Archives de catégorie : ECONOMIE

9 chaînes d’Histoire à découvrir

C’est l’été, le moment idéal pour découvrir de nouvelles chaînes youtube ! N’hésitez pas à vous abonner, elles déchirent toutes 🙂 Herodot’com : https://www.youtube.com/channel/UCWWz… Passé sauvage : https://www.youtube.com/channel/UCLhO… Histony : https://www.youtube.com/channel/UCt8c… la prof :


Société

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Rendre accessible le numérique collaboratif pour les TPE

Claude a décidé d’aider les petites et très petites entreprises des territoires ruraux à développer leur activité afin de favoriser l’économie circulaire locale. L’idée : faire en sorte qu’elles s’entraident et qu’elles mutualisent leurs savoirs, notamment par le biais du numérique collaboratif. Pour ça, Claude aide les entreprises à s’insérer dans le numérique, notamment en créant des sites internets et des wiki (un wiki est un site web participatif dont tout visiteur (…)


Société

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Rentabilité, solidarité, durabilité

Le Club 44 et l’association APRES-BEJUNE ont mis sur pied un troisième atelier de réflexion et une soirée autour du triangle rentabilité, solidarité, durabilité pour savoir s’il est possible et comment conjuguer harmonieusement une activité économique avec le respect des individus et de l’environnement et ce, dans le contexte neuchâtelois. Une trentaine de personnes a été invitée, de tout bord et de tout milieu professionnel, pour en débattre à huis clos durant l’après-midi. Le fruit de ces réflexions et (…)


Economie

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A Saillans, un groupe d’habitants a décidé de se prendre en main

A Saillans, un groupe d’habitants a décidé de se prendre en main et de présenter une liste participative collégiale aux élections municipales. L’idée : que chacun se réapproprie les questions de gouvernance et reprenne du pouvoir de parler et d’agir. Résultats : • sensation du pouvoir d’agir retrouvée par les habitants • création d’un lien social fort • possibilité de montrer que c’est possible et que ça marche ! … et aussi : Mise en place d’un (…)


Citoyenneté

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Créer une coopérative auto-gérée

Après des années passées dans l’animation socio-culturelle, Franck, Gaël et cinq autres militants de l’éducation populaire ont décidé de créer leur propre structure. L’idée : « faire de l’éducation populaire exactement comme on pensait que ça devait être fait, ce qui n’était plus possible selon nous dans le modèle associatif classique ».


Société

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Polony a été virée de partout pour avoir mis en cause le système financier qui soutient Macron, en particulier les Bergé, Drahi & Niel

Politiquement, bien que modérement incorrecte, le système Macron n’a pu supporter l’ancienne chroniqueuse de l’émission de propagande du Service Public du samedi, orchestrée par le sémillant Laurent Ruquier : ONPC ! Elle a franchi la ligne rouge, en désignant tout de go, les principaux soutiens financiers connus de Macron, à savoir : – Pierre Bergé – Patrick Drahi & Xavier Niel Je vous ai déjà parlé parlé de ce trio, soutien fidèle de Macron, et notamment des fréquentations de sa (…)


Médias

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Neymar : la contre-attaque du Qatar

Le transfert de Neymar, ou la contre-attaque diplomatique du Qatar.


Politique

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Versus – Jean-Pierre Petit

Le modèle Janus créé par JPP contiendrait-il la réponse aux plus grands mystères de la physique contemporaine ? Rappel :


Technologies

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Les premières images panoramiques époustouflantes de la Terre

RT continue sa série de reportages à 360 degrés dans l’espace. Cette fois le cosmonaute Andreï Borisenko vous montre le module qui porte le joli nom de « coupole », d’où les habitants de l’ISS peuvent observer la Terre.


Technologies

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Quatre maisons disparaissent dans un trou en Floride

Un énorme trou s’est créé le 14 juillet en Floride, engloutissant deux maisons. Deux autres demeures ont été avalées ce 6 août. Le gouffre, qui pourrait encore s’élargir, atteint à l’heure actuelle 80 mètres de large et 18 mètres de profondeur.


International

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Les cartes déforment la réalité

L’Afrique est en réalité beaucoup plus grande que vous ne le pensez, et la Russie bien plus petite. Pourquoi ? 🤔 L’ACTUALITÉ, TOUS LES JOURS SUR INSTAGRAM : http://instagram.com/hugodecrypte/


Société

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En Yakoutie, les recherches se poursuivent dans une mine inondée

L’accident s’est produit vendredi après-midi dans la mine souterraine Mir, en Iakoutie. 142 mineurs sur 151, qui étaient dans la mine au moment de l’inondation, ont été évacués très rapidement. Le 143e a été sauvé samedi 5 au matin. Huit personnes sont toujours portées disparues. https://sptnkne.ws/feaB ABONNEZ-VOUS ! http://www.youtube.com/channel/UCqwac…


International

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Pour avancer vers des changements profonds, l’auto-organisation de la population et la pression populaire sur les gouvernements sont indispensables

Pour avancer vers des changements profonds, l’auto-organisation de la population et la pression populaire sur les gouvernements sont indispensables
Éric Toussaint (Namur, Belgique, 1954) est cofondateur et porte-parole du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM), un réseau international qui compte des comités locaux dans plus de 30 pays et lutte pour élaborer des alternatives radicales aux dettes illégitimes, tant publiques que privées. Éric Toussaint est docteur en Sciences politiques de l’Université de Liège et de Paris VIII, et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l’auteur d’une quinzaine de livres de référence sur la dette et la crise financière et de centaines d’articles sur ces sujets. Il a été également consultant des gouvernements d’Équateur, du Paraguay et de certaines municipalités espagnoles. Il a aussi été le coordinateur scientifique de la Commission pour la vérité sur la dette grecque.
En voyant ta trajectoire, on constate que tu as été actif dans de nombreux mouvements politiques et sociaux. Quand as-tu décidé de faire de la lutte contre le remboursement de la dette ta cause principale ?
Très vite. En 1983, nous avons eu à nous battre à Liège, la ville où j’habite, de plus de 200 000 habitants, contre un plan d’austérité très sévère présenté sous le prétexte qu’il fallait pouvoir payer une énorme dette publique. À ce moment-là un audit militant de la dette a été réalisé et c’est la première fois que l’on a considéré la possibilité de remettre en cause sa légitimité. En 1986, une campagne a été lancée à Liège pour demander que la dette illégitime ne soit pas payée. En outre, en 1982, beaucoup de pays du tiers-monde, puisqu’on les appelle ainsi, avaient déjà souffert de crises de la dette, et nous pouvions nous appuyer sur l’exemple de deux figures de la politique internationale pour commencer notre lutte : celle du dirigeant cubain, Fidel Castro, qui avait appelé à former en 1985 un Front des pays du Sud contre le remboursement de la dette (voir), et celle d’un dirigeant africain qui, la même année, a suivi la même voie que Cuba, Thomas Sankara, du Burkina Faso. En 1989, l’analyse de la situation m’a convaincu qu’il était fondamental de lutter aussi au Nord pour l’abolition de la dette, même si la solidarité avec le Sud restait prioritaire. C’est pour toutes ces raisons que j’ai participé à la création en 1990, du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-monde qui est devenu, en 2016, le Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM).
À quoi te réfères-tu lorsque tu parles de dette illégitime ?
C’est une dette qui a été contractée pour favoriser l’intérêt particulier d’une minorité privilégiée contre l’intérêt général de la population. Celui des élites qui sont au pouvoir ou les banquiers, par exemple, qui sont les responsables de la crise financière et ont été renfloués – un sauvetage qui a entraîné une explosion de la dette publique, comme cela a été le cas en Espagne et dans d’autres pays il y a quelques années. Cette dette peut aussi être illégale, dans le cadre de contrats colossaux (où les créanciers en retirent des profits abusifs), ou encore lorsque les taux d’intérêts ou certaines conditions du contrat font que celui-ci est nul selon les règles du droit.
Dernièrement le CADTM, outre la dette publique, met l’accent sur un autre problème. Vous parlez des effets de la dette privée : microcrédits, dette hypothécaire, dette étudiante… Comment fonctionne ce genre de dettes ?
Nous avons observé ces dix dernières années qu’il y a eu une augmentation générale des dettes illégitimes privées des ménages. C’est ce qui s’est passé aux États-Unis avec la bulle des subprimes –des prêts hypothécaires qui ont été octroyés à des gens présentant de hauts risques au niveau des remboursements. Plus de 500 000 contrats abusifs de dette hypothécaire ont été identifiés ; pour certains d’entre eux, il n’y avait même pas la signature du contractant car ils avaient été « convenus » par téléphone et par conséquent sans que le contrat n’ait été lu. Les abus des banquiers ont entraîné l’expulsion de près de 14 millions de familles de leurs logements entre 2007 et aujourd’hui aux États-Unis. En Espagne, il y a près de 300 000 familles expulsées. La dette étudiante est une autre forme de l’explosion de la dette privée illégitime, en particulier aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada et au Japon. Cela coïncide avec des pays qui ont connu des réformes néolibérales très poussées dans le domaine de l’éducation, avec des coupes budgétaires, la suppression des bourses, ce qui a poussé de nombreux étudiants à s’endetter pour pouvoir payer leurs études. Aux États-Unis deux étudiants sur trois ont une dette moyenne de 27 000 dollars et au Japon, ce sont 30 000 dollars pour un étudiant sur deux (voir). Il y a encore un autre exemple de dette privée illégitime en expansion : le microcrédit. À partir de 2005, une campagne internationale a été menée pour vendre le microcrédit. Les Nations unies ont déclaré l’année 2005 « Année internationale du microcrédit » ; l’économiste bengali Muhammad Yunus, promoteur du microcrédit et fondateur de la Grameen Bank, a reçu le prix Nobel de la paix en 2006. Des présidents comme l’espagnol Zapatero, le brésilien Lula ou le français Chirac, ont soutenu publiquement cette initiative. Nous nous rendons compte maintenant que ce n’est qu’un piège, un mécanisme de reproduction de la pauvreté (voir, voir aussi).
Comment fonctionne le microcrédit ?
Ce sont en général des prêts de 100 à 300 dollars. Au début, dans le cas de la Grameen Bank (la première banque à octroyer des microcrédits au Bangladesh), pour obtenir un microcrédit il était nécessaire d’avoir l’aval de 5 à 25 personnes. C’est-à-dire que si la personne ne pouvait pas payer la dette, c’étaient les garants qui payaient pour elle. Mais aujourd’hui une personne qui demande un crédit de 100 dollars doit d’abord donner 30 dollars comme garantie à la banque, et ne touchera que 70 dollars nets. Mais elle doit payer un intérêt qui va de 30 à 50 % sur les 100 dollars demandés. Si elle ne peut pas payer, la banque garde les 30 dollars de garantie. C’est une arnaque de grande envergure. Actuellement, au Bangladesh, un pays de presque 160 millions d’habitants, 20 millions de personnes ont des microcrédits. En y réfléchissant bien, c’est un défi stratégique du capital financier afin de dégager du profit grâce aux 2 milliards de personnes adultes qui vivent sans compte en banque. Actuellement, ce sont près de 100 millions de personnes qui ont des microcrédits. Pour le capital, donner 200 ou 300 euros à des personnes pauvres est un crédit très limité, mais finalement, le plus important c’est la rentabilité qui, dans le cas des microcrédits, se situe entre 20 et 25 % de l’investissement réalisé. Ce sont vraiment des chiffres excellents pour un capitaliste.
Pour que ces gens finissent par demander un microcrédit, c’est que beaucoup de choses n’ont pas marché auparavant…
Évidemment. Il y a une dégradation des services publics à l’échelle mondiale. Dans beaucoup de régions, les paysans avaient accès à des banques publiques de crédit agricole. Suite aux recommandations de la Banque mondiale et du FMI, ainsi qu’au virage à droite de beaucoup de gouvernements des pays en développement, ces banques ont disparu au bénéfice des agences de microcrédits. Avec la Révolution verte, les paysans et paysannes s’endettent pour pouvoir semer et acheter les semences et les pesticides de Monsanto. Quand la récolte est mauvaise et qu’ils ne peuvent pas rembourser, ils se surendettent. Il ne faut pas oublier non plus que ce sont les femmes qui prennent le plus de microcrédits (81 % du total selon les statistiques). Et finalement ce sont elles qui souffrent le plus de la pauvreté.
Dans certains de tes articles, tu soulignes la stratégie de l’ajustement structurel progressif –l’application de mesures d’austérité dans un secteur mais pas dans d’autres pour éviter l’unification des luttes- et l’OCDE a même cautionné cette stratégie en publiant un guide pour que les gouvernements puissent l’appliquer (voir). Le capitalisme n’a plus peur d’abattre ses cartes ?
En effet. En plus, cela fait des années que la Banque mondiale publie régulièrement le rapport Doing Business, qui comporte une classification des pays dans laquelle ceux qui offrent les conditions les plus favorables aux licenciements massifs ou les pires conditions de travail sont ceux qui obtiennent le plus de points. Il est très important que les travailleurs comprennent que l’offensive du patronat s’appuie sur les arguments des gouvernements concernant la réduction de la dette publique. Les porte-paroles du grand capital ont une arrogance jamais atteinte avant la victoire électorale de Margaret Thatcher. Aujourd’hui ils expriment de plus en plus ouvertement leurs désirs.
L’accord de libre échange entre les États-Unis et l’Union européenne (TTIP) est bloqué mais le CETA (entre le Canada et l’Union européenne) avance et est maintenant en phase de ratification. Est-ce un exemple des souhaits du capitalisme ?
Oui, c’est là un défi très important. Il est nécessaire de lutter contre ces accords parce que, s’ils sont définitivement ratifiés et s’ajoutent à d’autres accords internes et conventions de l’Union européenne déjà existants, nous perdrons tous nos droits. Ces traités vont à l’encontre des peuples et des biens communs.
Tu as fait partie de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque en 2015. Quelle conclusion as-tu tiré de cet audit ?
Nous avons conseillé au gouvernement Tsipras de suspendre le paiement de la dette et d’affronter les créanciers par un acte unilatéral de suspension des paiements. Mais, sous la pression des créanciers, Tsipras a préféré capituler, ce qui a été vécu de façon très traumatisante. Je vivais dans un quartier populaire d’Athènes où l’on pouvait palper les attentes de la population et sa disposition à soutenir un gouvernement de rupture, chose qui avait été mise en évidence par le référendum. Malgré son résultat, le gouvernement Tsipras cherchait à capituler, il n’était pas prêt à utiliser la victoire du non au référendum du 5 juillet 2015. On ressent encore les effets de cette capitulation sur la population grecque.
Qu’est-ce qui manque à la gauche européenne ? Pourquoi ne parvient-elle pas à faire la jonction avec la population ?
Il y a un secteur assez significatif de la population qui est favorable à des solutions politiques de gauche radicale
Je crois qu’il leur manque le courage pour s’engager dans l’application de politiques radicales et désobéir aux accords et aux lois injustes. Syriza a gagné les élections sur un engagement de rupture avec l’austérité. Et dans beaucoup de pays, un secteur assez significatif de la population est favorable à des solutions politiques de gauche radicale. C’est comme cela que j’interprète les bons résultats de Bernie Sanders aux états-Unis, de Jeremy Corbyn au Royaume-Uni, de Syriza, Podemos ou Mélenchon. Dans ce dernier cas, il était seulement deux points en dessous de Marine Le Pen et donc à deux doigts de passer au deuxième tour en mai 2017. Et cela avec un discours de gauche radical qui a mis sur pied de guerre certains médias. La gauche radicale a aujourd’hui une fenêtre qu’elle n’avait pas il y a dix ans. Si nous avions une gauche plus offensive, sur le plan de la combativité et de la radicalité, on pourrait gagner les élections et surtout appliquer des politiques qui rompraient avec le capitalisme et les politiques néolibérales.
Les gauches s’auto-limitent ?
Oui. Beaucoup de dirigeants et de partis de la gauche radicale, quand ils voient qu’il y a une possibilité d’accéder au gouvernement, pensent qu’ils doivent limiter eux-mêmes leur programme et ils essaient d’adapter leur discours à la realpolitik. Nous avons toujours une opportunité de parvenir à une sortie de crise en faveur de la justice sociale et des changements structurels en faveur des majorités, mais si les majorités radicales ne la saisissent pas, c’est l’extrême droite qui le fera.
Tu as conseillé les gouvernements de Correa en Équateur, de Chávez au Venezuela… Tu crois que ces gouvernements latino-américains ont eu plus de volonté politique pour se confronter au pouvoir ?
Au début de leurs mandats, oui. Dans le cas du Venezuela, pendant les dix premières années du mandat de Chavez, des mesures très positives ont été prises. Ça a été la même chose pour Evo Morales en Bolivie ou Rafael Correa en Équateur. Par la suite, ils ont pris des mesures de realpolitik, plus modérées et plus décevantes. La leçon que je tire de tout cela est que, pendant les premières années, il est possible de résister et d’appliquer des politiques de rupture, comme le montrent ces trois exemples, mais pour maintenir une ligne de changements profonds, il est fondamental que la population s’auto-organise et exerce une pression sur les gouvernements. Je dois préciser aussi que, quand j’ai conseillé ces gouvernements |1 |
, j’ai toujours gardé mon indépendance. Je n’ai jamais touché un centime d’aucun de ces États et n’ai signé aucun contrat avec leurs ministres ou présidents. C’est une règle que je me suis imposée et sur laquelle je ne fais aucune concession, pour pouvoir conserver mon droit à la critique totale à tous moments.
Ces dernières années, tu as conseillé, en Espagne, certaines des municipalités de changement sur les thèmes de la dette. Si tu analyses leurs dynamiques deux ans après les élections, quel potentiel se dégage-t-il ?
Si les municipalités de changement se contentent de faire des déclarations sympathiques et ne luttent pas contre l’austérité, elles vont décevoir
Tout dépend de la volonté réelle de ces administrations de constituer un front municipal contre la dette illégitime et contre l’austérité. Si ce front se constitue, il pourrait agir sérieusement, pour désobéir à la Loi Montoro et à l’article 135 de la Constitution espagnole, etc (voir ici et ici). Si l’on n’agit pas, même s’il y a beaucoup de possibilités dans ce pays, beaucoup d’attentes et des gens honnêtes venus des mouvements sociaux, on ne concrétisera rien. Si ces municipalités de changement se contentent de faire des déclarations sympathiques et à améliorer la transparence des budgets publics et ne s’unissent pas pour affronter l’austérité, elles vont susciter des déceptions et des désillusions. Je trouve, par exemple, qu’il y a peu de cas de remunicipalisation des services publics, qui est l’un des grands engagements pris par ces organismes. Je sais que ce n’est pas facile, mais sans affrontement direct avec le gouvernement par le biais de la constitution et de l’action d’un front large, on n’avancera pas.
Passons aux outils de lutte contre la dette et aux alternatives. L’un des mécanismes sur lequel vous travaillez beaucoup, c’est l’audit. Quel est son potentiel de transformation, au-delà de la volonté de transparence ?
Il a un potentiel énorme parce qu’il implique les citoyens, les personnes qui jusqu’à présent n’ont pas remis en question la légitimité de la dette. L’audit permet que les personnes remettent en cause la légitimité des actions et des politiques des gouvernements quand elles sont injustes. Commencer à remettre en question la logique de l’endettement est déjà un stade supérieur de conscience. Si les citoyens n’exercent pas de contrôle et de pression sur les gouvernements considérés comme amis, il n’y aura pas de véritable changement. Pour cela il faut qu’il y ait des forces politiques qui aient le courage et la force d’appliquer de telles politiques radicales, mais plus important encore qu’il y ait une population mobilisée, critique, prête à se révolter si le gouvernement ne remplit pas ses promesses. Sans ces deux conditions, il n’y aura pas de changements structurels profonds.
Dans tes textes, tu signales différentes mesures de gauche radicale qui passent par le contrôle de l’État, comme la nationalisation de la banque. Mais penses-tu que l’économie sociale et solidaire soit une alternative ?
Il est fondamental que se développent des initiatives locales et solidaires, depuis les monnaies locales jusqu’aux coopératives de consommation ou de travail. Mais l’économie sociale et solidaire ne peut se développer suffisamment pour provoquer par contagion un changement réel dans la société. Il faut aussi un gouvernement prêt à prendre des mesures, à changer les lois, à changer la constitution, à résister aux accords internationaux… C’est pourquoi, si nous voulons avancer vers une transition écologique, il est surtout nécessaire de contrôler la production et la distribution de l’énergie. Démanteler les centrales nucléaires ou thermiques implique que l’État prenne le contrôle du secteur énergétique et le transforme en service public. Dans le cas de la banque, je vois un processus similaire : pour affronter les grandes banques comme BBVA et Santander, tu dois affronter le secteur bancaire dominant, même si on peut développer aussi la banque éthique. Ce sont les tâches d’un gouvernement soutenu par le peuple. L’économie sociale et solidaire est très importante et nous devons nous y impliquer, mais sans laisser de côté la lutte institutionnelle pour des changements structuraux.
Traduit de l’espagnol par Lucile Daumas
Source en espagnol

 

Notes

|1 | Éric Toussaint a été membre de la Commission d’audit intégral de la dette de l’Équateur (CAIC) mise en place en 2007 par le président Rafael Correa (voir et). Cette même année, il a conseillé le ministre des Finances et le président de l’Équateur en ce qui concerne la création de la Banque du Sud. En 2008 également, le président paraguayen Fernando Lugo a fait appel à son expérience pour lancer l’audit de la dette de ce pays. En 2008, il a également conseillé le ministre vénézuélien du Développement économique et de la planification.

Auteur.e

Eric Toussaint docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l’auteur des livres Bancocratie , ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire , Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui , Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique , Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie , Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège. Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015. Suite à sa dissolution annoncée le 12 novembre 2015 par le nouveau président du parlement grec, l’ex-Commission poursuit ses travaux et s’est dotée d’un statut légal d’association sans but lucratif.

http://www.cadtm.org/Pour-avancer-vers-des-changements

Alter Info
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Découverte exceptionnelle d’« une petite Pompéi » française près de Lyon

Des archéologues ont découvert au bord du Rhône des vestiges datant du Ier siècle d’un ancien quartier romain de 7 000 m². Qualifié de « petite Pompéi viennoise », le site a été classé par le ministère de la Culture « découverte exceptionnelle ».


Société

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Elections au Venezuela : les manifestants s’en prennent aux forces de l’ordre

Au Venezuela, l’élection de l’Assemblée constituante s’est déroulée sous tension ce dimanche 30 juillet. Malgré un important dispositif policier et l’interdiction de manifester, la capitale vénézuélienne a de nouveau connu des troubles mêlant opposants aux forces de sécurité. Les manifestants ont lancé des pétards contre les policiers de perturber l’élection en dépit de l’interdiction gouvernementale. La droite est soutenue par la CIA. La droite défend les castes aisées. La gauche, elle, défend un (…)


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D’un nouveau monde industriel par Bernard Stiegler

Bernard Stiegler (B.S), philosophe et docteur de l’EHESS, directeur général adjoint de l’INA à partir de 1996, ancien directeur de l’IRCAM, directeur du développement culturel du Centre Pompidou depuis janvier 2006, est reconnu pour ses travaux mettant la technique au coeur de la philosophie. « Les modèles d’organisation industrielle dont nous avons héritée du XIXe siècle (fondés sur les gains de productivité et les économies d’échelle) et du XXe siècle (fondés sur la formation de marchés (…)


Economie

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Poutine : « 755 diplomates américains devront cesser leurs activités en Fédération de Russie »

La Russie a décidé de réduire de 755 personnes le personnel diplomatique américain sur son sol en réaction aux nouvelles sanctions américaines contre Moscou. Vladimir Poutine estime que d’éventuels changements positifs ne sont « pas pour bientôt ».


International

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Les mensonges des économistes

Les économistes ont tendance à utilser l’argent pour évaluer une économie, alors que l’argent change de valeur productive régulièrement. L’économie n’est pas basée sur l’argent mais sur l’énergie, c’est-à-dire les industries et l’agriculture.


Economie

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Les bénévoles français de REMPART sont venus à Moscou restaurer les monuments

Les associations REMPART et VOOPIK célèbrent l’année franco-russe du tourisme culturel 2016-2017 par le projet Mission Patrimoine France – Russie. Deux chantiers de bénévoles sont inaugurés à Moscou du 17 au 28 juillet en présence de deux équipes REMPART. Les interventions techniques de cette première année de coopération se concentreront sur le monastère Donskoï et la maison Palibine, deux monuments caractéristiques du patrimoine moscovite. A Moscou, la maison Palibine est un des rares témoignages (…)


Citoyenneté

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La bêtise systémique, une période de « dé-noétisation »

Pourquoi notre monde est-il en train de devenir fou ? Bernard Stiegler commet ici son livre fondamental sur les ressorts d’une société au bord de l’effondrement. Avec la connexion planétaire des ordinateurs, des smartphones et des foules que tout cela forme, les organisations sociales et les individus qui tentent de s’approprier l’évolution foudroyante de la technologie arrivent toujours trop tard. C’est ce que l’on appelle la disruption. Cette immense puissance (…)


Société

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L’Italie vacillant, appel en faveur de la fin contrôlée de l’euro

L’Italie vacillant, appel en faveur de la fin contrôlée de l'euro

Voici ce qu’a dit le spécialiste financier Marc Friedrich à Sputnik Deutschland : La montée du débat en Italie sur les mérites de l’« Italexit », reflète les difficultés insolubles qu’affronte l’eurozone.

    Tandis que les politiciens cherchent à trouver le moyen d’affronter le dérapage de la dette publique de l’Italie, qui a atteint 132,6 pour cent du PIB en 2016, la sortie éventuelle de l’eurozone a été soulevée au Parlement italien.

    Début juillet, Pour discuter de la situation économique en Italie, les parlementaires du Mouvement cinq étoiles ont organisé un séminaire à la Chambre des députés. Ils ont aussi bien parlé du mécanisme par défaut de l’eurozone, des stratégies de restructuration de la dette souveraine, des systèmes de paiement parallèles, que de la possibilité de sortir de l’eurozone.

    Ce débat signifie que le Parlement italien a parlé pour la première fois de l’option « Italexit », un sujet tabou jusqu’à récemment, a rapporté la presse italienne.

    L’expert financier Marc Friedrich a dit à Sputnik Deutschland, que le retour à la lire profiterait à l’Italie, qui se débat comme jamais auparavant avec des taux records de dette et de chômage. Voici ce que Friedrich a dit :

    Les pays du sud de l’Europe se porteraient bien mieux avec une monnaie souveraine qu’avec l’euro.

    Tant que ces pays resteront dans l’eurozone, avec les limitations des taux d’intérêt fixés par la Banque centrale européenne (BCE), ils ne verront jamais le début de la croissance permettant de se rétablir. Nous avons écrit cela dès 2012, dans notre premier livre intitulé « Der groesste Raubzug der Geschichte » [Le plus grand pillage de l’Histoire]. Nous voyons que l’euro ne marche pas. C’est pourquoi je ne puis que souligner qu’Alberto Bagnai de l’université de Pescara a raison.

    En mars, soutenant que l’euro tombera, quelle que soit la somme de capital politique investie, le professeur d’économie Alberto Bagnai a dit la nécessité de quitter l’euro de manière maîtrisée. sur son blog Goofynomics, Bagnai a écrit :

    La cause la plus probable sera l’effondrement du système bancaire italien, qui entraînera le système allemand avec lui. Il est dans l’intérêt de tout pouvoir politique, certainement des dirigeants européens déclinants, et probablement aussi des USA, de gérer cet événement au lieu de l’attendre passivement.

    Comme Bagnai, Friedrich appelle en faveur de la fin de l’euro pour « minimiser les dommages ». Friedrich avertit :

    Nous ne faisons en ce moment que retarder la faillite, et nous aggravons la situation de la plupart des simples citoyens. En fait, nous maximisons les dégâts au moment où nous devrions les minimiser.

    Plus l’Italie et les autres pays du sud de l’Europe sont tenus par la BCE et emprisonnés par l’euro, plus sont grands les dommages collatéraux à leur prospérité, à la coexistence sociale et, bien entendu, à la démocratie, car les partis extrêmes deviennent de plus en plus forts.

    Selon l’économiste, l’Italie étant la troisième plus grande économie de l’eurozone, un « Italexit » non contrôlé aurait un effet dévastateur sur l’économie européenne. Cela amènerait les autres pays à sortir dans son sillage. Si l’Italie doit rester dans l’UE, alors l’économie la plus forte du bloc, l’Allemagne, doit assumer le fardeau d’accorder des subventions à l’Italie et aux autres États membres du sud.

    Selon Friedrich, cette situation contredit les règles de la monnaie unique, et le programme d’achat d’actifs de la BCE, qui injecte actuellement 60 milliards d’euros (70 milliards de dollars) par mois dans le système de l’eurozone, ne fait que cacher les fissures. Et Friedrich prévient :

    Quand l’euro a été créé, il a été dit qu’aucun pays ne devrait payer pour un autre. Toutes ces règles ont été et sont en train d’être rompues par le sommet, et personne n’est puni pour cela. L’euro est condamné, c’est une monnaie empruntée sur le temps. En fait, l’euro est de la fausse monnaie. L’euro fera faillite, la seule question étant à quel moment. La BCE essaie seulement de le faire durer aussi longtemps que possible.

    Il va s’effondrer et nous ne pouvons qu’espérer que les politiciens responsables essaieront à ce moment-là de minimiser les dégâts et de classer l’euro de manière maîtrisée. De toutes les façons, cela coûtera cher. Si nous n’avons pas de chance, il y aura une énorme catastrophe avec beaucoup de dégâts collatéraux et beaucoup de gens perdront de l’argent.

    Les doutes de Friedrich concernant l’euro sont partagés par le professeur Paul De Grauwe de LSE qui, plus tôt ce mois-ci, a déclaré au journal autrichien Der Standard, que la monnaie unique ne peut marcher sans être accompagnée d’une union politique et budgétaire. Selon Friedrich :

    L’Allemagne et l’Italie sont chacune un problème à leur manière pour l’eurozone. J’arrive juste d’Italie, et il y a là-bas immensément de pessimisme. C’est le seul pays de l’union monétaire qui soit plus pauvre aujourd’hui qu’au moment de l’introduction de l’euro, en 1999. La croissance est nulle ou négative, les gens ne peuvent pas trouver d’emploi. Ils sont bloqués dans la fatalité. Ils ont la grande tentation de se mettre derrière un dirigeant qui leur dise que ce sera mieux sans l’euro.

    Le système italien ne marche pas bien dans l’eurozone. Il a connu un long cycle d’inflation, de fortes augmentations de salaire, puis une crise et la dépréciation. Ce n’est plus possible, l’Italie ne s’est pas adaptée à l’euro.

Sputnik International, 24 juillet 2017

Original : sptnkne.ws/eYgA
Traduction Petrus Lombard

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Le secret de la croissance chinoise : la séparation bancaire

Le secret de la croissance chinoise : la séparation bancaire
Malgré toutes les incantations des prévisionnistes occidentaux, le produit intérieur brut de la Chine a enregistré une croissance de 6,9 % sur un an au deuxième trimestre 2017, chiffre identique à celui du premier trimestre.

Du côté occidental, au contraire, les économies, sous perfusion des banques centrales depuis la crise de 2008, n’arrivent pas à décoller. On serait revenus au plein emploi, nous dit-on. Seulement, celui-ci est tellement précaire, qu’il est incapable de tirer l’économie de l’avant. Quelles sont les raisons de ces deux tendances ?

Au cours de la dernière décennie, les banques chinoises ont généré pour quelque 10000 milliards de dollars de crédit. Au cours de la même période, les institutions financières de la zone transatlantique plus le Japon ont émis pour plus de 15 000 milliards de dollars en « assouplissement quantitatif ».

Or, alors que le crédit émis par la Chine était investi dans des activités productives, l’argent occidental a servi à nourrir exclusivement la bulle spéculative, qui s’est à nouveau développée suite au krach de 2008.

La Chine est devenue la locomotive de l’économie mondiale, ses crédits permettant de financer l’initiative « Une Ceinture, une Route » (Nouvelles Routes de la soie terrestre et maritime) avec la construction d’infrastructures modernes, des projets scientifiques ambitieux dans le domaine de l’espace, de la fusion nucléaire, etc.

Pendant ce temps, l’industrie en Occident s’effondre, les infrastructures sont décrépites, la pauvreté progresse et le chômage persiste, tandis que de nombreux projets de recherche scientifique sont abandonnés.

Ce paradoxe s’explique par le fait que les banques chinoises fonctionnent selon le principe régulateur de la séparation bancaire de type Glass-Steagall, alors que les banques occidentales sont déréglementées et organisées sur le modèle de « banque universelle ».

Ironiquement, alors même que les États-Unis démantelaient les dispositions de la loi Glass-Steagall, la Chine introduisait de son côté ce même règlement, qu’elle a gardé depuis en dépit de pressions dans le sens contraire.

Comme le fait remarquer le 5 avril 2016 le Financial Times, en vertu de la Loi bancaire chinoise de 1995, les banques commerciales (publiques ou privées) n’ont pas le droit « de souscrire à des introductions en Bourse ou de faire fonction de courtier en Bourse, les deux plus grandes sources de revenus pour les sociétés financières ».

En 2003-2004, puis à nouveau en 2015 lorsque les profits bancaires reculaient, en Chine, certains lobbies ont tenté de faire tomber le mur de séparation, en faveur du modèle de « banque universelle », mais les autorités ont résisté. La croissance économique a même augmenté après chaque décision de maintenir une séparation stricte. Certes, il existe des bulles dans l’économie chinoise mais les banques commerciales sont largement protégées contre les soubresauts d’une crise dans le secteur financier.

Une conséquence de cette politique, c’est que les banques commerciales chinoises sont beaucoup plus engagées proportionnellement dans des prêts à l’économie réelle et aux entreprises que les méga-banques américaines et européennes.

Les activités de marché qui représentaient 50 à 60 % du total en 2015 pour HSBC, JPMorgan Chase, Deutsche Bank, et Citibank, étaient inférieurs à 20 % pour la Banque de Chine, la Banque chinoise de Construction, la Banque agricole de Chine, et à 30 % pour la Banque Commerciale et Industrielle de Chine.

Et malgré leur part énorme du crédit à l’échelle mondiale, les banques commerciales chinoises ont une exposition aux produits dérivés qui est inférieure à 3 % du total détenu par les grandes banques du monde.

Le moment est donc venu de nous mobiliser pleinement pour une séparation stricte et patrimoniale des banques, préalable à toute sortie de crise. Rejoignez dès aujourd’hui la mobilisation citoyenne pour la « moralisation de la vie bancaire » en signant la pétition et en soutenant notre proposition de projet de loi. Une occasion rêvée pour interpeller vos élus !

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Chute de l’économie au Zimbabwe

Zimbabwe : le gouvernement a versé 120 millions de dollars à des anciens fermiers. Pendant ce temps, les exportations agricoles s’effondrent. On ne parle pas cependant dans cette vidéo du problème de l’accord de libre-échange afro-européen.


International

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Table ronde : « Ethique, algorithmes et justice »

Tous les informaticiens qui s’informent savent que les systèmes privatifs ne sont pas sûrs dès qu’ils sont connectés à un réseau externe. La table-ronde vise à tirer les enseignements de l’expérience du procès fictif réalisé par des étudiants de la Faculté de Droit (2030, accident causé par un véhicule autonome) afin d’ancrer la réflexion juridique dans l’examen de situations concrètes. S’il parait en effet indispensable que les juristes s’engagent au plus vite dans l’appréhension de ces (…)


Technologies

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Vladimir Poutine répond aux questions d’élèves brillants

Ce 21 juillet, le président russe visite le centre d’éducation d’excellence Sirius, à Sotchi. RT vous propose de suivre en direct cette rencontre de Vladimir Poutine avec les jeunes talents.


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Le Multivers, cheval de bataille d’Aurelien Barrau

Le modèle du Multivers représente la partie sommitale d’un château de cartes, reposant sur un champ d’inflatons, et haubané par des supercordes. Le fait que le discours contemporain en matière de cosmologie débouche sur un tel vide illustre l’indigence et l’incohérence d’une discipline en proie à une crise sans précédent.


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Comprendre le mensonge de la dette publique en quelques minutes

Cette vidéo explique clairement en quelques minutes le pourquoi du comment de la dette des pays, de la crise financière et de l’appauvrissement de nos États. Ou comment le peuple ignore tout et avale tout des financiers… !


Economie

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La disparition des espèces ou la lutte des banquiers contre les libertés publiques

La disparition des espèces ou la lutte des banquiers contre les libertés publiques
1. La lutte contre le terrorisme, argument fallacieux pour faire disparaître les espèces

Un récent document de la Commission européenne propose d’unifier au niveau européen la législation tendant à réduire, puis supprimer les possibilités de paiement en espèces. Cette proposition émanant de la Commission européenne est parée des bonnes intentions de la lutte contre le blanchiment d’argent et, par voie de conséquence, contre le financement du terrorisme. Nous allons voir que la justification annoncée est parfaitement fallacieuse et cache d’autres intentions, beaucoup moins avouables, des principaux propriétaires de capitaux. Cette analyse fait écho à celle, plus générale, que nous avions faites des entreprises bancaires.

2. Contexte dans lequel la proposition de la Commission européenne s’inscrit

Ce texte est une copie quasi conforme des réglementations coercitives issues du Patriot Act de Georges Bush, qui ont donné le signal d’une importante réduction des libertés publiques, plus précisément des libertés fondamentales, pour les citoyens américains. La déclinaison européenne du Patriot Act s’est faite progressivement depuis le 11 septembre 2001. Les banques américaines et européennes ont ainsi été amenées à recruter des cohortes de nouveaux employés dotés de pouvoirs exorbitants : ils sont chargés, au sein de nouveaux départements appelés « contrôle permanent » et « conformité« , de profiler les clients et leurs opérations afin de les contrôler au moyen de systèmes informatiques experts. Ce nouveau type de personnel, improductif (« bullshit job » dénoncé par Jean-François Zobrist, précurseur de « l’entreprise libérée »), a été chargé de missions de délation et de contrôle des personnes ; il s’élève, rien qu’en France, à plusieurs dizaines de milliers de personnes, soit environ un tiers des effectifs de la gendarmerie nationale !

Pour couronner le tout, la « fonction conformité » (Compliance functions) a été instituée en France en 2012. Son rôle est de veiller à réduire au maximum les risques de non-conformité, c’est-à-dire les risques de sanctions encourues pour non-respect de dispositions propres aux activités financières et bancaires, en matière législative ou réglementaire (fiscalité incluse). Il s’agit notamment de mettre la pression pour que le contrôle permanent des personnes soit irréprochable et efficace dans tous les établissements.

La France est parmi les pays d’Europe et du monde les plus impliqués dans les réglementations bancaires coercitives, mais rappelons qu’en Europe, au-delà de l’échelon national, se trouvent les institutions de l’Union Européenne. Il faut ici rappeler ce qui est trop peu souvent expliqué au public : à savoir que les institutions européennes organisent, via les Traités européens (TUE et TFUE issus du Traité de Lisbonne, version à peine édulcorée de la Constitution européenne rejetée par le peuple français), la souveraineté commerciale des multinationales ; au travers de cette souveraineté commerciale, il s’agit en réalité de la souveraineté des principaux détenteurs de capitaux, au premier rang desquels se trouvent justement les principaux propriétaires des grandes banques systémiques. Les Traités européens, bâtis autour de la question du commerce, utilisent le terme de « Parlement » de façon fallacieuse, pour laisser entendre aux ressortissants européens que ces institutions sont, comme les anciennes institutions nationales, organisées autour du principe de démocratie représentative. Or, il n’en est rien. D’une part, le prétendu Parlement européen n’a aucune légitimité politique, puisqu’il ne représente aucun peuple homogène doté d’une même histoire politique, d’une même culture sociale, d’une même langue et, plus généralement d’un même mode de vie. D’autre part, ce Parle-ment ne dispose pas de l’initiative des lois, qui appartient exclusivement à la Commission. Par ailleurs, les institutions qui ont le plus de poids dans la création des « lois » européennes (droit dérivé) sont incontestablement les lobbies, avec une moyenne de trente lobbyistes par « décideur » (parlementaires, commissaires) ; chaque immeuble, dans un rayon d’un kilomètre autour de la Commission, du Conseil et du Parle-ment européen est occupé par les « grands noms du monde des affaires ».

3. L’argument de la distorsion de compétitivité développé par le texte va dans le sens d’un renforcement du fédéralisme et donc dans celui de la disparition du concept d’État

La proposition de la Commission argue du fait qu’une législation restrictive des paiements en espèces existe d’ores et déjà dans certains États membres et que son absence dans d’autres États induit une distorsion de concurrence sur le marché intérieur ; il est ainsi implicitement suggéré que cette situation génère, à l’intérieur de l’Union européenne, un espace de non droit dans lequel vont s’engouffrer les individus cherchant à blanchir de l’argent, notamment à des fins de financement de terrorisme.

Le document précise que les législations existantes restrictives des paiements en espèces sont compatibles avec la loi de l’Union. Une telle précision relève de la tautologie, si l’on veut bien considérer que de telles législations ont pour rôle et fonction essentiels de renforcer le pouvoir des banques… Il serait plus juste de dire et d’écrire que ces législations sont éminemment souhaitées par les instances européennes, lesquelles sont sous le contrôle des principaux propriétaires de capitaux.

Il faut ici rappeler plusieurs choses. La première est que la liberté de circulation des capitaux est organisée et protégée par l’article 63 du TFUE (Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne), non seulement à l’intérieur des frontières de l’Union, c’est-à-dire dans les pays membres, mais encore dans le monde entier. La seconde précision à apporter est que seules les multinationales et les organisations implantées sur différents États peuvent jouer de ces différentes législations. Les simples particuliers ne sont pas concernés par cette course à la moins-disance juridique et réglementaire, comprise comme « une distorsion de concurrence » par la Commission européenne (laquelle révèle par là même où sont ses centres de préoccupations) ; ce sont pourtant eux qui supporteront le poids de la disparition des espèces et de leur autonomie juridique et sociale. Le particulier lambda sera le seul réel perdant de cette législation harmonisée tendant à la suppression des espèces car il deviendra, pour le déroulement de sa vie quotidienne, totalement dépendant des banques.

Ainsi, peu à peu, conformément à la politique des petits pas suivie depuis toujours dans la construction européenne, les banques tendent à se substituer aux États. Les particuliers ne dépendront plus, dans leur vie quotidienne, de la législation de leur État mais du bon vouloir de leur banque. Inutile de préciser toutes les garanties, en termes de justice et liberté (foin de l’organisation politique, foin de la séparation des pouvoirs, foin de la reconnaissance juridique et social des ressortissants des anciens États), qui seront perdues par les particuliers ; la liberté devient le dommage collatéral essentiel de la translation du pouvoir de l’État vers les banques.

En conclusion, les organisations et individus qui protègent juridiquement la liberté mondiale des capitaux (article 63 du TFUE, OMC, OCDE…), sont également ceux qui apportent une solution « sur mesure », dans l’intérêt des principaux propriétaires de capitaux, au problème induit de la multiplication des possibilités de blanchiment d’argent.

L’argument des distorsions de compétitivité – induit par l’hétérogénéité des législations des États membres sur les restrictions aux paiements en espèces – sur le marché européen, c’est-à-dire parmi les États membres (cf. p. 2 du document) est en réalité un simple prétexte pour renforcer le fédéralisme européen et diminuer les libertés publiques. Étant précisé que le fédéralisme européen n’est pas au service des peuples, mais au service des initiateurs de la construction européenne, c’est-à-dire, depuis toujours, au service des plus grands propriétaires de capitaux.

4. Les institutions européennes, au premier rang desquelles se trouvent la Commission européenne, sont une simple courroie de transmission des intérêts bancaires supérieurs

La suppression des espèces revient à privatiser la totalité de la monnaie et à supprimer les derniers vestiges d’une monnaie entendue comme institution d’État, c’est-à-dire comme un service rendu par l’État à ses ressortissants ; alors même que la raison d’être de la monnaie est fondamentalement un service rendu par l’État afin de faciliter les échanges. Autrement dit, alors que la monnaie est, de façon fondamentale, un service public de l’État, ce service a été aujourd’hui quasi-totalement privatisé par quelques personnes, qui se sont arrogé le droit de battre monnaie envers et contre les États et leurs ressortissants.

Réduire et interdire l’usage des espèces est en réalité l’ultime étape de l’accaparement de l’institution monétaire par des intérêts privés. Cet accaparement se cache, comme toujours, derrières les arguments fallacieux de sécurité publique et de justice fiscale. Justice fiscale, dont la disparition est délibérément et savamment orchestrée par ces mêmes intérêts, via l’organisation et la gestion non seulement de la liberté mondiale de circulation des capitaux, mais aussi et surtout des paradis fiscaux, qui sont le corollaire institutionnel indispensable à la liberté mondiale de circulation des capitaux.

Via le contrôle total des monnaies en circulation, les principales banques de la planète organisent l’accaparement des biens matériels tangibles mais s’arrogent également, via tout un tas d’institutions – nationales (banques centrales), internationales (OMC, FMI, Banque mondiale, BRI, OCDE…) et supra-nationales (Banque centrale européenne, Union européenne…) – l’intégralité du pouvoir politique.

Au bout de cette logique d’asservissement, les individus ne seront plus justiciables d’États, entendus au sens politique du terme, c’est-à-dire dans son acception d’organisation de la vie en société dans un objectif de pacification, mais des banques qui se seront arrogées de façon institutionnelle le droit de vie et mort, tant au niveau social qu’au niveau biologique, sur les individus. Une façon simple de mesurer ce phénomène est de considérer le succès des systèmes de substitution pour des services minimum de paiements prépayés, comme le compte Nickel, qui peut être ouvert dans certains bureaux de tabac en cinq minutes.

5. L’entretien volontaire d’une confusion entre l’anonymat du paiement en espèces et l’anonymat des détenteurs de capitaux

D’un point de vue technique, la transparence revendiquée (cf. p. 3 du document) dans l’interdiction du paiement des espèces est en réalité la transparence totale des particuliers vis-à-vis de leur banque, elle n’est pas celle des paradis fiscaux dans lesquels transitent les véritables financements d’activités terroristes.

Dans le contexte actuel, il est en effet logique et facile de ne considérer que la seule apparence, selon laquelle les paiements en espèces pour des montants exagérés sont des moyens faciles de blanchiment d’argent sale. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue l’essentiel : de tels blanchiments ne peuvent exister que parce qu’existent, en amont, la liberté de circulation des capitaux et son corollaire que sont les paradis fiscaux, refuges inaltérables des profits résultants de tous les trafics illicites. Or, ces paradis fiscaux n’existent que par la volonté des principaux détenteurs de capitaux, via les grandes banques systémiques et les grands cabinets d’audit ; ce sont les principaux détenteurs de capitaux qui organisent et gèrent les paradis fiscaux.

Il faut ici rappeler que la lutte contre les paradis fiscaux n’est pas réellement menée par les « pouvoirs publics ».

La prétendue lutte contre le blanchiment d’argent par les paiements en espèces est en réalité une figure de style rhétorique, destinée à faire passer des vessies pour des lanternes : il s’agit ici d’assimiler délibérément le financement du terrorisme avec l’anonymat du paiement en espèces par les particuliers. En réalité, le paiement en espèces, aussi important soit-il, n’est un problème que parce qu’existent en amont les paradis fiscaux qui reçoivent en toute indépendance les profits résultant des pires trafics. En résumé, la nécessité de blanchir l’argent dans de grandes proportions n’existe que parce que les paradis fiscaux accueillent l’argent de tous les trafics illicites, que les banques qui y sont installées permettent de retirer partout dans le monde. Il n’y aurait aucune nécessité de blanchiment en l’absence de revenus tirés des trafics illicites, lesquels sont entretenus par l’existence des paradis fiscaux.

En d’autres termes : le blanchiment n’existe que parce que l’argent sale existe, aujourd’hui dans des proportions tout à fait extravagantes, grâce à l’organisation mondiale de la liberté de circulation des capitaux et des paradis fiscaux.

Le terrorisme financier trouve en réalité essentiellement sa source dans l’opacité des paradis fiscaux et des chambres de compensation, lesquels sont sous le contrôle capitalistique des principaux propriétaires de capitaux, pas dans l’anonymat des paiements en espèces.

En réalité, la lutte contre le terrorisme et l’évasion fiscale permet de justifier :

le resserrement de l’emprise des banques sur les individus, faisant échapper ces derniers à la juridiction de l’État, lui-même en voie de disparition rapide,

la progression de l’idée fédérale en Europe, laquelle progression aboutira de façon mécanique à la disparition de la souveraineté étatique et à la disparition du concept même d’État.

La véritable lutte contre le blanchiment d’argent ne passe pas par la suppression de l’argent liquide (qui serait illico remplacé par des espèces étrangères, des dollars par exemple, qui ont une parité plus ou moins proche de l’euro) mais par la suppression juridique de l’anonymat des capitaux et par la disparition de la liberté de circulation des capitaux (acté, au niveau mondial, par l’article 63 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne), que l’OMC est chargée de mettre en œuvre dans tous les pays du monde. Ces deux mesures sont, à elles seules, de nature à rendre obsolète le concept de paradis fiscal qui ne serait dès lors plus un refuge pour trafics illicites. L’assèchement de l’argent sale générant automatiquement l’assèchement d’argent à blanchir.

Dans le contexte décrit, on peut aller plus loin et affirmer que la lutte contre le financement du terrorisme serait seule efficacement réalisée par un pouvoir politique rénové, qui reprendrait le contrôle du fait monétaire. Un pouvoir politique rénové s’entend d’une rupture conceptuelle de l’organisation sociale, dont le contrôle devrait être fait par les ressortissants d’un État et non par les principaux propriétaires de capitaux.

Valérie Bugault et Jean Rémy

Valérie Bugault est Docteur en droit, ancienne avocate fiscaliste, analyste de géopolitique juridique et économique.

Jean Rémy est un spécialiste des systèmes d’information bancaire, ancien banquier international, il a créé il y a une trentaine d’années la théorie structurale de la monnaie. Aujourd’hui en retraite, il est conférencier, et militant pour une moralisation de la finance et de la banque.

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Agroalimentaire : les Dangers – la Vérité – les Médias

Nous profitons du passage par chez nous du blogueur Bunker D pour faire avec lui un état des lieux sur des informations qui circulent autour des pesticides, des OGM et plus généralement sur le traitement médiatique des informations angoissantes autour de notre environnement et de notre nourriture. Ca commence à 3 minutes. Vous pouvez d’ores et déjà jeter un œil au travail de Bunker D ici : http://www.bunkerd.fr/


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Partie 4 du feuilleton : Centenaire de la révolution russe et de la répudiation des dettes La révolution russe, le droit des peuples à l’autodétermination et la répudiation des dettes

Partie 4 du feuilleton : Centenaire de la révolution russe et de la répudiation des dettes La révolution russe, le droit des peuples à l’autodétermination et la répudiation des dettes
Le traité de Versailles est finalement signé le 28 juin 1919 sans que la Russie soviétique y prenne part. Néanmoins, le Traité de Versailles annulait le Traité de Brest-Litovsk. En vertu de l’article 116 du Traité de Versailles, la Russie pouvait demander des réparations à l’Allemagne. Ce qu’elle ne fit pas car elle voulut être cohérente avec sa position en faveur d’une paix sans annexion et sans demande d’indemnité. D’une certaine manière, ce qui lui importait c’est que le Traité de Brest-Litovsk soit aboli et que les territoires annexés par l’Allemagne en mars 1918 soient rendus aux peuples qui en avaient été spoliés (peuples baltes, peuple polonais, peuple ukrainien, peuple russe…), en accord avec le principe du droit à l’autodétermination défendu par le nouveau gouvernement soviétique.
Les traités avec les républiques baltes, la Pologne, la Perse, la Turquie…
Ce droit est ainsi invoqué dans les premiers articles de chacun des traités de paix signés entre la Russie soviétique et les nouveaux États baltes en 1920 : l’Estonie le 2 février, la Lituanie le 12 juillet et la Lettonie le 11 août. Ces traités de paix sont similaires et l’indépendance de ces États – qui avaient été intégrés de force dans l’Empire tsariste – y est systématiquement affirmée dans le premier ou le second article. À travers ces traités, la Russie réaffirme son opposition à la domination du capital financier et sa décision de répudier les dettes tsaristes. En effet, le traité signé le 2 février avec l’Estonie énonce : « L’Estonie ne portera aucune part des responsabilités dans les dettes et toutes autres obligations de la Russie (…). Toutes les réclamations des créanciers de la Russie pour la part de dettes concernant l’Estonie doivent être dirigées uniquement contre la Russie. » Des dispositions similaires à l’égard de la Lituanie et de la Lettonie figurent dans les traités signés avec ces États. En plus de réaffirmer que des peuples ne devraient pas avoir à payer des dettes illégitimes contractées en leur nom mais pas dans leur intérêt, la Russie soviétique reconnaît ainsi le rôle d’oppresseur joué par la Russie tsariste à l’égard des nations minoritaires composant l’Empire.

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Signature du traité de Tartu entre l’Estonie et la Russie soviétique, représentée par Adolf Joffé, le 2 février 1920.

Cohérente avec les principes qu’elle proclame, la Russie soviétique va plus loin. Dans ces traités de paix, elle s’engage à restituer aux nations baltes opprimées les biens accaparés par le régime tsariste (et notamment les biens culturels et académiques tels que les écoles, les bibliothèques, les archives, les musées) ainsi que les biens individuels qui ont été évacués des territoires baltes durant la Première Guerre mondiale. À titre de réparations pour les dommages causés durant la Première Guerre mondiale à laquelle la Russie tsariste a participé, la Russie soviétique annonce dans ces traités sa volonté d’accorder 15 millions de roubles-or à l’Estonie, 3 millions de roubles-or à la Lituanie et 4 millions de roubles-or à la Lettonie, ainsi que le droit pour ces trois États d’exploiter le bois des forêts russes à proximité de leurs frontières. Tandis que les créances de l’État russe sur les ressortissants des États baltes sont transférées aux nouvelles autorités indépendantes, les traités de paix signés avec la Lituanie et la Lettonie précisent que les dettes des petits propriétaires paysans envers les anciennes banques foncières russes désormais nationalisées ne sont, quant à elles, pas transférées aux nouveaux gouvernements, mais « sont purement et simplement annulées ». Ces dispositions s’étendent également aux petits propriétaires estoniens en vertu de l’article 13 du traité de paix signé avec l’Estonie, qui prévoit que les « exonérations, droits ou privilèges particuliers » accordés à un nouvel État issu de l’Empire tsariste ou à ses citoyens, s’étend aussitôt à l’Estonie ou à ses citoyens.
En signant ces traités, la Russie soviétique, tout en mettant en application les principes qu’elle veut défendre, cherche à sortir de l’isolement dans lequel les puissances impérialistes l’ont plongée depuis la Révolution d’Octobre. Les États baltes sont les premiers à rompre le blocus imposé à la Russie, et ces accords de paix ouvrent la voie à des échanges commerciaux entre les différentes parties. En mars 1921, un accord de paix similaire est signé entre la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie d’un côté, et la Pologne de l’autre côté. Ce document décharge la Pologne de toute responsabilité concernant les dettes contractées en son nom par l’Empire tsariste, prévoit la restitution des biens accaparés par la Russie tsariste, et le paiement de réparations à la Pologne par la Russie et l’Ukraine à hauteur de 30 millions de roubles-or. La signature de ce traité est plus significative encore que pour les États baltes : la Pologne est une puissance-clé dans l’isolement de la Russie voulu par les puissances capitalistes alliées.

Le traité d’amitié signé entre la Russie soviétique et la Perse le 26 février 1921 est encore un signe de la volonté de la Russie soviétique de favoriser l’émancipation des opprimés par leur droit à l’autodétermination. Par ce traité, la Russie déclare rompre avec la « politique tyrannique des gouvernements colonisateurs » de la Russie tsariste, et renonce aux territoires et aux intérêts économiques qu’elle possède en Perse. Dès le premier article de ce document, il est indiqué : « L’ensemble des traités et conventions contractés entre la Perse et la Russie tsariste, qui a écrasé les droits du peuple perse, sont nuls et non avenus. » Puis l’article 8 dénonce clairement les dettes réclamées à la Perse par le régime tsariste : le nouveau gouvernement russe renonce à la politique économique du régime tsariste en Orient, « qui consistait à prêter de l’argent au gouvernement perse, non pas dans l’objectif de participer au développement économique du pays, mais dans des objectifs de soumission politique », et, dès lors, il annule les créances russes sur la Perse.
Quelques semaines plus tard, le gouvernement soviétique renonce à toutes les obligations, y compris monétaires, de la Turquie envers la Russie en vertu des accords signés par le gouvernement tsariste |1|.


Partie 1 : Russie : La répudiation des dettes au cœur des révolutions de 1905 et de 1917
Partie 2 : De la Russie tsariste à la révolution de 1917 et à la répudiation des dettes
Partie 3 : La révolution russe, la répudiation des dettes, la guerre et la paix
Partie 5 : La presse française à la solde du tsar

Notes

|1| Carr, t. 3, p. 311-312.

Eric Toussaint docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l’auteur des livres Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège. Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015. Suite à sa dissolution annoncée le 12 novembre 2015 par le nouveau président du parlement grec, l’ex-Commission poursuit ses travaux et s’est dotée d’un statut légal d’association sans but lucratif.

http://www.cadtm.org/La-revolution-russe-le-droit-des

Alter Info
l’Information Alternative

P. Jovanovic – L. Fendt : La revue de presse (Juillet-Août 2017)

Pierre Jovanovic reçoit Laurent Fendt pour commenter les principales actualités politiques, économiques et financières : élection d’Emmanuel Macron, faillites bancaires, stress tests, etc.


Economie

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Chine – Russie : liens économiques plus solides

Alors que l’Union européenne confirme ses sanctions contre Moscou, les liens commerciaux entre la Russie et la Chine s’intensifient. Et avec ce rapprochement politique, les experts du secteur s’attendent à voir un lien renforcé entre les 2 pays. Voyons ensemble quelles éventualités pourraient voir le jour entre les 2 puissances.


International

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Benoît Hamon​ a quitté le Parti Socialiste

Le 1er Juillet, Benoît Hamon​ a quitté le Parti Socialiste. Une opportunité ou un désastre pour la gauche ? ►► PLUS D’INFOS EN DESCRIPTION ◄◄ ► Soutenez mon travail sur Tipeee : https://www.tipeee.com/demos-kratos ► Ma page Facebook : https://www.facebook.com/DemKrat/ ► Mon compte Twitter : https://twitter.com/DemosKratosJM?lan… Les sources : ► L’article du monde à ce sujet : http://www.lemonde.fr/politique/artic… ► « On ne change pas une équipe qui perd » de (…)


Politique

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« En attaquant Daesh, l’Iran a montré la précision de ses missiles »

L’Iran a tiré des missiles sur les positions de Daesh en Syrie. Hamid-Reza Moqaddamfar, conseiller du commandant en chef des Gardiens de la révolution islamique, explique l’importance de cette opération et analyse la situation dans la région.


International

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Coopérative Argentine LAVACA, Miguel Benasayag

Festival de la CNT : l’autogestion, une alternative concrète en temps de crise ?


Economie

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