : l’islam. De fait, l’analyse littérale de ces huit occurrences montre qu’en aucun cas le terme islām ne qualifie la religion du même nom, mais caractérise systématiquement « la voie [dīn] spirituelle de l’abandon plénier de soi à Dieu [al–islām] ». Ces données littérales indiquent donc que la dénomination de la religion islam est, tout comme sa construction, postérieure au moment coranique. Il est du reste parfaitement établi que le Coran ne présente que quelques linéaments d’ordre religieux. À bien l’examiner, le texte coranique n’est en réalité jamais en mesure d’instituer textuellement une religion et, à fortiori, il n’y a aucune raison à ce qu’il puisse l’avoir désignée par le qualificatif islām.
En conclusion, l’analyse du terme islām dans le Coran montre qu’il s’agit d’un néologisme coranique destiné à qualifier une voie spirituelle caractérisée par la remise de soi à Dieu, l’abandon plénier de l’être. Pour des raisons historiques, ce même terme a été sécularisé lors de la construction post-coranique de la religion avec le sens de soumission à ses règles. Autrement dit, un glissement du champ spirituel vers le champ orthopraxique a été ainsi opéré. Plus récemment, le transfert terminologique de ce terme dans le champ lexical religieux occidental a donné lieu à la notion de soumission à Dieu. Sans doute faut-il entendre là : soumission libre et volontaire à Dieu. Cette définition traduit une lecture chrétienne de l’islam et une approche occidentale du fait religieux, or elle n’est en réalité ni coranique ni authentiquement musulmane. Toutefois, jeu de miroir culturel oblige, elle est à présent parfaitement intégrée et revendiquée dans la pensée islamique.
Nous ne pouvons ici que souligner le différentiel majeur entre le concept coranique d’islām compris en tant que voie spirituelle de réalisation et les notions de soumission à la religion ou à Dieu telles que l’islam contemporain les amalgame. Du point de vue conceptuel, le Coran propose donc une voie d’islām-relation à Dieu et l’islam se présente comme la loi de l’islām-religion. Il nous semble que cette distinction est essentielle à l’heure où une réarticulation du rapport entre le Coran et l’islam paraît être la clef fondamentale d’une compréhension réactualisée de la révélation et de la religion par et pour les musulmans.

 

Moreno Al-Ajamî
Médecin, docteur en littérature et langue arabes, islamologue, théologien, spécialiste de l’exégèse du Coran. Il a traité de nombreux problèmes tels que l’égalité de genre, le mariage mixte, le voile (hijab), le djihad, la violence religieuse, la foi et la raison, le libre arbitre et le destin, l’interreligieux, l’altérité. Il est l’auteur de Que dit vraiment le Coran ? (Éditions Zénith, 2008 et 2012).

 

1Pour les Arabes, wajh désignait le «  visage  », la «  face  » et, par métonymie, la «  dignité  » ou la «  qualité éminente  » d’un individu. Le Coran l’emploie à ces occasions selon un abord néologique plus conceptuel pour qualifier l’«  être  » au sens philosophique et spirituel du terme. Rappelons que cette notion devait être certainement non connue en arabe pré-coranique, langue concrète. Nous noterons que cette démarche linguistique innovante du Coran pouvait malgré tout être comprise de ses allocutaires.
2Nous ne pouvons présentement que citer l’analyse du terme islām et de la forme verbale aslama réalisée par Toshihiko Izutsu, cf. God and man in the Koran : Semantics of the Koranic Weltanschauung, Tokyo, Keio Institute of Cultural and Linguistics Studies, 1964. — p. 216-219  ; 251.

http://orientxxi.info/mots-d-islam-22/l-islam-selon-le-coran,1696

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Islam, environnement et citoyenneté (Suite et fin)

Islam, environnement et citoyenneté (Suite et fin)
Enseignements tirés des récits coraniques sur le paradis perdu

Dans les récits coraniques sur le paradis d’avant ressortent des enseignements à l’entame, des mots qui seront des maux à juguler si Adam et sa progéniture veulent être à la hauteur des exigences du Califat. Dieu dit avoir fait des recommandations (ahd) à Adam, ce qui établit la notion d’Alliance entre Lui et l’être humain en ce qu’il ne l’abandonne pas à sa solitude et ses limites : « En effet, Nous avons auparavant fait une recommandation à Adam; mais il oublia ; et Nous n’avons pas trouvé chez lui de résolution ferme ». Ces recommandations sont la boussole ou la guidance qui rattache l’humain à Dieu. En d’autres termes, un gage de succès sur terre et de salut dans l’au-delà est déjà de s’ouvrir à la transcendance et de ne pas faire l’option de la suffisance. Ce souci de Dieu pour l’humain apparait aussi dans le don des paroles de demande de pardon, l’acceptation du repentir, et la promesse de guidance tenue à Adam et à son épouse après leur glissade au paradis : « Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir car c’est Lui certes, le Repentant, le Miséricordieux. Nous dîmes: «Descendez d’ici, vous tous! Toutes les fois que Je vous enverrai une guidance, ceux qui suivront Ma guidance n’auront rien à craindre et ne seront point affligés». (Coran, 2 : 37-38) ; « Puis, si jamais une guidance vous vient de Ma part, quiconque suit Ma guidance ne s’égarera ni ne sera malheureux. Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne, et le Jour de la Résurrection Nous l’amènerons aveugle au rassemblement». Il dira: «Ô mon Seigneur, pourquoi m’as-Tu amené aveugle alors qu’auparavant je voyais?» [Allah lui] dira: «De même que Nos Signes t’étaient venus et que tu les as oubliés, ainsi aujourd’hui tu es oublié». (Coran, 123-126)

Au fait, Adam a oublié quoi et a manqué de résolution par rapport à quoi ? Voici des questions auxquelles des réponses sont données dans le Coran, notamment les récits du paradis d’avant. Examinons de plus près ce qu’il se passe au paradis perdu et qui, à la lumière du Coran, constitue un éclairage capital sur les sources véritables de la ruine de l’être humain. Iblîs banni de la miséricorde de Dieu après s’être révolté par orgueil et refuser de se prosterner devant Adam, donc de reconnaitre que celui-ci est le nouveau dépositaire du Califat, est lui aussi au paradis d’avant. Dans ce paradis, Adam reçoit des recommandations de Dieu, une sorte de code de conduite qui inclue de ne jamais oublier qu’Iblîs est son ennemi implacable qui a pour seul but de provoquer sa ruine : « Alors Nous dîmes : “Ô Adam, celui-là est vraiment un ennemi pour toi et ton épouse. Prenez garde qu’il ne vous fasse sortir du Paradis, car alors tu seras malheureux” ».

Comment Satan précède-t-il pour égarer le premier couple humain à la lumière de ce que nous enseignent les récits coraniques susmentionnés? Les mots-clés des stratagèmes de Satan sont : prétention, séduction, fausse promesse, imposture, illusion et sournoiserie. En effet, Iblîs qui prétend connaitre ce qu’il manque au premier couple humain trouble la vie tranquille de celui-ci en suscitant chez lui un désir de quelque chose qu’il n’avait pas imaginée de son propre chef. En face, les mots-clés de la glissade du premier couple sont : naïveté, oubli et désir. Selon certains exégètes, ce n’est pas à la première tentative d’Iblîs que le couple va céder. Ce dernier répète ses assauts avec un contenu renouvelé mais toujours trompeur, s’y ajoute qu’il se dit de bonne foi et jure pour se faire croire.

Un enseignement capital de ces récits est que, par son murmure mielleux et trompeur, Iblîs suscite chez le premier couple humain le désir de démesure. Iblîs fait miroiter seulement à Adam, une chose qui relève du pouvoir et aux deux (Adam et son épouse), deux choses qui relèvent du rapport au temps et de leur nature en tant que telle. C’est dire qu’il fait croire à Adam qu’il est moins que ce qu’il pourrait être et ce faisant, suscite chez lui une envie de puissance et d’autre part, il incite nos deux grands parents à vouloir échapper au temps et à leur humaine nature. Il n’est pas exagéré de penser que ces récits coraniques du paradis perdu suite à la glissade du premier couple humain préfigurent une sorte de complexe de démesure qui a beaucoup à voir avec la crise environnementale.

Un autre enseignement de ces récits coraniques est que le marchand d’illusion n’a pas d’emprise directe sur Adam et son épouse. Il n’annihile pas le libre arbitre de ces deux premiers êtres humains. Il a juste la possibilité de susciter chez l’individu le désir qui finit par gouverner son « Nafs » (âme charnelle) et le mobiliser vers la recherche vaine de ce qu’il ne peut ni être ni posséder. L’enjeu n’est pas de savoir de quel arbre il s’agit et quelles parties en ont consommées mais ce qu’il représente, à savoir, la limite et la frontière à ne pas franchir au risque de s’égarer en mentant à notre nature d’humain et en nous assignant de fausses finalités. Et si une fin est hors de portée, à quoi servent alors tous les moyens du monde conçus et mobilisés aux fins de l’atteindre ?

Il se trouve que c’est cet enjeu qui traverse le destin en entier de l’homme et qui cristallise tous les dangers auxquels il s’exposera et tous les drames dont il sera l’agent lors de son séjour sur terre. Avant la transgression de l’interdit dont l’objet est redéfini et embellit par celui que le Coran appelle le trompeur (al gharûr), c’est le bonheur illusoire promis à Adam et son épouse. Mais, à l’horizon, après avoir passionnément voulu posséder et dominer tout, et être autre et plus, c’est la désillusion qui est récoltée par le premier couple humain. Selon le récit du Coran, la descente aux enfers peut-être infléchie et l’homme peut se donner une nouvelle espérance à travers l’humilité qui pousse à la reconnaissance de la faute non pas contre Dieu mais contre soi-même, contre sa propre nature humaine et le repentir qui est un engagement de changer de comportement pour le meilleur. Ces récits coraniques nous enseignent que la condition d’un vrai bonheur à hauteur d’homme réside dans la liberté de se donner des limites, de pouvoir renoncer au superflu et à toute forme d’excès et d’opter pour la frugalité et la mesure.

Il est bon de s’arrêter un instant sur la sanction de la transgression au paradis perdu pour la comparer avec ce qu’il se passera sur terre. Selon les récits coraniques, en mangeant quelque chose de l’arbre interdit d’accès, le couple ne fait tort qu’à lui-même. Il y a là toute une pédagogie de l’interdit ou du renoncement librement consenti qui devient source de liberté et de quiétude et non d’asservissement ou de limitation du potentiel humain. De quelle liberté parle-t-on s’il est dit que rien ne peut plus être arrêté ou changé parce-que le « système » enjoint de continuer, même jusqu’à être son propre fossoyeur ? A coup sûr, il y a dans ces récits du paradis perdu, un enseignement capital à méditer longuement et profondément sur la dialectique entre liberté et responsabilité. Si l’homme veut tout maitriser sauf lui-même, il se fera tort inexorablement. S’il veut assumer pleinement sa liberté tout en oubliant les limites à lui fixer, il va à la ruine.

Défense de l’environnement et citoyenneté : leçons amères d’un engagement inabouti

En plus de ce souci environnemental, motivé par la compréhension des enseignements islamiques déclinés plus haut, je me suis posé la question de sa traduction concrète. En effet, je ne voulais pas en rester à déclamer des versets et hadiths alors que par exemple et par proximité, je ne voyais aucune action significative menée par la société civile pour infléchir le désastre du littoral de Dakar. J’ai alors opté pour rejoindre un groupe dont les propos des meneurs me semblaient convaincants et désintéressés. Ce groupe se déclarait préoccupé par la défense de tout le littoral sénégalais tout en commençant par la corniche de Dakar. Je m’étais engagé dans cette lutte de défense du littoral vu son importance écologique et récréative, me justifiant de ce que l’intendance de la terre est confiée à l’humanité et que si les décideurs publics ne mesurent pas l’enjeu d’un problème environnemental, il fallait le leur rappeler de façon responsable au moyen des prérogatives que la loi donne au citoyen.

Ce groupe rassemblait des individus à titre personnel et des associations de riverains du littoral. Le président d’honneur de la plateforme dite citoyenne était une personne influente du secteur de la profession libérale au Sénégal et ses accointances avec différents régimes politiques étaient controversées. La mobilisation a porté ses fruits, puisque quelques membres du groupe ont été reçus par le Président de la République en personne. Après avoir écouté les doléances du groupe, le Président, avec à ses côtés des ministres et des élus locaux de Dakar, s’est dit lui-même environnementaliste (il a une formation d’ingénieur en sciences de la terre) et sensible à l’état du littoral, rappelant qu’il avait pris des engagements dans ce sens pendant sa campagne électorale. Cependant, le Président n’a pas manqué de mentionner que certaines autorisations administratives telles que le permis d’occuper, ont été données par les élus de la ville de Dakar et d’autres par le régime précédent le sien.

Pour finir, le Président a demandé à son ministre de l’économie et des finances de piloter un groupe de concertation composé de membres du gouvernement, des services de l’État, ainsi que des représentants des organisations du groupe qui menait la lutte pour la défense du littoral. Le Président demanda qu’un rapport sur les aspects juridiques, fonciers et environnementaux soit déposé sur sa table dans un délai de deux semaines. Enfin, le président nous proposa une visite guidée pour constater l’état de la corniche avec nous. Ce qui fut fait, la presse ne rata pas l’occasion et l’opinion fut sensibilisée encore plus sur la question et le projet de construction d’une ambassade fut arrêté sur décision du présidentielle. Motivés par l’attention que le Président a accordée au groupe de lutte pour la défense du littoral, les membres firent preuve de plus d’engagement et se virent rejoints par d’autres qui avaient pris conscience du problème mais avaient déchanté par découragement. La presse organisa nombre de débats autour de la question. Des réunions plus ou moins régulières se tinrent entre le groupe citoyen et le gouvernement, des visites de terrain concertées eurent lieu. Le groupe citoyen apporta au gouvernement et à ses services les informations en sa possession sur l’occupation du littoral. Le rapport demandé par le Président prit du retard, car nombre de questions étaient beaucoup plus complexes que prévu.

À mon niveau, nombre de frustrations ont commencé à naitre, au fur et à mesure que le groupe se réunissait et que certaines pratiques me rendaient perplexe et soupçonneux. Voici quelques-unes des raisons qui, in fine, me poussèrent à prendre la décision de quitter le groupe : (i) le désordre que je constatais dans les réunions inutilement longues où on débattait sans ordre du jour ou qui n’était pas respecté s’il en existait, (ii) elles se tenaient dans les bureaux du président d’honneur, soupçonné par certains de velléités d’instrumentalisation du groupe, (iii) les entretiens informels entre ce dernier et certains ministres, parlant au nom du groupe avec des bailleurs et des diplomates, sans concertation préalable, (iv) des projets à financer concoctés par certains membres du groupe de lutte pour la défense du littoral, (v) la faible ou la non implication des élus locaux auxquels sont dévolus certaines compétences de gestion environnementale à travers la décentralisation.

J’ai été particulièrement choqué de voir le président d’honneur d’un groupe citoyen de lutte pour la défense du littoral prendre des engagements devant le gouvernement, faire des promesses et rencontrer des bailleurs pour le financement de son propre projet dans des espaces libérés grâce à la pression populaire, le tout de façon unilatérale et sans concertation préalable avec le groupe. Mes questions et mes critiques sur ces façons de faire envenimaient de plus en plus les réunions car je refusais les réponses autoritaires du concerné e tqui ne semblaient pas gêner la majorité du groupe. J’ai eu aussi des remarque du genre : « laissons-le faire, il s’y connait et nous avons confiance et il constitue notre porte d’entrée au palais présidentiel ». Je me suis aussi rendu compte que certains membres du groupe avaient des projets déjà prêts et qu’ils voulaient expulser certains occupants du littoral pour pouvoir les mettre en œuvre.

Cette façon de faire m’a paru insupportable, parce que pour moi il devait s’agir d’un aménagement concerté et inclusif du littoral sous la supervision de l’Etat incluant l’équité entre toutes les parties prenantes. Hélas, je faisais face à une association de la société civile qui surfe sur l’environnement avec des pratiques peu éthiques et qui joue sur des préoccupations populaires pour être un lobby qui fait chanter les pouvoirs publics aux fins d’obtenir des privilèges. Les pouvoirs publics savent aussi comment s’y prendre avec ce genre de groupes pour les empêcher de jouer leur vrai rôle de sentinelle et de lanceurs d’alerte influant au niveau de l’opinion publique, sans pour autant apporter des réponses aux vraies questions environnementales. J’ai fini par considérer que je n’étais plus dans un espace citoyen et j’ai balancé ceci au groupe comme une sorte de motif de démission : « Pour moi, un groupe citoyen doit travailler selon au moins deux critères qui font défaut au nôtre : la transparence et la concertation. » On m’a ensuite soufflé qu’après mon départ, mes critiques ont permis de changer la mentalité et les pratiques du groupe ! J’ai répondu tant mieux alors sans avoir aucun moyen de vérification de ces rumeurs et en doutant de la sincérité de ce genre d’argument.

Conclusion

J’ai beaucoup appris de cette expérience où par le truchement de la défense de l’environnement, j’ai essayé de traduire ma foi islamique sur une question d’intérêt commun à tous les citoyens, croyants ou non. Il se trouve que j’ai été ô combien déçu de voir que ce sont la cupidité et la convoitise qui sont subrepticement à l’œuvre par le truchement de la manipulation des masses à travers une cause juste. D’une part, cette expérience m’a permis de constater que les hommes et femmes politiques (sans vouloir généraliser) sont gangrénés par la corruption, les intérêts partisans, les accointances louches avec des privés et le manque de courage pour prendre et appliquer des décisions nécessaires. Et voici qu’une partie de la société civile qui devait jouer un rôle de veille et d’alerte environnementale se laisse emporter par le même état d’esprit et se complaisent dans les mêmes pratiques qu’elle condamnent pour se faire une bonne image devant l’opinion publique et mieux la tromper. Dans cette soi-disant société civile qui fait l’option de la marchandisation de l’environnement, se cachent des gens qui ont les mêmes pratiques que les politiques corrompus et les maitres chanteurs. Au milieu de tout cela, c’est le citoyen naïf qui est pris en otage et c’est la nature qui devient de plus en plus un bien privé au détriment de la grande masse. Dans cette expérience, je n’ai pas perdu ma foi vu que je me suis souvenu comme j’ai pu des récits coraniques sur le paradis perdu, mais mon espérance environnementaliste a reçu un sacré coup.

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Islam, citoyenneté et environnement

Islam, citoyenneté et environnement
Du culte et de la bonne œuvre en islam

Tout au long de mon parcours dans la compréhension de l’islam, je me suis rendu compte peu à peu qu’une dimension importante des enseignements de cette religion était soit négligée, soit mal comprise. Par exemple, la notion de « bonne œuvre » (‘amaloun sâlih) qui traverse tout le texte coranique, ainsi que les hadiths (propos du prophète – PSL), ont été souvent réduits au domaine des actes strictement cultuels (‘ibâdât). Selon cette compréhension, ce qui importe pour le musulman, c’est d’adorer Dieu à travers l’accomplissement des commandements relatifs au culte, à savoir, la prière, le jeûne, la Zakât, le pèlerinage, la lecture du Coran, le Zikr (souvenir de Dieu à travers la répétition de paroles sacrées), etc.

En vérité, il existe nombre de commandements qui concernent les relations entre les humains, et entre les humains et les non humains. Selon cette compréhension large ou ouverte des enseignements de l’Islam, la bonne œuvre ne se réduit pas à l’observation des obligations vis-à-vis de Dieu et la mauvaise œuvre (le péché) ne se limite pas elle non plus à l’inobservation des obligations envers Lui. La bonne œuvre doit être comprise comme le respect des obligations, pour le croyant bien entendu, envers Dieu et envers la Création. C’est ainsi que j’en suis arrivé à penser qu’il est possible d’apporter des réponses pertinentes aux questions environnementales à travers le registre de la « bonne œuvre » en Islam.

Les actes cultuels qui rythment la vie du musulman sont destinés à perpétuer le souvenir de Dieu en son for intérieur, à montrer que le musulman assume son choix de vouloir être en conformité avec ce que Celui-ci attend de lui : « Je n’ai créé les jinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent » (Coran, 51 : 56). Dans ce cadre, la définition du théologien Ibn Taymiya emporte l’adhésion de nombre de savants pour sa simplicité, en voici la quintessence : « Est œuvre d’adoration toute action ou parole aimée et agréée de Dieu ». Il en découle que les actions et les paroles du croyant peuvent être « ‘amaloun sâlih » (bonne œuvre), si elles ont pour but ultime l’obtention de l’agrément de Dieu et si elles respectent Sa Loi.

Un fondement à la sauvegarde de la terre et de la vie humaine peut être trouvé dans ce récit coranique des origines : « Et lorsque ton Seigneur dit aux anges : “Je vais établir sur terre un vicaire” Ils dirent : Quoi ? Vas-tu y établir quelqu’un qui y sèmera le désordre et y répandra le sang ? Alors que nous, nous glorifions Ta louange, et proclamons Ta Sainteté. Le Seigneur dit : Je sais ce que vous ne savez pas. » (Coran, 2 : 30). Dieu informa les anges de sa volonté d’installer sur terre un khalîfah (calife). Ces derniers ont répondu par des propos desquels il ressort : (i) Un souci de l’ordre sur terre. (ii) Un souci de la vie humaine. (iii) Une inquiétude sur la capacité du nouveau calife à être à la hauteur de sa mission. Ils mettent en avant leur activité cultuelle inlassable articulée à la célébration de la louange de Dieu et de Sa gloire. Dieu leur répond par la perfection de sa science, pour le reste c’est le temps qui édifiera les anges.

Le Coran se porte garant de la noblesse de caractère du prophète (PSL) et le donne en modèle, même s’il faudra bien distinguer le champ où s’applique cette obligation de le suivre et le champ où il est loisible à l’homme de faire preuve de créativité : « Et tu es certes d’une moralité éminente » (Coran, 68 : 4) ; « En effet vous avez dans le Prophète un excellent modèle, pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment » (Coran, 33 : 21). Un autre argument de taille est que la mission du Prophète (PSL) est une émanation universelle de la miséricorde divine : « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en tant que miséricorde pour l’univers » (Coran, 21 : 107).

Toutes les créatures devraient pouvoir bénéficier de cette miséricorde qui accompagne la venue et la mission du Prophète (PSL). Dans cette optique, il est très instructif de rechercher ce que les enseignements et actes du Prophète (PSL) donnent à comprendre du thème de l’environnement. Les Hadiths rapportent qu’il sensibilisa beaucoup sa communauté sur le gaspillage, la sauvegarde d’un cadre de vie décent, le respect de toute vie, la revivification de la terre morte, la plantation d’arbres, etc. Ainsi, le prophète dit : « Dans cette vie belle et douce, Dieu a fait de vous ses lieutenants » (Hadith rapporté par Mouslim) ; « Gardez-vous des trois sources de malédiction : la pollution excrémentielle des points d’eau, de la voie publique et de l’ombre où s’assoient les gens. »(Abou Daoud et Ibn Maja). Dans le registre du culte, au sens strict du terme, le prophète (PSL) a interdit le gaspillage, même durant les ablutions : « D’après ‘Abdallah Ibn ‘Amr (qu’Allah les agrée), le Prophète (PSL) est passé près de Sa’d (qu’Allah l’agrée) alors qu’il faisait les ablutions et lui dit : « Qu’est-ce que ce gaspillage Ô Sa’d ?! ». Sa’d (qu’Allah l’agrée) répondit : Y a-t-il du gaspillage dans les ablutions ? Le Prophète (PSL) dit : « Oui, même si tu es au bord d’un cours d’eau ». (Rapporté par Ahmad)

Arrivé à Yathrib, qui deviendra Médine lors de l’Hégire, le prophète (PSL) entreprend de grandes actions d’assainissement et d’hygiène publique. Dans le contexte mental et les pratiques populaires de l’époque, les recommandations du prophète (PSL) afférentes à ce que l’on appelle aujourd’hui « le cadre de vie » ont revêtu un caractère novateur et salutaire. Un autre exemple : dans ce qui peut être interprété comme un souci de l’autre et du lointain, le prophète (PSL) recommande de tout faire pour la plantation d’un arbre, même dans les conditions extrêmes de la fin du monde : « Si l’Heure (la fin des temps) arrive, trouvant l’un de vous en possession d’une jeune pousse, qu’il fasse tout son possible pour la planter » (Hadith rapporté par Ahmad).

Récits coraniques sur le paradis perdu : enseignements sur la crise humaine et écologique

Cette section présente la façon dont les enseignements de l’Islam aident à comprendre les origines ou racines profondes de la crise écologique et humaine et ses modalités en cours. Dans cette optique, beaucoup de choses se comprennent à partir du paradis perdu tel que le Coran en parle. L’annonce divine relative aux anges est une information fondatrice et lourde de conséquences pour le statut de l’humanité. Ce que Dieu dit aux anges est la consécration d’une dignité et d’une responsabilité singulières de l’être humain. Par la volonté de Dieu, il est en charge d’une institution unique : le Califat (al khilâfah). Les propos des anges mettent tous les exégètes dans l’embarras, tellement ils semblent réfractaires à une interprétation univoque et définitive. Mais les mots utilisés donnent tout de même des indications intelligibles : « Vas-tu y installer quelqu’un qui va semer le désordre et verser le sang ? ». Pour nombre d’exégètes, cette inquiétude des anges qu’on peut maintenant qualifier de prémonitoire, ne se comprend que parce qu’ils ont eu à être témoins du Califat calamiteux des jinns et de sa fin. Pour ceux qui ne retiennent pas cette hypothèse, faute de référence scripturaire irréfutable à ce sujet, le doute s’est emparé des anges sur la capacité d’Adam, frêle créatures d’argile, à être à la hauteur du Califat. Notons que les deux thèses ne s’excluent pas forcément.

Ce récit du Coran laisse voir que les anges ont une « idée » de ce que représente le Califat dont ils parlent selon une version négative : semer le désordre et verser le sang. Il n’est pas du tout anodin que le terme fasâd, dérivé du verbe fasada et traduit par désordre, corruption, chaos, etc., reste très général et que l’expression « verser le sang » diffère du simple meurtre pour renvoyer à la brutalité et à l’ampleur du phénomène. Le terme khilâfah est traduit de mille façons : califat, vicariat, lieutenance, successeur, etc. Ces efforts d’interprétation fournis par les exégètes sont louables, mais le lecteur peut rester désorienté. Pourtant les mots des anges donnent un sens satisfaisant : ils considèrent, peu importe à partir de quoi et en se fondant sur quoi, que la politique du Califat repose sur un double pilier : préserver l’Ordre (ils n’en disent pas plus) et sauvegarder la Vie.

Ce récit nous apprend une leçon capitale : le souci des anges pour l’ordre et la vie découle de leur connaissance du « souci de Dieu » qui s’y rattache. Il en découle que les racines des crises sur terre proviennent avant tout d’un manque ou d’une faible sensibilité au double souci de l’ordre et de la vie qui constitue les missions fondamentales du Califat originel. Le lecteur du récit coranique des origines se rend compte qu’après avoir tenu des propos révélateurs sur le Califat, les anges donnent des indications de taille sur un aspect essentiel : ils se considèrent plus dignes de cette mission du Califat, en se prévalant de leurs activités spirituelles que l’on peut dire parfaites et constantes, « Alors que nous, nous glorifions Ta louange, et proclamons Ta Sainteté ! » Là aussi, le verset procède par détour : Dieu ne répond pas directement à leur « revendication », mais la suite du récit révèle ce qui est en jeu : la liberté, le savoir et le temps. Dieu a choisi de mettre à la tête de l’institution du Califat un être qui sera libre de ses décisions et de ses actes, donc du pouvoir d’accomplir (ou de ne pas accomplir) la mission en jeu. Il laisse la vérité se faire jour tout le temps que le nouveau Calife passera sur terre.

Voici des versets incontournables du Coran sur récits du paradis d’avant qui éclairent notre compréhension de la perspective islamique des racines de la crise humaine et écologique :

« Et lorsque Nous demandâmes aux Anges de se prosterner devant Adam, ils se prosternèrent à l’exception d’Iblîs qui refusa, s’enfla d’orgueil et fut parmi les infidèles. Et Nous dîmes : « Ô Adam, habite le Paradis toi et ton épouse, et nourrissez-vous partout à votre guise; mais n’approchez pas de l’arbre que voici : sinon vous seriez du nombre des injustes”. Peu de temps après, Satan les fit glisser de là et les fit sortir du lieu où ils étaient. Et Nous dîmes : Descendez (du Paradis); ennemis les uns des autres. Et pour vous il y aura une demeure sur la terre, et un usufruit pour un temps. Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles et Allah agréa son repentir car Il est certes, Celui qui accueille le Repentir, le Miséricordieux » (Coran, 2 : 34-37).

« Ô Adam, habites le Paradis, toi et ton épouse; et mangez-vous deux à votre guise ; mais n’approchez pas l’arbre que voici ; sinon, vous seriez du nombre des injustes. Puis le Diable, afin de leur rendre visible ce qui leur était caché – leur nudité – leur chuchota : “Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre que pour vous empêcher de devenir des Anges ou d’être immortels !”. Et il leur jura : “Vraiment, je suis pour vous deux un bon conseiller”. Alors il les fit tomber par tromperie. Puis, lorsqu’ils eurent goûté de l’arbre, leur nudité leur devint visible et ils commencèrent tous deux à y attacher des feuilles du Paradis. Et leur Seigneur les appela : “Ne vous avais-Je pas interdit cet arbre ? Et ne vous avais-Je pas dit que le Diable était pour vous un ennemi déclaré ?” Tous deux dirent : “Ô notre Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons très certainement du nombre des perdants » (Coran, 7 : 19-23).

« Nous avons auparavant fait une recommandation à Adam; mais il l’oublia ; et Nous n’avons pas trouvé chez lui de résolution ferme. Et quand Nous dîmes aux Anges : “Prosternez-vous devant Adam”, ils se prosternèrent, excepté Iblîs qui refusa. Alors Nous dîmes : “Ô Adam, celui-là est vraiment un ennemi pour toi et ton épouse. Prenez garde qu’il vous fasse sortir du Paradis, car alors tu seras malheureux. Car tu n’y auras pas faim ni ne sera nu, tu n’y auras pas soif ni ne seras frappé par l’ardeur du soleil”. Puis le Diable le tenta en disant : “Ô Adam, t’indiquerai-je l’arbre de l’éternité et un royaume impérissable ?”.Tous deux (Adam et Ève) en mangèrent. Alors leur apparut leur nudité. Ils se mirent à se couvrir avec des feuilles du paradis. Adam désobéit ainsi à son Seigneur et il s’égara. Son Seigneur l’a ensuite élu, agréé son repentir et l’a guidé. Il dit : “Descendez d’ici, (Adam et Ève), [Vous serez] tous (avec vos descendants) ennemis les uns des autres. Puis, si une guidance vous vient de Ma part, quiconque suit Ma guidance ne s’égarera ni ne sera malheureux. Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne, le Jour de la Résurrection, Nous l’amènerons aveugle au rassemblement”. Il dira : “Ô mon Seigneur, pourquoi m’as-Tu amené aveugle alors qu’auparavant je voyais?  » Allah lui] dira : « De même que Nos Signes (enseignements) t’étaient venus et que tu les as oubliés, ainsi aujourd’hui tu es oublié” (Coran, 20 : 115-126). A SUIVRE

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Réflexions et pensée d’un électron libre

La vérité, démasque ceux qui vivent du mensonge et qui sont convaincus de sa nécessité pour « réussir » dans ce monde, l’écrivain Russe Fiodor Dostoïevski écrivait : « La vérité est le dieu des hommes libres ». Les meilleures pensées, dans un article, un discours, sont celles qui révèlent subitement les nôtres, ma conviction, c’est que les personnes de foi jouissent d’une grande liberté intérieure que les religions institutionnelles veulent étouffaient. Celle-ci proclame des vérités de ceux qui passent, soucieux de se pérenniser dans un monde en perpétuel mouvement, l’homme de foi véritable est insensible aux « sirènes de la popularité ». Comme je le dis souvent, l’inversion des valeurs universelles ramènent notre monde à la barbarie d’où le message du Messie voulaient l’en sortir. Détruire ses valeurs, c’est prendre le chemin du chaos, même la nature souffrent de ce chaos généralisé, les enjeux économiques d’une minorité sont plus important que les intérêts de la majorité.

Réflexions et pensée d'un électron libre

L’instabilité de notre monde.

Le message de Jésus ne recueille plus de consensus dans notre société actuelle, depuis la révolution, c’est l’humanisme laïc qui pose le fondement de l’éthique, des valeurs et du droit.

Il ne peut y avoir de science sans sens moral, car les conséquences débouchent sur la destruction, telle que l’événement de Tchernobyl, l’ignoble tuerie d’Hiroshima, (140 000 morts), des déchets radioactifs non métrisables, 70 ans après les faits d’Hiroshima et Nagasaki, le Japon constate les effets dévastateurs sur la santé, cancers et leucémies, notre monde est fou et suicidaire.
L’arme atomique n’a plus jamais été utilisée, mais la menace existe, et même quand on utilise le nucléaire pour produire de l’électricité.

Un pays comme les Etats-Unis supposé être « chrétien » durant leurs 239 années d’existence, on était en guerre durant 222 années, 93 % du temps depuis 1776, seules 21 années de paix. Ce qui est pathétique, c’est qu’ils se demandent pourquoi le monde les déteste ? La réponse l’est encore davantage, jalousie.

Que dire de l’incroyable mensonge qui a permis la guerre d’Irak, machination sortie de l’imaginaire d’affabulateurs.
Le 5 février 2003, à L’ONU, le monde a été le témoin d’une démonstration du côté obscur de certains dirigeants, et le journal le « New York Times », n’a pas hésité à répercuter ce mensonge sur les armes de destruction massive que caché Saddam Hussain.
La guerre d’Irak était une grave erreur très lourde de conséquences pour le monde et on est loin d’en mesurer toutes les conséquences, un conflit jamais fini aux répercussions immenses, je mentionne cela pour une seule raison, parce que Monsieur le Président Bush affirme qu’il est chrétien, c’est choquant pour moi, et pour vous ?
L’historien Américain Noam Chomsky dans son livre « la doctrine des bonnes intentions », aux Editions Fayard écrit :
George Bush a réussi à faire des États-Unis un pays qui fait très peur, que l’on n’aime pas, que l’on hait, même.
Avec le président Obama, c’est une nouvelle façon de faire la guerre que l’on découvre avec l’utilisation des drones, sur 500 attaques de drones depuis l’événement tragique du 11 septembre, 450 l’on était sous sa gouvernance, tous nous sommes au courant des dommages collatéraux , imaginé , des militaires tranquillement assis dans un bunker dans un désert , les yeux rivés sur des écrans à des milliers de kilomètres du « champ de bataille » appuyant sur un bouton d’une manette qui actionne un missile porté par un drone.
Ils appellent ça, une guerre propre, sans victime du côté de l’agresseur, le peuple américains voit de moins en moins de cercueil de militaire mort sur le champ de bataille, alors on s’accommode de cette nouvelle manière de faire la guerre .c’est un consentement silencieux. Tout comme dans notre pays la France, le chef du gouvernement américain est également chef des armées, il ne peut donc pas s’amandé.
« On a bien raison de se dire que la guerre est une affaire où s’entre-tuent des hommes pauvres qui ne se connaissent pas du tout pour que vivent des hommes riches qui se connaissent fort bien et ne s’entre-tuent pas. (Victor Cohen Hadria).
Durant 4 ans, j’ai côtoyé beaucoup d’Américains, et j’en garde en général un bon souvenir, mon anti-américanisme se limite aux agissements des dirigeants, je me souviens très bien des nombreuses protestations d’une partie de la population contre la guerre du Viêtnam pour ne pas jugeaient tous les Américains.

Pour conclure cette longue parenthèse, les auteurs du 10 ém rapports annuels « Global Pearce Index », nous mentionnent que notre monde est de moins en moins sûr à cause de l’aggravation des conflits au Moyen-Orient, la mauvaise gestion des réfugiés, des incidents terroristes majeurs avec de nombreuses pertes humaines innocentes. Tout cela contribue à rendre notre monde moins pacifique et engendre des peurs et favorise des fausses thèses d’explications qui augmentent celle-ci.
Ce qui est sûr, c’est que le Moyen-Orient tire le monde vers le bas en matière de paix.
Aimer Dieu véritablement, c’est d’abord aimer ses semblables. Si quelqu’un vous affirme qu’il aime Dieu et qu’il n’aime pas son prochain, c’est une preuve qu’il ment.
Jésus a dit : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. (Luc 9 : 23 ).
La croix à cette époque c’est la mort, un supplice inventé par les Carthégeois, largement utilisé par les Romains, l’expression, « porté sa croix » c’est aller vers la mort, donc, ce que Jésus veut nous faire comprendre par cette expression, c’est que nous devons mourir à nous- même.
La foi s’exprime pas seulement verbalement mais en démonstration, et là c’est une autre dimension, je doute que l’Amérique soit l’instrument de Dieu pour mettre de l’ordre dans le monde, c’est plutôt le contraire.
Dans l’Évangile de Mattieu au chapitre 24 et aux versets 6 à 8, Jésus a dit : vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerre ; prenez garde de ne pas vous troubler, car il faut que toutes ces choses arrivent ; mais ce ne sera pas encore la fin. Car une nation s’élèvera contre une autre nation, et un royaume contre un autre royaume ; et il y aura des famines, des pestes et des tremblements de terre en divers lieux. Mais tout cela ne sera qu’un commencement de douleur.
Certains commentateurs chrétiens et judaïques, et même musulmans, disent que Jésus s’inscrit dans la tradition des prophètes apocalyptiques, dans ce texte, il dit seulement que ces choses vont se poursuivre, mais qu’elles n’indiquent nullement la fin du monde comme certains l’on crut et le croit encore. Une réflexion récurrente des milieux évangéliques parle de « fin du monde » et du retour du Messie Jésus, il n’en est rien dans ce texte, il parle du commencement de douleur, c’est l’histoire de notre monde vécu par nos ancêtres et par nous aujourd’hui et peut- être nos enfants demain ?
N’allez pas en conclure que je ne crois pas à un retour du Messie Jésus, je n’aime pas jouer sur les peurs, certains sont des champions pour ça.
Ne soyez donc point en souci pour le lendemain ; car le lendemain aura souci de ce qui le regarde. À chaque jour suffit sa peine. (Matthieu 6 : 34 ).

Notre approche est-elle pertinente ?
Les communicants profanes et non-profanes se mettant au niveau des masses, ils ont un dialogue volontairement démagogique pour se mettre à leur niveau, qui se dégradent de plus en plus, abrutis par des programmes télévisés d’une grande bassesse tant morale intellectuelle.
Ceux qui réfléchissent et qui posent des bonnes questions n’ont aucune chance de se faire entendre, ils sont une paille sur un océan agitée, des supposés porte-parole de Dieu se « nombrilisent » au détriment de celui-ci, est-ce que toutes religions n’est pas par définition humaine ?
Jugez en vous-même au sujet de la révélation ?

La Bible, avec ou sans le Nouveau Testament ? Le Coran ? Le Talmud ? Les Vedas ? Et bien d’autres, quel constat pouvons-nous faire ?
Les uns et les autres s’opposent depuis des décennies, même ceux qui utilisent la même source comme les Catholiques, les orthodoxes et les Protestants, que dire des chiites et des sunnites, combien de victimes au nom d’un même livre ? Et combien de massacre au nom d’un « même Dieu ».
Déjà au IV et V siècles le christianisme est un panier de crabes, on s’excommunie réciproquement, Nicéens, Ariens, Donatistes et Ebionites.
Que dire des commentaires sur l’action de Paul, aux yeux des pharisiens, il est un opportuniste, un dissident qui va supprimer le régime de la loi mosaïque afin d’y faire entrer un maximum de non-juif, même aujourd’hui dans le judaïsme, on parle de traîtrise et d’invention d’une nouvelle religion. Aux yeux des Grecs il remplace la raison par le régime de la foi, voilà pourquoi on dit :
Le message de Paul est un scandale pour les Juifs et une folie pour les penseurs grecs, celui-ci se défend d’être à l’origine de ce message, il est confronté à une rencontre sur le chemin de Damas qui va bouleverser toute sa vie. (Actes des Apôtres chapitre 9, aux versets 1 à 22).

Si Paul à fonder une nouvelle religion, posé vous une question : quel bénéfice personnel en a-t-il retiré ? De son vivant il n’a eu que des problèmes. Sa famille était irréprochable et jouissait d’une excellente condition sociale, il affirmera qu’il est « hébreu, fils d’Hébreu », l’origine de son nom « Saul », « Saül », est bien d’origine sémite, il affirmera qu’il fait partie de la tribu de Benjamite, (Philippiens 3 : 5 ).
Il avait de par ses études auprès du maître Gamaliel , ( petit- fils du grand Hillel ) ,une profonde culture rabbinique , selon la Mishna , Gamaliel était le plus savant des scribes de l’époque , ( traité de Sotah 9 : 15 ) , il faut également savoir que Paul avait la double citoyenneté de Rome et de Tarse , un privilège rare qui donné lieu à des avantages comme le fait de ne comparaître que devant une cour de justice romaine ce qui donne une immunité sur des peines très dures, tel que : la flagellation et la crucifixion .
De par sa famille, Paul faisait partie de la noblesse, ses plus fervents opposants d’aujourd‘hui devraient revoir leur source avant de le discréditer, certains pensent que le fait qu’il soit un travailleur manuel est une indication qu’il est un personnage ordinaire, c’est mal connaître la culture hébraïque.
Même chez les plus fortunés, le travail manuel était un honneur et justement le métier se transmettait de père à fils, dans le chapitre kiddouchin du Talmud il est écrit : négliger d’apprendre à son fils un métier équivaut à lui enseigner la malhonnêteté, ou également : « aime le travail, déteste de faire le maître », (Pirké Aboth 1, 10). Un autre texte dira : « ne fait de la Torah une pioche », c’est-à-dire un moyen de gagner ta vie, ou encore : qui se sert de la couronne de la Torah à des fins intéressées est voué à disparaître.
Hillel malgré son érudition et l’aisance financière de sa famille, refusera d’en tirer un avantage préférant subvenir lui-même à ses besoins en exerçant le métier de bûcheron, sans aucun doute pour moi, Paul suivra c’est exemple en exerçant le métier de « faiseur de tente ». Personnellement, je m’applique depuis 35 ans cette devise enseignait par Hillel à ses élèves :
Etudié c’est très bien, mais y associer un travail c’est encore mieux, il n’encourageait pas l’oisiveté à ses élèves et veillé à ce que l’étude ne soit pas un prétexte à ne faire rien faire d’autre.
Cette parenthèse m’a semblé indispensable pour faire réfléchir ceux qui véhiculent des fausses informations sans avoir fait par eux-mêmes des recherches, ils agissent comme des « perroquets »

Bannir le religieux où le canaliser ?

Les valeurs sur lesquelles les civilisations se sont construite sont aujourd’hui inversées, déjà, nous pouvons constater les conséquences : la nouvelle génération ignore les valeurs authentiques et ils agonisent lentement, mais sûrement dans le chaos. Dans son roman de 1956 aux Editions Gallimard, « la chute », Albert Camus écrit : « Du jour où je fus alerté la lucidité me vint et je reçus toutes les blessures en même temps. Je perdis mes forces d’un seul coup, l’univers entier se mit à rire autour de moi ? ».
Il disait également, « la vraie passion du vingtième siècle, c’est la servitude ».
Durant ses trente dernières années, j’ai constaté mon impuissance d’exprimer les raisons de ma foi et la vérité qui en découle, pourquoi ?
Parce que la vérité ne prend pas racine dans le cœur, mais celle-ci ne s’exprime qu’épisodiquement dans les émotions voire des élans, des sursauts parfois fulgurants mais limités dans le temps, pour moi, la foi s’est également un savoir qui actionne nos pensées, réflexions et nos analyses, mais on préfère que les personnes s’engagent sans réfléchir, car la réflexion dans les milieux religieux dominants est perçu comme de l’incrédulité et l’intelligence un handicap sur le chemin de la foi.
Les mouvements charismatiques agissent sur les émotions au détriment d’une saine réflexion, Jésus est tout le contraire du gourou qui manipule en actionnant l’émotionnel, ses messages étaient au contraire exigeant qui poussait à la réflexion et à prendre une décision toute réfléchie.
C’est totalement faux de croire que la critique, c’est de la méfiance, le but de la réflexion, c’est de confronter les idées et débattre, échanger pour faire des choix éclairés, mais l’école profane d’aujourd’hui qui se veut laïque cherchent à effacer ce qui est de l’ordre de la foi ou des croyances, elles privilégient que l’exercice de la raison matérialiste, et cela se durcit de plus en plus avec des dirigeants qui affichent fièrement leur laïcisme qui est à l’origine un concept maçonnique qui a triomphé au XVI siècles.
Les jeunes d’aujourd’hui, ont des esprits fermés à l’histoire des idées et des croyances, ils s’enferment dans le repli sur eux-mêmes, je l’appelle « la génération iconoclaste ».
Je vous rappelle que le laïcisme interdit la place du religieux dans l’espace public, mais il autorise à des heures de grande écoute des émissions totalement débiles ou la liberté d’expression est à géométrie variable.
L’homme de foi que je suis est pour l’enseignement de l’histoire des religions afin qu’on apprenne à vivre ensemble de plus je souhaite que tous les dogmes soient soumis à l’esprit critique, c’est une solution pour détruire l’obscurantisme dans les esprits qui amènent l’intolérance. Mais je doute que des laïcs soient les bonnes personnes pour changeaient les mentalités. Il faudrait réapprendre les exigences de la raison et les limites de tout ce qui porte atteinte à la dignité de l’être humain.
Lorsque nous comprenons le monde moderne et les dangers à venir dans l’environnement laïque et religieux, on s’expose aux gifles, même de la part de ceux qui partagent notre croyance, dans le livre de l’Ecclésiaste, il est écrit : « Abondance de sagesse, abondance de chagrin, et accroître sa science, c’est accroître sa peine ».

Clarification de ma pensée.

Tous les dogmatismes qui excluent les lois de la vie et de la vraie spiritualité enseignée et vécue par le Messie Jésus sont absurdes, l’Église ou plutôt la « supposé Église » pendant vingt siècles à trahi son message, on peut faire un parallèle sur le fonctionnement de l’inquisition et du marxisme.

La première contraignait les personnes à croire en des dogmes stupides sortis directement de l’esprit de « saint autoproclamé », la seconde d’avoir foi en rien.
Alexis Carrel docteur en médecine à publier en 1935 « l’homme cet inconnu », dans ce livre, il parle du marxisme comme d’une œuvre suicidaire pour l’humanité.
Quand le messie dit qu’il est le fils de Dieu, au V siècle, on en conclut qu’il est Dieu, alors que jamais il dit qu’il est Dieu le fils, ce terme « fils de Dieu « était courant à cette époque, le mot « Barada » signifie « fils de Dieu en araméen. Ses controverses dogmatiques ont suscité de la haine et rarement des actes de charité, la croyance dans le péché originel mal compris a conduit à l’obsession du péché, à la mauvaise angoisse qui ne nous emmène non à la recherche du créateur, mais à des crises de névroses avec de lourdes conséquences.
Posons-nous la question le dogme, a-t-il procuré la paix, l’allégresse ou la confiance au créateur ? A t’-il empêchait un pays « christianisé » de larguer une bombe atomique sur des civils ?
Heureusement que des personnages hors normes à la foi exemplaire ont fait du bien à leur semblable, ses hommes et femmes ont vécu modestement et n’avaient aucune préoccupation de célébrité comme c’est malheureusement le cas dans le monde dit « évangélique ». Qui recherche la notoriété la perd.

Mais comprendre et augmenter son savoir selon l’enseignement du Messie Jésus, c’est être sans haine et sans mépris pour ses semblables, celui qui exprime de la haine affiche clairement son ignorance, y a-t-il encore des prophètes aujourd’hui?
Si la réponse est oui, alors nos réactions sont passives, on les écoute seulement pour avoir une bonne conscience ? George Orwell dans son roman « 1884 » publié en 1949 écrivait : « Le plus intelligent sera le moins normal ».

Déjà aujourd’hui quand on n’entre pas dans le « cadrer de la pensée dominante » on s’expose à des représailles, on devient une personne sujette à toutes sortes de qualificatifs.
Les libres penseurs des lumières et surtout les encyclopédistes de Diderot ont préparé depuis 1713-1784 une feuille de route pour une pensée essentiellement matérialiste, je ne suis pas du tout convaincu qu’ils luttaient contre seulement le cléricalisme, mais également contre l’enseignement des Évangiles.

Dans son ouvrage, « Zur Kritik des Hegellscher Rechtsphilosophie, Einleitung (1844) «, Marx écrivait : « La religion est l’opium du peuple. Le vrai bonheur du peuple exige l’abolition de la religion « dans son livre « le pouvoir occulte fourrier du communisme », aux éditions de Chiré, 1976, Jacques Bordiot de son vrai nom Jean Coste officier de marine, journaliste et essayiste français écrit :
Lorsqu’il avait vingt ans Marx écrivit : « Je veux me venger de celui qui règne là-haut.
Concernant Adam Weishaupt, (1748), fondateur supposé des illuminés de Bavière, le comte Joseph de Maistre (1753) écrit : « On donne ce nom d’illuminés à ces hommes coupables qui osèrent de nos jours concevoir, et même organiser en Allemagne, par la plus criminelle association, l’affreux projet d’éteindre en Europe le christianisme et la souveraineté ».

L’homme est son propre Dieu.

La franc-maçonnerie vénère comme les Grecs avant eux « la déesse Raison », et affectionne le culte du secret, l’acte d’initiation qui s’appuie sur une doctrine ésotérique irritée des cultes orientaux, à la différence de l’enseignement du Messie Jésus qui est une révélation non voilée, offerte à l’humanité entière, c’est un enseignement exotérique.

Avec l’apparition du Talmud, (tradition orale) écrit entre le IV et VI siècles AJC, la loi de Dieu décrite dans la Torah a été supplantée par ce livre, (appelé tradition orale),
Ces talmudistes ont le supposé pouvoir de percer les desseins de Dieu, ils parlent même de perfectionner voire d’achever l’œuvre de Dieu.

Dans le livre de Job voici ce qu’il est écrit :

L’Éternel répondit à Job du sein de la tempête et dit : « Quel est celui qui dénigre les desseins de Dieu par des discours dépourvus de sens ? Ceint donc, tes reins comme un homme, je vais t’interroger et tu instruiras. (De toute évidence Dieu se moque), et le texte se poursuit : où étais-tu lorsque je fondais la terre ? Dis-le, si tu en as quelque connaissance.
Qui a fixé ses dimensions, si tu le sais ou qui a tendu sur elle le cordeau ? Sur quoi sont assis ses piliers, ou qui a lancé sa pierre angulaire.
Ce dialogue se poursuit jusqu’au verset 41 du chapitre 38.
L’existence d’une tradition orale est une tradition rabbinique qui remonte aux pharisiens, le Messie Jésus y fait une claire allusion au chapitre 15 de l’Évangile de Matthieu : vous avez anéanti le commandement de Dieu par votre tradition, (verset 6) il ajoutera : mais ils m’honorent en vain, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d’hommes, (verset 9).
Il existe un autre ouvrage support du Talmud, la kabbale, matrice des sciences occultes, celle-ci à ses « codes » dans le Zohar, exégèse ésotérique du pentateuque codifié au deuxième siècle de notre ère par le rabbi Siméon Bar Yochaï.
D’autres sources comme le dictionnaire de l’ésotérisme aux Editions Marabout de 1983, datent sa parution au XIII siècle par le rabbin espagnol Moïse de Léon sauf que celui-ci place le texte sous l’autorité de Bar Yochaï, il est donc un compilateur, je rappelle que Bar Yochaï dit avoir reçu son enseignement par révélation du prophète Elie.
Eliphas Lévi (1810), ecclésiastique français et grande figure de l’occultisme écrira dans son livre « histoire de la magie » publiée en 1860 : « la doctrine cabalistique est le dogme de la haute magie ».
Le piège, c’est qu’on considère la spiritualité comme une essence de la foi en Dieu, si elle ne l’exclut pas de son discours, elle ne l’implique pas non plus, la problématique récurrente des Hébreux, c’est leur indiscipline et leur désobéissance, une non-allégeance totale au créateur, une lecture complète du Tanakh (Ancien Testament) le démontre clairement.

L’ésotérisme spiritualiste qui exclut Dieu.

Pour moi, l’ésotérisme, c’est une sous-alimentation, si notre nourriture solide n’est pas équilibrée en nutriment essentiel, on s’expose à des carences, et à long terme, c’est notre santé qui en subit les conséquences.
Eh bien, c’est la même chose pour l’ésotérisme, cette fausse science a révélé un besoin de spiritualité dans le confort intellectuel et matériel de notre civilisation occidentale.
Gnostique, Kabbaliste, hermétiste, alchimiste, astrologue et magicien, etc. …… Forme un système « philosophi-co-magique » d’interprétation de l’univers et de Dieu, ils légitiment leurs enseignements comme une redécouverte d’un savoir perdu depuis longtemps. Les théosophes prétendent ressusciter ce savoir, René Guénon quittera l’ordre kabbalistique de la Rose-Croix» et « L’Église gnostique universelle »» en les dénonçant comme étant une contrefaçon.

Mon regard sur La Franc-maçonnerie.

Albert Pike, maçon du 33 ém degré, déclare dans « Morales et Dogmes » aux Editions Richmond de 1871, et réédité en 1996, page 819 :

aux bleus (apprentis), on apprend la signification de certains symboles, on les désoriente volontairement avec de fausses preuves. On leur fait croire qu’ils ont compris l’ensemble de la maçonnerie. La maçonnerie est un sphinx qui se cache dans le sable que l’on a accumulé autour au cours des siècles.

Certains maçons n’ont aucune véritable connaissance des objectifs réelle des différentes loges dans lesquelles ils ont étaient initiés, il y a beaucoup de fantasmes sur la maçonnerie, des exagérations de la part de ceux qui la dénoncent.

Gabriel Jogand Pages, qui a beaucoup écrit sur ce sujet avec le pseudo de « Léo Taxil » à alimenter ses fantasmes ou exagération, il faut savoir qu’il était membre d’une loge lyonnaise, (le temple des amis de l’honneur français) d’où il a était renvoyé pour plagiat en 1885, durant cette période, grand admirateur de Voltaire, sa thématique était la lutte contre la puissante Eglise catholique.
Chassé par ses frères maçons, il va modifier la cible de ses écrits, désormais son ennemie, c’est la franc-maçonnerie.
Mon opinion, c’est qu’il n’a pas sérieusement fait preuve de dextérité intellectuelle pour nous éclairer sur la franc-maçonnerie, il s’en est servi pour gagner sa vie et pour se venger de son exclusion, le 19 avril 1897 dans la grande salle de la société de géographie de Paris à la grande stupeur de l’auditoire, il dira qu’il est un fabulateur.

Si vous voulez vous faire votre propre opinion, lisez, « Mémoires d’une ex-palladiste » aux Editions Delacroix, Léo Taxil avouera que le personnage de Diana Vaughan est pure invention, suite à cette confession, il se retirera de la scène publique en exerçant le métier de correcteur à l’imprimerie.

Pourquoi je suis sceptique sur les supposées révélations de Léo Taxil, parce qu’au moment où il fut exclu de sa loge maçonnique, il avait le grade de premier degré !
Certains ont dit que ses aveux étaient contre sa volonté, qu’il était victime de pression voire de menace de mort de la part des hauts gradés maçons.

Je pense que la franc-maçonnerie a fait des efforts de communication pour paraître inoffensive, je la nomme « maçonnerie exotérique », groupe de réflexion ayant comme priorité la charité et dont le but est de rendre les citoyens meilleurs, c’est la face visible de l’iceberg.
Et puis il y a la maçonnerie ésotérique, connu seulement par une minorité.

L’ésotérisme, une nouvelle science ?

Mon opinion, c’est que la « source initiale » des enseignements ésotériques se trouve dans des ordres initiatiques et se savoir n’est que pour une élite, les études érudites et scientifiques de l’ésotérisme suscitent des réactions positives, négatives, dédaigneuses ou radicalement hostiles.
La scientifique voit dans l’ésotérisme une sous-culture ou une sous religion, dont l’étude est jugée indigne d’entrer dans le champ des dites « sciences religieuses ».
La négative et dédaigneuses qu’on appelle « l’hérésiologie » sont les réactions des théologiens qui réduisent l’ésotérisme aux hérésies anciennes comme les croyances gnostiques déjà très actives du vivant des Apôtres et la magie qu’ils font remonter aux chaldéens dont la kabbale serait l’héritière.
La thématique de l’étude ésotérique est l’être, le soi, l’esprit et l’âme, il y a toujours cette idée d’appartenir à un clan très fermé voire une élite, dont l’entrée s’effectue par une initiation qui donne une forte impression d’appartenir à un groupe d’élus, une société secrète.
Et si l’ésotérisme dans son sens le plus large était en fait une rébellion, une insoumission, un total désaveu du message exotérique du Messie Jésus ?
Et si entre Dieu et le monde, en langage ésotérique ont dit : « le divin et la matière », il existait un monde intermédiaire appelé « le domaine occulte », l’exploration de ce domaine est lourd de conséquences, c’est un monde impitoyable, incontrôlable, et les kabbalistes le savent, certains sont devenue fous.
L’approche de Paul dans sa lettre aux Romains est tellement plus simple, plus accessible qu’elle frustre les adeptes du secret :

en effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. (Romains 1 : 20 ).

Une mise au point.

Selon mon observation d’une durée de 35 ans, ceux qui parlent le plus de Dieu en sont souvent les plus éloignaient, la Torah dit de ne pas utiliser le nom de Dieu en vain, les Occidentaux ont fait de Dieu leur « copain » de même ceux qui voient Lucifer partout ne le connaissent pas du tout, certains voient dans l’exercice de la piété l’assurance d’acquérir des gains et des avantages, Lucifer n’a aucune raison de les arrêtés.

J’ai constaté que des personnes souffrant d’angoisse avaient consulté des guérisseurs prétendant puisaient leur source dans les forces du bien, elles ont étaient perturbées psychiquement, j’en ai conclu qu’une démarche motivée par la simple curiosité peut être une forme d’acceptation inconsciente de l’occultisme, la Torah, au chapitre 18 du deutéronome, aux versets 10 à 12, il est fortement recommandé d’éviter ce type d’approche.
Dans le judaïsme traditionnel, la pratique occulte est perçue comme une forme d’idolâtrie, une offense au Dieu Un, le problème, c’est que certains Juifs orthodoxes qui étudient la kabbale croient en la magie, ils reçoivent leurs révélations d’entité spirituelle, je vous déconseille de faire la même chose, ce sont des arcanes trop dangereux à connaître.

Conclusion

Amis lecteurs, je suis parfaitement conscient que mon parcours et que la genèse de ma rencontre avec Dieu sans intermédiaire est regardée avec méfiance de la part de « l’orthodoxie autoproclamée », parce que je menace leurs codes et leurs hiérarchies.
Cependant en 1979, j’ai répondu favorablement à une invitation de l’évêché de ma région pour témoigner de ma rencontre avec Dieu à Londres, j’ai sans aucune restriction répondue à toutes leurs questions, j’en retire un bon souvenir, meilleur que celui du milieu évangélique où j’ai ressenti de l’hostilité, les électrons libres ne sont pas les bienvenues, ils sont même combattus, calomniés ou marginalisés.
Je pense que la finalité des groupes « occultes élitiste » à long terme est de placer toutes les religions aux mêmes niveaux, pour qu’elle ne forme qu’une seule entité et devenir des coquilles vides.
Nous pensons que nous vivons dans une société laïque, c’est-à-dire une séparation de l’Église et de l’Etat, nous pensons être à jamais débarrassé de l’inquisition catholique, et si religion était remplacé par la religion d’état ?
Et si notre civilisation avait commencé dans la foi et se terminer par la politique pour progressivement nous asservir ? Et s’il était plus facile de manipuler le peuple qui se croit libre ? Et si le dogme unique de la sainte raison avait remplacé le dogme religieux ? Si la méthode est certes moins violente le résultat est le même.
La seule réponse, est une croyance sincère en Dieu, sans violence et sans haine, nous devons vivre par nos actes les idéaux spirituels contenus dans les Evangiles pour crédibiliser cette juste croyance. Depuis 1979, Dieu est le centre de ma conscience, c’est la raison pour laquelle je ne recherche pas de guide dans la religion, mais la direction de Dieu, c’est la meilleure manière de faire briller sa lumière même dans le chaos que nous préparent de ténébreux personnages.

Mes premiers pas d’étudiant de Dieu, l’expression de ma foi a pu paraître mystique à certains, je considère que celle-ci était authentique dans la mesure qu’elle est servante de l’obéissance à l’enseignement du Messie, cet enseignement me juge constamment, et je me garde de l’illuminisme en étant le juge de cet enseignement.
En tant qu’étudiant de la Bible et de la théologie dans un contexte académique durant 3 années, je n’aimais pas l’étude de l’eschatologie que je ne considère pas comme essentielle pour ma foi, l’interprétation des événements de la fin peut nous amener ni à craindre Dieu ni à aimer Dieu. Je préfère une attente dans la confiance que dans la peur.
Les anciens prophètes n’ont pas annoncé les jours de l’arrivée de l’Oint dans le but de faire peur au peuple, mais d’encourager celui-ci a pratiqué dans un premier temps l’enseignement de Moïse, afin d’être dignes de l’accueillir.
L’erreur d’interprétation juive sur la personne du Messie est d’avoir cru, et de croire encore à des cataclysmes et à des miracles cosmiques précédents sa venue, l’erreur du Rabbi Akiba au II siècle AJC c’est d’avoir fait coïncider un événement politique, la libération de la terre d’Israël des envahisseurs romains, c’est la raison pour laquelle il salua à tort comme Messie Bar Kochba le chef de la révolte de 132 à 135.

Ce psaume m’a accompagné dans les moments les plus difficiles de ma vie :

Yahvé est mon pasteur, je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbes fraîches, il me parque, vers les eaux du repos, il me mène, il y refait mon âme. Il me guide par le juste chemin pour l’amour de son nom.
Passerais-je un ravin de ténèbres, je ne crains aucun mal ; près de moi ton bâton, ta houlette sont là qui me console.
Devant moi, tu apprêtes une table face à mes adversaires ; d’une onction, tu me parfumes la tête, ma coupe déborde.
Oui, grâce et bonheur me pressent tous les jours de ma vie ; ma demeure est la maison de Yahvé en la longueur des jours. (Psaume 23).

Dans notre pays, la France laïcisée jusqu’à la négation de toutes croyances, nombreux est ceux qui ressente un besoin de reconsidérer « leurs relations verticale » sans être obligé de faire le choix d’appartenir à un groupe religieux exclusif, la majorité de mes concitoyens ont une idée très approximative de ce que dit réellement la Bible, et son trésor qui en découle, la foi.
Dieu existe partout dans le monde et prend soin de tous les hommes, car, le prophète Amos a dit : les enfants d’Israël ne sont pas, pour lui, plus que les Éthiopiens.
Souvenez-vous-en, ami lecteur.

Jean Jacques Albors.

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Noël, un vrai faux anniversaire du vrai Messie Juifs, musulmans et chrétiens face à Jésus-Christ (Paix sur lui) (PARTIE 4)

Les thématiques qui seront abordées dans les lignes qui suivent sont : la place de Joseph et le statut conjugal de Marie ; les conditions de l’annonce de la conception et de la naissance du futur enfant de Marie ; les noms, qualificatifs et missions du futur enfant ; la modalité de la conception et de l’enfantement.

Noël, un vrai faux anniversaire du vrai Messie Juifs, musulmans et chrétiens face à Jésus-Christ (Paix sur lui)  (PARTIE 4)
Annonce et statut conjugal

Dans les récits du Coran relatifs à Jésus, aucune mention n’est faite de Joseph et pas une fois, Marie (Paix sur elle) n’est présentée comme la fiancée ou l’épouse de quelqu’un. Elle vivait retranchée dans le temple et même sa nourriture la trouvait sur place par un miracle qui est aussi le signe de la grâce divine qui l’accompagnait. Le Coran attire l’attention du lecteur sur l’importance d’une atmosphère d’isolement afin qu’aucun doute et qu’aucune suspicion ne pèse sur la naissance miraculeuse et virginale en cours d’avènement. En revanche, si Marie se trouve enceinte alors qu’elle est fiancée ou épouse de quelqu’un, le doute peut s’installer dans l’esprit des gens quand il s’agira pour elle de se déclarer innocente de fornication et d’adultère dans une société juive de cette époque où l’auteur de telles turpitudes était sévèrement puni par la loi de la Thora et moralement dévalorisé. La preuve en est que même pour Joseph dont les évangiles font le fiancé ou l’époux de Marie, la chose lui semble tellement insupportable qu’il envisage de se séparer d’elle : « Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus » Dans ce récit de Matthieu, on note qu’il a donc fallu que l’ange vienne à la rescousse pour convaincre Joseph et que celui-ci fasse œuvre de foi pour garder son épouse.

Selon le Coran, l’annonce de la naissance virginale et miraculeuse de Jésus n’est faite à personne d’autre que Marie, ce que tout le monde trouvera logique et là, il y a convergence avec le récit de Luc « Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d’une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L’ange entra chez elle, et dit : Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L’ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. » (Luc, 1.26-31)

Aussi bien dans le Coran que dans l’évangile de Luc, Marie a droit à une préparation à sa future grossesse virginale et miraculeuse. Dans Luc, c’est Marie qui est chargée de donner le nom de Jésus au futur enfant. Par contre, chez Matthieu, l’ange ne s’adresse qu’au seul Joseph qui est aussi chargé de donner le nom de Jésus au futur enfant. Dans ce cas de figure, Marie qui est la principale concernée ne reçoit pas d’annonce alors qu’elle est déjà enceinte ! Dans les récits de Luc et Matthieu, l’ange fait son apparition seul et jamais sous forme humaine. Marie ne fait qu’entendre sa voix alors qu’il apparait en songe à Joseph. Dans les deux récits de Luc et Matthieu l’annonciation et la conception virginale de Jésus sont décrites en une seule étape.

Le Jésus attendu et son « profil »

Voici ce que disent les deux récits de Luc et de Matthieu sur le « profil » du futur Jésus :

– « Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin » (Luc 1.32-33) ;

– « elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous » (Matthieu 1.21-23)

Quant à la modalité de la conception miraculeuse et virginale de Jésus, voici ce qu’en disent les deux évangiles :

– « Marie dit à l’ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme? L’ange lui répondit: Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1.34-35) ; « Car rien n’est impossible à Dieu » (Luc 1.37)

– « Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble » (Matthieu 1.18)

Sur les noms, qualités et missions mentionnés dans l’annonce de la conception et de la naissance du futur Jésus, le Coran mentionne ceci : Jésus est une créature de Dieu ; il est protégé contre le « toucher de Satan » par l’invocation de sa grand-mère Anne, épouse d’Amram ; il va naitre sans père, d’une mère vierge et sans statut conjugal ; il est une parole (kalimah) de Dieu et un esprit de Lui (Rûh) ; il est un fils pur (zakiy), il est ‘Îsâ (Jésus) fils de Marie, et « al masîh » (le Messie), illustre (wajîh), un des proches de Dieu (muqarrabîn) ; il est un signe (âyah) et une miséricorde (rahmah) pour les gens ; il est dépositaire du don de l’Ecriture (al kitâb) et de la sagesse (hikmah) et va confirmer la Thora tout en lui apportant quelques réformes ; il est envoyé aux fils d’Israël ; il va parler aux gens au berceau en tant que bébé et à l’âge adulte ; il va guérir les malades, ressusciter des morts, dire ce qui est caché dans les maisons, donner vie à de l’argile en forme d’oiseau ; il va exhorter les fils d’Israël à la crainte et à l’observance des commandements de Dieu, et à lui (Jésus) obéir afin qu’il les guide dans le droit chemin (sirâtal mustaqîm) ; il affirme que Dieu est son Seigneur (Rabb) comme Il l’est pour les fils d’Israël. Voici les versets y afférents :

« Et lorsque la femme d’Amran dit: « Seigneur, je T’ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C’est Toi certes l’Audient et l’Omniscient ». Puis, lorsqu’elle en eut accouché, elle dit: « Seigneur, voilà que j’ai accouché d’une fille »; or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché! Le garçon n’est pas comme la fille. « Je l’ai nommée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni » (Le Coran, 35 : 36)

« Elle dit : «Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu’aucun homme ne m’a touchée ? » – «C’est ainsi ! » dit-Il. Dieu crée ce qu’Il veut. Quand Il décide d’une chose, Il lui dit seulement : «Sois»; et elle est aussitôt » (Le Coran, 3 : 47) ;

« Et lorsque les Anges dirent : «Ô Marie, voilà que Dieu t’annonce une parole de Sa part : son nom sera le Messie, Jésus, fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés de Dieu. Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien» » (Le Coran, 3 : 45-46) ;

« Ô gens du Livre (Chrétiens), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager d’Allah, Sa parole qu’Il envoya à Marie, et un esprit (Rûh) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas « Trois ». Cessez! Ce sera meilleur pour vous. Allah n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur. » (Le Coran, 4 : 171)

« Il (l’Ange) dit : «Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d’un fils pur» (Le Coran, 19 : 19) ; « Il (l’Ange) dit : «Il dit : «Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d’un fils pur». Elle dit : «Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m’a touchée, et je ne suis pas prostituée ? » Il dit : «Ainsi sera-t-il ! Cela M’est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C’est une affaire déjà décidée». Elle devient donc enceinte [de l’enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. Ainsi sera-t-il ! Cela M’est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C’est une affaire déjà décidée» (Le Coran, 19 : 19 : 22) ;

« «Et (Dieu) lui enseignera l’écriture, la sagesse, la Thora et l’Évangile,

et Il sera le messager aux enfants d’Israël, [et leur dira]: «En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d’un oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission de Dieu, cela devient un oiseau. Et je guéris l’aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission de Dieu. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants ! Et je confirme ce qu’il y a dans la Thora révélée avant moi, et je vous rends licite une partie de ce qui était interdit. Et j’ai certes apporté un signe de votre Seigneur. Craignez Dieu donc, et obéissez-moi. Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit.» (Le Coran, 3 : 48-51)

Voici ce que le Coran dit sur la « modalité » de la conception virginale de Jésus : « Il dit: «Ainsi sera-t-il! Cela M’est facile, a dit ton Seigneur! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C’est une affaire déjà décidée». Elle devint donc enceinte de lui (l’enfant), et se retira avec lui en un lieu éloigné. » (Le Coran, 19 : 21-22)

Pour ce qui va se passer après la conception virginale, les récits de Luc et Matthieu diffèrent sur certains points que nous n’allons pas examiner dans cette étape de notre discussion. De son côté, le Coran dit que Dieu a guidé Jésus et sa mère Marie vers une localité située en hauteur et dotée de cours d’eau sans plus de détails. Le récit complet sera abordé plus bas.

Récapitulation sommaire

Relativement au miracle de la conception virginale de Jésus, Luc parle de l’arrivée sur Marie du Saint Esprit et du recouvrement de celle-ci par l’ombre de la puissance du Très-Haut. Matthieu, lui, écrit simplement que Marie est enceinte par les vertus de Saint Esprit sans plus de détails. Dans le Coran, le mystère de la conception virginale reste droite ligne de sa définition originelle, c’est-à-dire, impénétrable. L’ange dit tout simplement à Marie que son apparition sous forme humaine et seul indique que le moment de la conception du futur Jésus est venu comme cela a été annoncé et que tout a été déjà décidé et est chose facile à Dieu. D’où l’expression coranique « Et elle devint enceinte de lui ». La particule « Fa » mentionné dans le verset indique que le « portage » de l’enfant s’est fait tout de suite après que l’ange ait dit à Marie ce que Dieu lui a demandé de dire. Une autre expression du Coran parle de « parole de Dieu lancée à Marie » et une autre dit que Dieu a insufflé de son Esprit dans la matrice (farj) de Marie. La littérature théologique du judaïsme, de la chrétienté et de l’islam regorge de spéculations et polémiques qui ont eu des incidences significatives sur les croyances des uns et des autres concernant Jésus.

Le Coran est beaucoup plus prolixe que les évangiles de Luc et Matthieu sur le « profil » annoncé de Jésus. On y trouve que Jésus est une créature de Dieu ; il a moult noms et qualités qui en font un homme pur, doté par Dieu de pouvoirs exceptionnels, un prophète, un envoyé aux fils d’Israël et un guide impeccable. Le fondement ou la justification de ce qui vient d’être dit est tiré non pas de ce que Jésus dit de lui-même ou de ce que d’autres disent de lui, mais de ce que l’écriture dit de lui à travers les annonces des anges. L’enseignement immuable que le Coran donne sur Jésus est qu’il faut reconnaitre et éprouver un grandissime respect à son égard pour le statut, les fonctions et les missions exceptionnels dont il est l’unique dépositaire sans que cette réelle grandeur ne soit transformée en divinisation de son humble personne. Par contre, dans ce que rapportent les évangiles de Luc et de Matthieu sur l’annonciation, voici les thématiques qui ressortent : la divinité de Jésus (Fils du Très-Haut, Fils de Dieu et Emmanuel, Dieu qui sauve) ; le sauveur des péchés de son peule ; la royauté en tant que Jésus est l’héritier éternel du trône de David son père. Etant entendu que, si Dieu le veut, nous reviendrons sur les enjeux théologiques de ce qui vient d’être dit notamment entre le christianisme et l’islam.

Amadou Makhtar Kanté

Imam, écrivain et conférencier

amakante@gmail.com

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Crimes, angoisses et résilience: guidance islamique pour le Sénégal

Crimes, angoisses et résilience: guidance islamique pour le Sénégal
Crimes, angoisses et résilience : guidance islamique pour le Sénégal

Par Ahmadou M. Kanté
Imam, écrivain et conférencier
amakante@gmail.com

« Très certainement, Nous vous éprouverons par quelque angoisse, par la faim, par une diminution de vos biens, dans vos personnes et de vos récoltes. Et annonce la bonne nouvelle aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint: «Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons. Ceux-là recevront les bénédictions et la miséricorde de leur Seigneur et ce sont ceux-là qui sont dans la bonne voie. » (Le Coran, 2 : 155-157)

Depuis quelques semaines, une série de crimes odieux perpétrés selon des procédés atroces défraie la chronique au Sénégal. Les lignes qui suivent visent à contribuer à une compréhension lucide de ce fléau et à donner des pistes de prévention et de résilience, au sens de capacité à rebondir après un choc, à la lumière des enseignements de l’Islam.
Lorsque le premier couple humain commet au paradis la transgression qui sera la source de toutes ses souffrances à commencer par l’expulsion de ce lieu, il reconnait humblement sa faute, fait son mea-culpa et présente à Dieu sa demande de pardon et son repentir. Dieu leur accorde son pardon et leur fait une promesse de guidance en ces termes : « (…) Puis, si vous recevez de Moi une guidance, quiconque la suivra ne connaitra ni égarement, ni misère. Par contre, quiconque se détournera de mon Rappel connaitra une vie pleine de gêne, et nous le ressusciterons atteint de cécité » (Le Coran, 20 : 123-124)
Commencer par ce récit des origines est une façon d’annoncer la bonne nouvelle de la possibilité de se relever d’une crise à condition de faire son introspection et de faire résolument confiance à Dieu. Ce faisant, Il nous aidera à nous remettre debout pour accomplir les bonnes œuvres qui donnent sens à notre vis ici-bas et nous assurent la félicité dans l’au-delà : « Béni soit celui dans la main de qui est la royauté, et Il est Omnipotent.
Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver et distinguer qui de vous est le meilleur en œuvre, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur. » (Le Coran, 1 : 2)
Dans cette optique, il est bon de rappeler l’exigence de lucidité sans laquelle nous perdons toute chance de faire face de façon efficace et durable. Cette lucidité nous pousse à relever avec les spécialistes du secteur de la sécurité qu’il s’agit d’un « pic de violence et de crimes » en rien comparable à ce qu’il se passe sous d’autres cieux.

Le récit des origines et la condition humaine
Le Coran regorge de versets qui mentionnent la singularité et la précellence du statut de l’être l’humain à travers les « Noms » qu’il est le seul à recevoir de Dieu, la prosternation des anges à son endroit, la fonction de Calife sur terre qui lui est attribuée, le Dépôt « al amânah » qui lui est confié, le Cosmos qui est soumis à ses besoins matériels comme spirituels, etc. Cependant, il est aussi indiqué dans le Coran, que l’humain est fragile, pressé, ingrat, égoïste, qu’il exulte et oublie Dieu en situation de bonheur, perd espoir et incrimine Dieu en cas de malheur, qu’il a des désirs illimités de possession et de toujours plus. Ces indications du Coran nous aident à prendre l’être humain pour ce qu’il est sans le surestimer ni le banaliser. Dans la même veine, il convient de rappeler que le Coran qualifie de crime contre l’humanité toute atteinte injustifiée à la vie d’un être humain et de crime de corruption tout ce qui crée un désordre grave relativement aux conditions d’existence matérielle, morale et spirituelle de l’humanité : « C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable de meurtre ou de corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque la sauve, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. » (Le Coran, 5 : 32)
D’emblée, la capacité de résilience s’acquiert en Islam par une lutte sans relâche pour rester fidèle à la vocation primordiale de l’humanité qui réside dans cette mission ô combien sublime de Calife de Dieu sur terre. Cette mission consiste à sauvegarder l’harmonie et la vie, c’est-à-dire, faire en sorte que le souci des anges ne soit pas vérité :
« Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges: «Je vais établir sur la terre un «Khalifa» (vicaire, lieutenant). Ils dirent: «Vas-Tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier?» – Il dit: «En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas!» (Le Coran, 2 : 30)
Les traces de Satan, la grâce divine et le devoir de ressaisissement
Satan a fait librement le choix de l’orgueil et de la défiance vis-à-vis de Dieu et juré de tout faire pour que les fils et filles d’Adam oublient leur vocation primordiale contenue dans le Califat, qui est une politique de civilisation, et basculent dans l’exact contraire : semer le désordre et verser le sang. Dieu éprouve notre capacité à refuser de collaborer au dessein maléfique de Satan qui égare le premier couple humain en lui faisant caresser les illusions d’immortalité, de possession et de changement de nature (devenir des anges). En réalité, à travers ses fausses promesses, Satan ne vise qu’une chose : inciter l’homme et la femme à la transgression donc à la rupture avec la transcendance. Pour preuve, dès qu’Adam et son épouse consomment quelque chose de l’arbre interdit sur la base du murmure trompeur de Satan (waswassah), ce dernier disparait de la scène paradisiaque, les laissant à leur nudité, leur solitude, et leurs regrets. Il nous faut alors refuser de suivre les traces de Satan afin de rester libre pour être au service du bien, du beau, du juste et du vrai. Il ne faut surtout pas succomber aux stratagèmes de Satan et à une de ses armes les plus puissantes : l’embellissement du mal.
Fait partie de la capacité de résilience selon les enseignements du Coran, la reconnaissance de notre responsabilité dans la genèse et le développement de la corruption du monde et de notre pays dans tous les domaines de notre existence matérielle, morale et spirituelle. Gare à la fuite en avant et au déni de responsabilité. Voici quelques versets forts instructifs à ce sujet : « La corruption est apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains; afin qu’Il leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré ; peut-être reviendront-ils » (Le Coran, 30 : 41) ; « Tout malheur qui vous atteint résulte de ce que vos mains ont perpétré. Et Il pardonne beaucoup » (Le Coran, 42 : 30}
A travers le premier verset, le Coran établit l’imputabilité du désordre partout aux mains de l’homme et non aux anges ou aux jinns. Il incombe à chacun de nous et à toute la société de faire son autocritique pour comprendre ce qui pose problème en rapport avec nos attitudes et comportements dans la politique, l’économie, la famille, l’éducation, les médias, les institutions, etc. Sénégalaises et sénégalais ne peuvent échapper à ce douloureux mais combien utile exercice s’ils veulent se donner toutes les chances d’être acteurs d’un sursaut qui hésite à naitre. Ce verset parle des effets d’une corruption intérieure dont les sources sont à chercher dans les mauvais penchants de notre âme charnelle (nafs). Mais, même si le verset mentionne la loi de la sanction de toute transgression qui s’exprime à travers maintes tribulations d’ordre politique, social, économique, sécuritaire, moral et écologique, il énonce que c’est aux fins pédagogiques d’un ressaisissement « afin qu’ils reviennent »
Le verset contient aussi l’expression de la grâce et de la miséricorde divines qui fait que, fort heureusement, la sanction de la corruption du monde dont sommes les auteurs est atténuée et pas du tout proportionnée à la nature et à l’ampleur des actes en cause. D’où l’intérêt de la mention du second verset qui explicite selon la règle des exégètes « Le Coran explique le Coran » ce qu’il sied de comprendre par l’expression « afin qu’Il leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré » En effet, le second verset nous dit : « Et Il pardonne beaucoup » Donc, pour angoissante et choquante qu’elle est, la situation délétère que nous vivons n’est pas l’exacte et complète conséquence de nos transgressions de tous les jours. Le lien avec la résilience est que par le truchement de cette grâce divine, il s’agit de garder espoir en « encaissant » la sanction atténuée de nos fautes humblement reconnues et en exploitant au maximum les opportunités que ladite grâce nous a aménagées afin de rebondir pour le meilleur.
Leviers de prévention et de résilience
Introspection sans complaisance tant au plan individuel que collectif pour voir en quoi chacun de nous contribue d’une manière ou d’une autre, de façon subreptice ou manifeste au désordre et à tous ces fléaux qui sont les symptômes du mal dans notre pays ;
Présenter notre demande de pardon et de repentir à Dieu (Istighfâr et Tawbah) pour toutes nos fautes cachées comme apparentes, et si elle est sincère, c’est-à-dire dans le dessein résolu de pas revenir à des attitudes et comportements de désordre, Dieu l’acceptera de nous comme Il a fait avec le premier couple humain : une invocation courte est de répéter plusieurs fois au quotidien discrètement « Astaghfiroullah », une plus longue est de dire « Astaghfiroullah allazî lâ ilâha illâ houal hayyoul qayyoumou wa atoubou ilayhi » ;
Invoquer Dieu en toute confiance tout en faisant concomitamment les efforts requis pour nous changer et changer ce qui ne va pas dans notre société et profiter des heures privilégiées à cette fin (Le dernier tiers de la nuit, après les prières obligatoires, etc.) : invocations appropriées à la situation « hasbounallâ ;hou wa ni ‘mal wakîl », « lâ hawla walâ quwwata illâ billah », récitation quotidienne de Ayâtul Kursiy notamment après les prières obligatoires et au coucher ainsi que des trois sourates « Ikhlâs », « Falaqi » et « Nâssi » ;
Savoir rester digne dans le malheur et humble dans le bonheur « Que merveilleux est l’état du croyant ! Tout ce qui lui advient est bénéfique, et cela n’est réservé qu’à lui seul. En effet, lorsqu’un bien lui échoit, il remercie Dieu et ceci est un bien pour lui. Et s’il est victime d’un malheur, il se montre endurant et cela est aussi un bien pour lui. » (Mouslim) ;
Nous aider de la prière et du zikr qui nous raccordent à Dieu, nous donnent l’occasion de rompre avec le train-train quotidien et nous installe dans une quiétude spirituelle à nulle pareille et nous fait aimer le bien et détester le mal : « Ô croyants! Cherchez secours dans l’endurance et la Ṣalāt…. » (Le Coran, 2 : 153), « En vérité la prière préserve de la turpitude et du blâmable. Le rappel d’Allah est certes ce qu’il y a de plus grand. Et Allah sait ce que vous faites » (Coran 29/45). » (Le Coran, 20 : 45), « « Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation de Dieu ». N’est-ce pas que c’est par l’évocation de Dieu que se tranquillisent les cœurs ? » (Le Coran, 13 : 28) : zikr pratiqué par le prophète (PSL) « Soubhânallah, alhamdoulillah, allâhou akbar, lâ ilâha illallah, walâ hawla walâ quwwata illâ billah » ;
Nous ressourcer dans la lecture méditée du Coran avec l’exemple du prophète Ayyûb (Job de la Bible) accablé par la maladie mais qui reste digne et Dieu lui accorde guérison et mieux que sa situation antérieure : « Le mal m’a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux »! Nous l’exauçâmes, enlevâmes le mal qu’il avait, lui rendîmes les siens et autant qu’eux avec eux, par miséricorde de Notre part et en tant que rappel aux adorateurs » (le Coran, 21 : 83-84), « Oui, Nous l’avons trouvé vraiment endurant. Quel excellent serviteur! Sans cesse il se repentait ». (Le Coran, 38 : 41-44) Aussi, l’exemple du prophète Ya ‘qûb (Jacob de la Bible) attristé par la disparition de son fils Yûsuf (Joseph de la Bible) : « Il dit : Je ne me plains qu’à Allah de mon déchirement et de mon chagrin. Et, je sais de la part d’Allah, ce que vous ne savez pas. (Le Coran, 12 : 86 );
Ne pas céder à la panique, s’en remettre à Dieu en toute confiance « […] confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance.» (Le Coran, 3 : 159), « Et quiconque place sa confiance en Allah, Il [Allah] lui suffit.» (Le Coran 65 : 3), « Et c’est en Allah que les croyants doivent placer leur confiance.» (Le Coran 14 : 11), « Et place ta confiance en Le Vivant qui ne meurt jamais.» (Le Coran 25 : 58). Ce qui ne veut point dire fatalisme et obscurantisme mais plutôt reconnaissance humble de nos limites et lutte de toutes nos forces pour contribuer sereinement au relèvement ;
Etre encore plus charitable et généreux envers les nécessiteux apparents et cachés car selon les hadiths, l’aumône éloigne les malheurs : « L’aumône éteint les péchés comme l’eau éteint le feu ». (Sunan Ibn Maja), « Soignez vos malades avec l’aumône », « Chaque musulman doit donner une aumône). Ils dirent : ils dirent : -« O Prophète d’Allah ! Et celui qui ne trouve pas d’aumône ? ». Il dit : « Il travaille de ses propres mains, ainsi il se rend utile à lui-même et il donne l’aumône » Ils dirent : -« Et s’il ne trouve pas [de travail] ? ». Il dit : (Il aide celui qui est dans le besoin et affligé). Ils dirent : -« Et s’il ne trouve pas ? ». Il dit : « Qu’il accomplisse alors de bonnes œuvres et s’abstienne de commettre le mal, car c’est une aumône pour lui (Al-Boukhari)
Eviter la solitude, parler de ses problèmes avec des gens de confiance, se faire des fréquentations saines, donner plus de temps à la famille en créant une ambiance conviviale et inclusive pour que chaque membre sente qu’il compte ;
Par une solidarité agissante, aider chacun à réaliser ses objectifs dans la mesure du possible et faire attention à ceux qui sont en situation délicate ; précarité, sans emploi, échec à un examen, difficulté conjugale, divorce, perte de parents, désir de voyage non satisfait, crise d’adolescence, etc.

 

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Regard Juif sur le feu exceptionnel dans l’entité sioniste

דברים ברורים מרבינו הקדוש בעל ויואל משה זצ »ל זי »ע  » דער בוכ »ע זאל העלפן ס’זאל זיין במהרה דורכ’ן מלך המשיח זאלען זיי בטל ומבוטל ווערן  » ווייל דורך די אומות איז דאך א סכנה פאר אידן, דער בוכ »ע זאל זיך מרחם זיין,  » אבער אין דעם קען גארנישט מסופק זיין ווער ס’גלייבט אז ס’איז דא א באשעפער, אז פאר ביאת המשיח מיז דאס בטל ומבוטל ווערן כעפרא דארעא די גאנצע מלוכה. (קונ’ דברות קדש שלח, עמוד פ »ט)  » ס’איז קיין שום ספק נישט דעס וועט פארברענט ווערן כלה ואבד איידער משיח וועט קומען  » נאר איך זאג דאך – אייביג האב איך דאס געטענה’ט – איך בעט מיך ביי השי »ת אז דער מלך המשיח זאל עס מבטל זיין נישט דע אומות, דורך דע אומות איז דאך א סכנה פאר אידן, אבער דאס איז קיין שום ספק נישט ביאת המשיח וועט נישט זיין ביז ס’וועט נישט זיין א שריד ופליט פון דער מלוכה, דאס מיז בטל ומבטל ווערן, א איד וואס גלייבט אין באשעפער קען אין דעם נישט מסופק זיין דאס זאל זיין אנדערשט.

Regard Juif sur le feu exceptionnel dans l’entité sioniste
Pour ceux qui ne comprennent pas le Yiddish, voici ce que le Rabbi de Satmar, Yoel TEITELBAUM disait :

Que HaShem aide et ait compassion afin que la domination[1] soit annulée par le מלך משיח, et non par les nations, car ce serait un danger pour les Juifs. Mais pour celui qui croit qu’il y a un Créateur, il n’y a pas à douter, il croit qu’avant la venue de משיח, toute la domination sera effacée de la face de la terre.

Il n’y a aucun doute qu’elle sera entièrement brûlée et perdue avant que משיח n’arrive. La venue de משיח sera quand il n’en restera plus rien de cette entité. Un Juif qui croit dans le Créateur ne peut douter que cela ne se passera pas autrement.

Beaucoup de questions et de spéculations circulent pour savoir qu’est ce feu inhabituel :

Est-ce un feu du ciel ou de l’enfer ?

Est-ce מידה כנגד מידה[2] pour les feux qu’ils ont tirés sur Gaza en 2009 ?

Est-ce seulement à cause de la chaleur et le vent ?

Les sionistes invoquent un système défaillant pour se déculpabiliser. Incompétence volontaire des organes chargés d’étendre le feu ? C’est irresponsable et criminel ! Par contre, les soldats de l’armée sioniste sont militairement équipés d’engins destructeurs les plus sophistiqués pour tuer des pauvres gens en Palestine qu’ils occupent illégalement depuis ‘48 !

Est-ce que ce sont les sionistes eux-mêmes qui ont allumé ces feux, directement ou indirectement ?

Les sionistes disent que ce n’est pas eux, mais accusent les Palestiniens ! Notons que le régime sioniste cherche toujours des prétextes lui permettant d’intensifier la répression des Palestiniens.

Est-ce Al-Qaïda ? Surprenant, quand on sait que le régime sioniste soutient directement les terroristes qaïdistes de l’ex Front Al Nosra (Fatah al-Chaam) en Syrie face à l’armée syrienne et ses alliés.

Nous sommes d’avis que, quelque soit l’origine de ces feux, cela devrait être compris comme un avertissement de dégager de Palestine pour les occupants sionistes, mais aussi pour les trop nombreux Juifs qui ne remplissent pas les conditions de la Thora pour pouvoir vivre en Terre Sainte tant que dure l’Exil.

Si nous acceptons le joug de la גלות, si nous faisons תשובה, השי »ת réalisera sa Promesse de ramener les Exilés des quatre coins de la terre dans le Pays Promis.

[1] l’entité sioniste

[2] Mesure pour mesure

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Dieu ou le hasard ? – Le hasard et la théorie de l’évolution n’existent pas (part 1 et 2)

Dieu ou le hasard ? – Le hasard et la théorie de l’évolution n’existent pas (part 1 et 2)
« Celui qui recherche sincèrement la vérité, une seule preuve lui suffit et celui qui suit ses passions, même 1000 preuves ne lui suffiront pas. »

Raisonne

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UN CATHOLIQUE, PEUT-IL ENCORE ÊTRE RÉPUBLICAIN ?

UN CATHOLIQUE, PEUT-IL ENCORE ÊTRE RÉPUBLICAIN ?
Jusque dans les années 80 du siècle dernier, chaque parti politique, bien qu’étant déjà atteint par la pensée unique, avait néanmoins son catholique « de service » dont le but était de rassurer, ceux qui, tout en croyant en Dieu, voulaient être démocrate. Ainsi, il y avait à l’UDF Jean Lecanuet qui s’opposait à l’avortement ou encore Michel Debré chez les gaullistes. Les partis politiques avaient donc les moyens de faire des tours de « passe-passe » et de déculpabiliser les catholiques qui se voulaient aussi « démocrates ». C’est seulement avec la monté en puissance du « politiquement-correct » (et sa fixation sur la promotion de l’avortement et de l’homosexualité, pierres angulaires de la déchristianisation) qui petit à petit devait infiltrer toutes les sphères de la vie politique occidentale, qu’il est apparu que désormais être « citoyen et républicain », c’était aussi devoir approuver le « package sémantique global » de la bien-pensance. Or ce « package », était bien évidemment en opposition frontale avec l’éthique chrétienne de toujours dont le fondement est le respect des lois naturelles étant à la base du développement de la vie créée par Dieu.
Paradoxalement, cette grossière évolution antichrétienne de la république (enfin mise au grand jour même pour les plus naïfs) a dorénavant le mérite d’empêcher de tourner en rond et de faire des « grands-écarts » intellectuels et spirituels pour concilier l’inconciliable. Cette incompatibilité essentielle entre le système démocratique et la foi catholique est désormais visible pour tous. Nul, en effet, n’est obligé d’être chrétien, mais pour celui qui prétend l’être, il y a (et c’est la moindre des choses) le devoir de reconnaître l’existence d’une vérité transcendantale, non négociable, qui nous a été révélée par Dieu. Cela est essentiellement en opposition avec les idéaux démocrates qui affirment (par définition) que la « vérité » et le « normatif » sont définis par la volonté majoritaire d’un peuple. La vérité devenant ainsi intrinsèquement « relative » (inutile de rappeler, même si cela reste un non-dit, que le principe « en soi » des idéaux démocratiques, est à la base des pires crimes de l’histoire du vingtième siècle et notamment la Shoa, puisque comme nous le savons, la majorité des Allemands étaient en 1940, derrière Adolph Hitler).
À toute chose, malheur est bon. En effet, face à l’évolution satanique des idéaux républicains désormais à la soldes de la culture de mort féministo-maçonnique-LGBT planétaire, les catholiques semblent enfin comprendre que le système démocratique contient « en soi » les racines de l’immonde et osent enfin dire qu’il faut changer de régime et revenir à la monarchie.
En 2016, prétendre pouvoir être à la fois catholique et républicain, relève en gros du discours sur la quadrature du cercle. Cela équivaut, in fine, à ne respecter ni le principe de causalité, ni le principe de non contradiction.

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Aux origines de la  »Achoura/Tamkharit »

Que célèbrent les juifs, chrétiens et musulmans à travers le miracle de l’Exode?

Aux origines de la ''Achoura/Tamkharit''
AUX ORIGINES DE LA TAMKHARIT
Que célèbrent juifs, chrétiens et musulmans à travers le miracle de l’Exode ?

Le 10e jour du mois de Muharram, premier mois du calendrier musulman, correspond au Achoura communément appelé Tamkharit au Sénégal. Une certaine opinion a longtemps pensée que le Achoura (10e) correspondait au premier jour de l’année musulmane. Achoura est célébré de moult manières dans les pays musulmans où se mêlent traditions locales et islam. Toutefois, dans les lignes qui suivent, le but est de chercher à comprendre l’origine de cette célébration et les interprétations qu’en donnent les théologies juives, chrétiennes et musulmanes.
La lecture des sunnites
Chez les musulmans sunnites, les dires relatifs au jeûne de Achoura ne sont pas facilement conciliables de prime abord. A ce sujet, Moncef Zenati donne une interprétation qui nous semble satisfaisante et dont nous exposons les grandes lignes dans ce qui suit (Cf. http://havredesavoir.fr/la-verite-sur-le-jeune-du-jour-de-ashoura/).
Dans les traditions jugées authentiques par les oulémas sunnites, Achoura était connu des arabes et la tribu des Quraychites à laquelle appartient le prophète Muhammad (PSLF) pratiquait le jeûne en ce jour sans que l’on sache clairement à quoi de sacré ce jour était associé. Selon notre mère Aicha, épouse du prophète (PSLF), ce dernier s’adonnait à ce jeûne avant son émigration vers Yathrib, future Médine en 622. Lorsque le Coran institua l’obligation du jeûne du mois de Ramadan, le Prophète déclara que le jeûne de Achoura relevait désormais du surérogatoire, le jeûnait qui voulait et ne le jeûnait pas qui ne voulait pas.
D’autres traditions ajoutent que lorsque le prophète (PSLF) s’installe à Médine, il voit les juifs qui y étaient nombreux, ce qui n’était pas le cas à la Mecque, célébrer une fête en ce 10e jour. Voici ce qu’en dit le hadith : « D’après Ibn ‘Abbas, que Dieu l’agrée, lorsque le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, arriva à Médine, il vit les juifs jeûner le jour de ‘Ashoura. Il leur demanda : Pourquoi ce jeûne ? Ils dirent : C’est un jour béni. C’est le jour au cours duquel Dieu sauva les enfants d’Israël de leur ennemi, raison pour laquelle Moïse le jeûna. Le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, dit alors : Je suis plus digne de me réclamer de Moïse que vous. Il le jeûna alors et ordonna de le jeûner. » (rapporté par al-Boukhari et Mouslim).
Il se trouve que par la suite, certains compagnons du prophète (PSLF) étaient dans l’embarras, vu que les juifs de Médine étaient constamment mêlés à des complots contre la charte du bon vivre ensemble de ladite cité. C’est ainsi qu’à la fin de sa vie, le prophète (PSLF) voulut se démarquer des juifs et formula le vœu de jeûner aussi le 9e jour Tassoua mais toujours dans le registre du facultatif, jeûne qu’il ne put jamais faire vu qu’il décéda avant le prochain mois de Muharram.
S’y ajoute que d’autres traditions parlent du jeûne du jour précédant et succédant à Achoura. Tout cela fait dire au grand théologien Ibnul Qayim qu’il existe trois niveaux de jeûne associés à Achoura allant par ordre de préférence du jeûne des trois jours (9e, 10e et 11e de Muharram) ou au jeûne de deux jours (9e et 10e) ou au jeûne d’un jour (uniquement le 10e). A ce jeûne est associée selon les hadiths, une expiation des péchés de l’année passée : « Quant au jeûne du jour d’Achoura, j’espère qu’Allah l’acceptera en tant qu’expiation pour l’année qui l’a précédé. » (rapporté par Muslim) Pour nombre de grands spécialistes des hadiths, de la biographie du prophète (PSLF) et des pratiques des premières générations de musulmans, rien de vraiment authentique ne relève du culte musulman en dehors de la recommandation du jeûne.
Il nous plait de mentionner à titre indicatif, l’analogie entre l’Hégire du prophète accompagné de Abu Bakr avec la sortie de l’Egypte de Moïse accompagné de son peuple. Lorsque le peuple qui se rend compte que l’armée de Pharaon va le rattraper sous peu crie son désarroi, Moïse répond par sa foi en la Toute Puissance de Dieu et en Sa promesse de ne pas l’abandonner : « Au lever du soleil, ils les poursuivirent. Puis, quand les deux partis se virent, les compagnons de Moïse dirent: « Nous allons être rejoints ». Il dit : « Jamais, car j’ai avec moi mon Seigneur qui va me guider » (Coran, 26 : 60-62)
De son côté, quand le prophète Muhammad (PSLF) reçoit l’ordre de faire Hégire vers la cité de Yathrib, future Médine, en 622, il sort de la Mecque en compagnie du fidèle d’entre les fidèles, Abu Bakr. Quelques temps après, ils se cachent dans une grotte mais leurs poursuivants mecquois finissent par s’en approcher à tel point qu’Abu Bakr dit d’un ton désemparé : « Ô envoyé d’Allah, il suffit qu’ils regardent du côté de l’ouverture de la grotte pour nous voir! » C’est le Coran qui donne la réponse du prophète (PSLF) : « … Quand ils étaient dans la grotte et qu´il disait à son compagnon: « Ne t´afflige pas, car Allah est avec nous. » Allah fit alors descendre sur lui Sa quiétude et le soutint de soldats (Anges) que vous ne voyiez pas. Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole d´Allah eut le dessus. Et Allah est Puissant et Sage. » (Coran 9.40)
Achoura chez les chiites : entre coïncidence et interprétation tendancieuse
Comme à l’accoutumée, le courant chiite va se fabriquer une interprétation d’Achoura toute assujettie à son prétendu amour sans limites pour la famille du prophète (Ahlul Bayt) visant à détourner le sens originel d’Achoura vers la célébration du martyre de l’Imam Hussayn (paix sur lui). En effet, ce petit fils du prophète (PSLF) sera tué avec des membres de sa famille et de ses compagnons (quelques dizaines) lors de la confrontation fratricide qui a eu lieu le 10 Muharram de l’an 61H (680) à Karbala en terre d’Irak. Cette tragédie pour énorme qu’elle fut sera instrumentée par les idéologues chiites qui sont connus pour leur capacité spéculative et leur duplicité hors du commun, aux fins de propager l’idée selon laquelle la signification décisive d’Achoura réside dans le martyre de l’Imam Hussayn (paix sur lui).
Il faut dire que les plus honnêtes d’entre eux reconnaissent qu’à l’origine Achoura consistait à célébrer nombre d’événements où Dieu est intervenu à travers des faits miraculeux pour donner à l’histoire, le sens qu’Il veut. Tels sont les cas de l’accostage de l’arche de Noé (Nûh), de la sortie du prophète Jonas (Yûnus) du ventre de la baleine, du sauvetage du prophète Abraham (Ibrahîm) lancé au bûcher, etc. Il faut tout de même noter que les oulémas ont des réserves sur l’authentification des dires qui relatent des correspondances entre ces événements et le 10e jour de Muharram. Néanmoins, savoir qu’il s’agit là d’événements déjà accomplis et en donner une autre interprétation pour les besoins d’une cause qui leur est étrangère, il faut être chiite pour le faire. C’est ainsi qu’on voit, au jour d’Achoura, les masses chiites se flageller le corps à sang (Cf. images insupportables sur http://www.chiite.fr/chiite_achoura.html), soi-disant pour vivre le martyre de l’Imam Hussayn (paix sur lui) lors de la tragédie de Karbala alors qu’il s’agit juste d’une coïncidence de calendrier.
Quant à leur argument selon lequel le prophète (PSLF) sachant tout, ne pouvait ignorer l’origine d’Achoura pour éprouver le besoin d’interroger les juifs à ce sujet, il est complètement infondé puisque le Coran, à plusieurs reprises, a informé ce dernier de ce qu’il ignorait à l’exemple du récit relatif à Joseph (Youssouf) dans la sourate éponyme : « Nous te racontons le meilleur récit, grâce à la révélation que Nous te faisons dans ce Coran même si tu étais auparavant du nombre des inattentifs » (Coran, 12 : 3)
Qui connait le processus de la révélation au prophète (PSLF) sait que ce dernier donnait des réponses qu’il recevait du Coran et non de son propre chef et qu’il était souvent dans la gêne s’il n’en recevait pas comme il le souhaitait. Ce fut le cas relativement aux questions qui lui firent posées par des juifs sur l’âme (Rûh), les jeunes dormants de la caverne et le roi aux deux cornes (zul qarnayn).
Achoura et la fête juive de Pessa’h
Que font les juifs dans la célébration d’Achoura ? Eh bien, pour le savoir, il faut se rappeler la réponse que ceux de Médine donnent au prophète (PSLF) sur ce qu’ils fêtaient en ce 10e jour qui correspondait au 10e de Muharram. Tout le monde est d’accord sur l’antériorité de cette fête juive qui est en étroite liaison avec le parcours religieux des fils d’Israël, autre nom de Jacob (Ya ‘qûb), fils de Isaac (Ishâq), fils d’Abraham (Ibrâhîm).
Malgré des difficultés à trancher la question de l’étymologie du mot hébreu Pessa’h, on s’accorde à dire que le mot fait référence au passage de l’ange de la mort au dessus des maisons des fils d’Israël : « Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous vous tenez. En voyant ce signe, je passerai outre et vous échapperez au fléau destructeur lorsque je frapperai le pays d’Egypte. Ce jour-là, vous en ferez mémoire et vous le fêterez comme une fête pour Yahvé, dans vos générations vous la fêterez, c’est un décret perpétuel. » (Exode 12, 13 – Bible de Jérusalem)
Quelques différences mises de côté pour ne pas alourdir ce texte, la Thora, l’Ancien testament et le Coran mentionnent les épreuves (« plaies » selon le terme de la Bible) que Dieu fait subir à Pharaon et son peuple aux fins de la libération des fils d’Israël sous la conduite du prophète Moïse (Mûssâ) : « L’Éternel dit à Moïse: Va vers Pharaon, et tu lui diras: Ainsi parle l’Éternel, le Dieu des Hébreux: Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve » (Exode, 9. 9.1)
On peut noter, toujours dans le texte de l’Exode, que le 10e jour de ce mois de Nissan, le premier du calendrier hébraïque, correspond aux préparatifs de la sortie d’Egypte. Il est prescrit aux fils d’Israël de sacrifier par famille un agneau et de maculer de son sang le portail de leurs maisons afin que l’ange de la mort n’y entre point pour faucher les premiers nés. C’est au soir du 14e jour que les fils d’Israël reçoivent le signal du départ, ils quittent en toute hâte avant que le pain domestique n’ait eu le temps de lever. C’est ainsi que les fils d’Israël célèbrent depuis des siècles où qu’ils soient le Pessa’h après le coucher du soleil du 14e jour pendant 7 ou 8 jours. C’est quand même le 15e jour de Nissan qui est considéré comme étant la célébration de la fête de Pessa’h en tant que tel.
Quand on s’intéresse aux dates des événements dans les deux calendriers lunaires musulman et hébraïque, quelques difficultés surgissent : le hadith précité parle de jeûne du 10e jour du mois de Muharram. Cela pose un problème de décalage entre les deux calendriers vu que le livre de l’Exode ne mentionne que le sacrifice d’un agneau de la part de chaque famille et de sa consommation et nullement la prescription du jeûne. D’autre part, même s’il est fait mention de jeûne des aînés dans la tradition, c’est la veille du Pessa’h, donc le 14e jour au soir que cela se fait et non le 10e jour de Nissan. Est-ce que les juifs de Médine pratiquaient le jeûne le 10e jour de Nissan ? Enfin, le jeûne de Yom Kippour se pratique le soir du 10e jour au soir du lendemain dans le mois de Tishri mais est associé selon les sources juives au « grand pardon » et au repentir en mémoire du péché d’idolâtrie lié à l’adoration du veau d’or. Peut-être faut-il mettre ces difficultés au compte des vicissitudes de l’histoire religieuse et politique avec les changements relatifs au calendrier et aux pratiques cultuelles ainsi qu’au degré de fiabilité des textes dont nous avons hérités.
La semaine de pâques chrétiennes : une nouvelle lecture qui change tout
La littérature judéo-chrétienne mentionne que jusqu’au temps de Jésus, les juifs pratiquaient la semaine de Pessa’h. D’ailleurs, selon l’évangile, c’est durant cette semaine de Pessa’ h que Jésus est arrêté, jugé et traîné vers le lieu de crucifixion (la Passion), qu’il meurt, est enterré et ressuscite. Par la suite, se produit une démarcation à l’égard du sens originel du Pessa’h et apparait une signification toute autre qui s’illustre dans le changement de terminologie mais pas seulement. En effet la chrétienté fait passer le terme de « Pâque » à « Pâques » mais au-delà du singulier et du pluriel, affirme un nouveau sens au Pessa’h qui sera au cœur de sa Foi. Dans cette nouvelle perspective, le christianisme considère que Jésus devient le véritable agneau pascal. Durant la Cène, le pain sans levain le corps de Jésus et le vin y associé son sang : « Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. » (Corinthiens 5 :7-8)
Le Pessa’h comme passage de l’ange de la mort par-dessus les maisons des israélites est redéfini comme passage de Jésus de la mort à la vie par lequel le Christ sauve du péché tout humain qui croit en lui comme fils de Dieu.
Récapituler pour ne pas conclure
A part quelques différences qui ne sont pas anodines entre les récits de l’Exode dans les sources judéo-chrétiennes et islamiques, la trame et le projet restent les mêmes : Dieu décide de faire libérer les fils d’Israël du joug de Pharaon sous la conduite de Moïse assisté de son frère Aaron (Hârûn). Le plan de Dieu consiste à donner aux fils d’Israël une autonomie politico-religieuse telle qu’ils puissent assumer et porter Son message au monde. Cela parce-que c’était le seul peuple qui était détenteur de la foi au Dieu unique, Celui des Patriarches Abraham, Ismaël et Isaac (Paix sur eux).
Les musulmans considèrent que Muhammad (PSLF) est le continuateur de Moïse (paix sur lui) et que les juifs n’ont pas respecté les termes de l’Alliance, ce qui a conduit son basculement de la lignée des fils d’Isaac à celle des fils d’Ismaël. Ils croient aussi que Jésus fils de Marie est le Messie dont ils attendent le retour par une descente majestueuse du ciel et qu’il a annoncé la venue de Muhammad (PSLF), sceau des prophètes (khâtamun nabiyyîn) : « Et quand Jésus fils de Marie dit: «Ô Enfants d’Israël, je suis vraiment le Messager d’Allah envoyé à vous, pour confirmer ce qui est antérieur à moi dans la Thora, et comme annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera «Aḥmad» (celui qui est le plus digne d’éloges). Puis quand celui-ci leur apporta des preuves évidentes, ils dirent: «C’est manifestement de la magie». (Coran, 61 : 6)
Les juifs tirent une fierté « nationaliste » du miracle de l’Exode que le sionisme a largement exploité et restent piégés dans le carcan du « peuple élu. » Ils ne prennent pas en compte avec le sérieux qui sied tous les actes de désobéissance et de rébellion contre Dieu et les nombreux prophètes qu’Il leur a envoyés, et qui ont fini par mettre en cause les termes de l’ancienne Alliance. Ils ont refusé la continuité du message divin et n’ont pas reconnu le Messie, Jésus fils de Marie venu leur annoncer la fin de l’ancienne Alliance et le début de la nouvelle avec Muhammad (PSLF) qui a dit : « Je suis l’invocation exaucée de mon aïeul Ibrâhîm et le dernier ayant annoncé la bonne nouvelle de ma venue est Jésus fils de Marie (Paix et Salut sur lui) » (rapporté par Ibn asâkir). L’invocation dont il est question ici concerne ce que rapporte le Coran de Ibrahim et son fils Ismâ’îl : « Notre Seigneur ! Envoie leur l’un des leurs comme messager afin de leur réciter Tes versets, de leur enseigner le livre et la sagesse et de les purifier. Certes Tu es le Puissant, le Sage » (Coran, 2 : 129)
Toutefois, juifs et musulmans ne trouvent rien dans leur commune théologie d’un Dieu unique qui n’a pas engendré et n’a pas été engendré, qui puisse faire écho à la croyance à un « fils de Dieu » de même nature que le Père qui viendrait se faire sacrifier pour racheter les péchés de l’humanité.
Ahmadou M. Kanté
Imam, écrivain et conférencier
amakante@gmail.com
 

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Les métamorphoses de La Mecque doivent plus au capitalisme sauvage qu’au zèle religieux

Le pèlerinage à La Mecque se tiendra cette année du 10 au 14 septembre. Le 24 septembre 2015, une bousculade durant le pèlerinage avait causé la mort de plusieurs milliers de personnes. Dix jours auparavant, une grue s’était effondrée dans l’enceinte de la Grande Mosquée. En plus de remettre en question la gestion par l’Arabie saoudite de l’organisation du pèlerinage, ces deux événements ont pointé du doigt les excès urbains dans un site pourtant sacré, mais obéissant aux lois du marché de l’immobilier et aux intérêts politiques du régime.

Les métamorphoses de La Mecque doivent plus au capitalisme sauvage qu’au zèle religieux
La guerre du Golfe de 1990-1991 a marqué un tournant dans l’histoire contemporaine du Proche-Orient, modifiant les économies politiques de la région ainsi que les relations entre l’État et la société. En Arabie saoudite, les mobilisations contre le régime qui ont émergé au cours de ce conflit, conjuguées à la récession mondiale de l’époque, ont façonné les moyens par lesquels la monarchie des Al-Saoud a géré son monopole sur le pouvoir et les ressources économiques. D’une part, les dirigeants ont adopté des stratégies à plusieurs volets de coercition et de cooptation afin de pacifier les mouvements d’opposition  ; d’autre part, ils comptaient sur la spéculation foncière, sur le développement de programmes immobiliers en particulier, comme nouveau mode de légitimation politique, avec pour objectif de générer des revenus locaux dans le cadre d’une récession mondiale. Ce «  régime de la propriété  » a ciblé plus particulièrement La Mecque et Riyad, vus comme des objets de réaménagement urbain à travers lesquels de nouvelles visions de l’Arabie saoudite moderne se manifestaient et se faisaient diffuser, assumant par conséquent un rôle central dans la vie tant économique que politique.

Une ville musulmane globalisée du XXIe siècle

La planification urbaine centralisée de la fin du XXe siècle a pris, cependant, différentes formes dans les capitales religieuses et politiques du pays. À La Mecque, les plans de réaménagement se sont centrés sur la refonte complète du paysage physique, culturel, social et économique de la ville. Des projets géants, de plusieurs milliards d’euros, ainsi que des propriétés privées ont remplacé des sites historiques et culturels1, encerclant peu à peu la Grande Mosquée. Les revenus issus du pétrole ont transformé le centre de La Mecque en une constellation de bâtiments à usage mixte comprenant des hôtels internationaux haut de gamme, des logements pour séjours de courte durée et des résidences permanentes, des centres commerciaux. L’avenir de cette zone sera complètement séparé de son riche passé intellectuel, social et économique.
Le régime saoudien a présenté la refonte de La Mecque comme une nécessité pour améliorer l’infrastructure du pèlerinage et accueillir une très importante population musulmane2 dans une ville désormais facilement accessible et qui aurait plus à offrir que son patrimoine historique et religieux. En conséquence, le but de la construction (et des destructions) est d’insérer la capitale religieuse de l’islam dans le XXIe siècle et de la transformer en une ville mondiale modèle de développement. Ces projets ont en réalité changé l’expérience religieuse du pèlerinage. Ils ont favorisé une augmentation des inégalités de classe et créé de véritables gated communities3 où les fidèles fortunés peuvent se séparer de la foule. En effet, les gens capables de s’offrir un appartement à plusieurs millions d’euros ou se payer une chambre d’hôtel à plus de 3 000 euros la nuit n’ont plus besoin de voir, d’entendre, de sentir, de toucher ou d’être près des autres pèlerins4. Ils prient dans le luxe de leurs maisons ou chambres d’hôtel, une pratique sanctionnée par l’ancien grand mufti d’Arabie saoudite, Abdulaziz Ibn Baz (1910-1999), en 1998. Cette séparation est contraire au but du pèlerinage, au principe de communion spirituelle qui doit générer une érosion des frontières (nationales et de classe). C’est cela que symbolise l’habit blanc que portent les pèlerins.
En plus de créer des inégalités de classe et des distinctions entre fidèles, ces projets urbanistiques ont expulsé des centaines de milliers d’habitants du centre de La Mecque de différentes catégories sociales de leurs maisons et de leurs quartiers. En échange, ils ont reçu de maigres compensations financières et n’ont aucun recours juridique. Certains ont fini dans des bidonvilles situés à moins d’un kilomètre de la Grande Mosquée, cachés des yeux des visiteurs par le complexe de l’Abraj Al-Bait Towers.

Le wahhabisme, responsable  ?

Alors que la première vague de destructions massives dans le centre de La Mecque a commencé à la fin des années 1990, les médias ne s’y sont intéressés que récemment, notamment à partir de 2011. Face à une quasi-absence de travail scientifique sur les transformations urbaines de la ville, la presse a estimé que l’iconoclasme5 wahhabite, enraciné dans des interprétations littérales du Coran et des traditions prophétiques, était derrière tout cela. Bien que les pratiques de commémoration soient dénoncées par les croyances officielles wahhabites, les considérant comme des formes atténuées d’adoration, une effronterie dans l’association avec Dieu, et assimilent ces actions avec le polythéisme, le régime saoudien a toujours su gérer les désirs des religieux zélés et des plus radicaux, les utilisant à des fins politiques si nécessaire. Ainsi, les sanctuaires chiites de Nadjaf et de Kerbala, en Irak et des lieux de culte soufis dans le Hedjaz saoudien (dans l’ouest du pays), par exemple, constituent des cibles pour les wahhabites depuis le XVIIIe siècle. Historiquement, toutefois, de tels actes de destruction ont été tout aussi motivés par la conquête économique et territoriale.
Blâmer le zèle religieux pour ces phénomènes urbains mondiaux, qui font partie intégrante du développement capitaliste et de la réorganisation du pouvoir moderne, ne permet pas de voir les vraies causes du problème. Ces explications faciles, qui ne voient le Proche-Orient qu’à travers le prisme de la religion, reproduisent les images d’une Arabie saoudite rétrograde et figée dans un temps révolu, au lieu de révéler le raisonnement politique et économique derrière les projets de réaménagement de La Mecque. En effet, pour créer de nouvelles opportunités, le régime a transformé le paysage du pays en un actif générant des rentes, en développant les secteurs de l’immobilier et le tourisme religieux. La spéculation immobilière locale, isolée d’un marché mondial en déclin, est par conséquent devenue partie intégrante du «  pétrocapitalisme  » saoudien, une «  solution spatiale  »6 pour le régime face à sa crise de légitimité. Alors que les projets de développement à La Mecque transforment les énormes excédents de «  pétrocapital  » en une source de rentes régulières et renforcent l’importance de l’immobilier dans la vie économique nationale, ils ont aussi resserré les liens entre les dirigeants économiques et politiques, et la longévité du régime face à une possible dissidence.
La destruction d’une forme de mémoire historique à La Mecque, que le wahhabisme soutient, a été essentielle pour la consolidation de l’autorité politique du régime. Cette dernière a également été soutenue par la création et la commémoration d’une histoire officielle et laïque à Riyad, basée sur le passé de la famille Al-Saoud, un effort qui demeure largement à l’écart des médias et de la recherche. Le régime, attribuant la dissidence populaire à une perte de sa conception de l’identité et de la culture traditionnelles saoudiennes, estime que cette perte est le résultat des transformations sociales venues avec l’urbanisation effrénée de la capitale. Il a par conséquent dépensé des milliards d’euros dans des plans urbains et culturels pour la restauration du Riyad historique et la création d’une industrie du patrimoine. On peut citer plusieurs initiatives, comme le programme de réaménagement de Diriya7 ou le Centre historique du roi Abdulaziz à Riyad. Toutes visent à consolider un sentiment d’identité enraciné dans l’allégeance à la monarchie Al-Saoud.
Ironiquement, l’establishment wahhabite a joué un rôle central dans cette matérialisation et cette territorialisation de l’histoire officielle du royaume. Dans la multiplicité de projets contemporains, La Mecque et Riyad sont à l’intersection d’une multitude de forces économiques, politiques, culturelles et idéologiques. Ainsi, dans le cadre d’un même espace social, chacune de ces deux villes est la scène d’un ordre social, d’une échelle de temporalité et d’une densité différentes ayant un objectif idéologique autre. Le réaménagement urbain des deux villes, et les contradictions qu’il comporte, est au cœur de l’habileté politique et des pratiques de gouvernance. L’effacement de tout autre récit de la formation de l’État à travers la restauration de Riyad et de destruction à La Mecque est, au fond, une continuité du projet impérial de la famille Al-Saoud, et le reflet d’une profonde violence spirituelle et temporelle, une violence de tous les jours.

 

1Les travaux autour de la Grande Mosquée de La Mecque ont conduit à la destruction de nombreux sites historiques et archéologiques, dont la maison natale du prophète Mohammed.
2Chaque année, quelque 2,5 millions de personnes se rendent à La Mecque pour le pèlerinage hadj, tandis que le nombre de pèlerins total par an s’élève à environ 20 millions.
3NDLR. Zones résidentielles fermées et sécurisées, isolées du tissu urbain environnant.
4Le prix au mètre carré à La Mecque est le plus élevé de la planète, pouvant atteindre 100 000 euros.
5NDLR. Destruction délibérée de représentations religieuses de type figuratif pour des motifs religieux ou politiques.

6David Harvey, Spaces of capital : Towards a Critical Geography, Routledge, 2001.

7Située au nord-ouest de Riyad, fondée au XVe siècle, Diriya est le berceau de la dynastie Al-Saoud et fut la capitale de ce que le régime nomme «  premier État  » (1744-1818). Abandonnée puis restaurée, la ville est la capitale du gouvernorat éponyme. L’un de ses districts, Al-Turaïf, fut inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco en 2010.

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L’islam et la Loi : la quadrature légitimiste (suite et fin).

Dans le monde musulman, les combattants de la liberté ont précédé ses théoriciens et ses intellectuels. Ceux-là mêmes qui sont censés penser et concevoir la Loi. Et ce rendez-vous manqué sera lourd de conséquence. D’autant plus que l’avenir est aussi sombre tant la fuite en avant est telle que les intellectuels musulmans chevauchent désormais les bœufs en laissant la charrue sur place. Autant dire que, sauf miracle, notre quadrature légitimiste est loin de trouver solution.

L’islam et la Loi : la quadrature légitimiste (suite et fin).
Une vérité pas assez dite, voire carrément méconnue, les Lumières européennes avaient deux sources d’émanation, différentes en apparence mais convergentes en essence : à savoir la Science et le Contractualisme.

Et cette essence commune n’est rien d’autre que la primauté de la Loi. Scientifique, pour la première, avec la révolution galiléo-newtonienne et la théorie légaliste de Jean-Jacques Rousseau et son Contrat social, pour le second. Sans oublier évidement la récolte historique de l’héritage gréco-romain et ses deux grandes mamelles législatives : la République et l’Église.

Et c’est ainsi que dans la longue nuit moyenâgeuse, la Loi, en valeur absolue, aussi bien scientifiquement que politiquement, s ‘est imposée en rempart contre les superstitions et les injustices. Une bouée de sauvetage, en somme, devenue plus tard la colonne vertébrale de l’Occident durant sa marche impériale qui n’est lors qu’à ses débuts.

Et bien que sa première victime fut justement le monde musulman, ce dernier n’a pas réussi, désarçonné qu’il est, à percer le secret de cette puissance soudaine. Il la lia en effet tantôt à la technicité naissante de cet Occident mythifié, à tort, et tantôt à sa richesse ou son emplacement géographique voire, signe de perte de discernement, à la langue, l’habit ou le rapport à religion.

Pourtant, il n’en est rien. Car cette vigueur civilisationnelle découle directement de sa réconciliation tardive avec la Loi et la centralité qui lui accorde désormais.

La même centralité d’ailleurs qui fut de mise en islam à son apogée quand sur simple plainte individuelle on évacua, pour vice de procédure, une si importante ville conquise militairement comme Samarcande [1]. Et, fait rarissime dans l’histoire, un seul juriste contraindra toute la victorieuse armée musulmane et son prestigieux général en chef à sortir de la ville.

C’est en fait dans ce rapport brut et conflictuel entre la force matérielle et la symbolique de la Loi que la vraie puissance morale d’une civilisation se mesure. Qui prime sur l’autre ? L’éphémère force d’armes ou celle du droit ? Est-on enfin sortis de la jungle ou n’y sommes encore ?

En vérité la grande lutte se mène à ce niveau. Et elle est d’abord intellectuelle et culturelle. Une fois les idées élaborées et conçues, elles trouveront comme toujours leur chemin. Et, avec le temps, ces idées s’imposeront tant il est admis que « rien n’est plus puissant d’une idée dont le temps est venu ». Or, le drame du monde musulman contemporain, réside dans le fait que le temps de la liberté est venu sans trouver sur place les idées qui devraient, au mieux, le précéder ou, au pire, l’accompagner.

D’où ce marasme islamique dans lequel les désordres pullulent, les malheurs se succèdent et l’arbitraire règne. En fait les combattants de la liberté ont précédé ses théoriciens et ses intellectuels. Ceux-là mêmes qui sont censés penser et concevoir la Loi, son premier vecteur[2]. Et ce rendez-vous manqué sera lourd de conséquence, retardant davantage la synchronisation entre les deux légions libératrices. D’autant plus que l’avenir est aussi sombre tant la fuite en avant est telle que le sujet de prédilection pour bon nombre d’intellectuels musulmans en 2017 sera : « l’éthique islamique et la question du génome humain ». Certes ce n’est pas mettre la charrue avant les bœufs qu’il s’agit, mais, pire encore, c’est chevaucher carrément les bœufs en laissant la charrue sur place. Autant dire que, sauf miracle, la quadrature légitimiste dans le monde musulman est loin de trouver solution.

[1]https://saaid.net/Minute/402.htm

[2] »Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit » , Henri Lacordaire.

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L’islam et la Loi : La quadrature légitimiste.

Il est impératif de bien saisir que la sortie de ce sombre tunnel dans lequel les musulmans errent tout ce temps, nécessite réhabilitation de la centralité du rapport à la Loi dans la pensée et la pratique musulmanes. Et tous ceux qui promeuvent éthique, renouveau ou même reforme ne font que verser dans la sempiternelle esquive de la dangereuse question légale. Tandis que tout doit être repris depuis le début pour la résolution de la quadrature légitimiste et trouver réponses à : Qui gouverne? Comment ? Au nom de qui ou de quoi ?

L'islam et la Loi :  La quadrature légitimiste.
La question de la Loi est centrale dans l’histoire de l’islam. Et par Loi, j’entends tout corpus, de quelque nature soit-il, qui fait consensus [1].

Et bien qu’elle fut, et elle est encore, origine de tant d’avaries civilisationnelles elle n’a jamais pour autant pris toute l’importance qui, normalement, devait lui revenir.

Et ceci s’explique aisément par la tutelle politique qui, depuis la bataille de Siffin[2], jeta de son ombre sur la norme légale, supposant que tout référent juridique sous entend forcement une contestation légitimiste vis-à-vis de son pouvoir né au forceps.

Et c’est ainsi que, tout le long de l’histoire musulmane, cette problématique s’est vue confiée à ses pires défenseurs , à savoir les dissidents d’un camps œuvrant souvent pour la restauration d’un autre.

Au point que sa simple évocation est devenue synonyme de faction ou de rébellion, condamnée de ce fait souvent par la mise à mort au nom du très permissif sacro-saint principe d’«ensevelissement de la discorde »[3].

Et c’est ainsi que, de bonne foi ou non, certains Lettrés musulmans ont intériorisé subtilement une ingénieuse mécanique de l’esquive censée leur prodiguer, en plus d’une assurance, bonne conscience.

Or, huilée par la crainte des uns et la cupidité des autres, cette mécanique ne s’est pas seulement contentée de l’ assujettissement des musulmans mais pire elle est allée jusqu’à produire toute une juridiction complaisante dans laquelle le devoir envers Dieu est carrément substitué par l’allégeance aveugle et absolue pour le tyran d’une contrée, d’un pays ou d’une époque.

Tout un retour en somme à ces mêmes chaînes de l’idolâtrie que l’islam est venu rompre. Et c’est ainsi que, sur 14 siècles, on a dégringolés de l’exigence légitimiste d’une femme sommant le Calife Omar de s’expliquer sur le surplus de sa tunique à l’opulence extravagante et démesurée des rois, princes et autres commandeurs des croyants sévissant tous, comble de l’ironie, au nom de l’islam.

Et face à ce passé qui ne passe pas, il est désormais impératif de bien saisir aujourd’hui que la sortie de ce long et sombre tunnel dans lequel les musulmans errent tout ce temps, exige d’abord un effort intellectuel conséquent réhabilitant la centralité du rapport à la Loi dans la pensée, la pratique et la tradition musulmanes. Sans cela rien en effet de solide, ni durable ne verra le jour dans le monde musulman.

Autant dire que tous ceux qui, nombreux de nos jours, promeuvent éthique, renouveau ou même reforme ne font en réalité que verser, certes ingénieusement, dans la sempiternelle esquive de la dangereuse mais inévitable question légale.

Tandis que tout doit être repris depuis le début pour reposer les mêmes questions de la bataille de Siffine. Créer en somme des conditions favorables pour la résolution de cette quadrature légitimiste, assez solides de surcroît pour remonter l’histoire afin de la reprendre de son bon coté. Autrement dit trouver réponses claires et simples  à : Qui gouverne? Comment ? Et au nom de qui ou de quoi ?

[1] لا تجتمع أمتي على ضلالة

[2]Bataille qui s’est déroulée en Juillet 657, au Raqqaa en Syrie, entre le Calife Ali et Mouawiya.

[3] وأد الفتنة

 

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LA JOUTE DU SARRASIN !

LA JOUTE DU SARRASIN !
LA JOUTE DU SARRASIN !
 
Le 22 juin 2016, le pape a reçu le gagnant du tournoi intitulé « La Joute Du Sarrasin », qui a lieu chaque année dans la ville d’Arezzo, dans la région Toscane, en Italie. Une des principales villes étrusques fondée au Ve siècle av. J.-C. Elle fait partie du petit nombre des villes dont le nom de tous les évêques qui se sont succédés jusqu’à nos jours, est connu. Autrement dit : foncièrement attenante à l’Eglise.
« La Joute Du Sarrasin » est une reconstruction historique médiévale majeure en Toscane, et se déroule à Arezzo, l’avant dernier samedi de juin et le 1er dimanche de septembre, deux fois par an. Ce tournoi chevaleresque, qui oppose les 4 quartiers de la ville, est un tournoi qui remonte au Moyen-Age. Il est remis en vogue en 1931, sous forme de reconstitution historique du XIVe siècle. Tous les habitants de la ville s’habillent à l’ancienne pour y assister. Le tournoi est précédé d’un défilé historique, vivement coloré, qui groupe 350 figurants et 27 chevaux, qui traversent les rues de la ville.
La fête oppose les quatre quartiers de la ville, et la compétition consiste à planter sa lance dans l’écu d’un Sarrasin, représenté par le buste d’un mannequin tournant sur lui-même, muni d’un fléau à trois boules dans une main et d’un écu dans l’autre. Le gagnant remporte la lance d’or. L’événement débute à la cathédrale de la ville, et l’évêque d’Arezzo donne sa bénédiction aux participants sur le parvis du Dôme. À la fin de la compétition, le groupe des musiciens exécute « l’Hymne du Sarrasin », puis a lieu la remise de la lance d’or au gagnant, le quartier victorieux se rend à la cathédrale pour louer Dieu en chantant le Te Deum, pour louer Dieu d’avoir abattu un Sarrasin !
Cette fête, qui rappelle la lutte menée par la chrétienté occidentale afin de contrecarrer l’avancée musulmane, est une célébration qui périclita bien avant le XVIIIe siècle, et finit par disparaitre complètement, puis elle connait une fugace apparition en 1904, et elle est définitivement implantée en 1931.
Ce n’est point une nouveauté de dire que le mot Sarrasin ou Sarrazin, est un des noms donnés durant l’époque médiévale en Europe, aux peuples de confession musulmane. Si ce terme parait dans la chanson de Roland (1080), intentionnellement alourdi de sens négatifs à l’égard des musulmans, cela n’empêche que le sens et son emploi, finit par ne désigner que « l’ennemi musulman des Croisades et de l’Occident chrétien ». Et c’est là que la question de cet article se pose, surtout que le pape François, surchargé de rencontres, qui remet certains à plus tard, ait trouvé le temps de recevoir le groupe de ces gagnants.
Il dit : « apprécier la diffusion d’un « message de paix » et « de dialogue », dans l’esprit de saint François d’Assise, à travers la Joute du Sarrasin à Arezzo »… Il a salué les « protagonistes » de l’événement lors de l’audience générale de ce mercredi 22 juin, Place Saint-Pierre en disant :
« Je salue avec affection les protagonistes de la Giostra del Saracino à Arezzo, consacrée cette année au thème de la Miséricorde, et je vous exprime ma vive appréciation des efforts visant à rappeler les événements historiques en diffusant un message de paix, de dialogue et de comparaison des cultures au nom de saint François. Merci » !
Peut-on être plus fourbe ou double-face ? Il est ridicule, pour ne pas dire méprisable, de voir le pape trouver « un message de paix et de dialogue, dans l’esprit de François d’Assise », ce grand missionnaire, dans une festivité qui célèbre la défaite du Sarrasin, du musulman, et trouver dans cette défaite une occasion pour l’évangéliser. Exprimer sa vive appréciation des efforts visant à rappeler la défaite des musulmans ne porte atteinte qu’à cette même personne. Quelles comparaisons de cultures peut-on trouver dans des affrontements inégalés, où plusieurs armées occidentales durent s’unir pour faire face aux musulmans ? Que vient faire cet évènement dans une année dite de Miséricorde, qui ne cesse de voir et d’imposer l’extirpation de l’Islam par tous les moyens ?
On a beau laver les pieds d’un ou d’une musulmane, parler de dialogue interreligieux, abriter quelques immigrés, faire le clown pour attirer ses pauvres adeptes, le fond d’une telle attitude, d’une âme pareille, ne peut qu’être répulsif. La haine que l’Eglise ne cesse d’ingurgiter à ses disciples et à ses guérilleros, depuis l’expansion de l’Islam jusqu’à nos jours, prouve que les moyens varient, mais la Haine ecclésiastique demeure la même.
Est-il lieu de rappeler à sa sainteté que l’Islam et les musulmans ne sont point « l’ennemi de l’Occident chrétien ». Ce sont vos frères aînés et votre propre Institution qui l’imposèrent au monde. L’Islam n’a été Révélé que parce que les deux révélations précédentes ont été falsifiées. Le nombre incommensurable d’écrits qui mettent à nu tous les mensonges et les artifices commis, ne fait que se développer, et tous les artifices clownesques ne sauront jamais les réduire au silence, ni éliminer Islam et musulmans.

                                                                                                                Zeinab Abdelaziz
                                                                                                              Le jeudi 23 juin 2016

LA JOUTE DU SARRASIN !

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L’unité sacrée des musulmans Et L’interdiction de la division

« Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allah ».

L’unité sacrée des musulmans Et    L’interdiction de la division
Le Prophète Mohammed ( QLSSSL) dirigeait a la fois en son temps et pour tous les temps de façon harmonieuse, les affaires religieuses, politiques, sociologiques, économiques, financières, géopolitiques, culturelles, stratégiques et géostratégique…
Aujourd’hui, la question suivante devrait par principe se poser : Pourquoi nos érudits religieux se calfeutrent- t- ils seulement et uniquement à l’aspect religieux ? Nos imams de proximité ne s’occupent que de réciter des versets du Saint Coran et de raconter des hadiths sans pour autant faire des efforts utiles et nécessaires pour son application dans le contexte existant.
Devant cette conjoncture, situation et état déplorable du monde musulmans et particulièrement du monde arabe. Et en tant que croyant pour ne pas dire musulman, peut- on vraiment dire et concevoir en même temps que :
« Nous sommes la meilleurs communauté qu’on est fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en ALLAH ».
C’est la parole de Dieu contenu dans le saint coran : verset 110 de la sourate 3(AL- IMRAN) que tout musulman, doit être fidele, malheureusement nos savants, responsables, rois et chefs d’état « musulmans » sont très loin de cette trajectoire, par contre, ils sont plus prés du blâmable et ne reconnaissent point le convenable, ils sont plutôt fière de leur ignorance qui nourrie la sédition et la division des musulmans.
Il s’agit de constater tout en allant du Maghreb jusqu’ au Machrek la sédition qui sévit, suivie d’une intensité effrayante sans qu’aucun Roi sage, Responsable avisé, Président clairvoyant , Savant admirateur, Intellectuel entendu ou autre Erudit n’avance quelque chose d’utile ,d’agréable, de sensé, de juste et équitable. Nous sommes de faux musulmans ou de « musulmans par défauts » c’est une appréciation personnelle (et je m’ en excuse d’ y mettre mon grain de sel), car nous désordonnant davantage le convenable tout en pratiquant ce qui est réprouvable, déplorable et reprochable sans se rendre compte, tout en se donnant l’idée de croire en DIEU .Alors que le Bon Dieu ne nous demande pas de croire pour croire, il nous recommande de réfléchir, de méditer, de penser, de chercher même en matière de foi comme l’existence de Dieu.
Des « musulmans » qui s’entretuent en Syrie, au Yémen, en Libye, en Palestine, au Soudan, en somalie, en Irak ou la guerre fait rage …. Sans que « personne » n’ose dire Basta ! Basta ! (assez ! assez). On n’a jamais vu, ni entendu nos érudits dénoncer cet impérialisme, ces sionistes, ces colonialistes, ces oligarchies qui massacrent par l’intermédiaire de ses vassaux, nos frères de Palestine ou du Yémen…….
Ou bien organiser des manifestations pour au moins se démarquer par une expression libre qui exprime ce qui ressentent quand Al- Kardaoui un éminent «érudit religieux qui lance des fatwas pour l’extermination de peuple de Syrie et d’éliminer « Al Bouti » un semblable ou un Kadhafi….. no comment !!. alors qu’il défend la mort de l’ambassadeur US en Lybie, trouvant cet acte non civilisationnel, et le Bon Dieu nous annonce :« Et obéissez à Dieu et à Son messager; et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez votre force » [Sourate 8 , verset 46] . Les vrais musulmans savent que la violence impitoyable des takfiristes soi-disant musulmans va à l’encontre des principes mêmes de notre religion.

Ce silence complice dont les « medias à sous »( pressetituée) sont les premiers responsables de cette sédition, ils ne font que dissimuler la vérité tout en la revêtant du mensonge , leurs soumissions à Monsieur le Dollar et Monseigneur pétrodollars, ils cachent volontairement et sous la contrainte payante la vérité alors qu’ils savent que leur baiser de Judas va certainement entrainer catastrophe sur catastrophe. Ces gens la !( medias) Monsieur ! Leurs cœurs se sont endurcie pour quelques dollars de plus

« Puis, et en dépit de tout cela, vos cœurs se sont endurcis; ils sont devenus comme des pierres ou même plus durs encore; car il y a des pierres d’où jaillissent les ruisseaux, d’autres se fendent pour qu’en surgisse l’eau, d’autres s’affaissent par crainte d’Allah. Et Allah n’est certainement jamais inattentif à ce que vous faîtes », Coran, Sourate 2 verset 74. Leur responsabilité est énorme envers les peuples et envers le Bon Dieu ?
Le printemps arabe a fait de la Lybie un grand massacre (génocide) ou l’OTAN, le nouveau SATAN sous l’aval de la ligue arabe et la bénédiction de la conférence islamique a semé la mort, le désordre et le chaos. La démocratie, les droits de l homme…. face à la dictature de Kadhafi n’étaient que des prétextes, le printemps arabe a touché les pays républicains et a épargné les royautés sans qu’aucun prétexte n’est avancé pour vous dire Monsieur que ces gens (oligarchies-impérialistes -sionistes…) la on ne peut pas leur faire confiance !!!
Des millions de syriens déplacés, qui ont du abandonner leurs biens, leurs chez soi, leurs maisons, leurs proches, leur voisinage,… pour affronter malgré eux sous les ordres d’Erdogane ; la mer déchainée, dormir sous la belle étoile dans le froid européen, traversant des pays à pieds sans qu’aucun des mortels ne se soucis de leurs préoccupations, ni situations. Les ONG –ONU- et autres organisations humanitaires sont absentes… pourquoi cette situation catastrophique n’avait pas eu lieu avant ce fameux printemps arabe pour mieux et bien incriminer Al-Assad sinon ce jeu était bien manigancé par la CIA-M16et surtout le MOSSAD…et les medias à sous présentaient Al-Assad comme le grand méchant après Saddam! Tout cela pour la sécurité d’Israël et l’appropriation de l’or noir.
Des libyens ? Des maliens ? Des nigérians ? Des afghans ? Des irakiens ? Des pakistanais ?des somaliens ? Des yéménites ?…..ont subit la même chose…
Que de mal est fait dans ce monde et on entend parler de choses qui ne font pas du tout l’actualité pour mieux laisser les assassins faire leur sale besogne en Lybie, en Syrie, au Yémen, en Irak, en Afghanistan….. Apprendre à faire ses ablutions et ignorer ou se taire devant se qui se passe est vraiment insensé pour le bien de ce monde. Réunissez-vous ! Bon sens ! Unissez-vous !bon sens ! Consultez-vous ! Mais faîtes quelque chose bon sens ! Mettez-vous d’accord et les gens vous suivront certainement ! Pour interdire le blâmable, le déplorable, l’injuste, le mauvais, le réprouvable et le mal ; il s’agit en fait de leur expliquer clairement et bonnement la vérité dans sa réalité même.

Nous n’avons jamais vu ,ni entendu un petit cri pour dire haut et fort de ne pas rejoindre les rangs des terroristes de Daesh, Boko Haram, Al Qaida, Al Nosra…, car ces organisations sont le produit du sionisme, du M16 et de la CIA, financés par les pétrodollars des roitelets du golfe, avec de la chair à canon de « faux musulmans » façonnés et développés par la culture wahhabite pour mieux semer la sédition à travers le monde arabo-musulman. Israël est devenu pour ces roitelets une « chère amie » alors que ceux qui ont défendu la Palestine et libéré le Liban sont considérés comme de nouveaux terroristes. Israël ne s’est jamais inquiétés de DAECH ou de NOSRA d’ailleurs ces terroristes blessés sont soignés et pris en charge dans les hôpitaux de Tel Aviv.
Ces vassaux roitelets du golfe et confréries font le contraire de ce que prône notre sainte religion l’Islam qui, a leur contraire, appelle à la paix, à la tolérance entre les peuples, à la concorde , à l’amour de son prochain, à faire le bien et à interdire le mal par tout moyen…
Tous ceux qui ont rejoint la nébuleuse terroriste, parce qu’on leur a fait croire qu’aller au Paradis de l’au delà en tuant leurs propres frères musulmans de Lybie, du Pakistan ou autres pays musulmans et ceux qui penchait vers ces organisations criminelles vont s’assurer dans l’idée que ce que font les terroristes est bien car des Imams « israélites »à la solde du Wahhabisme leur en a parlé de ce mal bien pour eux et pour leurs maitres sous caution des pétrodollars.
Par contre d’autres soit disant musulmans qui ne comprennent pas pourquoi l’Imam de la mosquée du coin, de proximité ou de la télé ne dit pas un mot sur ces sujets d’actualité et donc vont certainement se désintéresser de la religion.
Les conséquences de cette inertie et inaction sont fâcheuses, sont catastrophiques pour toute la planète. Par conséquent , il est de la responsabilité de chacun , et surtout de la responsabilité des érudits religieux éveillés de se concerter en premier lieu pour une nouvelle stratégie de communication, d’expliquer aux croyants ce qu’ils doivent faire de sensé, de bien et de raisonnable et aussi d’entamer des actions de protestations pacifiques pour arrêter ce massacre, et dire fort et haut Basta ! Basta !
Chacun se doit de se responsabiliser devant cet état de fait qui se déroule devant nos yeux sans que personne ne se manifeste, un hadith parle de la responsabilité :
« Vous êtes des bergers et vous êtes responsables de l’objet de votre garde.
*Le chef de l’Etat est berger et il est responsable de tous ses administrés.
*L’homme est aussi berger dans sa famille et il responsable de l’objet de sa garde.
*La femme est bergère dans la maison de son mari et elle est responsable de l’objet de sa garde.
*Le serviteur est berger dans les biens de son maître et il est responsable de l’objet de sa garde.
*L’homme est berger dans les biens de son père et il est responsable de l’objet de sa garde.
*Vous êtes tous bergers et vous êtes responsables de l’objet de votre garde. »
Par conséquent, chacun est responsable de faire du bien et du convenable matériellement et spirituellement dans son contexte pour un nouveau cadre de vie tout en interdisant le mal. Alors, agissons maintenant, reprenons les commandes de nos neurones, c’est plus important la T.I.C (Technologie de l’Information et de la Communication) facilitera la tache ! Le Bon Dieu nous a averti de : « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression »)[Sourate : Al-Mâ-idah : La Table Servie : 2]
Il ne suffit pas seulement de réciter le Saint Coran d’une belle récitation et de faire la prière , surtout celle du vendredi pour se dire et penser d’ avoir accompli la mission religieuse sur terre ; cessez de vous occuper des choses insignifiantes, de se mettre au premier rang pour la prière et de lire le Coran sans jamais pratiquer les principes moraux édicter dans ce saint livre, alors pourquoi le lire et pourquoi l’apprendre si c’est pour simplement le réciter sans le pratiquer. De ces versets et du Coran en général, on peut voir qu’il est une « obligation » religieuse pour les Musulmans de ;
• S’unir,
• De créer de la richesse
• D’être attachés les uns aux autres fraternellement avec amour et affection,
• Eviter des disputes,
• Etre les amis et défenseurs les uns des autres,
• Se protéger et surveiller les uns les autres en toutes circonstances,
• Se consulter, se respecter, s’entraider….
• S’engager dans une lutte intellectuelle contre l’athéisme, en étant fermement attachés comme les briques d’un édifice.
C’est peut être mon avis et je m’en excuse fortement de le présenter car avec ces principes de base énumérés que l’on pourrait entamer la construction d’une civilisation puissante, stable et prospère capable de diriger et aussi d’illuminer ce monde par la bonté, la justice et l’équité., C’est peut être aussi une voie porteuse de bienfait, car cette action devrait être à l’unisson autrement elle nous amènera vers la discorde. De millions de pauvres femmes, enfants, personnes âgés,…. attendent désespérément qu’on les sauve de l’oppression en Palestine, en somalie,….et bien d’autres régions de la planète.
La responsabilité de ces malheureux appartient au monde musulman. Les vrais croyants musulmans doivent s’inspirer de cette parole de notre prophète (QLSSSL) :

“Un Musulman est le frère d’un Musulman. Il ne lui fait pas de tort ni ne le met en danger”.
Il est tout à fait naturel et vrai que le monde musulman est constitué de plusieurs sortes de cultures, de traditions et de conceptions différentes. L’important est que ces diversités doivent être réunies sous l’égide de la foi et tout en étant basées sur la tolérance mutuelle et la solidarité.
Les différences de pensée, de pratique, ou d’opinions sont tout à fait normales et elles sont communes dans toutes les sociétés de cette planète.
La moralité islamique exige que les croyants soient tous des frères en Allah, « Les croyants ne sont que des frères. Etablissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu’on vous fasse miséricorde ». (Sourate al-Hujurat, 10)
Quelles que soient leur race, leur langue, leur nation ou leurs approches de l’Islam, ces différences représentent une source de richesse plutôt qu’un foyer de conflits et de divisions.
Ces richesses ne doivent aucunement se transformer par le biais de faux érudits religieux en causes de conflit et de division qui empêchent de prendre des précautions pour les sujets urgents et importants.
BENALLAL MOHAMED

 

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ASTRONOMIE ET CHARIA

ASTRONOMIE ET CHARIA

Redéfinir le calendrier musulman pour en finir avec les malaises de Lune

Synopsis d’un ouvrage à paraitre

Par Ahmadou Makhtar Kanté
Imam, universitaire et écrivain
amakante@gmail.com

20 points pour comprendre sans les détails

1. Depuis les premières générations de musulmans jusqu’à nos jours, la constatation visuelle du croissant de Lune est considérée par un grand nombre d’oulémas comme étant la cause légale de la prescription du jeûne (as-sabab ach-char i‘y) et par extrapolation, de la détermination du mois lunaire ;

2. La constatation oculaire du croissant de Lune est considérée par la plus part des oulémas surtout anciens comme relevant d’un ijma ‘ (consensus) qui ne peut être changé ;

3. Cette position est toutefois remise en cause par des oulémas surtout contemporains qui pensent qu’elle relève du registre des « wasâ-il » (moyens légaux) et que c’est la connaissance de l’avènement (entrée) du mois lunaire « dukhûluch-chahr » qui est l’objectif « hadaf/ghâyah » visé par la charia en raison du culte et des célébrations y afférents ;

4. Cette remise en cause se justifie de l’expression qui renvoie à l’estimation « faqdurû lahû » (estimez-le) mentionnée dans des hadiths, et d’autre part, de ceci que le motif « al ‘illah » pour lequel le Prophète (PSLF) avait mentionné le recours à la constatation visuelle était l’incompétence des musulmans de son temps en matière de calcul astronomique, ce qui n’est plus le cas de nos jours ;

5. L’attitude du compagnon du prophète (PSLF), Abdullahi Ibn Umar, consistant à jeûner le lendemain du 29e jour du mois de cha ‘bân en cas de ciel nuageux, alors que la pratique la plus courante chez les oulémas est de jeûner le surlendemain en considérant que le mois en cours compte 30 jours, indique qu’il procédait à un « taqdîr », une estimation qui suppose que le croissant de Lune est présent même s’il n’est pas vu à cause de l’état du ciel ;

6. La position du compagnon du prophète (PSLF), Abdullah Ibn ‘Umar et de l’école hanbalite ouvre une possibilité au calcul astronomique vu que c’est l’observabilité qui est tenue en compte et non la constatation oculaire du croissant de Lune le 29 jour, au soir ;

7. La possibilité de la prise en compte du calcul astronomique est envisagée depuis les premières générations par un grand jurisconsulte des Tâbi ‘înes (génération qui a suivi celle des compagnons du Prophète-PSLF) comme Mutarrif ibn Chukhayr et un autre des générations qui ont suivi comme Ibn Surayj;

8. Et le Coran et les hadiths invitent à une détermination du mois lunaire qui vaille pour tous les musulmans, ce qui écarte toute attitude sectaire, nationaliste ou autre qui occasionne des divergences infondées sur ce sujet ;

9. Les justificatifs du rejet du calcul astronomique (simplicité, égal accès, prévention de la discorde, confusion avec l’astrologie, non fiabilité des prédictions astronomiques) sont devenus impertinents, indéfendables et anachroniques en raison de l’évolution du contexte et des savoirs auxquels la Oumma de notre temps ne peut être indifférente ;

10. Au 8e siècle de l’hégire (15e EC), un éminent jurisconsulte du nom de Taqyuddîn As-Subky plaidait pour le rejet de tout témoignage visuel en contradiction avec les prédictions astronomiques irréfutables et à la même période, un autre grand jurisconsulte du nom de Ramli soutenait que le mois lunaire au sens astronomique qui est aussi celui de la charia est la durée entre deux conjonctions (instant de l’alignement Soleil-Lune-Terre) ;

11. Les notions de « levant unique » et « levants différents » ont toujours été marquées par un flou relativement à la délimitation concrète de la distance entre localités et de l’espace politico-administratif concerné alors que la définition de zones de visibilité grâce au calcul des éphémérides est plus précise ;

12. Pour les oulémas qui acceptent la référence à l’instant de la conjonction, et aussi selon les recommandations issues de différentes rencontres interétatiques ou non dans les pays musulmans, le recours au calcul astronomique devrait juste et seulement aider à connaître la possibilité ou non de voir le nouveau croissant de Lune à partir de la terre ;

13. Les avancées de la science astronomique et des sciences connexes permettent de nos jours, sur la base de la prédiction à la seconde près de l’instant de la conjonction, de définir avec de plus en plus de précision, des zones de visibilité du croissant de Lune pour le monde entier, ce qui pourrait permettre aux pays d’une même zone d’avoir les mêmes débuts et fins de mois lunaires ;

14. De louables efforts ont été faits par des astronomes, astrophysiciens musulmans, et des institutions islamiques notamment en Europe et en Amérique du nord pour établir et améliorer des critères de visibilité du croissant de Lune comme l’ont tenté leurs devanciers des siècles antérieurs en fonction de la prédiction astronomique de l’instant de la conjonction ;

15. Dans cette optique, des propositions de zonage du monde en fonction de l’instant de la conjonction et de l’observabilité (la probabilité de voir à l’œil nu ou avec des instruments optiques) du croissant de Lune après le coucher du Soleil ont été faites sans pour autant aboutir à des résultats satisfaisants ;

16. Pour aller de l’avant vers une harmonisation dans la détermination du mois lunaire, par étape, il est stratégique de mettre en place un Observatoire de la Oumma pour la Lune avec des démembrements dans tous les pays musulmans voire dans les pays à minorités musulmanes ;

17. D’éminents oulémas contemporains comme les Cheikhs Ahmad Châkir (m.1958) et Faysal Al Mawlawiy (m.2011) ont plaidé pour que tous les pays musulmans acceptent de faire de la prédiction de l’instant de la conjonction le début du mois lunaire et d’établir un calendrier sur cette base qui va les engager ainsi que les musulmans vivant en minorité, ce qui va harmoniser les dates du culte et la planification de la vie civile ;

18. Al Mawlawiy va plus loin sur la base de la connaissance à la seconde près de l’instant de la conjonction comme ça l’est de nos jours, et des impasses auxquelles a abouti la logique de la conciliation entre calcul astronomique et visibilité ou observabilité du croissant de Lune après le coucher du Soleil, pour plaider en faveur de l’élaboration d’un calendrier musulman perpétuel ;

19. Dans un ouvrage de 2008, Al Mawlawiy remet en cause les arguments les plus décisifs des défenseurs du caractère obligatoire de la constatation oculaire du croissant de Lune et soutient sur la base d’un raisonnement puisé dans les ressources de la jurisprudence islamique, qu’il s’agit de tenir compte de deux critères pour l’élaboration de ce calendrier perpétuel : la connaissance de l’instant de la conjonction et la convention qui fait débuter le jour musulman au coucher du Soleil ;

20. En droite ligne de la position du Cheikh Faysal Al Mawlawiy, nous avons proposé une redéfinition du calendrier musulman pour aller vers un « Umma Calender ». Le cas du Sénégal est traité avec à l’arrivée une proposition de modèle d’Observatoire ;

La réforme prônée par le Cheikh Faysal Al Mawlawiy

Les définitions récentes de critères de base pour un calendrier musulman perpétuel ont ceci de commun qu’elles s’inscrivent dans une logique de conciliation entre la prédiction par le calcul astronomique de l’instant de la conjonction et la visibilité ou l’observabilité du croissant de Lune. Cette logique n’est pas compatible avec la thèse des tenants du respect scrupuleux de la constatation visuelle obligatoire. En effet, les hadiths évoqués par ces derniers ne prévoient que deux choses : voir à l’œil nu ou compter 30 jours le mois en cours. Donc, chercher à voir par autre chose que l’œil nu est une entorse à la position littéraliste et traditionaliste dans le sens de l’adoption d’avis anciens sans esprit critique et clairvoyance.

A notre sens, c’est cette tension séculaire entre astronomie et charia qui est devenue intenable et pour les astronomes musulmans et pour les jurisconsultes qui acceptent d’être cohérents avec la légitimité scientifique de l’astronomie moderne sur ce sujet.

Pour mettre fin à ce statu quo, il faut nécessairement sortir de la logique de conciliation entre prédiction de la conjonction par le calcul et visibilité ou observabilité (probabilité d’observation) du croissant de Lune. Et ce, quelque éminents qu’ont été et que sont les Oulémas défenseurs de cette position. Il existe suffisamment de ressources scripturaires (versets et hadiths) et d’élaborations des Usûliyyûn (principologistes) de la charia pour nous aider à nous affranchir des arguments d’autorité, circulaires, contradictoires, et incohérents.

Il ne doit plus être question de mentir aux opportunités que nous donne le calcul astronomique sur l’instant de la conjonction vraie ni de se complaire dans des interprétations arrimées à des arguments et positions devenus anachroniques. Notre génération a largement les moyens de résoudre ce paradoxe d’une Oumma qui est maintenant suffisamment compétente en astronomie mais préfère, au nom d’une problématique fidélité aux textes et à un ancien consensus, le cas échéant, les errements de la vue à la précision du calcul.

Les oulémas de l’astronomie nous disent que l’instant de la conjonction peut se calculer avec une précision supérieure au dixième de seconde de temps avec une bonne théorie et cette prédiction peut se faire pour des centaines d’années. Mais c’est quand il s’agit de faire du calcul de l’instant de la conjonction vraie Le critère légal, du point de vue de la charia, de mesure de la longueur du mois lunaire y compris le mois de Ramadan et de s’affranchir de la visibilité ou de l’observabilité que se font sentir les crispations.

Sous ce rapport, nous pensons que le défunt Cheikh Faysal Al Mawlawiy (rahmatullahi ‘alayhi – Allah lui accorde Sa clémence) est l’un de ceux qui sont allés, avec courage et clairvoyance, le plus loin dans un argumentaire adossé aux principes de raisonnement et règles de la jurisprudence islamique.

Le Cheikh Faysal Al Mawlawiy expose le résultat de son travail intellectuel (ijtihâd) sur ce sujet dans un ouvrage de 2008 qui reprend la question sous toutes ces coutures. A ce sujet, sa thèse est une invitation à un basculement de la Oumma vers un nouveau paradigme. En effet, il plaide vigoureusement pour la sortie ou le dépassement du stade ou de la phase ou de l’étape « Constatation Visuelle Obligatoire » où le critère de visibilité est érigé en exigence cultuelle voire en dogme malgré les impasses qui en découlent, vers l’étape de la « Constatation Visuelle Non obligatoire » où le calcul astronomique qu’on n’aurait jamais dû négliger voire mépriser ou confondre avec l’astrologie, reprend la place qui sied.

Au bout de sa réflexion, il propose une nouvelle définition qui innove par rapport aux précédentes, s’inscrivant dans une perspective de construction d’un calendrier musulman universel :

Ainsi, on considérera que le premier jour du mois est celui qui suit le coucher du soleil après la naissance de la lune. Si on s’en tient à cela, tous les musulmans auront le même référentiel et les musulmans qui vivent en minorité dans certains pays pourraient s’aligner sur ce même référentiel.

Ce que nous proposons

Sur la base de l’énorme travail accompli aussi bien par des spécialistes de la Charia que de l’Astronomie, nous proposons dans un ouvrage qui va paraitre bientôt insha Allah des fondements théoriques à une redéfinition du calendrier musulman basée sur la vision suivante :

• Notre contribution vise à favoriser la construction et l’adoption d’un calendrier musulman perpétuel dénommé « Umma Calender » civil et religieux sur la base du calcul astronomique et de l’abandon du critère de visibilité ou observabilité du croissant de Lune.
 

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Jérusalem/Unesco, ou la Déclaration Balfour version péplum

La résolution de l’UNESCO sur Jérusalem a provoqué une avalanche de réactions indignées. Mais que dit ce texte ? Conformément aux missions de l’agence onusienne, il entend garantir la protection du patrimoine culturel palestinien ; il déplore notamment qu’Israël « n’ait pas cessé les fouilles et travaux à Jérusalem-Est » et lui demande d’y mettre fin, comme le prescrit la loi internationale. Un rappel plutôt anodin, au fond, de cette obligation incombant à la puissance occupante : le statu quo territorial.

Jérusalem/Unesco, ou la Déclaration Balfour version péplum
Mais rien n’y fait. Dans cette prose inoffensive, les sionistes voient une abomination. Pour Roger Cukierman, elle « insulte les juifs du monde ». A les croire, cette résolution d’inspiration islamiste nierait le caractère hébraïque du Mont du Temple. Elle aurait pour effet d’oblitérer la centralité de Jérusalem pour le judaïsme et d’effacer d’un trait de plume 3 000 ans d’histoire juive. On cherchera en vain de telles assertions dans le texte incriminé, mais qu’importe. Une fois de plus, Israël joue la victime d’une agression symbolique.

En s’élevant contre cette dénégation, fût-elle imaginaire, l’occupant sait bien qu’elle heurte la conscience occidentale. L’outrage infligé à la sacralité biblique lui permet alors de mobiliser le ban et l’arrière-ban. Sonnant le rappel des troupes, elle lui procure les dividendes d’une complicité dont l’exemple cocasse nous a été fourni par François Hollande et Manuel Valls qui, sans craindre le ridicule, finirent par déplorer que la France, dont ils sont paraît-il les dirigeants, ait voté cette résolution décidément suspecte.

Chacun le sait, la révérence craintive à l’égard du texte biblique est l’un des ressorts soigneusement encodés de l’appui occidental au sionisme. Comme le disait Theodor Herzl, « si la revendication d’un coin de terre est légitime, alors tous les peuples qui croient en la Bible se doivent de reconnaître le droit des juifs ». La judéité de la Palestine étant bibliquement établie, la légitimité d’un Etat juif en Palestine va de soi. Percutant le droit international, le droit divin sanctuarise l’Etat d’Israël.

Aussi faut-il bien distinguer deux choses. Qu’il y ait un lien historique entre le judaïsme et Jérusalem est incontestable ; mais prendre le texte dans son acception littérale, ici comme ailleurs, est totalement absurde. Selon la Thora, la ville conquise par David s’incorpora à la geste hébraïque lorsque le roi en fit sa capitale. Son successeur Salomon la sanctifia à son tour en y construisant le temple qui devait matérialiser l’alliance. Pour la tradition juive, Jérusalem est l’écrin de la présence divine, et la destruction des deux temples n’altère en rien cette sacralité.

Mais cette narration a autant de rapport avec l’histoire du Proche-Orient que « l’Iliade » avec celle de la Grèce archaïque. Heureusement, les esprits sensés savent encore faire quelque différence entre le mythe et l’histoire. Comme disait Pierre Vidal-Naquet à propos des ruines de Troie, « ces lieux sacrés commémorent moins des faits avérés que les croyances qui en sont issues ». Or ces croyances, le roman national israélien exige précisément qu’on les fortifie à tout prix, qu’on les accrédite par des preuves matérielles. C’est pourquoi Israël s’est lancé, à Jérusalem, dans une quête obstinée des vestiges de sa grandeur passée.

A coup d’excavations frénétiques, la moindre breloque péniblement exhumée vaudra preuve intangible d’une gloire ancestrale:; chaque tesson de poterie attestera le rayonnement immémorial du royaume hébraïque. Il ne reste presque rien du temple, certes, mais on en exhibera les fragments épars, témoignages dignes de foi de sa magnificence passée ! En jetant cette poudre aux yeux des nations, Israël veut les persuader que le royaume de David et Salomon est un fait historique, et non une narration mythique. Fouillant avec ardeur le sous-sol de Jérusalem, l’occupant s’imagine que de faramineuses découvertes accréditeront ses prétentions territoriales. Faisant surgir de terre les vestiges d’une antique grandeur, il entend bien la faire renaître au présent.

Or cet acharnement à fouiller le sous-sol palestinien en sachant d’avance ce qu’on y cherche a toutes les apparences d’un aveu d’échec. Car depuis cinquante ans l’archéologie officielle n’a guère rempli le contrat. Au fur et à mesure des investigations, nombre de certitudes se sont effondrées comme des châteaux de cartes. Et on eut beau chercher la Jérusalem des temps bibliques, elle demeura introuvable. « Les fouilles entreprises à Jérusalem n’ont apporté aucune preuve de la grandeur de la cité à l’époque de David et de Salomon », affirmaient déjà deux éminents archéologues, Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, dans « La Bible dévoilée, Les nouvelles révélations de l’archéologie », Bayard, 2002, p. 150.

« Quant aux édifices monumentaux attribués jadis à Salomon, poursuivaient les deux archéologues, les rapporter à d’autres rois paraît beaucoup plus raisonnable. Les implications d’un tel réexamen sont énormes. En effet, s’il n’y a pas eu de patriarches, ni d’Exode, ni de conquête de Canaan, ni de monarchie unifiée et prospère sous David et Salomon, devons-nous en conclure que l’Israël biblique tel que nous le décrivent les cinq livres de Moïse, les livres de Josué, des Juges et de Samuel, n’a jamais existé ? » Questions pour le moins dévastatrices !

La géopolitique du sacré chère aux pères fondateurs d’Israël voulait justifier la colonisation juive. A l’évidence, elle s’est perdue dans les sables mouvants. Mais en définitive, peu importe. A défaut d’être historique, la geste des rois d’Israël fournira toujours un merveilleux roman des origines, un morceau de bravoure picaresque, étonnante illustration de la parenté, au fond, entre roman national et littérature fantastique. Avec le récit trépidant des exploits hébraïques et une poignée de vieilles pierres en guise de témoins muets, les sionistes continueront de s’offrir à bon compte une version péplum de la Déclaration Balfour. Cela vaudra toujours mieux, à leurs yeux, qu’une résolution onusienne.

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Le Qur’ān, Objectifs et Morale

Le Qur’ān, Objectifs et Morale
Le Qur’ān,
Objectifs et Morale
 
Le Qur’ān   est le Livre Céleste qui clôt les deux Révélations précédentes. Il renferme l’essentiel de ce qu’elles contenaient concernant la Foi, le Culte et le Style de comportement humain. On peut dire globalement, sans lui rendre tout son dû : C’est un symposium pour les savants, un lexique pour les linguistes, un maître enseignant de grammaire pour qui veut améliorer son style, une encyclopédie de connaissances, de lois et d’arrêts ; une Direction infaillible, claire et foncièrement logique, pour le commun des mortels ; un éternel miracle qui soutient le Message du Prophète Muhammad ( Bénédictions et Salut sur lui) ; une Constitution contenant tout ce qui concerne l’être humain, pour sa vie terrestre et pour la vie Future.
Une des caractéristiques du Qur’ān, est la clarté précise, d’un raisonnement convaincant, contenant tous les éléments de la rhétorique, de l’élaboration du discours, de la recherche et la disposition des arguments, et de l’élocution, d’une poétique inégalable. Pour ne rien dire des maximes, des sentences morales dont la profondeur et la portée demeurent d’une actualité indépassable.
La Révélation du Qur’ān s’étendit sur 23 ans, le long desquels les Versets étaient Révélés par intermittence, jusqu’au décès du Prophète, en 632 de notre ère.
Le Qur’ān renferme les paroles d’Allah.  Révélées au Prophète Muhammad, par une inspiration distincte, en langue arabe, par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel. Elles furent transmises successivement, sans la moindre altération, par écrit et oralement. Il est composé de 114 Sūrah   (chapitres), classées selon un ordre décroissant. Les Suwar sont subdivisées en Versets, le nombre total est 6326 Versets. Il n’a point connu de problèmes scripturaires comme la Bible. Car de toutes les religions monothéistes, l’Islam est la seule dont les sources aient été fixées dès l’origine. Le Qur’ân étant le seul Livre qui jouit d’un privilège unique, parmi tous les Textes Révélés : il n’a subi aucune manipulation ou autre astuce. La fixation intégrale a été effectuée du temps du Prophète. C’est pourquoi il représente l’Eternel miracle de l’Islam par son caractère inimitable, convaincant et parfait à la fois. C’est un défi lancé à quiconque qui dénie sa Révélation.
Le mot Qur’ān comprend deux sens : l’un est linguistique, c’est le nom verbal du verbe qara’a, dans le sens de lecture, tel qu’il est dit dans un des Versets : « C’est à Nous qu’Incombe son assemblage et sa lecture. Quand Nous le Lisons, suis alors sa lecture » (75 : 17,18) ; l’autre, est le nom propre même de ce Livre, Saint, Sacré et Immaculé : al-Qur’ān, dans le sens de La lecture par excellence.
A part ce nom propre, le Qur’ān possède cinquante-cinq noms ou attributs, qui lui furent donnés le long des Versets. Il est appelé, entre autres :  Livre, Livre Evident, Noble Ecrit, Paroles d’Allah, Lumière, Lumière Evidente, Direction Infaillible, Direction et Miséricorde, Chemin de Rectitude, Tranchant, Nouvelle Grandiose, Révélation du Seigneur des Univers, Connaissance, Science, Annonciation et Avertissement… De même, dix des Attributs d’Allah lui sont accordés, tels : l’Invincible, le Précis, le Dominant, le Vrai, mais les noms les plus usités par les musulmans sont : al-Qur’ān (La Lecture), al-Kitāb (le Livre) et al-Furqān (le Critère).
Le Qur’ān fut Révélé en langue arabe, pure et évidente, car c’est la langue du peuple du Prophète Muhammad, parmi lequel il fut envoyé comme Messager. Il est écrit dans un des Versets : « Et Nous n’Envoyâmes de Messager, sinon dans la langue de son peuple, afin qu’il leur explicite » (14, 4). Ce qui prouve que l’Evangile, Révélé à Jésus, était en langue araméenne, la langue de son peuple, et la sienne, non en langue grecque ou latine, comme prétendent les manipulateurs !
A part la langue propre à chaque peuple, chaque prophète fut soutenu par des miracles qui appuient sa vocation. Les miracles de tous les Prophètes précédents se situent sur le plan concret, tel le bâton de Moïse, la Chamelle de Saleh, les guérisons qu’opérait Jésus, par le Vouloir d’Allah. Tous ces miracles prirent fin avec l’écoulement des époques au cours desquelles ils furent accomplis.  Seul, le miracle de Muhammad se situe sur le plan moral : C’est le Qur’ān, qui demeurera le long des temps et de l’espace, car c’est le seul Texte Révélé qui soit gardé intacte, sans la moindre manipulation, ne serait-ce d’une seule de ses lettres. Et quel que soit le progrès matériel réalisé, le Qur’ān, Invincible et Evident, révèle des preuves qui répriment tout dénégateur de vérité, dénégateur de sa Révélation. C’est ce que Maurice Bucaille a très bien exprimé dans son ouvrage intitulé : « La Bible, le Coran et la Science », en disant : « Lorsqu’on est à même de vérifier les énoncés des Ecritures à l’aide des données sûres, l’incompatibilité du récit biblique avec les acquisitions de la connaissance moderne est mise nettement en évidence. A l’opposé, le récit coranique s’avère exempt de tout élément qui suscite la critique objective. »
 
Etapes du défi lancé par le Qur’ān :
Le défi que porte le Qur’ān aux dénégateurs fut lancé par étapes. Au début de leurs dénégations, il leur fut dit : « Qu’ils apportent donc un discours qui soit semblable, s’ils sont véridiques » (52 : 34). Lorsqu’ils furent incapables d’y répondre et prétendirent que c’est un discours controuvé, Allah leur demanda : « Ou bien disent-ils qu’il l’a controuvé ?!  Dis : « Apportez alors dix Suwar qui lui soient semblables, controuvées, et convoquez qui vous pourrez à l’exclusion d’Allah, si vous êtes véridiques » (11 : 13). Et lorsqu’ils furent incapables d’y répondre, Allah leur demanda d’apporter une seule Sūrah : « Si vous êtes dans le doute, de ce que Nous Avons Révélé à Notre Serviteur, apportez donc une Sūrah qui lui soit semblable et convoquez vos témoins à l’exclusion d’Allah, si vous êtes véridiques » (2 : 23). Puis vint le dernier défi, vu l’incapacité dans laquelle se trouvaient les dénégateurs : « Dis : « Même si le genre humain et les djinns se réunissaient pour faire l’analogue de ce Qur’ān, ils ne pourront faire son analogue, même s’ils s’assistaient les uns les autres » (17 : 88).
La preuve irréfutable du Prophète étant qu’Allah lui A Révélé ce Qur’ān, en langue arabe, une langue que les Arabes connaissent parfaitement et saisissent toutes ses nuances, mais ils furent incapables d’apporter un « discours »   qui lui soit semblable ou même une seule Sūrah, de trois Versets, comme la plus courte des Suwar !
 
Différents aspects de ce caractère inimitable :
Outre le côté linguistique, qui comporte toute une source de richesse inouïe de la langue arabe, ce qui désarma les Arabes à l’époque de la Révélation, et continu à le faire jusqu’à nos jours, sans le moindre changement dans l’impression qu’il évoque, nombreux sont les aspects qui révèlent et prouvent ce caractère inimitable, convaincant et parfait du Qur’ān, que personne n’a jamais pu imiter sa forme ou son contenu.
Dans le domaine de l’Occulte, personne ne peut prédire l’avenir avec une précision impeccable. Cependant, nombreux sont les événements prédits par le Qur’ān, tels l’histoire des Prophètes précédents et leurs peuples ; les données et les connaissances scientifiques, qui n’ont été connues qu’il y a un siècle ou quelques années, et qu’aucun progrès scientifique ne peut démentir, pour ne rien dire de ce que la science n’a pas encore prouvé. Il renferme des données sur le début de la création, sur les cycles passés, des nouvelles concernant les communautés passées et celles à venir, comme il renferme toutes sortes de manipulations commises, dans les Livres sacrés, des deux précédents Messages du monothéisme.
Dans le domaine du social, le Qur’ān contient la Direction infaillible pour guider les gens vers la rectitude, pour remédier aux défectuosités affectant les sociétés, sur le plan cultuel, moral et social. Il représente une source intarissable d’enseignements. Cependant, l’inébranlable prédiction demeure, en la certifiant, celle disant que l’Islam sera manifesté sur toutes les religions ! C’est une réalité que nous vivons tous, orientaux ou occidentaux, quelle que soit la différence d’optique ou de points de vue. Car, malgré tous les efforts déployés par le fanatisme ecclésial, malgré les milliards de dollars dépensés par les missions et les missionnaires, pour encercler l’Islam, depuis sa parution jusqu’à nos, l’Islam continue sa marche et son expansion ! Malgré ce fameux « Rouleau compresseur » avec lequel ils essayent, tous, de marcher sur l’Islam. Mais là, nous ne pouvons que répéter ce qui a été dit depuis plus de quatorze siècles dans le Qur’ān : « C’est Lui qui A Envoyé Son Messager avec la Direction infaillible et la Religion du Vrai, pour la faire manifester avec évidence, sur toutes les religions, serait-ce contre le gré des polythéistes » (9 : 33). C’est ce qui cause, hélas, cette panique, à l’occident, dans les milieux fanatiques modernes, voyant que quels que soient les efforts déployés pour faire manipuler les traductions du Qur’ān, pour étouffer les préceptes de l’Islam, pour empêcher son expansion, ou même pour évangéliser les peuples, usant de toutes sortes de subterfuges et de contraintes, l’Islam se propage solidement, avec évidence.
Nous ne pouvons, ici, qu’ajouter très objectivement : au lieu de toutes ces tentatives pour extirper l’Islam, ne serait-il pas plus logique, plus humain, et même plus civilisé, d’essayer de le comprendre sous son vrai jour ?! Car nul n’ignore, en fait, que le sourd labeur de sape, obstinément tenace, dirigé contre l’Islam et les musulmans, qui commença dès sa parution et son expansion, s’est accentué à un rythme effréné depuis Vatican II, au cours duquel il fut décidé quelques arrêts qui sont les directives de la politique actuelle, grâce à un commun accord entre les dirigeants des Etats Unis et ceux du Vatican :
1- Réhabiliter les juifs du meurtre déicide, (afin qu’ils puissent être officiellement seigneurs et maîtres de tout),
2- Extirper le communisme dans la décade des années quatre-vingt (afin qu’il n’y ait plus de régime politique et économique que le capitalisme judéo-américain),
3- Extirper l’Islam dans la décade des années quatre-vingt-dix (afin qu’il n’y demeure plus que le christianisme manipulé, qui finit par aboutir à un judéo-christianisme terroriste),
4-  Ré-évangéliser le monde (comme si le monde avait toujours été chrétien !) afin que le troisième millénaire commence après avoir christianisé la terre sous l’égide du catholicisme vaticanais !!
Tout ce qui se passe actuellement de par le monde le prouve, hélas, sans le moindre démenti.
 
La Révolution produite par le Qur’ān :
La révolution produite par le Qur’ān, lors de sa Révélation, touche nombre de domaines. Il commença par s’attaquer au polythéisme, fut-il celui des païens ou ce que les tenants de l’Eglise imposèrent, en déifiant Jésus, au Ier concile de Nicée (en l’année 325), comme il s’attaqua aux schismes sectaires, à l’intolérance et à l’étroitesse d’esprit imposées par l’obscurantisme, et à tout ce qui fit dérailler le monothéisme premier de son vrai chemin.
C’est une révolution qui libère la raison humaine, grâce à une morale basée sur l’argumentation logique, concluante, convaincante, pour que les gens changent de comportement, par leur propre choix, par l’entendement et la miséricorde, et non par la contrainte. Nombre d’arabes s’étaient convertis au judaïsme ou au christianisme avant la venue de l’Islam, et qui furent profondément   secoués par ses préceptes, par sa direction infaillible vers la rectitude de la voie, comprenant le spirituel et le social sans la moindre contradiction.
 
Les objectifs du Qur’ān :
Les objectifs du Qur’ān visent à l’évolution de l’humanité et à l’amélioration de la société. C’est un Livre d’éducation et d’enseignement, un Livre qui purifie et épure par la portée et la profondeur de ses valeurs logiques, car le Qur’ān ne renferme point de dogmatisme irrationnel. La Transcendance absolue d’Allah, la distinction nette et catégorique entre  Le Créateur et Sa créature, la foi en le Jour du Jugement dernier, en la Résurrection, pour la rémunération et la punition, ne sont que des principes de base. Démontrer ce que les gens ignorent de la prophétie, du Message monothéiste et des fonctions des Messagers qui furent envoyés aux différentes communautés ; réfuter ce que païens, juifs et chrétiens ont déformé du Message monothéiste, sous l’égide de Constantin ; rejet catégorique de la trinité, qui n’est qu’une forme incompréhensible et inconcevable de polythéisme ; prouver que l’intercession ne revient en totalité qu’à Allah, Seigneur des Univers.  Tous les Prophètes n’ont été envoyés, en fait, que pour répandre le même Message : l’Unicité d’Allah ; la foi en le Destin, en la Charia (la Loi), en les Signes d’Allah.
Religion de la saine disposition naturelle, de la raison et de la pensée, de la science et de la sagesse, du témoignage et de l’argumentation, de la conscience et du sentiment, de la liberté et de l’indépendance, l’Islam, qui ne professe aucune maîtrise sur l’âme de la personne ou sa raison, fait sortir les gens des Ténèbres de l’Obscurantisme imposé, vers la Lumière de la Raison.
La raison, qui n’est point mentionnée dans la Bible, représente un élément principal dans le Qur’ān. En fait, la raison et ses fonctions y sont mentionnées plus d’une centaine de fois, avec de nombreuses variantes : « les doués d’entendement », « les doués d’intelligence », « ceux qui raisonnent », « ceux qui pensent », « ceux qui méditent »  «  ceux qui observent » , ne sont que différentes appellations pour ceux qui font  usage de leur raisonnement . Les verbes qui incitent à penser, à raisonner, à réfléchir, à contempler, à méditer, à délibérer, à comprendre, à concevoir, à entendre (fig.), à discerner ou à observer, constituent un éventail d’une importante envergure. De même, la science, la sagesse, le savoir et leurs variantes, sont autant de mots cités des centaines de fois le long du Qur’ān. Même le cœur humain, en tant qu’organe de compréhension et de raisonnement, dans le Qur’ān, a été mentionné, à lui seul, cent trente-deux fois !  Pour ne rien dire des Versets concernant la science et l’étude. Ajoutons, en passant, que le cœur humain, en tant qu’organe de compréhension et de raisonnement, tel qu’il est décrit dans le Qur’ān, est une des données que la science n’a pas  encore  prouvé.
Outre le fait d’insister sur l’importance de la raison, de la science et du savoir, le Qur’ān élimine toute contrainte dans la religion, et vise à la réforme humanitaire, sociale, politique et nationale, grâce à l’union. Cette union, le Qur’ān la réalise en huit domaines : l’union de la Communauté et du genre humain ; de la religion ; de la législation basée sur l’équité ; de la fraternité entre les membres de la société ; de l’égalité du culte ; de la nationalité politique internationale ; de la justice ; et de la langue.
 
Edicter les qualités générales de l’Islam, en ce qui concerne les obligations personnelles des devoirs et des choses répréhensibles, représente un autre objectif. Ces qualités peuvent être décrites comme suit : la juste mesure en tout et pour tous ; réaliser le bonheur dans la vie terrestre et se préparer pour la vie Future, en faisant le meilleur. Réduire la différence sociale qui existe entre les gens, mieux se connaître en vue d’un rapprochement humain sans sectarisme. La miséricorde, même dans l’application des obligations, pour les malades ou les personnes âgées qui ne peuvent pas jeûner, par exemple, mais qui se font expier par quelques donations. L’empêchement de toute exagération dans le culte et dans l’application de ses prescriptions. Réduction de toute contrainte, car ces prescriptions légales sont réparties par degrés : ce qui est formel, est général, ce qui est surérogatoire, chacun s’y prend selon sa capacité. Par exemple : les prières prescrites sont cinq, mais les prières surérogatoires sont laissées à la volonté et la capacité de chaque personne.
Traiter les gens sans oppression ni despotisme, car personne n’a le droit de se porter juge selon les apparences, ni de se comporter en seigneur et maître en tout et pour tous ! De même, ne point porter atteinte à son prochain et ne point transgresser les lois, car cela tient de la juridiction.
Expliciter les dispositions de l’Islam en politique, ses modalités et ses règles générales représentent un autre objectif.  Le pouvoir, en Islam, revient à la Umma, à l’ensemble du peuple ou de la communauté. Sa forme est la consultation et non le despotisme ; son chef est l’Imam ou le Khalife, qui exécute la Charia (la Loi). C’est le peuple qui possède le droit de le nommer ou de le destituer. Ce pouvoir juridique et politique concédé au peuple, revient au fait que le Qur’ān s’adresse aux croyants dans leur ensemble, dans les Versets concernant le pouvoir et l’Etat, ainsi que dans les arrêts publics. L’équité absolue et l’égalité sont non seulement conseillées, mais sont tenues pour des critères, alors que l’injustice est strictement défendue. La vertu est foncièrement prise en considération dans tous les arrêts du Qur’ān, qui préconisent la justice dans tous les domaines.
 
La réforme financière est un des objectifs qui mettent fin à la tyrannie des fortunes et son empire ; aux attaques guerrières et leurs désastres ; à l’injustice imposée à la femme et son appropriation ; à l’injustice commise contre les faibles, les prisonniers et les esclaves. La richesse et les biens étant considérés comme une épreuve, une épreuve qui peut diriger vers le bien ou vers le mal. C’est pourquoi le Qur’ān prescrit plusieurs moyens qui indiquent comment donner de ses biens, comment apprendre à donner pour aider son prochain, et qui répriment l’avarice et l’ostentation. Apprendre à donner est, en fait, un pivot humain et moral d’une grande importance dans le Qur’ān, car nous ne sommes que dépositaires, le Vrai Possesseur de tout étant Allah.
On peut donc réduire la réforme financière du Qur’ān, en général, dans les points suivants : Il admet la propriété privée, à condition de ne pas priver ou de porter atteinte à autrui, et de ne pas frauder ; il interdit l’usure et les jeux de hasard ; permet de mettre les prodigues sous tutelle, pour  préserver leurs biens ;  impose la Zakat   dès le début de l’Islam ;  prescrit la subvention de l’épouse, en cas de divorce ; le soutient du nécessiteux et l’hospitalité due aux étrangers de passage ; les donations volontaires ; condamne l’exubérance, la prodigalité, l’avarice et la lésinerie.
 
La réforme du système de la guerre vise l’écartement de ses ravages, et le maintien de ce qui représente le bien du genre humain. Cette réforme peut être résumée comme suit : Combattre les agresseurs est la première des règles, tout en interdisant de commencer l’attaque, d’opprimer ou de traiter injustement. Le but de ce combat – après le fait d’avoir repoussé l’agression – est la défense de la religion, sans aucune contrainte. Préférer la paix à la guerre, car la paix est l’état essentiel dans lequel les gens doivent vivre. Être aux aguets, par précaution. User de miséricorde en temps de guerre et envers les prisonniers. C’est pourquoi le Qur’ān insiste sur l’honneur, sur la probité, et condamne louvoiement et discrimination, préconise la droiture, conseil de tenir promesse, d’être fidèle aux traités signés et interdit la traîtrise.
 
Le statut de la femme est un des grands apports de l’Islam qui, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, accorde des droits humanitaires, religieux et sociaux à cette « créature » tellement humiliée jusqu’alors. Dans les temps préislamiques comme dans toutes les communautés, y compris celles des gens du Livre (i-e. juifs et chrétiens), elle était réduite à un état inhumain, discriminatoire. C’est avec la venue de l’Islam que le Qur’ān lui accorde les mêmes droits qu’à l’homme, à part ce qui fait exception, de par sa nature, en lui préconisant honneur, miséricorde et cordialité.
Avant l’Islam, la femme faisait objet de vente et d’achat ; mariage ou prostitution lui étaient imposés ; elle était héritée en succession, et n’avait pas droit à l’héritage ; elle était même considérée comme objet souillé, profane, sans âme, par l’un des conciles de l’Eglise ! Son père avait droit de la vendre ou de l’enterrer vivante, à sa naissance. Alors que l’Islam lui accorda des droits de propriété, lui a permis d’hériter, et la combla de bienveillance, en rendant l’homme responsable de sa subvention, même si elle était riche ; lui accorda le droit de diriger ses propres biens,  lui permettant la vente et l’achat, les donations, la défense de ses biens et le droit de recourir aux procédures juridiques. Ce dont nombre d’occidentales ne connaissent presque pas encore !
Dans cet éventail d’actes d’honneur accordés à la femme, le Qur’ān abolit et interdit strictement la prostitution, l’adultère, et prescrit à leur égard de sévères sanctions : flagellation ou lapidation. De même, le nombre d’épouses, qui était illimité chez les juifs et les païens, le Qur’ān le limite à quatre, sous conditions, comme la maladie incurable ou la stérilité, en insistant foncièrement sur l’équité et la miséricorde : « Et si vous avez peur d’être inéquitables envers les orphelins, alors épousez d’entre les femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre. Mais si vous avez peur d’être injustes, alors épousez une seule, ou bien ce que vous possédez d’esclaves. Cela est le moindre, pour éviter la partialité. » (4 : 3). Et un peu plus loin, dans la même Sūrah, il est dit : « Vous ne pourrez point être équitables entre les femmes, même si vous y tenez… » (4 :129). Donc, celui qui veut vraiment suivre les préceptes Divins, n’a qu’à s’en tenir à ce qui est l’essentiel, à savoir : l’équité. Le chemin à suivre et le choix à faire sont bien clairs.
 
On ne saurait parler des principaux objectifs du Qur’ān sans aborder celui de la liberté et de l’affranchissement des esclaves ou le traitement des prisonniers. Il est vrai que le droit du plus fort a toujours été en usage, dans toutes les anciennes sociétés, et même de nos jours, à ne citer que l’insurpassable arrogance de la politique américaine actuelle, et son vagabondage déchaîné de par la terre ! Toutes les anciennes civilisations ont maltraité les esclaves et leur imposaient les plus rudes des travaux, injustice et discrimination étant la règle. Cet état de choses fut maintenu dans le judaïsme et le Christianisme. L’esclavage resta en vigueur en Europe et aux Etats Unis jusqu’à la fin du dix-huitième siècle. Il ne fut aboli, en Angleterre, que vers la fin du dix-neuvième. Il ne serait même pas trop de dire que ces pays n’entreprirent ce genre de mesures que pour leurs propres intérêts coloniaux et impérialistes. D’ailleurs nul n’ignore à quel point la couleur de la peau continue à influencer dans ces sociétés. Alors qu’avec la venue de l’Islam, au septième siècle, le Qur’ân prescrit l’affranchissement de l’esclave, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, tout en tenant compte de l’intérêt du propriétaire, et de la miséricorde envers l’affranchi.
 
La Morale du Qur’ān :
Tel était, en ses grandes lignes, l’aperçu général sur les objectifs du Qur’ân. Reste à présenter la morale, à travers les obligations, la responsabilité, les sanctions, l’intention, l’effort, qui sont tous des concepts associés au système éducatif du Qur’ān, et représentent les principaux piliers sur lesquels s’élève cet enseignement. Enseignement le long duquel la distinction entre ce qui est prescrit, ce qui est permis et ce qui est interdit ou défendu y est nettement précisée. D’un autre côté, la morale du Qur’ān s’affirme comme une loi, comme une règle générale, constante, et revendique son application sur l’ensemble de l’humanité. Car chaque principe énoncé par le Qur’ân peut être invariablement appliqué à soi-même ou à autrui, aux riches comme aux pauvres.
Cependant, il est étonnant de voir comment les orientalistes, qui fouillèrent le Qur’ān à la loupe, pour l’attaquer, gardèrent un silence absolu, pour ne pas dire un silence de morts, sur la morale qur’anique qui est d’une valeur frappante, inestimable, ainsi que sur les principes éthiques généraux, dont les éléments essentiels traitent de la connaissance et de la conduite. L’ensemble des Versets, relatifs à ces deux domaines, constitue un enseignement pour le comportement humain dans la vie quotidienne, et mènent vers la tranquillité d’esprit par rapport à la vie Future. C’est une législation d’une double perfection, comme le dit Cheikh Draz : une douceur dans la fermeté, un progrès dans la stabilité, une nuance dans l’unité. Ce qui permet à l’âme humaine de s’assurer un double bonheur difficilement conciliable : une sorte de soumission dans la liberté, une aisance dans la lutte, une initiative dans la continuité. Malheureusement, nombre d’occidentaux n’ont pas saisi la portée de cette sagesse ni sa profondeur. Car le Qur’ān appelle au bon sens, incite à la réflexion et à la méditation. La conscience à laquelle s’adresse le Qur’ān est éclairée par un enseignement positif, où les devoirs sont définis et hiérarchisés, font face à une réalité vivante. Etait-ce tellement difficile à saisir ?! Pourtant, le caractère universel de la loi morale y est d’une évidence incontestable. L’ensemble de ses commandements s’adresse à l’humanité entière, la même règle, comme on vient de le voir à l’instant, peut être appliquée à soi-même ou à autrui, à ses proches ou aux étrangers, aux pauvres comme aux riches, à l’intérieur de la communauté comme à l’extérieur. Chaque arrêt de cette loi est tenu pour principe universalisable, pouvant être appliqué aux cas analogues. A préciser, que l’obligation morale dans le Qur’ān est doublement conditionnée : l’action qu’elle porte préconise qu’elle doit être accessible à la nature humaine et praticable en même temps, loin de toute tyrannie dans la réalité concrète de la vie.
De l’obligation, telle qu’elle est présentée dans le Qur’ān, découlent deux corollaires : la responsabilité et la sanction. La responsabilité morale et religieuse étant personnelle, elle ne permet aucun transfert ni la moindre confusion. Chaque personne porte la responsabilité entière de ses propres actions. Nul ne portera la charge d’autrui. Les sanctions civiles dépendent des procédures juridiques, les sanctions relatives à l’intention, à la conscience, tiennent du Créateur.
La doctrine du Qur’ān est une synthèse, une synthèse des synthèses, si l’on peut dire, tellement la forme et le contenu sont intimement liés, en un style aussi compact que précis. Elle répond à toutes les exigences légitimes, morales, sociales et religieuses de l’être humain. Le tout de cet ensemble est pénétré d’un esprit conciliateur, qui fait que cette doctrine soit libérale et disciplinaire, rationaliste et mystique, souple et ferme, conservatrice et progressiste à la fois. C’est une structure organique où tous ces éléments chantent à l’unisson pour se tenir solidaires, sans la moindre contradiction. Ce n’est point une juxtaposition de contraires, mais une complémentarité positive, qui maintient l’ordre et permet le progrès humanitaire, universel.
Ces notions se réfèrent l’une à l’autre : la raison, mène à la foi, et la foi se réfère à la raison. L’individu, en assumant ses obligations et sa responsabilité, veille au bon fonctionnement de la moralité commune. La piété, en toutes lettres majuscules, est le concept de base qui réunit le respect de l’idéal et la recherche du meilleur.
Une vue à vol d’oiseau donnerait peut-être une idée un peu plus concrète de ce qui vient d’être dit. Nous nous référons à la thèse du docteur Draz   pour faire une sorte de classement subjectif des Versets traitant de la morale individuelle, familiale, sociale, ainsi que de la morale de l’Etat, et la morale religieuse.
 
1- Morale individuelle :
Elle comprend quatre groupes d’enseignements :
a- Les commandements, comprennent : des instructions générales ; des instructions morales ; des incitations à l’effort moral, préconisant la pureté de l’âme ; la droiture ; la chasteté ; la décence ; la continence des regards ; la domination des penchants ; l’abstention périodique de la nourriture et du sexe ; la maîtrise de la colère ; la sincérité ; la douceur et la modestie ; la circonspection dans les jugements ; l’abstention dans le doute ; la constance et l’endurance ; la conformité aux bons exemples ; le maintien du juste milieu ; faire le meilleur ; rivaliser pour le meilleur ; savoir écouter et choisir le plus beau conseil ; la pureté des intentions.
b- Les interdictions, comprennent : le suicide ; la mutilation et la défiguration de son propre corps ; le mensonge ; l’hypocrisie ; les actes qui contredisent les paroles ; l’avarice ; la prodigalité ; l’ostentation ; la conduite hautaine ; l’orgueil ; la vanité ; la vantardise ; la fierté tirée de sa puissance ou de sa science ; l’attachement à ce bas monde ; la jalousie et la convoitise ; le regret inutile ou la réjouissance outrée ; la débauche ; l’usage des boissons alcoolisées et les choses impures ; toutes souillures (morale ou physique) ; l’usage d’un bien mal acquis ; ainsi que  la mauvaise gérance.
c- Les permissions, comprennent : l’usage modéré des bonnes choses.
d- La dérogation : elle  est permise par nécessité de force majeure.
 
2 – Morale familiale :

Comprend quatre groupes d’enseignements : 
A- Les devoirs envers les ascendants et les descendants, comprennent : la bienfaisance ; l’humilité ; l’obéissance aux père et mère ; le respect de la vie des enfants ; l’éducation morale des enfants et de la famille en général.
B- Les devoirs entre époux, comprennent : 1- La constitution du ménage : alliances prohibées et alliances autorisées ; les qualités requises ou préconisées ; le consentement libre et réciproque ; la dot ; les conditions de la polygamie. 2- La vie conjugale : les liens sacrés et respectés, la paix intérieure ; l’affection et la compassion ; la propagation de l’espèce ; l’égalité des droits et des devoirs ; la délibération et le consentement commun ; les entretiens humains ; vivre en bon ménage, même en cas d’antipathie ; la réconciliation, même en cas de conflit ; l’arbitrage. 3- le divorce : la séparation est un pis-aller ; la période d’attente ; le logement et le traitement honnêtes, dans l’espoir d’une réconciliation ; pas d’attente obligatoire pour une femme divorcée avant la cohabitation ; après l’attente : ou retour bien intentionné, ou séparation donnant droit à un autre mariage ; ne rien extorquer sur la femme divorcée ; le divorce n’est définitif qu’à la troisième fois ; indemnité pour les divorcées non dotées ; indemnité pour les divorcées en général.
C- Les devoirs envers les proches, comprennent : partager notre bonheur ; le testament.
D- L’héritage, comprend : les droits réservés aux mâles, ni aux aînés ni aux seuls enfants ; règles de la répartition.
 
3 – Morale sociale : 
Comprend trois groupes d’enseignements :
a- Les interdictions, comprennent : l’homicide ; le vol ; la fraude ; le prêt à intérêt ; toutes sortes de spoliations ; toutes sortes d’appropriation illégale ; le détournement des biens, de l’orphelin en particulier ; la trahison et l’abus de confiance ; l’offense injustifiée ; l’iniquité ; la complicité ; la défense des injustes ; l’infidélité aux engagements ; la perfidie et la tromperie ; tromper ou corrompre les juges ; le faux témoignage ; la dissimulation ; l’injure ; maltraiter le pauvre et l’orphelin ; la raillerie ; les gestes dédaigneux ; l’espionnage ; la médisance et la calomnie ; les rapports malveillants et la crédulité complice ; la diffamation ; l’intervention nuisible ; l’indifférence au mal public.
b- Les commandements, comprennent : rendre le dépôt ; légaliser les transactions pour écarter les doutes ; observer ses engagements et ses promesses ; rendre un témoignage juste ; établir la paix entre les hommes ; l’intercession : non-acceptée en faveur des criminels ; l’humilité et la compassion réciproque ; la bienfaisance, surtout envers les faibles ; fructifier les biens des orphelins ; libérer les esclaves ou faciliter leur liberté ; pardonner, et en tous cas ne pas dépasser l’offense ; rendre le bien pour le mal ; exhorter au bien et détourner du mal ; répandre la science ; l’amitié et l’hospitalité ; l’amour universel ; la justice et la charité, conjointement. A part cela, on y trouve trois attitudes plus ou moins légitimes : Tenir à user de ses droits, générosité dans l’aisance, altruisme héroïque. Le devoir strict tient le milieu. Donner est un devoir universel. Les conditions requises dans l’exercice de la charité : Sa destination, son intention, qualité du don, manière de donner (plutôt en secret, ne pas humilier le bénéficier). Exhortation à la libéralité ; condamnation de la thésaurisation.
c- Le code de la politesse, comprend : Demander permission d’entrer chez autrui ; baisser la voix et ne pas appeler les grands du dehors ; saluer en entrant ; répondre au salut par un meilleur ; se ranger ; choisir pour les entretiens des sujets honnêtes ; employer les propos les plus doux ; demander permission de quitter l’assemblée.
 
4 – Morale de l’Etat:
Comprend deux groupes d’enseignements:
A – Le rapport du Chef et du Peuple, comprend deux côtés : I- Devoir des chefs : Consulter le peuple ; appliquer énergiquement la décision prise, selon la règle de la justice ; établir l’ordre ; sauvegarder, ne pas subtiliser, les biens communs ; ne pas en faire bénéficier les riches ; laisser aux confessions locales leur liberté juridique. II- Devoir du peuple : Discipline ; obéissance conditionnée ; union autour de l’idéal ; délibérations dans les affaires communes ; éviter perturbation et vandalisme ; préparer la défense commune ; censure morale ; éviter connivence et alliance avec l’ennemi.
B – Les relations extérieures : comprennent deux côtés : I- Dans les circonstances normales : souci du salut universel ; prêcher la doctrine du salut, sans contrainte, ni provocation de haine ; ne pas chercher hégémonie ou trouble ; ne pas entamer la sécurité des neutres ; bon voisinage, justice et bonté. II- En cas d’hostilité : Ne pas craindre l’initiative des armes ; ne pas combattre pendant les mois sacrés, ni dans les régions sacrées. Deux cas de guerre légitime : 1-Défense de soi. 2- Secours des faibles sans défense. Combattre les seuls combattants ; ne pas fuir devant l’agresseur ; fermeté et union ; patience et espérance ; ne pas craindre la mort, elle vient à son temps ; craindre plutôt les épreuves et les tentations des infidèles ; ne pas capituler, mais accepter la paix et ne pas poursuivre l’ennemi qui capitule ; fidélité aux traités conclus ; ne pas répondre à la perfidie par la pareille ; loyauté aux clauses, même désavantageuses. Sus à l’ambition ! Fraternité humaine : lieu sacré, au-dessus du préjugé de races et de sexes. Critérium du mérite.
 
5 – Morale religieuse :
Comprend les devoirs envers Allah : Croire en Lui et aux vérités qu’Il Décrète ; Lui obéir, inconditionnellement ; méditer sur Ses paroles, et sur Ses œuvres ; reconnaître Ses bienfaits et Lui rendre grâce ; supporter Ses épreuves avec résignation ; se fier à Lui ; ne pas désespérer de  Sa grâce, ni être trop rassuré contre Ses desseins ; subordonner toute décision future à Sa volonté ; remplir les voeux et promesses faites à Allah ; ne pas provoquer des propos irrévérencieux à son sujet ; éviter toute complicité de propos impies ; ne pas jurer souvent par Son nom ; respecter le sermon une fois prêté ; se souvenir constamment d’Allah ; Le sanctifier et le glorifier ; Lui rendre le culte quotidien ; visiter la Ka’ba (au moins une fois dans la vie) ; se passer de l’univers ; invoquer Allah fréquemment avec crainte et espoir ; revenir à Lui et implorer son pardon ; L’aimer, et L’aimer par dessus tout.

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Communiqué MMS – Mettre fin au « souk du label halal » en France

Communiqué MMS – Mettre fin au « souk du label halal » en France
Communiqué – Mosquées et Musulmans Solidaires – MMS,
 
En ces temps où toute occasion est bonne pour discréditer les musulmans et leur religion, il y urgence à mettre fin au « souk du label halal ».
 
Au fil des ans qui passent, le concept du « halal » est devenu un attrape-nigaud qui sert à attirer des consommateurs musulmans crédules. Il est fortement exploité par 3 grandes mosquées, arbitrairement désignées par LES POUVOIRS PUBLICS français, au mépris de la loi sur la séparation de la religion et de l’État en France, pour agréer les sacrificateurs dans les abattoirs.
 
C’est l’histoire du film « l’arroseur arrosé » de la Grande Mosquée de Paris et sa société de certification Société Française de Contrôle de Viande Halal – SFCVH qui nous pousse à réagir au sein de Mosquées et Musulmans solidaires.
 
Après l’avoir agréée pendant plusieurs années, soutenue, voire faciliter son introduction dans la Grande distribution et auprès d’industriels spécialisés en produits carnés destinés à l’exportation, la Grande Mosquée de Paris se dit victime du comportement de sa société de certification (SFCVH) qu’elle qualifie de frauduleux.
 
La SFCVH, comme beaucoup de sociétés de certification crées par les grandes mosquées qui sont « cautionnées par l’État laïc », se sont surtout distinguées en accordant le label halal à des chaînes d’abattage de poulets tout en sachant que c’est trop compliqué de les contrôler. Élevés sans voir la lumière, les poulets sont stressés et 8 % des volailles arrivent mortes à l’abattage, victimes de crises cardiaques. Par rapport au Coran, il est interdit de manger un animal mort avant l’abattage rituel, ce qui devrait empêcher légalement ces sociétés de certifier ce genre d’abattoirs. Pourtant, ces poulets sont vendus dans le commerce comme de la viande halal. Il n’est pas exagéré d’estimer ainsi que la moitié de la viande qu’on prétend halal ne le soit pas réellement, sans pour autant qu’elle soit vendue comme tel de manière malhonnête…
 
C’est pour toutes ces raisons, mais surtout parce que l’État, en contradiction totale avec les principes de la laïcité qu’il est chargé de défendre, de faire respecter et de respecter, a décrété que l’abattage rituel doit être effectué EXCLUSIVEMENT par un sacrificateur habilité par les mosquées de Paris, d’Évry et de Lyon sans qu’un consensus ait pu être dégagé entre les organisations religieuses musulmanes de France sur la définition du halal, que Mosquées et Musulmans solidaires étudie sérieusement la nécessité de saisir le Conseil d’État pour faire annuler tous les décrets pris dans ce domaine, plus particulièrement le décret 97-903 du 1er Octobre 1997.
 
En effet, comme l’ont réclamé certaines institutions musulmanes et mosquées de France, c’est aux seuls musulmans qu’il appartient de s’accorder sur la définition du halal et sur les procédures de contrôle et de certification pour éviter que les confusions les plus absurdes continuent de prospérer lorsqu’il s’agit de traiter du marché halal.
 
Aussi, le fait qu’il n’existe pas de label ou de certification claire, comme pour les produits bio, laisse place à toutes les interprétations. Pour remédier à cela, Mosquées et Musulmans solidaires de France et des experts dans les domaines appropriés planchent sur une norme « halal » conforme aux exigences réglementaires de la certification en France.
 
Cette démarche a pour objectif de faire naitre un label France halal dont les retombées financières contribueront pour partie au financement du culte et d’institutions éducatives, universitaires et de formation des jeunes citoyens français de confession musulmanes, compatibles avec les principes et les valeurs de la République et de la démocratie.
 
Mosquées et Musulmans Solidaires – MMS
 
Service communication : www.mms-france.org | contact@mms-france.org

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