La police mobilisée autour d’un hôtel de Manchester après un accident de la route meurtrier

La police britannique a fait savoir, selon l'agence Reuters, qu'elle intervenait dans la nuit du 10 au 11 août sur la scène d'un accident de la route ayant causé la mort d'un enfant, au niveau d'un hôtel de la ville de Manchester.  

Des policiers armés et une quinzaine de véhicules de police se trouvaient dans les environs de l'Ibis Budget Hotel, selon des informations rapportées par l'agence aux alentours de minuit (heure française).

Plus tôt dans la soirée, le journal britannique The Sun avait fait état d'un raid policier dans un hôtel de la ville du nord de l'Angleterre. Or, le gérant de l'hôtel a par la suite précisé, selon l'agence Reuters, que l'incident en question était un accident de véhicule survenu à l'extérieur de l'hôtel, et qu'il ne s'agissait pas d'une menace d'ordre sécuritaire pour la ville de Manchester. 

La police a fait savoir que si des membres des forces de l'ordre armés étaient intervenus sur place, c'était pour la simple raison qu'elles se trouvaient à proximité du drame au moment où celui-ci est survenu.

«M. le président, vous êtes parti en vacances»: la CGT reproche le silence de Macron sur Loup Bureau

Le Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT), a accusé le président Emmanuel Macron d'être parti en vacances sans s'être exprimé ou avoir manifesté publiquement la volonté d'agir pour venir en aide à Loup Bureau, un journaliste français indépendant détenu en Turquie depuis le 26 juillet pour sa proximité supposée avec des indépendantistes Kurdes de Syrie. Adressé dans un ton relativement véhément à l'encontre du président de la République, la missive déplore le silence du chef d'Etat sur le cas de leur confrère, «détenu dans les prisons du dictateur turc Erdogan», comme sur celui de 160 journalistes turcs qui seraient eux aussi derrière les barreaux dans le pays. 

Comment pouvez-vous parler de moralisation de la vie politique sans condamner les agissements d’un dictateur comme Erdogan ?

La lettre ouverte, qui reprend la rhétorique habituelle de la CGT à l'encontre du président, mentionne ironiquement le fait que le chef de l'Etat ait pris quelques jours de vacance afin de «reprendre des forces avant d’affronter une rentrée qui s’annonce délicate, après le vote de lois antisociales». 

«Comment pouvez-vous partir en vacances la conscience tranquille quand Loup Bureau partage le sort de milliers de Turcs (journalistes, magistrats, enseignants, fonctionnaires ou simples citoyens) ? Comment pouvez-vous parler de moralisation de la vie politique sans condamner les agissements d’un dictateur comme Erdogan ?», peut-on lire dans le brûlot cégétiste. 

Le journaliste indépendant de 27 ans est en effet emprisonné à Sirnak, dans le sud-est de la Turquie, depuis le 26 juillet. Arrêté dans un premier temps pour avoir travaillé sans autorisation, il a ensuite été accusé de «participation à un groupe terroriste» quand les autorités ont découvert qu'il avait réalisé un documentaire en 2013 au contact Kurdes de Syrie ayant rejoint les rangs des Unités de protection du peuple (YPG), un groupe armé indépendantiste considéré comme terroriste par Ankara.

Aux yeux des autorités turques, sa neutralité est interprétée comme une sorte d’approbation

Son avocat Martin Pradel a annoncé le 8 août que le jeune journaliste allait être transféré dans une prison de Van, près de la frontière avec l'Iran, plus à l'est de la prison où il se trouve actuellement. Il risquerait trente années de prison en vertu des lois sur le terrorisme. 

«La seule chose qu'on lui reproche, c’est d’avoir réalisé un reportage diffusé sur TV5 Monde en 2013 portant sur les conditions de vies de civils syriens kurdes [...] Aux yeux des autorités turques, sa neutralité est interprétée comme une sorte d’approbation», a ainsi plaidé l'avocat lors d'une interview accordée à France Info le 10 août 2017.

Martin Pradel en appelle au président de la République, rappelant que l'intervention d'Emmanuel Macron auprès du président Erdogan avait permis la libération et le rapatriement de Mathias Depardon en juin. Ce photojournaliste franco-belge avait été arrêté et retenu prisonnier dans des conditions similaires alors qu'il couvrait les affrontements entres rebelles séparatistes kurdes et soldats turques dans la province de Batman. Le président français avait lui-même annoncé la nouvelle sur son compte Twitter.

Difficile dans ces conditions de comprendre pourquoi le président Français a cette fois-ci préféré se montrer discret. L'avocat de Loup Bureau amorce sur ce sujet un début d'explication : «C’est assez incompréhensible que la France se montre réticente à prendre position, même de manière prudente [...] car la Turquie est un pays allié dans la région».

Une posture que n'accepte pas le SNJ-CGT, qui assure dans son courrier que ce que «redoutent tous les dictateurs, ce sont les condamnations publiques et non le mutisme. Ce qu’ils veulent éviter c’est l’exposition sur la place publique de leurs crimes».

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UE : Juncker et Mogherini épinglés pour des frais de déplacement exorbitants

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et la haute représentante de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères Federica Mogherini, et également l'une des vice-présidentes de la Commission, font l'objet d'une polémique médiatique pour avoir dépensé plusieurs milliers d'euros en vols privés, lors de déplacements officiels.

Les documents en attestant ont été obtenus grâce à une demande formulée auprès de la Commission européenne par Access Info Europe, une ONG de défense des droits de l'Homme basée en Espagne, et ont été publiés le 8 août par le magazine belge Knack. S'ils révèlent que les 28 commissaires européens ont dépensé près d'un demi-million d'euros (492 249 euros) en deux mois pour des déplacements, ce sont bien les frais de voyages colossaux de Jean-Claude Juncker et Federica Mogherini en particulier, pendant les deux premiers mois de 2016, qui ont particulièrement choqué.  

En effet, Federica Mogherini et son entourage auraient dépensé 75 000 euros pour un déplacement à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, empruntant un vol privé, lors d'un sommet en février. Au total, elle aurait déclaré 90 091 euros de frais de déplacements pendant les seules huit semaines évoquées dans les documents.

Jean-Claude Juncker, et sa délégation de huit personnes, ont eux aussi emprunté un vol privé lors d'un déplacement officiel à Rome en février dernier. Cette visite, de seulement un jour, aurait coûté pas moins de 26 351 euros aux contribuables européens.

Ces révélations n'ont pas tardé à faire réagir Nigel Farage, défenseur de longue date du Brexit et ancien leader du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP), qui a notamment qualifié l'attitude du président de la Commission européenne de «scandaleuse». «Je suppose que ces dépenses font partie de la soi-disant "facture du Brexit" que ces commissaires essaient d'extorquer à notre gouvernement», a-t-il raillé selon le Daily Express

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Trump menace la Corée du Nord de “feu et fureur”

Le président américain Donald Trump a lancé hier une menace terrifiante contre la Corée du Nord, qui augmente considérablement le danger d'une guerre sur la péninsule coréenne qui engloutirait rapidement la région et le monde. « La Corée du Nord ferait mieux de ne plus proférer de menaces envers les Etats-Unis », a-t-il averti. « Elles se heurteront à un feu et à une fureur que le monde n’a jamais vus jusqu’à présent. »
Trump menace la Corée du Nord de “feu et fureur”
Ces commentaires ne font qu'envenimer les tensions internationales aiguës suite au lancement de deux missiles nord-coréens à longue portée en juillet et à l'imposition de sanctions par le Conseil de sécurité de l'ONU qui menacent de paralyser l'économie nord-coréenne. Menacer de réduire ce petit pays appauvri en cendres, c'est témoigner d’une imprudence sans bornes.

Trump mine sciemment les efforts du secrétaire d'État américain Rex Tillerson, la semaine passée, de jeter les bases d'une négociation en rassurant la Corée du Nord que les États-Unis ne cherchent pas à renverser le régime ni un prétexte pour lancer une agression militaire. Le régime instable à Pyongyang doit supposer qu'il est confronté à une attaque imminente et massive des États-Unis. Il répond avec sa propre rhétorique belliqueuse.

Mardi, la Corée du Nord a déclaré qu'elle « examinait le plan opérationnel » pour frapper les bases américaines sur Guam avec des missiles balistiques. Ces menaces jouent le jeu de Trump en fournissant une excuse aux États-Unis pour effectuer des frappes préventives contre la Corée du Nord.

Le monde n’a jamais été aussi proche d’une guerre nucléaire depuis la Crise des missiles de Cuba en 1962. Un incident ou un accident, mineur ou majeur, pourrait déclencher un conflit qui entraînerait rapidement d'autres puissances nucléaires, dont la Chine et la Russie, avec des conséquences incalculables.

En 1962, le président américain John Kennedy a tenté de désamorcer la crise et a rejeté les propositions du chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Curtis LeMay, qui voulait bombarder les missiles russes à Cuba.

Aujourd'hui, par contre, Trump intensifie intentionnellement la crise nord-coréenne. Ses menaces sont sans précédent pour un président américain.

Supposer que les déclarations de Trump ne sont que de la rhétorique serait une erreur fatale. En menaçant la Corée du Nord avec l'anéantissement, Trump crée une situation où il lui est impossible de reculer. En outre, la crise intense et les luttes intestines dans les milieux dirigeants américains sont telles, que Trump peut être amené à lancer une attaque imprudente contre la Corée du Nord pour détourner l'attention de la tourmente politique intérieure.

Le gouvernement Trump, aidé par des médias serviles, nourrit déjà une propagande visant à forcer l'opinion américaine à croire que les villes américaines sont en danger imminent d'une attaque nucléaire par la Corée du Nord.

Mardi, le Washington Post a publié un article intitulé « La Corée du Nord s’approche rapidement de la ligne rouge de Trump.» Le Post a cité sans critique les allégations formulées dans « une analyse secrète précédente de l‘Agence du renseignement de la Défense » , selon laquelle Pyongyang a produit « une ogive miniaturisée capable d’être incorporée dans l' un des missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) qu'il a testés ».

Ces affirmations proviennent des mêmes services américains qui ont concocté les mensonges sur les armes de destruction massive utilisés pour justifier l'invasion illégale de l'Irak. On ne peut les prendre pour argent comptant. Rien n'est établi sur les ICBM de la Corée du Nord: leur portée, leur précision, la puissance de leurs ogives et leur capacité à survivre à la rentrée dans l'atmosphère.

Washington est indifférent à l'immense perte de vie qui résulterait d'une guerre avec la Corée du Nord. Même si le conflit était limité à la péninsule coréenne, il y aurait des millions de morts. Selon une estimation, il y aurait un million de victimes dans la capitale sud-coréenne, Séoul, dans les premières heures des combats.

Au programme « Today » de la NBC la semaine dernière, le sénateur républicain de droite, Lindsey Graham, a donné un aperçu effrayant de la pensée de Trump. « S'il y a une guerre pour arrêter [Kim Jong-un], elle aura lieu là-bas », a déclaré Graham. « Si des milliers meurent, ils vont mourir là-bas. Ils ne vont pas mourir ici, et il m'a dit cela en personne. »

Graham a déclaré que la guerre était «inévitable», si la Corée du Nord n'arrêtait pas ses essais de missiles, c'est-à-dire ni capitulait pas complètement aux exigences américaines. « Il y aura une guerre avec la Corée du Nord au sujet de leur programme de missiles s’ils continuent d'essayer de frapper l'Amérique avec un ICBM. [Trump] m'a dit cela et je le crois. »

Le danger aigu de guerre en Asie n'est pas simplement le produit de l'individu fascisant qu'est Trump; c'est l'expression d'une crise profonde et insoluble du capitalisme américain et mondial. Les gouvernements américains, tant républicains que démocrates, ont recours à l'agression militaire pour tenter désespérément d'inverser le déclin prolongé du capitalisme américain et d'établir sa domination mondiale.

Une suite de guerres au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Asie centrale se transforme à présent en confrontation directe entre les grandes puissances. Le «pivot vers l’Asie » d’Obama impliquait un énorme renforcement militaire dans l'Indo-Pacifique pour préparer une guerre contre la Chine, la cible centrale des menaces américaines contre la Corée du Nord.

En Europe, les États-Unis organisent un exercice militaire après l'autre pour préparer une confrontation avec la Russie, qui organise ses propres exercices militaires. Au Moyen-Orient, les États-Unis et la Russie défendent des camps opposés du conflit syrien. Une seule de ces poudrières pourrait déclencher une guerre entre les puissances nucléaires qui feraient des millions, voire des milliards, de victimes et pourraient anéantir la civilisation.

La conjoncture est extrêmement grave. Il ne faut pas que les travailleurs du monde entier se réveillent un matin pour découvrir que Washington a lancé des attaques massives contre les installations et l'industrie militaires nord-coréennes, que Pyongyang a riposté en frappant Séoul et Tokyo, et que la Chine, la Russie et les autres grandes puissances lancent leurs propres menaces et mettent leurs arsenaux nucléaires en alerte maximale.

La tâche urgente de la classe ouvrière est la construction d'un mouvement international anti-guerre basé sur un programme socialiste pour mettre un terme au capitalisme, la cause de la guerre. Telle est la perspective politique pour laquelle luttent le Comité international de la Quatrième Internationale et le World Socialist Web Site.

(Article paru en anglais le 9 août 2017)

Alter Info l'Information Alternative

Trump remercie Poutine… pour le renvoi des diplomates américains en Russie

«Je veux remercier [le président Poutine] car nous essayons de réduire nos frais de personnel, et en ce qui me concerne je lui suis très reconnaissant d'avoir laissé partir un nombre important de personnes», a déclaré à la presse le président américain, le 10 août, selon l'agence Reuters. «Il n'y a pas de véritable raison pour que [ces diplomates] retournent [en Russie]», a-t-il ajouté.

Reuters a tenu à commenter ces déclarations de la manière suivante : «Il n'était pas clair si [Donald Trump] plaisantait».

Le 28 juillet, la Russie avait annoncé le départ de 755 diplomates américains se trouvant sur son territoire, en réaction aux sanctions américaines visant la Russie, votées par la Chambre des représentants et le Sénat. Cette décision faisait également écho au renvoi de diplomates russes aux Etats-Unis, décidé par l'ex-président Barack Obama en décembre 2016, dans le but déclaré de sanctionner la supposée ingérence de Moscou dans le processus électoral américain.

L'administration Obama avait également saisi deux bâtiments diplomatiques russes, qui n'ont toujours pas été restitués à la Russie. «Du vol pur et simple», a d'ailleurs récemment dénoncé le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

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«Dictature» vs «impérialisme américain» : la classe politique française se déchire sur le Venezuela

Despote pour les uns, président légitime résistant contre une opposition violente et aidée par l'ingérence américaine pour les autres, le président Nicolas Maduro ne laisse pas indifférent la classe politique française. De nombreuses personnalités de premier plan on en effet pris fait et cause soit pour les autorités vénézuéliennes, soit pour son opposition. D'autres ont également rebondi sur cette actualité pour s'en prendre à leurs adversaires politiques.

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Des socialistes et élus de droite vent debout contre la «dictature bolivarienne»

Alors que le gouvernement français comme nombre d'élus de la majorité restent relativement réservés sur la question, l'ancien Premier ministre et député pro-Macron Manuel Valls est l'un des politiques ayant exprimé le plus nettement son opposition au président bolivarien. N'hésitant pas à qualifier Nicolas Maduro de «dictateur», il a appelé sur Twitter le 30 juillet à une «réaction très ferme» de la communauté internationale contre celui-ci. 

L'ancien chef du gouvernement socialiste a récidivé quelques jours plus tard, en déclarant attendre une «parole forte de la France sur le Venezuela». Ce point de vue semble être partagé par un autre ancien ministre de François Hollande, Pierre Moscovici qui appelle lui aussi à une condamnation officielle de la «dérive [...] inacceptable» du pouvoir vénézuélien. 

Côté socialiste toujours, le conseiller municipal de Colombes et membre du bureau national du Parti socialiste Alexis Bachelay a pointé du doigt la «farce bolivarienne» et la «dictature sanglante» du Venezuela.

A droite, la réserve du gouvernement est condamnée, notamment par le sénateur Les Républicains (LR) Roger Karoutchi, qui reprend lui aussi le terme de «dictateur», le même qui fut utilisé pour qualifier le président du Venezuela par le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin en justification de plusieurs sanctions à l'égard du pays le 31 juillet, alourdies à nouveau le 9 août. 

La députée (ex-filloniste) Valérie Boyer elle, a relayé des tweets dans lesquels le gouvernement du Venezuela est décrit comme une «sanglante dictature» et le président Maduro d'«ordure».

«L'ingérence américaine» conspuée par la France insoumise et Asselineau 

Le député LR Claude Coasguen est beaucoup plus circonspect sur la situation, voyant la main des Etats-Unis et de la CIA derrière les troubles et violences qui secouent le pays depuis des mois et qui ont entraîné la mort d'au moins 120 personnes. «Ça rappelle un peu le début des incidents au Chili, en espérant que ça ne termine pas pareil», a déclaré l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, en référence au coup d'Etat de 1973 sur fond de mouvement social mené par une junte militaire soutenue par la CIA contre le président socialiste Salvador Allende. Face au succès des putschistes, le président chilien s'était suicidé, tandis que le général Augusto Pinochet, un allié des Etats-Unis, prenait le pouvoir. 

Les propos de l'ancien ministre ont été par la suite dénoncés, notamment, par Conspiracy Watch, un site internet se présentant comme un organisme de veille sur les propos publics conspirationnistes.

En réaction à cette passe d'arme, le leader du parti souverainiste Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, a abondé dans le sens de Claude Coasguen. Dans un communiqué, il a qualifié de «secret de Polichinelle» l'ingérence de la CIA dans les mouvements sociaux qui secouent le Venezuela. L'ancien candidat à la présidentielle a par ailleurs dénoncé le créateur du site Conspiracy Watch comme un «Français très proche [idéologiquement] des néo-conservateurs américains».

La thèse de l'ingérence américaine est partagée par plusieurs députés de la France insoumise (FI), principal soutien politique au président Maduro en France. Le député Adrien Quatennens a notamment dénoncé au micro de RTL «une opposition très nette qui va de la droite à l'extrême-droite notamment soutenue par les Etats-Unis d'Amérique». Le 7 août, c'est au tour de Clémentine Autain de défendre le gouvernement d'inspiration bolivarienne : «Je suis opposée à cette opposition de droite extrême biberonnée par l'impérialisme américain», a-t-elle ainsi déclaré au micro de RMC le 8 août, rappelant au passage que le président Maduro était le chef d'Etat légitime du Venezuela. 

Le Venezuela a sorti beaucoup de gens de la pauvreté et cela nous inspirait

Adrien Quatennens a par ailleurs expliqué que la France insoumise s'inspirait de la vision du président Maduro et de celle de son prédécesseur Hugo Chavez à la tête du pays : «Il y a une politique redistributive très forte, le Venezuela a sorti beaucoup de gens de la pauvreté et cela nous inspirait», a déclaré l'élu en référence à un tweet de 2013 de Jean-Luc Mélenchon félicitant Nicolas Maduro pour sa victoire à l'élection présidentielle. Un tweet que les opposants politiques à FI se sont empressés d’exhumer, à présent que le nombre de décès lors des manifestations antigouvernementales rend la défense de la présidence du Venezuela plus inconfortable. C'est notamment le cas de la députée de la majorité, Aurore Bergé. 

Le FN attaque la France insoumise et les macronistes via la crise vénézuélienne

L'angle d'attaque vénézuélien contre la France insoumise est privilégié au Front national (FN), dont Jean-Luc Mélenchon s'est longtemps targué d'être l'adversaire le plus acharné. Le cadre du FN Jordan Bardella, par exemple, a dénoncé la différence de traitement par le mouvement de gauche entre les manifestations au Venezuela et en France, qui a vu nombre de policiers blessés pendant les manifestations contre la loi travail en 2016

De son côté, l'ancien responsable identitaire passé au FN Philippe Vardon préfère exploiter la crise vénézuélienne pour s'en prendre au camp macroniste, dont un des proches conseillers, Ismaël Emelien, avait reconnu avoir participé à la campagne pour l'élection de Nicolas Maduro en 2013.

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Soupçons de détournement de fonds : Michel Mercier et ses filles ont été entendus par les enquêteurs

Michel Mercier et ses deux filles Véronique et Delphine ont été entendus par les enquêteurs de l'office anti-corruption de Nanterre, rapporte France Inter le 10 août 2017. L'ancien garde des Sceaux et sénateur MoDem a dû notamment décrire les conditions d'embauche de ses deux filles : Véronique, entre 2003 et 2012 et Delphine entre 2012 et 2014. 

Une enquête préliminaire, visant un éventuel «détournement de fonds publics», a été ouverte par le Parquet national financier (PNF) le 2 août sur l'homme politique, après avoir été mis en cause par le Canard Enchaîné. Le journal satirique avait révélé les conditions d'emploi de ses deux filles. Notamment : Delphine Mercier a été embauchée pendant 23 mois au Sénat, à mi-temps, pour travailler sur des dossiers culturels, alors qu'elle habitait à Londres durant cette période.

D'après France Info, le sénateur aurait apporté le 10 août des éléments aux enquêteurs sur les travaux fournis par sa fille. Il aurait notamment détaillé son emploi du temps pour montrer qu'elle se rendait fréquemment à Paris dans le cadre de son travail.

Les accusations d'emploi fictif portées par le Canard Enchaîné sont parues après que le président du Sénat Gérard Larcher a proposé que Michel Mercier entre au Conseil constitutionnel, fin juillet. Le sénateur a finalement annoncé, le 8 août, qu'il renonçait à briguer son poste à la prestigieuse institution, et qu'il préférait se concentrer sur ses mandats électifs

Ce nouveau scandale politique est le dernier d'une désormais longue liste d'affaires révélées par la presse durant la campagne présidentielle, puis durant l'ère des débats sur la loi de moralisation de la vie politique, définitivement adoptées par le Parlement le 9 août après 133 heures de débats. 

Lire aussi : En plein débat sur la moralisation de la vie politique, le statut de Brigitte Macron fait polémique

Venezuela : un piratage de l’opérateur national coupe 7 millions de téléphones

Venezuela : un piratage de l'opérateur national coupe 7 millions de téléphones











Plus de la moitié des utilisateurs de la compagnie nationale de téléphonie mobile vénézuélienne ont été privés de service par une attaque informatique, a indiqué jeudi le gouvernement de ce pays en proie aux manifestations contre le pouvoir depuis plus de quatre mois.

"Ces actions terroristes ont touché la plateforme Movilnet mercredi, laissant sept des 13 millions d'utilisateurs de cet opérateur d'Etat sans service de communication", selon un communiqué lu par le ministre des Sciences et de la Technologie, Hugbel Roa.

D'après le ministre, le système de télécommunications vénézuélien avait déjà été la cible, lundi, d'une attaque massive visant des dizaines de sites internet d'entités publiques et d'entreprises privées.

Un groupe de pirates informatiques qui se présente sous le nom de The Binary Guardians (les gardiens binaires) a revendiqué l'attaque de sites tels que celui du gouvernement, de la Cour suprême ou du Parlement.

Le Venezuela compte deux autres opérateurs de téléphonie mobile privés: l'espagnol Movistar et Digitel.

Le ministère a également dénoncé des attaques ciblant le réseau de fibre optique du pays, ayant privé de connexion internet sept Etats régionaux. "Les attaques qui sont menées avec la collaboration d'agents extérieurs, tentent une fois de plus d'affecter le système de connectivité de notre pays", a souligné Hugbel Roa, assurant que les organismes de sécurité de l'Etat avaient ouvert une enquête.

https://www.lorientlejour.com/article/1066675/venezuela-un-piratage-de-loperateur-national-coupe-7-millions-de-telephones.html

Alter Info l'Information Alternative

«Feu et colère» : Trump affirme que sa mise en garde à Pyongyang n’était «peut-être pas assez dure»

«La Corée du Nord ferait mieux de ne plus proférer de menaces envers les Etats-Unis [...] Elles se heurteront au feu et à la colère», avait lancé le locataire de la Maison Blanche le 8 août, depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il se trouvait en vacances. Des menaces s'avérant «peut-être pas assez dures», a finalement considéré le président américain, le 10 août, depuis le même golf.

«Il est grand temps que quelqu'un monte en première ligne pour les habitants de notre pays et les habitants des autres pays», a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par l'AFP.

Le chef d'Etat a en outre estimé que la Chine, plus proche alliée de Pyongyang, pouvait faire «beaucoup plus» sur le dossier nord-coréen.

La veille, le 9 août, le secrétaire d'Etat américain à la Défense James Mattis avait lancé un avertissement à la Corée du Nord, mettant en garde, dans un communiqué, contre tout acte de guerre ou course aux armements. Le haut responsable américain avait également enjoint Pyongyang à se prémunir contre la considération «d'actions qui mèneraient à la fin de son régime et la destruction de son peuple». 

De plus, James Mattis avait déclaré que les Etats-Unis, faisant tous les efforts possibles pour résoudre la crise par la voie diplomatique, possédaient néanmoins avec le support de leurs alliés les «capacités défensives et offensives les plus précises et les plus puissantes sur Terre», qui surpasseraient toujours celles de la Corée du Nord. 

Pyongyang avait fait savoir le même jour, par le biais de son agence officielle KNA, qu'un plan opérationnel de tir de missiles balistiques était à l'examen pour faire feu sur l'île de Guam où se trouvent une base navale et une base militaire américaine. Le plan pourrait être mis en œuvre «à tout moment, dès que Kim Jong-un, le commandant suprême de la force nucléaire de la Corée du Nord, le déciderait», avait assuré l'agence.

Lire aussi : Après les menaces de Trump, la Corée du Nord menace de tirer vers les bases américaines de Guam

Secours aux migrants : la Libye interdit « tout navire étranger » près de ses côtes

Secours aux migrants : la Libye interdit











La marine libyenne a annoncé jeudi la création au large du territoire d'une zone de recherche et de sauvetage, qu'elle interdit sauf autorisation aux navires étrangers, en particulier aux ONG patrouillant en eaux libyennes pour secourir des migrants.

La mission des ONG engagées dans les secours aux migrants au large de la Libye suscite des tensions dans la région. L'Italie, qui a vu débarquer plus de 600.000 migrants depuis 2014, essentiellement via la Libye, tente de fermer la route et a mis en place début août un code de conduite imposant transparence et coopération maximum aux ONG de secours en mer, dont plusieurs ont refusé de signer.

La Libye a déclaré "officiellement une zone de recherche et de secours", a déclaré jeudi en conférence de presse le général Abdelhakim Bouhaliya, commandant de la base navale de Tripoli, sans préciser l'étendue de cette zone. "Aucun navire étranger n'a le droit d'y accéder, sauf demande expresse de la part des autorités libyennes", a-t-il souligné.

Un porte-parole de la marine libyenne, le général Ayoub Kacem, a précisé que la décision visait explicitement "les ONG qui prétendent vouloir sauver les migrants clandestins et mener des actions humanitaires". Les gardes-côtes libyens sont souvent montrés du doigt par les navires des ONG qui patrouillent au large de la Libye afin de secourir des migrants clandestins et les tensions sont vives.

De nombreux migrants sont retenus dans des camps sordides, soumis au travail forcé, à la torture, aux abus sexuels et aux extorsions. Des trafiquants profitent du chaos qui règne dans le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 pour faire passer chaque année des dizaines de milliers de migrants à destination de l'Italie, en échange d'importantes sommes d'argent. Avec des capacités diminuées dans un pays divisé et affaibli, la marine libyenne n'est pas en mesure de sécuriser ses frontières maritimes et a récemment sollicité l'aide de l'Italie.

'Respecter notre volonté'
"Par cette annonce, nous souhaitons envoyer un message clair à tous ceux qui portent atteinte à la souveraineté libyenne et manquent de respect aux gardes-côtes et à la marine", a déclaré le général Ayoub Kacem. "Vous devez respecter notre volonté" et "obtenir l'autorisation de l'Etat libyen même pour les opérations de secours", a-t-il dit en s'adressant aux ONG.

Ces annonces ont été faites par les autorités loyales au chef du gouvernement d'union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale mais qui peine à asseoir son autorité en dehors de Tripoli. Ce gouvernement avait demandé en juillet un appui naval à l'Italie pour lutter contre les départs de migrants clandestins depuis les côtes libyennes.

C'est dans ce cadre que le navire italien de transport côtier et de maintenance "Tremiti" a accosté au port de Tripoli mardi "pour compléter l'appui logistique et technique commencé par les deux navires Vaccaro et Commandante Borsini aux forces de la Marine et aux gardes-côtes (...) à la demande du gouvernement libyen", a indiqué la Direction de la communication de la marine libyenne.

La décision italienne d'envoyer des navires de la marine militaire a provoqué de vives réactions en Libye, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est libyen et chef d'une force autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL), ordonnant notamment à ses troupes d'empêcher l'entrée de navires étrangers dans les eaux libyennes.

Rome fournit désormais formation, équipement et soutien technique aux gardes-côtes libyens et cherche aussi à limiter l'afflux de migrants en Libye même, grâce à un meilleur contrôle de ses frontières sud et une coopération avec des pays de transit comme le Niger, le Tchad et le Mali.

Les défenseurs des droits de l'Homme estiment que la politique italienne de renforcer les garde-côtes libyens pour intercepter les migrants avant qu'ils ne gagnent les eaux internationales abandonne des milliers de personnes ayant droit à l'asile aux violences des milices.

https://www.lorientlejour.com/article/1066667/secours-aux-migrants-la-libye-interdit-tout-navire-etranger-pres-de-ses-cotes.html










Alter Info l'Information Alternative

Le développement durable plaidé à partir de Montréal : Ma part de vérité

« Le bien commun : une intention éthique entre la loi du marché et l’individualisme » Jacques Beauchemin
Le développement durable plaidé à partir de Montréal : Ma part de vérité
"Il m’a été donné d’animer une conférence à l’Ecole Polytechnique à Montréal à l’invitation de l’Association scientifique canadienne Lecodev .Le thème portait sur le nouvel ordre énergétique et le Développement Durable . L’auditoire composé pour une grande part d’universitaires bien intégrés qui, par leur présence et leur nombreuses questions lors du débat, ont montré qu’ils avaient plus que jamais l’Algérie au cœur pour peu que nous sachions quoi leur demander en rapport avec leurs compétences Dans cette contribution je vais dire quelques mots du Canada et du Québec. A la fois sur le plan énergétique mais aussi sur le plan humain".

Quelques données énergétiques sur le Canada .

Le Canada est un immense pays quatre fois l’Algérie s’agissant du différentiel de température Il y a des températures de + 40C en Algérie et de -40C au Canada. Avec 669 TWh Le Canada produit plus d’électricité que l’Allemagne Il a un stratégie qui fait appel aux énergies renouvelables ( principalement hydrauliques avec un peu d’éolien) mais aussi nucléaire et fossiles (charbon, gaz naturel, sables bitumineux et pétrole) Par ailleurs, la province du Québec consomme 171 TWh/an pour 8,3 millions d’habitants contre 60 TWh pour 41 millions d’habitants soit un rapport de 1 à 15. Hydro-Québec, produit plus de 99 % de son électricité le modèle énergétique du Québec peut de mon point de vue être à 100 % renouvelable .Locomotion comprise avec le formidable boom de cette énergie Il est d’ailleurs prévu que la province du Québec mette en circulation 100.000 voitures électriques 2030

Mon impression sur le Québec

Ce que j’ai retenu brièvement de ce pays ; c’est la joie de vivre, la simplicité des gens. Il est quand même extraordinaire de trouver des locuteurs occidentaux de la langue française qui ne se prennent pas pour le nombril du monde qui ne prennent pas les gens de haut et qui ne tentent de dicter la norme d’une doxa dont ils seraient les seuls détenteurs. Pour toutes ces raisons le Canada propose un art de vivre : Le Canadian Way of Life fait d’empathie de sérieux et de réserve. Cette terre d’accueil a mis en place un projet de société œcuménique et comme le dit le premier ministre Justin Trudeau, les différentes mosaïques qui composent le Canada sont la trame de l’identité spécifique canadienne. Naturellement le Canada a connu quelques soucis avec certains migrants qui de mon point de vue n’ont pas bien compris qu’en temps que citoyens il y a des droits et des devoirs. Le vivre ensemble à la canadienne c’est la proposition d’accommodements raisonnables, qui respectent les identités et les spiritualités dans la sphère privée.

Il est pratiquement avéré qu’avec le temps les nouvelles générations (enfants des migrants) vont fondre dans un moule Celui d’une identité plurielle. Il est a espérer que cette intégration ne soit pas à terme une désintégration de l’identité originelle bien comprise qui de mon point de vue est un plus pour la culture canadienne car si les Canadiens se souviennent à juste titre de leurs racines identitaires, les Canadiens récents devraient aussi s’approprier respectueusement ce mot d’ordre ; je me souvienset en faire un graal toujours recommencé qui s’enrichira de nouveaux apports qui feront du canada plus que jamais une terre de tolérance de liberté du respect de la dignité de chacun Le Canada peut être un pays de cocagne pour celles et ceux qui veulent s’intégrer en apportant leur valeur ajoutée sans rien renier leur spécificité

Introduction à la conférence

Comme préambule j’ai tenu à rappeler que l’Ecole Polytechnique d’Alger fondée en 1917 n’avait pas à l’indépendance d’enseignants elle fit appel aux experts de l’Unesco sommités mondiales détachées en Algérie jusqu’en 1980 ensuite l’apport d’une coopération algéro canadienne permit dans le cadre de relations entre l’Ecole Polytechnique d’Alger que j’ai initiée avec celle de Montréal la mise en place d’un plan de formations de formateurs et des experts canadiens aidèrent à ce plan de formation. Au passage j’avais rappelé qu’en 132 ans d’œuvre positive de la colonisation moins d’un millier de cadres furent formés

Sans aller dans le détail j’ai tenu à rappeler quelques évidences : Tout d’abord j’ai tenu à raconter l’aventure humaine de l’énergie en commençant par l’invention du feu tournant majeur dans la civilisation humaine qui a permis l’homme de se civiliser passant du cru au cuit, de se chauffer et de se protéger des animaux sauvages . Graduellement l’homme s’intéressa d’abord à sa force musculaire ensuite la domestication des animaux comme le cheval, la mise en esclavage d’autres hommes lui a permis de disposer d’une main d’œuvre biologique. L’utilisation des moulins à eau lui a permis de fabriquer des moulins, les premiers ayant vue le jour en Irak sur les bords du Tigre et de l’Euphrate . La voile lui permettre de quitter sa terre pour des contrées de plus en plus éloignées L’exploitation du charbon a partir du XIIe siècle lui permit de disposer d’un combustible solide et le XVIIIe siècle vit le démarrage de la première Révolution industrielle. Le Charbon sera détrône vers 1910 par le pétrole et en 1920 le premier milliard de tonnes est atteint , les années 70 virent l’avènement du gaz naturel et parallèlement le nucléaire civil. Depuis le début 2000 c’est le démarrage du renouvelable et vers 2010 le démarrage des énergies non conventionnelles

Le pétrole, n’est pas une énergie renouvelable !

Nous avons déjà consommé 1200 milliards de barils A l'échelle géologique si on considère que les 4500 milliards de barils ultimement récupérables se sont formés depuis le début du Cambrien (520 millions d'années), la production naturelle de pétrole (récupérable) est de l'ordre de 8 650 barils par an. La production journalière mondiale en 2016 est de l'ordre de 94 millions de barils par jour. La Nature produit donc par an ce que nous consommons en 8 secondes. On ne parle plus de peak oil pourtant les découvertes sont de plus en plus rares pour des grands gisements encore moins de super-géants comme Gawhar en Arabie Saoudite

Fuite en avant ou réalité ? L’utopie du pétrole et de gaz de schiste tente de s’imposer. Cela peut durer mais les spécialistes disent que la bulle schisteuse ne durera pas au vue des catastrophes multiples qu’elle engendre en s’saccageant des Etats. Il faut retenir quelques données, Il faut 15000 m3 d’eau par puits et par fracturation dont la durée de vie ne dépasse pas quelques années. Plusieurs centaines de produis chimiques dont certains seraient tres dangereux et pourraient migrer vers la nappe albienne, des gaz rares radioactifs comme le radon, responsables de la mort des oiseaux , des tremblements de terre récurrents jusqu’à 4 sur l’échelle de Richter. On dit qu’en Arkansas il y aurait 1000 tremblements de terre par an depuis l’exploitation des gaz et pétroles de schiste contre 3 avant ! Assurément la technologie est loin d’être respectueuse de l’environnement et l’Algérie a tout intérêt à attendre pour voir

Quelles sont les durées des réserves fossiles ?

Au rythme de production et de consommation actuelles Pour le pétrole : environ 45 ans Pour le Gaz : environ 50 ans (200 ans avec le Non conventionnel ) Pour le charbon : environ 120 ans Dans le cas de l’uranium il existe 442 réacteurs pour la production électrique civile 31 pays : environ 100 ans (sur la base des réacteurs de 2e et de 3e génération, De ce fait en théorie d’ici 2070 le pétrole et le gaz ne seront plus structurants des bilans énergétiques mondiaux. Exception faite des réserves non conventionnelles Le renouvelable sera de plus en plus important dans tous les domaines essentiels: (transport, résidentiel..) On pense aussi à la fusion comme solution. Il faut seulement espérer que d’ici là le climat ne s’emballe pas

L’apartheid économique, et énergétique concernant les pays pauvres

Selon Forbes En 2014 le patrimoine des 80 personnes les plus riches de la planète (1900 milliards de dollars) a dépassé celui des 3,5 milliards les plus pauvres (1850 milliards de dollars . Un plein de 4x4 en biocarburant diesel issu de la transformation de 225 kg de maïs peut nourrir un sahélien pendant un an ! 50 % d'aliments sains sont gaspillés chaque année dans l'UE, Dans le reste du monde 865 millions de personnes souffrent de la faim. Plus de 240 000 tonnes de nourriture finissent à la poubelle chaque jour en Europe. Le continent africain est victime aussi d’une « forme d’apartheid énergétique » Car on sait que le PIB est étroitement indexé sur la consommation d’énergie . Plus de 500 millions de personnes n’ont pas accès l’électricité en Afrique. Aujourd’hui, la consommation d’énergie du milliard de personnes vivant sur l’ensemble du continent africain équivaut à ce que la Belgique offre à ses 11 millions d’habitants » Selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2013, 1,2 milliard d’individus vivent sans électricité dans le monde. Un tiers d’entre eux sont concentrés dans vingt pays asiatiques et africains. C’est cela l’humanité que nous impose le système mondial actuel Une guerre de tous contre tous et malheur aux vaincus de la vie !

Les conséquences des changements climatiques

Le 2 aout 2017 la planète a dépassé le viatique que Dame Nature a mis à la disposition des humains pour une année. C’est ce qu’on appelle l’overshoot day ou encore le jour du dépassement. Depuis cette date nous vivons à crédit sur les cinq mois qui nous restent jusqu’au 31 décembre. Naturellement beaucoup de pays gaspillent et vivent comme s’ils avaient plusieurs planètes à leurs disposition pendant que des pays occidentaux vivent comme s’ils avaient un quart de planète. Naturellement tout ceci se paye par la combustion des énergies fossiles selon le scénario anthropique qui semble de plus en plus crédible à savoir que c’est l »homme dans uen très grande majorité qui serait responsable de ce chaos climatiques par la combustion des énergies fossiles l’envoi de CO2 dans l’atmosphère Les pays du Sud sont les plus vulnérables ce sont eux qui en premier absorbent les chocs climatiques provoquant des morts par milliers si ce n’est par dizaines de milliers par ans.

En Europe les ordres de grandeur sont beaucoup plus faibles Dernièrement en Italie avec plus de 40 degrés au thermomètre, la vague de chaleur nommée "Lucifer" a également déclenché des incendies de forêt et endommagé des cultures. « Environ deux Européens sur trois pourraient être exposés tous les ans à de telles catastrophes d'ici à 2100, contre 5% durant la période 1981-2010. Comme lue dans la revue "The Lancet Planetary Health". Cela signifie qu'ils pourraient en mourir, être blessés, malades, perdre leur habitation ou subir des effets indirects comme un stress après l'événement. Les vagues de chaleur seront le phénomène le plus meurtrier, provoquant 99% des décès liés aux événements extrêmes, Le nombre de morts qu'elles entraînent pourrait "augmenter de manière exponentielle", grimpant de 2.700 à 151.500 par an (+5.400%). L'augmentation du nombre de morts est due pour 90% au réchauffement climatique et 10% seulement à l'augmentation de la population, à l'urbanisation et aux migrations dans des zones exposées aux risques »

L’aspect géopolitique du monde du futur

Le moins que l’on puisse dire est que le monde ne va pas vers l’apaisement. Chaque grand pays développe des stratégies de domination et tente de résister au monde unipolaire que l’empire américain et ses vassaux tentent de faire perdurer. Qu’il nous suffise de savoir que le marché des armes n’a jamais été aussi florissant : 1300 milliards de dollars alors que 50 milliards de dollars permettent de réduire la famine. Le budget du Pentagone est supérieur à celui de l’ensemble des Etats de la planète. L’amenuisement des sources d’énergie fossile mais aussi des matières premières minérales créera des tensions de plus en plus importantes. Il y a de plus en plus de murs : près de 40.000km) la circonférence de la Terre ! Il y actuellement une dizaine de conflits qui ne concernent que les pays ayant des ressources énergétiques ou minérales ( pays du moyen Orient et Afrique. Les pays émergents comme les BRICS tentent de résister en militant pour un monde multipolaire des accords se font des banques se créent . On parle même de nouvelle route de soie. On l’aura compris les pays du Sud ne sont pas concernés ou si peu par le développement. Ils seront des variables d’ajustement entre les stratégies des futurs séigneurs ( saigneurs) du monde…

Plaidoyer pour un développement durable

Dans toute cette anomie que j’ai décrite dans cette conférence j’ai plaidé pour un Développement Humain Durable Au cours des prochaines décennies, la croissance de la demande mondiale en énergie sera portée aux deux tiers de son niveau actuel par les pays hors OCDE. Nombre de pays feront évoluer significativement leurs mix énergétiques. La Chine qui a décidé d’investir à marche soutenue dans les énergies renouvelables investira pas moins de 344 milliards d’Euros dans les énergies renouvelables d’ici 2020. Malgré tout les efforts pour sortir des énergies carbonées notamment des pays comme la Chine, les Etats Unis et l’Allemagne, si rien n’est fait pour combattre encore plus les changements climatiques, le modèle à 2030 sera à au moins 70 % fossile. Des études ont montré que pour respecter la barre des 2 C il est nécessaire que 2/3 des réserves fossiles existantes ne soient pas extraites.. Que devons nous faire à l’échelle de la planète ? Faut il faire appel aux gourous de la géo-ingénierie cette technique qui consiste à renvoyer les rayons de soleil ? Pulvériser du soufre dans la stratosphère, modifier la chimie des océans, On estime à 5 millions de tonnes par an la quantité de soufre pour bloquer de 2 % le rayonnement solaire !

En fait la seule façon de diminuer l’ébriété énergétique c’est d’aller vers la sobriété énergétique synonyme de développement durable et dans ce cadre le secteur des transports peut faire sa mue graduellement pour aller vers la mobilité électrique qui mobilisera jusqu’à 30 % des carburants. Il est prévu en effet que vers 2035 le parc de voitures comprendra 500 millions de voitures électriques sur les 1,7 milliard prévu avec au moins 20 millions de barils jour de carburants soit 3 milliards de tonnes de CO2 qui n’iront pas stationner dans l’atmosphère. La mobilité électrique est l’une des principales solutions permettant de réduire les émissions de GES. La part de lʹélectricité dans la consommation finale d’énergie va croître de plus en plus dans le monde. Le recours au vecteur électrique est partout très développé et la part des énergies renouvelables dans le bilan électrique mondial dépassera 33%, un chiffre supérieur au poids du gaz naturel (25%). La part du nucléaire serait à 20%, le reste de l’électricité est produit avec du charbon.

Aujourd’hui, par exemple, la Californie se positionne clairement dans sa lutte contre le changement climatique. Dans la ville de Los Angeles le conseil d’administration en charge des transports de l’agglomération a adopté jeudi 27 juillet 2017, un projet visant à convertir l’ensemble de ses bus au tout électrique d’ici 2030. Tesla commercialise la Tesla 3 a 35000 dollars avec une autonomie autour de 400km et promet d’arriver à faire descendre le cout de la batterie à 100$ le kWh d’ici 2020.

Dans cet ordre la troisième révolution industrielle peut être un début de solution La troisième révolution industrielle est proposée par l’économiste américain Jeremy Rifkins Comment promouvoir une « Une croissance verte », qui peut être un levier de sortie de l’ébriété énergétique due aux fossiles , Comment « remettre du bien-être et de l'humain dans l'économie Le défi est triple : La crise énergétique, le changement climatique, le développement durable. Ces défis seront relevés par un changement de la mondialisation à la « continentalisation ». C'est-à-dire la fin d'une énergie divisée, pour une énergie distribuée. Les cinq piliers de la Troisième Révolution Industrielle sont :

1) - Passer aux énergies renouvelables.
2) - Transformer les bâtiments sur chaque continent en mini-centres énergétiques, créant de nombreux emplois.
3) - Permettre à chaque bâtiment de conserver cette énergie.
4) - Utiliser la technologie internet pour créer un réseau similaire d'énergie. Chaque bâtiment ayant de l'énergie en trop pouvant la vendre sur ce réseau.
5) - Créer des réseaux électriques continentaux dans lesquels les véhicules électriques puissent vendre leurs surplus d'énergie en se branchant à une prise, tout en étant garés.

« Nous sommes écrit l’agro-philosophe Pierre Rabhi, tous dépendants des lois de la vie. nous naissons et mourrons un jour. Nous avons "conscience", notamment de notre finitude. Le problème est que la société du "tout avoir au plus vite" décourage l'effort ». A l'échelle de la naissance supposée de la Terre, cinq milliards d'années, l'apparition de l'homme est tardive. Très tardive. Sa présence représente 2 à 3 minutes sur une horloge de 24 heures. La Terre a donc fonctionné sans l'homme. Quand je mange une pomme venant d’Afrique du Sud, je contribue à la pollution en payant le voyage de 12000km à la pomme pour qu’elle atterrisse dans mon assiette à Montréal Pourquoi ne pas être à l’écoute de la Nature ? Respecter le rythme des saisons !Manger local Penser global ! Développer le lien, en développant l'économie du partage , donner une seconde vie aux choses en développant l'économie circulaire

L'humanité dans sa globalité et l'homme dans son individualité sont rongés par la vanité, celle de croire qu'ils peuvent tout dominer, y compris le destin, Dieu, ou la nature. Pour sauver l’humanité Il faut changer de paradigme « La "sobriété heureuse", (Al kana’a) est une réponse, puissante, au capitalisme. Cette sobriété explore la manière de générer davantage d'être en réduisant l'avoir. Cet avoir que l'on accumule sans fin et qui permet de tout acheter, sauf l'essentiel : le bonheur. En Afrique Des gens qui auraient toute raison de s'inquiéter parce que leur repas du lendemain n'est pas assuré, et qui au contraire sont dans la joie. Pourquoi ? Parce qu'ils saisissent chaque instant, et y introduisent de la convivialité, de la simplicité, de la fraternité, de la solidarité ». On ne peut envisager de changement "de société", sans changement "humain" et, sans changement "en chacun de nous". La Terre ne nous appartient pas nous l’avons emprunté à nos petits enfants (Antoine de Saint Exupery)

J’emprunte à Pierre Rabhi la légende du colibri : « Il est dans la forêt, en proie à un incendie. Il s'active, cherche des gouttes d'eau qu'il verse au-dessus des flammes. Un tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Tu n'es pas fou ? Ce n'est pas avec des petites gouttes que tu vas éteindre l'incendie". Et le colibri répond : « Je sais. Mais je fais ma part »» Puisse chacun de nous contribuer à faire sa part comme le colibri en préférant au partage du monde actuel un monde du Partage qui réhabilitera l'humain .Amen

Que devrait faire l’Algérie pour se développer sans compromettre l'avenir des générations futures!

Depuis vingt ans l’Algérie n’a pas joué la prudence en sortant de l’ébriété aux énergies. fossiles Ce n’est ni l’endroit ni le moment de faire le bilan. Tournons nous vers l’avenir La transition énergétique est plus que jamais à l’ordre du jour Après les conséquences d’une chute vertigineuse des prix du pétrole, voilà que l’Algérie fait face à l’arrivée d’un puissant concurrent sur le marché du gaz en Europe, le schiste américain serieux concurrent avec le gaz quatari le gaz russe Elle tente de garder ses clients européens face au gaz russe et qatari, le gaz de schiste américain vient s’introduire comme un sérieux concurrent sur le vieux continent. l’annonce des sanctions américaine contre la Russie, concernant le gazoduc si elles venaient à être appliquées permettrait un sursis à l’Algérie même si l’on sait que le gaz américain n’a pas vocation à remplacer les 160 milliards de m3 de gaz russe pour le marché européen

Quand les contrats à long terme viendront à expiration en 2019 se posera un sérieux problème car les acheteurs voudront renégocier les contrats dans un contexte d’abondance artificielle de gaz naturel La rente gazière ira en diminuant du fait de deux facteurs, il sera de moins en moins possible de maintenir le niveau actuel des exportations du fait que les découvertes couvrent de moins en moins la production , de plus la boulimie gazière débridée fera que nous arriverons rapidement aux 50 milliards de m3 et à ce rythme de consommation de seulement 6% par an, nous atteindront les 100 milliards de m3 de consommation. Le problème des exportations sera réglé puisque la quantité exportée sera de loin marginale. Le même raisonnement se pose pour le pétrole car il n’y a aucun signe avant coureur d’une réelle prise en charge d’une transition énergétique et écologique que nous appelons de nos vœux

Les cours du Brent ont enregistré un recul hier en s’affichant à 51,64 dollars ceci est dû à plusieurs facteurs Le non-respect par certains pays de l’OPEP de l’accord de limitation de la production De plus La production libyenne non concernée par les quotas de 865 000 barils par jour durant tout le mois de juillet, soit 11% de plus que le niveau, initial fragilise l’accord . «Les hausses de la production de l’OPEP à 32,87 millions de barils/jour et du pétrole de schiste américain commencent à ressembler à une guerre des nerfs,», indique l’analyste Lukman Otunuga. .En clair nous allons continuer à confier le destin du pays aux convulsions erratiques d'un baril de pétrol dont nous ne maitrisons ni les tenants ni les aboutissants

Par ailleurs la canicule et les fortes chaleurs ont été à la base des incendies de forets. Le Directeur général des forêts, a révélé qu’il y eut 1 604 incendies depuis le 1er juin, ayant ravagé 14 310 hectares de surfaces forestières, maquis et broussailles Dans le pays on ne parle plus de barrage vert, ni de reboisement La lutte contre l’érosion ce n’est pas de remplacer ce qui est perdu mais d’augmenter dans de très grandes proportions la plantation d’arbres à croissances rapides qui peuvent permettre des micro-climats où il sera possible de développer une agro-industrie

Nécessité d’une transition énergétique vers un bouquet à 50% renouvelable d’ici à 2030 est possible

Cinquante-cinq ans après l’indépendance, n’est pas capable de vivre sans le pétrole et le gaz ? Pendant plus de dix ans on nous disait que le solaire n’était pas rentable. De plus le GPL était banni nous n’arrivons pas à le commercialiser et il n’intervient que pour 2¨% dans le bilan carburant par suite du manque de vision les voitures importées ne sont pas au GPL, on n’oblige pas à la double carburation et on fait croire à l’Algérien que le GPL ( sirghaz est dangereux le pétrole est brulé au lieu d’être réservé aux usages nobles comme la pétrochimie La problématique globale est celle de passer d’un modèle de consommation où tout est gratuit et dont personne n’est responsable vers un modèle de consommation vertueux où chaque calorie est épargnée, grâce à des économies.

«Nous devons prendre le train du progrès. Nous avons une fenêtre de quelques années pour pouvoir mettre en œuvre une politique volontariste basée sur une sobriété énergétique.» A l’instar des pays développés, il nous faut sans tarder mettre en place une stratégie audacieuse. Un mix énergétique à 50% renouvelable. Le modèle énergétique part du principe du développement humain durable qui est de laisser un viatique aux générations de 2030. Pour cela il faut freiner drastiquement la consommation d’énergie fossile par une rationalisation de l’énergie, mais aussi de l’eau, mettre en place les 3R (récupération, recyclage et réutilisation des déchets), le traitement des eaux usées, l’exploitation des forêts et surtout sortir des carburants thermiques.

C’est une transition vers le développement humain durable qui repose sur une stratégie énergétique qui devra être flexible et constamment adaptable. Ce scénario 50% renouvelable à atteindre d’ici 2030 nous ferait économiser des milliards de m3 de gaz. Nous avons même prévu l’introduction graduelle à partir de 2018 de la voiture électrique qui pourrait être rechargée même chez soi, cela ferait à l’horizon 2030 un million de voitures électriques. Naturellement ces calculs sont donnés à titre indicatif, ils indiquent des tendances. A titre d’exemple une centrale de 1 000 MW solaire permettrait d’économiser 1,5 milliard de m3 de gaz naturel. Le même raisonnement devra être appliqué aux carburants qui devraient être revus à la hausse, sachant qu’une étude de la Banque mondiale nous apprend que 15% de l’essence consommée au Maroc ou en Tunisie provient d’Algérie. Cette hémorragie aux frontières jointe à un gaspillage sans précédent de l’énergie ( les véhicules importées consomment ne moyenne 20 % de carburant que ceux en Europe (120gde CO2/km contre 145gde CO2 pour les véhicules en Algérie) oblige l’Algérie à importer selon les années jusqu’à 3 milliards de dollars par an de carburants qui est revendu 5 fois moins cher au consommateur

Dans ce modèle une place importante est réservée aux économies d’énergie qui peuvent aller jusqu’à 20%.Les économies sont multiformes, cela va de l’eau économisée à l’électricité, aux carburants et plus largement aux aliments aux choses à qui il faudra donner une seconde vie par le partage, l’échange Il faut expliquer au citoyen que 80% des subventions sont aspirées par ceux qui ont les moyens de payer plus mais qui paient des sommes dérisoires. Même le FMI recommande de cibler les catégories à aider.

La formidable révolution électrique dans les transports qui font que l’électricité sera de plus en plus utilisée ; le diesel qui est cancérigène sera abandonné. Volkswagen ne fabriquera plus de voitures diesel à partir de 2025. La France supprimera les carburants fossiles et totalement d’ici 2040. Les voitures vont coûter moins cher que les voitures à carburants fossiles. D’ici 2020. Les constructeurs comme Renault Nissan et d’autres sont en train de mettre en œuvre des voitures low cost électriques. Elles sont en train d’être construites en Chine avec un prix autour de 7 000 euros (1 million de DA) comme le prévoit Renault. Nous pouvons gagner une étape en nous inscrivant dans cette révolution électrique. Nous devons demander sans complexe à Renault de nous aider à mettre en place une voiture électrique low cost comme elle s’apprête à le faire en Inde. Nous devons demander à Volkswagen, non pas de nous aider à mettre en place une industrie des voitures thermiques qui seront rapidement obsolètes, mais une industrie des voitures électriques.

De plus le plan solaire qui devrait démarrer fera que le Sahara sera une véritable pile électrique qui fournira de l’électricité pour le transport multimodal : voitures camions, rail. Cette électricité solaire peut même remplacer le gaz naturel dans le chauffage et la cuisson domestique. C’est autant de gaz naturel et de pétrole qui sera laissé en viatique aux générations futures. «On peut imaginer des villes nouvelles au Sahara avec la disponibilité de l’eau et de l’énergie permettant les activités agricoles et même une transsaharienne du rail et des camions électriques.» Il n’est pas interdit de penser à un nouveau schéma d’aménagement du territoire qui permettrait la création de villes nouvelles renouvelables avec la disponibilité de l’eau et de l’électricité qui permettront le développement de l’agriculture avec une politique de transport utilisant l’électricité dans les véhicules, les camions, le rail qui permettrait de désengorger le Nord . C’est cela qui fera que le Sahara pourra être une seconde Californie.

Il nous faut de même aller vers une vérité graduelle des prix de l’énergie et de l’eau par une pédagogie de tous les jours de façon à inculquer les fondamentaux du Développement Durable notamment aux Jeunes à qui nous devons laisser un pays en ordre de marche C’est une formidable opportunité pour un développement endogène qui fait du compter sur soi le but ultime de cette formation. Ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui seront générés par cette vision du développement durable Les start-up de jeunes ingénieurs et de techniciens dont il faudra réhabiliter les formations technologiques qui ont été supprimées prendront en charge la demande sociale. C’est cela une véritable Ansej de l’intelligence.

Je suis convaincu que la transition énergétique est l’affaire de tous les départements ministériels, c’est à l’école que l’apprentissage de l’écocitoyenneté se fera, c’est la formation professionnelle et l’enseignement supérieur qui auront à former les milliers de techniciens et d’ingénieurs dont la formation qui a disparu devrait en toute logique être réhabilitée. La transition énergétique devrait aussi avoir le consensus du plus grand nombre, à travers un consensus politique national car au moment de l’application, ce sont des citoyens qui feront que cette stratégie réussira car il s’agit de ne pas hypothéquer l’avenir des générations futures.

1 Première partie conférence .https://www.youtube.com/watch?v=LWkKP1Uo5B0&t=122s

2.Deuxième partie : https://www.youtube.com/watch?v=UdAQPZlCfYM

3.Troisième partie https://youtu.be/mFQ3lAVguQ0


Article de référence : http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5248310


Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique Alger


Alter Info l'Information Alternative

Un média néerlandais choque en qualifiant la noyade d’un Syrien de «contrariante» pour les nageurs

Dominique Weesie, fondateur et dirigeant de la chaîne de télévision et station de radio néerlandaise satirique PowNed, a présenté ses excuses face au tollé suscité par la publication d'un article, jugé choquant, sur le site internet du média. Il y était écrit, au sujet d'un réfugié syrien adolescent s'étant noyé dans une piscine aux Pays-Bas, qu'il avait été la cause d'une «journée contrariante» pour les autres baigneurs...  

Le jeune homme de 16 ans est décédé après s'être noyé dans une piscine de la commune de Venlo, dans la province néerlandaise du Limbourg, le 7 août. L'adolescent a été évacué de la piscine, mais n'a pas pu être sauvé. 

Lire aussi : Des cours de natation pour les réfugiés? La blague ne passe pas en Allemagne

PowNed avait d'abord utilisé comme image de couverture de son article polémique la célèbre photo d'Aylan Kurdi, l'enfant syrien noyé et échoué sur une plage turque en 2015. Celle-ci a par la suite été remplacée par une autre photographie d'illustration plus appropriée, comme en attestent des captures d'écrans postées sur Twitter

C'est sur ce même réseau social que Dominique Weesie a présenté ses excuses pour cet article, qu'il a qualifié d’«écœurant». Il a affirmé qu'il était en vacances au moment de sa mise en ligne et a souligné que ce papier avait depuis été retiré du site web.

Cette noyade a conduit l'association néerlandaise de natation (KNZB) à demander l'introduction de cours de natation pour les réfugiés.

Les Pays-Bas ont accepté d'accueillir 7 000 réfugiés sur deux ans. Ce nombre s'ajoute aux 2 000 demandeurs d'asile venus d'Italie et de Grèce, que le pays s'était engagé à recevoir, selon le gouvernement néerlandais. 

Lire aussi : En Espagne, des migrants débarquent sur une plage à la surprise des baigneurs (VIDEO)

L’Espagne pourrait dépasser la Grèce en arrivées de migrants par mer

L'Espagne pourrait dépasser la Grèce en arrivées de migrants par mer











Des migrants qui débarquent en plein jour sur la plage au milieu des touristes ou qui se font transporter en jet-ski: l'Espagne pourrait cette année dépasser la Grèce en nombre d'arrivées par la mer.

Le flux migratoire augmente aussi aux deux frontières terrestres de l'Union européenne au Maroc, sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, sur la côte.

Mercredi, des dizaines de migrants ont débarqué au milieu des baigneurs sur la plage andalouse de Zahara de los Atunes, proche de Cadix dans le sud de l'Espagne, après avoir franchi le détroit de Gibraltar. Sur une vidéo amateur, on les voit sauter d'un canot pneumatique pour remonter la plage en courant.

Le même jour, une douzaine de migrants ont été déposés par des passeurs en jet-ski dans les eaux territoriales de Ceuta, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Tanger. L'un d'eux, un Guinéen de 28 ans, s'est noyé avant d'atteindre la plage, a indiqué la préfecture de la ville.

D'après un bilan au 6 août de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 8.183 migrants ont débarqué en Espagne depuis le début de l'année.

C'est plus du triple qu'à la même période de 2016 - quelque 2.500 - et plus que le total d'arrivées sur toute l'année dernière, a déclaré à l'AFP Joel Millman, porte-parole de l'OIM.

- Une route plus sûre -

Ces chiffres restent loin de ceux de l'Italie - avec plus de 96.400 migrants ont débarqué depuis le début de l'année par la mer - mais l'Espagne est en voie de rattraper la Grèce où 11.713 personnes sont arrivées par la mer sur la même période.

"L'Espagne pourrait dépasser la Grèce cette année. Ce serait un grand changement", a déclaré Joel Millman.

Les migrants, pour beaucoup venus d'Afrique de l'Ouest, semblent vouloir éviter la Libye, livrée aux milices. "Nous supposons que la route qui longe la côte pour remonter vers le Maroc est considérée comme plus sûre", a ajouté le porte-parole.

Mais depuis le début de l'année, 120 migrants sont morts en tentant la traversée vers l'Espagne, contre 128 pour l'ensemble de 2016, selon l'OIM.

Les tactiques des passeurs sont différentes. En Libye, ils embarquent leurs "clients" à 100 ou 150 par embarcation. "Ils semblent délibérément surcharger les bateaux, qui prennent l'eau tout de suite, et les passagers doivent s'efforcer d'obtenir de l'aide au plus vite", explique Joel Millman.

En revanche pour traverser les quelque 18 km du détroit de Gibraltar "la tactique est d'employer de plus petits bateaux dans l'espoir de déjouer la surveillance, et évidemment certains y parviennent".

- Femmes enceintes et enfants -

La Garde civile espagnole a retrouvé neuf mineurs parmi la trentaine de migrants qui ont débarqué sur la plage de Zahara de los Atunes, a déclaré à l'AFP un porte-parole, Manuel Gonzalez.

Ils n'avaient pas de papiers sur eux mais semblent être Marocains, a-t-il ajouté. Ils seront emmenés vers un centre d'accueil où ils pourront faire une demande d'asile.

Pour faire face à ce nouvel afflux de migrants, la Croix Rouge espagnole a renforcé le nombre de volontaires dans les principaux ports d'Andalousie où ils sont débarqués, ainsi qu'à Ceuta, a indiqué à l'AFP le responsable des urgences de l'organisation, Inigo Vila.

"Certains arrivent à bout de forces, parfois ils se sont perdus, ou ont perdu le moteur de l'embarcation, sont restés sans eau ni nourriture... Parfois ils sont brûlés par le soleil ou le carburant", dit-il. "90% d'entre eux sont des hommes de 18 à 40 ans originaires d'Afrique subsaharienne".

"On est toujours surpris de voir arriver des femmes enceintes ou des enfants - même s'il n'y en a pas beaucoup - risquant leur peau pour une vie meilleure".

Sur terre, des jeunes Africains s'élancent par centaines pour escalader les clôtures de barbelés de Ceuta et Melilla.

Lundi, 187 d'entre eux ont même forcé le poste-frontière de Ceuta en passant au sprint sous le nez des policiers débordés.

Au point que Ceuta a décidé de fermer un poste-frontière pendant une semaine pour réaffecter au contrôle de la clôture les agents qui contrôlent le transit des marchandises.



(©AFP / 10 août 2017 19h06)
https://www.romandie.com/news/ZOOM-L-Espagne-pourrait-depasser-la-Grece-en-arrivees-de-migrants-par-mer/822492.rom

Alter Info l'Information Alternative

La Chine accuse un destroyer américain d’avoir porté atteinte à sa souveraineté et sa sécurité

Le ministère des Affaires étrangères chinois a publié un communiqué sur son site internet le 11 août dans lequel il accuse un navire de guerre américain d'avoir «violé les lois chinoises et internationales, et porté une atteinte sérieuse à la souveraineté et la sécurité de la Chine». «La Chine en est très mécontente et abordera le problème avec les États-Unis», peut-on lire plus loin.

Des dignitaires américains cités par l'agence Reuters ont rapporté que le destroyer USS John S. McCain avait croisé à proximité du récif Mischief dans les îles Spratleys, archipel contrôlé par la Chine (avec la zone économique exclusive de 200 milles marins qu'il confère) mais revendiqué par Taiwan, les Philippines et le Vietnam, qui fait de cette zone un point de tension géopolitique majeur de la région. Selon l'AFP, le destroyer s'est approché à 6 milles marins de Mischief et a été mis en garde à une dizaine de reprises via sa radio par une frégate chinoise.  


«Ils ont appelé pour dire "s'il-vous-plait, faites demi-tour, vous êtes dans nos eaux"», a expliqué un responsable américain à l'AFP avant d'ajouter : «Nous leur avons répondu que nous étions un [navire] des Etats-Unis et que nous menions des opérations de routine dans les eaux internationales.»

Selon lui, les interactions entre les navires de guerre chinois et américain ont été «sûres et professionnelles» au cours des six heures qu'a duré cette mission.

Cette patrouille intervient dans le cadre d'opérations américaines dites de «liberté de navigation» (FONOP en jargon militaire). C'est la troisième opération de ce type menée par les Etats-Unis dans la zone depuis l'entrée en fonction du président Donald Trump le 20 janvier.

«Toutes les opérations sont menées dans le respect du droit international et démontrent que les Etats-Unis voleront, navigueront et opéreront partout où le droit international le permet», a affirmé le 10 août le lieutenant-colonel Chris Logan, un porte-parole du Pentagone.

Les relations entre Washington et Pékin sont au plus bas ces derniers mois. Outre ces tensions en mer de Chine méridionale, opposant la Chine à plusieurs Etats asiatiques alliés aux Etats-Unis, Donald Trump a  provoqué l'ire de Pékin, début décembre 2016, en ayant une conversation téléphonique avec la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, alors que Washington avait interrompu depuis 1979 ses relations diplomatiques avec l'île. Le chef d'Etat américain a par ailleurs menacé de ne plus reconnaître le principe de la Chine unique, si Pékin ne faisait pas de concessions en matière commerciale.

Lire aussi : La marine chinoise effectue des exercices militaires «à grande échelle» au large du pays

Un avion de surveillance russe a survolé le territoire des Etats-Unis

«Un avion non-armé des forces aériennes russes a survolé le Capitole, le Pentagone, la CIA et la base militaire aérienne d'Andrews à basse altitude», a rapporté la chaîne CNN dans la soirée du 8 août. Si l'itinéraire du Tu-154 russe n'a pas été confirmé par Moscou, l'information, reprise par l'agence Associated Press, a rapidement fait le tour des médias américains.

D’après les informations de l'agence Associated Press, l’avion aurait notamment traversé l’espace aérien hautement sécurisé de la Maison Blanche. Outre les installations mentionnées, le Tu-154 aurait aussi survolé Camp David, lieu de villégiature officiel du président des Etats-Unis, et Bedminster (New Jersey) où Donald Trump passe actuellement ses vacances, un passage qualifié par Politico de «clin d’œil au président [américain]».

Lire aussi : Deux avions espions britannique et américain repérés près de la côte russe par... des internautes

Associated Press a publié des images où il est possible de voir, d'après l'agence, l'avion russe en train de survoler la Maison Blanche.

Rien d'inhabituel

Pourtant, il n’y avait manifestement rien de très inhabituel dans ce vol. Comme l’a expliqué un responsable du Pentagone cité par Politico, sous couvert d'anonymat, de telles missions relèvent «quasiment de la routine» et se déroulent régulièrement dans le cadre du traité Ciel ouvert.

Selon ce représentant de la Défense américaine, la partie russe a en outre respecté toutes les procédures en informant le Pentagone 72 heures avant le vol et en acceptant la présence d'observateurs américains à bord.

Le ministère russe de la Défense, cité par les agences de presse russes, a effectivement confirmé qu’un avion non-armé Tu-154M LK-1 effectuait du 7 au 12 août des vols de surveillance au-dessus du territoire américain. Toutefois, Moscou n’a pas confirmé l'itinéraire de l’avion, notant simplement qu’il avait été décidé «en accord avec les Etats-Unis».

Signé à Helsinki en 1992 et ratifié plus tard par Moscou et Washington, le traité Ciel ouvert prévoit des vols non-armés de surveillance sur la totalité du territoire des Etats participants par les autres Etats signataires du document. Le traité, qui vise à renforcer la coopération et la confiance entre ses signataires, compte actuellement 34 Etats membres.

Lire aussi : Ankara interdit un vol d’observation russe au-dessus de son territoire près de la frontière syrienne

Israël: des juifs français défilent à Hébron contre la décision de l’Unesco favorable à la Palestine

Israël: des juifs français défilent à Hébron contre la décision de l'Unesco favorable à la Palestine











Près d'un millier de juifs français se sont rassemblés dans la ville d'Hébron en Cisjordanie pour célébrer les 50 ans de la guerre des Six Jours. Ils protestaient contre la décision de l'Unesco de considérer la ville comme un site palestinien.

Pour les 50 ans de la guerre des Six Jours qui a conduit au placement sous contrôle israélien de la ville d'Hébron, en Cisjordanie, près d'un millier de juifs français ont défilé dans les rues au rythme de musiques religieuses juives, selon des informations rapportées par le Jerusalem Post. «C'est le type d'événement dont seuls les Français ont le secret», a déclaré au journal Yigal Naouri, qui avait déjà participé au même rassemblement lors de sa première édition en 1987.

Cette année, l'événement était organisé par une association franco-israélienne nouvellement créée et appelée «Israel is Forever» («Israël vivra pour toujours»). Ambiance festive, mais aussi largement revendicatrice : les manifestants ont en effet profité du défilé pour protester contre le vote du Comité du patrimoine mondial de l'Unesco le mois dernier, qui a inscrit la vieille ville d'Hébron (y compris la partie où sont installés les colons juifs) au patrimoine mondial de l'humanité, en tant que site palestinien. Une décision qui avait provoqué l'ire du gouvernement israélien, qui l'avait qualifiée de «délirante», ajoutant que «l'Histoire glorieuse du peuple juif en Israël a[vait] commencé à Hébron».

«La décision méprisable de l'Unesco a complètement ignoré le lien historique du peuple juif avec la ville où nos ancêtres sont enterrés», a lancé aux manifestants du 10 août David Bitan, membre du Likoud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahou. Et d'adresser un message aux juifs de France qui hésiteraient à venir s'installer en Israël : «Cela renforce le besoin et l'importance de votre présence ici. Il n'y a pas de moment plus symbolique que celui-là, pour faire appel à ceux d'entre vous qui n'ont pas encore immigré en Israël et leur dire qu'il est désormais temps de rentrer à la maison, la seule véritable demeure de tous les Juifs.»

Les manifestants voulaient également exprimer leur solidarité envers 15 familles de colons de Hébron qui se sont installées illégalement dans une structure de trois étages appelée Beit Hamachpela, le mois dernier. Les familles tentent actuellement d'enregistrer leur demande d'achat de propriété auprès de l'Administration civile locale.

Forte d'une population d'environ 200 000 Palestiniens, Hébron abrite également quelques centaines de colons israéliens. Ces derniers sont retranchés dans une enclave, protégée par des soldats près du lieu saint que les juifs appellent tombeau des Patriarches, et les musulmans mosquée d'Ibrahim.

Les Palestiniens estiment pour leur part que le site est menacé en raison d'un accroissement des actes de vandalisme contre des propriétés palestiniennes de la vieille ville. Des actes qu'ils attribuent aux colons israéliens.

https://francais.rt.com/international/41886-israel-juifs-francais-defilent-hebron-contre-decision-unesco-favorable-a-palestine

Alter Info l'Information Alternative

La Libye interdit à «tout navire étranger» de venir chercher des migrants près de ses côtes

La Libye a annoncé officiellement la création d'une «zone de recherche et de secours», selon la formule employée en conférence de presse, le 10 août, par le général Abdelhakim Bouhaliya, commandant de la base navale de Tripoli.

«Aucun navire étranger n'a le droit d'y accéder, sauf demande expresse de la part des autorités libyennes», a-t-il déclaré. «Par cette annonce, nous souhaitons envoyer un message clair à tous ceux qui portent atteinte à la souveraineté libyenne et manquent de respect aux gardes-côtes et à la marine», a ajouté le général.

«Vous devez respecter notre volonté [et] obtenir l'autorisation de l'Etat libyen même pour les opérations de secours», a-t-il conclu en s'adressant aux ONG. 

De son côté, un porte-parole de la marine a affirmé que la décision visait explicitement «les ONG qui prétendent vouloir sauver les migrants clandestins et mener des actions humanitaires».

Le 7 août, un accrochage avait eu lieu en mer Méditerranée entre un navire d'une ONG et la garde côtière libyenne, accusée d'avoir effectué des tirs de sommation et menaçant de prendre pour cible les humanitaires s'ils revenaient dans la zone pour embarquer des migrants.

Des trafiquants profitent du chaos qui règne en Libye depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 pour faire passer chaque année des dizaines de milliers de migrants à destination de l'Italie, en leur demandant d'importantes sommes d'argent.

Avec des capacités diminuées dans un pays divisé et affaibli, la marine libyenne n'est pas en mesure de sécuriser ses frontières maritimes et a récemment sollicité l'aide de l'Italie.

Lire aussi : Il n'y aura pas de hotspots en Libye : retour sur le discret virage à 180 degrés d'Emmanuel Macron

Dimitri de Kochko Crimée N2 du 7 aout 2017 partie 1 sur 1

Dimitri de Kochko - "Crimée : annexion ??..." - émission n°2

Nota : les Informations complémentaires a l'entretien et les liens Internet sont tout en bas de cette description

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L'excellent journaliste Dimitri de Kochko qui a voulu garder son intégrité morale et professionnelle intacte, s'est malheureusement confronté à la doxa atlantiste du milieu journalistique occidental qui ne supporte plus la moindre contradiction à son discours dominant.

Jugé péremptoirement trop favorable a la "propagande" russe, il fut discrètement black-listé des que le role de bad boy qu'on lui faisait jouer, à son corps defendant, ne suffisait plus pour tenter de discréditer la Russie aux yeux des téléspectateurs.

Eveil Français TV, sensible au travail de bons mais bien trop rares journalistes, scandalisé par le traitement qu'il continu de subir de la profession, a décidé de lui offrir sa tribune médiatique.

Eveil Français tient ainsi a contrecarrer la stratégie infecte qui le vise, alors que sa rigueur à tous point de vue, est un exemple pour tout jeune journaliste à une époque de trouble profond ou le mensonge tient lieu de vérité indiscutable.

Dimitri reviendra aussi souvent qu'il le souhaite pour nous offrir sa vision et son analyse sur bien des sujets importants !!

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http://stoprussophobie.info/

3 personnes blessées à Londres par une substance chimique non identifiée contenue dans une enveloppe

Les médias britanniques ont rapporté le 10 août que trois personnes avaient été légèrement blessées dans un restaurant japonais à Londres par une substance chimique non identifiée contenue dans une enveloppe dans le quartier de Borough Market. 

Les services de secours et les forces de l'ordre présents sur place ont procédé à l'évacuation du lieu par mesure de précaution. 

La police locale a déclaré que l'incident n'était, «à ce stade de l'enquête», pas considéré comme lié à une possible attaque terroriste. 

Les pompiers de Londres sont entrés dans le bâtiment habillés de vêtements de protection contre les risques chimiques.

Les victimes ont été prises en charge par les services médicaux. 

Plus de détails à venir... 


Le camp d’été «décolonial» interdit aux Blancs s’apprête à ouvrir pour sa deuxième édition

En 2016, 170 personnes avaient participé au «camp d'été décolonial» réservé exclusivement aux personnes «qui subissent à titre personnel le racisme d'Etat». Logiquement, les Blancs, eux, n'y étaient pas les bienvenus.

Cette année, les organisatrices, les militantes Fania Noël et Sihame Assbague, disent attendre 220 participants pour ce rassemblement de quatre jours dans un lieu tenu secret, du samedi 12 au mercredi 16 août. Une cagnotte a été créée en ligne pour les dépenses qu'implique le projet.

Parmi les médias, seul Médiapart est autorisé à couvrir la rencontre. Mais là aussi, à une condition : les journalistes ne doivent pas être blancs, c'était du moins le cas pour l'édition précédente. Contactée par RT en juin 2016, l'une des organisatrices de la rencontre avait en effet précisé que les journalistes qui souhaitaient couvrir celle-ci devaient «être également impactés par le racisme d'État».

«Avec l'organisation du camp, nous n'avons pas voulu faire de la pédagogie à l'intention des Blancs – ce qui peut être utile et que nous pouvons faire à d'autres moments – mais nous concentrer sur les "racisés" comme nous, qui subissent les mêmes oppressions que nous, et qui ont besoin d'échanger sur ces questions-là», expliquait encore en décembre 2016 l'ancienne porte-parole de l'association «Stop le contrôle au faciès», Sihame Assbague, à Vice.

Le projet reste cependant controversé. L'édition précédente avait été vivement critiquée par la ministre de l'Education de l'époque, Najat Valaud-Belkacem, qui avait considéré qu'il donnait «une vision racisée et raciste de la société qui n’est pas la nôtre» et favorisait «le repli sur soi». 

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), ne voyait pas non plus d'un bon œil ce camp d'été. La responsable de l'association pour la ville de Reims (où s'était tenue l'édition 2016), Noémie Michelin, avait déclaré que la lutte contre les discriminations racistes ne devait pas être menée de manière «provocatrice». «D'autant que si l'accès [au camp] est vraiment restreint, cela devient en plus illégal», avait-elle précisé.

Lire aussi : Le FN réclame des explications à Anne Hidalgo pour un festival «interdit aux blancs» à Paris

Russie : l’eau monte dans la mine de diamants où huit employés restent bloqués

L'eau monte dans la mine de diamants inondée du groupe russe Alrosa, en Sibérie, où huit employés restent portés disparus depuis près d'une semaine, selon les informations rapportées par la société et les autorités. «Le niveau de l'eau […] continue de monter. Les eaux souterraines remplissent progressivement les carrières», ont déclaré Alrosa et l'antenne sibérienne du ministère des Situations d'urgence dans un communiqué commun diffusé le 10 août.

Le contenu d'une carrière remplie de 300 000 mètres cubes d'eau s'est déversé le 4 août dans la mine «Mir» en Iakoutie, vaste région de l'Extrême-orient russe. Si 143 mineurs se trouvant à l’intérieur ont pu être évacués, huit autres demeurent portés disparus et des dizaines de secouristes spécialisés sont mobilisés pour tenter de les retrouver.

Des pompes très puissantes ont été installées en un temps record selon Alrosa, sans pouvoir pour autant empêcher la montée des eaux. Environ 320 secouristes travaillent sur le site en effectuant des descentes souterraines 24 heures sur 24 pour examiner la mine de l’intérieur et débloquer ses passages, alors que des équipes terrestres veillent au fonctionnement des systèmes de maintien de la vie.

«La situation est compliquée : il y a de nombreux éboulements, de gros bouchons d'argile. La plupart des carrières sont entièrement inondées mais nous poursuivons les opérations de secours», a expliqué un ministre adjoint des Situations d'urgence, Vladlen Axionov.

La mine souterraine «Mir» se situe sur un gisement exploité depuis 1958 en République de Sakha, nom officiel de l'immense région de Iakoutie, dans l'Extrême-Orient russe, à plus de 4 000 kilomètres à l'est de Moscou. C'était une vaste carrière à ciel ouvert jusqu'en 2001, puis l'exploitation a repris en 2009 sous la forme d'une mine souterraine qui produit aujourd'hui un million de tonnes de minerai par an, soit environ 10% de la production d'Alrosa.

Alrosa a annoncé le 8 août avoir mis au point un nouveau plan d'action visant à isoler hermétiquement la carrière, qui ressemble à un immense cratère, en installant un plancher au fond de celle-ci, afin d'obstruer le goulot depuis lequel l'eau se répand dans la mine.

Le Comité d'enquête russe, organe chargé des principales investigations, a annoncé le 7 août l'ouverture formelle d'une enquête pour identifier d'éventuelles violations des mesures de sécurité, un délit passible de trois ans de prison.

Guillaume Meurice et Didier Super en spectacle pour récolter des fonds pour aider Cédric Herrou

L'organisation Amacca présentera un spectacle le 2 septembre à Breil-sur-Roya, afin de récolter des fonds pour soutenir les associations pro-migrants de cette commune connue pour être un lieu de passage pour les clandestins entrant en France depuis l'Italie voisine. Deux artistes, Guillaume Meurice et Didier Super, ont annoncé qu'ils allaient se produire dans la vallée de la Roya à cette occasion. 

«Ne venez surtout pas à ce spectacle d'islamo-bolchéviques qui servira à financer les actions frauduleuses de Cédric Herrou et de ses ami(e)s !! Eric Ciotti akbar !!», a écrit l'humoriste Guillaume Meurice, chroniqueur sur France Inter, sur sa page Facebook en présentant l'affiche de cette rencontre. 


Ce message, de nature ironique, vient pourtant rappeler que le militant Cédric Herrou, agriculteur de Breil-sur-Roya, a été condamné par la justice à quatre mois de prison avec sursis pour avoir aidé des migrants à entrer et à résider illégalement sur le territoire français. 

«Ouais, le 2 septembre, à Breil, Petite soirée festive pour repréciser aux habitants du coin que la  "non assistance à personne en danger", oui c'est interdit, SAUF SI C'EST DES NOIRS. Parce que dans ce cas là, l'obligation, c'est de les "non assister"... Merci aux Ciotti et autres Estrosi pour ce petit rappel juridique...», a déclaré de son côté l'artiste décalé Didier Super.

Sur l'affiche éditée par les organisateurs, on peut lire en bas à gauche que cet événement se déroulera avec le soutien du Conseil départemental des Alpes-Maritimes et de la mairie de Breil-sur-Roya.

Contacté, l'entourage d'Eric Ciotti, qui est le président du Conseil départemental, a déclaré à RT France n'avoir «pas entendu parler de cette initiative». D'autant que le 8 août, le député des Alpes-Maritimes s'était félicité de la condamnation du «passeur» qu'il avait qualifié de «délinquant qui instrumentalise la détresse humaine pour servir sa dangereuse idéologie».

Du côté de la mairie de Breil-sur-Roya, son maire André Ipert a démenti tout soutien officiel de la municipalité à cet événement. Néanmoins, la mairie va louer un chapiteau ainsi que du matériel à l'association Amacca. L'organisation de cette manifestation remonte à juin, et il était prévu depuis lors qu'elle soit centrée «autour du thème des migrants». 

Lire aussi : Des demandes d'asile falsifiées auraient été retrouvées chez Cédric Herrou, le militant pro-migrants

Kiev a dépensé 300 000 dollars pour du lobbying auprès du Congrès américain

300 000 dollars : tel est le prix payé en 2017 par le Conseil national des réformes d'Ukraine à la société de lobbying BGR Group, chargée de véhiculer une image positive de l'administration de Petro Porochenko, d’après des documents consultés par RT.

Les confirmations de ce paiement, effectué en deux tranches, sont consultables dans la base de données ouverte établie par le gouvernement américain conformément à la loi sur le lobbying. Selon ces informations, l’argent a été utilisé pour promouvoir les intérêts de l’Ukraine auprès du Sénat et de la Chambre de représentants des Etats-Unis. Il n’est pourtant pas précisé quelles initiatives ou projets de loi ont été favorisés par les lobbyistes américains.

Lire aussi : Suggérant à nouveau une «menace russe», les Etats-Unis envisagent de fournir des armes à l'Ukraine

Le lien entre Porochenko et le groupe BGR a été révélé pour la première fois en janvier 2017. Le site du département américain supervisant les activités de ceux qui représentent des intérêts de pays étrangers aux Etats-Unis (Foreign Agents Registration Act) a alors publié le document selon lequel l’administration du président ukrainien avait engagé cette société de lobbying pour représenter ses intérêts sur le territoire américain. Après la diffusion de cette information par le journal The Hill, Kiev a vigoureusement nié sa véracité, avant de reconnaître finalement, une semaine plus tard, qu'un contrat avait bien été conclu.

La société BGR Group a été fondée en 1991 et représente des clients de toutes les parties du monde auprès des institutions américaines. Il est intéressant de noter que Kurt Volker, le représentant spécial du département d’Etat américain pour les négociations concernant l’Ukraine, travaille chez BGR depuis 2011.

Lire aussi : Kiev aurait proposé aux démocrates américains des informations compromettantes sur Trump

Le 2 août, le président américain Donald Trump a promulgué la loi sur les nouvelles sanctions contre la Russie adoptée par le Congrès américain. Six semaines auparavant, il avait reçu son homologue ukrainien à Washington. Après l’adoption des sanctions, le président Porochenko a notamment déclaré que cette décision avait été prise par le Congrès et le président américain conformément à l’accord entre Trump et lui-même. «Félicitations pour la signature de nouvelles sanctions des Etats-Unis contre la Russie ! Comme nous en avons convenu à Washington, le Congrès a adopté la loi et le président Donald Trump l’a signée. Les sanctions visent également le projet Nord Stream 2», a écrit Porochenko le 2 août sur sa page Facebook.

Lire aussi : Nouvelles sanctions US contre la Russie : Bruxelles envisagerait des représailles contre Washington

La loi américaine cible effectivement le projet de gazoduc Nord Stream 2, un gazoduc qui doit permettre de dédoubler les possibilités d'acheminement de gaz russe en Europe en passant par la Baltique. Le gazoduc devrait contourner l’Ukraine qui assure actuellement une partie de transit du gaz russe vers l’UE. Les entreprises européennes contribuant au développement de Nord Stream 2 pourraient dorénavant être sanctionnées en vertu de ces nouvelles dispositions américainces. En Europe, de nombreuses voix se sont élevées contre ces restrictions.

Par crainte d’infiltrations du Hamas, Israël hâte la construction d’un mur souterrain autour de Gaza

«Nous allons accélérer la construction de cet obstacle. Nous espérons que cette construction sera achevée d'ici deux ans», a affirmé le 9 août le général israélien Eyal Zamir, commandant de la région militaire sud, lors d'une audio-conférence.

Israël va donc hâter la construction d'un mur souterrain le long de sa frontière avec la bande de Gaza. Le projet vise à empêcher l'infiltration de groupes armés par des tunnels. En effet, les tunnels creusés entre la bande de Gaza et le territoire israélien et par lesquels peuvent s'infiltrer des commandos du mouvement islamiste Hamas ou d'autres organisations palestiniennes, sont considérés par Israël comme une des principales menaces pesant sur sa sécurité.

Une trentaine de tunnels avaient été détruits à l'été 2014, lors de la dernière guerre menée par Israël contre le Hamas à Gaza, enclave palestinienne dirigée depuis 2007 par le mouvement islamiste et soumise à un blocus de la part de l'Etat hébreu.

«J'espère que le Hamas ne s'attaquera pas [à ce chantier] bien qu'il considère ces tunnels comme un outil stratégique contre Israël», a pour sa part déclaré à la radio militaire le ministre de la Construction, Yoav Galant, membre du cabinet de sécurité et ancien commandant de la région militaire sud.

Ce dernier a aussi souligné que ce mur serait creusé en territoire israélien parallèlement à la clôture de sécurité, qui ferme hermétiquement la bande de Gaza au nord et à l'est.

Selon la radio militaire, ce mur, constitué notamment de plaques de béton et de capteurs, va s'étendre sur les 64 kilomètres de la frontière.

Un millier d'ouvriers sont actuellement employés sur le chantier dont le coût s’élèvera à trois milliards de shekels (environ 710 millions d'euros). La radio militaire a précisé que la hauteur de la clôture de sécurité, déjà en place, sera portée à 6 mètres.

Les médias israéliens ont également fait savoir qu'une «barrière maritime», qui prendra la forme d'un quai à la frontière avec Gaza, serait érigée et dotée de capteurs afin de rendre difficile l'infiltration de commandos d'hommes-grenouilles du Hamas.

Le général Zamir a par ailleurs lancé une mise en garde à l'organisation qui contrôle Gaza. «Le Hamas creuse des tunnels sous des habitations civiles dans la bande de Gaza et sera tenu pour responsable si nous devons attaquer ces cibles», a-t-il affirmé, mentionnant deux immeubles au nord de l'enclave.

«Les habitants doivent savoir que nous considérons ces immeubles comme des cibles légitimes et que ceux qui y résident mettent leur vie en danger», a prévenu le général.

Israël et le Hamas observent un cessez-le-feu fragile depuis la fin de la guerre de 2014, la troisième dans l'enclave palestinienne en six ans.

Lire aussi : Benjamin Netanyahou : «Aucun gouvernement n'a fait autant pour la colonisation»

Nouveau clip de rap provocateur dans une prison de Savoie : le parquet demande une enquête (VIDEO)

Le 7 août, des détenus de la maison d'arrêt d'Aiton, en Savoie, ont publié sur YouTube un clip de rap, tourné intégralement dans la prison à l'aide de téléphones portables, pourtant strictement interdits dans l'enceinte du site.

Dans la vidéo, le rappeur «Bibi Craveur» est entouré de ses codétenus dans ce qui semble être une salle de repos. Le groupe fume ce qui semble être de la marijuana, ostensiblement devant la caméra. Sur la table, boissons et victuailles sont disposées, et les jeunes gens se préparent des sandwichs...

«La taule est à nous», «on va tous sortir, on a chacun sa date», clame le rappeur, tandis que le clip laisse voir des tranches de vie dans la prison : parties de Playstation, musculation et déambulation dans les couloirs. 

Si la bonne humeur semble régner dans l'établissement carcéral, cela n'est guère au goût du procureur de la République d'Albertville, qui a demandé l'ouverture d'une enquête le 9 août, rapporte France Bleu.

Les vidéos tournés en prison à l'aide de téléphones portables est un phénomène qui se produit régulièrement en France depuis quelques mois. En janvier dernier, le rappeur marseillais Elams avait diffusé un clip tourné dans la prison de Luynes (Bouches-du-Rhône) en 2016, alors qu'il y était incarcéré. Sur les images, on pouvait voir des détenus de cette maison d'arrêt, située près d'Aix-en-Provence, déambuler dans la cour ou dans les couloirs, se laver, faire du sport ou prendre des selfies.

Plus tôt, en novembre 2016, des détenus de la maison d'arrêt de Villepinte, en Seine-Saint-Denis s'étaient prêtés à un «Mannequin Challenge» dans la cour de promenade. Ils y arboraient des liasses de billets, des barrettes de cannabis et y fumaient des joints. L'administration pénitentiaire avait fait savoir que des sanctions seraient prises.

Lire aussi : Apologie du trafic de drogue dans un clip : un rappeur amateur arrêté

Moralisation de la vie politique… vraiment ? Retour sur les affaires du camp Macron

Faites ce que je dis, pas ce que je fais ? Le projet phare du programme électoral d'Emmanuel Macron de moralisation de la vie publique, finalement adopté en session à l'Assemblée le 9 août, après de nombreux amendements, avait quelque peu été écorné au début de son mandat par de multiples affaires touchant ses ministres, contraignant parfois ces derniers à la démission. 

Richard Ferrand, magnat de l'immobilier ?

L'affaire Ferrand s'est révélé être le premier couac de la présidence d'Emmanuel Macron depuis les révélations du Canard enchaîné le 24 mai dernier. Selon l'hebdomadaire satirique, Richard Ferrand, ex-secrétaire général d'En Marche! et ministre du gouvernement d'Edouard Philippe, aurait favorisé la signature, par les Mutuelles de Bretagne dont il était directeur général entre 1993 et 2012, d'un bail immobilier au profit de sa compagne, Sandrine Doucen. Les travaux réalisés dans ces locaux aux frais des Mutuelles de Bretagne auraient permis au couple d'encaisser une juteuse plus-value immobilière, selon le journal.

Après une plainte de l'association anti-corruption Anticor, le parquet de Brest a ouvert début juin une enquête préliminaire sur cette affaire.

Le 30 mai, c'était au tour du journal Le Monde de publier de nouveaux éléments embarrassants. Selon le quotidien, le ministre de la Cohésion des territoires aurait depuis une vingtaine d'années favorisé plusieurs de ses proches ainsi que ses intérêts personnels dans un véritable «mélange des genres» entre vie publique et affaires privées.

Au vu des remous causés dans l'opinion par ces affaires, Richard Ferrand est exfiltré le 20 juin du gouvernement. Ce qui ne l'empêchera pas de devenir président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale. 

Lire aussi : De nouvelles faveurs présumées accordées à la compagne de Richard Ferrand révélées par le Canard

Muriel Pénicaud : illégalité ou immoralité ?

L'actuel ministre du Travail Muriel Pénicaud est dans le collimateur du juge Renaud Van Ruymbeke dans le cadre d'une enquête pour «favoritisme et recel de favoritisme» visant un voyage d'Emmanuel Macron à Las Vegas organisé par Business France, société dirigée à l'époque par Muriel Pénicaud, alors que l'actuel président de la République était ministre de l'Economie.

La justice soupçonne Business France, qui dépend notamment de Bercy, d'avoir enfreint la réglementation sur les marchés publics en ne faisant pas d'appel d'offres pour l'organisation de la French Tech Night, confiée à Havas en décembre 2015, pour un coût de 289 019 euros. 

Or, des révélations du Monde ont laissé entendre que Muriel Pénicaud était «bien mieux informée qu'elle ne veut le dire» concernant l'attribution de ce juteux marché à Havas. Sa défense, qui consiste à dire qu'elle aurait alerté le Conseil d'administration de Business France, a aussi été fragilisée par des documents accablants publiés par Libération

La ministre du Travail a aussi été largement critiquée par l'opinion publique, l'accusant de manquer d'éthique, pour avoir empoché plus d'un million d'euros de plus-value sur ses stock-options, acquises alors qu'elle était DRH chez Danone. Le cours des actions du groupe était monté en flèche à la suite de l'annonce d'un plan de licenciement. 

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Sarnez, Bayrou, Goulard : trois démissions pour un scandale 

François Bayrou (ex-ministre de la Justice), Marielle de Sarnez (ex-ministre des Affaires européennes) et Sylvie Goulard (ex-ministre des Armées), ont tous trois démissionné le 20 juin après l'éclatement du scandale des emplois présumés fictifs du MoDem au Parlement européen.

Les trois ministres sont soupçonnés d'avoir participé à un vaste système de détournement de fonds destinés à la rémunération d'assistants parlementaires dont l'activité n'auraient non pas été dédiée aux activités strasbourgeoises du Parlement, mais à des fonctions internes au MoDem.

La diffusion de ces informations présumées, sur base de plusieurs témoignages concordants diffusés dans la presse, a poussé les trois membres du gouvernement à quitter leurs fonctions, malgré leurs démentis. Dans les semaines précédant sa démission, François Bayrou aurait par ailleurs tenté de faire pression sur les journalistes menant l'enquête sur les malversations présumées de son parti

Dans cette affaire des emplois présumés fictifs au MoDem, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X pour «abus de confiance, recel d'abus de confiance et escroqueries».

Parallèlement à ces scandales, la rémunération de Sylvie Goulard par un lobby américain pro-UE à hauteur de 10 000 euros pendant deux ans lorsqu'elle était parlementaire européenne, lui a attiré bon nombres de critiques dans l'opinion.

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La France ratifie le traité de lutte contre les « combattants terroristes étrangers »

La France ratifie le traité de lutte contre les










La France a ratifié jeudi le traité du Conseil de l'Europe destiné à sanctionner les "combattants terroristes étrangers", qui avait été adopté en octobre 2015 et est entré en vigueur officiellement le 1er juillet 2017, selon un arrêté paru jeudi au Journal Officiel.

Ce texte est un protocole additionnel à la Convention du Conseil de l'Europe pour la prévention du terrorisme, qui ajoute à la liste actuelle des infractions pénales un certain nombre d'actes dont "la participation intentionnelle à un groupe terroriste", "la réception d'un entraînement pour le terrorisme", ainsi que le déplacement à l'étranger à des fins de terrorisme et le financement ou l'organisation de ces voyages.

Paris est la huitième capitale européenne à ratifier ce texte, il en fallait six pour qu'il entre en application, ce qui a été le cas le 1er juillet. Il avait auparavant été ratifié par l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Danemark, l'Italie, la Lettonie, Monaco et la Moldavie.

Les autres gouvernements des 39 autres pays membres du Conseil de l'Europe qui ne l'ont pas encore fait sont appelés à ratifier le texte "le plus rapidement possible", a indiqué le Conseil de l'Europe.
"Pour la première fois en droit international, nous avons un instrument qui criminalise les premiers préparatifs aux actes de terrorisme", avait déclaré en octobre 2015 Thorbjorn Jagland, secrétaire général du Conseil de l'Europe.

https://www.lorientlejour.com/article/1066602/la-france-ratifie-le-traite-de-lutte-contre-les-combattants-terroristes-etrangers.html

Alter Info l'Information Alternative

En Espagne, des migrants débarquent sur une plage à la surprise des baigneurs (VIDEO)

Le 10 août, l'agence Associated Press (AP) a relayé une vidéo amateur filmée par un baigneur sur une plage de Cadix, dans le sud de l'Espagne. On y voit des dizaines de migrants sauter de leur bateau pneumatique et courir pour rejoindre la ville, au milieu de la foule de stupéfaite.

Selon des témoins interrogés par AP, le groupe s'est rapidement volatilisé, bien avant l'arrivée de la police. Les autorités espagnoles n'ont livré aucun commentaire à la presse. 

L'arrivée soudaine de migrants sur la plage, en plein jour et au milieu des baigneurs, est plutôt rare en Espagne. En revanche, les passages en force à la frontière surviennent régulièrement dans les enclaves espagnoles au Maroc de Melilla et Ceuta.

Le 7 août dernier, près de 187 migrants sont ainsi entrés à Ceuta après avoir forcé la frontière maroco-espagnole. Ils ont été arrêtés et placés dans un centre de séjour temporaire.

Lire aussi : En Floride, un débarquement d’immigrés clandestins perturbe le shooting vidéo d’un modèle

L’imposture Sonia Mabrouk démontée en deux minutes

L'imposture Sonia Mabrouk démontée en deux minutes
Débat sur l'islamophobie entre Sonia Mabrouk et Marwan Muhammad, directeur du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF). Sonia Mabrouk dénonce ceux qui parlent au nom des musulmans (ce que n'a pas du tout fait Marwan Muhammad)... puis 30 secondes plus tard elle se met elle-même à parler au nom des musulmans ("Nous ne sommes pas des victimes")....

Sonia Mabrouk a grandi en Tunisie dans un milieu privilégié, proche du régime totalitaire de Habib Bourguiba (son oncle était ambassadeur, son grand-père était ministre...). C'est sûr qu'elle n'a pas dû beaucoup y subir d'islamophobie...

 

Alter Info l'Information Alternative

Crise au Venezuela : les USA veulent retrouver “leur” pays

Ce qui se passe au Vénézuela est une tentative de contre-révolution. Washington veut retrouver « son » pays, ce qui explique pourquoi elle apporte des soutiens ouverts et secrets à une opposition déterminée à ramener le pays à son ancien statut de filiale des USA.
Crise au Venezuela : les USA veulent retrouver “leur” pays
Ce qui doit être souligné est qu’en établissant une Assemblée constituante au Vénézuela, le président Nicolas Maduro agit en accord avec la Constitution de son pays :

Article 348 : L’initiative d’appeler à une Assemblée nationale constituante peut émaner du président de la république, avec le cabinet des ministres ; de l’Assemblée nationale, par vote des deux tiers de ses membres ; des Conseils municipaux en session ouverte, par vote des deux tiers de leurs membres ; et de 15% des électeurs enregistrés par le Bureau de l’état civil et électoral.

Quant aux tentatives de l’opposition pour saboter l’établissement de l’Assemblée constituante par des manifestations, des émeutes et un appel au boycott national de l’élection de délégués à la nouvelle assemblée, elles ont été entreprises en infraction de la Constitution, dont l’article 349 stipule : ‘Le président de la république n’aura pas le pouvoir de s’opposer à la nouvelle Constitution. Les autorités constituées existantes n’auront d’aucune façon l’autorisation de faire obstruction à l’Assemblée constituante.’

Il va sans dire, bien sûr, que les gens ne peuvent pas manger une Constitution. Avec des pénuries de nourriture, de médicaments et une inflation galopante, seuls les plus hardis tenteraient de suggérer que M. Maduro et son gouvernement n’ont pas à répondre à certaines questions sur une crise qui a bouleversé la société vénézuelienne.

Mais ces questions sont différentes de celles qui sont soulevées par le fatras de la couverture médiatique occidentale hostile au gouvernement vénézuelien. Dans ce qui a ressemblé à la cacophonie nocturne de grenouilles dans un étang, Maduro a été calomnié avec cette sorte d’hystérie réservée à ceux qui osent s’embarquer dans un programme de redistribution des richesses favorable aux pauvres et à la classe laborieuse. Pour ces personnages, le socialisme est une abomination, une menace mortelle contre leur conception de la liberté en tant que mécanisme par lequel, comme l’a dit Thucydide, ‘les forts (les riches) font ce qu’ils veulent, et les faibles (les pauvres) souffrent comme ils le doivent.’

Voici le traitement de CNN du choix, le 30 juillet, de mandater l’établissement d’une Assemblée constituante. ‘Les critiques du Vénézuela et de l’étranger expliquent que cette action de Maduro éroderait les derniers signes de la démocratie dans le pays. « Cela donnerait l’opportunité au gouvernement de transformer le Vénézuela en État à parti unique, sans les attributs de la démocratie, » dit Eric Farnsworth, vice-président du Council of the Americas, une association d'hommes d'affaires.

Deux éléments ressortent dans ce passage. Le premier est l’affirmation selon laquelle une assemblée constituante serait anti-démocratique. Étant donné le cadre déjà mentionné de la Constitution du pays, cette affirmation est fausse. La deuxième est la position de M. Farnsworth comme ‘vice-président du Council of the Americas, une association d'hommes d'affaires.’

Le Council of the Americas est une organisation basée aux USA, avec des antennes à Washington DC, New York et Miami. Dans sa déclaration de mission, elle de décrit comme ‘la principale organisation internationale d'hommes d'affaires, dont les membres partagent le même engagement pour le développement économique et social, le libre marché, le droit, et la démocratie à travers l’hémisphère occidental. »

En lisant ce passage, vous seriez bien en peine de trouver un soutien plus concis et plus clair au capitalisme de libre marché et des droits qu’il confère aux riches d’exploiter les pauvres au nom de la démocratie. Comme le souligne l’auteur George Ciccariello-Maher, « les aspirations anti-démocratiques de l’opposition se drapent dans le langage de la démocratie. » De plus, quand nous apprenons que le vice-président des USA, Mike Pence, est entré directement en contact avec des leaders de l’opposition vénézuelienne, notre mémoire collective devrait immédiatement nous transporter à travers le temps jusqu’à l’Iran de 1953, au Guatemala de 1954, à l’Indonésie de 1965, au Chili de 1973, et bien sûr à l’Ukraine de 2014 – des exemples de coups d’État fomentés ou soutenus par les USA contre des leaders assez téméraires pour refuser d’obéir à leur suzerain impérial.

Pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour comprendre, surtout dans le cas d’un pays où un coup d’État soutenu par Washington a raté en 2002.

Les problèmes économiques du Vénézuela sont principalement dus à l’effondrement des cours mondiaux du pétrole de ces dernières années. Entre 2014 et 2016, le prix du brut a chuté de 96,29 à 40, 68 dollars le baril, une baisse monumentale de plus de 40%. Et bien que le prix soit reparti à la hausse en 2017, à 50,31 dollars le baril, il reste à sérieuse distance de son zénith de 2012, à 108,45 dollars le baril.

Pour un pays aussi dépendant du prix du pétrole, une baisse de cette importance sismique représente la garantie d’un choc économique également sismique. Et au-delà, le pétrole étant le seul produit d'exportation notable du Vénézuela, la crise a exposé des faiblesses structurelles de l’économie bien antérieures à l’arrivée sur la scène d’Hugo Chavez, et a fortiori de son successeur Nicolas Maduro.

Comme déjà mentionné, malgré tout, le gouvernement Maduro a une part de responsabilité dans la crise actuelle. Revenons à George Ciccariello-Maher, dont nous apprenons que « le système mal conçu de contrôle de la monnaie qui gouverne la distribution des revenus du pétrole n’a jamais été totalement démantelé. Le résultat en a été un cercle vicieux de spéculation sur la monnaie sur le marché noir, le stockage et la contrebande d’essence et de nourriture, et une explosion de la corruption à l’intersection des secteurs public et privé. Confronté à des manifestations de rue et à des pénuries de nourriture, Maduro a répondu de façon désordonnée. Pour tenter de garnir les rayons des supermarchés en produits alimentaires, il a soutenu la production locale des communes tout en courtisant les entreprises privées. »

Ce qu’il faut comprendre est que les événements du Vénézuela ne se produisent pas dans le vide. Ce pays riche en pétrole, qui a été un espoir pour les pauvres, les indigènes et les opprimés du continent avec l’arrivée d’Hugo Chavez au pouvoir en 1999, fait l’expérience des défis spécifiques à la création d’un îlot socialiste au beau milieu d’une mer de capitalisme dominé par les USA.

Sa vulnérabilité à la volatilité des prix du pétrole ne fait que confirmer que la présence de grandes réserves de pétrole peut handicaper, plutôt que renforcer, le développement économique d'un pays, particulièrement dans le Sud du monde, où la diversification économique se heurte à la réalité de la domination des marchés mondiaux par les institutions financières et les entreprises occidentales.

En dernière analyse, c’est le capitalisme et non le socialisme qui a échoué au Vénézuela. Mais c'est au socialisme qu'on veut faire porter le chapeau.



Merci à Entelekheia
Source: https://www.counterpunch.org/2017/08/04/venezuela-crisis-the-us-wants-its-country-back/
Date de parution de l'article original: 04/08/2017
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=21181

Alter Info l'Information Alternative

La visite du roi de Jordanie à Ramallah le 7 août : quatre scénarii

06.08.2017 - Pour la première fois en cinq ans, l'avion du roi Abdallah II de Jordanie atterrira à Ramallah pour une visite décrite par les observateurs comme sensible en termes de calendrier et d'objectifs, à la lumière de la crise récente à la Mosquée Al-Aqsa et ses répercussions, ainsi que celle qui a suivi les tirs contre deux ressortissants jordaniens à l'ambassade israélienne en Jordanie.
La visite du roi de Jordanie à Ramallah le 7 août : quatre scénarii
Cette visite vient aussi à un moment de déclin des rôles officiels palestinien et jordanien, la population de Jérusalem Occupée ayant réussi à imposer sa volonté contre l'occupation israélienne.

Les analystes politiques interrogés par le Centre Palestinien d'Information ne comptent pas sur cette visite. Certains ont dit qu'elle a pour objectif d'améliorer la relation palestino-jordanienne dans le cadre de la campagne jordanienne de relations publiques. La décision réelle n'est pas entre les mains de l'une ou l'autre des parties, ont-ils ajouté.

La visite est-elle importante ?

L'analyste politique Wissan Afifah, rédacteur en chef du journal Al-Resalah, a déclaré que l'importance de la visite réside dans son calendrier, suite à la crise de la Mosquée Al-Aqsa et à l'humiliation subie par l'Autorité palestinienne et la Jordanie et leur faillite morale à un moment où les Jérusalémites ont fait preuve d'une détermination sans précédent tandis qu'ils affrontaient l'occupation israélienne dans la cité.

L'analyste Ahmed Awad estime que la visite du roi vient à un moment important après la détérioration de la relation avec Israël après ce qui s'est passé à Al-Aqsa et la fusillade à l'ambassade israélienne en Jordanie, et la négation par l'occupation de ses accords avec la Jordanie et du processus de paix avec l'Autorité palestinienne.

Professeur en science politique, Abdul Sattar Qassem a qualifié la visite d'« insignifiante », expliquant que le roi de Jordanie et le président de l'Autorité palestinienne ne peuvent pas prendre leurs propres décisions. Il faisait référence à ce qui s'est passé à la Mosquée Al-Aqsa ainsi qu'aux tirs à l'ambassade israélienne à Amman.

L'avenir de l'AP

L'analyste Afifah n'a pas exclu que la Jordanie et son roi s'inquiètent de l'avenir de l'Autorité palestinienne et de la Cisjordanie après le départ possible d'Abbas de la scène politique, étant donné la détérioration de sa santé ; il a souligné que la visite pourrait se concentrer sur l'avenir de la scène politique palestinienne après Abbas.

Afifah et Qassem ont convenu que la Jordanie craint que l'instabilité ne suive le départ d'Abbas, avec la propagation possible du chaos et de l'insécurité qui auraient un impact sur la Jordanie et augmenteraient ses charges.

Awad a souligné que la visite survient après que le roi de Jordanie se soit senti abandonné et déçu, et même trompé par Israël, après l'incident à l'ambassade d'Israël à Amman, indiquant que la visite donne à l'occupation israélienne un message d'unité des visions jordaniennes et palestiniennes sur les questions liées à Jérusalem.

Selon les médias, un hélicoptère transportant le roi de Jordanie atterrira au siège de l'AP à Ramallah. Ce sera l'une des rares visites où le roi aura exclu Israël de sa visite en Palestine.

L'analyste Awad a conclu que cette visite est destinée à améliorer les relations bilatérales. Il a souligné que la réunion tentera de réduire tout écart dans la relation palestino-jordanienne, suite aux événements récents à Al-Aqsa.

Intérêts

Afifah affirme que le but de la visite est purement intéressé. Le départ possible d'Abbas affecterait la scène politique en Cisjordanie, ce qui entraînerait des conséquences sur la sécurité géographique, démographique et politique de la Jordanie.

Afifah et Qassem pensent que les deux dirigeants n'ont aucune capacité à prendre des décisions sur la situation en Jordanie ou en Cisjordanie. Ces décisions, ajoutent-ils, sont entre les mains d'Israël et des États-Unis, notant que toute réunion ou accord entre les deux dirigeants n'auraient aucun effet sur le terrain.

Source : Palestine Info

Traduction : MR pour ISM

Alter Info l'Information Alternative

Mozilla déclare la guerre aux fake news

Mozilla déclare la guerre aux fake news











L'ONG Mozilla, qui a mis au point le navigateur Firefox, a affirmé vouloir lancer une campagne contre les fausses nouvelles, voyant dans ce phénomène un problème fondamental de l'avenir du Web.

Mozilla se mobilise à son tour contre le fléau des fausses nouvelles. L'ONG a annoncé mercredi un renforcement de ses efforts pour endiguer les fake news. Ce nouveau projet est baptisé Mozilla Information Trust Initiative (MITI).

Il s'agit d'«une mobilisation complète pour préserver la crédibilité et la santé d'Internet», et «combattre la pollution de l'information en ligne et les "fausses informations"», qui «nuisent à la transparence et sèment les graines de la discorde, minent la confiance et la participation et ruinent les bénéfices que le web apporte à tous», est-il dit dans un communiqué de l'organisation.

Ce programme repose sur les initiatives précédemment lancées par l'ONG. Il prendra plusieurs formes: des technologies (comme des modules externes pour Firefox) développées en partenariat avec des médias, des ressources éducatives en ligne, des programmes de recherche (notamment avec l'université américaine de Stanford), le soutien à des conférences et forums.

«Nous discutons avec des rédactions, des universités, des sociétés technologiques et toutes les organisations avec lesquelles Mozilla travaille déjà», et «nous espérons annoncer d'autres partenariats d'ici la fin de l'année», a expliqué à l'AFP Katharina Borchert, directrice de l'innovation au sein de Mozilla.

Plus concrètement, en ce qui concerne les médias, l'organisation cherche à nouer de nouveaux partenariats avec des rédactions pour créer des produits. De même, Mme Borchert évoque une série de «hackathons» (marathons informatiques) en partenariat avec des rédactions aux États-Unis et en Allemagne, pour mettre au point des outils qui pourraient redonner confiance aux utilisateurs dans les informations en ligne.

S'il ne fait plus de doute que la lutte contre les fausses informations est devenue une priorité pour les acteurs du Net, à l'instar des géants comme Google et Facebook qui multiplient les initiatives dans ce domaine depuis quelques mois, Katharina Borchert appelle à redoubler d'efforts.

«Il suffit de voir le nombre d'initiatives qui se sont montées pour répondre à ce défi, de la part d'entreprises technologiques ou d'autres organisations, pour se rendre compte à quel point ce phénomène est inquiétant pour nombre d'entre elles. La vraie question est: est-ce devenu une priorité suffisamment grande?», s'interroge-t-elle.

Mozilla est une organisation à but non lucratif qui s ‘est fixé comme mission qu'Internet demeure sain, ouvert et accessible à tous, des principes mis notamment en œuvre à travers le navigateur Firefox.

https://fr.sputniknews.com/international/201708091032589253-mozilla-guere-fake-news/

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Le Pentagone envisage une frappe préventive contre les bases nord-coréennes

Le Pentagone envisage une frappe préventive contre les bases nord-coréennes











Pyongyang ayant annoncé qu’il comptait attaquer les bases militaires américaines de Guam dès la mi-août, le Pentagone envisage de porter des frappes contre une vingtaine de sites nord-coréens.

Le Pentagone a préparé un plan de frappe préventive contre les sites de lancement de missiles nord-coréens, et le mettra en œuvre si le Président Trump signe un décret approprié, annonce la chaîne de télévision NBC citant des sources militaires.

Selon la chaîne, le point clé du plan est une attaque avec l'utilisation de bombardiers stratégiques B-1B Lancer depuis la base d'Andersen basée sur l'île de Guam.

Les frappes des bombardiers américains B-1B Lancer pourraient viser une vingtaine de sites de tir, de test et de maintenance technique des missiles nord-coréens, d'après NBC.

Cette annonce, concernant les projets du Pentagone, fait suite à un échange de menaces entre la Corée du Nord et les États-Unis. Le Président américain Donald Trump a promis mardi le «le feu et la colère» à la Corée du Nord si elle menaçait de nouveau son pays. Le même jour, l'agence KCNA a annoncé, citant un communiqué des Forces stratégiques nord-coréennes, que Pyongyang étudiait la possibilité de frapper les bases américaines de Guam, à 4.000 km de Pyongyang, par des missiles stratégiques Hwasong-12.

L'île de Guam abrite la base aérienne américaine d'Andersen où les bombardiers stratégiques B-1 font des escales de ravitaillement lors de leurs survols de la Corée du Sud, ainsi que la base navale d'Apra Harbor.

https://fr.sputniknews.com/international/201708101032590911-pentagone-coree-nord-frappe-preventive/

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Le Japon ne pourra « jamais tolérer les provocations » de la Corée du Nord

Le Japon ne pourra











Le gouvernement japonais a averti jeudi qu'il ne pourrait "jamais tolérer les provocations" de la Corée du Nord, après que le régime de Pyongyang a menacé de tirer des missiles vers l'île américaine de Guam, dans le Pacifique.

"Nous appelons fermement la Corée du Nord à prendre au sérieux les avertissements répétés de la communauté internationale, à se plier aux résolutions de l'ONU et à s'abstenir d'autres provocations", a déclaré le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga.

Le Japon, très proche allié des Etats-Unis, a par ailleurs soutenu le ton belliqueux adopté ces derniers jours par le président américain Donald Trump, qui a promis le "feu et la colère" à la Corée du Nord, alors que plusieurs pays ont exprimé leurs inquiétudes.

"Il est très important de maintenir le pouvoir de dissuasion nucléaire des Etats-Unis face à une situation sécuritaire très préoccupante dans la région", a estimé M. Suga. "Le président Trump a dit que toutes les options étaient sur la table", y compris militaire, "et le gouvernement salue cette politique". "Les actions de la Corée du Nord sont une provocation manifeste", a-t-il insisté, et "nous ne pourrons jamais tolérer cela".

Interrogé sur l'éventuel déploiement de systèmes de défense anti-missiles, le représentant de l'exécutif a répondu: "Les forces d'autodéfense (nom de l'armée japonaise) prendront les mesures nécessaires, mais je ne donnerai pas de détails".

Minimisant le risque d'une action unilatérale des Etats-Unis sans demander l'avis du gouvernement nippon, M. Suga a insisté sur le fait que le Japon et les Etats-Unis étaient "en consultation étroite". Une réunion ministérielle est prévue le 17 août à Washington sur les questions de sécurité, a-t-il rappelé.

Rex Tillerson et James Mattis, secrétaire d'Etat et ministre de la Défense américains, recevront à cette occasion leurs homologues japonais Taro Kono et Itsunori Onodera, récemment nommés au sein du gouvernement remanié de Shinzo Abe.

https://www.lorientlejour.com/article/1066571/le-japon-ne-pourra-jamais-tolerer-les-provocations-de-la-coree-du-nord.html

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« Tu ne seras pas seul », assure Raul Castro à son allié Maduro












Le président cubain Raul Castro a assuré mercredi à son homologue et allié vénézuélien Nicolas Maduro qu'il ne "sera pas seul" dans son combat politique et face au "harcèlement international" dont il est victime, selon La Havane.

Dans une lettre le félicitant avec "une immense joie révolutionnaire" pour l'élection et l'installation récente d'une Assemblée constituante controversée, Raul Castro a assuré à M. Maduro que "les Cubains seront à l'avant-garde de la solidarité militante" du bloc socialiste latino-américain et resteront "engagés en faveur de (sa) cause".

"Des jours de lutte acharnée, de harcèlement international, de blocus et de privations sont à venir, mais tu ne seras pas seul", a-t-il insisté à l'adresse du président socialiste dans ce courrier lu sur l'antenne de la télévision d'Etat cubaine.

Confronté à une vague de contestation ayant déjà fait 125 morts depuis quatre mois, Nicolas Maduro se trouve de plus en plus isolé par la communauté internationale.

Il a notamment déclenché l'ire de nombreux pays et de l'Onu en tentant de reprendre en main les institutions de son pays avec l'installation d'une Assemblée constituante qui menace le Parlement contrôlé par l'opposition.

Soutien inconditionnel du successeur de Hugo Chavez (président de 1999 à 2013), le Cuba de Raul Castro avait rejeté fin juillet toute participation à une médiation au Venezuela, arguant de la légitimité du président Maduro.

Allié politique du gouvernement socialiste vénézuélien, La Havane est fortement dépendante des livraisons de pétrole de Caracas, concédé à des conditions favorables et payé en grande partie avec l'envoi de médecins cubains au Venezuela.

https://www.lorientlejour.com/article/1066574/tu-ne-seras-pas-seul-assure-raul-castro-a-son-allie-maduro.html

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Pourquoi les attentats auraient fait monter en flèche le prix de la kalachnikov en Belgique

Selon une étude du Vlaams Vredeinstituut (Institut flamand pour la paix), un organe d'avis et de recherche travaillant avec le parlement flamand, le trafic illégal d'armes serait en baisse à Bruxelles depuis les attentats, provoquant ainsi une hausse des prix des armes sur le marché noir. 

Plus grande prudence des trafiquants

D'après les chercheurs de l'institut, aujourd'hui, le prix d'une kalachnikov serait de 2 000 à 3 000 euros, contre 1 200 euros il y a encore quelques années, tandis qu'un pistolet Glock vaudrait environ 3 000 euros, contre 1 000 auparavant. 

Les trafiquants seraient de plus en plus prudents étant donné les risques qu'ils encourent s'ils s'adonnent à ce genre de trafic et encore plus s'ils sont en contact avec des réseaux terroristes. Cela pourrait être dû aux efforts de la police judiciaire, selon les chercheurs.

La fusil d'assaut AK47 a été inventé en 1947 par Mikhaïl Kalachnikov, un ingénieur et lieutenant-général soviétique, décédé en 2013 à l'âge de 94 ans. Son coût de production très faible, sa robustesse, sa fiabilité et sa grande facilité d'entretien rendent la kalachnikov extrêmement attractive partout dans le monde. Si on la retrouve dans des guérillas ou des conflits impliquant des pays ayant peu de moyens financiers pour équiper leur armée et leurs milices, elle est également souvent utilisée dans le cadre d'attentats terroristes.

Lire aussi : La justice a-t-elle protégé l'informateur d'extrême droite qui avait vendu des armes à Coulibaly ?

Israël va accélérer la construction d’un mur souterrain autour de Gaza

Israël va accélérer la construction d'un mur souterrain autour de Gaza












Israël va accélérer la construction d'un mur souterrain le long de sa frontière avec la bande de Gaza pour achever d'ici deux ans cet ouvrage visant à empêcher l'infiltration de commandos par des tunnels, ont indiqué jeudi un général israélien et les médias.

Les tunnels creusés entre la bande de Gaza et le territoire israélien en vue d'infiltrer des commandos du mouvement islamiste Hamas ou d'autres organisations palestiniennes sont considérés par Israël comme une des principales menaces pour sa sécurité.

Une trentaine de tunnels avaient été détruits à l'été 2014 lors de la dernière guerre menée par Israël contre le Hamas à Gaza, enclave palestinienne que le mouvement islamiste dirige depuis 2007 et soumise à un blocus par Israël.

"Nous allons accélérer la construction de cet obstacle. Notre espérons que cette construction sera achevée d'ici deux ans", a affirmé mercredi le général Eyal Zamir, commandant de la région militaire sud, lors d'une audio conférence.

"J'espère que le Hamas ne s'attaquera pas (à ce chantier) bien qu'il considère ces tunnels comme un outil stratégique contre Israël", a pour sa part déclaré à la radio militaire le ministre de la Construction Yoav Galant, membre du cabinet de sécurité et ancien commandant de la région militaire sud.

Il a souligné que ce mur sera creusé en territoire israélien parallèlement à la clôture de sécurité, qui ferme hermétiquement la bande de gaza au nord et à l'est.

"Le fait que cet ouvrage se situe sur notre territoire souverain ôte toute justification à des attaques contre ceux qui y travaillent", a estimé M. Galant.

Selon la radio militaire, ce mur constitué notamment de plaques de béton et de capteurs va s'étendre sur les 64 km de la frontière.

Un millier de travailleurs sont actuellement employés sur le chantier, dont le coût s'élèvera à 3 milliards de shekels (environ 710 millions d'euros). La radio militaire a précisé que la hauteur de la clôture de sécurité qui existe déjà sera portée à 6 mètres.

Les médias israéliens ont également indiqué qu'une "barrière maritime", qui prendra la forme d'un quai à la frontière avec Gaza, sera érigée et dotée de capteurs afin de rendre difficile l'infiltration de commandos d'hommes grenouille du Hamas.

Le général Zamir a par ailleurs lancé une mise en garde au Hamas.

"Le Hamas creuse des tunnels sous des habitations civiles dans la bande de Gaza et sera tenu pour responsable si nous devons attaquer ces cibles", a-t-il affirmé, mentionnant deux immeubles au nord de l'enclave.

"Les habitants doivent savoir que nous considérons ces immeubles comme des cibles légitimes et que ceux qui y résident mettent leur vie en danger", a prévenu le général.

Israël et le Hamas observent un cessez-le-feu fragile depuis la fin de la guerre de 2014, la troisième en six ans dans l'enclave palestinienne.

https://www.lorientlejour.com/article/1066590/israel-va-accelerer-la-construction-dun-mur-souterrain-autour-de-gaza.html

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Deux psychologues jugés pour leur rôle dans le programme de torture de la CIA après le 11 septembre

James Mitchell et Bruce Jessen, deux psychologues qui avaient participé à la conception du programme d'interrogatoires de la CIA après le 11 septembre, seront jugés en septembre pour avoir encouragé l'utilisation de méthodes de torture tels que la simulation de noyade («waterboarding») ou le fait d'attacher les détenus tout en les maintenant dans des positions douloureuses.

Un tribunal fédéral de l'Etat de Washington a autorisé le 7 août la tenue d'un procès au nom de trois anciens prisonniers, dont l'un est mort dans une prison de la CIA à la suite d'interrogatoires particulièrement durs. 

Le tribunal a rejeté les tentatives du gouvernement américain d'obtenir un règlement négocié pour empêcher la tenue d'un procès public, arguant de la nécessité de protéger certains renseignements classifiés.

Ce procès mené par l'ACLU, organisation américaine de défense des libertés, sera le premier à porter sur les méthodes de torture utilisées par les autorités américaines pendant la fameuse «guerre contre la terreur».

Les deux psychologues avaient été recrutés par la CIA en 2002. Ils ont reçu un montant de 80 millions de dollars pour avoir conçu et aidé à mener des interrogatoires de suspects capturés, notamment en Afghanistan. Khalid Sheikh Mohammed, le cerveau des attentats du 11 septembre et Abu Zubaydah, autre haut responsable d'al-Qaïda ont fait partie de ces prisonniers.

L'ACLU affirme que Bruce Jessen et James Mitchell sont responsables de tortures illégales à l'encontre des trois plaignants : le Tanzanien Suaniman Abdullah Salim, le Libyen Mohamed Ahmed Ben Soud et l'Afghan Gul Rahman.

Les deux premiers ont été libérés après plusieurs années de détention. Gul Rahman est mort d'hypothermie dans une cellule de la CIA en novembre 2002, après ce que l'ACLU a décrit comme deux semaines de «torture brutale».

«C'est un jour historique pour nos clients et tous ceux qui demandent que les responsables de la torture répondent de leurs actes», a déclaré l'avocat de l'ACLU, Dror Ladin, dans un communiqué.

«La décision du tribunal signifie que, pour la première fois, les personnes responsables du programme brutal et illégal de torture de la CIA seront confrontées aux conséquences judiciaires de leurs actes. Nos clients attendent justice depuis longtemps», s'est encore réjoui l'avocat.

Le tribunal a rejeté les arguments des psychologues, qui niaient être responsables de tous les interrogatoires de la CIA et avoir été impliqués dans les interrogatoires de deux des plaignants en particulier.

Ils ont également affirmé ne pas être à l'origine de décisions spécifiques d'utiliser des «techniques d'interrogatoire renforcées» contre les plaignants, et s'être contentés de fournir à la CIA une liste de méthodes parmi lesquelles l'agence de renseignement américaine pouvait choisir.

Ils ont également souligné que la décision d'utiliser ces méthodes de torture avait été prise par la CIA et approuvée par le ministère de la Justice.

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