Le Japon se souvient de la première bombe atomique (VIDEO)

Le 6 août 1945, bombardier B-29 américain «Enola Gay» larguait sur la ville japonaise d'Hiroshima la toute première bombe atomique de l'histoire, baptisée «Little Boy». Trois jours plus tard, une autre bombe nucléaire, «Fat Man», frappait Nagasaki, provoquant, le 15 août, la capitulation de l'Empire japonais et la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Chaque année, lors de la célébration de cet anniversaire, les contradictions japonaises concernant les armes nucléaires refont leur apparition.

Il y a un mois, le Japon s'est rangé du côté des puissances nucléaires telles que les Etats-Unis, la France ou la Grande-Bretagne pour bouder un traité adopté par l'ONU visant l'interdiction des armes nucléaires.

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, qui s'exprimait au Parc du Mémorial de la Paix à Hiroshima, a déclaré que le Japon souhaitait militer pour un monde sans armes nucléaires d'une manière qui convienne à tous les pays du monde.

«Pour parvenir réellement à un monde sans armes nucléaires, nous avons besoin de la participation à la fois des Etats nucléaires et des Etats non nucléaires», a-t-il précisé lors de la cérémonie annuelle de commémoration.

D'une puissance équivalant à près de 16 kilotonnes de TNT, l'explosion de la bombe de Hiroshima a fait monter la température au sol à 4 000 degrés. «Little Boy» a provoqué le jour même et dans les semaines suivantes le décès de 140 000 personnes. Trois jours plus tard, à Nagasaki, 74 000 personnes ont péri des suites immédiates de l'explosion.

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Canada : quand deux avions s’emmêlent les ailes le tarmac (PHOTOS)

«Les ailes d'un appareil d'Air Canada et d'un avion opéré par LOT se sont heurtées alors que le vol AC1713 d'air Canada était en train de se stationner», a écrit un porte-parole de la compagnie canadienne, Peter Fitzpatrick, dans un e-mail le 6 août, à propos de l'incident survenu la veille.

Une enquête a été ouverte, a ajouté le porte-parole en précisant que l'avion, un Boeing 767-300 qui venait d'atterrir en provenance de Punta Cana en République dominicaine, avait 286 personnes à bord et que personne n'avait été blessé.

Un porte-parole du Bureau canadien de la sécurité des transports, Chris Krepski, cité par la chaine publique CBC, a précisé que les dommages aux ailes des appareils étaient «importants» et que, selon les informations dont dispose le bureau, l'avion d'Air Canada a heurté l'aile de l'appareil de la LOT alors que celui-ci était stationné et se préparait à décoller.

Un avion d'Air Canada avait failli provoquer une catastrophe le mois dernier sur l'aéroport international de San Francisco en se préparant à atterrir par erreur sur une piste d'accès où se trouvaient des avions prêts à décoller. L'avion avait pu atterrir sans incident après avoir été redirigé par un contrôleur aérien.

Lire aussi : Images dramatiques d’un avion qui s’écrase sur une autoroute en Californie

Le ministre de l’Intérieur veut distinguer les réfugiés des migrants économiques

«Les enquêtes d'opinion montrent une réticence de plus en plus grande» des Français sur la question de l'accueil des migrants, a analysé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dans une interview publiée par le JDD le 6 août. «Si l'on ne fait pas la distinction entre le droit d'asile et les autres motifs de migrations, ce sera le droit d'asile qui sera remis en cause», a-t-il averti.

«Notre politique doit toujours concilier efficacité et générosité. Nous accueillons tous ceux qui fuient guerres et persécutions, mais nous distinguons les réfugiés de ceux dont la migration obéit à d'autres ressorts, notamment économiques», a-t-il ajouté.

Accueillir mais aussi organiser des retours

Gérard Collomb a annoncé le 31 juillet la création, dans les Hauts-de-France, de deux nouveaux centres pour les migrants errant à Calais (Pas-de-Calais) dans l'espoir de rejoindre l'Angleterre. La situation demeure «extrêmement complexe» à Calais, selon le ministre. Environ 350 migrants sont toujours présents sur place, neuf mois après le démantèlement de l'immense bidonville de la «Jungle», et une centaine à Grande-Synthe (Nord), a-t-il dit.

«Il s'agit d'accueillir, mais aussi d'organiser des retours», a-t-il insisté, citant le cas des immigrés albanais. 

Selon le ministre, «20% des places en Centre d'accueil et de demandeurs d'asile (Cada) sont occupés par des gens qui viennent d'Albanie, sans visa, et qui font une demande d'asile en arrivant en France». «En 2016, 1 140 personnes y ont été renvoyées. Et j'ai donné des consignes aux préfets pour que ce mouvement soit accentué», a déclaré Gérard Collomb.

Création de centres d'enregistrement

Cette distinction entre demandeurs d'asile et migrants économiques avait déjà été évoquée le 12 juillet par le gouvernement, lors de la présentation d'un «plan migrants» qui prévoit notamment plus de 12 000 places d'hébergement pour les demandeurs d'asile et les réfugiés d'ici 2019. 

Pour mettre en place sa politique face à la crise des migrants, une des pistes évoquées par Emmanuel Macron est la création de centres d'enregistrement («hotspots») pour demandeurs d'asile en Libye, pour réguler les flux de migrants en amont. Mais le pays est toujours en proie au chaos. «Ce type d'initiative ne peut pas actuellement être envisagé en Libye, compte tenu de la situation du pays», a souligné le ministre de l'Intérieur. 

Le chef de l'Etat «a souhaité que soient mis en place des centres d'orientation pour les demandeurs d'asile dans des pays situés au sud de la Libye», a ajouté Gérard Collomb.

Lire aussi : Des riverains murent un hôtel destiné à accueillir des migrants dans les Hautes-Pyrénées (PHOTOS)

Damas dénonce auprès de l’ONU l’utilisation par la coalition de bombes au phosphore sur un hôpital

Dans une courrier adressé au secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres et au Conseil de sécurité de l’ONU, le ministère syrien des Affaires étrangères dénonce avec force les actions menées par la coalition internationale à Raqqa, qui sont à ses yeux illégales en vertu du droit international. 

«Les bombardements systématiques de quartiers résidentiels, d'immeubles civils, la destruction d’un hôpital public à Raqqa et le recours au phosphore blanc, qui est interdit, constituent des violations flagrantes du droit international et viennent allonger la série de crimes commis par la coalition contre les innocents dans les provinces et villes syriennes», est-il écrit dans la missive qu'a pu consulter Sputnik.

La diplomatie syrienne rappelle en outre que la coalition internationale agit sans l'aval de Damas, en violation claire des résolutions des Nations unies.

Nouvelle utilisation de bombes au phosphore blanc ?

Cette missive a été envoyée, alors que la coalition est accusée d'avoir à nouveau fait usage de bombes au phosphore blanc, le 3 août, sur l'hôpital de Raqqa. Une accusation notamment portée par la directrice locale du Croissant rouge, Dina al-Asa’ad, auprès de l'agence d'information syrienne d'Etat, Sana.

Revenant sur ces accusations, la diplomate russe Irina Iarovaïa, citée par Sanaa, a tenu a rappeler que ce type de bombes avait déjà été utilisé le 9 juin dans la ville de Raqqa.

«Il est temps de conduire des analyses pour déterminer si c'était de l'incompétence totale, de la négligence criminelle ou une intention cachée de détruire ceux qui ne sont pas des terroristes», a avancé la diplomate.

Selon elle, cette nouvelle frappe de la coalition sur un bâtiment civil fait naître une question : «Pendant combien de temps la coalition va aider les terroristes à bombarder et à détruire la Syrie ?»

Une interrogation que partage le secrétaire du conseil suprême national de sécurité iranien, Ali Shamkhani. Interviewé par Press TV le 6 août, il a regretté qu'au lieu «de combattre les terroristes, les pays de Occidentaux et les Etats-Unis prennent des mesures qui les renforcent et qui favorisent l'instabilité de la région». Selon lui, les raids aériens de la coalition doivent être considérés comme un génocide, étant donné qu'ils utilisent des armes interdites.

La Turquie prête à déloger les militants musulmans ouïghours qui « complotent contre Pékin »

La Turquie prête à déloger les militants musulmans ouïghours qui « complotent contre Pékin »











Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, était en Chine afin de relancer la coopération entre les deux pays mise à mal par le cas Bachar Al Assad et la guerre en Syrie. A l’image du rapprochement avec la Russie, la Turquie pourrait faire de graves concessions dans sa politique étrangère afin de se rapprocher du géant chinois.

Lors d’une déclaration en marge de la rencontre, le ministre turc, Mevlut Cavusoglu, et son homologue chinois, Wang Yi, a fait savoir qu’une coopération plus poussée en termes de sécurité serait mise en place. Les militants opposés à la politique de Pékin seraient pourchassés comme des ennemis de la Turquie. Des propos qui visent directement la minorité musulmane de Chine, Ouïghour, victime de la répression du pouvoir néo-communiste.

Une position turque qui tranche avec les anciens discours de Recep Erdogan qui avait à de nombreuses reprises soutenu les dix millions de Ouïghours de Chine. La Turquie post-coup d’Etat se tourne de plus en plus vers l’Asie quitte à mettre en péril une politique extérieure bienveillante à l’égard des minorités musulmanes persécutées à travers le monde.

Après la chute d’Alep facilitée par les nouvelles relations turco-russes, on pourrait voir maintenant les militants Ouïghours en Turquie renvoyés directement en Chine alors qu’ils étaient reçus en frères il y a encore quelques années.

La minorité Ouïghour subie la répression de Pékin qui n’hésite pas dans certaines contrées à interdire le jeûne du mois de Ramadan, la barbe, la prière en groupe ou encore le halal. Des mesures discriminatoires dénoncées par les ONG internationales.

http://www.islametinfo.fr/2017/08/04/la-turquie-prete-a-deloger-les-militants-musulmans-ouighours-qui-complotent-contre-pekin/

Alter Info l'Information Alternative

Un lieu de culte musulman attaqué au cocktail Molotov en France

Un lieu de culte musulman attaqué au cocktail Molotov en France











Nouvelle attaque contre un lieu de culte musulman en France. À Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), des tentes qui font office de lieu de culte musulman depuis la fermeture de la mosquée locale en 2015, ont été la cible de cocktails Molotov vendredi, rapporte ce dimanche le journal Le Monde qui cite une source judiciaire.

L’attaque n’a pas fait de victime. Seuls « des tapis de prière roulés » ont été brûlé, selon la même. Une enquête a été ouverte par le parquet de Meaux pour « dégradation de bien d’autrui par moyen dangereux ».

https://www.tsa-algerie.com/un-lieu-de-culte-musulman-attaque-au-cocktail-molotov-en-france/

Alter Info l'Information Alternative

Birmanie : une enquête gouvernementale conclut à l’absence d’exactions contre les Rohingyas

Birmanie : une enquête gouvernementale conclut à l'absence d'exactions contre les Rohingyas











Une commission d'enquête du gouvernement birman a blanchi dimanche les forces de sécurité des accusations de viols systématiques, meurtres et incendies criminels contre la minorité musulmane des Rohingyas, dont elles font l'objet de la part des Nations unies.

Cette commission a enquêté sur les violences qui secouent l'Etat Rakhine, dans le nord-ouest du pays, depuis l'attaque par des militants rohingyas, en octobre dernier, de plusieurs postes de police proches de la frontière avec le Bangladesh. Plus de 70.000 Rohingyas ont fui la région vers le Bangladesh voisin, dans la foulée d'une campagne de répression de l'armée birmane lancée après ces attaques meurtrières.

L'offensive menée par l'armée a duré plusieurs mois et abouti, selon le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, à un "nettoyage ethnique" et "très probablement" à des crimes contre l'humanité, comme il le dénonçait dans un rapport publié en février.

Le gouvernement birman, au premier rang duquel figure l'ex-opposante Aung San Suu Kyi, a également rejeté la proposition de l'ONU d'envoi d'une mission d'enquête onusienne sur les exactions contre les Rohingyas, imputées à l'armée, et estime que la commission d'enquête gouvernementale est une réponse adéquate.

Annonçant ses conclusions dimanche, cette commission a affirmé ne pas avoir trouvé de preuves que les forces de sécurité birmanes aient mené une campagne systématique de viols, de meurtres et d'incendies criminels. Des "actions excessives" ont probablement été menées par des membres des forces armées ayant un rang subalterne, a-t-elle déclaré dans un communiqué. Mais "certains incidents (violents) semblent avoir été inventés... d'autres avaient peu de preuves pour être vérifiés", a-t-elle détaillé.

La commission d'enquête a également pointé du doigt le rapport de l'ONU datant de février. Ce dernier détaillait, d'après des témoignages de Rohingyas réfugiés au Bangladesh, les exactions de l'armée birmane, de la police et parfois des villageois qui ne sont pas issus de la minorité Rohingya: viols collectifs, meurtres, tortures.

Mais "aucun cas de ce type n'a été découvert" a répondu la commission d'enquête, estimant que les conclusions de l'ONU manquaient d'équilibre et ne reconnaissaient pas la gravité des attaques des militants Rohingyas.

https://www.lorientlejour.com/article/1065960/birmanie-une-enquete-gouvernementale-conclut-a-labsence-dexactions-contre-les-rohingyas.html

Alter Info l'Information Alternative

Renault va augmenter sa capacité de production en Iran grâce à un accord de co-entreprise

Le constructeur automobile français Renault va finaliser le 7 août un accord de co-entreprise avec des partenaires iraniens pour la production de 150 000 voitures par an, a confié à l'AFP une source proche du ministère iranien de l'Industrie.

«Cet accord prévoit la conception et la production de véhicules Renault en Iran», a déclaré cette source. Renault détiendra 60% des parts de la nouvelle co-entreprise, le constructeur automobile iranien Neguine-Khodro 20% et l'Organisation pour la rénovation et le développement industriel (Idro), un organisme d'Etat, les 20% restants, a-t-il ajouté.

Un «accord stratégique» avait été signé en septembre 2016 à Paris entre Renault et le ministre iranien de l'Industrie, Mohammad Reza Nematzadeh, pour la création de cette nouvelle joint-venture en Iran. Mais peu de détails avaient été dévoilés.

Le constructeur Renault est déjà présent en Iran avec une capacité de production existante s'élevant à 200 000 véhicules.

Retour en force des entreprises françaises

Le 21 juin 2016, le concurrent français de Renault, le groupe PSA, avait signé un accord final de co-entreprise avec l'un de ses partenaires historiques, Iran Khodro, pour produire des Peugeot, scellant par là-même son retour industriel dans le pays après la levée de sanctions internationales qui a suivi l'accord sur le nucléaire iranien.

Depuis l'accord sur le programme nucléaire de la République islamique conclu en juillet 2015 entre l'Iran et les membres du conseil de sécurité des Nations unies et l'Allemagne (groupe des 5+1), les compagnies françaises ont opéré un retour en force en Iran.

Le groupe français Total, à la tête d'un consortium international avec le chinois CNPCI, a signé début juillet un accord gazier de 4,8 milliards de dollars avec Téhéran pour développer la phase 11 du champ gazier offshore Pars-Sud, situé dans le Golfe.

Ces investissements européens se font en dépit des pressions des Etats-Unis qui viennent d'adopter de nouvelles sanctions contre l'Iran.

Sanctions contre la Russie : première rencontre entre Lavrov et Tillerson depuis le vote (VIDEO)

Le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se sont rencontrés ce 6 août pour la première fois depuis le vote par le Congrès américain des nouvelles sanctions contre la Russie. En marge d'un sommet de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) consacré à la sécurité régionale et organisé à Manille, aux Philippines, les deux diplomates se sont entretenus de la situation actuelle entre leurs deux pays.

«Tillerson était avant tout intéressé par les détails des mesures de rétorsion que nous avez été contraints de prendre face au texte anti-Russie adopté par le Congrès», a déclaré Sergueï Lavrov aux journalistes qui l'interrogeaient au sortir de sa rencontre avec le secrétaire d'Etat américain. «Je lui ai donc donné des explications», a-t-il ajouté. Si Washington est déterminé à «renoncer à la confrontation», Moscou s'est dit prêt à normaliser ses relations.

Dans une déclaration publiée après la rencontre, le ministère russe des Affaires étrangères précise que Sergueï Lavrov a fait part des inquiétudes de la Russie face à ce qu'il a qualifié de «nouveau maillon dans la chaîne d'actes hostiles et dangereux pour la stabilité internationale». «Ces décisions, y compris celles de la confiscation illégale des propriétés diplomatiques russes aux Etats-Unis en décembre 2016», a fait savoir le ministre russe à son interlocuteur américain. 

Le 4 août, le Kremlin avait déclaré qu'il était «en accord» avec les propos du président américain Donald Trump, qui avait regretté que les sanctions que lui avaient imposé les parlementaires envenimaient sérieusement la relation russo-américaine. «Nous partageons totalement cette opinion. Le danger vient d'un déficit de coopération et de collaboration dans des domaines vitaux pour nos deux pays et nos deux peuples», avait confié Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, à la presse. 

Lire aussi : Sanctions américaines : Trump pris au piège

«Parles-tu Macron ?» : RT teste les Parisiens sur leur maîtrise du langage présidentiel (VIDEO)

Pour exprimer sa pensée «complexe», Emmanuel Macron a pris pour habitude d'employer des expressions d'un autre temps. Dans son cahier d'été, La République en marche (LREM) a proposé à tout un chacun de vérifier s'il les maîtrisait grâce au test du «Parles-tu Macron ?»

RT est allé à la rencontre des Parisiens pour voir s'ils étaient rompus aux expressions favorites du président de la République et surtout s'ils les comprenaient.

«Désolé, je ne parle pas Macron !» a été la réponse la plus fréquente, les passants jugeant les expressions du président un tantinet désuètes. «Ces mots sont toujours utilisés», concède volontiers l'un d'eux, rajoutant plutôt railleur : «Peut-être par des personnes un peu plus anciennes.»

Lire aussi : LREM sort un «cahier d'été» avec un poster à colorier et le test du «Parles-tu "Macron" ?»

L’assaillant de la tour Eiffel, un «déséquilibré» de 18 ans condamné pour apologie du terrorisme

On en sait un peu plus au sujet de l'auteur de l'attaque au couteau survenue le 5 août au soir à la tour Eiffel. L'homme, un Français né en Mauritanie âgé de 18 ans, se trouvait en permission de sortie de l'hôpital psychiatrique lorsqu'il a forcé un barrage de sécurité à la tour Eiffel en criant «Allah Akbar», avec pour intention, selon ses dires, de commettre un attentat contre un militaire.

C'est cette dernière précision, faite par l'intéressé devant les enquêteurs, qui a conduit à l'ouverture d'une enquête pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes» et «tentatives d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique». Ecartée dans un premier temps, la piste terroriste a donc finalement été retenue et l'enquête confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle et à la Direction générale de la sécurité intérieure.

En outre, le suspect a assuré avoir des liens avec l'Etat islamique. Lors de son interrogatoire, il a en effet déclaré être «en contact» avec l'un des membres de l'organisation terroriste. Ce serait ce dernier qui l'aurait encouragé à passer à l'acte, selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP. 

Les premières investigations ont mis en lumière la personnalité très fragile du suspect et plusieurs sources le décrivent comme un «déséquilibré». Le jeune homme avait d'ailleurs été condamné en décembre 2016 à quatre mois de prison assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve de deux ans pour apologie du terrorisme et menaces de mort. Il était hospitalisé dans un service psychiatrique depuis plusieurs mois et sa mesure d'hospitalisation avait été renouvelée le 27 juillet pour six mois : il se trouvait en permission de sortie du 4 au 6 août.

Cette nouvelle tentative d'attentat vient prolonger la liste déjà longue des attaques ou tentatives d'attaques récentes contre les représentants des forces de l'ordre. La dernière en date a eu lieu le 19 juin dernier, sur les Champs-Elysées, lorsqu'un conducteur a précipité son véhicule contre un fourgon de la gendarmerie, sans faire de blessés.

Lire aussi : Avec 271 Français de retour du djihad, Gérard Collomb juge «la menace terroriste très élevée»

Israël va fermer les bureaux d’Al Jazeera

Israël accuse depuis des années Al Jazeera de partialité dans sa couverture du conflit qui l'oppose aux Palestiniens. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait annoncé à la fin du mois de juillet qu'il voulait expulser la chaîne Al Jazeera, accusée d'attiser les tensions autour des lieux saints de Jérusalem.

Le ministère israélien des Communications va ainsi demander l'annulation des accréditations des journalistes de la chaîne qatarie, ainsi qu'un arrêt des liaisons par câbles et par satellite de la chaîne, a-t-il précisé dans un communiqué.

Une procédure va être également engagée par le ministre de la Sécurité intérieure en vue de la fermeture des bureaux de la chaîne.

Les autorités israéliennes vont en outre tenter de limiter les capacités de transmission de la chaîne via satellite qui permettent à la majorité des téléspectateurs de la communauté arabe israélienne d'avoir accès à Al Jazeera, a ajouté le ministère des Communications sans donner d'autres détails. 

La chaîne de télévision qui diffuse largement à l'international a dénoncé cette mesure g«rave (...) de la part d'un Etat qui prétend être la seule démocratie du Moyen-Orient» et a annoncé à l'AFP qu'elle allait la contester en justice.

«Ces derniers temps, presque tous les pays de la région notamment l'Arabie saoudite, l'Egypte et la Jordanie sont parvenus à la conclusion qu'Al Jazeera incitait au terrorisme et à l'extrémisme religieux, qu'il était aberrant dans ces conditions que cette chaîne continue à émettre» à partir d'Israël, a ajouté le ministre.

Ayoub Kara, un proche du Premier ministre israélien a accusé Al Jazeera d'être «devenue le principal outil de Daesh, du Hamas, du Hezbollah et de l'Iran».

Il a aussi accusé Al Jazeera d'avoir «incité à la violences ce qui a provoqué des pertes parmi les meilleurs de nos fils», en faisant allusion aux deux policiers israéliens tués le 14 juillet aux abords de l'esplanade des Mosquées dans la vieille ville de Jérusalem par trois arabes israéliens. 

Cette annonce frappant les locaux d'Al Jazeera en Israël survient après environ deux semaines de tensions autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël, où l'Etat hébreu avait installé un nouveau dispositif de sécurité, suscitant la fureur des Palestiniens.

Après d'intenses pressions internationales, Israël a fait machine arrière et démonté les derniers éléments de ce dispositif controversé.

Le 5 juin dernier, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar qu'ils accusent de soutenir le terrorisme mais surtout de se rapprocher de leur grand rival régional, l'Iran.

L'accès à la chaîne Al Jazeera, fondée il y a plus de 20 ans par le gouvernement du Qatar, a été bloqué dans ces pays. Ils lui reprochent une orientation «islamiste». Ils ont également demandé au Qatar de fermer purement et simplement cette chaîne d'information, une demande jugée inacceptable par le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme car compromettant la liberté d'information.

Al Jazeera dispose de près de 80 bureaux à travers le monde et diffuse dans plusieurs langues.

Italie : une mannequin britannique kidnappée pour être vendue aux enchères sur le dark web

Chloe Ayling, une jeune mannequin britannique a été retrouvée saine et sauve après avoir été enlevée à Milan puis séquestrée par Lukasz Pawel Herba, un Polonais de 30 ans, qui ferait parti selon ses dires d'un gang spécialisé dans le trafic d'être humain, le Black Death Group, selon les autorités italiennes.

Après avoir attiré la jeune femme à Milan sous le prétexte d'une séance photo organisé avec son agent, Lukasz Pawel Herba l'a droguée avec une injection de kétamine, un puissant analgésique.

Avec l'aide d'un complice, il l'a déshabillée et photographiée, avant de la transporter dans le coffre d'une voiture jusqu'à une maison de campagne située près de Turin, dans laquelle elle est restée menottée.

Selon la police, l'homme a contacté l'agent de Chloe Ayling et lui a réclamé une rançon de 300 000 dollars en bitcoins, menaçant de la vendre au enchères sur le dark web si il ne recevait pas le paiement. Il se serait finalement ravisé après avoir appris que le jeune femme était mère d'un enfant, expliquant que selon le code de conduite du groupe, une mère de famille ne peut pas être vendue.

Lukasz Pawel Herba a alors ramené la jeune femme à Milan et l'a relâchée près du consulat britannique le 17 juillet, lui demandant de payer une rançon de 50 000 dollars dans le mois qui suivait sa libération et de ne pas chercher à mener une enquête sur son enlèvement. La police l'a interpellé peu de temps après.

«Ce qui est certain, c'est qu'il s'agit d'un homme très dangereux qui a drogué sa victime dès qu'elle a été enlevée et qu'il l'a mise dans un grand sac de voyage dans le coffre d'une voiture», a déclaré le procureur adjoint de Milan Paolo Storari lors d'une conférence de presse le 4 août. «Sa version des événements est à peine crédible, mais il ne nie pas avoir été avec elle pendant sa disparition», a-t-il ajouté.

Un vaste réseau criminel ?

Chloe Ayling a confié au quotidien italien Corriere Della Sera qu'elle n'était qu'une victime d'un vaste réseau criminel. Un de ses ravisseur lui aurait révélé qu'il avait gagné «plus de 15 millions d'euros sur les cinq dernières années» en kidnappant et en vendant des femmes. «Il a expliqué que les filles sont destinées aux pays arabes. Quand l'acheteur se lasse de la fille qu'il a acquis aux enchères, il peut la donner à d'autre personnes ou la servir comme repas à ses tigres», aurait-elle déclaré.

«Europol a trouvé des traces de ce groupe il y a deux ans sur le dark web», a affirmé le chef de la police de Milan Lorenzo Bucossi au Daily Telegraph. «Nous ne savons pas si l'accusé est lié à une organisation ou a créé sa propre version de Black Death», a-t-il cependant précisé.

«Nous pouvons dire que l'accusé était sur le point de créé une enchère en ligne», a ajouté Lorenzo Bucossi, déclarant détenir des preuves que Lukasz Pawel Herba était «en contact avec des gens qui ont kidnappé des femmes dans le passé». Le chef de la police milanaise a expliqué que l'enquête se poursuivait désormais «en Pologne et au Royaume-Uni».

Attaque contre une base militaire vénézuélienne : un député dénonce un acte «terroriste»

Des hommes qualifiés de «terroristes» par un parlementaire vénézuélien ont attaqué ce 6 août une base militaire à Valencia, dans le nord du Venezuela. Selon des témoins cités par l'agence Reuters, plusieurs coups de feu auraient été tirés dans cette ville située à deux heures de la capitale, Caracas. Parallèlement, dans une vidéo diffusée sur internet, plusieurs hommes en uniforme sont apparus armés et ont annoncé entreprendre un «soulèvement» dans le but de «restaurer la démocratie».

«A l'aube, des assaillants terroristes sont entrés dans le Fort Paramacay à Valencia», a déclaré le député chaviste Diosdado Cabello sur son compte Twitter. Cet ancien président de l'Assemblée nationale vénézuélienne précise en outre que plusieurs des «terroristes» ont été arrêtés. Sept assaillants présumés ont en effet été interpellés et «livrent des renseignements», a pour sa part indiqué un haut responsable militaire, le général Remigio Ceballos.

Cet incident survient lors du deuxième jour de mandature de la nouvelle Assemblée constituante élue le 31 juillet dernier et dont la légitimité est contestée par l'opposition ainsi que par de nombreux pays, parmi lesquels les Etats-Unis. Ces derniers ont d'ailleurs imposé des sanctions juridiques et financières sans précédent contre Nicolas Maduro, qu'ils ont qualifié de dictateur. L'Union européenne, quant à elle, a fait savoir qu'elle ne reconnaîtrait pas l'Assemblée constituante élue et a exigé la suspension de son «installation effective». Le 5 août, quatre des cinq pays membres du Mercosur (le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay), ont décidé de suspendre le Venezuela de la communauté économique, pour cause de «rupture de l'ordre démocratique». 

Lire aussi : L'Union européenne refuse de reconnaître l'Assemblée constituante élue au Venezuela

L’hypothèse-1984 de Russiagate

L’hypothèse-1984 de Russiagate
L’hypothèse-1984 de Russiagate
Dedefensa, Philippe Grasset
 
 
Daniel McAdams, ancien parlementaire, est le principal associé de Ron Paul dans la direction du Ron Paul Institute for Peace. Il donne ici, à partir d'une interprétation des textes, le développement d’une hypothèse d’une action maximaliste contre la presse antiSystème aux USA, en application de la loi sur les sanctions antirusses que vient de voter le Congrès et que le président Trump a signée mercredi.
 
Le paysage décrit par McAdams est apocalyptique, avec une offensive qui tendrait à retirer la protection de la liberté de la presse à toutes les organisations d’information et de communication qui seraient proclamées comme travaillant “pour le compte du renseignement russe ou en faveur de la Russie”. Cela signifierait une action générale, non seulement contre les réseaux russes aux USA (RT, Sputnik, etc.), mais aussi contre tous les types de sites antiSystème qui n’adoptent pas la ligne générale du Système, de TheDuran.com à ZeroHedge.com, de ConsortiumNews au Ron Paul Institute for Peace, etc.
 
Cette hypothèse vient s’ajouter aux nouvelles concernant l’action de Google contre des sites antiSystème dits-progressistes, telle que la dénoncent ConsortiumNews et WSWS.org. (Voir le 29 juillet 2017, mais aussi  toute une rubrique de WSWS.org [8 textes], consacrée à cette question depuis le 27 juillet, avec quelques textes [3] traduits en français sur le site correspondant.)
 
L’appréciation de McAdams, qui est évidemment maximaliste comme il la présente lui-même, constitue une indication très forte selon laquelle la loi votée par le Congrès est aussi bien à destination interne qu’à action externe. Cela rejoint opérationnellement la remarque faite par Medvedev dans sa réaction après la signature de la loi votée par le Congrès : « L’hystérie antirusse est apparue comme étant devenue un facteur essentiel, non seulement de la politique extérieure (comme ce fut souvent le cas) mais aussi le politique intérieure US (c’est nouveau). »
 
(Le titre complet du texte de Daniel McAdams, le 4 août 2017 sur le site de l'Institut, est : « Russia Sanctions and The Coming Crackdown on Americans »)
 
 
 
 
Illustration du website "Hamilton 68"
 
La répression est en marche aux Etats-Unis
 
La semaine dernière, j'ai écrit un article et j'ai accordé une interview pour expliquer que, lorsque j’ai lu le nouveau projet de loi sur les sanctions contre la Russie qui vient d'être signé par le président Trump, j’y ai trouvé une mesure qui ouvre la porte à la répression des médias non conventionnels par le gouvernement américain. En particulier, l'article 221 de la « Loi sur la lutte contre les ennemis de l’Amérique au moyen de sanctions » punirait les « personnes » qui « s'engagent dans des transactions avec les secteurs du renseignement ou de la défense du gouvernement de la Fédération de Russie ».
 
A première vue, on pourrait penser que je fais une interprétation exagérée du texte, mais cela fait douze ans que j’examine les lois votées par le Capitole (Congrès), et je peux vous assurer qu’elles ne sont jamais écrites de manière claire et transparente. Il y a toujours des sous-entendus, et, dans ce cas, il nous faut prendre en considération les nombreuses fois où le directeur  de l'Agence Centrale du Renseignement (CIA) et d'autres hauts dirigeants de la communauté du renseignement américain ont essayé d’imposer l'idée que les chaînes d’information étrangères comme RT ou Sputnik News ne sont pas protégées par le Premier Amendement sur la liberté de la presse, mais sont au contraire des outils de propagande au service de services secrets étrangers.
 
On se rend compte avec quelle facilité, avec l'hystérie anti-Russie qui s'est abattue sur nous comme la fièvre typhoïde, cette notion serait facilement acceptée par beaucoup de nos concitoyens. Les Rouges sont sous nos lits et les Ruskofs se sont emparés de nos moyens de nos ondes!
 
Je ne pense pas que la répression s'arrêtera aux organes de presse financés par le gouvernement russe comme RT et Sputnik. Une fois achevé l’assaut sur les plus bas fruits de l’arbre, la deuxième vague ciblera les organisations qui s’intéressent à la Russie et qui ne sont pas financées par des gouvernements mais qui remettent en question la ligne officielle des Etats-Unis selon laquelle la Russie est notre ennemi numéro un et son gouvernement doit être renversé. Des sites alternatifs populaires privés comme The Duran et Russia Insider seront probablement les prochains sur la liste des sites poursuivis en justice.
 
Cela vous semble inconcevable ? Voyez les choses de la manière suivante (je peux vous assurer que c’est comme ça que les néocons les voient) : si le gouvernement russe et le site d’information RT s'opposent aux sanctions et que vous administrez un site Web qui est également opposé aux sanctions contre la Russie, ne faites-vous pas le travail du Renseignement russe? Ne cherchez-vous pas à influencer vos lecteurs dans le sens souhaité par les services secrets russes ? N'êtes-vous pas « engagé dans des transactions », même si ce n’est que sur les ondes?
 
Et après cette deuxième vague, vous pouvez être sûr qu’il  aura des pressions pour s’occuper d'autres médias alternatifs qui n'ont rien à voir avec la Russie, mais qui s'opposent à la politique étrangère interventionniste des États-Unis: ZeroHedge, Lew Rockwell, Ron Paul Institute, ConsortiumNews, etc.
 
Vous pensez que je suis fou ? Rappelez-vous, cette guerre contre nous a déjà commencé l'année dernière lorsque le Washington Post a publié un article en première page accusant tous les sites que je viens de citer d'être des agents russes!
 
Qui sera le prochain? Vous fréquentez ces sites alternatifs ? Vous leur transmettez des articles opposés à la politique de sanctions américaine contre la Russie? Alors vous êtes engagé dans des transactions. Vous encourrez les « sanctions » décrites dans la « Loi sur la lutte contre les ennemis de l’Amérique au moyen de sanctions », qui est maintenant la loi du pays.
 
Cela n'arrivera jamais, croyez-vous ? Le gouvernement n’inventorierait, n'analyserait et ne ciblerait jamais des organes de presse privés parce qu'ils s'écartent de la ligne officielle néocon de Washington!
 
Peut-être pas tout de suite. Quoiqu’il y ait déjà des organisations « non gouvernementales » financées par le gouvernement des États-Unis qui le fassent.
 
Le fonds Marshall allemand a aujourd’hui beaucoup moins à voir avec l'Allemagne qu'il ne l'avait lorsqu'il a été fondé après la Seconde Guerre mondiale en témoignage d'admiration pour le Marshall Fund étatsunien. Désormais, il est principalement financé par le gouvernement des États-Unis, des gouvernements alliés (en particulier des pays baltes qui haïssent la Russie), des fondations de néocons, et le complexe militaro-industriel. Grâce à son programme « Alliance pour la protection de la démocratie », (nom qui a d’étranges relents soviétiques), il a lancé quelque chose qui s’appelle  « Hamilton 68: un nouvel outil pour combattre la désinformation russe sur Twitter ».
 
Ce programme surveille 600 comptes Twitter dont le fonds Marshall allemand prétend qu’ils sont des « comptes impliqués dans la promotion des objectifs russes d'influence et de désinformation ». A quelles conclusions parvient ce surveillant? Il ne veut pas le dire. Comment choisit-il les comptes qu’il surveille? Il ne veut pas le dire. Dans quel but? Il ne veut pas le dire. Tout cela est bien effrayant.
 
Quelle ironie que quelque chose qui s'appelle le fonds Marshall allemand utilise des méthodes du type de la Stasi pour faire taire, aux États-Unis, les médias et les points de vue alternatifs!
 
Alors, que fait exactement le site « Hamilton 68 »? Selon ses propres mots, tout d'abord, il « affiche les tweets des organes officiels de propagande russes en anglais, et publie un court article sur les thèmes de la journée. C'est le message patent de la Russie ».
 
Mais il va plus loin. Il cherche et stocke des informations sur des gens qui n'ont aucun lien avec la Russie, mais qui, « de leur propre initiative, relayent et amplifient les thèmes russes ». C'est ce que le fonds Marshall allemand appelle un « réseau » de distribution de désinformation de deuxième niveau.
 
Que fait ce « réseau » de personnes sans lien avec la Russie mais qui amplifient les « thèmes » russes?
 
Il « reflète les priorités des messages russes, mais cela ne signifie pas que tous les noms ou liens que vous voyez sur le tableau de bord sont pro-russes. Le réseau fait parfois de la place à des articles qui plaisent à la Russie ou de personnes ayant des opinions proches de la Russie, mais sans connexion formelle avec elle ».
 
Donc, selon l'alliance autoproclamée pour protéger la démocratie, vous ne savez sans doute pas vous-mêmes que vous faites de la propagande pour le compte de l'Etat russe!
 
Vous vous rendez compte de ce qu'ils font? Ils utilisent l’argent des États-Unis et d'autres gouvernements dans le but d'éliminer tous les organes d’information et les individus qui s'écartent de la ligne officielle de la politique étrangère des Néocons sur la Russie, la Syrie, l'Ukraine, etc. Ils essaient d'éliminer toutes les informations qui contestent la ligne néocon. De les criminaliser.
 
D’ailleurs, ils ne font pas mystère qu'ils cherchent à faire taire les opinions alternatives:
 
« Notre objectif avec ce tableau de bord est d'aider les gens ordinaires, les journalistes et d'autres analystes à identifier les thèmes des messages russes et à détecter la désinformation active et les attaques dès qu’elles commencent. En exposant leurs messages au grand jour, nous rendons les consommateurs d'information plus résistants et nous réduisons l'efficacité des efforts de la Russie pour influencer la pensée des Américains et nous les dissuadons de se livrer à ces activités en en réduisant l’efficacité. »
 
La description du programme « Alliance pour la protection de la démocratie », à résonnance très soviétique», se termine par l’avertissement autoritaire qui convient, arraché des pages de 1984, du Zéro et l'Infini ou du guide pratique d'Erich Honecker :
 
« Nous ne vous disons pas ce que vous devez penser, mais nous croyons que vous devez le savoir quand quelqu'un essaie de vous manipuler. Ce que vous faites de cette information dépend de vous. »
 
Ca fait froid dans le dos, non? Et surtout que tout cela soit fait avec votre argent, par votre gouvernement, et en votre nom.
 
C'est pourquoi rien ne ferait plus plaisir aux néocons et à leurs innombrables think-tanks (souvent financés par le gouvernement) que d’empêcher la tenue de notre Conférence pour la paix et la prospérité-2017 qui se tiendra juste sous leur nez! Ils ne peuvent supporter un débat ouvert sur la politique étrangère hyper-interventionniste de Washington. Ils ne veulent pas qu’on parle de toutes leurs guerres ratées - et ils ne veulent surtout pas qu’on parle des guerres qu'ils essaient de déclencher.
 
Nous ne sommes pas anti-Américains. Ce sont eux les Anti-Américains. Ils détestent le Premier Amendement. Ils détestent le débat. Ils nous détestent.
 
Comment pouvons-nous nous défendre? Un moyen très simple est de leur montrer que notre Conférence a fait le plein! Rien qu’en venant, vous leur mettez un direct en pleine figure !
 
Imaginez-vous leur fureur quand la Conférence pour la paix et de la prospérité de l'année dernière a été diffusée sur CSPAN?
 
Grâce au soutien de notre très généreux Comité d'accueil, nous pouvons maintenir le prix du billet assez bas. Nous voulons vous y voir tous! Vous aurez droit, toute la journée, à des conférenciers perspicaces et clairvoyants, vous pourrez réseauter et comploter avec des personnes partageant les mêmes idées que vous, et vous profiterez d’un très bon déjeuner avec beaucoup de café et de thé pour vous donner des forces! Nous avons également réussi à obtenir des chambres à un bon prix pour vous faire économiser de l'argent!
 
Et vous rendrez les néocons fous de rage! Qu'est-ce que vous attendez! Réservez votre billet dès aujourd'hui!
 
L’hypothèse-1984 de Russiagate
 

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Pour avancer vers des changements profonds, l’auto-organisation de la population et la pression populaire sur les gouvernements sont indispensables

Pour avancer vers des changements profonds, l’auto-organisation de la population et la pression populaire sur les gouvernements sont indispensables
Éric Toussaint (Namur, Belgique, 1954) est cofondateur et porte-parole du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM), un réseau international qui compte des comités locaux dans plus de 30 pays et lutte pour élaborer des alternatives radicales aux dettes illégitimes, tant publiques que privées. Éric Toussaint est docteur en Sciences politiques de l’Université de Liège et de Paris VIII, et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l’auteur d’une quinzaine de livres de référence sur la dette et la crise financière et de centaines d’articles sur ces sujets. Il a été également consultant des gouvernements d’Équateur, du Paraguay et de certaines municipalités espagnoles. Il a aussi été le coordinateur scientifique de la Commission pour la vérité sur la dette grecque.
En voyant ta trajectoire, on constate que tu as été actif dans de nombreux mouvements politiques et sociaux. Quand as-tu décidé de faire de la lutte contre le remboursement de la dette ta cause principale ?
Très vite. En 1983, nous avons eu à nous battre à Liège, la ville où j’habite, de plus de 200 000 habitants, contre un plan d’austérité très sévère présenté sous le prétexte qu’il fallait pouvoir payer une énorme dette publique. À ce moment-là un audit militant de la dette a été réalisé et c’est la première fois que l’on a considéré la possibilité de remettre en cause sa légitimité. En 1986, une campagne a été lancée à Liège pour demander que la dette illégitime ne soit pas payée. En outre, en 1982, beaucoup de pays du tiers-monde, puisqu’on les appelle ainsi, avaient déjà souffert de crises de la dette, et nous pouvions nous appuyer sur l’exemple de deux figures de la politique internationale pour commencer notre lutte : celle du dirigeant cubain, Fidel Castro, qui avait appelé à former en 1985 un Front des pays du Sud contre le remboursement de la dette (voir), et celle d’un dirigeant africain qui, la même année, a suivi la même voie que Cuba, Thomas Sankara, du Burkina Faso. En 1989, l’analyse de la situation m’a convaincu qu’il était fondamental de lutter aussi au Nord pour l’abolition de la dette, même si la solidarité avec le Sud restait prioritaire. C’est pour toutes ces raisons que j’ai participé à la création en 1990, du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-monde qui est devenu, en 2016, le Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM).
À quoi te réfères-tu lorsque tu parles de dette illégitime ?
C’est une dette qui a été contractée pour favoriser l’intérêt particulier d’une minorité privilégiée contre l’intérêt général de la population. Celui des élites qui sont au pouvoir ou les banquiers, par exemple, qui sont les responsables de la crise financière et ont été renfloués – un sauvetage qui a entraîné une explosion de la dette publique, comme cela a été le cas en Espagne et dans d’autres pays il y a quelques années. Cette dette peut aussi être illégale, dans le cadre de contrats colossaux (où les créanciers en retirent des profits abusifs), ou encore lorsque les taux d’intérêts ou certaines conditions du contrat font que celui-ci est nul selon les règles du droit.
Dernièrement le CADTM, outre la dette publique, met l’accent sur un autre problème. Vous parlez des effets de la dette privée : microcrédits, dette hypothécaire, dette étudiante… Comment fonctionne ce genre de dettes ?
Nous avons observé ces dix dernières années qu’il y a eu une augmentation générale des dettes illégitimes privées des ménages. C’est ce qui s’est passé aux États-Unis avec la bulle des subprimes –des prêts hypothécaires qui ont été octroyés à des gens présentant de hauts risques au niveau des remboursements. Plus de 500 000 contrats abusifs de dette hypothécaire ont été identifiés ; pour certains d’entre eux, il n’y avait même pas la signature du contractant car ils avaient été « convenus » par téléphone et par conséquent sans que le contrat n’ait été lu. Les abus des banquiers ont entraîné l’expulsion de près de 14 millions de familles de leurs logements entre 2007 et aujourd’hui aux États-Unis. En Espagne, il y a près de 300 000 familles expulsées. La dette étudiante est une autre forme de l’explosion de la dette privée illégitime, en particulier aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada et au Japon. Cela coïncide avec des pays qui ont connu des réformes néolibérales très poussées dans le domaine de l’éducation, avec des coupes budgétaires, la suppression des bourses, ce qui a poussé de nombreux étudiants à s’endetter pour pouvoir payer leurs études. Aux États-Unis deux étudiants sur trois ont une dette moyenne de 27 000 dollars et au Japon, ce sont 30 000 dollars pour un étudiant sur deux (voir). Il y a encore un autre exemple de dette privée illégitime en expansion : le microcrédit. À partir de 2005, une campagne internationale a été menée pour vendre le microcrédit. Les Nations unies ont déclaré l’année 2005 « Année internationale du microcrédit » ; l’économiste bengali Muhammad Yunus, promoteur du microcrédit et fondateur de la Grameen Bank, a reçu le prix Nobel de la paix en 2006. Des présidents comme l’espagnol Zapatero, le brésilien Lula ou le français Chirac, ont soutenu publiquement cette initiative. Nous nous rendons compte maintenant que ce n’est qu’un piège, un mécanisme de reproduction de la pauvreté (voir, voir aussi).
Comment fonctionne le microcrédit ?
Ce sont en général des prêts de 100 à 300 dollars. Au début, dans le cas de la Grameen Bank (la première banque à octroyer des microcrédits au Bangladesh), pour obtenir un microcrédit il était nécessaire d’avoir l’aval de 5 à 25 personnes. C’est-à-dire que si la personne ne pouvait pas payer la dette, c’étaient les garants qui payaient pour elle. Mais aujourd’hui une personne qui demande un crédit de 100 dollars doit d’abord donner 30 dollars comme garantie à la banque, et ne touchera que 70 dollars nets. Mais elle doit payer un intérêt qui va de 30 à 50 % sur les 100 dollars demandés. Si elle ne peut pas payer, la banque garde les 30 dollars de garantie. C’est une arnaque de grande envergure. Actuellement, au Bangladesh, un pays de presque 160 millions d’habitants, 20 millions de personnes ont des microcrédits. En y réfléchissant bien, c’est un défi stratégique du capital financier afin de dégager du profit grâce aux 2 milliards de personnes adultes qui vivent sans compte en banque. Actuellement, ce sont près de 100 millions de personnes qui ont des microcrédits. Pour le capital, donner 200 ou 300 euros à des personnes pauvres est un crédit très limité, mais finalement, le plus important c’est la rentabilité qui, dans le cas des microcrédits, se situe entre 20 et 25 % de l’investissement réalisé. Ce sont vraiment des chiffres excellents pour un capitaliste.
Pour que ces gens finissent par demander un microcrédit, c’est que beaucoup de choses n’ont pas marché auparavant…
Évidemment. Il y a une dégradation des services publics à l’échelle mondiale. Dans beaucoup de régions, les paysans avaient accès à des banques publiques de crédit agricole. Suite aux recommandations de la Banque mondiale et du FMI, ainsi qu’au virage à droite de beaucoup de gouvernements des pays en développement, ces banques ont disparu au bénéfice des agences de microcrédits. Avec la Révolution verte, les paysans et paysannes s’endettent pour pouvoir semer et acheter les semences et les pesticides de Monsanto. Quand la récolte est mauvaise et qu’ils ne peuvent pas rembourser, ils se surendettent. Il ne faut pas oublier non plus que ce sont les femmes qui prennent le plus de microcrédits (81 % du total selon les statistiques). Et finalement ce sont elles qui souffrent le plus de la pauvreté.
Dans certains de tes articles, tu soulignes la stratégie de l’ajustement structurel progressif –l’application de mesures d’austérité dans un secteur mais pas dans d’autres pour éviter l’unification des luttes- et l’OCDE a même cautionné cette stratégie en publiant un guide pour que les gouvernements puissent l’appliquer (voir). Le capitalisme n’a plus peur d’abattre ses cartes ?
En effet. En plus, cela fait des années que la Banque mondiale publie régulièrement le rapport Doing Business, qui comporte une classification des pays dans laquelle ceux qui offrent les conditions les plus favorables aux licenciements massifs ou les pires conditions de travail sont ceux qui obtiennent le plus de points. Il est très important que les travailleurs comprennent que l’offensive du patronat s’appuie sur les arguments des gouvernements concernant la réduction de la dette publique. Les porte-paroles du grand capital ont une arrogance jamais atteinte avant la victoire électorale de Margaret Thatcher. Aujourd’hui ils expriment de plus en plus ouvertement leurs désirs.
L’accord de libre échange entre les États-Unis et l’Union européenne (TTIP) est bloqué mais le CETA (entre le Canada et l’Union européenne) avance et est maintenant en phase de ratification. Est-ce un exemple des souhaits du capitalisme ?
Oui, c’est là un défi très important. Il est nécessaire de lutter contre ces accords parce que, s’ils sont définitivement ratifiés et s’ajoutent à d’autres accords internes et conventions de l’Union européenne déjà existants, nous perdrons tous nos droits. Ces traités vont à l’encontre des peuples et des biens communs.
Tu as fait partie de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque en 2015. Quelle conclusion as-tu tiré de cet audit ?
Nous avons conseillé au gouvernement Tsipras de suspendre le paiement de la dette et d’affronter les créanciers par un acte unilatéral de suspension des paiements. Mais, sous la pression des créanciers, Tsipras a préféré capituler, ce qui a été vécu de façon très traumatisante. Je vivais dans un quartier populaire d’Athènes où l’on pouvait palper les attentes de la population et sa disposition à soutenir un gouvernement de rupture, chose qui avait été mise en évidence par le référendum. Malgré son résultat, le gouvernement Tsipras cherchait à capituler, il n’était pas prêt à utiliser la victoire du non au référendum du 5 juillet 2015. On ressent encore les effets de cette capitulation sur la population grecque.
Qu’est-ce qui manque à la gauche européenne ? Pourquoi ne parvient-elle pas à faire la jonction avec la population ?
Il y a un secteur assez significatif de la population qui est favorable à des solutions politiques de gauche radicale
Je crois qu’il leur manque le courage pour s’engager dans l’application de politiques radicales et désobéir aux accords et aux lois injustes. Syriza a gagné les élections sur un engagement de rupture avec l’austérité. Et dans beaucoup de pays, un secteur assez significatif de la population est favorable à des solutions politiques de gauche radicale. C’est comme cela que j’interprète les bons résultats de Bernie Sanders aux états-Unis, de Jeremy Corbyn au Royaume-Uni, de Syriza, Podemos ou Mélenchon. Dans ce dernier cas, il était seulement deux points en dessous de Marine Le Pen et donc à deux doigts de passer au deuxième tour en mai 2017. Et cela avec un discours de gauche radical qui a mis sur pied de guerre certains médias. La gauche radicale a aujourd’hui une fenêtre qu’elle n’avait pas il y a dix ans. Si nous avions une gauche plus offensive, sur le plan de la combativité et de la radicalité, on pourrait gagner les élections et surtout appliquer des politiques qui rompraient avec le capitalisme et les politiques néolibérales.
Les gauches s’auto-limitent ?
Oui. Beaucoup de dirigeants et de partis de la gauche radicale, quand ils voient qu’il y a une possibilité d’accéder au gouvernement, pensent qu’ils doivent limiter eux-mêmes leur programme et ils essaient d’adapter leur discours à la realpolitik. Nous avons toujours une opportunité de parvenir à une sortie de crise en faveur de la justice sociale et des changements structurels en faveur des majorités, mais si les majorités radicales ne la saisissent pas, c’est l’extrême droite qui le fera.
Tu as conseillé les gouvernements de Correa en Équateur, de Chávez au Venezuela… Tu crois que ces gouvernements latino-américains ont eu plus de volonté politique pour se confronter au pouvoir ?
Au début de leurs mandats, oui. Dans le cas du Venezuela, pendant les dix premières années du mandat de Chavez, des mesures très positives ont été prises. Ça a été la même chose pour Evo Morales en Bolivie ou Rafael Correa en Équateur. Par la suite, ils ont pris des mesures de realpolitik, plus modérées et plus décevantes. La leçon que je tire de tout cela est que, pendant les premières années, il est possible de résister et d’appliquer des politiques de rupture, comme le montrent ces trois exemples, mais pour maintenir une ligne de changements profonds, il est fondamental que la population s’auto-organise et exerce une pression sur les gouvernements. Je dois préciser aussi que, quand j’ai conseillé ces gouvernements |1 |
, j’ai toujours gardé mon indépendance. Je n’ai jamais touché un centime d’aucun de ces États et n’ai signé aucun contrat avec leurs ministres ou présidents. C’est une règle que je me suis imposée et sur laquelle je ne fais aucune concession, pour pouvoir conserver mon droit à la critique totale à tous moments.
Ces dernières années, tu as conseillé, en Espagne, certaines des municipalités de changement sur les thèmes de la dette. Si tu analyses leurs dynamiques deux ans après les élections, quel potentiel se dégage-t-il ?
Si les municipalités de changement se contentent de faire des déclarations sympathiques et ne luttent pas contre l’austérité, elles vont décevoir
Tout dépend de la volonté réelle de ces administrations de constituer un front municipal contre la dette illégitime et contre l’austérité. Si ce front se constitue, il pourrait agir sérieusement, pour désobéir à la Loi Montoro et à l’article 135 de la Constitution espagnole, etc (voir ici et ici). Si l’on n’agit pas, même s’il y a beaucoup de possibilités dans ce pays, beaucoup d’attentes et des gens honnêtes venus des mouvements sociaux, on ne concrétisera rien. Si ces municipalités de changement se contentent de faire des déclarations sympathiques et à améliorer la transparence des budgets publics et ne s’unissent pas pour affronter l’austérité, elles vont susciter des déceptions et des désillusions. Je trouve, par exemple, qu’il y a peu de cas de remunicipalisation des services publics, qui est l’un des grands engagements pris par ces organismes. Je sais que ce n’est pas facile, mais sans affrontement direct avec le gouvernement par le biais de la constitution et de l’action d’un front large, on n’avancera pas.
Passons aux outils de lutte contre la dette et aux alternatives. L’un des mécanismes sur lequel vous travaillez beaucoup, c’est l’audit. Quel est son potentiel de transformation, au-delà de la volonté de transparence ?
Il a un potentiel énorme parce qu’il implique les citoyens, les personnes qui jusqu’à présent n’ont pas remis en question la légitimité de la dette. L’audit permet que les personnes remettent en cause la légitimité des actions et des politiques des gouvernements quand elles sont injustes. Commencer à remettre en question la logique de l’endettement est déjà un stade supérieur de conscience. Si les citoyens n’exercent pas de contrôle et de pression sur les gouvernements considérés comme amis, il n’y aura pas de véritable changement. Pour cela il faut qu’il y ait des forces politiques qui aient le courage et la force d’appliquer de telles politiques radicales, mais plus important encore qu’il y ait une population mobilisée, critique, prête à se révolter si le gouvernement ne remplit pas ses promesses. Sans ces deux conditions, il n’y aura pas de changements structurels profonds.
Dans tes textes, tu signales différentes mesures de gauche radicale qui passent par le contrôle de l’État, comme la nationalisation de la banque. Mais penses-tu que l’économie sociale et solidaire soit une alternative ?
Il est fondamental que se développent des initiatives locales et solidaires, depuis les monnaies locales jusqu’aux coopératives de consommation ou de travail. Mais l’économie sociale et solidaire ne peut se développer suffisamment pour provoquer par contagion un changement réel dans la société. Il faut aussi un gouvernement prêt à prendre des mesures, à changer les lois, à changer la constitution, à résister aux accords internationaux… C’est pourquoi, si nous voulons avancer vers une transition écologique, il est surtout nécessaire de contrôler la production et la distribution de l’énergie. Démanteler les centrales nucléaires ou thermiques implique que l’État prenne le contrôle du secteur énergétique et le transforme en service public. Dans le cas de la banque, je vois un processus similaire : pour affronter les grandes banques comme BBVA et Santander, tu dois affronter le secteur bancaire dominant, même si on peut développer aussi la banque éthique. Ce sont les tâches d’un gouvernement soutenu par le peuple. L’économie sociale et solidaire est très importante et nous devons nous y impliquer, mais sans laisser de côté la lutte institutionnelle pour des changements structuraux.
Traduit de l’espagnol par Lucile Daumas
Source en espagnol
 
Notes
|1 | Éric Toussaint a été membre de la Commission d’audit intégral de la dette de l’Équateur (CAIC) mise en place en 2007 par le président Rafael Correa (voir et). Cette même année, il a conseillé le ministre des Finances et le président de l’Équateur en ce qui concerne la création de la Banque du Sud. En 2008 également, le président paraguayen Fernando Lugo a fait appel à son expérience pour lancer l’audit de la dette de ce pays. En 2008, il a également conseillé le ministre vénézuélien du Développement économique et de la planification.

Auteur.e

Eric Toussaint docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l’auteur des livres Bancocratie , ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire , Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui , Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique , Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie , Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège. Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015. Suite à sa dissolution annoncée le 12 novembre 2015 par le nouveau président du parlement grec, l’ex-Commission poursuit ses travaux et s’est dotée d’un statut légal d’association sans but lucratif.


http://www.cadtm.org/Pour-avancer-vers-des-changements

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«La hollandisation de Macron est commencée», prévient Jean-Luc Mélenchon

«La hollandisation de Macron est commencée», affirme Jean-Luc Mélenchon, chef du groupe La France insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale. «Quoi que valent les enquêtes qui le donnent en chute libre dans l'opinion, leur valeur prescriptive ne fait pas de doute», estime-t-il.

«En écrasant l'existence du Premier ministre et en se croyant capable d'obtenir d'un claquement de doigt une discipline totale de son groupe parlementaire, Emmanuel Macron a multiplié les brèches dans son propre système et raccourci la distance qui le sépare des coups qui lui sont destinés», analyse Jean-Luc Mélenchon.

«L'existence d'un méga-groupe parlementaire composé de gens dont une bonne partie est déterminée à réfléchir pour son propre compte est le point faible du dispositif autoritaire que la présidence doit impérativement mettre en place», affirme-t-il.

«Aujourd'hui, j'ai la certitude qu'aucune autorité ne viendra à bout de la diversité des cultures, des parcours, des intelligences qui constituent le méga-groupe. Le nombre même de ces députés est un défi à toute organisation. L'individualisation des comportements de ce groupe est inéluctable», prédit le député des Bouches-du-Rhône.

«Il est bien probable que la nouvelle majorité a déjà mangé son pain blanc», prophétise-t-il, ajoutant qu'il faut «se préparer à connaître des moments de grande instabilité institutionnelle et politique». Jean-Luc Mélenchon anticipe même «un nouvel épisode "dégagiste" dans la conscience populaire».

«La crise politique qui a fini par percer sous la présidence de François Hollande va donc inéluctablement s'embraser sous Emmanuel Macron et deviendra une crise de régime», pronostique Jean-Luc Mélenchon.

«La crise du régime éclatera en entrant par la porte de service d'une crise aux maillons faibles du dispositif : une nouvelle affaire dans le gouvernement, une explosion politique à l'Assemblée nationale ou bien un épisode d'exaspération sociale. L'un après l'autre, tous les compartiments de la société ont été mis ou remis en tension», ajoute le député.

Il souligne que le «rassemblement populaire» auquel les insoumis appellent le 23 septembre sera «un test global», notamment «un indicateur de la capacité de la société à réagir».

En introduction de son long texte, Jean-Luc Mélenchon précise qu'il n'aura pas de vacances compte tenu du nombre de choses qu'il faut préparer et organiser avant la rentrée. L'ancien candidat à la présidentielle avait évoqué le besoin de vacances des députés après l'annonce de la prolongation d'une semaine de la session parlementaire, suscitant des railleries.

Lire aussi : «La République en marche, c’est la droite du PS sous une autre étiquette»

Des pêcheurs tunisiens ne veulent pas laisser le navire anti-migrant C-Star accoster en Tunisie

Des pêcheurs se sont rassemblés le 6 août dans le port de Zarzis, dans le sud-est de la Tunisie, pour «dire non» à un éventuel accostage du C-Star, un bateau affrété par des militants identitaires afin de lutter contre l'immigration clandestine vers l'Europe dans le cadre de leur opération «Defend Europe». Ce dernier navigue actuellement vers la Tunisie, après avoir brièvement suivi, la veille au large de la Libye, le bateau d'une ONG en mission de secours, où se trouvait un journaliste de l'AFP.

«Nous sommes en train de suivre ses mouvements sur internet et à 80% il se dirige vers Zarzis», ville proche de la frontière libyenne, a confié à l'AFP le président de l'Association des marins pêcheurs tunisiens, Chamseddine Bourassine. S'il s'approche du port, «nous allons fermer le canal qui sert au ravitaillement. C'est la moindre des choses vu ce qui se passe en Méditerranée, la mort de musulmans et d'Africains» en mer, a-t-il ajouté.

Le 4 août, l'ONG Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) s'est dite opposée à ce que le C-Star «accoste dans les ports tunisiens» et a appelé «le gouvernement à ne pas coopérer avec son équipage raciste et dangereux».

Connivences entre passeurs et ONG

Le C-Star a été affrété par le réseau européen Génération identitaire et en particulier ses antennes française, italienne, autrichienne et allemande. L'objectif de son opération «Defend Europe» («Défendons l'Europe») est d'intercepter et de reconduire vers la Libye les bateaux qui transportent des migrants clandestins.

Les militants identitaires affirment mener en outre une opération dans la zone des secours aux migrants en mer Méditerranée afin de surveiller les bateaux des ONG, qu'ils accusent d'être complices des passeurs et de trafic d'êtres humains vers les pays européens. L'objectif de l'opération est de «montrer le vrai visage des ONG soi-disant humanitaires, leur collaboration avec les mafias de passeurs», avait affirmé Clément Galant, le responsable de l'antenne française de Génération identitaire, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Les autorités italiennes ont récemment apporté de l'eau au moulin des militants identitaires. Le quotidien italien Corriere della Sera a révélé le 4 août qu'un policier italien avait infiltré l'ONG Jugend Rettet, qui se charge officiellement de secourir les naufragés en Méditerranée. Et il a découvert comment ses bénévoles s'organisent en réalité avec les passeurs pour acheminer les migrants à Lampedusa. Au cours de son infiltration, il aurait accumulé des preuves concernant les rapports entretenus par les activistes et les passeurs.

Le 4 août, l'Italie avait adressé un avertissement aux ONG secourant les migrants en Méditerranée, les sommant de se conformer à un «code de conduite». Celui-ci impose notamment la présence à bord de représentants des forces de l’ordre, afin de contrôler le déroulement des opérations de sauvetage.

Lire aussi : Difficultés passagères ou fin de l'aventure pour le chalutier anti-migrants de Defend Europe ?

Un rapport parlementaire pointe du doigt les «défaillances» du système d’alerte attentat

Le sénateur Les Républicains (LR) Jean-Pierre Vogel vient de remettre son rapport sur l’application Système d’alerte et d’information des populations (SAIP) pour téléphones mobiles, lancée par le ministère de l’Intérieur après les attentats de novembre 2015. Le dispositif, selon ses conclusions présente «des défaillances nuisant à la fiabilité et à l'ergonomie de l'application».

Conçue «dans l’urgence» après les attaques du 13 novembre 2015, l’application a été mise en place dans la perspective de l’Euro de football en juin 2016. Son but est de permettre de faire parvenir rapidement aux citoyens les informations que les autorités veulent leur donner. Cependant, sa première utilisation lors de l’attentat de Nice le 14 juillet 2016, qui avait fait 86 morts, ne s’était pas révélée fructueuse, le ministère de l’Intérieur avouant lui-même que le premier message d’alerte avait été diffusé tardivement.

Jean-Pierre Vogel s’étonne que les autorités aient privilégié l’utilisation d’un système d’alerte «par un réseau de sirènes devenu totalement obsolète». En effet, le gouvernement y a consacré 80% des crédits prévus afin de couvrir un financement à hauteur de 44,7 millions d’euros de 2012 à 2019. «Ce choix est contestable, les sirènes, initialement installées pour répondre au risque de bombardement aérien pendant la guerre froide, n'étant aujourd'hui quasiment jamais utilisées dans d'autres contextes que ceux des essais hebdomadaires», constate-t-il.

En outre, Jean-Pierre Vogel reproche au système d’alerte de ne pas fonctionner sur tous les téléphones. «Le système devait initialement reposer sur une solution technique permettant la diffusion, en toute circonstance, de SMS d'alerte et d'informations, en liaison avec les opérateurs de téléphonie mobile», estime-t-il. L’application SAIP, téléchargée par seulement 500 000 utilisateurs, ne connaît pas encore le succès escompté par les autorités.

Le 20 avril, pendant l'attaque sur les Champs-Elysées qui a coûté la vie à un policier, l'application SAIP était restée muette. Sur Twitter, la préfecture de police avait assuré qu’il s’agissait d’un choix volontaire. Le même scénario s’était produit lors de l’attaque du Louvre en février, le ministère de l'Intérieur estimant qu'il n'était pas nécessaire de lancer SAIP «en raison de la cinétique de l'événement, de la neutralisation instantanée de l'assaillant, du confinement immédiat des visiteurs».

Lire aussi : Lors de l'attentat sur les Champs-Elysées, l'appli SAIP n'a (encore) pas fonctionné

Algérie: « La France a échoué à infiltrer l’institution militaire » (Makri)

Algérie:











Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri a dit que la France œuvrait à résoudre ses problèmes économiques sur le dos de l’Algérie et de ses anciennes colonies, et ce à travers des lobbies et des minorités qui n’ont pas d’appartenance à la patrie et n’ont d’autres objectifs que de servir leurs intérêts et soutenir les réseaux de corruption.

Makri a écrit samedi sur sa page facebook que la France comptait résoudre ses problèmes au détriment de l’Algérie et tentait à maintes fois d’infiltrer l’institution militaire mais en vain.

"La France s’est forcée d’infiltrer l’institution militaire mais sans succès", a-t-il estimé.
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Par ailleurs, le patron du MSP a souligné que le Front de libération nationale (FLN), connu pour ses valeurs novembristes et ses fondements islamiques, avait fait l’objet d’une tentative de déstabilisation et d’infiltration en dépit d’une résistance des vrais nationalistes.

Tout comme "le mouvement islamique modéré de par ses valeurs nationales et novembristes qui s’est libéré du complexe de la peur et a démontré de fortes capacités de mobilisation et d’organisation qu’on ne puisse dominer".

Selon Makri, les ennemis de la France en Algérie sont trois : l’Armée, le FLN et les Islamistes. "Le colonisateur français a réalisé d’importants acquis en Algérie, notamment culturel et a réussi à réanimer ses usines et stimuler son agriculture grâce à l’embellie financière dont jouit l’Algérie. Mais le combat est toujours en cours et il est temps que la relation avec la France change de manière à protéger l’intérêt national et que la relation de la dépendance et de loyauté directe ou indirecte avec le colonisateur est révolue", a-t-il insisté.

http://www.echoroukonline.com/ara/articles/530827.html

Alter Info l'Information Alternative

France : pétition contre un statut de première Dame pour Brigitte Macron

France : pétition contre un statut de première Dame pour Brigitte Macron












Une pétition "contre le statut de première Dame pour Brigitte Macron", lancée il y a deux semaines sur internet, avait réuni dimanche plus de 150.000 signatures, dans l'espoir de faire barrage au projet du président français.

"Il n'y a aucune raison pour que l'épouse du chef de l'Etat puisse obtenir un budget sur les fonds publics", affirme cette pétition sur change.org, lancée par Thierry Paul Valette, qui se présente comme "artiste peintre et auteur" et "citoyen engagé". "Brigitte Macron dispose à l'heure actuelle d'une équipe de deux à trois collaborateurs, ainsi que de deux secrétaires et deux agents de sécurité et cela est suffisant", affirme encore le texte qui met en avant le contexte d'"économies" que souhaite réaliser le gouvernement.

"Nous dénonçons farouchement toutes les attaques sexistes envers Brigitte Macron", ancienne professeure de théâtre du président, de 25 ans son aînée, "et nous ne remettons nullement en cause ses compétences", assure le texte. "Cependant, dans une période de moralisation de la vie politique française", avec l'adoption début août d'un projet de loi qui interdit les emplois familiaux de collaborateurs pour les ministres et parlementaires, "nous ne pouvons décemment cautionner l'initiative d'un statut spécifique à l'épouse" du chef de l'Etat.

Adressée au chef de l'Etat et à son Premier ministre Edouard Philippe, la pétition avait réuni dimanche en fin de matinée plus de 152.000 soutiens.

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait indiqué que sa femme aurait "un rôle public", s'il était élu à l'Elysée, pour "sortir d'une hypocrisie française", mais sans être "rémunérée par le contribuable".

La question du statut de la Première dame s'était invité la semaine dernière à l'Assemblée nationale, lors de l'examen des projets de loi de moralisation de la vie politique. Les députés de gauche radicale avaient défendu, en vain, un amendement pour que des moyens ne puissent être donnés aux conjoints du président, comme des membres du gouvernement ou des parlementaires.

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avait alors rappelé qu'Emmanuel Macron s'était prononcée pour "une plus grande transparence sur le rôle et les moyens mis à la disposition" du conjoint du chef de l'Etat. Mais elle avait jugé que le projet de loi en discussion n'était "pas un véhicule approprié pour définir ce statut".

https://www.lorientlejour.com/article/1065952/france-petition-contre-un-statut-de-premiere-dame-pour-brigitte-macron.html

Alter Info l'Information Alternative

Ayssar Midani – SitRep Syrie n°23 du 4 Août 2017 en 2 parties

Vingt-troisième SitRep (rapport de situation) pour la Syrie par Madame Ayssar Midani !!!

Partie 1 :

Partie 2 :

Pour toutes questions relatives aux prochains SitRep sur la Syrie et adressées a Ayssar Midani, écrire un message sur le compte facebook d'Ayssar Midani a https://www.facebook.com/ayssar.midani
ou sur le compte Vkontakte de Thom Aldrin : https://vk.com/thomaldrin

Tunisie : un port se mobilise contre un bateau anti-migrants

Tunisie : un port se mobilise contre un bateau anti-migrants











Des pêcheurs se sont rassemblés dimanche dans le port de Zarzis dans le sud-est de la Tunisie pour "dire non" à un éventuel accostage d'un bateau affrété par des militants d'extrême droite pour lutter contre l'immigration clandestine vers l'Europe.

"Nous sommes en train de suivre ses mouvements sur internet et à 80% il se dirige vers Zarzis", ville proche de la frontière libyenne, a dit à l'AFP le président de l'Association des marins pêcheurs, Chamseddine Bourassine. S'il s'approche du port, "nous allons fermer le canal qui sert au ravitaillement. C'est la moindre des choses vu ce qui se passe en Méditerranée, la mort de musulmans et d'Africains" en mer, a-t-il ajouté.

"Comment? Nous, laisser entrer des racistes ici? Jamais", a de son côté dit à l'AFP un responsable du port de Zarzis sous le couvert de l'anonymat.

Vendredi, l'ONG Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) s'est dite opposée à ce que le C-Star "accoste dans les ports tunisiens" et a appelé "le gouvernement à ne pas coopérer avec son équipage raciste et dangereux".

Ce bateau, le C-Star, a été affrété par le réseau européen Génération identitaire et en particulier ses antennes française, italienne, autrichienne et allemande. L'objectif de son opération "Defend Europe" ("Défendons l'Europe") est d'intercepter et de reconduire vers la Libye les bateaux qui transportent des migrants clandestins.

Les gardes-côtes italiens considèrent que la Libye n'offre pas de "port sûr" au regard du droit maritime et organisent toujours le transfert vers l'Italie des migrants secourus sous leur coordination.

Selon les derniers chiffres de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 111.000 migrants sont arrivés en Europe par la mer depuis le premier janvier, dont près de 93.500 en Italie. Plus de 2.360 sont morts en tentant la traversée.

https://www.lorientlejour.com/article/1065948/tunisie-un-port-se-mobilise-contre-un-bateau-anti-migrants.html

Alter Info l'Information Alternative

«Si tu n’es pas satisfait de ton boulot, quitte-le !» : un ex-président mexicain tance Donald Trump

Vicente Fox, ex-président mexicain, s'en est pris à Donald Trump sur Twitter, remettant en question ses capacités à diriger les Etats-Unis. Alors que le président américain venait de décoller, le 4 août, pour son complexe résidentiel consacré au golf dans le New Jersey, afin d'y passer 17 jours de repos, l'ancien dirigeant mexicain a écrit sur le réseau social : «Alors, on part en vacances ? Si tu n'es pas satisfait de ton boulot, quitte-le ! Au fond, tu n'as jamais eu les épaules pour.»

Donald Trump a quitté Washington le 4 août dernier pour des «vacances de travail», a fait savoir la Maison Blanche, afin de relativiser cette absence, la plus longue depuis le début de son mandat. Comme le relève The Independent, s'ils ne sont jamais longs, les séjours du président américain loin de son bureau sont fréquents : sur les 195 jours qu'il a passés au pouvoir, 58 l'ont été dans l'une de ses résidences personnelles. 

Vicente Fox est l'une des personnalités politiques internationales les plus ouvertement critiques à l'égard de Donald Trump. «Retenez bien ces mots : on ne paiera jamais pour ce putain de mur !», s'était-il exclamé en février dernier, lorsque la chaîne américaine l'interrogeait sur le projet porté par le président de fortifier la frontière avec le Mexique aux frais de ce dernier.

Le 28 juillet, la Chambre des représentants a approuvé un budget de 1,6 milliard de dollars pour mener à bien le projet de construction d'un «mur» à la frontière avec le Mexique, l'une des promesses électorales les plus célèbres et les plus controversée du président américain. L'argent est destiné à trois projets de renforcement de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique : 787 millions de dollars pour une cinquantaine de kilomètres de mur, 489 millions de dollars pour 45 kilomètres de digue-mur le long du Rio Grande au Texas et 251 millions de dollars pour renforcer les fortifications déjà existantes dans la zone de San Diego.

Lire aussi : La Chambre des représentants des Etats-Unis approuve un budget de 1,6 milliard pour le mur de Trump

« Ils font chier, nettoyez Gaza » déclare un porte-parole pour la nouvelle campagne de l’UE

L’Union européenne a engagé un Israélien qui prône la violence génocidaire à l’encontre des Palestiniens pour être le visage d’une nouvelle campagne promotionnelle.
« Ils font chier, nettoyez Gaza » déclare un porte-parole pour la nouvelle campagne de l’UE
Avishai Ivri apparaît dans une vidéo que l’ambassade de l’UE à Tel Aviv a postée sur sa page Facebook le mois dernier.

« L’Union européenne. Vous pensez qu’elle est anti-Israël, pas vrai ? » Commence Ivri. « Laissez-moi vous surprendre ».

Et Ivri débite ensuite à toute vitesse des statistiques sur le commerce et sur le tourisme pour convaincre les lecteurs israéliens d’à quel point c’est l’Union européenne qui profite à Israël. Et de se vanter aussi que l’UE est une cliente de l’industrie de l’armement d’Israël, particulièrement pour les drones.

L’UE « est le meilleur voisin que nous ayons » conclut Ivri.

Soutien au génocide

Ivri était auteur pour Latma, une ancienne série télévisée israélienne qui reflétait les opinions d’extrême droite et racistes, présentant par exemple les migrants et les réfugiés des États africains comme des grands singes.

Mais cela, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Lors de l’agression en novembre 2012 d’Israël contre Gaza, qui tua 174 Palestiniens, Ivri préconise une violence encore plus extrême.

« Voici une stratégie qui n’a pas encore été tentée : 1000 Arabes tués pour chacun de nos morts » twitte-t-il. « Je crois qu’ils nous en doivent 5000 pour la semaine dernière ».

Ivry est un partisan acharné d’une solution à un État unique, mais pas un État où Palestiniens et Israéliens auraient des droits égaux. Non, il est pour l’élimination des Palestiniens en tant que peuple – un objectif qui répond à la définition juridique internationale du nettoyage ethnique et probablement du génocide pur et simple.

En janvier 2013, Ivri twitte que « la Judée et la Samarie » – les noms qu’Israël utilise pour la Cisjordanie qu’il occupe – « peuvent toujours être annexées, point final ». Si les Palestiniens résistent, prévient-il, « il faut les éjecter, sur un camion. La force est toujours une option, mais nous préférons une solution convenue (mais sinon, la force) ».

« Il n’existe rien qui puisse être une nation palestinienne, et qui soit intéressée bien sûr par un État » twitte-t-il en février.

« Dans l’État d’Israël, dans 500 ans, personne ne se souviendra qu’il y a eu quelque chose qui s’est appelé Palestiniens » twitte-t-il en mai.

« Est-ce que les Palestiniens sont une nation ? » demande-t-il en 2012, avant de répondre à sa propre question : « Ils sont de la merde ».

Ivri voit les agressions répétées d’Israël contre les Palestiniens comme des opportunités pour Israël de mettre en œuvre son programme violent visant à éliminer la Palestine.

Au cours de l’agression de l’été 2014 contre Gaza, qui tua plus de 2200 Palestiniens dont 550 enfants, Ivri pousse à une conquête totale du territoire côtier – et de la Cisjordanie.

« Dans dix ans, quand Israël aura la souveraineté sur Gaza et sur la Judée et la Samarie, nous nous demanderons nous-mêmes à quoi nous avons pensé pendant 30 (ou 60) ans, et pourquoi nous ne l’avons pas fait bien plus tôt » twitte Ivri.

« Personne ne gouvernera Gaza pour Israël. Israël est le seul à pouvoir le faire », twitte-t-il lors de la même agression israélienne, ajoutant que « les jours du dirigeant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au pouvoir sont comptés, et après son départ, Israël devra aussi gouverner la Judée et la Samarie ».

Ivri partage également un article paru durant l’agression, qui soutient qu’Israël serait justifié à couper l’eau et l’électricité pour Gaza – ce qui a été fait, en violation du droit international.

Déshumaniser les Palestiniens

Ivri justifie cette sorte de violence exterminatrice par une diabolisation et une déshumanisation totales des victimes du régime d’Israël d’occupation et d’apartheid. Ironiquement, il reconnaît en fait l’existence des Palestiniens, mais seulement pour les incarner comme des démons.

« Les Palestiniens sont les héritiers des nazis » twitte-t-il en mai 2016, ajoutant que le drapeau palestinien « ne signifie qu’une chose : un appel à assassiner les juifs, où qu’ils se trouvent ».

C’est là son thème constant. En octobre 2014, il propose un « bref rappel : les Palestiniens sont des nazis ».

« Ils n’ont pas encore construit de chambres à gaz » affirme-t-il, parce que « ce qu’ils ont réussi à faire de plus perfectionné, ce sont des dispositifs explosifs improvisés. Mais, sans aucun doute, ce sont des nazis ».

Lors de l’agression de 2014 contre Gaza, il twitte : « Le Hamas, ce sont des nazis. Ils ne sont pas comme eux, pas à peu près eux, pas près d’eux. Ils sont des nazis. »

En octobre 2015, quand le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu provoque l’indignation internationale en disculpant Hitler de l’organisation de l’extermination de millions d’Européens juifs et en en accusant à la place un Palestinien, Ivri lui apporte un soutien naturel.

« Les Palestiniens ont offert leur aide à Hitler » prétend Ivri. « C’est bien connu ».

Normalement, on s’attend à ce que l’UE y regarde à deux fois avant de faire des comparaisons gratuites de certains évènements avec le génocide nazi. Mais apparemment, cela ne la gêne pas tant que les cibles sont les Palestiniens.

L’incitation d’Ivri ne cible pas seulement les Palestiniens de la bande de Gaza et de la Cisjordanie occupée. Il hait aussi les citoyens palestiniens d’Israël, parlant des Bédouins comme d’une « bombe à retardement ».

Il fait aussi la promotion d’une discrimination raciale dans les embauches : « Un employeur ne peut pas découvrir si son personnel potentiel est impliqué dans le terrorisme. Que doit-il faire alors ? De toute évidence, il ne doit employer aucun Arabe. Mettez-vous à sa place un instant ».

Un soutien pour les crimes de guerre

Le soutien d’Ivri pour les crimes de guerre contre les Palestiniens est constant et désinvolte. Quand, en mars 2016, Elor Azarya exécute de sang-froid le Palestinien blessé, infirme, Abd al-Fattah Yusri al-Sharif – un meurtre pour lequel le médecin militaire ne reçoit finalement qu’une petite tape sur les doigts – Ivri applaudit.

« Une armée véritablement morale s’assure que les terroristes sont morts » twitte-t-il.

Depuis 2016, Israël intensifie sa campagne contre les défenseurs des droits des êtres humains. Même l’UE a réussi à émettre une timide protestation contre la législation d’Israël dite de transparence, qui durcit la surveillance des organisations des droits de l’homme qui reçoivent des fonds de gouvernements européens.

Ivri s’est joint aux attaques implacables du gouvernement israélien contre les organisations, y compris contre B’Tselem d’Israël, qui documentent les violations contre les Palestiniens.

En décembre dernier, il twitte : « B’Tselem et les organisations européennes opérant en Israël sont une arme de plus dans l’arsenal de ceux qui haïssent les juifs/Israël dans le monde ».

« Ils font chier, nettoyez Gaza » déclare un porte-parole pour la nouvelle campagne de l’UE
L’UE encourage la haine

Une enquête par courriels conduite par The Electronic Intifada auprès de l’ambassade de l’UE à Tel Aviv comprenait une question pour savoir combien le contribuable européen avait payé Ivri pour son apparition dans la vidéo.

L’ambassade n’a pas répondu à cette question, ni aux autres sur l’incitation constante d’Ivri au racisme et à la violence, y compris aux crimes de guerre.

Mais l’ambassadeur de l’Union européenne à Tel Aviv n’avait pas antérieurement fait le secret sur ses opinions extrêmes en faveur d’Israël.

Dans une lettre ouverte reflétant la fin prochaine de son mandat de quatre ans, Lars Faaborg-Anderesen rappelle qu’alors qu’il était jeune, dans les années 1970, il a passé un moment dans un kibboutz – une sorte de colonie sioniste qui a joué un rôle clé dans le nettoyage ethnique des Palestiniens, mais qui jouissait d’une réputation de progressiste chez les Occidentaux naïfs, ou complices.

« À cette époque, de jeunes Européens et Américains affluèrent en Israël pour participer à l’expérience socialiste des kibboutz et montrer leur solidarité avec David dans sa lutte pour survivre contre les Goliath arabes qui l’entouraient », écrit Faaborg-Andersen, ressortant la mythologie sioniste qui fait fi de la Nakba, de l’expulsion par Israël de la grande majorité de la population palestinienne en 1948, de même que de l’occupation et de la colonisation qui en résultent de la terre palestinienne.

Pendant tout le temps qu’il fut ambassadeur, Faaborg-Andersen et ses collègues de l’UE ont fait tout leur possible pour faire progresser la guerre d’Israël contre la lutte des Palestiniens pour leur survie et leur liberté, notamment en finançant l’industrie de l’armement et les tortionnaires d’Israël, en participant aux agressions d’Israël contre le mouvement non violent en faveur du boycott, du désinvestissement et de sanctions, et ils sont restés les complices sans réserve du siège brutal d’Israël contre Gaza.

L’ambassade de l’UE à Tel Aviv a également servi de terrain d’entraînement pour les membres du lobby pro-Israël à Bruxelles.

Mais il est certain que la réalisation personnelle la plus infâme de Faaborg-Andersen sera l’emploi d’un partisan sans retenue d’une violence génocidaire pour être le visage de l’Union européenne et de ses « valeurs » si vantées.

Mise à jour, 4 août:

Après la publication de cet article, l’ambassade de l’UE à Tel Aviv a supprimé la vidéo et à envoyé une déclaration à The Electronic Intifada.

Ofer Neiman a contribué à la recherche.

Ali Abunimah est directeur exécutif de The Electronic Intifada. Dena Shunra est traductrice et auteure.

Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine

Source : Electronic Intifada

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GUERRES DE RELIGIONS, LA CALOTTE DE L’ICEBERG

Depuis le début du XXe siècle et la naissance des plus anciens parmi nous, les événements dans le monde ont pris un air de démence. Une perturbation des conduites qui se manifeste dans un état de guerre à rebonds et à particules : la "guerre de religions". Associée au concept de « choc de civilisations », agressif par définition, la guerre de religions évoque dans mon esprit, je ne sais pourquoi, les "valeurs universelles" ... Un registre de codes élaborés autour d’une équation insoluble : MODERNITE = DEMOCRACIE [libre circulation forcée, concentration des pouvoirs, humanisme réversible] + PROGRES [sacralisation des loisirs, vidéo surveillance, empires sanitaires] + LIBERTE[frivolité politique, dilapidation des patrimoines, dématérialisations]. Et en cours de généralisation : puces sous la peau pour tous ... Insoluble.
Supériorité de façade
GUERRES DE RELIGIONS, LA CALOTTE DE L’ICEBERG
Tant qu’on ne lui donne pas une consistance qui permettrait de l’identifier et de le remiser dans nos mémoires, le concept de "guerre de religions" nous échappera et fera son chemin contre nous, à notre insu. Pour nous en défaire à jamais, il faudrait que les promoteurs de guerre généralisée prennent conscience que c’est lui, le concept, qui les domine et détermine leurs conduites. Et que le choc produit par la conscience de ne plus être maîtres de leurs moyens les terrifie. Car seule cette fonction, la terreur, pourrait réactiver leur capacité à éprouver une émotion qu’ils connaissaient bien quand ils étaient enfants et qu’ils avaient peur du noir ; ou d'un grand qui les menace. Alors, peut-être, seront-ils capables d’éprouver une envie d'arrêter leur course folle sur la pente raide du désir de puissance.

Pour l’instant, pour conserver la métaphore de la pente, les objets qui y roulent éperdument se rapprochent à une vitesse croissante les uns des autres ; et de leur point de chute. Seuls échapperont au crash final, inévitable puisqu’ils sont tous précipités vers même point, ceux qui auront été ralentis par des irrégularités du terrain ; ou qui auront subitement réalisé qu’ils se sont trompés de chemin et freineront des quatre fers. Au risque de se casser le cou. Mais ça ferait tout de même moins d’écrabouillages un peu plus bas ... A ceux qui dont la conscience se réveille en chemin, je rappelle qu’il est conseillé de se mettre De travers (par rapport à soi-même, et non EN travers : par rapport aux autres) dans leur effort à contrarier les lois insensibles de la physique, qui les entraînent droit devant. Même s'ils font des loopings en cours de chute ...

Guerres de religions … D’où vient ce concept contraire à toute religion digne de ce nom ? Ces morales ne sont-elles pas censées être des œuvres d’essence divine ? De toute éternité, aura-t-il fallu que Dieu crée la Terre et l’Être Humain à son image juste pour vérifier les défauts de fabrication possibles de sa créature ? Si vous n’êtes pas capable d’attribuer à Dieu cette fantaisie, cette faiblesse, vous ne pouvez pas croire à des guerres de religions. Et si vous n’y croyez pas, vous ne pouvez pas faire la promotion de cette pratique contre nature. En conséquence de quoi, si vous êtes engagés dans un djihad ou un autre, c’est que vous n’agissez pas au nom de votre dieu ; mais de vous-même qui vous prenez pour une divinité. Tout autre référence à la religion ne peut être qu’une philosophie morbide dont l’objet serait la promotion d’un projet de destruction contraire à celui du chef suprême qui a semé la vie !

Or, et en nous limitant à notre seule époque, ce fléau resurgit au jour le jour dans une frénésie de violences absurdes. "Absurdes" parce que, croyants ou pas, nous sommes censés évoluer. Donc en toute logique être de moins en moins absurdement violents, parce que plus conscients des risques que nous courrons et faisons courir à la terre qui nous nourrit, à nos enfants etc ... C’est le contraire qui se produit ! Des meutes en réseaux fluctuants enchevêtrés font jaillir l’enfer des mains même des enfants ! En fait de leurs petits corps dont nous avons la responsabilité matérielle et sanitaire, et de leur esprit vierge dont nous avons la responsabilité morale. On leur fait vivre l’enfer AVANT qu’ils ne sachent dire "merci". Le plus absurde étant que malgré le spectacle des horreurs commises à ciel ouvert, les grands civilisateurs ne tirent pas les leçons qui découlent logiquement de chaque pic de cruauté. Ils ne semblent pas en capacité de se demander si les crimes commis au nom de valeurs supposément supérieures leurs sont salutaires ; ou pour le moins bénéfiques.

Des plus barbares aux plus civilisées, jusqu’aux guerres "humanitaire" (!!), les guerres menées par les Occidentaux depuis longtemps ne les aident pas à trouver leur compte ; puisqu’elles perdurent ... Les pays musulmans étant une cible privilégiée, on pourrait effectivement croire à une "guerre de religion" ...


ESPRIT DE GUERRE DEMOCRATIQUE
Je questionne quelques extraits de l’article « Cela fait 14 siècles que les musulmans font la guerre sainte » (qui date d’août 2016 !), Daniel Lopez, https://ripostelaique.com/14-siecles-musulmans-guerre-sainte.html

« En France et, surtout depuis quelques années, cet aspect de la guerre – car c’en est un de taille – se traduit par leur détermination à se vouloir (?) « Arabe » avant tout. On ne les entend même plus se défendre : « Je ne suis pas Marocain, je suis Algérien ! » ... ! ». Tout ça c’est fini. Fini les « beurs », fini les « beurettes ». On est Arabe ! » Je ne m’attarderai pas sur l’imprécision de la langue et l’absence de références. Quant aux beurs, comme les panthères noires ou la main rouge, ils sont un marque-page dans l’histoire de l’intégration en France ; pas une origine. Pas un mouvement politique même s’ils l’ont tenté. Les Berbéristes aussi ! Il y eu bien des beurs kabyles ...

« La soi-disant « guerre de  libération » de l’Algérie qu’ils ont déclenchée dans les rues de Sétif en 1945, avortée (a-vor-tée !) très rapidement, s’est faite, aux cris de « Djihad ! Djihad ! » Et les Arabes portaient haut le drapeau du prophète. Elle n’avait donc rien de « libération nationale » ». Ainsi soit-il ...
Un djihad qui s’est tout de même conclu par une libération nationale, même si ce n’est qu’un détail … Mais bon, la France officielle a attendu 1999 pour requalifier les "événements" d’Algérie en "guerre". L’orgueil est lourd à archiver ; les souffrances et les pertes inutiles difficiles à regarder en face. A réparer aussi … Voilà où mènent les pentes abruptes d’une foi aveugle en soi. Car les Occidentaux, laïcs ou pas, ne font-ils pas leurs guerres, jusqu’à présent, au nom d’un djihad ou un autre ? La globalisation n’est-elle pas entachée d’une spiritualité modernisée ...

Corrigeons une erreur sans doute due au degré d’inclinaison de la pente de « Riposte Laïque » : la « soi disant guerre de libération » n’a pas débuté en mai 1945 : « ... la résistance du peuple algérien commence … dès le début de la colonisation française, lors du débarquement de 1830. La « pacification » ne s’achève qu’en décembre 1847, avec la reddition d’Abd El-Kader ... Depuis cette date, les insurrections, locales ou régionales, n’ont plus cessé. Une des dernières manifestations pour l’indépendance, à Sétif en mai 1945, est réprimée dans le sang, .... » Le Monde diplomatique, manuel d’histoire critique 2014
http://www.monde-diplomatique.fr/publications/manuel_d_histoire_critique/a53270

Notons pour conclure ce passage l’annonce guerrière de « Riposte » dans le nom du blog. Pour appréhender la nature de l’esprit laïc chez ce monsieur, vous pouvez lire l’article « Macron ignore que des milliers de franco-algériens nous haïssent » (entre autre).

De toute façon, la guerre ne se conçoit pas seulement contre les autres mais contre les siens aussi. Constatons comment les systèmes scolaires, en France notamment, produisent des enfants réfractaires au savoir : l’école échoue à leur faire aimer apprendre et la pub les en détourne. Constatons comment les adversaires politiques se conduisent en ennemis irréductibles : toute décision prise par un parti est systématiquement rejetée par l’autre quand il arrive au pouvoir. Même quand elle est intelligente. Même quand elle est utile. Constatons combien les électeurs déchantent après chaque élection mais continuent à porter au pouvoir des présidents qu’ils renient aussitôt. Constatons comment les présidents trahissent leurs engagements avec aplomb. Combien une fois au pouvoir, ils montrent de dédain à l’égard de leurs concitoyens. Ne sommes-nous pas interdits de questionner l’histoire officielle, de porter tranquillement des maximonokinis, de fumer des plantes que l’on peut faire pousser chez soi, et même de resemer ses propres graines ... N’est-ce pas cet esprit-là qui, dans le même temps, organise l’abolition des frontières et des identités nationales et régionales, la défiguration des sociétés humaines et l’amalgame des genres ? Mais je peux me tromper. Merci de me corriger le cas échéant.


GUERRER DE RELIGIOIN, AMALGAME ET FALSIFICATION
Avec les techniques de guerre les plus en pointe, on sème le terrorisme chez les autres qui ne savent pas encore qu’ils sont pris dans la guerre de religion d’un autre, à seule fin de perpétuer ses guerres à soi de façon naturelle. Puis on accuse ces autres du terrorisme semé, et accourt défendre ses valeurs universelles à soi, dont les autres n’ont pas voulu : « Lorsque, en février 2012, les chaînes de télévision atlantistes et du Golfe prétendaient que l’Armée arabe syrienne bombardait l’Émirat islamique de Baba Amr ..., elles se gardaient bien d’expliquer ce qu’était cet « Émirat ». … Un tribunal islamique y condamnait à mort les sunnites accusés de soutenir la République et les mécréants, ... (alaouites, chiites, chrétiens). Ainsi que l’a attesté Der Spiegel, ... Or, non seulement les membres de l’Otan n’ont jamais condamné ces bouchers, mais le président français, ..., a reçu avec tous les honneurs X, le 6 juillet 2012 à Paris et l’a fait applaudir par les délégations de 120 pays et organisations internationales. … Il existe donc une manière « modérée » d’égorger son prochain. […] Il existe donc une manière « modérée » de manger le foie et le cœur de son prochain.» http://www.alterinfo.net/Comment-manipule-t-on-des-jihadistes-Qui-le-fait_a108269.html

Le 5 juin 2017 : « M0UKALLA, Yémen (AP) - « Des centaines d'hommes arrêtés au cours de la chasse aux combattants (d’en face) ont disparu dans un réseau secret de prisons du sud du Yémen où les abus sont routiniers et où les tortures atroces vont jusqu’au «grill», une méthode de torture ... selon une enquête de l'Associated Press. » Moon of Alabama - http://m.alterinfo.net/La-torture-etatsunienne-le-coup-saoudien-et-les-crimes-de-l-EI-Par-avec-et-a-travers-des-allies_a131541.html

Comment cela est-il possible ? Les actes de cette nature, DE NOS JOURS, sont hors raison. Ils gravitent hors des frontières de la santé mentale, de la morale, ou même du fanatisme.
Des comportement aussi dénués de la moindre trace de normalité ne peuvent être possibles que commis sous l’emprise d’un puissant inhibiteur des sens. Les musulmans n’ont pas le pouvoir, ni les moyens, d’y être pour quelque chose. Il ne s’agit donc pas d’une guerre de "religion". Par contre, considérons ceci : « Dans son Essai sur l’inégalité des races humaines, Gobineau soutenait que l’hybridation des races entraînait inéluctablement la dégénérescence de la race aryenne, ses qualités et ultimement, sa dissolution. [...] Les conflits deviennent ainsi la source fondamentale du progrès et de l’amélioration de l’espèce. [...] Seule la lutte acharnée pour l’existence est en mesure de favoriser la survie des "plus aptes" et l’élimination des "moins aptes". Le physiologiste britannique Francis Galton (1822-1911), ira encore plus loin : « ... l’Européen moderne est l’être humain qui possède les meilleures capacités génétiques. […] Il n’en fallut pas plus pour qu’une bonne partie du monde occidental se trouvât secouée par une folle vague eugéniste. .... , au nom de lois diverses prétextant entre autres le « déclin de l’intelligence américaine » (une baisse du QI héréditaire ?), des dizaines de milliers de citoyens américains asiatiques, noirs, européens du Sud et de l’Est furent stérilisés malgré eux. Le phénomène s’étendra ensuite au Canada, aux pays scandinaves, à la Grande Bretagne, en Suisse et en Allemagne. » Fathi GHARBI. http://www.alterinfo.net/L-ultime-retour-des-barbares_a105646.html. Des contradicteurs ?

« Il (Louis Ferdinand Céline) ne proposait pas des lois compliquées … : il allait droit au but et réclamait le massacre de tous les Juifs » Hannah Arendt, Les origines du totalitarisme - Sur l'antisémitisme, Points 1998 p 116

"Ils" s’affirment supérieurs mais cela ressemble à l’exact contraire : une limitation dramatique des fonctions cognitives (du QI ?). Comment rendre compte autrement d’un défaut de raison tel que l’on s’autorise à poser des lois scientifiques sur la base de ses seules représentations ! Mais qu’est-ce que la raison ? Les concepteurs de concepts en sont-il dotés ? Comme ils organisent le monde, ils fonctionnent plutôt comme des systèmes cybernétiques qui traitent des flux d’informations sous forme de codes en 0 et 1. Sans autres considérations. Cette forme d’intellect sur-développé se serait affranchi des barrières de la logique qui relie les humaine. Ce qui permet de produire des concepts volatiles comme, pêle-mêle : la propagande ou liberté d’expression opposable, la représentativité rétrécie, l’effondrement instantané de gratte-ciels percutés par un avion civil, les faux alliés ... Et les décrets. Un moyen magique de jouer au magicien pour de vrai : le public n’en veut pas ? Un décret. Le public vote contre ? Un décret. Le public ne doit pas savoir ? Un décret.

Les chefs de l’église en ont fait autant : « Et afin que vous puissiez entreprendre une telle grande chose avec plus de promptitude et de motivation permises par notre faveur apostolique, nous, de notre plein accord, ..., mais de par notre seule largesse et certaine connaissance et de par la plénitude de notre pouvoir apostolique, par l’autorité de Dieu tout puissant ..., ..., déclarons par la présente, que toutes îles trouvées par vos envoyés et vos capitaines, vous soient attribuées à vous vos héritiers et successeurs, rois de Castille et de Leon, pour toujours, avec l’ensemble des dominions/colonies, villes, camps, places et villages et tous droits, jurisdictions et appartenances de toutes îles et territoires trouvés ou à trouver, découverts ou à découvrir vers l’Ouest et le Sud, ..., sans se soucier si les terres ou les îles découvertes ou à découvrir se situent en direction de l’Inde ou vers quelque autre quartier ; ... Avec cette précaution néanmoins qu’aucune de ces îles et de ces terres trouvées ou à trouver, ..., ne soient déjà en possession d’un roi ou d’un prince chrétien au jour […] Donné par ordre de notre plus grand saint seigneur, le pape. » Bulle Inter Caetera 1493 (extraits) Pape Alexandre VI / Rodrigo Borgia, 4 Mai 1493 (traduit de l’anglais par Résistance 71).
NOTE : l’authenticité de ce document est discutée, sans conclusion pour l’instant. Si vous avez des arguments ...

« Jamais las de s'enrichir, Alexandre VI marchande les nominations de cardinaux. On le soupçonne aussi d'empoisonner les cardinaux les plus riches pour s'emparer de leur héritage ! … On le soupçonnera d'avoir fait assassiner et jeter dans le Tibre son frère aîné ainsi que d'avoir eu des relations coupables avec sa sœur Lucrèce. » https://www.herodote.net/Alexandre_VI_Borgia_1431_1503-synthese-500.php


DU CÔTE DE LA MORALE GENERALE
1- Il y a presque soixante dix ans (1952) : « Ce qui ressort de ce procès-là, ce qui est assez incroyable, c’est que la loi n’interdit pas la vente de bébé. Ce qui est illégale c’est la fabrication de faux certificats de naissance, et c’est ce dont est accusé Herman Buller. » « Hstoire de l’adoption au Québec : les enfants du marché noir » https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/01/01/les-enfants-du-marche-noir/

2 - Paru dans le journal Haaretz, 4 juin 2017 : au service pédiatrie, les enfants sont placés sous respirateur, mais comme l’électricité n’est disponible que quelques heures par jour, leur vie tient désormais au bon fonctionnement d’un générateur – qui parfois tombe en panne.  » Article « À Gaza, Israël fait des expérimentations sur des humains en situation de stress et de privations » http://www.alterinfo.net/A-Gaza-Israel-fait-des-experimentations-sur-des-humains-en-situation-de-stress-et-de-privations_a131737.html

3- Réponse de la bergère au berger : « Pour fêter l’anniversaire de la l’indépendance des Etats-Unis, la République populaire démocratique de Corée s’est fendue d’un remarquable feu d’artifice. » http://www.alterinfo.net/Et-la-lumiere-rouge-de-la-roquette-fut-La-Coree-du-Nord-souhaite-une-joyeuse-fete-de-l-independance-aux-Etats-Unis_a131726.html
Six mois auparavant, ce twitt fanfaron du berger Trump : « La Corée du nord vient d’annoncer qu’elle est au stade final du développement d’une arme nucléaire capable d’atteindre les Etats-Unis. Cela n’arrivera pas. »
http://www.alterinfo.net/Et-la-lumiere-rouge-de-la-roquette-fut-La-Coree-du-Nord-souhaite-une-joyeuse-fete-de-l-independance-aux-Etats-Unis_a131726.html

4– Il y a presque quarante ans : « Encore une fois, on ne peut qu'être d'accord avec Galbraith (et d'autres) pour admettre que la liberté et la souveraineté du consommateur ne sont que mystification. Cette mystique bien entretenue (...) de la satisfaction et du choix individuel,... , est l'idéologie même du système industriel, en justifie l'arbitraire et toutes les nuisances collectives : ... en fait le consommateur est souverain dans une jungle de laideur où on lui a imposé la liberté du choix » Jean BAUDRILLARD ; « la société de consommation » Théorie de la consommation; Gallimard, Idées 1979, pp 97-98

Guerres de religions … Quelles religions ? Contre qui ? Pourquoi ? Les réponses sont chez qui les entretiennent. Et qui ne le savent peut-être pas ... Car, hélas, on se prend à espérer qu’ils ne le sachent pas. Parce que, s’ils le savent, comme tous les pouvoirs sont entre leurs mains fébriles, les carottes sont cuites …
Bien que …

Vous pouvez compléter votre information sur les méthodes employées par les Espagnols et Portugais dès les premiers temps de leur conquête du continent américain au XVIe en tapant « Bartolomé de las casas » sur Internet.

Alter Info l'Information Alternative

Deux touristes chinois arrêtés par la police pour un salut nazi devant le Parlement allemand

C'est le genre de poses qu'il convient d'éviter de faire, surtout lorsque l'on immortalise la scène devant le Reichstag, siège du Parlement allemand. Le 5 août, deux touristes chinois de 36 et 49 ans ont trouvé amusant de se photographier à tour de rôle en train de faire un salut hitlérien, dans ce site du centre de Berlin.

Rapidement, des policiers sont intervenus et ont arrêté les deux individus, qui ont été conduits au commissariat. L'amende prévue pour cette infraction s'élève à 500 euros, précise l'hebdomadaire Der Spiegel. En effet, le salut nazi est explicitement interdit par un article du code pénal allemand en tant qu'«utilisation de signes de reconnaissance d'organisations contraires à l'esprit de la Constitution».

Les symboles nazis défraient régulièrement la chronique en Asie, où ils sont parfois utilisés comme une référence esthétique, de manière quelque peu oublieuse de l'histoire européenne. En novembre dernier, un groupe de musique japonais, exclusivement composé de jeunes filles, avait suscité l'indignation générale en se produisant sur scène pour Halloween dans des costumes rappelant des uniformes SS. 

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Une pétition contre le statut de première dame de Brigitte Macron frôle les 150 000 signatures

L'annonce de la création d'un statut de première dame fait beaucoup réagit, notamment sur internet où une pétition circule depuis deux semaines. Lancée à l'initiative de Thierry Paul Valette, se présentant comme artiste peintre, elle vient de dépasser les 144 000 signatures sur le site Change.org.

Dénonçant la mise en place d'un cabinet spécial avec des fonds propres alloués, le texte de la pétition entend également empêcher que Brigitte Macron puisse bénéficier de collaborateurs, de chauffeurs et la protection rapprochée, etc. Son auteur souligne que, parallèlement à ce déploiement de nouveaux moyens, le président de la République Emmanuel Macron demande des économies parfois drastiques à plusieurs administrations ainsi qu'aux collectivités locales. Il s'agirait donc d'un «problème de conscience nationale».

En projet à l'Elysée, le statut de la première dame, qui bénéficiait jusqu'alors d'un relatif vide juridique, sera bientôt codifié et budgété. Brigitte Macron, première bénéficiaire de cette mesure, pourrait alors devenir une collaboratrice, avoir sa propre équipe et son propre budget pour mener à bien des activités publiques, en rapport avec la charge de son président de mari. 

Au cours des débats houleux à l'Assemblé nationale sur la moralisation de la vie politique, notamment sur l'emploi de collaborateurs familiaux, le groupe de la France Insoumise avait dénoncé ces prérogatives accordées à Brigitte Macron. Comme le notait le député Ugo Bernalicis, celle-ci se verrait selon eux attribuer des moyens publics et financiers considérables «alors qu'elle n'a été élue par personne».

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271 Français de retour du djihad, «la menace terroriste reste très élevée» prévient Gérard Collomb

On les appelle déjà les «returnees» (anglicisme formé des mots «return» et «refugees») : les Français partis combattre dans les rangs de l'Etat islamique en Irak ou en Syrie et de retour dans l'Hexagone occupent particulièrement les autorités, comme l'admet le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb au JDD ce 6 août. Officiellement, leur nombre s'élèverait à 271, dont 54 mineurs, soit une faible proportion des quelques 1 910 Français considérés comme djihadistes par l'Etat français en 2016. 

Si ce nombre peut paraître relativement faible, c'est que le retour de ces djihadistes n'est pas facilité sur le terrain. En effet, la vigilance de l'Etat islamique, qui piste les déserteurs, et l'imperméabilité accrue de la frontière turco-syrienne, sont des obstacles de taille, nécessitant un solide réseau dont ces individus souvent isolés, parmi lesquels 20% de femmes, ne disposent que rarement. Ces djihadistes français font l'objet d'un traitement judiciaire systématique par le procureur de la République de Paris, assure Gérard Collomb, qui précise en outre que nombre d'entre eux seraient actuellement incarcérés.

«La menace terroriste reste très élevée», met toutefois en garde le ministre, qui annonce que sept tentatives d'attentats ont été déjoués depuis le début de l'année. Selon lui, le profil des nouveaux terroristes explique la difficulté d'anticipation des actes. «Des gens fragiles psychologiquement, qui peuvent passer subitement à l'acte…», décrit le ministre. Aujourd'hui, près de 19 000 personnes sont signalées pour radicalisation à caractère terroriste. 

Récemment, plusieurs cas d'Européens partis combattre avec l'Etat islamique en Irak et en Syrie ont été médiatisés, à l'instar de cette jeune Saxonne ayant rejoint les djihadistes irakiens et ayant supplié son pays d'origine de lui permettre de rentrer. Pour d'autres, le combat se poursuit jusqu'au bout. La France aurait d'ailleurs passé un accord tacite avec les forces de sécurité irakiennes, les engageant à faire en sorte que les djihadistes français partis en Irak ne reviennent jamais dans l'Hexagone – c'est-à-dire les autorisant à les exécuter. 

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Illuminée par le PSG pour l’arrivée de Neymar, la tour Eiffel au cœur des débats sur Twitter

Le samedi 5 août au soir, de 21h à 1h du matin, la tour Eiffel s'est illuminée aux couleurs du club de football Paris Saint-Germain (PSG), afin de célébrer le transfert du joueur brésilien Neymar vers ce dernier. Si la municipalité a fait savoir que les frais de cette illumination avaient été intégralement pris en charge par le club, son caractère relativement inhabituel n'a pas manqué de susciter de vives réactions sur Twitter.

Yves Pozzo di Borgo, sénateur de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) de Paris et également administrateur du bâtiment (la Société d'exploitation de la tour Eiffel étant une société d'économie mixte détenue à 60% par la Ville de Paris) a réagi en disant découvrir l'illumination. 

Habituellement illuminée aux couleurs de pays frappés par des actes de terrorisme, la tour Eiffel aux couleurs d'un club de foot révélerait une mise sur le même plan d'événements festifs et d'événements tragiques, comme le soulignent certains utilisateurs du réseau social.

D'autres rappellent d'ailleurs qu'à l'occasion de l'attentat du métro de Saint-Pétersbourg le 3 avril dernier, la mairie de Paris avait décidé de ne pas illuminer le bâtiment en hommage aux 16 victimes, mais de simplement l'éteindre, après un délai inhabituellement long.

Pour certains internautes, c'est surtout le caractère éminemment publicitaire de cette illumination d'un bâtiment «symbole de la France» qui pose problème...

... si bien que d'autres se demandent quand les autres marques auront, elles aussi, le droit de célébrer un événement promotionnel en se payant la tour Eiffel.

A l'inverse, plusieurs internautes estiment que le PSG ayant payé, l'illumination ne pose aucun problème.

Après avoir effectué un calcul approximatif (les impôts payés par Neymar devraient rapporter environ 150 millions d'euros en cinq ans à l'Etat français selon Sud Ouest, et non 300 millions), des utilisateurs de Twitter jugent qu'il n'y a rien d'étonnant à ce que de tels honneurs soient réservés à un footballeur avant tout contribuable.

Lire aussi : Armé d'un couteau, il force un contrôle de sécurité de la Tour Eiffel (VIDEO)

Armé d’un couteau, il force un contrôle de sécurité de la Tour Eiffel (VIDEO)

L'homme, apparemment seul, a été «très rapidement maîtrisé et arrêté» sans que ses motivations ou les circonstances de sa tentative ne soient connues, selon le communiqué de la Société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE). Il n'y a pas eu de blessé.

La tour Eiffel, qui arborait les couleurs du PSG jusqu'à 1h le 6 août, accueille ses derniers visiteurs jusqu'à minuit tous les jours de l'année et ferme ses portes à 00h45.

«Les forces de police présentes sur place ont procédé à une vérification complète du site et ont demandé son évacuation vers 00h30», soit un quart d'heure avant l'heure habituelle, poursuit le communiqué.

La Société d'exploitation se félicite du fait que les procédures de confinement du monument ont été parfaitement appliquées au sol et dans les étages. Le nombre de visiteurs se trouvant sur les lieux au moment de l'incident n'a pas été communiqué.

Lire aussi : Tentative d'attentat sur les Champs-Elysées : le conducteur était armé, une enquête ouverte (IMAGES)

L’ONU accentue la pression sur Pyongyang en durcissant ses sanctions

Proposée par les Etats-Unis, la résolution 2371 adoptée le 5 août par le Conseil de sécurité de l'ONU vise à interdire des revenus tirés des exportations nord-coréennes de fer, de minerai de fer, de plomb, de minerai de plomb, de poisson et de crustacés. En revanche, elles ne concernent pas, comme évoqué à l'origine des négociations il y a un mois, les livraisons de produits pétroliers à la Corée du Nord.

La résolution prévoit également l'interdiction de toutes nouvelles sociétés communes entre des entreprises étrangères et nord-coréennes et l'arrêt de tout investissement supplémentaire dans celles qui existent déjà. Le texte adopté interdit à la Corée du Nord d'augmenter ses quotas de travailleurs à l'étranger.

Les navires nord-coréens qui violeront les résolutions de l'ONU sont désormais menacés d'être bannis des ports de tous les pays.

Parmi les nouvelles mesures liées au secteur de la finance, la Banque du Commerce extérieur de la Corée du Nord, chargée des opérations en devises étrangères, a été ajoutée à une liste d'entités dont les avoirs sont gelés depuis de précédentes résolutions.

Dans la résolution, la Corée du Nord est accusée de se livrer à un «détournement massif de ses faibles ressources» pour continuer à développer «des armes nucléaires et plusieurs programmes coûteux de missiles balistiques».

Cette nouvelle résolution a pour objectif de pousser Pyongyang à la négociation après son premier tir d'un missile intercontinental le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine. La Corée du Nord a procédé le 28 juillet au tir d'un second engin similaire.

Selon les Occidentaux, l'ensemble des nouvelles sanctions devrait conduire à priver la Corée du Nord «d'un milliard de dollars de recettes» venant de ses exportations à condition que les nouvelles mesures soient respectées par tous les membres des Nations unies. Dans leur globalité, les exportations nord-coréennes rapportent au pays chaque année trois milliards de dollars.

La balle est désormais dans le camp nord-coréen qui «doit répondre» aux demandes internationales, selon l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley. «Ce sont les sanctions les plus strictes contre un pays depuis une génération», a-t-elle lancé.

«Il est plus que jamais urgent de mettre un terme aux programmes nucléaire et balistique nord-coréens et de ramener Pyongyang à la table des négociations», a renchéri son homologue français, François Delattre. Selon elle, les nouvelles sanctions adoptées ont une capacité de «changer la donne».

Le nouvel ambassadeur russe à l'ONU, Vassili Nebenzia, a toutefois souligné qu'il serait impossible de résoudre ce conflit avec seulement l'adoption de sanctions. Il a réclamé «une approche globale» et «une stratégie politique». Les sanctions «ne peuvent être une fin en soi» mais plutôt «un outil pour pousser ce pays à des discussions constructives», selon le diplomate russe.

«Toutes les parties doivent mettre en oeuvre les dispositions de la résolution», a relevé l'ambassadeur chinois à l'ONU, Liu Jieyi, en assurant que les nouvelles sanctions n'avaient pas vocation à «causer un impact négatif» à la population nord-coréenne.

Le président américain Donald Trump a salué le vote unanime du Conseil de sécurité, soulignant que les nouvelles sanctions auraient «un très important impact financier» sur Pyongyang. «Un coût de plus d'un milliard de dollars pour la Corée du Nord», a-t-il estimé.

Depuis le premier essai nucléaire nord-coréen en 2006, l'ONU a imposé au total, avec le nouveau texte adopté le 5 août, sept trains de sanctions à la Corée du Nord, dont les trois derniers, nettement plus sévères que les précédents, incluent des mesures touchant directement à l'économie nord-coréenne.

Lire aussi : Séoul propose des discussions à la Corée du Nord pour réduire les tensions