DUPONT-AIGNAN PREMIER MINISTRE ? LE LOBBY SIONISTE PANIQUE.

Député, il a voté en faveur de la reconnaissance d'un État palestinien.
DUPONT-AIGNAN PREMIER MINISTRE ? LE LOBBY SIONISTE PANIQUE.
Il déclare "avoir toujours détesté ceux qui refusaient le droit à un État palestinien".

Durant les bombardements israéliens de Gaza, il a dénoncé la "scandaleuse inertie" de la France et la "politique pro-Netanyahou" de François Hollande.

Il prône "la fin du blocus de Gaza et le retrait des territoires occupés" et déclare vouloir "en finir avec l'amalgame honteux qui voudrait que celui qui critique la politique d'Israël soit antisémite".

Il boycotte le dîner du Crif.

Présenté samedi 29 avril par Marine Le Pen comme son futur Premier ministre en cas de victoire au second tour de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan a été aussitôt pointé du doigt par la presse israélienne et les sites juifs en raison de sa critique passée du gouvernement Netanyahou.

Reste à savoir comment Le Pen, camarade de l'extrémiste israélien Gilles-William Goldnadel, pourra rassembler sur ce sujet Dupont-Aignan avec des figures incontournables du Front national (Aliot, Bay, Philippot, Collard, Schaffhauser, Thooris, etc) qui entretiennent des liens étroits et opaques avec la nébuleuse sioniste internationale.

{SOURCES :
*bit.ly/1A8wlWg.ly/1A8wlWg
https://youtu.be/lGMVsFlhhcQ?t=16s
*http://www.debout-la-france.fr/…/gaza-nicolas-dupont-aignan…
*https://youtu.be/EZ-KmtIaTjY
*http://www.huffingtonpost.fr/…/conflit-a-gaza-en-finir-ave…/
*http://www.20minutes.fr/…/2018671-20170222-diner-crif-pourq…
*http://dai.ly/xohhlz
*http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4955393,00.html
*http://www.panamza.com/220416-fn-soumis-sion/}.

*SOUTENEZ L'INFO-PANAMZA ! http://www.panamza.com/urgent-panamza-a-besoin-de-vous/*


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Les frappes contre Daech ont tué plus de 350 civils, selon la coalition

Les frappes contre Daech ont tué plus de 350 civils, selon la coalition










Plus de 350 civils ont été tués dans les frappes ariennes de la coalition internationale contre l'Etat islamique en Irak et en Syrie depuis le début de l'opération en 2014, a annoncé dimanche l'armée américaine dans un communiqué.

Dans son rapport mensuel sur les victimes civiles des frappes de la coalition dirigée par les Etats-Unis contre l'EI, la Combined Joint Task Force ajoute qu'elle étudie 42 autres cas de décès qui pourraient être des civils.

Ce bilan donné par les Etats-Unis est nettement inférieur à celui communiqué par des groupes extérieurs. Selon Airwars, une association qui suit les frappes de la coalition, plus de 3.000 civils ont été tués depuis le début des opérations.

Le Pentagone a dit regretter "la perte non intentionnelle de vies civiles".

https://www.lorientlejour.com/article/1049366/les-frappes-contre-daech-ont-tue-plus-de-350-civils-selon-la-coalition.html

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Mélenchon fustige le projet de Macron et lui demande de faire un pas vers les Insoumis

Mélenchon fustige le projet de Macron et lui demande de faire un pas vers les Insoumis











Jean-Luc Mélenchon a mis en garde sur TF1 ses électeurs contre la «terrible erreur» que représenterait un vote en faveur du Front national. Il en a profité pour appeler Emmanuel Macron à retirer son projet de réforme du code du travail.

«Il n'y a pas d'ambiguïté dans ma position [...] Je ne voterai pas Front national, je combats le Front national. Et je dis à tous ceux qui m'écoutent : ne faites pas la terrible erreur de mettre un bulletin de vote pour le Front national car vous pousseriez le pays à un embrasement général dont personne ne voit le bout», a déclaré l'ex-candidat de la France insoumise.

Refusant de dire pour sa part s'il votera blanc ou pour Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon a rappelé qu'aux régionales de 2015 déjà il n'avait pas appelé au front républicain.

Prenant ses distances avec le front républicain, qui consiste, selon lui, à «donner des brevets de pompier à des pyromanes», il s'est justifié en disant qu'en 2002, «on pensait que c'est un accident». Alors que désormais, d'après Mélenchon, «à toutes élections on nous tord le bras».

Allant jusqu'à se voir en futur chef d'une majorité de gauche, Jean-Luc Mélenchon a donné un conseil au candidat d'En Marche!, favori d'après les sondages pour le second tour de la présidentielle face à la candidate FN.

«Au lieu de m'insulter, au lieu de tordre le bras de mes amis et de les maltraiter, pourquoi par exemple ne ferait-il pas un geste ? Mme le Pen essaye au moins de parler aux Insoumis», s'est-il interrogé.

«Lui, il pourrait faire un geste, il pourrait leur dire : "écoutez je vous ai compris, je retire mon idée de réforme de code du travail (...) pour que vous puissiez faire un mouvement vers moi"», a poursuivi Mélenchon, en référence à la volonté d'Emmanuel Macron de réformer à nouveau le code du travail, par ordonnances, à l'été.

«M. Macron, il faut faire quelque chose, vous ne pouvez pas vous contenter de venir et de dire: "je veux un vote d'adhésion". Non, nous n'adhérons pas à vos thèses. Il prend des risques en se comportant comme il le fait», a jugé Mélenchon.

«A mon avis, la France va se débarrasser de Marine Le Pen à cette élection, et nous, dans un mois, nous allons tous ensemble nous débarrasser de la politique de M. Macron» à l'occasion des législatives, a dit cet eurodéputé.

Et Jean-Luc Mélenchon a évoqué la possibilité pour lui d'être candidat aux législatives, par exemple à Marseille, Toulouse ou Lille. «J'attends des signes», a-t-il glissé.

https://francais.rt.com/international/37745-melenchon-met-garde-ses-electeurs-vote-fn

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UNE MONNAIE DE SINGE POUR LES PIGEONS

Le Pen sort des fonds de tiroir du FN son « nouveau plan Euro »
UNE MONNAIE DE SINGE POUR LES PIGEONS
Le Pen sort des fonds de tiroir du FN son « nouveau plan Euro », lequel consisterait à soumettre les français (et ultérieurement les européens car le dit plan est soutenu par la plupart des extrêmes droites de l’UE) à l’imposition de deux monnaies, l’une nationale (le Franc) l’autre « commune à l’UE » (l’Euro). Cette dernière « serait réservée aux échanges commerciaux entre les entreprises » – le Franc, lui, aux « dépenses quotidiennes et échanges internes à la France ».

C’est là exactement le projet qu’avait déjà ourdi son père en 2001, dès l’entrée en vigueur de l’Euro (et qu’il soutenait lors de la campagne présidentielle de 2002).

Cette double parité rejoint ce qui se passe en Russie (de même que l’URSS l’avait déjà instituée en son temps): une sous- valeur du rouble « intérieur » contre une surévaluation du rouble extérieur valant sur les marchés. La même double parité existe pour le Peso argentin. Elle exista également à Cuba jusqu’en 2013, ainsi que dans les pays africains rattachés à la France, entre le Franc CFA et le Franc « métro » où elle persiste aujourd’hui entre le Franc CFA et l’Euro.

Il est probable que la visite de MLP à Poutine eut (entre autres) pour objet d’affiner ce projet – puisque la Russie le pratique, avec la réussite sociale et démocratique que l’on sait.

Quel est le véritable but de l’entourloupe?

Que l’Euro ne serve qu’aux investisseurs, à l’action des marchés, à la spéculation boursière et à l’enrichissement des plus riches. Le Franc, lui, dont on ne sait s’il pourrait être convertible et surtout, s’il l’était, à quel taux il pourrait l’être et selon quelle parité (stable ou flottante par rapport à l’Euro, on ne sait pas – dans la plupart des pays pratiquant une double parité monétaire les États peuvent à leur gré jouer sur la sous-valeur de la « monnaie intérieure » à leur guise…) ne servirait qu’à payer tout ce qui ne rapporte pas: salaires des fonctionnaires et bas salaires, subventions, aides sociales, remboursements médicaux (bas de gamme du tout-venant), allocations et, cerise sur le gâteau, tout produit agricole issu de ces fameux « circuits courts » si chers à l’alibi écologiste…

En d’autres termes, monnaie de singe pour l’intra-national, monnaie spéculative hors des frontières: voilà pourquoi il est si important de rétablir les frontières. L’escroquerie est énorme. La France s’alignerait ainsi sur le modèle du rapport existant par exemple en Afrique entre Franc CFA et Euro.

Je cite ici un extrait de La Seconde Chance (Sulliver 2009) qui anticipait déjà la mise en place générale de ce système de double circuit financier (dans le roman sur le plan mondial mais il est à peut près certain qu’on y va tout droit). La sécession du « principe monnaie » en deux circuits, séparés et étanches, sur un même territoire, entraîne obligatoirement une fracture démocratique fondamentale, elle aussi, en deux étages: démocratie « inférieure » de l’intra-national, démocratie « supérieure » des riches jouissant de la monnaie forte dans les échanges internationaux manipulant d’énormes richesses et sur les marchés financiers puisque ne seront cotés en bourse que les déjà nantis: les luttes syndicales dès lors n’auront plus de sens en perdant leur levier de pression…

Il faut s’insurger, par tous les moyens, contre cette entreprise.

« A cette époque de cette Deuxième Phase du Consensus (2091), les Universali Viventi (UV) forment la Caste dirigeante (le terme a remplacé celui de « classe » considéré comme « dommageablement objectif »). Ils jouissent des Libertés Ouvertes, d’un statut planétaire héréditaire et de la monnaie universelle (le Vivente ou Viv), étalon des investissements, des affaires et des traités. Ils occupent les postes décisionnels au sein des Consortiums de gestion politique : conseils d’entreprises et élaboration des lois. Ils usent de véhicules et habitations individuels (Fonctions mobiles et immeubles) et, enfin, ne sont pas assujettis aux frontières.

Ils choisissent entre eux, par tirage au sort, cooptation ou élection selon les Chambres, la Nomenklature de la Démocratie Universelle (Organisation des Natifs Universels : ONU). Grâce aux cures rétrocellulaires (la rétrocure est un procédé de rajeunissement par rappels embryologiques), leur espérance de vie peut dépasser 130 ans. Ces cures posent des problèmes de maîtrise car les patients entrent en conflit avec leur passé et doivent surmonter les perturbations causées par les deux vecteurs temporels contradictoires (temps linéaire et rétroaction cellulaire). L’âge moyen de la 1ère cure se situe vers 55 ans, la psyché ayant atteint son maximum structurel de stabilité. Les cures se déroulent en groupes, lors de séjours spatiaux, afin de profiter de la distorsion temporelle pour limiter les effets secondaires.

Par souci de conserver « l’empreinte écoculturelle », la population est divisée en Nations : les Subnationaux (Subs) sont assujettis aux Libertés Fermées et soumis aux monnaies régionales (euro, rouble, americano, africani, yen) régulant la partition alimentaire et salariale interne (non convertibles en vivs, sauf à taux exorbitant et pour certaines catégories sociales seulement) : ces monnaies nationales (MN) n’ont pas cours sur le marché des affaires (Grand Jeu).

Les Subs ne se déplacent pas hors les frontières, sauf transferts contrôlés par l’industrie (Concentrations). Ils travaillent dans les Agences Nationales d’Emploi (ANE) qui les forment, les salarient et louent leurs compétences aux industries et aux services. Aucun contrat ne les lie donc plus directement aux entreprises. Ils usent de transports en commun (écobus, écoplane, écoboat) et vivent en habitat collectif (ruches). La plupart des infirmités physiques sont compensées par prothèses biocyber (cécité, surdité, mutisme, paralysie et amputations) et les soins médicaux sont gratuits (prophylaxie maintenant la force de travail) mais les Subs n’ont pas accès aux cures de longévité ; le suivi psychologique obligatoire, maintenant la majorité de la population sous psychotropes et anti-dépresseurs, réduit les risques de révolte.

Cependant, les conflits inter-nationaux sont fréquents (Duels : règlements de comptes UV engageant des armées privées Subs pour motif concurrentiel, à l’issue desquels certains Subs peuvent être promus – Libérations – et incorporés dans la Poliçarmée ou Polka : ils ont alors accès aux vivs et/ou à la propriété privée voire au libre déplacement et aux cures). Les Subs sont consultés tous les cinq ans, à titre purement formel, au nom des Droits Humains Fondamentaux via les Syndicats, où siègent un tiers d’UV, un tiers de doyens Subs et un tiers de « Syndics-en-soi ». Elus des ANE qu’ils dirigent et où la syndicalisation est d’ailleurs obligatoire, ces derniers peuvent acheter leur mandat qui devient alors charge héréditaire ; le renouvellement des Syndics s’opère donc en général par le meurtre, de préférence avant l’achat de la charge : cette procédure est héritée de l’ancienne Maffia, en partie incorporée dans la caste dirigeante.

Réglementé, l’accès de Subs à la caste UV procède par l’encadrement (correspondant aux anciennes fonctions régaliennes des États : Université, Banque, Poliçarmée, Syndic et Duels). Les Subs libérés forment une caste intermédiaire (Lumpenbourgeoisie).

Les lupos spéculent sur le Petit Marché (Petit Jeu) : les MN y sont converties en Vivs moyennant l’obligation de vente/achat de matières premières ou produits à des tarifs fixés par le Grand Jeu (le but du Petit Jeu est d’évaluer les capacités de ruse managériale des lupos). Certains intègrent définitivement la caste UV par Adoption (dite aussi Rebirth : « nouvelle naissance ») quel que soit leur âge : ils renoncent alors officiellement à leurs noms et à leurs liens familiaux mais leurs héritiers ne peuvent accéder à la Nomenklature qu’à partir de la 3e génération.

Ce système montre depuis cinquante ans son adéquation à ce que l’ONU nomme “paix civile” : aucune revendication ne peut plus s’appuyer sur un dénominateur commun et les conflits se résorbent dans le cadre subnational sous le contrôle des lupos (Syndics et Polka).

Ce mode de gouvernement mondial (Nomenklature Onusienne) fut instauré en 2040, en réaction aux deux Révolutions Noires qui avaient suivi les Grandes Catastrophes (écologiques, industrielles et financières) de l’Année Morte – comme on appelle aussi cette tragique Année Sans Date, tragique au point qu’on la sortit du calendrier. Il s’inspire des structures de l’Empire américano-européen (1996-2010 puis 2014-2036). Il s’agit du mode « des deux doubles pouvoirs », système complexe et prétendument « démocratique », qu’on peut résumer comme suit :

Double pouvoir horizontal de l’alternance permanente, qui fait obligation à la caste dominante, appelée « droite » (UV) de gouverner avec l’opposition, appelée « gauche » (Syndics) ;
Double pouvoir vertical sur deux niveaux : National (plan étatique) et Planétaire (plan universel). Le second relie à lui subsidiairement le premier mais peut déléguer pouvoir législatif et exécutif. Cela n’a presque jamais lieu car, selon la formule consacrée, « les nations proposent et la planète (c’est-à-dire l’ONU) dispose ». Cette pratique de la subsidiarité avait montré ses performances en matière d’ordre social avec les USA (United Stades of America) et l’UE (Union Européenne).

Après deux guerres révolutionnaires extrêmement meurtrières – celle qui accompagna le 1er Sigui (2027-2034) puis la Révolution Noire de 2036 –, le Consensus onusien s’appuya sur une vieille déclaration d’Alexander Hamilton remontant aux années 1780, théoricien du fédéralisme américain et disciple de Hobbes, adoptée à l’unanimité lors de la Session Extraordinaire de Reconstitution du 28 Mai 2040 :

« Toute communauté se partage entre l’élite et la multitude. La première se compose des créateurs de richesses et gens éclairés, la seconde de la masse du peuple. La voix du peuple a été considérée comme la voix de Dieu et, bien que cette maxime soit régulièrement reprise et généralement admise, elle n’est pas fondée dans les faits. Le peuple est turbulent et changeant ; ses jugements et ses décisions sont rarement justes. Il faut concéder à la première catégorie un rôle spécifique et permanent dans le gouvernement des affaires. Une assemblée démocratique qui s’en remettrait à la masse populaire peut-elle présenter une cohérence dans la recherche du bien public ? Seul un corps permanent peut pallier l’imprudence de la démocratie. »«

(Anne Vernet, la Seconde Chance, Sulliver 2009)


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Algérie: quand les Youtubers s’attaquent aux élections, les autorités paniquent

Avec plus de trois millions de vues en moins d’une semaine, des vidéos satyriques réalisées par de jeunes Algériens se propagent de manière virale sur Internet pour dénoncer les élections législatives du 4 mai
Algérie: quand les Youtubers s’attaquent aux élections, les autorités paniquent
Le coup n’est pas venu de la presse écrite, ni de l’opposition, ni de la société civile, qui, à eux trois, peinent à incarner de véritables contre-pouvoirs. Contre cette voix-là, les autorités se retrouvent impuissantes, et c’est sans doute ce qui les inquiète le plus.

En moins d’une semaine, leurs vidéos ont enregistré presque trois millions de vues. Anis Tina, DZ Joker et Kamel Labiad, trois Algériens très connus sur YouTube, ont réalisé trois clips très différents contre les élections législatives qui se tiendront dans quatre jours (le 4 mai). En face : le gouvernement déploie toute son énergie, via des médias traditionnels, à mobiliser les Algériens pour qu’ils aillent voter.

Anis Tina, 27 ans, compte plus de 700 000 abonnés. Sa dernière vidéo, postée le 26 avril, est une parodie du film « Le Messager », célèbre biopic du prophète Mohammed.

Dans la version d’Anis Tina, qui compte plus d’1,2 million de vues, une tribu « du peuple » résiste à une tribu « de députés » qui appelle les gens à aller voter. Le film touche à des questions sensibles comme l’abstention, la corruption et le clientélisme puisque les parlementaires finissent par proposer de l’argent au représentant du peuple.

Tournée en arabe, dans une forêt, avec des comédiens en costumes d’époque, cette version du Messager parlera à tous les fans de la série Kaamelott – et ils sont nombreux en Algérie – notamment par ses ressorts humoristiques basés sur l’anachronisme. On voit par exemple un des personnages, censé vivre au VIIe siècle, utiliser un ordinateur portable, et un autre parler avec son compagnon de Messenger.



Algérie: quand les Youtubers s’attaquent aux élections, les autorités paniquent
La vidéo inspire un hashtag sur Twitter

L’autre vidéo virale est celle de DZ Joker. Postée le 27 avril, elle affiche déjà plus d’1,8 million de vues et a inspiré sur Twitter le hashgtag Mansotich (jeu de mots fabriqué à partir du verbe sowat, voter, et qui signifie « je ne vais pas sauter le pas », autrement dit : « je ne vais pas voter ».

DZ Joker, de son vrai nom Chemseddine Lamrani, 26 ans, compte aussi parmi les plus anciens Youtubers algériens puisque ses premières vidéos remontent à 2011. Il s’est notamment fait connaître avec ses parodies de « Game of Thrones » ou de « Braveheart ».

Dans une sorte de slam subversif, il énumère les nombreuses situations de détresse sociale auxquelles les Algériens sont confrontés dans leur quotidien.

Son texte est appuyé par des images : celles du harraga flottant dans l’eau qui s’excuse auprès de sa mère parce que son bateau s’est retourné, du malade couché sur un lit d’hôpital qui dénonce la construction « d’une mosquée de deux milliards d’euros » au détriment d’hôpitaux, du père de famille qui n’a pas assez d’argent pour nourrir sa famille ou encore du sportif obligé de ramener sa baignoire sur les lieux d’entraînement.

À la fin du clip dans lequel on comprend qu’il s’adresse à l’Algérie en disant « Elle » et aux dirigeants en disant « eux », il conclut : « Ce n’est pas contre toi que je dis ça, tu m’as bien compris, toi je t’aime, mais je parle d’eux ».



Algérie: quand les Youtubers s’attaquent aux élections, les autorités paniquent
Des personnalités algériennes en zombies

Mais la plus violente est sans doute celle de Kamal Labiad, un autre internaute adepte des parodies, postée le 22 avril sur YouTube.

Dans un détournement de film de zombies, qu’il a intitulé « La takon Chiyyat » (Ne sois pas un cireur de pompes), on voit une berline s’avancer dans la nuit et le brouillard, à l’arrière de laquelle est assis le président Abdelaziz Bouteflika que l’on ne distingue que grâce à ses yeux qui s’allument comme ceux d’un robot. Sur la plaque d’immatriculation de la voiture est écrit « Il ne meurt pas ».

Un compte à rebours explique ensuite que les élections législatives approchent mais qu’« elles n’intéressent aucun homme sage et honorable sauf les chiyyatine [brosseurs de pompe] qui courent derrière leur maître dès qu’ils sentent son odeur ».

Les acteurs du film, dont une bonne partie sont des zombies, ont été remplacés par des personnalités algériennes connues pour être des fidèles du président.

Parmi elles : le Premier ministre Abdelmalek Sellal, l’ancien ministre du Commerce et leader du Mouvement populaire algérien (MPA) Amara Benyounès, la cheffe du Parti des travailleurs (PT) Louisa Hanoune, le prédicateur Chemseddine Bouroubi, Anis Rahmani, le directeur de la chaîne télé Ennahar, ou encore, en bébé géant surgissant au milieu de la route, le député Front national de libération (FLN) d’Annaba Bahaeddine Tliba, présumé impliqué dans des affaires de corruption.

Sur la route où est écrit « La route qui ne mène nulle part », les zombies et une voiture surmontée d'une énorme brosse, se mettent à courir derrière la berline, conduite par Saïd, le frère du président, qui se dirige vers un bâtiment appelé « La ferme de Bouteflika et sa famille ».

Kamel Labiad, qui apparaît à visage découvert dans la vidéo, prend ensuite la parole pour « conseiller » aux Algériens « de ne pas aller voter ». « Il ne faut pas donner de légitimité à ceux qui ont trahi le pays », explique-t-il.



La participation à ces élections est un enjeu crucial pour le gouvernement qui veut s'en prévaloir pour asseoir sa crédibilité.

Samedi 29, le président Bouteflika a adressé un « message à la nation » pour exhorter les Algériens à voter. « L'élection législative de cette année revêt une importance accrue car elle se situe dans le sillage d'une profonde révision constitutionnelle survenue l'année dernière, tout comme elle se déroule dans une conjoncture financière lourde de défis pour notre pays », est-il écrit dans un communiqué diffusé par l'APS, l'agence de presse officielle.

Mohamed Aïssa, le ministre des Affaires religieuses, a dénoncé « une violente campagne sur les réseaux sociaux ». « On en a un qui ‘’mansotich’’ – qu’il saute ou pas – et un autre qui se moque de Rissala (Le Prophète) et des compagnons du prophète. Un autre qui jure dire la vérité alors qu’il ment ».

En Algérie, « détourner des suffrages » ou « déterminer des électeurs à s’abstenir de voter » est puni par le code électoral d’un emprisonnement de trois mois à trois ans et d’une amende de 6 000 à 60 000 DA (50 à 510 euros). Mi-avril, un utilisateur Facebook a été selon le ministre de l’Intérieur, « présenté devant les tribunaux » pour avoir détourné l’affiche électorale officielle. Jusqu’à aujourd’hui, son sort reste inconnu.




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« Les élections législatives du 04 mai 2017 en Algérie, la situation socio-économique 2000/2016 et les perspectives »

ELECTIONS LEGISLATIVES EN ALGERIE
TEL QUEL
 « Les élections législatives  du 04 mai 2017 en Algérie, la situation socio-économique 2000/2016  et  les perspectives »
« Les élections législatives du 04 mai 2017 en Algérie, la situation socio-économique 2000/2016 et les perspectives » INTERVIEW INTEGRALE DONNEE A LA RADIO INTERNATIONALE MIDI1 TANGER MAROC (diffusion en synthèse le 29/04/2017 PAR LE PROFESSEUR ABDERRAHMANE MEBTOUL EXPERT INTERNATIONAL 1.-Quelle est la situation financière de l’Algérie 2000/2016 ? Tout cela est lié à l’évolution du cours du pétrole ( le cours du gaz lui étant indexé ) , facteur externes qui échappent à l’Algérie comme toutes les économies dépendantes des hydrocarbures. Le cours du pétrole a atteint un niveau record ces dernières années avant de redescendre : ainsi en euros, il était de 82,80 euros, en 2011, 83,80 en 2012(112 dollars) 80,70 en 2013, 50,50 en 2014, 41,60 euros en 2015, et fluctue depuis le dernier trimestre 2016 à avril 2017 entre 50/55 dollars le baril (Brent), étant coté le 28 avril 2017 à 49,62 dollars le Wit et 52,49 dollars le Brent. Dans ce cadre, le total importation de biens entre 2000/2016 a été 498,12 milliards de dollars US, montant auquel il faut ajouter les services de plus de 200 milliards de dollars entre 10/12 milliards de dollars/an entre 2010/2012. Pour 2013, elles ont été de 55,02 milliards de dollars, en 2015 de 51,50 milliards de dollars et en 2016 de 46,72 milliards de dollars plus entre 10/12 milliards de dollars de services/an entre 2010/2016. Quant au total des entrées de devises entre 2000/2016, elles ont été de 798,36 milliards de dollars US dp,t une nette baisse avec lba baisse du cours des hydrocarbures : 71,86 milliards de dollars en 2012, 62,82 en 2014, 37,38 en 2015 et 28,88 milliards de dollars en 2016. Les entrées de Sonatrach ont été entre 2000/2016 de 770,07 milliards de dollars soit en moyenne de 96,49% dont seulement 27,10 milliards de dollars en 2016.Cette chute des cours a entraine une baisse des réserves de change qui étaient en 2012, de 190,6 milliards de dollars, en 2015 de 144,1 milliards de dollars, fin 2016, de 114,1 milliards de dollars et fin février 2017 à109 milliards de dollars. La cotation du dinar corrélé à 70% aux réserves de change et au niveau de production et productivité est passé en 2012 -77,55 dinars un dollar, à 100,46 dinars un dollar en 2015 à environ 110 dinars un dollar en 2016.Cela a eu un impact sur le taux d’inflation qui a été de 8,9% en 2011, 2,9% en 2014, 4,8% en 2015 et 6,4% en 2016. 2.-Quel impact sur la sphère réelle ? Grace à l’importance de la dépense publique qui tire directement et indirectement à 80% la croissance du Produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie a plus que triplé en 15 ans de 2000 à 2016. Le Produit intérieur brut nominal de l’Algérie (PIB) s’est établi à 166 milliards de dollars (mds usd) en 2016 contre 172,3 mds usd en 2015, selon les prévisions du FMI dans son rapport sur les perspectives de croissance dans la région Moyen Orient-Afrique du Nord-Afghanistan-Pakistan (MOANAP. L’évolution des taux de croissance est la suivante en % : 3,7% en 2014, 3,8% en 2015 et 4,2% en 2016. Le taux d’emploi étant fonction du taux de croissance et des structures des taux de productivité, le fondement de toute politique socio-économique est de satisfaire les besoins d’une population et constitue le facteur clef. La population algérienne connait un accroissement constant passant de 12,6 millions d’habitants en 1966 à 41,2 millions au 01 janvier 2017 et atteindra 50 millions horizon 2030. Selon l’ONS, en septembre 2016, la population active du moment, au sens du BIT, a atteint 12,117,000 personnes au niveau national, la population active féminine représentant 2 392 000, et constituant 19,7% de l’ensemble de la population active. Selon l’ONS, en 2016, la population en chômage au sens du BIT, est estimée à 1 272 000 personnes, le taux de chômage a atteint 10,5% au niveau national contre plus de 23% en 2000. Qu’en est-il du revenu par tête d’habitant ? Selon l’ONS, au 01 janvier 2016, le salaire net moyen mensuel a été de 37 800 DA, sachant que le salaire net moyen est composé du salaire brut diminué des différentes retenues (IRG, sécurité sociale et retraite), avec des écarts des salaires selon la qualification et les secteurs d'activité assez élevés dans les activités liées aux hydrocarbures et les banques par rapport à la moyenne nationale. Nous aurons le ratio masse salariale sur le PIB suivant 2005, 18,03%, en 2010, 25,97% et en 2015/2016, 2970% alors que le revenu des indépendants par rapport au PIB est passé de 27,15% en 2001 à 22,12% en 2005, 27,24% en 2010 à 31,90% en 2015 3.-Les incidences financières sur les impayés au niveau du BTPH ? Il faut avoir une vision objective de la situation pour procéder à des corrections. Plus de 80% de la superficie économique est constituée de petits commerce/services, le secteur industriel ne représente que 5% du produit intérieur brut, , 70% des besoins des entreprises publiques et privées dont el taux d’intégration ne dépasse pas 15% ainsi que les besoins des ménages proviennent de l’extérieur . Aussi une restriction aveugle des importations sans avoir une vision stratégique de développement tenant compte de filières internationalisées en termes de cout/qualité, loin de la vision mécanique des années 1970, étant à l’aube de la quatrième révolution économique, accroitra les tensions inflationnistes et sociales. La croissance ne peut se réaliser par décret. Pour que le nouveau modèle de croissance annoncé puisse réussir, j’estime qu'il reste à engager de profondes réformes structurelles et à tenir compte de la « 4ème révolution économique et sociale qui s’annonce », du fait qu’on ne peut plus réaliser une politique économique et industrielle copiée « sur les schémas des années 70 ». Des prévisions « pessimistes » du FMI annoncent une chute du taux de croissance entre 1,5% à 06%, entre 2017 et 2019, contre 4,2% en 2016, avec « de fortes répercussion sur la courbe du chômage » qui s’établirait à 13,2% en 2018, en raison d e la baisse de la dépens publique comme en témoigne les difficultés actuelles du BTPH. Selon l’ONS en 2016, la structure de l’emploi selon le secteur d’activité fait ressortir que le secteur des services marchands et non marchands absorbe 61% de la main d’œuvre totale, suivi par le BTP (17,5%), l’industrie (13,5%) et enfin l’agriculture (8%). A ce titre le BTPH sur une population occupée estimée à 10 845 000 personnes représente 1,9 million de personnes. Le premier ministre et le Ministre de l’habitat, suivant, en conformité, aux orientations du président de la république et le cahier des charges, pourraient débloquer prochainement les reliquats financiers des projets réalisés et en voie de réalisation pour éviter des faillites, avec d’inévitables tensions sociales, étant inconcevable que des projets achevés selon les normes requis, ne soient pas payés. Il y va de la crédibilité de l’Etat. 4.-Y a-t-il risque d’implosion sociale ? Il existe deux scénarios pour l’Algérie : réussir les réformes ou aller vers le FMI horizon 2019/2020. Mais , il y a lieu d’éviter la sinistrose car il n’y aura pas d’implosion sociale à court terme, mais inévitables entre 2019/2020 sans réformes structurelles, qui seront douloureuses impliquant une profonde cohésion sociale et la moralité des dirigeants facteur essentiel de mobilisation de la population. Aussi, je recense quatre raisons. Premièrement, l’Algérie n’est pas dans la situation de 1986, où les réserves de change étaient presque inexistantes avec un endettement qui commençait à devenir pesant. Avec 109 milliards de dollars de réserves de la banque d’Algérie fin février 2017 et une dette extérieure inférieure à 4 milliards de dollars, ces réserves de change, si elles sont bien utilisées, peuvent à la fois servir de tampon social. Deuxièmement, vu la crise du logement, le regroupement de la cellule familiale concerne une grande fraction de la population et les charges sont payées grâce au revenu familial global. Mais il faut faire attention : résoudre la crise du logement sans relancer la machine économique prépare à terme l’explosion sociale. Troisièmement, grâce à leur travail mais également aux subventions étatiques, les familles algériennes ont accumulé une épargne sous différentes formes. Cependant, il suffit de visiter les endroits officiels de vente de bijoux pour voir qu’il y a « déthésaurisation » et que cette épargne est , malheureusement, en train d’être dépensée face à la détérioration de leur pouvoir d’achat. Cela peut tenir encore deux à trois ans. A la fin de cette période tout peut arriver. Quatrièmement, l’Etat, malgré des tensions budgétaires, les dispositions de la loi de finances de 2017, continue à subventionner les principaux produits de première nécessité, n’étant pas question de toucher à deux produits essentiels pour les plus pauvres à savoir le pain et le lait, les subventions représentant environ 25% du budget de l’Etat ce qui n’existe dans aucun pays et ce afin de garantir la cohésion sociale. Mais cela est intenable dans le temps du fait des tensions budgétaires actuelles. A terme il s’agira de cibler les subventions en faveur des catégories défavorisées et des nouveaux projets à valeur ajoutée, transitoirement à travers la création d’une chambre nation ale de compensation pour l’équilibre inter- socioprofessionnelle et interrégionale 5.-Que proposez vous pour éviter la crise ? L’Algérie doit engager de véritables réformes structurelles , premièrement, réaliser la réforme de la justice par l’application et l’adaptation du droit, par la lutte contre la corruption qui devenant un danger pour la sécurité nationale, deuxièmement, s’attaquer à la réforme du système financier qui est un préalable essentiel à la relance de l’investissement national et étranger, les banques publiques et privées étant au cœur d’importants enjeux de pouvoir entre les partisans de l’ouverture et ceux de la préservation des intérêts de la rente, étant considérée, à juste titre, comme l’indice le plus probant de la volonté politique de l’État algérien d’ouvrir ou non l’économie nationale à la libre entreprise, troisièmement, la réforme du système éducatif, centre d’élaboration et de diffusion de la culture et de l’idéologie de la résistance au changement et à la modernisation du pays misant sur le nombre au détriment de la qualité donnant un système socio-éducatif non adapté, quatrièmement, procéder aux réformes du secteur des hydrocarbures, source de rente et objet de toutes les convoitises, et de l’agriculture par une nouvelle politique foncière et une politique de gestion de l’eau, cinquièmement, facteur de cohésion sociale, il s’agira d’avoir une nouvelle gestion des stratégies sociales, devant revoir la gestion des caisses de retraite et de la Sécurité sociale, sixièmement, intégrer la sphère informelle contrôlant 40% de la masse monétaire en circulation et 65% des segments des produits de première nécessité et enfin septièmement, adapter l’Algérie aux nouvelles mutations mondiales en analysant donc les impacts de l’accord d’association avec l’Europe applicable depuis le 1er septembre 2005 et son éventuel adhésion à l’OMC qui représente 97% du commerce mondial et plus de 85% de la population mondiale. 6.-L’on prédit un faible taux de participation ? Ceux sont encore des supputations. Le corps électoral en Algérie pour le 10 mai 2012 a été de 21.664.345 électeurs et électrices constituant au niveau national y compris la communauté algérienne à l'étranger soit 2.903.945 nouveaux électeurs par rapport à 2007 représentant un accroissement de 11,54% , Lors des élections, du 17 mai 2007 et selon les données du Ministère de l’intérieur, le taux de participation a été de 35,6%, avec un nombre de bulletins nuls de 961. 751 (3,8%). Aux élections locales le taux de participation a été de 43,96 % pour les Assemblées populaires communales (APC) et 43,26 % pour les assemblées de wilayas (APW ). Pour le 10 mai 2012, le taux de participation total aux élections législatives a atteint 42,90 % incluant le taux d’abstention. Y aura-t-il encore en 2017, espoir ou désillusion de la jeunesse qui aspire à un discours de vérité et au changement sans violence? Cela n’est pas propre à l’Algérie Voyez le taux de participation dérisoire même dans les pays développés, aux dernières élections législatives au Maroc qui renvoient à l’urgence du renouveau de la gouvernance centrale et locale. Car nous ne pouvons pas ne pas reconnaître le décalage qui existe entre les potentialités que recèle l’Algérie, et elles sont énormes, et le niveau de développement loin des réelles potentialités que le pays a atteint après plusieurs décennies d’indépendance.. 6.-Question- le pourquoi le divorce Etat-citoyens ? Cela n’est pas propre à l’Algérie. Pouvoir et opposition en Algérie et au Maghreb devraient méditer le sens de la Vie, en fait philosopher sur la Morale, s’ils veulent être crédibles, mobiliser les citoyens au moment où face à la détérioration de leur pouvoir d’achat, on leur demande des sacrifices. La lutte contre l’immoralité n’est pas une question de lois ou de commissions, vision bureaucratique du passé mais de s’attaquer au fonctionnement tant de la société mondiale que de la société. Un des plus grands sociologues, Ibn Khadoum (1332- 1406) dans la Muquaddima, montrait clairement que le cycle de déclin des civilisations au Maghreb commençait lorsque l’immoralité gangrenait toute la société du sommet à la base. La crise que connait actuellement les relations internationales le monde dans sa globalité caractérisée par le divorce Etat-citoyens est me semble t-il avant tout une crise morale. Tout processus de développement, étant l’ouvre d’acteurs politiques, sociaux et économiques, il ne peut aboutir que s’il se fonde sur la transparence, la cohérence et visibilité des décisions reposant sur des institutions crédibles et sur la moralité de ceux qui sont chargés de sa mise en œuvre. Mais cela ne concerne pas seulement l’Algérie. Le fondement de la crise mondiale actuelle s’explique par le fait qu’il y a suprématie de la sphère financière spéculative sur la sphère réelle, la dominance des profits spéculatifs sur le travail. Or, comme nous l’on enseigné les fondateurs de la science économique, disons l’économie politique, le travail mu par l’entreprise est le fondement de la richesse des Nations. L’économie mondiale traverse une très grave crise qui aura des répercussions sur l’ensemble des pays sans exceptions car nous sommes à l’ère de la mondialisation du fait de l’interdépendance des économies et des sociétés étant dans une maison de verre avec la révolution dans le domaine des télécommunications. Aucun pays ne peut y échapper si l’on ne met pas en place de nouveaux mécanismes de régulation supranationaux afin de réhabiliter la sphère réelle, la monnaie étant un signe au service de l’économie et non la dominer. C’est que nous sommes à l’aube d’une nouvelle transition de la société mondiale avec de profonds bouleversements géostratégiques ce qui supposera des ajustements sociaux douloureux et donc une nouvelle régulation sociale afin d‘éviter les exclusions. Le chacun pour soi serai suicidaire et nous ramènerai aux conséquences néfastes des effets de la crise de 1929, avec des conflits désastreux. Pour cela, les politiques et les économistes doivent réhabiliter un facteur stratégique du développement, la morale. Car existe des liens inextricables entre un développement durable et la morale, en fait la récompense de l’effort et une lutte contre la corruption sous ses différentes formes. 7.-Que pensez de l’intégration du Maghreb ? Toute déstabilisation du Maghreb aurait des répercussions géostratégiques au niveau des espaces euro-méditerranéens et africains. Comme j’ai eu à le démontrer dans plusieurs contributions nationales et internationales depuis plusieurs années, le patriotisme cher à toute Nation ne saurait s’assimiler au nationalisme chauviniste, cause des guerres, de l’intolérance, du racisme et du renfermement sur soi. Il est suicidaire pour chaque pays du Maghreb de faire cavalier seul. Le développement l’Algérie que du Maroc, de la Tunisie, de la Libye et de la Mauritanie, j’en suis persuadé depuis des décennies, passe par l’intégration du Maghreb pont entre l’Europe et l’Afrique qui a besoin de sous intégrations régionales, continent à enjeux multiples tant sur le plan économique que géostratégique. Je l’ai soutenu avec un ex ministre marocain des finances lors d’une conférence à l’Unesco à Paris en 1993, puis dans une contribution à l’Institut Français des Frelations Internationales en 2013 et récemment dans deux ouvrages collectif que j’ai dirigé avec mon ami Camille Sari sur le Maghreb face aux enjeux géostratégiques( deux volumes, 1050 pages édition Harmattan Paris France 2014/2015), regroupant 36 experts algériens, marocains, tunisiens , libyens, mauritaniens et 10 experts européens experts en géostratégie. Les dirigeants du Maghreb doivent méditer l’expérience, au lendemain de la seconde guerre mondiale, entre l’Allemagne et la France, le programme Schuman, père de la construction européenne, du charbon et de l’acier, mettant de coté les problèmes politiques et nous en tenir au renforcement des relations économiques et culturelles, les politique qui doivent s’en tenir aux résolutions internationales, suivront. 8.-Quelle conclusion tirer vous ? Le problème qui se pose pour l’Algérie et plus globalement pour le Maghreb et l’Afrique, interpelle toute la politique socio-économique et son adaptation au nouveau monde reposant sur une profonde moralisation de nos sociétés. L’Algérie traverse en ce mois d’avril 2017, une crise de gouvernance et non crise financière, mais attention cette crise de gouvernance pourrait se transformer en crise financière sans réformes horizon 2019. La majorité des partis politiques ne mesurent pas la gravité de la situation et versent dans le populisme, n’apportant pas grand-chose par rapport au modèle économique 2017/2019 et 2020/2030 rendu public par le gouvernement. Il faudrait qu’ils apportent des critiques objectives pour l’améliorer, sachant qu’un modèle économique n’a pas de sens s’il n’est pas porté par des forces sociales, économiques et politiques réformistes .L’opposition est l’opposition et le pouvoir est le pouvoir. Tout pouvoir a besoin d‘une opposition forte, organisée avec des propositions productives pour se corriger, devant l’associer dans les grandes décisions qui engagent l’avenir du pays. L’Algérie a besoin pour éviter la léthargie et la stérilité que tous ses enfants dans leur diversité, par la tolérance des idées d’autrui, se regroupent au sein d’un même objectif à savoir le développement économique et social tenant compte de la dure réalité mondiale où toute Nation qui n’avance pas recule forcément. Dans la résolution de la crise économique, je tiens à souligner l’importance, pour la crédibilité des élections, de la décision du Ministère algérien de la Défense Nationale du vote en dehors des casernes. Aussi je suis conscient, de maintes faiblesses, comme dans tous les pays du Maghreb car la construction de la démocratie tenant compte des anthropologies culturelles ne se construit pas du jour au lendemain et est une œuvre de longue haleine. Je respecte toutes les sensibilités, même ceux qui appellent au boycott. Face à la crise, l’Algérie a besoin de tous ses enfants dans leur diversité. Pour ma part, et ce malgré la faiblesse des programmes des partis, prenant mes responsabilités, le vote étant un acte citoyen, j’appelle les algériennes et les algériens, le 04 mai 2017, à aller voter, pour le les partis du pouvoir ou ceux de l’opposition, en fonction de leur conviction. ademmebtoul@gmail.com -(1)Interview du professeur Abderrahmane Mebtoul à ce sujet agence Emiraties 27/04/2017 et radio internationale Midi1 29/04/2017 – Toute reproduction doit citer impérativement les références

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«Vous devriez avoir honte» : à Belgrade, le refus de Paris d’extrader Haradinaj ne passe pas (VIDEO)

Le 27 avril, la Serbie à rappelé son ambassadeur en France après que la justice française a rejeté la demande d'extradition de Ramush Haradinaj, ancien chef militaire de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) et ex-Premier ministre du Kosovo. Celui-ci devait être jugé pour crimes de guerre par Belgrade, qui réclamait son extradition.

Le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic, cité par l'AFP a annoncé qu'il allait adresser à Paris «une vigoureuse note de protestation car il s'agit de principes moraux et juridiques et non de politique».

«Nous sommes confrontés à une grande victoire des criminels, de ceux qui ont commis les pires des crimes et pour lesquels le monde moderne vient de nous montrer qu'ils ont pu les commettre sans jamais en répondre», a-t-il poursuivi.

Dans la capitale serbe, des activistes de l’association des familles de disparus au Kosovo se sont rassemblés pour manifester. Ils affichaient des portraits de centaines de disparus. 

La protestation a été organisée devant le Monument de la reconnaissance à la France, consacré à l'aide mutuelle et à la coopération entre les deux pays lors de la Première Guerre mondiale.

La chambre d'instruction de la cour d'appel de Colmar a estimé que l'extradition de Ramush Haradinaj, actuellement député, entraînerait «des conséquences d'une gravité exceptionnelle» en raison de «considérations liées notamment à son rôle [...] dans la vie politique du Kosovo».

A Pristina, le président du Kovoso, Hashim Thaci, s'est félicité sur Facebook de cette décision, estimant que les «calomnies» serbes n'étaient «pas prises en considération par le monde démocratique».

Le Kosovo, province historiquement serbe mais peuplée en majorité d'Albanais, a déclaré unilatéralement son indépendance en 2008, reconnue aujourd'hui par quelque 110 pays, dont la France et les Etats-Unis. 35 autres Etats, comme la Serbie ou la Russie, ne reconnaissent pas cette indépendance.

Lire aussi : Patriarche serbe : Il faudra un siècle entier pour réparer les dégâts de l'invasion de l'OTAN

Une pétition lancée pour exclure l’Arabie saoudite de la commission des droits des femmes à l’ONU

Dans le courant du mois d’avril, 47 pays sur les 54 membres du Conseil économique et social de l’ONU ont voté, à bulletins secrets, en faveur de l’accession de l’Arabie saoudite à la commission des droits des femmes.

Du côté de la Belgique, dont le Premier ministre Charles Michel avait assuré que son ambassadeur, pris par le temps, avait voté par erreur en faveur de Riyad, l’opposition se pose des questions.

Ainsi, selon des députés écologistes qui citent des courriels internes, au moins neuf heures se seraient écoulées entre le moment où le cabinet du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders et le moment où celui-ci a donné une réponse.

Le ministre devra donc s’exprimer une nouvelle fois le 2 mai devant le parlement, rapporte l’agence de presse Belga.

Quant aux autres pays, ils restent muets.

Contacté par le média basé à Londres The Independent, un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a refusé de révéler si le Royaume-Uni avait donné son accord, tout en assurant ne pas «rechigner à soulever la problématique des droits de l’homme avec les autorités saoudiennes».

Tandis que WikiLeaks avait offert 10 000 dollars à quiconque dévoilerait la teneur du vote de Stockholm, la seule réponse reçue vient du ministère suédois des Affaires étrangères qui refuse de dévoiler son vote, comme le demande l’opposition.

Une pétition lancée

Une pétition a été lancée sur le site Change.org par l’association Libératrices, demandant que «l’Arabie saoudite, pays où l’on pratique un islam rigoriste, régi par la charia» soit exclue de la commission des droits des femmes de l’ONU.

Les auteurs du texte, signé par plus de 12 500 personnes, réclament également que soient révélé le nom des pays ayant voté en faveur de Riyad.

Classée 141 sur 144 à l’index sur l’égalité des genres du Forum économique mondial de 2016, l’Arabie saoudite a accédé à la commission pour les droits des femmes, qui vise est «exclusivement dédié à la promotion de l’égalité de genre et à l’émancipation de la femme», selon son site internet.

L’information a été révélée fin avril par l’ONG UN Watch, dont le président Hillel Neuer avait calculé qu’au moins cinq pays européens avaient accordé leur voix à Riyad.

L’armée française a tué ou capturé une vingtaine de djihadistes au Mali

«Depuis samedi 29 avril, la force Barkhane est engagée dans une opération qui a permis de neutraliser près d’une vingtaine de terroristes dans la forêt de Foulsaré à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, au sud-ouest de Gao», a-t-il indiqué. Ils ont été tués ou capturés, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Patrik Steiger, sans plus de précisions.

Des avions de chasse Mirage 2000 ont d'abord effectué des frappes sur des dépôts logistiques repérés lors d'une récente opération dans la forêt, considérée comme une refuge de groupes terroristes armés.

C'est lors de cette opération que le caporal-chef du 6è régiment du génie d’Angers, Julien Barbé, avait été tué, victime de tirs directs.

Deux hélicoptères d’attaque Tigre sont ensuite intervenus pour sécuriser la zone et permettre de poser de commandos montagne par hélicoptère Caïman.

«Au lever du jour, vers 5h30, les commandos montagne rejoints par des commandos parachutistes et des équipes opérationnelles de déminage ont procédé à la fouille de la zone d’opération», a ajouté l'état-major.

«De l’armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants destinés à la fabrication d'engins explosifs ont été découverts en quantités importantes» et détruits, a-t-il poursuivi.

La force Barkhane mobilise 4 000 soldats français sur cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie).  

Elle a pour mission d'appuyer les forces armées des pays partenaires dans leur lutte contreterroriste et de favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises, souligne le communiqué.

Les djihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par l'intervention française Serval en 2013. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes.

Le caporal-chef Barbé avait été tué lors d'une opération conjointe avec les forces maliennes et burkinabés. Lors de cette opération,menée du 27 mars au 10 avril, deux djihadistes ont été tués, huit capturés et plusieurs dizaines de suspects remis aux autorités burkinabés, selon l'état-major français.

Syrie: 7 hôpitaux hors service en un mois de raids sur le nord-ouest (médecins)

Syrie: 7 hôpitaux hors service en un mois de raids sur le nord-ouest (médecins)












Sept hôpitaux et cliniques dans le nord-ouest de la Syrie ont été mis hors service en avril par des raids aériens du régime ou de son allié russe, ont affirmé dimanche des responsables médicaux en territoire rebelle.
"En avril, les hôpitaux du sud de la province d'Idleb ont été ciblés de manière systématique et flagrante", a dénoncé lors d'une conférence de presse Abdel Hamid Dabbak, responsable des hôpitaux dans cette province du nord-ouest.
Il a énuméré au moins sept établissements qui ont été mis hors service, dont une clinique de consultation gynécologique.
"Cela va mettre beaucoup de pression sur les hôpitaux dans le nord de la province et ceux à la frontière" avec la Turquie, a prévenu M. Dabbak.
Des travaux de réhabilitation sont en cours mais "les avions sont toujours dans le ciel et les bombardements se poursuivent", a-t-il précisé.
"Cette situation accentue la souffrance de la population (...) surtout pour les bébés, car nous n'avons plus beaucoup de couveuses", a déploré le docteur Monzer Khalil, directeur de l'administration rebelle en charge de la santé dans la province d'Idleb.
Trois hôpitaux ont également été mis hors service dans la province contiguë de Hama (centre), a-t-il indiqué à l'AFP.
La province d'Idleb, contrôlée par des combattants rebelles et jihadistes depuis 2015, est régulièrement bombardée par l'aviation syrienne et russe.
"Les hôpitaux sont délibérément ciblés, notamment ceux du sud de la province d'Idleb et du nord de la province de Hama", a affirmé de son côté Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"Le pilonnage de ces régions est une tactique de la terre brûlée pour déplacer la population, détruire les infrastructures et rendre les services inexistants", a-t-il ajouté.
D'après M. Abdel Rahmane, des raids aériens ont effectivement bombardé à plusieurs reprises sept établissements de la province d'Idleb, les mettant hors service et tuant plusieurs patients dont des bébés. Selon lui, un établissement a repris ses services et un autre partiellement.
Le correspondant de l'AFP dans la province d'Idleb a pu constater d'importantes destructions dans plusieurs établissements hospitaliers, avec des gravats jonchant les salles et des équipements détruits.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, la Syrie est le pays le plus dangereux au monde pour le personnel sanitaire.
Des centaines de structures médicales ont été détruites durant le conflit syrien, qui a fait plus de 320.000 morts depuis 2011.

https://www.lorientlejour.com/article/1049368/syrie-7-hopitaux-hors-service-en-un-mois-de-raids-sur-le-nord-ouest-medecins.html

Alter Info l'Information Alternative

Mélenchon met en garde ses électeurs contre le vote FN

«Il n'y a pas d'ambiguïté dans ma position [...] Je ne voterai pas Front national, je combats le Front national. Et je dis à tous ceux qui m'écoutent : ne faites pas la terrible erreur de mettre un bulletin de vote pour le Front national car vous pousseriez le pays à un embrasement général dont personne ne voit le bout», a déclaré l'ex-candidat de la France insoumise. 

Détails à suivre...

Pyongyang fustige Israël pour posséder des armes nucléaires «sous la protection des Etats-Unis»

Dans une interview au site d’information hébreu Walla, le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman avait déclaré que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un était «un fou» à la tête d’une «bande de fous extrémistes» qui «pose un danger à la sécurité du monde». Pyongyang semble avoir «franchi la ligne rouge» avec ses essais nucléaires récents, avait averti Avigdor Lieberman.

En réponse, le ministère nord-coréen de la Défense cité par l’agence de presse KCNA a promis «une punition mille fois plus grande à tous ceux qui osent atteindre à la dignité de son dirigeant suprême» et a qualifié les commentaires d’Avigdor Lieberman de propos «imprudents et calomnieux» émis dans le cadre d’une «campagne israélienne de diffamation».

Pour se justifier, Pyongyang a désigné son arsenal nucléaire de force de dissuasion contre «l’agression américaine», tandis qu’Israël n'est pour la Corée du Nord qu'un «empêcheur de paix». «Israël est le seul possesseur illégal d’armes nucléaires qui jouit du soutien des Etats-Unis, et dans le même temps, Israël attaque la Corée du Nord pour possession d’armes nucléaires», explique le communiqué de la diplomatie nord-coréenne. «L’accès de la Corée du Nord aux armes nucléaires se fait dans le cadre de son droit légitime à l’auto-défense, afin de faire face aux provocations agressives des Etats-Unis. La force nucléaire nord-coréenne est une épée de justice précieuse qui défend avec fermeté la paix dans la péninsule de Corée et dans la région.»

La Corée du Nord a également tenu Israël pour responsable de «crimes contre l’humanité» et l’a qualifié d’«occupant» cherchant à dominer la Palstine et opprimer ses habitants. 

Les déclarations d’Avigdor Lieberman ont suscité des critiques au sein même de l’Etat hébreu, où certaines personnalités politiques ont fait savoir qu’Israël avait déjà suffisamment d'adversaires et devait éviter de s'en faire de nouveaux avec de tels commentaires irréfléchis.

«Nous avons assez d’ennemis. Concentrons-nous sur eux», a écrit sur Twitter la députée Shelly Yachimovich.

«Le ministre des Paroles discute de manière irresponsable de la Corée du Nord. Et il n’y a pas de Premier ministre pour brider les ministres qui ne savent pas tenir leur langue», s’est insurgé l’ancien ministre de la Défense, Moshe Ya'alon.

Les tensions déjà très vives se sont intensifiées sur la péninsule de Corée après le test de missile balistique mené par Pyongyang le 29 avril. L’essai a été effectué sur fond d'exercices navals en mer du Japon, conduits par la Corée du Sud et les Etats-Unis, avec la présence notable du porte-avions américain Carl Vinson.

Lire aussi : Corée du Nord : échec d'un nouvel essai de missile

Manuel Valls incendié sur Twitter après avoir dénoncé la «trahison» de Nicolas Dupont-Aignan

«C’est pas toi qui a trahi Hamon ?» : tout a commencé par cette réponse, qui a déchaîné l’imagination des internautes.

Le message se voulait être une réaction à un tweet de Manuel Valls, qui avait écrit plus tôt : «Après la trahison de Dupont Aignan [qui a rejoint Marine Le Pen], les ambiguïtés de Mélenchon, le ni-ni de certains, il faut se réveiller ! L’heure est à la mobilisation.»

Mais alors que l’ancien Premier ministre avait lui-même déserté les meetings du candidat socialiste Benoît Hamon pour soutenir son adversaire Emmanuel Macron lors du premier tour de la présidentielle, le tweet est mal passé.

Les internautes ont alors dressé une liste, parfois farfelue, de ceux qu’auraient trahi Manuel Valls selon eux. Parmi ceux-ci, on retrouve en vrac «François Hollande», «le PS», «les Français» mais également «la mer Noire» ou encore… «Michael Jackson».

Lire aussi : Valls veut rejoindre la majorité présidentielle de Macron... sans être exclu du Parti socialiste

A Saint-Nazaire, d’anciens résistants s’opposent à la présence du FN à l’hommage aux déportés

Le 30 avril au matin, à Saint-Nazaire, l'ancienne résistante et déportée de Ravensbrück, Christiane Cabalé, a refusé de voir des membres du FN participer à la cérémonie du souvenir des victimes et des héros de la déportation.

«Je ne ferai pas de discours mais juste dire que la présence du Front national, ici, est une honte et une insulte à nos amis disparus. Je vous demande de sortir.»

Les militants frontistes se sont exécutés et ont quitté la salle sous les huées du public.

Peu avant la cérémonie, à l'extérieur, un fils de déporté, Roger Ducastel, ainsi qu'un membre du Comité du souvenir de la Résistance en Loire-Inférieure, Guy Texier, avaient déjà ouvertement demandé aux membres du Front national de quitter les lieux. «Ils n'y ont pas leur place», a-t-il simplement dit.

«Le FN n'a aucune légitimité à saluer la mémoire des victimes du fascisme. Qu'il dégage», pouvait-on d'ailleurs lire sur une banderole déployée par des militants du Parti communiste.

A Saint-Nazaire, le Front national est arrivé en quatrième position du scrutin de dimanche dernier avec 13,54% des voix. Il est pourtant une des deux forces d'opposition du conseil municipal.

Pendant ce temps, Marine Le Pen a déposé, sans convier la presse, une gerbe devant une stèle en l'honneur des déportés, à Marseille.

Lire aussi : Le recours à Hitler, l'ultime arme des soutiens de Macron ?

Radar-business – Profitant du trouble des élections, le gouvernement français demande à Bruxelles d’interdir les avertisseurs radars et les appels de phare !

Courageux mais pas téméraire, fourbe disent ses adversaires, le gouvernement socialiste de la zone France a demandé à l’Union Européenne, sous la forme d’un décret, l’interdiction des avertisseurs radars et des appels de phares prévenant les automobilistes de la présence de contrôles de police, sous le prétexte néo-mondialiste des attentats terroristes… comme il se doit !

Des pétitions circulent parmi les automobilistes, vent debout contre cette mesure qui mêle à escient la lutte contre le terrorisme et la sécurité routière,afin de tenter de s’opposer à cette mesure prise en catimini, par un Pouvoir déconsidéré et en bout d’exercice…

Mais jusqu’où iront les élites pour brider les libertés publiques des citoyens français sur fond d’attentats terroristes tous plus intrigants les uns que les autres, perpétrés pour la plupart non pas par des islamistes de longue date, mais par des déséquilibrés plus ou moins alcoolisés et drogués, et plus ou moins suivis par les services spéciaux ?!

Le Nouvel Ordre Mondial, c’est maintenant.

De Cohn-Bendit à BHL, ces 5 héritiers de la génération mai 68 qui se sont mis en marche pour Macron

Alors que la quasi-totalité de la classe politique appelle à soutenir Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle face à Marine Le Pen, le candidat du mouvement En Marche! peut également compter sur le soutien de vieux routards. Présents dans la vie politique française depuis des décennies, des intellectuels et élus issus de la génération 1968 ont en effet décidé de rouler pour le candidat.

José Bové vent debout contre le «ni-ni»

«J’appelle sans aucune retenue à voter pour Macron» : le titre de la tribune publiée le 27 avril par José Bové dans Libération a le mérité d'être clair.

«Aujourd’hui, il est de la responsabilité de chacun de dire et de faire», écrit l'altermondialiste moustachu, qui la tendance au «ni-ni» là où «les rassemblements dans la rue pour dire "No Pasaran" ne se comptaient plus» en 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen était présent au second tour».

L'écologiste, qui avait d'abord soutenu Benoît Hamon avant sa lourde défaite, raille au passage Jean-Luc Mélenchon, «le puriste de gauche, vexé que pas plus de "gens" n’aient voté pour lui, [qui] refuse de jouer son rôle».

BHL contre «ceux qui n'en ont rien à foutre de la République»

Depuis l’annonce des résultats du premier tour du scrutin, l'ancien maoïste n'a de cesse d'appeler à «voter contre le fascisme» depuis son compte Twitter. «Urgence républicaine. Pas obligé d'être "en marche" pour faire barrage à l'extrême droite. Abstention piège à cons», écrit-il par exemple le 25 avril.

Mais le penseur à la chemise blanche avait déjà fait son choix avant la qualification de son favori au second tour. Dans un billet intitulé «De quoi Macron est-il le oui ?» et publié sur son site, il l'écrivait clairement : «Je préfère Emmanuel Macron parce que je ne connais pas, compte tenu de l’offre politique disponible, de meilleur moyen d’écarter ceux qui, dans la hargne ou l’amertume, naufragent la République.»

Quelques jours plus tard, sur les ondes d'Europe 1, il se paraphrasait lui-même dans un registre plus trivial : «Face à ceux qui n'en ont rien à foutre de la République qui sont Mélenchon et Le Pen, je pense que Macron est le meilleur.»

Daniel Cohn-Bendit «rallié» par Macron

Figure de proue des événements de mai 1968, Daniel Cohn-Bendit, lui, ne fait pas les choses à moitié.

Soutenant Emmanuel Macron dès le premier tour, il n'hésite pas à participer à ses meetings, comme à Nantes le 20 avril, lorsque l'ancien député européen explique que c'est «le petit Emmanuel», qui l'a rallié au sujet de l'Europe, et non l'inverse.

Dany Le Rouge n'oublie pas, lui non plus, sa priorité. «C’est lui le meilleur barrage contre Marine Le Pen», explique-t-il sur France Inter. Pour cette raison il choisira le bulletin Macron lors de son premier vote à une élection présidentielle française depuis sa naturalisation en 2015. «Une société ouverte, pour l'Europe, voilà ce qu'il faut défendre», estime l'ex-député.

Bernard Kouchner aime «l'aventure»

S'il est resté relativement silencieux ces derniers temps, le cofondateur de l'ONG Médecins sans frontières ne tarissait pas d'éloges pour le candidat En Marche! en janvier 2017, pour qui il confiait envisager de voter.

Dans un entretien au journal Le Parisien, le French doctor déclarait notamment : «S'il y a quelqu'un qui fait naître l'espoir, c'est bien lui.» Emmanuel Macron est «un homme qui ouvre le jeu, qui ne dit pas du mal des gens par goût électoral [...] C'est l'homme qui ne s'arrête pas au clivage droite-gauche et il reste humaniste. C'est une belle aventure. Et j'aime l'aventure et la solidarité», analysait l'ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy.

Noël Mamère se résigne

«Le 7 mai, mobilisons-nous contre le Front national» a enfin proposé Noël Mamère dans un appel cosigné avec une dizaine d'autres écologistes.

«Pour la deuxième fois en quinze ans, les Français devront se mobiliser largement pour mettre en échec ce parti xénophobe», écrit le maire de Bègles, qui qualifiait pourtant Emmanuel Macron de «construction médiatique» en septembre 2016.

Lire aussi : Jean Bricmont : avec Macron, Hollande mériterait «le prix Nobel de manipulation politique»

TRUMP : convertir les promesses de campagnes en accomplissements

Avant son élection, le Président américain Donald Trump a promis de mettre en oeuvre un contrat avec les électeurs américains, sa première tâche pour les 100 premiers jours à son poste. Il y avait notamment le Glass-Steagall Act, comme pour Clinton. Et aujourd'hui, quel est le résultat ?

Le soldat américain qui a abattu Ben Laden publie un livre où il raconte sa mission

Le soldat Robert O'Neill, qui assure avoir été l'auteur des coups de feu qui furent fatals à Oussama Ben Laden, a publié pour la première fois sa version détaillée de la mission qui s'est déroulée à Abbottabad, au Pakistan, en mai 2011.

Dans un extrait de son livre, The Operator, dont des extraits ont été publiés dans le quotidien britannique The Mirror, l'ancien soldat a décrit le moment où il estime avoir tiré les deux coups de feu qui ont tué Ben Laden.

«Je me suis tourné vers la droite et j'ai regardé dans la pièce d'à côté [...] Oussama Ben Laden se trouvait près de l'entrée, au pied du lit. Il était plus grand et plus mince que nous l'imaginions. Il y avait une femme avec lui. Immédiatement, j'ai visé au dessus de son épaule droite et tiré deux fois avec assurance. La tête de Ben Laden a explosé», raconte-t-il.

D'après le récit de O'Neil, les soldats ont dû monter les trois étages de la maison avant d'atteindre la chambre de Ben Laden. Sur leur chemin, ils ont attaché et bâillonné «les quatre femmes et les 17 enfants» de l'ancien leader d'Al-Qaïda.

Dans son livre, Robert O'Neill raconte également les moments particulièrement stressants de sa mission, par exemple lorsque l'hélicoptère qui emmenait l'escadron d'élite à laquelle il appartenait a été contraint d'atterrir en catastrophe en dehors du complexe où la mission était censée se dérouler.

Un récit conforme à la version officielle

La mort de Ben Laden a fait couler beaucoup d'encre durant des années. Selon la version officielle, Oussama ben Laden a été tué en mai 2011 dans sa demeure aux environs de la ville pakistanaise d’Abbotabad, au cours d’une opération des forces spéciales américaines. Après une série d’expertises, le corps du terroriste a été jeté à la mer.

Mais, en mai 2015, le célèbre journaliste d’investigation américain Seymour Hersh a publié un article retentissant dans la London Review of Books où il révélait que la version américaine de la mort de Ben Laden différait de ce qui s’était réellement passé.

Le point clé de son article à l'époque était que l’opération n’aurait pas été menée en solo par les Etats-Unis – qu'il ne s'agissait pas d'une opération secrète et risquée – mais d'une mission conjointe des unités de reconnaissance américaines et pakistanaises.

Contrairement aux affirmations des Etats-Unis, Ben Laden n'aurait selon lui pas été localisé grâce au suivi de ses courriers mais à l’aide d’un «mouchard».

D'après le journaliste, Ben Laden aurait en fait été capturé dès 2006 par le Pakistan et tenu secrètement en détention contre l'avis de l'Arabie saoudite, qui souhaitait garder le terroriste sous son aile en raison des liens étroits que Riyad entretient avec Al-Qaïda. Ben Laden aurait ainsi constitué une monnaie d'échange pour le Pakistan contre Al-Qaïda et les Taliban.

La Maison Blanche a démenti les informations de Hersh, assurant qu'il y avait dans l'article «trop d'inexactitudes et d'affirmations sans fondement».

Lire aussi : Seymour Hersh : «Je comprends les conséquences de ce que je dis»

Afghanistan: l’Otan envisage l’envoi de nouvelles troupes (Stoltenberg)

Afghanistan: l'Otan envisage l'envoi de nouvelles troupes (Stoltenberg)











L'Otan envisage une augmentation du nombre de ses soldats déployés en Afghanistan, où ils assistent les forces afghanes dans leur lutte contre les insurgés islamistes, a déclaré dimanche le secrétaire général de l'Alliance Jens Stoltenberg au journal allemand Welt am Sonntag.

Compte tenu de la détérioration de la situation en matière de sécurité, l'alliance étudie une augmentation des effectifs de sa mission "Resolute Support", qui compte actuellement quelque 13.000 hommes, a-t-il indiqué.

L'Otan compte prendre une décision d'ici juin sur une éventuelle augmentation des effectifs et sur une prolongation de sa mission, qui est actuellement renouvelée tous les ans, a-t-il précisé.

Le général John Nicholson, commandant des forces de l'Otan et américaines en Afghanistan, avait estimé en février que les forces de l'Alliance manquaient "de quelques milliers" de soldats pour mener leur mission auprès des forces afghanes. Il avait souligné que les forces de sécurité afghanes se trouvaient dans "une impasse" face aux talibans.

L'Otan a officiellement terminé sa mission de combat en Afghanistan fin 2014, ne maintenant plus sur place qu'une force d'environ 13.300 hommes, dont plus de la moitié américains, pour former et conseiller les forces de sécurité afghanes. Mais les talibans ont multiplié leurs attaques, augmentant les pertes dans les rangs des forces de sécurité et parmi les civils.

Des talibans portant des uniformes de l'armée afghane ont assassiné la semaine dernière au moins 135 jeunes recrues dans une base militaire du nord du pays, selon des cources officielles.


(©AFP / 30 avril 2017 15h13)
https://www.romandie.com/news/ZOOM-Afganistan-l-Otan-envisage-l-envoi-de-nouvelles-troupes-Stoltenberg/791969.rom

Alter Info l'Information Alternative

Le nouveau film d’Oliver Stone donne la parole à Vladimir Poutine

«Ce n’est pas vraiment un documentaire, mais plutôt une séance de questions-réponses. Monsieur Poutine est un des dirigeants les plus importants du monde, d’autant que les Etats-Unis l’ont qualifié d'ennemi – de grand ennemi – je pense qu’il est important d’entendre ce qu’il a à dire», a confié au journal australien The Sydney Morning Herald le réalisateur américain Oliver Stone, primé trois fois aux Oscars. Il a confirmé que son film sur le président russe, qui n’avait jusque là pas encore été annoncé, sortirait bientôt.

Le film donnera la parole à Vladimir Poutine, qui s'exprimera sur de nombreux thèmes, sur une période comprise entre son premier mandat, en 2000, et aujourd'hui. «Il [le film] révèle un point de vue que nous, Américains, n’avons pas l'habitude d'entendre», a expliqué Oliver Stone.

L'équipe du réalisateur américain a rencontré quatre fois le président russe sur une période de deux ans. «Au début, j’ai parlé avec lui de l’affaire Snowden, qui est d'ailleurs évoquée dans le film. Et à partir de là est née une relation de confiance, il savait que je n’allais pas trop tronquer ses propos», a expliqué le lauréat de nombreuses récompenses.

Le film d’Oliver Stone aborde également le sujet de l’ingérence russe présumée dans l'élection présidentielle américaine de 2016. Sur ce sujet, le réalisateur se montre pour le moins dubitatif : «C’est un chemin qui ne mène nulle part, à mon avis. C’est une guerre politique interne aux Etats-Unis, dans laquelle le parti démocrate s'est lancé dans un suicide collectif ou quelque chose pour le [Donald Trump] faire sauter, en d’autres termes, le délégitimer complètement».

Oliver Stone a réalisé près de 30 films, dont Platoon, Wall Street, Né un 4 juillet, Tueurs nés et Snowden. Il a réalisé le film biographique de trois présidents américains : John F. Kennedy, Richard Nixon et George W. Bush.

Lire aussi : Le prochain documentaire d'Oliver Stone pointe du doigt l'implication américaine en Ukraine (VIDEO)

Erdogan « triste » de voir le drapeau américain avec des milices kurdes en Syrie

Erdogan











Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est dit "attristé" dimanche de voir des véhicules militaires américains patrouillant près de la frontière turco-syrienne avec des combattants des milices kurdes des YPG, organisation qu'Ankara qualifie de "terroriste".
Les Unités de protection du peuple kurde (YPG) sont la principale composante des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes luttant contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie et soutenus par les Etats-Unis.
Mais la Turquie les considère comme la branche syrienne des séparatistes kurdes de Turquie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le PKK, qui livre une sanglante lutte armée contre Ankara depuis 1984, et est classée "terroriste" par la Turquie et ses alliés occidentaux.
La Turquie a mené des frappes cette semaine contre un QG des YPG dans le nord-est de la Syrie, faisant 28 morts. Des accrochages entre miliciens kurdes et l'armée turque ont également eu lieu le long de la frontière.
Les Etats-Unis ont, de leur côté, envoyé des véhicules militaires munis de drapeaux américains du côté syrien de la frontière pour effectuer des patrouilles avec des membres des YPG et prévenir tout nouvel accrochage.
"Malheureusement, la présence d'un drapeau américain aux côtés du (symbole) d'une organisation terroriste nommée YPG dans un convoi nous a fortement attristés", a déclaré M. Erdogan à des journalistes avant de s'envoler pour l'Inde.
La différence d'approche au sujet des YPG a jeté un froid sur les relations turco-américaines et le chef de l'Etat turc, qui rencontrera Donald Trump aux Etats-Unis en mai, compte faire changer son homologue américain d'avis.
"Nous en parlerons lorsque nous rencontrerons le président le 16 mai", a ajouté M. Erdogan, tout en regrettant que la coopération entre les forces américaines et les YPG, entamée sous Barack Obama, se poursuive.
"Cela doit immédiatement s'arrêter", a-t-il asséné. "Faute de quoi, cela continuera d'être un tracas pour la région et pour nous".

https://www.lorientlejour.com/article/1049358/erdogan-triste-de-voir-le-drapeau-americain-avec-des-milices-kurdes-en-syrie.html

Alter Info l'Information Alternative

Marine Le Pen rend un hommage discret aux victimes de la déportation

«A Marseille, Marine Le Pen et Stéphane Ravier déposent une gerbe pour la journée nationale du souvenir des victimes de la déportation», a écrit dans un tweet accompagné de photos Kevin Pfeffer, conseiller régional FN Grand Est et membre de l'équipe de campagne.

Interrogé par l'AFP, le Front national a indiqué que Marine Le Pen et le sénateur-maire FN du 7e secteur de Marseille avaient déposé cette gerbe le 30 avril devant une stèle commémorant l'arrestation de trente enfants juifs et de leurs mères par la Gestapo le 20 octobre 1943, alors que ces enfants se croyaient à l'abri dans une bastide de Marseille, le château de La Verdière, dans les quartiers Nord. Marine Le Pen a également effectué dans la matinée du 30 avril une visite surprise sur le site de l'usine Altéo à Gardanne.

Le dépôt de gerbe intervient à quelques heures de la visite du candidat d'En Marche! Emmanuel Macron au mémorial de la Shoah à Paris.

Lire aussi : «La France à la croisée des chemins» : Nicolas Dupont-Aignan annonce qu'il soutiendra Marine Le Pen

L’ancien ministre star grec Yanis Varoufakis appelle à voter pour Emmanuel Macron

«Nous appelons à exprimer notre opposition catégorique à l'extrême droite en plaçant dans l'urne un bulletin de vote "Emmanuel Macron"», écrit Yanis Varoufakis dans une tribune publiée sur le site d'information Mediapart le 28 avril.

«Nous sommes conscients des dangers que représente le programme d’Emmanuel Macron pour les équilibres sociaux, et nous sommes en profond désaccord avec son projet pour l’Europe et la zone euro, qui ne fera que prolonger en l’aggravant la situation désastreuse de l’Union européenne […] Mais le Front national représente un tout autre danger, car il nourrit un projet antidémocratique et de régression sociale qui place l’inégalité entre les hommes au cœur de son programme», poursuit l’ancien ministre grec des Finances, s’exprimant au nom de son mouvement DiEM25.

Après être apparu en 2015 aux côtés d’Arnaud Montebourg, puis de Jean-Luc Mélenchon, Yanis Varoufakis s’était montré élogieux envers Emmanuel Macron en avril 2016, déclarant au quotidien français L’Opinion : «Je l’aime beaucoup, personnellement […] C’était le seul ministre français de l’administration de François Hollande qui semblait comprendre ce qui était en jeu au sein de la zone euro.» Particulièrement intéressé par la politique française, il était venu apporter son soutien au mouvement Nuit Debout, à Paris, le même mois.

Varoufakis, de ministre à vedette

Nommé ministre des Finances en 2015 dans le gouvernement de gauche radicale d’Alexis Tsipras, Yanis Varoufakis, connu pour ses positions anti-austérité, a claqué la porte quelques mois plus tard, après l'échec des négociations sur la dette grecque avec la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international).

Il a ensuite fondé DiEM25, un mouvement politique visant à lutter contre la «désintégration de l’Union européenne».

Se distinguant par un look atypique, à l’image de sa veste en cuir, le Grec s’est progressivement hissé au rang de vedette. Il donne désormais des conférences dans le monde, qui sont souvent très suivies.

Lire aussi : Le Dieu grec pourfendeur de l’austérité à Barcelone : une immense queue pour voir Varoufakis (VIDEO)

100 jours après l’élection de Trump, qu’en est-il des promesses électorales du président américain ?

Durant sa campagne électorale, Donald Trump a défendue l'image d'un milliardaire opposé à l'establishment qui allait bouleverser le cours de l'Histoire en relevant une Amérique affaiblie. 

Pourtant, 100 jours après son investiture, il semble que le 45e président des Etats-Unis a finalement choisi de s'aligner sur les politiques de ses prédécesseurs, défendant les intérêts d'un système auquel il assurait s'opposer.

Le rapprochement avec Moscou, «paroles, paroles, paroles ?»

Tout au long de sa campagne, Donald Trump n'a eu de cesse de répéter que la normalisation des relations entre les Etats-unis et la Russie était une priorité pour Washington, après des années de tensions sous l'administration Obama.

Entre ses éloges du président russe Vladimir Poutine qu'il a assuré à maintes reprises admirer, et ses nombreux discours sur le rapprochement diplomatique avec Moscou, tout portait à croire qu'une fois élu, Donald Trump allait permettre aux deux grandes puissances de mener enfin des discussions apaisées et fructueuses dans la volonté de construire une relation cordiale durable.

Si nous arrivions à passer un véritable accord avec la Russie, ce serait fantastique. j'aimerais vraiment que nous le fassions 

Son enthousiasme à ce sujet était tel que ses opposants, notamment le camp de sa rivale à la présidentielle Hillary Clinton, l'ont même ouvertement accusé d'être une sorte d'agent du Kremlin qui aurait des intérêts personnels dans ce rapprochement tant désiré avec Moscou.

Il a cependant fallu peu de temps pour se rendre compte que cet apaisement des relations tant attendu, n'était pas réalisable sur un simple claquement de doigts ou quelques déclarations courtoises. Car sur de nombreux sujets internationaux, Moscou et Washington restent en profond désaccord. 

Le 14 février dernier, moins d'un mois seulement après son investiture, le nouveau président américain avait suscité la controverse en exigeant que Moscou «rende la Crimée», rouvrant ainsi le débat houleux sur le rattachement de la péninsule ukrainienne majoritairement russophone et russophile à la fédération de Russie et qu'une majorité de pays occidentaux considèrent comme une annexion. 

A cette sortie, le Kremlin avait répondu quelques jours plus tard «ne pas se voiler la face» à propos de la manière dont les relations américano-russes se développaient sous la présidence de Trump et qu'il serait possible d'évaluer les perspectives futures de ces relations seulement une fois passée la première rencontre entre les dirigeants des deux pays.

Ainsi, les divergences entre les Etats-Unis et la Russie semblent finalement rester les mêmes – du moins pour le moment – qu'auparavant. Il apparaît même que l'attitude de la nouvelle administration américaine va à l'encontre de toute entente cordiale.

En exemple, le conflit syrien, dans lequel le président américain avait assuré ne plus chercher à s'immiscer, jouant la carte de l’isolationnisme international tout au long de sa campagne avec notamment son fameux slogan «America first» (l'Amérique d'abord).

Pourtant, au début du mois d'avril, Donald Trump a ordonné le bombardement éclair de la base militaire syrienne de al-Chaayrate, près de Homs, en réponse à une attaque chimique présumée survenue quelques jours plus tôt dans la ville de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb. Washington a immédiatement imputé l'attaque au gouvernement du président syrien Bachar el-Assad, l'accusant notamment de stocker ces prétendues armes chimiques sur la base de al-Chaayrate. 

Outrée par l'attitude de Washington, la Russie, appuyée par l'Iran, avait fermement condamné cette attaque, la qualifiant d'agression.

Lire aussi : Bachar el-Assad : la soi-disant attaque chimique du 4 avril était «une opération déguisée»

L'OTAN : une «organisation obsolète» ou un «rempart pour la paix» ? 

Au cours de sa campagne, l'Alliance a toujours été une cible de choix dans les discours de Donald Trump. La qualifiant d'«obsolète», le président américain a répété à plusieurs reprise que l'organisation militaire transatlantique jouissait d'une protection des Etats-Unis, sans que leurs membres ne déboursent un sou.

L'OTAN est une organisation obsolète. D'abord parce qu'elle a été créée il y a très longtemps et ensuite parce que les pays membres ne rendent pas ce qu'ils lui doivent

Certains médias britanniques avaient même signalé qu'il avait remis à la chancelière allemande Angela Merkel une facture de plusieurs milliards de dollars «pour services rendus». Washington et Berlin avaient cependant fermement démenti.

Quelques mois plus tard, Donald Trump affirmait que l'OTAN étaient un «rempart pour la paix et la sécurité internationales».

Lire aussi : Donald Trump qualifie l'OTAN de «rempart pour la paix» mondiale et Bachar el-Assad de «boucher»

Changements de cap et hésitations sur la Chine 

Alors qu'il était encore candidat à la Maison Blanche, Donald Trump avait accusé à maintes reprises Pékin de manipuler sa monnaie, en disant qu'il ne ne permettrait pas à la Chine de «violer les Etats-Unis».

Il a également remis en question la «politique d'une seule Chine», en vigueur depuis plusieurs décennie, avant de faire marche arrière en février dernier, assurant au président chinois Xi Jinping qu'il s'engageait à honorer le principe de cette politique.

Pourtant, quelques mois plus tard, au cours d'une réunion dans sa prestigieuse résidence de Mar-a-Lago, Donald Trump a assuré avoir «de très bonnes relations avec le président chinois Xi Jinping».

«Les Etats-Unis ne seront plus le «gendarme du Monde» ... vraiment ?

Au cours de sa campagne présidentielle, Donald Trump a plébiscité une politique isolationniste à l'international, assurant que les Etats-Unis n’interagiraient plus dans les conflits mondiaux qui ne les concernent pas.

Pourtant, presque immédiatement après son investiture, le président américain a bel et bien fait bombarder des villages yéménites, supposément sous le contrôle d'Al-Qaïda.

Nous ne pouvons plus être les gendarmes du monde et protéger toutes les nations du monde, alors qu'elles ne nous rendent pas la pareille

Il a également qualifié Bachar el-Assad de «boucher sanguinaire» et d'«animal», tandis que son porte-parole Sean Spicer le comparait à Hitler, quelques jours après la frappe américaine en Syrie.

Auparavant, des membres de son administration avaient pourtant annoncé que la destitution du président syrien n'était «plus une priorité» pour Washington. 

Ainsi, 100 jours après son élection à la Maison Blanche, Donald Trump ne semble pas vraiment décidé à respecter ses promesses de campagne et tend à poursuivre la politique de ses prédécesseurs et l'interventionnisme dont a fait preuve Washington ces derniers mois ressemble ironiquement à celui prôné par Hillary Clinton.

Lire aussi : Moscou, Téhéran et Damas exhortent les Etats-Unis à ne plus frapper la Syrie

Le pape François avoue ne pas savoir d’où vient Emmanuel Macron

Le pape François avoue ne pas savoir d'où vient Emmanuel Macron










Le pape François s'est refusé à donner des conseils aux Français pour départager les deux candidats de la présidentielle, expliquant que l'une, Marine Le Pen, représentait «la droite forte», et qu'il ne savait pas d'où venait Emmanuel Macron.

«Je vous le dis sincèrement, je ne comprends pas la politique intérieure française», a déclaré le 29 avril le pape François, interrogé sur la tentation des catholiques français pour le vote populiste ou extrême, dans l'avion qui le ramenait d'Egypte.

«J'ai cherché à avoir de bons rapports même avec l'ancien président [François] Hollande. Il y a eu un conflit autrefois mais on a pu en parler», a-t-il ajouté, probablement en référence au débat sur le mariage homosexuel ou au rejet par le Vatican de la nomination d'un ambassadeur de France homosexuel.

«Des deux candidats politiques, je ne connais pas l'histoire. Je sais que l'un représente la droite forte, mais l'autre, je ne sais pas d'où il vient, alors je ne peux pas donner d'avis», a-t-il dit, en riant, sans citer les noms des deux candidats.

A huit jours du second tour, le candidat à la présidentielle qui veut s'affranchir des partis, Emmanuel Macron, a reçu le 29 avril un soutien appuyé de François Hollande, tandis que sa rivale Marine Le Pen a annoncé avoir choisi en cas de victoire un Premier ministre souverainiste en la personne de Nicolas Dupont-Aignan.

Le Pape avait été beaucoup moins prudent pendant la campagne électorale américaine. En février 2016, le pape François et Donald Trump, alors candidat à la primaire républicaine, avaient exposé à distance leurs profondes divergences. «Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n'est pas chrétienne», avait lancé le pape, provoquant une réaction courroucée du magnat de l'immobilier, qui avait jugé «honteux» qu'un responsable religieux «mette en doute la foi d'une personne».

Donald Trump s'est cependant dit impatient de rencontrer le Pape lors de son déplacement en Italie fin mai pour le sommet du G7 à Taormina (Sicile). «Je reçois tous les chefs d'Etat qui en font la demande», a répondu le 29 avril le pape François, tout en précisant n'avoir pas encore été informé d'une telle «demande».

https://francais.rt.com/international/37727-pape-francois-ne-pas-savoir-dou-vient-macron

Alter Info l'Information Alternative

GPA – Une Italienne achète un bébé à 20 000 Eur/pièce à une Roumaine, puis le rend car il est métis…

Source : LeDauphine.com

« Une Italienne de 35 ans avait simulé une grossesse, avant d’acheter un enfant à une Roumaine. Les deux femmes ont été arrêtées, ainsi que l’intermédiaire.

Pendant plusieurs mois, une Italienne de 35 ans, habitante de Latina (sud de Rome) a fait croire à son entourage qu’elle était enceinte.

Vidéo archive 2016 : Les Anglais du Brexit ont dit : On n’a pas besoin d’une Union Européenne qui impose la GPA… 

Après avoir porté un ventre en latex – acheté sur internet – elle carrément acheté un bébé 20 000 euros à une Roumaine… avant de le rendre trois jours plus tard car l’enfant était métis.
La mère biologique l’avait eu d’une brève relation avec un Malien. Ne sachant comment expliquer la couleur de peau du bébé à sa famille, elle l’a tout simplement rendu… Son compagnon est en prison, et elle s’est décidée à acheter un enfant après deux fausses couches.

La police a finalement interpellé les deux femmes, ainsi qu’un Marocain qui a servi d’intermédiaire ».

Lire la fin de cet article sur LeDauphine.com.

LE COMMENTAIRE DU LABO SOLEIL VERT

L’Histoire à ce stade ne précise pas si la maman en mal d’enfant a récupéré sa mise….

Mais quel commerce, soutenu par un célèbre soutien à Macron, vieux milliardaire matérialiste loueur de bras et de ventres à gogos, proprement abject et honteux.

Ou comment tirer profits sonnants et trébuchants de la détresse humaine, avec un être innocent pris en otage au centre de ce marché.

Un fétichisme de la marchandise à gerber.

Nouvelle Trahison programmatique – L’Euro-patriote Marine Le Pen ne veut plus sortir de l’Euro, et sa zélée nièce repousse un hypothétique référendum aux calendes grecques !

L’enfumage des euro-patriotes du néo-FN et du Young Leader Atlantiste Dupont Gnan-gnan continue de plus belle !

Marine Le Pen vient de rappeler publiquement qu’elle n’avait jamais promis que la France sortirait de l’Euro : pour une prétendue « patriote », ne pas vouloir récupérer une monnaie nationale a de quoi faire rigoler quant à sa crédibilité !!


Sortie de l’euro : en modérant son projet… par Europe1fr
Vidéo : Souveraineté monétaire et Euro, sortira, sortira pas ? Mais alors, qui seront les cocus du néo-FN s’il est élu ? Les retraités ou les patriotes ?

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Source : Europe1 :

« C’est la députée du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, qui a acté cette reculade lors de la conférence de presse commune entre Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan samedi 29 avril. La nièce de la candidate frontiste a assuré que la négociation souhaitée sur l’Union européenne et l’euro commencerait en 2018 et prendrait « plusieurs mois », voire « plusieurs années » :

« Marine Le Pen attendra les élections européennes en 2018 dans l’espoir de voir arriver aux affaires nos alliés, notamment en Italie. À partir de là, elle entamera des négociations pour défendre les intérêts de la France sur la suppression des travailleurs détachés par exemple, la primauté du droit français sur le droit européen, la possibilité de faire du protectionnisme et la question de la monnaie. À l’issue de ces négociations, elle reviendra devant les Français pour leur laisser le choix […] De toute façon, quelle que soit la position des Français sur ce sujet, ils auront leur mot à dire et il y aura un long débat, vraisemblablement peut-être de plusieurs mois, ou peut-être plusieurs années avant que nous prenions cette décision historique ».

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Comme nous le soulignions dès hier, l’héritière de la SARL Le Pen flanquée du young Leader NDA a retiré la sortie de l’Euro de sa profession de foi commune, comme si cette question n’était pas cruciale dans le retour à la souveraineté :

D’ailleurs les commentateurs politiques ne s’y trompent pas et tous les grands médias alignés soulignent en Une ce revirement spectaculaire (certains médias connivents parlent de rétro-pédalage, nous parlerions plus volontiers de trahison des patriotes français), du Figaro à Libération, en passant par la radio publique RFI

A la place d’une sortie de l’Euro, la pseudo-patriote française tente un enfumage incompréhensible (et surtout totalement inapplicable) visant à créer une sorte de monnaie commune ripolinée en monnaie nationale pour les petites gens en France, mais conservée en Euro pour les gros affairistes… vraiment du grand n’importe quoi, assez sidérant pour une personne qui prétend prendre les rennes du pays, mais c’est apparemment le seul moyen qu’elle et son staff ont trouvé pour tenter de se démarquer de Macron et de ses banquiers européistes. Cela les mènera à la défait la semaine prochaine, c’est évident.

En tout cas, François Asselineau avait annoncé cette trahison des vrais patriotes français, et malheureusement pour l’avenir de la France, une fois de plus, il avait raison !

Bravo à lui pour sa clairvoyance, c’est plus que jamais Senseï Asselineau VS l’extrême-droite complice de Macron et de ses hauts protecteurs du Système !

Après cette nouvelle reculade, pour ne pas dire trahison, nul doute que le compteur des adhésions au parti du Frexit, qui approche des 27 000 (+ 1 000 adhérents en 1 semaine), va crépiter de plus belle (surtout après le 7 mai où le Principe de réalité va revenir en force après le barnum médiatico-politique) !!!

Le Daily Telegraph le 27 avril 2016 – « L’Union européenne a toujours été un projet de la CIA, comme les partisans du Brexit l’ont découvert ».

Source : Article du journaliste Ambrose Evans Pritchard paru dans le Daily Telegraph le 27 avril 2016 • 20h18. Traduit et publié par l’UPR dans son intégralité.

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« L’Union européenne a toujours été un projet de la CIA, comme les partisans du Brexit l’ont découvert

Les partisans du Brexit auraient dû être préparés pour l’intervention bouleversante des États-Unis. L’Union européenne a toujours été un projet américain.

C’est Washington qui a conduit l’intégration européenne à la fin des années 1940, et a financé secrètement sa mise en œuvre sous les administrations Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson et Nixon.

Quoique parfois agacés, les États-Unis se sont depuis appuyés sur l’UE comme l’ancrage des intérêts régionaux américains aux côtés de l’OTAN.

Il n’y a jamais eu de stratégie de « diviser pour régner ».

Le camp des eurosceptiques a été étonnamment aveugle à ce fait, supposant probablement que des forces puissantes de l’autre côté de l’Atlantique incitent à la sécession britannique, qu’ils salueront ensuite comme des libérateurs.

Le mouvement anti-Bruxelles en France (dans une moindre mesure en Italie et en Allemagne, ainsi que parmi la gauche nordique) part du principe contraire, à savoir que l’UE est essentiellement un instrument du pouvoir et du capitalisme sauvage [en français dans le texte] anglo-saxon.

La Française Marine Le Pen est vigoureusement anti-américaine. Elle défie la suprématie du dollar. Son Front national s’appuie sur le financement de banques russes liées à Vladimir Poutine.

Qu’on le veuille ou non, c’est à tout le moins stratégiquement cohérent.

La déclaration Schuman qui a donné le ton de la réconciliation franco-allemande et a conduit par étapes à la Communauté européenne, a été concoctée par le secrétaire d’État américain Dean Acheson lors d’une réunion à Foggy Bottom. « Tout a commencé à Washington », a déclaré le chef de cabinet de Robert Schuman.

C’est l’administration Truman qui, dans les années de l’immédiat après-guerre, a fait pression sur les Français pour qu’ils parviennent à un modus vivendi avec l’Allemagne, menaçant même, lors d’une réunion furieuse avec les dirigeants français récalcitrants auxquels ils s’opposaient en septembre 1950, de supprimer les aides du plan Marshall.

Les chars soviétiques pénètrent dans Prague en vrombissant.

Le mobile de Truman était évident. Les accords de Yalta avec l’Union soviétique se fissuraient. Il voulait un front uni pour dissuader le Kremlin d’une nouvelle expansion après que Staline eut englouti la Tchécoslovaquie, d’autant plus que la Corée du Nord communiste avait franchi le 38e parallèle et envahi la Corée du Sud.

Pour les eurosceptiques britanniques, Jean Monnet, éminence grise de l’infamie supranationale, plane haut au panthéon fédéraliste. Peu de gens sont conscients du fait qu’il a passé une grande partie de sa vie en Amérique et a été, pendant la guerre, les yeux et les oreilles de Franklin Roosevelt.

Le général Charles de Gaulle a toujours été profondément méfiant vis-à-vis des desseins américains. (CRÉDIT : ALAMY)

Le général Charles de Gaulle le considérait comme un agent américain, comme il l’était en effet au sens large. La biographie de Monnet par Éric Roussel révèle comment il a travaillé, main dans la main, avec les administrations successives.

Il est curieux que cette magistrale étude de 1 000 pages n’ait jamais été traduite en anglais, car c’est la meilleure œuvre jamais écrite sur les origines de l’UE.

Peu nombreux aussi sont au courant des documents déclassifiés du service des archives américaines du département d’État, qui montrent que le renseignement américain a secrètement financé le mouvement européen pendant des décennies et a travaillé de manière acharnée en coulisse pour impliquer la Grande-Bretagne dans le projet.

Comme ce journal l’a établi en tout premier lorsque ce trésor a été rendu disponible, une note datée du 26 juillet 1950 fait état d’une campagne visant à promouvoir un véritable Parlement européen. Elle est signée par le général William J. Donovan, chef du Bureau américain des affaires stratégiques en temps de guerre, précurseur de l’Agence centrale du renseignement [Central Intelligence Agency, ou CIA].

La tête pensante de la CIA était le Comité américain pour une Europe unie [American Committee for a United Europe, ou ACUE], présidé par Donovan. Un autre document montre qu’en 1958 cet organisme a fourni 53,5 % des fonds du mouvement européen. Le conseil d’administration comprenait Walter Bedell Smith et Allen Dulles, directeurs de la CIA dans les années 1950, et une caste d’anciens agents de l’OSS [Office of Strategic Services ou « Bureau des services stratégiques »] qui, tour à tour, prenaient des fonctions au sein de la CIA.

Bill Donovan, le chef légendaire de l’OSS en temps de guerre, a ensuite été chargé d’orchestrer le projet européen.

Des documents montrent qu’il a traité certains des « pères fondateurs » de l’UE comme de serviles employés et les a résolument empêchés de trouver une autre source de financement qui aurait brisé leur dépendance à l’égard de Washington.

Il n’y a rien de particulièrement méchant là-dedans. Les États-Unis ont agi avec ruse dans le contexte de la guerre froide. La reconstruction politique de l’Europe a été un formidable succès.

Bien sûr, d’horribles erreurs de jugement se sont produites en cours de route. Une note datée du 11 juin 1965 charge le vice-président de la Communauté européenne de poursuivre l’union monétaire de manière subreptice, en supprimant le débat jusqu’à ce que « l’adoption de telles propositions devienne pratiquement inéluctable ». C’était extrêmement futé, comme nous le constatons aujourd’hui avec le piège déflationniste causé par la dette et le chômage de masse partout dans le sud de l’Europe.

En un sens, ces documents sont de l’histoire ancienne. Ce qu’ils montrent, c’est que « l’État profond » américain était trempé jusqu’au cou. On peut se demander si Boris Johnson a franchi la limite la semaine dernière en exhumant « l’ascendance partiellement kenyane » du président Barack Obama, mais l’erreur fondamentale a été de supposer que la menace commerciale de M. Obama avait quoi que ce soit à voir avec le calvaire de son grand-père dans un camp de prisonniers Mau Mau. C’était le parfait cliché de la politique étrangère américaine.

En effet, M. Obama pourrait tout à fait avoir un sentiment de rancune après les abus récemment mis à jour de la révolte des Mau Mau. C’était l’échec infâme de la discipline policière coloniale, au grand dégoût des vétérans ayant servi dans d’autres parties de l’Afrique. Mais le message de son livre extraordinaire, Les rêves de mon père, est qu’il s’est efforcé à s’élever au-delà des rancœurs de l’histoire.

Les partisans du Brexit se réconfortent à l’idée que l’optimiste républicain Ted Cruz voudrait un Royaume-Uni post-Brexit prêt à sauter à pieds joints dans un « accord de libre-échange », mais il se berce d’illusions. M. Cruz respectera les impératifs palmerstoniens de Washington [de lord Palmerston, ministre britannique des Affaires étrangères du XIXe siècle, réputé pour son impérialisme], quels qu’ils soient à ce moment, si jamais il entre à la Maison-Blanche.

Lire la suite et la fin de cet article sur le site de l’UPR.

LE COMMENTAIRE DU LABO SOLEIL VERT 

Notons au passage que le Daily Telegraph a un tirage absolument énorme (c’est le plus important journal britannique), bien supérieur au Monde, ce papier journal moribond de la finance mondialiste en langue française… alors les fumeux Décodeurs du Monde qui vont sans doute se payer la tête du Daily Telegraph à bon compte ne seront que des microbes (largement surgonflés par le Système d’intox de la zone France) mis en avant par un journal du crépuscule qui est un nain eu égard à l’écho médiatique du Telegraph en Grande Bretagne mais aussi dans tout le Commonwealth !!

Et pour aller plus loin sur la création de l’Union Européenne et sur l’étrange père fondateur matérialiste et mondialiste Jean Monnet (le bien-nommé), ce lien suggéré par un intervenant du Labo Soleil Vert :

http://www.medias-presse.info/cet-etrange-monsieur-monnet-bruno-riondel/71326/

Extrême-droite et boucs émissaires – Marine Le Pen accuse Emmanuel Macron d’être « entre les mains » de… l’UOIF !

La patronne du parti d’extrême droite nouvellement acoquiné avec DLF démontre si besoin était toute la manipulation dont elle sert la soupe, puisqu’elle a accusé publiquement, sur la grande chaine de télévision alignée TF1, Manuel Macron d’être aux mains de… l’UOIF (Union des Organisations sio islamiques de France) ! Lol !

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Capture d’écran 25 Avril 2017 : Sur la Première Chaîne de télévision française, Marine le Pen ne craint pas de détourner l’attention du public vers des boucs émissaires…. n’est-ce pas là le rôle historique de l’extrême-droite que de désigner à la vindicte certains boucs émissaires (en bas de l’échelle sociale), et cacher ainsi aux yeux des masses les vraies responsabilités (tout en haut du pyramidion) ?

C’est d’ailleurs sans doute sous l’égide de l’un des membres visionnaires de l’UOIF qu’il a fêté sa victoire au Premier tour à la Rotonde, non ?

Les vidéos qui s’intéressent à l’entourage discret de Macron ont une analyse quelque peu différente que celle de la championne de l’extrême-droite en zone France… alors si cette vidéo est vraie, de qui se moque-t’elle et surtout qui donc protège-t’elle ?

Quel contrat, quel pacte, souhaite-t’elle passer pour les prochaines années en affichant sur le plus grand média français des positions aussi manipulatoires ?

Et quelles possibles autres forces obscures mais puissantes Marine Le Pen tenterait-elle de protéger autour de Macron en les maintenant, par ce projecteur savamment détourné, dans la pénombre ?

Mais qu’en pensent son farouche soutien Alain Soral et sa secte de « réconciliés » crypto-masos sur E&R ?

Quand le Golem montre la lune, les Sages (s’ils en restent) regardent ceux qui tirent les ficelles…

Les États-Unis préparent-ils une guerre contre la Corée du Nord ?

Une confrontation dangereuse se dessine rapidement sur la péninsule coréenne entre les États-Unis et la Corée du Nord, avec le potentiel de plonger l’Asie du Nord-Est et le reste du monde dans un conflit catastrophique entre des puissances dotées d’armées nucléaires.
Les États-Unis préparent-ils une guerre contre la Corée du Nord ?
Au milieu d’un barrage de commentaires dans les médias américains et internationaux gonflant la menace posée par le régime de Pyongyang, l’administration Trump envisage activement « toutes les options » pour désarmer et soumettre la Corée du Nord.

Le prétexte immédiat est l’essai de quatre missiles balistiques de moyenne portée par la Corée du Nord la semaine dernière, suite au lancement en février d’un nouveau missile de portée intermédiaire. Cependant, la montée des menaces militaires américaines a été précédée de mois de discussions de haut niveau dans les milieux de la politique étrangère et militaires américains pour empêcher la Corée du Nord de construire un missile balistique intercontinental capable de frapper les États-Unis sur le continent américain.

Le président Barack Obama, qui, selon le New York Times, envisageait les mesures les plus extrêmes contre Pyongyang, avait exhorté alors le président nouvellement élu Donald Trump à faire de la Corée du Nord sa priorité absolue en matière militaire. Depuis sa prise de fonctions, le gouvernement de Trump a mené un examen de haut niveau de la stratégie américaine à l’égard de Pyongyang, passant en revue toutes les options, y compris, comme un responsable de la Maison Blanche l’a déclaré au Wall Street Journal, celles, « bien en dehors des habitudes » tel que le « changement de régime » et les frappes militaires sur les installations nucléaires nord-coréennes et les infrastructures militaires.

Un éditorial inquiet du New York Times la semaine dernière, intitulé « La montée des tensions avec la Corée du Nord », a souligné le risque de guerre en Asie du Nord-Est. « Comment M. Trump a l’intention de gérer cette crise qui s’annonce n’est pas clair, mais il a montré une tendance à réagir agressivement », a écrit le journal. « Lundi, la Maison-Blanche a dénoncé les essais de missiles et a averti des “conséquences très graves”. »

L’éditorial a souligné que le gouvernement Obama avait été engagé dans la guerre électronique et cybernétique contre les systèmes de missiles nord-coréens, puis a poursuivi : « D’autres options comprennent une sorte d’action militaire, vraisemblablement contre les sites de lancement de missiles, et le maintien de la pression sur la Chine à couper le soutien à la Corée du Nord. Le gouvernement Trump a également discuté de la réintroduction des armes nucléaires en Corée du Sud, une idée extrêmement dangereuse. »

Le gouvernement chinois est vivement préoccupé par la perspective d’une guerre à sa porte impliquant son allié, la Corée du Nord. Dans des termes peu habituels, Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères, a averti que les États-Unis et la Corée du Nord étaient comme « des trains qui se rapprochent à haute vitesse sans que ni l’un ni l’autre ne soient disposés à céder ». L’administration Trump a rejeté catégoriquement la proposition chinoise d’une « suspension bilatérale » des programmes de missiles et nucléaires de la Corée du Nord et des jeux de guerre massifs américains en cours en Corée du Sud, comme base pour de nouvelles négociations.

En excluant les pourparlers, la Maison Blanche est en train de préparer la confrontation, non seulement avec la Corée du Nord, mais aussi avec la Chine. En préparant une action militaire contre la Corée du Nord, les États-Unis menacent également la Chine, qu’ils ont identifiée comme le défi le plus immédiat à l’hégémonie mondiale américaine.

L’administration Trump a déjà menacé la Chine de mesures de guerre commerciale et d’action militaire contre les îlots chinois dans la mer de Chine méridionale. Le déploiement par les États-Unis d’une batterie de missiles anti-balistiques (THAAD) en Corée du Sud, qui a débuté la semaine dernière, fait partie d’un réseau de systèmes antimissiles intégrés conçus pour faciliter la guerre nucléaire avec la Chine ou la Russie.

Une attaque américaine préventive contre la Corée du Nord serait un acte de guerre avec des conséquences incalculables. Bien que la Corée du Nord ne puisse pas égaler la puissance militaire de l’impérialisme américain et de ses alliés, elle possède une armée considérable, estimée à plus d’un million de soldats, et un large éventail de missiles conventionnels et d’artillerie, dont une bonne partie est retranchée le long de la zone démilitarisée lourdement fortifiée et capable de frapper la capitale sud-coréenne densément peuplée de Séoul.

En cas de guerre, l’ampleur de la dévastation serait immense rien que dans la seule péninsule coréenne, même sans l’utilisation d’armes nucléaires. En 1994, l’administration Clinton était sur le point d’attaquer les installations nucléaires de la Corée du Nord, mais elle s’est ravisée à la dernière minute après que le Pentagone eut donné une évaluation sobre des résultats probables – 300 000 à 500 000 victimes militaires sud-coréennes et américaines.

Il est peu probable qu’une telle guerre à l’heure actuelle soit conventionnelle ou limitée à la péninsule coréenne. Le Pentagone a activement planifié un conflit beaucoup plus large. En décembre 2015, le chef de l’état-major interarmées des États-Unis, le général Joseph Dunford, a déclaré que tout conflit avec la Corée du Nord serait inévitablement « trans-régional, multi-domaine et multifonctionnel », c’est-à-dire une guerre mondiale impliquant d’autres puissances et l’utilisation de toutes les armes, dont les bombes nucléaires.

Le danger immédiat de la guerre est aggravé par les crises politiques, économiques et sociales aiguës de tous les gouvernements impliqués, comme en témoigne la destitution vendredi dernier et le retrait du président sud-coréen Park Geun-hye. Confrontée à une élection anticipée et à la perspective d’une défaite, le parti de droite au pouvoir Liberty Korea Party a certainement toutes les raisons de vouloir attiser les tensions de guerre avec la Corée du Nord pour détourner l’attention de la crise politique intérieure.

De plus, les exercices militaires actuels américano-sud-coréens, qui impliquent plus de 320 000 militaires soutenus par la puissance aérienne et navale américaine la plus sophistiquée, constituent une occasion idéale pour frapper la Corée du Nord. Depuis l’année dernière, les exercices annuels, qui constituent une répétition pour la guerre contre Pyongyang, ont été conduits sur la base de nouveaux plans opérationnels agressifs, notamment des frappes préventives contre les sites militaires nord-coréens et des « raids de décapitation » pour assassiner les dirigeants du pays.

La réponse des gouvernements chinois et nord-coréens aux menaces américaines est tout à fait réactionnaire : d’une part, cherchant un accord avec Washington, de l’autre, s’engageant dans une course aux armements qui ne font qu’augmenter le danger de la guerre. Aucun des deux régimes n’a rien à voir avec le socialisme ou ne représente les intérêts de la classe ouvrière. Leur déchaînement du nationalisme agit comme un obstacle au développement de l’unité entre les travailleurs en Asie et aux États-Unis en opposition à la guerre impérialiste.

Le facteur le plus déstabilisant dans cette situation extrêmement tendue est les États-Unis, où l’establishment politique et l’appareil d’État sont empêtrés dans une guerre de factions en rapport avec la politique étrangère à poursuivre et les allégations de piratage. Il y a un réel danger que l’administration Trump se tourne vers la guerre avec la Corée du Nord dans une tentative de projeter des tensions sociales et politiques internes vers l’extérieur contre un « ennemi » commun.

Cette perspective d’une guerre catastrophique ne trouve pas sa source chez des individus ou des partis particuliers. Elle est motivée par la crise grandissante du capitalisme international et la contradiction insoluble entre l’économie mondiale et la division de la planète en états-nations rivaux. La même crise du système de profit crée cependant les conditions objectives et la nécessité politique pour la classe ouvrière de lutter en faveur de sa propre solution révolutionnaire : un mouvement anti-guerre uni de la classe ouvrière internationale s’appuyant sur une perspective socialiste pour mettre un terme au capitalisme avant qu’il ne plonge l’humanité dans la barbarie.


(Article paru en anglais le 13 mars 2017)

Alter Info l'Information Alternative

La Corée du Nord met en garde Israël suite aux propos du ministre de la Défense

La Corée du Nord met en garde Israël suite aux propos du ministre de la Défense










"Israël devrait réfléchir aux conséquences d'une campagne perverse et odieuse contre la Corée du Nord"

La Corée du Nord a mis en garde Israël samedi suite aux propos tenus par le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman, et a fait savoir que "nous punirons tous ceux qui portent atteinte à la dignité de notre dirigeant".

Dans une interview accordée au site d'information israélien Walla, Lieberman a déclaré que le président coréen Kim Jong-un, "ce fou, était le plus grand allié d'Assad et de l'Iran, et il y a un axe direct depuis la Corée du Nord en passant pas l'Iran jusqu'en Syrie et le Hezbollah... et le seul but de ces gens-là est de destabiliser le monde entier".

"Il s'agit d'une bande d'extrêmistes fous", a-t-il encore insisté, précisant que "toute crise nucléaire aura des conséquences sur le monde entier".

Le ministère des Affaires étrangères à Pyongyang a dénoncé dans un communiqué les propos "affligeants" et condamné Israël affimant qu'il est "le seul pays à détenir de manière illégale des armes nucléaires sous les auspices des États-Unis".

"C'est un stratagème cynique que de s'en prendre à la Corée du Nord afin d'échapper aux accusations de la communauté internationale contre celui qui s'oppose à la paix au Moyen-Orient, occupe des territoires arabes et collabore à des crimes contre l'humanité", est-il encore indiqué.

Le ministère coréen déclare que "la corée du Nord, qui défend l'indépendance, la justice et la paix, soutient la lutte des Palestiniens afin qu'ils puissent obtenir des droits légitimes, notamment la libération des territoires occupés et la création d'un Etat palestinien avec 'al Quds' (Jérusalem en arabe) pour capitale".

Il a par ailleurs prévenu qu'"il est préférable qu'Israël réfléchisse à deux fois aux conséquences d'une campagne perverse et odieuse contre la Corée du Nord visant à couvrir les crimes de l'occupation et à empêcher le bon déroulement du processus de paix au Moyen-Orient".

https://www.i24news.tv/fr/actu/international/144001-170429-la-coree-du-nord-met-en-garde-israel-suite-aux-propos-du-ministre-de-la-defense

Alter Info l'Information Alternative

Le pape prône une médiation entre USA et Corée du Nord

Le pape prône une médiation entre USA et Corée du Nord











Le pape François a estimé samedi qu'un pays tiers devait tenter une mission de médiation entre la Corée du Nord et les Etats-Unis, affirmant que la situation entre les pays était "trop tendue" et que le monde risquait une guerre dévastatrice.

Le Saint-Père a mis en garde contre le risque qu'une "bonne partie de l'humanité" puisse être détruite en cas de conflit élargi.

S'exprimant devant des journalistes dans l'avion le ramenant d'un voyage en Egypte, François a déclaré qu'il était prêt à rencontrer Donald Trump lors de la visite de ce dernier en Europe le mois prochain.

Selon lui, les Nations unies doivent réaffirmer leur autorité en matière diplomatique car cette dernière est devenue "trop faible".

https://www.lorientlejour.com/article/1049307/le-pape-prone-une-mediation-entre-usa-et-coree-du-nord.html

Alter Info l'Information Alternative

Finissons-en avec la 5e République à l’agonie !

Le résultat du premier tour de l'élection présidentielle est un vote de rejet : des institutions, des partis traditionnels, des contre-réformes exigées par les capitalistes. C'est un vote insurrection qui représente un véritable tremblement de terre dans la situation politique française et qui est l'expression d'une très importante polarisation de la lutte des classes dans le pays.
Finissons-en avec la 5e République à l'agonie !
La 5e République est mortellement touchée

Le principal enseignement de cette élection est que les institutions bonapartistes de la 5e République ont atteint un niveau de crise inédit. Les deux principaux partis sur lesquels repose la 5e République, qui ont mis en place toutes les contre-réformes exigées par le patronat depuis des dizaines d'années en appliquant les directives européennes, sont éliminés dès le premier tour.

À eux deux, ces partis représentent à peine plus de 25 % des suffrages exprimés et autour de 20 % des inscrits. C'est le chiffre le plus bas de l'histoire de la 5e République pour ces partis. La défaite est particulièrement cuisante pour le PS, qui est totalement marginalisé avec 6,4 % des exprimés et 4,8 des inscrits.

La crise de représentation de la bourgeoisie est particulièrement forte et se reflète d'une manière plus générale dans l'éclatement très importante de l'électorat. Même les deux qualifiés pour le deuxième tour obtiennent des scores particulièrement bas, les plus bas de l'histoire de la 5e république à l'exception des scores obtenus par J. Chirac en 1995 et 2002.

Macron représente 18 % des inscrits, M. Le Pen 16 % et y compris dans ces deux électorats, beaucoup d'électeurs ont voté par défaut. Autrement dit, le vainqueur de l'élection au soir du 7 mai aura une base sociale extrêmement réduite et après les élections, il aura les plus grandes difficultés à imposer les contre-réformes exigées par le grand patronat et les actionnaires.

Signalons également que beaucoup de travailleurs, notamment ceux qui se sont mobilisés contre la loi travail en 2016, et ceux qui continuent de se mobiliser au quotidien dans les très nombreuses grèves qui se déroulent dans tous le pays, se sont saisis, malgré toutes leurs réserves, de la candidature de la France Insoumise pour chercher une issue politique.

J.-L. Mélenchon progresse de 8 points par rapport à 2012 (ce qui représente 3 millions de voix supplémentaires pour un total de plus de 7 millions). Il arrive en tête dans des villes comme Marseille, Toulouse, Lille-Roubaix-Tourcoing, Montpellier, Grenoble, Le Havre, Saint-Etienne. Il est premier en Ariège, en Dordogne, et en Seine-Saint-Denis et arrive deuxième dans de nombreux départements et grandes villes. Il obtient des scores importants auprès des travailleurs et des jeunes.

L'abstention augmente par rapport à 2012 et 2007. Près de 10,5 millions d'électeurs ne se sont pas rendus aux bureaux de vote. En outre, à peine moins d'un million de personnes ont choisi le bulletin blanc ou nul. En tout, plus de 11,5 millions de personnes ont donc refusé de s'exprimer lors de ces élections ce qui constitue le deuxième chiffre le plus élevé de l'histoire de la 5e République, après 2002.

Dans les dernières colonies françaises, l'abstention est particulièrement élevée se situant entre 40 et 65%. En Guyane, qui sort d'une mobilisation historique et où les travailleurs et les jeunes ont contraint la métropole à lâcher sur une partie de leurs revendications, les abstentionnistes et les votes blancs représentent plus de 80% des inscrits. C'est une illustration supplémentaire de la crise de la 5e République et de l'impérialisme français.

L'abstention est particulièrement forte chez les ouvriers et les 18-25, qui ont été près de 30 % à se détourner des bureaux de votes. Il y a des pointes beaucoup plus importantes dans certains quartiers populaires. Ce mouvement d'abstention est lui aussi l'expression du rejet conscient des institutions de la 5e république, et de ses politiques anti-ouvrières et anti-démocratiques.

À ces chiffres élevés il ne faut pas oublier d'ajouter plus de 5 millions de non inscrits sur les listes électorales, ainsi que plusieurs millions de travailleurs qui n'ont pas le droit de vote.

Un aiguisement de la lutte des classes sans précédent

On ne peut comprendre un tel rejet massif de la 5e République, des directives européennes qu'en regardant l'aiguisement très profond de la lutte des classes dans ce pays. En 2016, malgré une répression inédite contre les militants syndicaux et l'état d'urgence, des millions de travailleurs ont mené un des plus longs conflits sociaux de l'histoire de la 5e République, contre la loi travail.

Dans un premier temps, cela a eu pour conséquence d'écarter de la course à la présidentielle les candidats plébiscités par la bourgeoisie. Ce rejet des partis institutionnels s'est poursuivi lors du premier tour du scrutin.

Depuis le début de l'année 2017, il y a en moyenne 150 grèves par jour ouvré. Sur tout le territoire, ce sont des milliers de travailleurs qui se mobilisent contre les politiques patronales et contre les politiques anti-démocratiques et anti-ouvrières du gouvernement.

Le « 1er tour social », auquel nous participons activement, initiative inédite à la veille d'un scrutin présidentiel, a réuni plusieurs milliers de travailleurs à Paris le 22 avril, pour rendre visible ces milliers de grèves et appeler à l'unification des luttes, pour la relaxe de tous les militants inculpés et au tous ensemble pour l'abrogation de la loi travail.

Pour une abstention ouvrière consciente et militante !

Le fait de voir M. Le Pen arriver au second tour de l'élection présidentielle, est l'occasion pour la bourgeoisie de rejouer la partition du « combat contre fascisme » déjà jouée en 2002. Mais les travailleurs ne se laisseront pas escroquer une deuxième fois.

Nous le disons clairement, on ne combat pas les dégâts du capitalisme, encore moins l'extrême droite fascisante, en votant pour un banquier d'affaire, à plus forte raison quand celui-ci est un ancien ministre de l'économie du gouvernement sortant qui a mené des contre-réformes brutales contre les travailleurs. Le front républicain est synonyme de collaboration de classe, de démoralisation et de démobilisation, c'est pourquoi nous le rejetons catégoriquement !

Si Macron est élu dans ce cadre, qui peut douter un seul instant qu’à l’instar de Chirac en 2002, il s’appuiera sur cette légitimité escroquée au moyen du « front républicain » ?

Nous, GSI-UITQI, appelons clairement et sans ambiguïté à une abstention ouvrière consciente et militante ! Il s'agit de défendre l'indépendance de classe des organisations du mouvement ouvrier, en particulier syndicales. Nous appelons toutes les organisations se revendiquant du mouvement ouvrier à faire de même.

Dans ce contexte, notre choix est de nous appuyer sur le mouvement profond de la lutte des classes et sur l'aspiration à l'unité de millions de travailleurs et de jeunes.

Aujourd'hui, il est possible et nécessaire d'unifier les luttes en cours pour avancer vers la grève générale, toutes les conditions sont réunies comme le montrent les centaines de grèves hebdomadaires qui se déroulent de manière isolée.

Cette grève générale, qui pourra briser définitivement les institutions pourries de la 5e République et ouvrir une véritable issue politique d'indépendance de classe en rupture avec les politiques anti-ouvrières en France et en Europe.

Pour la mobilisation permanente des travailleurs et des jeunes, contre la collaboration de classe, vive l' abstention militante !



Paris, le 25 avril 2017

Groupe Socialiste Internationaliste, section française de la Unité Internationale des Travailleurs – Quatrième Internationale (UIT-QI)

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Vers un énorme scandale Macron (3 vidéos)

L’ex associé-gérant chez Rothschild & Co, Emmanuel Macron est-il complice du détournement de 80 milliards d’euros par an, au détriment de la France ? Ce que nous vous présentons-là, c’est vraiment du lourd. Nous montrons que non seulement en mettant Macron à la tête de l’État, les Français se ridiculisent à la face du Monde, mais qu’ils valident une spoliation patente. Il va peut-être falloir que l’intéressé s’explique… Car s’il faut « penser printemps », comme il dit, il faudrait aussi penser à rendre des comptes… Oui, mais alors, VITE ! Voici un document fort, encadré par d’autres, dont ce premier, d’un banquier suisse repenti…
Vers un énorme scandale Macron (3 vidéos)
Vers un énorme scandale Macron:





Un banquier suisse libère la vérité:



Le coup d'État de la Haute Finance avec l'Opération Macron - Révélations explosives:





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Incarcération d’un conseiller anti-djihad du gouvernement pour « viols »

Recruté par le délégué interministériel Gilles Clavreul, Patrick Amoyel, spécialiste du judaïsme et du djihadisme, est accusé de "viols sur mineure" et "exercice illégal de la médecine". Le mis en examen invoque un but "thérapeutique" pour justifier ses 19 agressions commises sur son ex-patiente alors adolescente.
Incarcération d’un conseiller anti-djihad du gouvernement pour « viols »
Depuis la revélation -vendredi matin- de la nouvelle par le quotidien Nice-Matin, la nébuleuse sioniste de France fait profil bas.

Pour cause : vedette des réseaux maçonniques, islamophobes et pro-israéliens, le pyschanalyste Patrick Amoyel a été interpellé jeudi soir, mis en examen et écroué en détention provisoire pour "viols par personne ayant autorité" et "exercice illégal de la médecine".

Une ancienne patiente de son cabinet privé de psychanalyse a déposé plainte fin 2016 pour des agressions remontant à la période 2011-2013. Alors âgée de 16 ans, la jeune femme aurait été agressée à 19 reprises.

Selon Le Parisien, "face aux enquêteurs de la gendarmerie, Patrick Amoyel n'a pas contesté la matérialité des gestes qui lui sont reprochés mais les a justifiés par leur caractère thérapeutique. Le psychanalyste est également soupçonné d'avoir prescrit ses propres remèdes, d'où les poursuites pour exercice illégal de la médecine".

Et d'après Franceinfo, "se présentant à la fois comme psychothérapeute, chiropracteur ou psychologue, il n'avait en fait aucun des diplômes nécessaires pour exercer. Une seule plainte a été enregistrée mais les investigations se poursuivent pour tenter de retrouver d'autres victimes éventuelles".

Particularité d'Amoyel : à la tête d'une association niçoise de formation à la "déradicalisation islamiste" qui bénéficiait de subventions publiques, l'homme âgé de 64 ans avait été recruté le 9 février 2016 au conseil scientifique de la DILCRAH, organisme gouvernemental -dirigé par Gilles Clavreul et doté d'un budget de 100 millions d'euros– qui se distingue par sa hiérachisation des racismes et son allégeance à l'oligarchie sioniste.

Vendredi matin, Clavreul a d'ailleurs publié un communiqué savoureusement laconique sur l'affaire, a contrario de son éloge passé de l'intéressé –en juillet dernier.

Intervenant auprès de l'Institut européen Emmanuel Levinas (chapeauté par l'Alliance israélite universelle) et ami du "Bilderberg" pro-israélien Gilles Kepel, Amoyel a longtemps été présenté comme un spécialiste du judaïsme avant de devenir le référent médiatique en vogue de la lutte anti-djihadiste.





En 2010, Amoyel déployait ainsi sa connaissance intime du Talmud auprès… des franc-maçons de la Grande Loge de France.


Colloque de la GLDF « Identités et Universalité » du 10 avril 2010 avec Patrick Amoyel Table ronde 2 from GLDF on Vimeo.



Le 27 février, une page Facebook dénommée "Fier d'être juif" et suivie par plus de 40000 abonnés, avait promu son nouveau livre, à paraître le 18 juin : "RadicalisationS, Petit Livre Rouge à l’attention des égarés et des perplexes".

La consultation du compte Facebook ouvert d'Amoyel révèle son ancrage dans la galaxie sioniste, islamophobe et "anticomplotiste" du paysage politico-médiatique français régulièrement décortiqué par Panamza. En amis, en abonnés ou dans la catégorie "J'aime", ils sont TOUS là : Valls, Estrosi, Clavreul, Bouvet, Fourest, Venner, Reichstadt, Haziza (père et fils), Kersimon, Encel, Pina, Pigenel, Chafik, Millière, El Khatmi, Schalscha, Rafowicz, Heilbronn, Couturier, Bougrab, Sterone, Guirous, al-Husseini, Léoni, Bronner, Marchand-Taillade, Thomson, Camus, Vitkine, Devecchio, Bouguereau, Mendes, Calandra, Moutet -liste non exhaustive.

Détail croustillant : le 20 mars, Clavreul et Amoyel participaient ensemble au "colloque des intellectuels juifs de langue française". Thème du débat : "La montée des violences"…

Incarcération d’un conseiller anti-djihad du gouvernement pour « viols »

Détail curieux : le 25 décembre, Amoyel publiait sans explication et sur son compte Facebook une photographie vantant l'efficacité du "short anti-viol"…

Incarcération d’un conseiller anti-djihad du gouvernement pour « viols »

Rappel : éclaboussé aujourd'hui par le scandale de l'affaire Amoyel, Clavreul fait également l'objet d'une plainte en cours de constitution par Panamza. Ami lecteur, n'hésitez pas à soutenir et garantir la pérennité de mon travail d'information par votre participation aux frais judiciaires.


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Discours du pape François à l’université Al-Azhar

Al Salamò Alaikum ! C’est un grand don d’être ici et de commencer en ce lieu ma visite en Égypte, en m’adressant à vous dans le cadre de cette Conférence internationale pour la paix. Je remercie mon frère, le Grand Imam pour l’avoir conçue et organisée et pour avoir eu l’amabilité de m’inviter. Je voudrais vous proposer quelques pensées, en les tirant de la glorieuse histoire de cette terre, qui au cours des siècles est apparue au monde comme une terre de civilisation et une terre d’alliances.
Discours du pape François à l’université Al-Azhar
Terre de civilisation. Depuis l’antiquité, la société apparue sur les rives du Nil a été synonyme de civilisation : en Égypte, la lumière de la connaissance s’est hissée très haut, en faisant germer un patrimoine culturel inestimable, fait de sagesse et de talent, d’acquisitions mathématiques et astronomiques, de formes admirables d’architecture et d’art figuratif. La recherche du savoir et la valeur de l’instruction ont été des choix féconds de développement réalisés par les anciens habitants de cette terre. Ce sont également des choix nécessaires pour l’avenir, des choix de paix et pour la paix, car il n’y aura pas de paix sans une éducation adéquate des jeunes générations. Et il n’y aura pas une éducation adéquate pour les jeunes d’aujourd’hui si la formation offerte ne correspond pas bien à la nature de l’homme, en tant qu’être ouvert et relationnel.

L’éducation devient, en effet, sagesse de vie quand elle est capable de faire jaillir de l’homme, en contact avec Celui qui le transcende et avec ce qui l’entoure, le meilleur de lui-même, en modelant une identité non repliée sur elle-même. La sagesse recherche l’autre, en surmontant la tentation de se raidir et de s’enfermer ; ouverte et en mouvement, humble et en recherche à la fois, elle sait valoriser le passé et le mettre en dialogue avec le présent, sans renoncer à une herméneutique appropriée. Cette sagesse prépare un avenir dans lequel on ne vise pas à se faire prévaloir, mais à faire prévaloir l’autre comme partie intégrante de soi ; elle ne se lasse pas, dans le présent, de repérer des occasions de rencontre et de partage ; elle apprend du passé que du mal n’émane que le mal, et de la violence que la violence, dans une spirale qui finit par emprisonner. Cette sagesse, en rejetant la soif de prévarication, met au centre la dignité de l’homme, précieux aux yeux de Dieu, et une éthique qui soit digne de l’homme, en refusant la peur de l’autre et la crainte de connaître par ces moyens dont le Créateur l’a doté [1].

Justement dans le domaine du dialogue, spécialement interreligieux, nous sommes toujours appelés à marcher ensemble, convaincus que l’avenir de tous dépend aussi de la rencontre entre les religions et les cultures. En ce sens, le travail du Comité mixte pour le Dialogue entre le Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux et le Comité d’Al-Azhar pour le Dialogue nous offre un exemple concret et encourageant. Trois orientations fondamentales, si elles sont bien conjuguées, peuvent aider le dialogue : le devoir de l’identité, le courage de l’altérité et la sincérité des intentions. Le devoir d’identité, car on ne peut pas bâtir un vrai dialogue sur l’ambiguïté ou en sacrifiant le bien pour plaire à l’autre ; le courage de l’altérité, car celui qui est différent de moi, culturellement et religieusement, ne doit pas être vu et traité comme un ennemi, mais accueilli comme un compagnon de route, avec la ferme conviction que le bien de chacun réside dans le bien de tous ; la sincérité des intentions, car le dialogue, en tant qu’expression authentique de l’humain, n’est pas une stratégie pour réaliser des objectifs secondaires, mais un chemin de vérité, qui mérite d’être patiemment entrepris pour transformer la compétition en collaboration.

Éduquer à l’ouverture respectueuse et au dialogue sincère avec l’autre, en reconnaissant ses droits et ses libertés fondamentales, spécialement la liberté religieuse, constitue la meilleure voie pour bâtir ensemble l’avenir, pour être des bâtisseurs de civilisation. Car l’unique alternative à la civilisation de la rencontre, c’est la barbarie de la confrontation, il n’y en a pas d’autre. Et pour s’opposer vraiment à la barbarie de celui qui souffle sur la haine et incite à la violence, il faut accompagner et faire mûrir des générations qui répondent à la logique incendiaire du mal par la croissance patiente du bien : des jeunes qui, comme des arbres bien plantés, sont enracinés dans le terrain de l’histoire et, grandissant vers le Haut et à côté des autres, transforment chaque jour l’air pollué de la haine en oxygène de la fraternité.

Dans ce défi de civilisation si urgent et passionnant, nous sommes appelés, chrétiens et musulmans, ainsi que tous les croyants, à apporter notre contribution : « nous vivons sous le soleil d’un unique Dieu miséricordieux […] En ce sens, nous pouvons donc nous appeler, les uns les autres, frères et sœurs […], car sans Dieu la vie de l’homme serait comme le ciel sans le soleil » (Jean-Paul II, Discours aux autorités musulmanes, Kaduna (Nigéria), 14 février 1982). Que se lève le soleil d’une fraternité renouvelée au nom de Dieu et que jaillisse de cette terre, embrassée par le soleil, l’aube d’une civilisation de la paix et de la rencontre ! Qu’intercède pour cela saint François d’Assise, qui, il y a huit siècles, est venu en Égypte et a rencontré le Sultan Malik al Kamil !

Terre d’alliances. En Égypte, ne s’est pas levé uniquement le soleil de la sagesse ; la lumière polychromatique des religions a également rayonné sur cette terre : ici, tout au long des siècles, les différences de religion ont constitué « une forme d’enrichissement mutuel au service de l’unique communauté nationale » (Id., Discours lors de la cérémonie d’arrivée, le Caire, 24 février 2000). Des croyances diverses se sont croisées et des cultures variées se sont mélangées, sans se confondre mais en reconnaissant l’importance de l’alliance pour le bien commun. Des alliances de ce genre sont plus que jamais urgentes aujourd’hui. En en parlant, je voudrais utiliser comme symbole le ‘‘Mont de l’Alliance’’ qui se dresse sur cette terre. Le Sinaï nous rappelle avant tout qu’une authentique alliance sur cette terre ne peut se passer du Ciel, que l’humanité ne peut se proposer de jouir de la paix en excluant Dieu de l’horizon, ni ne peut gravir la montagne pour s’emparer de Dieu (cf. Ex 19, 12).

Il s’agit d’un message actuel, face à la persistance d’un danger paradoxal, qui fait que d’une part on tend à reléguer la religion dans la sphère privée, sans la reconnaître comme dimension constitutive de l’être humain et de la société ; d’autre part, on confond, sans distinguer de manière appropriée, la sphère religieuse et la sphère politique. Il existe le risque que la religion en vienne à être absorbée par la gestion des affaires temporelles et à être tentée par les mirages des pouvoirs mondains qui, en réalité, l’instrumentalisent. Dans un monde qui a globalisé beaucoup d’instruments techniques utiles, mais en même temps beaucoup d’indifférence et de négligences, et qui évolue à une vitesse frénétique, difficilement soutenable, on observe la nostalgie des grandes questions de sens, que les religions font émerger et qui suscitent la mémoire des propres origines : la vocation de l’homme, qui n’est pas fait pour s’épuiser dans la précarité des affaires terrestres, mais pour cheminer vers l’Absolu vers lequel il tend. C’est pourquoi, aujourd’hui spécialement, la religion n’est pas un problème mais fait partie de la solution : contre la tentation de s’accommoder à une vie plate, où tout naît et finit ici-bas, elle nous rappelle qu’il faut élever l’âme vers le Haut pour apprendre à construire la cité des hommes.

En ce sens, en tournant encore le regard vers le Mont Sinaï, je voudrais me référer à ces commandements, qui y ont été promulgués, avant d’être écrits sur la pierre [2]. Au centre des ‘‘dix paroles’’ résonne, adressé aux hommes et aux peuples de tous les temps, le commandement « tu ne tueras pas » (Ex 20, 13). Dieu, qui aime la vie, ne se lasse pas d’aimer l’homme et c’est pourquoi il l’exhorte à s’opposer à la voie de la violence, comme présupposé fondamental de toute alliance sur la terre. Avant tout et en particulier aujourd’hui, ce sont les religions qui sont appelées à réaliser cet impératif ; tandis que nous nous trouvons dans le besoin urgent de l’Absolu, il est indispensable d’exclure toute absolutisation qui justifie des formes de violence. La violence, en effet, est la négation de toute religiosité authentique.

En tant que responsables religieux, nous sommes donc appelés à démasquer la violence sous les airs d’une présumée sacralité, qui flatte l’absolutisation des égoïsmes au détriment de l’authentique ouverture à l’Absolu. Nous sommes tenus de dénoncer les violations contre la dignité humaine et contre les droits humains, de porter à la lumière les tentatives de justifier toute forme de haine au nom de la religion et de les condamner comme falsification idolâtrique de Dieu : son nom est Saint, il est Dieu de paix, Dieu salam (cf. Discours à la Mosquée Centrale de Koudoukou, Bangui [République centrafricaine], 30 novembre 2015). C’est pourquoi, seule la paix est sainte et aucune violence ne peut être perpétrée au nom de Dieu, parce qu’elle profanerait son Nom.

Ensemble, de cette terre de rencontre entre Ciel et terre, terre d’alliances entre les peuples et entre les croyants, redisons un ‘‘non’’ fort et clair à toute forme de violence, de vengeance et de haine commise au nom de la religion ou au nom de Dieu. Ensemble, affirmons l’incompatibilité entre violence et foi, entre croire et haïr. Ensemble, déclarons la sacralité de toute vie humaine opposée à toute forme de violence physique, sociale, éducative ou psychologique. La foi qui ne naît pas d’un cœur sincère et d’un amour authentique envers Dieu Miséricordieux est une forme d’adhésion conventionnelle ou sociale qui ne libère pas l’homme mais l’opprime. Disons ensemble : plus on grandit dans la foi en Dieu, plus on grandit dans l’amour du prochain.

Mais la religion n’est certes pas uniquement appelée à démasquer le mal ; elle a en soi la vocation de promouvoir la paix, aujourd’hui probablement plus que jamais [3]. Sans céder à des syncrétismes conciliants (Cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 251), notre devoir est de prier les uns pour les autres, demandant à Dieu le don de la paix, de nous rencontrer, de dialoguer et de promouvoir la concorde en esprit de collaboration et d’amitié. Nous, en tant que chrétiens – et moi je suis chrétien – « nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés à l’image de Dieu » (Concile Vatican II, Décl. Nostra aetate, n. 5). Frères de tous. En outre, nous reconnaissons que, immergés dans une lutte constante contre le mal qui menace le monde afin qu’il ne soit plus « le lieu d’une réelle fraternité », à ceux qui « croient à la divine charité, [Dieu] apporte ainsi la certitude que la voie de l’amour est ouverte à tous les hommes et que l’effort qui tend à instaurer une fraternité universelle n’est pas vain » (Id., Const. past. Gaudium et spes, nn. 37-38). Au contraire, cet effort est essentiel : il sert à peu de chose ou il ne sert à rien, en effet, de hausser la voix et de courir nous réarmer pour nous protéger : aujourd’hui, il faut des bâtisseurs de paix, non des armes ; aujourd’hui il faut des bâtisseurs de paix, non des provocateurs de conflits ; des pompiers et non des pyromanes ; des prédicateurs de réconciliation et non des propagateurs de destruction.

On assiste avec désarroi au fait que, tandis que d’une part on s’éloigne de la réalité des peuples, au nom d’objectifs qui ne respectent personne, de l’autre, par réaction, surgissent des populismes démagogiques, qui certes n’aident pas à consolider la paix et la stabilité : aucune incitation à la violence ne garantira la paix, et toute action unilatérale qui n’engage pas des processus constructifs et partagés est, en réalité, un cadeau aux partisans des radicalismes et de la violence.

Pour prévenir les conflits et édifier la paix, il est fondamental d’œuvrer pour résorber les situations de pauvreté et d’exploitation, là où les extrémismes s’enracinent plus facilement, et bloquer les flux d’argent et d’armes vers ceux qui fomentent la violence. Encore plus à la racine, il faut combattre la prolifération des armes qui, si elles sont fabriquées et vendues, tôt ou tard, seront aussi utilisées. Ce n’est qu’en rendant transparentes les sombres manœuvres qui alimentent le cancer de la guerre qu’on peut en prévenir les causes réelles. Les responsables des nations, des institutions et de l’information sont tous tenus à cet engagement urgent et grave, comme nous, responsables de civilisation, convoqués par Dieu, par l’histoire et par l’avenir, nous sommes tenus d’engager, chacun dans son domaine, des processus de paix, en ne nous soustrayant pas à l’édification de solides bases d’alliance entre les peuples et les États. Je souhaite que cette noble et chère terre d’Égypte, avec l’aide de Dieu, puisse répondre encore à sa vocation de civilisation et d’alliance, en contribuant à développer des processus de paix pour ce peuple bien-aimé et pour la région moyenne-orientale tout entière.

Al Salamò Alaikum !


[1] « D’autre part, une éthique de fraternité et de coexistence pacifique entre les personnes et entre les peuples ne peut se fonder sur la logique de la peur, de la violence et de la fermeture, mais sur la responsabilité, sur le respect et sur le dialogue sincère » : La non-violence, style d’une politique pour la paix, Message pour la Journée Mondiale de la Paix 2017, n. 5.

[2] « Ils ont été écrits dans la pierre ; mais avant cela, ils ont été écrits dans le cœur de l’homme comme la loi morale universelle, valable en tout temps et en tout lieu. Aujourd’hui comme toujours, les dix Paroles de la Loi fournissent les seules véritables bases pour la vie des personnes, des sociétés et des nations […], elles constituent le seul avenir pour la famille humaine. Elles sauvent l’humanité des forces destructrices de l’égoïsme, de la haine et du mensonge. Elles mettent en évidence les faux dieux qui maintiennent les hommes dans l’esclavage : l’amour de soi jusqu’au refus de Dieu, l’avidité pour le pouvoir et le plaisir qui bouleverse l’ordre de la justice et dégrade notre dignité humaine et celle de notre prochain ». Id., Homélie lors de la célébration de la Parole au Mont Sinaï, Monastère de Sainte Catherine, 26 février 2000.

[3] « Peut-être, plus que jamais dans l’histoire de l’humanité, le lien intrinsèque entre une attitude authentiquement religieuse et le grand bien de la foi est-il devenu évident pour tous » (Jean-Paul II, Discours aux Représentants des Églises chrétiennes et des Communautés ecclésiales et des religions mondiales, Assise, 27 octobre 1986, Insegnamenti IX, 2 (1986), p. 1268.

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Coup d’État royal en Arabie saoudite : la suite

Les machinations visant à installer un prince de 31 ans sur le trône saoudien sont un opéra de Verdi en quatre actes
Coup d’État royal en Arabie saoudite : la suite
Un prince saoudien a besoin de trois sources de pouvoir pour devenir roi. Par ordre d’importance, celles-ci sont les États-Unis, la famille royale et le peuple saoudien, bien que ce dernier forme un troisième acteur éloigné de tout calcul.

Cela a été le cas pour tous les rois saoudiens depuis le 14 février 1945, date à laquelle Franklin D. Roosevelt a rencontré le roi Abdelaziz, fondateur du royaume, sur un destroyer américain dans les eaux du Grand Lac Amer, en Égypte.

Lorsque le roi Abdallah est mort le 23 janvier 2015 et que son demi-frère Salmane a accédé au trône, son fils Mohammed ben Salmane n’avait rien à faire valoir. Il était ministre d’État et conseiller de son père, mais il était inconnu à Washington et n’avait que 29 ans. C’était un jeune novice.

Le premier des quatre actes d’un opéra visant à installer Mohammed sur le trône saoudien a alors commencé.
Acte I : Purge royale

Le roi Salmane a purgé les vestiges de la cour d’Abdallah, en commençant par le cardinal Richelieu du feu roi, Khaled al-Tuwaijri, secrétaire général et gardien de la cour royale.

Tuwaijri a été remplacé par le jeune Mohammed, qui est devenu dans le même temps le plus jeune ministre de la Défense au monde. Salmane a installé son frère, le prince Moukrine, au poste de prince héritier et a fait de son neveu, Mohammed ben Nayef, son vice-prince héritier.

La chute de Tuwaijri a été une mauvaise nouvelle pour l’homme fort émirati, Mohammed ben Zayed. Tous deux avaient financé et organisé le coup militaire qui a amené Abdel Fattah al-Sissi au pouvoir en Égypte et les trois hommes étaient unis par leur conviction commune que les Frères musulmans, et non l’Iran, représentaient la menace existentielle.

Le pacte entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite a été encore plus endommagé par ce qui s’est produit quelques mois plus tard, en avril 2015, événement qui pourrait être considéré comme l’acte II.

Coup d’État royal en Arabie saoudite : la suite
Acte II : L’ascension du fils

Le roi Salmane a évincé son frère, le prince Moukrine, de son poste de prince héritier, le remplaçant par son neveu Ben Nayef, et a fait de son fils favori, Mohammed, le vice-prince héritier. Mohammed a été photographié en train d’embrasser la main de son cousin Ben Nayef. Mais ce n’était qu’une question de temps avant qu’il n’apprenne à la lui mordre.

Le contexte a déjà changé pour le prince héritier, puisque le roi a aboli la cour royale du prince héritier. Jusque-là, le roi et le prince héritier avaient des suites royales distinctes. L’abolition de sa propre cour a laissé à Ben Nayef le ministère de l’Intérieur comme seule base de pouvoir.

Ben Nayef nourrissait une rancune personnelle contre Ben Zayed, qui avait comparé son père à un singe. En outre, Ben Nayef était populaire auprès du Pentagone et de Washington. Il était l’homme de Washington. Très vite, la situation a commencé à s’améliorer pour les puissances régionales qui contestaient les Émiratis, à savoir la Turquie et le Qatar, soutiens des Frères musulmans.

Ben Zayed a pansé ses plaies et attendu son heure. Il a supposé qu’il avait la possibilité de regagner les faveurs de la cour royale par une autre porte, celle qui a été ouverte par Mohammed. Ben Zayed a calculé que Mohammed et lui avaient un ennemi en commun. Avec Ben Nayef en pole position en tant que prince héritier, un obstacle barrait la route de son cousin Mohammed.

Les premières démarches de Mohammed en tant que ministre de la Défense n’ont pas vraiment été du goût de Washington. Il a lancé une intervention majeure contre les Houthis au Yémen pendant que le prince Mitaeb, le ministre de la Garde nationale, était à l’étranger. Le jeune ministre de la Défense s’est taillé une réputation de personnage à l’attitude cavalière. Disparu en vacances aux Maldives, il fallut plusieurs jours au secrétaire à la Défense de Barack Obama, Ash Carter, pour essayer d’entrer en contact avec lui.

En décembre de cette même année, le service de renseignement allemand, le BND, a publié une note d’une page et demie inhabituellement franche dépeignant Mohammed comme un joueur téméraire disposant de trop de pouvoir.

Ben Zayed a rapidement réagi. Il s’est arrangé pour qu’un puissant magnat des médias saoudiens serve d’interlocuteur, versant des millions de dollars sur ses comptes bancaires. De par sa propre expérience, Ben Zayed a conseillé à Mohammed d’agir rapidement.

Comme Middle East Eye l’a rapporté à l’époque, Ben Zayed a déclaré à Mohammed qu’il devait mettre fin au règne du wahhabisme dans le royaume et se rapprocher d’Israël.

Ben Zayed a promis d’ouvrir personnellement le canal de communication avec Washington, mais Mohammed devait alors se faire connaître en tant qu’acteur à part entière.

Il a lancé le plus grand programme de privatisation que son pays ait jamais connu. Une campagne de relations publiques a été organisée pour vendre le jeune prince au public occidental dans un langage que l’Occident pouvait comprendre. Mohammed a été dûment représenté comme un jeune-turc, un réformateur impatient.

Des critiques élogieuses ont suivi son premier entretien accordé à The Economist. Le journaliste crédule du New York Times Thomas Friedman a mordu à l’hameçon.

« J’ai passé une soirée avec Mohammed ben Salmane à son bureau, et il m’a épuisé. Dans des sursauts d’énergie saccadés, il a exposé en détail ses plans. Ses principaux projets se concentrent sur un tableau de bord gouvernemental en ligne qui affichera de manière transparente les objectifs de chaque ministère, avec des KPI – indicateurs clés de performance – dont chaque ministre aura la responsabilité. Son idée est de faire en sorte que le pays entier s’engage dans la performance gouvernementale. Les ministres nous disent que depuis que Mohammed est arrivé, de grandes décisions qui nécessitaient deux ans auparavant sont maintenant prises en deux semaines », a écrit Friedman dans son hagiographie.

Mohammed s’est affiché comme un modernisateur. Mais il était également un preneur de risques. Le plus gros risque qu’il a pris lorsqu’il a lancé Vision 2030 n’a pas été sa promesse de privatiser 5 % de la compagnie pétrolière d’État, Aramco, ni même de rejeter la police religieuse.

C’était celle de supprimer les allocations nationales, qui représentent 20 % à 30 % des salaires des travailleurs du secteur public. Comme ce groupe représente les deux tiers de la main-d’œuvre, le murmure du mécontentement a été généralisé. Et celui-ci n’a pas été exprimé particulièrement à voix basse.

Pendant ce temps, Ben Zayed s’échinait à établir une ligne directe avec Washington. De nombreux liens commerciaux avaient déjà été créés entre les Émirats arabes unis et Trump. Un de ces liens s’est présenté sous la forme d’un partenariat entre Trump et le milliardaire de l’immobilier Hussain Sajwani pour un golf situé près de Dubaï, Akoya.

« Nous avons conclu un accord avec Trump en tant qu’organisation ; ils savent comment gérer des golfs, a déclaré Sajwani à Forbes. Nous restons à l’écart de la politique. » Sajwani pensait que la routine habituelle se poursuivrait lorsque son partenaire américain est devenu président. En janvier dernier, Trump a révélé qu’il avait refusé une transaction de 2 milliards de dollars présentée par son ami de Dubaï : « Je n’étais pas obligé de la refuser, car comme vous le savez, je suis dans une situation non conflictuelle parce que je suis président, a déclaré Trump. C’est une bonne chose, mais je ne veux pas profiter de quoi que ce soit. »

Un mois avant l’investiture de Trump, Ben Zayed s’est envolé en secret pour New York. Il a rompu le protocole en n’informant pas le président américain sortant Barack Obama, dont le personnel n’a appris sa venue que lorsque le nom de Ben Zayed a été découvert sur un manifeste de vol. Selon le Washington Post, Ben Zayed a rencontré le cercle restreint des conseillers de Trump, à savoir Michael Flynn, Jared Kushner et Stephen Bannon.

L’objectif principal de Ben Zayed était d’offrir ses services à la famille Trump. Le frère de Ben Zayed, conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, a organisé une rencontre aux Seychelles entre le fondateur de Blackwater Erik Prince et un Russe proche de Vladimir Poutine. L’idée était d’établir une ligne de communication parallèle entre Moscou et le président élu Donald Trump, selon le Washington Post.

Mais cette rencontre a également fait de Ben Zayed un homme capable de régler les problèmes pour Trump dans le Golfe. Lorsque Trump a finalement rencontré Mohammed en mars à la Maison Blanche, l’événement a été décrit comme un « tournant ». Trump a profité de l’occasion pour souligner qu’il était en train de rétablir les liens avec le royaume qu’Obama avait gâchés en poursuivant la paix avec l’Iran. Mais le fait de rencontrer Mohammed était plus révélateur que les discussions en elles-mêmes : Trump parlait au futur roi.

Lorsque James Mattis, le secrétaire américain à la Défense, a effectué en retour une visite à Riyad le week-end dernier, il a vu le roi Salmane et Mohammed. Ben Nayef, l’ancien homme de confiance de Washington dans le royaume, avait disparu de la scène.

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Acte III : Les décrets de séparation

C’est maintenant que commence l’acte III. Samedi dernier, le roi Salmane a émis 40 décrets. Le plus important visait à restaurer la popularité de Mohammed en rétablissant les allocations financières pour les fonctionnaires et le personnel militaire que Vision 2030 avait réduites. Étrangement, Mohammed s’est vu accorder le crédit de cette mesure, bien que la décision de réduire les allocations ait été la sienne en premier lieu. L’objectif était de diminuer encore plus le rôle de son cousin Ben Nayef dans tout cela.

Dans d’autres décrets, le frère cadet de Mohammed, Khaled, a été nommé ambassadeur aux États-Unis. La seule expérience de Khaled en matière de diplomatie internationale est sa présence aux commandes d’un F16 en tant que pilote de chasse. Curieusement, dans ce même lot de décrets, un ministre a été congédié pour avoir employé son fils. Mais cette règle ne s’applique pas à la maison des Saoud.

Un autre frère de Mohammed, le prince Abdelaziz ben Salmane, a été nommé ministre d’État aux Affaires énergétiques. Un autre membre de la famille proche de Mohammed, son neveu le prince Ahmed ben Fahd ben Salmane, a été nommé gouverneur adjoint de la province orientale riche en pétrole d’ach-Charqiya. Le gouverneur de cette province est Saoud ben Nayef, qui est le frère de Mohammed ben Nayef : l’arrivée du prince en tant que gouverneur adjoint représentait une autre façon de resserrer l’étau autour du prince héritier.

Des dizaines d’autres membres de la famille royale ont obtenu des postes importants, ce qui a accru l’emprise de Mohammed sur celle-ci.

Ainsi, les comptes ont été réglés avec Washington, la famille a été achetée et le peuple est satisfait. Cependant, Ben Nayef se trouve encore sur la route de Mohammed.

Vinrent ensuite des décrets sur l’armée et la sécurité intérieure. Le chef de l’armée, un professionnel de carrière, le lieutenant-général Eid al-Shalwi, a été évincé pour être remplacé par son adjoint, le prince Fahd ben Turki, qui, coïncidence, venait juste de se rendre à Abou Dhabi pour informer Ben Zayed au sujet de la guerre au Yémen.

Le décret clé qui a donné le coup de grâce à Ben Nayef n’avait rien à voir avec le Yémen. Celui-ci visait à créer un Centre pour la sécurité nationale sous la direction de la cour royale. Cet organisme est un rival direct du ministère de l’Intérieur dirigé par Ben Nayef. Le fait que le nouvel organe relève directement de la cour royale est significatif, car Mohammed en a également le contrôle.

Quand il a renoncé à son poste de secrétaire général à la cour pour devenir vice-prince héritier, Mohammed s’est assuré d’y laisser un allié aux commandes. Cet homme était Saoud al-Qahtani, qui s’est forgé une réputation de Tuwaijri 2.0.

L’écrivain saoudien Turki al-Ruqi, fondateur du journal Al-Wi’am, a accusé al-Qahtani d’agir comme un troll sur internet en lançant des campagnes sur les réseaux sociaux contre des cibles sélectionnées afin de terrifier les dissidents.

Al-Ruqi a soutenu qu’al-Qahtani avait accès à une armée de hackers chargés de cibler des sites et d’entacher la réputation de nombreuses personnes.

« Cet homme a beaucoup transgressé, a affirmé al-Ruqi. Beaucoup de jeunes hommes du pays en ont été victimes. Il a provoqué des tensions dans les relations entre les décideurs et les citoyens du pays. Il a mis à mal l’immunité dont sont censés jouir les ministres et les hommes d’État. »

Il est certainement vrai qu’un certain nombre de voix saoudiennes de premier plan ont été réduites au silence, comme celle de Jamal Khashoggi, l’un des principaux analystes du pays au sein de l’establishment.

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Acte IV : La chute de la maison

Quid de l’acte IV ? Nous devons encore connaître le sort qui attend le prince héritier Ben Nayef. L’administration Trump l’ignore. Il est tenu à l’écart de rencontres importantes et son cousin dispose désormais de tout le pouvoir.

Jeu, set et match ?

Cela y ressemble. L’ancien axe contre-révolutionnaire a été restauré avec l’ajout d’un nouveau visage, celui de Mohammed. Il est accompagné de deux anciens visages, Ben Zayed et le président égyptien Sissi, qui sont également apparus à Riyad le week-end dernier pour faire la paix après une brève dispute. L’administration naissante de Trump se range fermement derrière chacun d’entre eux, avec la bénédiction d’Israël.

Tout est revenu à la situation qui existait sous le roi Abdallah. Lorsque le roi Salmane a discuté avec Trump, il a pris soin de souligner que Ben Laden avait été membre des Frères musulmans.

Il y a cependant une petite différence.

Les Arabes, de l’Atlantique au Golfe, ont changé. Ils ont versé du sang, perdu leur maison, leur famille, leur emploi et leur liberté. Des milliers sont en prison. Des milliers d’autres se sont noyés en Méditerranée. Des millions ont été déplacés. Ils ne sont plus impressionnés par leurs dirigeants absolus, avec leurs privilèges absolus et leur richesse absolue. Et ils sont prêts à se battre pour les droits fondamentaux de l’homme.

La maison des Saoud, avec toutes ses intrigues à sa cour, où Abdallah s’est fondu en Salmane puis en Mohammed, n’a pas changé. L’accès au pouvoir dépend de l’arbre généalogique. Le fait d’être un frère ou un demi-frère a son importance.

Les portefeuilles ministériels sont toujours transmis de père en fils comme des biens personnels. Les professionnels sont toujours remplacés par des pistonnés. La famille place un pouvoir énorme entre les mains d’un seul homme. Elle commet des erreurs gigantesques au Yémen et en Syrie. Et malgré sa richesse inimaginable, la maison des Saoud demeure un château de cartes.



- David Hearst est rédacteur en chef de Middle East Eye. Il a été éditorialiste en chef de la rubrique Étranger du journal The Guardian, où il a précédemment occupé les postes de rédacteur associé pour la rubrique Étranger, rédacteur pour la rubrique Europe, chef du bureau de Moscou et correspondant européen et irlandais. Avant de rejoindre The Guardian, David Hearst était correspondant pour la rubrique Éducation au journal The Scotsman.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

Photo : le vice-prince héritier Mohammed ben Salmane, ministre de la Défense et président du Conseil des affaires économiques et du développement, s’exprime lors de la première réunion de l’Autorité des affaires économiques et du développement du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le 10 novembre 2016 à Riyad (AFP).

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.


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Libye : deux pétroliers et leurs cargaisons illégales saisis

Libye : deux pétroliers et leurs cargaisons illégales saisis











Les autorités libyennes ont saisis deux pétroliers étrangers au large des côtes ouest du pays pour chargement illégal de carburant et leurs équipages ont été ramenés et retenus samedi à Tripoli, selon un porte-parole de la marine.
Les deux pétroliers se trouvaient au large de la ville côtière de Zouara, à près de 160 km à l'ouest de Tripoli, lorsqu'une patrouille de la marine libyenne les a interceptés dans la nuit de jeudi à vendredi.

"Les garde-côtes libyens ont arraisonné vendredi deux tankers, l'un battant pavillon ukrainien, le Ruta, et l'autre, le Stark, battant pavillon congolais, alors qu'ils se trouvaient à deux kilomètres au large de Sidi Saïd à l'ouest du port de Zouara", a indiqué samedi à l'AFP le général Ayoub Qassem, porte-parole de la marine libyenne.

"Il y avait 14 Ukrainiens à bord du Ruta et six des neuf membres d'équipages (4 turcs et 2 Géorgiens) à bord du Stark", a précisé le général Qassem. "Trois membres d'équipage du Stark ont réussi à rejoindre Zouara", a-t-il ajouté. "Les garde-côtes les ont surveillés de loin et ont attendu vendredi matin pour agir", a expliqué le porte-parole.

Selon le général Qassem, les trafiquants, lourdement armés et à bord de petites embarcations qui surveillaient le chargement, ont opposé une forte résistance mais les deux bateaux ont finalement été saisis par les autorités libyennes "après plus de trois heures d'échange de tirs". A plusieurs reprises, "des bateaux avec des hommes armés revenaient sur le site (...) et ouvraient le feu sur les garde-côtes", utilisant des kalachnikovs et des mitrailleuses lourde de calibre 14,5 mm.

Au moment de la saisie, le Ruta avait déjà chargé ses citernes - environ 3.330 tonnes - alors que le Stark, pouvant transporter 1.236 tonnes, était sur le point de charger sa cargaison lorsque les garde-côtes sont arrivés. Les équipages des deux bateaux ramenés à Tripoli, attendent d'être entendus par le procureur général.

Livrée au chaos politique et sécuritaire depuis la chute du régime de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est un havre pour les trafiquants et toute marchandise, surtout celle subventionnée comme les carburants, est très lucrative pour les contrebandiers.

Une cargaison de captagon interceptée dans le port de Tripoli

Une cargaison de Captagon a été interceptée samedi soir dans un camion dans le port de Tripoli, au Liban-nord, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), confirmant des informations diffusées plus tôt dans la soirée dans les médias locaux.

Ce véhicule devait embarquer dans un bateau à destination de l'Arabie saoudite.

A base d'amphétamine, le Captagon est une des drogues synthétiques les plus populaires au Moyen-Orient, et son trafic a été dopé par la guerre en Syrie.

https://www.lorientlejour.com/article/1049306/libye-deux-petroliers-et-leurs-cargaisons-illegales-saisis.html
https://www.lorientlejour.com/article/1049301/une-cargaison-de-captagon-interceptee-dans-le-port-de-tripoli.html

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Huit « casques blancs » tués par un raid aérien en Syrie

Huit











Huit membres de la protection civile syrienne ont été tués samedi dans une frappe aérienne qui a touché leurs locaux dans la province d'Hama dans le nord de la Syrie, indiquent les services de secours.

Les "casques blancs" interviennent dans les zones tenues par l'opposition syrienne soumises aux attaques des troupes gouvernementales.

Le centre de la sécurité civile se trouvait à Kafr Zeïta, localité aux mains des insurgés dans la province d'Hama, qui a été prise pour cible d'intenses bombardements samedi, précise l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

https://www.lorientlejour.com/article/1049308/huit-casques-blancs-tues-par-un-raid-aerien-en-syrie.html












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Un militaire américain tué dans une explosion en Irak

Un militaire américain tué dans une explosion en Irak











Un militaire américain a été tué samedi dans une explosion près de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, a annoncé samedi le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.

Il s'agit du 7e militaire américain tué en Irak en 2017, selon le site iCasualties.org, qui recense les blessés et les morts de la coalition dans ce pays.

"Un soldat américain est mort des suites des blessures contractées lors de l'explosion d'un engin à l'extérieur de Mossoul, le 29 avril", a annoncé le Centcom sans plus de précision sur l'endroit ou le contexte des faits.

Les forces américaines jouent principalement un rôle de conseil auprès des forces armées locales qu'ils soutiennent dans le cadre de la lutte antijihadiste contre le groupe Etat islamique.

Ces forces ont lancé une vaste offensive pour reprendre la totalité de Mossoul, dernier grand fief de l'EI où quelque 400.000 civils seraient pris au piège.

https://www.lorientlejour.com/article/1049302/un-militaire-americain-tue-dans-une-explosion-en-irak.html

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Un porte-hélicoptères français arrive au Japon pour des exercices militaires

Le porte-hélicoptère français Mistral a accosté dans la base navale américaine de Sasebo, au Japon, le 29 avril, avec deux hélicoptères britanniques à bord, ont annoncé les autorités françaises.

Le navire de guerre doit mener les premiers exercices militaires communs de la France avec le Japon, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne début mai, dans le Pacifique. Quelques 700 soldats doivent y prendre part.

L’arrivée du porte-hélicoptère français coïncide avec un essai de missile balistique réalisé par la Corée du Nord, et qui s’est soldé par un échec.

L’ambassadeur de France au Japon Thierry Dana a souligné que les deux événements n’étaient pas liés. Il a ajouté : «La coopération entre nos quatre nations pour faire respecter les lois, la paix et la stabilité dans la région démontrera notre disposition à nous occuper de la Corée du Nord».

L'exercice est prévu du 3 au 22 mai dans les eaux proches du Japon, ainsi qu'à Guam et dans les îles Mariannes du nord, dans le Pacifique ouest, ont précisé les Forces d'autodéfense japonaises.

Le Mistral peut emporter 16 hélicoptères lourds ou 35 légers. Il peut aussi emmener entre deux et quatre bateaux de débarquement, jusque 59 véhicules terrestres et jusqu’à 900 soldats.

Après l'essai de Pyongyang, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal avait mis en garde : «En dépit de son échec, cet essai confirme la volonté du régime nord-coréen de se doter d’une capacité nucléaire opérationnelle et constitue une menace à la paix et à la sécurité internationales. Notre responsabilité collective est de réagir avec fermeté et détermination.»

Paris avait également appelée la Corée du Nord «à procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses programmes nucléaire et balistique» et à «s’abstenir, sans condition, de tout geste risquant d’accroître encore davantage la tension dans la péninsule coréenne et de porter atteinte à la paix et à la sécurité internationales».

Lire aussi : Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit pour évoquer le programme nucléaire nord-coréen