Etats-Unis : des adjoints du shérif électrocutent un jeune homme avec un taser (VIDEO CHOC)

Le bureau du shérif de Cheatham Conty dans le Tennessee aux Etats-Unis, a ouvert une enquête contre trois de ses adjoints suspectés de «violences policières en centre de détention». Les trois agents ont été filmés par une caméra de surveillance en train d'électrocuter un jeune détenu de la prison du Comté de Cheatham entravé sur une chaise. 

Attention : images choquantes 


Sur des images d'une rare violence, on peut voir Jordan Norris, 19 ans, maintenu et bâillonné sur une chaise par deux adjoints du shérif tandis qu'un troisième lui inflige de longues électrocutions à l'aide d'un «taser», une arme normalement utilisée pour l'autodéfense. Les agents impliqués dans ce qui semble être un acte de torture ont été immédiatement relevés de leur fonctions par leur supérieur, le shérif Mike Breedlove, le temps que «toutes les composantes de cette affaire aient été examinées».

«En tant que shérif, je veux que nos citoyens sachent qu'aucun comportement inapproprié, qui pourrait avoir violé des droits individuels ne sera toléré. J'ai placé les employés impliqués en congé administratif le temps que l'enquête soit conduite», a déclaré Mike Breedlove dans un communiqué

Selon USA Today via sa branche locale Tennessean, les faits remontent à novembre 2016, à l'époque Jordan Norris était détenu à la prison du comté de Cheatham, qui se trouve dans la ville de Ashland City, pour possession de drogue, vol et détention d'arme prohibée. Il aurait été électrocuté par les agents en raison d'un comportement agressif après une bagarre avec un co-détenu. Près de 40 brûlures de taser auraient été constatées sur son corps dont beaucoup ont une cause non expliquée. Il a porté plainte pour les violences dont il a été victime.

Lire aussi : Sièges de bus ou burqas ? Des identitaires norvégiens se font troller et deviennent la risée du web

Afghanistan: près de 30 morts dans un attentat anti-chiite à Hérat

Afghanistan: près de 30 morts dans un attentat anti-chiite à Hérat











Un attentat-suicide contre une mosquée chiite de Hérat, dans l'ouest de l'Afghanistan, a fait mardi soir près de 30 morts et plus de 63 blessés au lendemain d'un assaut contre l'ambassade d'Irak à Kaboul revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

Cette attaque n'avait pas été revendiquée dans l'immédiat. Mais depuis un an, l'EI a visé à plusieurs reprises des foules et des mosquées de la minorité chiite d'Afghanistan.

Les talibans ont d'ailleurs rejeté mardi soir toute responsabilité dans cette opération sur leur compte Twitter et par un message WhatsApp envoyé à l'AFP.

"Le bilan s'élève à 29 morts et 63 blessés dont certains sont dans un état critique", a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'hôpital régional, Rafiq Shirzai. "Ce bilan pourrait encore évoluer", selon lui.

Un correspondant de l'AFP a vu "de nombreux corps" à l'intérieur de la mosquée Jawadiya et rapporté la vision de "morceaux de corps éparpillés, de flaques de sang, de gens hurlant, pleurant...", avant d'être chassé par la police.

Des photos montrent une foule compacte rassemblée devant le service des urgences de l'hôpital, cherchant des nouvelles de leurs proches ou se proposant pour donner leur sang. D'autres, nombreux, sont massés devant l'entrée de la mosquée, dont l'intérieur a été apparemment très fortement endommagé.

Selon le porte-parole de la police de Hérat, Abdul Ahad Walizada, "deux terroristes sont impliqués dans l'attaque dont l'un portait un gilet explosif et s'est fait exploser, tandis que le second était armé d'un fusil".

"Tous deux sont morts" a-t-il ajouté, sans donner de précisions sur la mort du deuxième assaillant.

Le correspondant de l'AFP a vu un corps "en morceau" devant l'entrée de la mosquée, sans doute celui du kamikaze.

"L'explosion s'est produite vers 20H00" (15H30 GMT) selon M. Walizada.

- sectarisme -

Cet attentat intervient au lendemain d'une attaque complexe menée par quatre assaillants contre l'ambassade d'Irak à Kaboul, revendiquée par le groupe Etat Islamique, qui a fait deux morts parmi le personnel afghan.

L'organe de propagande de l'EI, Amaq, a revendiqué l'opération, la première contre l'ambassade d'Irak à Kaboul, après plusieurs attentats contre d'autres missions étrangères.

Dans un communiqué mardi soir, le gouvernement afghan a condamné l'attentat de Hérat et appelé "les Afghans et les responsables religieux à se dresser, unis, contre la barbarie des terroristes".

"Les terroristes ne peuvent pas semer le sectarisme au sein de notre peuple", a ajouté le président Ashraf Ghani.

Cette série d'attaques contre les chiites, minorité forte de trois millions de personnes en Afghanistan, intervient en pleine débâcle de l'EI en Irak et en Syrie.

L'EI, qui recule au Levant, est apparu dans l'est de Afghanistan pour fonder "L'émirat du Khorasan", le nom antique de la région, début 2015. Il progresse désormais dans le nord du pays malgré les raids aériens américains qui ciblent régulièrement ses positions.

Pour un analyste afghan à Kaboul, "cette attaque a prouvé que l'EI est une véritable menace en Afghanistan".

"Pour venger sa défaite en Irak, l'EI et ses partisans (...) ont conduit l'attaque contre l'ambassade d'Irak: c'est facile d'attaquer des cibles molles en Afghanistan", relevait mardi Jawed Kohistani, joint par l'AFP.

Selon une source de sécurité refusant d'être identifiée, "l'EI pourrait bien s'avérer plus dangereux que les talibans en Afghanistan".

Le groupe a revendiqué plusieurs attentats sanglants au coeur de Kaboul depuis un an, dont le premier le 23 juillet 2016 avait fait 84 morts et 300 blessés au sein de la minorité chiite.



(©AFP / 01 août 2017 21h09)
https://www.romandie.com/news/ZOOM-Afghanistan-pres-de-30-morts-dans-un-attentat-anti-chiite-a-Herat/820205.rom

Alter Info l'Information Alternative

France : la réforme du droit du travail progresse au parlement

France : la réforme du droit du travail progresse au parlement












L'Assemblée nationale française a donné mardi un dernier feu vert au projet de loi autorisant l'exécutif à réformer le droit du travail par la procédure simplifiée des ordonnances, l'autre chambre du parlement, le Sénat, devant encore faire de même pour permettre son adoption définitive.

Le projet d'habilitation sur ce délicat premier gros chantier du président Emmanuel Macron, élu le 7 mai, a été approuvé par 421 voix contre 74. Pour être adopté définitivement, le texte doit encore faire l'objet d'un vote mercredi du Sénat.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a vanté devant les députés une "étape importante" vers "un modèle social ambitieux et rénové", avec le vote de ce texte définissant les contours des futures ordonnances sur lesquelles les arbitrages seront présentés aux organisations syndicales et patronales fin août.

Doivent notamment y figurer la fusion de trois instances représentatives des salariés au sein des entreprises, le principe d'un plafond des indemnités accordées aux salariés en cas de licenciement abusif, le recours à des contrats de travail qui permettent de licencier à la fin d'une mission...

Les députés de gauche se sont montrés hostiles au texte, sur la forme, la procédure des ordonnances "escamotant le débat parlementaire", comme sur le fond, le projet étant synonyme pour eux de reculs sociaux.
Les ordonnances devraient entrer en vigueur vers la fin du mois de septembre. Elles devront faire l'objet d'un projet de loi de ratification, déposé au Parlement au plus tard trois mois après, ce qui leur permettra d'être pérennisées en ayant force de loi.

La réforme du marché du travail était une promesse phare du candidat Macron, visant à accorder plus de flexibilité à l'entreprise et, pour ses promoteurs, encourager l'emploi.

https://www.lorientlejour.com/article/1065256/france-la-reforme-du-droit-du-travail-progresse-au-parlement.html

Alter Info l'Information Alternative

Des centaines de Saoudiens fuient des affrontements dans l’Est

Des centaines de Saoudiens fuient des affrontements dans l'Est











Plusieurs centaines de personnes ont fui une ville de l'est de l'Arabie saoudite où des affrontements opposent les forces de sécurité à des combattants chiites, rapportent mardi des médias et des militants saoudiens.

Les combats se sont intensifiés ces derniers jours à Awamiya, où la situation sécuritaire s'est dégradée depuis le mois de mai.

Sept personnes au moins, dont deux policiers, ont été tués ces derniers jours.

D'après le quotidien Al-Hayat, l'administration locale a pris en charge des habitants demandant de l'aide pour pouvoir fuir les combats.

Des militants ont accusé pour leur part les forces de sécurité d'aggraver la situation et de contraindre des centaines de civils à la fuite en tirant au hasard sur des maisons et des voitures, ce que les autorités saoudiennes démentent.

Le secteur concerné, dans la province pétrolifère de Qatif, concentre un grand nombre de membres de la minorité chiite du royaume majoritairement sunnite. Il est le théâtre de troubles et de violences occasionnelles visant les forces de sécurité depuis les manifestations du "Printemps arabe", en 2011.

https://www.lorientlejour.com/article/1065253/des-centaines-de-saoudiens-fuient-des-affrontements-dans-lest.html

Alter Info l'Information Alternative

Le soutien des Européens au G5 Sahel « va se renforcer » (ministre allemande)

Le soutien des Européens au G5 Sahel











Le soutien de la France et de l'Allemagne à la création par les pays du G5 Sahel d'une force anti-jihadiste conjointe va augmenter et bénéficier d'autres contributions européennes, a assuré mardi à Bamako la ministre allemande de la Défense, Ursula Von Der Leyen.

"Nous avons échangé sur les projets du G5 Sahel (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso, Mauritanie), surtout sur l'initiative franco-allemande de soutenir la force conjointe du G5 Sahel et d'améliorer la formation des troupes de cette force", a déclaré à la presse Mme Von Der Leyen à l'issue d'un entretien avec le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta.
"Cette initiative franco-allemande va se renforcer et faire en sorte que d'autres pays européens nous rejoignent dans notre soutien au G5 Sahel", a ajouté la ministre allemande, qui a également rencontré le chef de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif.

Cette visite intervient six jours après la mort de deux Casques bleus allemands dans un accident d'hélicoptère lors d'une mission d'observation des combats dans le nord du Mali entre groupes armés, pourtant signataires de l'accord de paix de 2015.

Les corps de ce ces deux militaires ont été rapatriés samedi après une cérémonie à l'aéroport de Bamako au cours de laquelle ils ont été décorés à titre posthume par le président malien et par les Nations unies.
Mme Von Der Leyen avait auparavant effectué une visite conjointe au Niger avec la ministre française des Armées, Florence Parly, qui achevait mardi une mini-tournée au Sahel, entamée au Tchad dimanche.
Dans la matinée, Mme Parly s'est rendue à Gao, pour rencontrer les soldats déployés dans cette ville du nord du Mali au sein de l'opération française Barkhane.

Les dirigeants du G5 Sahel, aiguillonnés par le président français Emmanuel Macron, ont acté le 2 juillet à Bamako la constitution de cette force antijihadiste régionale et débloqué des fonds pour commencer ses opérations en octobre.

Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences jihadistes, le G5 a réactivé en février à Bamako ce projet de force conjointe, initialement lancé en novembre 2015.

https://www.lorientlejour.com/article/1065257/le-soutien-des-europeens-au-g5-sahel-va-se-renforcer-ministre-allemande.html

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Pékin dévoile un plan pour résoudre le conflit palestino-israélien

Pékin dévoile un plan pour résoudre le conflit palestino-israélien











La Chine, qui souhaite davantage s’imposer comme un médiateur de confiance entre les Palestiniens et les Israéliens, a révélé lundi un nouveau plan composé de quatre points, visant à mettre fin au conflit et à établir un Etat palestinien, ont rapporté lundi les médias chinois.
L’envoyé chinois aux Nations Unies, Liu Jieyi, a urgé lundi les Etats membres à soutenir la proposition du président Xi Jingping qui réclame avant tout de faire progresser la solution à deux Etats selon les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale d’un futur Etat palestinien.
Selon la même source, les Chinois soutiennent en deuxième point la reprise des pourparlers de paix ainsi que l’adoption par les deux parties du "concept de sécurité durable basé sur la compréhension et la coopération commune", incluant l’arrêt immédiat des constructions israéliennes en Cisjordanie et exhortent à l'arrêt des violences contre les civils.
Liu Jieyi a également appelé à des efforts internationaux afin de promouvoir des mesures de paix qui impliqueraient la coparticipation de pays dans les pourparlers. Enfin, les Chinois soutiennent vivement le "développement et la coopération" entre les Palestiniens et l'Etat d'occupation.
Au début du mois, Pékin avait déjà réaffirmé son souhait de participer en tant qu’intermédiaire dans les pourparlers de paix, souhaitant accueillir un des deux belligérants au cours de l’année. Le président Xi Jinping s'était dit engagé à contribuer sans cesse à la paix au Proche-Orient.
Lors d'une rencontre en mi-juillet avec le président de l'AP, Mahmoud Abbas, le président chinois avait déjà affiché le soutien de Pékin à une solution à deux Etats, avec un Etat palestinien indépendant et pleinement souverain dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale".
Le président chinois a qualifié les Palestiniens de vrais bons amis, partenaires et frères" de la Chine, affirmant que son pays "soutiendrait inébranlablement les relations bilatérales chino-palestiniennes et ferait aller de l'avant le processus de paix au Proche-Orient".

https://french.palinfo.com/32569
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La spéculation sur les matières premières, cause mondiale de la famine

Le 22 février 2017, Antonio Guterres, le nouveau secrétaire général de l’ONU, alertait le monde concernant la famine sévissant dans plusieurs pays du Sahel, de la corne de l’Afrique et au Yémen. Certains membres de l’Organisation parlent de la « plus grave crise alimentaire depuis la création de l’ONU ».
La spéculation sur les matières premières, cause mondiale de la famine
Sur un ton compassionnel, la famine est généralement présentée par les médias et les institutions internationales comme un phénomène naturel, irrémédiable, contre lequel la « communauté internationale » investit tous les moyens en son pouvoir. Cette narration ne permet que rarement d’aborder les éléments pouvant expliquer réellement pourquoi, à l’ère de la circulation accélérée des individus, des informations, des ressources et des biens de consommation, des millions d’êtres humains sont décimés par la faim et la soif. Le rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, le soulignait dans un entretien pour le quotidien espagnol El Pais : « La faim est un problème politique. C’est une question de justice sociale et de politiques de redistribution » .
La spéculation sur les matières premières, cause mondiale de la famine

Depuis les initiatives politiques de dérégulation financière des années 1980, les matières premières sont accessibles aux banques et aux fonds d’investissement. A la fin de la guerre froide, en 1991, la banque Goldman Sachs, alors sous la direction de Gary Cohn, devenu depuis directeur du conseil économique national de l’administration Trump, crée le GSCI, « Goldman Sachs Commodity Index » : un produit dérivé synthétisant en une formule mathématique complexe l’indice de la valeur boursière de 24 matières premières parmi lesquelles le café, le bétail, le maïs, les porcs, le soja et le blé, mais également les métaux précieux, le pétrole et le gaz.
Les spéculateurs responsables de la volatilité des prix des denrées alimentaires

Au XIX° siècle aux États-Unis, des « contrats à terme » ont été créés afin de permettre aux agriculteurs et aux acheteurs de blé de s’appuyer sur un accord de base pour négocier le prix des céréales. Malgré la volatilité propre aux conditions de vente de ces produits – contingences du transport, du climat … – les contrats à terme permettaient une stabilité relative des prix. Cette stabilité était possible parce que tous les agents de la transaction étaient des acteurs matériels du marché des céréales. Même les multinationales comme Nestlé, Pizza Hut ou McDonalds ont matériellement besoin d’acheter et de vendre des céréales pour alimenter leurs affaires. Elles prennent de vrais risques en achetant et en vendant ces produits qui sont la base de leur commerce. C’est pourquoi on les appelle des bona fide hedgers, autrement dit, et il faut goûter toute l’ironie de cette appellation, des « spéculateurs de bonne foi » .

Nous l’avons dit, ces agents spéculateurs de multinationales dont le business est en relation directe avec le cours des céréales prennent des risques pour leurs propres affaires en investissant dans ces denrées pourtant nécessaires à leur production. Or, la gestion de risque, c’est la spécialité de purs spéculateurs tels que Goldman Sachs, dont les bénéfices n’ont aucun rapport avec la gestion matérielle des denrées sur lesquelles ils spéculent. Lorsque les bona fide hedgers se sont mis à confier la gestion de ces risques aux spéculateurs sans lien avec la réalité de l’industrie agro-alimentaire, ils leur ont permis de transformer notre pain quotidien en pur produit spéculatif.

La spéculation sur les matières premières, cause mondiale de la famine
Entre 1998 et 1999, la CFTC (Commodity Futures Trading Commission), l’agence chargée de la réglementation des bourses de commerce aux États-Unis, a pris la décision d’ouvrir les marchés à terme aux opérateurs extérieurs, c’est-à-dire à tous les fonds spéculatifs. Cette décision fut le fruit d’une confrontation au sein de l’administration Clinton entre d’un côté Brooksley E. Born, alors à la tête du CFTC et réticente vis-à-vis de cette dérégulation, et de l’autre Alan Greenspan, président de la réserve fédérale, Robert Rubin, alors secrétaire au trésor et ancien coprésident de Goldman Sachs, et Larry Summers, successeur de Rubin au trésor et membre du comité directeur du groupe Bilderberg. Born perdit ce bras de fer. Cette dérégulation déstabilisa complètement le fragile équilibre des contrats à terme, accentuant tragiquement la volatilité des prix des denrées alimentaires. Il s’échangerait chaque année désormais à la bourse de Chicago près de 46 fois la production mondiale de blé. Les denrées alimentaires sont devenues des valeurs boursières refuges, sur lesquelles se ruent les fonds spéculatifs en cas d’éclatement d’une bulle financière. Ainsi, lors de la crise de 2007-2008 en partie causée par la pression exercée par Greenspan, Rubin et Summers sur le CFTC une décennie plus tôt, les fonds spéculatifs ont investi des milliards de dollars dans les matières premières à une période de raréfaction des récoltes, précipitant des millions d’individus dans la famine et menant aux déstabilisations politiques connues sous le nom d’émeutes de la faim.
Larry Summers, la folie ultralibérale au service de l’asservissement des peuples

Pour bien saisir en quoi les idéaux ultra libéraux de ces individus ont un impact direct sur le sort des peuples, et quel est le degré de mépris de ces dérégulateurs professionnels pour la vie humaine, il faut se rappeler les propos de Larry Summers, et se souvenir que cet individu fut membre du comité directeur du groupe Bilderberg, économiste en chef de la banque mondiale (1991-1993), chef du conseil économique national de l’administration Obama (2009-2010), président de l’université de Harvard :

« Les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico […] Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays les moins avancés […] et se préoccuper davantage d’un facteur aggravant les risques d’un cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez vieux pour avoir cette maladie, que dans un autre pays où deux cents enfants sur mille meurent avant d’avoir l’âge de cinq ans. […] Le calcul du coût d’une pollution dangereuse pour la santé dépend des profits absorbés par l’accroissement de la morbidité et de la mortalité. De ce point de vue, une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où ce coût est le plus faible, autrement dit où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable ».

cité par The Economist, 08.02.92, The Financial Times, 10.02.92, reproduit dans Courrier International, n°68, 20.02.92 et dans Le Monde, 19.05.92.

Summers a également déclaré :

« il vaut mieux que les enfants asiatiques travaillent dans les usines textiles plutôt qu’ils se prostituent »

Cité par Les Echos, 25 novembre 2008, p.38

Voilà donc les deux perspectives d’avenir que le capitalisme financier propose à la jeunesse des contrées dans lesquelles il entend imposer sa vision du progrès et de l’« ouverture » économique et morale : esclavage industriel ou prostitution. Comme si ces deux propositions ne connaissaient pas d’alternative …

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Des cordons bleus et des blagues de slip : les internautes commentent le contenu des «Macronleaks»

Il faut du temps aux internautes pour éplucher les 21 075 courriels de l’équipe d'Emmanuel Macron publiés par le site Wikileaks le 31 juillet et qui auraient été formellement authentifiés. Depuis cette date, les enquêteurs improvisés se sont attelés à la tâche et cherchent d'éventuelles «révélations». Et le moins que l'on puisse dire, c'est que leur enquête s'articule sur de multiples facettes. Morceaux choisis.

Des cordons bleus et de la litière pour chat   

Parmi ces emails, dont l'authenticité n'est pas garantie, beaucoup concernent les notes de frais de membres de l'équipe de campagne. Des internautes se sont ainsi amusés à éplucher le détail des denrées auxquelles auraient dû recourir les marcheurs comme ici par une recherche avec le mot-clé «cordon bleu», un plat associé au candidat Macron par un documentaire réalisé pendant la campagne et diffusé juste après son élection. 

Une «enquête» dont la pertinence est critiquée par certains. 

D'autres internautes ont publié des listes assez précises des courses des membres de l'équipe. Ici, on peut voir des achats de flammekueches et de la litière pour chat. 

Blagues de slip entre collègues

Un échange cocasse entre deux membres de l'équipe de campagne semble illustrer les efforts qu'ont dû déployer les marcheurs dans certaines circonstances. 

Si le Pierre Person de cette discussion est le marcheur devenu député de Paris, il n’est pas certain qu'il apprécie la fuite de cette confidence pour le moins imagée. 

D'autres informations sont ironiquement jugées «scandaleuses» comme ici une instruction qui aurait été envoyée au député Alain Tourret et qui relance un débat acharné : doit-on dire pain au chocolat ou chocolatine ? L'email divulgé nous montre la ligne d'En marche! sur le sujet.

D'autres encore déplorent les fautes d'orthographe des membres d'En Marche! dans leurs discussions.

Pour l'instant, l'examen de ces emails n'a pas engendré de «scandale» ni de révélation importante. Le 5 mai dernier, WikiLeaks avait publié 71 848 courriels censés être issus des communications des membres d'En Marche! pendant la campagne présidentielle. Le 31 juillet, WikiLeaks a publié 21 075 de ces courriels, après les avoir authentifiés cette fois-ci. De son côté le parti La République en marche (LREM) a diffusé un communiqué mettant en garde contre cette nouvelle publication. Selon le parti, ces courriels sont  «les mêmes que ceux issus de l’opération de piratage organisée le 5 mai» et comportent de «nombreux faux s'ajoutant aux documents authentiques». Le parti de la majorité présidentielle a par ailleurs fait savoir qu'il allait avertir le procureur de la République de cette nouvelle publication. 

Lire aussi : Chef de la cybersécurité française : aucune trace d'un hacking russe de la campagne de Macron

Une fausse page web d’Al Jazeera fait croire que l’Arabie saoudite soudoie des médias russes

Une fausse page internet, prétendant être celle de la chaîne qatarie Al Jazeera, a diffusé la fausse information selon laquelle 600 millions de roubles (plus de 9 millions d'euros) avaient été versés aux journalistes de RT et aux agences de presse russes RIA Novosti et TASS par l'Arabie saoudite. L'ambassadeur du Qatar en Russie, mentionné dans cette «fake news» y affirmait que l'Arabie saoudite soudoyait les médias russes «qui ne publiaient [en échange] aucun article dépeignant le royaume d'une manière négative».

Le site web était extrêmement convaincant, tellement qu'il a poussé la mission diplomatique du Qatar à Moscou à démentir ces informations, tout comme les responsables d'Al Jazeera. 

«L'ambassade du Qatar en Russie réfute l'information apparue sur un blog russe le 31 juillet, concernant une "déclaration" qui aurait été prononcée par l'ambassadeur du Qatar en Russie [...] et qui aurait été publiée sur le site internet de la chaîne Al Jazeera», a clarifié l'ambassade de l'émirat dans un communiqué. 

Al Jazeera a affirmé qu'«il ne s'agissait pas de la première fois» que ce genre de fausses informations était publié sous son nom. 

«Il s'agit d'un faux très convaincant, dont l'objectif est de créer un conflit entre Al Jazeera et les médias russes, ainsi qu'entre les médias russes et le Qatar à propos de la crise du Golfe, que les médias en Russie ont couverte de manière professionnelle et objective», a dénoncé Yaser Abuhilala, directeur général de Al Jazeera News, en s'adressant aux journalistes de RIA Novosti.

Ce dernier a ajouté que la position russe vis-à-vis des sanctions décrétées contre le Qatar par l'Arabie saoudite et plusieurs autres pays du Golfe depuis le 5 juin au motif que l'émirat soutenait le terrorisme avait été «équilibrée» et avait «aidé le Qatar à obtenir un peu de justice». Il a aussi accusé les Emirats arabes unis d'avoir piraté l'agence de presse qatarie QNA, déclenchant, selon lui, la crise dans le Golfe. 

Cette attaque informatique aurait joué un rôle important dans le déclenchement de la crise diplomatique dont le Qatar souffre aujourd'hui. Il se serait agi d'introduire de fausses déclarations fallacieusement attribuées à l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, à l'antenne de la chaîne qatarie et sur ses réseaux sociaux.

Lire aussi : OMC : le Qatar porte plainte contre le blocus imposé par ses voisins

L’establishment US contre le reste du monde

La classe dirigeante états-unienne s’estime menacée par les changements internationaux impulsés par le président Trump. Elle vient de se coaliser pour le placer sous la tutelle du Congrès. Dans une loi votée à la quasi-unanimité, elle a instauré des sanctions contre la Corée du Nord, l’Iran et la Russie et a cassé les investissements de l’Union européenne et de la Chine. Il s’agit pour elle de stopper la politique de coopération et de développement du président et de revenir à la doctrine Wolfowitz de confrontation et de suzeraineté.
L’establishment US contre le reste du monde
C’est un scandale sans précédent. Le secrétaire général de la Maison-Blanche, Reince Priebus, faisait partie du complot chargé de déstabiliser le président Trump et de préparer sa destitution. Il alimentait les fuites quotidiennes qui perturbent la vie politique états-unienne, notamment celles sur la prétendue collusion entre l’équipe Trump et le Kremlin [1]. En le renvoyant, le président Trump est entré en conflit avec l’establishment du Parti républicain, dont Priebus est l’ancien président.

Observons au passage qu’aucune de ces fuites sur les agendas et les contacts des uns et des autres n’a apporté la moindre preuve des allégations avancées.

La réorganisation de l’équipe Trump qui s’en est suivie s’est faite exclusivement au détriment de personnalités républicaines et au profit des militaires opposés à la tutelle de l’État profond. L’alliance qui avait été conclue contre mauvaise fortune bon cœur par le Parti républicain avec Donald Trump lors de la convention d’investiture, le 21 juillet 2016, est morte. On se retrouve donc avec l’équation de départ : d’un côté le président outsider de « l’Amérique profonde », de l’autre, toute la classe dirigeante de Washington soutenue par l’État profond (c’est-à-dire par la partie de l’administration chargée de la continuité de l’État au delà des alternances politiques).

À l’évidence cette coalition est soutenue par le Royaume-Uni et Israël.

Ce qui devait arriver arriva : les leaders démocrates et républicains se sont entendus pour contrecarrer la politique étrangère du président Trump et préserver leurs avantages impériaux.

Pour ce faire, ils ont adopté au Congrès une loi de 70 pages instaurant officiellement des sanctions contre la Corée du Nord, contre l’Iran et contre la Russie [2]. Ce texte impose unilatéralement à tous les autres États du monde de respecter ces interdictions commerciales. Ces sanctions s’appliquent donc tout autant à l’Union européenne et à la Chine qu’aux États officiellement ciblés.

Seuls cinq parlementaires se sont désolidarisés de cette coalition et ont voté contre cette loi : les représentants Justin Amash, Tom Massie et Jimmy Duncan, et les sénateurs Rand Paul et Bernie Sanders.

Des dispositions de cette loi interdisent plus ou moins à l’Exécutif d’assouplir ces interdictions commerciales, sous quelque forme que ce soit. Donald Trump est théoriquement pieds et poings liés. Certes, il pourrait opposer son veto, mais selon la Constitution, il suffirait au Congrès de revoter le texte dans les mêmes termes pour pouvoir l’imposer au président. Celui-ci le signera donc sans s’imposer le camouflet d’être mis au pas par le Congrès. Dans les prochains jours va débuter une guerre inédite.

Les partis politiques US entendent casser la « doctrine Trump » selon laquelle les États-Unis doivent se développer plus vite que les autres pour conserver le leadership mondial. Ils entendent au contraire rétablir la « doctrine Wolfowitz » de 1992, selon laquelle Washington doit conserver son avance sur le reste du monde en ralentissant le développement de tout compétiteur potentiel [3].

Paul Wolfowitz est un trotskiste qui s’était mis au service du président républicain Bush père pour lutter contre la Russie. Il devint secrétaire adjoint à la Défense, dix ans plus tard, sous Bush fils, puis président de la Banque mondiale. L’année dernière, il apporta son soutien à la démocrate Hillary Clinton. En 1992, il avait écrit que le plus dangereux compétiteur des États-Unis était l’Union européenne et que Washington devait la détruire politiquement, voire économiquement.

La loi remet en cause tout ce que Donald Trump a accompli durant les six derniers mois, notamment la lutte contre les Frères musulmans et leur organisations jihadistes, la préparation de l’indépendance du Donbass (Malorossiya), et le rétablissement de la route de la soie.

En première rétorsion, la Russie a demandé à Washington de réduire le personnel de son ambassade à Moscou au niveau de celui de sa propre ambassade à Washington, c’est-à-dire à 455 personnes, expulsant 755 diplomates. De la sorte, Moscou entend rappeler que s’il a interféré dans la politique US, c’est sans commune mesure avec l’importance de l’ingérence US dans sa propre vie politique.

À ce propos, ce n’est que le 27 février dernier que le ministre de la Défense, Sergeï Choïgou annonçait à la Douma que les Armées russes sont désormais capables elles aussi d’organiser des « révolutions colorées », avec 28 ans de retard sur les États-Unis.

Les Européens réalisent avec stupeur que leurs amis de Washington (les démocrates Obama et Clinton, les républicains McCain et McConnell) viennent de stopper net tout espoir de croissance dans l’Union. Le choc est certainement rude, pourtant ils n’ont toujours pas admis que le prétendument « imprévisible » Donald Trump est en réalité leur meilleur allié. Complètement sonnés par ce vote, survenu pendant leurs vacances d’été, les Européens se sont mis en mode attente.

Sauf réaction immédiate, les sociétés qui ont investi dans la solution de la Commission européenne à l’approvisionnement énergétique de l’Union sont ruinées. Wintershall, E.ON Ruhrgas, N. V. Nederlandse Gasunie, et Engie (ex-GDF Suez) se sont engagées dans le doublement du gazoduc North Stream, désormais interdit par le Congrès. Ils perdent non seulement le droit de concourir à des appels d’offres US, mais tous leurs avoirs aux États-Unis. Ils sont interdits d’accès aux banques internationales et ne peuvent poursuivre leurs activités hors de l’Union.

Pour le moment, seul le gouvernement allemand a exprimé son désarroi. On ignore s’il parviendra à convaincre ses partenaires européens et à dresser l’Union contre son suzerain US. Jamais une telle crise n’est survenue et par conséquent il n’existe aucun élément de référence pour anticiper la suite des événements. Il est probable que certains États membres de l’Union défendront les intérêts US, tels que pensés par le Congrès, contre leurs partenaires européens.

Les États-Unis, comme tout État, peuvent interdire à leurs sociétés de commercer avec des États étrangers et à des sociétés étrangères de commercer avec eux. Mais, selon la Charte des Nations Unies, ils ne peuvent imposer leurs propres choix en la matière à leurs alliés et partenaires. C’est pourtant ce qu’ils ont fait depuis leurs sanctions contre Cuba. À l’époque, sous l’impulsion de Fidel Castro —qui n’était pas communiste—, le Gouvernement cubain avait lancé une réforme agraire à laquelle Washington entendait s’opposer [4]. Les membres de l’Otan, qui n’avaient que faire de cette petite île des Caraïbes, suivirent donc le mouvement. Progressivement, l’Occident, imbu de lui-même, a considéré comme normal d’affamer les États qui résistaient à leur puissant suzerain. Voici que pour la première fois, l’Union européenne est touchée par le système qu’elle a aidé à mettre en place.

Plus que jamais, le conflit Trump/Establishment prend une forme culturelle. Il oppose les descendants des immigrés à la recherche du « rêve américain » à ceux des puritains du Mayflower [5]. D’où, par exemple, la dénonciation par la presse internationale du langage vulgaire du nouveau responsable de la communication de la Maison-Blanche, Anthony Scaramucci. Jusqu’ici Hollywood s’accommodait parfaitement des manières des hommes d’affaire new-yorkais, mais soudainement ce langage de charretier est présenté comme incompatible avec l’exercice du Pouvoir. Seul le président Richard Nixon s’exprimait ainsi. Il fut contraint à la démission par le FBI qui organisa le scandale du Watergate contre lui. Pourtant chacun s’accorde à reconnaître qu’il fut un grand président, mettant fin à la guerre du Vietnam et rééquilibrant les relations internationales avec la Chine populaire face à l’URSS. Il est étonnant de voir la presse de la vieille Europe reprendre l’argument puritain, religieux, contre le vocabulaire de Scaramucci pour juger de la compétence politique de l’équipe Trump ; et le président Trump lui-même le renvoyer à peine nommé.

Derrière ce qui peut apparaître n’être qu’une lutte de clans se joue l’avenir du monde. Soit des relations de confrontation et de domination, soit de coopération et de développement.




[1] “State Secrets : How an Avalanche of Media Leaks is Harming National Security”, Senate Homeland Security and Governmental Affairs Committee, July 6, 2017.

[2] H.R.3364 - Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act

[3] « US Strategy Plan Calls For Insuring No Rivals Develop », Patrick E. Tyler, New York Times, March 8, 1992. Le quotidien publie également de larges extraits du rapport secret de Wolfowitz en page 14 : « Excerpts from Pentagon’s Plan : "Prevent the Re-Emergence of a New Rival" ». Des informations supplémentaires sont apportées dans « Keeping the US First, Pentagon Would preclude a Rival Superpower » Barton Gellman, The Washington Post, March 11, 1992.

[4] « El robo más largo de la historia cometido por un país contra otro », por Jorge Wejebe Cobo, Agencia Cubana de Noticias , Red Voltaire , 19 de julio de 2017.

[5] « Les États-Unis vont-ils se réformer ou se déchirer ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 octobre 2016.

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Bras de fer diplomatique : les Etats-Unis ont évacué leur résidence à Moscou

Dans la matinée du 1er août, les agences russes ont annoncé que les camions américains étaient arrivés à Serebriany Bor, dans l’ouest de Moscou. C’est là que se trouve la résidence diplomatique des Etats-Unis, dont l’utilisation a été suspendue par la Russie dans le cadre des mesures annoncées le 28 juillet.

Les camions américains ont quitté le territoire de la résidence peu avant midi en emportant des biens mobiliers américains, d’après l’agence TASS.

Le délai d’évacuation du bâtiment de Serebriany Bor a été fixé par le ministère russe des Affaires étrangères au 1er août à midi. Mais dès le 28 juillet les équipes de télévisions assiégeaient le bâtiment pour tenter de filmer les préparatifs de départ du côté américain. Pourtant, ce n’est que le tout dernier jour qu'un mouvement a été aperçu dans la résidence.

Moscou nie avoir fermé les propriétés diplomatiques des diplomates américains avant la date limite

Le 31 juillet, Maria Olson, la porte-parole de la mission diplomatique des Etats-Unis en Russie, a indiqué aux agences RIA Novosti et Reuters que ses diplomates s'étaient vu refuser l’accès à leur résidence de Serebriany Bor, une zone naturelle protégée. D’après Olson, ils ne sont pas parvenus à accéder à la propriété depuis le 30 juillet, malgré le délai officiel fixé au 1er août.

Selon un représentant anonyme de la diplomatie russe cité par RIA Novosti, la partie américaine n’a pas respecté une simple procédure administrative. La résidence de la mission des Etats-Unis «se trouve à Serebriany Bor, zone protégée où les camions [et autres véhicules] n'ont pas d'accès libre», a expliqué la source de l’agence. «En même temps, les diplomates américains n’ont pas daigné informer à l'avance de leur intention d'envoyer trois gros camions le Département de protection environnementale de Moscou, auprès duquel ils renouvelaient d’ailleurs régulièrement les permis d’accès pour leurs véhicules», a-t-elle souligné.

Le ministère russe des Affaires étrangères a pourtant tenté de résoudre le conflit et a fait en sorte que les autorisations d’accès pour les camions soient accordés selon une procédure accélérée, a raconté le responsable du ministère. Le 31 juillet, les camions des Etats-Unis étaient donc attendus par le service de sécurité de Serebriany Bor qui était prêt à remettre aux diplomates leurs autorisations, mais «sur un ordre qui leur est parvenu, ils ont fait demi-tour et sont partis», d’après la même source.

«Nous voyons des accusations de la part de l’ambassade des Etats-Unis selon lesquelles l’accès à sa résidence a été bloqué avant la date butoir, comme une provocation délibérée», a conclu le diplomate.

Le 28 juillet, Moscou a annoncé une réduction du personnel diplomatique américain dans le pays de 755 personnes et la suspension de l’utilisation par l’ambassade américaine de la résidence diplomatique de Serebriany Bor et d’un entrepôt dans le sud de Moscou. Cette mesure a été prise après le vote du Sénat américain du 27 juillet approuvant les nouvelles sanctions contre la Russie, l’Iran et la Corée du Nord, et fait écho à celle qui avait décidée par les Etats-Unis à la fin de 2016. L’administration Obama avait alors expulsé 35 diplomates russes et fermé deux représentations diplomatiques russes dans le cadre de sanctions contre la Russie justifiées par sa prétendue ingérence dans la présidentielle américaine. Moscou avait choisi alors de ne pas répondre à cette «mesure inamicale» de Washington.

Les graves erreurs de Macron et ses conséquences

Depuis le 14 juillet dernier, fête nationale française, nous avons assisté à l’étalage des erreurs du nouveau venu à l’Elysée. Il est évident que les « qualités » d’Emmanuel Macron ne sont pas à la hauteur de sa tâche actuelle. Un bon gestionnaire de capitaux, même formé à l’ENA et directement exporté de la banque Rothschild, ne peut pas être automatiquement un leader politique efficace, ni un chef d’Etat à la hauteur et encore moins un chef des Armées compétent!
Les graves erreurs de Macron et ses conséquences
Or, ce nouveau venu à l’Elysée s’est risqué à borner le militaire au rôle d’exécutant ! Grave erreur, faite sur cette loi d’équilibre qui avait été trouvée dans la République Française à la faveur de sa riche histoire. L’Armée Française n’a jamais été un simple exécutant des volontés contradictoires des politiques, mais un partenaire des décisions politiques de la France. C’est tout autre chose et c’est à cette condition là que nous n’avons plus été concernés, en France, par les coups d’Etats, ni putschs militaires intempestifs, ni pressions d’un complexe « militaro industriel »… De plus, Macron n’a pas réalisé qu’il prenait le risque d’une désarticulation complète de notre système de défense basé sur la dissuasion nucléaire. Sans la cohésion des militaires avec les politiques au pouvoir, la France est en danger immédiat sur tous les plans, y compris sur le plan économique!

Le gestionnaire Macron s’est retrouvé piégé par les effets négatifs des aventures guerrières de Hollande qui s’est engagé tête baissée dans des dépenses pharaoniques militaires pour se montrer bon et fidèle serviteur de l’Empire prédateur en chef des nations. Toutes ces guerres en Afrique, en Syrie (par le financement, l’encadrement, le ravitaillement des criminels de Daech, qui « faisaient du bon boulot » disait Fabius)… ont été financées à tort et à travers, de manière complétement inadéquate.

Ces engagements insensés et dispendieux de la France servant de suppléance aux USA pour que ces derniers puissent encore mieux abuser le monde et les Français eux-mêmes au passage, ne sont pas abandonnés par Macron. Au contraire, il persiste et signe, tout en se permettant de réprimander publiquement la réaction de bon sens et de responsabilité du général de Villiers qui a vu dans la manière de faire de Macron, une trahison concernant le rôle et la place que tenait l’Armée dans les décisions prises sur la politique extérieure et intérieure de la France. En ne cherchant caractériellement qu’à afficher son autorité, le petit Macron, chef des Armées, n’ayant jamais fait de service militaire, ne pouvait que choquer profondément les militaires.

Les conséquences vont donc s’enchaîner les unes après les autres. On va assister à un cafouillage inédit sur les bancs de l’Assemblée Nationale, au spectacle d’une débâcle due à l’amateurisme de la « majorité présidentielle » et à son incompétence avérée. Face à tous ces députés inexpérimentés, affichant déjà les symptômes de leur chaotique dispersion, le Sénat est parti à l’assaut des initiatives pour sauver l’image de la France d’une dérision annoncée. Avec un rapport, adopté à la quasi-unanimité, le Sénat a plaidé pour une nouvelle loi de programmation militaire qui sera votée dès cet automne, mais qui est un camouflet direct fait au nouveau monarque absolu de cette cinquième République !

Ce qui se passe actuellement en France doit être replacé dans le contexte plus général de la mondialisation.

La toute première chose qu’il faut admettre, c’est que nous sommes les otages d’une réalité factice. Mais cette réalité factice est considérée justement par les défenseurs du système financier International, comme étant incontournable et « réaliste », « obligatoire », critère « d’objectivité pragmatique » et comme « impératif » de toute l’organisation des pays du bloc atlantiste… Il s’agit évidemment du système financier qui dépend encore des Etats-Unis et de la City, et de ses défenseurs comme Macron avec tous ceux qui le soutiennent.

Pourtant, il faut aussi admettre que l’Islande, l’Argentine, la Bolivie, l’Equateur et d’autres pays, en 2008, ont démontré la « facticité de la dette » et sa réalité parfaitement aléatoire. Le président Rafael Correa avait décrété que son pays allait supprimer 39% de la dette appartenant à des investisseurs étrangers, parce qu’il estimait, à juste titre, que cette dette était « illégitime, malhonnête et illégale ». Pour lui, les institutions financières détentrices des obligations d’État étaient en partie responsables du creusement de la dette équatorienne parce qu’elles spéculaient très ouvertement sur son dos.

Mais, c’est le cas précisément dans la quasi totalité des pays sous influence des USA: les investissements ne sont pas là pour le développement des pays mais pour leur pillage… Qui a le courage de voir et de dire cela en face, à part des Rafael Correa …?

En 2007, lors de la crise financière provoquée par les « Subprimes » américains, la Commission équatorienne, pour l’audit complet du crédit public (CAIC), estima que « la dette commerciale extérieure avait servi de mécanisme illégitime et illégal de pillage entre 1976 et 2006 », la dette passant de 16 millions de dollars en 1976 à 4,2 milliards en 2006, pour des raisons bien connues et analysées par la Commission, débusquant la spéculation abusive des investisseurs US, qui n’étaient présents dans ce pays, encore une fois, que pour son exploitation radicale et non pas pour son développement … Bref, un échantillon significatif de la prédation habituelle des USA sur le monde entier.

Aujourd’hui, et Macron le sait forcément, il y a une transformation des risques et une sorte de « migration » de ces risques hors du secteur bancaire.

En 2015, les spécialistes de la Finance Internationale disaient que le risque ayant été poussé hors de l’économie, il allait fatalement provoquer un cancer du système, une sorte d’excroissance anachronique qui allait provoquer une explosion métastatique de produits à nouveau hautement toxiques. Ils concluaient : « Il en est de même avec les mesures destinées à rendre le système financier plus sûr depuis la crise financière ». Nous savons, grâce à l’histoire, que les peuples sont à ce moment là plus exposés que jamais à la violence d’une déflagration de toute l’économie entraînant avec elle la ruine et donc les révoltes sanglantes…

Macron est un fervent partisan de l’ultra libéralisme mondialisé et « pragmatique », disait-il dans sa campagne : justement ce qui a entraîné tous les malheurs que nous connaissons depuis les accords de la Jamaïque en 1976, eux qui ont ouvert la boîte de Pandore de la prédation marchande.

Pour celui qui se penche attentivement sur la nature intrinsèque de l’ultra libéralisme, il découvre que cette idéologie sournoise est un fascisme authentique entraînant avec lui la logique inévitable de l’autoritarisme déjà visible dans les comportements d’un Macron accumulant les erreurs… Il va favoriser, avec sa bande, cette situation explosive, comptant sans doute sur les forces armées du 4ème Reich, l’OTAN, au service exclusif du « pragmatisme » matérialiste de l’Empire, éclipsant la défense autonome de la France ou la reléguant au rang de « troupes auxiliaires » des légions de l’Empire, pour les sales besognes de la répression des peuples Européens récalcitrants !

Qui peut sérieusement défendre la légitimité démocratique de Macron, lorsqu’on sait que le scrutin a été saucissonné par 90% des médias qui ont fait campagne pour ce client? Quelle est la pertinence d’un scrutin qui, dicté par le mot d’ordre du « vote utile », a forcé des millions d’électeurs à voter pour un candidat qui ne représentait pas leurs choix? Quelle est la légitimité d’un « candidat missionnaire » qui représentait 18% des électeurs inscrits au premier tour ?

Jean-Luc Mélenchon écrivait dans un texte récent que :

« Dans la quasi-totalité des pays démocratiques européens, c’est le résultat des élections législatives qui détermine la nomination du gouvernement. En France, c’est l’inverse ! On se retrouve ainsi avec des élections législatives auxquelles personne ne participe et des majorités parlementaires extravagantes, détenant 60% ou 70% des sièges en représentant 15% des électeurs inscrits. »

L’ensemble de ces observations nous dit ce qui est déjà hautement prévisible : c’est que Macron va se retrouver prochainement dans la situation difficile de « l’homme seul », parce qu’il n’a pas de légitimité. Compte tenu de ce qu’il nous a déjà montré de lui, il est fort probable qu’il va alors être tenté par l’autoritarisme qu’il a manifesté dans ses relations avec les journalistes, bien surpris par un tel retour de bâton aussi imprévu que déconcertant et aujourd’hui, dans ses relations avec les plus hautes autorités militaires qu’il veut dominer en affirmant son absolutisme souverain, les réduisant à de simples exécutants !

Le risque d’une dérive autoritaire de toute la gouvernance Macron, est une évidence désormais acquise et en particulier dès qu’elle va être forcément confrontée aux explosions sociales qui viennent et à la défiance inévitable de la « France périphérique», celle des humbles travailleurs qui vont être en réalité associés aux militaires dans un devoir de se serrer la ceinture pour le programme d’austérité fait sur mesure à leur intention. Les militaires, comme le peuple des travailleurs, n’ont ni l’opportunité ni le choix de placer leurs avoirs dans les paradis fiscaux ou dans les citadelles européennes attitrées de la complicité des riches ! Comme d’habitude, seule la masse des humbles avec ceux dont la mission est d’être au service du peuple, sont plus faciles à dominer par la manipulation et la peur, voire l’outil pratique du « terrorisme » ! Ce contingent principal du peuple est celui qui peut changer la donne, mais toujours en faveur de ceux qui servent le Capital pour le Capital …

La conséquence majeure de toutes ces erreurs, à commencer par celle de l’illégitimité, va plonger la France dans une crise de confiance, déjà présente chez les militaires et depuis longtemps formatée dans le mental citoyen, crise qui aura forcément des répercutions sur toute l’Union Européenne. L’Italie est déjà fâchée avec Macron. Elle lui a vertement rappelé qu’elle n’était « pas une colonie de la France » ! Les conceptions de Macron sont authentiquement néo colonialistes, en effet. La crise ira en s’aggravant avec de telles conceptions alignées sur l’idéologie du Nouvel Ordre Mondial et en particulier sur la question essentielle de la défense, face au prédateur OTAN qui fourgue la haine et le sang dans une Ukraine destinée à être le détonateur de l’embrasement généralisé pour le dressage des peuples européens jugés trop « insoumis » et dans la foulée, leur exploitation tranquille par les nouveaux « plans Marshal » appelés aujourd’hui TAFTA ou TTIP ou CETA …

Macron n’est pas « Jeanne d’Arc » venant sauver la France ou un « Général de Gaulle » travaillant d’arrache-pied à sa libération, ni même le « Roland de Charlemagne à Roncevaux », il est un Ulysse des temps modernes fabriquant un « cheval de Troie » pour la fin de la souveraineté française…


Notes

A consulter : études universitaires

.Bulgarie Contre la dérive populiste, des « think tanks de gauche » La Vie des Idées numéro de mai/juin 2007 La Vie des Idées est rattachée à l’Institut du Monde Contemporain (Collège de France) et dirigée par Pierre Rosanvallon.(financement Henry Hermand)
.A propos de la NED, voir Ghilhot Nicolas, « Les professionnels de la démocratie : logiques savantes et logiques militantes dans le nouvel internationalisme américain », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 139, Septembre 2001, pp. 53-65.
.A propos de Jacques Attali son livre « Demain, qui gouvernera le monde ? », Fayard, 2011.

Jean-Yves Jézéquel, philosophe et psychanalyste, diplômé du troisième cycle en sciences humaines, est l’auteur d’une vingtaine d’essais en philosophie, spiritualité, religion, psychologie. Il publie également depuis 2014, une série d’analyses sur les grandes questions actuelles de société.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca
Copyright © Jean-Yves Jézéquel, Mondialisation.ca, 2017

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Macron-Libye : la Rothschild Connection

“Ce qui se passe aujourd’hui en Libye est en quelque sorte le noeud d’une déstabilisation à multiples visages” : a déclaré le président Macron en célébrant à l’Elysée l’accord qui “trace la feuille de route pour la paix et la réconciliation nationale”.
Macron-Libye : la Rothschild Connection
Macron attribue la situation chaotique du pays uniquement aux mouvements terroristes, lesquels “visent à profiter de la déstabilisation politique et de la manne économique et financière qui peut exister en Libye pour prospérer”. Pour cela -conclut-il- la France aide la Libye à bloquer les terroristes. Macron renverse, de cette façon, les faits. L’artisan de la déstabilisation de la Libye a précisément été la France, avec les Etats-Unis, l’Otan et les monarchies du Golfe.

En 2010, documente la Banque mondiale, la Libye enregistrait en Afrique les plus hauts indicateurs de développement humain, avec un revenu par habitant moyen-haut, l’accès universel à l’instruction primaire et secondaire et de 46% à l’enseignement supérieur. Environ 2 millions d’immigrés africains y trouvaient du travail. La Libye favorisait par ses investissements la formation d’organismes économiques indépendants de l’Union africaine.

USA et France -prouvent les emails d’Hillary Clinton- s’accordèrent pour bloquer le plan de Kadhafi de créer une monnaie africaine, en alternative au dollar et au franc Cfa (monnaie que la France impose à 14 de ses ex-colonies africaines). Ce fut Clinton -documente le New York Times– qui fit signer au président Obama “un document qui autorisait une opération secrète en Libye et la fourniture d’arabes aux rebelles”, y compris des groupes jusque là classifiés terroristes.

Peu après, en 2011, l’Otan sous commandement USA démolissait par la guerre (ouverte par la France) l’Etat libyen, en l’attaquant aussi de l’intérieur avec des forces spéciales. D’où le désastre social, qui fera plus de victimes que la guerre elle-même surtout chez les migrants.

Histoire que Macron connaît bien : de 2008 à 2012 il fait une fulgurante (autant que suspecte) carrière à la Banque Rothschild, l’empire financier qui contrôle les banques centrales de quasiment tous les pays du monde. En Libye, la Banque Rothschild débarque en 2011, tandis que la guerre est encore en cours. Les grandes banques étasuniennes et européennes effectuent en même temps la plus grande rapine du siècle, en confisquant 150 milliards de dollars de fonds souverains libyens. Dans ses quatre années de formation chez Rothschild, Macron est introduit dans le gotha de la finance mondiale, où se décident les grandes opérations comme celle de la démolition de l’Etat libyen. Il passe ensuite à la politique, faisant une fulgurante (autant que suspecte) carrière, d’abord comme vice-secrétaire général de l’Elysée, puis comme ministre de l’économie. En 2016 il crée en quelques mois son parti, En Marche !, un “instant party” soutenu et financé par de puissants groupes multinationaux, financiers et médiatiques, qui lui ouvrent la voie à la présidence. Derrière le protagonisme de Macron ne se trouvent donc pas seulement les intérêts nationaux français. Le butin à partager en Libye est énorme : les plus grandes réserves pétrolifères africaines et de grosses réserves de gaz naturel ; l’immense réserve d’eau fossile de la nappe nubienne, l’or blanc en perspective plus précieux que l’or noir ; et le territoire libyen lui-même de première importance géostratégique à l’intersection entre Méditerranée, Afrique et Moyen-Orient.

Il y a “le risque que la France exerce une forte hégémonie sur notre ex-colonie”, prévient Analisi Difesa, en soulignant l’importance de l’imminente expédition navale italienne en Libye. Un appel à l’”orgueil national” d’une Italie qui réclame sa part dans la partition néo-coloniale de son ex-colonie.


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Le nouveau plan “de paix” de Netanyahu est directement inspiré de l’apartheid d’Afrique du Sud

Benjamin Netanyahu propose que les citoyens palestiniens d’Israël soient déchus de leur citoyenneté dans le cadre d’un accord de “paix” qui les placeraient dans une future entité palestinienne.
Le nouveau plan “de paix” de Netanyahu est directement inspiré de l’apartheid d’Afrique du Sud
Le Premier Ministre israélien a récemment déclaré à des élus américains, selon un article paru dans Haaretz, que “les communautés arabes israéliennes pourraient être placées sous contrôle palestinien” dans le cadre d’un accord sur le statut final.

“En échange,” rapporte le journal basé à Tel-Aviv, “Israël annexerait des colonies de la Cisjordanie.”

Communément appelée “transfert,” cette proposition équivaudrait à un nettoyage ethnique. Ce n’est pas une idée nouvelle, mais le fait que Netanyahu l’aborde représente une étape supplémentaire pour le gouvernement israélien vers l’adoption formelle de pratiques considérées comme tabou par le passé par de nombreux Israéliens.

La zone que Netanyahu convoite – au moins dans un premier temps – est Wadi Ara, une région au Nord, incluant la principale ville, Umm al-Fahm.

Environ 1,5 millions de Palestiniens ont la citoyenneté en Israël. Ils sont les survivants et les descendants de la Nakba, le nettoyage ethnique sioniste de la grande majorité de la population palestinienne de ce qui devint l’état d’Israël, avant et après qu’il soit établi en 1948.

L’idée que cela serait un “échange” est clairement absurde car, pour commencer, rien de ce que Netanyahu propose d’échanger n’est à Israël : les colons de la Cisjordanie vivent sur une terre volée aux Palestiniens en violation du droit international.

En outre, les droits des citoyens palestiniens d’Israël – qui, dans le cadre d’une telle mesure seraient privés du droit à déterminer leur propre sort sur leur terre de naissance – ne sont pas des cadeaux d’Israël, établi chez eux avec force et violence à leurs dépends.

Les soi-disant échanges de populations nous rappelle à un passé sombre; ils furent pratiqués avant l’ère moderne, lorsqu’il était admis que les monarques traitent les populations comme leurs propriétés.

Mais la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et autres standards entérinés après les atrocités de la deuxième guerre mondiale, donnèrent des droits aux individus et rendirent illégaux le déplacement forcé et la destitution arbitraire de citoyenneté et de nationalité.

Mais comme je l’explique dans mon livre de 2014 La bataille pour la justice en Palestine, l’affirmation d’Israël au “droit d’exister en tant qu’état juif” ne peut être réalisé sans la violation massive et constante des principes les plus fondamentaux des droits humains, égalité et antiracisme.

Logique d’apartheid

On peut la voir en suivant la logique de la proposition de Netanyahu. Il parle du transfert comme faisant partie de l’accord pour un “ statut final ”.

Mais quel genre de “paix” Netanyahu envisage-t-il ? Dans sa première rencontre à la Maison Blanche avec le Président des Etats-Unis Donald Trump en février, le dirigeant israélien ne s’est engagé explicitement dans aucune sorte de “solution à deux états.”

Il insista, cependant, que dans tout accord, les Palestiniens devraient reconnaître qu’Israël est un “état juif” et qu’il “doit maintenir un contrôle sécuritaire prépondérant sur la totalité de la zone à l’Ouest du Jourdain. ”

Donc en additionnant tous ces éléments , le plan de Netanyahu consisterait à « prendre » les Palestiniens en Israël, qui possèdent actuellement des droits en tant que citoyens – quoique limités par la loi et inférieurs aux Juifs – et à les déplacer là où ils n’auraient aucun droit, tout comme le reste des Palestiniens sous occupation militaire israélienne perpétuelle.

En Mars, un remarquable rapport de l’ONU conclu qu’ “Israël a établi un régime d’apartheid qui domine l’ensemble du peuple palestinien.”

“ La mission de préserver Israël en tant qu’État juif a inspiré, voire contraint, Israël à poursuivre plusieurs politiques raciales générales,” explique le rapport. Ceci comprend “l’ingénierie démographique dans le but de constituer et de maintenir une majorité juive écrasante en Israël”.

La dernière proposition de Netanyahu correspond précisément à ce modèle, et par conséquent confirme une nouvelle fois qu’Israël pratique un régime d’apartheid.

Le rapport de l’ONU note également qu’alors qu’Israël maintient un système démocratique formel pour les citoyens de l’état, il interdit quiconque d’utiliser ce système pour défier l’organisation fondamentalement raciste du régime : “La loi israélienne interdit l’opposition palestinienne organisée à la domination juive, en la rendant illégale et même séditieuse.”

Netanyahu fermerait la porte à la simple menace que les citoyens palestiniens d’Israël utilisent leur vote pour défier cette domination en les dépouillant de leur citoyenneté.

Bantoustans

Le rapport de l’ONU, rapidement supprimé par le Secrétaire général de l’ONU à la demande de l’Amérique, souligne qu’il ne compare pas directement Israël à l’Afrique du Sud.

Il mesure plutôt Israël à la définition du crime d’apartheid dans le droit international, qui est inclue au statut fondateur de la Cour Pénale Internationale.

La proposition de Netanyahu suit pourtant de près le précédent créé par l’apartheid de l’Afrique du Sud.

Alors que le régime raciste était soumis à une pression accrue pour mettre fin à la suprématie blanche à la fin du 20ème siècle, il créa un système de “bantoustans” – théoriquement des états indépendants gouvernés par les Noirs.

Si les Noirs voulaient voter, le gouvernement d’apartheid les invitait à prendre la citoyenneté de l’un de ces bantoustans – bandes de terres pauvres, étendues à travers des régions isolées de l’Afrique du Sud.

Mais l’ “indépendance” de ces états – reconnus par aucun pays – était une complète imposture. Ils étaient des dictatures de pacotilles menées par des collaborateurs du régime raciste blanc.

Les bantoustans étaient un mécanisme qui servait à supprimer les Noirs physiquement – en les encourageant ou en les forçant à y migrer – et politiquement d’Afrique du Sud, sans leur donner de véritables droits.

Il est très difficile de trouver des différences avec ce que Netanyahu – qui a clairement déclaré son aversion envers le vote des citoyens palestiniens d’Israël – est en train de proposer.

Il existe cependant une différence clé : contrairement à l’Afrique du Sud dont les bantoustans rencontraient un rejet universel, nombreux sont ceux dans la soi-disant communauté internationale, dont Barack Obama quand il était président, qui ont adopté avec enthousiasme la conception raciste et ségrégationniste d’Israël avec le slogan “deux états pour deux peuples.”

Garantir la suprématie

L’idée de découpage racial des circonscriptions électorales a rencontré un certain succès auprès des plus fervents admirateurs d’Israël.

Henry Kissinger, l’ancien secrétaire d’état des Etats-Unis, qui possède une longue liste de crimes de guerre à son actif, dont le meurtre de millions de personnes en Asie du Sud-est, a conseillé Israël en 2004 de “transférer du territoire des populations arabes significatives du Nord d’Israël afin d’améliorer l’équilibre démographique.”

Ces dernières années, il existe deux principaux adeptes israéliens de l’idée d’un nettoyage ethnique accru des Palestiniens, annoncé comme des “échanges de terres.”

Avigdor Lieberman, le colon de Cisjordanie qui est actuellement le Ministre de la Défense israélien, défend depuis longtemps cette approche.

Il y a une dizaine d’années Lieberman a déclaré qu’il soutiendrait une “solution à deux états” tant que celle-ci apporterait une vraie ségrégation en se débarrassant des citoyens palestiniens d’Israël.

“Le principe maître doit être un échange de territoires et de populations,” a-t-il dit. “Ce n’est pas que nous sommes contre la solution de deux états pour deux peuples,” a ajouté Lieberman. “Au contraire, nous la soutenons : deux états pour deux peuples, et non un état et demi pour un peuple, et une moitié d’état pour l’autre.”

Du point de vue de Lieberman, le risque d’une solution à deux états sans transfert serait qu’Israël finirait par être un “demi état” – autrement dit que les Juifs ne pourraient pas garantir leur domination dans une entité avec plus d’un million et demi de citoyens non-Juifs qui attendent des droits démocratiques et civiques égaux.

Lieberman a récemment réaffirmé dans un post sur Facebook que l’état juif devrait en définitive être nettoyé ethniquement de la quasi totalité des Palestiniens.

“Il n’y a pas de raison pour que Sheikh Raed Salah, Ayman Odeh, Basel Ghattas ou Haneen Zoabi continuent d’être citoyens israéliens,” a-t-il déclaré en référence à d’éminents politiciens palestiniens, trois d’entre eux à l’époque membres du parlement israélien, la Knesset.

Une troisième Nakba?

L’autre adepte clé est Tzipi Livni, l’ancienne Ministre des Affaires Etrangères, soi-disant “pacifiste”, qui est recherchée pour interrogatoire, dans le cadre des enquêtes sur les crimes de guerre, par les procureurs de plusieurs pays.

En 2007, Livni a déclaré : “l’état palestinien à établir ne sera pas une solution seulement pour les Palestiniens qui vivent en Judée et Samarie [la Cisjordanie]. Il est dessiné pour apporter une solution nationale complète – pour ceux vivant en Judée et Samarie, ceux dans les camps de réfugiés, et même pour les citoyens [arabes] d’Israël.”

Faisant partie du gouvernement d’Ehud Olmert la même année, Livni a officiellement soumit l’idée de transfert aux négociateurs palestiniens, expliquant : “Notre idée est de se référer à deux états pour deux peuples. Ou deux états nations, Palestine et Israël, vivant côte à côte, en paix et en sécurité, chaque état constituant la patrie de son peuple et la réalisation des aspirations nationales et l’autodétermination.”

Puisqu’aucun dirigeant israélien n’a jamais sérieusement proposé de donner à un état palestinien les mêmes droits et la même souveraineté qu’Israël exige pour lui-même, ces déclarations sont des appels à peine déguisés à la perpétuation du processus historique sioniste de déposséder les Palestiniens et d’appeler cela la “paix.”

Il ya quelques jours, le Ministre israélien Tzachi Hanegbi a même menacé les Palestiniens d’une “troisième Nakba” – en référence au nettoyage ethnique israélien des Palestiniens en 1948 et 1967.

Certain se demande si la dernière proposition de Netanyahu est ce à quoi il faisait référence.

Ali Abunimah

Source : New Netanyahu “peace” plan is straight out of apartheid South Africa, Electronic Intifada, le 28 juillet 2017

Traduction: Lauriane G. pour l’Agence Média Palestine
La source originale de cet article est Electronic Intifada
Copyright © Ali Abunimah, Electronic Intifada, 2017

Alter Info l'Information Alternative

RT pénètre dans le QG des militants d’Al-Nosra au Liban, creusé dans la montagne (EXCLUSIF)

Au cours d'une récente offensive contre le Front Al-Nosra (groupuscule djihadiste proche d'Al-Qaïda également connu sous le nom du Front Fatah al-Cham), le Hezbollah libanais est parvenu à pénétrer dans la caverne qui a servi de quartier général aux djihadistes.

Une fois à l'intérieur, le reporter de RT découvre ce qui ressemble fortement à des cellules de prison. «On ne sait pas très bien pour quelle raison les membres d'Al-Nosra avaient besoin de cellules de prison dans cette zone isolée. Peut-être pour empêcher certains de leurs propres combattants de fuir ou punir ceux qui auraient été tentés de s'évader», explique Eisa Ali.

Le reporter de RT montre ensuite une cache d'armes abandonnées contenant des roquettes, des vestes de combat, des lance-missiles et des grenades antichars. «Il y a même une salle de réunion avec des cartes et des plans de bataille. C'est vraisemblablement là que les combattants recevaient des instructions de la part de leurs commandants», précise Eisa Ali.

L'équipe de RT s'est rendue dans l'Est du Liban pour observer les résultats d'une offensive du Hezbollah, au cours de laquelle près de 90 combattants du Front Al-Nosra ont été tués dans les montagnes près de la ville d'Aarsal à la frontière syrienne, selon les responsables de presse de la milice chiite. D'autre part, environ 200 autres terroristes ont été encerclés et auraient accepté de quitter le Liban pour la Syrie.

«90 combattants ont été tués dans cette bataille et ceux qui ont survécu ont fui vers Idleb où les combats se poursuivent entre différents groupes rebelles», explique Eisa Ali.

Alors que Washington se montre réticent à fournir à l'armée libanaise le soutien nécessaire pour lutter contre les terroristes, les Etats-Unis empêchent également le Liban de recevoir des armes en provenance de Russie et d'Iran, comme l'a expliqué à RT Mohammed Obeid, analyste politique et ancien député libanais.

«Nous n'avons pas besoin de soutien aérien. Ce dont nous avons besoin, c'est que les Etats-Unis cessent de nous empêcher d'obtenir des armes de Russie, d'Iran ou d'autres pays qui soutiennent l'armée libanaise dans son combat contre le terrorisme pour que nous puissions nettoyer la zone», a expliqué l'ancien député.

Lire aussi : Le dernier reportage pour RT Arabic du journaliste tué par Daesh, Khaled Alkhateb (VIDEO)

Un rapport parlementaire français évoque une probable candidature de Bouteflika pour un 5e mandat

Un rapport parlementaire français évoque une probable candidature de Bouteflika pour un 5e mandat











Les Sénateurs français ne se font pas d’illusions sur l’avenir de la démocratie en Algérie. C’est ce qui ressort d’un rapport d’information de 43 pages daté du 27 juillet.

« Il n’existe pas de réelle pression populaire en faveur d’une évolution du régime, en dépit de l’impression de sclérose que peut dégager le pouvoir en place », affirment les auteurs du rapport qui ont auditionné plusieurs personnalités algériennes et françaises dont Abdelkader Bensalah et Saïd Bouhadja, respectivement président du Conseil de la Nation et président de l’APN.

Cet attentisme de la population algérienne, malgré un contexte social de plus en plus difficile, « relève pour partie d’une certaine réserve à l’égard du « Printemps arabe », dont le régime algérien n’a cessé de souligner les risques en rappelant le souvenir de la guerre civile qui a frappé le pays dans les années quatre-vingt-dix », note les rédacteurs du rapport.

Autre explication avancée : « la richesse relative du pays via ses réserves énergétiques a longtemps permis au pouvoir en place de financer la paix sociale ».

En plus des réticences de la population et des efforts du pouvoir pour maintenir la paix sociale avec l’argent du pétrole et du gaz, le rapport évoque aussi « l’absence d’unité au sein de l’opposition, son atomisation ne permet pas non plus de structurer un message contestataire ».

« Les partis d’opposition ont également échoué à capter le vote protestataire alors que, contrairement à 2012, ils avaient pourtant tous choisi de participer au scrutin », note le rapport. D’ailleurs, « les élections législatives organisées le 4 mai dernier n’ont pas débouché sur une remise en question des équilibres politiques », souligne le document.

Par ailleurs, « l’encadrement policier de la société ne facilite pas, de surcroît, toute expression », ajoute les sénateurs qui ont notamment séjourné début juillet à Alger.

Le rapport se montre critique sur les promesses de réformes politiques et démocratiques formulées dès 2011 après l’éclatement du « Printemps arabe », soulignant qu’elles n’ont pas été tenues.

« Le système politique algérien apparaît (…) tout aussi stable que complexe. Il reste cependant marqué par une certaine collégialité. D’autres acteurs issus de la société civile – le Forum des chefs d’entreprises ou l’Union générale des travailleurs algériens – s’y sont ainsi intégrés progressivement », note le rapport.

Dans ce contexte, « Abdelaziz Bouteflika, âgé de 80 ans, dispose d’une réelle légitimité, acquise notamment à l’issue de la décennie noire », affirment les sénateurs français qui estiment que « l’hypothèse d’une candidature à un cinquième mandat en 2019 n’apparaît d’ailleurs pas exclue ».

https://www.tsa-algerie.com/un-rapport-parlementaire-francais-evoque-une-probable-candidature-de-bouteflika-pour-un-5e-mandat/

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Jérusalem : les pays musulmans dénoncent les « actions provocatrices » d’Israël

Jérusalem : les pays musulmans dénoncent les











Istanbul - Des représentants des pays musulmans ont dénoncé mardi les "actions provocatrices" d'Israël autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem lors d'une réunion organisée à Istanbul pour apporter leur soutien aux Palestiniens.

La réunion au niveau ministériel des 57 membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) s'est tenue alors qu'une vive tension continue de régner autour de l'esplanade dans la vieille ville de Jérusalem, en dépit du retrait des détecteurs de métaux et de toutes les mesures de sécurité mises en place par Israël à la mi-juillet après une attaque meurtrière ayant coûté la vie à deux policiers israéliens.

Dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion, l'OCI a "fermement condamné les récentes actions provocatrices d'Israël, dont la fermeture de l'esplanade des Mosquées et l'interdiction faite aux Palestiniens, musulmans et chrétiens, de prier dans les lieux saints à Jérusalem".

Le groupe pan-islamique a affirmé que l'esplanade, également vénérée par les Juifs qui l'appellent Mont du Temple, était "un sanctuaire appartenant à l'islam".

Les ministres de l'OCI ont également rejeté toute mesure israélienne "susceptible de porter préjudice au droit palestinien d'une pleine souveraineté sur Jérusalem-est (occupée et annexée par Israël) en tant que capitale de l'Etat de Palestine".

Parlant à l'ouverture de la réunion, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a accusé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de chercher toujours à modifier le statu quo en place depuis plusieurs décennies, aux termes duquel les musulmans ont le droit de prier sur l'esplanade de jour comme de nuit, tandis que les juifs peuvent s'y rendre à certaines heures, mais pas y organiser de prières.

"Netanyahu va essayer de nouveau d'imposer son statu quo et nous devons nous préparer pour le prochain round, qui pourrait arriver très bientôt et être très rude", a déclaré M. Malki.

La levée de mesures israéliennes "est une petite victoire dans une longue bataille pour la liberté", a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, dont le pays est le président en exercice de l'OCI, a pour sa part appelé les pays musulmans à soutenir les Palestiniens "avec des actes et non pas des paroles".

"Nous devons agir pour protéger la mosquée Al-Aqsa et la Palestine", a-t-il ajouté en réitérant l'appel lancé il y a quelques jours par le président turc Recep Tayyip Erdogan à tous les musulmans de visiter Jérusalem.

Les entrées de l'esplanade sont contrôlées par Israël, qui a occupé la partie orientale de Jérusalem en 1967 avant de l'annexer.

De nombreuses manifestations avaient suivi l'installation par Israël de détecteurs de métaux et des heurts entre forces israéliennes et manifestants palestiniens ont coûté la vie à sept Palestiniens à Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza. Un Palestinien a également tué trois colons en Cisjordanie.

Confronté à de fortes pressions internationales, M. Netanyahu a finalement reculé, annonçant d'abord le retrait des détecteurs de métaux puis de toutes les nouvelles mesures de sécurité.


(©AFP / 01 août 2017 18h15)
https://www.romandie.com/news/Jerusalem-les-pays-musulmans-denoncent-les-actions-provocatrices-d-Israel/820166.rom

Alter Info l'Information Alternative

Livraisons d’armes américaines en Ukraine : le Kremlin appelle à ne pas provoquer de tensions

«Nous considérons que tous les pays, surtout les pays qui prétendent jouer un rôle dans le règlement [des conflits], doivent quand même éviter toute action qui pourrait provoquer une nouvelle vague de violence dans une région déjà tourmentée», a déclaré le 1er août, le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov.

Des propos tenus après que le président ukrainien Petro Porochenko, reçu par le secrétaire à la Défense américain, James Mattis, le 25 juillet, a déclaré qu'un accord de livraison d'armes pouvait être signé lors de la prochaine visite du chef du Pentagone en Ukraine. 

Le 31 juillet, The Wall Street Journal a révélé, en citant des responsables américains anonymes, que le département d’Etat américain et le Pentagone avaient déjà préparé un plan pour ces livraisons. Selon le journal, ce plan, qui attendrait actuellement l’approbation de la Maison Blanche, prévoit de faire parvenir à l'Ukraine des missiles antichars Javelin et des complexes de défense antimissile.

Or, depuis 2014, un conflit entre rebelles et partisans des autorités de Kiev a fait plus de 10 000 morts dans le Sud-Est du pays. Kiev et les Occidentaux accusent la Russie de soutenir financièrement et militairement les rebelles, ce que Moscou dément fermement.

Lire aussi : Accord commercial entre Kiev et Washington : l'Ukraine importe désormais du charbon américain

Jérusalem : une organisation panislamique se réunit à Istanbul

Jérusalem : une organisation panislamique se réunit à Istanbul












Des représentants des pays musulmans se sont réunis mardi à Istanbul pour apporter leur soutien aux Palestiniens dans la crise avec Israël autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem.

La réunion au niveau ministériel des 57 membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) s'est tenue alors qu'une vive tension continue de régner autour de l'esplanade dans la vieille ville de Jérusalem, en dépit du retrait des détecteurs de métaux et de toutes les mesures de sécurité mises en place par Israël à la mi-juillet après une attaque meurtrière ayant coûté la vie à deux policiers israéliens.

Parlant à l'ouverture de la réunion, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a accusé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de chercher toujours à modifier le statu quo en place depuis plusieurs décennies, aux termes duquel les musulmans ont le droit de prier sur l'esplanade de jour comme de nuit, tandis que le juifs peuvent s'y rendre à certaines heures, mais pas y organiser des prières.

"Netanyahu va essayer de nouveau d'imposer son statu quo et nous devons nous préparer pour le prochain round, qui pourrait arriver très bientôt et être très rude", a déclaré M. Malki.
La levée de mesures israéliennes "est une petite victoire dans une longue bataille pour la liberté", a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, dont le pays est le président en exercice de l'OCI, a pour sa part appelé les pays musulmans à soutenir les Palestiniens "avec des actes et non pas des paroles".
"Nous devons agir pour protéger la mosquée Al-Aqsa et la Palestine", a-t-il ajouté en réitérant l'appel lancé il y a quelques jours par le président turc Recep Tayyip Erdogan à tous les musulmans de visiter Jérusalem.

Un communiqué final devait être publié à l'issue de la réunion mardi soir.
Les entrées de l'esplanade sont contrôlées par Israël, qui l'appelle Mont du Temple, le lieu le plus saint du judaïsme, mais le site est géré par la Jordanie.

De nombreuses manifestations avaient suivi l'installation par Israël de détecteurs de métaux et des heurts entre forces israéliennes et manifestants palestiniens ont coûté la vie à sept Palestiniens à Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza. Un Palestinien a également tué trois colons en Cisjordanie.

Confronté à de fortes pressions internationales, M. Netanyahu a finalement reculé, annonçant d'abord le retrait des détecteurs de métaux puis de toutes les nouvelles mesures de sécurité.

https://www.lorientlejour.com/article/1065229/jerusalem-une-organisation-panislamique-se-reunit-a-istanbul.html

Alter Info l'Information Alternative

Pays-Bas: des centaines de milliers d’oeufs contaminés par un insecticide

Pays-Bas: des centaines de milliers d'oeufs contaminés par un insecticide











Une substance toxique a été détectée dans des centaines de milliers d'oeufs vendus à la consommation par de nombreux élevages de volailles aux Pays-Bas, a indiqué mardi l'organisme néerlandais chargé de la sécurité alimentaire et sanitaire NVWA.

Depuis mercredi, "environ 180 élevages de volailles ont été bloqués à cause de la présence suspectée de fipronil", constatée lors de "prélèvements d'échantillons d'oeufs, d'excréments et de viande", a expliqué la NVWA dans un communiqué.

L'insecticide, couramment utilisé dans les produits vétérinaires contre les puces, les acariens et les tiques, est interdit dans le traitement des animaux destinés à la chaîne alimentaire, tels que les poules.
La substance a été introduite dans des élevages qui avaient fait appel à l'entreprise néerlandaise Chickfriend pour mener un traitement contre le pou rouge, un parasite très néfaste pour les poules.
"Le nombre d'élevages touchés est encore provisoire, l'analyse de 600 échantillons prélevés étant encore en cours", a précisé à l'AFP une porte-parole de la NWVA.

En grande quantité, le fipronil, considéré comme "modérément toxique" pour l'homme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est dangereux pour les reins, le foie et la thyroïde, selon la NVWA.
"Les éleveurs concernés doivent faire détruire tous les oeufs par une entreprise spécialisée et soumettre à la NWVA un plan pour évacuer le fumier afin de préserver l'environnement", a poursuivi la porte-parole.
Les poules contaminées le restent pendant six à huit semaines.
Lundi soir, la NWVA avait mis en garde les consommateurs ayant acheté des oeufs avec le code X-EN-40155XX, dans lesquels "le taux de fipronil est si élevé que leur consommation représente un grave danger pour la santé publique".

La NWVA, qui supervisait la suppression des rayons, encore en cours mardi, de ces oeufs contaminés, a conseillé à ceux qui les ont achetés "de ne pas les manger et de les jeter".
Les éleveurs concernés, qui devraient faire face à de lourdes pertes financières, s'estimaient "dupés" par l'entreprise Chickfriend, qu'ils tiennent pour responsable.
Elle aurait "mélangé la substance illicite à un produit licite pour gonfler son efficacité", selon Erik Hubers de l'organisation agricole et horticole néerlandaise, cité par la radio-télévision publique NOS.
Chickfriend restait injoignable mardi, la messagerie téléphonique indiquant une fermeture pour "des raisons professionnelles".

Entre-temps, le commerce a fait son chemin : en Allemagne, près d'un million d'oeufs contaminés ont dû être rappelés dans un point de distribution frontalier avec les Pays-Bas, selon la NWVA.

https://www.lorientlejour.com/article/1065232/pays-bas-des-centaines-de-milliers-doeufs-contamines-par-un-insecticide.html

Alter Info l'Information Alternative

Moscou promet «une réponse asymétrique» à la destruction de monuments soviétiques en Pologne

«Les autorités polonaises doivent se rendre compte que leurs actions hostiles dans le domaine de la commémoration ne resteront pas sans conséquences. Des réponses adéquates, qui pourraient avoir un caractère asymétrique, seront entreprises contre la Pologne», a fait savoir le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué adressé au quotidien russe Izvestia. La diplomatie russe a pris cette décision en réponse à la décision de la Pologne d’autoriser la destruction, dans le cadre de la loi qui interdit la propagande du communisme, de centaines de monuments dédiés aux soldats soviétiques morts lors de la libération de la Pologne du joug nazi par l'Armée rouge.

Plusieurs options de rétorsion sont actuellement envisagées par Moscou, d’après Izvestia. Il s’agit notamment de sanctions individuelles contre les hommes politiques polonais à l’origine de cette nouvelle législation, ainsi que des mesures économiques dont «la réduction considérable de la coopération économique russo-polonaise».

Le 25 juillet, la chambre haute du Parlement russe avait demandé à Vladimir Poutine d'introduire des sanctions contre la Pologne. Selon l’un des auteurs de cette requête, le sénateur Oleg Morozov, de telles sanctions peuvent inclure les interdictions de voyage en Russie pour certains citoyens polonais. Il a également proposé de transférer les monuments en Russie au lieu de les détruire. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a précisé par la suite que le président n’avait pas encore pris de décision concernant d'éventuelles mesures de rétorsion.

Le 22 juin 2017, une date hautement symbolique pour la Russie qui coïncide avec le début de l’invasion nazie sur le territoire de l’URSS en 1941, la Diète polonaise (chambre basse du Parlement) avait adopté des amendements à la loi de «dé-communisation», en vigueur depuis le mois d’avril 2017. La loi prévoyait l’interdiction de la propagande de «communisme et autres régimes totalitaires» dans les titres des bâtiments, des routes, des écoles et d'autres objets et établissements. Les nouveaux amendements, approuvés par le président polonais Andrzej Duda à la mi-juillet, permettent d’appliquer la loi aux monuments glorifiant les soldats de l’URSS qui ont libéré la Pologne de l’occupation nazie, à l'exception des monuments situés sur les cimetières et ceux qui ne sont pas exposés au public. 469 objets supplémentaires sont soumis à nouvelle version de la loi, dont 250 ont été érigés en mémoire de l’Armée rouge. Mise en application sous sa forme actuelle, la loi impliquerait la destruction de ces lieux de mémoire vers la fin de 2018.

Lire aussi : «Amoral et non civilisé» : les juifs ukrainiens dénoncent la réhabilitation des nationalistes

Les amendements ont causé une réaction aiguë des responsables russes, qui ont estimé qu'il s'agissait d'une «tentative de réécrire l’histoire» et de «noircir la mémoire des troupes soviétiques». La diplomatie russe a réagi par communiqué, qualifiant les actions des autorités polonaises de «provocation immonde» qui «ne restera pas sans réponse».

Au lendemain de l’adoption des amendements par le chef de l’Etat polonais, le ministère russe de la Défense a publié des documents d’archives, tenus secrets jusqu'alors, sur la libération de la Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale. L’armée russe a noté que tous les documents témoignent de la bienveillance de la population polonaise aux militaires soviétiques.

L'indignation contre la nouvelle législation polonaise ne s'est d'ailleurs pas limitée à Moscou, soutenu par Tel-Aviv. La Douma russe et la Knesset, le Parlement israélien, ont chacun adopté, le 19 juillet, des adresses au Parlement européen et aux autres institutions de l'UE dénonçant cette loi polonaise comme une «insulte» à la mémoire des soldats soviétiques et des victimes de la Shoah.

Le territoire de la Pologne a été occupé par les troupes de Hitler de septembre 1939 à février 1945. Près de six millions de Polonais, en grande partie des juifs, ont été tués pendant cette période.

Environ 600 000 soldats et officiers soviétiques ont péri dans l’opération de l’Armée rouge, aux années 1944-1945.

Election au Venezuela : Moscou appelle la communauté internationale à la retenue

«Nous nous attendons à ce que les représentants de la communauté régionale et mondiale, qui, comme on peut en juger, comptent ne pas reconnaître les résultats de l’élection vénézuélienne et accroître la pression économique sur Caracas, fassent preuve de retenue et renoncent à leurs intentions destructives, capables d’accentuer la polarisation de la société [vénézuelienne]», a fait savoir le ministère russe des Affaires étrangères le 31 juillet, au lendemain de l’élection de l’Assemblée constituante au Venezuela. Alors que plusieurs pays ont déjà fait savoir qu’ils refuseraient de reconnaître les futures décisions de cette institution, la diplomatie russe a souligné que le plus important était, selon elle, d’«éviter un nouveau cycle de violence» et de «créer des conditions, y compris à l’extérieur, pour que l’Assemblée puisse poser les bases du règlement pacifique des ruptures dans la société vénézuélienne».

En notant «avec regret» le boycott de l’élection par l’opposition qui «a, en plus, tenté de la saper, en provoquant des affrontements», Moscou a appelé les deux côtés à «mettre fin à ce bras de fer absurde».

8 millions de personnes, soit 41,5% des électeurs inscrits, ont pris part au scrutin du 30 juillet, boycotté par l'opposition, qui a été marqué par des violences. A travers le pays, les manifestations de l'opposition et les affrontements avec les forces de l'ordre ont coûté la vie à dix personnes et fait plusieurs blessés. 

Vives critiques dans le monde après l'élection de la Constituante

Des Etats-Unis à l'Union européenne, de nombreux gouvernements dans le monde ont fermement condamné l'élection dans la violence d'une Assemblée constituante au Venezuela. Une dizaine de pays ont annoncé leur refus de la reconnaître, notamment l'Espagne, où vit une importante communauté d'exilés vénézuéliens.

Qualifiant ces élections d'«illégitimes» et Nicolas Maduro de «dictateur», Washington a annoncé le soir du 31 juillet de nouvelles sanctions impliquant le gel de tous les avoirs que posséderait le président vénézuélien aux Etats-Unis, une mesure extrêmement rare contre un chef d'Etat en exercice.

Plusieurs pays sud-américains, du Mexique à l'Argentine en passant par le Panama, le Costa Rica, le Paraguay et la Colombie, ont également condamné les violences pendant l'élection. Le Pérou a invité les ministres des Affaires étrangères d'Amérique latine à une réunion sur le Venezuela le 8 août à Lima.

Lire aussi : Manuel Valls dénonce la «dictature» de Maduro... et reçoit une volée de bois vert sur Twitter

Elections au Venezuela : les manifestants s’en prennent aux forces de l’ordre

Au Venezuela, l'élection de l'Assemblée constituante s'est déroulée sous tension ce dimanche 30 juillet. Malgré un important dispositif policier et l'interdiction de manifester, la capitale vénézuélienne a de nouveau connu des troubles mêlant opposants aux forces de sécurité. Les manifestants ont lancé des pétards contre les policiers de perturber l'élection en dépit de l'interdiction gouvernementale.

La droite est soutenue par la CIA. La droite défend les castes aisées. La gauche, elle, défend un programme en faveur des pauvres.

Royaume-Uni : un député travailliste frappé au visage avec une brique (IMAGES)

Le 31 juillet au soir, le député de la circonscription de Selly Oak, près de Birmingham Steve McCabe, 61 ans, a posté sur Twitter une photo de lui, le visage tuméfié, expliquant avoir été attaqué par un «voyou» à moto en pleine rue pour un motif inconnu.

Après avoir signalé l'incident à la police, Steve McCabe a également posté des photos d'un homme sur une moto-cross qu'il affirme être son agresseur en lançant un appel à témoins pour retrouver ses nom et adresse.

Le député a reçu de nombreux messages de soutien de la part de collègues et d'anonymes. 

Lire aussi : Une députée LREM agressée sur un marché : condamnations unanimes de la classe politique

Le passage en force de migrants à la frontière espagnole fait des dizaines de blessés (VIDEO)

Plusieurs dizaines de migrants ont réussi à franchir la barrière de six mètres qui marque la frontière entre le Maroc et la ville espagnole de Ceuta après une attaque d'environ deux cents personnes venant d'Afrique subsaharienne. Les candidats victorieux à l'immigration se sont ensuite livrés à une véritable danse de fête dans les rues de la minuscule enclave espagnole. Un correspondant de RUPTLY, l'agence vidéo de RT, a immortalisé cet instant. 

Il était environ 5h30 heure locale quand 200 migrants d'origine subsaharienne, dont certains armés «de cisailles et de masses», ont mené une attaque coordonnée sur les barrières qui marquent la frontière entre le Maroc et l'Union Européenne à Ceuta. Pendant que certains essayaient de franchir les grillages, d'autres essayaient d'ouvrir une brèche au niveau des portes, selon des représentants de la garde civile de Ceuta cités par Reuters. 

73 d'entre eux auraient réussi l'opération particulièrement dangereuse, selon l'AFP. 18 personnes ont été "légèrement" blessées, dont 15 migrants et trois gardes civils, a précisé un porte-parole de la préfecture à l'AFP. De son côté, la Croix-rouge a avancé un chiffe de 14 migrants hospitalisés pour des fractures. 14 personnes ont en effet été conduites à l'hôpital pour des fractures, selon la Croix-rouge. 

Selon l'agence de presse Efe citée par ABC España, certains migrants auraient usé de violence en se servant de bâtons et de jets de pierre contre les forces de l'ordre qui venaient à leur rencontre. 

La situation s'est ensuite apaisée et les migrants ont pu être pris en charge par les secours, encadrés par un léger dispositif policier comme l'attestent les images de Reuters. 

L’enclave de Ceuta, territoire espagnol sur le continent africain, fait régulièrement l'objet d'attaques en tout genres par les candidats à l'immigration illégale. En mai, environ 300 migrants avaient réussi à passer dans une attaque coordonnée similaire à celle survenue le premier août. En février, 850 personnes ont réussi à passer, embrassant le sol et criant «viva España» (vive l'Espagne) à leur arrivée en ville. 

Lire aussi : «Grand merci à Mohammed VI» : le Maroc favoriserait-il l’arrivée de migrants en Espagne ?

Sièges de bus ou burqas ? Des identitaires norvégiens se font troller et deviennent la risée du web

Cette photo virale, destinée à «troller» les militants politiques opposés à l'immigration musulmane, a encore frappé. Un groupe anti-immigration norvégien comptant 13 000 membres (pour un peu plus de cinq millions de Norvégiens), vient d'en faire les frais.

Le 28 juillet, un membre du groupe Facebook «Fedrelandet viktigst» (que l'on pourrait traduire par "La patrie d'abord"), partage la photo d'un bus censé être rempli de femmes en voile intégral avec le commentaire : «Que pensez-vous de ça ?»

Une publication qui ne tarde par à susciter de vives réactions d'internautes outrés : « effrayant», «tragique», «dégoûtant», a-t-on pu lire dans le fil de réponses. 

Le problème est que le bus en question est en réalité vide : les «femmes en burqa», visibles au second plan, sont en fait des sièges qui, avec l'effet contre-jour et une bonne dose d'auto-persuasion, donnent l'impression qu'il s'agit de femmes voilées.

Un photo célèbre qui n'en est pas à sa première victime mais qui semble continuer à trouver son public. 

Lire aussi : Plusieurs bateaux rejoignent une campagne pro-réfugiés dans le port de Catane, en Italie

«Russophobie» : la Russie exclue de la rénovation d’un musée polonais sur la Seconde Guerre mondiale

«Il est difficile de nier que la participation de la Russie à la création d’un musée-mémorial rénové [dans le camp de] Sobibor est complètement justifiée. Le fait d’ignorer les faits historiques est inexplicable et ne doit pas passer inaperçu de la communauté internationale», a déclaré le 31 juillet dans un communiqué le ministère russe des Affaires étrangères. Par ce texte, la diplomatie russe a annoncé le refus de la Pologne d’accepter que Moscou participe au projet de rénovation du musée-mémorial «Sobibor», érigé sur les lieux du camp nazi du même nom et actif pendant la Seconde Guerre mondiale.

En 2013, la Russie avait été invitée à se joindre au projet lancé à l’initiative de la Pologne, d’Israël, des Pays-Bas et de la Slovaquie. Elle s'est de nouveau dite prête à «participer aux travaux visant à immortaliser la mémoire des prisonniers» de Sobibor, ainsi qu’à apporter «une contribution financière considérable» au projet, d’après le texte du communiqué. Les diplomates ont en outre souligné que c’était sous la direction d’un officier de l’Armée rouge qu’avait eu lieu l’insurrection «héroïque» dans le camp ayant permis de mettre fin à son existence.

Pourtant, selon le ministère, les discussions sur les modalités de la participation russe à la rénovation n’ont pas abouti, la partie polonaise ayant «fait traîner la prise de décision finale […] sous divers prétextes». Finalement prise à la mi-juillet, la décision de la direction internationale du projet de rénovation de refuser à Moscou le droit de participer aux travaux est, pour les diplomates russes, «amorale du point de vue de la vérité historique».

«L’intention de ne pas laisser la Russie participer à ce projet s’inscrit dans la ligne de la russophobie, dont Varsovie fait ouvertement preuve ces derniers temps, ainsi que de l’ambition polonaise d’imposer sa vision de l’histoire, et de rabaisser les mérites de l’URSS et de l’Armée rouge dans la Seconde Guerre mondiale», conclut le communiqué du ministère.

Lire aussi : «Amoral et non civilisé» : les juifs ukrainiens dénoncent la réhabilitation des nationalistes

Le camp nazi de Sobibor a été actif en Pologne de mai 1942 à l'été 1943. Créé dans le cadre de l’opération Reinhard, qui visait à exterminer la population juive et d'autres minorités sur le territoire polonais occupé par l’Allemagne nazie, le camp a été le lieu d'extermination environ 250 000 juifs. Hormis des Polonais, des ressortissants de Lituanie, des Pays-Bas, de France, de Tchécoslovaquie et d’URSS ont été tués à Sobibor.

Le camp a été également le théâtre de la seule insurrection aboutie de prisonniers contre des officiers nazis. La révolte fut dirigée par le lieutenant de l’Armée rouge Alexandre Petchorsky. Plusieurs centaines de prisonniers étaient parvenus à s'échapper mais certains seront ensuite retrouvés et mis à mort.

Un monument à la mémoire des prisonniers de Sobibor a été inauguré par les autorités polonaises en 1965, et un petit musée créé en 1993.

Une loi dite de «décommunisation», qui interdit la propagande du communisme ou des «régimes totalitaires», notamment dans les noms de rues ou d'écoles, est en vigueur en Pologne depuis 2016. En juillet 2017, les autorités du pays ont modifié la loi permettant de l'appliquer pour démolir des monuments érigés pour commémorer le rôle de l’Armée rouge dans la libération de la Pologne de l’occupation nazie. Les responsables russes ont fermement critiqué la nouvelle législation en la qualifiant de «tentative de réécrire l’histoire» et le ministère russe a promis une «réponse asymétrique» si la loi était mise en application sous sa forme actuelle.

Le PS va devoir vendre son QG historique situé rue de Solférino

Le QG emblématique du PS est-il sur le point d'être abandonné par le parti ? C'est en tous cas ce qu'affirme Le Canard enchaîné dans son édition du mercredi 2 août. 

 

Jean-François Debat, trésorier PS avait prévenu le 17 juillet que face au «choc financier» subi par le parti après ses échecs électoraux, l'organisation pourrait être contraint de «vendre ou d'hypothéquer» le QG situé rue de Solférino.

En proie à ces difficultés financières, le parti avait même loué en juillet, pour «quelques milliers d'euros», le siège du PS pour le tournage de la série politique Baron noir

Acheté en 1981 11,3 millions d'euros par le parti, la revente du bâtiment, qui s'étend sur 3 000 mètres carrés, pourrait rapporter entre 23 et et 53 millions d'euros, selon les différentes estimations. L'état du bâtiment pourrait jouer en défaveur des propriétaires, de nombreux travaux étant à prévoir pour restaurer ce bien d'exception. 

Lire aussi : 
Face à un probable «choc financier», le trésorier du PS envisage de vendre le siège du parti

Une fusillade dans le tribunal de la région de Moscou fait plusieurs morts

Une fusillade a éclaté dans le bâtiment du tribunal de la région de Moscou, où devait se tenir le procès d’une organisation criminelle accusée de plusieurs meurtres.

«Trois prévenus ont été abattus et deux autres ont été blessés pendant une tentative d’évasion de l’ascenseur après une ouverture d’urgence des portes», a déclaré aux agences de presse la porte–parole de la police, Tatiana Petrova. D’après les informations de l’agence RIA Novosti qui cite une source des services de sécurité, les cinq suspects se seraient emparés des armes des agents qui les escortaient et ont ouvert le feu.

L’avocate Sofia Roubasskaya, présente sur les lieux, a confirmé à RIA Novosti avoir entendu au moins 20 coups de feu.

De son côté, la Garde nationale de la Russie a annoncé qu’un de ces agents, ainsi que deux policiers avaient été blessés dans l’incident. Le service de presse de l’institution a également diffusé des informations contradictoires, selon lesquelles les cinq accusés étaient morts dans la fusillade.

Natalia Ossipova, porte-parole du tribunal, a confirmé à RT que contrairement aux informations diffusées initialement par la presse, aucun employé du tribunal n’avait été blessé dans l’échange de coups de feu.

Tous les employés et les visiteurs ont été évacués du batîment du tribunal, qui a brièvement suspendu ces activités.

Une enquête pénale a été ouverte par le Comité d’enquête de la Fédération de Russie suite à l’incident.

Les cinq prévenus faisaient partie d’une bande baptisée «de GTA», en hommage au jeu vidéo populaire et très violent du même nom. Le groupe s’est tristement fait connaître en 2014, après que la presse russe a rapporté qu’il tuait des conducteurs et des passagers de véhicules circulant sur les autoroutes de la région de Moscou. Les criminels, qui opéraient de préférence pendant la nuit, utilisaient des herses à clous pour crever des pneus des véhicules, avant d’assassiner leurs occupants.

Le tribunal de Créteil valide le vote sur les statuts de LREM malgré la plainte d’adhérents

La requête des adhérents de La République en marche (LREM) rassemblés au sein du collectif «La Démocratie en Marche» visant à contester l'adoption des nouveaux statuts du parti, avançant un vice de forme, a été rejetée par le tribunal de Créteil.

Les plaignants, réclamaient l'annulation du vote des adhérents sur le texte, qui a eu lieu du 23 au 30 juillet, car le parti n'avait pas respecté un délai d'un mois entre la convocation des adhérents et le scrutin.

Le TGI de Créteil a néanmoins ordonné la poursuite de la consultation des adhérents pour une durée de 15 jours, selon un extrait de la décision consulté par l'AFP.

Les contestataires dénonçaient le fonctionnement du mouvement, pas assez démocratique à leurs yeux. Les statuts proposés «cantonnent les adhérents à un rôle de supporteur et les excluent de la gouvernance aussi bien locale que nationale [du parti]», estime en effet le collectif.

Il reproche par exemple au texte soumis au vote de verrouiller le «Conseil» de LREM, le principal organe de décision du parti, chargé d'élire la majorité des membres du bureau exécutif et de déterminer ses principales orientations politiques. Les statuts prévoient qu'il soit composé aux trois quarts de membres de droit ou désignés par la direction (ministres LREM, élus, référents...) et pour un dernier quart d'adhérents tirés au sort.

Autres griefs de certains «marcheurs» : l'absence de processus électif pour désigner les référents territoriaux du mouvement (ils sont nommés par le bureau exécutif) et les candidats LREM aux différentes élections.

De son côté, l'état-major du parti assume ces choix. Les statuts ont été pensés pour refuser «la structuration en courants» et empêcher la constitution de «baronnies locales», ont récemment déclaré ses membres.

Lire aussi : Ils avaient voté Macron à 93% : les Français de l'étranger grandes victimes des coupes budgétaires ?

Réponse à Christophe Barbier concernant la 5e semaine de vacances et les RTT !

Dans son édito vidéo du 28 juillet 2017, Christophe Barbier appelle les Français à renoncer à leur cinquième semaine de congés payés. Parce que, vous comprenez, c'est la crise. Voici ma réponse. Partagez !

Pour Christophe Barbier, les Français doivent renoncer à leur cinquième semaine de congés.

Interdire Lorenzo ou les féministes ? La pétition initiée par le rappeur remporte le match

On sait que la culture du clash est inhérente au rap, mais elle oppose généralement des artistes entre eux, plutôt que d'impliquer des acteurs de la société civile.

Et pourtant, une confrontation a été initiée par deux collectifs féministes français, Greenwitch et Beste, qui ont mis en ligne une pétition demandant l'interdiction du concert du rappeur Lorenzo, qui doit se produire à Dijon le 1er septembre.

Reprochant à l'artiste de tenir «ouvertement des propos à caractère raciste, fasciste, sexiste, homophobe, transophobe, pédophile» et de faire «l’apologie de diverses formes de violences, comme le viol», les deux collectifs féministes demandent à la ville de Dijon de refuser l'opportunité d'«offrir une visibilité à ce rappeur». Cette pétition a, au moment où nous écrivons ces lignes, recueilli 1 300 signatures.

Ni une, ni deux, Lorenzo a contre-attaqué en suggéreant de faire une pétition afin d'interdire les féministes de venir au concert

«Nous, signataires de cette pétition, demandons à la municipalité de Dijon et au comité d’organisation du concert de rentrée de la ville de Dijon de laisser programmer Lorenzo mais d'interdire la présence des féministes durant son super concert», stipule le texte signé par 31 000 personnes. 

«Lorenzo a quand même précisé que les collectifs de femen "Beste" et "Greenwitches", qui demande l'annulation du concert, pourront quand même venir montrer leurs seins», poursuit le rappeur dans une ultime provocation. 


Mises en cause par l'artiste, et dans des titres de presse mentionnant la polémique, les Femen ont précisé ne pas être concernées par cette affaire. «FEMEN ne connaît pas son existence et ne s'y intéressera jamais», ont déclaré les activistes sur Twitter, à propos du rappeur. 


Christine Martin, adjointe à la culture de la ville de Dijon, a d'ores et déjà fait savoir qu'elle n'interdirait pas le concert. «Il n'est pas question que nous censurions un artiste, de façon très claire», a-t-elle confié à France Bleu

«On peut ne pas aimer, mais ça reste du second, voire du 25ème degré. Il ne faut pas confondre le travail d'un artiste et sa personnalité. Lorenzo, ce n'est pas Alain Soral ou Dieudonné. On n'est pas dans de l'idéologie, on est dans la bouffonnerie. La parodie, poussée à l'extrême, de certains groupes de rap aujourd'hui», a-t-elle conclu.

Lire aussi : Allemagne : les Femen font irruption sur la scène pendant un concert de Woody Allen (VIDEO)

Accusé de «crime d’agression», Tony Blair ne pourra pas être poursuivi pour la guerre en Irak

La tentative du général irakien Abdul Wahed Shannan Al Rabbat a échoué. Il cherchait à attaquer en justice l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair pour son rôle dans la guerre en Irak. Le général l'accusait d'avoir commis «un crime d'agression» en envahissant l'Irak en 2003, afin de faire tomber son dirigeant, Saddam Hussein.

John Thomas et Duncan Ouseley, deux magistrats de la Haute Cour, ont rejeté la demande du général, affirmant qu'elle n'avait «aucune chance» de succès. Pour justifier ce rejet, leur jugement citait une décision prise par la Chambre des lords, chambre haute du parlement britannique, en 2006, selon laquelle le «crime d'agression» n'est pas un chef d'accusation sous les législations existantes en Angleterre et au Pays de Galles.

Outre Tony Blair, le haut gradé irakien veut traduire en justice deux autres ex-ministres clés de son gouvernement : Jack Straw, secrétaire aux Affaires étrangères et le procureur général Peter Goldsmith.

Le tribunal d'instance de Westminster avait refusé en novembre 2016 de convoquer les anciens ministres, qui bénéficiaient de l'immunité.

Le Royaume-Uni faisait partie de la coalition menée par les Etats-Unis qui a opéré l'invasion militaire de l'Irak en 2003. George W. Bush et Tony Blair accusaient alors Saddam Hussein de posséder des armes de destruction massive. 

Citant les conclusions du rapport Chilcot, qui révélait en 2016 que toutes les solutions pacifiques à la crise n'avaient pas été exploitées lorsque Tony Blair avait donné son aval à l'invasion militaire, Michael Mansfield, avocat du général Al Rabbat, estimait pour sa part que la poursuite de Tony Blair était justifiée. 

L'épais document commandé en 2009 pour éclaircir les motifs de l'intervention britannique en Irak, avait en outre conclu que cette dernière s'était basée sur le prétexte que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive, ce qui s'était avéré faux. 

Des militants accusent la justice de protéger Tony Blair

Selon Chris Nineham, fondateur de l'association britannique Stop the War Coalition, créée peu après l'attentat du 11 septembre 2001 pour lutter contre les guerres jugées illégitimes, la décision de la Haute Cour fait partie d'un «effort concerté et coordonné de l'establishment pour protéger Tony Blair». 

«Le rapport Chilcot a montré dans les faits que Blair avait systématiquement trompé le peuple britannique, fait campagne pour un changement de régime illégal et sciemment mené une guerre qui n'était pas nécessaire. Le comportement de l'establishment britannique depuis [la publication du] rapport Chilcot a révélé un immense mépris pour la justice et la démocratie» a-t-il dénoncé. 

Selon le site Iraq Body Count, qui recense le nombre de victimes dans le conflit, plus de 178 000 civils irakiens ont perdu la vie depuis le début de la guerre. 

Lire aussi : Vengeance et pétrole : «La guerre en Irak était la solution pour éviter d'instaurer une démocratie»

Le passe Navigo augmente officiellement, les Franciliens encaissent difficilement

Le 1er août, le passe Navigo à tarif unique, le titre d'abonnement aux transports des Franciliens, a augmenté de 2,20 euros, passant ainsi à 75,20 euros mensuels. La présidente de la région, Valérie Pécresse, avait pourtant promis de le maintenir à 70 euros, son prix d'il y a deux ans. 

Aussitôt, Twitter s'est embrasé, de nombreux Franciliens criant leur colère ou tout simplement leur déception vis-à-vis de cette hausse de prix.

Evidemment, l'occasion était trop belle pour ne pas ressortir cette photographie mythique de Jacques Chirac sautant les tourniquets du métro parisien. Avec l'augmentation du passe Navigo, certains s'avouent donc fraudeurs et fiers de l'être. 

Avec des photos, facture à l'appui, certains internautes rappellent les problèmes de retards et d'annulations de trains de la RATP, dénonçant un «racket».

Avec une augmentation de plus de cinq euros en seulement deux ans, l'addition paraît salée pour beaucoup.

D'autres utilisateurs n'ont pas manqué de rappeler que cette hausse du prix du passe Navigo arrivait juste après l'annonce de la réduction de cinq euros des APL, rendant encore un peu plus compliquée la situation des jeunes et étudiants.

Après une première augmentation de trois euros en 2016 pour atteindre 73 euros, en février dernier, la région Ile-de-France avait évoqué l'hypothèse d'une nouvelle hausse, à l'occasion d'une table ronde sur «les financements durables et innovants pour les transports publics franciliens».

Lire aussi :«Manspreading» : Valérie Pécresse veut s'attaquer à l'étalement masculin dans le métro

François Ruffin – #BDR9 : APL, EHPAD, Brulebois, Pantouflage, Macron, Patrimoine

Retrouvez le dernier bulletin de la saison ! On se retrouve début septembre !

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Somalie : 12 Casques bleus tués dans une embuscade

Somalie : 12 Casques bleus tués dans une embuscade











Douze Casques bleus ougandais ont été tués et sept autres blessés dans une embuscade tendue par le groupe terroriste somalien shebab en Somalie, a annoncé lundi l'armée ougandaise. Le général de brigade Richard Karemire, porte-parole de l'armée ougandaise, a déclaré que "les shebab avaient tendu une embuscade aux troupes de l'Armée nationale somalienne et de l'armée ougandaise dimanche à Goryowein, Bulu-maler et Beladamin, dans la région de la Basse Shabelle, à environ 140 km au sud-ouest de la capitale Mogadiscio."

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Venezuela: arrestation de deux des principaux opposants, Leopoldo Lopez et Antonio Ledezma

Venezuela: arrestation de deux des principaux opposants, Leopoldo Lopez et Antonio Ledezma











Des agents des services de renseignements du Venezuela, le Sebin, ont arrêté tôt mardi deux des principaux opposants, Leopoldo Lopez et Antonio Ledezma, qui étaient tous deux assignés à domicile, ont annoncé leurs familles.

"Ils viennent d'emmener Leopoldo de chez lui. Nous ne savons pas où il se trouve ni où on l'a emmené", a twitté l'épouse de M. Lopez, Lilian Tintori. Les enfants de M. Ledezma, Victor, Vanessa et Antonietta, ont également indiqué sur Twitter que le Sebin avait emmené leur père.
Mme Tintori a diffusé une vidéo sur laquelle on peut voir des policiers du Sebin plaçant M. Lopez dans un véhicule et l'emmenant.

Des responsables de l'opposition et des médias locaux ont publié des photos prises par des téléphones portables au moment où M. Ledezma est brutalement sorti de chez lui.

Leopoldo Lopez, assigné à résidence à son domicile depuis sa sortie de prison le 8 juillet après trois ans et cinq mois derrière les barreaux, et Antonio Ledezma, en résidence surveillée depuis avril 2015, sont deux chefs emblématiques de l'opposition vénézuélienne. Ils avaient appelé la semaine dernière à ne pas participer au scrutin qui a élu dimanche dernier une Assemblée constituante voulue par M. Maduro.

M. Lopez avait été condamné en 2014 à 14 ans de prison pour son rôle dans une vague de manifestations qui avaient fait 43 morts.
M. Ledezma, maire de Caracas, avait été accusé de corruption et d'association de malfaiteurs.
Leurs familles ont indiqué tenir le président socialiste vénézuélien Nicolas Maduro responsable de leur sort.
"Ils ont pris Leopoldo Lopez et le maire Ledezma pour nous faire peur et nous démoraliser", a déclaré le député d'opposition Freddy Guevara, coordinateur national du parti de M. Lopez Voluntad Popular (Volonté populaire).

https://www.lorientlejour.com/article/1065166/venezuela-arrestation-de-deux-des-principaux-opposants-leopoldo-lopez-et-antonio-ledezma.html

Alter Info l'Information Alternative

Les forces afghanes ont perdu plus de 2.500 hommes en quatre mois

Les forces afghanes ont perdu plus de 2.500 hommes en quatre mois











Deux mille cinq cent trente et un membres des forces de sécurité afghanes ont été tués et 4.238 autres blessés au cours des quatre premiers mois de l'année, selon des chiffres contenus dans un rapport du Special Inspector General for Afghanistan (SIGAR), un organisme du Congrès américain.

Ces chiffres, qui portent sur la période du 1er janvier au 8 mai, ont été fournis aux autorités militaires américaines par le gouvernement afghan.

Dans un autre rapport rendu public en février, le SIGAR avait fait état d'au moins 6.785 soldats et policiers afghans tués au cours des dix premiers mois de 2016.

Ce total, qui équivaut à une moyenne de 20 soldats et policiers tués par jour, souligne le défi que doit relever Resolute Support, la mission d'encadrement de l'Otan qui vient en appui aux forces de sécurité afghanes. On s'attend à ce que les Etats-Unis envoient 4.000 hommes pour renforcer la mission, mais Washington n'a toujours pas annoncé sa nouvelle stratégie pour la région, attendue de longue date.

Les autorités et les gradés américains ont estimé à maintes reprises que les forces afghanes subissaient des pertes intenables face aux taliban, en partie à cause de leur stratégie qui repose fortement sur l'existence de postes de contrôle statiques et particulièrement vulnérables.

Durant la seule semaine dernière, une trentaine de soldats afghans ont été tués dans l'attaque de leur poste de contrôle par les taliban, dans la province méridionale de Kandahar.

Selon les autorités américaines, l'armée afghane, lorsqu'elle défend des postes de contrôle, subit dix fois plus de pertes que lorsqu'elle mène des opérations offensives.

Globalement, signale le SIGAR dans son rapport, les forces gouvernementales afghanes contrôlent 59,7% des 407 districts du pays, soit la même proportion que lors du trimestre précédent.

Les insurgés, de leur côté, contrôlent 11 districts et exercent une influence dans 34 autres, soit 11,1% du total.

Les principaux secteurs où les insurgés sont bien implantés sont les provinces méridionales de Helmand, de Kandahar, d'Uruzgan et de Zabul, ainsi que celle de Kunduz dans le Nord.

Trois millions d'Afghans, soit un dixième de la population, vivent dans des secteurs où les insurgés exercent leur contrôle ou une influence, tandis que 21 millions d'habitants vivent dans des zones sous le contrôle ou l'influence du pouvoir de Kaboul.

https://www.lorientlejour.com/article/1065169/les-forces-afghanes-ont-perdu-plus-de-2500-hommes-en-quatre-mois.html

Alter Info l'Information Alternative

D’un nouveau monde industriel par Bernard Stiegler

Bernard Stiegler (B.S), philosophe et docteur de l'EHESS, directeur général adjoint de l'INA à partir de 1996, ancien directeur de l'IRCAM, directeur du développement culturel du Centre Pompidou depuis janvier 2006, est reconnu pour ses travaux mettant la technique au coeur de la philosophie.

"Les modèles d'organisation industrielle dont nous avons héritée du XIXe siècle (fondés sur les gains de productivité et les économies d'échelle) et du XXe siècle (fondés sur la formation de marchés mondiaux par la constitution du marketing et l'analyse des comportements de consommateurs) sont épuisés. Ils sont devenus contre-productifs au sens où le système industriel mondial semble malgré eux rencontrer ses limites. A suivre le philosophe de la technique Bernard Stiegler, un nouveau modèle industriel est possible. Celui-ci ne reposerait plus sur une économie fondée sur l'opposition des producteurs et des consommateurs, mais sur un modèle de contribution - dont le monde numérique est le nouveau milieu technique et industriel. Cette évolution est rendue indispensable par l'apparition des technologies dites transformationnelles - biotechnologies, micro-technologies, nanotechnologie".

Derrière ce texte très structuré et synthétique, écrit pour les besoins de la présentation de la conférence, rendant compte des enjeux passés, présents et futurs de l'évolution de la société occidentale, B.S s'interroge sur les dangers, les limites de la captation de l'attention de l'individu. Elle est source de toutes les convoitises, car moteur d'une économie capitalisme basée sur une consommation effrénée. En partageant cette angoissante réalité avec l'auditoire, il pousse à la réflexion collective qui se révèle indispensable à tout changement de comportement.

Bernard Stiegler : Philosophe et docteur de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Bernard Stiegler est président de l'association Ars Industrialis, directeur de l'Institut de Recherche et d'Innovation du Centre Georges Pompidou, professeur à l'Université de Londres, professeur associé à l'Université de Technologie de Compiègne et enseigne à l'Ecole polytechnique de Zurich. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont notamment « Réenchanter le monde » (Flammarion, 2006), « La télécratie contre la démocratie » (Flammarion, 2008) et avec Marc Crépon, « De la démocratie participative » (Mille et une nuits, 2007).

La Chine prête à vaincre tout envahisseur, avertit Xi Jinping

La Chine prête à vaincre tout envahisseur, avertit Xi Jinping











Le président chinois Xi Jinping a assuré mardi que la Chine était prête à vaincre tout envahisseur potentiel, au moment où le pays se mesure à l'Inde à propos d'un conflit frontalier dans l'Himalaya.

"Le peuple chinois est épris de paix. Nous ne viserons jamais l'agression ni l'expansion, mais nous sommes confiants de pouvoir vaincre toute invasion", a déclaré M. Xi lors d'un discours solennel à l'occasion du 90e anniversaire de la fondation de l'Armée rouge.

"Nous ne laisserons jamais aucun peuple, organisation ou parti politique séparer quelque partie que ce soit du territoire chinois", a-t-il averti, dans le cadre grandiose du Palais du peuple qui donne sur la place Tiananmen à Pékin. "Personne ne doit s'attendre à ce que nous avalions un fruit amer qui nuirait aux intérêts de notre souveraineté, de notre sécurité ou de notre développement", a-t-il martelé.

Ces propos surviennent alors que les armées indienne et chinoise observent depuis plus d'un mois un face-à-face crispé dans une zone frontalière contestée, sur un plateau himalayen stratégique situé à l'ouest du Bhoutan.

New Delhi a déployé des troupes pour interrompre la construction par la Chine d'une route qui selon l'Inde empiète sur son territoire. Pékin considère que ce secteur lui appartient et réclame le départ des troupes indiennes. Les deux géants asiatiques se sont affronté lors d'un bref conflit frontalier en 1962.

Pékin est également en délicatesse avec les pays riverains de la mer de Chine méridionale à propos de la souveraineté de cette mer que la Chine revendique en quasi totalité.

La Chine revendique aussi sa souveraineté sur Taïwan, gouverné séparément du continent depuis la fuite du gouvernement nationaliste chinois dans l'île en 1949. Pékin se réserve le droit de recourir à la force au cas où l'île proclamerait formellement son indépendance. Et le régime communiste a mis en garde ces derniers mois ses opposants à Hong Kong contre toute velléité d'indépendance de l'ex-colonie britannique, rattachée à la Chine en 1997.

https://www.lorientlejour.com/article/1065159/la-chine-prete-a-vaincre-tout-envahisseur-avertit-xi-jinping.html

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Le «Jean-Claude Van Damme du Nord» volontaire pour représenter un syndicat policier à l’Elysée

Le syndicat de police VIGI s'attendait peut être à un candidat plus prestigieux pour parvenir, enfin, à rencontrer Emmanuel Macron à l'Elysée, mais le soutien de Sylvain Naudin, acteur douaisien, est toujours bon à prendre.

Dans un communiqué publié le 30 juillet, VIGI affirme avoir fait une demande de rendez-vous à l'Elysée via son site internet, avant de remercier l'acteur pour «son engagement auprès des policiers». 

«Ceci est tout à fait normal ! La sécurité des Français n'a pas à intervenir sur une question de budget... Notre police, doit avoir le nécessaire pour effectuer un travail digne, il s'agit tout de même de notre police, de votre sécurité, et celles des Français. Solidarité !», a écrit le comédien sur le réseau social Facebook. 

Originaire de Douai, Sylvain Naudin s'est illustré comme acteur dans des petites productions d'action, qui lui ont valu le surnom de «Jean-Claude Van Damme du Nord».


Le syndicat de police se réserve néanmoins le droit de recruter d'autres célébrités. «Cette période estivale n'est pas forcément propice à répondre aux petites annonces», explique-t-il. 

«Peut être que nous pourrons faire signer une tribune d'artistes et d'intellectuels en faveur de la police pour le mois de septembre», concluent les policiers. 

Cet appel avait été lancé le 24 juillet par le syndicat de police VIGI, après la réception par le président de la République au palais de l'Elysée des artistes Bono et Rihanna. 

Dans un contexte de lutte antiterroriste et de crise migratoire, les syndicats policiers avaient fait part de leur «inquiétude» après l'annonce de 526 millions d'euros d'économies prévues au ministère de l'Intérieur pour le prochain budget. Des manifestations pourraient avoir lieu à la rentrée. 

Lire aussi : Un syndicat de police recherche un porte-parole du «showbiz» pour que Macron daigne le recevoir