Le Maroc prêt à défendre Jérusalem-Est après des déclarations de Trump

Le Maroc prêt à défendre Jérusalem-Est après des déclarations de Trump












Le Maroc s'est dit prêt lundi à "coordonner" la défense de Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville sainte, après l'engagement controversé du président américain Donald Trump de transférer de Tel-Aviv à Jérusalem l'ambassade des Etats-Unis en Israël.

Rompant avec la ligne traditionnellement suivie par les Etats-Unis, Donald Trump avait promis lors de sa campagne électorale de reconnaître Jérusalem capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade américaine, au grand dam des Palestiniens et de la majeure partie de la communauté internationale.

La ville sainte est actuellement divisée entre une partie ouest, israélienne, et une partie est palestinienne mais occupée et annexée par Israël. L'occupation et l'annexion sont considérées illégales par l'Onu.

Dans un message adressé lundi au président palestinien Mahmoud Abbas et cité par l'agence de presse officielle marocaine MAP, le roi Mohammed VI se dit prêt à "coordonner avec les pays "frères et amis" la défense, par "tous les moyens juridiques, politiques et diplomatiques disponibles, du statut juridique d'Al Qods-Est (Jérusalem-Est) (...) comme étant une partie intégrante des territoires palestiniens occupés".
Le souverain marocain est président du Comité Al-Qods, une organisation réunissant les soutiens de la cause palestinienne au sein du monde arabe. Le souverain réaffirme qu'il ne "ménagera aucun effort pour la défense de cette ville sainte, le soutien de ses habitants et la préservation de leurs droits légitimes, garantis par le droit international".

Mohammed VI explique avoir reçu une missive du président Abbas "sur les dangers qui guettent la situation juridique d'Al-Qods (Jérusalem) occupée, notamment l'éventuel transfert par les Etats-Unis d'Amérique du siège de son ambassade en Israël" à Jérusalem. Le souverain appelle à "faire prévaloir la voix de la raison (...) et à s'abstenir de toute action unilatérale, contraire au droit international".
Selon lui Israël "exploite" les déclarations américaines "pour poursuivre sa politique contre le peuple palestinien".
En conclusion, il exprime son "soutien total et constant" au président Abbas, afin de "mettre fin à l'occupation et d'établir l'Etat palestinien indépendant, avec Al-Qods Est pour capitale".

Israël considère l'ensemble de Jérusalem, y compris la partie orientale comme sa capitale indivisible. Quelque 200.000 Israéliens se sont installés dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est.
Les Palestiniens, qui constituent environ un tiers de la population de la ville, veulent quant à eux faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.
Le 22 janvier la Maison Blanche a semblé écarter une annonce imminente sur le transfert de sa représentation.

https://www.lorientlejour.com/article/1032572/le-maroc-pret-a-defendre-jerusalem-est-apres-des-declarations-de-trump.html

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Netanyahu tente de calmer le jeu avec Mexico après son tweet pro-mur de Trump

Netanyahu tente de calmer le jeu avec Mexico après son tweet pro-mur de Trump











Israël a tenté mardi de dissiper les tensions avec Mexico, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu déclarant que la crise provoquée par son tweet favorable au mur que Donald Trump veut construire avec le Mexique relevait d'un "malentendu".

M. Netanyahu avait réagi samedi sur Twitter à la décision du nouveau président américain de construire un mur à la frontière avec le Mexique, en rappelant qu'Israël avait lui-même construit une barrière avec l'Egypte et en assurant qu'elle avait été un succès contre l'immigration illégale. "Grand succès. Idée formidable", avait-il écrit.

Cette déclaration a provoqué la colère du Mexique, qui a convoqué l'ambassadeur d'Israël à Mexico pour des explications. Le ministre mexicain des Affaires étrangères Luis Videgaray avait appelé Israël à présenter ses excuses.

Après avoir violemment accusé lundi les médias israéliens d'avoir déformé ses propos pour lui nuire, M. Netanyahu s'est employé mardi à arrondir les angles avec le Mexique.

"J'ai souligné le succès remarquable du mur de sécurité (avec l'Egypte) d'Israël. Mais je n'ai pas fait de commentaire sur les relations entre les Etats-Unis et le Mexique", a déclaré M. Netanyahu mardi dans un communiqué de ses services.

"Nous avons, et continuerons à avoir, de bonnes relations avec Mexico. Et je suis persuadé que nos liens sont plus forts que tout désaccord temporaire ou malentendu", a-t-il ajouté, soulignant qu'il avait une relation "très amicale" avec le président mexicain Enrique Pena Nieto.

M. Netanyahu avait déjà assuré lundi n'avoir fait que répondre à M. Trump qui, pour justifier son projet de mur dans un entretien avec la chaîne Fox News, avait cité en exemple la barrière israélienne.

Le président israélien Reuven Rivlin s'est de son côté entretenu par téléphone mardi avec Enrique Peña Nieto pour tenter lui aussi d'apaiser les esprits.

"Je suis sûr que personne n'avait l'intention de comparer la situation dans laquelle se trouve Israël et le Mexique", a souligné le président selon un communiqué de son bureau.

"Les liens entre nous sont à ce point intenses et importants que nous devons laisser derrière nous de tels malentendus", a ajouté le président, en soulignant qu'il était "désolé pour tous les dommages provoqués par ce malentendu", dans une allusion au Premier ministre.

Selon un communiqué du ministère mexicain des Affaires étrangères, M. Rivlin s'est excusé auprès de M. Peña Nieto, qui aurait fait savoir au président israélien que le "tweet avait déconcerté le Mexique et la communauté juive mexicaine, et abîmé la relation entre les deux pays".

A la tête du gouvernement considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël, M. Netanyahu avait fustigé les "médias gauchistes", les accusant d'avoir alimenté la crise avec le Mexique.

Interrogé sur la demande mexicaine d'excuses, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Emmanuel Nahshon a déclaré mardi qu'il n'avait "pas de réponse pour le moment".

https://www.lorientlejour.com/article/1032651/netanyahu-tente-de-calmer-le-jeu-avec-mexico-apres-son-tweet-pro-mur-de-trump.html

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Israël: 3 à 5 ans de prison requis contre un soldat qui avait achevé un assaillant palestinien

Israël: 3 à 5 ans de prison requis contre un soldat qui avait achevé un assaillant palestinien













Un procureur militaire israélien a requis mardi entre trois et cinq ans de prison à l'encontre d'Elor Azaria, un soldat franco-israélien reconnu coupable d'avoir achevé un assaillant palestinien blessé et au sol en Cisjordanie occupée.

"Nous estimons que la peine appropriée pour l'accusé ne doit pas être inférieure à trois ans et ne pas dépasser les cinq ans", a affirmé le procureur militaire Nadav Weisman lors de l'audience à Tel-Aviv, selon un journaliste de l'AFP.

Après plusieurs mois d'un procès qui a déchaîné les passions, Elor Azaria avait été reconnu coupable d'homicide volontaire le 4 janvier. La présidente de la cour avait son souligné que son tir avait tué le Palestinien, mort "inutilement".

Premier soldat israélien condamné pour homicide volontaire depuis 2005 selon la presse, il encourait jusqu'à vingt ans de prison.
Le soldat, membre d'une unité paramédicale, avait été filmé le 24 mars 2016 par un militant propalestinien de l'ONG israélienne B'Tselem alors qu'il tirait une balle dans la tête d'Abdel Fattah al-Sharif à Hébron, en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël.

Le Palestinien venait d'attaquer des soldats au couteau. Atteint par balles, il gisait au sol, apparemment hors d'état de nuire.
"Il a agi délibérément, il a utilisé son arme militaire pour punir, il a tué une personne, même s'il s'agissait d'un terroriste", a estimé le procureur.

Auparavant le commandant de l'unité dans laquelle servait Elor Azaria, le colonel Gay Hazut avait lui aussi estimé qu'il avait "commis quelque chose de grave et qu'il devait être puni". "Mais, avait ajouté cet officier, je ne pense pas qu'il doive passer 20 ans ou même 10 ans en prison".

Elor Azaria avait plaidé non-coupable lors du procès. Il pensait que le Palestinien dissimulait sous ses vêtements une ceinture d'explosifs, avaient expliqué ses avocats. Mais le tribunal n'avait pas retenu ces arguments.

https://www.lorientlejour.com/article/1032584/israel-3-a-5-ans-de-prison-requis-contre-un-soldat-qui-avait-acheve-un-assaillant-palestinien.html

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Les juifs israéliens nés en Iran ou Syrie peuvent aller aux Etats-Unis

Les juifs israéliens nés en Iran ou Syrie peuvent aller aux Etats-Unis












Les juifs nés dans les sept pays musulmans visés par le décret du président américain Donald Trump puis ayant acquis la nationalité israélienne, peuvent continuer à se rendre aux Etats-Unis, a indiqué mardi l'ambassade américaine à Tel-Aviv.

Signé vendredi, le décret controversé interdit l'accès sur le sol américain pendant 90 jours aux ressortissants d'Iran, d'Irak, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen, pays majoritairement musulmans.
Le décret a soulevé en Israël des interrogations sur le sort réservé aux dizaines de milliers de juifs qui sont nés dans ces pays, puis ont immigré en Israël et en ont acquis la nationalité.

"Si vous disposez d'un visa américain valide dans votre passeport israélien et si vous êtes nés en Irak, en Iran, en Libye, en Somalie, au Soudan, en Syrie ou au Yémen, et si vous n'avez pas de passeport valide de l'un de ces pays, votre visa (...) demeure valide", a dit l'ambassade des Etats-Unis dans un communiqué.
"Nous continuons à traiter les demandes de visa de demandeurs nés dans ces pays dès lors qu'ils n'ont pas de passeport valide de l'un de ces pays", a-t-elle ajouté.

Environ 140.000 personnes nées dans l'un de ces pays vivent actuellement en Israël, dont environ 45.000 Iraniens et 53.000 Irakiens, selon des statistiques officielles israéliennes. La majorité ont plus de 65 ans et nombre d'entre eux ont fui les persécutions. Leur passeport israélien indique leur lieu de naissance.
Le ministère des Affaires étrangères israélien avait dit chercher à déterminer dans quelle mesure ces personnes pourraient être affectées par le décret de M. Trump.

https://www.lorientlejour.com/article/1032561/les-juifs-israeliens-nes-en-iran-ou-syrie-peuvent-aller-aux-etats-unis.html

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Affrontements en Ukraine : « rupture flagrante du cessez-le-feu » (UE)

Affrontements en Ukraine :














Les nouveaux affrontement dans l'est de l'Ukraine sont une "rupture flagrante du cessez-le-feu" imposé par les accords de Minsk et doivent cesser immédiatement, ont affirmé mardi les services de la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

"Les combats intenses autour d'Avdiïvka ces derniers jours, impliquant des tirs lourds d'obus avec des armes interdites et causant un nombre important de victimes, sont une rupture flagrante du cessez-le-feu tel que stipulé dans les accords de Minsk", selon un communiqué de ces services.
"Nous exigeons un arrêt immédiat des combats. Le respect complet du cessez-le-feu est une étape cruciale vers l'application intégrale des accords de Minsk, qui est la base pour pour une solution pacifique et durable du conflit", ajoutent-il.

Les accords de cessez-le-feu signés à Minsk en février 2015, sous l'égide de Paris et Berlin, ont pour objectif de mettre fin à la confrontation. Mais malgré l'instauration de plusieurs trêves depuis cette date, des affrontements ont régulièrement lieu le long de la ligne de front.
Le non respect du cessez-le-feu a conduit l'UE à imposer une série de lourdes sanctions économiques contre la Russie de Vladimir Poutine. Elles ont été récemment prolongées, à l'unanimité des 28 Etats membres, pour une nouvelle période de six mois, jusqu'au 31 juillet 2017.

Washington a également décrété des sanctions économiques à l'encontre de Moscou à cause du conflit ukrainien, mais le nouveau président américain Donald Trump a fait part de sa volonté d'"améliorer les relations" entre les Etats-Unis et la Russie.

Toutefois, la perspective d'un rapprochement Washington-Moscou est accueillie avec méfiance par les alliés des Etats-Unis, qui voient d'un mauvais oeil un éventuel allégement des sanctions internationales contre la Russie et craignent un désengagement américain de l'Otan.

L'Ukraine est en proie depuis plus de deux ans à un conflit opposant ses forces à des séparatistes prorusses qui sont, selon Kiev et les Occidentaux, soutenus militairement par la Russie, ce que Moscou dément.
Le conflit a fait plus de 9.600 morts depuis son déclenchement en avril 2014.

https://www.lorientlejour.com/article/1032515/affrontements-en-ukraine-rupture-flagrante-du-cessez-le-feu-ue.html

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Pas de respect pour les réfugiés: campagne choc de l’extrême droite italienne

Pas de respect pour les réfugiés: campagne choc de l'extrême droite italienne











Des militants de CasaPound, un groupe d'extrême droite italien, ont déployé dans la nuit de lundi à mardi des dizaines de banderoles à travers l'Italie pour crier leur mépris pour les réfugiés, en plein tollé international autour du décret américain anti-immigration.

"Qui fuit la guerre, abandonnant parents, femme et enfants ne mérite pas le respect", proclame chacune de ces banderoles, installées dans les grandes villes comme dans des petites communes du nord au sud du pays, selon des photos diffusées par le groupe sur Facebook.
"Certains pourront trouver notre message choquant", a reconnu CasaPound dans un communiqué. "Mais tous ceux qui n'ont pas fait de l'hypocrisie leur bannière savent qu'il n'est pas possible de mettre sur le même plan celui qui abandonne son pays et sa famille à leur propre destin et celui qui combat pour la liberté de son peuple".

Héritier du fascisme, CasaPound revendique 6.000 militants et compte quelques élus locaux mais reste très marginal au plan national. Ces dernières années, le groupe s'est rapproché de la Ligue du Nord, le parti anti-euro et anti-immigré de Matteo Salvini.

Ce dernier, omniprésent sur les réseaux sociaux, a apporté sur Twitter un soutien appuyé au décret anti-immigration du président américain Donald Trump, critiquant avec virulence, et en anglais, les oppositions.
"Les Américains ont voté, Trump a gagné et il fait ce qu'il avait promis. Les manifestants contre le président sont de mauvaise foi, ils n'acceptent pas la démocratie", a écrit M. Salvini.
"L'UE, l'Onu, Merkel, Soros, Zuckerberg, Starbucks, les journalistes, les juges, les célébrités snobs, l'islam: tous contre Trump. Comment ne pas l'aimer?", a-t-il insisté.

https://www.lorientlejour.com/article/1032463/pas-de-respect-pour-les-refugies-campagne-choc-de-lextreme-droite-italienne.html

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Kiev «pousse avec acharnement vers la voie militaire» dans le conflit du Donbass, selon Moscou

Le ministère des Affaires étrangères russe affirme que l'armée ukrainienne utilise de l'artillerie lourde pour bombarder des zones résidentielles de la ville de Donetsk, indiquant que Kiev privilégie la voie militaire à la diplomatie.

«Les autorités ukrainiennes se démènent avec acharnement pour pousser vers une résolution militaire du conflit au lieu de participer aux efforts pour établir une paix durable», déplore le ministère russe, précisant que l'escalade de violence au Sud-Est de l'Ukraine est «la conséquence directe du fait que Kiev ne veuille pas appliquer les accords de Minsk».

Appelant l'Ukraine a «cesser immédiatement la provocation armée dans le Donbass», le ministère russe des Affaires étrangères engage Kiev à «adhérer au cessez-le-feu mis en place» et à «se conformer aux accords de Minsk».

Ces derniers, signés en février 2015, établissent un cessez-le-feu dans le conflit qui embrase le Donbass depuis 2014. Il imposait le retrait des armes lourdes de chaque côté de la ligne de cessez-le-feu.

Les autorités ukrainiennes ont entamé une opération militaire en avril 2014 contre les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, qui avaient déclaré leur indépendance après le coup d’Etat en Ukraine en février 2014. Selon les estimations de l’ONU, plus de 9 600 personnes ont été victimes du conflit.

Lire aussi : L’Ukraine et le Donbass s'accusent de l'échec du retrait des troupes de la ligne de front

Le Défenseur des droits critique le projet de loi sur la légitime défense des policiers

Jacques Toubon n'est pas fan du projet de loi sur la légitime défense des policiers. Dans un avis datant du 24 janvier, le Défenseur des droits juge qu’il «ne peut être considéré comme une réponse satisfaisante au malaise exprimé par les policiers».

S’il est définitivement validé, le texte alignera les conditions d'usage des armes à feu des policiers sur celles des gendarmes. Ils pourront alors faire feu en cas «d'absolue nécessité» en plus des situations de légitime défense.

De nombreuses organisations de policiers demandent une évolution de la législation. Les terribles incidents de Viry-Châtillon en octobre 2016 ont notamment motivé cette revendication. Une quinzaine d’agresseurs avaient incendié deux voitures de police brûlant grièvement deux agents. Une vague de mobilisation inédite avait ensuite déferlée à travers l’Hexagone.

Jacques Toubon vent debout

«La loi n'est pas le moyen adapté. Elle ne peut être utilisée uniquement comme un outil de management et les outils affichés ne peuvent justifier la modification d'une notion aussi essentielle que la légitime défense», a déclaré le Défenseur des droits.

Jacques Toubon met notamment en avant ce qu’il considère comme un manque de clarté du projet de loi. D’après lui, il «complexifie le régime juridique de l'usage des armes en donnant le sentiment d'une plus grande liberté pour les forces de l'ordre, au risque d'augmenter leur utilisation, alors que les cas prévus sont déjà couverts» par les textes actuels.

L’ancien Garde des Sceaux prend pour exemple le drame de Viry-Châtillon en le retournant en contre-argument contre le texte. Jacques Toubon estime qu’une fois adopté, le texte ne permettrait pas aux policiers d’avoir une «plus grande protection».

Doublement des peines en cas d’outrage à agent

Un autre point chagrine particulièrement le Défenseur des droits. Il s’agit du doublement des peines prévues pour outrage commis contre des dépositaires de l'autorité publique. Elles passeraient de un an de prison et 15 000 euros, voire deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende si l'outrage est commis en réunion.

Alors que le taux de réponse pénale pour ces faits atteint déjà 95,5%, l'aggravation des peines encourues, une mesure «avant tout symbolique», «apparaît non nécessaire et disproportionnée», explique-t-il. Elle risque en outre de «creuser le fossé déjà existant entre la force publique et la population».

Jacques Toubon souhaite également une clarification concernant le champ d'application d'un autre article du projet de loi, qui élargirait grandement la possibilité pour les forces de l'ordre de «rédiger des actes de procédure», «déposer» ou «comparaître» comme témoins anonymes.

Le texte sera examiné par l’Assemblée nationale à partir du 7 février. L’objectif affiché est une adoption définitive avant la clôture de la session parlementaire à la fin février.

«On ne joue pas avec la vie des Américains» : le chef de la Sécurité défend le décret de Trump

Le secrétaire à la Sécurité intérieure des Etats-Unis, John Kelly, a déclaré qu'«on ne peut pas jouer avec la vie des Américains», en réaction aux critiques contre le décret signé par Donald Trump interdisant l'accès des Etats-Unis à six pays du monde arabe

Répondant aux allégations du New York Times selon lesquelles il aurait pris connaissance du contenu du décret au moment de sa publication par le président américain à la télévision, il a non seulement précisé que Donald Trump lui avait fait part de cette intention «il y a plus d'un an et demi», mais il a également tenu à en défendre le contenu. 

«Il est nécessaire de protéger les Américains», a-t-il ajouté, précisant que seules 721 personnes au total s'étaient vues refuser l'accès au territoire des Etats-Unis depuis la parution du décret. «Le seul chaos auquel on assiste, c'est celui causé par les manifestants dans les aéroports», a-t-il ironisé, en réaction aux nombreuses manifestations organisées dans différents aéroports du pays. Il a par ailleurs précisé que «l'écrasante majorité des musulmans ont encore le droit de venir aux Etats-Unis».

Lire aussi : «Courageux» ou «inquiétant» : le décret de Trump sur l'immigration fait réagir en France

L’Etat islamique maîtrise de mieux en mieux la technologie des drones

En pleine bataille pour la libération de Mossoul, un chercheur de l'université d'Harvard embarqué avec les troupes irakiennes a mis la main sur un document de l'Etat islamique, à la mi-janvier 2017, publié par le New York Times. Celui-ci établit une liste précise et froidement détaillée de toutes les opérations menées par l'organisation terroristes sur place au cours des derniers mois : type de mission (espionnage, bombardement, entraînement), lieu (campagne, ville), détails techniques et bilans des opérations...

Ecrit en anglais et en arabe, ce document apporte un témoignage bluffant de la rapidité surprenante avec laquelle l'Etat islamique est parvenu à développer un programme de drones d'envergure - et bien souvent capable de nuire efficacement aux troupes qui le combattent au sol. La plupart des drones ont été assemblés à partir de composants pris sur l'étagère, c'est à dire produits en série sans être destinés à un projet spécifique.

Cette faculté d'adaptation de l'Etat islamique confirme les observations des troupes irakiennes, régulièrement prises pour cibles par ces drones : depuis bientôt deux ans, et avec davantage encore d'intensité depuis le mois d'octobre, l'organisation terroriste multiplie le recours au drone et sait s'adapter aux différentes situations de combat. Depuis la fin novembre, l'Etat islamique aurait utilisé pas moins de 80 drones contre les forces armées irakiennes et leurs alliés. 

Les forces militaires irakiennes, soutenues par leurs alliés chiites, ont repris le contrôle de l'Est de Mossoul le 24 janvier dernier, mais la partie Ouest de la ville demeure sous contrôle des terroristes

Lire aussi : «Un entrepôt de fabrication d'armes chimiques de Daesh aurait été découvert en Irak»

La Russie répliquera «coup pour coup» à toute tentative de restreindre la diffusion de RT

«Les médias mainstream américains tentent de faire pression sur les collaborateurs de la chaîne RT», dénonce Alexandre Zharov, chef du Roskomnadzor, le service exécutif fédéral russe chargé de la supervision dans le domaine des médias. Il a qualifié cette pratique d'«immorale et cynique» et a prévenu que toute mesure prise par les médias mainstream américains afin d'essayer de restreindre la diffusion des programmes de RT ferait l'objet d'une réponse «coup pour coup». 

A la fin du mois de janvier, une série d'articles à charge contre RT ont en effet été publiés dans différents journaux américains. Alexandre Zharov souligne plus particulièrement la volonté du Wall Street Journal de «mettre des bâtons dans les roues» de RT, alors que la chaîne subie déjà d'«énormes pressions». Dans un article du 25 janvier, le quotidien déplorait en effet que «la loi fédérale empêche de nombreux opérateurs de cesser d'émettre les programmes de la chaîne, même s'ils le désirent».

Autre exemple parlant des attaques des médias mainstream américains contre RT : un article daté de janvier dans The Atlantic avançait l'idée que Google et Facebook devraient restreindre voire supprimer les informations diffusées par RT, car la chaîne serait «un outil étatique» relayant «des informations pouvant induire le public en erreur». De nombreux médias se plaignent de voir les articles de RT parmi les premières propositions de Google lorsqu'un internaute effectue une recherche sur un sujet précis.

Récemment encore, alors que Barack Obama s'apprêtait à passer le flambeau à Donald Trump, Facebook a interdit RT de diffusion sur Facebook, avançant une violation des droits d'auteur sur une retransmission du discours d'adieux du président démocrate: 20 heures plus tard, le réseau social autorisait de nouveau RT à émettre. Maria Zakharova, directrice du département de l'information et de la presse du ministère des Affaires étrangères russe, avait dénoncé «une forme de censure».

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Pas de programme détaillé, Emmanuel Macron propose un «contrat avec la nation»

Puisqu’il se veut le candidat anti-système, autant ne rien faire comme les autres. Alors que ses adversaires dans la course à l’élection présidentielle parlent déjà de leurs programmes, Emmanuel Macron fait le choix du «contrat avec la nation». Il le présentera courant mars. Ce dernier est censé l’engager auprès de ses électeurs ainsi que des candidats de son mouvement qui seront investis aux législatives.

Afin de mettre en place ses desseins, l’ancien ministre de l’Economie s’est attaché les services de Jean Pisani-Ferry. Cet économiste a notamment marché pour Lionel Jospin lors de sa malheureuse campagne de 2002, qui l’avait vu être éliminé au premier tour de l’élection présidentielle et dépassé par un certain Jean-Marie Le Pen. La nouvelle recrue aura pour tâche d’apporter de la cohérence entre les propositions qui remontent du terrain. Selon L’Express, il participera également au chiffrage des mesures prônées par Emmanuel Macron.

Macron gère le temps médiatique

Afin de faire patienter ses fans, le candidat surprise de l’élection a préparé deux événements. Prochainement, le site de son mouvement rassemblera ses propositions déjà lancées lors de ses différents meetings. Nationalisation et généralisation de l'assurance-chômage, suppression du RSI, vente de médicaments à l'unité ou encore création d'une police de proximité en font notamment partie. Il s’agit là de leur donner de la visibilité.

Deuxième étape à la mi-février : la présentation de sa très attendue analyse de la situation économique et budgétaire de la France et de ses recommandations en la matière.

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Une question agite déjà les observateurs de la vie politique. En tant que défenseur de l’Union européenne, comment le candidat va-t-il se positionner concernant la règle qui limite les déficits publics à 3% du PIB dans une France en difficulté budgétaire ? La réponse ne devrait plus tarder.

Valls appelle ses soutiens à rester «ensemble» au PS et à ne pas aller «ailleurs», chez Macron

«A la place qui est la mienne et conscient du recul que je dois prendre, je vous en conjure: il faut rester ensemble», a dit l'ancien Premier ministre français devant environ 250 proches réunis à huis clos à la Maison de la Chimie. «Vous ne serez pas forcément bien accueillis ailleurs surtout si vous êtes divisés», a-t-il plaidé, selon des propos rapportés par des participants.

Cet appel de l'ex-chef du gouvernement apparaîtra bienvenu à l'état-major socialiste qui bataille pour éviter un exode vers Emmanuel Macron, après la victoire de l'aile gauche et de Benoît Hamon à la primaire.

Devant ses troupes, Manuel Valls est revenu sur sa défaite, assurant n'avoir «aucun regret» mais déplorant le manque de soutien du reste de l'exécutif et de «ceux qui étaient en situation de le faire» pour défendre le bilan du quinquennat.

«L'action du quinquennat a été abîmée par un débat au coeur de la famille socialiste, et à la fin ça pèse lourd dans l'opinion. Au final j'ai été le seul à assumer notre action», a-t-il lâché, toujours selon des propos rapportés.

«Je n'ai aucun regret. Il fallait mener cette bataille. Je n'aurais pas pu être spectateur de ce débat», a-t-il dit à ceux qui jugent aujourd'hui qu'il aurait mieux fait de ne pas se présenter.

«Nous sommes dans un moment où on veut sortir les sortants», a-t-il poursuivi, se disant «très inquiet» de la situation politique française, avec «un président de la République qui ne se représente pas, un Premier ministre battu, et un candidat de droite brillamment élu qui est aujourd'hui en grande difficulté».

«Une défaite, un échec ça peut rendre fort. Eh bien c'est le cas, ça me rend plus fort. Je vais prendre du recul, un recul nécessaire, mais je ne laisserai pas faire n'importe quoi!», a conclu le député de l'Essonne, excluant ainsi un retrait de la vie politique.

Starbucks va embaucher 10 000 réfugiés… mais refuse toujours de payer des impôts en Europe

La chaîne américaine Starbucks a annoncé qu'elle allait embaucher 10 000 réfugiés dans le monde entier au cours des cinq prochaines années. Avec 25 000 cafés sur la planète dans plus de 70 pays, le géant américain réalise un coup de communication d'envergure. «C'est un effort concerté pour accueillir ceux qui fuient la guerre, la violence, la persécution et la discrimination», annonce le PDG du groupe dans une lettre ouverte.

L'annonce de ce plan d'embauche inhabituel intervient alors que la chaîne, souvent présentée comme un modèle d'optimisation fiscale, confinant parfois à l'«évasion fiscale», vient d'être condamnée par l'autorité de la concurrence de la Commission européenne. Celle-ci a estimé que les «avantages fiscaux» dont bénéficient la multinationale grâce à des accords passés avec les Pays-Bas et le Luxembourg étaient «illégaux». La Commission européenne a exigé le paiement des taxes non versées en 2015, comme elle l'avait fait un peu plus tôt pour Fiat Chrysler Automobiles. A ce jour, ces demandes sont restées lettre morte.

Le 28 janvier dernier, Angela Merkel avait dénoncé les «avantages fiscaux injustes» dont bénéficient certaines multinationales. La Chancelière allemande avait pris le géant américain Starbucks pour exemple, qualifiant ses agissements d'«arrangements» qui «ne sont pas justifiés». Elle avait affirmé qu'il fallait «faire quelque chose».

Lire aussi : «Pour le chancelier autrichien, Amazon et Starbucks paient moins d'impôt qu'un étal de charcuterie»

Brexit : un divorce à 600 milliards d’euros ?

Lorsque le journaliste de la chaîne britannique BBC a interrogé l'eurodéputé belge Guy Verhofstadt – qui négocie le Brexit pour le Parlement européen – le 31 janvier, il ne s'attendait probablement pas à ce que les négociations prennent un virage aussi radical.   

Rappelant le montant avancé par des sources proches de Michel Barnier (le négociateur pour le Brexit de... la Commission européenne), qui estiment que le Royaume-Uni va devoir payer 60 milliards d'euros à l'UE en vertu de ses engagements pré-Brexit, le journaliste a posé une question teintée d'un brin de provocation à l'euro député belge : «Mais est-ce vraiment sérieux ?» 

Loin d'être décontenancé, Guy Verhofstadt a laissé libre court à ses talents de négociateur, il n'a pas multiplié le montant par deux ou par trois, mais bien par dix : «Ce que je sais, c'est que les engagements actuels et futurs de la Grande-Bretagne, avant qu'elle ne quitte l'UE, seront au total d'environ 600 milliards d'euros.» Avant de laisser son interlocuteur reprendre son souffle, il a martelé : «C'est la réalité, c'est ce que vous pouvez trouver dans les comptes de l'UE.» 

Une fois passé l'étonnement, le journaliste a conclu par des mots que ne devraient pas renier son gouvernement : «Nous allons beaucoup avoir à discuter.» 

Lire aussi : Le gouvernement britannique publie son projet de loi sur le déclenchement du Brexit

#DeleteUber : quand Uber subit la foudre des manifestants anti-Trump

Le décret sur l'immigration de Donald Trump, qui a beaucoup fait réagir Outre-atlantique, a notamment poussé les taxis de New York à faire grève, de nombreux conducteurs se sentant concernés car issus de l'immigration.

Pour marquer son soutien aux mouvements de protestation, le syndicat New York Taxi Workers Alliance (NYTWA), a demandé à ses employés de ne pas desservir l'aéroport JFK de New York pendant une heure.

La compagnie Uber, toujours très réactive, a profité de l'occasion pour prendre un maximum de courses. Alors que ses tarifs évoluent en fonction de la demande, elle a décidé de les bloquer à l'aéroport international afin qu'ils restent abordables.

Une décision qui n'a pas été du goût de nombreux internautes, qui ont considéré qu' Uber agissait comme un briseur de grève. Le hashtag «#DeleteUber» a alors pris de l'ampleur sur le réseau social Twitter, les utilisateurs mécontents appelant à ne plus utiliser les services de l'entreprise californienne.

Tout cela n'a pourtant pas profité aux taxis mais à Lyft, un concurrent d'Uber, dont l'application pour la premier fois de son histoire, l'a dépassé en terme de téléchargements sur l'AppleStore. 

Pendant que la compagnie californienne subissait la foudre de ses clients, Lyft a fait un don d'un million de dollars à l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), pour aider les chauffeurs de taxi concernés par le décret de Donald Trump.

Mais Uber n'a pas l'intention de se laisser emporter par la polémique, son PDG Travis Kalanick s'est empressé de prendre position pour les manifestants, considérant le décret anti-immigration comme «contraire à tout ce en quoi nous croyons». Il a, dans la foulée, annoncé un don à l'ACLU de... trois millions de dollars. 

Une «mystérieuse» apparition durant le live vidéo de la Nasa affole les ufologues

John Craddick, ufologue (chasseur d'Ovni) interrogé par le journal britannique The Mirror, n'en revient pas : «Je regarde [la vidéo en direct de la Nasa] depuis des années, mais je n'avais jamais vu d'Ovni jusqu'à présent.»

L'homme assure avoir constaté l'apparition d'un étrange objet, lors du live vidéo filmé depuis la Station spatiale internationale et diffusé par la Nasa (l'agence spatiale américaine). «J'étais en train de montrer à un ami comment [le live vidéo] fonctionnait vers 11h30 du soir, quand le live a coupé, et lorsqu'il a repris 35 secondes plus tard, l'objet avait fait son apparition.»

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Dans la séquence en question, on voit effectivement une sorte de tâche blanche flotter dans l'espace. Un phénomène qui a inspiré de nombreuses théories aux blogueurs et internautes férus d'Ovnis, tels que le responsable de la chaîne YouTube «Bright Insight», qui a avancé qu'il s'agissait, ni plus ni moins, d'un vaisseau extraterrestre ou bien d'une technologie militaire secrète. Le fait que l'apparition n'ait été visible qu'après une coupure du live vidéo de la Nasa n'a, bien sûr, rien fait pour apaiser ces interrogations...

L'origine de cette vision, néanmoins, pourrait être nettement plus prosaïque qu'une forme de vie extra-terrestre ou un engin spatial. «Cet "objet" est seulement un reflet sur l'objectif [de la caméra qui filmait]», a indiqué à RT.com le site «UFO of Interest», spécialiste dans la traque des «hoaxes» (informations erronées) sur le sujet. «C'est un effet [d'optique] très connu, très commun dans les lives de la Station spatiale internationale», a ajouté le site.

Pour appuyer ces propos, le blogueur Scott Brando, responsable de «UFO of Interest», a relayé une ancienne séquence du live de la Nasa dans laquelle on peut constater une apparition similaire.

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Libé «amalgame» Marine le Pen au suspect de l’attentat de Québec, avant de faire marche arrière

«Attentat contre une mosquée de Québec : ce que l'on sait sur le principal suspect pro-Le Pen», voilà le titre que le journal Libération a choisi pour mettre en tête de son article tiré d’une dépêche AFP consacrée au profil d'Alexandre Bissonnette, tireur présumé de la fusillade ayant causé six morts le 29 janvier. Concrètement, le corps de l’article reprend mot pour mot le texte de la dépêche, seul le titre ayant été modifié.

L'AFP, dans sa dépêche originale intitulée «Un étudiant aux idées nationalistes auteur présumé de la fusillade à Québec», a retranscrit le post d'une page Facebook comptant moins de 3 500 personnes intitulée «Bienvenue aux réfugié.es - Ville de Québec». L'administrateur dépeint le suspect comme «malheureusement connu de plusieurs militants à Québec pour ses prises de positions identitaires, pro-Le Pen et anti-féministes à l'université Laval et sur les réseaux sociaux», sans donner le moindre détail. 

Lire aussi : «Acte terroriste» : au moins six morts dans une fusillade dans un centre islamique à Québec

Un internaute, qui a demandé plus d'informations à ce sujet aux administrateurs de la page, s'est vu répondre un laconique «Achète un journal».

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Les sympathisants Front National furieux de l'amalgame 

Choqués par le titre de Libération, plusieurs internautes ont interpellé le journal afin de faire part de leur mécontentement.

D'autant que dans un second temps, l'AFP a modifié sa dépêche en supprimant le post de la page «Bienvenue aux réfugié.es - Ville de Québec» et en précisant ce qui fait d'Alexandre Bissonnette un pro-Le Pen : il a «liké» la page Facebook de Marine Le Pen – de même que des dizaines d'autres, aux sensibilités politiques très variées.

Ce qui n'a pas échappé à cet utilisateur, qui rappelle que le suspect a par exemple aussi «aimé» la page du Nouveau Parti Démocratique, formation politique située très à gauche au Canada. 

«Que c'est nul... [C'est un] complot Israélo-Le Pen-Trump Non ?», s'est demandé un utilisateur de Twitter.

«Si c'est vrai je ne voterai pas pour Marine alors, heureusement que vous étiez là... Merci de m'avoir ouvert les yeux», a ironiquement posté un internaute.

Un autre utilisateur a laissé entendre que des suites judiciaires pourraient être envisagées par le parti nationaliste français suite à ce titre controversé. 

«En tant que "pro-Le Pen" je me sens stigmatisé par votre titre et votre article. Vous faites un amalgame vraiment nauséabond», a indiqué de façon sarcastique un internaute. 

Face à la polémique, le journal Libération a finalement changé son titre controversé, et a supprimé toute référence à Marine le Pen et au Front national pour y substituer le titre suivant : «Attentat contre une mosquée de Québec : ce que l'on sait sur l'auteur présumé».

Lire aussi : Québec : Alexandre Bissonnette reste le seul suspect de l'attentat de la mosquée

Réflexion à deux balles – Mendicité, Respect & Dignité

Chez les mendiants, il y a trois catégories :

  1. Ceux qui n'ont pas le choix, ils sont dans l'incapacité de travailler, de s'insérer.
  2. Ceux qui ne veulent pas travailler
  3. Ceux qui en ont fait un mode de vie.

Dans tous les cas, quand on fait la manche, il faut quand même faire preuve de respect et de vraisemblance vis à vis de ceux qui vous donnent.

Expulsions, chantage, surveillance de journalistes : les «pouvoirs secrets» du FBI

Un rapport publié par The Intercept révèle, en s'appuyant sur des documents confidentiels du FBI, que ce dernier jouirait de «pouvoirs secrets». Parmi les pièces que s'est procurées le site d'enquêtes, l'une devait rester particulièrement confidentielle : le code de conduite de l'agence. Selon des informations extraites de ce livre, connu sous le nom de code de DIOG, le FBI serait habilité à espionner les journalistes, à expulser ses informateurs étrangers hors du sol américain une fois que ceux-ci ne lui sont plus utiles, ou à surveiller n'importe quel individu sans élément concret d'accusation.

Il suffirait à n'importe quel agent du FBI d'obtenir l'approbation de deux responsables pour avoir accès aux transcriptions des conversations téléphoniques d'un journaliste. Autrement dit, tout le processus est validé en interne, contournant ainsi la procédure normale, qui impose l'autorisation d'une instance judiciaire. Ce dispositif aurait été employé des milliers de fois l'an passé, notamment pour avoir accès aux historiques internet de personnes ciblées.

Contacté par The Intercept, un porte-parole du FBI a refusé de confirmer ou d'infirmer ces informations. Il a toutefois estimé qu'il était «évident» que le FBI ne pouvait mener à bien ses missions sur la seule base du premier amendement de la constitution américaine, qui garantit les libertés individuelles.

Le recours à des informateurs ferait également l'objet de mesures d'exception de la part du FBI. Le DIOG mentionne les règles qui doivent être suivies dans le démarchage, le recrutement et le traitement de ces agents de liaison, le plus souvent des collaborateurs ponctuels. N'importe quel individu peut être approché par les agents fédéraux, y compris des mineurs sans le consentement de leurs parents. Le FBI est également autorisé à collecter des informations compromettantes sur l'informateur afin de le faire chanter, ou à l'expulser s'il ne dispose pas de la nationalité américaine. L'utilisation de faux profils internet pour recruter des informateurs est également permise.

Le FBI est régulièrement accusé d'avoir recours à des méthodes faisant fi de la légalité. Ces derniers mois, l'agence fédérale a également été accusée à cause de son manque de rigueur, notamment après la publication de son rapport sur les prétendus «piratages russes» de l'élection américaine, ou encore à cause de défauts de sécurité sur son site internet.

Etats-Unis : un évêque catholique reçoit un coup de poing en pleine messe (VIDEO)

Les messes catholiques se concluent rarement de cette manière. D'après une vidéo diffusée sur internet, l'archevêque auxiliaire de Newark (New Jersey), Manuel Aurelio Cruz, a été victime d'une attaque soudaine et énigmatique, alors qu'il prêchait ses ouailles.

«Pardonne-nous nos péchés et offre-nous la vie éternelle», peut-on entendre le dignitaire religieux déclarer sur la séquence filmée, avant que n'apparaisse, dos à la caméra, un homme à la carrure impressionnante. L'individu s'approche de l'évêque... et décoche un brusque coup de poing. Si l'on ne perçoit pas l'impact, caché par l'apparition d'un policier aux trousses de l'inconnu, la chute du responsable catholique est bien visible.

Des policiers évacuent ensuite de l'église l'agresseur – qui se révèle porteur d'un costume rouge flamboyant.

D'après le compte YouTube ayant diffusé la vidéo de l'incident («Newark Incorporated»), la messe en question était organisée en mémoire du célèbre joueur de baseball Roberto Clemente, mort dans une catastrophe aérienne en 1972. Selon un témoin cité par la chaîne ABC 7, l'évêque auxiliaire de Newark a été blessé au visage, et le crucifix qu'il portait lors de l'agression ainsi que ses habits étaient tâchés de sang.

«[L'évêque Cruz] va bien, et il est revenu au presbytère de la cathédrale», a rassuré dans un communiqué l'archidiocèse de Newark, après l'hospitalisation de la victime.

Le mobile de l'agresseur, en revanche, reste inconnu.

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Russie : les Pays-Bas font traîner «volontairement» l’enquête sur le MH17

«Jusqu'à aujourd’hui, nous n’avons reçu aucune demande d’aide», a déclaré aux journalistes le responsable adjoint de l’agence fédérale aérienne russe Rosaviatsia, Oleg Stortchevoi, lors de la conférence de presse consacrée à l’enquête sur la chute du MH17 malaisien.

Il y a trois mois, en novembre 2016, la Russie a fourni aux Pays-Bas les données radar de l’avion. Pourtant, c'est seulement le 30 janvier que la commission d’enquête a déclaré que ses spécialistes étaient incapables de les décrypter car leur format «ne correspondait pas aux standards internationaux».  

«Nous sommes surpris que les Néerlandais ont eu besoin de trois mois pour nous le dire. Ce n’est qu’une question technique que nous aurions pu régler immédiatement», a précisé Oleg Stortchevoi.

«L’allongement de la durée de l’enquête témoigne d'une volonté de la commission néerlandaise de tromper la communauté internationale. Nous avons déclaré plusieurs fois à la commission technique et à la commission d’enquête que nous étions ouverts à la coopération», a-t-il précisé.

Le 30 janvier, le général des Forces aériennes russes Nikolai Antochkine a également déclaré que les  Pays-Bas repoussaient l'annonce des résultats de l'enquête «pour des raisons politiques».

«On n'a pas besoin de trois ans pour établir les causes d'un crash comme celui-ci. En tant que militaire, je peux affirmer que c'est une question de trois mois au maximum», avait-il indiqué.

Le Boeing 777 de Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala-Lumpur s’est écrasé le 17 juillet 2014 dans l’est de l’Ukraine. 298 personnes, dont 193 ressortissants néerlandais, sont décédés dans cette catastrophe. Une enquête sur le crash a été menée par un groupe d’enquêteurs néerlandais, australiens, belges, malaisiens et ukrainiens dirigé par les Pays-Bas. Le 28 septembre, ses conclusions ont été publiées : le MH17 a été abattu depuis une région contrôlée par les rebelles et par un système de missiles Buk, produit en Russie.

Les enquêteurs ont toutefois refusé de rendre publiques les preuves sur lesquelles ils s'appuient pour des raisons de sécurité. La firme russe productrice du Buk, Almaz-Antey, a de son côté mené sa propre enquête et transmis ses données aux enquêteurs, dont la plupart ont été ignorées. Selon Almaz-Antey, les radars russes n’ont pas repéré d’objet provenant des territoires contrôlés par les rebelles se déplaçant en direction du MH17.

Après le décret Trump, l’Iran annonce l’abandon possible du dollar dans ses échanges commerciaux

Selon l'agence iranienne PressTV, la Banque centrale de l'Iran (BCI) souhaiterait remplacer le dollar dans toutes ses transactions financières, y compris dans ses ventes à destination de l'étranger, comme le pétrole. 

«Les difficultés rencontrées par l'Iran avec le dollar ont commencé au moment des premières sanctions et cette tendance continue, mais nous n'avons pas de raison de ne pas nous tourner vers d'autres monnaies», a déclaré Valiollah Seif, gouverneur de la BCI dans un entretien télévisé relayé sur le site officiel de l'institution. 

Lire aussi : La Maison Blanche affirme que l’Iran a procédé à un tir de missile balistique, Israël fulmine

«En d'autres mots, nous devons mettre en place une monnaie dont la base financière a une meilleure stabilité et est plus applicable à notre commerce extérieur», a-t-il ajouté, précisant que ces mesures prendraient effet le 21 mars 2017. 

Après plusieurs années de sanctions imposées par les Etats-Unis, la République islamique n'a que très peu d'échanges commerciaux avec ce pays. Son partenaire commercial principal est les Emirats Arabes Unis (24% des importations et exportations), suivis de la Chine (22%), puis la Turquie, l'Inde et l'Union Européenne (6%).

L'annonce de cette décision a lieu quelques jours après la décision controversée de l'administration Trump d'interdire l'accès au territoire américains les citoyens de sept pays, dont l'Iran. Après ce décret, le gouvernement iranien avait fait savoir que des «mesures réciproques» seraient prises, à commencer par l'arrêt de la délivrance de visas pour les citoyens américains. 

Lire aussi : Trump défend son décret sur l'immigration, qui provoque colère et applaudissements dans le monde

Plus de 900 000 euros perçus par l’épouse du candidat de droite Fillon, soupçonnée d’emplois fictifs

L'épouse de François Fillon, Penelope, mise en cause dans une affaire d'emplois fictifs présumés, aurait touché au total plus de 900 000 euros brut comme collaboratrice de son mari et à la Revue des Deux Mondes, affirme Le Canard enchaîné dans son édition du 1er février.

Par ailleurs, le candidat de la droite à la présidentielle aurait rémunéré deux de ses enfants comme «assistants» parlementaires quand il était sénateur de la Sarthe entre 2005 et 2007, affirme aussi l'hebdomadaire.

L'addition monte

Ces nouvelles révélations sont encore plus graves que les précédentes pour François Fillon. Après avoir évoqué la somme de «500 000 euros brut», le «Canard» chiffre dorénavant à 831 440 euros brut la somme perçue par Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari ou de son suppléant Marc Joulaud.

Les dates changent également. La période concernée ne s'étendrait pas seulement de 1998 à 2002 comme écrit la semaine dernière mais aussi de 1988 à 1990. 

Le Canard enchaîné affirme aussi que l'épouse du vainqueur de la primaire de la droite et du centre a reçu quelque 100 000 euros brut au titre d'un emploi au sein de la Revue des Deux Mondes.

Ces nouvelles révélations surviennent à peine quelques heures après la visite d'enquêteurs dans le bureau de François Fillon à l'Assemblée nationale ; une «perquisition» selon le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée, Christian Jacob.

Enquête en cours

Le 30 janvier, le couple Fillon a été entendu séparément à Versailles dans les locaux du Groupe d'intervention régional (GIR) par les policiers de l'office central de lutte contre la corruption et les infractions financières (OCLCIFF).

L'ancien locataire de Matignon avait lui-même demandé cette audition dans une volonté de jouer la transparence. Depuis les premières révélations du Canard enchaîné, François Fillon clame qu'il n'a rien à se rapprocher dans cette affaire. 

Reste que ce sera à la justice d'en décider. Le 25 janvier, une enquête a été ouverte pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel par le parquet national financier (PNF). C'est l'OCLCIFF qui sera chargé des investigations. 

L'enquête doit permettre de déterminer si Pénélope Fillon a effectivement exercé une activité pendant les années où elle a été rémunérée comme assistante parlementaire de son mari, puis de Marc Joulaud à l'Assemblée nationale, de 1998 à 2007 dans un premier temps. Ensuite, c'est la période allant de 2012 à 2013 qui intéresse les enquêteurs. L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy avait alors retrouvé les bancs de l'opposition comme député de Paris.

Les investigations portent également sur l'emploi occupé par Pénélope Fillon à la Revue des Deux Mondes, rémunéré 5 000 euros brut mensuels entre mai 2012 et décembre 2013.

Un conseiller de Trump compare l’euro à un «Deutsche Mark dissimulé» : l’Allemagne nie

L'Allemagne a tenu à faire savoir qu'elle «ne pouvait pas influencer le taux de l'euro» par un communiqué de la Chancellerie, précisant que Berlin respectait «l'indépendance de la Banque centrale européenne». C'est ainsi qu'Angela Merkel a réagi à la déclaration de Peter Navarro, chef du Conseil national du commerce des Etats-Unis, qui avait accusé l'Allemagne d'avoir recours à «un euro très largement sous-évalué» dans une interview donnée au Financial Times.

«L'Allemagne exploite ses partenaires européens et les Etats-Unis avec un Deutsche Mark dissimulé», a-t-il affirmé, formulant ainsi une critique assez frontale contre la politique monétaire européenne. Le choc sur les marchés a été immédiat. L'euro, qui était déjà en hausse face au dollar ces derniers jours, a aussitôt fait un bond après la parution de l'article. Vers midi, la devise européenne valait 1,0763 dollar, alors qu'il s'était établi autour de 1,0710 avant ces déclarations. 

«Le déséquilibre commercial structurel que l'Allemagne entretient avec le reste de l'Union européenne et les Etats-Unis souligne l'hétérogénéité économique au sein de l'UE», a ajouté Peter Navarro. En maintenant l'euro à un taux faible, favorable aux exportations, l'Allemagne jouerait donc un jeu dont elle serait la seule bénéficiaire, alors que les autres pays membres de la zone euro peinent à s'imposer face à la concurrence allemande.

L'Allemagne, très régulièrement critiquée comme étant le seul Etat à réellement profiter de la monnaie unique, fait l'objet de critiques récurrentes de la part de l'équipe de Donald Trump. Ce dernier a récemment considéré que la politique migratoire d'Angela Merkel était «une erreur».

Zoom – Général Didier Tauzin : “Je suis l’homme de la situation !”

Le Général Didier Tauzin est l'invité de TVLibertés. Depuis plus de deux ans, quadrillant le pays, il va à la rencontre des maires de France pour obtenir les paraphes nécessaires pour être candidat à l'élection.

Parallèlement, après le succès du livre « Rebâtir la France », le Général Tauzin publie son programme pour le quinquennat dans lequel il détaille abondamment les principales mesures pour redresser la nation française. Il fait une présentation très précise de ses 100 premiers jours à l'Elysée et annonce la réalisation d'une « Grande Charte de France » soumise à référendum.

Malgré les projets et les propositions, le Général Tauzin est soumis à la diète médiatique . Il bute sur le manque de soutien financier et sur la difficile quête des parrainages pour sa candidature . Est-ce que ces difficultés entament son énergie et sa détermination ? Réponse dès les premières secondes de l'entretien...

Quand un employé de la Fed «minait» des Bitcoins depuis un ordinateur de la banque centrale

Le bitcoin, la crypto-monnaie qui concurrence les monnaies traditionnelles, a des admirateurs dans des endroits pour le moins incongrus. Un «mineur» de bitcoin se trouvait dans l'antre même du dollar, la Banque centrale américaine. 

Nicholas Berthaume, un analyste de la Réserve fédérale à Washington (Fed), avait installé sur le serveur de la Banque centrale – à l'insu de son employeur bien entendu – un logiciel qui permet de «miner» des bitcoins, profitant de l'importante puissance de calcul des ordinateurs de la Fed. Il avait en outre modifié les paramètres de sécurité du serveur afin de pouvoir y accéder depuis son domicile. Après avoir plaidé coupable, il a été condamné à un an de probation et 5 000 dollars d'amende. 

Contrairement au dollar qui peut être imprimé à volonté par la Fed (comme elle l'a récemment fait avec son programme de «quantitative easing»), le bitcoin est une monnaie décentralisée qui ne peut être créée qu'à partir de cette action de «minage». Ils viennent récompenser les utilisateurs qui mettent la puissance de calcul d'un ordinateur à la disposition du réseau, afin de vérifier et enregistrer les transactions en bitcoin qui ont lieu sur la chaîne de bloc.

Lire aussi : Le bitcoin passe la barre des 1 000 dollars

Fusillade à Québec : Montréal et Paris commémorent les victimes de l’attaque (VIDEO)

Au lendemain de la fusillade qui a éclaté dans la soirée du 29 janvier au Centre culturel islamique de Québec en faisant six morts, le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, s’est recueilli sur les lieux de l’attaque. A Montréal, des anonymes ont allumé des bougies, tandis qu’à Paris la Tour Eiffel s’est plongée dans l’obscurité, en hommage aux victimes.

Lire aussi : Fusillade à Québec : un jeune étudiant inculpé de meurtres avec préméditation

Roubaix : Bertrand demande l’interdiction d’une conférence de l’islamologue controversé Hani Ramadan

«Nous ne pouvons accepter que des manifestations publiques, au cours desquelles des prédicateurs prônent la haine et la division nationale, puissent se tenir sur le territoire de la République française», a écrit Xavier Bertrand, président Les Républicains de la région Hauts-de-France, dans un courrier adressé au préfet du Nord, Michel Lalande, et daté du 30 janvier. L'objet du litige est une conférence organisée le 4 février à la mosquée Bilal à Roubaix, au cours de laquelle doivent intervenir l'islamologue suisse controversé Hani Ramadan et un autre prédicateur, Eric Younous.

«Ces deux personnes ont pu tenir des propos qui étaient totalement à l'encontre des valeurs républicaines qui sont l'égalité entre les femmes et les hommes et la laïcité», a-t-il ajouté.

Ainsi, «je vous demande d'interdire cette manifestation pour prévenir tout trouble à l'ordre public», poursuit Xavier Bertrand, affirmant dans son courrier que le maire de Roubaix, Guillaume Delbar (LR), avait également «alerté» la préfecture.

Celle-ci, contactée par l'AFP, n'avait pas encore réagi, tout comme la mairie de Roubaix.

Hani Ramadan est le frère de l'universitaire Tariq Ramadan, et le petit-fils de Hassan El Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens.

En septembre 2002, il avait fait scandale en défendant dans une tribune publiée dans Le Monde l'application de la charia et la lapidation des femmes adultères. Il avait ensuite été licencié de son poste d'enseignant de français par le gouvernement genevois pour propos «contraires aux valeurs démocratiques et aux objectifs de l'école publique».

En septembre 2016, la ville de Nîmes avait déjà annoncé l'interdiction d'une conférence de Hani Ramadan, estimant que ses prises de paroles allaient «à l’encontre des valeurs de la République».

Eric Younous est un prédicateur converti, gravitant dans la mouvance salafiste. 

Lire aussi : Aulnay-sous-Bois : un prêcheur islamiste contraint d'annuler sa conférence par le magazine Marianne

Des faucons dans l’avion ! Quand un prince saoudien réserve un vol pour ses animaux favoris

C'est un cliché déroutant qu'un utilisateur du site Reddit vient de diffuser sur internet : on y voit une foule de faucons patienter sagement à l'intérieur d'un avion, au milieu de rangées de passagers humains – qui semblent étonnement sereins à proximité de leurs inhabituels voisins.

D'après la personne ayant publié la photographie, qui se présente comme un ami du pilote ayant pris celle-ci, il s'agirait d'un vol de la compagnie aérienne des Emirats arabes unis, Etihad Airways. Un prince saoudien aurait réservé une place dans l'avion en question, pour chacun de ses 80 faucons... Ce qui ne serait guère surprenant, compte tenu de la popularité de la fauconnerie dans la Péninsule arabe, ainsi que de la tolérance de certaines compagnies aériennes de la région vis-à-vis de la présence d'oiseaux à bord.

Lire aussi : Russie : ce moment où la foudre s'abat sur un boeing 747 rempli de passagers (VIDEO CHOC)

Donald Tusk : «Les Etats-Unis sous Donald Trump constituent une menace pour l’UE»

Les «déclarations inquiétantes de la nouvelle administration américaine» ainsi que la «nouvelle situation géopolitique dans le monde rendent notre avenir hautement imprévisible», a annoncé Donald Tusk, président du Conseil européen, dans une lettre envoyée ce 31 janvier aux chefs d'Etat et de gouvernement de 27 pays de l'Union européenne (UE) en préparation du sommet informel de Malte sur l'avenir de l'UE.

Selon Donald Tusk, les Etats-Unis sous Donald Trump seraient au même plan que «la Chine, la Russie ou l'islam radical». Selon lui, cette nouvelle situation internationale exige des pays européens «des efforts conséquents» pour éviter la dislocation de l'UE. Selon lui, des nations séparées seraient rendues «dépendant de la Chine ou de la Russie». La politique économique de Donald Trump constituerait cependant une «opportunité de booster lesl iens économiques» de l'UE.

«Pour la première fois dans notre histoire, dans un monde de plus en plus multipolaire, nombreux sont les antieuropéens», ajoute Donald Tusk. «La remise en cause des 70 dernières années de politique étrangère américaine met l'Europe en difficulté», précise-t-il.

Les «déclarations inquiétantes de la nouvelle administration américaine» ainsi que la «nouvelle situation géopolitique dans le monde rendent notre avenir hautement imprévisible», a annoncé Donald Tusk, président du Conseil européen, dans une lettre envoyée ce 31 janvier aux chefs d'Etat et de gouvernement de 27 pays de l'Union européenne (UE) en préparation du sommet informel de Malte sur l'avenir de l'UE.

Ce n'est pas la première fois que des responsables européens formulent d'aussi violentes critiques contre les Etats-Unis de Donald Trump : par le passé, Guy Verhofstadt, négociateur en chef pour le Brexit, avait également comparé la «menace russe et la menace de l'islam radical» avec celle que constitueraient, selon lui, les Etats-Unis sous Donald Trump.

Moscou accuse l’Ukraine d’encourager l’escalade des tensions dans le Donbass

Les troupes paramilitaires «ont essayé d'attaquer les territoires contrôlés par les Républiques [autoproclamées] du Donbass. Ces unités ont franchi la ligne de cessez-le-feu avec un appui d'artillerie fourni par l'armée ukrainienne. Les milices rebelles ont été contraintes de contre-attaquer près du village d'Avdeevka et de reprendre les territoires conquis», a indiqué le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

«Il semble que les actions agressives dans la région du Donbass servent à détourner l'attention de la situation instable [en Ukraine]», a-t-il ajouté. 

Dmitri Peskov a indiqué que les «bataillons de volontaires» n'étaient pas contrôlés par les autorités ukrainiennes et que leurs exactions indiquaient une volonté de saper la trêve et les accords de Minsk.

De son côté, Petro Porochenko a accusé Moscou d'être responsable de la situation. 

Au moins sept personnes ont été tuées le 30 janvier dans l'est de l'Ukraine, en proie ces derniers jours à un regain de violences entre forces de Kiev et combattants des Républiques autoproclamées sans précédent depuis l'instauration d'une nouvelle trêve fin décembre.

Ces nouvelles victimes, trois soldats ukrainiens, deux combattants rebelles et deux civils, portent à 12 le nombre de morts au cours des dernières 48 heures. Il s'agit des combats les plus sanglants depuis l'instauration d'une trêve «illimitée» fin 2016.

Après le coup d'Etat de Maïdan, à Kiev, durant l'hiver 2014, l'est de l'Ukraine a décidé de faire sécession. Le nouveau gouvernement avait alors préféré envoyer l'armée que d'esquisser une tentative de dialogue avec ces rebelles qu'ils qualifient de «terroristes». Le 11 février 2015, à Minsk (Biélorussie), un accord de cessez-le-feu a été difficilement négocié par Vladimir Poutine, Angela Merkel, François Hollande, et les parties du conflit ukrainien, Petro Porochenko et les représentants des républiques autoproclamées de Lougansk et Donetsk.

Le conflit aurait causé plus de 10 000 morts. 

Lire aussi : Un éminent photographe à RT : la photo des combats acharnés en Ukraine n’était que «mise en scène»

PS, le début de la fin ? L’aile droite fait défection, des écologistes prônent la fusion des gauches

La fameuse théorie des «deux gauches irréconciliables», formulée par Manuel Valls en février 2016 et amplement évoquée par la presse durant la primaire organisée par le Parti socialiste (PS), semble se concrétiser. Dans une tribune publiée dans Le Monde du 31 janvier, les députés socialistes Christophe Caresche et Gilles Savary annoncent que le pôle des Réformateurs – l'aile droite du PS – auquel ils appartiennent, ne suivra pas Benoît Hamon dans sa course à la présidentielle. Un engagement qui concerne 17 responsables socialistes, selon une journaliste de BFM TV.

L'annonce tombe deux jours seulement après la victoire à la primaire de la gauche de Benoît Hamon, qui porte un programme de rupture d'avec le quinquennat Hollande – contrairement à ce que proposait son malheureux rival, l'ex-Premier ministre Manuel Valls.

«En tant que militants, nous ne pouvons nous sentir liés par un "projet de société" fondé sur une logique d’assistance généralisée et de dépréciation de la valeur travail», écrivent sans prendre de gants les «Réformateurs», en faisant évidemment référence au revenu universel, proposition phare de la campagne de Benoît Hamon.

Fidèles au bilan du président de la République, les auteurs de la tribune refusent, plus globalement, de porter un projet présidentiel conçu comme «l'antithèse» du mandat présidentiel venant de s'écouler – Benoît Hamon entendant, notamment, supprimer la loi travail. En outre, le programme porté par le vainqueur de la primaire de la «Belle Alliance populaire» n'est pas seulement contraire aux convictions et engagements de ces députés hollandistes, mais il compromet, selon eux, l'avenir même du PS, en condamnant durablement la gauche à l'opposition.

Lire aussi : La fin prématurée de la génération Hollande permettra-t-elle au PS de survivre ?

La droite du PS déjà «En Marche» ?

La défection des «Réformateurs» précède-t-elle un ralliement à Emmanuel Macron, dont les idées centristes peuvent séduire les socialistes les plus à droite ? Certains élus PS, en effet, n'ont pas attendu longtemps après la victoire de Benoît Hamon à la primaire pour rejoindre le leader d'«En Marche !». Quelques heures seulement après l'annonce des résultats du deuxième tour du scrutin, le député du Cantal Alain Calmette avait ainsi annoncé son engagement derrière l'ex-ministre de l'Economie. Dans une lettre diffusée sur Twitter, l'ex-soutien de Manuel Valls avait jugé sa décision logique : «"Macrono-vallsiste", comme j'aime à me définir, je suis resté fidèle jusqu'au bout à l'homme d'Etat qu'est Manuel Valls.»

Le lendemain, lundi 30 janvier, un autre vallsiste déçu, le député de la Loire (PS) Jean-Louis Gagnaire, avait annoncé sur son blog personnel rejoindre les rangs d'Emmanuel Macron, seul candidat à l'élection présidentielle pouvant «mettre en échec le duel annoncé entre la droite de François Fillon et l’extrême droite de Marine Le Pen». Tandis que Benoît Hamon, d'après lui, porte un projet «racoleur» et «irréalisable».

Contre les divisions de la gauche, des écologistes appellent à un bloc PS-EELV-France insoumise

Le jour même de la publication de la tribune des «Réformateurs» du PS, des responsables de la gauche écologique et du Front de gauche ont prôné, dans Le Monde toujours, un projet tout à fait différent pour les socialistes : l'union des candidatures Europe Ecologie les Verts (EELV), France insoumise (le mouvement de Jean-Luc Mélenchon) et PS à l'élection présidentielle.

L'appel, signé notamment par la députée européenne Michèle Rivasi (EELV), l'ex-EELV Noël Mamère et la députée européenne Marie-Christine Vergiat (Front de gauche), se fonde sur la même crainte d'un duel Fillon-Le Pen que celui invoqué par les partisans d'«En Marche». Alors que les sondages donnent les candidats Les Républicains (LR) et Front national (FN) en tête du premier tour de la présidentielle, «le rassemblement d’une gauche écologique, sociale, démocratique et solidaire, rompant avec le renoncement et la trahison du quinquennat qui s’achève», s’impose selon ces hommes et femmes de gauche comme un «impératif catégorique».

Or, si des «dissensus» existent entre les projets de Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot (notamment en ce qui concerne «la relation avec la Russie de Poutine»), les auteurs de la tribune assurent que les programmes des trois candidats «convergent sur la nécessité de penser un monde post-croissance». Reste à savoir lesquels des prétendants à l'investiture présidentielle seront prêts à laisser leur place...

Lire aussi : Le «rassemblement» de la gauche voulu par Hamon ne fait pas d'émules

Les poursuites contre le journaliste de RT arrêté lors de l’investiture de Trump abandonnées

«Je suis satisfait que le bureau du procureur ait reconnu mon innocence [...] En tant que journaliste qui diffusait les événements en direct pour mon entreprise, mon arrestation était une erreur manifeste», a expliqué Alexander Rubinstein, en réaction à la décision du procureur de Washington d'abandonner les charges à son encontre. Le reporter de RT America et cinq autres journalistes avaient été arrêtés et accusés d'avoir créé une émeute lors d'une manifestation anti-Trump, le jour de son investiture. La police n'avait pas prêté attention à leurs cartes de presse.

«Je voudrais remercier toute la communauté journalistique qui n’a pas hésité à s’élever contre mon arrestation et celle d’autres journalistes, y compris le Comité pour la protection des journalistes, Reporters sans frontières, et bien d’autres journalistes individuellement», a t-il poursuivi, avant d'avoir un mot pour son employeur, RT America, et son «remarquable soutien pendant cette période difficile». «Je vais continuer à faire mon travail de journaliste et à faire des reportages que moi-même et mon entreprise jugeons intéressants pour notre public», a t-il conclu.

RT America, qui avait vigoureusement condamné les accusations portées contre son journaliste, a chaleureusement accueilli la nouvelle, et rappelé que les journalistes devaient être «autorisés à faire leur travail sans craintes de récriminations de la loi ou du gouvernement», comme le stipule le Premier amendement de la Constitution américaine.

Attaque suicide ou missile ? Les versions de la mort de deux marins saoudiens divergent

L’une de quatre frégates saoudiennes de type Al Madinah a été frappée par un missile antinavire guidé, selon les révélations de la chaine de télévision al-Masirah qui cite une source anonyme au sein des forces rebelles yéménites. L’attaque a eu lieu près du port de la ville de Hodeida, à 150 kilomètres au sud-est de la capitale yéménite, Sanaa. Au moins deux marins ont été tués.

Les Saoudiens pour leur part avancent une version toute différente. D’après eux, deux marins sont décédés dans une attaque terroriste menée par trois embarcations kamikazes. Deux d'entre elles auraient été mises hors d'état de nuire avant d'atteindre le navire, au contraire de la troisème. Deux marins ont été tués et trois autres blessés dans l'incident. Le bâtiment aurait alors continué sa mission de patrouille après avoir éteint l'incendie.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le conflit au Yémen a fait plus de 7 350 morts et 39 000 blessés en 20 mois, des chiffres qui incluent les civils et les combattants. Cette guerre oppose les rebelles Houthis soutenus par l'Iran aux forces progouvernementales appuyées par la coalition sous commandement saoudien.

Maroc-UA : Le bloc francophone sur la dérive… un radeau de la méduse en vue

Maroc-UA : Le bloc francophone sur la dérive… un radeau de la méduse en vue
Lorsque la gouvernance relève de la culture raciste, qui hait les Sahraouis même unionistes car ils sont de droit et de valeurs identitaires et universelles, mène une diplomatie, il faut bien s’&attendre à un comportement suicidaire
La décadence de cette culture de privilège entraîne une résurgence des valeurs incarnées par l’obsession: la haine dans toute sa gamme de maladie, la désignation de se venger de ceux qui bloquent l’expansionnisme exploitant leurs richesses… la diplomatie marocaine est enfin prête à faire n'importe quoi pour sauver le statut quo en revenant sur ses pas vers l’Afrique sans conditions, pour « rendre sa grandeur à un Maroc qui n’a jamais de pouvoir sur les Sahraouis si ce n’est quelques familles en leurs noms personnelles.
Le Maroc donc vit les conséquences négatives de son style assez délinquant dans son esprit malin et son mode snobe.
L’endiguement institutionnalisé par des élections chapeautées par l’approche sécuritaire mènent à son auto destruction, lorsque la haine finit en quelque sorte par devenir partie des globules dans le sang qui coulent dans les veines du corps diplomatique et de gouvernance…
Le Maroc risque donc d’être ouvertement un représentant de colonialiste sous entendu au nom de la francophonie (28 Etats soutenant le retour du Maroc avant le discours royal au Sénégal…) surtout que l’Afrique est aujourd’hui un partie prenante de tout projet des pays avancés.
Voila donc la grande peur de la France : cinq fois le capital brut du Maroc risque de ne plus connaitre la route vers la France. Notons que bientôt le CFA monnaies impérialiste connaîtra le musée africain des temps difficiles d’esclavagisme pourtant sous la couleur d’un certain socialisme à la française devenu assez sioniste !
Sinon, le Maroc devrait préparer soigneusement le drapeau de la RASD sur la table des conférences et activités ayant rapport avec l’Union Africaine sauf si la rancune et la maladie demeure incurable dans le cœur de la gouvernance et la diplomatie marocaine !
Bref, dans tous les cas et l’Afrique du nord comme le reste africain non francophone a connu ses amis depuis les temps difficiles de l’après Mouammar El Kadhafi qui voulait fonder une monnaie en or pour l’U.A.
Rappelons l’ingratitude française depuis N. Sarkozy !
A ce niveau, il est nécessaire de rappeler que les USA et les Russes ont bien classés les états hypocrites et semblent vouloir travailler en semble. Dans ce sens déjà la Russie marque ses premiers préparatifs pour mettre ses pieds en Libye en coordination avec le Général Haftar et l’Algérie…
Conseil aux marocains : la tempête du Sahara n’est pas le faux printemps de Bernard Henri Lévi… C’est pourquoi feu Hassan avait mérité d’être médaillé par De Gaule. La neutralité oblige !

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Islam, environnement et citoyenneté (Suite et fin)

Islam, environnement et citoyenneté (Suite et fin)
Enseignements tirés des récits coraniques sur le paradis perdu

Dans les récits coraniques sur le paradis d’avant ressortent des enseignements à l’entame, des mots qui seront des maux à juguler si Adam et sa progéniture veulent être à la hauteur des exigences du Califat. Dieu dit avoir fait des recommandations (ahd) à Adam, ce qui établit la notion d’Alliance entre Lui et l’être humain en ce qu’il ne l’abandonne pas à sa solitude et ses limites : « En effet, Nous avons auparavant fait une recommandation à Adam; mais il oublia ; et Nous n'avons pas trouvé chez lui de résolution ferme ». Ces recommandations sont la boussole ou la guidance qui rattache l’humain à Dieu. En d’autres termes, un gage de succès sur terre et de salut dans l’au-delà est déjà de s’ouvrir à la transcendance et de ne pas faire l’option de la suffisance. Ce souci de Dieu pour l’humain apparait aussi dans le don des paroles de demande de pardon, l’acceptation du repentir, et la promesse de guidance tenue à Adam et à son épouse après leur glissade au paradis : « Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir car c'est Lui certes, le Repentant, le Miséricordieux. Nous dîmes: «Descendez d’ici, vous tous! Toutes les fois que Je vous enverrai une guidance, ceux qui suivront Ma guidance n’auront rien à craindre et ne seront point affligés». (Coran, 2 : 37-38) ; « Puis, si jamais une guidance vous vient de Ma part, quiconque suit Ma guidance ne s’égarera ni ne sera malheureux. Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne, et le Jour de la Résurrection Nous l’amènerons aveugle au rassemblement». Il dira: «Ô mon Seigneur, pourquoi m’as-Tu amené aveugle alors qu’auparavant je voyais?» [Allah lui] dira: «De même que Nos Signes t’étaient venus et que tu les as oubliés, ainsi aujourd’hui tu es oublié». (Coran, 123-126)
Au fait, Adam a oublié quoi et a manqué de résolution par rapport à quoi ? Voici des questions auxquelles des réponses sont données dans le Coran, notamment les récits du paradis d’avant. Examinons de plus près ce qu’il se passe au paradis perdu et qui, à la lumière du Coran, constitue un éclairage capital sur les sources véritables de la ruine de l’être humain. Iblîs banni de la miséricorde de Dieu après s’être révolté par orgueil et refuser de se prosterner devant Adam, donc de reconnaitre que celui-ci est le nouveau dépositaire du Califat, est lui aussi au paradis d’avant. Dans ce paradis, Adam reçoit des recommandations de Dieu, une sorte de code de conduite qui inclue de ne jamais oublier qu’Iblîs est son ennemi implacable qui a pour seul but de provoquer sa ruine : « Alors Nous dîmes : “Ô Adam, celui-là est vraiment un ennemi pour toi et ton épouse. Prenez garde qu'il ne vous fasse sortir du Paradis, car alors tu seras malheureux” ».
Comment Satan précède-t-il pour égarer le premier couple humain à la lumière de ce que nous enseignent les récits coraniques susmentionnés? Les mots-clés des stratagèmes de Satan sont : prétention, séduction, fausse promesse, imposture, illusion et sournoiserie. En effet, Iblîs qui prétend connaitre ce qu’il manque au premier couple humain trouble la vie tranquille de celui-ci en suscitant chez lui un désir de quelque chose qu’il n’avait pas imaginée de son propre chef. En face, les mots-clés de la glissade du premier couple sont : naïveté, oubli et désir. Selon certains exégètes, ce n’est pas à la première tentative d’Iblîs que le couple va céder. Ce dernier répète ses assauts avec un contenu renouvelé mais toujours trompeur, s’y ajoute qu’il se dit de bonne foi et jure pour se faire croire.
Un enseignement capital de ces récits est que, par son murmure mielleux et trompeur, Iblîs suscite chez le premier couple humain le désir de démesure. Iblîs fait miroiter seulement à Adam, une chose qui relève du pouvoir et aux deux (Adam et son épouse), deux choses qui relèvent du rapport au temps et de leur nature en tant que telle. C’est dire qu’il fait croire à Adam qu’il est moins que ce qu’il pourrait être et ce faisant, suscite chez lui une envie de puissance et d’autre part, il incite nos deux grands parents à vouloir échapper au temps et à leur humaine nature. Il n’est pas exagéré de penser que ces récits coraniques du paradis perdu suite à la glissade du premier couple humain préfigurent une sorte de complexe de démesure qui a beaucoup à voir avec la crise environnementale.
Un autre enseignement de ces récits coraniques est que le marchand d’illusion n’a pas d’emprise directe sur Adam et son épouse. Il n’annihile pas le libre arbitre de ces deux premiers êtres humains. Il a juste la possibilité de susciter chez l’individu le désir qui finit par gouverner son « Nafs » (âme charnelle) et le mobiliser vers la recherche vaine de ce qu’il ne peut ni être ni posséder. L’enjeu n’est pas de savoir de quel arbre il s’agit et quelles parties en ont consommées mais ce qu’il représente, à savoir, la limite et la frontière à ne pas franchir au risque de s’égarer en mentant à notre nature d’humain et en nous assignant de fausses finalités. Et si une fin est hors de portée, à quoi servent alors tous les moyens du monde conçus et mobilisés aux fins de l’atteindre ?
Il se trouve que c’est cet enjeu qui traverse le destin en entier de l’homme et qui cristallise tous les dangers auxquels il s’exposera et tous les drames dont il sera l’agent lors de son séjour sur terre. Avant la transgression de l’interdit dont l’objet est redéfini et embellit par celui que le Coran appelle le trompeur (al gharûr), c’est le bonheur illusoire promis à Adam et son épouse. Mais, à l’horizon, après avoir passionnément voulu posséder et dominer tout, et être autre et plus, c’est la désillusion qui est récoltée par le premier couple humain. Selon le récit du Coran, la descente aux enfers peut-être infléchie et l’homme peut se donner une nouvelle espérance à travers l’humilité qui pousse à la reconnaissance de la faute non pas contre Dieu mais contre soi-même, contre sa propre nature humaine et le repentir qui est un engagement de changer de comportement pour le meilleur. Ces récits coraniques nous enseignent que la condition d’un vrai bonheur à hauteur d’homme réside dans la liberté de se donner des limites, de pouvoir renoncer au superflu et à toute forme d’excès et d’opter pour la frugalité et la mesure.
Il est bon de s’arrêter un instant sur la sanction de la transgression au paradis perdu pour la comparer avec ce qu’il se passera sur terre. Selon les récits coraniques, en mangeant quelque chose de l’arbre interdit d’accès, le couple ne fait tort qu’à lui-même. Il y a là toute une pédagogie de l’interdit ou du renoncement librement consenti qui devient source de liberté et de quiétude et non d’asservissement ou de limitation du potentiel humain. De quelle liberté parle-t-on s’il est dit que rien ne peut plus être arrêté ou changé parce-que le « système » enjoint de continuer, même jusqu’à être son propre fossoyeur ? A coup sûr, il y a dans ces récits du paradis perdu, un enseignement capital à méditer longuement et profondément sur la dialectique entre liberté et responsabilité. Si l’homme veut tout maitriser sauf lui-même, il se fera tort inexorablement. S’il veut assumer pleinement sa liberté tout en oubliant les limites à lui fixer, il va à la ruine.

Défense de l’environnement et citoyenneté : leçons amères d’un engagement inabouti

En plus de ce souci environnemental, motivé par la compréhension des enseignements islamiques déclinés plus haut, je me suis posé la question de sa traduction concrète. En effet, je ne voulais pas en rester à déclamer des versets et hadiths alors que par exemple et par proximité, je ne voyais aucune action significative menée par la société civile pour infléchir le désastre du littoral de Dakar. J’ai alors opté pour rejoindre un groupe dont les propos des meneurs me semblaient convaincants et désintéressés. Ce groupe se déclarait préoccupé par la défense de tout le littoral sénégalais tout en commençant par la corniche de Dakar. Je m’étais engagé dans cette lutte de défense du littoral vu son importance écologique et récréative, me justifiant de ce que l’intendance de la terre est confiée à l’humanité et que si les décideurs publics ne mesurent pas l’enjeu d’un problème environnemental, il fallait le leur rappeler de façon responsable au moyen des prérogatives que la loi donne au citoyen.
Ce groupe rassemblait des individus à titre personnel et des associations de riverains du littoral. Le président d’honneur de la plateforme dite citoyenne était une personne influente du secteur de la profession libérale au Sénégal et ses accointances avec différents régimes politiques étaient controversées. La mobilisation a porté ses fruits, puisque quelques membres du groupe ont été reçus par le Président de la République en personne. Après avoir écouté les doléances du groupe, le Président, avec à ses côtés des ministres et des élus locaux de Dakar, s’est dit lui-même environnementaliste (il a une formation d’ingénieur en sciences de la terre) et sensible à l’état du littoral, rappelant qu’il avait pris des engagements dans ce sens pendant sa campagne électorale. Cependant, le Président n’a pas manqué de mentionner que certaines autorisations administratives telles que le permis d’occuper, ont été données par les élus de la ville de Dakar et d’autres par le régime précédent le sien.
Pour finir, le Président a demandé à son ministre de l’économie et des finances de piloter un groupe de concertation composé de membres du gouvernement, des services de l’État, ainsi que des représentants des organisations du groupe qui menait la lutte pour la défense du littoral. Le Président demanda qu’un rapport sur les aspects juridiques, fonciers et environnementaux soit déposé sur sa table dans un délai de deux semaines. Enfin, le président nous proposa une visite guidée pour constater l’état de la corniche avec nous. Ce qui fut fait, la presse ne rata pas l’occasion et l’opinion fut sensibilisée encore plus sur la question et le projet de construction d’une ambassade fut arrêté sur décision du présidentielle. Motivés par l’attention que le Président a accordée au groupe de lutte pour la défense du littoral, les membres firent preuve de plus d’engagement et se virent rejoints par d’autres qui avaient pris conscience du problème mais avaient déchanté par découragement. La presse organisa nombre de débats autour de la question. Des réunions plus ou moins régulières se tinrent entre le groupe citoyen et le gouvernement, des visites de terrain concertées eurent lieu. Le groupe citoyen apporta au gouvernement et à ses services les informations en sa possession sur l’occupation du littoral. Le rapport demandé par le Président prit du retard, car nombre de questions étaient beaucoup plus complexes que prévu.
À mon niveau, nombre de frustrations ont commencé à naitre, au fur et à mesure que le groupe se réunissait et que certaines pratiques me rendaient perplexe et soupçonneux. Voici quelques-unes des raisons qui, in fine, me poussèrent à prendre la décision de quitter le groupe : (i) le désordre que je constatais dans les réunions inutilement longues où on débattait sans ordre du jour ou qui n’était pas respecté s’il en existait, (ii) elles se tenaient dans les bureaux du président d’honneur, soupçonné par certains de velléités d’instrumentalisation du groupe, (iii) les entretiens informels entre ce dernier et certains ministres, parlant au nom du groupe avec des bailleurs et des diplomates, sans concertation préalable, (iv) des projets à financer concoctés par certains membres du groupe de lutte pour la défense du littoral, (v) la faible ou la non implication des élus locaux auxquels sont dévolus certaines compétences de gestion environnementale à travers la décentralisation.
J’ai été particulièrement choqué de voir le président d’honneur d’un groupe citoyen de lutte pour la défense du littoral prendre des engagements devant le gouvernement, faire des promesses et rencontrer des bailleurs pour le financement de son propre projet dans des espaces libérés grâce à la pression populaire, le tout de façon unilatérale et sans concertation préalable avec le groupe. Mes questions et mes critiques sur ces façons de faire envenimaient de plus en plus les réunions car je refusais les réponses autoritaires du concerné e tqui ne semblaient pas gêner la majorité du groupe. J’ai eu aussi des remarque du genre : « laissons-le faire, il s’y connait et nous avons confiance et il constitue notre porte d’entrée au palais présidentiel ». Je me suis aussi rendu compte que certains membres du groupe avaient des projets déjà prêts et qu’ils voulaient expulser certains occupants du littoral pour pouvoir les mettre en œuvre.
Cette façon de faire m’a paru insupportable, parce que pour moi il devait s’agir d’un aménagement concerté et inclusif du littoral sous la supervision de l’Etat incluant l’équité entre toutes les parties prenantes. Hélas, je faisais face à une association de la société civile qui surfe sur l’environnement avec des pratiques peu éthiques et qui joue sur des préoccupations populaires pour être un lobby qui fait chanter les pouvoirs publics aux fins d’obtenir des privilèges. Les pouvoirs publics savent aussi comment s’y prendre avec ce genre de groupes pour les empêcher de jouer leur vrai rôle de sentinelle et de lanceurs d’alerte influant au niveau de l’opinion publique, sans pour autant apporter des réponses aux vraies questions environnementales. J’ai fini par considérer que je n’étais plus dans un espace citoyen et j’ai balancé ceci au groupe comme une sorte de motif de démission : « Pour moi, un groupe citoyen doit travailler selon au moins deux critères qui font défaut au nôtre : la transparence et la concertation. » On m’a ensuite soufflé qu’après mon départ, mes critiques ont permis de changer la mentalité et les pratiques du groupe ! J’ai répondu tant mieux alors sans avoir aucun moyen de vérification de ces rumeurs et en doutant de la sincérité de ce genre d’argument.

Conclusion

J’ai beaucoup appris de cette expérience où par le truchement de la défense de l’environnement, j’ai essayé de traduire ma foi islamique sur une question d’intérêt commun à tous les citoyens, croyants ou non. Il se trouve que j’ai été ô combien déçu de voir que ce sont la cupidité et la convoitise qui sont subrepticement à l’œuvre par le truchement de la manipulation des masses à travers une cause juste. D’une part, cette expérience m’a permis de constater que les hommes et femmes politiques (sans vouloir généraliser) sont gangrénés par la corruption, les intérêts partisans, les accointances louches avec des privés et le manque de courage pour prendre et appliquer des décisions nécessaires. Et voici qu’une partie de la société civile qui devait jouer un rôle de veille et d’alerte environnementale se laisse emporter par le même état d’esprit et se complaisent dans les mêmes pratiques qu’elle condamnent pour se faire une bonne image devant l’opinion publique et mieux la tromper. Dans cette soi-disant société civile qui fait l’option de la marchandisation de l’environnement, se cachent des gens qui ont les mêmes pratiques que les politiques corrompus et les maitres chanteurs. Au milieu de tout cela, c’est le citoyen naïf qui est pris en otage et c’est la nature qui devient de plus en plus un bien privé au détriment de la grande masse. Dans cette expérience, je n’ai pas perdu ma foi vu que je me suis souvenu comme j’ai pu des récits coraniques sur le paradis perdu, mais mon espérance environnementaliste a reçu un sacré coup.


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Frontières entre les Etats: Des ponts au lieu des murs

«Ceux qui nient la liberté à d'autres ne méritent pas la liberté pour eux-mêmes: et sous la domination d'un Dieu juste, Ils ne peuvent pas longtemps la conserver.» Abraham Lincoln, président des Etats-Unis
Frontières entre les Etats: Des ponts au lieu des murs
L'histoire de l'humanité est jalonnée de situations de paix armée de ni guerre ni paix, de crainte de l'Autre et des techniques pour s'accaparer et garder des territoires protégés par des murs réputés infranchissables. «De tout temps, lit-on dans la contribution suivante, les empires ou les Etats ont construit des murs afin d'établir une séparation entre eux-mêmes et une catégorie d'humains qu'ils considèrent comme différente de la leur. Séparer les civilisés des barbares, les nomades des sédentaires, les bons des mauvais, les riches des pauvres, les Blancs des Noirs, les Mongols des Chinois, les Israéliens des Palestiniens,... Bien que ces murs aient presque toujours échoué à atteindre le but qui leur était fixé, cette course à la séparation se poursuit de nos jours et ne semble pas près de s'arrêter. Il semble que ce soit une des caractéristiques des Etats de continuer à construire des dispositifs ayant déjà fait preuve de leur inefficacité. C'est ainsi qu'une partie de l'humanité se retrouve face au mur.» (1)

Souvenons-nous aussi d'un mur actuel; le mur de Shengen. Bien que virtuel, ce mur est probablement le plus grand jamais mis en place,. l'un de ses buts principaux est d'interdire le libre accès aux pays membres par les citoyens de pays extérieurs. Il constitue une entrave flagrante à l'exercice du droit d'asile que tous les pays de l'Union se sont pourtant engagés à respecter en ratifiant la convention de Genève sur les réfugiés. Ce mur virtuel a déjà fait et continue à faire de nombreuses victimes. (...) Le massacre continue... en 2016 5000 personnes ont perdu la vie en mer.» (1)

Souvenons-nous de la Grande Muraille de Chine, censée protéger la Chine des envahisseurs, du Lime romain, la version récente est celle des forts de l'armée américaine contre les Indiens. Souvenons-nous de la ligne Morice construite pour empêcher les combattants algériens de se ravitailler en armes. Cette ligne électrifiée et bordée de champs de mines continue encore à faire des victimes 55 ans après l'indépendance de l'Algérie. Citons aussi le mur de la discorde entre miséreux Tunisiens et Libyens, tranchée emplie d'eau salée et surmontée d'une hauteur de sable afin, voué à s'étaler sur 168 kilomètres de frontière commune -, cette zone tuniso-libyenne perméable est censée protéger la Tunisie des djihadistes libyens.

La carte du monde des murs séparant les frontières

Dans un travail remarquable, les universitaires Elisabeth Vallet et Chaire Raoul-Dandurand de
l'université du Québec, à Montréal, ont recensé minutieusement les murs dans le monde; Nous lisons cette contribution: «Le monde est découpé en frontières représentant les États, mais certaines de ces limites sont matérialisées par des murs dont la longueur totale serait égale à celle de la circonférence de la Terre! (...) Cette carte ne matérialise pas la longueur des murs en question et leur localisation précise, mais indique les frontières concernées et indique si ces murs sont déjà en place, en cours de construction, ou au stade de simple projet (...) On assiste à un phénomène de re-fermeture des frontières, depuis deux décennies. Il est possible de dresser un portrait multiple en fonction de l'apparence de ces murs, leurs objectifs ainsi que leur efficacité, qui changent selon les pays et les enjeux. Il est possible de citer les matériaux comme le béton, les barbelés électrifiés et le sable, ainsi que les différents dispositifs tels que les miradors, les clôtures, les forces armées et la technologie biométrique. Les objectifs diffèrent également (lutte contre l'immigration, contrebande, opposition territoriale et autres raisons de sécurité). (...) Les anciens murs étaient destinés à faire en sorte que certains conflits ne dégénèrent pas, comme ceux opposant l'Inde au Pakistan, les deux Corées ou encore Chypre et la non reconnue République de Chypre du Nord. Aujourd'hui, les murs tendent à surprotéger les frontières, donc à en faire des «sur-frontières». (2)

Pour Elisabeth Vallet, les murs ne servent à rien puisqu'ils font naître des logiques de transgression, par exemple à la frontière américano-mexicaine, où environ 150 tunnels ont été dénombrés. L'immigration clandestine n'est pas seule actrice dans la zone, puisque les trafiquants ont adopté d'autres logiques: contourner le mur par la mer en sous-marin et par les airs à l'aide de drones. (...) Enfin, construire un mur sur une frontière, c'est également favoriser les organisations criminelles qui profitent de pauvres gens désirant se rendre dans un pays où la vie semble meilleure. Les passeurs seront de plus en plus les représentants de structures criminalisées.» (2)

Mythe du mur de Berlin et vrai mur de la Honte en Palestine

Dans une ancienne contribution j'avais mis en exergue le deux poids, deux mesures s'agissant de l'appréciation concernant le mur de Berlin et concernant le mur érigé par Israël et défigurant la Palestine. J'écrivais: ««Ich bin in Berliner», «Je suis un Berlinois» s'exclamait J.F. Kennedy venu soutenir les Berlinois au plus fort du blocus: résonne encore dans nos oreilles de naïfs bercés par la doxa occidentale au point que l'on croyait tout ce qu'on nous disait -le «on» symbolisant les médias occidentaux. Nous avons comme pour le cinéma hollywoodien vibré et communié avec ceux que l'on nous présentait comme faibles avec naturellement le «Zorro» redresseur de torts qui fait qu'on applaudissait à la fin des films. Je veux dans cette contribution «déconstruire» le mythe du mur de Berlin et parler d'un vrai mur, celui de la Honte, celui de la force injuste contre le peuple opprimé de Palestine. On aurait pensé alors, propagande aidant, que la libération était synonyme de bonheur. Il n'en fut rien. En 1999, USA Today écrivait «Quand le mur de Berlin est tombé, les Allemands de l'Est se sont imaginé une vie de liberté et d'abondance, où les difficultés auraient disparu. Dix ans plus tard, un remarquable 51% aux élections a fait savoir qu'ils étaient plus heureux sous le communisme.» (3)

Pourquoi ne pas parler en effet du «vrai mur de la honte» de plusieurs kilomètres, qui défigure la Jordanie, obligeant chaque matin des milliers de Palestiniens à faire d'énormes détours pour aller travailler chez les colons israéliens, ou pour rentrer le soir ne sachant pas s'ils peuvent ou non passer selon le bon vouloir et les humiliations au quotidien de la part des soldats. Un tollé d'indignation n'a rien pu faire! Il est vrai que la Cour internationale de justice a déclaré illégal ce mur et a demandé son démantèlement. Peine perdue. Le mur continue d'être peaufiné: les Palestiniens seront «comme des cafards dans un bocal» pour reprendre l'expression appropriée d'un général israélien.. » (3)

« Pour rappel, commencé en juin 2002, le Mur de séparation devrait faire plus de 703 kilomètres de long, soit deux fois la longueur des frontières de 1967 avec la Cisjordanie et quatre fois plus long que le mur de Berlin. Le mur atteint à certains endroits 8 mètres de hauteur, plus de deux fois celle du mur de Berlin. Pourtant, l'Avis consultatif de la CIJ édicté le 9 juillet 2004, est on ne peut plus clair: «L'édification du Mur qu'Israël, puissance occupante, est en train de construire en territoire palestinien occupé, y compris à l'intérieur et autour de Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé, sont contraires au Droit international», «Israël est dans l'obligation de mettre un terme aux violations du Droit international dont il est l'auteur; il est tenu de cesser immédiatement les travaux d'édification du mur qu'il est en train de construire dans le Territoire palestinien occupé, y compris à l'intérieur et autour de Jérusalem-Est, de démanteler immédiatement l'ouvrage.» (3)

«Dans le même ordre des avanies des Palestiniens, cette fois-ci c'est l'Egypte qui érige. Les sentiments de colère ne cessent de monter contre la barrière métallique qui s'élève entre les territoires palestiniens de la bande de Gaza et les territoires égyptiens. Beaucoup croient que c'est un pas supplémentaire visant à renforcer le blocus imposé sur plus d'un million et demi de Palestiniens emprisonnés chez eux depuis plus de trois ans. (...) Maintenant, le gouvernement construit un «mur d'acier», sous une égide américano-européenne, autour de la bande de Gaza. On a vraiment honte d'apprendre qu'un autre mur de séparation discriminatoire creuse la terre sur nos frontières avec la bande de Gaza, écrit le journal égyptien Al-Dostour. Ce mur installé avec l'aide des Américains et des Israéliens réalisera les mêmes objectifs criminels que le mur de la Cisjordanie: isolement et siège, souffrance et famine. On veut fermer tout espace d'où arrive un peu de nourriture! Pour rappel, en 2009 la France s'était engagée avec les Américains à asphyxier les Gazaouis pour empêcher la contrebande d'armes en direction de Gaza. Le point 6 de la résolution 1860 du 8 janvier 2009, dix jours avant la fin des combats visait à empêcher les Gazaouis de se procurer des armes pour se battre.» (4)

Trump impulse ses projets contre l'immigration: le mur de la discorde

Tambour battant, Donald Trump signe des décrets, fidèlement à ses promesses. Il vient d'interdire aux ressortissants de sept pays musulmans l'entrée aux Etats-Unis. Mais pour le moment c'est le mur avec le Mexique qui retient l'attention. «Décidément écrit Sylvain Cypel, l'entrée en fonction de Donald Trump comme ses déclarations à l'emporte-pièce suscitent d'innombrables interrogations. Ainsi, confirmé par le Sénat au poste de secrétaire à la sécurité intérieure (Homeland Security) le 20 janvier, le général John Kelly a déclaré «refuser tout fichage de gens basé sur l'ethnicité ou la religion». Évoquant le «mur» qu'entend construire Trump tout au long de la frontière mexicaine, il a aussi indiqué qu'«une barrière physique en elle-même ne fera pas l'affaire». (5)

Pourtant, le président américain a signé le décret lançant la construction d'un mur à la frontière mexicaine pour combattre l'immigration illégale. «Je vais construire un grand mur, personne ne construit les murs mieux que moi.» «Une nation sans frontières n'est pas une nation», a-t-il lancé mercredi en présence du nouveau ministre de la Sécurité intérieure, l'ancien général John Kelly. «A partir d'aujourd'hui, les Etats-Unis reprennent le contrôle de leurs frontières.» «C'est sans doute la mesure la plus polémique promise par Donald Trump durant la campagne présidentielle. Le nouveau président des Etats-Unis a martelé, meeting après meeting, qu'il comptait construire un mur de 1 600 kilomètres de long à la frontière mexicaine, pour «endiguer» l'immigration. Et le décret lançant le gigantesque projet a été signé, cinq jours seulement après sa prise de fonctions. Mais cette promesse pose encore de nombreuses questions: le mur sera-t-il vraiment construit? Qui va le payer? La construction du mur, «physique» et pas seulement «symbolique», figurait d'ailleurs en tête du programme de Donald Trump: «Construire un mur physique et impénétrable tout au long de la frontière sud, dès le premier jour.» A ceux qui espéraient encore qu'il s'agissait d'une promesse en l'air ou d'un discours rhétorique et symbolique, il faut se résigner. Il n'y a donc plus aucun doute: Donald Trump va construire ce «mur». (6)

Officiellement, Donald Trump se veut intraitable: «Le Mexique paiera pour le mur», affirme-t-il dans son programme. Une affirmation répétée inlassablement lors de ses meetings. Estimé par des experts américains à 25 milliards de dollars (autour de 8 milliards par Donald Trump), le coût de construction de ce mur frontalier devrait finalement être avancé par... les contribuables américains. Mais le Mexique remboursera, rassure Donald Trump. Les économies américaines et mexicaines sont imbriquées, taxer les importations à partir du Mexique, rendra encore plus vulnérables les deux régions frontalières. Le mur qui existe en partie, servira de pompe aspirante de tous les trafics possibles. Aux dernières nouvelles du feuilleton du mur, Trump refuse de recevoir le président mexicain, il l'appelle ensuite au téléphone, la communication a duré une heure et ils ont convenu de ne plus parler du mur dans les entretiens officiels.

Réalité des enjeux

Dans une appréciation remarquable de la situation du mur, Fernando Buen Abad Domínguez situe la réalité des enjeux. Le travail des émigrés/immigrés déclare-t-il n'est pas un cadeau de l'Empire. Mettons les points sur les «i»: chaque dollar gagné est une accumulation de richesse pour les Yankees qui profitent du travail d'esclave. Les travailleurs paient un prix élevé (pas seulement pour ce que prélèvent les entreprises parasites pour les envois de fonds), mais parce que la majorité des migrants s'échine tous les jours, et doit épargner, bien qu'ils vivent avec toutes les limitations possibles, sous le poids de la distance, de la solitude fréquente, du statut d'«illégal», la marginalisation, le racisme, la peur, la méfiance systématique et la maltraitance coutumière. Et tout cela dans des terres qui ont été volées par l'empire yankee. Cela aussi est rendu visible par le Mur qu'ils veulent financer également avec les envois de fonds des compatriotes.» (7)

«Ce Mur est un acte inacceptable et inhumain de provocation. Il contient la menace de tuer et de réprimer des milliers de personnes. C'est un Mur conçu pour accentuer l'injustice subie par les immigrants traités comme 'illégaux'' et c'est un piège pour tous ceux qui, pour survivre, sont à la recherche d'une source quelconque d' «emploi». La frontière avec les USA, est une source permanente d'abus, d'exploitation et d'ignominie et le projet de compléter ce Mur est un affront si grand que l'on ne peut pas ne pas se préparer aux conséquences. Ceux qui causent le chômage, qui génèrent la misère prennent maintenant des mesures de «contrôle» pour mettre de «l'ordre» à la frontière. Tout en bénéficiant des envois de fonds, bien sûr! Ce que le Mur n'arrêtera pas, conclut l'auteur, ce sera la tragédie du chômage, la barbarie de l'humiliation, l'enfer de la faim et la monstruosité de la dépossession. Tout le contraire. Il met en lumière la barbarie, l'aberration et la gifle avalisées par la bourgeoisie, qui ne connaît ni limites ni freins dans la phase prédatrice où se trouve l'Empire. Le Mur est son miroir(...)». (7)

Toujours en parlant de frontières elle peut être purement symboliques comme celle qui sépare les deux parties de Chypre. D'un côté de la frontière cypriote grecque nous sommes au XXIe siècle avec toutes les opportunités de l'Union européenne, de l'autre, partie turque, les Cypriotes vivent dans les conditions du XIXe siècle! Où sont les ponts que nous devons construire pour amener la sérénité? Il faut bien le dire, nous n'en prenons pas le chemin

C'est un fait, le monde va mal, il n'y a jamais eu autant de mur de la discorde, de haine et de rancoeur! L’attentat tragique de Montréal en est une démonstration, dans cette tragédie, il faut souligner deux choses, d’abord , la cible visée qui semble être des musulmans mais aussi, la position admirable des autorités canadiennes qui ont eu une réaction fortement compassionnelle et surtout avec une forte volonté d’intégration des musulmans qui devraient se sentir canadiens avec un vivre ensemble à inventer tout les jours dans ce pays qui ne crie pas à la haine de l’étranger.

Aux Canadiens de toutes origines à se montrer dignes et faire des accommodements raisonnables, la frontière où chacun se sent canadiens et apporte ce faisant son génie et la pleine mesure de son talent à la réussite de ce pays qui à bien des égards peut être un référent notamment par rapport à son voisin frappé espérons le momentanément d’hubris

1. http://rleb07.free.fr/opinions/murs.html

2. http://reseauinternational.net/voici-la-carte-du-monde-des-murs-separant-les-frontieres/


3. Chems Eddine Chitour http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/mythe-du-mur-de-berlin-et-vrai-mur-64656

4. http://www.ism-france.org/analyses/La-colere-monte-contre-le-mur-d-acier-l-Egypte-trahit-Gaza-article-13257

5. http://orientxxi.info/magazine/musulmans-iran-jerusalem-dissensions-entre-donald-trump-et-ses-futurs-ministres,1674

6. http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/l-amerique-selon-trump/20170125.OBS4328/5-questions-sur-le-fameux-mur-que-trump-veut-construire-a-la-frontiere-mexicaine.html

7. http://reseauinternational.net/le-mur-de-trump-une-attaque-symbolique-contre-les-classes-laborieuses/#f9G0v8hMdQTdL8jD.99


Article de reference: http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/259365-des-ponts-au-lieu-des-murs.html

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique Alger

Alter Info l'Information Alternative

Le gifleur de Valls fait appel : «Il n’y a pas eu préméditation», assure son avocat

Nolan Lapie a fait appel de sa condamnation de trois mois de prison avec sursis et 105 heures de travail d'intérêt général (TIG) pour «violences volontaires sans incapacité de travail avec préméditation» sur Manuel Valls, qu'il avait giflé à Lamballe le 17 janvier.

Si le jeune homme conteste aujourd'hui une peine pourtant négociée à l'amiable, c'est qu'il réfute la qualification pénale retenue, explique maître Blot : «Il n'y a pas eu préméditation», assène-t-elle. Venu à vélo à Lamballe pour échanger avec Manuel Valls sur la loi travail et le 49.3, il n'est pas venu «avec l'idée» de gifler l'ex-Premier ministre.

«On avait refusé la CRPC, dit l'avocat, mais on l'a acceptée, le couteau sous la gorge, sous la menace du parquet de solliciter la détention.» Marqué par une nuit de garde à vue, le jeune homme n'avait «pas le courage» de repasser une nuit en prison, avant sa comparution immédiate le lendemain à Saint-Brieuc.

Si l'avocat estime qu'au vu des faits, «la détention ne se justifiait absolument pas», le procureur de la République de Saint-Brieuc, Bertrand Leclerc rétorque qu'il y a «toujours un risque» de fuite avant une comparution immédiate.

Le garçon, âgé de 18 ans, avait été jugé dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), la procédure française de plaider-coupable. Autrement dit, le jeune homme avait accepté la condamnation proposée par le parquet à l'issue de sa garde à vue.

La peine avait ensuite été homologuée par un juge, qui avait également condamné le prévenu à verser un euro de dommages et intérêts à Manuel Valls, partie civile dans cette affaire.

L'affaire sera jugée devant la cour d'appel de Rennes. Mais au vu du programme d'audience chargé, elle ne devrait pas être examinée avant 18 mois, selon le parquet général.

Les faits s'étaient produits le 17 janvier, alors que Manuel Valls, candidat à la primaire initiée par le PS, serrait des mains à la sortie de la mairie de Lamballe, une petite ville bretonne à une vingtaine de kilomètres de Saint-Brieuc. Le prévenu lui avait donné une légère gifle avant d'être plaqué au sol par un membre du service de sécurité.

Lire aussi : Après la gifle et la farine, le meeting de Manuel Valls à Alfortville à nouveau perturbé (VIDEO)