Marine Le Pen : Pour l’intérêt de la France, «tout sauf Hillary Clinton»

Au cours d’une interview avec la chaîne d’actualité américaine CNN diffusé le 31 août, la présidente du FN Marine Le Pen a estimé que la candidate démocrate à la Maison blanche était symbole de la «dévastation» et du «déséquilibre du monde».

«Tout sauf elle. Pour l'intérêt de la France, c'est tout sauf Hillary Clinton, car je crois qu'Hillary Clinton c'est la guerre, c'est la dévastation, c'est le déséquilibre du monde, ce sont des choix économiques qui sont ravageurs pour le bien de mon peuple, ce sont des choix géostratégiques qui vont engager à des conflits mondiaux», a analysé Le Pen.

La probable candidate à la présidentielle française de 2017 a également évoqué le cas Donald Trump, avec qui elle s’est trouvée un point en commun sans pour autant lui apporter son soutien.

«Le point commun entre nous, c'est que nous ne sommes pas du sérail, nous ne participons pas au système, nous ne dépendons de personne, nous n'allons pas prendre nos ordres auprès de telles puissances financières […] C'est peut-être ça qui a fait le succès de Donald Trump, mais aussi celui de Bernie Sanders» a indiqué Marine Le Pen.

Et si la mort du «porte-parole de Daesh» al-Adnani ne changeait finalement rien ?

Le haut responsable de l’organisation djihadiste Abou Mohammed al-Adnani, soupçonné d’avoir chapeauté les attentats de novembre à Paris, a été tué en Syrie dans une frappe aérienne le 30 août. Si Moscou affirme être derrière sa mort, Washington, de son côté, n’adhère pas à cette version des faits.

Quoiqu’il en soit, la mort du numéro deux du groupe djihadiste pourrait ne pas aller au-delà du symbole. En effet, de nombreuses autres figures du califat auto-proclamé ont péri avant lui, sans pour autant entraîner l’organisation dans leur chute.

Ainsi, al-Adnani est le troisième haut cadre de Daesh qui trouve la mort en moins de six mois. En juillet, Abou Omar le Tchétchène, l’un des chefs militaires majeurs de l’organisation, périssait sous des tirs de drone américain. Avant lui, Abou Ali al-Anbari, ancien responsable du renseignement qui s’était reconverti dans le développement de la branche libyenne de Daesh, avait été tué en mars.

On peut également citer la mort, en août 2015, de Fadel al-Hiyali, alors décrit lui aussi comme le numéro deux et bras droit du chef de l’Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi. Ce dernier lui-même a plusieurs fois été annoncé mort dans les médias (en juin 2016, avril 2015 et novembre 2014 par exemple) sans que l’information soit pour autant confirmée.

Aussi, il n’est pas certain que la disparition d’un nouveau haut fonctionnaire de Daesh affaiblisse l’organisation, tant celle-ci est parvenue par le passé à renaître de ses cendres en remplaçant ses cadres par de nouveaux arrivants.

Robert Pape, professeur à l’université de Chicago estime dans une étude de 2003 citée par le journal américain New York Times, que la stratégie consistant à s’en prendre aux cadres des organisations terroristes «peut perturber leurs opérations temporairement [mais] cela rapporte rarement des gains à long terme.»

Quant à Daniel Byman, membre du think tank Brookings Institution, il pense lui que cela peut amener les terroristes à décentraliser leur action, les rendant encore plus dangereux.

En tous les cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que les attentats revendiqués par le groupe terroriste n’ont pas diminué ces derniers mois. Ainsi, la France a notamment été frappée à de nombreuses reprises, comme par exemple à Saint-Etienne du Rouvray et à Nice en juillet ou à Paris en novembre et janvier 2015.

Ailleurs dans le monde, le continent africain et les pays du Moyen-Orient n’ont pas non plus été en reste, continuant à être la cible récurrente de sanglantes attaques terroristes.

Alors qu’al-Adnani est suspecté par les renseignements occidentaux d’être impliqué dans la vague d’attentats qui a récemment déferlé sur le Vieux continent, seule l’histoire nous dira si sa mort pourra réellement mettre des bâtons dans les roues des djihadistes.

La France et Israël avaient préparé la « simulation » d’un attentat à Nice

INFO PANAMZA. Depuis 2014, les appareils sécuritaires de France et d'Israël s'étaient associés pour réaliser conjointement le "scénario" d'un attentat terroriste sur Nice. Révélations.
La France et Israël avaient préparé la « simulation » d’un attentat à Nice
"Les Israéliens ont conscience de leur environnement et des voitures suspectes.

Un camion comme celui-ci dans une place bondée aurait suscité la méfiance.

Beaucoup peut être fait pour éduquer les Européens dans la prévention du terrorisme".

Ces propos ont été publiés le 18 juillet par The Jewish Journal et tenus par l'Israélien Boaz Ganor.

Même tonalité dans sa déclaration rapportée par The Jerusalem Post : d'après lui, les Européens vont connaître des attentats de plus en plus sanglants.

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La particularité de l'individu : présenté comme un "expert" de la lutte antiterroriste en charge d'une antenne du Mossad, cet "ancien conseiller" du gouvernement israélien et proche de Benyamin Netanyahou chapeaute un évènement singulier et totalement passé sous silence par la presse française.

La France et Israël avaient préparé la « simulation » d’un attentat à Nice
Depuis mars 2014, Ganor préside la préparation d'un rassemblement dénommé "Le Congrès International sur la Sécurité Intérieure et la Gestion de Crises".

La France et Israël avaient préparé la « simulation » d’un attentat à Nice
Initialement prévu à Nice pour décembre 2015, ce forum avait été reporté à février 2016. Nouveau report annoncé alors pour octobre 2016 en raison -selon sa page Facebook- des contraintes de "l'état d'urgence en France".

À ce jour, la page d'accueil anglophone du site précise désormais que le Congrès est "reporté à 2018".

La France et Israël avaient préparé la « simulation » d’un attentat à Nice
Entre les deux derniers reports, un attentat d'un genre inédit s'était produit localement : un séducteur bisexuel de Nice se radicalise soudainement au nom de Daech et conduit le 14 juillet un camion en direction de la foule tout en lui tirant dessus au pistolet automatique.

La France et Israël avaient préparé la « simulation » d’un attentat à Nice



Le "loup solitaire" : tel est le nouveau "défi" croissant selon Boaz Ganor, interviewé par ses étudiants de l'Institut du contre-terrorisme d'Herzliya au début du mois de juillet.

En partenariat avec la municipalité d'un accueillant Christian Estrosi, l'organisation logistique du Congrès de Nice fut confiée à Eyal Halevy, le fils d'un célèbre général israélien particulièrement lié aux lobbies sionistes américains.

Détail-clé à souligner : le Congrès de Nice prévoyait la "simulation" d'un attentat local. Selon le site du Congrès, ce "scénario" a été co-écrit par "l’agence gouvernementale française Le Haut Comité Français pour la Défense Civile (HCFDC) sous le patronage du Ministère français de l’Intérieur et du Secrétariat du Conseil de Défense et de Sécurité Nationale (SGDSN)".

Rappel : Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, et Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, avaient été pointés du doigt pour leur gestion sécuritaire du rassemblement du 14-Juillet à Nice.






Parmi les intervenants du Congrès dont le rassemblement devait durer 4 jours à Nice, on notera la présence de Brian Michael Jenkins, acteur-clé et méconnu de la mystification du 11-Septembre (en tant que co-responsable de la sécurité du World Trade Center) et d'Alain Bauer, camarade intime de Manuel Valls.

La France et Israël avaient préparé la « simulation » d’un attentat à Nice

La France et Israël avaient préparé la « simulation » d’un attentat à Nice

La France et Israël avaient préparé la « simulation » d’un attentat à Nice

La France et Israël avaient préparé la « simulation » d’un attentat à Nice

Au lendemain de l'attentat de Nice, Bauer était d'ailleurs sollicité par RTL pour discourir -avec son style filandreux- sur le prétendu profil psychologique des terroristes de Daech.



Rappelons ici que Bauer, influent rouage de la franc-maçonnerie transatlantique, confident de Valls et idéologue emblématique de l'axe sécuritaire Paris-Washington-Tel Aviv, fut également le recruteur du premier témoin des mystérieux évènements du 13 novembre.

HICHAM HAMZA

Bonus : pour en savoir plus l'affaire de Nice, consultez le dossier de Panamza.


Nice : l'ombre d'Israël par globereporter

Nice : un "héros" placé en détention (11.08.16)

Un second tueur à Nice? Le gouvernement et les médias continuent d'occulter les témoignages (09.08.16)

Nice/Munich : liés à Israël, Richard Gutjahr et sa fille ont chacun filmé l'attentat "par hasard" (01.08.16)

Nice : épouse du vidéaste allemand, l'espionne israélienne passe sa présence sous silence (27.07.16)

Retiré, "Bastille Day" racontait l'histoire d'un attentat organisé par le ministère de l'Intérieur (24.07.16)

Lié à Israël, le vidéaste de Nice assiste également à l'attentat de Munich (23.07.16)

Attentat de Nice : France 2 vous ment (22.07.16)

Nice : le vidéaste israélien est issu d’une agence gouvernementale (22.07.16)

Quand l'AFP se moque des lecteurs de Panamza (22.07.16)

Lié à Israël, le vidéaste de Nice assiste également à l'attentat de Munich (22.07.16)

Nice : le "journaliste" lié à Israël a crié «Attaque terroriste!» juste après avoir filmé le camion (21.07.16)







Nice : un rescapé a vu deux terroristes (19.07.16)

Nice : 1 mort sur 3 était musulman (19.07.16)

Attentat de Nice : un couple israélo-américain «sauvé» grâce à un mauvais «pressentiment» (19.07.16)



Nice : le "journaliste indépendant" qui a filmé l’arrivée du camion est lié à Israël (17.07.16)



Feu d’artifice de Nice : Israel Zamon avait « prévenu » son fils qu’un attentat aurait lieu (17.07.16)

Vidéo-choc de Nice :Youtube la supprime, Le Monde vous prend pour des idiots (16.07.16)

Attentat à Nice : un Israélien diffuse une étrange vidéo (15.07.16)

Alter Info l'Information Alternative

« ISLAMO-GAUCHISME » : L’EXPRESSION FAVORITE DES JUDÉO-SIONISTES.

« ISLAMO-GAUCHISME » : L'EXPRESSION FAVORITE DES JUDÉO-SIONISTES.
Depuis plusieurs semaines, une expression popularisée en 2002 par l'historien ultra-sioniste Pierre-André Taguieff refait surface : «islamo-gauchisme» {http://panamza.com/bvy}.

Régulièrement employée -de manière péjorative- par Manuel Valls, Gilles Clavreul, Alain Finkielkraut, Caroline Fourest, Eugénie Bastié, Laurent Bouvet, Gilles-William Goldnadel et bien d'autres figures médiatiques, elle est censée dénoncer "l'alliance objective d'une partie de la gauche avec l'islam politique" et "l'instrumentalisation" du mot "islamophobie" pour "empêcher la critique des islamistes".

Sondage-express de Panamza : dans la cruciale année électorale qui vient, sera-t-il également possible, d'après vous, d'employer couramment dans le débat public l'expression de "judéo-sionisme" pour désigner "l'alliance objective d'une partie de la gauche avec le judaïsme politique" (notamment incarnée par le CRIF) et "l'instrumentalisation" du mot "antisémitisme" pour "empêcher la critique des sionistes"?

À vous de répondre ;-)

***SOUTENEZ L'INFO-PANAMZA ! http://www.panamza.com/presselibre***

Alter Info l'Information Alternative

CETA : 125 000 Allemands attaquent en justice l’accord de libre-échange entre le Canada et l’UE

Moins connu que son grand frère le TAFTA dont les négociations achoppent, le CETA inquiète tout autant une partie de l'opinion publique européenne, et allemande en particulier. Quelque 70 boites contenant les plaintes et 125 000 signatures ont été livrées par camion au Conseil constitutionnel allemand de Karlsruhe, à l'initiative de trois groupes d'activistes anti-CETA allemands, Campact, Foodwatch et More Democracy.

«Le CETA est un danger pour notre démocratie, nos normes environnementales et sociales, ainsi que pour l'intérêt général», s'inquiète le collectif allemand Campact opposé à la mise en application de l'accord de libre échange. «Nous devons nous assurer que le gouvernement allemand refusera de ratifier cet accord.»

Face à l'opposition que soulèvent les accords de libre-échange, la chancelière allemande avait indiqué qu'elle était favorable à une consultation de la chambre basse du parlement allemand, alors que Jean-Claude Juncker avait appelé les Etats membres à ratifier le CETA sans consulter les parlements.

L'accord économique et commercial global, «CETA» en Anglais, est le pendant du TAFTA entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Les négociations ont été conclues en 2013 et le traité signé en 2014. Toutefois, pour être mis en œuvre, le texte devra encore être approuvé par les parlements de la totalité des provinces que compte le Canada et, réciproquement, par les 28 Etats membres de l'Union européenne. A l'instar du TAFTA, les dispositions du CETA visent à créer un espace de libre-échange entre le Canada et l'Union europénne en supprimant les droits de douane sur presque tous les produits possibles.

Lire aussi : TTIP : la France veut arrêter les négociations, mais pour l'UE, elles «n'ont pas échoué»

Le Venezuela gèle ses relations diplomatiques avec le Brésil

Le Venezuela gèle ses relations diplomatiques avec le Brésil








Le gouvernement vénézuélien du président socialiste Nicolas Maduro a annoncé mercredi le gel des relations diplomatiques avec le Brésil et le rappel de son ambassadeur, condamnant "énergiquement" la destitution de la présidente brésilienne Dilma Rousseff.

Il a été "décidé de retirer définitivement (notre) ambassadeur dans la République fédérale du Brésil et de geler nos relations politiques et diplomatiques avec le gouvernement issu de ce coup parlementaire", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

A plusieurs reprises par le passé, le président Maduro a établi un lien entre le processus de destitution de Mme Rousseff et l'exigence de l'opposition vénézuélienne d'organiser un référendum pour révoquer le chef de l'Etat. Selon lui, ce "coup d'Etat parlementaire" fait partie d'une "charge oligarchique et impériale" contre les gouvernement de gauche dans la région.

Le président socialiste équatorien Rafael Correa a également annoncé qu'il rappelait son chargé d'affaires au Brésil, après la destitution de Dilma Rousseff, qu'il a qualifiée sur twitter de "trahison".
En mai, Quito avait déjà rappelé son ambassadeur au Brésil qui n'avait pas réintégré son poste depuis.
Pour sa part, le gouvernement cubain a "rejeté énergiquement le coup d'Etat parlementaire" contre la présidente du Brésil qui "constitue un outrage au peuple qui l'a élue".

La présidente du Brésil Dilma Rousseff a été destituée mercredi par le Sénat pour maquillage des comptes publics au terme d'une procédure hautement controversée, qui met fin à 13 ans de gouvernements de gauche dans le plus grand pays d'Amérique latine.

http://www.lorientlejour.com/article/1004726/le-venezuela-gele-ses-relations-diplomatiques-avec-le-bresil.html

Alter Info l'Information Alternative

Gabon/présidentielle : l’Assemblée nationale incendiée à Libreville par des manifestants

Gabon/présidentielle : l'Assemblée nationale incendiée à Libreville par des manifestants








L'Assemblée nationale du Gabon était en flammes mercredi soir à Libreville après avoir été incendiée par des manifestants descendus dans la rue à l'annonce de la réélection du président Ali Bongo Ondimba, selon plusieurs témoins.

"Tout le bâtiment est en train de prendre feu", a indiqué à l'AFP Yannick, un Librevillois présent sur les lieux. Un panache rouge et noir se dégageait dans la nuit au-dessus du palais Léon Mba, selon des journalistes de l'AFP qui se trouvaient à distance. "Ils sont entrés, ils ont brûlé", selon le même témoin affirmant que les forces de sécurité auraient reculé.

L'Assemblée nationale se trouve sur le prestigieux boulevard Triomphal, qui dessert de grandes institutions (siège de la télévision d'Etat Gabon Télévision, Sénat, Hôtel de Ville, Centre culturel français, ministère du Pétrole, ambassades de Chine, de Russie et du Liban...).

Les forces de sécurité s'étaient déployées à titre préventif dès mardi après-midi aux points stratégiques de la capitale à la veille de la proclamation des résultats officiels provisoires par la commission électorale.
Dès l'annonce de la victoire controversée de M. Bongo face à l'opposant Jean Ping, des troubles ont éclaté sur les grandes artères entre les forces de l'ordre et des opposants criant "Ali doit partir".
L'un des axes principaux, le front de mer de Libreville, était coupé aux abords de la présidence, ont constaté des journalistes de l'AFP.

http://www.lorientlejour.com/article/1004719/gabon-presidentielle-lassemblee-nationale-incendiee-a-libreville-par-des-manifestants-temoins.html

Alter Info l'Information Alternative

Le Pentagone confirme : Al-Baghdadi est un ancien détenu d’Abu Ghraib

Source : francais.rt.com

« The Intercept affirme que l’armée américaine a reconnu qu’Abu Bakr al-Baghdadi avait été détenu dans la tristement célèbre prison en 2004, où il aurait passé huit mois sur un total de dix mois d’incarcération aux mains des américains.

Il était un détenu anonyme, identifié sous le code «US9IZ-157911CI», il est désormais le terroriste le plus recherché de la planète. Selon le site d’information The Intercept, les Etats-Unis auraient reconnu qu’Ibrahim Awad Ibrahim al-Badry, dit Abu Bakr al-Baghdadi, était bel et bien dans leur geôle irakienne en 2004.

C’est par le porte parole du Pentagone, Troy A. Rolan Sr., qui a révélé que les chiffres 1, 5 et 7 du code de détenu d’al-Baghdadi correspondaient au centre de détention d’Abu Ghraib que The Intercept a eu confirmation que le terroriste y avait séjourné.

Cette information pourrait être cruciale pour comprendre la personnalité du chef de Daesh, qui reste un mystère pour les experts n’arrivant toujours pas à retracer tout son parcours. Comme le souligne The Intercept, une telle révélation pourrait permettre de comprendre le lien entre son incarcération dans une des prisons les plus tristement célèbre pour son usage banalisé de la violence, utilisée afin de faire parler les prisonniers, et son rôle en tant que leader de l’Etat islamique. Pour de nombreux analystes rappelle le site, Al-Baghdadi se serait en effet radicalisé en prison.

Les sévices subis en détention ont-ils influencés les cadres de Daesh ? 

Le mystère plane toujours sur de nombreux aspects de la vie d’Al-Baghdadi avant qu’il ne devienne le calife autoproclamé de Daesh. Mais il partage des points communs avec ses pairs : il est suspecté d’avoir été détenu dans la prison américaine dite Camp Bucca du sud de l’Irak, connue pour avoir accueilli au moins neuf cadres de l’Etat islamique.

The Intercept sous entend ainsi qu’un séjour musclé dans les centres de détention américains basés en Irak, souvent qualifiés d’incubateurs à djihadistes pourrait avoir influencé les futurs cadres de Daesh.

abu-ghraib-sevicesSource: Reuters
Des prisonniers d’Abou Ghraib contraints de se tenir nus

Plus encore que Camp Bucca, Abou Ghraib est devenue tristement célèbre dans le monde après les révélations sur les tortures y étant pratiquées et qui auraient été autorisées voire encouragées par les plus hauts fonctionnaires américains.

abughraib-sevices2© Aclu.org

Le scandale concernant les pratiques inhumaines de détention et l’usage quotidien de la torture, révélé par des photos, aurait éclaté, selon The Intercept, en 2004, au moment de l’incarcération Al-Baghdadi. Le site laisse ainsi présager que le leader de l’Etat islamique aurait pu être victime de ces tortures.

Baghdadi’s presence at Abu Ghraib may shed new light on the role U.S. detention facilities played in ISIS’s rise.http://interc.pt/2bEjM1p 

barbeles

U.S. Military Now Says ISIS Leader Was Held in Notorious Abu Ghraib Prison

Abu Bakr al-Baghdadi’s presence at the prison in Iraq provides another possible key to the enigmatic leader’s biography and may shed new light on the role U.S. detention facilities played in the rise… »

LE COMMENTAIRE DU LABO SOLEIL VERT 

Faut-il voir dans ces révélations une forme de promotion pour un ancien détenu soumis sans doute aux pires sévices, afin de lui faire endosser les pires crimes ?

Décryptage – Macron, symbole de l’escroquerie d’un monde politique en perdition

Source : UPR.FR

« En photo ci-dessous : Alors qu’il se rend à Montreuil (Seine Saint-Denis) le 6 juin 2016 pour célébrer le lancement d’un timbre pour le 80e anniversaire du Front Populaire, Macron est accueilli par les huées de la foule, qui lui lance des œufs, dont l’un s’écrase sur sa tempe gauche. Le service de protection est un instant débordé…

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=== RAPPELS ===

Selon le dictionnaire Larousse :

– un « menteur » est une personne qui n’est pas ce qu’elle paraît être, qui n’est pas conforme à la vérité, qui induit en erreur.

– un « affabulateur » est une personne qui transforme la réalité, qui construit des récits purement imaginaires, qui les présente comme étant la réalité.

– un « mythomane » est une personne qui présente la tendance systématique, plus ou moins volontaire, à la fabulation et au mensonge.

– un « escroc » est une personne qui commet l’action d’escroquer, de tromper la confiance de quelqu’un, en obtenant un bien ou un service au moyen de l’usage d’un faux nom, d’une fausse qualité, de l’abus d’une qualité ou de manœuvres frauduleuses.

La démission d’Emmanuel Macron du gouvernement ce 30 août 2016 constitue une nouvelle étape dans la décrépitude et la nécrose finale de la scène politique française.

L’affaire Macron a commencé par le signal lancé par Jacques Attali à la presse en février 2015, en leur assurant qu’Emmanuel Macron aurait «l’étoffe d’un président de la République».

Peu importe que les prophéties de Jacques Attali se soient révélées fausses à 100% depuis des années sur tous les sujets, aussitôt, et comme par enchantement, tous les grands médias du pays (télévision, radio et presse écrite) se mirent à assurer la promotion phénoménale du prétendu prodige repéré par notre faux oracle.

Alors que Macron vient de présenter sa démission du poste de ministre de l’Économie qu’il occupait depuis deux ans – et où son bilan est proprement nul, sinon catastrophique -, les mêmes grands médias font encore et toujours mousser ce monsieur en s’interrogeant doctement sur sa capacité à être élu président de la République en 2017, à 39 ans donc.

C’est oublier un peu vite que Macron ne s’est jamais présenté une seule fois devant les électeurs, qu’il recevait des insultes et des œufs sur la tête dès qu’il sortait de son ministère, et qu’un bref récapitulatif de quelques événements et déclarations montrent que, derrière les coups d’encensoir que lui envoie la presse, cet homme camoufle en réalité une personnalité peu reluisante : menteur, affabulateur, arrogant, méprisant, mythomane et escroc.

Examinons cela.

Macron a affabulé quant à sa scolarité

Début 2012, Macron laisse entendre à plusieurs journalistes qu’il était ancien élève de la prestigieuse École Normale Supérieure (ENS Ulm). En tout cas, il ne s’oppose pas et ne demande pas de démentis lorsque des articles biographiques le mentionne (par exemple Le Nouvel Observateur, 19 janvier 2012). Vérification faite, c’était faux. Il s’est présenté deux fois au concours et a raté les deux fois.

Extrait du magazine Closer, citant le magazine Marianne.
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Macron a menti sur ses travaux de philosophie

Plusieurs versions circulent sur Internet quant à l’existence ou non d’une « thèse » philosophique que Macron aurait réalisée, de même que sur les relations qu’il aurait entretenues avec le philosophe Paul Ricœur (mort en 2005).

S’il semble avéré qu’il ait assisté ce philosophe de 1999 à 2001, – en lui cherchant des livres et des références dans des bibliothèques pour permettre la confection de « l’appareil critique » (bibliographie et notes de bas de page) de son livre La Mémoire, l’histoire, l’oubli – il semble également avéré que Macron n’a jamais produit de « thèse ».

Il a indiqué lui-même qu’il avait réalisé un simple « mémoire » – qui est un travail sans comparaison plus simple qu’une authentique « thèse » -, et cela sous la direction d’Étienne Balibar, autre philosophe français et professeur émérite de l’université Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense.

Seulement voilà : interrogé par la presse, Étienne Balibar a indiqué « ne pas avoir de souvenir ni de trace de cet épisode ».

[ Source : Magazine Challenges n°450 du 21 avril 2015, p..63 dont la couverture est consacrée à Macron et cf. aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Macron#cite_ref-27 ]

Encore un mensonge, donc.

28 mai 2015 : Macron méprise la démocratie

Lors d’un forum organisé par le journal « Le Monde » le 28 mai 2015, Macron a assuré qu’il n’a pas l’intention d’être candidat aux législatives de 2017 car, selon lui, « passer par l’élection est un cursus d’un ancien temps ».

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6 avril 2016 : Macron lance son parti “En Marche” avec un clip-vidéo entièrement mensonger

C’est Yann Barthès, présentateur de l’émission “Le Petit journal” de Canal + qui dévoile la supercherie le lendemain 7 avril : le clip sur la France présenté par Macron est un mensonge complet.

Ce clip enchaîne des visages mettant la diversité et les talents de la population française à l’honneur, ainsi que des paysages ensoleillés. Mais la très grande majorité de ces scènes n’ont pas été tournées en France. Elles ont été simplement achetées par l’agence de communication de Macron (payée comment et par qui ?) à des banques d’images étrangères.

En clair :

– les écoliers montrés ne sont pas français mais américains,

– une troupe de promeneurs sont des allemands,

– un adolescent en capuche habite en réalité à New York et est même déjà apparu dans un clip de reggae,

– un professeur d’université présenté comme français est en réalité américain,

– des images ont été sciemment trafiquées pour changer une affiche d’anglais en français,

– une femme d’origine africaine a été reprise d’un clip de la campagne pour les primaires démocrates de Bernie Sanders aux États-Unis,

– etc.

Le clip Macron est à la fois une escroquerie morale et un plagiat maladroit.Le-clip-Macron-est-à-la-fois-une-escroquerie-morale-et-un-plagiat-maladroit-1024x576

Je renvoie les lecteurs à l’analyse que j’ai faite de cette opération de manipulation dans mon entretien d’actualité n°25 du 21 avril 2016.

10 avril 2016 : Macron ment effrontément sur le nombre des adhérents de son nouveau parti

Au journal de 20h00 de France 2, regardé par plusieurs millions de téléspectateurs, le journaliste Laurent Delahousse termine son entretien avec Macron en lui demandant s’il va suivre l’entretien télévisé de François Hollande le jeudi suivant sur la même chaîne. Macron répond aussi sec : « Comme toujours».

Sauf que, comme le repère aussitôt Louis Hausalter, un journaliste de Marianne, Macron sera le même soir à Londres pour un dîner avec des banquiers et des chefs d’entreprise afin de lever des fonds pour son parti politique « En marche ». (…)

Lire la suite et la fin de cette analyse sans concession sur le site de l’UPR.FR.

LE COMMENTAIRE DU LABO SOLEIL VERT 

Les rats quittent le navire qui prend l’eau de toutes parts… et Macron s’apprêterait – à l’en voir courtiser de Villiers et à en entendre ses récentes déclarations – à rallier le camp « de la droate » qu’il décriait jusqu’alors, comme d’autres avant lui n’ont pas hésité à trahir leurs anciens camarades pour des maroquins dorés…

Pathétique marionnette néo-mondialsite.

Tanger-Sète sans eau ni climatisation : la croisière ne s’amuse pas du tout (VIDEO)

Avec seulement un moteur sur trois en état de marche, le ferry n'avançait qu'à la vitesse de 15 km/h, selon le site internet marocain Yabiladi, site de référence pour les Marocains résidant à l'étranger. A l'intérieur de la coque en acier brûlante du ferry le «Sardinia», les conditions de vie se sont alors dégradées très vite et dangereusement. La cafétéria du navire s'est rapidement retrouvée à court de bouteilles d'eau et la climatisation des chambres s'est révélée défaillante. Mais ce n'est pas tout.

Saida, une Marocaine résidant à Montpellier et rentrée au pays pour les vacances, a filmé le calvaire des passagers avec son téléphone portable. Des extraits en ont été repris par Yabiladi. La vidéo témoigne de l'état déplorable du bateau et des conditions dans lesquelles s'est faite cette traversée de la Méditerranée : les passagers – souvent des des familles entières avec enfants – ont dû se résoudre à dormir à même le sol.

«Voila dans quelles conditions on a fait le voyage», entend-on Saida dénoncer. «Des familles ont pris des chambres pour 2 500 à 3 000 euros et voilà on leur a changé le bateau pour une pourriture», s'exclame-t-elle. Faute de climatisation, les passagers ont préféré dormir dans les couloirs, la température dans les cabines étant devenue intenable.

Les passagers livrés à eux-mêmes

Et très vite les réserves en eau et en nourriture se sont épuisées. «Il n'y a plus rien à manger dans la cafétéria, ils ne proposent même pas des bouteilles d'eau... ». Et côté hygiène, les passagers ont vite basculé dans l'horreur. «Il y a de l'urine partout», constate Saida, les femmes font la queue alors qu'il n'y a qu'«une seule toilette qui marche».

Interrogée par Yabiladi, Sonia accable la compagnie italienne Grandi Navi Veloci (GNV), en italien la compagnie des «Grands navires rapides» : «Aucune climatisation, ils ont tout coupé et ne voulaient rien savoir. Nous voulions parler à un responsable, ça a été impossible.»

La durée indiquée sur le site de la compagnie est normalement de 32 heures pour aller du port de Tanger, au Maroc, au port de Sète, en France. Partis le samedi 27 août, les passagers finiront par arriver le lundi suivant, affamés et épuisés. Et, par dessus tout, furieux : une cabine peut coûter jusqu'à 3 500 euros pour une famille avec quatre enfants. «Je suis très en colère, je n'ai jamais vécu dans un endroit aussi sale, aussi pourri, avec une telle facture», s'indigne Saida.

L’Assemblée nationale de Libreville en feu après la réélection d’Ali Bongo au Gabon

L'Assemblée nationale est en train de brûler et des émeutes ont éclaté sur les grandes artères de Libreville, la capitale du Gabon, entre forces de l'ordre et des opposants au président sortant et réélu Ali Bongo.

Alors que les forces de sécurité gardant l'Assemblée auraient été forcées de reculer face aux assaillants, les émeutiers «sont entrés et ils ont brûlé» selon des témoins.

Les forces de sécurité gabonaises s'étaient déjà déployées aux points stratégiques de la capitale en prévision d'émeutes éventuelles.

Les témoins décrivent de véritables scènes de guerre.

Après sa réélection, Ali Bongo s'était pour sa part félicité d'une élection «exemplaire», «dans la paix et la transparence».

Selon les résultats officiels, le chef de l'Etat sortant a remporté la présidentielle du 27 août dernier avec 49,80 % des suffrages devant Jean Ping (48, 23 %), ex-cacique du régime du défunt Omar Bongo, père de l'actuel chef de l'Etat.

La «contestation des résultats doit se faire selon les voies juridictionnelles» a indiqué le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault, qui a également exhorté les «acteurs gabonais» à «inscrire leur action dans le cadre de la loi et de récuser toute forme d'intimidation ou de confrontation».

En savoir plus : Le Gabon dénonce l'ingérence étrangère, dont celle de la France, dans ses élections

Franceinfo : la chaîne d’info de trop ?

Lancée dans un paysage médiatique déjà saturé, la nouvelle chaîne n’est pas sûre de pouvoir relever le défi. Profitant du contenu de quatre grands groupes publics - France Télévisions, Radio France, France 24 et l’INA - , Franceinfo «ira vers la justesse et la prudence dans l'information», selon les déclarations de la présidente du groupe France télévisions Delphine Ernotte.  

Avec un budget de plus de 50 millions d’euros - dont 15 provenant de France Télévisions et 3,5 millions de Radio France - et quelque 170 collaborateurs, la nouvelle chaîne aspire à défier la concurrence de BFM TV, leader du marché, avec 2,8% de part d'audience en juillet, iTélé (1,2%) et LCI (0,3%).

La nouvelle chaîne sera disponible sur le canal 27 de la TNT. La programmation consistera en des émissions de la radio France Info diffusées simultanément à la télévision et à la radio, des plateaux de France télévisions ainsi que de France 24, qui prendra le relais de minuit à 6h du matin.

Dans une ambiance de tensions et de soupçons politiques, le contexte du lancement est déjà terni par les nombreuses protestations des sociétés de journalistes côté France télévisions et Radio France, liées aux licenciements au sein des groupes au profit de la nouvelle chaîne.

Timing politique «pas anodin»

Ce qui rend le lancement particulièrement étonnant est qu’il intervient très peu de temps après la victoire de LCI dans son combat pour obtenir le droit d’être sur la TNT et donc d’être accessible à une plus large partie de la population.

Une chaîne publique d’information apparaîtra difficilement comme autre chose qu’une tentative de concurrencer le pouvoir de BFM et d'iTélé en termes d’audience et d’influence, estime le directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste des médias François-Bernard Huyghe : «Cette tâche me paraît très difficile quand on arrive le dernier», ajoute-t-il.

Le lancement d’une chaîne publique à moins d’un an de l'élection présidentielle n’est certainement pas anodin, juge le chercheur : «L’Elysée n’est pas très content des chaînes d’information en continue», explique-t-il. «L’Elysée est mécontent de BFM qui fait trop de place au Front national ou à d’autres qui critiquent trop sa politique économique.» Il faudrait alors être extrêmement transparent sur les nominations au sein de la nouvelle chaîne pour éviter de susciter les soupçons.

«Projet douteux»

Quant à la viabilité économique du projet, François-Bernard Huyghe se dit sceptique : «On a l’impression qu’on va déshabiller Pierre pour habiller Paul», explique-t-il. Pour lui, cela signifie retirer des ressources à des chaînes qui fonctionnent, pour un projet «un peu douteux».

Quant au succès de l’entreprise auprès du public, François-Bernard Huyghe évoque le phénomène du «détachement» des plus jeunes générations françaises des chaînes publiques. Les jeunes auraient en effet tendance à se «bricoler» leurs informations, se tournant vers internet et en faisant des recommandations via les réseaux sociaux. Dans un contexte d’une offre extrêmement diverse – faire une chaîne de référence par sa qualité paraît à l’expert «une bien grande ambition». Compte tenu de la période électorale qui approche et où l’audiovisuel sera davantage sous surveillance, le chercheur «a  du mal à comprendre» qu’on essaye de lancer une nouvelle chaîne mainstream. 

L’homme-araignée Alain Robert conquiert la tour Engie au nom de Jacqueline Sauvage (VIDEO)

Le grimpeur de l'extrême, sans harnais de protection, n'a progressé le long de la paroi qu’en utilisant les parties saillantes du bâtiment. L’ascension de 185 mètres, qui n’a duré que 55 minutes, s’ est terminée comme à l’accoutumée par l’interpellation du grimpeur par la police pour un contrôle d’identité.

Alain Robert, qui a réalisé des dizaines d’ascensions dans de nombreux pays, dont la plus haute tour du monde, Burj Khalifa aux Emirats arabes unis, a voulu dédier cette ascension à Jacqueline Sauvage, condamnée à 10 ans de prison pour le meurtre de son mari qui l’aurait battue et violée pendant des dizaines d'années. 

En savoir plus : Après le rejet de sa demande de libération, Jacqueline Sauvage fait appel

«Aucun contrôle aux frontières» : de retour de Syrie en France, un activiste français témoigne

Le militant identitaire Damien Rieu a raconté une histoire étonnante aux journalistes de RT France. Se rendant souvent en Syrie, dans un pays qui grouille de terroristes de Daesh, mais dans les aéroports européens et notamment à Roissy, il a à peine été contrôlé. Tout ce qu’il a dû faire pour franchir la frontière française a été de scanner son passeport et ses empreintes.

«Il n’y a strictement aucun contrôle de la part de la police aux frontières française. On ne vérifie pas d’où je viens, ce que j'ai fait. Je trouve ça un peu scandaleux… Les frontières de Schengen ne fonctionnent pas», a-t-il précisé, en publiant une vidéo qui confirme ses dires.

A l’heure actuelle, pour les arrivées dans l'espace Schengen dans les aéroports français on a installé le système PARAFE, soit le Passage rapide automatisé aux frontières extérieures. Concrètement, ce sont des sas automatiques, à destination des possesseurs de passeports biométriques qui doivent y introduire leur document. Après lecture des données, la porte du sas s’ouvre. Le passager pénètre alors dans un sas et pose son doigt sur un capteur. Si l’authentification est positive, la porte de sortie du sas s’ouvre.

Les frontières de Schengen ne fonctionnent pas

Ce processus qui aurait dû faciliter le travail des aéroports et minimiser les files d’attente ne semble pas convaincant aux yeux de Damien Rieu.

«Ils [ceux qui arrivent en provenance de Syrie ou de ses pays voisins] devraient être immédiatement arrêtés par mesure de sécurité et évidemment emprisonnés en attendant d’être jugés. Parce qu’ils n’ont effectivement pas le droit de faire le djihad, ils posent un problème de sécurité pour la société, pour les Français», a-t-il poursuivi.

Lire aussi : Marine Le Pen appelle à l’annulation «immédiate» des accords de Schengen

«Ils devraient donc être systématiquement emprisonnés pour plusieurs années dès qu’ils rentrent du djihad. La moitié part et revient, mais l’autre moitié reste ici, ne part pas en Syrie. C'est eux, le problème au niveau du terrorisme», a-t-il conclu, en précisant que les djihadistes savent très bien falsifier les passeports. 

Lire aussi : Moscou : une frappe russe en Syrie a tué le porte-parole de Daesh, al-Adnani

«Soit au Front national, soit chez Daesh»: la «crise morale française» selon Gérard Collomb (VIDEO)

Invité de Jean-Jacques Bourdin dans son émission matinale en direct sur RMC concernant la démission d'Emmanuel Macron de son poste de ministre de l'Economie, Gérard Collomb - fervent soutien de l'ex-ministre - a affirmé que la France était touchée par une «grande crise morale française», dont les symptômes étaient notamment Daesh et le Front national (FN).

On traverse une grande crise morale avec des gens qui vont soit au Front national, soit chez Daesh

La mise à égalité entre le groupe terroriste mettant à feu et à sang la Syrie et l'Irak avec le parti politique français n'a pas du tout été du goût de Louis Alliot, euro-parlementaire FN, qui n'a pas hésité à qualifier le maire socialiste de Lyon de «con».

Le président du groupe Front national au Conseil régional Auvergne Rhône-Alpes Christophe Baudot a lui publié un communiqué de presse pour dénoncer cette déclaration. «Force est de constater que [Gérard] Collomb, dont la politique clientéliste a fait exploser le communautarisme dans notre agglomération, berceau le plus fertile du terrorisme islamiste, traverse lui-même une grave crise morale», a affirmé l'élu frontiste.

«Comment ce cumulard historique de la vie politique, vivant aux crochets des contribuables depuis des dizaines d’années, membre d’un parti politique en déliquescence qui contribue chaque jour un peu plus à appauvrir les Français, peut-il oser insulter les patriotes français du FN, devenu le premier parti de France et qui représente le seul espoir pour des millions de nos compatriotes ?», s'est interrogé Christophe Baudot, avant de demander des excuses au maire de Lyon.

Le présentateur de l'émission, aussi diffusée en direct sur la chaîne d'information BFM TV, n'a pas réagi aux propos tenus par Gérard Collomb à l'antenne.

Le président PS sortant du conseil régional de Bourgogne, François Patriat, avait déjà fait une sortie du même acabit en décembre 2015 durant le deuxième tour des élections régionales. Il avait alors déclaré «Voter Front national, c'est voter Daesh», entraînant de vives réactions de la part du parti politique ainsi visé. 

En février 2016, le magazine de propagande de l'Etat islamique avait qualifié le parti nationaliste de «cible de choix» pour ses terroristes.

Lire aussi : FN : une nouvelle cible des djihadistes de Daesh ?

L’attaque à la hache contre un prêtre indonésien aurait été inspirée par le meurtre du père Hamel

Le général Tito Karnavian a déclaré aux journalistes que l’assaillant qui a légèrement blessé un prêtre à la hache dans une église indonésienne le 28 août «imitait l’attaque du prêtre» Jacques Hamel, tué en juillet par deux djihadistes de Daesh.

Pointant du doigt internet et la médiatisation de l’attaque de Saint-Etienne-du-Rouvray, l’officier a ajouté : «D'après plusieurs communications, nous avons découvert qu’il [le terroriste indonésien] était en relation avec un Indonésien en Syrie.»

Ce dernier serait un homme radicalisé établi à Raqqa, sur les terres contrôlées par Daesh en Syrie, d'où il aurait piloté l'attaque commise par le jeune homme de 17 ans, qui répond au nom de Ivan Armadi.

Le chef de la sécurité intérieure indonésienne, le général Wiranto, a indiqué qu’une note sur laquelle était écrit «J’aime al-Baghdadi», du nom du chef de l’organisation terroriste, avait été retrouvée dans le sac à dos de l’assaillant. Celui-ci a part ailleurs été décrit comme complètement obsédé par la personnalité d'Abou Bakr al-Baghdadi, le dirigeant de l'Etat islamique.

Ivan Armadi a été placé en garde à vue après avoir tenté de faire exploser une bombe à l’intérieur de l’église de Medan, dans le nord de l’Indonésie. Voyant que l’explosif ne fonctionnait pas, il a tenté de s’en prendre au prêtre à coups de hache avant d’être maîtrisé par les fidèles.

Brésil : Le sénat démet Dilma Rousseff de ses fonctions après une procédure controversée

Brésil : Le sénat démet Dilma Rousseff de ses fonctions après une procédure controversée


Après une procédure de destitution de neuf mois, qualifiée par la gauche de «coup d’Etat», la présidente brésilienne Dilma Rousseff a été démise de ses fonctions par les sénateurs, qui l’ont jugée coupable d’avoir maquillé les comptes publics.

Le 31 août, deux jours après s'être défendue dans un discours devant le sénat, la présidente du Brésil a été destituée par un vote, qui l'a jugée coupable d'avoir enfreint les règles budgétaires nationales afin de minimiser l'ampleur des problèmes économiques traversés par son pays.

Dans le vote, qui vient clôturer une procédure de destitution qui aura duré neuf mois, 61 sénateurs se sont exprimés contre Dilma Rousseff et 20 en sa faveur.

La présidente déchue considère la procédure comme un coup d'Etat déguisé organisé par les forces politiques de droite et soutenue par les médias.

Élue en 2010 puis réélue quatre ans plus tard, la dirigeante de gauche sera remplacée par l’ancien vice-président de centre-droit, Michel Temer. Celui-ci, qui sera assermenté devant le Congrès dans la soirée, dirigera le Brésil jusqu'à la fin de son mandat en 2018.

Il devra faire face à la plus grave crise économique traversée par le pays d’Amérique latine depuis les années 1930, à laquelle il envisage de répondre par des mesures d'austérité.

«La gauche brésilienne voit un coup d’Etat dans la tentative de destituer Dilma Rousseff»

Journalistes et politologues croient qu'on tente de chasser Dilma Rousseff du pouvoir. Ce qui semble évident au regard de la composition du Congrès, où 60% des élus sont accusés de corruption, estime Michael Fox, producteur de la chaîne TeleSUR.

Des centaines de personnes se sont rassemblées devant le Congrès, dans la capitale brésilienne, Brasilia, pour soutenir la présidente suspendue Dilma Rousseff alors que la procédure de destitution est engagée.

Dilma Rousseff est apparue devant le Sénat ce lundi 29 août pour se défendre face à des accusations de corruption. Elle a également réaffirmé que, à la différence de celui du président par intérim, son gouvernement avait été légitimement élu par des millions d’électeurs brésiliens.

La présidente déchue a reçu un accueil chaleureux avant de s'exprimer devant le Sénat.

RT : A quel genre de réaction vous attendez-vous si la présidente Rousseff est destituée ?

Michael Fox (M. F.) : Nous l'avons déjà entendu et vu sur Twitter et dans les rues. Des centaines de personnes sont maintenant sortis à Brasilia. Le mouvement des sans-terre, un des mouvements agricoles majeurs, un des plus grands mouvements sociaux en Amériques, les plus grands syndicats... toutes les forces de gauche ont déjà dit qu'elles allaient envahir les rues. Un tweet disait : «S’il y a un coup d’Etat, on luttera.» Nous savons déjà que la gauche et les mouvements sociaux au Brésil sont mieux organisés [maintenant] que pendant les cinquante dernières années, depuis le coup de 1964. Ils s'organisent donc autour de cela, si le vote est contre Dilma Rousseff.

RT : Les manifestants pro-Rousseff appellent la destitution un coup d’Etat. Croyez-vous que leurs arguments soient valables ?

M. F. : C’est ce que tout le monde comprend. Les journalistes, les médias, les politologues - vous pouvez voir comment on a utilisé tout cela pour chasser Dilma du pouvoir. C'est vraiment clair quand on voit la composition du Congrès. A peu près 60 % des membres du Congrès et du Sénat sont accusés de corruption. Et pas seulement de corruption : il y a même des accusations de meurtre. C'est vraiment fort. Et bien évidemment, cela ressort. Tout cela est une réponse à la tentative de Dilma d'assainir le Congrès et le gouvernement. Ils essaient de riposter ainsi. Ils s'attaquent à Dilma, en essayant de la chasser du bureau, et apparemment ils peuvent y arriver.

RT : Si Michel Temer, le chef d'Etat actuel, reste président, en quoi sa politique sera-t-elle différente de celle de Dilma Rousseff ?

M. F. : Chaque analyste politique a déjà remarqué qu'il a opéré un virage à 180° dans le sens inverse. A l'époque des gouvernements de Dilma et de Lula on a eu les «programmes sociaux de lutte contre la pauvreté qui ont permis de sauver de la pauvreté des millions de gens. Ils ont crée des programmes de santé publique, il y a eu plus de médecins ; ils ont essayé d'emmener des médecins dans les communautés pauvres. Il y a également eu un programme d’alphabétisation, «Bolsa Familia». Il y a eu divers programmes. Nous avons déjà pu constater que Michel Temer les a fait reculer. Ils ont déjà aboli ce programme d’alphabétisation connu dans le monde entier et ont annulé des contrats avec des médecins cubains. Ces contrats ont pris fin cette semaine, et nous ne savons pas quel résultat cela va donner, si cela veut dire que les milliers des médecins cubains venus au Brésil pour soigner les gens dans les communautés pauvres vont rentrer dans leur pays. Il y a eu une mission pour le logement, qui a permis à des millions de personnes de trouver de nouveaux toits. Quasiment le jour même où Michel Temer a pris ses fonctions, ils ont commencé par augmenter le pourcentage dont ces personnes devaient s’acquitter pour ces maisons de 250% en quelques mois. Il y a déjà eu une répression et un retour en arrière, ils ont annoncé que les mesures d’austérité et les privatisations allaient venir... Tout cela est risqué.

https://francais.rt.com/international/25725-dilma-rousseff-bresil-destituee
https://francais.rt.com/opinions/25713-gauche-bresilienne-destitution-dilma-coup

Alter Info l'Information Alternative

Lieberman s’engage à récupérer les corps de soldats israéliens tués à Gaza

Lieberman s'engage à récupérer les corps de soldats israéliens tués à Gaza








Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a affirmé mercredi son engagement à ramener les corps de deux soldats tués dans la bande de Gaza, face à l'émotion causée par des propos qui lui ont été prêtés par les médias.

La chaîne grand public Channel 10 avait rapporté lundi que le ministre de la Défense avait jugé improbable, lors de deux conversations privées, qu'Israël récupère les dépouilles du sergent Oron Shaul et du sous-lieutenant Hadar Goldin.

Israël les tient pour morts, tués dans la bande de Gaza au cours de la guerre livrée en juillet-août 2014 au mouvement islamiste Hamas, qui gouverne ce territoire, et à d'autres groupes armés palestiniens. Le Hamas entretient l'ambiguïté sur leur compte, sans contester l'idée qu'il détiendrait les dépouilles.

Le ministre, arrivé à son poste fin mai, aurait justifié son pessimisme par le fait qu'il n'avait aucune intention de négocier avec le Hamas, selon Channel 10. La famille de Hadar Goldin avait vivement réagi aux informations de Channel 10, l'accusant de laisser tomber les soldats morts au combat.

M. Lieberman a démenti mardi un tel abandon. "Notre responsabilité est de ramener les prisonniers et les corps de soldats malgré les difficultés", a-t-il dit lors d'un déplacement dans le nord du pays, selon les médias israéliens.

Il a cependant répété son hostilité à des tractations avec le Hamas. Il a ainsi rappelé son opposition à l'accord pour la libération du soldat Gilad Shalit, détenu par le Hamas pendant plus de cinq ans et relâché en 2011 en échange de plus d'un millier de prisonniers palestiniens.
"Je me suis opposé à l'accord Shalit et je crois que j'avais raison vu le nombre de prisonniers qui ont commis des attentats terroristes après leur libération. Mais nous devons récupérer les corps (de nos soldats)", a-t-il dit mardi selon les médias.

Mort ou vivant, un soldat israélien est une monnaie d'échange précieuse. Israël a procédé par le passé avec des organisations ennemies (dont le Hamas) à des échanges de prisonniers ou de corps pour ramener des Israéliens au pays. Dans un pays régulièrement en guerre où l'armée est une institution centrale, le sort des soldats qui ne sont pas rentrés du combat peut prendre des allures de cause nationale.

Après les informations de Channel 10, Tzour Goldin, le frère jumeau d'Hadar Goldin, avait déclaré à la radio militaire que "Lieberman (fuyait) ses responsabilités et (oubliait) le code éthique de l'armée israélienne".
La famille Goldin avait publié un communiqué dénonçant "l'abandon de soldats sur le champ de bataille par le ministre de la Défense, qui lui retire toute légitimité morale à être à ce poste".

Cisjordanie : Israël approuve 466 logements dans des colonies

Israël a approuvé mercredi la construction de 466 logements dans des colonies de Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis près de 50 ans, a indiqué l'organisation anticolonisation israélienne la Paix maintenant.

Cinquante logements ont reçu une approbation finale de la part de la commission compétente de l'administration civile, et 237 un feu vert initial, a dit à l'AFP Hagit Ofran, une porte-parole de la Paix maintenant. En outre, 179 logements déjà construits dans la colonie d'Ofarim ont été validés rétroactivement, a-t-elle dit. Ces programmes "sont tous problématiques, ce n'est pas comme si l'un d'eux se distinguait", a-t-elle dit. Les Israéliens "continuent à planifier et à faire avancer la planification, et de manière générale, c'est mauvais pour la solution à deux Etats et pour Israël", a-t-elle dit.

La solution à deux Etats - la création d'un Etat palestinien coexistant en paix avec Israël - est la clé de voûte des grands projets internationaux de règlement du conflit israélo-palestinien, l'un des plus vieux au monde.

La colonisation, c'est-à-dire la construction d'implantations civiles sur des terres occupées par Israël depuis 1967, passe pour un obstacle majeur à la paix. Elle est considérée comme illégale par la communauté internationale, mais s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens.

Les Etats-Unis ont exprimé mercredi leur "profonde" inquiétude après l'approbation par Israël de la construction de plusieurs centaines de logements dans des colonies de Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis près de 50 ans.

"Nous sommes profondément préoccupés par l'annonce du gouvernement israélien", a déclaré à l'AFP un responsable américain sous couvert d'anonymat. Evoquant une "accélération très significative" du processus d'autorisation de logements, ce responsable a estimé que cela représentait "une menace sérieuse et croissante sur la viabilité d'une solution à deux Etats".

http://www.lorientlejour.com/article/1004699/lieberman-sengage-a-recuperer-les-corps-de-soldats-israeliens-tues-a-gaza.html
http://www.lorientlejour.com/article/1004656/cisjordanie-israel-approuve-466-logements-dans-des-colonies.html
http://www.lorientlejour.com/article/1004684/washington-profondement-inquiet-du-projet-de-construction-israelien-en-cisjordanie.html


Alter Info l'Information Alternative

Israël: des propos du N.1 de la police sur les minorités provoquent un tollé

Israël: des propos du N.1 de la police sur les minorités provoquent un tollé











Le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a volé mercredi au secours du chef de la police Roni Alsheich, au coeur d'une controverse pour avoir jugé "naturel" que les policiers soupçonnent davantage un Israélien d'origine éthiopienne qu'un autre.

Les propos de M. Alsheich ont touché une corde sensible chez les Israéliens d'origine éthiopienne et au-delà. Originaires ou descendants de juifs d'Ethiopie, ils forment une communauté forte de 135.000 membres (sur une population d'environ huit millions) qui se plaint de discrimination et dénonce les abus de la police à son encontre.

"Toutes les études de criminologie à travers le monde, sans exception, prouvent que les immigrés sont davantage impliqués dans la criminalité que d'autres", a dit le chef de la police mardi à Tel-Aviv devant l'association des avocats. Elles montrent aussi que les taux de criminalité sont plus élevés chez les jeunes, a-t-il dit.

Quand les deux facteurs se recoupent et qu'un "policier croise un suspect, de manière naturelle son cerveau le soupçonne davantage", a-t-il dit. Il répondait à une question sur les violences policières contre les Israéliens d'origine éthiopienne. Il a ajouté que cela était vrai aussi pour les Arabes ayant la citoyenneté israélienne et les habitants palestiniens de Jérusalem-Est, annexée et occupée par Israël (qui ne sont cependant pas des immigrés).

L'Association israélienne pour les Ethiopiens juifs exige "la démission immédiate du chef de la police", a dit à l'AFP sa porte-parole, Hanna Elazar.
"Ces déclarations sont intolérables. Non seulement nous ne sommes pas des immigrés, mais en plus il ne fait que renforcer les préjugés qui présentent tous les jeunes de notre communauté comme des délinquants et des criminels", a-t-elle dit.

Plus de 50.000 des Israéliens d'origine éthiopienne sont nés en Israël.
Face à l'avalanche de critiques, le ministre de la Sécurité intérieure, en charge de la police, a pris la défense de M. Alsheich. Il "n'a pas cautionné une sur-répression visant les Israéliens d'origine éthiopienne. Il a fait exactement le contraire et dit avec courage qu'il y avait un problème et que la police travaillait à le résoudre", a dit Gilad Erdan dans un communiqué.

M. Alsheich a en effet admis que cette "sur-répression" était problématique, et ajouté que la police et la communauté coopéraient pour la réduire. La porte-parole de la police, la commissaire Meirav Lapidot, a ramené la polémique à un choix de mots malheureux de la part de M. Alsheich.

Les Israéliens d'origine éthiopienne proviennent de communautés restées coupées des autres juifs pendant des siècles et que les autorités religieuses d'Israël ont tardivement reconnues.
Cette reconnaissance a entraîné la mise en place de deux ponts aériens, en 1984 et 1991, et l'émigration vers Israël de 80.000 Éthiopiens, qui ont dû franchir un énorme fossé culturel pour s'intégrer.

http://www.lorientlejour.com/article/1004668/israel-des-propos-du-n1-de-la-police-sur-les-minorites-provoquent-un-tolle.html

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Gabon: Ali Bongo réélu président

Gabon: Ali Bongo réélu président








Ali Bongo vient d'être réélu, pour un second mandat, président du Gabon avec 49,80% des voix, selon le ministère de l'Intérieur. Le taux de participation s'élève à 59,46%. L'opposition conteste le score de l'élection.

Jean Ping, l'ancien ministre aujourd'hui opposant, dénonce le résultat. Selon lui, les chiffres ont été manipulés notamment dans la province du Haut-Ogooué, la région d'origine de la famille Bongo et d'après les chiffres officiels, Ali Bongo y a remporté plus de 95% des suffrages. Le taux de participation, lui, frôle les 100%.

Un scandale pour l'un des représentants de l'opposition au sein de la commission électorale, qui a claqué la porte tout à l'heure. Il a refusé de valider les chiffres. D'ailleurs, sur huit membres de la commission électorale nationale (Cénap), quatre seulement ont approuvé les résultats annoncés par le ministre de l'Intérieur.

Tout de suite après sa déclaration, des militants de l'opposition sont sortis dans les rues pour dénoncer ce qu'ils qualifient de fraude et pour crier « Ali Bongo doit partir ». A Libreville, les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour tenir les manifestants à distance de la commission électorale.

Ali Bongo a donc été réélu avec 49,80% des voix. Son adversaire Jean Ping obtient 48,23% des voix. Le taux de participation est de 59,46%.

http://www.echoroukonline.com/ara/articles/496402.html

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La croissance canadienne cale après les gigantesques feux

Le produit intérieur brut a reculé de 1,6% en rythme annuel au deuxième trimestre, soit le plus important repli trimestriel depuis 2009, et la crise financière mondiale, a annoncé mercredi l'institut canadien de la statistique.

Ce repli est «somme toute en en ligne avec les attentes, il n'y a pas eu de grande surprise sur le chiffre total, mais ce qui a été le plus surprenant a été le repli du niveau des exportations», a commenté à l'AFP Charles St-Arnaud, économiste à la banque Nomura.

Le contraste est saisissant entre une activité économique amorphe au Canada quand pour la même période, le voisin américain, premier partenaire commercial, a enregistré une hausse de son PIB de 1,2%.

Sans l'impact des feux de forêt au mois de mai qui ont nécessité un arrêt de l'exploitation pétrolière de l'Alberta pendant plusieurs semaines, le PIB aurait à peine progressé (+0,1%) entre avril et juin, a noté l'institut de la statistique.

Pire catastrophe naturelle de l'histoire du Canada, selon l'association canadienne des assureurs, ce gigantesque brasier avait forcé début mai l'évacuation de 100 000 habitants dans la région de Fort McMurray, coeur de l'extraction des sables bitumineux. 

Sixième producteur mondial de pétrole, le Canada avait en conséquence accusé une chute sévère de sa production, de l'ordre de 1,2 million de barils en moins par jour.

Lire aussi : Des «lesbiennes sexy» dans une campagne publicitaire de pétrole canadien contre l'Arabie saoudite

Pas juste le pétrole

«Ce n'est pas juste l'histoire des incendies en Alberta, car en excluant leur impact, le PIB aurait progressé d'à peine 1 à 2% en taux annuel», a relevé dans une note Avery Shenfeld, économiste à la banque CIBC. «Les exportations sont aussi en cause», souligne-t-il.

Le repli de 4,5% des exportations au deuxième trimestre, qui suit une hausse de 1,9% au trimestre précédent, a ainsi «contribué en grande partie à la baisse du PIB», a abondé Statistique Canada.

Là aussi, l'arrêt de la prodcution pétrolière se fait sentir. Les exportations de brut ont reculé de 9,6% et celles de minerais et de minéraux non métalliques de 17,5%, «ce qui représente la baisse la plus prononcée depuis le premier trimestre de 2009», souligne l'institut.

«On ne peut pas blâmer uniquement la baisse des exportations des produits énergétiques: la faiblesse des exportations est généralisée», a fait valoir Charles St-Arnaud.

Si les dépenses des ménages canadiens ont pour leur part progressé, l'endettement a continué de croître et la surchauffe des prix de l'immobilier, particulièrement sur les centres urbains de Vancouver et Toronto, sont autant de motifs d'inquiétude.

La consommation des ménages devrait toutefois soutenir l'activité grâce à la politique de relance budgétaire pratiquée par le gouvernement libéral. 

Le Canada devrait donc échapper à une nouvelle récession après celle des deux premiers trimestres 2015 provoquée par l'effondrement des prix du pétrole à l'été 2014.

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Deux groupes soutenus par les Etats-Unis s’affrontent en Syrie sur fond d’intervention turque

Des combats acharnés continuent à secouer le nord de la Syrie, alors que la Turquie a récemment lancé une offensive contre Daesh de l'autre côté de sa frontière. Parmi les différents groupes rebelles syriens qui s'affrontent entre eux, on retrouve notamment Jaysh al-Tahrir, composé de bataillons de l'Armée syrienne libre, et les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition militaire à dominante kurde.

Le problème ? C'est que ces organisations sont toutes deux soutenues par Washington et que la Turquie, alliée proche des Etats-Unis, est bien connue pour son opposition aux forces kurdes.

Dans une récente vidéo, les combattants de Jaysh al-Tahrir ont affirmé s’être emparés de deux villages syriens près de Jarablus, à la frontière turco-syrienne et avoir capturé «plus de huit» membres des FDS. Ils ont par ailleurs diffusé sur leur compte Twitter des images de cadavres de combattants des FDS.

Jaysh al-Tahrir collabore avec différents groupes islamistes soutenus par la Turquie dans le cadre de son opération baptisée Bouclier de l’Euphrate. Alors que celle-ci consiste officiellement à protéger la frontière turco-syrienne de Daesh, il s’agit également pour Ankara de repousser l’avancée des FDS, qui luttent elles-mêmes contre l’organisation djihadiste en Syrie.

En effet, le groupe le plus important au sein des FDS est constitué par les Unités de protection du peuple (YPG) kurdes, branche armée du Parti de l'union démocratique (PYD), une formation politique kurde considérée comme terroriste par Ankara.

Ces combats mettent les Etats-Unis dans une position délicate puisque ceux-ci fournissent un soutien considérable aux deux organisations ennemies. D’une part, Jaysh al-Tahrir a reçu de Washington plusieurs missiles antichar alors que les FDS bénéficient, eux, de l’assistance de forces d’opérations spéciales américaines et de soutien aérien.

Un porte-parole du Pentagone, Peter Cook, a ainsi qualifié d’«inacceptables» les affrontements entre les deux factions armées, dans le journal américain The New York Times.

Mais si Washington tente de ménager la chèvre et le chou, ses alliés kurdes pourraient considérer cette déclaration comme un ralliement à l’intervention turque et une trahison.

D’autant plus que le 24 août, le vice-président américain Joe Biden, de passage à Ankara, avait menacé les YPG de leur couper les vivres si celles-ci ne se retiraient pas à l’Est de l’Euphrate, comme l’exige Ankara.

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Amer, François Hollande se livre : «Macron m’a trahi avec méthode»

Amer, François Hollande se livre : «Macron m'a trahi avec méthode»








Ambiance de fin de règne à l'Elysée. La démission d'Emmanuel Macron, que de nombreux observateurs avaient pourtant vue venir, ébranle encore un peu plus l'autorité du président. Pour François Hollande, blessé, Emmanuel Macron est un traître.

Le quinquennat de François Hollande prend des tours de tragédie antique dont le roi nu déclamerait la litanie des abandons et des trahisons dont il est la victime. Selon Le Monde, qui rapporte des propos prononcés lors du dîner de la majorité quelques heures après la démission d'Emmanuel Macron, François Hollande a déploré le manque de loyauté de celui qui a été son protégé et qui a décidé, tel un Ulysse 2.0, de «prendre la mer à bord d'une embarcation plus frêle». Emmanuel Macron l'aurait ainsi non seulement trahi, mais «trahi avec méthode».

Le président victime de celui qui a été son protégé ? Une candeur qui peut étonner pour quelqu'un qui exerce des responsabilités politiques depuis plus de 35 ans. Avant de s'installer dans le Salon doré de l'Elysée, celui qui a toujours été considéré comme un outsider a pourtant côtoyé les grands fauves du paysage politique français.

Se donnant pour exemple l'illustre François Mitterand, dont le machiavélisme politique est devenu proverbial, Hollande avait ainsi toujours su manœuvrer habilement et jouer des retournements d'alliances alors qu'il était secrétaire général du Parti socialiste. Et ce malgré – ou grâce à – la condescendance des Laurent Fabius et autres Dominique Strauss-Kahn qui ne l'avaient pas vu venir.

Il semble donc ainsi plus vraisemblable qu'Emmanuel Macron ait su, pour sa part, ne pas se laisser instrumentaliser, échapper au timing électoral que Hollande imaginait peut-être, et le retourner à son avantage en prenant tout le monde à l'Elysée de court.
Macron, Montebourg : «tous des enfants gâtés»

François Hollande devra sans doute, s'il veut toujours être candidat à sa propre succession, inscrire maintenant sa campagne dans la voie étroite qui subsiste entre Montebourg et Macron. Ainsi, selon un proche du président cité par Le Monde, «le départ de Macron est une amputation. C'est un ministre extrêmement populaire [...] C'est une mauvaise nouvelle pour la majorité, pour le gouvernement, pour le président».

Parmi les derniers fidèles, le député du Gers Philippe Martin résume l'ambiance et témoigne de sa compassion pour le président : «Tous ces enfants gâtés de la République, Macron, Montebourg, Hamon, qui mordent la main de celui qui les a créés, les a promus, les a nourris... C'est la nausée absolue», estime-t-il, semblant lui aussi découvrir l'ingratitude et la cruauté du jeu politique.

https://francais.rt.com/france/25724-amer-francois-hollande-se-livre

Alter Info l'Information Alternative

Yémen : un imam et sa famille tués dans leur maison par une frappe aérienne

Selon des témoins et les services de secours, plusieurs missiles auraient touché la maison de l'imam Salah Abou Zainah, tuant ce dernier, ses deux fils et leur famille.

Le 15 août dernier, une frappe de la coalition menée par l'Arabie saoudite, qui inclut entre autres le Royaume-Uni et les Etats-Unis, avait détruit un hôpital de Médecins sans frontières dans le Nord-Ouest du Yémen, faisant 11 morts et 19 blessés. Toujours dans le Nord du Yémen, la coalition a frappé le 13 août dernier une école, tuant dix enfants et en blessant 28.

Depuis 2014, le Yémen est dévasté par une guerre civile meurtrière dans laquelle les puissances étrangères se sont impliquées. Le conflit oppose les Houthis, rebelles chiites qui combattent pour le retour du président Ali Abdallah Saleh destitué lors du «Printemps arabe» en 2011, aux partisans sunnites du président Abd Rabbo Mansour Hadi qui l'avait remplacé, lui-même chassé par la rébellion et aujourd'hui en exil en Arabie saoudite. Cette dernière intervient ainsi directement dans les affaires du Yémen depuis 2015, ce afin de contenir les avancées des rebelles houthis.

L'Organisation des Nations unies a par ailleurs appelé à la création d'un organisme indépendant visant l'Arabie saoudite, accusée de violations des droits de l'homme au Yémen, et notamment de l'utilisation de bombes à fragmentation contre les civils. Civils qui représenteraient la moitié des quelque 6 500 victimes recensée depuis le début du conflit. 

Lire aussi : Pourquoi la communauté internationale ignore-t-elle le massacre des enfants yéménites ?

Deux djihadistes abattus par les forces sécuritaires tunisiennes (PHOTOS CHOQUANTES)

Les combats, qui ont duré plusieurs heures jusqu'à l'aube, ont également fait une victime civile, touchée mortellement lors d'échanges de tirs croisés.

Activement recherchés, deux hommes s'apprêtaient à commettre des «actions terroristes dans la région» et ont été ciblés par la Brigade nationale d'intervention rapide (BNIR) alors qu'ils étaient retranchés dans une maison d'une cité de Kasserine, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Attention ces images peuvent heurter la sensibilité du public

Interrogé par l'AFP, le porte-parole du ministère, Yasser Mesbah, a affirmé qu'ils étaient «suivis depuis plusieurs semaines» pour «leur appartenance à Daesh», acronyme arabe du groupe extrémiste Etat islamique. Leur identité est connue, mais il n'a pas été en mesure de les divulguer pour le moment.

Une source de sécurité a déclaré à un correspondant de l'AFP que des armes, des grenades et une ceinture d'explosifs avaient été saisies. Des clichés de fusils d'assaut de type AK 47 ont été postés sur les réseaux sociaux.

Cette opération intervient moins de deux jours après une attaque à l'explosif au Mont Sammama, près de Kasserine, dans laquelle trois soldats ont été tués et neuf autres blessés. Cette attaque a été revendiquée le 31 août par la Phalange Okba Ibn Nafaâ, groupe lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Depuis la révolution de 2011, la mouvance djihadiste est responsable de la mort de plusieurs dizaines de policiers, de militaires mais aussi de civils et de 59 touristes étrangers en 2015.

Lire aussi : Daesh : la Tunisie prolonge elle aussi l'état d'urgence

Tarn : Les forains en colère obtienne la bonne tenue de la fête foraine menacée d’annulation (VIDEO)

Une centaine de camions, selon les forces de l'ordre, ont participé à cette manifestation qui a débuté en fin de matinée sur l'axe très fréquenté reliant Toulouse à Albi, au niveau des communes de Saint-Sulpice-la-pointe et Montastruc-la-Conseillère.

Un accord a finalement été conclu avec la préfecture permettant d'avoir des effectifs de sécurité suffisamment pour assurer la tenue de la fête foraine.

Les forains contestaient l'annulation, par le maire Les Républicains de Lavaur, Bernard Carayon, de la fête foraine de la commune qui doit s'ouvrir le 2 septembre pour une semaine. L'édile avait annoncé début août ne pas avoir les moyens de sécuriser cette fête, dans le cadre des nouvelles consignes de sécurité consécutives aux attentats de juillet. 

Mercredi, Bernard Carayon avait indiqué que la sécurisation de la fête nécessitait selon lui «une cinquantaine de gendarmes mobiles en plus des 16» initiaux, soit «environ 70».

Le 30 août, le ministère de l'Intérieur avait adressé au maire un courrier l'assurant de son «attachement à ce que l'ordre républicain soit partout respecté» et que la décision prise «ne soit pas remise en cause».

Mardi matin, les manifestants avaient installé un barrage filtrant sur cette même autoroute, promettant d'installer leurs manèges pour la fête dès ce vendredi «quoi qu'il arrive».

En début d'après-midi, les CRS avaient délogé les forains, qui se déplaçaient à pied. Selon les gendarmes, des pierres ont été lancées et des pneus brûlés, quand des témoins parlent d'une charge «sans sommation» et de jets de gaz lacrymogène.

Suite à ces événements, un forain est toujours recherché pour tentative d'homicide volontaire après avoir lancé son camion contre les forces de l'ordre, ont indiqué les gendarmes.

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Allemagne : un leader de l’AfD entarté par un gâteau volant lancé par un militant ! (VIDEO)

Le scénario du gâteau volant lancé en pleine tête n'a visiblement pas amusé Jörg Meuthen. Percuté de plein fouet par un gâteau gelé et dur, le leader de l'AfD, le principal parti anti-migrants d'Allemagne, a dénoncé un acte «dangereux» et «prémédité». 

L'incident a eu lieu alors qu'il donnait un discours à Harbourg, en Basse-Saxe, lundi 29 août. Sur la vidéo, diffusée sur Youtube, on voit un jeune homme s'approcher de l'estrade sous les cris d'encouragement et les slogans antifascistes de ses compères, et viser la tête de l'homme politique, engagé le plus sérieusement du monde en plein discours, verre d'eau à la main.

Son méfait accompli, levant les bras comme s'il venait de marquer un but, le militant se retourne et se dirige en marchant tranquillement vers le fond de la salle, alors qu'un agent de sécurité bondit de l'estrade pour se lancer à sa poursuite.

Remis à la police, l'entarteur est un mineur de 17 ans. Il sera jugé pour atteinte à l'intégrité de la personne. Six autres de ses complices, âgés de 18 à 22 ans ont également été arrêtés. 

Légèrement blessé, Jörg Meuthen a pu terminer son discours après avoir été examiné par l'équipe médicale chargée de superviser l'événement. 

L'entartage est une technique utilisée couramment par les militants de tout poil pour manifester leur désaccord avec des personnalités. En France, le philosophe Bernard-Henri Lévy en a fait régulièrement les frais. De façon similaire, Georges W. Bush, ancien président des Etats-Unis, a été visé par un journaliste irakien opposé à la guerre avec une chaussure. 

Le Tribunal fédéral suisse maintient l’interdiction de la participation russe aux Jeux paralympiques

Le 31 août, le Tribunal fédéral suisse a rejeté l’appel du Comité paralympique russe, privant les athlètes russes des Jeux de Rio, qui commencent le 7 septembre.

Ce n’est pas le premier recours que la Russie intente afin que ses athlètes participent aux Jeux de Rio. Suite à la décision du Comité international paralympique de les exclure, prise le 7 août, la Russie avait déjà fait appel auprès du Tribunal arbitral du sport à Lausanne, mais a essuyé un refus le 23 août.  

Tous ces rejets sont liés à la présence des athelètes paralympiques russes dans le rapport du juriste canadien Richard McLaren. Selon ce document, la Russie aurait mis en place un vaste système étatique de dopage pour ses athlètes entre 2012 et 2015.

Ces accusations se fondent sur le témoignage de l'ancien chef du laboratoire anti-dopage de Moscou, Grigory Rodchenkov, qui a fui aux Etats-Unis peu après l'explosion du scandale. Rodchenkov a déclaré dans une interview au New York Times publiée en mai 2016 qu'il aurait existé en Russie un système de dopage étatique généralisé. Il a ainsi prétendu, sans apporter aucune preuve, que des dizaines d’athlètes russes avaient fait partie d’un programme gouvernemental de dopage mis en place à l'occasion des Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi.

Alors même que les athlètes qui ont participé aux Jeux d'été de Rio n'avaient pas pris part aux Jeux d’hiver de Sotchi et qu'il n'a pas été fait état de cas de dopage, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a confirmé le 23 août 2016 l’exclusion des membres de la délégation russe pour les Jeux paralympiques.

Le ministre russe des Sports, Vitaly Moutko, a critiqué le TAS, affirmant que sa décision était «plus politique que juridique».

Le rapport de l'AMA a notamment été contesté par le journal The Australian, qui a accusé l'organisation d’amplifier le scandale de dopage contre la Russie. Le média australien affirme, à partir du témoignage d’un responsable de l’industrie du sport, que l'AMA se serait basée sur des informations «détruites, dissimulées ou altérées».

Israël : pour le chef de la police, les juifs éthiopiens sont «naturellement» suspects

«Toutes les études criminologiques du monde le prouvent : les immigrés sont plus souvent impliqués dans des affaires criminelles que les autres, et ce n'est pas surprenant», a estimé le chef de la police israélienne lors d'une convention à Tel Aviv. «Quand la police rencontre quelqu'un de plus suspect que d'autres, par nature, elle le suspectera plus, c'est naturel», a argumenté le chef de la police, Roni Alsheikh, en réponse aux accusations des défenseurs israéliens de la communauté des juifs éthiopiens. Les militants anti-racistes ont en effet accusé les forces de l'ordre de cibler plus particulièrement ces juifs et de procéder à des contrôles au faciès se fondant sur des préjugés racistes.

«De plus, il est prouvé que le taux de criminalité est plus élevé chez les jeunes. Quand vous mettez tout ça ensemble, cela crée une situation dans laquelle une communauté est plus criminogène» que les autres, a estimé Roni Alsheikh, qui a par ailleurs reçu le soutien du ministre israélien de la Sécurité publique, Gilad Erdan.

Israël compte quelque 135 000 juifs d'origine éthiopienne, dont 50 000 sont nés sur le sol de l'Etat hébreu. S'ils sont désignés du terme raciste de «Falachas», ils préfèrent s'appeler eux-même «Beta Israël», qui veut dire «maison d'Israël». Ces juifs éthiopiens, dont l'origine est mal définie, mais dont on sait qu'ils ont vécu pendant des siècles dans le nord de l'Ethiopie, ont commencé à migrer vers Israël dans les années 1980 et 1990 après la reconnaissance par l'Etat d'Israël de leur «judéité».

Une communauté de citoyens israéliens victime de discriminations racistes

L'intégration des «Ethiopiens» en Israël reste difficile. Ces derniers se retrouvent en effet ghettoïsés dans des quartiers spécifiques et considérés comme des juifs de deuxième catégorie. La minorité éthiopienne connaît un taux de chômage plus élevés que le reste de la population israélienne, compte moins de diplômés et, en revanche, se retrouve sur-représentée dans les affaires judiciaires. En 2013, le scandale de la «stérilisation» des immigrées éthiopiennes par les autorités israéliennes a éclaté au grand jour. Des femmes venues d'ethiopie s'était vues injecter de façon systématique des contraceptifs de longue durée pour des raisons sanitaires.

Six médaillés des Jeux olympiques de Pékin sanctionnés par le CIO pour dopage

Le scandale du dopage n’en finit pas de rebondir. Le CIO a annoncé son intention de retirer les médailles olympiques reçues aux Jeux de Pékin à cinq ressortissants de pays issus de l’Union soviétique, notamment trois athlètes de nationalité russe, un arménien, un azerbaïdjanais et un moldave.

Le CIO a conduit de nouvelles analyses, réalisées sur des échantillons conservés depuis les JO de 2008 et conclu que ces six athlètes se sont dopés.

Détails à suivre...

En pleine tempête au dessus de l’océan, un Boeing et ses 220 passagers échappent au drame

Les 220 passagers à bord ont eu chaud, le pire a été évité. Contraint d'atterrir à l'aéroport de Shannon, au lieu d'Heathrow à Londres, comme il était initialement prévu, l'équipage du Boeing 767-300 a évité la catastrophe.

16 personnes blessées ont dû être conduites d'urgence à l'hôpital de Shannon, mais selon The Telegraph, aucun cas critique ne serait pour le moment à déplorer. 

«Chemise arrachée» d’Air France : le délégué CGT a reçu sa lettre de licenciement

Vincent Martinez, délégué du personnel (CGT) à la maintenance, a vu son recours gracieux rejeté par la direction d'Air France, trois semaines après la décision de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, de valider son licenciement, contre l'avis de l'Inspection du travail.

Le magasinier de 28 ans, entré dans la compagnie le 1er septembre 2006, fait partie des cinq salariés convoqués les 27 et 28 septembre devant le tribunal de Bobigny, pour des faits de «violences volontaires en réunion». Il est accusé d'avoir bousculé un vigile à l'occasion d'une manifestation contre des suppressions d'emplois le 5 octobre 2015 au siège d'Air France, à Roissy.

Ce jour-là, «je n'étais pas dans un esprit de violence, au contraire plutôt d'apaisement», a déclaré à l'AFP Vincent Martinez, soulignant faire l'objet d'une plainte du vigile et non des cadres d'Air France qu'il dit avoir «protégés».

«Ni le ministère du Travail, ni la direction d'Air France n'en ont tenu compte», regrette-t-il, dénonçant une décision politique visant son organisation syndicale, à la tête de la contestation contre la loi Travail de Myriam El Khomri.

«Dans les locaux du ministère du Travail, Air France jouait à domicile», a-t-il ironisé.

Son avocate a d'ores et déjà formé deux recours contre la décision du ministère, auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val d'Oise) : l'un pour excès de pouvoir, et l'autre en référé.

Sollicitée, la direction d'Air France n'a pas souhaité faire de commentaire.

Dans un communiqué, le syndicat CGT de la compagnie a dénoncé «un acharnement de la direction» qui a pris une décision «éminemment politique», preuve de sa volonté «d'attaquer violemment le monde du travail et la CGT».

Il appelle l'ensemble des salariés d'Air France à manifester devant le tribunal de Bobigny les 27 et 28 septembre «pour exiger la relaxe» de tous les prévenus.

Onze salariés sont également poursuivis pour avoir secoué le portail d'accès au siège d'Air France, ce qui a permis l'envahissement d'un comité central d'entreprise où 2 900 suppressions d'emplois étaient annoncées. Un d'eux fait partie des cinq prévenus pour violence.

Lire aussi : Malgré la mobilisation des salariés d’Air France, la direction confirme 1 000 suppressions de postes

Vincent Martinez se dit «serein mais aussi pressé d'y être» pour apporter la preuve qu'il n'avait «pas l'intention de faire mal» au vigile. Bousculé, ce dernier a entraîné dans sa chute le DRH d'alors, Xavier Broseta.

Les images du dirigeant obligé d'escalader un grillage pour fuir une foule hostile, sa chemise arrachée, avaient fait le tour du monde et déclenché de nombreuses réactions politiques.

13 personnes décapitées par Daesh dans le nord de l’Irak pour avoir aidé des civils à fuir

Sous couvert d’anonymat, une source de sécurité locale a indiqué le 30 août à la chaîne d’actualité irakienne al-Sumaria que des combattants djihadistes avaient décapité 13 personnes dans la ville de Hawija, dans le nord du pays.

Les victimes étaient accusées d’avoir aidé des habitants à s’enfuir vers des zones contrôlées par les forces gouvernementales dans la province voisine de Salah ad-Din.

Plus tôt le 30 août, les djihadistes avaient enlevé 40 résidents de Hawija pour des accusations similaires. On ignore si certains d'entre eux font partie des 13 victimes.

Trois jours auparavant, près de Mossoul, des militants de Daesh avaient placé six hommes menottés dans une pile de pneus à laquelle ils avaient mis le feu. Ceux-ci étaient accusés d’espionnage et de collaboration avec les forces gouvernementales irakiennes.

Les exécutions barbares du groupe terroriste se multiplient ces derniers mois dans la ville de Hawija, dont 25 résidents avaient été assassinés le 15 août pour des raisons semblables.

Le nord et l’ouest de l’Irak sont le théâtre d’une violence extrême depuis que Daesh s’est emparé de nombreux territoires, commettant des crimes contre différentes communautés comme les chiites, les sunnites, les Kurdes ou encore les chrétiens.

L’armée irakienne et les Forces de mobilisation populaire, un ensemble de milices chiites, multiplient les offensives pour reconquérir les zones tombées aux mains des islamistes.

Lire aussi : Le Pentagone confirme que le leader suprême de Daesh est un ancien détenu d'Abu Ghraib

Allemagne : Un vestige du nazisme transformé en station balnéaire de luxe (PHOTOS)

«L'histoire est omniprésente ici et cela intéresse les clients», explique Werner Jung, agent commercial d'Irisgerd Real Estate, chargé de transformer une ruine nazie en un ensemble de 270 appartements. Les promoteurs immobiliers qui ont investi à Prora assurent qu'ils souhaitent rendre justice au passé chargé du lieu, explique le quotidien belge La Libre

Situé en bordure de plage sur l'île de Rügen, le complexe de Prora renaît à la vie, avec l'arrivée cet été des premiers occupants de nouveaux appartements de luxe, là où pendant des années se sont dressées des ruines de blocs de béton gris. Dans l'un d'eux rebaptisé Prora Solitaire, les vacanciers ont déjà pris possession des lieux. Le bâtiment arbore dorénavant une façade couleur crème et des balcons, l'ensemble a son propre spa, un restaurant de burgers et une boulangerie, en phase avec le nouveau public urbain chic qui a investi les lieux. 

Les investisseurs, qui ont injecté un peu plus de 90 millions d'euros pour réhabiliter le lieu, espèrent que leur pari se montrera rentable : le prix des logements s'échelonne de 350 000 euros pour un appartement de 100 mètres carrés à 650 000 euros pour un loft avec vue sur mer.

A l'origine, Prora, dont la construction a commencé en 1936, était conçu pour abriter jusqu'à 20 000 vacanciers dans le cadre du programme «La Force par la joie» du parti nazi. La classe ouvrière aryenne méritante avait ainsi accès à des bains de mer, de la gymnastique, le tout arrosé d'endoctrinement, au sein d'un bâtiment de 4,5 kilomètres de long, divisés en huit blocs strictement identiques de six étages face à la mer.

Après la guerre, le club de vacances nazi a fermé, changeant de fonction pour devenir tour à tour un baraquement pour l'armée de la RDA communiste, musée et, depuis 2011, auberge de jeunesse.

Lire aussi : Un artiste a trouvé un moyen original pour se débarrasser des croix gammées des rues de Berlin

La CGT bloque le port du Havre en représailles à l’arrestation de deux dockers syndiqués

«Le port est bloqué [...] la rentrée démarre fort. Le gouvernement joue la terreur et nous résistons», a tweeté la centrale syndicale dont le secrétaire général Philippe Martinez était en déplacement au Havre le 31 août.

«Répression syndicale. Syndicaliste docker arrêté à son domicile ce matin jour de la venue de Philippe Martinez au Havre», a tweeté de son côté un militant. De source CGT, on indique que le port est à l’arrêt depuis le 31 août au matin, à la suite d'un mouvement de grève des dockers et des ouvriers portuaires.

De ce fait, aucun bateau n’entre ni ne sort du port, y compris le ferry reliant Le Havre à Portsmouth, a-t-on précisé. Plusieurs feux ont également été allumés dans la ville.

Au siège du grand port maritime du Havre (GPMH), on a confirmé un mouvement de grève pour le chargement et le déchargement des porte-conteneurs. Cette action de la CGT intervient en réponse à l’interpellation à leur domicile de deux dockers havrais pour des violences commises le 14 juin à Paris, au cours de la manifestation nationale contre la loi travail.

Parmi les deux personnes interpellées figure un militant CGT de 33 ans, jugé par le tribunal correctionnel de Paris le 27 juillet pour des faits de violences.

Le docker avait été relaxé pour des faits de jets de projectiles sur les forces de l’ordre mais condamné à un mois d’emprisonnement avec sursis après s’être rebellé lors de son interpellation, le 14 juin.

Moscou : une frappe russe en Syrie a tué le porte-parole de Daesh, al-Adnani

Selon les informations du ministère de la Défense russe, le 30 août un bombardier russe a frappé les positions de Daesh près d’Alep, tuant au moins 40 terroristes, parmi lesquels al-Adnani. Le groupe terroriste de Daesh a lui-même confirmé sa mort.

Abou Mohammed al-Adnani, le numéro deux de Daesh, était connu dans le monde entier depuis la guerre en Irak. Il était régulièrement désigné comme le «ministre des attentats de Daesh».

Il a notamment été soupçonné d'être l'organisateur des attentats de Paris de novembre 2015.

Sa tête était mise à prix par le département d'Etat américain pour cinq millions de dollars.

Lire aussi : Syrie : Al-Adnani, porte-parole officiel de Daesh et «ministre des attentats», tué à Alep

Le 30 août, après l’annonce de la mort d’Abou Mohammed al-Adnani, la coalition occidentale de la lutte contre Daesh menée par les Etats-Unis avait aussi déclaré avoir opéré une «frappe aérienne à al-Bab [au nord-est d'Alep] en Syrie visant un haut responsable de l'EI».

«Nous sommes toujours en train d'évaluer les résultats de cette opération», avait-t-on ajouté au Pentagone, se refusant à tout autre commentaire.

Le prix Nobel de la paix Lech Walesa met en garde contre une guerre civile au cœur de l’Europe

«Si quelqu’un veut mener à une guerre civile, l’autre côté agira de la même manière, et nous verrons ce qui se passera. Depuis le début, j’ai prévenu que nous faisions face à la guerre civile. Si les gens se comportent de manière tellement irresponsable, nous nous dirigerons vers la guerre civile», a déclaré Lech Walesa lors d’une interview à la chaîne de télévision polonaise TVN24 en réaction à la joie de l’actuel président polonais lors de la réinhumation de deux Polonais ayant lutté contre les communistes lors de la Seconde Guerre mondiale.

Le 28 août, le dirigeant polonais, Andrzej Duda, a assisté à l’enterrement de deux membres d’un mouvement clandestin, Danouta Chtchedzikovina et Feliks Selmanovitch, dont le but était de contrer les communistes durant les années de la guerre. Ils avaient été exécutés en 1946. Lors de la cérémonie officielle à Gdansk, le président a souligné qu’une telle réinhumation «rétablirait l’honneur de l’Etat polonais», précisant qu’il se rendrait à l’église pour «prier pour leurs âmes».

Le comportement du leader polonais a suscité de vifs débats dans la société polonaise. Certains Polonais se sont mis, lors de cette cérémonie, à crier des insultes à l’encontre de leur président, le comparant à un «ennemi du peuple».

«Mort aux ennemis du peuple !», a-t-on pu entendre pendant la cérémonie.

Depuis l’arrivée au pouvoir du président Andrzej Duda en mai 2015, les chantiers se focalisant sur la perception de l’histoire ne cessent de se succéder. Varsovie suit l’exemple des pays baltes et s’efforce de renoncer à son passé communiste. Le 17 août 2016, le gouvernement a en outre approuvé un projet de loi prévoyant une peine de prison de trois ans en cas d’utilisation de l’expression «camp polonais de la mort». Les Polonais devront utiliser l’expression «camp nazi en Pologne occupée» s’ils veulent évoquer les camps de concentration de la Seconde Guerre mondial mis en place sur leur territoire.

Lire aussi : En Pologne, on pourra aller en prison pour utilisation de l’expression «camp polonais de la mort»

Val-de-Marne : perquisition dans une mosquée abritant une école coranique non déclarée (VIDEO)

L'opération, qui a commencé dès 7h30, «s'est bien déroulée en présence des responsables de la mosquée», a indiqué à l'AFP le directeur de cabinet de la mairie, Jean-Michel Carigi. «Cette école coranique, c'était un secret de polichinelle, mais il fallait établir qu'elle existait», a-t-il ajouté.

Lire aussi : Trois associations cultuelles musulmanes de la mosquée de Lagny dissoutes en Conseil des ministres

A l'issue de la perquisition, «plusieurs personnes en situation irrégulière» ont été interpellées, a souligné une source proche du dossier. La mosquée Al-Islah de Villiers-sur-Marne est notamment connue pour avoir été fréquentée par douze personnes condamnées en avril pour avoir participé à une filière djihadiste vers la Syrie.

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Liban : une explosion à Zahlé, au moins un mort et quatre blessés

Dans l’après-midi du 31 août, une voiture piégée a explosé dans la vallée de Bekaa, près de la ville de Zahlé, la quatrième plus grande ville du Liban.

Selon le bilan préliminaire, une femme aurait été tuée et quatre autres personnes blessées.

Selon les médias libanais, parmi les blessés figurent trois femmes ainsi qu'un ingénieur originaire de Zahlé, Nazih Chalhoub, qui a été blessé au pied à l'intérieur de sa voiture.

Les blessés ont été emmenés à l’hôpital. La police a entamé une enquête. Personne n’a, pour l'heure, revendiqué l’attentat. 

Iran, Arabie saoudite : Une si longue querelle

« Nous sommes chez nous dans le Golfe persique. La côte du Golfe persique et la plupart des côtes de la mer d’Oman appartiennent à notre puissante nation, nous devons donc être présents dans cette région ». Ali Khamenei, Guide de la Révolution islamique, mai 2016. « Si l’Iran changeait ses agissements politiques, rien ne nous empêcherait de tourner la page et de construire la meilleure des relations basée sur le bon voisinage, sans ingérence dans les affaires d’autrui ». Adel Al Jubeir, ministre saoudien des affaires étrangères, mars 2016.
Iran, Arabie saoudite : Une si longue querelle
La rivalité entre Iran et Arabie saoudite apparaît depuis un demi-siècle comme une donnée constante de la géopolitique du Moyen-Orient. C’était vrai du temps du Chah, et la situation s’est encore dégradée avec la République islamique. Les accalmies ont été plutôt rares et en ce printemps 2016, cette relation traverse à nouveau une mauvaise passe. L’aspect le plus visible en est l’opposition frontale des deux pays sur le dossier syrien. S’y est ajoutée à partir de septembre 2015 une séquence d’évènements dramatiques : panique de foule meurtrière à la Mecque entraînant la mort, entre autres, de quelque quatre cents pèlerins iraniens, puis exécution par l’Arabie saoudite du religieux le plus populaire de la communauté chiite de l’est du pays, réaction iranienne avec la mise à sac de l’ambassade saoudienne à Téhéran et du Consulat à Machhad, enfin rupture des relations diplomatiques par Riyadh.

La question de la primauté dans le Golfe persique, espace d’intérêt hautement stratégique, est au cœur de cette tension, chacun étant peut-être encore plus motivé par la crainte de voir l’autre accéder à cette primauté que par l’envie d’y arriver lui-même. Mais le point d’équilibre entre les ambitions des deux parties se dérobe sans cesse et le désordre qui en naît participe aux désordres qui frappent l’ensemble du Moyen-Orient.

L’Iran se considère chez lui dans le Golfe persique depuis des millénaires. Il se serait volontiers installé sur ses deux rives s’il n’en avait été tenu écarté par l’empire Ottoman, puis par la Grande-Bretagne. L’Arabie saoudite, dans un rôle effacé jusqu’au début des années 1970, accède, elle, peu à peu au premier plan à la suite du retrait britannique de la région et du choix fait par les États-Unis, alors empêtrés dans la guerre du Vietnam, de déléguer la sécurité du Golfe persique à « deux piliers » : Riyadh et Téhéran. Le Chah en profite pour prendre possession des deux îles Tomb et de celle de Moussa, situées à l’orée du détroit d’Ormuz, que les Émirats arabes unis, nouvellement constitués, considèrent comme leur appartenant. Ce sera un sujet de friction permanent, et toujours actuel, avec les Royaumes de la Péninsule arabique. Le Chah prend aussi son rôle suffisamment au sérieux pour venir en 1973 au secours du jeune sultan d’Oman, Qabus Ibn Saïd, dans sa lutte contre la rébellion de la province du Dhofar et scelle ainsi avec ce pays une amitié qui persiste à ce jour. A même époque, Iran et Arabie saoudite se retrouvent quand même côte à côte pour provoquer avec les autres pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) une hausse spectaculaire du prix du baril. Ils disposent désormais d’amples moyens pour financer leur envol économique et stratégique.

Guerre ouverte et guerres de l’ombre

Mais les cartes sont rebattues en 1979 avec l’avènement de la République islamique. Celle-ci, emportée à ses débuts par son élan révolutionnaire, veut transformer à son image le monde islamique, et à terme le monde entier. Elle appelle les peuples voisins à renverser, comme elle vient de le faire, leurs dirigeants corrompus et impies. Ses premières cibles sont la dynastie des Saoud, gardiens illégitimes à ses yeux des Lieux saints, et Saddam Hussein, tyran oppresseur d’un pays à majorité chiite. Elle joue alors clairement un rôle déstabilisateur.

La famille régnante saoudienne se trouve dès l’automne 1979 mise en cause sur deux fronts. En novembre, un commando de Sunnites exaltés prend d’assaut la grande mosquée de la Mecque et parvient à s’y retrancher pendant une dizaine de jours. Au même moment, dans l’est du pays, source de la richesse pétrolifère du royaume, la communauté chiite, inspirée par l’exemple iranien, s’agite. Les autorités réagissent par une vague de répression et le début d’une longue suspicion sur les menées de l’Iran en territoire saoudien.

Quant à Saddam Hussein, il est le premier dirigeant arabe à reconnaître la République islamique. Mais il s’inquiète vite de l’effervescence des Chiites irakiens, échauffés par les imprécations de Khomeyni, et décide en septembre 1980 d’attaquer son voisin, déclenchant une guerre de huit ans. Informé du projet, le Roi Khaled, fidèle à la politique de prudence et d’équilibre régional du Royaume, tente de dissuader Saddam. Mais une fois la guerre déclenchée, il ne lui refuse pas son aide financière, logistique et en pétrole, qui va croissant. Il cherche toutefois une issue qui ne confère pas à l’une des deux parties un ascendant indu au Moyen-Orient. En juin 1982, son successeur, le roi Fahd, s’associe à l’offre de « paix blanche » de Saddam Hussein, dont les forces sont très éprouvées, et propose à l’Iran un chèque de 50 milliards de dollars pour le convaincre de mettre fin au conflit. En vain, Khomeyni veut la chute de Saddam, dont il rêve qu’elle lui ouvrira la route de Jérusalem ! Et la guerre repart pour six années de massacres et de destructions inutiles.

En juin 1984, l’aviation iranienne s’en prend dans le Golfe persique à des tankers saoudiens, amenant Riyadh à définir une zone d’interdiction aérienne au-delà de ses eaux territoriales. Mais cette décision n’empêche pas de nouvelles attaques de tankers et des accrochages entre les aviations des deux pays. En 1985, Riyadh tente pourtant une nouvelle médiation entre Irak et Iran, encore une fois sans succès. Le Roi Fahd se laisse alors convaincre par les Américains d’ouvrir les vannes de sa production pétrolière, de façon à provoquer une baisse du prix du pétrole qui mette à genoux l’Iran… et l’URSS. L’opération est un plein succès, mais il faudra trois ans pour que la guerre prenne fin par épuisement mutuel des belligérants, et un repli de chacun sur sa frontière1.

Et puis durant cette période, la République islamique, considérant sans doute qu’elle est en droit d’utiliser l’arme des faibles contre ce qu’elle voit comme une coalition hostile du monde entier ou presque, n’hésite pas à recourir aux prises d’otages et au terrorisme : soit par ses propres moyens, soit en mobilisant des mouvements, ancrés dans les communautés chiites, qu’elle a contribué à former et armer, tels le Hezbollah libanais, fondé en 1982, ou le Hezbollah du Hedjaz, actif dans la Péninsule arabique à compter de 1987. Les lieux de pèlerinage sont le théâtre de sérieux incidents : en 1981, les pèlerins iraniens, expressément encouragés par l’Ayatollah Khomeyni, lancent des slogans hostiles aux États-Unis, à Israël… et s’en prennent à la police ; en 1986, la police découvre des explosifs dans les bagages de pèlerins iraniens ; en 1987, nouvelle manifestation à la Mecque de pèlerins qui brandissent des portraits de l’Ayatollah Khomeyni ; il s’en suit une bousculade, et des tirs de la police qui font plusieurs centaines de morts. A Téhéran, les ambassades du Koweït et d’Arabie saoudite sont alors mises à sac, les diplomates saoudiens sont pris à partie par la foule et l’un d’eux y trouve la mort. Peu après, plusieurs explosions frappent des installations pétrolières dans l’est du pays. Riyadh rompt alors ses relations diplomatiques avec Téhéran. Elles seront rétablies en 1991, sous l’impulsion du Président Rafsandjani, partisan de l’apaisement.

À même époque, d’autres attentats à l’origine plus ou moins obscure touchent le pays. Des diplomates saoudiens sont assassinés à Ankara, à Karachi et à Bangkok, trois attentats à l’explosif se produisent simultanément à la Mecque. En 1996 encore, intervient un spectaculaire attentat contre un complexe d’habitation à Khobar, occupé par les militaires américains, faisant parmi eux 19 morts. L’action n’est pas revendiquée, mais les Américains désignent rapidement le Hezbollah du Hedjaz, et derrière lui, les Iraniens. Les Saoudiens sont plus prudents. Il est vrai que le Prince héritier Abdallah, régent de fait du royaume depuis 1995, a fait le choix d’une politique dynamique d’engagement dans la région. En signe de bonne volonté, il accueille en 1996 à Riyadh le Président Rafsandjani puis se rend lui-même à Téhéran l’année suivante à l’occasion du sommet de l’Organisation de la Conférence islamique. Et deux ans plus tard, le nouveau président réformateur iranien, Mohammad Khatami, soucieux lui aussi d’améliorer les relations de Téhéran avec le monde extérieur, se rend à Riyadh. Des conversations qui se nouent, émerge en 2001 un accord de sécurité touchant à la lutte contre la drogue et le terrorisme.

Le prosélytisme saoudien à l’appui des Taliban et des Jihadistes

Mais la détente qui s’était amorcée à la fin de la guerre Irak-Iran et à la disparition de Khomeyni en 1989 pour se maintenir tant bien que mal jusqu’au début des années 2000 ne résiste pas aux crises qui s’enchaînent dans la région à compter du 11 Septembre : interventions américaines en Afghanistan et en Irak, tension internationale autour du nucléaire iranien, Printemps arabes. Il est vrai que les deux pays abordent cette période porteurs de griefs réciproques tenaces. Côté saoudien, on l’a vu, reproches d’arrogance, de subversion, de terrorisme ; côté iranien, reproches du soutien à Saddam, de la soumission aux États-Unis, de la complaisance à l’égard d’Israël, de l’aide à l’oppression de la dynastie sunnite de Bahreïn sur sa communauté chiite ; reproche, dans un autre registre, de la gestion calamiteuse des Lieux saints et de discrimination à l’égard des pèlerins chiites. Mais surtout, reproche à l’Arabie saoudite de développer dans l’ensemble du monde musulman une politique massive de diffusion du wahhabisme, version rigoriste de l’Islam, hostile au chiisme, dont les effets se font de plus en plus sentir à compter des années 1990 aux frontières de l’Iran. Pakistan et Afghanistan sont en effet devenus des terres d’élection de ce prosélytisme.

Dès l’occupation soviétique de l’Afghanistan, Riyadh soutient le mouvement des Taliban aux côtés des Américains et des services pakistanais. Après avoir chassé les Russes et pris le pays sous son contrôle, ce mouvement devient la bête noire des Iraniens. Le massacre en 1998 de 11 Iraniens dans la mise à sac du Consulat d’Iran à Mazar-e-Sharif soulève une émotion immense en Iran et met Kaboul et Téhéran à deux doigts de la guerre. L’ancrage d’Al Qaeda des deux côtés de la frontière entre Pakistan et Afghanistan inquiète aussi les Iraniens, qui n’ignorent rien de son origine saoudienne. Et au Baloutchistan, région à cheval entre Iran et Pakistan, dont la population sunnite supporte mal la férule de Téhéran, les autorités iraniennes voient volontiers dans les désordres et le terrorisme qui agitent cette province excentrée la main des Américains, d’Israël… et de l’Arabie saoudite, avec la tolérance complice du Pakistan.

L’intervention américaine en Afghanistan et en Irak modifie à nouveau la donne dans la région. Dépités, les Saoudiens constatent que l’Iran, débarrassé de ses deux pires ennemis, les Taliban et Saddam Hussein, installent leur influence, côté Afghanistan, dans la province limitrophe d’Herat, et côté Irak, non seulement dans le sud chiite, mais aussi sur le pouvoir central depuis que la communauté chiite en a pris le contrôle à la faveur de la démocratie. Et avec le retrait des Américains, cette influence trouve devant elle un champ à peu près libre… jusqu’au retour en force des Taliban en Afghanistan, et l’apparition de Da’esh dans l’espace irako-syrien.

Iran et Arabie saoudite face aux printemps arabes

Puis viennent les Printemps arabes. Pour l’Iran, pas de doute : trente ans après l’Iran, le monde arabe s’engage enfin dans la voie tracée par l’Imam Khomeyni, en chassant ceux qui lui interdisaient de renouer avec le véritable Islam. Mais le monde sunnite reste sourd à ses encombrants conseils. Pour l’Arabie saoudite, il s’agit au contraire de résister à une poussée déstabilisatrice. Elle y réussit assez bien, comme d’ailleurs l’ensemble des monarchies arabes, mais doit quand même venir au secours de Bahreïn pour y mater la sédition de la majorité chiite, derrière laquelle elle voit une fois de plus la main de l’Iran.

Avec le soulèvement en 2011 d’une partie de la population syrienne contre Assad, puis la montée en puissance de Da’esh en Irak, le cœur du Moyen-Orient devient le champ de la rivalité entre Iran et Arabie saoudite. Le régime iranien avait déjà une solide relation avec le régime d’Hafez el Assad, fondée sur l’hostilité à l’Irak et à Israël, et sur des intérêts souvent convergents au Liban. Il vole au secours de son fils Bachar, en remplaçant sa rhétorique sur la légitimité des révoltes populaires par un discours sur la lutte contre les infiltrations des puissances hostiles : États-Unis, bien entendu, suivi de l’Arabie saoudite et d’Israël. Pour les Iraniens, en effet, pas question de laisser s’installer en Syrie des sortes de néo-Talibans, dont le premier but serait d’aller déstabiliser le fragile Irak voisin et sans doute le Liban, de renvoyer les communautés chiites à leur infériorité séculaire, de raser les lieux saints du chiisme et de camper aux portes de l’Iran. Sa détermination se renforce avec l’irruption en force de Da’esh en Irak. Le corps d’élite des Pasdaran, notamment sa brigade Al Qods, spécialisée dans les interventions extérieures en tous genres, intervient ainsi tant en Irak qu’en Syrie, en principe dans un rôle d’encadrement et de conseil, mais parfois directement en cas d’urgence.

L’Arabie saoudite a de cette affaire une tout autre vision. Puisque l’Irak a pu tomber sous la coupe de la communauté chiite, donc de l’Iran, par la loi d’airain de l’effet majoritaire, le jeu de la démocratie doit aussi s’appliquer en Syrie, qui compte au moins 60% d’Arabes sunnites, et le régime des Assad, issu de la petite minorité des Alaouites, doit s’effacer. Pour l’y forcer, l’Arabie saoudite, gouvernement et société ensemble, apporte un soutien en argent et en armes à l’opposition armée, sans trop s’attarder sur la qualité de ses diverses composantes. Da’esh, entre autres mouvements jihadistes, est ainsi puissamment aidé à prendre son envol… jusqu’à ce qu’il se retourne contre son bienfaiteur. Et quand les États-Unis montent une coalition internationale contre Da’esh après la chute de Mossoul en juin 2014, les Saoudiens y participent petitement, bientôt absorbés par leur intervention au Yémen.

Après l’accord nucléaire

En juillet 2015, un évènement majeur fait monter d’un nouveau cran la crispation saoudienne à l’égard de l’Iran. Un accord est en effet trouvé entre les grandes puissances, États-Unis en tête, et Téhéran, pour mettre fin à la longue crise nucléaire qui opposait depuis quelque douze ans les deux parties et avait mis l’Iran au ban des nations. Riyadh y voit une bascule des priorités de Washington, un abandon de la préférence accordée à l’Arabie saoudite, et la levée du dernier frein aux appétits d’hégémonie de la République islamique sur son environnement. Le spectre d’un « croissant chiite » partant du Yémen, puis courant à travers le Golfe persique et la Mésopotamie pour arriver par le Liban aux rives de Méditerranée, et étouffer ainsi le monde sunnite, est alors agité dans les divans des monarchies arabes2.

En outre, début 2015, la mort du roi Abdallah a favorisé l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants, où se détache le prince Mohammed ben Salman, fils favori du nouveau roi. Ce prince, âgé d’une trentaine d’années, est en charge de la défense mais aussi du pétrole et de l’économie. Précédé d’une réputation d’impulsif, il s’affiche en rupture avec la tradition de prudence, de modération, de décision collective pratiquée par la dynastie des Saoud. C’est ainsi que les signaux de Téhéran visant à renouer avec Riyadh sont délibérément repoussés.

Malgré tout, travailler au rapprochement

À l’heure qu’il est, force est de constater la prévalence de la méfiance et des préjugés sur les deux rives du Golfe persique. Côté saoudien, le complexe d’une jeune nation encore mal assurée de l’avenir de ses institutions et de sa société entretient l’image d’un monde perse ennemi séculaire du monde arabe. Et le wahhabisme désigne les Iraniens comme porteurs d’un schisme aux limites du paganisme, portant atteinte à la cohésion du monde musulman. Les Iraniens au contraire présentent le chiisme comme l’un des rites de l’islam, rien dans différentes formes de dévotion ne justifiant d’entrer en guerre les uns contre les autres. Pénétrés de leur identité millénaire, ils sont fiers d’avoir porté de grands phares de la culture et de la science universelles. Hors propos officiels, ils laissent transparaître leur commisération pour le monde arabe en général, et en particulier pour les derniers arrivés en civilisation que sont leurs voisins du Golfe persique.

Chacun sait pourtant qu’il n’y aura pas de début d’apaisement des crises du Proche et du Moyen-Orient sans un minimum de compréhension et d’acceptation mutuelles entre l’Iran et les principaux pays arabes, à commencer, en l’état d’affaiblissement actuel de l’Égypte, par l’Arabie saoudite. Pour l’Iran et l’Arabie saoudite en particulier, la stabilité de la région, et notamment du Golfe persique, a toutes les raisons d’apparaître comme un bien commun, plus précieux que tous les rêves d’influence. C’est à la recherche de cet équilibre que leurs amis et alliés devraient travailler, en sachant qu’il s’agira d’un long processus. Mais tout ce qui sera fait en ce sens vaudra mieux que les interventions directes de puissances extérieures, dont on a vu les désastres qu’elles ont produits au Proche et au Moyen-Orient, et dont on peut craindre des désastres pires encore.

François Nicoullaud
29 août 2016
http://nicoullaud.blogspot.fr/2016_08_01_archive.html

Pour aller plus loin

Bernard Hourcade « Géopolitique de l’Iran, les défis d’une renaissance », nouvelle édition, Armand Colin éd., Paris 2016

Simon Mabon “Saudi Arabia and Iran: Soft Power Rivalry in the Middle East” I.B.Tauris éd., Londres, 2013,

Banafsheh Keynoush “Saudi Arabia and Iran: Friends or Foes?” Palgrave Macmillan éd. New-York, 2016.


1 Sur tous ces épisodes, voir Pierre Razoux « la guerre Iran-Irak, première guerre du Golfe 1980-1988 » Perrin éd., Paris 2013.
2 Sur l’instrumentalisation de l’opposition Sunnites-Chiites, voir Clément Therme, « La nouvelle « guerre froide » entre l’Iran et l’Arabie saoudite au Moyen-Orient », Confluences Méditerranée, 2014/1 N° 88, p. 113-125, éd. L’harmattan, Paris 2014.

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Pourquoi al-Qaïda, et non l’État islamique, gagnera la guerre à plus long terme

Alors que l’État islamique pourrait finir par être vaincu en Syrie et en Irak, nous serons bientôt confrontés à un al-Qaïda mieux armé, mieux financé et plus meurtrier
Pourquoi al-Qaïda, et non l’État islamique, gagnera la guerre à plus long terme
Après que le Front al-Nosra a annoncé le mois dernier sa scission avec al-Qaïda, se renommant « Jabhat Fatah al-Cham » (« Front Fatah al-Cham » ou « Front de la Conquête du Levant »), certains analystes ont estimé qu’al-Qaïda s’affaiblissait à la fois en Syrie et dans le monde.

D’autres observateurs ont considéré la scission comme une stratégie à long terme susceptible de renforcer al-Qaïda. Je penche personnellement pour le second point de vue et voici pourquoi.

Les raisons de la scission avec al-Qaïda

Le Front al-Nosra débat de cette scission avec al-Qaïda depuis plus de deux ans. Parfois, cette discussion a été soulevée à la demande de ses alliés locaux au sein de Jaysh al-Fatah (« Armée de la conquête »), comme Ahrar al-Sham.

Mais cette question a également été soulevée à la demande de donateurs privés, gênés à l’idée d’envoyer des fonds directement au groupe, ainsi que des pays soutenant l’opposition syrienne, comme le Qatar, qui ne veulent pas donner l’impression d’aider une organisation classée terroriste.

Le Front al-Nosra a pris la décision de se séparer d’al-Qaïda à ce moment précis pour deux raisons : d’une part, l’organisation se sent menacée par un accord entre Washington et Moscou sur la Syrie ; d’autre part, suite aux frappes aériennes américaines et russes lancées en avril en Syrie, elle a perdu Abou Firas al-Souri, numéro deux et porte-parole de l’organisation, et membre éminent du groupe égyptien Gamaa al-Islamiya de Rifai Taha, perçu comme étant proche d’al-Qaïda.

En outre, le Front al-Nosra a essayé d’obtenir une base populaire au niveau local en Syrie à travers son implication dans des questions locales telles que les tribunaux de la charia et les administrations municipales. Toutefois, ses résultats mitigés ont menacé d’aliéner la population locale et de nuire à l’emprise du Front al-Nosra dans la région. Plus tôt cette année, des protestations contre le Front al-Nosra ont éclaté dans la province d’Idlib pour exiger la libération des prisonniers de l’Armée syrienne libre capturés par le groupe.

Al-Qaïda et le Front al-Nosra ont tous deux pris cette position pour protéger leur position en Syrie, mais aussi pour récolter des fonds et des armes. La décision semble avoir porté ses fruits : le nouvel assaut mené par le Front Fatah al-Cham pour briser le siège d’Alep semble fonctionner, malgré le soutien total apporté par les Russes aux forces du régime dans la ville.

Au cours des semaines qui ont précédé l’annonce du Front al-Nosra, il est devenu évident que la population locale en Syrie et au-delà, en dépit des appels à l’intervention, ne pouvait compter sur un soutien des pays occidentaux.

Les seuls groupes sur lesquels elle pouvait compter pour briser le blocus du gouvernement syrien – soutenu par la Russie, l’Iran, le Hezbollah et d’autres milices chiites – étaient les groupes djihadistes, le Front Fatah al-Cham en tête, et des individus liés à al-Qaïda sur le plan idéologique, comme le cheikh Abdullah al-Mohaisany, un riche prédicateur saoudien bien connu en Syrie, qui a été filmé en train d’entrer en conquérant dans une zone assiégée d’Alep. Récemment, il a annoncé qu’il allait prêter allégeance à certaines factions et encourager les autres rebelles à faire défection, très probablement pour le Front Fatah al-Cham.

Tout cela donnera au Front Fatah al-Cham et à al-Qaïda l’image qu’ils désirent [...] pour défendre l’islam et les musulmans lors de moments de peur

Mardi dernier, il a annoncé une initiative d’unification, sous la bannière « Une année unificatrice », et a commencé à humilier tous les groupes rebelles – issus de l’Armée syrienne libre ou des rebelles islamistes – qui résistaient à l’unité. De nombreux groupes rebelles sont aujourd’hui en pleines négociations pour s’y joindre : le Front Fatah al-Cham devrait remporter la part du lion de l’influence sur le gouvernement local, le bureau politique et les nouveaux financements.

La majorité des principaux groupes rebelles ont décidé d’attendre avant d’annoncer s’ils envisagent de fusionner avec le Front Fatah al-Cham, bien que beaucoup coopèrent déjà avec le groupe sous la bannière de l’Armée de la conquête dans une salle des opérations militaires située au nord-ouest des provinces d’Idlib et Alep. Certaines organisations semblent avoir l’intention d’intégrer le Front Fatah al-Cham, comme le Mouvement islamique du Turkestan oriental et le Mouvement islamique d’Ouzbékistan.

La combinaison de tout cela donnera au Front Fatah al-Cham et à al-Qaïda l’image qu’ils désirent, non seulement celle de forces unificatrices, mais aussi celle de forces fiables pour défendre l’islam et les musulmans lors de moments de peur.

Voilà donc la partie la plus effrayante...

Alors que le Front Fatah al-Cham pourrait devenir ce sauveur, des questions plus importantes sont également à prendre en compte. Lorsque j’étais en Syrie en 2014 et 2015, je me suis rendu dans plusieurs écoles islamiques qui comblent le vide éducatif créé par la longue guerre civile. Certaines servaient uniquement de vecteurs permettant aux prédicateurs de répondre à la forte demande de clergé islamique récemment exprimée en Syrie.

Une des écoles dans lesquelles je me suis rendu, dans la province d’Idlib, est fondée sur une théologie que j’aime qualifier de « wahhabisme doux » – une éducation orthodoxe salafiste simple avec un accent sur la foi, l’unité de Dieu et les règles de prières, agrémentée de quelques principes du djihad. Mais une autre école m’a laissé perplexe : lors de ma visite au printemps 2014, mes fixeurs m’ont indiqué qu’elle appartenait au Front al-Nosra.

Cette école proposait un programme d’enseignement de six mois, au bout duquel les diplômés pouvaient diriger des prières, apporter des réponses simples à des questions sur la charia islamique et, surtout, bien connaître les règles du djihad, sur la base de l’idéologie d’al-Qaïda.

J’ai demandé combien d’étudiants avaient obtenu leur diplôme. Ils ont répondu que pendant l’année qui s’était écoulée, plus de 800 prédicateurs avaient terminé le programme. J’ai également demandé le montant du budget. On m’a expliqué que celui-ci avoisinait les 24 000 dollars par mois et provenait principalement d’Arabie saoudite et de donateurs privés.

Voilà donc la partie la plus effrayante : ces quelque 800 prédicateurs ne prêchaient pas dans des camps du Front al-Nosra mais étaient disséminés aux quatre coins de la Syrie, sur demande, au sein d’autres groupes rebelles, y compris l’Armée syrienne libre.

De nombreux soldats de l’ASL n’étaient pas particulièrement religieux avant la guerre, mais leurs dirigeants souhaitent apporter aux rebelles des conseils spirituels pour les dynamiser. En l’absence de clergé, ces dirigeants prennent ce qu’ils ont sous la main – même une personne formée à l’idéologie et à la théologie d’al-Qaïda.

Alors que la communauté mondiale se concentre sur l’État islamique et ignore l’idée d’une issue rapide à la crise syrienne, nous pourrons peut-être vaincre l’État islamique sur le champ de bataille, mais nous serons confrontés peu après à un al-Qaïda plus localisé, plus discipliné, mieux financé, mieux armé et plus meurtrier.



- Mohamed Okda est un consultant politique qui se focalise sur l’islam politique au Moyen-Orient. Il est spécialisé dans les questions des relations interconfessionnelles, de la médiation et de l’évaluation des crises, de l’économie des conflits et du dialogue religieux et laïc. Il est le fondateur d’Insight into Crisis, un organe consultatif spécialisé dans les conflits. Vous pouvez le suivre sur Twitter : @okdamohd.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.


Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

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Etats-Unis : le chanteur Chris Brown relâché contre une caution de 250 000 dollars (VIDEO)

«Chris est sorti et va bien», a écrit son avocat Mark Geragos sur son compte Twitter. «Les allégations le visant sont clairement fausses», a-t-il ajouté.

Suspecté d'avoir agressé avec une arme à feu une femme prénommée Baylee Curran, ancienne Miss Californie, le chanteur de 27 ans n'a pas été formellement inculpé. 

Connu pour ses nombreux démêlés avec la justice, Chris Brown avait été arrêté mardi 31 août par la police à la division homicides et vols du siège de la police de Los Angeles (LAPD). Selon plusieurs médias, une femme avait appelé la police, accusant le chanteur d'avoir pointé vers elle une arme à feu.

La police avait perquisitionné dans l'après-midi sa demeure princière de Tarzana, dans l'agglomération de Los Angeles. Dans la matinée, après avoir refusé dans un premier temps l'entrée de la police chez lui sans mandat de perquisition, Chris Brown avait nié en bloc et avait publié des vidéos sur Instagram dans lesquelles il traçait un parallèle entre lui et le mouvement Black Lives Matter, qui dénonce les violences policières contre les Noirs.

Ce n'est pas la première fois que le célèbre chanteur fait l'objet d'accusations de violence envers des femmes. En 2009, la chanteuse Rihanna qui partageait sa vie, l'a accusé de violences conjugales, ce qu'il n'a pas nié et a même reconnu dans un documentaire sur sa vie intitulé «Welcome to my life».