Crise du Golfe : la Turquie exhorte au « respect des droits du Qatar »

Crise du Golfe : la Turquie exhorte au












La Turquie a souligné vendredi que les droits du Qatar devaient être respectés, à l'occasion de la réception à Ankara du ministre qatari de la défense.

Le Qatar, isolé par des sanctions prises à l'initiative de l'Arabie saoudite, est le principal allié de la Turquie dans la région du Golfe.

Le ministre qatari Khaled bin Mohammed al-Attiyah a rencontré son homologue turc Fikri Isik au ministère de la défense à Ankara, a annoncé l'agence gouvernementale turque Anadolu.

Dans la crise diplomatique qui secoue la région du Golfe, Ankara a toujours soutenu Doha et résisté aux pressions lui demandant de fermer la base militaire dont la Turquie dispose au Qatar.

"Les questions actuelles entre les pays (du Golfe), qui sont des frères, doivent être résolues sur la base d'un dialogue sincère et du respect des droits du Qatar", a déclaré le ministre turc à l'occasion de cette rencontre.

Le président américain Donald Trump et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont évoqué cette crise lors d'une conversation téléphonique vendredi, ont indiqué les deux présidences.

https://www.lorientlejour.com/article/1060002/crise-du-golfe-la-turquie-exhorte-au-respect-des-droits-du-qatar.html

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Irak : un dignitaire chiite salué pour son rôle contre l’EI

Irak : un dignitaire chiite salué pour son rôle contre l'EI











Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a remercié vendredi un haut dignitaire chiite pour son rôle dans la guerre contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), assurant qu'il avait sauvé le pays.

En 2014, trois jours après la prise de Mossoul par l'EI, le grand ayatollah Ali al-Sistani avait exhorté les Irakiens à se battre contre les jihadistes, permettant ainsi de freiner leur avancée. Mais cet appel a été terni par les exactions commises par certaines milices chiites. Il a aussi entraîné la création de nouveaux groupes paramilitaires, qui pourraient être source d'instabilité pour l'avenir du pays.

Dans un communiqué, M. Abadi a exprimé ses "profonds remerciements et (sa) gratitude" à M. Sistani pour "son soutien fort et continu aux combattants héroïques". Pour le Premier ministre, l'appel du responsable religieux en 2014 a "sauvé l'Irak et ouvert la voie à la victoire" contre le groupe extrémiste sunnite. Le message de M. Abadi intervient alors que les forces irakiennes sont sur le point de chasser les derniers jihadistes de Mossoul, la deuxième ville d'Irak.

M. Sistani avait appelé les citoyens à "combattre les terroristes, défendre leur pays, leur peuple et leurs lieux saints". Des dizaines de combattants avaient alors pris les armes en se regroupant sous les forces paramilitaires du Hachd al-Chaabi, rejoignant des milices chiites déjà existantes.

Aux avants-postes sur plusieurs fronts, ces groupes ont fourni un soutien précieux aux forces gouvernementales. Mais ils ont aussi été accusés par les organisations de défense des droits de l'Homme d'avoir commis de multiples exactions, notamment des enlèvements et des exécutions sommaires dans les zones sunnites.

Le rôle du Hachd al-Chaabi une fois l'EI chassé du pays est une question en suspens, certains craignant qu'il ne tente de tirer profit de son succès militaire pour s'imposer sur le plan politique.

https://www.lorientlejour.com/article/1059992/irak-un-dignitaire-chiite-salue-pour-son-role-contre-lei.html

Alter Info l'Information Alternative

Tirs dans un hôpital de New York, plusieurs personnes touchées

On ignore pour l'instant quelle pourrait être la gravité de leurs blessures, et qui est l'auteur des tirs, a ajouté un porte-parole de la police new-yorkaise.

«Nous recherchons activement le tireur», a-t-il déclaré.

L'incident a eu lieu peu avant 15h heure locale au Lebanon Hospital, un grand hôpital de ce quartier du nord de New York avec près de 1000 lits, a-t-il précisé.

Selon plusieurs médias new-yorkais, au moins deux personnes auraient été touchées, à différents étages du grand bâtiment qui abrite l'hôpital. Le bâtiment, encerclé par la police, se trouve dans un des secteurs les plus fréquentés du Bronx.

Le tireur serait un ancien employé de l'hôpital, selon Fox News et certains médias new-yorkais. Ces informations n'ont pas été immédiatement confirmées par la police, qui a bouclé les environs du bâtiment.  

Un foyer de grippe aviaire hautement pathogène détecté dans le Nord de la France

Une zone de protection a été mise en place autour d'un foyer de grippe aviaire hautement pathogène H5N3 détecté dans la commune de Brillon, dans le département du Nord, a annoncé le ministère de l'Agriculture.

Un cas d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 ayant été confirmé ce vendredi 30 juin dans une basse-cour située dans cette commune, des zones de protection et de surveillance ont été mises en place dans des rayons de 3 et 10 kilomètres autour du foyer, selon un communiqué.

La veille, les quelque 230 volailles de cette exploitation avaient été abattus de manière préventive, après que l'exploitant ait fait état d'une mortalité importante de ses poules, depuis le 21 juin.

Dans ces zones, les mouvements de tous les animaux sensibles sont interdits et les mesures de biosécurité renforcées, afin de stopper au plus vite la propagation du virus.

«Le foyer se situe à 15 kilomètres d'un foyer identifié le 23 juin dernier à Tournai en Belgique, dans un élevage non commercial de volailles», fait savoir le ministère. 

Il serait lié à l'achat de poussins et de pigeons sur le marché de Tournay en Belgique.

«Depuis le début du mois de juin, onze cas d'influenza aviaire ont été confirmés en Belgique, essentiellement chez des éleveurs amateurs de volailles d'ornement et quatre cas au Luxembourg», précise le ministère.

La confirmation de ce foyer à Brillon rappelle l'importance de protéger les élevages de volailles en appliquant des mesures de biosécurité renforcées et en s'assurant notamment de l'absence de contact entre les volailles de basse-cour et les élevages commerciaux, insiste-t-il.

Mossoul réduit à un champ de ruines : des images de désolation filmées par un drone

Panaches de fumée, rues désertées et des quartiers entier rasés… voilà à quoi rassemble maintenant l’ancienne partie de Mossoul.

Sur la vidéo on peut voir la mosquée Al-Nouri, et le minaret penché surnommé «la tour de Pise irakienne», détruits le 21 juin par les djihadistes.

Le 29 juin, l’armée irakienne est parvenue sur le site quasi-détruit de la mosquée emblématique Al-Nouri, où Abou Bakr al-Baghdadi avait fait en juillet 2014 son unique apparition publique connue en tant que chef de l'EI pour appeler tous les musulmans à lui «obéir».

Lire aussi : L'Irak annonce la fin de «l'Etat illusoire» de Daesh après la prise de la mosquée Al-Nouri à Mossoul

L’homosexualité et l’adultère seront désormais bannies des vidéos en ligne en Chine

Parmi les fictions et films d'animation visés par la nouvelle règlementation de l'Association chinoise des services internet (CNSA) figurent notamment ceux qui «montrent des actes ou relations sexuelles "anormaux" comme (...) l'homosexualité».

Les plateformes de diffusion de vidéos doivent désormais recourir aux services de censeurs professionnels pour visionner chaque film du début à la fin et écarter ceux qui ne sont pas conformes «aux critères politiques et esthétiques corrects», selon la règlementation publiée par l'organisme.

La nouvelle règlementation ordonne le retrait ou des coupures des vidéos qui «portent atteinte à l'image nationale, à celle des dirigeants révolutionnaires, qui mettent en scène les conquêtes militaires des anciens empereurs ou répandent l'extrémisme religieux».

Les contenus violents et pornographiques, ceux mettant en scène des relations extraconjugales, la prostitution, l'addiction à la drogue ou des superstitions comme «l'évocation des esprits» sont également proscrits.

Les producteurs de vidéos doivent «travailler dur pour narrer correctement l'histoire de la Chine», souligne le texte. Selon l'agence officielle Chine nouvelle, les contrevenants s'exposent à des enquêtes de police.

Le 22 juin, l'autorité chinoise des médias avait ordonné à trois sites internet parmi les plus populaires en Chine de cesser de proposer des vidéos et des fichiers audio en streaming en raison des propos négatifs qui y sont tenus.

L'Administration d'Etat de la presse, de la publication, de la radio, du cinéma et de la télévision avait affirmé que le réseau social Sina Weibo, iFeng.com et ACFUN ne disposaient pas des autorisations nécessaires à la diffusion de flux audiovisuels. L'objectif, selon cet organisme, est de rendre le cyberespace plus propre.

Autre exemple, début juin, les autorités chinoises avaient bloqué des dizaines de comptes en ligne diffusant informations et ragots sur la vie privée des stars, les accusant de «flatter les bas instincts du public».

Lire aussi : Malaisie : 1 000 dollars à celui qui réalisera la meilleure vidéo dissuadant de devenir homosexuel

Un «régime dangereux et brutal» : Donald Trump à bout de patience avec la Corée du Nord

Donald Trump a montré ses muscles à l'égard de la Corée du Nord. Comme nombre de ses prédécesseurs. «La patience stratégique avec le régime nord-coréen est terminée. Honnêtement, la patience est terminée», a-t-il martelé depuis les jardins de la Maison Blanche à l'occasion de la visite officielle ce 30 juin 2017 du nouveau président sud-coréen Moon Jae-In, élu en mai dernier. Et le président américain de mettre en garde Pyongyang : «les Etats-Unis se défendront toujours et nous défendrons toujours nos alliés.»

Assurant que les Etats-Unis ne souhaitaient que la paix dans la région de la péninsule coréenne le chef d'Etat a souligné que les Etats-Unis travaillaient étroitement avec la Corée du Sud, le Japon et d'autres partenaires à travers le monde. «Ensemble, nous faisons face à la menace du régime dangereux et brutal de Corée du Nord. Les programmes nucléaire et balistique de ce ce régime exigent une réponse déterminée», a déclaré le président américain. «La dictature nord-coréenne n'attache aucun importance à la sécurité de son peuple et de ses voisins et n'a aucun respect pour la vie humaine», a-t-il encore martelé.

Retenir la Corée du Sud dans le giron de l'influence américaine

Sans citer explicitement la Chine, il a appelé les autres puissances régionales et toutes les nations responsables à se joindre aux efforts américains pour appliquer les sanctions visant le gouvernement de Pyongyang. Les relations entre la Corée du Nord et les Occidentaux sont plus exécrables que jamais.

Dès son accession au pouvoir Donald Trump avait adopté une ligne dure à l'égard de la Corée du Nord, notamment en raison du développement de ses missiles balistiques à capacité nucléaire. L'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley avait martelé en mars 2017 que le monde ne laisserait pas Pyongyang continuer sur «cette voie destructrice».

La diplomate américaine avait en outre affirmé que les Etats-Unis étaient prêt à agir seuls dans le dossier nord-coréen. En avril 2017, les Etats-Unis avait ainsi envoyé une armada de sous-marins nucléaires vers la péninsule coréenne. «La Corée du Nord cherche les ennuis !», avait tweeté Donald Trump. Mais Kim Jong-un ne s'était pas démonté rappelant que la Corée du Nord était prête à la guerre avec les Etats-Unis.

Donald Trump se devait de réaffirmer la vocation de gendarme du monde des Etats-Unis à son homologue sud-coréen. D'autant que ce dernier, lors de la campagne présidentielle sud-coréenne avait prôné une politique étrangère plus indépendante des Etats-Unis. Moon Jae-in, partisan d'un rapprochement avec la Corée du Nord, avait même fait part de son intention de se passer du système américain de défense antimissile THAAD, qui a l'inconvénient d'inquiéter la Chine voisine.

Lire aussi : Washington teste un système antimissile, Pyongyang menace de «réduire en cendres l'antre du diable»

Canada : quand le Premier ministre du Québec fait le jeu des islamophobes

Canada : quand le Premier ministre du Québec fait le jeu des islamophobes












Une fois n’est pas coutume, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, somme les musulmans de la province – ils sont un peu plus de 300 000 – à se dissocier sans équivoque des attaques terroristes perpétrées au nom de l’islam. Philippe Couillard réagissait à l’attaque au couteau contre un policier américain à l’aéroport de Flint (Michigan) perpétrée, la semaine dernière, par un Montréalais d’origine tunisienne.

Pour le responsable québécois, on ne peut pas « dissocier cet acte-là de la version pervertie de l’islam radical que certains dans cette communauté religieuse font circuler. Il faut que ce soit dit très, très, très fortement. Il faut que ce soit dit avec force », a-t-il insisté lors d’un point de presse.
Une déclaration « raciste »

Même s’il a pris le soin de mettre en garde contre la stigmatisation de la communauté musulmane à partir de cette affaire, Philippe Couillard a ajouté : « Malheureusement, on ne pouvait pas déconnecter ce genre d’événements de l’islam en général ».

Il n’a pas fallu plus pour que la polémique s’installe au Québec. La province vit au rythme des débats autour de l’islam depuis déjà une dizaine d’années. Le politologue Miloud Chennoufi, professeur de relations internationales au Collège des Forces canadiennes de Toronto, a qualifié la déclaration de Philippe Couillard sur l’islam de « raciste ». « C’est une nouvelle étape franchie dans la course à l’islamophobie au Québec et un coup de pousse au populisme », a-t-il affirmé.

Miloud Chennoufi n’est pas le seul à être scandalisé. L’imam Hassan Guillet rendu célèbre par son sermon qui avait fait le tour de la planète au lendemain de l’attentat contre la mosquée de Québec, le 29 janvier dernier, ne cache pas sa déception. Celui qui considérait l’assaillant de la mosquée de Québec, un Québécois de souche, comme la septième victime de l’attaque, victime de la haine, a expliqué dans les médias locaux : « C’est un problème complexe. Venir dire à de pauvres citoyens comme moi ou mes collègues que c’est notre responsabilité, je trouve que c’est injuste et inhumain. On a une responsabilité de dénoncer le terrorisme comme tous les citoyens. Mettez-moi à la tête de la police, je vais voir ce que je peux faire de plus ».

Mais ce n’est pas tout le monde qui partage cette approche. Le professeur Noomane Raboudi de l’université d’Ottawa estime que « Couillard dit tout haut ce qu’une majorité de musulmans pensent tout bas », dans une tribune dans le journal Le Devoir.
« Il est grand temps que nous nous remettions en question »

Pour ce professeur d’origine tunisienne, le Premier ministre québécois « dit ce que disent la plupart des intellectuels réformistes musulmans depuis des décennies, c’est-à-dire depuis que l’islamisme s’est imposé comme acteur sociopolitique dans toutes les vies politiques des pays musulmans, mais aussi en Occident ».

« Sans minimiser l’effet des politiques occidentales sur les injustices qui touchent l’espace de l’islam partout dans le monde, il est grand temps que nous nous remettions en question et que nous cessions d’accuser constamment les autres pour les malheurs qui nous frappent… L’islam a aujourd’hui besoin d’être réformé. Qui pourrait lancer ce projet de réforme ? Qui, à part nous autres, les musulmans, pourrait le faire ? », ajoute-t-il.

Cette déclaration partagée des centaines de fois sur les médias sociaux a fait réagir le politologue Miloud Chennoufi. « Qui a mandaté ce Monsieur pour parler au nom de tous les musulmans ? De tous les intellectuels musulmans ? La haine de soi et l’esprit du colonisé, voilà de quoi il s’agit », affirme-t-il. Avant d’ajouter : « Ceux qui exigent la réforme de l’islam ignorent totalement l’histoire des efforts de réforme (Arkoun, Nasr Hamid Abou Zaid, Shahrour, Mernissi, etc). Il en existe toutes sortes aujourd’hui. Sans compter celles qui remontent aussi loin que le XIXe siècle. Si au moins il avait reconnu cela et appelé à un approfondissement ».

« Il est important de le reconnaître pour ne pas tomber dans le piège du populisme et de l’islamophobie. Quant à l’islamisme, en tant que mouvement doctrinaire, sectaire, toujours potentiellement violent à cause de l’utopie de son projet, il ne peut en aucun être considéré comme réformateur », explique Miloud Chennoufi.
Des appels « douteux » à la réforme

Le politologue trouve douteux ce type d’appels à la réforme qui est « juste une figure rhétorique pour dire que l’islam est impossible à réformer. Voilà pourquoi, dans cette logique, il est impératif d’ignorer les efforts de réforme. Un slogan commun à tous les mouvement d’extrême droite en Occident ».

Sur l’échiquier politique québécois, de telles déclarations sur l’islam sont habituellement entendues du côté des partis de droite ou des proches du Parti québécois, une formation indépendantiste qui a été plusieurs fois au pouvoir. Ce parti historiquement progressiste a amorcé un virage identitaire depuis quelques années et confié la gestion de la diversité à des personnalités pro-sionistes et proches du MAK (mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie).

Aux dernières élections, le parti du Premier ministre avait battu le Parti québécois sur le terrain de l’inclusion, entre autres. Ce dernier avait mené campagne pour la laïcité à travers un projet de « charte des valeurs québécoises » et dont l’une des mesures phares était l’interdiction du voile dans la fonction publique – une charte qui avait ravi les islamophobes de la province.

Contrairement à la France, en Amérique du Nord, il n’est pas mal vu d’appartenir à une communauté, mais pour le Québec le sujet est délicat puisque la majorité francophone est elle-même une minorité dans un océan anglophone. Elle reste frileuse à toute manifestation ou émergence d’une autre culture sur son territoire. Quant aux musulmans du Québec, ils sont encore au stade d’une représentation folklorique.

La proximité linguistique avec la France fait que les mêmes débats se retrouvent, parfois sans raison, dans l’espace public québécois (Burkini et autres…). Des observateurs vont jusqu’à dire que quand il pleut à Paris, certains ouvrent leur parapluie à Montréal.

https://www.tsa-algerie.com/canada-quand-le-premier-ministre-du-quebec-fait-le-jeu-des-islamophobes/

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Tentative d’attaque contre une mosquée : silence officiel et traitement minimal dans les médias

Tentative d’attaque contre une mosquée : silence officiel et traitement minimal dans les médias












Onze jours après l’attaque de la mosquée Finsbury Park à Londres, un homme a tenté hier jeudi vers 18h30 de foncer en voiture dans la foule devant la mosquée de Créteil (Val-de-Marne), sans faire de blessé. « Un individu à bord de son véhicule 4X4 a heurté à plusieurs reprises les plots et barrières placés en protection de la mosquée de Créteil », a indiqué la préfecture de police de Paris. « Ne parvenant pas à passer les obstacles, le conducteur du véhicule a poursuivi sa course, percuté un terre-plein, puis a pris la fuite », précise le communiqué.

Interrogation sur la responsabilité pénale de l’individu

« Ma crainte été fondée. À la suite de l’attaque de Londres, sur les réseaux sociaux, des groupes identitaires français ont regretté qu’il n’y ait eu qu’un seul mort et pas des dizaines. J’ai alors tout de suite réagi en demandant au gouvernement de procéder à la sécurisation des lieux de culte en cette fin de ramadan », indique Abdallah Zekri.

Le président de l’Observatoire national contre l’islamophobie au Conseil français du culte musulman (CFCM) a précisé à TSA qu’il se constituait partie civile. « Cet homme était là pour tuer. Sans barrières, il y aurait eu un drame », ajoute-t-il. Karim Benaïssa, le président de l’Union des associations musulmanes de Créteil (UAMC), qui gère la mosquée, va porter plainte.

Alors que le suspect – un homme de 43 ans d’origine arménienne et détenteur d’un titre de séjour- a été interpellé dans la soirée à son domicile, l’enquête doit permettre, selon la préfecture de police de Paris, de déterminer « les motivations du conducteur et de déterminer sa responsabilité pénale ». Une déclaration qui choque Abdallah Zekri. « Je condamne le fait que l’on trouve des circonstances atténuantes à cet homme. On parle de quelqu’un qui est malade ».

Vendredi en début d’après-midi, une source policière a, en effet, indiqué à l’agence Reuters que l’individu était soigné pour schizophrénie et avait déjà été hospitalisé deux fois en psychiatrie. En outre, il est toujours en garde à vue pour tentative de meurtre en raison de l’appartenance à une religion, mise en danger d’autrui et dégradation.
Aucune condamnation de l’Élysée

Si le pire a été évité, l’absence de réactions de la part de la classe politique, irrite le président de l’Observatoire national contre l’islamophobie du CFCM. « On attend toujours une réaction de l’Élysée ». Seul un très bref communiqué diffusé dans la soirée précise que Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, également en charge des Cultes, s’associe « à l’émotion de la communauté musulmane » à la suite de cette agression.

Au Royaume-Uni, quelques heures après l’attaque terroriste de Londres -qui a fait un mort et une dizaine de blessés le 19 juin- la Première ministre Theresa May avait dénoncé une attaque « écœurante ». « Notre détermination à contrecarrer (les actes de terrorismes, ndlr) sera la même quel que soit leur responsable », avait-elle martelé.

L’auteur, Darren Osborne, 47 ans, a été inculpé pour « meurtre en lien avec le terrorisme », ont annoncé le parquet et la police. C’est une première dans un pays occidental. Habituellement, le qualificatif de terrorisme est réservé aux attentats revendiqués par les groupes terroristes islamistes.
Traitement minimal dans les médias

Au silence officiel s’ajoute un traitement médiatique particulier. D’ordinaire si réactives, les chaînes d’information en continu françaises ont fourni le service minimal hier soir après cette tentative d’attaque contre des fidèles, constatent de nombreux internautes sur les réseaux sociaux.

Les médias en ligne, eux, se sont contentés de reprendre les dépêches de l’AFP ou de Reuters. Aucun grand quotidien national n’évoque l’incident. De son côté, un article du Monde.fr s’interroge sur la nature de l’acte de jeudi soir : « Tentative de meurtre ou attentat manqué ? Fait divers ou acte à caractère terroriste ? ».

Certes, il faudra que l’individu soit entendu par les enquêteurs pour connaître ses motivations exactes- selon le site internet du Parisien, il aurait dit avoir voulu « venger le Bataclan et les Champs-Élysées »-, mais Abdallah Zekri se dit « scandalisé par une info à double vitesse où l’on passe sous silence un tel événement ».

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Syrie : les Kurdes prêts à s’attaquer aux rebelles pro-turcs

Syrie : les Kurdes prêts à s'attaquer aux rebelles pro-turcs











Les miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) ont l'intention de "libérer" le secteur situé entre Aazaz et Jarablous, qui se trouve aux mains des rebelles syriens soutenus par la Turquie, selon un de leurs chefs.

Le commandant Sipan Hemo l'annonce dans un entretien accordé à un journal kurde et ses propos ont été relayés sur internet par un responsable des Forces démocratiques syriennes (FDS), mouvement soutenu par les Etats-Unis, dont les YPG sont la principale composante.

Il ne précise pas quand ses hommes ont l'intention de s'emparer de cette zone, mais il dit considérer les rebelles syriens soutenus par Ankara qui en ont chassé les jihadistes de l'Etat islamique (EI) à l'automne comme une force d'occupation.

Les tensions croissantes entre Ankara et les rebelles kurdes syriens ont donné lieu mardi soir à des échanges de tirs près d'Aazaz.

L'armée turque y a dépêché des renforts en hommes et en matériel, a-t-on appris le lendemain auprès de rebelles kurdes et de l'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui parle de préparatifs en vue d'une offensive contre les YPG.

La Turquie les considère comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et a vivement reproché à Washington de leur avoir fourni des armes dans le cadre de la lutte contre l'EI.

Côté kurde, on fait valoir qu'une offensive turque détournerait les FDS et les YPG de la bataille de Raqqa, dernière position urbaine importante des jihadistes en Syrie.

https://www.lorientlejour.com/article/1059990/syrie-les-kurdes-prets-a-sattaquer-aux-rebelles-pro-turcs.html

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Marine Le Pen inculpée pour abus de confiance

Marine Le Pen inculpée pour abus de confiance












La présidente du parti français d'extrême droite Front national, Marine Le Pen, a été inculpée vendredi pour abus de confiance dans l'enquête sur la nature du travail fourni par les assistants parlementaires d'eurodéputés frontistes, a annoncé son avocat à l'AFP.

"Conformément à ses engagements pris pendant la campagne présidentielle, Marine Le Pen s'est rendue aujourd'hui à la convocation des juges qui l'ont, comme envisagé, mise en examen" (NDLR: inculpée), a indiqué l'avocat Rodolphe Bosselut. Me Bosselut a ajouté que sa cliente allait déposer un recours "dès lundi" contre cette inculpation qui, à ses yeux, viole le principe de la séparation des pouvoirs.

Mme Le Pen, élue eurodéputée en 2004, a été mise en examen pour abus de confiance "en sa qualité de députée européenne de 2009 à 2016 pour utilisation de fonds du Parlement européen" au profit de sa cheffe de cabinet au FN Catherine Griset et de son garde du corps Thierry Légier, a précisé une source judiciaire.
La nouvelle députée à l'Assemblée nationale a également été mise en examen pour "complicité d'abus de confiance" de 2014 à 2016 en sa qualité de présidente du parti d'extrême droite, a ajouté cette source.

Convoquée en début d'après-midi au pôle financier du tribunal de Paris, Marine Le Pen a lu une déclaration et n'a pas, comme la loi l'y autorise, répondu aux questions, a précisé son avocat à l'AFP. Jusqu'ici, la patronne du FN, 48 ans, avait refusé de rencontrer les juges: elle avait mis en avant son immunité d'eurodéputée pour rejeter une première convocation le 10 mars, puis indiqué qu'elle répondrait favorablement à leur demande après les élections présidentielle et législatives.

Les magistrats cherchent à déterminer si le Front national a mis en place un système généralisé pour rémunérer ses permanents avec des crédits européens, en les faisant salarier comme assistants de ses eurodéputés, mais sans que leur travail ait un lien avec les activités du Parlement européen. Le préjudice pour le Parlement européen s'élèverait à près de cinq millions d'euros de 2012 à 2017, d'après des chiffres communiqués par l'institution européenne.

Dix-sept élus FN européens, dont Marine Le Pen et son père Jean-Marie Le Pen, sont visés par l'enquête en France, ouverte en 2015, qui porte sur au moins une quarantaine d'assistants.

https://www.lorientlejour.com/article/1059957/france-assistants-parlementaires-ue-marine-le-pen-inculpee-pour-abus-de-confiance.html

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Attaques en Occident : des assaillants jeunes, de sexe masculin et connus des autorités, selon une étude

Attaques en Occident : des assaillants jeunes, de sexe masculin et connus des autorités, selon une étude












Les auteurs d'attaques en Europe et aux Etats-Unis étaient dans leur grande majorité des hommes jeunes et connus des autorités, selon une étude universitaire ayant passé au peigne fin les 51 attentats perpétrés en Occident depuis trois ans.

Ce rapport baptisé "Jihadiste de la porte d'à côté. Radicalisation et attaques jihadistes en Occident" est le fruit d'une recherche approfondie conduite par Lorenzo Vidino, Francesco Marone et Eva Entenmann, dans le cadre du Programme sur l'extrémisme de l'Université George Washington, situé dans la capitale américaine, de l'Ispi (Institut pour les études de politique internationale) de Milan et de l'ICCT (centre international pour le contre-terrorisme) de La Haye.

Depuis la proclamation du "califat" de l'Etat islamique le 29 juin 2014, il y a juste trois ans, 51 attentats ont été menés en Occident, dans un nombre limité de pays (8). La France a été le pays le plus touché, avec 17 attaques, suivie des Etats-Unis (16) et de l'Allemagne (7).

Ces attaques, qui ont fait 395 morts et au moins 1.549 blessés, ont été perpétrées par 65 assaillants. Quarante-trois ont perdu la vie, 21 ont été arrêtés, 1 est en fuite.

Les auteurs étaient jeunes dans leur très grande majorité. Leur âge moyen s'élève ainsi à 27,3 ans. Le plus jeune avait 15 ans, le plus âgé 52. Sur les 65 assaillants, 63 étaient des hommes, soit 97% d'entre eux.

73% étaient citoyens du pays où ils ont mené l'attaque. 14% résidaient légalement dans le pays ou étaient en visite légalement depuis des pays proches, 5% étaient des réfugiés ou des demandeurs d'asile, tandis que 6% étaient présents illégalement sur le territoire ou attendaient d'être expulsés.

17% étaient des personnes qui se sont converties à l'islam.

82% étaient déjà connus d'une façon ou d'une autre des autorités avant l'attaque. 57% avaient un passé criminel et 18% avaient déjà effectué un séjour en prison. En revanche, seuls 18% d'entre eux s'étaient rendus à l'étranger pour combattre sur un terrain de guerre.

Concernant les attaques proprement dites, dans 8% des cas, l'ordre venait directement de dirigeants de l'Etat islamique. Dans 26%, les assaillants n'avaient pas de connexion avec l'EI ou d'autres groupes jihadistes, mais ont été inspirés par leur message. Enfin, dans 66% des cas, les auteurs avaient une forme de connexion avec l'EI ou d'autres groupes, mais ont agi de manière autonome.

https://www.lorientlejour.com/article/1059958/attaques-en-occident-des-assaillants-jeunes-de-sexe-masculin-et-connus-des-autorites-selon-une-etude.html

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Moscou sous un «déluge vétérotestamentaire» (PHOTOS, VIDEOS)

C’est le centre météo Fobos a fait référence au Vieux testament pour mieux décrire le temps moscovite le 30 juin. L’averse durera presque 15 heures sans interruption et 30 à 40 millimètres de précipitations sont prévues, soit la moitié de la norme mensuelle à Moscou. Du jamais vu depuis 1923 selon les métérologues. Après le déluge à Berlin, la pluie, la grêle, et de violentes rafales de vent se sont déjà abattues sur la capitale russe faisant trois victimes et cinq blessés selon un bilan arrêté à 17h (heure locale), selon l’agence russe Interfax.

Des internautes n'ont pas manqué d'évoquer «l’Apocalypse» moscovite sur les réseaux sociaux. 

Les nuages sur le quartier d’affaires Moscow City.

De la grêle...

Des vidéos de l'averse au centre de Moscou 

Certains internautes se sont dits que le meilleur hashtag pour faire remonter leurs vidéos serait #courssansteretourner.

D’autres se sont souvenus du roman de Mikhaïl Boulgakov Le Maître et Marguerite pour citer sa description de l’orage à Jérusalem.

Certains ont également fait remarquer la forme du nuage

Une vidéo filmée à côté de la place Rouge dans laquelle on voit le vent emporter des cabines sanitaires a fait un carton sur le Net avec plus de 1 500 retweets et plus de 1 700 «j'aime»

 

Le 29 mai, un avis de tempête avait été déclaré dans la capitale de la Russie. De fortes pluies orageuses et de violentes rafales de vent se sont abattues sur Moscou dès le milieu de l’après-midi faisant 11 victimes.

Etat d’urgence déclenché et paddles dans les rues : Berlin sous des pluies torrentielles

Le 29 juin, la ville de Berlin a été frappée par des pluies torrentielles. Elles ont commencé en milieu de journée sans s’arrêter jusqu’au soir. Le résultat : les rues de la capitale allemande noyées sous l’eau, des dizaines d’arbres renversés sur des rails de train. Selon les témoignages, l’eau a atteint le genou.

D'autres ont été moins chanceux, comme cette jeune femme qui, en essayant de traverser la rue inondée, a disparu sous l'eau.

Sans surprise les transports ont été perturbés ; plusieurs rues ont été fermées, ainsi que des autoroutes et des lignes de métro à travers la ville. Un immeuble a même dû être évacué par les autorités car il menaçait de s'effondrer. Certains vols ont été également annulés à l'aéroport de Berlin-Tegel.

Au moins 700 personnes pompaient l'eau hors des caves pour limiter les dégâts des intempéries. Les pompiers ont déclaré l’état d’urgence. 

Pourtant, les habitants de la ville ne semblent pas céder à la pluie. Certains ont décidé de ne pas manquer l’occasion et pratiquer du paddle.

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Un député LREM traite de «merde» un journaliste qui a révélé son passé de lobbyiste

Un ex-lobbyiste de chez Orangina, devenu député de La République en marche puis nommé vice-président de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale ?

C'est sur ce parcours étonnant que s'est penché un journaliste de France 3 Haute-Garonne dans un article du blog politique du média local. Et cela n'a pas du tout plu à l'intéressé, Mickaël Nogal.

«Orangina a toutes les raisons d’apparaître sur l’écran radar des Affaires Economiques de l’Assemblée. Des textes peuvent concerner le groupe multi-national», écrit le journaliste dans son article avant de poursuivre : «Mickaël Nogal va probablement croiser ses anciens collègues dans ses nouveaux locaux.»

Des propos qui ont outré le nouveau député, qui s'est empressé d'alerter ses proches et militants sur cette affaire. Mais le message a rapidement fuité. Dedans, il désigne le journaliste par une émoticône représentant un étron. 

Un autre journaliste de France 3 est donc monté au créneau pour dénoncer cette «diatribe scatologique».

«Il aurait sans doute préféré que le blog politique publie in extenso le joli communiqué de presse "prêt à insérer" qu’il a fait parvenir aux rédactions après sa nomination : titre, chapeau, paragraphes, intertitres, photos… Tout était prêt, il suffisait de faire copier/coller», a ironiquement suggéré l'auteur de la réponse au député. 

Cet épisode est le dernier en date d'une longue série entre des membres de La République en marche et la presse. Dans la catégorie «insulte» du florilège d'entorses à la liberté de la presse initiées par le président et son entourage, un précédent avait touché le présentateur Yann Barthès, qualifié de «gros connard» par Sylvain Fort, directeur de la communication de l'Elysée. 

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Berlin : «Nous obliger à renoncer au gaz russe pour nous vendre du [gaz] américain est inacceptable»

«Nous estimons qu'il est inacceptable qu'une loi [américaine] puisse demander aux Européens de renoncer au gaz russe pour nous vendre du [gaz] américain à la place, à un prix bien plus élevé», a lancé le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel le 29 juin, en visite officielle en Russie, rapporte le quotidien allemand Handeslbatt.

Le chef de la diplomatie allemande évoquait les nouvelles sanctions contre la Russie adoptées par le Sénat américain à la mi-juin, et notamment un amendement cité par Bloomberg, qui précise : «Le gouvernement des États-Unis devrait donner la priorité à l'exportation de ressources énergétiques [américaines] afin de créer des emplois américains, aider les alliés et les partenaires des États-Unis et renforcer la politique étrangère [américaine].» 

Des entreprises européennes victimes collatérales ?

Ce texte, qui nécessite l'approbation de la Chambre des représentants et la signature du président américain pour pouvoir entrer en vigueur, a été initialement présenté comme un amendement à une loi américaine imposant des sanctions contre l'Iran.

Mais il va en fait plus loin, menaçant les entreprises européennes associées avec des sociétés russes de pétrole et de gaz. Aussi, la participation d'entreprises européennes majeures du secteur énergétique, comme BASF, Shell, Engie, OMV, Wintershall ou encore Uniper, dont le projet de gazoduc Nord Stream 2 pourrait en être affecté. 

Cet amendement controversé a provoqué une vague d'indignation au sein de l'Union européenne, et en particulier en Allemagne, principal bénéficiaire de Nord Stream 2. Un porte-parole du gouvernement allemand, cité par Reuters n'a pas hésité à le qualifier de «curieuse manœuvre», le 16 juin dernier.

En outre, un communiqué commun signé le 15 juin par le chancelier autrichien et le ministre allemand des Affaires étrangères a précisé : «L'approvisionnement énergétique de l'Europe est une question européenne qui ne concerne en rien les Etats-Unis d'Amérique. C'est à nous [les pays européens] et non aux Etats-Unis de décider de qui nous livre notre énergie et de quelle façon.»

Cité par l'agence RIA Novosti, Sigmar Gabriel a également assuré, durant sa visite en Russie le 29 juin, que Berlin était bien déterminé à «ouvrir un nouveau chapitre positif de l'histoire des relations [entre la Russie et l'Allemagne]». Il a ensuite ajouté : «Nous avons des différences en termes de valeurs politiques, mais nous ne devons pas abandonner la coopération entre nos sociétés.»

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L’Arabie saoudite exige du Qatar la fermeture d’Al Jazeera, «inacceptable», répond l’ONU

L'Arabie saoudite ne relâche pas la pression sur le Qatar, toujours sous le coup d'un blocus depuis début juin 2017. Riyad et trois de ses alliés ont même exigé que le petit émirat ferme sa chaîne d'information internationale Al Jazeera. Saisies de la question, les Nations unies ont fait savoir ce 30 juin qu'une telle demande était inacceptable. «Que vous la regardiez ou non, que vous l'aimiez ou non, que vous soyez en accord avec sa ligne éditoriale, les versions arabe et anglaise d'Al Jazeera sont légitimes et sont suivies par des millions de spectateur», a fait valoir Rupert colville, porte-parole de l'organisation internationale.

Dans le cadre du blocus imposé au Qatar par ses voisins, l'Arabie saoudite et le Barhein avaient interdit le 11 juin dernier la diffusion de la chaîne qatarie dans tous leurs établissements hôteliers ainsi que dans les sites touristiques. Les bureaux d'Al Jazeera à Ryad avaient été fermés dès le début de la crise diplomatique.

12 jours après, le 23 juin, l'Arabie saoudite et ses alliés posaient un ultimatum assorti d'une liste d'exigences, dont la fermeture d'Al Jazeera, comme préalable à la reprise des relations diplomatiques et à la fin du blocus économique mis en place début juin. L'Arabie saoudite, pourtant loin d'être au-dessus de tout soupçon, accuse le Qatar de financer le terrorisme.

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«Un profil psychiatrique» : L’assaillant de la mosquée de Créteil hospitalisé, sa garde à vue levée

Le chauffard de 43 ans, qui a essayé de renverser des musulmans à Créteil à la sortie de leur mosquée à Créteil, «a un profil psychiatrique : il a été hospitalisé deux fois en 2006 et 2007 pour schizophrénie. Actuellement, il est sous traitement médicamenteux», a déclaré le ministère public.

Son expertise psychiatrique a «conclu à l'incompatibilité de l'état de santé avec la garde à vue et à la nécessité d'une hospitalisation d'office», a déclaré le parquet de Créteil  à l'AFP. Le certificat médical mentionne «des propos délirants et incohérents», a-t-il ajouté.

Arménien, le chauffard est sans emploi et titulaire d'une carte d'invalidité.

L'homme, qui réside à Créteil, a percuté les barrières et traversé le terre-plein grillagé protégeant la mosquée avec son 4x4, avant de tamponner des voitures de fidèles à la sortie de la prière, sans faire de blessé. Il a été interpellé le 29 soir à son domicile, mais n'a toujours pas été entendu par la police judiciaire du Val-de-Marne, chargée de l'enquête.

Ses motivations restent pour le moment nébuleuses. Des témoins de la scène sont actuellement auditionnés, a ajouté le ministère public.

Selon une source proche du dossier, l'homme a tenu des «propos confus en référence aux attentats» djihadistes qui ont fait 239 morts en France depuis 2015.

Un témoin a également assuré à l'AFP que l'homme a été aperçu le 28 par un fidèle aux abords de la mosquée. Il était en train de déposer des fleurs sur la plaque du «Jardin d'Arménie», installé par la ville de Créteil en hommage au peuple arménien, dans le grand parc adjacent au lieu de culte.

Dix jours après l'attentat anti-musulman de Londres, perpétré par un homme qui a foncé sur les fidèles de la mosquée de Finsbury Park et fait onze blessés, la communauté musulmane française se sent elle aussi prise pour cible. Certains de ses responsables ont dénoncé une «tentative d'attaque» et demandé aux pouvoirs publics de «renforcer la protection des lieux de culte».

Le préfet de police, Michel Delpuech, a adressé une lettre au président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech, dans laquelle il condamne l'acte survenu le 29 juin et réitère ses consignes de vigilance aux forces de l'ordre protégeant les lieux de culte musulmans.


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«Macron est Jupiter, je suis Hermès le messager» : Twitter s’enflamme après l’envolée de Le Maire

«Emmanuel Macron est Jupiter, je suis Hermès, le messager» : les propos de Bruno Le Maire le 30 juin à New York ont déchaîné l'imagination des internautes. A tel point que le nom de la divinité grecque s'est hissé en haut des tendances sur Twitter en France, durant l'après-midi.

Un internaute a ainsi fait savoir qu'il avait ajouté une petite précision sur la page Wikipédia dédiée au ministre de l'Economie : «Depuis le 30 juin 2017, la divinité Hermès peut aussi se faire appeler Bruno Lhermès.» La phrase ironique a ensuite été retirée de l'encyclopédie en ligne.

«Il me semble qu'Hermès est aussi le Dieu des voleurs», a remarqué un utilisateur de Twitter, tandis qu'un autre imaginait un conseil des ministres particulièrement mythique.

«Je ne me rappelle pas qu'Hermès crachait sur Jupiter avant de choper son CDD», a lancé un internaute, en référence aux propos pas toujours très élogieux de Bruno Le Maire envers le futur président de la République, durant la campagne.

«Si Macron est Jupiter et non Zeus, Le Maire devrait être Mercure et non Hermès», a enfin remarqué un autre, plus pointilleux, Jupiter étant une divinité romaine contrairement à Hermès qui existe dans la mythologie grecque.

Le ministre de l'Economie, qui s'exprimait en anglais lorsqu'il a évoqué la divinité grecque, faisait référence aux propos d'Emmanuel Macron, qui s'était défini comme un président «jupitérien», avant son élection, dans une interview avec Challenges.

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Star Wars ? Un prototype de nouveau costume de combat russe à l’air futuriste (VIDEO)

Développé par l’Institut de recherches scientifiques le prototype du nouvel équipement de combat a été présenté le 29 juin lors de l’exposition à l’occasion de l’ouverture du centre de prototypage à l’Université nationale de sciences et technologies.

L’invention équipée d’une protection de pointe consiste en un casque qui couvre entièrement le visage du soldat et un exosquelette qui améliore les performances et la résistance lors du combat.

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Assistants au Parlement européen : Marine Le Pen mise en examen par le parquet de Paris

Marine Le Pen a été mise en examen pour «abus de confiance» et «complicité d'abus de confiance», selon une source judiciaire citée par l'AFP. Bien que protégée par l'immunité parlementaire, la présidente du Front national (FN) s'était engagée à répondre à la Justice dans le cadre de l'affaire des assistants du Parlement européen.

Ce 30 juin 2017, elle s'est rendue dans les locaux du pôle financier de Paris pour répondre des accusations d'emploi fictifs, une information confirmée par l'avocat de la dirigeante frontiste. «Marine Le Pen s'est rendue aujourd'hui à la convocation des juges qui l'ont, comme envisagé, mise en examen», a-t-il fait savoir à l'AFP, ajoutant qu'il déposerait un recours contre cette décision dès le 3 juillet 2017. La mise en examen viole, selon lui, le principe de séparation des pouvoirs.

En décembre 2016, une information judiciaire avait été ouverte en pleine campagne présidentielle par le parquet de Paris sur la base d'une enquête préliminaire qui datait de mars 2015. En mars 2017, deux assistants parlementaires européens du FN, Catherine Griset et Charles Hourcade ont été mis en examen.

Les juges d'instruction tentent de déterminer si le FN a mis en place un système permettant de rémunérer ses cadres via des contrats d'assistants parlementaires européens. Le Parlement de Strasbourg s'est porté partie civile dans cette affaire. Marine Le Pen, faisant valoir la campagne présidentielle et dénonçant une manipulation politique de la Justice, avait refusé de se rendre à une première convocation le 10 mars 2017. La présidente du FN avait à cette occasion répété qu'elle avait proposé plusieurs fois aux enquêteurs de l'auditionner depuis 2015.

A la suite du déclenchement de l'affaire en pleine présidentielle, et sur signalement d'une élue FN, le parquet de Paris avait ouvert en mars une enquête préliminaire pour «abus de confiance», visant 19 autres eurodéputés de tous bords, dont l'éphémère ministre MoDem des Affaires européennes Marielle de Sarnez.

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L’armée syrienne annonce avoir bouté les djihadistes de Daesh hors de la province d’Alep

«Nos forces, en coopération avec les forces supplétives, ont pris le contrôle de toute la région s’étendant de Rassafa, dans le sud de la province de Raqqa, à Ithraya dans l'est de la province de Hama. L'armée se prépare à prendre position dans le sud-est de la province d'Alep après la fuite des terroristes», a déclaré le 30 juin une source militaire citée par l'agence officielle syrienne Sana.

«L'armée syrienne a totalement libéré Alep, tant la ville que la province», a assuré le général Suleiman à RT par téléphone. 

Il s'agit d'un nouveau revers pour Daesh qui contrôlait fin 2014 la moitié de la province d'Alep. Le groupe terroriste est aussi sous forte pression à Raqqa ainsi qu'à Mossoul, où l'armée irakienne est en train de vaincre les forces de Daesh.

En décembre 2016, avec l'appui de l'aviation russe, la ville d'Alep avait été libérée des combattants islamistes de Fateh al-Cham (ex-al-Nosra) et autres groupes radicaux qui occupaient la ville.

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Russie : le rapport de l’ONU sur l’attaque chimique en Syrie fondé sur des «données douteuses»

«Nous sommes obligés de constater que ses conclusions sont toujours fondées sur des données très douteuses», a fait savoir le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, en assurant y voir des signes d'une «commande politique».

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Une mission d'enquête de l'OIAC a conclu qu'«un grand nombre de personnes, dont certaines sont mortes, avaient été exposées au sarin ou à un produit de type sarin». Le résultat du rapport va maintenant servir de base à une commission conjointe entre l'ONU et l'OIAC, qui devra dire si les forces du régime syrien sont responsables de ce bombardement chimique sur la localité de Khan Cheikhoun le 4 avril dernier.

Pour la diplomatie russe, ce rapport «pousse indirectement tout lecteur qui ignore toutes les circonstances de l'affaire à conclure que les forces gouvernementales syriennes sont responsables de cette attaque».

Moscou espère que la commission conjointe ONU/OIAC «fera preuve d'un haut professionnalisme et d'impartialité politique afin de trouver les vrais responsables de ce crime», souligne le communiqué.  

Depuis l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun du 4 avril dernier, les pays occidentaux accusent Damas d'avoir utilisé des armes chimiques. Après cet incident, dont les circonstances ne sont toujours pas connues en détail, l'armée américaine avait tiré 59 missiles Tomahawk dans la nuit du 6 au 7 avril depuis deux navires américains sur la base aérienne d’Al-Chaayrate, près de Homs. 

La Défense russe s’est dite elle prête à présenter des preuves irréfutables que l’aviation syrienne avait en réalité visé un entrepôt des rebelles dans lequel étaient stockés des matériaux chimiques.

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La Russie suspend sa participation au budget du Conseil de l’Europe

Dans une conversation téléphonique, Sergueï Lavrov a déclaré à Thorbjorn Jagland que la Russie «ne contribuerait pas au budget du Conseil de l'Europe jusqu'à la restauration totale des droits de la délégation russe» dans l'institution, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

Dans un autre communiqué, la diplomatie russe a dénoncé la «dégradation de la situation» au sein de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) et la «campagne de persécution frénétique» visant les députés d'autres pays cherchant à normaliser les relations avec la Russie.

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Les 18 députés russes de l'APCE, qui siège à Strasbourg, sont privés de droit de vote depuis avril 2014, en guise de sanctions après le rattachement de la Crimée à la Russie. 

Après le vote de ces sanctions, les élus russes ont claqué la porte de l'hémicycle strasbourgeois, boycottant les travaux de l'Assemblée parlementaire auxquels ils n'ont pas participé depuis plus de trois ans.

«Dans le même temps, la Fédération de Russie continue son travail significatif dans le Conseil de l'Europe», note toutefois le communiqué de la diplomatie russe.

Mythologie : après Emmanuel Macron en Jupiter, Bruno Le Maire se voit en «Hermès messager»

Bruno Le Maire pense-t-il avoir des ailes aux pieds ? Venu en émissaire d'Emmanuel Macron à New York afin de rassurer un aréopage d'investisseurs américains sur les évolutions à attendre en matière de fiscalité et de droit du travail en France, le ministre de l'Economie issus des Républicains, a brillé par sa connaissance du panthéon grec, se comparant à Hermès, le messager de Zeus (Jupiter pour les Romains).

 

La Russie prolonge jusqu’à fin 2018 l’embargo sur les produits alimentaires occidentaux

Le décret signé par le président russe ordonne de prolonger «jusqu'au 31 décembre 2018 [...] afin de défendre les intérêts nationaux russes» l'interdiction de l'importation de la plupart des produits alimentaires des pays occidentaux, principalement de l'UE, qui ont pris des sanctions contre la Russie pour l'annexion de la Crimée en 2014 et son soutien présumé aux séparatistes de l'Est de l'Ukraine.


Détails à suivre...

Emmanuel Macron dialogue avec Abdelaziz Bouteflika pour résoudre la crise au Mali

Le président français, Emmanuel Macron, s'est entretenu au téléphone le 28 juin avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, selon l'agence de presse Reuters. Une source proche de l'entourage du locataire de l'Elysée a expliqué à Reuters que la situation sécuritaire au Mali et les négociations de paix avaient été au centre de l'échange entre les deux chefs d'Etat.

Le président français a notamment formulé des «proposition concrètes» visant à relancer le processus de paix au Mali, selon la source citée par Reuters et qui a préféré demeurer anonyme. La source n'a pas précisé les détails de ces propositions. 

Cette information survient à quelques jours de la rencontre des chefs d'Etat des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) le 2 juillet à Bamako. Ces présidents africains doivent notamment discuter de la mise en place d'une force conjointe antiterroriste. 

Depuis 2015, la situation sécuritaire au Mali s'est dégradée : des attaques djihadistes ont été perpétrées dans ce pays, mais aussi dans des Etats voisins comme le Burkina Faso et le Niger. De plus, des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les groupes djihadistes encore présents dans le nord du Mali. 

L'Algérie est le parrain de cet accord, conclu en mai et juin 2015 entre Bamako, des mouvements armés et la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). L'accord d'Alger prévoit entre autres la mise en place d'autorités intérimaires dans le nord du Mali, de patrouilles mixtes et l'application du programme de désarmement des ex-rebelles.

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Mémoire de la Shoah et droits des femmes : la classe politique salue la mémoire de Simone Veil

Les hommages à Simone Veil se sont succédés depuis l'annonce de son décès, à 89 ans le 30 juin. 

Après un tweet du président de la République, l'Elysée a publié un communiqué saluant la mémoire de l'ex-ministre de la Santé. 

«Elle travaillait sans relâche pour la mémoire de la Shoah, avec gravité et dignité. En tant que première présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, elle fit comprendre à des générations de Français la singularité du génocide juif», a exprimé la présidence.

«Elle porta avec un courage inlassable la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, qui mit un terme à tant de situations inhumaines» faisant ainsi «honneur à la France» à ajouté l'Elysée.

Le Premier ministre Edouard Philippe a également rendu hommage à Simone Veil qui «restera le visage d'une République debout, humaine, généreuse». «La France perd une personnalité comme l'histoire en offre peu», a-t-il aussi écrit sur Twitter.

La maire PS de Paris Anne Hidalgo va, elle, proposer au Conseil de Paris d'attribuer le nom de Simone Veil, à «un lieu marquant de la capitale», a-t-elle annoncé dans un communiqué. 

«Notre pays perd aujourd'hui à la fois l'une de ses plus belles figures d'engagement et en même temps l'un des ferments de sa concorde et de sa cohésion», a déclaré le maire socialiste, ajoutant que la ville n'oublierait pas «celle qui s'est inscrite dans la lignée des combattantes de la liberté qu'elle prise». 

La présidente du Front national Marine Le Pen a présenté ses «condoléances les plus sincères» après le décès de l'ex-ministre, «une femme qui aura incontestablement marqué de son empreinte la vie politique française». 

«J'ai aussi une pensée pour sa famille politique, avec qui Simone Veil a défendu ses convictions avec constance», a souligné Marine Le Pen dans une communiqué. «Je salue enfin le combat pour la Mémoire qui fut celui de toute sa vie, a-t-elle conclu.

«J'ai connu Simone Veil, j'ai admiré Simone Veil et je veux l'écrire ici, j'ai aimé Simone Veil, dont l'amitié ne m'a jamais fait défaut. Son regard bleu pouvait exprimer l'autorité et même la colère mais il y brillait toujours une grande bonté et la lueur de l’espoir», a écrit Nicolas Sarkozy dans un long message posté sur Facebook.


Une entrée au Panthéon ? 


Plusieurs hommes politiques ainsi que des associations ont lancé le sujet de l'entrée au Panthéon de Simone Veil, à l'image d'eurodéputée socialiste Christine Revault d'Allones ou encore l'ex-ministre Bernard Kouchner. 

«Sa dernière demeure doit être le Panthéon», a estimé Christine Revault d'Allones, la qualifiant de «très grande femme pour la France et l'Europe».

Un avis partagé par Bernard Kouchner, ex-ministre des Affaires étrangères et européennes.


Une pétition ayant rassemblé plus de 700 signatures a été initiée par l'association féministe Politiqu'elles. 

Quatre femmes, dont la scientifique Marie Curie et la résistante Germaine Tillion reposent actuellement aux côtés des grands hommes. 


Lire aussi : Simone Veil, grande figure politique française, est décédée




Israël bombarde à nouveau des positions de l’armée syrienne en réponse à un projectile

Israël bombarde à nouveau des positions de l'armée syrienne en réponse à un projectile











L'armée israélienne a annoncé avoir frappé des positions militaires syriennes après qu'un projectile a atterri dans le plateau du Golan. Netanyahou avait promis des représailles en cas de débordements du conflits syriens sur le territoire israélien.

https://francais.rt.com/international/40397-israel-bombarde-a-nouveau-positions-armee-syrienne-reponse-projectile

Alter Info l'Information Alternative

Israël bombarde à nouveau une position de l’armée syrienne en réponse à un obus «égaré»

«En réponse au projectile lancé depuis la Syrie vers Israël, l'aviation de la Force aérienne israélienne a visé la position de l'armée syrienne qui avait lancé l'obus», a annoncé Tsahal le 30 juin sur Twitter.

Un peu moins d'une heure auparavant, l'armée israélienne avait annoncé qu'un obus «égaré» s'était écrasé dans le nord du plateau du Golan occupé, sans faire de victimes.

Le 28 juin, Tsahal avait déjà déclaré avoir bombardé des positions de l'armée syrienne en réponse à un «projectile lancé depuis la Syrie vers Israël». Des incidents similaires avaient eu lieu ces derniers jours.

Le 25 juin, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait déclaré qu'il y aurait des représailles si des projectiles venant du territoire syrien s'écrasaient, même accidentellement, sur le territoire de l'Etat hébreu, avait rapporté le Jerusalem Post.

Lire aussi : Israël frappe à nouveau des positions de l'armée syrienne après des tirs

Détails à suivre...

«Dérapage» budgétaire surprise en 2016 : Moscovici vole au secours de Macron, ministre de l’Economie

Il y a les dérapages verbaux et puis il y a aussi les dérapages budgétaires. Mais, pour une fois, le commissaire européen Pierre Moscovici s'est fait moins inflexible, minimisant l'erreur de près de 8 milliards d'euros laissée par les précédents gouvernements de François Hollande en 2016, et qui échoit à celui d'Edouard Philippe. Les magistrats de la Cour des comptes avait en effet qualifié le budget présenté en 2016, alors qu'Emmanuel Macron était ministre de l'Economie, d'«insincère». Une accusation plutôt grave, considérant le ton habituellement policé des rapports du gendarme de la rue Cambon. 

«Je n'ai pas le sentiment [que ce] que j'ai eu avec le gouvernement français était un dialogue malhonnête», a tempéré le commissaire sur France Info ce 30 juin 2017. Et d'ajouter, compréhensif : «J'ai toujours pensé que 2,8% n'était pas réaliste. Je l'ai dit, la Commission européenne l'a dit et cela figure dans ses opinions dès l'automne dernier.»

Pourtant, la polémique enfle au lendemain de la publication d'un audit alarmiste de la Cour des comptes sur l'état des finances publiques hérité de François Hollande, qui pointe une erreur de 8 milliards, ainsi qu'un déficit de 3,2%, au-dessus donc de la limite fatidique de 3%. 

Edouard Philippe, apparemment surpris de trouver une telle erreur, a fustigé l'action de François Hollande. «Nous héritons d’un dérapage de 8 milliards d’euros inacceptable», s'est-il indigné le 29 juin. Il aurait pu se renseigner auprès d'un membre du gouvernement de François Hollande : l'actuel président de la République, lequel, il y a un an encore, était ministre de l'Economie.

Lire aussi : Grèce : accord de la zone euro pour débloquer 8,5 milliards d'euros

«Surprise» par son licenciement qu’elle estime «abusif», Polony demande 500 000 euros à Europe 1 

500 000 euros de dédommagement pour licenciement abusif : c'est la somme que Natacha Polony espère obtenir de la part de son ex-employeur Europe 1 après avoir été remerciée de son poste de chroniqueuse par courrier. Après cinq ans de bons et loyaux services, la journaliste demande aussi la requalification de ses CDD en CDI, a révélé La lettre de l’audiovisuel.

«Je suis surprise d'avoir reçu ce courrier. Je m'explique difficilement cette décision», expliquait la journaliste au site PureMedias le 15 juin dernier.

Non-reconduite par Paris-Première où elle animait l'émission Polonium, Natacha Polony s'est vu offrir une chronique sur LCI qu'elle animera à la rentrée.

Courtisée par d'autres médias tels que C8, la journaliste reste à la tête de son web-projet Polony TV, un site internet qui se définit comme «le média de la France souveraine». 

«Plus encore que les autres citoyens, nous avons, en tant que journalistes, la responsabilité de défendre la liberté d’expression et le pluralisme des idées»

Ce média qui entend «dénoncer la captation des grands médias par des groupes d’intérêts économiques» ainsi que «défendre la liberté d’expression et le pluralisme des idées», a-t-il coûté à la journaliste sa place dans les médias traditionnels ? 

La polémique causée par ses pertes d'emplois semble en tout cas lui avoir ouvert d'autres portes. 

Eric Zemmour, polémiste qui animait l'émission Ça se dispute, avait obtenu 50 000 euros de la part d'ITELE en 2016 suite à une «rupture de contrat abusive», consécutive à des propos polémiques sur les jeunes de banlieue. 

Lire aussi : Natacha Polony sur les rixes en Corse : «La réaction des villageois relève de la citoyenneté»

Conflit et génocide rwandais : la République française est-elle «totalement compromise» ?

Conflit et génocide rwandais : la République française est-elle «totalement compromise» ?

Alors que des archives de l'Elysée sur le conflit au Rwanda défrayent la chronique, le flou sur l'implication française subsiste. Pour l'historien Harana Paré, cette situation perpétue la politique «de déni» et de «prédation» de la France en Afrique.

RT France : La revue XXI a publié un article basé sur une archive d'un ordre direct signé de l'Elysée appelant à réarmer les troupes génocidaires au Rwanda en 1994 malgré l'embargo sur les livraisons d'armes dans le pays imposé par l'ONU. Cette révélation vous a-t-elle étonné ?
Harana Paré (H. P.) : Absolument pas. La République française est assise sur des montagnes de mensonges et de dénis des droits des peuples au regard de sa présence et de son influence politique néocoloniale sur le continent africain. 
 
RT France : Quel était l'intérêt pour le gouvernement français de donner cet ordre, enfreignant sciemment l'embargo de l'ONU dans un contexte où les exactions au Rwanda étaient scrutées par l'ensemble de la scène internationale et choquaient l'opinion publique française ?
H. P. : Dans le film «Hôtel Rwanda», on voit bien que ce qui intéressait les Occidentaux et les Français était avant tout d'exfiltrer les populations blanches ou naturalisées du Rwanda, et de laisser les différentes parties du reste de la population se massacrer entre elles. Après quoi les médias pouvaient servir aux opinions publiques la litanie immonde de massacres interethniques entre Africains. Ce qui à vrai dire n’est rien moins qu’un des aspects de guerres impérialistes : elles imposent le délitement des Etats ainsi que la prédation sans fin à des nations faibles et périphériques.
Concernant le réarmement : l'intérêt de la France était avant tout de préserver ses positionnements géostratégiques dans cette région des Grands Lacs
Concernant le réarmement : l'intérêt de la France était avant tout de préserver ses positionnements géostratégiques dans cette région des Grands Lacs. Il se jouait dans cette zone une rivalité avec les Etats-Unis – on dit que les troupes du Front patriotique rwandais étaient soutenues par les Américains. Ainsi, dans la région, le fait que les deux puissances soient alliées dans le cadre de l'OTAN n’a nullement empêché qu’elles se livrent à des rivalités inter-impérialistes, qui se sont entrechoquées avec le conflit et génocide rwandais. Dans ce contexte, la France a pris des décisions qui protégeaient ses intérêts géopolitiques.
Le contrôle de la région des Grands Lacs est une clé pour l’accès à toute l’Afrique orientale et méridionale et son pôle émergent qu’est l’Azanie (Afrique du Sud).
En outre, à l'époque, la France avait l'espoir de s'appuyer sur la République démocratique du Congo ou ex-Zaïre de l’éminent, incompétent et corrompu Mobutu, pour permettre le renversement de la situation dans la région et au Rwanda, dans le sens de ses intérêts. A l'époque, la RDC avait laissé une partie de son territoire comme base arrière aux génocidaires Hutus. Cette zone leur servait autant de base de repli que de point d'accès à des armes. C'est dans ce cadre-là que la France leur a livré des armes, malgré l'embargo de l'ONU. Nombre d’infiltrations d’éléments génocidaires partaient de là pour opérer en interne au Rwanda, le long de la frontière.
 
RT France : Quelles ont été les conséquences de ces livraisons dans le conflit et le génocide ?
H. P. : Cela n'a évidemment rien arrangé. Bien au contraire. Les troupes Hutus, acquises à la politique génocidaire de Juvénal Habyarimana, ont eu un sentiment d'impunité. Elles se sentaient soutenues par la puissance française dans toute sa splendeur néocoloniale et donc invincibles – jusqu'à ce qu'ils comprennent que le pays allait les abandonner sous la pression internationale. Cela a entraîné une augmentation des massacres. En tout entre 800 000 et 1 000 000 de victimes.
 
Si, depuis 1994, on a autant de mal à faire la lumière totale sur cette affaire, c'est parce que la République française est totalement compromise dans cette affaire
RT France : Cet ordre, signé par le secrétaire de l'Elysée de l'époque, Hubert Védrine, est l'un des premiers documents rendus publics depuis la déclassification en 2015 de 83 documents de l'Elysée sur le conflit rwandais. Malgré la promesse de François Hollande et cette déclassification, l'accès à ces documents est toujours très difficile pour les historiens et chercheurs, la mandataire de ces documents étant Dominique Bertinotti, anciennement chargée de mission pour le gouvernement et proche de François Mitterrand. Comment expliquer cette situation ?
H. P. : Si, depuis 1994, on a autant de mal à faire la lumière totale sur cette affaire, c'est parce que la République française – ses hommes politiques et ses hommes d’affaires au sommet de l'Etat mais également ses forces militaires sur le continent africain – est totalement compromise dans cette affaire. La question des archives est éminemment politique. Ce dossier est sous blocage et sous contrôle. On découvre ici plusieurs choses :
- la mandataire de ces archives serait une proche du gouvernement mis en cause dans cette affaire.
- le successeur de ce gouvernement Mitterrand et héritier en titre de cette deuxième droite sociale-démocrate est François Hollande, c’est-à-dire l’homme qui a promis d'ouvrir ces archives.
- mais, au final, ces dernières s’avèrent difficiles d’accès pour les enquêteurs, les chercheurs et toutes personnes souhaitant faire la lumière sur cette affaire.
En clair, les faits sont très parlants. Cela prouve que la politique française en Afrique reste une politique coloniale de mépris de l’Afrique et des Africains.
La France continue de considérer l'Afrique comme son pré carré, où les nations restent encore des espèces de sous-préfectures françaises. On est ahuri de voir que, depuis 1994, on cherche en vain à faire la lumière sur la vérité relative à ce génocide qui a fait près d’un million de morts en quelques jours et où il existe des doutes, des soupçons quant au rôle joué par les troupes françaises sur place.
Que rencontre t-on devant cette quête de vérité et de justice ? Rien moins que des atermoiements, des fuites en avant, du déni et des mensonges.
Mais qui protège-t-on ? La République et ses élites politiques ou militaires biberonnés aux mythologies juridiques formelles. En plus de soutenir aveuglement et inconditionnellement les satrapes du pré carré. On se doute bien pourquoi la France n’a jamais pressé le pas pour dire la vérité sur ce génocide qui la regarde, ce crime de masse contre l’humanité au Rwanda ! Que cache-t-on, là ?
Cette position de l'Etat français sur le génocide rwandais est non seulement irresponsable et criminelle, mais elle est régie par une sorte de fuite en avant face à la vérité historique
Le régime de Juvénal Habyarimana était un régime non seulement fantoche mais soutenu à bout de bras par la Françafrique. On sait bien que les troupes de Habyarimana étaient entraînées et réarmées par la France contre les troupes du FPR. Et ce sous l'impulsion des Français et des Belges. Ça n’était qu'un secret de polichinelle. Avec le génocide rwandais et la question des archives, on voit là se perpétuer une politique de mensonge, de lâcheté et de mépris à l’égard des populations africaines depuis les premiers temps de la colonisation. Cette position de l'Etat français sur le génocide rwandais est non seulement irresponsable et criminelle, mais elle est régie par une sorte de fuite en avant face à la vérité historique. Les peuples de la région des Grands Lacs ont besoin d'avoir des réponses qui identifient les responsabilités. On ne peut pas cacher la mort de millions de personnes [chercheurs et ONG estiment que le conflit rwandais a entraîné dans son sillage et la fuite de militaires une succession d'autres conflits dans la région des Grands Lacs notamment en RDC et au Burundi tuant plusieurs millions de personnes] derrière le secret défense. C'est une insulte à l'Afrique.
Malheureusement, les réseaux de connivences sont tels entre les élites et politiques occidentaux et africains que les peuples peinent à connaître la vérité qu’on leur doit. Nous sommes ici dans une continuité totale avec le fait colonial. Or, l'Afrique de demain ne peut se construire dans le silence et sans faire le deuil des exactions que le continent a connues.
Un nouveau pouvoir s'installe en France mais il est tout de même héritier d'une situation, d'une histoire et d'enjeux
RT France : Emmanuel Macron, moins lié et attaché à l'image de François Mitterrand que son prédécesseur, peut-il permettre une évolution plus rapide de l'accès à cette documentation ?
H. P. : Un nouveau pouvoir s'installe dans le pays mais il est tout de même héritier d'une situation, d'une histoire et d'enjeux qui font que le rapport à l'Afrique de la France ne peut pas évoluer. Les symboles guerriers n'ont d'ailleurs pas manqué. Lors de son investiture, Emmanuel Macron s'est présenté à la foule sur un véhicule militaire. Il a nommé un ministre non pas de la Défense mais des Armées. C'est une nuance qui en dit long. Nous somme dans un contexte où les bases militaires françaises essaiment sur l'ensemble du continent africain – tout comme les bases américaines. La France en dispose en Côte d'ivoire, au Mali, au Sénégal, au Burkina Faso, au Tchad, en Centrafrique, à Djibouti. Le Niger abrite une base de drones américains. On voit bien que toutes ces présences armées ne sont pas là pour garantir la souveraineté et l’indépendance des pays qui les abritent. Elles ne sont pas un facteur de paix, mais plutôt servent de point d’appui à des opérations de contrôle et de prédation armées.
Tous les trémolos déployés par les élites assurant vouloir défendre la démocratie et ses valeurs ne sont qu'entourloupes. Ce n'est qu'une exportation de la guerre sans fin avec des visées de prédation économique
Le fait qu'Emmanuel Macron nomme un ministre des Armées est également très parlant quant aux visées et missions de reconquête colonialiste désormais assignées à l’armée française. La sémantique est importante car un ministère de la Défense est nommé pour défendre la nation et le peuple sur son propre territoire. Pour Emmanuel Macron, comme pour bien d'autres tenants de l'élite occidentale qui exportent désormais la démocratie à coups de bazooka et de missiles, la nation n'a plus de sens. Il n'y a donc plus besoin d'un ministère de la Défense mais bien d'un ministère des Armées. On entre ici de plain-pied dans la sous-traitance affairiste des guerres néo-impérialistes et des armées comme du temps de la guerre de trente ans en Allemagne, au XVIIe siècle. En clair, il faut s’attendre à voir l'armée française devenir une armée à laquelle on sous-traite les objectifs des intérêts américains ou allemands.
Tous les trémolos déployés par les élites assurant vouloir défendre la démocratie et ses valeurs ne sont qu'entourloupes. Ce n'est qu'une exportation de la guerre sans fin avec des visées de prédation économique. Il faut bien comprendre que la France ne peut pas faire l'économie de la Françafrique. C'est de cette mainmise et de son réseau d'influence qu'elle tient son enracinement et son rôle central en Europe. C'est aussi de cela qu'elle tient sa place au sein des Nations unies. Quoi que la France propose dans cette instance caporalisée par les Américains, c’est une myriade d'Etats faillis africains qui votent comme un seul homme les résolutions françaises.
Il n’y a aucune illusion à se faire, car ces tribunaux internationaux sont aux mains des puissances occidentales
RT France : Pensez-vous qu'un jour les responsables français puissent être jugés par un tribunal international pour son implication dans le génocide rwandais ?
H. P. :Si les Rwandais se mobilisent sur cette question, si l'opinion de l'ensemble du continent et si l'Union africaine se mobilisent sur cette question – et que tout ce mouvement est relayé par des forces de progrès en Occident – cela peut effectivement faire basculer la donne. On pourrait alors voir des politiciens occidentaux conduits devant des tribunaux internationaux. Mais il n’y a ici aucune illusion à se faire, car ces tribunaux sont aux mains des puissances occidentales. Ce sont les élites occidentales qui tiennent, encadrent et animent les soubassements institutionnels et juridico-idéologiques de ces tribunaux qui sont, à vrai dire, des tribunaux coloniaux.
Est-ce que l'opinion africaine est capable de traîner devant de tels tribunaux un Bush, un Clinton ou un Sarkozy ? Je ne crois pas cela possible. Ici en droit, la loi est celle des puissants et des Etats forts. C’est le mode antique.
Quant à l'opinion en France, elle est avant tout celle des classes dominantes françaises. Ce sont les médias dominants qui donnent le la dans cette affaire-là. Or face à cette classe concernée par cette affaire, je ne vois aucune force d'opposition et de progrès assez forte, organisée et mobilisée. Les opinions qui pourraient effectivement faire contrepoids et demander de façon ferme la justice ne trouvent ici quasiment pas ou peu d'écho dans les médias qui sont tenus par l'oligarchie qui martyrise le continent africain. Mais jamais, il ne faut désespérer à l'idée que des femmes et des hommes courageux soient capables de faire jaillir la lumière de l’obscurité relativement à ce génocide au Rwanda en 1994. C'est-à-dire forcer le pays à faire toute la lumière sur l’affaire et son histoire. 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.



https://francais.rt.com/opinions/40367-conflit-genocide-rwandais-republique-francaise-est-elle-totalement-compromise


Alter Info l'Information Alternative

Serge Rader : « 11 vaccins obligatoires ? On marche sur la tête ! »

Serge Rader : « 11 vaccins obligatoires ? On marche sur la tête ! »

Le nouveau ministre de la Santé, Agnès Buzyn, envisagerait de rendre onze vaccins obligatoires (contre trois aujourd’hui). Pour Serge Rader, le lobby pharmaceutique a encore frappé ! Ce n’est pas du tout, martèle-t-il, une priorité de Santé publique.

Serge Rader, vous avez 61 ans. Vous avez publié Le Racket des laboratoires pharmaceutiques et comment en sortir. Cela tombe très bien puisque la ministre de la santé, madame Agnès Buzyn, réfléchirait à rendre 11 vaccins obligatoires. Que vous inspire cette décision ?

 

Je dis qu’on marche sur la tête. Les vaccins ne sont pas une priorité de santé publique par rapport à d’autres infections. Je m’aperçois que le lobby pharmaceutique a encore frappé. Cela ne m’étonne pas.


J’ai beaucoup d’estime pour madame Buzyn, mais qu’elle n’aille pas sur le chemin de l’obligation vaccinale à 11 vaccins sinon je vais monter au créneau. On ne peut pas laisser faire.


En Italie, un décret vient de sortir le 07 juin pour obliger à 12 vaccins avec un quadrivalent, c’est-à-dire un vaccin avec 4 virus vivants atténués. On voudrait en faire autant en France, ou plutôt le lobby vaccinal voudrait en faire autant en obligeant à 11 vaccins qui ne sont pas une urgence de santé publique.


Je peux l’expliquer. Elle a cité le cas de la rougeole et de la méningite. Ce qui se passe avec ces maladies est parfaitement explicable, mais ce n’est pas vraiment une priorité de santé publique. La rougeole en France en 2012, c’est 859 cas. En 2013, c’est 259 cas. En 2014, c’est 267 cas. En 2015, c’est 364 cas. En 2016, 79 cas ! On vaccine de plus en plus. Alors qu’on vous dit le contraire.


Le vaccin ROR, alors qu’on pourrait au moins avoir le monovalent uniquement de la rougeole à 2 doses, représentait 85 % de couverture vaccinale en 2008. En 2015, il représentait 93 % de couverture vaccinale. On nous annonce maintenant un chiffre dont je ne sais pas d’où il sort de 75 %. Plus on vaccine, plus on aurait de cas de rougeole. Ce qui s’explique parfaitement par les effets secondaires des vaccinations de masse. On peut l’expliquer pour tous les vaccins, pour la diphtérie, pour la variole etc.


Les vaccinations de masse, ce n’est sûrement pas la solution. On vaccine de plus en plus et il y aurait soi-disant de plus en plus de cas et même des morts. J’aimerais savoir d’où sortent ces morts. Entre mourir de la rougeole et mourir avec la rougeole, il y a une nuance. On mélange tout et n’importe quoi, tout cela pour augmenter le nombre de vaccinations et donc le business. La Suède, par exemple, vient pourtant de décréter inconstitutionnelle l’obligation vaccinale.


Je dis que si on va vers une obligation vaccinale, je monterai au créneau. Il existe toute une batterie de textes pour défendre la liberté de l’individu à se vacciner ou pas avec des informations qui soient transparentes. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. Je veux citer l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme, le nouveau Code civil qui reconnaît le principe du respect à l’intégrité du corps humain, l’article 36 du code de déontologie médicale, les différents arrêts de la Cour sur l’information transparente due au patient. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Il y a aussi la loi Kouchner du 4 mars dit qu’aucun acte médical ne peut-être pratiqué sans consentement libre et éclairé de la personne. Enfin, l’article 1111 de la santé publique dit que tout citoyen a le droit à la liberté d’accepter ou de refuser un acte médical, et la vaccination est un acte médical.

Nous n’en resterons donc pas là! 

Source : Boulevard Voltaire

NB: Prenez le temps de comparer le discours de bon sens, précis et rigoureux, du pharmacien Serge Rader ci-dessus avec ce qui vient encore de paraître dans la presse, un appel affligeant signé par soi-disant "200 grands noms" de médecins et praticiens hospitaliers en faveur de la vaccination obligatoire sur laquelle planche la Ministre Agnès Buzyn. Le moins qu'on puisse dire est qu'il ne s'agit certainement pas de grands noms de l'histoire de la médecine à laquelle ils ne connaissent visiblement rien de rien puisqu'ils affirment que la vaccination systématique a permis l'éradication de la variole là où le rapport final d'éradication de l'OMS qu'ils n'ont à l'évidence jamais lu stipule pourtant en toutes lettres:  « Les campagnes d'éradication reposant entièrement ou essentiellement sur la vaccination de masse furent couronnées de succès dans quelques pays mais échouèrent dans la plupart des cas. [...] ...il fallait absolument changer de stratégie. »


http://initiativecitoyenne.be/2017/06/serge-rader-onze-vaccins-obligatoires-on-marche-sur-la-tete.html


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La mafia russe a-t-elle investi Dubaï ?

En première instance, une cour de Dubaï (Emirats arabes unis) a récemment dû se pencher sur un cas d’héritage où certains éléments laissent plutôt songeur. Il semblerait que certains cercles mafieux russes tentent une percée dans ce petit Etat où l’immobilier peut rapporter gros. Dubaï va-t-il se transformer en Monopoly de luxe pour certains criminels russes ?
La mafia russe a-t-elle investi Dubaï ?
L’histoire débute le 13 mai 2014 lorsque l’homme d’affaire russe Dmitry Timinskiy décède soudainement à l’âge de 42 ans dans sa villa dubaïote. Il travaillait comme directeur financier d’une entreprise russe et avait réalisé des placements importants dans l’immobilier aux Emirats arabes unis. Aussi travailleur que talentueux, il avait réussi à attirer des investisseurs russes et étrangers pour le suivre dans cette aventure. Titulaire d’un visa de résidence aux Emirats Arabes Unis, il avait acquis une magnifique et onéreuse propriété à Dubaï enregistrée à son nom.

Mais voilà ! Alors que le succès s’offrait à lui, l’homme d’affaires décède soudainement. Etrange pourrait on dire… N’ayant pas d’information concrète à ce sujet, continuons seulement à livrer aux lecteurs, les événements qui ont suivi son trépas.

Une veuve éplorée refait surface

C’est alors que la veuve de Dmitryi Timinskiy, Natalia, réapparait dans le paysage. Originaire d’une petite ville perdue dans l’immensité russe, Natalia avait filé le parfait amour avec Dmitry avant que leurs chemins ne se séparent il y a quatorze années de cela. Jamais officiellement divorcés, mais séparés pendant dix ans, les deux anciens tourtereaux n’ont plus entretenu de rapports. Un laps de temps peut-être trop court pour effacer le bonheur ancien et surtout ne pas oublier de réclamer l’héritage du défunt à son seul profit. Un conflit d’héritage comme il en existe tant d’autres pourrait-on penser. Sauf qu’avec les Russes, les choses prennent parfois une tournure surprenante et peu sympathique. Sans crier gare, deux individus plutôt louches sont montés au créneau pour défendre les intérêts de la veuve (éplorée ?). Ils ont commencé à réclamer une grande partie de l’héritage dont la propriété à Dubaï et font depuis lors peu de cas de la mère du défunt, de son frère et des investisseurs qui avaient prêté de l’argent et qui cherchent légitimement à le récupérer.

Une discussion avec les avocats représentants les héritiers et les investisseurs et une recherche personnelle impliquant la lecture de journaux bien connus en Russie ont permis à l’auteur de ces lignes de découvrir des faits particulièrement intéressants.

Zolochevsky et Boksha : deux noms tristement célèbres

Les personnes qui agissent au nom de Natalia Timinskaya et qui l’accompagnent à tous ses rendez-vous avec ses avocats et lors des convocations par la justice ne sont autres que d’ignobles « raiders » qui répondent aux doux noms d’Alexander Boksha et Alexander Zolochevsky. Leur « spécialité » a longtemps été l’acquisition illégale d’immobilier commercial à Moscou. D’où le nom de « raiders ». Ils font des « raids » et peu importe les moyens employés. Ils ont ainsi pris le contrôle de nombreux biens immobiliers en Russie en utilisant bien souvent des méthodes criminelles et usant jusqu’à la violence physique quand jugé nécessaire. Leurs noms et celui de leur société (Rosbuilding Group) a fait la Une des journaux russes à de trop nombreuses reprises… Les deux ne sont pas des enfants de chœur et sévissent à grande échelle. Ainsi, une des sociétés d’Alexander Zolochevsky a mis la main sur plus de 38 entreprises agricoles dans 15 régions de Russie dans un laps de temps très court. Alexander Boksha, lui, a semble-t-il la main verte et a activement pris part à des saisies illégales d’entrepôts horticoles.

Malgré leur passif chargé, MM. Boksha et Zolochevsky ont toujours réussi à s’en sortir sans le moindre problème. Un scandale qui n’est pas étonnant lorsqu’on connaît l’Etat de la Justice en Russie. Ayant amassé assez pour affronter l’avenir sans trop de craintes, ils continuent leurs activités, même s’ils s’adonnent aussi désormais au plaisir des mener des affaires de manière plus scrupuleuse d’un point de vue éthique et légal.

Il apparaît que Natalia Timinskaya, de facto séparée de son époux, mais toujours de jure unie à lui, a compris que son ancien compagnon était un homme plutôt aisé. Pourquoi ne pas acquérir la propriété de Dubaï qu’elle considère comme sienne ? Et c’est là qu’elle se trouve des « alliés » de circonstances. Nos deux Alexander. Il se peut même que ce soit eux qui aient approché la veuve (avant le décès de son mari peut-être… ?) et lui ont offert leurs services. Quoiqu’il en soit, les intérêts des trois sont convergents. Mais au regard de leurs états de service, il est évident que les deux individus ne travaillent jamais sans contrepartie. Ils comptent bien récupérer la propriété de feu Dmitry Timinsky et laisser sa veuve sur la paille. Le processus est déjà en marche puisque ils ont pris Natalia sous leur aile et font en sorte de réduire ses contacts avec le monde extérieur le plus possible. Un possible lavage de cerveau et une surveillance de ses mouvements qui permettent de réduire à néant toute tentative de conciliation avec les autres héritiers.

Des manigances honteuses

Désormais, la guerre est déclarée et c’est à la justice de Dubaï de trancher le conflit. Le match oppose donc la veuve et les deux raiders d’un côté contre le reste de la famille de Dmity Timinsky et ses créditeurs de l’autre. En dehors du tribunal, l’atmosphère devient particulièrement tendue depuis que MM. Boksha et Zolochevsky ont essayé, par l’intermédiaire d’agents corrompus, de faire inculper le frère de Dmitry Timinsky afin de l’exclure des auditions pour le partage de l’héritage. Ensuite, ils ont carrément menacé les investisseurs en leur affirmant que leurs affaires allaient souffrir terriblement s’ils ne mettaient pas fin à leurs demandes. Ils ont déposé plusieurs plaintes de la part de « la veuve inconsolable » auprès de la justice russe avec l’aide de policiers vendus pour écarter les investisseurs russes.

Selon les informations recueillies, ils sont même allés jusqu’à entrer en contacts avec des employés de sociétés appartenant aux créditeurs pour voir s’il n’y avait pas une possibilité d’atteindre leur but par la menace ou en usant de pots de vin. Tout cela dans le but d’empêcher le remboursement des dettes contractées par Dmitry Timinsky auprès de ceux qui lui avaient avancé de l’argent pour ses affaires dans l’immobilier dubaïote.

Alter Info l'Information Alternative

Ces étranges pierres peuvent grandir, se déplacer et se multiplier par elles-mêmes

On ne peut pas nier que notre planète est vraiment formidable et remplie de mystères. La Roumanie a plus que son lot de choses étranges, avec des pierres semblant être en vie mais ne l’étant pas. Ou alors le sont-elles ? Si vous allez en Roumanie, arrêtez-vous au village de Costesti et vous verrez un phénomène géologique incroyable appelé « Trovant ».

Quelles sont les frontières de la vie ?
Ces pierres énigmatiques ont interrogé les chercheurs et les experts depuis leur découverte. Les géologues pensent que les pierres ont été créées par des tremblements de terre ayant eu lieu il y a 6 millions d’années. Ils estiment que les trovants sont faits d’un cœur pierreux avec une couche extérieure de sable. De plus, ces pierres ne peuvent se former que dans des zones avec des accumulations de sable fortement poreuses et des dépôts de grès qui sont cimentés par les eaux riches en carbonate de calcium.

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Allemagne : Les réseaux sociaux incités à lutter contre la haine sur internet sous peine d’amendes

Le parlement allemand a approuvé le 30 juin un projet de loi permettant de sanctionner lourdement les opérateurs des réseaux sociaux si ces dernier échouent à retirer rapidement les contenus incitant à la haine. Une amende de 50 millions d'euros est prévue pour les opérateurs, et les dirigeants de ces sociétés risquent individuellement une amende de jusqu'à 5 millions d'euros s'ils n'obtempèrent pas en cas de demande de retrait.

Désormais, lorsque des publications racistes, antisémites et incitant à la violence – et qui sont illégales au regard de la Constitution allemande – seront signalées par les usagers des réseaux sociaux comme outrancières, les opérateurs auront 24 heures pour les retirer de leurs plateformes en ligne. Un autre délai a été fixé à sept jours pour une catégorie moins outrancière de commentaires, mais jugée quand même inacceptable. 

Cette initiative a été décidée après une envolée des commentaires haineux sur internet en Allemagne suite à l'arrivée de plus d'un million de migrants en 2015 et 2016. Cette nouvelle loi suscite néanmoins des craintes au sujet de la liberté d'expression.

Les lois allemandes comptent parmi les plus sévères au monde en ce qui concerne la diffamation, l'incitation publique à commettre des crimes, la négation de l’Holocauste et l'incitation à la haine contre les minorités.

Lire aussi : Berlin et Facebook s'affrontent sur la censure des «fake news» et des incitations à la haine

Vous êtes tous devenus des machines – Fragment du quotidien

Sujet : automatisation du travail, remplacement de l'homme par la machine.
Animateur : UGL
Infos supplémentaires :
C'est l'histoire d'un vieil homme qui va acheter une bouteille de sirop de citron, il va payer ce qu'il doit à la caissière,
et là, la caissière lui répond ...

L'autre émission.

Du gaz sarin utilisé à Khan Cheikoun selon l’OIAC, Washington accuse de nouveau Damas

L'agence de presse AFP a pu se procurer des extraits d'un rapport confidentiel d'une mission d'enquête de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) sur l'attaque chimique présumée du 4 avril à Khan Cheikoun, en Syrie. 

«Un grand nombre de victimes, dont certaines ont succombé, ont été exposées à du gaz sarin ou à une substance similaire au sarin», affirme ce document, élaboré à partir du recueil de témoignages et de la collecte d'échantillons.

Pour des raisons de sécurité, les experts de l'OIAC ne se sont pas rendus précisément à Khan Cheikoun. Le résultat de ce rapport va néanmoins servir de base à une commission conjointe entre les Nations unies et l'OIAC, et qui doit déterminer le responsable de l'attaque présumée.

La commission conjointe de l'ONU et de l'OIAC avait déjà assuré que les forces du gouvernement syrien avaient mené des attaques au chlore en 2014 et 2015. Elle avait aussi estimé que le groupe terroriste Daesh avait utilisé du gaz moutarde en 2015.

Le rapport de l'OIAC apaisera-t-il les tensions autour de la Syrie ? 

Le département d'Etat américain a pour sa part relevé dans un communiqué que le rapport de la mission d'enquête serait remis entre les mains de la commission conjointe ONU-OIAC afin de «déterminer le responsable de l'attaque [chimique]»... tout en tirant immédiatement ses propres conclusions.

«Les faits reflètent [...] l'utilisation d'armes chimiques par le régime de [Bachar al-Assad]. Avec son utilisation continue d'armes chimiques et son incapacité à [les] détruire [intégralement], la Syrie continue de ne pas remplir ses obligations, qu'elle est tenue de respecter en vertu de la Convention sur les armes chimiques et de la résolution 2118 du Conseil de sécurité des Nations Unies», a ainsi accusé Washington, sans étayer de la moindre preuve ces allégations. 

La publication du rapport de l'OIAC a lieu alors que Washington a accusé Damas le 27 juin de préparer une attaque chimique. Le Kremlin avait jugé «inadmissibles» les menaces de représailles lancées par la Maison Blanche contre la Syrie, le ministère russe des Affaires étrangères déclarant en outre que ces accusations étaient «très probablement un signe avant-coureur d'une intervention [militaire américaine].» 

«Sans présenter aucune preuve, Washington a malheureusement de nouveau accusé le président syrien Bachar el-Assad de préparer une nouvelle attaque chimique. […] La situation ressemble à une énorme provocation militaire et informationnelle qui vise non seulement les autorités syriennes mais aussi la Russie», avait également souligné le porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova le 29 juin.

Depuis l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun du 4 avril dernier, les pays occidentaux accusent Damas d'avoir utilisé des armes chimiques. Après cet incident, dont les circonstances ne sont toujours pas connues en détail, l'armée américaine avait tiré 59 missiles Tomahawk dans la nuit du 6 au 7 avril depuis deux navires américains sur la base aérienne d’Al-Chaayrate, près de Homs. 

La Défense russe s’est dite elle prête à présenter des preuves irréfutables que l’aviation syrienne avait en réalité visé un entrepôt des rebelles dans lequel étaient stockés des matériaux chimiques.

Lire aussi : Washington accuse Damas de préparer une attaque chimique, Moscou se dit visé par cette «provocation»

Washington autorise une vente d’armes de 1,3 milliard de dollars à Taïwan

Le 29 juin, l'agence du Pentagone en charge des ventes d'armes a fait savoir que l’administration de Donald Trump avait autorisé une vente à Taïwan, incluant bombes guidées, missiles et torpilles, pour un montant de 1,3 milliard de dollars. En outre, les deux pays se sont accordés pour moderniser mettre à jour certains des équipements déjà détenus par Taïwan, notamment un radar de défense aérienne pour un coût de 400 millions de dollars et un système de guerre électronique.

La décision de la Maison Blanche doit encore être formellement soumise au Congrès, dont le soutien aux ventes d'armes à Taïwan ne s'est jamais démenti.

 

«Depuis des décennies, et au fil des différentes présidences américaines, les Etats-Unis sont restés fermement engagés à satisfaire les besoin en défense de Taïwan», a-t-il ajouté.

La dernière vente d'armes américaine à Taïwan remonte à décembre 2015. L'administration Obama avait donné son feu vert à un contrat de 1,8 milliard de dollars d'armement, dont deux frégates, des missiles antichars et des véhicules amphibies, provoquant la colère de Pékin.

Pékin considère depuis 1949 que Taïwan lui appartient et n'a pas renoncé à la réunification. Les tensions diplomatiques, atténuées sous le précédent gouvernement taïwanais, ont repris depuis l'arrivée au pouvoir l'an dernier du parti du président Tsai Ing-wen. En décembre 2016, Donald Trump a été le premier président américain depuis 1979 a avoir parlé au téléphone à son homologue taïwanais.

Lire aussi : Taïwan lance par erreur un missile supersonique vers la Chine et tue un capitaine de chalutier

Les Etats-Unis imposent des sanctions contre les banques chinoises

Le 29 juin, pour la première fois et afin de faire pression sur Pyongyang, Washington a annoncé des sanctions financières contre une banque chinoise, l'accusant de mener des activités illégales avec la Corée du Nord.

«La banque chinoise Bank of Dandong, installée dans la ville frontalière chinoise du même nom, est considérée comme une source d'inquiétude de premier ordre pour le blanchiment d'argent», a affirmé depuis la Maison Blanche le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

«C'est très significatif : il s'agit la première banque qu'on met à l'index dans le cadre du programme de sanctions contre la Corée du Nord», a-t-il poursuivi.

Selon un communiqué du Trésor, ces initiatives «ont été prises en réponse au contournement continu des sanctions internationales par la Corée du Nord, ainsi qu'au développement d'armes de destruction massive».

La banque chinoise Bank of Dandong est accusée par le ministère américain de servir d'intermédiaire «à des activités financières illégales», facilitant des transactions de millions de dollars au profit de sociétés impliquées dans le développement de missiles balistiques. Les sanctions annoncées priveront la banque d'accès au système financier américain.

L'agence du Trésor en charge des sanctions (Ofac) a en outre mis sur sa liste noire deux ressortissants chinois, accusés de faciliter le développement d'armes de destruction massive.

Sun Wei est ainsi soupçonné de diriger une société-écran pour le compte de la banque nord-coréenne Foreign Trade Bank, principal établissement de change du pays. Un autre individu, Li Hong Ri, a été mis à l'index pour avoir établi plusieurs sociétés-écrans coopérant avec des représentants à Pékin de la banque nord-coréenne Koryo Bank, déjà sanctionnée par le Trésor américain. Les sanctions gèlent les éventuels avoirs de ces individus sur le sol américain et interdit la moindre de relation commerciale avec eux.

Enfin, l'entreprise de transports Dalian Global Unity Shipping a été également pointée du doigt pour s'être livrée à de la contrebande de marchandises de luxe vers la Corée du Nord.

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Pour Pékin, ventes d'armement et sanctions vont à l’encontre des résultats de la rencontre de Xi-Jinping et Trump

Steven Mnuchin a déclaré que la Chine n'était «en rien» visée par ces mesures.

«Cela ne vise en aucune façon la Chine. Nous continuerons à travailler avec elle», a affirmé Steven Mnuchin, ajoutant que les Etats-Unis étaient «déterminés à couper les financements de la Corée du Nord jusqu'à ce qu'elle se comporte correctement».

L'ambassadeur chinois à Washington, Cui Tiankai, a un autre point de vue, ces sanctions visant des ressortissants chinois et une entreprise de transports chinoise.

«Toutes ces mesures, qu'il s'agisse des sanctions contre les entreprises chinoises ou de la vente d’armements à Taiwan, nuiront à la confience mutuelle entre les deux pays et vont à l’encontre de l’esprit du sommet de Mar-a-Lago», a-t-il conclu.