Un cas confirmé de chikungunya contracté en France métropolitaine

L’agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte d’Azur et la préfecture du Var, selon Nice Matin, ont confirmé le 11 août qu'un cas autochtone de chikungunya, c'est-à-dire contracté par une personne n'ayant pas voyagé en zone contaminée dans les 15 jours précédant l'apparition des symptômes, avait été découvert dans le Var. 

Cette maladie, transmise par la piqûre du moustique tigre, se détecte rarement en France métropolitaine sur des personnes n'ayant pas importé la maladie de départements d'outre-mer.

Des opérations de démoustication ont été entreprises autour du domicile de la personne infectée, dans les Alpes-Maritimes et le département a été placé au Niveau 2 du plan de lutte contre le moustique tigre. Aucun autre cas, autochtone ou importé, n'a pour l'instant été constaté. 

Apparu en 2007 en Europe, le chikungunya affecte essentiellement les départements d'outre-mer, notamment l'île de la Réunion, mais aussi les Antilles et les îles du Pacifique. Les cas décelés en France métropolitaine sont rares mais se constatent parfois depuis 2010, date à laquelle les premiers cas autochtones ont été constatés dans le Sud de la France, selon l'institut Pasteur. Tout nouveau cas sur le territoire français doit obligatoirement être signalé aux autorités.

Les symptômes de cette maladie se traduisent par l’apparition brutale de fièvre associée à des courbatures et des douleurs articulaires, qui forcent souvent le patient à se tenir dans une position courbée caractéristique, d'où provient le nom de la maladie («chikungunya» signifie «homme courbé» en langue africaine makondée). La maladie est très incapacitante et peut être mortelle pour les personnes vulnérables (enfants, personnes âgées, personnes déjà malades, etc). Les douleurs articulaires peuvent persister plusieurs jours voire semaines avant le rétablissement complet du malade. 

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