Le Washington Post publie la fausse histoire d’une centrale américaine soi-disant hackée par Moscou

Dès les premières lignes de l’article du célèbre Washington Post, le ton est donné : «Un code [informatique] associé à l’opération russe de piratage […] a été détecté dans le système d’un fournisseur [d’électricité] du Vermont, selon des responsables américains.»

Sans prendre la précaution de vérifier l’information, venue de supposition des services de renseignements américains, le journal n’hésite pas à relayer le commentaire incendiaire du gouverneur démocrate de l’Etat du Vermont, Peter Shumlin, qui qualifie Vladimir Poutine de «l’un des plus gros voyous du monde» et conclut, un brin hâtivement : «Cet épisode devrait souligner le besoin urgent pour notre gouvernement fédéral [américain] de pourchasser vigoureusement et de mettre un terme à ce genre d’ingérence russe.»

Le sénateur du Vermont Patrick Leahy n'y va pas, lui non plus, de main morte, en parlant de «piratage financé par l'Etat russe» dans un communiqué publié sur internet.

Alors que le quotidien poursuit dans le même registre, les agences de presse du monde entier reprennent les accusations antirusses, à l’image de l’AFP, qui titre «Des hackers russes ont piraté un fournisseur d'électricité américain (presse)».

Le problème ? La centrale n’a jamais réellement été piratée

Alertée par les services de sécurité américains, la centrale électrique en question, Burlington Electric, fouille tous ses ordinateurs et découvre finalement que le code du logiciel malveillant n’est présent que sur un seul ordinateur, et que celui-ci n’est aucunement connecté aux installations. En d’autres termes, aucun pirate informatique n’a pénétré dans le système de la centrale électrique du Vermont.

Pas de chance pour le Washington Post, qui avait déjà sorti son article sans prendre la peine de contacter la compagnie.

Une «fake news» révélatrice

Comme l’écrit le journaliste britannique Glenn Greenwald dans le magazine en ligne The Intercept, l’histoire, qui peut sembler anodine, est en réalité importante car elle «reflète la fièvre irrationnelle et sans fin qui est cultivée dans le discours politique et la culture américaine à propos de la menace posée par Moscou».

En effet, ce n’est pas la première fois qu’une information non-vérifiée, voire complètement fausse, concernant la Russie, est massivement relayée par les médias mainstream américains, sans la moindre précaution.

Encore il y a quelques jours, la chaîne d’actualité américaine CNN avait indiqué que l’école américaine de Moscou avait été fermée sur ordre du gouvernement de Vladimir Poutine, en guise de réponse à la décision de l’administration de Barack Obama d’expulser 35 diplomates russes des Etats-Unis.

L’«information», erronée, avait été reprise par de nombreux médias internationaux et français, certains, comme la radio Europe 1, ne prenant même pas la peine d’y ajouter le conditionnel. La rumeur, montée de toutes pièces, avait pris tellement d’ampleur que la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova l’avait publiquement démentie. Vladimir Poutine avait ensuite indiqué que Moscou n’avait pas l’intention, pour l’heure, de répondre aux sanctions américaines.

Le terrorisme islamiste, la plus grande menace pour l’Allemagne, selon Angela Merkel

«Dans une détermination commune, nous opposerons notre compassion et notre cohésion au monde haineux des terroristes», a dit Angela Merkel, en reconnaissant que l'année 2016 fut un test difficile, marqué par des attentats en juillet et celui perpétré au marché de Noël de Berlin, qui a fait 12 morts le 19 décembre. Tous ont été revendiqués par le groupe Etat islamique. 

Il particulièrement amer et écœurant que les attentats soient commis par ceux qui disent chercher la protection dans notre pays

«En continuant de vivre et de travailler, nous disons aux terroristes: vous êtes des assassins remplis de haine mais ce n'est pas vous qui décidez comment nous vivons», a-t-elle dit dans ce discours qui diffusé à la télévision allemande samedi soir.

Consciente du problème que pose l'immigration de masse connue par l'Allemagne ces dernières années, la chancelière a également remarqué qu'il était «particulièrement amer et écœurant que les attentats soient commis par ceux qui disent chercher la protection dans notre pays».

Angela Merkel a aussi promis dans son allocution que le gouvernement allait s'efforcer d'adopter des réformes en matière de sécurité, alors que l'attentat commis, selon la police, par le tunisien Anis Amri a mis en lumière des défaillances des autorités qui n'avaient jamais arrêté cet islamiste notoire malgré de nombreux indices sur son objectif de commettre une attaque. 

«Notre Etat fait tout pour assurer à ses citoyens la sécurité dans la liberté (...) En 2017, en tant que gouvernement, nous allons là où des changements législatifs ou politiques sont nécessaires (et pour) mettre en œuvre ces mesures», a-t-elle dit sans plus de précisions.

La chancelière, très critiquée par les partis d'opposition mais aussi dans son propre camp conservateur pour sa politique d'accueil des demandeurs d'asile, a tenu à défendre celle-ci, en rappelant le calvaire vécu par les habitants d'Alep.

«Les images d'Alep en Syrie détruite par les bombes nous permettent de dire encore une fois combien il est important et juste que notre Etat ait, durant l'année écoulée, aidé ceux qui avaient besoin de protection», a insisté Angela Merkel.

Enfin, la chancelière, qui espère décrocher un quatrième mandat à l'issue des législatives prévues a priori pour septembre 2017, a promis une bataille politique entre démocrates, critiquant sans les nommer les populistes de droite qui sont en plein essor à la faveur de la crise migratoire et des récents attentats.

Dénonçant les «caricatures» qu'ils font de la démocratie allemande et de l'Europe, elle a martelé «que nous, les Allemands, ne devons laisser personne nous faire croire qu'un avenir radieux passe par une aventure nationale solitaire».

Lire aussi : Merkel : quand le tsunami migratoire ravage la cote de popularité (VIDEO)

Triste nouvelle pour finir 2016 : la célèbre policière suédoise en bikini quitte son poste (PHOTOS)

Peut-être ne connaissez-vous pas son nom, mais sa silhouette ne vous est probablement pas inconnue. Mikaela Kellner avait fait le tour de la toile après avoir effectué une arrestation dans un parc de Stockholm, alors qu’elle était en civil, simplement vêtue d’un maillot de bain deux pièces laissant apparaître une musculature particulièrement travaillée.

Plusieurs mois plus tard après être devenue la star du net, la Suédoise a pourtant décidé de faire ses adieux à la police, après 11 ans de bons et (très) loyaux services, afin de devenir... coach sportive. Dans le média suédois Expressen, elle a précisé que sa reconversion avait été motivée par une récente «restructuration» de son unité de police. «Je ne pense pas que les employés soient traités équitablement», a-t-elle déclaré.

Si Mikaela Kellner assure avoir eu du mal à se séparer de sa vocation de policière, dont les internautes ont pu constater qu'elle l'avait réellement dans la peau, ses photos tout en muscles publiées sur Instagram laissent penser qu’elle devrait pouvoir assurer le métier de coach sans trop de difficultés.

Fin juillet, alors que Mikaela Kellner était tranquillement en train de bronzer avec des amis dans la capitale, un jeune homme avait eu la mauvaise idée de tenter de la voler.

N’écoutant que son instinct, la policière s’était alors lancé à sa poursuite et l’avait neutralisé au sol, avant de lui passer les menottes. L'image insolite avait fait le tour des réseaux sociaux.

Lire aussi : Suède : l'arrestation musclée d'un voleur par une policière en bikini fait le tour des réseaux

Résistance politique: Le fléau du néo-conservatisme et la mafia khazare…

La mafia khazare et ses marionnettes veut diriger le monde Ce ne fut qu’après le 11 septembre 2001 que le plan de domination totale du monde fit surface.
Résistance politique: Le fléau du néo-conservatisme et la mafia khazare…
Si vous ne pensez pas que “l’exceptionnalisme américain” est un synonyme de sionisme, de domination mondiale et ce que Friedrich Nietzsche aurait appelé “la volonté d’accéder au pouvoir”, qui n’est que la reformulation du “Monde comme Volonté et Représentation” d’Arthur Schopenhauer, pensez-y à deux fois… D’abord, replaçons tout cela en contexte.

Dans les années 1980, la mafia khazare, plus spécifiquement ce qu’on nomme les néo-conservateurs (nouveaux cons), se sont emparés de l’administration Reagan et ont redéfini le paysage politique [1]. L’universitaire juif du droit Stephen M. Feldman commence son livre Neoconservative Politics and the Supreme Court: Law, Power, and Democracy comme suit:

“Depuis plus de 20 ans, en commençant en 1980, les néo-conservateurs se sont tenus à l’avant-garde intellectuelle d’une coalition conservatrice qui régna sur le gouvernement national. Les nouveaux cons ont gagné cette position avantageuse en menant un assaut contre le régime hégémonique démocratique pluraliste qui s’était emparé de la nation depuis les années 1930.”[2]

Feldman n’est pas seul sur ce sujet. D’autres universitaires et écrivains juifs en sont venus à la même conclusion. [3]
Depuis que la mafia khazare s’est emparée de la politique étrangère américaine, les Etats-Unis ont cherché des dragons et des monstres de toute sorte, des lutins et des trolls afin de détruire le Moyen-Orient, ce qui est totalement contraire à ce que les pères-fondateurs de la nation avaient envisagé. Irving Kistol, un des pères fondateurs du mouvement nouveau con déclara en 1996:

“Avec la fin de la guerre froide, nous avons vraiment besoin d’un ennemi idéologique menaçant, méritant nos efforts, un ennemi qui pourrait nous unir en opposition.”[4]

Si un “ennemi menaçant” n’existait pas, alors les nouveaux cons, qui au passage sont tous d’anciens trotskistes et socialistes autoritaires, l’inventaient et utilisaient une stratégie de couverture et de dague pour le détruire. George H.W. Bush fut conquis à cette idée. Au mois d’octobre 1991, peu de temps après la guerre du golfe (NdT: de libération du Koweit), il dit aux Nations-Unies qu’il aspirait à fonder un “Nouvel Ordre Mondial”. [5]

Bush déclara que son “Nouvel Ordre Mondal” (NOM) se référait en fait à un monde dans lequel la paix et l’harmonie se côtoieraient au sein des nations. Pas de guerres, pas de conflits, seulement un dialogue et la résolution des problèmes par l’intermédiaire de solutions diplomatiques.

Mais nous savons tous que ceci n’était qu’un mensonge éhonté et une manière vicieuse de tromper le peuple américain. Ce NOM n’était qu’un autre mot pour la domination mondiale, l’hégémonie. Comme Patrick Buchanan le fit justement remarqué:

“ Entre le jour où Bush est entré en fonction et le jour où son fils a pris la suite, les Etats-Unis ont envahi le Panama, sont intervenus en Somalie, ont occupé Haïti, ont poussé l’OTAN aux frontières de la Russie, créé des protectorats au Koweït et en Bosnie, bombardé la Serbie pendant 78 jours, occupé le Kosovo, adopté une politique de “double encerclement” de l’Irak et de l’Iran, déployé des milliers de soldats en Arabie Saoudite, sol sacré de tous les musulmans.”[6]

Dans ce NOM, la raison pratique ne joue virtuellement aucun rôle. De plus, les agents de ce NOM n’ont aucunement consulté le peuple américain parce que personne avec un gramme de bon sens commun ne le soutiendrait. Le NOM fut passé en force sur le peuple américain par les nouveaux cons afin essentiellement de faire plaisr au régime israélien.

Si vous pensez que cela est un peu exagéré, alors prenez-le de George W. Bush soi-même. Il demanda un jour à son père de définir le néo-conservatisme: “Qu’est-ce qu’un nouveau con ?”, “veux-tu des noms ou une description ?”, répliqua le plus vieux des Bush. “Une description”. “Bon alors, je vais te répondre en un mot: Israël”, dit alors Bush père.[7]

Similairement, le nouveau con juif Max Boot déclara dans un article du Wall Street Journal intitulé: “Que diable est un nouveau conservateur?” qu’Israël est une “valeur clef du néo-conservatisme” et que “Commentary” (magazine), navire amiral de la presse néo-conservatrice, est la “bible néo-con”[8]

Deubeuliou suivait juste la stratégie neo-con ou du NOM lorsqu’il dit de Saddam Hussein: “Je vais botter le cul de ce pauvre connard à travers tout le Moyen-Orient.”[9]

Bien avant que les Etats-Unis n’aillent en Irak, Bush divisait déjà le monde en deux catégories: ceux qui se tenaient avec les USA et mettaient en place l’idéologie du NOM sur un plan mondial et ceux qui ne le faisaient pas. Ceux qui refusaient de suivre le NOM étaient condamnés soit comme terroristes ou comme des soutiens du terrorisme. Comme Bush le dit alors lui-même:

“Notre guerre contre la terreur commence avec Al Qaïda (NdT: création de la CIA au début des années 1980), mais çà ne s’arrête pas là. Cela ne s’arrêtera pas tant chaque groupe terroriste d’obédience mondiale n’ait pas été trouvé, arrêté et défait… Chaque nation dans chaque région du globe a maintenant une décision à prendre: soit vous êtes avec nous ou soit vous êtes avec les terroristes. A partir de dorénavant, toute nation qui continuera de protéger ou de soutenir le terrorisme sera vue par les Etats-Unis comme un régime hostile.”[10]

Bush ne s’arrêta pas en si bon chemin. Il avait des choses encore plus intéressantes à dire: “L’Amérique a un message pour la nation du monde: si vous abriter des terroristes, vous êtes des terroristes. Si vous entrainez ou armez des terroristes, vous êtes des terroristes. Si vous nourrissez ou financez un terroriste, vous êtes un terroriste et vous serez rendu responsable par les Etats-Unis.” [11]

Le simple fait que George W. Bush ne considéra jamais les Etats-Unis comme un terroriste, un “régime hostile” alors que Bush lui-même faisait entraîner des organisations terroristes très violentes comme le MEK (opposition iranienne) dans le Nevada.[12] Les mêmes cellules terroristes ultra-violentes étaient aussi formées par le Mossad et finirent par assassiner un bon nombre de scientifiques iraniens. [13] Mais cela était bien parce que ces terroristes eux, ne faisaient que suivre l’idéologie du NOM.

Bref, Bush, d’après sa propre classification politique, est un terroriste. Rappelez-vous toujours que les terroristes se foutent pas mal de la vérité. Ils se foutent pas mal si des gens innocents vivent ou meurent. Ils ne pensent qu’à une chose: la dissémination de leur virus politique et/ou idéologique. Le nouveau con juif Jonah Goldberg est un de ces classiques exemples illustrant cela. Il déclara ainsi sans aucune honte:

“Environ tous les 10 ans, les Etats-Unis ont besoin de s’en prendre à un petit pays de merde et de la claquer sur le mur, simplement pour montrer au monde qu’on ne rigole pas.”[14]

Le fumiste plaisantin a t’il dit combien cela coûtait-il ? A t’il parlé du chaos et de la destruction ?

Non, absolument pas.

Dès 2003, après des mois de propagande dans les médias, Bush dissémina le virus nouveau con du NOM en Irak, ce qui devint un désastre total (NdT: planifié comme tel, la guerre en Irak n’a jamais eu pour objectif d’être gagnée, mais de foutre une merde et un bordel incommensurables afin d’en tirer les marrons du feu, ce qui se produit toujours aujourd’hui…).

John Prados, le directeur adjoint de l’Iraq Documentation Project a noté que les archives “démontrent que l’administration Bush a rapidement abandonné tout plan pour que la diplomatie ne mette un terme et contrôle l’aventurisme irakien au moyen de sanctions et n’avait aucun autre plan qu’en fait celui de l’intervention militaire et embrigada ses alliés britanniques dans une vaste opération de manipulation des opinions publiques des deux côtés de l’Atlantique afin de générer un soutien à la guerre.” [15]

Mais comment sommes-nous parveus à la débâcle irakienne de 2003 ? Y a t’il eu préparation ? de manière fort intéressante, oui. On doit insister sur le fait qu’un des buts des nouveaux cons ou du NOM et de leur idéologie est de manipuler des marionnettes en leur faveur. Comme Irving Kristol le fit lui-même remarquer:

“L’entreprise politique et le but historique du néo-conservatisme sembleraient-être de convertir le parti républicain et le conservatisme américain dans les grandes largeurs contre leurs volontés respectives et en une nouvelle politique conservatrice tout à fait utile pour gouverner une démocratie moderne.”[16]

Dans les années 1990, bien des marionnettes et des laquais furent prêtes à subvenir au rêve de Kristol. Dick Cheney fut une de ces marionnettes, avec l’aide de Paul Wolfowitz et d’autres (NdT: comme Donald Rumsfeld, Karl Rove and co…), il planifia une action en 1993 intitulé “Stratégie de défense pour les années 90”. David Armstrong du magazine Harper’s a dit que ce plan était:

“fait pour que les Etats-Unis règnent sur le monde. Le thème absolu est l’unilatéralisme, mais c’est avant tout une histoire de DOMINATION. Il appelle pour que les Etats-Unis maintiennent leur supériorité militaire écrasante et qu’ils empêchent de nouveaux rivaux impérialistes d’émerger pour les défier à l’échelle mondiale. Ce plan appelle la domination des amis et des ennemis. Il ne dit pas que les Etats-Unis doivent être plus forts ou un peu plus forts, mais qu’ils doivent parvenir à la puissance totale et indivisible.”[17]

Il était pratiquement impossible de mettre ce plan en pratique sur un plan domestique et international avant les attentats du 11 septembre 2001, mais juste apès ces évènements catastrophiques, la mafia khazare et ses marionnettes furent comblées parce que la porte venait alors juste de s’ouvrir pour qu’ils puissent presser pour la domination globale totale, du moins sur le Moyen-Orient dans un premier temps. Rappelez-vous toujours ce qu’a dit Benjamin Netanyahou après les attaques du 11 septembre:

“Nous sommes les bénéficiaires d’une chose: des attaques sur le WTC à New York et sur le Pentagone ainsi que de la lutte américaine en Irak… Ces évènement désastreux ont fait basculer l’opinion publique américaine en notre faveur.[18]

Armstrong déclara: “Ce ne fut qu’après les attentats du 11 septembre que le plan [pour la domination mondiale] a pleinement émergé.”[19] On peut dire que le 11 septembre fut “l’ennemi menaçant” dont avait besoin Kristol. Il est mort en 2009, et on peut aussi dire qu’il ne pouvait être plus heureux lorsque Bush annonça qu’il commencerait alors un type d’expansion agressive au Moyen-Orient.

Ainsi, ce plan d’avoir une très forte force militaire virtuellement dans le monde entier, et plus spécifiquement au Moyen-Orient, fut et est toujours une stratégie qui fut enfantée par la mafia khazare et qui fut poussée par les marionnettes telles Dick Cheney, Colin Powell, Condoleeza Rice, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz et plus récemment Samantha Power. Armstrong écrivit alors en 2002:

“Avant, le plan ´était au sujet de la domination, de l’argent. Il a pris forme vers la fin 1989, lorsque la menace soviétique était clairement sur le déclin et avec elle, le soutien public pour un grand projet militaire. Cheney ne parvint pas à se résoudre à ces réalités. Il demeura profondément suspicieux des soviétiques et il résista fortement à tous les efforts pour la réduction des dépenses militaires. (NdT: N’oublions pas non plus que Cheney est un grand actionnaire et membre du comité directeur de l’entreprise transnationale Halliburton qui a énormément d’intérêts dans la sous-traitance de contrats militaires et para-militaires yankees… Que Halliburton a bénéficié de nombreux contrats pour la “reconstruction” de l’Irak). Les démocrates du congrès se moquèrent de son manque de vision stratégique et quelques personnes au sein du gouvernement Bush murmuraient que Cheney était devenu un outil inutile dans la structuration d’une réponse aux changements révolutionnaires qui se produisaient dans le monde.”

Avec le temps, la mafia khazare et ses marionnettes a attiré un bon nombre de figures politiques à la doctrine du NOM, incluant Colin Powell. Ces clowns de la politique étaient plus enclins de suivre cette idée de domination mondiale et étaient plus heureux d’articuler l’idéologie du NOM dans les médias de manière déceptive et diabolique. Comme le dit Armstrong:

“Powell insista sur le fait que maintenir le statut de super-puissance devait être la première des priorités de l’armée américaine. ‘Nous devons mettre un écriteau sur notre porte disant: La super-puissance vit ici.” A t’il dit à un moment donné. ‘Peu importe ce que font les soviétiques’. Il insista aussi sur le fait que les niveaux de troupe proposés n’étaient que le strict minimum nécessaire à remplir cette tâche. Ce concept deviendrait connu sous le nom de ‘force par la base militaire.”[20]

Dès 1990, George Bush (père) commença à prêcher la doctrine de la domination mondiale en utilisant des déclarations disant que les forces américaines devaient être placées “dans tous les coins du monde”. [21] Dans tous les coins ! Pas même l’empire romain n’a pu se permettre une telle entreprise.

A partir de 1992, Powell commença à propager l’idée que les Etats-Unis avaient besoin de “repousser tout défi d’un challenger potentiel dans un rieve de nous défier sur l’échiquier mondial.” Il dit alors de manière emphatique: “Je veux être le caïd du voisinage”. Il ajouta “ qu’il “n’y avait aucun futur à essayer de défier les forces armées des Etats-Unis d’Amérique.”[22]

Ceci était une fois de plus antithétique de ce que les pères fondateurs avaient envisionné ; mais parce que Powell était possédé de l’esprit khazar et aussi parce qu’il travaillait dans un environnement où la domination mondiale était la nouvelle théorie à la mode, il a dû faire des déclarations qui plus tard prouvèrent être désastreuses pour les USA et la vaste majorité du Moyen-Orient. Armstrong écrivit:

“Alors que Powell et Cheney tenaient ce nouvel argument dans leurs discours au congrès, Wolfowitz, lui, était occupé à étendre le concept et à l’avoir incorporé dans la politique américaine. Durant les premiers mois de 1992, Wolfowitz supervisa la préparation d’une déclaration de politique interne au Pentagone utilisée pour guider les officiels du ministère dans la préparation de leurs forces armées, de leurs budgets et de leurs stratégies.

Le document classé secret défense, connu sous le nom de Defense Planning Guidance (DPG), décrivait un monde dominé entièrement par les Etats-Unis, qui maintiendraient leur statut de super-puissance par la combinaison d’un tutelage politique et d’une énorme puissance militaire. L’image les représentant était celle d’une ville très lourdement armée trônant au sommet d’une colline.

Le DPG déclarait que le ‘premier objectif’ de la stratégie de défense états-unienne était “d’empêcher l’émergence d’un nouveau rival”. Remplir cet objectif demandait à ce que les USA “préviennent que toute puissance hostile ne domine une région à haute signification stratégique. La nouvelle mission des Etats-Unis serait fonc de convaincre à la fois ses alliés et ses ennemis qu’ils “n’avaient pas à espérer un plus grand rôle ou de poursuivre une posture agressive pour protéger leurs intérêts légitimes.”

Un autre nouveau thème fut utilisé, celui de l’utilisation de la force militaire de manière préemptive. Les options, notait le DPG, allaient de l’action militaire préemptive pour empêcher une attaque NBC à “punir” ou “menacer de punition des agresseurs au travers d’une variété de moyens”, incluant des frappes militaires contre des usines de fabrication d’armement etc.”[23]

De manière évidente, aucun pays ne voudrait de ce plan essentiellement diabolique. Et où que ce soit que la mafia khazare et ses marionnettes mettent en place ce plan au Moyen-Orient, les Palestiniens en souffrent ; des enfants innocents meurent par milliers, des mères pleurent leurs proches tant aimés, des conditions de vie sont détruites ; des pères sont en deuil et des voisinages entiers sont pulvérisés.

Dans le même temps, le régime israélien et ses officiels se gaussent diaboliquement de leurs victimes sans défense, les hauts-fonctionnaires américains se rangeant du côté israélien ; les nations occidentales se taisent ; les politiciens soutiennent leurs maîtres, la mafia khazare et ses marionnettes continuant de défendre leur “plan de self-defense” diabolique.
De plus, à chaque fois que le coût est trop élevé, la mafia khazare et ses marionnettes envoie la facture aux Etats-Unis et laissent le bon contribuable la payer. Pour la mafia khazare, une guerre en Irak ayant coûté 6000 milliards de dollars n’est pas assez et au lieu de reconnaître toute erreur cardinale commise dans la région, ils appellent la débâcle une “erreur qui en valait la peine” (NdT: une fois de plus, le but est la chaos pour le NOM et non pas une quelconque victoire)[24]

Bien avant la guerre, ils ont passé un nombre incalculable d’heures à vomir leur loghorrée mensongère et leurs fabrications dans les médias ; après que la masse des gens eut réalisé qu’elle avait été dupée par un petit groupe de personnes qui haïssent l’humanité entière, la mafia khazare est retournée sur une plateforme politique en disant que les Etats-Unis avaient besoin de bouger dans des endroits différents comme l’Afghanistan, la Libye, l’Irak, la Syrie etc. En d’autres termes, la mafia khazare et ses laquais de bas étages veut le Moyen-Orient pour elle seule, car tout ce qu’ils touchent, semblent-ils impliquer, est de l’or pur.

Parce que la mafia khazare a rejeté le logos dans toute sa manifestation, elle n’est jamais satisfaite d’une destruction. Elle doit détruire un pays après l’autre. Elle a planifié de dominer et de régner, mais pour y parvenir, elle doit détruire toute force qui se met en travers de sa route.

“Le DPG a aussi envisagé de maintenir un arsenal nucléaire américain substantiel tout en décourageant et sanctionnant les autres programmes nucléaires des autres pays… Tout çà, brièvement, pour une domination unilatérale par la supériorité militaire.”[25]

Le plan de la mafia khazare pour dominer le monde au travers de “l’unilatéralisme” fut fuité par le quotidien du New York Times en mars 1992 et à la fois la “gauche” et la “droite” réagirent avec horreur. L’adjoint directeur de campagne électorale de Bill Clinton, George Stephanopoulos, a dit que le Pentagone essayait de “trouver une excuse pour de gros budgets de défense plutôt que de les réduire”.[26] Même le président Clinton fut pétrifié par le plan en question.

“Wolfowitz trouva la politique irakienne de Clinton particulièrement énervante. Pendant la guerre du Golfe, Wolfowitz critiqua sévèrement la décision, endorsée par Powell et Cheney, de mettre fin à la guerre une fois que le mandat de l’ONU de virer les forces de Saddam hors du Koweït ait été rempli, laissant en place le dictateur irakien.

Il appela l’administration Clinton pour qu’elle finisse le boulot en armant les forces d’opposition et en envoyant des forces terrestres américaines pour défendre une base opérationnelle dans le sud de l’Irak. Dans un éditorial de 1996, Wolfowitz souleva la question du projet de lancer une attaque préemptive contre l’Irak…

Les objections de Wolfowitz aux tactiques de Clinton ne furent pas limitées à l’Irak ; Wolfowitz avait endorsé la décision du président Bush fin 1992 d’intervenir en Somalie sur une base humanitaire limitée. Plus tard, Clinton étendit la mission à un effort de maintien de la paix plus important, une affaire qui tourna au désastre.”[27]

Mais cela devint encore plus intéressant. Wolfowitz se fit personnellement l’avocat pour “l’armement des musulmans bosniaques dans leur combat contre les Serbes. Powell d’un autre côté, mit publiquement en garde contre cette intervention.” En 1994. [28]

Ainsi le complot s’épaissit là encore. Wolfowitz voulait que les musulmans bosniaques et les Serbes se combattent jusqu’à un massacre final. Ceci est le même plan que celui que Daniel Pipes, un autre juif nouveau con, promut en Syrie. “En 1999, alors que Clinton rassemblait le soutien pour une action commune USA-OTAN au Kosovo, Wolfowitz lamina le président pour ne pas avoir agi plus rapidement.”[29]

Lorsque Deubeuliou Bush arriva au pouvoir (en 2000) Wolfowitz avec d’autres juifs nouveaux cons et marionnettes idoines, le manipulèrent de nouveau. Bush était un total pantin et était prêt à faire absolument tout ce qu’on lui disait de faire. Le “prince des ténèbres” juif nouveau con Richard Perle a lui-même admis:

“Bush ne prenait pas de décisions, d’abord parce que la machine de gouvernement qu’il gérait de manière nominale en fait le gérait lui, mais aussi parce que le Conseil Natonal à la Sécurité (NdT: que dirigeait Wolfowitz) ne le servait pas proprement.”[30]

Comme le dit Buchanan, Bush était une “table rase, une ardoise vierge en politique étrangère” avant l’an 2000. Il “n’avait aucune expérience en politique étrangère et n’y manifestait aucun intérêt. Dans la campagne de l’an 2000, il se trompait en parlant de la Slovénie et de la Slovaquie ; appelait les Grecs des “Grecquiens” et se planta totalement lorsque un interviewer lui demanda de nommer quatre dirigeants de quatre nations importantes…”[31]

Les nouveaux cons bien entendu, se jetèrent rapidement sur cette viande fraîche, “La première fois que j’ai rencontré Bush, j’ai su qu’il était différent. Deux choses devinrent très claires. Un, il ne savait pas grand chose et deux il avait la confiance en lui pour poser des questions qui révélaient qu’il ne savait pas grand chose…” dit Richard Perle[32]

Bush ne voulut pas accepter la manipulation de Wolfowitz, particulièrement lorsqu’il s’en est agi de relier les attentats du 11 septembre avec Saddam Hussein et Al Qaïda ; mais il finit par céder aux mensonges et aux fabrications. Pourquoi ? Parce qu’il y avait une cabale autour de Bush, une cabale qui se faisait appeler “les Vulcains” [33] et ceux-ci ne pouvaient lui permettre de réfléchir correctement.

Donc qu’avons nous après des années d’idéologie du Nouvel orde Mondial au Moyen-Oreint et ailleurs ? La paix et l’harmonie ? L’amour et la réconciliation au sein des nations ? Ou bien avons-nous toujours une clique de monstres au pouvoir encore plus puissants qu’auparavant ?

La sodomie des prisonniers irakiens dans la prison d’Abou Graïb fut-elle une bonne chose ? Et que dire de cette guerre qui a déjà coûté 6000 milliards de dollars et qui a entrainé la jeune génération américaine (et irakienne) dans un abysse économique sans fond ? Ouvrir les vannes dans des endroits comme l’Allemagne, la Suède, l’Angleterre etc ?… Bien sûr qu’Angela Merkel est une sombre marionnette de plus.

Mais si les gens dans des endroits comme l’Allemagne sont vraiment en colère au sujet de ce qui se passe dans leur pays, alors il est plus que grand temps de commencer à attaquer le véritable serpent. Et ceci a été un de mes plus gros problèmes avec des gens comme Alex Jones. Ils ne nous disent JAMAIS qui a poussé pour la guerre perpétuelle au Moyen-Orient et ce malgré le fait qu’ils savent tout des faits réels.

De plus, si le nouveau président élu Donald Trump veut vraiment mettre en application son plan de “L’Amérique avant toute chose”, alors il a vraiment besoin de couper la tête du serpent, que nous savons tous être le régime israélien. Ce serpent a enroulé ses anneaux autour des politiciens occidentaux depuis des années et des années et il est grand temps que nous arrêtions cette alliance inconditionnelle avec ce serpent.

Trump peut parler de “L’Amérique avant toute chose” jusqu’au bout de la nuit, mais tant que nous ne nous attaquons pas à la véritable racine du problème, nous retournerons sans cesse au schéma de guerre perpétuelle parce que “L’Amérique avant toute chose” et un soutien inconditionnel à Israël sont deux choses antithétiques. Non seulement çà, mais elles sont en guerre l’une avec l’autre. Ces quatre prochaines années, l’une va prévaloir sur l’autre et nous ne pouvons qu’espérer que ce ne soit pas le serpent qui prévale…



[1] See Patrick J. Buchanan, Where the Right Went Wrong: How Neoconservatives Subverted the Reagan Revolution and Hijacked the Bush Presidency (New York: St. Martin’s Press, 2004).

[2] Stephen M. Feldman, Neoconservative Politics and the Supreme Court: Law, Power, and Democracy (New York and London: New York University Press, 2013), 1.

[3] Murray Friedman, The Neoconservative Revolution: Jewish Intellectuals and the Shaping of Public Policy (Cambridge: Cambridge University Press, 2005); Stefan Halper and Jonathan Clarke, America Alone: The Neo-Conservatives and the Global Order (Cambridge: Cambridge University Press, 2004); Jacob Heilbrunn, They Knew They Were Right: The Rise of the Neocons (New York: Anchor Books, 2009).

[4] Buchanan, Where the Right Went Wrong, 37.

[5] Ibid., 14.

[6] Ibid., 15.

[7] Andrew Cockburn, Rumsfeld: His Rise, Fall, and Catastrophic Legacy (New York: Scribner, 2007), 219.

[8] Buchanan, Where the right Went Wrong, 38.

[9] Michael Isikoff and David Corn, Hubris: The Inside Story of Spin, Scandal, and the Selling of the Iraq War (New York: Three Rivers Press, 2006 and 2007), 3.

[10] Ibid., 17.

[11] Ibid., 18.

[12] Seymour M. Hersh, “Our Men in Iran?,” New Yorker, April 5, 2012; “US trained Iranian ‘terrorist’ group – report,” Russia Today, April 11, 2012; Max Fisher, “Blowback: In Aiding Iranian Terrorists, the U.S. Repeats a Dangerous Mistake,” Atlantic, April 6, 2012; Michael B Kelley, “US Special Forces Trained Foreign Terrorists In Nevada To Fight Iran,” Business Insider, April 9, 2012; Paul R. Pillar, “More Posturing on Iran,” National Interest, September 23, 2012.

[13] “Mossad training terrorists to kill Iran’s nuclear scientists, US officials claim…but is Israel’s real target Obama?,” Daily Mail, February 10, 2012; “Report: U.S., Israel Helped Trained Iranian Dissidents,” Haaretz, April, 7, 2012.

[14] Quoted in Buchanan, Where the Right Went Wrong, 50.

[15] Dan Froomkin, “The Two Most Essential, Abhorrent, Intolerable Lies of George W. Bush’s Memoir,” Huffington Post, November 22, 2010.

[16] Quoted in Buchanan, Where the Right Went Wrong, 39.

[17] David Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, Oct 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[18] “Report: Netanyahu says 9/11 attacks good for Israel,” Haaretz, April 16, 2008.

[19] Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, Oct 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[20] David Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, October 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[21] Quoted in Ibid.

[22] Quoted in Ibid.

[23] Ibid.

[24] Jonah Goldberg, “Iraq Was a Worthy Mistake,” LA Times, October 19, 2006.

[25] Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, Oct 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[26] Ibid.

[27] Ibid.

[28] Ibid.

[29] Ibid.

[30] David Rose, “Neo Culpa,” Vanity Fair, November 3, 2006.

[31] Buchanan, Where the Right Went Wrong, 41.

[32] Ibid., 42.

[33] Ibid.

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

23 décembre 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/12/23/the-khazarian-mafia-and-their-marionettes-want-to-rule-the-world/

Alter Info l'Information Alternative

Hollande se rendra en Irak pour présenter ses vœux aux soldats français engagés contre Daesh

Pour sa dernière Saint-Sylvestre à l'Elysée, le président français François Hollande a adressé ses vœux aux Français.

Revenant sur les attentats qui ont endeuillé la France en 2016, le chef de l'Etat a déclaré : «Nous n'en avons pas terminé avec le fléau du terrorisme. Il nous faudra continuer à le combattre. A l'extérieur, c'est le sens de nos opérations militaires au Mali, en Syrie, en Irak. Irak où je me rendrai après-demain [le 2 janvier] pour saluer nos soldats.»

Le président a ensuite évoqué la campagne pour la présidentielle de 2017, a laquelle il a annoncé qu'il ne participerait pas. Il a recommandé à la droite et à son candidat, François Fillon d'«éviter de brutaliser la société» et a appelé la gauche à ne pas tomber dans la dispersion, qui serait selon lui synonyme d'«élimination».

Il a ensuite assuré que si le Front national remportait le scrutin, «ce ne serait plus la France».

François Hollande a ensuite tenu à adresser un message au président élu américain Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier. «La France ne laissera personne, ni aucun Etat, remettre en cause» l'accord sur le climat COP21, a-t-il lancé, alors que le futur locataire de la Maison blanche avait menacé d'annuler celui-ci.

Alors que le dirigeant français quittera ses fonctions courant 2017, il a tenu à rassurer les citoyens : «Jusqu'au dernier jour de mon mandat, je serai pleinement à ma tâche.» Il a ensuite conclu : «Un lien indéfectible nous unit. Fort de cette conviction, je vous adresse mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année.»

Lire aussi : Poutine souhaite une bonne année à Hollande, Sarkozy et Fillon

Le Conseil de Sécurité de l’ONU adopte la résolution sur la trêve en Syrie proposée par Moscou (vidéo)

Le Conseil de Sécurité de l’ONU adopte la résolution sur la trêve en Syrie proposée par Moscou (vidéo)


Le Conseil de Sécurité des Nations unies a adopté à l'unanimité une résolution de soutien au cessez-le-feu en Syrie et aux futures négociations de paix prévues au Kazaksthan, qui seront parrainées par la Russie, l'Iran et la Turquie.

A l'issue d'un vote, l'ensemble des membres du Conseil de sécurité de l'ONU a affiché son soutien au cessez-le-feu et à l'ouverture prochaine de pourparlers de paix sur le conflit syrien à Astana, au Kazhakstan.

La proposition de résolution, qui avait été introduite le 30 décembre par la Russie, indique que le Conseil «accueille avec satisfaction et soutient les efforts» de paix en Syrie et qu'il «prend note» de l'accord de cessez-le-feu.

Le 29 décembre à minuit, une trêve excluant les groupes djihadistes Daesh et le Front Fatah el-Cham, une organisation proche d'al-Qaïda et anciennement baptisée Front al-Nosra, est entrée en vigueur sur tout le territoire syrien. Parrainées par Moscou, Téhéran et Ankara, qui ont des positions divergentes dans le conflit, des négociations entre l'opposition syrienne et le gouvernement auront lieu en janvier dans la capitale du Kazaksthan.

https://francais.rt.com/international/31600-2016-sacheve-avec-vote-conseil-securite

Alter Info l'Information Alternative

Le Conseil de Sécurité de l’ONU adopte la résolution sur la trêve en Syrie proposée par Moscou

A l'issue d'un vote, l'ensemble des membres du Conseil de sécurité de l'ONU a affiché son soutien au cessez-le-feu et à l'ouverture prochaine de pourparlers de paix sur le conflit syrien à Astana, au Kazhakstan.

La proposition de résolution, qui avait été introduite le 30 décembre par la Russie, indique que le Conseil «accueille avec satisfaction et soutient les efforts» de paix en Syrie et qu'il «prend note» de l'accord de cessez-le-feu.

Le 29 décembre à minuit, une trêve excluant les groupes djihadistes Daesh et le Front Fatah el-Cham, une organisation proche d'al-Qaïda et anciennement baptisée Front al-Nosra, est entrée en vigueur sur tout le territoire syrien. Parrainées par Moscou, Téhéran et Ankara, qui ont des positions divergentes dans le conflit, des négociations entre l'opposition syrienne et le gouvernement auront lieu en janvier dans la capitale du Kazaksthan.

Lire aussi : Cessez-le-feu en Syrie : accord «conclu» selon Poutine, ouvrant la voie aux «pourparlers de paix»

«Comment va-t-on faire avec le PS en 2017 ?» : l’interdiction de la fessée déchaîne internet

«Depuis le 22 décembre, la fessée est interdite. Comment on va faire avec les socialistes en 2017 ?», s'est interrogé un internaute sur le réseau social Twitter, après que l'annonce de l'interdiction légale de la fessée en France, introduite le 22 décembre dans le Code civil, a circulé sur la toile.

Le dessinateur Bidu a été particulièrement inspiré par ce fait d'actualité, dont il a sorti une caricature dans laquelle il s'interroge sur les punitions qui pourront désormais être données aux enfants qui ne sont pas sages. «Ils ont rien dit pour les congélateurs», lance une mère visiblement débordée, dans son dessin.

Pour d'autres internautes, la principale interrogation soulevée par cette annonce n'était pas vraiment l'éducation mais plutôt... leur vie sexuelle.

«Et dans un couple, ça reste autorisé ?», s'est ainsi demandé un internaute, alors qu'un autre remarquait que le Code civil ne comprenait «aucun alinéa concernant la levrette claquée».

Si vous êtes adepte de la fessée (et quel que soit l'usage que vous en faites), rassurez-vous ; la mesure est avant tout symbolique, puisque la loi ne prévoit aucune sanction pénale particulière.

2016, une année de manifestations contre la loi travail vue par le Periscope de RT France (VIDEO)

Gaz lacrymogène, charge de CRS, fouilles et contrôles d’identité… Rien n’aura été épargné aux journalistes de RT France qui ont filmé en direct ce qu’il se passait pendant les manifestations anti-loi travail, principalement durant le printemps 2016.

Le public ne s’y est pas trompé, en suivant en masse le compte Periscope de RT France, il en a fait l’un des comptes les plus populaire du pays.

Un élu veut saisir la justice après la subvention polémique d’Estrosi à une organisation israélienne

«Rien ne peut justifier le déplacement de Christian Estrosi en Israël aux frais de la Métropole NCA [Nice-Côte d'Azur] pour soutenir Netanyahou», a tweeté le chef de file de l’opposition municipale niçoise, le socialiste Patrick Allemand, après le voyage polémique du président de la région PACA en Israël.

Un avis que partage le socialiste Christophe Castaner, qui a vivement critiqué le voyage de Christian Estrosi dans le journal Ouest France, indiquant qu’il s’agissait de «clientélisme pur. Non seulement le contribuable paie le déplacement, mais on apprend qu’il engage la région pour acheter une clientèle», celle des «amis d’Israël».

Nathalie Goulet, sénateur de l’Orne, a pour sa part proposé sur Twitter de saisir le tribunal administratif de Nice, assortissant son message du mot-clé #NonAuxColoniesAvecNosImpots.

Le député de la Loire Jean-Louis Gagnaire a pour sa part critiqué le voyage du président de la région PACA avec ironie, tweetant : «Les plus inconscients pensaient que Estrosi allait conseiller Netanyahou sur la vidéosurveillance pour Israël.»

Lors d’un récent voyage financé par la région, Christian Estrosi a annoncé qu’il verserait 50 000 euros d'argent public à l’organisation israélienne Fonds national juif (KKL).

Alors que celle-ci assure qu’elle se limite à planter des arbres dans des régions touchées par des incendies, des journalistes israéliens l’accusent d’être impliquée dans la construction de logements et d’autres infrastructures illégales dans les territoires palestiniens.

Lire aussi : En Israël, Estrosi donnera 50 000 euros d'argent public à une organisation œuvrant à la colonisation

Pépite 2016 : Ben Carson et le cheval russe (VIDEO)

En janvier 2016, Ben Carson, ancien candidat à l’élection présidentielle américaine et futur secrétaire au Logement et au développement urbain de Donald Trump, avait été à l’origine d’une des phrases les plus étranges prononcées par un homme politique cette année. «Vladimir Poutine est un pays à l’unique cheval, pétrole et énergie...» Des propos confus qui n’ont pas manqué d’agiter Twitter. On s’étonne que les démocrates n’aient pas saisi là l’occasion de tenter de prouver que Vladimir Poutine était bien le cheval de Troie de la victoire de Trump...

Que réserve 2017 à Angela Merkel ? (VIDEO)

La candidature d’Angela Merkel à sa propre succession n’est aucunement surprenante mais l’issue du scrutin qui se tiendra en 2017 est très incertaine. Car «Mutti» a fini par se faire des ennemis, qu’il s’agisse d’une bonne partie du peuple allemand, de membres de son propre parti, ou même de certains de ses voisins européens. Sera-t-elle poussée à prendre sa retraite avec David Cameron ? 

Poutine et Rohani vont poursuivre leur coordination sur la Syrie

Poutine et Rohani vont poursuivre leur coordination sur la Syrie












Les présidents russe Vladimir Poutine et iranien Hassan Rohani se sont entretenus samedi par téléphone et ont décidé de poursuivre leur coordination pour tenter de mettre un terme à la guerre en Syrie, rapporte le Kremlin.

Les dirigeants des deux principaux alliés du régime de Bachar el-Assad sont convenus de l'importance du nouvel accord de cessez-le-feu entré en vigueur vendredi à 00h00.

Cette trêve, négociée par la Russie et la Turquie, est la troisième de l'année, la première n'associant pas les Etats-Unis.

http://www.lorientlejour.com/article/1026924/poutine-et-rohani-vont-poursuivre-leur-coordination-sur-la-syrie.html

Alter Info l'Information Alternative

Perle 2016 : Un peuple plus tout à fait exceptionnel (VIDEO)

«Feignant», «ignorant», «raciste»... voilà des qualificatifs qu’on imaginerait peu être appliqué au peuple américain par son président. A n’importe quel peuple par n’importe quel président, d’ailleurs. Et pourtant ! Barack Obama, en 2016, un an avant de quitter ses fonctions, a de toute évidence décidé de se faire à l’idée que ses concitoyens étaient humains. De là à le dire publiquement, il y a un grand pas que le président américain semble avoir franchi en évoquant les potentiels défauts dont peut faire preuve tout le monde, même le «peuple exceptionnel».

Raté 2016 : Quand le golf présidentiel fait échouer une libération d’otages (VIDEO)

Il s’agit là d’une histoire de la présidence Obama qui aura été plutôt mise sous le tapis : alors que deux Occidentaux avaient été kidnappés en Afghanistan et que les Marines n’attendaient que le «GO !» de leur président pour aller les délivrer... ce dernier était trop occupé à s’exercer au swing. Quand il posa enfin son club pour son stylo, otages comme terroristes avaient disparu...

Merkel : quand le tsunami migratoire ravage la cote de popularité (VIDEO)

Angela Merkel a-t-elle raison de se porter candidate à sa propre succession ? A 75% dans les sondages il y a deux ans, elle est tombée à 46% à cause de sa politique migratoire qui a fini par exaspérer une partie de la population allemande. Sa candidature l’enverra-t-elle rejoindre David Cameron et Matteo Renzi, récemment désavoués par leurs électeurs respectifs ?

Donald Trump vous souhaite une bonne année… et reste fidèle à son style

Adepte du réseau social et de la punchline, Donald Trump, qui entrera en fonction le 20 janvier à la Maison blanche, n’a pas dérogé à son style pour présenter ses meilleurs vœux en vue de cette nouvelle année.

«Bonne année à tous, y compris à mes nombreux ennemis et à ceux qui m’ont combattu et ont perdu si terriblement qu’ils ne savent juste plus quoi faire. Amitiés !», a lancé Donald Trump sur son compte Twitter officiel quelques heures avant le passage à l’an 2017.

Lire aussi : Rodrigo Duterte : Joyeux Noël, chers criminels ! (VIDEO)

Autriche : une femme lisant la Bible poignardée par un demandeur d’asile afghan

Dans la commune de Timelkam, en Autriche, une femme et son mari ont été invités à lire la Bible dans un centre pour migrants par un de ses résidents chrétiens, ce qui a évidemment mis en colère le demandeur d’asile afghan. Quand il a entendu la femme commencer à lire la Bible, il est entré dans la cuisine où elle se trouvait et l’a poignardée avec un couteau à beurre. Heureusement pour la femme, elle portait un manteau d’hiver épais qui l'a protégée de blessures trop graves, mais elle s'est blessée à l'oreille en tombant en arrière.

L’auteur de l’attaque a été arrêté par la police. Il a justifié ses actes par des «problèmes personnels». Il a aussi avancé qu’il n’avait jamais vu sa victime auparavant.

Lire aussi : Craignant des abus sexuels, une ville autrichienne instaure un couvre-feu pour les réfugiés mineurs

Les crimes commis en Europe par des demandeurs d’asile du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont commencé à faire la Une dans la presse européenne depuis l’année dernière quand plus d’un million de réfugiés a pénétré en Europe.

Vladimir Poutine : 2016 a été une année «difficile» mais pleine d’espoir

L'année écoulée a été «difficile, mais ces difficultés nous ont soudés», a déclaré Vladimir Poutine dans ses vœux, normalement diffusés à 23h55 mais déjà disponibles dans l'Extrême-Orient du pays.

«Le principal, c’est que nous croyions en nous-mêmes, en nos forces, en notre pays. Nous travaillons. Nous travaillons avec réussite, tout ce travail donne des résultats», a-t-il poursuivi, saluant en particulier ceux qui se trouvent loin de chez eux, comme les soldats russes en Syrie.

«Nous avons un pays immense, unique et magnifique», a déclaré le président russe, espérant que la nouvelle année amène «la paix et la prospérité».

Vladimir Poutine a aussi révélé un secret, à savoir comment chaque Russe peut «devenir un peu magicien pendant la nuit du Nouvel An». Selon lui, «il faut traiter ses proches avec amour et gratitude, entourer ses enfants, sa famille, d’attentions et de soins, respecter ses collègues, chérir l’amitié, défendre la vérité et la justice, savoir pardonner, aider ceux qui espèrent du soutien.» «C’est tout le secret», a-t-il glissé.

L'année 2016 a consacré le retour en force de la Russie dans les affaires internationales. La Russie a en effet engrangé les succès en Syrie où elle a imposé un cessez-le-feu et des négociations de paix coparrainées par la Turquie après une campagne militaire qui a permis aux forces de son allié, Bachar el-Assad, de reprendre la deuxième ville du pays, Alep.

Lire aussi : Cessez-le-feu en Syrie : accord «conclu» selon Poutine, ouvrant la voie aux «pourparlers de paix»

Avec notamment la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, cette année a aussi consacré les paris politiques de Vladimir Poutine en Europe et aux Etats-Unis.

Ces vœux sont prononcés alors que 35 diplomates russes attendent d'être expulsés des Etats-Unis, accusés par l'administration Obama d'être des «agents» ayant perturbé l'élection présidentielle. Les diplomates et leurs familles, au total 96 personnes, doivent rejoindre la Russie le 1er janvier par un vol spécial et devront probablement fêter le nouvel an dans l'avion. Vladimir Poutine a décidé en revanche de n’expulser personne et a même invité le personnel diplomatique des Etats-Unis et leurs enfants aux célébrations du Nouvel An du Kremlin.

Lire aussi : Poutine : la Russie n’expulsera personne en riposte aux sanctions américaines

Seine-Saint-Denis : la RATP évite certains quartiers par mesure de «prévention» à la Saint-Sylvestre

Entre le 31 décembre à 20h et le 1er janvier à 5h du matin, les bus de la RATP ne desserviront pas les quartiers de certaines villes de Seine-Saint-Denis, en banlieue de la capitale, a indiqué le service de transports en commun au journal Le Parisien, évoquant une mesure de «prévention».

Comme cela avait déjà été le cas lors du précédent réveillon, tous les arrêts des villes de Sevran, Blanc-Mesnil, et Pantin, ne seront donc pas desservis. La Courneuve a par ailleurs été ajoutée à la liste des quartiers qui seront contournés par les conducteurs lors de la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2017.

Le 22 octobre, un bus circulant dans cette zone avait été pris pour cible par des délinquants, qui l’avaient incendié après avoir fait descendre les passagers et le conducteur.

Dans la nuit du 28 au 29 juillet, un autre bus de la RATP avait fait l'objet d'une attaque aux cocktails Molotov, à Saint-Denis.

Israël/Palestine: Fausse indignation et vrais crimes de guerre

Israël/Palestine: Fausse indignation et vrais crimes de guerre

« Le Conseil de sécurité a réaffirmé cet après-midi que l'établissement par Israël de colonies dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, n'a aucune validité légale, constitue une violation flagrante des lois internationales. » (Conseil de Sécurité, Réunion Numéro 7853, 23 Décembre 2016, Bulletin SC/12657)

La résolution 2334 dont le résumé est donné en en-tête ne laisse aucun doute quant à l'illégalité des implantations en territoire palestinien occupé, par l'Etat religieux extrémiste d'Israël, actuellement dirigé par Benjamin Netanyahu.

Une résolution forte de l'appui du monde entier

Cette résolution n'est nullement la première qui ait été prise par le Conseil de Sécurité, l'organe suprême des Nations Unis. Le texte de la résolution fait référence à dix autres textes émis par cette institution depuis 1967, et qui réitèrent exactement la même constatation, si ce n'est la même condamnation, par la communauté internationale. Celle-ci, dans cette situation présente, ne réunit pas seulement les états les plus puissants de la planète, mais également les représentants de neuf pays situés dans les cinq continents, et dont les référentiels politiques tirent leur légitimité du respect tant des lois internationales que des droits de l'homme, et dont les peuples jouissent de la démocratie dans le sens occidental du terme. Et, suivant le proverbe, « qui ne dit mot consent, » et donc même le pays qui s'est abstenu reconnait la validité de cette résolution.

Israël, état-voyou modèle

Cette résolution vient de rappeler, s'il le fallait encore, qu'il est difficile, sinon impossible, de soutenir qu'Israël, puisse être considéré comme un membre responsable de la communauté international, « un phare parmi les peuples, » comme le prétendent tant ses dirigeants et ceux qui le soutiennent, pour des raisons religieuses ou stratégiques.

Le sionisme est une idéologie religieuse tirant sa source de la Bible, qui proclame le droit, selon la promesse divine, des Juifs à la propriété exclusive de la terre de Palestine, et la légitimité du génocide du peuple original de Palestine par les tenants de cette religion.

Cet Etat, présenté comme « la seule démocratie au Moyen Orient, » mais pratiquant l'apartheid religieux et ethnique le plus absolu, et où seuls les Juifs sont considérés comme des « êtres humains, » a été maintes fois condamné par les institutions internationales, y compris la Cour Internationale de Justice- il faut le souligner- sans qu'il ait changé ses politiques ne serait-ce que d'une virgule.

Mais ce refus arrogant de respecter l'ordre légal international n'empêche pas que le monde a l'obligation légale et morale de continuer à faire pression sur lui- tant pour ses agressions armées à répétition contre le peuple palestinien et contre tous les voisins, que pour ses violations des droits les plus élémentaires de la population originale de la Palestine historique.

La violation des lois internationales relatives à L'occupation d'un territoire par la force armée, un Crime de guerre

Violer le droit international, et plus précisément, les traités qui règlementent les obligations des belligérants occupant un territoire dont ils se sont emparés par la violence, n'est pas un crime qui puisse être pris à la légère par les grandes puissances, promptes à dénoncer la moindre égratignure au droit international d'autres pays, et vont jusqu'à utiliser la violence armée pour punir les pays qui sont les auteurs de ce crime.

On aurait pu penser qu'après ce dernier coup de semonce de la communauté internationale, cette fois-ci unanime, les dirigeants israéliens allaient, toute honte bue, faire preuve de résipiscence, accepter de prêter attention à cette onzième résolution leur rappelant leurs obligations de puissance occupante, et promettre de corriger leur politique et de commencer à prendre les mesures nécessaires pour se conformer à un document qui ne demande rien d'autre que ce qui aurait été requis de n'importe quel autre pays acceptant d'être un membre responsable de cette communauté aux lois desquelles nul état ne saurait se dérober sans constituer un grave danger pour la paix mondiale.

Israël, pays enfermé dans la forteresse de son exclusivisme religieux et racial, bourreau, mais également victime de sa violence armée!

A la suite de cette résolution, somme toute bénigne, car non assortie de menaces ou de sanctions, et rappelant simplement et seulement la loi que doit respecter tout état membre de cette communauté, celle-ci a eu droit à un spectacle inattendu et tout différent de celui qui aurait été imaginé d'un Etat se considérant à la fois comme en droit de donner des leçons de civilisation et de modernisme aux états de la région, et comme le promontoire avancé de l'Occident « civilisé » , dont il représenterait les valeurs universelles d'humanisme, qui se manifestent d'abord et avant tout par le respect pour la personne humaine et pour les lois internationales.

Mais, peut-on être sioniste, c'est-à-dire militer pour l'exclusivisme racial et religieux, placer les membres de sa communauté dans l'élite de l'humanité, et en même temps embrasser l'universalisme ? C'est là une contradiction dans les termes. Dans la ligne logique de cette idéologie, Israël a choisi l'exclusivisme et le rejet de la légalité internationale.

Ses quelques cinq mille cinq cent règlements de police imposés à la population originale de la Palestine, ses «routes exclusivement pour Juifs, » ses villes et villages interdites aux Palestiniens, la violation permanente des droits de propriété de cette population autochtone, l'exécution sommaire de ses membres, la destruction de ses habitations, l'expropriation de ses terres, les obstacles à leur libre circulation sur un territoire dont elle constitue la population originale, les entraves mises à l'exercice de sa religion, musulmane ou chrétienne, le blocage de l'expression de sa culture et de l'utilisation de ses langues, sa soumission à des lois d'exception, et bien d'autres humiliations dont la liste prendrait des volumes entiers, tous ces actes ne font pas d'Israël une démocratie, et bien évidemment, pas un bon exemple de pays à visiter, à imiter ou à en chercher l'amitié et l'appui, pour la « communauté internationale. » Il ne faut pas porter audience aux brochures publicitaires qui vantent ce pays entièrement enfermé dans la forteresse de son exclusivisme religieux et de sa violence armée !

Netanyahu et ses soutiens jouent la comédie de l'indignation de l'innocent injustement accusé de crimes

Au lieu d'adopter une attitude responsable, Netanyahu a choisi de feindre une grande indignation ; il a convoqué, pour leur «donner une fessée »(dress down en anglais)le jour des fêtes de la Nativité, les représentants à Tel Aviv des pays à majorité chrétienne, qui ont voté pour une résolution sans portée pratique immédiate, de caractère quasi-académique, et qui rappelle seulement les traités internationaux auxquels Israël doit se soumettre, en tant que membre de plein droit et de pleines obligations de la communauté internationale.

Le premier ministre israélien est-il le rédacteur en chef de tous les médias du « monde civilisé ? » On aurait des raisons de le croire. Car, de manière simultanée, tous les médias « du monde libre » se sont lancés dans une campagne dont on a peine à croire qu'elle soit spontanée, tellement elle a été uniforme dans sa ligne éditoriale, et dans ses thèmes, donc « orchestrée, » non pour expliquer le contenu de la résolution, décrire l'ampleur des violations des lois internationales par Israël et rappeler qu'il s'agit de la onzième résolution traitant de ces violations, tout à fait sage et constituant un simple rappel de lois et traités connus de tous, mais pour décortiquer les motivations des auteurs et sponsors de ce texte, et les insulter, et plus particulièrement, le responsable de la plus grande puissance du monde.

Netanyahu et ses appuis « trivialisent » le débat sérieux sur les violations des lois internationales par Israël en le ramenant à un conflit de personnalités

Pourquoi cette puissance a-t-elle décidé de rompre avec une tradition-vieille de 37 années- de veto ou de vote négatif, de toutes les centaines de résolutions de rappel à l'ordre lancées contre Israël par les Etats membres de l'Assemblée générale ou du Conseil de Sécurité ? Les commentaires, guidés par « les instructions implicites ou explicites de Netanyahu et de son gouvernement» ont porté essentiellement sur les relations personnelles « particulièrement mauvaises » entre le locataire actuel de la Maison Blanche et le premier ministre israélien. Beaucoup ont rappelé la gifle assenée au chef du pays protecteur d'Israël- lorsque Netanyahu a littéralement « convoqué », il y deux années de cela une réunion extraordinaire des deux chambres de cette super-puissance pour plaider la guerre contre l'Iran.

Il est à rappeler, en passant, que cette superpuissance vient d'accorder à cet ami ingrat, -et ceci est loin d'être une preuve d'inimitié quelconque,-une aide militaire de 38 milliards de dollars sur 10 années, soit 10,41 millions de dollars par jour (voir le résumé du mémorandum d'entente conclu avec Israël, 14 Septembre 2016 : whitehouse.org.). Ce mémorandum, document officiel et publié sur le site internet de la Maison Blanche, qui donne les détails de cette aide militaire, multiforme, mériterait d'être publié en entier afin que l'on sache qui est l'ami de qui !

Cette orientation des débats soulevés par l'attitude , somme toute conforme aux normes de bon comportement, d'un pays soucieux du maintien de la légalité internationale, vers le terrain des relations personnelles a deux objectifs tous en faveur d'Israël : trivialiser la décision du chef d'état de cette super puissance, en la motivant, non par des considérations de stratégie ou d'intérêt national, ou même par un sursaut de dernière minute de bon sens, mais par des facteurs subjectifs tenant aux personnalités des chefs de ces deux pays alliés « à la vie comme à la mort. », ensuite, détourner du débat sur la nature illégale des implantations de colonies de peuplement sur un territoire dont toute la communauté internationale, y compris cette grande puissance, souligne le caractère illégal de son occupation par Israël.

On parle, dans la « presse libre » des pays « civilisés » de la difficulté qu'ont eu les deux hommes, au cours de ces huit dernières années, de s'entendre, du « caractère houleux » de leurs relations, auxquelles toutes sortes d'explications plus ou moins tirées par les cheveux sont données, et dans lesquelles on fait même intervenir la couleur de la peau de l'un des protagonistes de cette « crise, » son éducation « musulmane, » qui le rendrait quelque peu hostile à l'idéologie sioniste, les différences de personnalités entre eux, l'un mesuré et modéré par nature, l'autre idéologue convaincu du bon droit de son peuple à une terre donnée par Dieu aux Juifs, etc. etc.

Mais où est donc le bœuf dans toutes ces analyses, qui banalisent le débat, en en éliminant le problème essentiel, à savoir le droit du peuple palestinien à exister sur sa terre qu'il occupe, depuis des millénaires, et dont les Sionistes nient l'existence, mais dont ils veulent aussi éliminer la présence physique .

Pour Israël, la paix génocidaire, un choix idéologique et stratégique

La conception de la paix, pour Israël, est sinistre, car il ne s'agit de rien de moins que d'effacer de la surface de la terre le peuple palestinien. La seule paix qu'Israël soit prête à offrir aux Palestiniens, et ce thème est répété tant pas la majorité de la presse israélienne, qu'enseigné dans les écoles primaires, et il trouve même sa place dans la littérature enfantine destinée aux locuteurs de l'hébreu, dans les livres d'histoire et de géographie destinées aux lycéens, comme dans les écrits de préparation militaire et les discours des rabbins de l'armée israélienne, et est axial dans la thématique des yeshvas et des centres de diffusion du fanatisme juif entièrement financés par le budget central israélien ou par de généreux donateurs de la diaspora.

La résolution du Parti Républicain sur la paix au Moyen-Orient : la prise en charge et l'expression fidèle et franche de la conception de la paix génocidaire Israélienne

La résolution concernant Israël que les puissants lobbies pro-sionistes ont fait adopter au Congrès du Parti Républicain (Juillet 2016) ne laisse également aucun doute, s'il en fallait encore, sur la nature de la « paix à l'israélienne » que cet état fanatique religieux entend imposer à la population palestinienne. Cette résolution partisane souligne que « Les Etats Unis tentent d'aider à l'établissement d'une paix complète et durable au Moyen Orient, qui sera négociée parmi ceux vivant dans la région. Nous nous opposons à toutes mesures dont l'intention est d''imposer un accord ou de dicter des frontières ou d'autres termes, et nous appelons à mettre fin immédiatement à tous les financements américains de toute entité qui tente cela. Notre parti est fier de se tenir aux côtés d'Israël maintenant et toujours. Nous rejetons la notions fausse qu'Israël est un occupant. »

Cette résolution, adoptée sous la dictée de l'American-Israeli Public Affairs Committee, est on ne peut plus claire. Les Palestiniens n'y sont pas mentionnés, ni à titre de peuple « de la région » ni à titre de futurs citoyens d'un état démocratique vivant en relations pacifiques côte à côte avec Israël. C'est ce qu'on l'on peut qualifier de « négationnisme » et de « légitimation » de la politique d'apartheid et de génocide à petit et à grand feu, selon les circonstance, menée contre le peuple palestinien. On a même, au cours du débat ayant mené à cette résolution sorti le fameux serpent de mer » de l'antisémitisme. Apparemment, la simple mention de l'existence du peuple palestinien sur le territoire de la Palestine historique est considérée comme de « antisémitisme. »

Donc tout historien, et il en existe même en Israël, qui déclarerait que la Palestine n'était pas un territoire vide avant la proclamation de l'Etat d'Israël, serait dans la zone dangereuse « de l'antisémitisme. » Hélas ! L'histoire laisse des traces et ce n'est pas cette résolution partisane somme toutes circonstancielle, qui va changer la situation sur le terrain, situation à laquelle Israël, malgré le fanatisme de sa population et de ses puissants et riches soutiens étrangers, finira bien par se plier.

Le peuple palestinien, dont l'existence a toujours été niée par les sionistes ( cf. la fameuse affirmation de la juive d'origine américaine ; « il n'y a pas cette chose qu'on appelle le peuple palestinien. ») n'en demeure pas moins une réalité vivante et résistante dont il devra être tenu compte si on veut vraiment la paix au Moyen Orient.

Une partie de cette résolution partisane traite également de la voie pacifique, à la mode de Gandhi, qui pourrait forcer Israël à céder au bon sens et à accepter de modérer son fanatisme ; à savoir la voie du BDS (boycotter, désinvestir, sanctionner,) a reçu le qualificatif « infamant » d'antisémite. Mais à force d'être employé à tord et à travers ce qualificatif a perdu de sa force et ne peut, d'ailleurs, pas être utilisé par Israël pour s'auto-absoudre de ses propres turpitudes.

Rien ne l'empêche de prouver que les membres de la communauté internationale ont tord de la traiter comme un « état voyou,» en adoptant simplement la charte des droits de l'homme appliquée aux Etats-Unis, et qui garantit les mêmes droits à tous ses citoyens, annuler toutes les lois discriminatoires contre les Palestiniens, reconnaitre leurs droits de propriété,, leur droit de s'installer dans n'importe quelle partie de la Palestine historique, supprimer les privilèges accordées exclusivement aux Juifs sur son territoire, bref ressembler aux pays «civilisés » dont elle se dit partie et flambeau au Moyen Orient.

En conclusion

Y-a-t-il des indices du retour à la raison d'Israël ? Rien dans l'attitude de Netanyahu et de ceux, à travers le monde, qui sont ses appuis et ses porte-paroles stipendiés ou partisans, face à cette résolution du Conseil de Sécurité qui rappelle que cet état est en violation flagrante des lois internationales, ne le laisse présager.

A moins que l'option israélienne actuelle de « paix dans la disparition des Palestiniens, » soit imposée par la violence, sans limites et unilatéralement sur tous les peuples de la région, les chances d'une paix « juste », c'est-à-dire prenant en compte les revendications légitimes du peuple palestinien, et « durable » c'est-à-dire ne laissant aucune place à d'éventuels contentieux historiques ou autres, sont nulles.

Et dés lors qu'on estime que la meilleure chance d'arriver à la paix est d'éliminer complètement les Palestiniens de ce processus, affirmer qu'on travaille pour une « paix juste ét durable » « sans pré conditions » devient, non pas une utopie, mais une contradiction en elle-même. On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Et c'est ce que veulent Netanyahu et ses puissants soutiens.

Est-ce être antisémite que d'affirmer que les Palestiniens existent et qu'ils méritent autant qu'aucun autre peuple le droit à l'existence ? Est-ce faire preuve d'antisémitisme que de prôner un combat pacifique utilisant les pressions économiques pour amener à résipiscence Israël, comme l'a été l'état d'apartheid d'Afrique du Sud ?

Qu'il en soit ainsi dés lors que le qualificatif d'antisémitisme s'applique quand on défend le droit du peuple palestinien à la liberté et à la dignité, être antisémite devient paradoxalement un compliment réservé aux justes de ce monde !

L'histoire du peuple palestinien lui a donné des droits imprescriptibles sur la Palestine historique ; Et cette résolution du Conseil de Sécurité vient de le rappeler et de l'affirmer encore une nouvelle fois.

Israël a donc le choix de s'entêter à son statut de pays en état de crimes de guerre permanent, ou opter pour la vraie paix. Cette résolution du Conseil de Sécurité, loin d'être provocatrice, constitue probablement une dernière chance pour cet état théocratique de prouver qu'il veut vraiment faire partie de la communauté internationale et échapper à un isolement de plus en plus difficile à mettre à bas, quelle que soit la puissance de ceux qui la soutiennent dans son fanatisme religieux.

Mourad Benachenhou

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DE LA GUERRE MONÉTAIRE, À LA GUERRE BOURSIÈRE, VERS LA GUERRE NUCLÉAIRE

C’est un lieu commun de constater que l’économie impérialiste est désormais mondialisée et globaliser si bien que la hausse des cotes de la bourse ; l’équilibre des balances commerciales ; les déficits budgétaires gouvernementaux ; les réserves monétaires et les taux de change ; les taux d’intérêt directeurs des banques centrales sont autant d’indicateurs interdépendants dont les effets s’entremêlent et se démultiplient.
DE LA GUERRE MONÉTAIRE, À LA GUERRE BOURSIÈRE,  VERS LA GUERRE NUCLÉAIRE
Tous ces indices reflètent l’état de santé des forces productives et des moyens de production dans chaque économie nationale et dans l’économie impérialiste mondiale. Ainsi, suite à l’élection de Donald Trump, 45e Président des États-Unis, les cambistes ont constaté une tendance à la hausse des marchés boursiers et ils affirment que cela confirme une reprise de l’économie impérialiste mondiale (1).

Surprise sur les marchés.

Les places financières ont réagi de manières dispersées au lendemain de l’annonce de la victoire de Donald Trump. Les Asiatiques ont reculé : plus de 5% de perte pour les indices Nikkei à Tokyo et Hang Seng à Hong Kong. Les Européennes ont boudé oscillant entre -0,4% à Madrid et +1,99% à Zurich, le BEL20 et le CAC40 s’appréciant de respectivement +1,42% et +1,49%. C’est contre toute attente la réaction des marchés américains qui a surpris. Alors qu’ils vivaient dans la crainte d’une stagflation, d’une guerre commerciale avec la Chine, et des prétentions isolationnistes de Donald Trump, l’homme d’affaires aura finalement donné tort à tous les analystes et à toutes leurs prévisions alarmistes, ce que nous avions anticipé, car au-delà des écrans de fumée médiatiques, Donald était l’homme de l’establishment financier américain tel que nous l’avions annoncé (2).


« Non seulement Wall Street n’a pas enregistré les reculs prédits, mais a enchainé les hausses. Au lendemain de l’élection, l’indice total du marché américain Dow Jones Wilshire 5000 (noté W5000) clôturait en hausse de 1,41%, l’indice des 30 « blue chips » américaine Dow Jones Industrial Average (noté DJI) gagnait 1,40%, tandis que l’indice des valeurs technologiques Nasdaq (noté IXIC) se contentait d’un gain de 1,11%. Deux semaines après l’élection, les gains enregistrés depuis le 8 novembre s’établissent à respectivement +4,13%, +3,77% et +3,71% pour ces trois indices » (3).

L’or résiste et les industriels de l’armement recueillent le pactole.

Dans le même temps l’or résistait dans son rôle de valeur refuge et s’appréciait de plus de 5%, signe que tous les investisseurs ne partagent pas l’optimisme des boursicoteurs. Mais les secteurs de l’armement seraient les grands gagnants, car ces indices boursiers performent davantage que tous les autres. Ainsi, Le New York Stock Exchange Arca Defense Index, composé de 26 firmes parmi les plus puissantes de l’industrie aux États-Unis, dont les « Big Six » (Lockheed Martin, Boeing, Raytheon, General Dynamics, Northrop Grumman et L-3 Communication). Établi avec valeur de référence de 500 points le 28 septembre 2001 – quelques jours après les attentats – il atteint 3 776,70 points le 22 novembre 2016, ce qui correspond à une appréciation de 655% depuis sa création il y a quinze ans. Le 9 novembre 2016, à la fermeture de Wall Street, l’effet Trump a propulsé l’indice de l’armement DFI à +6,49% en une séance. Et la hausse s’est poursuivie, fixant la plus-value à 15,05% en deux semaines (4).

Finalement, celui que les analystes présentaient comme un vecteur de paix, le comparant à Hillary Clinton la criminelle de guerre, serait en réalité le fauteur de guerre espéré par l’establishment et l’industrie de l’armement qui auraient habilement dissimulé leurs intérêts secrets ? Il n’en est rien cependant ! Nous l’avons largement expliqué dans des textes précédents, un chef d’État n’a pas la capacité de développer une politique différente de celle de ses prédécesseurs (sauf pour des détails mineurs) et quel que soit le vainqueur des mascarades électorales, la politique d’une nation est tracée par l’évolution des indicateurs économiques que nous évoquions plus tôt : Taux de change, dette souveraine, équilibre budgétaire, balances commerciale et des paiements, productivité du travail, endettement des ménages, taux d’intérêt, taux de profit moyen, etc. Donald Trump ou Hillary Clinton à la présidence, aucune de ces variables fondamentales n’aurait changé le 8 novembre dernier. Alors, comment expliquer la remontée des cours boursiers et de la valeur du dollar plombé ?

C’est que Donald Trump accède au pouvoir en déclarant qu’il fera des tas de dépenses en armement, en infrastructure (1,800 milliards USD), et qu’il réduira d’autant les impôts et les autres revenus de l’État aggravant le déficit budgétaire américain déjà effarant (ce qu’Hillary aurait fait si elle avait été élue). Il ajoute qu’il bloquera ou du moins tentera de nuire aux importations de produits chinois et mexicains sur le marché américain. De plus, comme nous l’avions annoncé, la Réserve Fédérale américaine accède à la demande du capital de hausser le taux directeur, renchérissant le loyer de l’argent, alors que les entreprises et les ménages sont grevés d’emprunts.

« Les investisseurs s'attendent à ce que la Réserve fédérale américaine relève ses taux à l'issue de la réunion de son comité de politique monétaire des 13 et 14 décembre. Ils surveilleront attentivement toute indication sur la trajectoire à venir de la politique monétaire » (5).

Quelles seront les conséquences de ces décisions catastrophiques ?

Ces décisions feront augmentés les prix aux États-Unis, réduisant le pouvoir d’achat de la classe prolétarienne déjà surendettée et sous-payée, ce qui comprimera les marchés de consommation, ce qui signifie des perspectives de profits à court terme pour la classe capitaliste, les banquiers et les rentiers, et une baisse des ventes à terme pour la Chine qui exporte fortement aux États-Unis d’où une baisse de la valeur du Yuan que les marchés boursiers ont anticipée comme l’atteste ce cambiste:

« Nous sommes en ce moment à 6,90 yuans pour un dollar, même si le yuan devait baisser jusqu'à 7,25 contre le dollar, la dépréciation ne serait que de 4% par rapport à ses niveaux actuels quand le yen a cédé 16% contre la devise américaine au cours des cinq dernières semaines » (6).

Le capital chinois sait tout cela et comprend qu’il doit laisser dégringoler la valeur de sa devise, la rendant moins attractive pour les investisseurs, mais de toute façon le pays croule sous l’épargne des Chinois thésaurisateurs. Les capitalistes chinois opèrent de manière ordonnée et contrôlée d’où leur intervention modérée afin que la chute de leur devise soit progressive jusqu’à un seuil ou l’Amérique ne pourra pas les forcés à descendre plus bas sans mettre le dollar en péril sur le marché des changes internationaux. « Les autorités chinoises ont clairement dit qu'elles jugeaient une dépréciation de leur devise nécessaire tout en prévenant qu'elles veilleraient à ce que le processus ne soit pas désordonné » (7).

Incidemment, la hausse du dollar a l’effet d’une bascule et permet de réduire la chute du yuan. Ce que les banquiers et les boursicoteurs américains ne semblent pas réaliser c’est que cette hausse du dollar restreint les perspectives d’exportation pour les entreprises américaines dont les installations de production sont situées aux États-Unis. Cette hausse de la devise est par contre avantageuse pour les entreprises américaines dont les installations sont à l’extérieur du pays, qui peuvent ainsi rapatrier leurs profits libellés en yuan ou en yen qui se renchérissent une fois transformées en dollars. Cet avantage est maintenant réduit à néant avec l’euro qui s’échange au pair depuis quelque temps. Tout cela ne fera pas croitre l’emploi aux États-Unis et ne remettra pas « America First, Great Again ! » comme le promettait le multimilliardaire démagogue (8).

La hausse des cours boursiers aux États-Unis est spéculative puisqu’aucune augmentation de la production n’a été enregistrée aux É.-U. depuis le 8 novembre dernier, au contraire, et l’on peut anticiper que la hausse du loyer de l’argent entrainera la faillite de millions de foyers américains – semblable à ce que le pays a connu en 2008 – incapables de rencontrer leurs paiements, d’où une baisse des ventes, des surplus d’inventaires et des faillites d’entreprises incapables d’écouler leurs produits, et ultimement une baisse des profits généralisés, y compris pour les entreprises américaines établies en Chine.

Autre effet dévastateur résultant de l’augmentation de la valeur du dollar, la dette souveraine américaine gonflera d’autant puisque l’intérêt sur les obligations ne fera qu’augmenter (la Réserve fédérale achetant elle-même les obligations dont personne ne voudra, accroissant ainsi la quantité de dollars de pacotilles en circulation), le déficit budgétaire en hausse réclamant pourtant des emprunts croissants. Cette conjoncture catastrophique poussera dans le sens d’une dévaluation drastique du dollar après une remontée spectaculaire suite à une spéculation boursière frénétique comme avant chaque krach boursier. Enfin, comme nous l’annonçons depuis un an, suivra une dévaluation du dollar en pagaille, flouant ainsi tous les créanciers de l’Amérique sauf ceux qui auront su se débarrasser de leurs dollars plombés.

« De plus, même si Japon a ravi à la Chine le rang de premier détenteur de bons du Trésor américains selon des données officielles publiées jeudi 15 décembre et détenait en octobre 1 131,9 milliards de dollars contre 1 115,7 milliards accumulés par la Chine continentale (hors Hong Kong), Pékin garde un levier de pression sur le financement de l’endettement américain » (9).

Il est possible que les Chinois aient terminé de se débarrasser de leurs dollars au moment de la grande dévaluation dans quelques années, prouvant que ce sont des investisseurs avisés, mais les Chinois seront quand même en difficulté puisque leur marché de prédilection se sera effondré d’où les capitalistes chinois se tournent déjà vers leur marché domestique... et les marchés africains et asiatiques.

Conclusion.

En tant que prolétaires révolutionnaires nous n’avons aucun intérêt en jeux dans cette guerre monétaire et boursière, mais nous savons que dans ce conflit entre une vieille puissance impérialiste déclinante, alignant 100 millions de prolétaires en décroissance, et 310 millions de consommateurs surendettés, et une nouvelle puissance impérialiste émergente, alignant 500 millions de prolétaires en croissance et 1,3 milliard de consommateurs aux épargnes surabondantes, il est facile de prévoir qu’elle puissance gagnera cette guerre impérialiste. Pour ce qui concerne le prolétariat international, comme à chaque guerre locale, régionale ou mondiale il fera les frais de cette guerre jusqu’à ce qu’il se décide à renverser ce mode de production décadent et à construire son propre mode de production « communiste ».


L’ARTICLE EST DISPONIBLE SUR LE WEBMAG http://www.les7duquebec.com/7-au-front/aggravation-de-la-guerre-monetaire-preparant-la-guerre-nucleaire/


NOTES

(1) Par Luc Mampaey est le directeur du GRIP. http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/trump-et-wall-street-anticipations-positives-pour-le-secteur-de-larmement/
(2) http://www.les7duquebec.com/7-au-front/trump-un-president-comme-les-autres-donald-sen-va-ten-guerre/ et aussi http://www.les7duquebec.com/7-au-front/fute-le-proletariat-americain-comment-instrumentaliser-une-potiche/
(3) Par Luc Mampaey est le directeur du GRIP. http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/trump-et-wall-street-anticipations-positives-pour-le-secteur-de-larmement/
(4) Par Luc Mampaey est le directeur du GRIP. http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/trump-et-wall-street-anticipations-positives-pour-le-secteur-de-larmement/
(5) https://investir.lesechos.fr/traders/forex-infos/la-baisse-du-yuan-revient-hanter-les-marches-1620385.php#57emqAUS442pVoGs.99
(6) http://www.boursorama.com/actualites/enquete-le-yuan-a-la-baisse-avec-le-dollar-et-les-sorties-de-capitaux-e510052236dbdb909c05d3430fa99b5f
(7) http://investir.lesechos.fr/traders/forex-infos/la-baisse-du-yuan-revient-hanter-les-marches-1620385.php
(8) http://www.les7duquebec.com/7-au-front/trump-un-president-comme-les-autres-donald-sen-va-ten-guerre/
(9) http://www.boursorama.com/actualites/enquete-le-yuan-a-la-baisse-avec-le-dollar-et-les-sorties-de-capitaux-e510052236dbdb909c05d3430fa99b5f



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Marine Le Pen adresse des «vœux de combat» face aux «candidats du renoncement»

«Les vœux que je forme pour vous, pour nous tous et pour la France sont des vœux de combat. Je veux qu'enfin en 2017 s'engage le grand combat pour la prospérité de notre pays, la protection de tous les Français et pour la sauvegarde de notre identité nationale», a déclaré la présidente du Front national Marine Le Pen dans une vidéo diffusée sur internet le 31 décembre.

«Nous sommes à la croisée des chemins, la France ne peut plus attendre, elle ne peut plus continuer sur la voie désespérante où elle est engagée», a-t-elle lancé en s'exprimant devant le drapeau tricolore et une reproduction du tableau représentant le Cardinal de Richelieu au siège de La Rochelle.

«La France peut renouer avec l'espérance, c'est le chemin que je vous propose. Alors, je vous le dis : 2017 commence et nous sommes prêts, on y va, le combat est lancé et la tâche sera rude. Contre tous les candidats du renoncement, nous devrons mobiliser des forces considérables et inviter les Français à espérer, à croire en eux-mêmes et en notre beau pays», a ajouté Marine Le Pen.

Sans citer nommément François Fillon ni Emmanuel Macron, elle a dénoncé les «candidats des banques», mais aussi «du système, de la finance, des médias ou encore les candidats de la brutalité sociale, ceux qui veulent casser la santé, qui veulent casser toute forme de solidarité et de justice».

Lire aussi : 39% des Français voudraient voir un candidat «anti-système» devenir président en 2017

Présidentielle : Marine Le Pen va emprunter 6 millions d’euros à son père

Marine Le Pen va emprunter environ «six millons d'euros à Jean-Marie Le Pen», via le microparti du fondateur du FN, Cotelec, «avec libération progressive des différentes tranches», a déclaré à l'AFP son directeur de campagne, David Rachline. «Il n'y a rien de nouveau sous le soleil», a-t-il ajouté en assurant que cet accord «date d'il y a plusieurs mois».

L'accord porte sur «environ six millions d'euros», a confirmé un proche de Jean-Marie Le Pen.

Marine Le Pen avait indiqué à l'automne avoir prêté cette somme au FN pour la présidentielle de 2017, une information que les dirigeants du parti refusaient jusqu'à présent de confirmer publiquement tout en reconnaissant des «discussions».

La semaine dernière, le trésorier du Front national Wallerand de Saint Just avait démenti des informations du Canard Enchaîné sur un nouveau prêt russe au FN de près de 28 millions d'euros en vue de la présidentielle de 2017.

«J’ai obtenu en septembre 2014 un prêt de 9 millions d’euros auprès d’une banque russe», avait-il rappelé. «Malheureusement depuis cette banque russe a déposé son bilan» et «depuis, il n’y a pas de contacts particuliers avec des organismes financiers russes», avait encore affirmé Wallerand de Saint Just.

Nicolas Bay, secrétaire général du Front national, avait de son côté reconnu le 22 décembre qu'«à ce stade», le FN n'avait «pas encore trouvé l'ensemble du financement» pour les prochaines élections, y voyant la preuve que les banques françaises «ne jouent pas le jeu de la démocratie».

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Les combats s’intensifient à Mossoul

Les combats s'intensifient à Mossoul












Les combats s'intensifiaient samedi à Mossoul où les forces de Bagdad et leurs alliés ont lancé jeudi la deuxième phase de leur opération de reconquête du dernier grand bastion de l'EI dans le nord de l'Irak.

Samedi, une unité d'élite du ministère de l'Intérieur a poursuivi sa progression dans le quartier d'Intisar où une autre unité s'était heurtée le mois dernière à une résistance farouche des jihadistes.
Au Nord, une autre unité de l'armée s'approchait des limites de Mossoul après avoir repris plusieurs villages entourant la ville au cours des deux derniers jours. "Il y a des combats dans le secteur d'Argoub, une zone considérée comme la porte d'Hadba", a expliqué par téléphone le lieutenant-colonel Abbas al-Azaoui, évoquant un quartier stratégique du nord de Mossoul.

Depuis le 17 octobre, date du lancement de l'assaut contre Mossoul, les forces gouvernementales soutenues par la coalition conduite par les Etats-Unis, des milices chiites et des combattants kurdes ont repris un quart de la ville. Si les jihadistes sont nettement inférieurs en nombre, ils sont retranchés au milieu de quartiers résidentiels , ce qui complique la progression des assaillants. Malgré la pénurie de nourriture et d'eau, la majorité des civils sont restés dans la ville.

Un habitant contacté vendredi soir par téléphone a affirmé qu'une roquette a touché une maison du quartier de Mithaq, dans l'Est, tuant six membres d'une même famille. "Nous n'avons pas vu Daech depuis la reprise de l'offensive des forces irakiennes", a-t-il dit à Reuters. "Nous entendons le bruit de grosses explosions de voitures piégées. Aujourd'hui, j'en entendu pas moins de dix grosses explosions."

http://www.lorientlejour.com/article/1026900/les-combats-sintensifient-a-mossoul.html

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Transgenre – Bye bye Barack et Michelle Obama ? Ou plutôt Barack et Michel Obama ?

Alex Jones et Donald Trump avaient repris publiquement à leur compte l’information de la célèbre star étasunienne Joan Rivers, décédée subitement peu de temps après ses révélations dans des circonstances surprenantes, que la femme d’Obama serait en réalité son mari, et s’appellerait Michel plutôt que Michelle !

Ces assertions du nouveau Président républicain des Etats-Unis, avaient été passées sous silence par la grande presse internationale, mais avaient été largement relayées sur internet, et tout spécialement l’internet étasunien.

Pourquoi Obama a-t’il été comme sorti d’un chapeau en 2008 ? 

Pour les tenants de cette information transgender, Obama aurait été choisi par les élites (celles qui désignent les candidats à la candidature) non seulement pour sa couleur de peau, mais également pour ses moeurs singulières, histoire de contribuer ultérieurement au développement de la théorie du genre et de faire au passage une petite quenelle à la populace…

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Selon les tenants de la version d’un couple transgenre, les enfants du couple présidentielle seraient adoptés, et ce secret de polichinelle au sein des élites aurait coûté la vie à Joan Rivers (elle est décédée dans des circonstances étranges, après une biopsie non autorisée d’une corde vocale justement), car selon eux révélé trop tôt par la star connue pour avoir la langue bien pendue.

A l’heure du départ d’Obama de la Présidence de la République, ces rumeurs anciennes refont surface.

Alors info ou intox ?

A chacun et chacune de se forger sa propre opinion…

Quatre blessés après qu’une voiture fonce dans la foule en Finlande, le chauffeur arrêté

La police a indiqué au média finlandais Yle uuttiset que quatre piétons, deux hommes et deux femmes, avaient été blessés après qu'une voiture a foncé dans la foule, près d'une station de métro d'Helsinki, le 31 décembre en début d'après-midi. Les secours ont précisé que trois des victimes étaient grièvement blessées et une plus légèrement.

L'inspecteur Henri Helminen, du département de police de Helsinki, a déclaré au site Helsingin Sanomat que le conducteur avait été arrêté et placé en garde à vue.

«Rien pour le moment ne suggère que cet acte était intentionnel», a-t-il ajouté.

Selon des témoins, une voiture a dévié sur le trottoir et a percuté plusieurs véhicules stationnés, ainsi que des piétons.

Des ambulances ont été dépêchées sur place et la police enquête pour déterminer les causes de l'incident. La circulation a été coupée dans la zone.

Un témoin oculaire de la scène a indiqué au site d'information finlandais Ilta Sanomat que la voiture roulait à une vitesse élevée.

Des milliers de supporters serbes chantent en mémoire des victimes du crash du Tu-154 (VIDEO)

A l’occasion d’un match de playoff du championnat européen de basket, les supporters de l’équipe serbe de Crvena Zvesda avaient réservé une émouvante surprise à l’équipe rivale, le CSKA Moscou.

Alors que les joueurs s’échauffaient, les milliers de Serbes présents dans la salle ont déployé une gigantesque banderole sur laquelle on pouvait lire : «Puisse le ciel entendre la chanson de ce chœur de 20 000 personnes».

Ils ont alors entamé à l’unisson une chanson traditionnelle de leur pays, «Tamo daleko», composée en 1916 en hommage aux combattants serbes qui sacrifiaient leur vie sur le champ de bataille.

«Personne chez les Russes n’était au courant de notre performance», a déclaré le président du Crvena Zvesda, Davor Ristovic, ajoutant : «C’était un acte humain, émotionnel et patriotique.»

Le 25 décembre, un avion Tu-154 s’est abîmé dans la mer noire peu de temps après son décollage depuis l’aéroport de Sochi, en Russie. Le crash a coûté la vie aux 92 passagers présents à bord. Parmi eux, se trouvaient 64 membres des Chœurs de l’Armée rouge, dont leur directeur, le général Valery Khalilov.

Lire aussi : «Abomination» : Moscou indigné par les caricatures de Charlie Hebdo sur le crash du TU-154

Jaloux ? L’ambassade de Russie trolle Londres pour son silence sur le cessez-le-feu syrien

Un cessez-le-feu sur l’ensemble de la Syrie est entré en vigueur à minuit le 30 décembre. Une initiative a été saluée par le département d’Etat américain. Son représentant Mark Toner a déclaré : «La nouvelle sur le cessez-le-feu en Syrie est un développement positif.»

Quid de la Grande-Bretagne ? Silence. L’ambassade de Russie à Londres a même plaisanté à ce sujet sur son compte de Twitter en lançant un sondage demandant : «Aucune réaction du Royaume-Uni sur le cessez-le-feu dans toute la Syrie négocié par la Russie, la Turquie et l’Iran. Pourquoi ?». Des usagers de Twitter avaient trois options à choisir : «Jalousie», «Le Bureau des Affaires étrangères est en vacances» et «Il ne peut pas le croire».

Comment le révèlent les résultats finaux du sondage, plus de la moitié (51%) ont opté pour la Jalousie. Les deux autres ont atteint presque le même nombre de voix : «Il ne peut pas le croire» - 25% et «Le Bureau des Affaires étrangères est en vacances» - 24%.

Le cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et les rebelles a été négocié par Moscou et Ankara et soutenu par Téhéran. Si le cessez-le-feu n’échoue pas, des pourparlers de paix s'ouvriront au Kazakhstan le mois prochain.

Lire aussi : Cessez-le-feu en Syrie : accord «conclu» selon Poutine, ouvrant la voie aux «pourparlers de paix»

Vous êtes poutiniste ! L’actualité occidentale, entre exploitation émotionelle et filtrage (VIDEO)

La «propagande» est depuis un certain temps dans le viseur des grands médias. Mais connaissiez vous la bulle de filtres ? Le concept de post-vérité ? Non ? Mais vous avez au moins certainement déjà été traité ou entendu quelqu’un être traité de «poutiniste»... Abordez l’information de l’année à venir avec ce bref décryptage des stratagèmes employés pour vous empêchez d’aller plus loin.  

L’opposition israélienne propose de tenir un référendum après les appels à annexer la Cisjordanie

Isaac Herzog, président de l’Union sioniste, alliance politique de centre-gauche au parlement israélien, a proposé de décider du destin de la Cisjordanie dans un référendum après la publication d’un sondage controversé. Le sondage a révélé que près de 40% d’Israéliens se prononceraient pour l’annexion de l’ensemble de la Cisjordanie. Alors qu'une majorité ne serait pas contre l’établissement d'un Etat palestinien à côté de l'Etat hébreu, seuls 30% consentiraient à prendre pour critère les frontières de 1967.

Le sondage a été initié par les déclarations du ministre israélien de l’Education Naftali Benett, après l’adoption de la résolution de l’ONU dénonçant la colonisation israélienne en Cisjordanie et la qualifiant d’illégale. Ce dernier a proposé d’annexer de grandes parties de la Cisjordanie après l'arrivée de Donald Trump au pouvoir. Il a suggéré que le gouvernement israélien suive les traces de l’ancien Premier ministre israélien Menachem Begin sous lequel Israël avait annexé le plateau du Golan à la Syrie en 1981. Il a néanmoins précisé qu’il ne soutenait pas l’idée d'une annexion complète, sa proposition était d’«annexer les régions où vivent des Israéliens et donner l’autonomie aux régions où vivent les Palestiniens».

Ses propos ont attiré les critiques de la part de certains politiciens israéliens. «Bennett, si tu es si sûr [que les Israéliens soutiennent l’annexion], tenons un référendum et décidons si nous nous dirigeons vers un ou deux Etats, au-delà de tes moqueries et de ton arrogance», a déclaré Isaac Hersog.

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Un autre député de l’Union sioniste, Eitan Broshi, a aussi critiqué le ministre de l’Education. «Si Bennett et ses amis de l’extrême droite qui ont pris le pouvoir au gouvernement estiment que leur programme possède la majorité, ils sont invités à m’aider à promouvoir un référendum décisif sur cette question dans les jours à venir», a-t-il proposé.

Indonésie : titubant et au discours inintelligible, le pilote de l’avion a fait fuir ses passagers

La filiale de la compagnie nationale indonésienne Garuda a précisé qu'elle devait encore déterminer si Tekad Purna, 32 ans, était sous l'influence de l'alcool ou de drogues au moment des faits, le 28 décembre. 

Des images de vidéosurveillance postées sur YouTube montrent Tekad Purna en grande difficulté au moment de passer les contrôles de sécurité à l'aéroport de Surabaya, dans l'est de l'île de Java, où il était arrivé en retard pour prendre les commandes d'un vol à destination de Jakarta. Sur la vidéo, le trentenaire à la démarche hésitante laisse tomber ses affaires à plusieurs reprises et doit être aidé par les policiers opérant le scanner à rayons X.

L'alerte a été donnée par des passagers à bord, effrayés par le message incompréhensible du pilote incapable d'articuler. Le vol a finalement décollé en retard avec un nouveau pilote, mais nombre de passagers ont refusé de rester. 

«Les résultats de l'enquête interne sont suffisants pour que la direction agisse avec fermeté en licenciant le pilote», a déclaré à l'AFP le porte-parole de la compagnie, Benny Siga Butarbutar. «Dans le transport aérien, nous avons la philosophie du "zéro erreur"», a-t-il ajouté, en précisant que la compagnie devait encore statuer sur l'offre de démission faite par son PDG Albert Burhan.

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L'Indonésie possède un piètre bilan en matière de sécurité aérienne. En décembre 2014, un Airbus A320-200 d'AirAsia s'était abîmé en mer de Java, une demi-heure après son décollage de Surabaya pour Singapour, faisant 162 morts.

Préserver l’environnement grâce à l’agroforesterie

Et si c'était çà l'avenir de l'agriculture, planter des arbres au milieu des champs. C'est ce qu'on appelle l'agroforesterie ou l'association arbres et de cultures sur une même parcelle agricole. Nous sommes face à une révolution parce que l'agriculture s'est toujours battu contre les arbres. On a défrichés pour faire des parcelles agricoles. L'agroforesterie porpose l'inverse, remettre des arbres dans les terres agricoles. L'agroforesterie vise à optimiser l'espace, produire plus et mieux, et dans cette perspective, l'arbre a partout sa place.

Source : FUTUREMAG - ARTE

Quels bénéfices pour l'agriculteur ?

Améliorer les capacités de production agricole, sortir de la précarité énergétique, diversifier les produits.

L'agroforesterie consiste à planter ou laisser pousser spontanément des arbres pour valoriser les ressources d'un milieu, en agissant positivement sur des facteurs de production aussi déterminants que l'eau, le sol, le climat, la biodiversité…

- C'est aussi pour l'agriculteur qui stocke du carbone, une diversification de produits et de revenus avec les fruits, le fourrage, les nombreux usages du bois.

- Les services fournis par les arbres (actions anti-érosives, habitats et nourriture pour les auxilliaires de culture, paysages, fertilité des sols et matière organique, ressources en litières, paillages, bois-énergie…) sont perceptibles en quelques années seulement.

- Les arbres constituent un excellent capital sur pied, qui donne de la valeur à l'exploitation.

- Des études de l'INRA ont montré que l'on produisait plus en associant arbres et cultures qu'en séparant les deux.*

Quelques exemples :

- EAU : les racines des arbres filtrent l'eau dans les profondeurs du sol, limitant les pollutions dans les nappes.

- SOL : la biomasse des arbres, riche en lignine, contribue à former un humus stable et fertile.

- CLIMAT : les arbres créent un micro-climat à l'échelle de la parcelle (ombre, actions brise-vent). Ils protègent cultures et animaux des excès climatiques (chaud, froid, tempête, inondation, sécheresse). Ils stockent du carbone, et réduisent les émissions de gaz à effet de serre.

- BIODIVERSITE : les arbres structurent des habitats semi-naturels, qui abritent une faune et une flore diversifiées indispensables à l'agriculture (pollinisation, lutte contre les ravageurs). Ils créent des ressources et maintiennent une trame écologique, évolutive dans l'espace et dans le temps.

Source : http://www.agroforesterie.fr

L’Allemagne reconnaît ne pas avoir de preuves quant aux tentatives russes de pirater son élection

Berlin a officiellement reconnu de ne pas avoir de preuves tangibles que la Russie entendait perturber les élections législatives allemandes en septembre 2017, a répondu le gouvernement allemand à la demande déposée par un député du parti de gauche Die Linke, Andrej Hunko. Toutes ces accusations contre la Russie ne sont que des «suppositions» basées sur les déclarations de politiciens américains affirmant que des hackers russes ont piraté les élections américaines, selon la réponse exprimée par le ministère allemand de l’Intérieur.

Le communiqué souligne également que le gouvernement allemand n’a pas de preuves concernant une éventuelle intervention russe dans le référendum sur le Brexit, dans lequel plus de la moitié des Britanniques ont soutenu l’idée d'une sortie de l’UE.

Le gouvernement allemand a livré cette réponse suite à une requête officielle du parlementaire Andrej Hunko qui demandait «de quelles preuves fragiles ou solides le gouvernement dispose-t-il pour affirmer que "le renseignement russe" entendrait "se mêler" des élections fédérales de l’année prochaine "via des cyberattaques"».

Ce dernier a accordé une interview à RT Deutsch dans laquelle il a expliqué que sa demande avait été provoquée par une campagne de dénigrement massive contre la Russie organisée par certains politiciens et médias allemands. «Il y a beaucoup d’articles dans les médias allemands affirmant que la Russie interviendra dans les élections fédérales de l’année prochaine. J’ai demandé au gouvernement s’il y avait des preuves. Et la réponse a été qu’il n’y en avait pas… Donc, maintenant, c’est officiel, ils n’ont aucune preuve et ce débat doit prendre fin en Allemagne», a-t-il déclaré.

Campagne antirusse massive

De grands médias allemands ont bel et bien publié à plusieurs reprises des titres provocateurs alimentant les sentiments antirusses. En décembre, un certain nombre de journaux allemands ont publié des articles spéculant des présumées cyberattaques russes ayant pour but d’inteférer dans les élections parlementaires allemandes.

Ainsi, le journal Neue Osnabrueckener Zeitung s'est posé la question de savoir si des hackers russes pouvaient manipuler les élections parlementaires. FAZ a écrit que la Russie avait déjà piraté des documents classifiés du parlement allemand en citant des sources de sécurité anonymes. Et le 30 décembre, Stuttgarter Zeitung a évoqué la question de «la peur de fraudes» qui pourraient être le résultat d'une cyberattaque russe.

Fin novembre, la chancelière allemande Angela Merkel a personnellement déclaré que des hackers russes pouvaient être responsables de plusieurs cyberattaques en Allemagne. En parlant du piratage touchant environ 900 000 clients du grand groupe de télécommunication Deutsche Telecom, elle a fait allusion à un lien entre cet incident et la Russie. «Les cyberattaques ou conflits hybrides tels que décrits dans la doctrine russe, font aujourd’hui partie de la vie quotidienne et nous devons apprendre à y faire face», a-t-elle déclaré.

Le patron des renseignements extérieurs allemands Bruno Kahl a pour sa part affirmé que le renseignement allemand disposait de preuves que la Russie avait manipulé les élections américaines. «Leurs auteurs ont pour objectif de délégitimiser le processus démocratique en tant que tel, peu importe à qui cela profite», a-t-il avancé fin novembre.

Reste que les services de sécurité américains quant à eux ne sont pas à même de fournir de preuves solides concernant l'identité des auteurs de ces soi-disant cybertattaques. Le dernier rapport américain Les cyber-activités malveillantes de la Russie ne livre pas de preuves de liens entre les hackers impliqués dans les piratages aux Etats-Unis et le renseignement russe, mais inclut une clause de non-responsabilité qui indique que «le département de la Sécurité intérieure ne donne aucune garantie quant aux informations contenues dans le rapport».

Cependant, le manque de preuves n’a pas empêché Barack Obama d’imposer de nouvelles sanctions contre la Russie et d'expulser 35 diplomates russes.

2016, année noire pour les médias mainstream

«Les médias d’information ont largement manqué ce qui se passait autour d’eux. C’est une histoire qui se répète. Les estimations n’ont pas seulement été un mauvaise guide durant cette nuit électorale, elles ont été à l’inverse de ce qui se jouait réellement.» Cette analyse de Jim Rutenberg, médiateur du très célèbre New York Times, au lendemain de l’élection de Donald Trump, est à l’image de l’année médiatique de bon nombre de titres de presse occidentaux.

Que ce soit à propos du Brexit, de l’élection présidentielle américaine ou des chances de François Hollande de faire un second mandat, 2016 s’est montrée cruelle pour les médias mainstream. La réalité a balayé la plupart de leurs prévisions au sujet de ces grands événements qui ont marqué l’année. Mais plus que ces analyses ratées, c’est au niveau même de la couverture de certains sujets comme la bataille d’Alep qu’ils sont critiqués. Le niveau de défiance de la population occidentale envers ses médias atteint désormais des sommets.

Le Brexit met la médiasphère mainstream KO

Le 23 juin 2016, 51,89% des citoyens du Royaume-Uni votent en faveur de la sortie de l’Union européenne. Durant les semaines qui ont précédé le vote, une terrible bataille médiatique s’est menée entre les pro et les anti-Brexit. Si de l’autre côté de la Manche de nombreux journaux poussaient en faveur du «leave», ailleurs en Occident, la majorité des médias prédisaient la catastrophe en cas de Brexit et anticipaient une victoire du «remain». Il faut dire qu’à l’époque, les sondages leurs donnaient raison. A la veille du vote, l’institut Ipsos Mori publiait un dernier sondage faisant état d’une défaite du Brexit à 48%, contre 52% de partisans du maintien (marge d'erreur de 2,46%). Soit grosso modo l’inverse du résultat final.

Une déroute des souverainistes, des xénophobes et des racistes

Le philosophe Bernard Henri-Lévy, invité régulier des médias hexagonaux, démarrait quant à lui une série de prédictions ratées qui allait continuer jusqu'à la fin de l'année. A de nombreuses reprises, il avait anticipé une défaite du Brexit et «une déroute des souverainistes, des xénophobes et des racistes».

Mais plus qu’une mauvaise prévision, c’est bien le catastrophisme dont ont fait preuve nombre d’observateurs qui s’est avéré encore plus faux. En France, les journalistes Jean Quatremer de Libération et Arnaud Leparmentier du Monde, en européistes convaincus, ont joué les fers de lance du camp des opposants au Brexit. Quelques jours avant le référendum, alors qu’il était invité d’Euronews, Jean Quatremer n’hésitait pas à décrire le Royaume-Uni sans l’UE comme «le Zimbabwe, un pays tiers sans aucun accord». Arnaud Leparmentier avait lui signé un article de fiction qui imaginait le Royaume-Uni post-Brexit frappé par «une bonne tempête financière».

Le 9 juin, quelques semaines avant le vote, une journaliste de Public Sénat lançait au sénateur Front national David Rachline que «l'autarcie aura des conséquences, au Royaume-Uni on parle de cinq points de PIB». Le chiffre était validé par «un consensus d'experts du commerce». Eh bien, pour le moment, ils ont eu tout faux. Pas d’apocalypse financière au lendemain du vote.

Même le très pro-européen journal Le Monde devait se rendre à l’évidence. Dans un article publié le 27 octobre, le site du quotidien vespéral reconnaissait qu’«en dépit des craintes suscitées par le Brexit, depuis le référendum qui a vu les Britanniques opter pour une sortie de l’Union européenne, la croissance de l’économie du Royaume-Uni a résisté et atteint 0,5% au troisième trimestre».

Vous reprendrez bien une dernière prévision manquée ? Elle est encore du fait d’Arnaud Leparmentier. Visiblement déçu, le journaliste publiait le 25 juin un article intitulé «Le "Brexit" n’aura pas lieu». Au grand dam du pro-européen, le Premier ministre britannique Theresa May semble bien décidé à mener jusqu'au bout le processus de sortie. Le 7 décembre, elle a même dévoilé un calendrier.

Trump, cet ouragan que la presse n’a pas vu venir

L’événement médiatique le plus marquant de l’année restera sans doute l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. Le fantasque milliardaire, pas pris au sérieux par les médias au début de la campagne, a déjoué tous les pronostics. Malgré le soutien de 194 médias américains sur 200, Hillary Clinton a perdu l’élection du 8 novembre. Dans le monde occidental, l’immense majorité de la presse la soutenait et n’envisageait pas une seule seconde que Donald Trump puisse gagner le scrutin avec 304 grands électeurs contre 227 à son adversaire.

Avant l’élection, le Huffington Post prévoyait une victoire de la candidate Démocrate avec 323 grands électeurs et un Sénat qui bascule dans son camp. Le 5 novembre, le très pro-Clinton New York Times affirmait qu’Hillary Clinton avait «une avance solide dans le collège électoral». Le 1er novembre CNN relayait la prédiction d’un modèle analytique de l’agence de notation Moody’s qui avait «correctement prédit le vainqueur de chaque élection présidentielle américaine depuis Ronald Reagan en 1980». Il voyait «une grande victoire pour Hillary Clinton» avec «332 grands électeurs» contre «206» pour Donald Trump. Et les exemples sont légion.

L'élection présidentielle américaine est déjà jouée, et c'est Hillary Clinton qui a gagné

En France également, de nombreux «spécialistes» des médias voyaient déjà Hillary Clinton dans le fauteuil du Bureau Ovale. Le 7 septembre, i-Télé diffusait l’analyse du journaliste Olivier Ravanello : «Notre journaliste spécialiste de l'International Olivier Ravanello l'assure : l'élection présidentielle américaine est déjà jouée, et c'est Hillary Clinton qui a gagné.» Eh bien non. Pour Bernard Henri-Lévy, c’était à nouveau un four. Au cours de l’été, le philosophe avait publié une tribune intitulée «Pourquoi Trump va perdre» dans le magazine Le Point...

Ce tremblement de terre a conduit plusieurs médias à se remettre en question dont le célèbre New York Times. Le 14 novembre, Arthur Sulzberger, directeur de la publication du quotidien, a promis que son titre «réfléchirait» à sa couverture de l'élection de cette année en se «consacrant de nouveau» à informer sur l'Amérique et le monde «honnêtement».

Comme pour le Brexit, les Unes catastrophes de la presse occidentale n’ont pas été suivies d’effets. Au lendemain de la victoire de Donald Trump, Libération titrait «Trumpocalyspe». Le Daily Telegraph osait un «W.T.F.» [What the f**k]. Le quotidien new-yorkais The Daily News faisait carrément dans l’épouvante et rebaptisait la Maison Blanche, «la Maison de l'horreur». Le Monde s’inquiétait que la victoire de Trump ne fasse plonger les marchés financiers «dans l’inconnu». France Info publiait l’interview de l’économiste Philippe Waetcher qui déclarait alors : «Nous allons avoir un choc sur le commerce mondial.»

Si Donald Trump ne rentrera en fonction que le 20 janvier, force est de constater que les marchés financiers se portent bien et que le commerce mondial est toujours debout. Le 10 novembre, l’indice new-yorkais du Dow Jones a même battu un record en augmentant de 1,18% à la grande surprise du journal Le Monde. «Cela arrive pourtant au lendemain de l’élection inattendue de Donald Trump à la présidence», pouvait-on lire sur le site web du quotidien.

François Hollande abandonne et désavoue une partie de la presse

Le 1er décembre, François Hollande mettait fin au suspense depuis l’Elysée. Le président de la République annonçait qu’il renonçait à se présenter à sa propre succession. C’est Manuel Valls qui aura la charge de défendre son bilan lors de la primaire de la gauche. Pourtant, à y regarder de plus près, plusieurs médias et observateurs misaient sur une candidature du locataire de l’Elysée ou du moins, n’avaient pas anticipé son renoncement. Déjà, il y a deux ans, le proche de Jean-Pierre Chevènement Elie Arié publiait un article sur le site de Marianne intitulé : «Pourquoi Hollande peut très bien être réélu en 2017». Quand à Eric Brunet, journaliste officiant sur BFMTV et RMC, il n’hésitait pas à affirmer le 12 décembre 2015 : «François Hollande est bien parti pour gagner 2017.»

Le 12 septembre dernier, c’est Challenges qui s’interrogeait : «Présidentielle 2017 : Hollande peut-il vraiment gagner ?» Le jour-même de l’annonce de François Hollande, Le Huffington Post publiait un article au titre éloquent : «Présidentielle 2017 : 5 bonnes raisons pour que François Hollande se présente quand même à la primaire».

Il y en a un qui devait être bien déçu du renoncement du président : Bernard Henri-Lévy. Interrogé le 11 novembre sur France Info, BHL avait martelé que Hollande avait été «un bon président» et ce, bien qu’une large majorité de Français jugent sévèrement le bilan de son quinquennat. Il aurait même voté pour lui tant le chef de l’Etat a été «tout à fait formidable sur le plan international». Malheureusement, il n’en aura pas l’occasion.

Alep, tombeau du mainstream ?

La libération de la seconde ville de Syrie par l’armée de Bachar el-Assad et ses alliés a été l’un des événements les plus marquants de cette fin d’année. Avant que Damas annonce le 22 décembre avoir repris le contrôle de la totalité de la ville, de nombreux médias occidentaux ont accusé l’armée arabe syrienne d’avoir commis des exactions sur les civils d’Alep-Est. La ville aurait été «en flammes», noyée sous les bombardements des avions syriens et russes et la majorité de la presse occidentale plaignait le sort des «rebelles modérés» en passe de perdre la bataille.

La machine médiatique en marche a cependant été freinée à plusieurs reprises par des voix discordantes de plus en plus nombreuses. Notamment celle de l’humanitaire français Pierre Le Corf, qui a pris l’habitude de raconter ce qu’il voyait à Alep sur les réseaux sociaux. «Beaucoup de médias ont diffusé des scènes de massacres, […] des gens brûlés vivants», a-t-il déclaré à Sputnik le 14 décembre, ajoutant qu'«en étant ici je n'ai jamais entendu parler de ça. J'ai entendu parler de ça dans les médias. […] Ça me semble difficile à vérifier.» Visiblement agacé par les publications de l’humanitaire montrant des gens heureux de la libération de la ville, plusieurs médias ont attaqué sa crédibilité, l’accusant d’être à la solde du «régime syrien».

Pierre Le Corf est loin d’être un cas isolé. La journaliste indépendante canadienne Eva Bartlett a beaucoup fait réagir après son intervention lors d’une conférence de presse organisée par la mission syrienne auprès de l’ONU. Répondant à la question d’un journaliste norvégien, elle avait fait voler en éclat la rhétorique des médias mainstream sur la Syrie.

Elle avait notamment évoqué le manque de crédibilité des sources des journalistes occidentaux comme l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) ou les fameux Casques blancs et avait nié les accusations d’une partie de la presse qui voulait que l’armée de Bachar el-Assad ait commis des crimes sur des civils.

Lire aussi : Les médias contre la réalité en Syrie - Eva Bartlett parle à RT

Devenue virale, la vidéo de son intervention a fait réagir une partie de la presse mainstream française. Les Inrocks l’ont qualifié de «complotiste», récoltant une volée de commentaires négatifs ; preuve de la défiance qui règne envers les médias classiques chez une partie de la population.

Vanessa Beeley, journaliste indépendante britannique, a également fait parler d’elle en démontant le mythe des Casques blancs. Présentés par une partie de la presse comme une ONG humanitaire, ils ont même étaient pressentis pour obtenir le prix Nobel de la paix. Pourtant, selon la journaliste, «il y a d’innombrables preuves vidéo et photo provenant de l’intérieur de la Syrie, que les Casques blancs dirigent un groupe de soutien terroriste».

Dans le paysage audiovisuel français aussi, certaines voix bravent la doxa sur la Syrie. Le 21 décembre, Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) était l’invité d’Yves Calvi sur LCI. Dénonçant «une falsification de l'information qui est énorme» concernant Alep, il a tenu à livrer quelques éclaircissements : «Il y a un tiers des quartiers d'Alep, seulement un tiers, qui sont victimes des bombardements, et – j'insiste – c'est un tiers de la ville où des djihadistes dangereux sont présents et ce sont ces djihadistes qui depuis des années tirent sur les quartiers chrétiens et sur le reste de la ville ce dont on ne parle jamais.»

«On se fait rouler dans la farine avec Alep ?», s’était même interrogé Yves Calvi, visiblement décontenancé.

Avant lui et sur la même chaîne, Frédéric Pons, spécialiste des questions de défense, ancien casque bleu désormais journaliste, considérait qu’il y a «un peu de vrai et beaucoup d'intoxication et de désinformation» dans le traitement médiatique mainstream de la situation à Alep. Il avait affirmé qu’un certain nombre d’images présentées comme venant d’Alep avaient été «manipulées».

Lire aussi : Lettre ouverte aux «défenseurs des droits de l’homme» à propos d’Alep

C’est sur le plateau de France Info que le célèbre journaliste André Bercoff s’est ému de la «désinformation hallucinante» à propos d’Alep. Il est notamment revenu sur le manque de crédibilité de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, source d’un nombre important de médias occidentaux qui se résume à une seule personne vivant dans la région de Birmingham au Royaume-Uni.

Même le directeur-adjoint de l'information de France 2, Etienne Leenhardt, y est allé de son commentaire à contre-courant. Sur le plateau du 20 heures présenté par David Pujadas, il a précisé qu’un grand nombre de «rebelles» avaient été supplantés par «des combattants islamistes de plus en plus radicaux».

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Le dernier coup dur à la version dominante sur Alep est venu d’une actrice et réalisatrice bolivienne de retour d’un séjour de huit mois en Syrie pour tourner un documentaire. Carla Ortiz a notamment écrit sur sa page Facebook : «Beaucoup de gens m’ont demandé de fournir des preuves montrant qu’on ne tirait pas sur les gens dans la rue, ni sur les enfants, lors de l'évacuation, comme certains médias l’ont rapporté. Alors, voici ce que j’ai vu de mes propres yeux : les civils ont été évacués à pied de la partie Est de la ville et ensuite transportés vers des refuges dans des bus. Excusez-moi, mais il n’y a absolument pas eu de fusillades de masse pendant l’évacuation.»

Sur CNN le 21 décembre, elle est également revenue sur les tweets de Bana, la petite fille syrienne qui racontait son quotidien d’enfant à Alep-Est et dont les publications ont été largement reprises par une partie de la presse occidentale. «Je peux aussi vous assurer, quand je lisais les notes de préparation de tournage, à propos de ces jeunes filles qui tweetent, c'est juste impossible. J'ai été sur place... franchement... il n'y a pas d'internet, spécialement dans cette partie d'Alep, il n'y a pas d'électricité depuis plus de 85 jours, et très peu de gens ont la 3G !», a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter à propos de Bana : «Je suis vraiment désolée d'avoir à vous dire cela, mais j'étais moi-même à Alep, et je ne pense pas qu'elle était à Alep, et je comprends toutes ces choses. Je veux voir une vraie vidéo. Montrez-moi une vraie vidéo du moment où elle est exfiltrée d'Alep-Est, et je le croirai.»

Selon une étude publiée le 14 décembre par Anne Muxel, directrice de recherches au Cevipof (CNRS/Sciences Po), près de neuf jeunes âgés de 18 à 35 ans sur dix n’ont pas confiance dans les médias. D'après une enquête de TNS Sofres publiée en février dernier, 64% des Français jugeaient que les journalistes n’étaient pas indépendants des partis politiques et du pouvoir.

Aux Etats-Unis, une étude réalisée par l’institut Gallup en septembre dernier montrait que seuls 32% des Américains avaient confiance dans leurs médias. Un record.