La Russie et «la guerre sur l’information» au programme du groupe Bilderberg

Le fameux groupe Bilderberg tient sa réunion annuelle du 1er au 4 juin à Chantilly en Virginie, à quelques kilomètres seulement de la Maison Blanche. La liste des invités fait comme toujours la part belle à quelques dirigeants influents du monde, essentiellement occidentaux. 

L'ancien président de la Commission européenne et aujourd'hui président non-exécutif de la banque d'affaires Goldman Sachs Jose Manuel Barroso sera là en habitué, tout comme la présidente du FMI Christine Lagarde et le patron de l'OTAN Jens Stoltenberg.

Côté journalistes, le rédacteur en chef de Bloomberg et celui de The Economist feront le déplacement, ainsi que le responsable du bureau américain du journal d'opposition turc Hürriyet. Sans oublier quelques ministres européens (néerlandais, espagnol ou encore finlandais) qui côtoieront des hommes clés de l'administration Trump, des grands patrons (Airbus, Bayer...) et des banquiers d'affaires. 

L'actuel président du comité directeur du groupe Bilderberg est le patron d'Axa et du think tank Institut Montaigne, Henri de Castries. Outre celui-ci, quelques Français seront aussi de la partie comme le journaliste de France 2 François Lenglet, l'économiste Nicolas Baverez ou encore le général Benoît Puga.

Parmi les sujets de discussions du groupe cette année, la Russie est au programme. Un des sujets de discussion prévus est en effet : «La Russie dans l'ordre international». Il sera aussi question de la «direction de l'UE», des relations transatlantiques et de «la guerre sur l'information». 

Enfin, les participants du groupe tenteront de répondre à la question : «Pourquoi le populisme progresse ?»

Fondé par David Rockefeller, le prince Bernhard de Hollande, Denis Healey et Joseph Retinger, le groupe qui se réunit tous les ans depuis 1954 a longtemps cultivé l'art du secret, faisant son possible pour ne pas médiatiser ses conférences, ne donnant ni le nom des participants, ni les thèmes abordés.

Devant des protestations de plus en plus nombreuses face à cette opacité ces dernières années, le groupe s'est finalement résolu à donner quelques informations sur la teneur ses discussions.

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Emmanuel Macron vs RT : la polémique continue sur les réseaux sociaux

«Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse et des journalistes, mais ils se sont comportés comme des organes d'influence, de propagande, et de propagande mensongère, ni plus ni moins.» Emmanuel Macron a sorti la sulfateuse lors de sa conférence de presse commune avec Vladimir Poutine, le 29 mai à Versailles.

S’en prenant avec véhémence aux deux médias publics russes qu’il accuse d’avoir publié de fausses informations à son sujet lors de la campagne présidentielle, le nouveau président de la République a divisé les utilisateurs des réseaux sociaux. Entre ceux qui louent ses déclarations et les internautes qui dénoncent ses accusations, la confrontation fait rage. Et ce, même un à deux jours après l'événement médiatique.

Macron adulé par certains

Les déclarations anti-RT d’Emmanuel Macron ont récolté quelques louanges sur Twitter ces deux derniers jours. Le 30 mai, un internaute a par exemple imaginé avec délice la rédactrice en chef de RT, Margarita Simonyan, «s'étrangler» en entendant le président français à Versailles.

A l’étranger aussi, le plus jeune président de l’histoire de la Cinquième République s’est trouvé des défenseurs. Ainsi, plusieurs tweets en langue anglaise ont salué son analyse qui veut que RT et Sputnik soient des organismes de propagande et non des médias respectables.

«Crédit à la France, alors que le président Macron dénonce Sputnik et RT comme des armes de propagande à la solde de l'Etat russe», a par exemple lancé cet internaute. 

«RT et Sputnik n'avaient pas accès au quartier général de Macron car ils ne sont pas journalistes mais propagandistes», a accusé cet autre utilisateur de Twitter. 

RT défendu par d'autres

Dans le camp d’en face, nombreux ont été les internautes à prendre la défense des deux médias russes les 30 et 31 mai. Certains avec sérieux. Un utilisateur de Twitter a ainsi dénoncé le climat de «pensée unique» qui régnerait dans la presse française, et dont RT et Sputnik seraient les antidotes.

Un autre a salué l’indépendance de RT durant la course à l’Elysée.

Mais la plupart des publications critiques à l’égard des déclarations d’Emmanuel Macron ont préféré user d’ironie. Plusieurs internautes ont ainsi publié des commentaires accompagnés d’images des nombreuses Unes de la presse qui faisaient la part belle au désormais locataire de l'Elysée. La couverture de Libération intitulée «Faites ce que vous voulez mais votez Macron» a notamment été exhumée.

Un internaute a également considéré que l'attaque du président français contre RT et Sputnik confirmait la pertinence de leur travail.

Pour rappel, durant la campagne présidentielle, l’équipe d’Emmanuel Macron s'en était prise plusieurs fois à RT, l’accusant de publier de fausses informations nuisant à la candidature du champion d'En Marche!. Margarita Simonyan, rédactrice en chef de RT, a néanmoins rappelé que «malgré les nombreuses invectives adressées durant la campagne présidentielle, jusqu’à aujourd’hui, pas un seul exemple, pas une seule preuve que RT ait diffusé des fausses informations à propos d’Emmanuel Macron n’a été présentée».

13 soldats tués dans un accident d’hélicoptère en Turquie

L'armée turque a annoncé dans un communiqué la mort de 13 soldats, dans le crash d'un hélicoptère ayant heurté une ligne à haute tension, dans le sud-est du pays.

L'hélicoptère, un appareil français de type Couguar, s'est écrasé peu après son décollage d'une base militaire dans la province de Sirnak, à la frontière irakienne, a-t-on précisé de même source.

Lire aussi : L’armée turque annonce avoir tué 13 militants kurdes dans le nord de l’Irak

Allemagne : clash entre policiers et étudiants tentant d’empêcher l’expulsion d’un Afghan

De violents affrontements entre des policiers et des étudiants ont eu lieu à Nuremberg en Allemagne, le 31 mai. Les étudiants essayaient d'empêcher l'expulsion d'un de leurs camarades, un demandeur d'asile afghan de 20 ans.

Ils ont encerclé la voiture de police dans laquelle ce dernier allait être emmené, avant d'être délogés de force par les policiers, qui ont notamment fait usage de gaz lacrymogène.

Le jour même, Berlin a repoussé le départ d'un vol charter qui devait reconduire des Afghans dans leur pays, après un attentat meurtrier à Kaboul, invoquant des raisons logistiques.

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Querelle historique sur Twitter entre la Russie et l’Ukraine après la visite de Poutine à Versailles

«Ce n’est pas avec l’arrivée de Pierre Ier le Grand en France que l’histoire des relations franco-russes débute. Elle a des racines encore plus profondes. L’audience éclairée française connaît la reine de France Anne de Russie. La fille cadette d'un des grands princes russes, Iaroslav le Sage, était épouse du roi Henri Ier [au XIe siècle] et a apporté une grande contribution au développement de la France, étant l’une des fondatrices d’au moins deux dynasties européennes : les Bourbons et les Valois. Les premiers sont toujours chefs d'État en Espagne.» Ces propos, formulés par Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse avec Emmanuel Macron à Versailles le 29 mai, n’ont pas été du goût de Kiev.

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Les autorités ukrainiennes ont en effet été vexées par la formulation «Anne de Russie», car elles estiment qu'Anna Iaroslavna, originaire de la principauté de Kiev, n'appartient pas à l'histoire russe mais ukrainienne (au XIe siècle n'existaient néanmoins pas les pays distincts «Russie» et «Ukraine»).

Sur son compte Twitter, l'Ukraine a défendu cette version, déclarant que lorsque qu'«Anne de Kiev» épousait le roi de France, Moscou était encore une forêt vierge.

La Russie lui a répliqué en expliquant sur Twitter que même si Moscou n'était qu'un immense espace forestier à cette époque, Novgorod lui, ne l'était pas. Il s'agirait en effet de la plus ancienne cité russe, dont la cathédrale aurait été construite entre 1045 et 1050. A cette information historique, le compte Twitter de la Russie a ajouté un message d'unité russo-ukrainienne, qui a fortement déplu à Kiev.

«Nous sommes fiers de notre histoire commune. La Russie, l’Ukraine et la Biélorussie partagent le même héritage historique qui doit unir nos nations et non nous diviser», lit-on sur le tweet russe.

Ce à quoi l'Ukraine a répondu... par un Gif des Simpsons, sur lequel on voit un diplomate russe révéler son allégeance à l'URSS. A cela s'ajoute le commentaire : «Vous ne changerez jamais, n'est-ce pas ?» (sous-entendu : vous autres, les Russes, rêvez encore d'empire soviétique).

Cette passe d'armes sur Internet survient dans un contexte bilatéral toujours tendu. Pas plus tard que le 29 mai, les services de sécurité ukrainiens ont annoncé avoir perquisitionné les locaux du moteur de recherche russe Yandex, qui a été accusé de «trahison à la patrie».

Diplomates russes expulsés : Moscou réplique en renvoyant des diplomates moldaves et estoniens

Le ministère russe des Affaires étrangères a fait savoir ce 31 mai qu'il avait ordonné l'expulsion de cinq diplomates moldaves en représailles contre une décision analogue prise le 29 mai par la diplomatie de la Moldavie. La même mesure a été prise à l'encontre de trois consuls estoniens en Russie, dans un contexte similaire de représailles.

Moscou a informé le 31 mai l'ambassade de Moldavie que cinq de ses diplomates étaient désormais personae non gratae en Russie, leur notifiant un avis d'expulsion du territoire sous 72 heures. La Russie dit également espérer que Chisinau prendra conscience du «caractère contre-productif de ses actions», selon un communiqué de la diplomatie russe. Elle souligne par ailleurs «le caractère destructeur des actions de la Moldavie», qui vont, selon elle, à l'encontre des «principes de partenariat et de confiance mutuelle».

Le 29 mai, la Moldavie avait expulsé cinq diplomates russes de son territoire, sans motiver sa décision. Mais cette mesure avait été prise peu après qu'un responsable politique avait accusé les diplomates russes de se livrer à des actes d'espionnage.

Cette décision du gouvernement moldave avait suscité la colère du président pro-russe Igor Dodon, qui l'avait qualifiée de «provocation» et d'«acte inamical», sans pouvoir néanmoins s'y opposer. 

En ce qui concerne l'expulsion des deux diplomates estoniens, la Russie a pris sa décision en réponse à la décision de Tallinn de renvoyer deux consuls russes le 26 mai dernier. Cette mesure du gouvernement estonien avait été qualifiée d'«acte hostile et infondé» par Moscou.  

Lire aussi : La Moldavie n'a rien gagné dans l'accord d'association avec l'UE, déplore son président

Un avion de la Malaysia Airlines dérouté vers Melbourne après une alerte à la bombe

Lors d'un vol entre Melbourne et Kuala Lumpur de la Malaysia Airlines le 31 mai, un homme a essayé de forcer la porte du cockpit, obligeant le capitaine a conduire l'appareil vers son point de départ, selon la compagnie aérienne.

Sur des enregistrements audio obtenus par le site d'information Sydney Morning Herald, on entend le pilote dire qu'un passager est «en train d'essayer d'entrer dans le cockpit». Quelques minutes plus tard, il ajoute que le passager prétendait être en possession d'explosif, puis a été maîtrisé par les autres passagers.

«Nous aimerions cependant atterrir afin d'inspecter le matériel en sa possession», poursuit le pilote.

L'avion qui avait décollé depuis 30 minutes au moment des faits a fait demi-tour et a atterri sans problème. Les forces de l'ordre ont arrêté le forcené et ont pu inspecter l'appareil.

Tous les vols en partance de Melbourne ont été suspendus, et ceux devant y atterrir sont déroutés vers d'autres destinations, l'aéroport de Melbourne ayant été bouclé jusqu'à nouvel ordre, selon les médias australiens.

Le LABO SOLEIL VERT n’est plus, rejoignez la Rédaction vers notre nouvelle adresse !

LE LABO SOLEIL VERT ferme ses portes,

En 1 année seulement, nous avions rattrapé en terme de fréquentation des sites aussi installés et connus que Conspiracy Watch pour ne citer que celui-ci…

Nous avions par exemple doublé notre visibilité dans le dernier mois… mais alors dans ce cas pourquoi fermer en pleine gloire ?

Le LABO SOLEIL VERT a rempli sa mission de maturation des idées : place désormais à un nouveau site web qui devrait faire encore plus d’audience, et se rapprocher de feu-911NWO en terme de notoriété, voire davantage…

La montée en puissance du nouveau site prendra sans doute quelques mois, voire quelques années, mais la diffusion du nouveau site se fera également sur les réseaux sociaux, ce qui renforcera son rayonnement.

Avec également une télévision web.

Et cette fois, nous visons la longue durée, car il y a un objectif à atteindre à la clef : Le Frexit.

Une seule adresse désormais pour retrouver la Rédaction :

FREXIT TV .COM

A tout de suite sur cette nouvelle adresse.

Attaque d’un entrepôt à Las Vegas : butin de 30 000 préservatifs 15 000 dollars en sex-toys

C'est peut-être le casse du siècle dans la catégorie marchandises à vocation sexuelle. L'entrepôt de Las Vegas de Lelo, une compagnie suédoise de sex-toys, a été dévalisé. Les voleurs sont repartis avec un butin imposant de 30 000 préservatifs, auxquels il faut ajouter pour environ 15 000 dollars de sex-toys, selon KTLA, une télévision d'information locale de Las Vegas.

Les malfaiteurs semblent avoir estimé être tombé sur un jackpot, puisque ces derniers sont venus par deux fois. Après avoir raflé les boîtes de préservatifs lors d'un premier passage dans la nuit du 16 mai, ils sont revenus à la charge au petit matin, avant de repartir avec des stocks de sex-toys. Equipés d'une voiture-bélier, ils ont enfoncé les portes de l'aire de manutention de l'entrepôt.

Sur son site internet, la société Lelo s'est efforcée de prendre l'affaire du bon côté. «Quel genre de soirée ces gens avaient-ils prévue ? Nous aurions pu les sponsoriser par exemple», s'interrogent les responsables de la communication de l'entreprise. Ces derniers ont par ailleurs décidé de décerner aux cambrioleurs le titre de «criminels les plus coquins de l'Histoire».

En attendant d'en savoir plus sur les motivations des voleurs, les enregistrements vidéos du cambriolage ont été remis à la police de Las Vegas, laquelle mène l'enquête.

Lire aussi : L’industrie érotique, soucieuse de l’environnement, se met aux sex toys sans phtalates

Sondage : les Français estiment que Ferrand et Sarnez devraient démissionner du gouvernement

Un sondage Harris Interactive, réalisé pour la radio RMC et le site d'information Atlantico et publié le 31 mai, a révélé qu'une large majorité de Français jugeaient que Richard Ferrand et Marielle de Sarnez devraient démissionner de leurs fonctions ministérielles.

73% des personnes interrogées estiment que les faits reprochés à Richard Ferrand sont graves. Pour 70% des sondés, le ministre de la Cohésion des territoires doit démissionner, tandis que 30% estiment qu'il peut rester en place.

Selon le sondage, 65% des Français jugent que les faits reprochés à Marielle de Sarnez sont graves et 62% d'entre eux estiment qu'elle devrait démissionner (contre 38%).

Richard Ferrand est actuellement au cœur d'une polémique concernant des opérations immobilières et Marielle de Sarnez est visée par une enquête pour soupçons d'emplois fictifs.

En outre, l'enquête indique que 67% des sondés pensent que le gouvernement «souhaite vraiment moraliser la vie politique»... mais seulement 43% des personnes interrogées estiment que l'exécutif y parviendra. Ils sont en outre 57% à penser qu'il échouera.

Le sondage Harris Interactive a été réalisé en ligne le 30 mai après l'intervention du Premier ministre, Edouard Philippe, au journal télévisé de 20 heures sur France 2. Lors de son entretien télévisé, le chef du gouvernement avait apporté son soutien à Richard Ferrand, en rappelant néanmoins que tout ministre mis en examen devrait quitter le gouvernement. 

Lire aussi : Ferrand fait de l'«enfumage» sur son montage immobilier, selon l'avocat qui a conclu l'accord

L’homme qui a profané la tombe du Général de Gaulle n’a pas formulé de revendication

S'exprimant à propos de l'homme qui a vandalisé le 27 mai la tombe du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne), le procureur de la République de Chaumont, Frédéric Nahon, a déclaré le 31 mai : «Il n'a fait aucune revendication et regrette les faits [pour lesquels il n'y a] aucun élément de préparation». Le procureur a précisé que l'homme était «fortement alcoolisé» lorsqu'il a brisé la croix religieuse surplombant la tombe de l'ancien président français.

En pleine journée nationale de la Résistance, le 27 mai, l'individu était monté sur la tombe du général de Gaulle avant de donner deux grands coups de pied dans le socle de la croix, la faisant tomber. La scène avait été filmée par une caméra de surveillance destinée à protéger la sépulture du chef de la France Libre, décédé en 1970. Quelles que soient leurs différences idéologiques, les politiques de tous bords avaient fermement condamné cette profanation.

Lire aussi : Deux personnes en garde à vue après la dégradation de la tombe de De Gaulle

«Pourquoi blâmer l’Iran et pas les Saoudiens ?» : l’interminable gêne d’un responsable US (VIDEO)

Au cours d'une conférence de presse à propos du récent voyage de Donald Trump en Arabie saoudite, Stuart Jones, secrétaire d'Etat-adjoint pour le Moyen-Orient, s'est trouvé en grande difficulté. Alors qu'un journaliste de l'AFP l'interrogeait sur les critiques très sévères formulées par l'administration américaine à l'encontre de l'Iran, ce haut responsable s'est figé pendant 20 secondes avant de bredouiller une réponse, visiblement très déstabilisé par la question qui venait de lui être posée.

«Le Secrétaire d'Etat [Rex Tillerson] a critiqué la conduite des élections iraniennes et le rapport de l'Iran avec la démocratie en présence des hauts dignitaires saoudiens : comment qualifieriez-vous le rapport de l'Arabie saoudite à la démocratie et pensez-vous que la démocratie soit un obstacle à la lutte contre l’extrémisme ?» Mettant en avant l'apparente incohérence des exigences démocratiques de Washington, qui semblent dépendre de ses interlocuteurs, la question pointait du doigt un aspect délicat de la diplomatie américaine. Pour autant, la gêne dans laquelle elle a plongé Stuart Jones a de quoi surprendre... et devrait rester dans les anales.

Après 20 secondes de silence impassible, le haut responsable a finalement repris ses esprits, sans toutefois dissimuler l'embarras qui était le sien : «Euh... Euh... Je dirais qu'à l'occasion de cette rencontre, nous avons pu progresser de manière sensible avec les Saoudiens et nos partenaires, puisque nous avons fait une déclaration forte contre l’extrémisme mais aussi... aussi en mettant en place certaines mesures qui nous permettrons de combattre l’extrémisme.»

Il a conclu en assurant que l'Iran constituait une «menace terroriste», cette dernière émanant par ailleurs d'«une des composantes de l'appareil d'Etat non-responsable devant les électeurs». Il n'a pas non plus directement répondu à la question sur la démocratie en Arabie saoudite, une monarchie absolue héréditaire.

Dans son discours du 21 mai à Riyad devant les représentants d'une cinquantaine d'Etats à majorité musulmane, Donald Trump s'en était violemment pris à l'Iran qu'il accusait de «soutenir le terrorisme», pour le grand plaisir des monarchies sunnites du Golfe qui redoutent l'influence de leur grand rival chiite au Moyen-Orient. «En attendant que le régime iranien montre sa volonté d'être un partenaire dans la paix, toutes les nations dotées d'un sens des responsabilités doivent travailler ensemble pour l'isoler», avait-il notamment déclaré.

Lire aussi : Les Etats-Unis et l'Arabie saoudite s'allient contre l'Iran, «le retour de l'escalade des tensions»

Photo d’un faux Trump décapité : l’humoriste Kathy Griffin s’excuse d’être «allée trop loin»

L'image représentant la tête décapitée et sanguinolente de Donald Trump était devenue virale sur les réseaux sociaux. Connue notamment comme présentatrice de l'émission Fashion Police sur la chaîne consacrée aux peoples Entertainment Television (E!), Kathy Griffin avait posé le 30 mai 2017 devant l'objectif du photographe Tyler Shields, tenant une fausse tête, fraîchement tranchée, du président américain. Les services secrets américains, qui n'ont guère goûté cet humour, ont repris le dossier – comme toute menace à l'encontre du chef de l'exécutif américain.

Aussi, face au tollé, la présentatrice et humoriste, opposante de longue date à Donald Trump, a retiré l'image des réseaux et présenté de plates excuses. «J'ai dépassé les limites», a déclaré la présentatrice, opposante virulente de longue date à Donald Trump, et très active depuis son élection. «Je [ne] suis [qu']une humoriste [...] j'ai bougé la ligne puis je l'ai franchie», a-t-elle concédé, ajoutant : «Je suis allée bien trop loin [...] ce n'était pas drôle, j'ai pigé.»

Plus tôt le 31 mai, réagissant à la publication de la photo, Donald Trump avait fait part de sa désapprobation. «Kathy Griffin devrait avoir honte d'elle», a-t-il déclaré sur Twitter, «mes enfants, tout particulièrement mon fils de 11 ans Baron, ont passé un moment difficile».

Au moment de faire la photo, dans une vidéo en coulisses, Kathy Griffin expliquait qu'elle-même et le photographe Tyler Shields n'avaient pas peur, selon ses termes, de faire des «images qui font du bruit». Mission accomplie.

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Une paroisse allemande inaugure un robot-pasteur capable de lire la Bible et donner la bénédiction

A l'occasion du 500e anniversaire de la Réforme protestante, Stephan Krebs, pasteur dans la province de Hesse-Nassau, a installé un robot-prêtre dans sa paroisse. Capable de donner la bénédiction en plus de cinq langues, cette petite machine sacerdotale, affublée du charmant nom de BlessU-2 (l’équivalent de « Je te bénis aussi ») est avant tout destinée à «susciter le débat», selon Stephan Krebs. 

BlessU-2 est un petit robot anthropomorphe doté d'une tête, de deux bras et d'un écran sur le torse. Il peut lire des passages de la Bible en allemand, en anglais, en français, en espagnol et en portugais, avec une voix masculine ou féminine selon la préférence du fidèle. Emettant également de la lumière par les mains, il peut fonctionner plusieurs heures d'affilée et dispose d'une sauvegarde externe capable de prendre le relais en cas de panne. «Dieu te bénisse et te protège !», conclut-il une fois sa lecture des Ecritures terminée.

«Je voulais que les gens envisagent la question de la bénédiction robotisée», a expliqué le pasteur à The Guardian. Installé dans la ville de Wittenberg à l'occasion d'une exposition commémorant la publication en 1517 des 95 thèses de Martin Luther, BlessU-2, a été pensé comme «un élément déclencheur de débat», a ajouté le pasteur. Face à la pénurie de vocations qui touche l'Eglise protestante, particulièrement en Europe, Stephan Krebs a tenu à rassurer les journalistes et a précisé que BlessU-2 n'était pas un substitut appelé à être généralisé. «Nous ne voulons pas robotiser les tâches spirituelles de notre Eglise», a-t-il tenu à rassurer, précisant par ailleurs que cela apportait «une perspective théologique» à une machine.

Comme le note The Guardian, ce n'est pas le premier cas de robotisation du monde spirituel. En 2016, un temple bouddhiste de Pékin avait déjà développé un moine-robot capable de chanter des mantras et de livrer des explications dogmatiques précises.

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155 manifestations interdites en 18 mois : Amnesty dénonce le «dévoiement» de l’état d’urgence

Intitulé Un droit, pas une menace : restrictions disproportionnées aux manifestations sous couvert d'état d'urgence, un rapport de l'ONG Amnesty international paru le 31 mai a dénoncé une utilisation «abusive» de l'état d'urgence, régime d'exception qui donne davantage de pouvoir aux autorités administratives. L'ONG a appelé les Français à interpeller leur président, Emmanuel Macron.

D'après des chiffres communiqués par le ministère de l'Intérieur à Amnesty international, les préfets ont eu recours à leurs pouvoirs d'urgence pour signer 155 arrêtés interdisant des cortèges, des réunions et des manifestations entre le 14 novembre 2015 et le 5 mai 2017. 

Le document publié par l'ONG a également rappelé que 639 mesures restreignant le droit de circuler avaient été prises pour empêcher des personnes de participer à des manifestations, notamment contre la loi Travail, ou encore à l'occasion de la COP-21 de décembre 2015.

Interrogé par l'AFP, un des auteurs du rapport d'Amnesty, Marco Perolini, n'a pas mâché ses mots en expliquant : «Les mesures d'urgence ont été prises pour restreindre des droits.» Marco Perolini a ajouté qu'il craignait une transformation de l'état d'urgence en «un état d'exception permanent».

Un millier de manifestants blessés : Amnesty Violences dénonce des «violations des droits humains» par les forces de l'ordre

Dans son rapport, Amnesy international a estimé que la police et la gendarmerie s'étaient rendues coupables de «violations des droits humains» lors du maintien de l'ordre de rassemblements publics. L'ONG a par ailleurs rappelé que 102 manifestants avaient déposé plainte auprès de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ou de la gendarmerie (IGGN), entre le 14 novembre 2015 et le 5 mai 2017. 

Interrogé par Amnesty, les Street medics, un mouvement informel de secouristes, ont évalué à 1 000 le nombre de manifestants qu'ils ont dû soigner durant cette période. 

Selon Nicolas Krameyer, responsable du pôle liberté chez Amnesty France, un grand nombre de violences, excessives, disproportionnées et arbitraires ont été commises par les forces de l'ordre contre les manifestants. «Alors que je filmais, à une distance extrêmement respectable, les forces de l'ordre, on m'a jeté, sans sommation préalable, une grenade de désencerclement, qui a atterri à 30 centimètres de mes jambes», a-t-il ajouté.  

Selon le ministère de l'Intérieur, 336 policiers et 45 gendarmes ont été blessés en encadrant des manifestations durant ces 18 mois.

Le régime de l'état d'urgence a été décrété le 13 novembre 2015 au soir des attentats perpétrés par Daesh à Paris. Prolongé à cinq reprises, ce régime d’exception vise à contrecarrer de nouvelles attaques djihadistes et devrait être reconduit jusqu'au 1er novembre 2017. Si la mesure est votée et va à son terme, la France aura connu 23 mois consécutifs sous ce régime d'exception, un record.

Lire aussi : La Commission des droits de l’Homme descend en flammes la politique française de déradicalisation

Pour le candidat LREM en Guadeloupe Olivier Serva, «l’homosexualité est une abomination»

Le média internet StreetVox a repéré une séquence de télévision que le parti La République en marche (LREM) aurait préféré ne jamais voir sortir. Extrait d'une émission parue en octobre 2012 sur la chaîne publique Première, on y voit Olivier Serva, actuel candidat LREM pour la première circonscription de Guadeloupe, s'exprimer sur l'homosexualité et le projet de loi de mariage entre personnes de même sexe.

«Pour moi être tolérant ce n'est pas accepter l'intolérable. Pour le chrétien que je suis, et je lis la bible, le Deutéronome, il est écrit que quand un homme couche avec un homme [...] c'est une abomination», déclarait-il à l'époque. «Evidemment que c'est un pêché, la bible le dit !», a-t-il ajouté, relancé par les journalistes. 

«Il n'est pas question qu'en catimini, quelques lobbys parisiens influent sur les députés [...] pour faire passer une loi que nous ne voulons pas», a-t-il conclu. 

Cette sortie avait été dénoncée le 17 mai dernier par le collectif féministe Les effronté-e-s‏, qui s'indignait de l'investiture d'Olivier Serva.


«J'ai beaucoup d'amis homosexuels»

Contacté par France info, le candidat a déclaré : «Je n'ai jamais été homophobe, j'ai beaucoup d'amis homosexuels. Je respecte le choix de chacun.»

Du côté de La République en marche, Jean-Paul Delavoye a fait savoir au Figaro que le comité national des investitures n'exclut pas de maintenir l'investiture d'Olivier Serva «s'il récuse ces propos». 

Christine Boutin avait été condamnée à 5 000 euros d'amende ainsi qu'à verser 2 000 euros de dommages et intérêts à deux associations LGBT pour «provocation publique à la haine ou à la violence», après avoir tenu les mêmes propos dans un entretien donné au magazine Charles en 2014. 

L'ancien Grand rabbin de France, Joseph Sitruk, avait lui aussi été au cœur d’une polémique concernant la Gay pride de Tel Aviv après avoir déclaré en juin 2016 : «La Torah considère l’homosexualité comme une abomination et un échec de l’humanité». L'association SOS Homophobie avait porté plainte en septembre pour «incitation au crime en raison de l'orientation sexuelle», mais le décès du rabbin a finalement empêché la plainte d'aboutir

Lire aussi : Christine Boutin condamnée en appel pour avoir qualifié l'homosexualité d'«abomination»

Jeux olympiques : le CIO pencherait pour Paris en 2024

Dans un article publié sur son site le 30 mai, le Wall Street Journal affirme qu'un accord est en préparation pour attribuer les JO 2024 à Paris et l'édition suivante de 2028 à l'autre finaliste, Los Angeles.

Le quotidien américain, qui cite des sources proches du dossier, fait valoir plusieurs éléments dans ce sens. En premier lieu, la ville de Paris pourrait ne plus avoir les financements publics nécessaires quatre ans plus tard, ce qui ferait donc pencher la balance en sa faveur pour 2024.

Le quotidien rapporte ensuite que le président du CIO Thomas Bach aurait rencontré le maire de Los Angeles Eric Garcetti et le président du Comité olympique américain Larry Probst pour leur assurer qu'ils recevraient des contreparties de la part du comité olympique. Outre l'organisation de l'édition 2028, le CIO se serait en effet engagé à participer à des programmes de développement du sport en Californie, et à verser 2 milliards de dollars pour la construction d’infrastructures.

«Tout le monde est d'accord sur le fait qu'aucune ville ne doit se sentir perdante, et Thomas Bach s'est engagé à ce que ça n'arrive pas», confie une source au Wall Street Journal.

Le CIO rendra sa décision finale en septembre 2017 après la 130e session du Comité à Lima, au Pérou.

Lire aussi : JO 2024 : le slogan en anglais de la candidature de Paris fait rager les internautes

Hollande et Hidalgo présents au mariage posthume de Xavier Jugelé et son compagnon

François Hollande et Anne Hidalgo étaient présents lors de la cérémonie qui a uni à titre posthume Xavier Jugelé, le policier abattu sur les Champs-Elysées le 20 avril, et son compagnon, Etienne Cardiles. Le mariage s'est déroulé dans la mairie du 14e arrondissement de Paris, selon Le Parisien, qui rappelle que les deux hommes étaient déjà pacsés.

Le mariage à titre posthume est autorisé en cas de «motifs graves» – les attentats entrent dans cette catégorie, précise le site du gouvernement – et d'une «volonté matrimoniale non équivoque» de la personne décédée. C'est le président de la République qui autorise, par décret, la célébration du mariage. 

Le 25 avril, lors de l'hommage national à Xavier Jugelé, Etienne Cardiles avait témoigné de sa «douleur extrême» après le décès de son compagnon et avait dit souffrir «sans haine». 

La cérémonie s'était déroulée dans la cour de la préfecture de police, déjà en présence de François Hollande (alors encore chef d'Etat) et d'Anne Hidalgo. «C'est parce qu'il était policier qu'il a été frappé, et c'est en policier qu'il est tombé», avait déclaré l'ancien président dans son discours. 

Xavier Jugelé, 37 ans, a été tué quelques jours avant le premier tour de l'élection présidentielle. Son assassin avait tiré sur un car de police garé le long de l'avenue des Champs-Élysées, le touchant de deux balles dans la tête.

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Dans l’Essonne, Manuel Valls fait campagne avec «zéro caméra», mais restent quelques smartphones…

Pour l'ex-Premier ministre, c'est une leçon d'humilité. Retour donc sur le terrain, au contact des électeurs. «On fait une campagne locale avec zéro-zéro-zéro caméra, et zéro journaliste», a fait savoir l'équipe de campagne à Jean-Baptiste Daoulas, chroniqueur pour France Inter. Le journaliste, qui n'a d'ailleurs pas été autorisé à suivre Manuel Valls en campagne, comme de nombreux autres confrères, relève que l'ex-chef du gouvernement n'a pas d'agenda public. Une sorte de campagne furtive, donc, pour le candidat Valls, refoulé par La République en marche (LREM) et en porte-à-faux avec le Parti socialiste.

Un conseiller estime que les nuées de caméras empêchent le contact direct avec la population et ne donne pas «une bonne image». De même pour les journalistes radio et de la presse écrite. Progrès oblige, ces derniers sont munis de smartphones, qui leur permettraient de poster n'importe quelle image sur les réseaux sociaux... Ce qui a sans doute convaincu Manuel Valls de confier le contrôle de son image à ses seuls communicants.

Campagne difficile, sur le terrain aussi

Il faut dire que, se frottant à la réalité, Manuel Valls mène une campagne houleuse sur le terrain. Et certaines frictions avec ses administrés n'échappent pas aux téléphones portables des quidams, à défaut d'être captées par les journalistes. Dans une vidéo, le candidat se fait ainsi traiter de girouette.

Dans une autre vidéo amateur, Manuel Valls se fait rappeler un épisode datant de juin 2009, lors duquel le député de l'Essonne, oubliant que son micro était branché, se plaignait de ne pas voir assez de «whites» et de «blancos» dans une brocante à Evry.

Manuel Valls apparaît en difficulté dans la première circonscription de l'Essonne. Selon un sondage Ifop-Fiducial publié le 27 mai 2017, il serait talonné par la candidate de la France insoumise, Farida Amrani. Pourtant l'ex-Premier ministre bénéficie d'un traitement de faveur : ni le Parti socialiste ni LREM ne lui ont opposé de candidats.

Lire aussi : Quand Jean-Christophe Cambadélis s'en prend à une équipe télé et lui arrache le micro (VIDEO)

Allemagne : Facebook gagne en justice face aux parents d’une adolescente décédée

La justice allemande a refusé le 31 mai de contraindre Facebook à donner aux parents d'une adolescente décédée l'accès aux contenus publiés par leur fille, alors qu'ils voulaient éclaircir les circonstances de sa mort.

La Cour d'appel de Berlin a infirmé la décision rendue en première instance en 2015, contre laquelle le réseau social avait fait appel en invoquant le respect de la vie privée. Le couple demandait à récupérer les contenus postés par l'adolescente sur Facebook avant son décès, en 2012. Agée de 15 ans, elle avait été percutée par une rame de métro à Berlin.

En ayant accès à ses posts ou son historique de chat, ses parents espéraient comprendre les circonstances de sa mort – accident ou suicide –, en trouvant par exemple des écrits indiquant qu'elle avait pu mettre fin à ses jours. Le couple invoque le fait que les contenus figurant sur le compte Facebook de leur fille sont identiques à des journaux intimes ou des lettres qui peuvent revenir aux proches après un décès.

Lors du procès en première instance, ils avaient obtenu gain de cause face au géant américain, le tribunal de Berlin estimant que le contrat passé entre l'internaute et Facebook entrait dans le champ de la succession, y compris les contenus numériques publiés sur le compte. De surcroît, la défunte étant mineure, ses parents avaient le droit de savoir quand et avec qui elle communiquait sur Facebook, selon la juridiction.

Facebook, qui avait fait appel de la décision, estime au contraire que l'accès aux données de l'adolescente pourrait violer les contenus privés d'autres utilisateurs qui communiquaient avec elle.

Lire aussi : Envie d’aller aux Etats-Unis ? Les douanes veulent vérifier vos comptes sur les réseaux sociaux

Donald Trump s’apprêterait à annoncer le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat

Deux sources proches de la présidence auraient confié au site d'information américain Axios que Donald Trump avait décidé de retirer les Etats-Unis de l'accord de Paris visant à réduire le réchauffement climatique. 

D'après Axios, les modalités de ce retrait ne seraient pas encore définies. Plusieurs options s'offriraient à l'administration américaine en cas de sortie de cet accord sur le climat : un retrait de ce dernier, qui pourrait prendre trois ans ; ou sortir de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC, plus large), ce qui serait «plus rapide mais plus extrême». 

Cette information a été confirmée par l'agence Associated Press qui cite un responsable de l'administration américaine

Donald Trump a déclaré sur son compte Twitter qu'il annoncerait sa décision dans les prochains jours, sans donner plus de détails. 

Lors du sommet du G7 en Italie, les dirigeants avaient failli à trouver un terrain d'entente avec les Etats-Unis dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les six autres pays souhaitaient réaffirmer leur engagement, tandis que Washington avait émis la volonté de réévaluer sa politique en matière climatique. 

Lire aussi : 
Le G7 reconnaît l'absence de position commune avec les Etats-Unis sur le climat



Selon Marielle de Sarnez, quand François Bayrou lui apporte son soutien, il n’est pas ministre

La distinction est subtile : il y a le François Bayrou, ministre de la Justice et patron des magistrats du Parquet et il y a le François Bayrou simple citoyen. Maire de Pau, tout au plus. C'est ce que la ministre chargée des Affaires européennes Marielle de Sarnez a fait savoir au micro d'Europe 1 ce 31 mai 2017 au matin. «C'est pas le ministre [qui tweete] François Bayrou c'est aussi un citoyen et il a le droit de s'exprimer sur Twitter en tant que tel», a-t-elle fait valoir. La veille François Bayrou – le citoyen – avait retweeté sur son compte le communiqué de Marielle Sarnez, exposant sa ligne de défense après l'ouverture d'une enquête pour «abus de confiance» à son encontre. Un soutien qui avait ému certains magistrats.

De fait, comme le relève le journaliste de France culture Frédéric Says, depuis le 30 mai – précisément – François Bayrou ne se présente plus sur Twitter comme «ministre d'Etat, garde des Sceaux [et] ministre de la Justice. Non, ce n'est que le maire de Pau qui s'exprime.

Contacté par Le Parisien, le cabinet de François Bayrou a précisé que sur Twitter, le ministre... n'était pas ministre. Il faudra donc y prendre garde, mais l'on se pose la question : que fait donc le maire de Pau loin des vertes Pyrénées atlantiques, perdu dans le léviathan du ministère de la Place Vendôme ?

Lire aussi : A peine nommé garde des Sceaux, François Bayrou convoqué au tribunal pour diffamation 

Affaire Hanouna : la société de production de l’animateur contre-attaque en déposant trois plaintes

La société de production de Cyril Hanouna H2O a déposé deux plaintes contre X pour «dénonciation calomnieuse» et «diffusion de fausses nouvelles» et une plainte en diffamation contre le président de l'association Le Refuge, selon son avocat qui se confiait le 31 mai à l'AFP.

Les trois plaintes ont été déposées le 30 mai, l'une à Montpellier (dénonciation calomnieuse) et les autres à Paris, selon maître Stéphane Hasbanian, confirmant ainsi une information du Parisien.

Depuis la diffusion d'un canular téléphonique jugé homophobe dans son émission, les difficultés se sont accumulées pour l'animateur de C8, lâché par une partie des annonceurs, épinglé par le CSA qui a ouvert une procédure, pointé du doigt par de nombreuses associations et personnalités.

«Nous avons déposé ces trois plaintes car cela fait une douzaine de jours que nous sommes sans nouvelles d'une victime imaginaire du canular, qui aurait été prétendument accueillie par Le Refuge», association d'aide aux victimes d'homophobie, explique l'avocat, ajoutant que l'organisation s'était fait l'écho d'une victime qui aurait été chassée de chez lui par ses parents à la suite de la découverte de son homosexualité.

«Nicolas Noguier, président de l'association du Refuge, va à la suite de ces plaintes devoir s'expliquer sur ses déclarations contradictoires, que je considère comme sidérantes voire même fantaisistes», poursuit-il. «Il n'y a aucune plainte dirigée contre l'association Le Refuge dont l'utilité n'est absolument pas remise en cause par la société de production H20 et Cyril Hanouna, et dont on continuera à soutenir le combat», a précisé l'avocat.

«Nous avons légitimement demandé à la justice, par le truchement de ces plaintes, de rechercher la vérité, d'identifier les responsables au sein de cette association et de sanctionner ce qui est pour nous une manipulation», ajoute Stéphane Hasbanian.

L'animateur est par ailleurs convoqué le 31 mai par Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes.

Lire aussi : «TV Bolloré n'aime pas les LGBT» : des militants manifestent devant les bureaux de Canal+

Le Soudan interdit l’importation de biens égyptiens

Le Soudan interdit l'importation de biens égyptiens











Khartoum déclare que tous les produits agricoles et animaux d'Égypte sont interdits tandis que la tension montre entre les deux pays voisins.

Le Soudan a interdit mardi l'importation de plusieurs produits d'Égypte, assénant un nouveau coup à des relations déjà tendues entre les deux pays voisins, a indiqué un média d'État.

« Le Premier ministre Bakri Hassan Saleh a émis un décret interdisant les produits agricoles et animaux d'Égypte, ainsi que l'importation de graines » du pays voisin, a rapporté l'agence officielle Suna.

Le décret interdit également aux « hommes d'affaires soudanais d'utiliser le territoire égyptien pour importer des biens vers le Soudan ».

Les échanges commerciaux annuels entre Le Caire et Khartoum équivalent à quelque 850 millions de dollars (environ 760 millions d'euros), selon la banque centrale soudanaise.

Les exportations égyptiennes vers le Soudan sont principalement des fruits, des légumes, du poisson, des conserves et des textiles.

Dans un discours prononcé la semaine dernière, le président soudanais Omar el-Béchir avait affirmé que l'armée avait saisi plusieurs véhicules blindés égyptiens au cours de récentes batailles dans la région soudanaise du Darfour (ouest).

Il avait auparavant accusé les services de renseignement égyptiens de soutenir des figures de l'opposition combattant ses troupes dans des zones en conflit comme au Darfour, et dans les États du Nil Bleu et du Kordofan-Sud (sud).

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et des millions déplacées dans ces régions où des groupes ethniques minoritaires, qui s'estiment politiquement et économiquement marginalisés, se sont soulevés contre le régime de Khartoum dominé par les Arabes.

Les médias égyptiens ont par ailleurs plusieurs fois accusé Khartoum de donner refuge à des membres de la confrérie des Frères musulmans, déclarée « groupe terroriste » par le Caire après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

Un autre point d'achoppement concerne le triangle de Halaïb, un territoire de 20 000 km2 situé sur la mer Rouge, administré par l'Égypte mais sur lequel le Soudan affirme avoir le « droit de souveraineté ».

http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/le-soudan-interdit-limportation-de-biens-gyptiens-1533795712

Alter Info l'Information Alternative

«Covfefe» : Donald Trump invente un nouveau mot, Twitter explose et se pique de linguistique

Habitué des réseaux sociaux et des sorties tonitruantes, le président américain, Donald Trump, a (une nouvelle fois) surpris la Toile en publiant le 30 mai un tweet mystérieux et incompréhensible : «En dépit de la constante covfefe presse négative.»

«Aimé» par plus de 161 000 utilisateurs et retweeté presque 127 000 fois, le message du président américain a finalement été effacé le 31 mai une dizaine d'heures après sa publication. Le post avait pourtant littéralement explosé les compteurs, se hissant en top tweet du mois.

Toutefois, Donald Trump a vraisemblablement décidé de rebondir sur un tel succès, sans doute involontaire. Après avoir supprimé le tweet, le président américain a publié un nouveau message sur Twitter : «Qui peut trouver le sens véritable du mot "Covfefe" ??? Profitez-en !»

Il faut dire que le mot «covfefe», qui n'existe pas dans la langue anglaise, est au cœur d'un véritable buzz, déchaînant les passions sur les réseaux sociaux.

Si d'aucuns ont gagé que Donald Trump avait peut-être voulu initialement écrire «conference» ou «coverage» pour «conférence de presse» ou «couverture médiatique», les internautes ont suggéré avec humour de nombreuses interprétations plus ou moins plausibles autour de ce mot.  

Code nucléaire, incantation maléfique, message crypté pour Vladimir Poutine... la twittosphère s'est acharné avec humour à inventer le sens de «covfefe».

De nombreux utilisateurs des réseaux sociaux ont également mis en ligne des montages parodiques, amplifiant le phénomène du «covfefe».

Prudent, le Centre Regent's de langue anglaise à Londres a tenu à préciser : «Pour tous nos élèves en langue anglaise, nous pouvons confirmer que covfefe n'est pas un mot anglais. Pour l'instant.» 

Lire aussi : «We» : en deux lettres Donald Trump met Twitter en ébullition

Un Suisse condamné par la justice pour avoir «aimé» un commentaire diffamatoire sur Facebook

Le 29 mai dernier, un Zurichois de 45 ans a été condamné à une peine avec sursis de 40 jours amendes à 100 francs suisses (environ 9 100 euros au total) pour avoir «aimé» un commentaire jugé diffamatoire sur Facebook. L'auteur dudit commentaire qualifiait Erwin Kessler, président de l'Association contre les «usines d'animaux» de «raciste» et d'«antisémite». Ce dernier a en effet été condamné en 1998 pour violation de la loi contre le racisme en raison de son engagement contre l'interdiction de l'abattage rituel.

Au cours d'un débat houleux entre défenseurs de la cause animale auquel il participait en ligne, l'homme avait apposé la mention «j'aime», proposée par Facebook à ses utilisateurs pour témoigner leur intérêt pour des publications précises, sur six commentaires, dont celui incriminé. Cette démarche a été jugée suffisante par le juge pour établir que l'homme «propageait un jugement de valeur en l'approuvant». «Un avis positif est lié à un "like"», a-t-il expliqué, rapporte le Tagesanzeiger

Un jugement similaire avait déjà été rendu par le tribunal de Münchwilen au mois de février, dans une affaire impliquant également Erwin Kessler. Pour autant, ces condamnations ne devraient pas établir une jurisprudence systématique, selon Martin Steiger, avocat spécialiste des médias cité par le Tagesanzeiger. «Il existe en effet de la marge entre la signification d'un "like" et ce que veut dire son utilisateur», assure-t-il. Il rappelle également qu'Erwin Kessler «est connu pour vouloir réduire au silence tout débat sur sa personne, bien qu'il soit une personnalité publique», et que ces deux affaires pourraient donc faire figure d'exception en raison de la personnalité quelque peu procédurière du plaignant.

Lire aussi : Berlin et Facebook s'affrontent sur la censure des «fake news» et des incitations à la haine

L’état d’urgence sert à restreindre le droit de manifester, constate Amnesty International

Alors qu’Emmanuel Macron prévoit la prolongation de l’état d’urgence, en vigueur depuis plus de 18 mois, Amnesty International publie ce mercredi un rapport sur les dérives liberticides de son utilisation. Interdictions de rassemblements, assignations à résidence, recours excessif à la force…
L’état d’urgence sert à restreindre le droit de manifester, constate Amnesty International
Manifester est « un droit, pas une menace » : tel est le titre du rapport que publie Amnesty International mercredi 31 mai, en forme de rappel adressé à l’État français. Sous-titré « Restrictions disproportionnées aux manifestations sous couvert de l’état d’urgence en France », il dresse la liste des interdictions de rassemblements publics, interdictions individuelles de circulation, et « violations des droits humains » lors de manifestations.

Ce rapport, qui fait suite à un premier publié en février 2016 (« France : des vies bouleversées, l’impact disproportionnée de l’état d’urgence »), s’inscrit dans l’étude plus globale des réponses des gouvernements à la menace terroriste à l’échelle européenne. Il a été dirigé par Marco Perolini, chercheur au bureau londonien d’Amnesty, aidé par les observations de terrains de groupes locaux de l’ONG (trois manifestations à Paris contre la loi Travail), ainsi que sur plus d’une centaine d’entretiens avec des syndicats CGT, CGT Police, Unef, CNT, des associations et groupes non structurés ayant participé aux manifestations, des assignés à résidence, manifestants et journalistes (dont certains ont participé à la Mission civile d’information sur les violences policières animée par Reporterre), représentants des ministères de l’Intérieur et de la Justice, préfectures.

Depuis le 13 novembre 2015, 155 arrêtés ont été pris pour interdire des rassemblements publics sur le fondement des pouvoirs extraordinaires accordés par l’état d’urgence, et 639 mesures individuelles ont été adoptées par les préfets afin d’empêcher des personnes de participer à des rassemblements. Amnesty International pose cette question : à quel point ces mesures étaient-elles « nécessaires et proportionnées » pour éviter de nouveaux attentats terroristes, l’objectif initial de l’état d’urgence ?

« Violations des droits humains lors du maintien de l’ordre des rassemblements publics »

« En droit international, il est possible de restreindre le droit de réunion pacifique à trois conditions, explique à Reporterre Marco Perolini : Légitimité (protéger la sécurité nationale, maintenir l’ordre public…), nécessité et proportionnalité. » Mais comment évaluer ces critères ? Pour le chercheur, la nécessité se jauge en fonction de l’objectif recherché, ici la prévention d’actes terroristes. La proportionnalité, elle, suppose d’individualiser chaque situation et de n’évaluer le risque qu’elle représente qu’à partir d’éléments concrets.

« Là, nous nous sommes rendu compte dès le départ que les mesures d’urgence étaient utilisées pour restreindre le droit de manifestation pacifique, et qu’elles ciblaient des manifestants sans lien avec la menace terroriste, rapporte Marco Perolini. Les informations mises en avant par les préfectures et ministères étaient très générales, faisant référence à des violences commises lors de manifs précédentes, or ce n’est pas suffisant. » Il donne l’exemple de l’interdiction de manifestations à Calais, en novembre 2016, justifiées par le fait qu’en début d’année des manifestations au même endroit avaient donné lieu à des dégradations : « C’est insuffisant, on ne peut pas tirer des conclusions sur le risque de violence sur la base de quelques manifestants violents lors d’une manifestation précédente. Une présomption ne suffit pas, il faut une preuve précise », affirme le chercheur.

Pour Amnesty International, l’état d’urgence a donc permis à l’État, depuis novembre 2015, d’appliquer une logique de « neutralisation préventive des risques potentiels ». « Le droit français permettait déjà de restreindre la liberté de manifestation pacifique. Mais l’état d’urgence l’a facilité (notamment par l’absence de contrôle judiciaire), et a introduit cette idée de prévention. On passe alors de “comment prévenir de nouveaux attentats”, à “comment prévenir des troubles à l’ordre public” », explique le chercheur. « Les autorités françaises ont méconnu le principe selon lequel une manifestation doit être présumée pacifique », poursuit le rapport.



L’état d’urgence sert à restreindre le droit de manifester, constate Amnesty International
Il décrit ensuite ce qu’il qualifie de « violations des droits humains lors du maintien de l’ordre des rassemblements publics ». D’une part, il met en cause les stratégies utilisées par les forces de police et gendarmerie : le confinement (nasse), les fouilles et contrôles d’identité. L’usage des nasses, relativement récent en France, constitue une entrave à la liberté de manifester, selon le rapport : « Les représentants des forces de l’ordre ont restreint pendant plusieurs heures le droit de circuler librement de manifestants pacifiques, par des mesures de confinement inutiles et de façon à les empêcher concrètement de jouir de leur droit à la liberté de réunion pacifique. »

Par ailleurs, les mesures d’urgence (comme l’interdiction de manifestations) ont souvent été justifiées par le manque d’effectifs policiers, en raison de leur affectation prioritaire à la lutte contre la menace terroriste. Or, « le confinement est une stratégie qui demande beaucoup d’effectifs, et qui n’était pas nécessaire au vu du degré de violence des manifestations », note Marco Perolini.
« Des stratégies qui ont avivé les tensions plutôt que de les faire redescendre »

D’autre part, Amnesty International dénonce un « recours arbitraire et non nécessaire » ou « excessif » à la force. Témoignages à l’appui, le rapport décrit les coups de matraque distribués à des manifestants pacifiques, l’usage de grenades de désencerclement, ou l’absence de numéro d’immatriculation et de badge sur les agents. Ainsi, « certaines des tactiques et des stratégies mises en œuvre dans le contexte des manifestations contre la loi Travail ont avivé les tensions plutôt que de les faire redescendre ». « Idéalement, et c’est ce qui se pratique en Allemagne par exemple, il faudrait cibler les manifestants violents, afin de ne pas entraver la liberté des pacifistes. Ici, on ne fait pas la différence », analyse Marco Perolini.

Les restrictions ne se sont d’ailleurs pas arrêtées aux manifestants, puisque des journalistes se sont également vu empêcher de faire leur travail. « Tout le monde a le droit de documenter une manifestation, détenteur ou non de la carte de presse, car les forces de l’ordre doivent répondre de leurs actes, rappelle Marco Perolini. Ce qu’on a vu est très préoccupant et dangereux. »

L’état d’urgence sert à restreindre le droit de manifester, constate Amnesty International
Le bilan humain de ces dérives reste difficile à établir. Le rapport indique que 101 manifestants ont déposé plainte auprès de l’IGPN et de l’IGGN (chargées d’enquêter sur le recours excessif à la force par la police et la gendarmerie). Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Selon les street medics interrogés, les manifestations contre la loi Travail auraient fait autour de 1.000 blessés.

Depuis novembre 2015, l’état d’urgence a donc à la fois servi d’outil pour restreindre les libertés de manière disproportionnée, mais aussi de contexte légitimant des dérives (violences policières, anticipation de troubles supposés) de l’appareil répressif. Face à cela, Amnesty International dresse des recommandations à destination de l’État :
. n’utiliser les mesures d’urgence que dans la lutte contre le terrorisme ;
. n’interdire les manifestations qu’en dernier recours, si aucune autre mesure ne permet le maintien de l’ordre public ;
. lever l’état d’urgence actuel ;
. que la police n’utilise la force que lorsque cela est strictement nécessaire, avec retenue, et si les moyens non violents sont inefficaces.


Source : Baptiste Giraud pour Reporterre

Le rapport d’Amnesty International sur le droit de manifester en France :

https://reporterre.net/IMG/pdf/ai_rapport_un_droit_pas_une_menace_fr.pdf

Photos : © Martin Barzilai
. chapô : Lors de la manifestation parisienne pour « la dignité et la justice », le 19 mars 2017.

Alter Info l'Information Alternative

Baiser forcé d’un tennisman à une journaliste : Laura Flessel dénonce une «agression en direct»

Interrogé par la journaliste sportive Maly Thomas dans les allées de Roland-Garros le 30 mai, le tennisman Maxime Hamou, visiblement éméché, l'a embrassée de force. Tandis que cette dernière tentait de se dégager de l'étreinte du sportive, l'assistance semblait s'amuser de la situation. La scène, diffusée en direct sur Eurosport, a fait réagir le ministre des Sports, Laura Flessel, qui a dénoncé une «agression en direct», appelant également à ne «jamais banaliser de tels actes».

La députée écologiste Cecile Duflot (Europe Ecologie - Les Verts) s'est elle aussi indignée, dans la soirée, de ce comportement jugé déplacé, en publiant de très nombreux messages sur Twitter afin d'obtenir une réaction officielle de la Fédération française de tennis (FFT).

Face à la polémique suscitée par son geste, le tennisman Maxime Hamou a publié un communiqué de presse afin de présenter «ses plus profondes excuses» à la journaliste. «J'apprends encore tous les jours de mes erreurs pour devenir un meilleur tennisman et une meilleure personne», a ajouté le sportif âgé de 21 ans.

La FFT sanctionne Maxime Hamou

Alors que l'indignation croissait sur les réseaux sociaux, la journaliste Maly Thomas est revenue sur cet incident. «Si ce n'était pas du direct, je lui aurais collé une droite», a-t-elle assuré. Selon elle, cette séquence nuira à l'image de Maxime Hamou tout en contribuant à «banaliser une situation franchement désagréable». «C'est le reflet des rapports entre les hommes et les femmes qui peuvent exister dans la vie courante», a-t-elle ajouté.

La FFT a fini par annoncer qu'elle «retirait l'accréditation» de Maxime Hamou, condamnant par la même occasion son «comportement répréhensible». Celui-ci ne participant déjà plus au tournoi, la sanction de la FFT revêt donc davantage un caractère symbolique. 

La chaîne Eurosport, sur laquelle est diffusée l'émission à l'occasion duquel cette séquence était retransmise, a également présenté ses excuses par le biais de son présentateur, l'ancien tennisman Henri Leconte. «Je tenais à préciser que nous ne cautionnions aucunement ce type de comportement», a déclaré l'animateur, ajoutant que la réaction en direct de son équipe, qui avait pris le geste de Maxime Hamou à la plaisanterie, «n'était également pas appropriée».

Lire aussi : Canular homophobe : Cyril Hanouna estime que «ce sketch n'avait pas lieu d'être»

Macron l’acteur épouvantail

Notre nouveau monarque, Emmanuel 1er, est avant tout un acteur qui joue les rôles écrits et mis en scène par ceux qui profitent de cette comédie du pouvoir. Les planches du Louvre, de Versailles (rencontre avec Vladimir Poutine) et de Taormina (G7) ne sont que les scènes d'un vaste théâtre, où des acteurs plus ou moins doués nous sont présentés comme des grands chefs méritant toute notre attention.

On peut aussi les voir comme de simples épouvantails censés nous subjuger, voire nous effrayer, pendant que les propriétaires du vaste théâtre récoltent discrètement ce qu'ils ont semé. Autrement dit, ils moissonnent le blé, avec avidité, quand nos yeux sont rivés sur l'épouvantail de service...

Emmanuel Macron : "Une belle image avec un bel acteur pour un beau film", décrypte Éric Zemmour (RTL, 30 mai 2017)

Quand le lycéen Emmanuel Macron​ jouait au théâtre devant Brigitte Trogneux sa future épouse.

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Des féministes tombent le haut à Paris en solidarité avec des Femen poursuivies en justice (IMAGES)

Une quarantaine de militantes féministes se sont rassemblées devant le palais de justice de Paris afin de protester contre le procès de quatre activistes des Femen, poursuivies pour exhibition sexuelle. 

Hormis des militantes du mouvement Femen, des membres de l'association Alliance des Femmes se sont jointes à la manifestation, où une dizaine d'activistes ont défilé seins nus.

Plusieurs pancartes portant les slogans «héroïque pas impudique», «mon corps est politique», «féministe pas exhibitionniste», étaient brandies par les manifestantes, qui ont accompagné les inculpées jusqu'au tribunal. 

Les quatre activistes sont poursuivies à la suite d'une action menée devant le palais de justice de Paris en solidarité avec Jacqueline Sauvage le 25 novembre dernier, ainsi que lors d'une manifestation d'opposants au mariage homosexuel le 16 octobre 2016. Elles étaient, dans les deux cas, seins nus. 

Le 12 janvier 2017, la Femen Iana Zhdanova avait été relaxée du chef d'inculpation d'exhibition sexuelle après avoir dégradé la statue de Vladimir Poutine au musée Grévin à Paris. 


Lire aussi
: Des militantes Femen tentent de perturber le vote de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (IMAGES)

Attaque de Kaboul: l’ambassadeur iranien, des Allemands, et des journalistes blessés

Attaque de Kaboul: l’ambassadeur iranien, des Allemands, et des journalistes blessés











L’attaque de Kaboul, perpétrée ce matin, a fait au moins 90 morts et plus de 380 blessés, y compris des employés de l’ambassade allemande, l’ambassadeur iranien et des journalistes de la BBC. Pour le moment, aucun groupe terroriste n’a revendiqué l’attentat.

Une bombe de forte puissance a fait au moins 90 morts et plus de 380 blessés mercredi en pleine heure de pointe matinale près du quartier diplomatique de Kaboul, enveloppant le palais présidentiel et les ambassades étrangères dans un nuage de fumée noire.

L'explosion s'est produite près de l'entrée fortifiée de l'ambassade d'Allemagne, sur une route très fréquentée à cette heure de la matinée, a précisé un porte-parole de la police de Kaboul, Basir Mujahid.

À Berlin, le ministre des Affaires étrangères a annoncé que des employés de l'ambassade d'Allemagne avaient été blessés et un garde de sécurité afghan tué. Sigmar Gabriel a dénoncé sur Twitter une attaque « particulièrement méprisable » contre des gens qui travaillaient pour « assurer un avenir meilleur à l'Afghanistan ».

D'après le site Erem News, l'ambassadeur iranien à Kaboul, Muhammad Bahrani, a également été blessé lors de l'attaque.

L'ambassade de France a subi des « dégâts matériels » mais aucune victime n'a pour le moment été signalée parmi les employés de la mission diplomatique, a déclaré la ministre des Affaires européennes, Marielle de Sarnez, sur Europe 1.

L'ambassade de Chine a également signalé avoir subi des dégâts.

À en croire l'agence de presse Pajwok, des journalistes de la BBC ont aussi été blessé au cours de l'explosion.

L'attentat n'a pas encore été revendiqué. Les taliban, qui comme le groupe Daech ont mené plusieurs attaques à Kaboul ces derniers mois, ont nié toute responsabilité. Le mouvement islamiste condamne toute attaque indiscriminée qui provoque des victimes civiles, a déclaré le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid.

https://fr.sputniknews.com/international/201705311031617229-attaque-kaboul-victimes-blesses/

Alter Info l'Information Alternative

L’occupation israélienne, principal responsable des besoins humanitaires palestiniens, selon l’ONU

L'occupation israélienne, principal responsable des besoins humanitaires palestiniens, selon l'ONU











Les "politiques" et les "pratiques" d'occupation appliquées depuis 50 ans par Israël aux Territoires palestiniens sont la principale raison des besoins humanitaires de leurs habitants, affirme l'ONU dans un rapport rendu public mercredi.
"L'origine de la crise dans les Territoires palestiniens occupés se trouve dans le manque de protection pour les civils palestiniens", estime David Carden, qui dirige l'Ocha, le bureau des Affaires humanitaires des Nations unies, dans les Territoires palestiniens.
Et ce, "face à la violence, au déplacement, aux restrictions d'accès à des services et des revenus et à d'autres violations des droits, dont l'impact est disproportionné pour les plus vulnérables, notamment les enfants", poursuit-il, à l'occasion du 50ème anniversaire de l'occupation israélienne des Territoires palestiniens.
Ainsi, en Cisjordanie en 2016, le nombre de Palestiniens déplacés à cause de la démolition de leur maison par Israël a atteint un "record depuis 2009" avec "1.601 personnes déplacées dont 759 enfants".
La même année, les autorités israéliennes ont détruit ou saisi 300 structures fournies grâce à des aides humanitaires. "Cela représente plus de 730.000 dollars", indique le rapport.
Par ailleurs, dans ce territoire coincé entre la Jordanie et Israël et quadrillé par l'armée israélienne, l'Ocha a dénombré en décembre 2016 "572 obstacles à la circulation et au mouvement" des Palestiniens, sans compter "les 110 obstacles déployés dans la seule zone contrôlée par Israël dans la ville d'Hébron", poudrière du sud de la Cisjordanie.
La crise humanitaire touche également la bande de Gaza, où le taux de chômage est l'un des plus élevés au monde notamment en raison du blocus israélien imposé depuis plus de 10 ans à l'enclave côtière.
En 2016, en raison de ce blocus, "l'entrée et la sortie de personnels humanitaires à Gaza ont été compliquées par Israël avec 31% des demandes d'entrée ou de sortie refusées", affirme l'Ocha.
Des restrictions imposées par le Hamas islamiste, qui contrôle la bande de Gaza, "entravent également les opérations humanitaires".
En outre, l'isolement de Gaza est accentué, dénonce l'Ocha, par la fermeture de la frontière égyptienne. Le terminal de Rafah n'a été ouvert que "44 jours en 2016".
Enfin, ajoute l'Ocha, la rivalité entre l'Autorité palestinienne au pouvoir en Cisjordanie et le Hamas à Gaza, est un autre facteur majeur du renforcement de la crise.
Depuis 1967, l'armée israélienne occupe l'ensemble des Territoires palestiniens. Elle s'est retirée en 2005 de la bande de Gaza, mais y impose désormais un blocus et y mène régulièrement des bombardements et des guerres.

https://www.lorientlejour.com/article/1054608/loccupation-israelienne-principal-responsable-des-besoins-humanitaires-palestiniens-selon-lonu.html

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Kaboul : au moins 80 morts et 350 blessés dans l’explosion d’une voiture piégée

Kaboul : au moins 80 morts et 350 blessés dans l'explosion d'une voiture piégée











Une voiture piégée a explosé dans le quartier diplomatique de Kaboul, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Au moins 80 morts et 350 blessés sont à déplorer pour l'instant. La cible et l'origine de l'attentat ne sont pas encore connues.

Vers 8 heures 30 (heure locale), l'explosion d'une voiture piégée dans le quartier des ambassades a fait au moins 80 morts et 350 blessés à Kaboul, sans que le bilan soit encore précisément établi pour l'instant.

La nature terroriste de la puissante explosion qui a retenti dans la matinée a rapidement été confirmée par les autorités. Basir Mujahid, porte-parole de la police de Kaboul, a en effet annoncé qu'il s'agissait d'une «voiture piégée ayant explosé près de l'ambassade d'Allemagne». Il a néanmoins précisé qu'il était «difficile d'établir la cible précise», en raison du très grand nombre de bâtiments officiels se trouvant dans ce quartier.

Le ministère de la Santé a annoncé qu'au moins 80 personnes avaient perdu la vie dans l'explosion et que 350 autres avaient été blessées. Le bilan demeure néanmoins incertain pour l'instant et est susceptible de s'alourdir. De nombreuses personnes ont été amenées vers les hôpitaux de Kaboul, essentiellement des civils.

La déflagration a été si puissante qu'elle a secoué une grande partie de la ville, faisant exploser de nombreuses fenêtres et semant la panique parmi les habitants de Kaboul. Des hommes et des femmes tentaient désespérément de franchir les check-points pour se mettre en quête de leurs proches, a constaté l'AFP. Les ambassades de France, d'Allemagne et de Turquie rapportent également des dégâts matériels dans leurs bâtiments. Plusieurs employés de l'ambassade allemande ont d'ailleurs été blessés, et l'un des gardes de sécurité est décédé dans l'attaque. Un chauffeur afghan de la BBC a également perdu la vie.

Plusieurs photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent l'important dégagement de fumée provoqué par l'explosion et visible jusqu'à une certaine distance.Le 3 mai dernier, un attentat suicide revendiqué par Daesh avait déjà visé un convoi de véhicules de l’OTAN dans la capitale afghane, non loin de la représentation diplomatique américaine, faisant huit morts et une vingtaine de blessés, pour la plupart des civils.

L'Afghanistan n'a toujours pas retrouvé la stabilité depuis l'intervention militaire internationale de 2001. En plus des attaques terroristes de Daesh, les autorités afghanes doivent faire face aux assaut réguliers des Taliban. Vingt policiers afghans avaient été tués le 21 mai dernier dans une attaque coordonnée contre leurs postes dans le sud-est du pays revendiquée par les Taliban.

https://francais.rt.com/international/39068-kaboul-dizaines-blesses-plusieurs-morts-explosion-pres-ambassade-allemagne


Alter Info l'Information Alternative

Le Pentagone a commencé à armer les combattants kurdes en Syrie

Les Etats-Unis ont commencé à armer et à équiper les combattants kurdes au sein des Forces démocratiques syriennes, a annoncé le porte-parole du Pentagone Eric Pahon le 30 mai. Il s'agit là de «premiers préparatifs pour une éventuelle libération de Raqqa», capitale du califat autoproclamé de l'Etat islamique. Ankara désapprouve fortement, comme elle l'a déjà fait auparavant, cette stratégie américaine.

«L'équipement que la coalition dirigée par les Etats-Unis fournira aux Forces démocratiques syriennes consistera en des mitrailleuses lourdes, des armes de poing, des munitions et un arsenal capable d'anéantir les menaces spécifiques que pourraient rencontrer nos partenaires», a déclaré Eric Pahon. Il a par ailleurs précisé que des conseillers américains seraient chargés de contrôler l'usage de ces armes, afin de s'assurer qu'elles ne soient utilisées «que contre l'Etat islamique». «Tout usage non prévu ou redistribution de ces équipements sera pris très au sérieux et conduira à l'arrêt de notre soutien», a-t-il ajouté.

La prudence du Pentagone reflète le caractère éminemment délicat de cette opération. En effet, la Turquie, alliée des Etats-Unis dans la région, s'oppose depuis toujours à l'armement des forces kurdes, considérées comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ce dernier, en opposition frontale au président turc Recep Tayyip Erdogan, est classé sur la liste des organisations terroristes par Ankara... ainsi que par Washington.

La décision américaine d'équiper militairement les combattants kurdes attise donc la crainte de la Turquie de voir ceux-ci se servir de leurs armes pour déstabiliser le pouvoir turc, dont ils réclament l'indépendance depuis plusieurs décennies – le Kurdistan étant à cheval sur la Turquie, l'Irak et la Syrie. Après une première livraison d'armes par les Américains début mai à Hasakah, ville contrôlée par les Kurdes dans le nord de la Syrie, Recep Tayyip Erdogan avait dénoncé «une erreur». «J'invite les Etats-Unis à faire marche arrière immédiatement», avait-il déclaré. Il semble que son exhortation n'ait pas été entendue.

Les Forces démocratiques syriennes, coalition armée lancée en 2015 avec pour objectif principal la lutte contre l'Etat islamique dans le nord de la Syrie, regroupe très majoritairement des Kurdes, mais aussi des chrétiens syriaques, des membres de tribus locales et des rebelles arabes proches de l'Armée syrienne libre. Soutenues par les Etats-Unis, elles ont annoncé s'apprêter à lancer l'«assaut final» sur Raqqa au début du mois de juin. 

Lire aussi : Des navires russes lancent quatre missiles de croisière sur les positions de Daesh près de Palmyre

Washington teste un système antimissile, Pyongyang menace de «réduire en cendres l’antre du diable»

«Nous sommes prêts à tirer des ICBM, n'importe où, n'importe quand, sur ordre du commandant suprême [Kim Jong-Un]», a affirmé le Rodong Sinmun, organe officiel du parti unique au pouvoir à Pyongyang.

«Les Etats-Unis doivent savoir que notre affirmation selon laquelle nous pouvons réduire en cendres l'antre du diable avec nos armes nucléaires n'est pas une parole en l'air», a ajouté le journal.

Pyongyang a aussi confirmé le 30 mai avoir procédé la veille à un nouveau tir de missile qui est tombé en mer, dans la zone économique exclusive du Japon, suscitant la condamnation de la communauté internationale dans un contexte de tensions sur la péninsule.

Les Etats-Unis ont eux affirmé le 30 mai qu'un missile tiré depuis la base Vandenberg de l'US Air Force en Californie avait «intercepté avec succès un missile balistique intercontinental cible». Sans charge nucléaire parce qu'il s'agissait d'un essai, ce missile avait été lancé depuis le Reagan Test Site des îles Marshall, dans le Pacifique.

Le porte-parole du Pentagone Jeff Davis a assuré que le test américain d'interception d'ICBM n'avait pas été mené en réponse aux récents essais de la Corée du Nord mais que, «d'une manière générale, la Corée du Nord est une des raisons pour lesquelles nous avons cette capacité».

«Ils continuent à faire des essais, comme ce week-end, et à utiliser un discours dangereux qui laisse entendre qu'ils pourraient frapper le territoire américain», a rappelé le représentant du département américain de la Défense.

Il s'agissait du troisième tir nord-coréen en trois semaines et du douzième depuis le début de l'année, alors que de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU interdisent à Pyongyang de poursuivre ses programmes balistique et nucléaire, et que Washington menace le pays d'une intervention militaire.

Lire aussi : L'impasse coréenne : «La Corée du Nord exige un prix très élevé»

L’univers s’aplatit, affirment des chercheurs britanniques

Un groupe de chercheurs britanniques affirme avoir «décrypté» l’évolution de notre Univers à l’aide d’un modèle théorique. Leurs conclusions sont étonnantes.

Des flashs mystérieux d’origine inconnue repérés aux confins de notre Univers
Des scientifiques de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) ont réussi à décrire l’évolution du facteur d’échelle de l’Univers (R) dans le cadre de la cosmologie cyclique, relate le site Lenta, se référant à la publication préliminaire de la recherche dont il dispose.
Les physiciens se sont notamment penchés sur le modèle dit de « Mixmaster Univers » en théorie de la relativité générale, décrivant la métrique de notre Univers dans son état actuel et permettant en outre de comprendre les stades initiaux de son évolution.

Ainsi, les chercheurs ont constaté qu’avec chaque nouveau cycle d’évolution de notre Univers, son facteur d’échelle a tendance à augmenter progressivement, si bien que le monde tel qu’on le connaît devient de plus en plus « plat ».

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Législatives : temps d’antenne revus à la hausse pour certains partis dont La République en marche

Les sages ont censuré les dispositions de l'article L. 167-1 du code électoral défavorables aux partis nouvellement constitués ou ne disposant pas de groupe dans l'Assemblée sortante, ce qui inclut La République en marche, estimant que ce texte affectait «l'égalité devant le suffrage dans une mesure disproportionnée». Le Conseil constitutionnel  a cependant reporté au 30 juin 2018 la date d'abrogation des dispositions contestées afin de laisser au législateur le temps nécessaire pour les remplacer.

En attendant, et «pour faire cesser l'inconstitutionnalité constatée», la campagne audiovisuelle ayant déjà commencé, les sages ont délivré «une réserve d'interprétation transitoire». Il s'agit d'une sorte de marche à suivre visant à aider le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) à modifier les temps d'antenne «en cas de disproportion manifeste au regard de leur représentativité, entre les groupements représentés par des groupes à l'Assemblée et les autres».

Les partis ou groupement pouvant prétendre à une hausse de leur temps d'antenne seront ainsi choisis en fonction de deux critères : «le nombre de candidats présentés» aux législatives et «les résultats obtenus lors des élections intervenus depuis les précédentes élections législatives», a précisé le Conseil.

Plusieurs partis, dont La République en marche mais aussi le Front national de Marine Le Pen ou La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon pourraient donc bénéficier des nouvelles dispositions, notamment au regard de leurs résultats à la présidentielle et aux régionales de 2015. Jusqu'alors, ces trois partis s'étaient vus attribuer par le CSA un temps d'antenne de sept minutes au premier tour et cinq minutes au second tour pour diffuser leurs clips de campagne. Une durée jugée trop faible au regard des deux heures et 1 heure 44 minutes dont bénéficient respectivement le Parti socialiste et Les Républicains.

Si le Conseil constitutionnel n'est pas revenu sur le temps d'antenne accordé aux partis disposant d'un groupe à l'Assemblée, il a en revanche estimé que les temps d'antenne des autres partis représentatifs pouvaient être modifiés à la hausse sans toutefois dépasser pour chacun d'entre eux un plafond fixé à 35 minutes pour le premier tour et 25 minutes pour le second. 

Le Conseil constitutionnel avait été saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par LREM pour qui le système actuel représentait une atteinte grave et immédiate à plusieurs libertés fondamentales dont «l'égalité devant le suffrage et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation» garanties par la Constitution.

Richard Ferrand ne démissionnera pas car il a sa «consience pour lui»

Invité sur France Inter le 31 mai, Richard Ferrand a assuré qu'il ne quitterait pas le ministère de la Cohésion des territoires, auquel il a été nommé le 17 mai dernier par Edouard Philippe, en dépit des révélations du Canard enchaîné, du Parisien et du Monde à propos d'une affaire immobilière concernant également sa femme.

«Tout ce que j'ai fait dans ma vie professionnelle est légal, public, transparent», a martelé le ministre, excluant de démissionner car il a sa «conscience pour lui» et n'est «pas mis en cause par la justice». «Oui je suis un homme honnête», a-t-il ajouté, alors que le Premier ministre l'a assuré de son soutien récemment. Edouard Philippe l'a en effet autorisé à conserver son poste... tout en disant «comprendre l'exaspération des Français».

De son côté, Richard Ferrand martèle qu'il n'a pas de raison de démissionner tant qu'il n'est pas mis en examen, et clame qu'il n'a rien fait d'illégal. Le ministre de la Cohésion des territoires a d'ailleurs diffusé un communiqué le 30 mai dans lequel il réfutait et condamnait tous les «soupçons» de l'article du Monde du 30 même jour, qui l'accuse de «mélange des genres» entre affaires privées et vie publique. De nombreux responsables politiques de divers bords ont appelé à l'ouverture d'une enquête afin de faire la lumière sur cette affaire. 

Le parquet de Brest a pourtant d'ores et déjà annoncé qu'il n’ouvrirait pas d’enquête, tout comme le Parquet national financier, qui avait été saisi par Les Républicains. « Il apparaît qu’en l’état, aucun des faits relatés n’est susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales permettant d’ouvrir une enquête préliminaire », avait précisé le procureur.

La polémique autour de Richard Ferrand intervient alors que le Parisien révèlait le 30 mai que le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour «abus de confiance» à l'encontre de 19 eurodéputés français, parmi lesquels Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem et ministre chargée des Affaires européennes. 

Lire aussi : Quand Bayrou, ministre de la Justice, retweete la ligne de défense de Marielle de Sarnez

Des navires russes lancent quatre missiles de croisière sur les positions de Daesh près de Palmyre

«Depuis la partie orientale de la mer Méditerranée, la frégate Amiral Essen et le sous-marin Krasnodar de la flotte maritime militaire russe ont effectué le lancement de quatre missiles de croisière «Kalibr» sur des infrastructures du groupe terroriste Daesh près de Palmyre. […] Toutes les cibles ont été éliminées,», lit-on dans un communiqué du ministère russe de la Défense publié dans la matinée du 31 mai.

Selon le document, le 30 mai, les navires ont «visé la zone située à l’est de Palmyre, où étaient concentrés armements lourds et troupes terroristes, transferrées depuis Raqqa». Le ministère a précisé que les états-majors des Etats-Unis, de la Turquie et d’Israël avaient été informés «à temps» de cette opération.

Vladimir Poutine a été informé du succès de ces frappes tard le 30 mai par le ministre de la Défense Sergueï Chouïgou, a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

Le Maroc à nouveau en proie à des manifestations après l’arrestation d’un leader de l’opposition

Face aux cordons des forces anti-émeutes marocaines, les manifestants ont envahi les rues du quartier de Sidi Abed, non loin du centre-ville d'Al-Hoceïma, vers 22h le 30 mai après la rupture du jeûne du ramadan.

Déployés dans le quartier, les policiers ont reculé sous la pression des contestataires, dans un face-à-face tendu mais sans incident.

Vers 23h, la manifestation se poursuivait tandis que les contestataires criaient «Nous sommes tous Zefzafi», «Dignité pour le Rif», ou «Halte à la militarisation», brandissant par centaines des portraits photocopiés de leur champion.

Leader de la contestation populaire qui secoue depuis octobre la région du Rif, Nasser Zefzafi a été interpellé le 29 mai au matin par la police pour «atteinte à la sécurité intérieure». Des dizaines de militants du noyau dur de son mouvement, le hirak (la mouvance), ont également été arrêtés.

La ville d'Al-Hoceïma en ébullition

Depuis le 26 mai, la ville d'Al-Hoceïma est sous tension. Des heurts nocturnes ont opposé manifestants et policiers pendant le week-end. Près de 3 000 personnes se sont rassemblées le 29 mai sans incident. Ils étaient encore plus nombreux le lendemain.

«Je suis fier de mon fils, il a agi en homme», a déclaré le père de Nasser Zefzafi, présent lors de la manifestation du 30 mai. «Il n'a rien fait d'autre que de manifester pacifiquement pour des revendications légitimes», a-t-il commenté en pleurs.

Selon des images diffusées sur les réseaux sociaux, des manifestants se sont également rassemblés dans la ville voisine d'Imzouren, malgré une forte présence policière.

Lire aussi : Maroc : affrontements entre policiers et manifestants à Al-Hoceïma (VIDEOS)

A Rabat, un rassemblement de «solidarité» de quelques dizaines de personnes a été dispersé par la police devant le parlement, a-t-on constaté. La police est également intervenue à Casablanca contre un rassemblement similaire.

 

Deux personnes en garde à vue après la dégradation de la tombe de De Gaulle

Cinq personnes au total ont été interpellées le 30 mai vers 20h, dont deux ont été placées en garde à vue, dans le cadre de l'enquête sur la dégradation volontaire de la tombe du général de Gaulle qui a eu lieu le 27 mai dans sa ville emblématique de Colombey-les-deux-Eglises.

Le parquet de Chaumont a confirmé l'information du quotidien Le Parisien. On ignore où ont eu lieu ces interpellations.

La piste du déséquilibré privilégiée par le maire

Le procureur de la République, Frédéric Nahon, devrait s'exprimer devant la presse le 31 mai en fin d'après-midi, a indiqué une source judiciaire.

Depuis le 28 mai, la section de gendarmerie de Reims, chargée de l'enquête, recherchait un homme d'une trentaine d'années qui, dans l’après-midi du 27 mai, était monté sur la tombe du général de Gaulle, dans le cimetière du village de Haute-Marne, et avait brisé la croix qui la surmonte. La scène a été filmée par une caméra de surveillance destinée à protéger la sépulture du chef de la France Libre, décédé en 1970.

L'homme avait ensuite gagné la sortie du cimetière où, selon plusieurs témoins, l'attendait une femme à bord d'une voiture.

«On pense qu'il s'agit avant tout d'un individu dérangé», avait déclaré dimanche le maire de Colombey, Pascal Babouot.

Ces faits sont passibles d'une peine allant jusqu'à cinq ans de prison.