Collaborateur parlementaire et militant : quand le fondateur des Jeunes avec Macron contourne la loi

Collaborateur parlementaire et militant : quand le fondateur des Jeunes avec Macron contourne la loi












En plein FillonGate et à quelques semaines de la présidentielle, Marianne révèle que le fondateur des Jeunes avec Macron travaille à mi-temps pour un député macroniste, alors que la loi interdit de cumuler emploi parlementaire et activité militante.

Dans un article, Marianne révèle que Florian Humez, fondateur des Jeunes avec Macron est employé par le député macroniste Jean-Jacques Bridey.

Un emploi «à mi-temps» qui contourne la loi interdisant aux collaborateurs parlementaires de participer à des campagnes politiques (le Parlement n'a pas vocation à financer, sur son budget, des campagnes électorales) et permet au jeune-homme de très bien gagner sa vie tout en militant.

Car s’il est vrai en effet que les bénévoles d’une campagne électorale s’investissent déjà corps et âme pour leur candidat, à temps plein, sans être certains de la victoire, ils le font surtout gratuitement.

Certes, ils peuvent demander à être salarié de l'association de financement de la campagne, mais là, il leur faut croiser les doigts, car les budgets sont serrés et peu de monde peuvent bénéficier de cet arrangement.

Ni une ni deux, le député-maire macroniste de Fresnes (Val-de-Marne) Jean-Jacques Bridey a trouvé le «truc». Son nouveau collaborateur, le patron des «Jeunes avec Macron» Florian Humez est son salarié depuis le 1er décembre. Et tout en travaillant pour le parlementaire, il peut continuer à militer activement pour Emmanuel Macron.

L’astuce ? Le jeune-homme de 25 ans travaille à temps partiel «le mardi et le mercredi, soit 18 heures par semaine», ce qui, aux yeux de la loi reste légal, et par ailleurs, il touche un salaire se situant «à un bon niveau», selon son employeur et «suffisamment de quoi vivre dans une grande ville», selon le jeune collaborateur.

Contacté par nos confrères de Marianne, Jean-Jacques Bridey est formel : aucun tour de passe-passe dans ce procédé, aucun emploi factice. Le jeune-homme travaille bel et bien : «Il traite les courriers qui traînent, gère les relations avec les députés, il regarde les questions au gouvernement et me fait une revue de presse sur les questions de défense, qui relèvent de ma commission».

Mais alors qu’en est-il de la question du salaire qui visiblement permet au militant de vivre tout à fait correctement alors qu’il est employé à mi-temps ? La réponse du député est toute simple : «Je rémunère mes collaborateurs comme je le veux et je ne donne pas les salaires».

Par ailleurs, l'article de Marianne rappelle que l’Assemblée nationale a pris le 21 février une décision importante : les noms des collaborateurs parlementaires de chaque député sont désormais publiés, chaque mois, sur le site de l'assemblée.

Chose étonnante : vu que, de fait, le nom de Florian Humez est apparu associé à celui de Jean-Jacques Bridey, l'intéressé a reconnu s’être volontairement abstenu de communiquer sur cet emploi car «[il] ne voulais pas qu'on
  • 'accuse de faire partie du système qu'
[il] critique».

Cette révélation de Marianne arrive en pleine affaire du FillonGate et des emplois fictifs dont aurait bénéficié l'épouse du candidat LR à la présidentielle François Fillon.

Le thème des emplois fictifs ayant également touché le Front national, il semblerait ainsi que, plus la présidentielle approche, plus les candidats de bords différents sont ébranlés par des affaires douteuses au sein de les organes de leur parti.

https://francais.rt.com/france/34614-collaborateur-parlementaire-militant-quand-fondateur-heunes-macron-contourne-loi

Alter Info l'Information Alternative

L’Arabie se rapproche du pouvoir chiite irakien

L’Arabie se rapproche du pouvoir chiite irakien












Adel al-Joubeir ministre des affaires étrangères saoudien a effectué une visite surprise en Irak ce week-end.

Le ministre a ainsi pu y rencontrer son homologue ainsi que le Premier ministre irakien Haider el-Abadi succésseur de Maliki. Cette visite d’un ministre des affaires étrangères saoudiennes est la première depuis l’invasion de l’Irak par l’armée américaine en 2003.

Cette visite semble selon les spécialistes avoir un but clair : rétablir de solides relations entre Bagdad et Riyad. L’Arabie a donc annoncé nommer un nouvel ambassadeur à Bagdad pour relancer encore plus en avant la coopération. Une coopération qui sera également commerciale à en croire les déclarations saoudiennes.

L’Arabie qui aura permis depuis 2003 à l’occident et l’Amérique d’implanter durablement sa colonisation de l’Irak et de la région persiste une nouvelle fois dans son œuvre d' »assistance ».

Cette fois c’est le gouvernement collaborationniste chiite de Bagdad qui reçoit un soutien sans faille de la famille Saoud.

Et pourtant c’est bien ce pouvoir irakien aux mains des chiites collaborationnistes avec l’envahisseur américain et sous influence de son grand frère chiite iranien qui, depuis des années, mène une véritable politique de nettoyage ethno-confessionnel contre les populations arabo-sunnites.

Un génocide safavide des sunnites qui se perpétue de Syrie jusqu’en Irak avec l’appui déterminé des forces chiites de toute la région.

L’histoire et les populations arabes et sunnites risquent de retenir pour longtemps, cette trahison du pouvoir saoudien et de ses élites religieuses envers le peuple sunnite et le sunnisme en général.

http://www.islametinfo.fr/2017/02/28/larabie-se-rapproche-du-pouvoir-chiite-irakien-trahison/

Alter Info l'Information Alternative

L’édition 2017 du carnaval Rosenmontag très politisée (VIDEO)

Un énorme effigie de Donald Trump mimant un acte sexuel avec la statue de la Liberté, avant d’être décapité par une guillotine, fut parmi les premières attractions à défiler.

Theresa May, avec un pistolet «Brexit» dans la bouche, Angela Merkel, représentée sous la forme d'un mammouth, Marine Le Pen, Geert Wilders, Martin Schultz et d’autres figures politiques ont également été caricaturés lors de cette procession.

En Allemagne, les célébrations du Carnaval ont lieu dans plusieurs villes du 23 au 28 février et attirent des dizaines de milliers de spectateurs.

37 médias français et internationaux, Facebook et Google unis pour lutter contre les «fake news»

Le 28 février, le réseau de fact-checking («vérification des faits») FirstDraft, Google News Lab et une trentaine de médias français et internationaux inauguraient un site d'un genre nouveau en France : CrossCheck. L'objectif affiché par ses fondateurs est clair : «lutter contre les fausses informations diffusées sur internet», et plus précisément sur Facebook.

Le principe de fonctionnement de Crosscheck est simple : si une information douteuse gagne de la popularité sur Facebook, les journalistes des rédactions associées au projet sont invités à la vérifier de manière collaborative. Le résultat de l'enquête est alors publié sur le site internet. Une équipe d’étudiants du Centre de formation des journalistes (CFJ) et de Sciences Po, formés par Google, se charge alors de «résumer et remettre dans son contexte chaque allégation».

Un projet motivé par les échéances électorales

La date de lancement de Crosscheck ne doit rien au hasard : en pleine campagne présidentielle, l'équipe aux commandes du site dit vouloir «permettre aux électeurs de faire leur choix en ayant à leur disposition des informations valides». Entre les lignes de ce discours convenu plane le spectre de la campagne présidentielle américaine qui en aurait fait les frais, favorisant ainsi l'élection de Donald Trump. Les exemples mis en exergue lors de la présentation de cette nouvelle plateforme sont éloquents : une rumeur relayée par certains internautes pro-Trump à l'automne 2016 est présentée comme l'archétype même de la fausse information que Crosscheck se propose de débusquer en France.

Les situations française et américaine sont-elles réellement comparables ? Jenni Sargent, directrice de FirstDraft, n'en doute pas. Elle estime que «ce à quoi nous avons assisté aux Etats-Unis pourrait se produire en France», concédant toutefois qu'imputer la victoire de Donald Trump aux seules fausses informations serait «exagéré». Crosscheck ne cherche pas, selon elle, à «orienter» les électeurs mais à «informer» les lecteurs.

Une neutralité et une pluralité peu convaincantes

Crosscheck se défend donc de toute orientation politique et assure que seule la qualité des contributeurs compte. «Nous accordons une grande importance au croisement des sources et à la pluralité des médias qui travaillent sur le projet, ainsi qu'à leur sérieux», assure Jenni Sargent. 

Pourtant, si certains des partenaires de ce projet bénéficient d'une solide réputation de sérieux journalistique, d'autres ne peuvent pas en dire autant, à l'instar du site BuzzFeed. Ce dernier a été mis en cause pour avoir relayé de fausses informations relatives à un dossier sur Donald Trump que la Russie détiendrait pour faire chanter le président américain.

De plus, peu de partenaires affichent une ligne éditoriale de droite. Ils sont en revanche plus nombreux à être marqués à gauche, comme La Voix du NordLibération, Rue89 ou StreetPress. 

Officiellement, ne seront ciblés que les faits. «Nous ne voulons pas porter un jugement sur un média en particulier qui émet une information, ni le cataloguer, mais uniquement évaluer la véracité de l'information», annonce Grégoire Lemarchand, responsable des réseaux sociaux à l’AFP. Il ne s'agirait donc pas d'un second Decodex, outil avec lequel Le Monde trie ses concurrents en fonction de leur sérieux, mais d'un instrument ponctuel et précis.

Pourtant, parmi les cinq informations qui ont d'ores et déjà fait l'objet d'une vérification et dont le résultat a été publié par Crosscheck, l'une d'elle a été reprise, précise CrossCheck, par «le site Prêchi-Prêcha, qui relaie nombre de contenus favorables au Front national». Une indication non sans intérêt, mais loin de correspondre aux prétentions affichées par Crosscheck de «ne pas porter un jugement sur un média en particulier».

«Fausse information», une notion ambiguë 

Comment définir une fausse information et la distinguer d'une erreur, d'une imprécision, d'une parodie ou d'une opinion subjective ? A cette question complexe, l'équipe de Crosscheck préfère répondre en avançant la nécessité de «contextualiser». Quant à la possibilité laissée à un média de corriger un article avant de le voir estampillé par Crosscheck d'une mention «faux», elle a été «très débattue en interne», affirme Jenni Sargent. A priori, le média concerné devrait être prévenu, mais aucune garantie n'a été avancée.

Si Crosscheck se lance donc dans le fact-checking, il n'entend pas pour autant contribuer à préciser le concept de «fake news». D'ailleurs, les journalistes participant au projet rechignent à employer ce terme. Pourtant, la notion de «fausse information» mériterait au moins quelques réflexions, tant il semble que la réalité des faits échappe à une simple opposition manichéenne entre vrai et faux, a fortiori lorsqu'il s'agit de journalisme.

Un exemple de l'imprécision qui peut parfois envelopper ce genre de qualificatifs est fourni par l'une des premières informations vérifiées par Crosscheck, évoquant l'agression d'un prêtre, dont le récit a été largement relayé sur Facebook ces derniers jours. Les fact-checkers de Crosscheck lui ont attribué le label «faux» car l'agression remonte en réalité à 2013. Les faits, eux, se sont pourtant bel et bien produits.

Le souci de la crédibilité face à la méfiance de l'opinion

Alors que la remise en cause de la fiabilité des médias n'a jamais été aussi forte dans l'opinion française, selon une étude publiée par l’institut Kantar début février, le fait d'associer ces mêmes médias à la vérification de la fiabilité des informations convaincra-t-il le public ? Adrien Sénécat, venu des Décodeurs du Monde et associé au projet, veut le croire. Il évoque «une vraie demande de la part des lecteurs pour un engagement des journalistes eux-mêmes». Récemment, le Decodex du Monde, autre outil de fact-checking lancé à grands renforts de communication, avait pourtant été étrillé par de nombreux utilisateurs pour ses partis pris plus ou moins flagrants

L'idée d'associer Facebook et Google au projet pourrait également susciter quelques méfiances, d'autant que le réseau social, dont le nouveau rôle au sein du paysage médiatique inquiète, a annoncé vouloir «contribuer activement à la détection de fausses informations». Les deux géants d'internet ne sont pourtant pas exempts de tout soupçon et font régulièrement l'objet d'accusations de censure ou de partialité dans leur traitement algorithmique des contenus. En mai 2016, un ancien salarié de Facebook avait par exemple confirmé les observations de plusieurs rapports, expliquant que le géant des réseaux sociaux bloquait certains contenus politiques jugés «conservateurs». 

Un fonctionnement en vase clos ?

CrossCheck rencontrera-t-il le succès auprès des internautes français ? Officiellement, aucun objectif chiffré n'est avancé, qu'il s'agisse du nombre de consultations du site ou du nombre d'informations traitées. L'équipe préfère rester prudente et précise que «le projet est encore en phase évolutive», ne s'interdisant pas quelques réajustements éventuels. «Nous sommes déjà enthousiastes à l'idée de faire travailler de manière transversale les rédactions de plusieurs médias, de partager nos savoirs-faire et de nous enrichir de nos expériences», se réjouit Jenni Sargent.

CrossCheck donne par moment le sentiment d'être conçu par des journalistes... pour des journalistes, ce qui semble être l'une des faiblesses du projet. «Les internautes seront associés», affirme pourtant la page de présentation. Mais cela sera-t-il suffisant ? Derrière un optimisme apparent, Grégoire Lemarchand le concède : «Une partie des internautes qui partagent des informations erronées ne changera pas d'avis, quoi que nous fassions.» Quant aux autres ? «A nous d'être crédibles». 

Le nouveau robot de Boston Dynamics impressionne par son adresse (VIDEO)

Ce modèle mesurant près de 2 mètres de haut arrive parfaitement à conserver son équilibre en position debout et peut parcourir 24 kilomètres sans recharge, à la vitesse maximale de 14,5 km/h.

Si les roues sont efficaces sur les terrains planes, ses jambes lui permettent franchir différents obstacles.

Lire aussi : Un comité européen souhaite donner le statut de «personnes électroniques» aux robots

Hollande va-t-il tenir sa promesse et reconnaître l’État palestinien?

Hollande va-t-il tenir sa promesse et reconnaître l’État palestinien?













Ils sont plus d’une centaine de parlementaires français à demander à François Hollande de reconnaître l’Etat palestinien et de respecter ainsi son engagement de campagne. Le Président honorera-t-il ce «rendez-vous avec l’Histoire»?

« Monsieur le président, montrez-vous à la hauteur de l'enjeu et ne manquez pas ce rendez-vous avec l'Histoire »: des parlementaires de tous bords politiques demandent à François Hollande de reconnaître « dès à présent l'État de Palestine ».

À travers une lettre ouverte, signée par 154 parlementaires, les élus estiment que la France « ne peut prôner dans ses expressions officielles la solution à deux États et n'en reconnaître qu'un seul ». Un ultime recours après l'échec de la « conférence sur la paix au Moyen-Orient » qu'a organisée Paris en janvier dernier. Qualifiée de « procès Dreyfus moderne » par le ministre israélien de la Défense, la conférence avait été boudée aussi bien par les Israéliens que les Palestiniens.

« C'est ce que l'on attend, c'est que l'exécutif réponde à cette question. Il peut tout à fait le faire. Il y a déjà 138 nations qui reconnaissent la Palestine comme un État, l'exécutif pourrait le faire », espère Gilbert Roger, sénateur socialiste et président du groupe d'amitié France-Palestine, à l'initiative de l'appel.

« Je soutiendrai la reconnaissance internationale de l'État palestinien » s'était engagé François Hollande, dans la 59e proposition de sa campagne de 2012. Mais alors que le quinquennat touche à sa fin, François Hollande a multiplié les déclarations, contre le programme de colonisation mené par l'État hébreu ou pour que Jérusalem soit la capitale d'Israël et de la Palestine, sans vraiment s'impliquer plus avant.

« il lui reste encore quelques semaines », veut croire M. Roger. Est-ce que cette période « lourde d'incertitudes » aura raison de la timidité du président Hollande? Avec le nouveau président américain Donal Trump s'ouvre une ère de confusion et d'imprévisibilité. Au cours d'une conférence début février, le président américain rompait en quelques secondes avec la position historique américaine, soutenant l'idée d'une « la solution à un État ». Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, à ses côtés, s'était bien gardé de réagir, la nouvelle position américaine étant une aspiration de longue date de l'extrême droite israélienne, plus qu'hostile à la création d'un État palestinien.

« Nos collègues russes ont tenté d'être dans la médiation. Je sais qu'ils font un énorme travail pour rapprocher le Fatah du Hamas sur des positions saines. Mais tout cela, ça n'avance pas. Ca n'avance pas depuis Oslo. Il faut peut-être passer à une autre reconnaissance. Si les extrémistes de tout poil sont les seuls interlocuteurs de M. Trump, ça va être dangereux. Il va y avoir extension exponentielle des colonies et puis pour les Palestiniens, la disparition de cet espoir. À partir de là, c'est l'extrémisme qui va l'emporter. »

« Le président Obama est parti sur de beaux gestes », poursuit Gilbert Roger. En décembre dernier, à surprise générale, les États-Unis avaient lâché leur principal allié au Moyen-Orient, en s'abstenant lors du vote de la résolution 2334 au conseil de sécurité de l'ONU. Pour la première fois depuis 1979, les États-Unis n'ont pas opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité concernant la colonisation israélienne. Un coup d'éclat de Barack Obama, mais qui n'avait pas empêché la colonisation de se poursuivre:

« Vous demandez le gel des nouvelles colonies, mais vous ne dites rien sur toutes les autres, y compris les plus récentes. Il n'y a pas de menace de politique qui puisse contraindre Israël à reculer », déplore Jean-Claude Meyer, Membre du bureau national de l'Union juive française pour la paix.

« Israël a les mains libres, malgré le nombre incroyable de résolutions de l'ONU, les violations du droit international, la condamnation du mur par le tribunal de La Haye […] Les paroles, Israël s'en fiche […] Il n'y a aucune volonté de la part du gouvernement français, ni d'aucun gouvernement européen […] François Hollande a eu l'occasion, sur des sujets très divers, de faire des coups d'éclat, mais ne fait rien du tout », conclu M. Meyer, qui ne se fait aucune illusion sur le succès de la démarche.

La conférence de Paris n'a clairement pas réussi à débloquer le conflit israélo-palestinien. Ce que souhaitent les parlementaires avec l'éventuelle déclaration de François Hollande, c'est « aller plus loin, que la reconnaissance de l'État de Palestine permette à l'Onu de travailler sur ce que l'on appelle des états occupés qui, juridiquement, sont différents de territoires revendiqués. »

Plus de 65 ans après le plan de partage de l'ONU, la paix semble bien lointaine entre Israéliens et Palestiniens, et la poursuite de la colonisation en Cisjordanie rend problématique la solution à deux États. En 2014, Assemblée et Sénat avaient adopté à large majorité la proposition de résolution PS sur la reconnaissance de l'État palestinien. Les signataires de la lettre confrontent désormais François Hollande à ce texte, qui n'a pas de valeur contraignante. C'est maintenant au Président de lui accorder tout son sens, même si, là aussi, ce ne sont que des paroles.

https://fr.sputniknews.com/international/201702281030271360-palestine-hollande/

Alter Info l'Information Alternative

Des civils «effrayés, fatigués et affamés» fuient Mossoul à cause du manque d’eau et de médicaments

Jusqu’à 400 000 personnes pourraient être déplacées en raison des combats qui ont lieu à Mossoul, selon les estimations d'organisations humanitaires. Ce weekend [25 et 26 février], plus de 2 000 civils ont déjà fui la ville mais les camps dressés à proximité ne sont pas en mesure de les accueillir tous.

«Nous estimons qu’il y a environ 750 000 personnes, dont plus de 300 000 enfants à Mossoul, et nous pensons que la moitié d’entre eux veut fuir», a confié à RT Bastien Vigneau, coordinateur d'urgence pour l'UNICEF sur la situation en Irak. Selon lui, l’ONU est gravement préoccupée par la situation humanitaire et à l’heure actuelle, travaille pour offrir des abris supplémentaires et fournir plus d’assistance dans les camps.

Des gens abandonnent tout en fuyant Mossoul-Ouest

«Il n’y a pas d’eau, pas de nourriture, pas de pain. Rien», a déploré un homme arrivant de Mossoul. Un autre a également fait part à RT de son histoire : «Nous avons abandonné notre maison, nos voitures, tout ce que nous avions, nous n’avons pris que nos vêtements. Nous avons peur, nous sommes fatigués et nous avons faim. Ma situation parle d’elle-même.»

Selon Belkis Wille, chercheuse de l’organisation Human Rights Watch (HRW) en Irak, des centaines de milliers de civils vivent toujours dans la partie ouest de Mossoul contrôlée par Daesh. «Ces gens ont un accès extrêmement limité à la nourriture, à l'eau potable, aux médicaments. Alors que les combats font rage, nous n’avons aucune idée du temps durant lequel ces gens resteront sans accès à ces choses», a-t-elle déploré.

«Nous recevons des informations désespérées de la part des gens qui arrivent [dans les camps près de la ville]», a confié Bastien Vigneau, ajoutant que les pires informations avaient «été confirmées par les citoyens de Mossoul-Ouest qui fuient des zones de combat et commencent à arriver dans la partie sud de la ville, Hamam al-Alil». C'est dans cette zone, qui se trouve à une trentaine de kilomètres de Mossoul-Ouest, que les camps de l'ONU ont été construits en peu de temps.

La difficulté de détecter les terroristes de Daesh

Ce qui aggrave la situation, c'est qu’il est difficile de distinguer les civils des terroristes de Daesh. «Le gouvernement a appelé les civils à rester dans leurs maisons, s’ils pouvaient le faire, sinon, de se déplacer dans la région. Le conseil principal que les autorités irakiennes ont donné au début de l’opération était de placer des drapeaux blancs sur leurs toits et leurs portes», a expliqué Belkis Wille.

Cette mesure devrait aider l’armée irakienne à comprendre s’il y a des terroristes à l’intérieur des bâtiments concernés. Pourtant, la chercheuse de HRW a reconnu qu’il était difficile de «savoir qui était un civil et qui ne l’était pas». «Tout ceux qui fuient [Mossoul-Ouest] sont traités comme des terroristes potentiels et subissent un contrôle de sécurité», a-t-elle expliqué.

Le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi avait annoncé le 19 février le début de l’offensive de l’armée irakienne sur Mossoul-Ouest, après la libération des quartiers Est de la ville par ces même soldats. Mossoul, avec une population de deux millions d'habitant était passée sous le contrôle de Daesh en été 2014, avant de devenir le bastion de l’Etat islamique en Irak.

Lire aussi : La population de Mossoul souffre d'une opération préparée «à la hâte» et Daesh en tire profit

 

Attentat de Sousse : Mise en cause des forces de sécurité tunisiennes

Attentat de Sousse : Mise en cause des forces de sécurité tunisiennes












L'enquête menée en Grande-Bretagne sur la mort de 30 touristes britanniques tués en juin 2015 dans la station balnéaire de Sousse, en Tunisie, est très critique sur l'attitude des forces de sécurité tunisiennes mais ne conclut pas à une négligence fatale du tour-opérateur qui organisait le séjour.

Dans ses conclusions, rendues publiques mardi après six semaines d'auditions, le juge Nicholas Loraine-Smith note que la réplique des forces de sécurité tunisiennes a été "au mieux désordonnée et au pire lâche". Il évoque également des retards "délibérés et injustifiables" dans leur action.

Le 26 juin 2015, le tireur, Seifeddine Rezgui, a parcouru à pied près de trois kilomètres entre le moment où des complices l'ont déposé et le moment où il a été tué par les forces de sécurité. Dans l'intervalle, il a assassiné 30 touristes britanniques et huit Tunisiens. L'attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique.

Les touristes britanniques avaient réservé leur voyage via Thomson Holidays, une filiale du groupe TUI.

Leurs familles ont reproché au voyagiste de ne pas avoir suffisamment informé ses clients des avertissements du gouvernement britannique quant à des séjours en Tunisie et de ne pas avoir non plus facilité les annulations après un précédent attentat commis en mars 2015 au musée du Bardo, à Tunis.

Mais le juge Loraine-Smith a déclaré que les touristes ne dépendaient pas du tour-opérateur ou de l'hôtel et qu'il lui était par conséquent impossible de conclure à une négligence.

Il a cependant noté que le groupe TUI n'avait pas actualisé son site à la suite de l'attentat du Bardo et que les instructions données aux opérateurs téléphoniques du groupe ne leur demandaient pas de renvoyer les clients inquiets aux avis diffusés par le Foreign Office.

L'enquête ouverte officiellement mi-janvier par le "coroner" Loraine-Smith n'était pas un procès, mais une investigation publique (ou "inquest" dans le droit britannique) aux fins d'établir les seuls faits, pas de désigner les coupables.

https://www.lorientlejour.com/article/1037770/attentat-de-sousse-mise-en-cause-des-forces-de-securite-tunisiennes.html

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Triples buses – Flambi en goguette chez les Francs Macs !

C’est la première fois qu’un Président en exercice franchit officiellement le rubicon : Flambi est allez célébrer en grandes pompes le tricentenaire de la Franc-maçonnerie, en pérorant chez ses nombreux potes francs-macs du Godf, cette confrérie aux relents sectaires, composée de petite et de grands gourous davantage de que gourelles, et qui peut vous black(bouler pour le moindre pet de travers :

Une fin de règne à l’image de son quinquennat : pathétique et au service des puissants.

OVNI récurrent préféré des médias alignés – Jacques Cheminade looonguement invité de LCI

Il revient tous les 5 ans faire un petit coucou à la planète terre : le candidat Jacques Cheminade et ses projets martiens (au sens propre et au sens figuré) est de nouveau le petit candidat préféré des médias alignés :

Son rôle ?

Donner aux gogos l’illusion d’une ouverture du système, alors que ses positions sont très proches de celles du frérot Mélenche…

Sans ausun soutien populaire, si l’énergumène qui base son programme sur « la libération de la finance » (on n’est pas loin de la France insoumise) et sur les technologies nouvelles et de nouvelles conquêtes spatiales (genre hologramme et autres scientismes à la Zeit Geist Movement) fait 0,25% des voix fin Avril 2017 malgré l’aide des grands médias alignés et des élus pour l’aider à rassembler ses 500 signatures et à se faire connaître, ce sera franchement bien payé !

…Un petit tour de scène au profit du Système, avant de disparaître pour 5 années supplémentaires !

Dans le rôle que le Système lui a dévolu, il remplace quelque part Arlette l’employée de banque, qui elle aussi venait faire coucou aux Français, mais à l’époque le circus politicus était moins fréquent : c’était tous les 7 ans.

Un tireur d’élite blesse deux civils par erreur lors d’un discours de Hollande en Charente (vidéo)

Un tireur d'élite blesse deux civils par erreur lors d'un discours de Hollande en Charente (vidéo)


Un tireur d'élite chargé d'assurer la sécurité du président de la République a blessé deux personnes en tirant par erreur sur la foule, pendant un discours de François Hollande, rapporte Sud-Ouest. La sécurité de son arme aurait été mal enclenchée.

Alors que François Hollande tenait un discours pour l'inauguration d'une nouvelle ligne à grande vitesse entre Paris et Bordeaux, celui-ci a été interrompu par... un coup de feu.

«J'espère qu'il n'y a rien de grave. Apparemment non», a déclaré le président de la République à la suite de cet incident.

Selon les informations fournies par la préfecture, reprises par le quotidien Sud-Ouest, un tireur d'élite chargé de la sécurité du président de la République avait mal ajusté la sécurité de son fusil de précision. Le coup est parti, traversant le chapiteau dans lequel devait se tenir le cocktail de l'après-cérémonie.

«Un maître d’hôtel du groupe Arom Lacoste Traiteur et un employé de la société Mesea chargée de la maintenance et de l’exploitation de la ligne à grande vitesse» ont été légèrement blessés, affirme le quotidien. Ces derniers ont reçu la visite du président de la République avant qu'il ne reparte à Paris.

Une enquête administrative a été ouverte sur cet incident.

https://francais.rt.com/france/34604-tireur-delite-blesse-deux-civils-hollande

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Un tireur d’élite blesse deux civils par erreur lors d’un discours de Hollande en Charente

Alors que François Hollande tenait un discours pour l'inauguration d'une nouvelle ligne à grande vitesse entre Paris et Bordeaux, celui-ci a été interrompu par... un coup de feu.

«J'espère qu'il n'y a rien de grave. Apparemment non», a déclaré le président de la République à la suite de cet incident.  

Selon les informations de la préfecture reprises par le quotidien Sud-Ouest, un tireur d'élite chargée de la sécurité avait mal placé la sécurité sur son fusil de précision. Le coup est parti, traversant le chapiteau dans lequel devait se tenir le cocktail de l'après-cérémonie.  

«Un maître d’hôtel du groupe Arom Lacoste Traiteur et un employé de la société Mesea chargée de la maintenance et de l’exploitation de la ligne à grande vitesse» ont été légèrement blessés, affirme le quotidien.

Plus de détails à venir... 

Une commission du Parlement européen recommande la levée de l’immunité de Marine Le Pen

Une commission du Parlement européen recommande la levée de l'immunité de Marine Le Pen












La candidate à la Présidentielle risque la levée de son immunité de député européen après la décision de la commission des affaires juridiques du Parlement européen. En cause, la publication en 2015 par Marine Le Pen d'actes de violence de Daesh.

La commission des affaires juridiques du Parlement européen s’est prononcée pour la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen. Ce vote ne sera définitif qu'en cas de confirmation par un vote en séance plénière du Parlement européen jeudi prochain.

En 2015, Marine Le Pen avait diffusé des images de violences de Daesh dont la décapitation de l'otage américain James Foley, exécuté par l'organisation terroriste en août 2014.

Si vote de la commission était confirmé par le Parlement, Marine Le Pen risquerait alors jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. La levée éventuelle ne serait néanmoins que partielle et ne s'appliquerait qu'aux tweets de 2015 et non pas aux enquêtes en cours sur les emplois fictifs présumés dans l'entourage de la député européenne.

https://francais.rt.com/france/34605-parlement-europeen-vote-levee-immunite-le-pen

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“Les blancs, vous devez mourir !” – Mehdi Meklat

Une icône immolée ! Le rebelle en carton Mehdi Meklat, journaliste pour le site d'information Bondy Blog, s'est fait prendre la main dans le tweet. Considéré par les bienpensants comme une étoile montante du journalisme de banlieue, l'individu a été rattrapé par la patrouille ! Tweet anti-français, attaque contre les homosexuels et les juifs, le trublion banlieusard était finalement bien loin de l'image qu'on lui prêtait.

Source : https://www.tvlibertes.com/2017/02/28/15304/blancs-devez-mourir-mehdi-meklat

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Un véhicule fonce sur une foule fêtant Mardi gras en Alabama, onze blessés (IMAGES)

Un incident aux raisons encore inexpliquées est venu perturber le carnaval de Mardi gras de la ville de Gulf Shores en Alabama. Au moins onze personnes ont été blessées par un véhicule ayant foncé sur la parade au niveau de l'orchestre. Trois personnes sont dans un état critique. 

L'orchestre composé d'adolescents avait juste commencé à marcher lorsqu'ils ont été frappés par derrière. Le véhicule faisait partie de la parade, a indiqué Grant Brown, porte-parole de la ville, à la télévision locale WKRG. 

Des témoins ont confié aux médias locaux avoir entendu des cris et vu une camionnette renverser des membres de la fanfare du lycée de Gulf Shore. 

La police mène l'enquête sur l'incident, afin de pouvoir déterminer si celui-ci était intentionnel ou accidentel. 

La ville de Gulf Shore est une commune de 10 000 habitants située près du Golfe du Mexique.

Marine Le Pen risque-t-elle de perdre son immunité parlementaire pour ses tweets de 2015 ?

Le 28 février, le Parlement européen doit se prononcer sur l'opportunité de lever l'immunité de Marine Le Pen. En cause, les tweets que la députée européenne avait postés en 2015, montrant les atrocités perpétrées par Daesh, dont la décapitation du journaliste et otage James Foley, tué en août 2014.

La publication de ces images avaient alors suscité un tollé, les parents de l'otage américain s'étaient même déclarés «profondément choqués». Le parquet de Nanterre avait alors ouvert une enquête préliminaire pour «diffusion d'images violentes».

Marine Le Pen avait dans un premier temps assumé ses tweets, déclarant : «Qu'est-ce que je risquerais à montrer la réalité de ce qu'est Daesh ?» Mais la présidente du Front national (FN) avait finalement retiré ces images de son fil Twitter.

Si le Parlement européen vote la levée de son immunité, ce sera ensuite à la commission des affaires juridiques de ce même Parlement de déterminer si les tweets incriminés sont compatibles avec la fonction de parlementaire européen.

L'hypothétique levée de l'immunité de Marine Le Pen ne sera toutefois applicable que dans le cadre de cette affaire de tweets. En aucun cas, elle ne pourra être utilisée dans le cadre de l'enquête sur les emplois supposés fictifs d'attachés parlementaires d'élus FN à Strasbourg. Une affaire dans laquelle la candidate frontiste risque jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. 

Contacté par RT, Ludovic de Danne, conseiller aux Affaires européennes de Marine Le Pen estime qu'il s'agit d'une «façon pitoyable des mondialistes de l'Union européenne de viser» la candidate à la présidentielle. «Comme les autres attaques, c'est la même manœuvre que contre le Brexit et Donald Trump», a-t-il ajouté, avant de conclure : «Les gens ne sont plus aveugles.»

Lire aussi : Emplois fictifs, Marine Le Pen n'acceptera d'être entendue qu'après la présidentielles

Les autorités allemandes ferment la mosquée fréquentée par le terroriste au camion de Berlin

La mosquée salafiste «Fussilet 33», souvent présentée dans les médias allemands comme la «mosquée de l’Etat islamique» a été perquisitionnée à l'aube du 28 février, tout comme 24 autres lieux de la capitale allemande. 450 agents de police ont été mobilisés dans le cadre de cette vaste opération de police.

L'association religieuse «Fussilet 33», nom tiré de l'adresse de cette mosquée du quartier d'Alt-Moabit à Berlin, qui était déjà dans le viseur des enquêteurs, «fait l'objet d'une interdiction depuis aujourd'hui 6h», a indiqué la police dans un communiqué.

Les enquêteurs avaient établi qu'Anis Amri, le jeune demandeur d'asile tunisien qui avait tué 12 personnes et blessé des dizaines d'autres en lançant son camion dans la foule d'un marché de Noël à Berlin en décembre dernier, fréquentait régulièrement cette mosquée. Son acte avait été revendiqué par Daesh.

Le mois dernier, les autorités allemandes ont annoncé avoir mené plusieurs perquisitions et arrestations notamment à Francfort (ouest) et à Berlin, pour démanteler des cellules liées à l'Etat islamique.

Lire aussi : Attentat de Berlin : des proches des victimes reprochent aux autorités de les négliger

A genoux dans le bureau ovale de Donald Trump, Kellyanne Conway enflamme la toile

Tout est parti d'une photo de l'AFP, prise opportunément dans le bureau ovale et montrant la proche conseillère de Donald Trump assise en tailleur sur ses talons sans doute pour un moment de détente. Peut-être pour cause de jambes lourdes. Mais ni le président, ni sa conseillère n'étaient en pause. Donald Trump recevait alors des dirigeants de lycées et d'université noirs dans le célèbre bureau. Un moment officiel, donc, et dûment listé dans l'agenda présidentiel.  

Mais le moment de solennité n'a pas été apprécié à sa juste valeur par Kellyane Conway, qui s'est agenouillée avec désinvolture sur le sofa – avec ses chaussures – au moment où le président prenait la pose avec ses invités.

Sur Twitter, beaucoup d'internautes se sont déchaînés contre le «manque de respect» montré selon eux par la conseillère du président Donald Trump.

«Les éducateurs afro-américains les plus respectés du pays sont rassemblés à la Maison Blanche, et Kellyanne Conway n'est même pas capable de leur montrer la courtoisie la plus élémentaire», a affirmé Rachel Vorona Cote, une commentatrice sur le site féminin Jezebel.

Pour l'éditorialiste du Wall Street Journal, Bret Stephens, si les anciennes conseillères du président Barack Obama «s'étaient assises comme ça dans le Bureau ovale, les conservateurs auraient hurlé pendant des semaines».

Il n'a toutefois pas rappelé que Barack Obama avait été critiqué pour avoir adopté un style vestimentaire plus décontracté à la Maison Blanche, et avait surtout reçu une volée de bois vert après s'être laissé prendre en photo les pieds sur son bureau pendant qu'il parlait à ses conseillers dans le Bureau ovale.

Une pose nonchalante également adoptée par certains de ses prédécesseurs, comme George Bush ou encore Gerald Ford. De quoi pousser d'autres internautes à détecter un relent de sexisme dans le commentaires réprimandant Kellyanne Conway pour s'être agenouillée en jupe.

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Quand Donald Trump accuse Barack Obama d’organiser les fuites de la Maison Blanche

Le président des Etats-Unis Donald Trump a déclaré, lors d'un entretien accordé à la chaîne d'information Fox News le 27 février, qu'il soupçonnait le camp Obama d'être à l'origine des fuites d'informations en provenance la Maison Blanche qui ont alimenté la presse américaine et internationale ces dernières semaines.

«Je pense qu'Obama est derrière tout ça parce que son équipe est certainement derrière tout ça, et les fuites viennent probablement de son camp», a affirmé le président américain, sans pour autant étayer ses accusations. «On ne sait jamais exactement ce qui se passe en coulisses», a-t-il toutefois nuancé.

S'agissant de la portée de ces fuites organisées, selon lui, par des membres de l'administration favorables au camp démocrate, Donald Trump a estimé qu'elles posaient des questions «très sérieuses pour la sécurité nationale». «Mais c'est ainsi qu'est la politique», a-t-il déploré.

Donald Trump a également été interrogé sur les manifestations d'opposants ayant perturbé différents conseils municipaux de villes dirigées par les Républicains ces dernières semaines. Il a une fois encore estimé que ces mouvements étaient le fait de militants démocrates et mis en cause son prédécesseur : «Je crois qu'Obama est derrière ça», a-t-il répété.

Au mois de janvier, après que la presse a rapporté le contenu de conversations entre Donald Trump et ses homologues australien et mexicain, le président des Etats-Unis avait déjà accusé les «gens d'Obama» d'être à la manœuvre. Dans la foulée, un ex-conseiller de Donald Trump avait affirmé que les partisans d’Obama au sein des services de renseignement américains essayaient de nuire au président en organisant des fuites illégales.

Lire aussi : Quand un mémo anti-fuites du département d’Etat fait lui-même l’objet d’une fuite

Empêtrée dans une crise budgétaire, l’Arabie saoudite veut un pétrole plus cher, mais pas trop

Alors que le prix du baril de pétrole se situe à un peu plus de 50 dollars, l'Arabie saoudite aurait l'intention de le faire monter de 10 dollars, rapporte l'agence Reuters. Cette hausse des prix du brut lui permettrait de réduire mécaniquement son déficit budgétaire. 90% des recettes du royaume proviennent de ses ventes de pétrole.

Mais la marge de manœuvre de la monarchie du Golfe est ténue, compte tenu de la concurrence du pétrole de schiste américain. Avec un prix du baril à 60 dollars, sa production pourrait être relancée.

Mais confronté à un déficit budgétaire alarmant, qui atteignait en septembre 2016 près de 15% du produit intérieur brut (PIB) et qui risque de mettre en péril la politique sociale généreuse du royaume en faveur des ressortissants Saoudiens, Ryad doit agir.

Dans la pratique, il n'est pas aisé de piloter précisément les cours du pétrole. S'ils sont trop bas, les pays producteurs se privent d'un revenu conséquent. S'ils sont trop haut, l'exploitation du pétrole de schiste redevient rentable. Et les producteurs américains ne se priveront pas, le cas échéant, de relancer des capacités de production qu'ils avaient limitées en 2014. Les cours du brut devenus trop faibles, ils produisaient à perte.

D'autre part, la production d'hydrocarbures de schiste est plus flexible que celle du pétrole classique. Il ne faut en effet que quelques mois pour relancer l'exploitation d'un gisement de pétrole de schiste contre plusieurs années pour un gisement classique. Ce qui confère aux producteurs de pétrole de schiste américains un avantage sur leur concurrent saoudien.

En septembre 2016, les pays membres de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) étaient parvenus à un accord de principe pour limiter leur production et faire ainsi remonter les cours de l'or noir.

Trois mois après, en décembre, l'OPEP ainsi que d'autres pays producteurs de pétrole, dont la Russie, avaient conclu un «accord historique» pour réduire davantage la production d'hydrocarbures. L'initiative s'était traduite par une hausse immédiate – mais insuffisante – des cours de brut, du moins pour l'Arabie saoudite. 

Lire aussi : La Russie a détrôné l'Arabie saoudite, redevenant le premier producteur mondial de pétrole par jour

Au salon de l’agriculture, Marine Le Pen accable encore l’Union européenne

Ce 28 février au matin, Marine Le Pen s'est à son tour rendue au salon de l'agriculture, Porte de Versailles à Paris. Accompagnées d'une nuée de journalistes, la candidate a fustigé l'Union européenne, responsable selon elle de la situation de crise du monde agricole. «Il faut faire l'inverse de ce que fait l'UE», a-t-elle martelé, submergée par les perches, les micros et les caméras.

Qualifiant la politique agricole européenne d'«échec absolu», Marine Le Pen a condamné le système des aides aux agriculteurs, appelant à le «franciser». «On veut maintenir le système des aides via une politique agricole nationale afin de définir nous-mêmes où vont ces aides», a précisé Marion Maréchal-Le Pen, présente elle aussi au salon.

Une politique agricole française plutôt qu'Européenne

Alors que selon la Mutualité sociale agricole un tiers des agriculteurs vivent avec moins de 354 euros par mois, Marine Le Pen en a appelé au «patriotisme» agricole. La candidate a notamment proposé que les collectivités locales puissent se fournir auprès des producteurs français. «Ce qui est interdit par l'Europe aujourd'hui», a-t-elle souligné, militant pour que «l'argent des Français [...] serve à acheter des produits agricoles français».

Malgré quelques «happenings» comme celui, rapporté par l'AFP d'un «patron d'une maison d'édition frappant sur des casseroles [en] référence aux affaires judiciaires autour de Marine Le Pen», la candidate à la présidentielle a «emballé les agriculteurs», selon le quotidien régional Sud-Ouest.

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Un frère d’Adama Traoré, suspecté de «tentative d’assassinat» sur des policiers, est en garde à vue

Actuellement incarcéré, Bagui Traoré a été extrait de la maison d'arrêt du Val-d'Oise et placé en garde à vue «pour des faits de tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique», a indiqué le parquet de Pontoise.

Plusieurs membres de la famille Traoré devaient également être entendus comme témoins le 28 février dans le cadre de cette procédure, a précisé cette source.

Selon un membre du comité de soutien, une sœur d'Adama, Assa Traoré, devenue porte-parole de la famille, était entendue par des gendarmes dans la matinée. 

Le parquet a fait savoir que cinq autres personnes étaient aussi en garde à vue dans cette affaire, alors que quatre autres, interpellées ces derniers mois, se trouvent en détention provisoire. 

Après la mort d'Adama Traoré, 24 ans, lors de son arrestation par des gendarmes le 19 juillet 2016, des violences avaient éclaté à Beaumont-sur-Oise, d'où il était originaire, et dans les communes voisines. Des tirs d'armes à feu et de mortiers artisanaux avaient été constatés, des véhicules avaient été incendiés et des bâtiments publics, dégradés.

Selon les autorités, une soixantaine de coups de feu avaient été tirés pendant cinq nuits de violences. 13 policiers et gendarmes avaient été blessés. Une information judiciaire sur ces tirs avait été ouverte, et l'enquête confiée à la section de recherches de Versailles.

Bagui Traoré avait été condamné en décembre dernier à huit mois de prison ferme pour outrages et violences à l'égard de policiers municipaux et de gendarmes, lors d'un rassemblement organisé en marge d'un conseil municipal de Beaumont-sur-Oise un mois plus tôt. Il a fait appel. Un autre frère d'Adama, Youssouf, a été condamné à six mois de prison dont trois avec sursis pour outrages et menaces de mort.

Le comité de soutien a dénoncé le 28 février auprès de l'AFP des «violences psychologiques» à l'égard de la famille Traoré et une volonté d'«étouffer» leur lutte.

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Une lycéenne interpellée à Creil pour suspicion de préparation d’attentat terroriste islamiste

Au petit matin du 28 février, les agents de la DGSI, appuyés par le RAID, ont perquisitionné le domicile d'une lycéenne de 18 ans à Creil, en Picardie. Ils ont ensuite procédé à son interpellation pour son implication présumée dans la préparation d'un attentat terroriste au nom de l'Etat islamique. 

D'après les informations de France 3, l'élève ferait partie d'un groupe de jeunes filles radicalisées qui se serait surnommé «Les Lionnes». Elles auraient été en relation avec des djihadistes en Syrie, et notamment le célèbre Rachid Kassim, connu pour avoir commandité une quinzaine d'attentats en France. Celui-ci serait mort lors d'une frappe de drone le 8 février en Irak. 

La garde à vue de la lycéenne, qui peut durer jusqu'à 96 heures, devrait permettre aux enquêteurs de déterminer le degré d'implication de la jeune fille dans le projet d'attentat présumé, ainsi que sa nature plus détaillée. 

Deux hommes de 19 et 27 ans, interpellés à Marseille et Clermont-Ferrand, également soupçonnés de projeter un attentat, avaient été mis en examen et écroués le 25 février. Les enquêteurs avaient retrouvé des explosifs chez l'un d'eux. 

Lire aussi : Projet d'attentat : deux hommes interpellés à Marseille et Clermont-Ferrand mis en examen et écroués

En lançant des médias en russe dans les pays baltes, Berlin rejoint la lutte contre les «fake news»

Berlin entend aider les trois pays baltes, l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie, à mettre en place des médias russophones afin de lutter contre «la désinformation systématique» provenant des chaînes russes qui diffusent dans la région. La diplomatie allemande a procédé à cette annonce peu avant la tournée de Sigmar Gabriel, ministre des Affaires étrangères, en Suède et dans les pays baltes entre le 27 février et le 5 mars.

«Los de son voyage, Sigmar Gabriel engagera ce que nous nous déjà commencé l’année dernière dans les pays baltes […] pour faire face aux "fake news" russes», a annoncé Martin Schaefer, porte-parole du ministère.

L’objectif principal de l’initiative est de créer des stations de radio et des chaînes de télévision diffusant en russe qui seraient «intéressantes pour les russophones vivant dans les trois pays baltes». Elles présenteront les actualités «d’une façon différente» de celle des médias russes.

L’Allemagne a rejoint le mouvement de lutte contre le phénomène des «fake news». Ce terme a pris de l'ampleur depuis que Donald Trump l'a utilisé pour qualifier un pseudo-rapport le concernant dont disposerait la Russie pour le faire chanter. Il a été repris a posteriori pour qualifier les informations faisant état d'une possible ingérence russe dans le processus électoral.

Berlin accuse également Moscou de tenter d'intervenir «dans les élections législatives» allemandes qui auront lieu en septembre prochain. Les services de sécurité allemands créeront à cet effet un centre spécial de lutte contre la désinformation et les «fake news». Début février, le renseignement allemand avait toutefois reconnu qu'il n'était pas parvenu à apporter la preuve d'une ingérence de la Russie dans la vie politique allemande.

Lire aussi : L’Allemagne créerait un centre de la défense contre de fausses informations avant les législatives

La décision de mettre en place des médias russophones dans les pays baltes va de pair avec d’autres activités «défensives» contre une soi-disant «agression russe», à commencer par la construction d'un mur en Lituanie à la frontière avec la Russie jusqu'au déploiement dans la région de militaires et de chars de l’OTAN.

Moscou dément pour sa part toute accusation d'agression, souligant que le renforcement militaire de l’Alliance atlantique dans l’Est de l’Europe – le plus important depuis la fin de la guerre froide – minait la sécurité dans la région.

 

Un Israélien condamné à 11 ans de prison pour avoir poignardé un Juif qu’il a pris pour un Arabe

Le tribunal du district de Haifa a condamné un israélien, Shlomo Haim Pinto, 32 ans, à 11 ans de prison après l'avoir reconnu coupable, en décembre dernier, de tentative d’assassinat à motivation raciste.

Le 13 octobre 2015, armé d’un couteau de cuisine, d’un cutter et d’un marteau l'homme s'était rendu dans un petit magasin de la ville de Kiryat Ata. Comme il l'avait confié plus tard au tribunal, il s’était laissé guider par «une voix intérieure» qui lui avait dit de commettre un «mitzvah», une bonne action effectuée par devoir religieux, selon Haaretz.

Shlomo Haim Pinto espérait qu’il trouverait une victime arabe dans le magasin. Mais il s'en est pris à un autre Juif, Uri Razkan, salarié du magasin qu'il a pris pour un Arabe. Ce dernier a survécu à cette tentative de meurtre.

Selon des documents produit par le tribunal, l’accusé pensait que le meurtre d’un Arabe serait «une grande grâce pour les Juifs et qu’il ferait avancer la rédemption» de la nation auprès de Dieu.

En plus de sa longue peine d’emprisonnement, Pinto doit dédommager sa victime à hauteur de 50 000 shekels (12 800 euros).

Lire aussi : Pris pour un terroriste, un arabe israélien aurait été lynché lors d’une attaque près de Tel Aviv

Cette attaque est intervenue au sommet de la vague d’attaques au couteau effectuées par des Palestiniens contres des juifs et des forces de sécurité israéliennes. Depuis octobre 2015, 252 Palestiniens, 41 Israéliens, deux Américains, un Jordanien, en Erythréen et un Soudanais sont tombées victimes de telles attaques.

28 février 1986. Après Mohamed Seddik Benyahia, l’exécution d’Olof Palme

Parmi les gens de ma génération, un rapport avait été établi entre l’assassinat jusqu'ici inexpliqué d’Olof Palme et celui du ministre algérien des Affaires étrangères quatre ans plus tôt, le 3 mai 1982. L’avion de Mohamed Seddik Benyahia avait été abattu par un tir de missile provenant de territoires kurdes "incontrôlés". Avec lui sont morts 15 diplomates algériens qui l’accompagnaient dans sa mission de médiation pour faire cesser la guerre entre l'Irak et l'Iran. Pourquoi ce rapprochement ? Comme Palme, Benyahia fut l’un des artisans obstinés de la cessation des hostilités entre l’Irak et l’Iran. Cette guerre, que Mohamed Seddik Benyahia, diplomate de talent, œuvrait à arrêter, a été au siècle dernier une des pourvoyeuse les plus juteuses de contrats pour l’industrie mondiale de l’armement.
28 février 1986. Après Mohamed Seddik Benyahia, l'exécution d'Olof Palme
Le 28 février 1986, le Premier ministre suédois Olof Palme (59 ans) est abattu à bout portant par un inconnu alors qu'il sort paisiblement d'un cinéma de Stockholm, au bras de son épouse Lisbet. On a d’abord mis en cause un alcoolique déséquilibré, qui sera condamné puis acquitté en appel. Son assassin ne sera donc jamais identifié.
Il avait accédé pour la première fois au poste de Premier ministre en octobre 1969 puis l'avait recouvré en octobre 1982, après en avoir été chassé six ans plus tôt par une coalition «bourgeoise».
Palme mena une politique internationale courageuse contre la guerre du Vietnam, l’apartheid, la prolifération des armes nucléaires. Il provoqua la rupture des relations diplomatiques entre la Suède et les États-Unis pour avoir participé personnellement, en tant que ministre, à une manifestation d'opposants à la guerre du Viêt-Nam. Il ne manifesta jamais la moindre tolérance pour l’apartheid sud-africain et milita toujours pour son abolition.
Palme et Benyahia
Parmi les gens de ma génération, un rapport avait été établi entre l’assassinat jusqu'ici inexpliqué d’Olof Palme et celui du ministre algérien des Affaires étrangères quatre ans plus tôt, le 3 mai 1982. L’avion de Mohamed Seddik Benyahia avait été abattu par un tir de missile provenant de territoires kurdes "incontrôlés". Avec lui sont morts 15 diplomates algériens qui l’accompagnaient dans sa mission de médiation pour faire cesser la guerre entre l'Irak et l'Iran.
Pourquoi ce rapprochement ? Comme Palme, Benyahia fut l’un des artisans obstinés de la cessation des hostilités entre l’Irak et l’Iran. Cette guerre, que Mohamed Seddik Benyahia, diplomate de talent, œuvrait à arrêter, a été au siècle dernier une des pourvoyeuse les plus juteuses de contrats pour l’industrie mondiale de l’armement.
A la veille de son assassinat, Olaf Palme s’apprêtait à rendre publique le scandale de la corruption pratiqué par Bofors, cette entreprise suédoise fondée par Alfred Nobel (celui des Prix) et fabriquant du matériel d’artillerie. A l’époque, on disait que le procureur Tornbjorn Sebell avait découvert par hasard des milliers de pages de documents sur le trafic international de l'armement vers la guerre Irak-Iran! Ces documents indiqueraient que les producteurs européens, réunis au sein d'un cartel occulte, s'entendent pour fournir coûte que coûte les belligérants du conflit Irak-Iran.
Mieux, il semble que ce cartel clandestin existerait depuis des lustres. Il aurait été fondé par...Alfred Nobel lui-même à la fin du siècle dernier...
 Synthèse blog, 28 février 2012, revue le 28 février 2017
 
Le secteur de l’armement ne connaît pas la crise
 « Les données pour 2010 démontrent […] la capacité des principaux acteurs à continuer de vendre des armes et des services militaires malgré la crise. » Cette affirmation du Docteur Susan Jackson, chercheur sur l’industrie de l’armement, est confirmée par le Stockholm International Peace and Research Institute (SIPRI). D’après ce think tank, les ventes effectuées par les entreprises productrices d’armement seraient en constante augmentation et représenteraient en 2010 une somme de 411.1 milliards d’euros. Alors que la plupart des secteurs économiques subissent la crise de plein fouet, l’industrie de l’armement continue de prospérer et commence même à attirer la convoitise des investisseurs.
 Un rapide coup d’œil sur le classement des cents plus grandes entreprises productrices d’armement, publié par le SIPRI, met en avant l’omniprésence de l’Occident dans un secteur au combien stratégique. Si les entreprises américaines sont largement majoritaires dans ce Top 100 avec 46 firmes, les représentants européens ne sont pas en reste puisque EADS se classe 7e et Thales 11e, loin derrière la 2e place du britannique BAE System. Les entreprises occidentales bénéficient principalement de la demande de certains pays émergents, qui ne connaissent pas la crise et tentent aujourd’hui de combler leur retard militaire par des achats importants d’armement. L’Inde est certainement l’un des meilleurs exemples de cette tendance. Après avoir commandé pour plus de 650 millions de dollars d’armes à la Russie en 2011, New Dehli a lancé l’un des plus gros appels d’offre internationaux de ces dernières années pour se doter d’avions de combat, et qui a bénéficié au Rafale français.
La bonne santé de l’armement s’explique également par les mutations intervenues depuis déjà quelques années. Par exemple, les producteurs offrent désormais toute une gamme de services : soutien logistique, formation, maintenance et réparation, qui accompagnent les achats de matériels, surtout si l’équipement en question est technologiquement complexe et novateur. Par ce biais, la crise économique et le ralentissement des commandes n’impactent que partiellement le chiffre d’affaire.
Principal témoignage de la bonne santé de l’industrie de l’armement, les entreprises et les investisseurs commencent à s’intéresser grandement à ce secteur qui devient peu à peu une valeur refuge.
 Affaires stratégiques.info, 27 février 2012

http://www.algerieinfos-saoudi.com/article-28-fevrier-1986-les-marchands-d-armes-ont-ils-execute-olof-palme-115764877.html

Alter Info l'Information Alternative

Sainte Marine le Pen : Une neuvième croisade avec un sabre nain

«Toute femme qui prie ou qui prophétise la tête non voilée, déshonore sa tête.» Paul (épître aux Corinthiens)
Sainte Marine le Pen : Une neuvième croisade avec un sabre nain




Cette épitre de Paul aux Corinthiens est là pour montrer, si besoin était que l'Islam n'est en rien dépositaire du "voile" qui existait depuis l'avènement des civilisations puis des religions révélées. Marine Le Pen a de ce fait, dans son désir d'attiser les tensions confessionnelles, a fait une mauvaise querelle à l'Islam Ainsi Marine Le Pen a créé un malaise lors de son déplacement au Liban pour peaufiner sa stature présidentiable à l'extérieur, quitte à créer la zizanie se prévalant de la stature de la fille aînée de l'Eglise pour honorer à travers les siècles, les promesses faites par Saint Louis à l'évêque Maroun. Se voulant la digne continuatrice des croisades notamment celle voulue par saint Louis , sainte Marine le sabre nain au clair est venue pourfendre les sarrasins oubliant que les chrétiens d’ Orient sont avant tout des Sarrasins. Lors d'un premier déplacement aux États-Unis, en novembre 2011, Marine Le Pen n'avait pas été reçue par Trump malgré le forcing sans dignité au sein de la Trump Tower .

Pour Benjamin Barthe et Olivier Faye du Monde, Marine Le Pen a enfin la possibilité de le faire: «Marine Le Pen va rencontrer publiquement un chef d'Etat étranger. Il n'est pas anodin que cette percée sur la scène internationale se fasse au pays du Cèdre. Le FN y dispose de nombreux relais dans la communauté chrétienne, des contacts hérités de la guerre civile (1975-1990). » (1)

« «Nous avons une tendresse particulière pour le Liban, et c'est réciproque, je pense», confie au Monde Jean-Marie Le Pen. Plusieurs responsables actuels du FN se sont impliqués - armes à la main ou pas - aux côtés des chrétiens durant le conflit inter-libanais, persuadés d'y défendre les valeurs de l'Occident contre «le terrorisme révolutionnaire islamique». L'expression est de Thibault de la Tocnaye, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur et membre de la direction de campagne de Marine Le Pen. (...) Du temps de son exil en France, dans les années 1990, Michel Aoun, le champion de la cause chrétienne et du camp anti-syrien, a rencontré à plusieurs reprises Jean-Marie Le Pen. Elie Hatem, avocat organisateur du déplacement. proche de L'Action française assure avoir décroché pour «Marine» les rendez-vous avec Michel Aoun et Saâd Hariri, «un copain» qu'il aurait appelé directement à son bureau». (1)

Dans une déclaration à l'issue de l'entrevue qu'il a accordée à la présidente du parti d'extrême droite, le Premier ministre libanais Saâd Hariri a mis en garde la candidate d'extrême droite française contre tout «amalgame» entre l'islam et le terrorisme: «L'erreur la plus grave serait l'amalgame entre islam et musulmans d'une part, terrorisme d'autre part», a affirmé le chef du gouvernement libanais. «Les Libanais et les Arabes, comme la majorité du monde, considèrent la France comme la patrie des droits de l'homme et de l'Etat républicain qui ne fait aucune distinction ethnique, religieuse, ou de classe entre ses citoyens.»

La fin de non recevoir du muphti de la République libanaise

Une gifle ! c’est ainsi que l’on peut qualifier la déconvenue de Marine Le Pen venu en pays conquis monter ses deltoïdes et croyant engranger un bénéfice celui d’imposer au dignitaire religieux le fait de la recevoir tête nue balayant toutes les convenances de personnes civilisées au-delà de la dimension et de la signification du voile à la fois du point de vue civilisationnel et du point religieux. Mal lui en a pris ! Il est connu que ce type de visite est préparé bien à l'avance et la question du voile plus protocolaire et de marque de respect de l'Islam n'a pas posé de problème pour les architectes de la visite au Liban. Parmi eux l'avocat qui a préparé les rencontres et qui dit connaître Rafik Hariri le Premier ministre qui aurait demandé au grand mufti de recevoir la présidente du Front national.

L'entourage du mufti. Dar al-Fatwa, la plus haute autorité sunnite au Liban, présidée par le mufti, a déclaré dans un communiqué que «son bureau de presse avait informé la candidate à la présidentielle, par l'intermédiaire d'un de ses collaborateurs, de la nécessité de se couvrir la tête lors de sa rencontre avec son éminence (le mufti) selon le protocole de Dar al-Fatwa».

À l'arrivée de la présidente du Front national pour rencontrer cheikh Abdellatif Deriane, comme il a été convenu un foulard qui lui était tendu créant de façon délibérée et préméditée un incident qui lui a fermé en définitive les portes du bureau du muphti. L'institution sunnite a ajouté que «les responsables de Dar al-Fatwa ont été surpris par son refus de se conformer à cette règle bien connue». Elle exprime ses regrets «pour ce comportement inconvenant pour des réunions pareilles». Il est fort possible que Marine Le Pen ait voulu faire un coup d'éclat tout à fait mesquin croyant être dans les bonnes grâces des Français qui sont chrétiens, voire croisés comme elle à l'extérieur vis-à-vis de l'Islam et laïcs à l'intérieur. Ce geste non seulement ne l'honore pas, mais va lui aliéner certainement tous les Français qui ne mangent pas de ce pain-là, celui des guerres de religions à tout prix.

Pour Caroline Hayek du journal « L’Orient le Jour » la présidente du FN a assuré que la vocation de la France était de protéger les minorités chrétiennes au Moyen-Orient. Ses propos révèlent une vision erronée de la situation des chrétiens d'Orient, relève cette éditorialiste libanaise. Montjoie! Saint Denis! On se croirait revenu au temps où, à l'aune de la septième croisade, Saint Louis se proclamait le défenseur des chrétiens d'Orient, et plus précisément celui des maronites. Le 24 mai 1250, dans une charte adressée au patriarche maronite, Louis IX aurait déclaré que ´´pour nous et nos successeurs sur le trône de France, nous promettons de vous donner à vous et à tout votre peuple notre protection spéciale comme nous la donnons aux Français eux-mêmes´´. Une promesse que cherche à reprendre, à sa manière, Marine Le Pen, à l'occasion de sa visite au Liban.» (2).

Se voulant d’une stature gaullienne avec un sabre nain, elle convoque un héritage lointain et une obligation de protection des Chrétiens d’Orient. La présidente du Front national a souligné, dans une interview à L'Orient-Le Jour, « le rôle absolument essentiel de la France dans la protection des chrétiens d'Orient », un « rôle historique qu'il n'est pas question d'abandonner´´, affirme Marine Le Pen, voulant s'inscrire dans la lignée de François Ier, mais bien plus encore de Napoléon III, venu à la rescousse des chrétiens du Levant lors des massacres de 1860. En 2015 déjà, Marine Le Pen, alors en visite au Caire, avait solennellement prévenu le pape copte Théodore II qu'elle « rendrait à la France sa vocation historique, sa mission protectrice des chrétiens d'Orient », si elle était élue. Si elle peut séduire les principaux concernés, sa rhétorique sur les chrétiens d'Orient ne manque toutefois pas d'être marquée par de nombreuses contradictions. C'est en tant que ´´fille aînée de l'Église´´ que la France a longtemps assumé le statut de défenseur des valeurs chrétiennes en terre d'Orient. Une image qui ne colle plus vraiment à l'identité française depuis plusieurs décennies déjà. Le chant des sirènes de la candidate d'extrême droite destiné aux chrétiens d'Orient entre en conflit avec l'ADN du discours du FN. Ce dernier prône le renforcement de l'unité de la Nation''». (2)

Les Libanais divisés sur cette visite

Les Libanais à des degrés divers ont été divisés sur les attendus de cette visite bord quelques soient leur bord politique, à de rares exceptions, celles des hommes politiques exploitant le filon religieux : «Interrogé à ce sujet par L'Orient- Le Jour, le journaliste Moustapha Hani Fahs, opposé de longue date au parti de Hassan Nasrallah, estime que «Marine Le Pen n'aurait pas dû se rendre au Liban qui ne peut pas supporter sa campagne». «Le pays du Cèdre s'oppose aux idées de la candidate française», dit-il notant, toutefois, qu'«il existe, au Liban, une sorte de «droite confessionnelle'' qui se réjouit du racisme de Mme Le Pen (...) À son tour, le coordinateur général des forces du 14 Mars, Farès Souhaid, préfère mettre l'accent sur les chrétiens du Liban en tant que modèle à suivre: «Les chrétiens libanais peuvent donner des leçons du vivre ensemble avec l'Autre, à l'heure où les Européens trouvent des difficultés à gérer des sociétés plurielles», dit-il à l'OLJ. Farès Souhaid ne cache pas, d'ailleurs, (son) «étonnement» quant à l'intérêt si particulier accordé au Liban et aux chrétiens de la région. «Cela est très douteux», souligne le coordinateur général du 14 Mars avant de poursuivre: «Nous estimons que tous ceux qui prétendent nous protéger se protègent eux-mêmes.» Selon lui, «Michel Aoun n'aurait pas dû recevoir Mme Le Pen». (3)

«La visite de la candidate du Front national au pays du Cèdre lit-on sur le quotidien «La Croix» achoppe sur sa position favorable au régime syrien, et se termine sur une polémique facile liée au port du voile. Lundi 20 février, lors de sa rencontre avec Sami Gemayel, leader et héritier des Kataeb, parti chrétien maronite des Phalanges, Marine Le Pen était pourtant en terrain favorable. En coulisse, le responsable de la politique économique du parti affiche ses liens avec le FN: «Moi, je préfère le père à la fille. Je suis aussi un intime de Thibaut de la Tocnaye», dit-il à propos du membre de la direction de campagne du FN, qui a combattu aux côtés de la milice chrétienne en 1983 ». (4)

« Qu'importe, en rencontrant le président Michel Aoun et le Premier ministre Saâd Hariri, ce dernier qui n'a pas manqué de dénoncer «l'amalgame entre islam et terrorisme», Marine Le Pen a rempli son objectif: s'afficher pour la première fois aux côtés d'hommes d'État. Reste que sa tournée s'achève sur un refus, celui du mufti de la République de l'accueillir sans qu'elle ne soit voilée, «selon le protocole», comme lui avait précisé la veille un membre de Dar el-Fatwa. Une polémique qui aurait donc aisément pu être évitée, mais que n'a pas manqué d'instrumentaliser le parti d'extrême droite: «Un magnifique message de liberté et d'émancipation envoyé aux femmes de France et du monde», a immédiatement tweeté l'eurodéputé FN, Florian Philippot. «Je crois qu'il n'y a pas de lien plus fort que le lien du sang versé, et ensemble nous avons ce lien», renvoyant au soutien des soldats maronites au roi Saint Louis, à l'époque des Croisades.» (4)

Marine Le Pen oublie le pensons-nous, que ce sont des musulmans qui ont versé leur sang pour la France à leur corps défendant contre d'autres musulmans en Syrie en 1865. Il y aurait dans la montagne libanaise un cimetière «français» où il y aurait des tombes avec des noms bizarres pour les Libanais, des Ait...Ces soldats français musulmans étaient blancs de peau et avaient, pour certains, les yeux bleus. C'est dire que le sang versé pour la mère patrie, les Algériens, qui étaient de tous les théâtres d'opération français, en savent quelque chose.

On le voit, la vindicte est intacte. Au lieu de prôner l'apaisement, elle vient provoquer de paisibles Libanais qui ont toutes les peines du monde à vivre en paix du fait des interférences permanentes. On se souvient dans le même ordre comment des boutefeux de tout ordre éprouvent un malin plaisir à venir détricoter des équilibres subtils de coexistence pendant des centaines d'années entre des Arabes quelles que soient leurs religions. Après la dernière croisade qui s'est soldée par la débâcle des envahisseurs européens, Salah Eddine Al Ayoubbi avait confié les clés du Saint Sépulcre disputées par plusieurs rites chrétiens, à une famille musulmane et ceci depuis plus de huit siècles. C'est dans cet ordre qu'il faut replacer le déplacement de Marine Le Pen et avant elle les déplacements du pape Benoit XVI au Liban et avant lui Jean-Paul II. (6)

L'ingérence permanente de l'Occident

Pour rappel, en 1860 se produit une révolte de paysans maronites contre la domination des notables. Cette révolte suscite en réaction le massacre de chrétiens par les musulmans. Les troubles s'étendront jusqu'à Damas, où ils seront arrêtés par l'intervention de l'Emir Abdelkader. Cette tentative récurrente d'ingérence caractérisée, date depuis près de deux siècles dans les affaires arabes. A leur façon, deux Arabes chrétiens répondent. (6)

«Hayat al Huwik Atia, journaliste libanaise de confession maronite interpelle le pape lors de son voyage en Israël Dans cette lettre elle fait le procès de l’Occident venu dynamiter des équilibres subtils millénaires de coexistence pacifique entre les spiritualités des Arabes chrétiens et musulmans. Elle déclare en martelant avant tout qu’elle est arabe :

«L'église d'Orient refuse d'être entraînée dans le processus de judaïsation de l'Occident chrétien. (...) Nous, l'Orient arabe chrétien, nous ne voulons pas de ce néo-christianisme judéo-chrétien et nous refusons que l'Occident chrétien utilise l'influence spirituelle occidentale des églises, catholiques et protestantes, pour implanter en Orient et particulièrement dans le monde arabo-chrétien l'idée ou l'influence de judaïsation. « (…) Nous portons en nous la conscience de ses racines historiques et spirituelles qui nous attachent à la terre arabe. Le Christ appartient à cette terre arabe comme nous nous appartenons à cette terre arabe et de ce fait nous ne reconnaissons aucune autorité étrangère sur notre terre qu'elle soit politique, militaire, religieuse ou spirituelle. Par conséquent, en ma qualité d'Arabe, je m'incline devant vous par respect pour votre personne, mais cela ne m'empêche pas de vous rappeler ma fierté d'appartenir à cette terre arabe. Cette terre est le berceau de toutes les Religions et de toutes Révélations monothéistes. Notre religion et notre spiritualité nous ne la recevons donc de personne ni d'aucune puissance si ce n'est de notre terre arabe et de son histoire. Nul ne peut générer une rupture dans notre personnalité ni une rupture avec notre terre et notre conscience arabe. (…) Les Chrétiens d'Orient arabe ne sont pas une minorité (…) le pluralisme n’est pas venu vers nous du fait de la migration ou de la colonisation, mais du fait que nous vivons depuis toujours sur notre terre arabe avec des arabes comme nous qui sont de plus nos frères dans la foi. Chacun de nous sur cette terre a choisi librement sa religion et son culte » (7).

« Tant du côté de l'islam que du christianisme, tous sur cette terre arabe nous avons la foi sans connaître la contrainte, et dans les deux camps nous avons par la foi et la fraternité de foi l'expression réelle et authentique de la première et véritable manifestation des droits des droits de l'homme et de la liberté de croyance depuis toujours. - La deuxième raison, que vous connaissez d'ailleurs, est que c'est l'Occident qui est le générateur historiquement du racisme et du sionisme avec tous les résultats connus et notamment ceux que cet occident exerce depuis des décades contre le monde arabe pour saper cette cohésion sociale et religieuse dans le monde arabe ».(7)

« L'Occident n'a jamais cessé de faire des plans et des luttes géostratégiques pour saper l'unité arabe et la richesse de sa diversité religieuse. Nous connaissons les programmes soigneusement conçus visant à créer des conflits confessionnels dans la région et les intentions planifiées pour déplacer les Chrétiens du monde arabe et à supprimer ce pluralisme millénaire de la Palestine, de l'Egypte, du Soudan et de l’Iraq. Quelle rupture amère et cruelle l'Occident a réalisé en Irak sapant le pluralisme naturel qui existait dans ce pays avant son invasion par les américains. (…) »

Reprochant au pape d’avoir laissé faire l’Occident dominateur d’avoir laminé les arabes chrétiens d’Irak, elle déclare « Qu’avez-vous fait pour la survie des chrétiens et qu'avez-vous fait pour protéger leurs biens et leurs propres terres contre l’invasion étrangère occidentale alors que la terre sur laquelle vivent les chrétiens arabes est partie indivisible du monde arabe ? En conséquence Votre Sainteté, sachez que nous - Arabes chrétiens - nous ne sommes une minorité en aucune façon, tout simplement parce que nous étions des Arabes chrétiens avant l'Islam, et que nous sommes toujours des Arabes chrétiens après l'Islam. Nous n'avons besoin d'aucun protectorat occidental. La seule protection que nous cherchons est comment nous protéger du plan occidental qui vise à nous déraciner de nos terres et à nous envoyer mendier notre pain et notre dignité sur les trottoirs de l'Occident ». (7)

« Nous refusons d'être un instrument de subversion et de coercition contre le monde arabe que vous soumettez continuellement à la pression et au chantage. Au meilleur des cas, contre nos pays, vous nous proposez d'être des migrants dans vos pays. Je sais, bien que ce que je dis ne soit pas clair pour tous les chrétiens. Cent ans de discours sur les chrétiens comme minorités dans le monde arabe, cent ans d'ignorance dans lesquels ont été confinés les musulmans et les chrétiens, cent ans de montage de conflit entre les communautés laissent des traces. Il s’agit de pousser les communautés arabes à la rupture et à la haine ou à la suspicion dans des états arabes qui ont perdu, du fait colonial, la notion des droits des citoyens et qui ont été manipulés à promouvoir de pseudo droits pour chaque différents groupes. Toutes ces manœuvres donnent la preuve de la volonté occidentale à intimider les peuples arabes, à les diviser et à susciter dans la communauté chrétienne la vocation d’une minorité qui doit nécessairement solliciter l'aide étrangère contre la communauté musulmane » (7).

Pour sa part, le docteur Rafiq Khoury, prêtre palestinien du Patriarcat latin de Jérusalem, écrit «(...) les chrétiens font partie de l'identité de la terre et la terre fait partie de leur identité, avec leurs concitoyens musulmans. (...) L'arabité et la palestinité des chrétiens de Palestine sont des faits acquis, que nous recevons avec le lait de notre mère, comme on dit en arabe. Les relations islamo-chrétiennes en Orient en général et en Palestine en particulier, s'inscrivent dans une longue histoire, qui a à son actif treize siècles de communauté de vie, où nous avons partagé «le pain et le sel», comme on dit en arabe aussi.» (8).

Marine le Pen et tous les ignares qui pensent avoir la science infuse et imbu du mythe des races civilisatrices devraient en prendre de la graine et laisser les Arabes en paix

Le non évènement de cette expédition libanaise

Marine Le Pen s’inscrit dans cette croisade permanente pour créer le chaos . Elle s'est lancée à la conquête de cet Orient compliqué comme dirait de Gaulle non pas avec des idées simples mais avec des idées simplettes d'un autre temps. C’est un fait les ingérences continuelles contribuent à créer cette tension permanente qui n'existait pas avant. Il est à craindre qu'une Eglise conquérante et un Occident dévastateur vont achever de détruire des ´´équilibres´´ culturels et religieux´´ que les sociétés du Moyen-Orient ont mis des siècles à sédimenter. A sa façon et comme Saint Louis, Sainte Marine Le Pen est venue porter la bonne parole à ses ouailles avec un sabre nain. Ne comprenant pas que la symbolique du voile est avant tout une question de civisme. C'est à sa demande que le mufti du Liban a consenti à la recevoir. Cette impolitesse facile ne prouve rien si ce n'est que l'extrême droite revancharde est fidèle à sa croisade. Cela nous rappelle le général Gouraud rentrant à cheval à Damas dans la mosquée des Omeyyades devant le catafalque piétiné de Salah Eddine El Ayyoubi, le protagoniste élégant de richard Coeur de Lion s'écrit avec hargne "Saladin, le petit fils de Godefroy de Bouillon est devant toi . Ou sont les tiens" .

Marine Le Pen oublie qu'elle est en présence d'Arabes, que le Christ est un Sémite comme tous les Arabes, qu'il n'a pas les yeux bleus et les cheveux blonds. Elle oublie aussi qu'en tant que candidate à la magistrature suprême elle devrait prôner l'apaisement. Elle vient et elle consacre presque la totalité de son temps à s'entretenir avec des personnalités chrétiennes. Où est l'équilibre qui devrait être son credo?

De plus, quand il s'agit de ne pas froisser les Français de confession chrétienne ou juive, elle est prête à faire des concessions sur la possibilité d'accepter des binationaux appartenant à ces deux religions en évoquant la possibilité d’accords entre Etats !. Plus loin encore, si la croix ou la Kippa est petite, ces signes ne sont pas concernés par l'interdiction des signes ostentatoires. Reste à déterminer la taille minimale avec la laïcité compatible avec ce que veut imposer Marine Le Pen. Il est une religion à qui s'appliqueront les oukases de Sainte Marine, l'interdiction de la double nationalité et le signe ostentatoire... Voilà une future présidente que nous risquons d'avoir comme voisine. Sombres Jours en perspective pour les français d’espérance musulmane


1. http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/02/18/au-liban-marine-le-pen-se-cherche-une-stature_5081646_4854003.html#7042ejfGwY3eFQYu.99

2. Http://www.courrierinternational.com/article/vu-du-liban-chretiens-dorient-marine-le-pen-est-restee-au-temps-des-croisades

3. https://www.lorientlejour.com/article/1036318/visite-de-le-pen-les-libanais-divises.html

4. http://www.la-croix.com/Religion/Laicite/Au-Liban-Marine-Le-Pen-tente-rallier-chretiens-2017-02-21-1200826473

5. http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/160472-%20les-chretiens-d-orient-veulent-rester-arabes.html

6. Chems Eddine Chitour http://sos-crise.over-blog.com/article-la-tragedie-des-chretiens-d-orient-la-responsabilite-de-l-occident-105580495.html

7. http://www.alterinfo.net/Lettre-ouverte-des-Chretiens-arabes-du-Machrek-a-Sa-Saintete-le-Pape-par-Hayat-al-Huwik-Atia_a32689.html 24 mai 2009

8. Rafiq Khoury: Palestine http:// www.gric.asso.fr/spip.php?ar... 30.04.2009

Article de référence http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/261388-une-neuvieme-croisade-avec-un-sabre-nain.html

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique Alger

Alter Info l'Information Alternative

La colonisation et ses alliés locaux : Le rôle des chefs de tribus

«Il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.» Sénèque
La colonisation et ses alliés locaux : Le rôle des chefs de tribus
Une information scoop, on apprend qu'une Franco-Algérienne est venue en Algérie présenter son ouvrage où elle fait un plaidoyer sur la figure de son ancêtre. Cet ouvrage qui est passé inaperçu en France a eu un écho surdimensionné en Algérie où tout ce qui vient de l'autre côté, voire adoubé par ce même côté, est pain bénit en Algérie où malheureusement beaucoup d'Algériens n'ont pas déprogrammé le logiciel de la soumission intellectuelle à telle enseigne que l'on présente ce non-événement comme un scoop qui au final a vu des têtes tomber; il fallait bien des boucs émissaires!

Imaginons que les réseaux sociaux -dernier réduit des Algériens qui veulent s'exprimer sans craindre des foudres- n'aient pas réagi! Eh bien, les Algériens qui se seraient intéressés à ces émissions et à la réception auraient mémorisé, à en croire l'auteure de cet ouvrage, l'idée que nous avions affaire à un Algérien illustre qui était du même côté de la barrière que les damnés de la Terre qu'étaient les Algériens.

«Comment nous en sommes arrivés-là lit-on sur le huffmaghreb, se demandent les Algériens? Comment ne plus distinguer de frontières entre traîtres et criminels d'un côté et résistants et libérateurs? (...) Cette forfaiture est le point culminant d'un processus d'abandon national. (...) En janvier 2015, Férial Furon passe à la télévision algérienne. Elle a les faveurs d'un long entretien dans un journal dirigé par un ancien responsable du journal gouvernemental «El Moudjahid» Autant dire d'un média para-officiel. Elle aura surtout accès à de multiples possibilités de débats sur cette construction d'un nouveau départ entre la France et l'Algérie. Aussi bien avec de très hauts responsables de l'Etat qu'avec des députés FLN. Mme Furon est présidente de l'association des «Franco-Algériens Républicains Rassemblés» qui affiche que ses membres sont «les plus à même d'effacer les cicatrices de nos aïeux et de porter un projet qui incarne l'espoir d'un nouveau départ entre la France et l'Algérie pour les jeunes générations.» (...) L'État algérien n'a pas seulement laissé faire. Il a financé deux films qui défendront la même thèse d'une ALN issue du banditisme et vouée à y retourner (Hors-la-loi de Rachid Bouchareb et Al Wahrani de Lyès Salem» (1)

La réalité de l'invasion coloniale: diviser pour régner

Après l'invasion, beaucoup de tribus ont tenté de se battre contre l'envahisseur, mais elles avaient aussi, dans le même, temps à ne jamais perdre de vue la primauté de la tribu sur la plèbe, les khamès. Beaucoup de chefs de tribus ont, par la force des choses, collaboré, le mot n'est pas assez fort pour des raisons diverses dont la principale était de garder le rang de la tribu et sa prééminence. Pour faire court, ces tribus étaient déjà adoubées par le pouvoir ottoman, et beaucoup d'entre elles percevaient l'impôt- en fait un racket souvent abject pour le compte de la Régence. Chacune des tribus appliquait une politique drastique envers les serfs et la mentalité du chef devenait incontestable surtout si elle était connectée à une ascendance chérifienne réelle ou fabriquée pour asseoir la légitimité et taire ainsi toute velléité de désobéissance.

Les Français l'ont bien compris car dès 1846, ils ont établi avec beaucoup de soins, ce sera le travail de Carette et Warnier, la Carte de l'Algérie divisée par tribus. Ils ont utilisé outre les méthodes barbares, que nous allons décrire rapidement, les autres méthodes de corruption et de récompense des amis et des fidèles de la France, cela va du burnous -continuation du mode de récompense ottoman- à l'innovation de la Légion d'honneur, voire l'acceptation des fils de grandes tentes dans le cercle restreint des Ecoles militaires pour perpétuer les liens de servitude et de soumission. Les Français imitèrent les Turcs et ne cessèrent de dresser les tribus les unes contre les autres comme le recommandait le général Boyer dès 1831.

Le «vainqueur» était récompensé par la France, c'est ainsi que le général Bugeaud proposait en 1842 que l'on construise une belle maison pour le grand chef des douars Mustapha Ben Ismaïl. En définitive comme l'écrivaient les historiens français, il y avait les tribus mangeantes et les tribus mangées! Pis encore, quand des batailles se déroulaient, c'était l'extermination jusqu'au dernier et couper des têtes humaines, comme des têtes «d'artichauts» couper des oreilles, c'était le mode d'emploi d'alors sauf que les droits de l'homme venaient d'être promulgués moins de 50 ans auparavant par une France venue nous civiliser.

Les faits: les chefs de tribus et leur compromission...à propos de deux chefs de tribus
Je ne suis pas ici pour faire le procès de ces chefs de tribus, mais on ne peut pas laisser dire ou écrire qu'ils furent des saints et les réhabiliter! Nous allons citer les compromissions de deux bachaghas à près d'un siècle de distance: le bachagha Benghana, le coupeur d'oreilles et le Bachagha Boualem, un personnage sinistre qui est resté dans la mémoire des Algériens du fait que son histoire est intimement liée à la révolution de Novembre et expliquer que la mécanique coloniale du diviser pour régner est toujours la même.

L'ouvrage polémique sur Benghana

Je n'ai pas lu le livre faisant l'apologie de l'oeuvre de Benghana. Avant de rapporter l'appréciation de la rédactrice de l'ouvrage, Madame Feriel Furon Bentchicou et là je m'en tiendrais à l'interview sur TSA, je veux rapporter un fait parmi tant d'autres ou la triste réputation du bachagha Benghana le coupeur d'oreilles. Je donne la parole à l'historien Ali Farid Belkadi anthropologue qui depuis plusieurs années passe son temps à déconstruire le roman national français s'agissant de l'Algérie et à attirer l'attention sur un fait indigne d'une nation qui se dit civilisée, à savoir garder prisonnier les crânes de patriotes algériens depuis plus de 180ans.

Nous l'écoutons: «Le Bachagha Benghana coupait les oreilles des résistants algériens auxquels il tendait des embuscades avec ses goumiers. Puis il les entassait dans des couffins, qu'il remettait ensuite aux officiels français, contre espèces sonnantes et trébuchantes. On l'honora de menues broutilles pour services inestimables rendus à la France coloniale. Benghana envoya au général Négrier le sceau, les oreilles et la barbe du chef de guerre Farhat Bensaïd, qui fut attiré dans un guet-apens, chez les Oulad-Djellal. Le fils de Farhat Bensaïd, Ali-Bey, qui avait échappé aux coups des Bou-Azid, alliés à Benghana et aux Français, accablé par l'évènement, se rendit au général Sillègue, à Sétif. Une autre fois, un membre de la famille Ben-Gana, Khaled, qui s'était vaillamment conduit lors d'une sanglante répression contre des insurgés algériens, présenta, au général, comme pièces justificatives, deux étendards (le troisième avait été déchiré par ses goumiers) et des sacs contenant 900 oreilles coupées aux cadavres ».(2)

« Le commandant de Constantine qui n'en demandait pas tant de la part des Benghana, ému par autant de zèle, envoya au gouverneur un rapport laudatif sur cette affaire. A l'occasion de la fête du roi (premier mai), le général Galbois se rendit auprès des Benghana et fut reçu au bruit des salves tirées avec les canons récupérés sur le champ de bataille. (...) Benghana reçut à cette occasion, la croix d'officier et une gratification de 45.000 francs, comme appointements sur quoi furent prélevées les sommes payées de sa poche à ses goumiers. Les Benghana et leurs goumiers investirent les Zaâtchas avec les troupes du général Herbillon, la tête de Bouziane et celle de son lieutenant Si Moussa Al-Darkaoui figurent parmi leurs sordides butins.» (2)

«Ferial Bentchikou Furon suscite la polémique en Algérie, depuis la parution d'un livre visant à réhabiliter le Bachagha Bouaziz Bengana, son ancêtre. Considéré comme un harki et collaborateur par les historiens, sa descendante le défend et insiste pour «restituer les faits dans leur contexte» pour justifier ses actes. Dans un entretien à TSA. Elle déclare: «Je m'attendais à cette polémique, mais j'appelle les gens à lire le livre et ne pas faire de raccourcis historiques. J'ai écrit ce livre par rapport à tout ce qui a été colporté depuis des décennies sur lui, sa famille. Ce sont des faits parfois mensongers, parfois vrais, mais complètement retirés de leur contexte historique. C'est un fait historique ça. Il a fait sa reddition en 1839. Je raconte les circonstances de cette reddition. Il y a eu la bataille de Constantine, après une première défaite en 1836 des Français où les Bengana étaient du côté d'Ahmed Bey. Il a ensuite reconnu la souveraineté française. Je suis prête à débattre avec les historiens.» (3)

«Elle banalise le fait de couper les têtes et les oreilles: «Après il faut savoir qu'à l'époque, il y avait des guerres de tribus, ils coupaient des têtes et des oreilles, c'est ce qu'on appelle «le régime du sabre». Toutes les tribus le faisaient, c'était pour prouver qu'elles avaient remporté les batailles et punir ceux qui ne payaient pas l'impôt par exemple. Ce n'est pas une posture révisionniste, parce que je voulais expliquer le système tribal, avec des guerres entre tribus. Lorsque les Français ont pris les centres de pouvoir, il fallait faire un État, il fallait administrer et pacifier à un moment donné. Il y avait beaucoup de personnes qui ne voulaient pas se soumettre aux impôts...» (3)

A une question sur le fait qu'elle est en train de légitimer l'occupation française elle répond: «Que voulez-vous que je vous dise. Moi je n'étais pas avec mes ancêtres. Je rapporte des faits. (...) Dans le Sud, il y avait un régime militaire, pas une administration directe. Et lui [Bengana, NLDR] administrait toutes les populations musulmanes. Il les protégeait. C'était un chef religieux. Les Bengana étaient une famille chérifienne, avant de devenir des chefs de guerre. Mon arrière-grand-père descendait de cette lignée et il avait une aura dans tout le pays, il était adoré par sa population musulmane. Il a d'ailleurs financé la construction de la grande mosquée de Paris. Il était proche du roi Mohammed V et du recteur Benghebrit.»(3)

Comme lu sur El Watan, on apprend que: «L'arrière-grand-père, célébré dans l'ouvrage comme étant un «homme de bien», fait pourtant partie d'une lignée familiale qui a marqué les esprits de générations d'Algériens, notamment ceux qui habitent la région des Ziban et même dans Alger où la famille conserve encore des biens. «Les Bengana étaient des féodaux, ils avaient participé aux massacres des tribus dans les Ziban. Ils avaient droit de vie ou de mort sur les populations. Ils déportaient en Nouvelle-Calédonie, servaient du méchoui aux visiteurs de passage à Biskra», rappelle le journaliste Mohamed Balhi, qui a écrit un livre sur l'histoire des Ziban. Pis, «un des Bengana pratiquait le droit de cuissage, comme le Glaoui au Maroc», précise le journaliste.» (4)

Quand le bachagha Boualem critique la France

Il ne faut pas croire que durant la période précédant l’invasion ,il n’y eut pas d’exaction de la part d’Algériens contre d’autres Algériens. C’est le pensons nous une règle de la nature que les tribus se déclarent la guerre et proposent leurs services à l’envahisseur du moment , comme ce fut le cas à travers le roman national algérien- je n’ose pas utiliser le mot d’Histoire, pour ne pas m’attirer les foudres de ceux pour qui c’est une chasse gardée et qui ont font un fond de commerce sans produire quelque chose de tangible, n’était ce l’œuvre du regretté professeur Mahfoud Kaddache, pour étancher la soif de savoir des jeunes qui ne connaissent pas l’histoire de leur pays, la découvrant au hasard de mauvais scoop comme c’est le cas du récit de certains tortionnaires abjects que furent les caids , bachagas et autres cheikhs al balad..

Justement Abdelkader Benbrik décrit le parcours d’un autre ami de la France, le bachaga Boualem qui se repliant avec sa tribu en métropole quelques mois avant l’indépendance de l’Algérie s'insurge contre l'ingratitude de la France, alors qu'il lui a tout donné. Au passage nous apprenons que la tribu du bachagha s'est d'abord battue contre la France lors de l'invasion et qu'ensuite elle est devenue fidèle à la France nous lisons: «A son arrivée en métropole, le bachagha n'a obtenu aucune considération, et c'est avec amertume qu'il nous livre un récit de sa collaboration avec le colonialisme français, Le bachagha Bouâlem est le plus célèbre des traîtres algériens, et sa famille a été une des plus dévouées à la cause française en Algérie. (...) Quelques mois après l'indépendance de l'Algérie, Bouâlem reçoit du tribunal un commandement lui enjoignant de régler en espèces les frais de sa demande de la nationalité française et celle de sa suite » (5)

« « Nous lui laissons le soin de commenter cet événement «burlesque»: ««Le 17 mai 1963, la justice de paix d'Arles m'adressait, par voie légale, le commandement ci-dessous: «Monsieur le Bachaga, j'ai l'avantage de vous adresser la liste des déclarations de nationalité que j'ai établie pour vous et les vôtres ainsi que vous me l'avez demandé. Vous pourrez constater qu'il a été établi 102 déclarations. En conséquence, il m'est dû, à raison de 10 F par déclaration, la somme de 1020 F. Le greffier.» Ainsi, le 25 mai 1963, j'achetais, pour mes hommes et moi-même, en acquittant la somme de 1020 francs lourds, le droit de devenir des citoyens français à part entière, nous qui pensions, par notre loyalisme et nos sacrifices, d'en avoir mérité et gagné le titre. Mon fils Ali, lui, mettait en demeure le tribunal d'instance d'Arles, de lui reconnaître cette qualité, laquelle m'était refusée, à moi, son père. Et pourtant... Je suis français, je l'ai prouvé, je crois. Pendant vingt-et-une années, j'ai servi dans les rangs de l'armée française. Je suis capitaine de réserve.» (5)

«Des Bouâlem, il en est mort aux quatre coins du monde pour y défendre la France et après cela, on ose dire que nous ne sommes pas français. Ma famille est d'origine arabe, sans nul doute, et elle a pris naissance lors de la première invasion hilalienne, Du temps des Turcs déjà, c'était une famille de «caïdat» très ancienne. Au moment de la conquête, mes ancêtres ont combattu la France sous les ordres de l'Emir Abdelkader. Nous l'avions d'ailleurs servi fidèlement, car la tradition veut que ce soient des «Souhalias», tribu dont ma famille est originaire, surtout par l'habitat, qui aient tué l'«agha» Mustapha Ben Ismaïl. Cet «agha» était le chef des tribus des Semlah et des Douers au service de la France ». (5)

« Avec l'Emir Abdelkader, les Beni Boudouane ont participé à plusieurs combats contre les troupes françaises. (...) Après l'arrestation de l'Emir Abdelkader, mes parents ont fait leur soumission à la France à Orléansville devant le général Bugeaud. Mon grand-père avait reçu de grands honneurs pour avoir maté en 1871 l'insurrection des Beni M'nasser. Il y a eu des Bouâlem au Mexique, au Tonkin, en Indochine, en Syrie, au Maroc et en Tunisie. Enfin, partout où la France portait ses couleurs, des Bouâlem sont morts pour elle. (...) C'est le 2 octobre 1906 que j'ai vu le jour à Souk-Ahras, près de Constantine. de 1919 à 1924. Un certificat a sanctionné la fin de mes études militaires. La même année, le 2 octobre, je m'engageais à Blida au 1er Régiment de tirailleurs algériens. Je suis resté vingt-et-un ans dans les rangs de l'armée française d'où je suis sorti avec le grade de capitaine de réserve en 1946. (...) J'ai choisi mon pays la France pour témoigner de l'Algérie et au bout de ces lignes écrites avec mon coeur, j'ai peur de n'avoir pas su trouver les mots pour convaincre mais j'espère avoir servi ma terre algérienne.» (5)

En définitive

Il n’y a pas à faire le scandalisé par la « découverte » de cet ouvrage d’une descendante du bachaga Bengana, c’est il faut le noter tout à son honneur. Ce n’est pas sa faute si elle a trouvé des oreilles attentives depuis quelques années avant que la foudre ne s’abatte sur des fonctionnaires qui n’y voyaient pas de mal du fait des précédents où la mise en cause a été reçue d’une façon fastueuse par les hautes autorités aussi bien à l’Assemblée Nationale qu’à l’ambassade à Paris, avec même la présence d’un ancien ministre. On pourra toujours dire que l’ouvrage n’avait pas paru à cette époque soit !

De mon point de vue il eut fallu traiter cela par indifférence pour cette vision hémiplégique de l'histoire. C'est un fait, il y a eu des tribus qui à des degrés divers pour des raisons diverses ont accepté le joug colonial. Nous nous trompons de combat pour le rétablissement de la vérité. Il est plus que jamais utile voire important, en ces temps de révisionnisme, de rappeler sans cesse que tout le malheur de l'Algérie n'est pas imputable uniquement aux tribus importantes qui se mettaient en définitive au service du plus puissant, c'est à la colonisation qu'il faut s'en prendre et marteler qu'elle ne fut pas un long fleuve tranquille pour les Algériens.

De ce fait, la citation de Sénèque est là pour nous rappeler qu’il nous faut un cap et l’écriture d’un récit national ne doit souffrir d’aucun retard car elle participe de la mise en place d’un creuset fédérateur du vivre ensemble où les jeunes forts de leurs référents identitaires ne seront pas des zombies dont la conscience est ouverte à tout vent

Pour cela nous devons tout faire pour la restitution des archives de France, mais aussi de Turquie, d'Espagne, d'Italie. Nous devons rapporter honnêtement une histoire de 3000 ans et la faire apprendre à nos enfants et les armer pour qu'ils en soient fiers et qu'ils assument pour enfin aller de l'avant. Assurément, une histoire assumée contribuera à nous rendre plus forts et avoir chaque fois la réponse adéquate contre les tentatives révisionnistes.


1. http://www.huffpostmaghreb.com/mohamed-bouhamidi/bengana-le-passe-comme-me_b_14980854.html

2.http://restesmortuairesderesistantsalgeriensaumuseumdeparis.blogs.nouvelobs.com/about.html

3. http://www.tsa-algerie.com/20170223/larriere-petite-fille-du-bachagha-bengana-il-etait-oblige-de-reconnaitre-la-souverainete-de-la-france/

4. http://elwatan.com/actualite/le-couteau-dans-la-plaie-23-02-2017-339835_109.php

5. http://www.algeriepatriotique.com/article/quand-le-bachagha-bou%C3%A2lem-critique-la-france

Article de référence http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/261302-le-role-des-chefs-de-tribus.html

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole PolytechniqueAlger


 

Alter Info l'Information Alternative

Gilbert Collard a soumis aux députés un texte pour lever les poursuites contre… Gilbert Collard

Le 20 février dernier, le député du Mouvement Bleu Marine, Gilbert Collard, avait déposé une proposition de résolution visant à suspendre les poursuites engagées à son encontre pour «diffusion d’images à caractère violent de nature à porter atteinte à la dignité humaine». Ce texte, conçu sur mesure par et pour son auteur, propose ainsi aux députés, «en application de l’article 26 dernier alinéa de la Constitution, la suspension, jusqu’au terme de la présente session, des poursuites pénales engagées contre Monsieur Gilbert Collard».

A la mi-février, le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas avait demandé aux députés de lever l'immunité parlementaire de Gilbert Collard, à la demande du parquet de Nanterre, afin qu'il puisse être poursuivi pour avoir partagé, en décembre 2015, sur Twitter, des photos rendant compte des exécutions perpétrées par l'Etat islamique. 

Le caractère grotesque de la démarche est assumé par son auteur, qui a dit au Lab d'Europe 1 vouloir «emmerder les imbéciles et montrer l’action liberticide du gouvernement» avec ce texte. Ce dernier ne sera pas examiné par l'Assemblée, puisque la session parlementaire s'est terminée le 26 février dernier.

Reste que l'élu proche du Front national (FN) ne veut pas croire à une coïncidence de l'agenda judiciaire. «La proximité d’élections présidentielles et législatives, étant candidat à ma propre succession, démontre le caractère déloyal de la demande de levée de mon immunité parlementaire», dénonce-t-il. Il s'agit, selon lui, d'une manœuvre «dans le dessein bien compris de [le] discréditer auprès des électeurs de [sa] circonscription».

Quelques jours plus tôt, c'est Marine Le Pen, la présidente du FN, qui avait qualifié de manoeuvres politiques les poursuites judiciaires engagées en pleine campagne contre des membres de son parti.

Lire aussi : «A Nantes, Marine Le Pen charge le candidat de l'«argent» Macron et le «gouvernement des juges»

Poutine annonce que la Russie ne soutiendra pas d’éventuelles sanctions de l’ONU contre la Syrie

Ce jeudi 28 février, le président russe Vladimir Poutine a qualifié d'«inapproprié» le projet de résolution suggérant au Conseil de sécurité de l'ONU d'imposer des sanctions au gouvernement syrien en réaction à l'utilisation présumée d'armes chimiques par ce dernier.

Le 24 février, Moscou avait d'ailleurs d'ores et déjà annoncé avoir l'intention d'opposer son veto à ce projet de résolution proposé par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

«Je crois que ce projet est totalement inapproprié», a déclaré Vladimir Poutine, qui s'exprimait à l'occasion d'une conférence de presse organisée à Bishkek, au Kirghizstan, après une rencontre avec son homologue kirghize, Almazbek Atambayev. «Cela ruinerait toute confiance dans le processus de négociation en cours», a poursuivi le président russe, précisant que la Russie ne soutiendrait «aucune sanction nouvelle contre le gouvernement syrien».

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer le 28 février sur ce projet de résolution qui propose, dans les faits, d'interdire de livrer des hélicoptères au gouvernement syrien, ainsi que l'inscription sur une liste noire des hauts responsables de l'armée syrienne. 

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Manifestation sauvage de lycéens à Paris suite à l’affaire Théo, des incidents à déplorer (VIDEOS)

Une centaine de lycéens se sont regroupés près du ministère de l'Intérieur à Paris le 28 février pour manifester contre les violences policières, après l'interpellation brutale de Théo Luhaka début février à Aulnay-sous-Bois.

Un important dispositif policier a rapidement été déployé pour contenir les manifestants. 

Ce qui n'a pas empêché des incidents d'éclater en marge de la marche des lycéens, des voitures ont notamment été saccagées et les marchandises d'un magasin ont été pillées. 

La violente interpellation de Théo Luhaka, a été suivie de la mise en examen d'un policier soupçonné de l'avoir violé au moyen d'une matraque. L'IGPN a de son côté affirmé que l'usage de la force était légitime lors de l'intervention, face au comportement agressif du jeune homme.

Lire aussi : #BlocusPourThéo : une directrice de lycée blessée, le ministre de l’Education condamne la violence

Séoul affirme que Pyongyang dispose de «milliers de tonnes d’armes chimiques»

«Les armes de destruction massive nord-coréennes, notamment les armes chimiques, dont le nombre croît rapidement et ses capacités en matière de missiles, sont devenues la plus grave menace pour la paix internationale et la sécurité», a déclaré Yun Byung-se, chef de la diplomatie sud-coréenne, lors de la Conférence de l’ONU sur le désarmement à Genève.

Le ministre sud-coréen a évoqué le sujet des armes chimiques dans le cadre de l’assassinat en Malaisie du demi-frère du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, empoisonné avec du VX, un agent neurotoxique classé comme arme de destruction massive. «La Corée du Nord ne dispose pas de grammes, mais de milliers de tonnes d’armes chimiques, notamment du VX, éparpillées dans tout le pays», a annoncé Yun Byung-se. Selon lui, l’assassinat récent est «un signal d’alarme pour nous tous sur la capacité de la Corée du Nord en matière d’armes chimiques et sur sa volonté de les utiliser». La Corée du Sud accuse Kim Jong-un d’avoir fait tuer son demi-frère, ce que Pyongyang dément. Ainsi, l’ambassadeur de la Corée du Nord en Malaisie, Kang Tchol, a déclaré que «l’enquête de la police malaisienne poursuivait des buts politiques». Il a insisté sur le fait que des représentants nord-coréens devaient participer à l’enquête, accusant la Malaisie de chercher à «cacher quelque chose».

Le chef de la diplomatie sud-coréenne est allé jusqu’à réclamer la prise de mesures extraordinaires, telles que «la suspension des droits et privilèges de la Corée du Nord en tant que membre de l’ONU».

Ces déclarations fortes de Yun Byung-se sont intervenues après la signature d’un accord sur un échange de terrains entre Séoul et le géant sud-coréen de la distribution Lotte. La Corée du Sud sera ainsi en mesure de déployer des systèmes américains de défense antimissile THAAD dans le sud-est du pays. Seoul et Washington affirment que ces systèmes n’ont qu’une portée défensive contre Pyongyang, tandis que Moscou et Pékin redoutent que ce déploiement militaire compromette leur propre sécurité dans la région.

Lire aussi : Pékin et Moscou vont prendre des mesures contre le système antimissile américain en Corée du Sud

#BlocusPourThéo : une directrice de lycée blessée, le ministre de l’Education condamne la violence

Peu avant 8h, alors que les lycéens tentaient de mettre en place le blocus de l’établissement, un projectile a été lancé, dans la matinée du 28 février, sur la directrice du lycée Jules Ferry, selon BFMTV. Quelques échauffourées ont en outre éclatés entre les manifestants et les forces de l’ordre qui tentaient d'empêcher le blocus. Quelques points de sutures ont été nécessaires pour soigner la blessure de la directrice.

Najat Vallaud-Belkacem a «fermement condamné» ces actes de «violence», selon un communiqué diffusée un peu plus tard dans la matinée. Le ministre de l’Education nationale a également contacté «directement» la directrice blessée «pour l’assurer de son soutien» et a souligné que l’Etat serait «particulièrement ferme» contre les «débordements et des blocages» qu’elle a jugé «inacceptables».

Les manifestants n’ont finalement pas réussi à mettre en place le blocus du lycée Jules Ferry, rapporte BFMTV. Plusieurs autres établissements scolaires de la région parisienne, comme le lycée Voltaire ou le lycée Balzac, à Paris, ont cependant été perturbés par des blocages dans la matinée du 28 février.

Lire aussi : Dans la suite de l'affaire Théo, l'IGPN annonce que l'interpellation était légitime

Devant le lycée Galilée, à Gennevilliers, quelques poubelles ont été incendiées, alors qu’on gros dispositif policier avait été déployé autour de l’établissement.

L'interpellation brutale de Théo Luhaka, 22 ans, début février à Aulnay-sous-Bois a été suivie de la mise en examen d'un policier soupçonné de l'avoir violé au moyen d'une matraque. De nombreux incidents ont eu lieu lors des manifestations de soutien au jeune homme.

Un haut responsable palestinien interdit d’entrée en Egypte

Un haut responsable palestinien interdit d'entrée en Egypte












Le très actif patron du sport palestinien Jibril Rajoub s'est vu refuser lundi l'entrée en Egypte où il devait assister à une conférence, dont la délégation palestinienne s'est ensuite retirée en signe de protestation, ont indiqué mardi des responsables palestiniens et égyptiens.

"J'étais attendu à l'aéroport par le ministre égyptien de la Jeunesse et des Sports et j'ai été surpris de me voir refuser l'entrée en Egypte", a dit à l'AFP M. Rajoub, haut cadre du Fatah du président Mahmoud Abbas et ancien des services de sécurité, connu pour son franc-parler.

L'entrée de celui qui est aussi chef de la Fédération palestinienne de football a été refusée "sur instruction d'un des services de sécurité" égyptiens, a indiqué un responsable égyptien de l'aéroport, sans donner plus de précisions.

Le ministre palestinien de la Justice Ali Abou Diak, qui devait participer avec M. Rajoub à une conférence sur la lutte contre le terrorisme à Charm el-Cheikh, station balnéaire égyptienne sur la mer Rouge, a ensuite annoncé qu'il se retirait en signe de protestation, a indiqué un responsable palestinien.

L'Egypte, l'un des deux seuls pays arabes à avoir signé la paix avec Israël, joue un rôle majeur au sein de la Ligue arabe qui siège au Caire, et est un interlocuteur incontournable du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, au point mort depuis des années.

https://www.lorientlejour.com/article/1037728/un-haut-responsable-palestinien-interdit-dentree-en-egypte.html

Alter Info l'Information Alternative

L’État et les banques, 5 ans après – Questions du public à Myret Zaki et Etienne Chouard

Cinq ans après leur première rencontre, Myret Zaki, rédactrice en chef du magazine économique suisse « Bilan » et Étienne Chouard, professeur, blogueur et militant politique français, se retrouvent pour faire le point sur la situation des relations entretenues entre l'état et les banques.

Après 2 heures de discussion débute une série de questions-réponses avec le public.

Fonderie Kugler - Genève - février 2017

Captation - icyprod
Montage et son - usfprod
Musique : Mountain Range - It's lonely around People, Too - Bad Panda Records

Démission de trois cadres de Samsung après leur inculpation pour corruption

Trois cadres dirigeants de Samsung, le premier conglomérat de Corée du Sud, ont démissionné le 28 février après leur inculpation pour corruption dans le cadre d'un vaste scandale qui secoue le pays depuis des mois, a annoncé le groupe. Lee Jae-Yong, héritier de l'empire et vice-président du navire-amiral Samsung Electronics, également inculpé, ne figure pas parmi ceux qui quittent l'entreprise. 

Samsung a également annoncé le «démantèlement» de son Bureau des stratégies futures, qui supervise toutes les décisions importantes du conglomérat.

Lee Jae-Yong, 48 ans, fils du président du premier conglomérat sud-coréen, avait déjà été placé en détention provisoire par la justice, à la demande des enquêteurs, le 17 février.

Cette inculpation signifie de manière quasi certaine qu'il sera renvoyé, avec ses quatre collègues, devant un tribunal, ajoutant encore à l'onde de choc pour ce groupe qui pèse le cinquième de l'économie sud-coréenne. Samsung se remet à peine de la débâcle de son smartphone aux «batteries explosives».

Lee Jae-Yong est accusé entre autres d'avoir versé près de 40 millions de dollars de pots-de-vin à la confidente de l'ombre de Park Geun-Hye, l'ex-présidente sud-coréenne désormais destituée, en contrepartie de faveurs politiques. Il dément toutes les charges qui pèsent à son encontre.

Ses collègues sont poursuivis pour des chefs d'accusation similaires, à l'exception de celui de parjure.

Le scandale tourne autour de Choi Soon-Sil, amie de Park Geun-Hye, accusée de s'être servie de son influence pour soutirer des millions de dollars aux entreprises et se mêler des affaires de l'Etat.